TAN avec Jonathan Vallebon

1 Samuel 1

    • 1

      Ramathaïm-Tsophim. Le mot Ramathaïm désigne probablement la localité nommée dans le reste du livre Rama (avec l'article, Ha-Rama), village situé sur une hauteur à 8 km au nord de Jérusalem (Josué 18.25) ; le nom signifie double colline ; aujourd'hui Er-Ram ; dans le Nouveau Testament Arimathée.

      Tsophim, les Tsuphiens ; c'était le nom des descendants de Tsuph, un des ancêtres d'Elkana ; voir la fin du verset. Tout le district s'appelait pays de Tsuph (9.5). On distinguait par là cette Rama d'autres villes de ce nom.

      De la montagne d'Ephraïm. Rama appartenait à la tribu de Benjamin, mais la montagne d'Ephraïm se prolongeait au sud jusque dans le domaine de cette tribu.

      Elkana (Dieu se l'est acquis). Sa généalogie paraît être donnée ici d'après un document civil dont nous trouvons la trace 1Chroniques 6.18-28,33-35, où reparaissent les noms de Jérobam, de Tohu (Toah) et de Tsuph (Tsophaï). Il résulterait de là qu'Elkana descendait de Kéhath, fils de Lévi (versets 18 et 22), et que par conséquent Samuel était d'origine lévitique. Sans doute il est singulier que ce trait ne soit pas expressément mentionné dans notre récit, comme pour les Lévites de Juges 17.7 ; 19.1. Peut-être le fait était-il supposé connu. En tout cas, l'on ne saurait soupçonner l'auteur des Chroniques d'avoir faussé le registre généalogique dans le but d'attribuer à Samuel la qualité sacerdotale ; car (versets 27 et 28) il ne mentionne pas même Samuel dans la ligne généalogique et ne parle de lui qu'à l'occasion de ses fils. Il est à remarquer que ce nom d'Elkana, sauf une seule exception (2Chroniques 28.7), est partout porté par des Lévites, ce qui s'explique par son sens étymologique.

      Ephrathien peut signifier soit d'Ephratha (Bethléem, Ruth 1.2), soit de la tribu ou habitant dans la tribu d'Ephraïm. Ce dernier sens est réclamé ici par ce qui précède, voir à Juges 17.7.

      2

      Anne : grâce, miséricorde.

      Péninna : corail. La polygamie, quoique contraire à l'ordre établi de Dieu dès le commencement (Genèse 2.18,23), n'était pas interdite par la loi ; mais, comme l'esprit de la religion juive la condamnait, elle disparut peu à peu de la vie du peuple. Nous en voyons ici les fruits amers.

      3

      Chaque année : au moins une fois, pour l'une des grandes fêtes (d'après Exode 34.23 ; Deutéronome 16.16 ; comparez Luc 2.41).

      L'Eternel des armées. Ce nom est l'abrégé de l'expression L'Eternel, Dieu des armées ; il désigne l'Eternel comme le souverain des puissances célestes, des astres (Esaïe 40.26 ; Psaumes 103.20,21 ; 148.2) et des anges (Genèse 32.1-2 ; Psaumes 91.11). Ce nom paraît ici pour la première fois ; il semble avoir été surtout en usage sous Samuel et David ; on le retrouve chez Amos, Esaïe, Jérémie et les trois derniers petits prophètes. On comprend que ce fut au moment où Israël commença à être élevé, comme il le fut sous Samuel et David, à sa haute position de royaume visible de l'Eternel, que le Dieu national commença aussi à être désigné comme le Dieu de tout l'univers.

      Silo : voir Josué 18.1, note. C'est là que le Tabernacle était resté depuis Josué. Sur une éminence se trouvent encore quelques ruines. On remarque en particulier sur le versant de la colline une terrasse de 23 mètres de largeur et de 124 mètres de longueur, sur laquelle on a supposé qu'était dressé le Tabernacle. La tradition rabbinique parle de murs massifs supportant toute la construction. Serait-ce là ce qui expliquerait l'emploi du mot temple (verset 9), qui signifie proprement palais, édifice ?

      Des sacrifices. Outre les sacrifices de fêtes offerts par et pour tout le peuple, il y avait les sacrifices privés qui se rapportaient à la vie de chaque individu et de chaque famille (1Samuel 20.29).

      Et là étaient... Ces mots préparent ce qui va suivre : le récit de la déchéance de la sacrificature dans la branche aînée de la famille sacerdotale. C'est par cette raison que les fils sont nommés seuls, et que le père, qui était pourtant le personnage principal, est passé sous silence.

      4

      Des portions : à chacun une. Nous voyons qu'il s'agit ici des sacrifices privés d'actions de grâces, qui étaient suivis de repas de famille dans lesquels on mangeait la partie de la victime qui n'était ni brûlée sur l'autel, ni allouée au sacrificateur (Lévitique 7.11-21).

      5

      Double. Comparez Genèse 43.31 ; 1Samuel 9.23.

      6

      C'était surtout à Silo que se produisaient ces scènes pénibles, car les deux femmes s'y trouvaient à la même table, l'une avec de nombreux enfants, l'autre seule, imparfaitement consolée par les égards et les bonnes paroles de son mari.

      9

      Un jour, après le repas de sacrifice.

      Temple. Ce terme pourrait être un indice de la composition de ce récit après la construction du temple ; ou bien, voir au verset 3.

      11

      Ce vœu d'Anne ajoutait deux choses à la consécration lévitique de Samuel : il l'obligeait à servir l'Eternel dans le sanctuaire dès son enfance, et non pas seulement dès l'âge de 25 ans et à certains moments de l'année ; et il lui imposait le naziréat perpétuel (Nombres 6.1-27). A cette consécration toute spéciale s'ajoutèrent bientôt la mission de prophète et la charge de juge : ainsi s'explique comment il se fit que Samuel remplit plus tard, dans cette époque de décadence et de relèvement, des fonctions sacerdotales.

      14

      Eli croit qu'elle sort dans un état d'ivresse du repas du sacrifice.

      15

      Cervoise : Esaïe 5.14, note.

      Cette réponse pleine de respect est d'autant plus louable que la répréhension avait été plus sévère et plus injuste.

      17

      Une parole solennelle du grand sacrificateur avait pour l'Israélite, sinon une valeur prophétique, du moins une autorité considérable.

      18

      Trouve grâce. Elle désire que le vœu qu'Eli vient de prononcer ne soit qu'un commencement de bienveillance en sa faveur. Elle aura besoin de lui pour son enfant.

      20

      Samuel (exaucé de Dieu) : obtenu par prière.

      21

      Le sacrifice annuel : voir verset 3.

      Son vœu : peut-être celui de sa femme qu'il s'était approprié, ou peut-être un sacrifice extraordinaire promis par lui au sujet de la naissance de l'enfant.

      23

      L'aies sevré. Les femmes israélites nourrissaient habituellement leurs enfants trois ans et quelquefois davantage, en sorte que Samuel à ce moment-là pouvait être confié aux femmes mentionnées 2.22.

      Sa parole. Allusion au verset 17. Ce souhait d'Eli était comme une promesse de l'Eternel lui-même. Elkana demande que le refus d'Anne de monter à Silo ne soit pas pris en mauvaise part et que Dieu continue à bénir et à conserver l'enfant.

      25

      Le taureau : celui des trois dont l'immolation était spécialement destinée à accompagner cette présentation de l'enfant au Seigneur.

      28

      Et moi aussi je l'ai donné. Je le lui donne, comme lui-même l'a donné à ma prière. Il y a dans l'hébreu une sorte de jeu de mots qui fait entendre qu'Anne a vu dans l'exaucement accordé à sa demande un appel de Dieu à lui donner ce qu'il lui aurait accordé. C'est à cet appel qu'elle répond en lui consacrant le don qu'elle a reçu.

      Et ils se prosternèrent. Littéralement : il se prosterna, le chef de famille.

Seuls les Évangiles sont disponibles en vidéo pour le moment.
  • versets sélectionnés
  • Vidéos et messages relatifs
  • Commentaires bibliques
  • Hébreu / Grec
  • Dictionnaire
  • Versets relatifs
  • Carte
  • Favoris
  • Partager

Pour ajouter un favori, merci de vous connecter : Se connecter

Vous avez aimé ? Partagez autour de vous !

Lecteur TopMusic
Update Required To play the media you will need to either update your browser to a recent version or update your Flash plugin pour Firefox & Safari - Flash plugin pour Opera & Chrome.
Découvrir sur TopMusic
Louise Zbinden Sur les hauteurs

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d'intérêts. En savoir plus

Valider