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APOCALYPSES

On désigne par ce nom une littérature religieuse florissante, surtout au sein du peuple juif aux alentours de l'ère chrétienne. Elle est de nature eschatologique, c'est-à-dire qu'elle a pour objet de dévoiler l'avenir réservé par Dieu à la nation juive et aux autres peuples de la terre. De là le nom d'apocalypse, qui signifie révélation Les révélations des Apocalypses n'ont pas trait à la vie religieuse et morale des personnes, au salut des âmes, mais aux choses dernières et aux catastrophes qui accompagneront la fin du monde. Les écrivains apocalyptiques prétendent puiser leurs inspirations et leurs oracles, non dans l'étude ou dans la méditation solitaire, mais dans un contact direct avec Dieu et ses anges. C'est au moyen de visions et d'extases qu'ils entrent en possession des vérités surnaturelles. Pour donner à leurs oeuvres un degré supérieur de certitude et d'autorité, ils en attribuent la rédaction à des hommes réputés pour leur piété et leur sagesse dans l'histoire d'Israël et particulièrement à ceux des temps les plus reculés de cette histoire, tels que : Hénoch, Noé, Daniel, Esdras, Baruch. La pseudonymie est un signe distinctif de l'Apocalyptique.

Par tous ces caractères, mais surtout par leur contenu eschatologique et leur prétention d'apporter des révélations nouvelles, les Apo diffèrent des livres apocryphes de l'A.T. et constituent une classe à part. On a défini les apocalypticiens des continuateurs des prophètes. Mais c'est méconnaître ce qui les distingue les uns des autres. Quoique le prophétisme ne nous soit plus connu aujourd'hui que par des écrits, il n'est pas cependant à l'origine une littérature. Ses moyens d'action furent la parole, la prédication vivante. Ce que les prophètes enseignaient à leurs auditeurs concernait non point un avenir éloigné, mais l'histoire présente et la situation actuelle du peuple. L'Apocalyptique, par contre, est d'essence littéraire dès sa naissance. Le recours aux extases et aux révélations n'est généralement qu'une pure convention. En réalité, les auteurs ont étudié les livres de leurs devanciers et surtout ceux des prophètes. Ils leur empruntent en les développant les thèmes, le langage, les images, les allégories, de sorte qu'il existe entre tous leurs ouvrages une grande analogie de style, d'expressions et de tournures littéraires. Cette parenté est d'autant plus frappante que l'objet des auteurs, préoccupés surtout de la description des choses finales, est beaucoup plus restreint que celui des prophètes. Tandis que l'attention de ces derniers est attirée et maintes fois détournée par les événements variables du jour, les premiers planent au-dessus du temps dans un monde imaginaire et conventionnel. L'aspect schématique propre à ces écrits provient de cette fixité de leurs traditions au double point de vue du fond et de la forme.

Les matériaux qu'emploient les Apo ne sont pas tous d'origine israélite. Les croyances des peuples païens, surtout les idées babyloniennes et iraniennes que les Juifs apprirent à connaître durant l'exil et en général par leur séjour à l'étranger, se reflètent à chaque page de leurs écrits. Plus tard, lors de la grande diaspora juive à travers tout l'empire romain, le judaïsme fut initié aussi à la science et à la philosophie de l'hellénisme et du monde romain. Tout cela laissa des traces dans sa religion, dans sa littérature et surtout dans les livres apocalyptiques. Des influences étrangères se font sentir sans conteste dans une série de sujets qu'ils traitent avec prédilection, tels que l'observation des phénomènes de la nature, principalement du monde astral, les mythes relatifs à la création et aux luttes de Dieu contre les monstres du chaos, la dernière levée de boucliers des puissances sataniques avant l'établissement du règne du Messie, la division de l'histoire de l'humanité en quatre périodes, etc. S'appuyant sur l'un ou l'autre de ces points, on a défini l'Apocalyptique une philosophie de l'histoire. On pourrait l'appeler aussi une cosmogonie, une philosophie de la nature. Mais il serait sans doute plus juste de dire qu'elle est un conglomérat de choses disparates, un réservoir où vinrent se déverser et se fondre en un tout peu harmonieux les croyances, les sciences, les philosophies, les mythologies et le folklore de toute l'antiquité. Ce ne fut pas un phénomène exclusivement juif : on retrouve des passages et des fragments apocalyptiques dans toutes les littératures religieuses, surtout dans les chapitres afférents à l'eschatologie : ainsi dans le parsisme, dans l'Inde, en Egypte et dans l'hellénisme (stoïcisme, livres sibyllins, Hésiode, Plutarque). Ce genre fut aussi cultivé plus tard dans l'Église chrétienne et l'Islam.

Le point essentiel de la doctrine apocalyptique, c'est la proximité du grand jour où Dieu établira son royaume sur la terre et jugera les hommes. La science apocalyptique s'efforce de calculer et de fixer ce moment, d'en discerner les signes précurseurs, c-à-d. les fléaux qui doivent s'abattre dans les derniers jours sur la nature et la société humaine, tels que les guerres, les discordes civiles, les tremblements de terre, les famines, les bouleversements du monde sidéral. Ces phénomènes annonciateurs de la fin sont dénommés « les douleurs de l'enfantement du Messie ». La création sera frappée par toutes ces calamités, parce qu'elle est foncièrement dégénérée. La terre a perdu sa fraîcheur première : il faut qu'elle disparaisse. Ce pessimisme qui va à rencontre de la foi des prophètes doit être ramené à des causes diverses. D'abord, le dualisme de la religion de l'Iran ne fut sans doute pas étranger à cette évolution. D'autre part, l'histoire même du peuple juif l'a, favorisé. Comme Israël était tombé dans la servitude politique et gémissait sous le joug étranger sans espoir de relèvement, les âmes pieuses en conclurent que Dieu s'était retiré de la nation juive, qu'il l'avait abandonnée à Satan et aux démons, et qu'un changement ne pouvait plus se produire que par une intervention directe du Dieu suprême qui exterminerait les Juifs renégats et les païens, adorateurs des faux dieux. Un point caractérise nettement le changement survenu dans la conscience religieuse du judaïsme, c'est la doctrine des deux éons : l'éon présent qui est passager, périssable et rempli de maux, et l'éon futur qui est éternel et plein de félicité.

Des différences notables se perçoivent dans les peintures eschatologiques des Apoc., surtout en ce qui concerne la participation du Messie au drame final. Parfois le Messie en est absent et Dieu seul est mis en scène. Quand le Messie paraît, on évoque à son sujet les souvenirs du roi David, et on considère son règne sous la forme politique et terrestre. Mais à côté de ce Messie juif surgit un être nouveau que les apocalypticiens ont confondu et ont cherché à amalgamer avec lui, sans toutefois y réussir complètement. C'est le Fils de l'Homme introduit pour la première fois dans la vision des quatre animaux de Daniel et que l'auteur désigne par le terme araméen de earnasch. Ce Fils d'Homme est d'origine non juive. Il possède des attributions diverses. Il est dépeint sous des couleurs transcendantes : c'est sur les nuages du ciel qu'il vient pour présider au jugement universel. Avant cet acte suprême a lieu un dernier soulèvement de toutes les forces adverses sous le commandement de Satan lui-même, appelé pour cette raison l'Antéchrist. Selon les uns, ce dernier est anéanti sur-le-champ par le Messie. Selon les autres, il est enchaîné pour un temps (voir l'Apocalypse johannique : le millénium). Relâché ensuite, il se révolte derechef contre Dieu et est exterminé définitivement avec tous les siens par le feu. Alors s'établiront de nouveaux cieux et une nouvelle terre, reproduction parfaite du paradis originel. Toutes choses seront remises en état, comme au premier jour de la création. Une correspondance mystérieuse règne entre le point de départ et le point d'arrivée de l'histoire du monde. Ce qui fut au commencement doit revenir et reviendra à la fin.

Bien que ces doctrines diverses manquent de coordination et soient loin de s'enchaîner en un système, elles forment néanmoins un ensemble caractéristique qu'on désigne couramment par ce nom d'Apocalyptique. Particulier d'abord au genre littéraire, ce terme s'emploie aussi par extension pour l'ensemble des croyances contenues dans ces écrits.

Quand on mesure l'Apocalyptique juive à l'idéal religieux du christianisme, on n'a pas de peine à reconnaître l'infériorité de la première. Sous prétexte de révéler au lecteur les mystères divins, elle le promène à travers les espaces illimités du monde et de l'histoire. Elle ignore la révélation chrétienne de l'universalité de l'amour divin et elle connaît moins encore le mystère de la croix. Les Apo sont des oeuvres d'école, d'une science théologique surannée et un peu prétentieuse, d'une inspiration souvent médiocre, parfois même douteuse. Néanmoins, elles ne sont pas sans avoir laissé des traces dans l'histoire religieuse postérieure. Plus d'une des idées chères à leurs auteurs ont pénétré dans le Canon du N.T. (évangiles synoptiques, épîtres pauliniennes) et dans l'Église chrétienne. A plus d'une époque leur lecture fut en bénédiction aux hommes. Dans les temps troublés où Israël risquait d'être absorbé par la culture grecque et de s'enliser dans l'immoralité, ces livres ont maintenu chez leurs lecteurs les traditions de pureté et de sainteté de la loi juive et entretenu dans leurs coeurs l'espoir en des jours meilleurs. Aussi, quand sonnèrent les heures de persécution pour l'Eglise chrétienne, devinrent-elles une lecture de prédilection pour les fidèles, qui y puisèrent courage et consolation. Avec les auteurs de ces livres ils se réfugiaient d'un présent enveloppé de ténèbres dans un avenir de lumière.

Sous un autre rapport encore l'Apocalyptique juive peut passer pour un acheminement vers le christianisme. Sans doute ces auteurs n'ont pas songé à abolir le mur qui séparait Israël du monde païen. Mais ils furent amenés à établir au sein même du judaïsme une séparation entre les Juifs restés fidèles et ceux qui reniaient leur foi. Et cette distinction des bons et des méchants, qui ne se couvrait plus avec celle des Juifs et des païens, prépara en une certaine mesure l'universalisme chrétien.

Le nombre des Apocalypses juives, qui virent le jour dans les derniers siècles de l'existence de la nation, est considérable. De beaucoup d'entre elles les noms seuls sont parvenus jusqu'à nous. Celles dont il va être question ci-après nous ont été conservées en entier ou par fragments.

Il convient de citer d'abord l'Apocalypse de Daniel, qui servit de modèle aux autres et qui eut les honneurs de la canonisation (voir Daniel).

Le Livre d'Hénoch. Cette Apoc, la plus étendue de toutes (elle contient 108 chap.), est un assemblage sans art et sans méthode de plusieurs écrits qui appartiennent à des époques et à des auteurs différents et qui traitent de sujets disparates. Après un exorde de cinq chap. qui touchent à tout ce qu'il plaît à l'auteur de mentionner, une première partie (ch. 6-36) parle des anges, de leur chute, de leur châtiment et de plusieurs visions d'Hénoch relatives aux merveilles du Ciel et de la Terre. Vient ensuite (37-71) le livre des Paraboles, dont le contenu est en majeure partie de nature eschatologique. Il traite du sort des justes et des pécheurs lors du jugement, de la participation du Fils de l'Homme à ce jugement, de l'Assomption d'Hénoch et de son intronisation comme Fils de l'Homme. Les chap. 72-83 contiennent le livre des ans et des mois. C'est un traité astronomique sur les lois des astres. Dans les chap. 83-go l'histoire du monde est révélée à Hénoch en songe et par des symboles comme celui des 70 pasteurs d'Israël. Les derniers chap. (91-108) donnent les exhortations d'Hénoch aux justes et aux impies, puis une Apo des semaines et un fragment noachique. On y a inséré en effet des prophéties de Noé qui se rapportent aux mêmes sujets : la destruction des anges et la cosmologie. Ces fragments dits noachique se trouvent aux chap. 6 à 11, 54 à 60, 65 à 69. Ils proviennent peut-être d'une Apo plus ancienne, a laquelle notre rédacteur a fait des emprunts et qui est sans doute tombée dans l'oubli à cause de l'intérêt plus considérable qui s'attachait à Hénoch.

Ainsi qu'il ressort de l'analyse du contenu, Hénoch expose la théologie et toutes les sciences historiques et naturelles qui s'enseignaient dans les écoles juives de son temps. C'est un essai de codification de toute cette sagesse scolastique. Mais elle ne procède pas uniquement du judaïsme et de l'inspiration de ses docteurs. Elle s'était développée sous l'influence des religions de l'Orient, en particulier de l'astrologie babylonienne et de l'eschatologie persane. Une gnose particulière, étrangère au nomisme synagogal, s'était infiltrée peu à peu dans certains cercles juifs adonnés aux doctrines mystiques. L'apocalyptique fut comme une fenêtre ouverte, par où un air frais d'Orient pénétra dans l'atmosphère de la casuistique juive. Parmi les importations orientales dans le judaïsme, il faut classer surtout la doctrine du Fils de l'Homme. On combina cette doctrine tant bien que mal avec le messianisme prophétique. Hénoch contient plus de détails sur le Fils de l'Homme que Daniel, mais il ne les a ni imaginés, ni ajoutés de son propre chef. Il a connu les mêmes traditions exotiques que Daniel et les a utilisées plus largement.

D'où vient qu'on attribua cette Apo à Hénoch ? D'après l'A.T., ce patriarche eut une fin mystérieuse, car il fut enlevé au ciel (Ge 5:24). Il était donc le personnage prédestiné pour assumer le rôle d'un initiateur à une gnose nouvelle. Comparable au Dante catholique dont il est le prototype juif, Hénoch, guidé par les anges, était censé avoir visité le ciel et l'enfer, tous les lieux où habitent les défunts, et avoir contemplé le sort qui leur était réservé. Nul mieux qu'un tel homme n'était à même d'instruire les mortels sur toutes les choses cachées, sur le passé et l'avenir.

L'époque de la rédaction d'Hénoch ne peut être établie qu'approximativement, au moyen de quelques indices plus ou moins sûrs. La vision des 70 pasteurs fait penser aux Macchabées. La grande corne, dont il y est question, désigne ou Judas Macchabée ou Hyrcan. La vision des dix semaines (chap. 91-93) donne un aperçu historique, qui s'arrête à la même époque. Dans les « Exhortations », il y a des allusions aux Pharisiens et aux Sadducéens, et aux luttes de ces partis qui caractérisent l'époque des Hasmonéens. Les Paraboles, la partie la plus récente du livre, appartiennent au déclin de la dynastie hasmonéenne. Elles sont écrites avant l'entrée en scène des Romains, dont l'auteur n'a pas connaissance. L'ancienne théologie, s'appuyant sur les passages relatifs au Fils de l'Homme, y voyait des interpolations chrétiennes et plaçait la rédaction de toute cette partie du livre après la naissance du christianisme.

Cet ouvrage fut très en faveur, non seulement dans les cercles apocalyptiques, mais encore dans l'Église naissante. Un écrit du N.T., l'épître de Jude (v. 14 et suivant) le cite formellement. Ailleurs dans le N.T. et chez les auteurs ecclésiastiques, les allusions indirectes à notre livre sont fréquentes.. L'original d'Hénoch paraît avoir été écrit en hébreu ou araméen. Il fut traduit en beaucoup de langues. Une version éthiopienne fut découverte et publiée dans la première moitié du siècle dernier. Cinquante ans plus tard on retrouva une partie considérable (ch. 1-36) de la version grecque. Une nouvelle traduction française d'après le texte éthiopien et annotée a été faite récemment par Francis Martin (Paris, 1906).

Nous possédons aussi un livre d'Hénoch en langue slave, composé primitivement en grec. Il reproduit le texte éthiopien, mais l'empreinte d'une main chrétienne est très visible en plusieurs endroits. Des remarques concernant le culte du Temple, les sacrifices qui s'y célèbrent et la recommandation de faire un pèlerinage aux lieux saints, prouvent que cette recension slave fut rédigée encore avant la destruction de Jérusalem en l'an 70.

L'Assomption de Moïse. Un grand nombre de livres apocryphes, attribués à Moïse, étaient répandus dans l'ancienne Église. Celui dont nous parlons ici était cité sous le nom d'Assomption (ou Ascension) de Moïse, parce qu'il racontait que Moïse, à la fin de sa carrière, fut emporté au ciel. Cependant, ce livre ne nous est parvenu qu'en un état très fragmentaire, et précisément la fin de l'ouvrage, relative à la disparition de Moïse, manque. Nous ne possédons plus que les premiers chapitres (1-12), qui rapportent les recommandations et paroles d'adieu du grand législateur à son successeur Josué. Il lui prédit toute l'histoire future d'Israël, entre autres l'entrée en Canaan, la ruine de Jérusalem et de son temple par Nabuchodonosor, l'exil et le retour, les règnes des Hasmonéens et d'Hérode le Grand. La durée de ce dernier est fixée à trente-quatre ans. Puis c'est la description de l'impiété des derniers temps. A ce moment, un lévite appelé d'un nom tout à fait énigmatique (Taxo) et ses sept fils donneront un bel exemple de fidélité. Enfin c'est l'apparition du royaume de Dieu et le châtiment des méchants. A en juger par ce fragment, l'Assomption fut d'abord un livre de prophétie ; Moïse y est appelé le grand prophète. Ce livre prophétique a sans doute existé d'abord seul, sans l'addition d'un récit de l'Assomption, et se terminait par une simple relation de la mort de Moïse. Les Pères de l'Église font mention d'un ouvrage appelé non Assomption mais Testament de Moïse (diatkèkè). Dans les milieux apocalypticiens,. on y aura ajouté plus tard la légende de l'Ascension, sans songer à élaguer dans les premiers chapitres les allusions à la mort de Moïse qu'on y trouve encore et qui nous renseignent sur l'état primitif des choses. En tout cas la spéculation des écoles juives s'est emparée du sujet de la disparition du grand prophète d'Israël et des circonstances spéciales où elle s'était produite, et cela avant l'ère chrétienne. Témoin l'épître de Jude, où il est question d'une dispute de l'ange Michaël et de Satan à propos du corps de Moïse, croyance empruntée à un livre apocryphe plus ancien. Les docteurs des trois premiers siècles estimaient que la citation de Jude provenait d'une « Assomption » ou d'une « Ascension » de Moïse.

Notre texte est une traduction latine fort défectueuse d'un original probablement grec. L'une des prophéties mises dans la bouche de Moïse peut servir à dater le livre. Les fils d'Hérode, est-il dit, régneront moins longtemps que leur père. L'aîné de ses trois fils (Archélaüs) ayant été déposé et exilé déjà en l'an 6 de notre ère, l'auteur se crut en droit de prédire la fin prochaine de toute la dynastie hérodienne. C'est donc à ce moment, à la nouvelle de la chute d'Archélaüs, qu'il a composé son livre. Il ne se doutait pas que le règne des deux autres fils devait encore se prolonger beaucoup. Plus on s'écarte de cette date de la fin d'Archélaüs, et moins il y avait lieu de relever la brièveté du règne des fils en comparaison de celui du père.

Apocalypse d'Esdras. La plus belle des Apocalypses juives, si l'on met Daniel à part, est sans contredit celle d'Esdras. On l'appelle aussi le 4 e Esdras, les livres canoniques d'Esdras, de Néhémie et un apocryphe attribué à Esdras étant désignés par la Vulgate comme les trois premiers livres d'Esdras. Le texte le plus ancien, c'est-à-dire l'original écrit sans doute en hébreu, et sa version grecque ne nous ont pas été conservés. Autrefois ce livre n'était connu que par une traduction latine fort imparfaite. Dans les temps modernes, on découvrit successivement de nombreuses versions : une arabe, une éthiopienne, une syriaque, une arménienne, une géorgienne, d'autres encore. Une lacune considérable du texte latin (au ch. 7) a pu être comblée grâce à un manuscrit de la bibliothèque d'Amiens provenant de Corbie. Le 4 e Esdras eut une grande vogue dans les cercles apocalypticiens juifs, où il servit de modèle aux auteurs d'écrits similaires (voir l'Apocalypse de Baruch). Le crédit dont il a joui dans l'Église chrétienne est attesté par le fait qu'il fut reçu temporairement dans le Canon. La Vulgate l'a placé à la fin de la collection. Il semble avoir été lu avec prédilection dès les premiers siècles par les chrétiens d'Espagne, en particulier par les Priscilliens. Un ms. latin qui date du VII e siècle a été trouvé récemment dans le nord de l'Espagne. Dans la liturgie mozarabique en usage chez un groupe de chrétiens espagnols dès avant le Moyen âge, se trouve inséré tout un fragment de notre Apoc, connu sous le nom d'Oraison d'Esdras.

L'Apocalypse d'Esdras se divise en sept parties :

La ruine du peuple d'Israël est un problème, car malgré ses défaillances, ce peuple vaut mieux que le reste du monde.

Dieu a des pensées d'amour à l'égard des Juifs, mais lui seul connaît le temps opportun pour les réaliser.

Les signes avant-coureurs de la fin et le jour du Jugement. Il y a sept degrés de félicité et de damnation. Les sept noms de Dieu. La grande prière d'Esdras.

4° à7° Les visions de Sion, de l'Aigle, du Messie, la glorification de Dieu, la rédaction miraculeuse de 84 livres et l'enlèvement d'Esdras. Les deux premiers et les deux derniers chapitres sont considérés par la Vulgate comme des Livres spéciaux et désignés par elle comme 5 e et 6 e livres d'Esdras. Plus que les autres, l'Apocalypse d'Esdras a gagné des lecteurs par son contenu édifiant et par la forme dramatique de l'exposé. Les sentiments profonds qu'elle exprime en font une lecture attachante, même pour le lecteur moderne. L'auteur ne s'arrête pas à l'aspect extérieur des choses, mais il désire en pénétrer le sens caché. Le coeur ulcéré par la destruction de la ville sainte, il agite, sans se lasser, le grand problème du mal et s'efforce de l'éclaircir par quantité d'images et de comparaisons. Ce n'est pas une étude abstraite, c'est un livre douloureux, plein d'émotion.

On ne peut assigner à ce livre une date précise. Si l'on en juge par les sentiments d'amertume que la destruction de Jérusalem a laissés dans son coeur, l'auteur appartient à la génération qui fut témoin de cet événement. Il a dû prendre la plume avant la fin du I er siècle de notre ère. Où, dans quelle province de l'empire, dans quelle ville (Rome ou ailleurs) a-t-il séjourné ? On ne saurait le dire. Quelques critiques ayant discerné dans l'ouvrage des conceptions divergentes, en ont inféré que l'auteur s'était servi de multiples sources pour le composer. Cette hypothèse paraît superflue, si l'on considère que les auteurs apocalypticiens ont pris de-ci de-là et amalgamé des matériaux très divers dans le cours des siècles. C'est là l'origine des incohérences, plus ou moins grandes, qu'on remarque dans toutes les Apo ; il est donc inutile d'y stipuler une pluralité de sources littéraires.

Esdras, qui avait restauré le peuple d'Israël et qui lui avait enseigné à nouveau les préceptes de Moïse, était le personnage dont il parut opportun d'inscrire le nom en tête de ce livre.

Souvent classé parmi les Pseudépigraphes (voir ce mot), le 4 e Esdras est désigné par l'abréviation Pseud. Esd dans le présent ouvrage.

L'Apocalypse de Baruch est proche parente de celle d'Esdras, bien que d'une inspiration et d'une valeur moindres. C'est une imitation de celle-ci, mais l'auteur n'a ni le talent, ni la chaleur de son prédécesseur. Elle se divise en sept parties :

elle traite d'abord de la destruction de Jérusalem par les Babyloniens ;

elle contient une complainte de l'auteur et la réponse que Dieu lui donne ;

des méditations sur la fin ;

une vision d'un cèdre et d'un cep de vigne qui représentent le Messie ;

l'auteur traduit son inquiétude concernant la fin dans une prière ;

6° à 7° mention de deux lettres dont l'une est adressée à neuf tribus et demie en exil en Assyrie, et l'autre aux deux tribus et demie exilées à Babylone.

Il est vraisemblable que cette oeuvre fut écrite primitivement en hébreu. L'auteur déclare lui-même qu'il la composa dans le voisinage de Jérusalem. Seule une traduction syriaque nous a été conservée. Elle fut découverte dans un ms. de Milan en 1871. Il y eut aussi une autre Apo grecque de Baruch, apparentée à la précédente, et dont nous avons une version abrégée en langue slave. On y traite du voyage que Baruch, guidé par un ange, fit dans les cieux.

L'auteur écrivit sous un nom d'emprunt conformément à la méthode apocalyptique. Son oeuvre est postérieure à l'Apocalypse d'Esdras. On peut en placer la rédaction dans les premières années du II e siècle de l'ère chrétienne. Baruch, connu dans l'histoire d'Israël par ce qu'en rapporte le livre de Jérémie, fut le disciple et l'ami du prophète, dont il partagea le sort. Il a tracé le portrait de son maître et édité ses prophéties. Il jouit d'une grande considération dans les Églises juive et chrétienne, où on lui attribua la composition d'une multitude d'écrits. Plusieurs docteurs de l'Église, comme Papias et Barnabas, en ont fait usage.

Le Livre des Jubilés, appelé aussi la Petite Genèse, reproduit, sous la forme d'un discours adressé à Moïse par un ange, l'histoire sacrée depuis la création jusqu'à l'institution de la Pâque (Ge 1 Ex 12). A cette histoire l'auteur ajoute de nombreux détails de nature historique ou législative dont les écoles juives avaient enrichi le texte biblique. Elles avaient érigé cette exégèse fantaisiste en une véritable science, connue sous les noms de Agada et de Halacha. Le but essentiel du livre des Jubilés est d'inculquer aux lecteurs l'origine divine et la sainteté des prescriptions mosaïques, et d'empêcher que le monde juif ne se laisse séduire par l'exemple des païens. Aussi n'est-ce qu'improprement qu'on peut ranger les Jubilés dans la catégorie des Apo ; leur caractère apocalyptique ne se manifeste qu'en ceci : c'est que toute l'histoire antérieure et future du peuple, inscrite sur des tables célestes, est révélée à Moïse, et qu'on lui fait connaître en même temps comment Dieu jugera ou récompensera ce peuple dans la suite. L'auteur relève avec soin à travers tout son exposé la division de l'histoire sacrée en périodes jubilaires de quarante-neuf années, périodes qui se décomposent en sept semaines d'années comprenant chacune sept ans. L'importance qu'il attribue à ce système chronologique a valu a son livre le titre de Jubilés.

Quant à l'époque de sa composition, on se base sur quelques allusions au règne de Jean Hyrcan. Il aurait donc été écrit vers la fin du II e siècle avant notre ère. C'est dans une traduction éthiopienne qu'il nous a été conservé. Cette dernière fut faite d'après une version grecque qui eut sans doute elle-même un original hébreu. Un tiers du livre existe en latin.

Les Testaments des douze Patriarches appartiennent à une classe de livres d'édification, dans lesquels les auteurs expriment leurs pensées sur l'histoire et la religion du peuple d'Israël. Ils les présentent comme étant les dernières volontés que les personnages célèbres d'autrefois, soit Abraham, soit Job, soit les douze fils de Jacob, avaient dictées à leurs descendants avant de mourir. Les Test. des douze Patriarches en particulier sont une imitation du Test, de Jacob qui se lit dans le chap. 49 de la Genèse. Comme leur père, les douze fils, sur le point de quitter la vie, font venir leurs enfants. Ils rappellent leur existence passée en l'illustrant de beaucoup d'anecdotes de provenance non biblique, mais agadique. Ils adressent ensuite de pressantes exhortations à leurs descendants et leur prédisent leurs destinées futures. Le point de vue religieux de l'auteur diffère tant soit peu du judaïsme officiel et légaliste des rabbins. Son idéal, il est vrai, n'est autre que la Loi. Il tient le sacerdoce en haute estime et le prise plus que la royauté. Il pousse même le rigorisme jusqu'à recommander les jeûnes et l'abstinence et il met en garde contre les désirs de la chair et du sang. Mais ces sentiments de l'écrivain sont dus à une inspiration intérieure et personnelle. Il prêche l'humilité, la droiture, la simplicité. Cet état d'âme l'apparente au groupe piétiste des Ébionim (les Pauvres d'Israël) dont la ferveur religieuse s'accommodait mal des moeurs dissolues de leurs compatriotes hellénisés de l'époque hasmonéenne. Un point intéressant de la psychologie de l'auteur, c'est son amour de la vie rurale et du travail champêtre. Il a en aversion l'agitation des cités et les occupations de leurs habitants, surtout le commerce, bien différent en cela de la juiverie moderne qui aime mieux se livrer au négoce qu'à l'agriculture.

Les premiers chrétiens ont trouvé dans notre livre des conceptions qui leur étaient sympathiques : non seulement la prédiction d'un Messie libérateur et de la proximité du royaume de Dieu, mais encore l'idée dualiste de l'histoire de l'humanité, l'opposition entre le siècle présent et le siècle à venir, le commandement de la crainte du Seigneur uni à l'amour du prochain, l'image des deux chemins ouverts devant chaque homme, etc. Dans ces circonstances, il n'est pas étonnant que les douze Test., bien que leur origine juive ne fasse pas de doute, aient alimenté aussi les méditations des prédicateurs chrétiens et que de ce chef le texte ait reçu des additions nombreuses. Ce fut une habitude répandue dans l'Église naissante d'adapter les anciens écrits du Judaïsme aux besoins du culte nouveau. Il n'est pas sûr, d'ailleurs, que l'original hébreu lui-même de notre livre n'ait pas été composé avec des matériaux de provenances diverses, étant donné qu'on y trouve des textes parallèles où le même événement est raconté deux fois. L'un des douze Test. (Nephthali) nous a été conservé en langue hébraïque. Outre le texte grec, il existe encore une version slave et une version arménienne dans laquelle une moitié environ des passages que la critique, déjà avant de connaître cette version, avait supposés être des interpolations chrétiennes, font défaut. La rédaction du livre peut être placée dans les années qui s'écoulèrent depuis les Hasmonéens jusqu'à la destruction de Jérusalem en 70.

Le Martyre d'Ésaïe. Dans la littérature patristique, il est souvent question d'un ou de plusieurs livres apocryphes qui circulaient sous le pseudonyme du prophète Ésaïe. On donnait à ces livres des titres différents : Martyre, Ascension, ou Vision d'Ésaïe. C'est au siècle dernier que le texte d'une version éthiopienne du Martyre fut publié. Ce texte, fort mal conservé, peut remonter jusqu'au V e siècle de notre ère et semble dériver d'une traduction grecque plus ancienne. La version éthiopienne est un ouvrage de compilation où des éléments d'origine juive et chrétienne sont mélangés. Elle peut dater du II e siècle Une première partie, écrite par un auteur juif, raconte le martyre d'Ésaïe et reproduit une ancienne légende d'après laquelle le prophète, pour échapper à la vengeance du roi Manassé, dont il avait dénoncé l'impiété, se retire au désert avec ses adhérents. Trahi par un Samaritain, il est arrêté et son corps est scié par le milieu. Il est probable qu'il y a une allusion à cette légende dans Heb 11:37 ; Justin et Tertullien la connaissent également. Dans la deuxième partie du livre (à partir du ch. 6) Ésaïe raconte ses visions : il lui fut donné de parcourir les sept cieux et de voir toute la vie de Jésus depuis sa naissance jusqu'à son retour au ciel. L'origine chrétienne de cette partie est certaine.

Oracles sibyllins. Des oracles de ce nom étaient colportés dans toute l'antiquité, tant en Orient que dans le monde de l'hellénisme et dans l'ancienne Rome. On les attribuait à des prophétesses appartenant à des époques et des peuplades différentes, et on leur donna le nom générique de Sibylles. L'origine et l'étymologie du mot nous sont inconnues. La plus célèbre des Sibylles de l'antiquité, pour le public cultivé de nos jours, est la Sibylle italienne de Cumes, chantée dans l'Enéide de Virgile. Les Sibylles avaient primitivement pour tâche d'annoncer aux individus comme aux cités des calamités de tous genres et de leur donner à ce sujet des exhortations et des avertissements qu'elles exprimaient en des termes obscurs.

L'idée qu'on se faisait de leur rôle se modifia lorsqu'on songea à rassembler par écrit de vieux oracles transmis jusqu'alors par la voie orale. Il se créa un genre littéraire, connu sous le nom de « Livres sibyllins », dont une grande partie (plus de 4.000 vers) est parvenue jusqu'à nous. Pour assurer à ces prédictions de l'autorité et en propager la lecture, on leur assigna une haute antiquité. On rapportait entre autres que quelques-uns de ces livres furent déjà offerts en vente à Tarquin l'Ancien et que depuis lors, jusqu'à l'époque impériale, les dirigeants de l'État y puisèrent leurs maximes politiques. Cette littérature sibylline, qui était née dans les pays de langue grecque et qui de là s'était répandue en Italie, passa aussi aux mains des Juifs hellénisants qui y virent un moyen précieux pour glorifier le judaïsme. En fin de compte elle fut cultivée également par les propagandistes de la religion chrétienne. Au Moyen âge son action ne fut pas encore éteinte, et l'on peut même en discerner des influences lointaines jusqu'au siècle dernier.

C'est la Sibylle juive qui offre le plus d'intérêt pour la théologie chrétienne. Les prophéties qu'on lui attribuait se sont conservées surtout dans les livres III-V de la collection. Il y a cependant dans ces livres, à côté des éléments juifs, beaucoup d'autres de provenance étrangère. L'auteur a intercalé dans ses élucubrations personnelles d'anciens oracles païens. Il met en scène l'histoire du peuple juif depuis Noé et le déluge jusqu'à l'établissement du règne messianique. Les traits les plus marquants de son oeuvre sont : la présentation des actions éclatantes du peuple d'Israël et des bénédictions dont il fut l'objet, comme ayant été annoncées d'avance par la Sibylle païenne, l'affirmation vigoureuse et convaincue du monothéisme juif, la dérision jetée sur l'idolâtrie, la description complaisante des châtiments réservés aux nations et la certitude triomphante de la venue prochaine du Messie juif.

Les livres sibyllins dont il est question ici se divisent en une série de morceaux plus ou moins étendus et dont la rédaction appartient à des époques différentes. Une grande partie du livre III doit être attribuée à un Juif d'Egypte qui a tenu la plume vers le milieu du II e siècle pré-chrétien. D'autres passages de ce livre et les livres IV et V reflètent des situations tout autres : on y trouve des allusions aux triumvirs romains, aux guerres civiles et à la domination de Rome sur l'Egypte.

G.B.

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Versets relatifs

    • Genèse 1

      1 Au commencement, Dieu crée le ciel et la terre.
      2 La terre est comme un grand vide. Elle est dans la nuit. Une eau profonde la recouvre. Le souffle de Dieu se tient au-dessus de l’eau.
      3 Dieu dit : « Que la lumière brille ! » Et la lumière se met à briller.
      4 Dieu voit que la lumière est une bonne chose. Alors il sépare la lumière de l’obscurité.
      5 Dieu appelle la lumière « jour », et l’obscurité, il l’appelle « nuit ». Il y a un soir, il y a un matin. Voilà le premier jour.
      6 Dieu dit : « Qu’un toit, au milieu de l’eau, la sépare en deux parties ! »
      7 Et cela arrive. Ainsi, Dieu fait le toit qui sépare l’eau d’en haut et l’eau d’en bas.
      8 Dieu appelle le toit « ciel ». Il y a un soir, il y a un matin. Voilà le deuxième jour.
      9 Dieu dit : « Que toute l’eau qui est sous le ciel se rassemble au même endroit, et que le sol apparaisse ! » Et cela arrive.
      10 Dieu appelle le sol « terre », et l’eau, il l’appelle « mer ». Dieu voit que c’est une bonne chose.
      11 Dieu dit : « Que la terre produise l’herbe verte, avec toutes sortes de plantes et toutes sortes d’arbres à fruits ! Sur la terre, chaque plante aura ses graines. Chaque arbre aura ses fruits, avec des pépins ou un noyau, selon son espèce. » Et cela arrive.
      12 La terre produit de l’herbe verte avec toutes sortes de plantes et toutes sortes d’arbres. Chaque plante a ses graines selon son espèce. Chaque arbre a ses fruits, avec des pépins ou un noyau selon son espèce. Dieu voit que c’est une bonne chose.
      13 Il y a un soir, il y a un matin. Voilà le troisième jour.
      14 Dieu dit : « Que des lumières dans le ciel séparent le jour et la nuit ! Elles marqueront les fêtes, les jours et les années.
      15 Dans le ciel, elles serviront à éclairer la terre. » Et cela arrive.
      16 Ainsi, Dieu fait les deux grandes sources de lumière : la plus grande pour commander au jour, et la plus petite pour commander à la nuit. Il fait aussi les étoiles.
      17 Dieu les place dans le ciel pour éclairer la terre,
      18 pour commander au jour et à la nuit et séparer la lumière de l’obscurité. Dieu voit que c’est une bonne chose.
      19 Il y a un soir, il y a un matin. Voilà le quatrième jour.
      20 Dieu dit : « Que toutes sortes d’animaux vivent dans la mer ! Que les oiseaux volent dans le ciel au-dessus de la terre ! »
      21 Dieu crée les grands animaux de la mer et toutes les espèces d’animaux qui se déplacent et s’agitent dans l’eau. Il crée aussi toutes les espèces d’oiseaux. Dieu voit que c’est une bonne chose.
      22 Dieu les bénit en disant : « Faites des petits, devenez nombreux. Remplissez l’eau des mers. Et vous, les oiseaux, devenez nombreux sur la terre. »
      23 Il y a un soir, il y a un matin. Voilà le cinquième jour.
      24 Dieu dit : « Que la terre produise toutes sortes d’animaux : animaux domestiques, petites bêtes et animaux sauvages de chaque espèce ! » Et cela arrive.
      25 Ainsi, Dieu fait les différentes espèces d’animaux : les animaux sauvages, les animaux domestiques et les petites bêtes. Dieu voit que c’est une bonne chose.
      26 Dieu dit : « Faisons les êtres humains à notre image, et qu’ils nous ressemblent vraiment ! Qu’ils commandent aux poissons dans la mer, aux oiseaux dans le ciel, aux animaux domestiques et à toutes les petites bêtes qui se déplacent sur le sol ! »
      27 Alors Dieu crée les humains à son image, et ils sont vraiment à l’image de Dieu. Il les crée homme et femme.
      28 Puis il les bénit en disant : « Ayez des enfants, devenez nombreux. Remplissez la terre et dominez-la. Commandez aux poissons dans la mer, aux oiseaux dans le ciel et à tous les animaux qui se déplacent sur la terre. »
      29 Dieu dit : « Sur toute la terre, je vous donne toutes les plantes avec leurs graines. Je vous donne aussi tous les arbres qui portent des fruits avec des pépins ou un noyau : ce sera votre nourriture.
      30 Et je donne toute l’herbe verte comme nourriture à tous les animaux de la terre, à tous les oiseaux, à toutes les bêtes qui se déplacent sur le sol, en un mot, à tout ce qui est vivant. » Et cela arrive.
      31 Dieu regarde tout ce qu’il a fait. Et il voit que c’est une très bonne chose. Il y a un soir, il y a un matin. Voilà le sixième jour.

      Genèse 5

      24 Il suit le chemin de Dieu pendant toute sa vie, puis il disparaît. En effet, Dieu l’enlève auprès de lui.

      Exode 12

      1 Le SEIGNEUR dit à Moïse et à Aaron en Égypte :
      2 « Ce mois-ci marquera pour vous le début de l’année. Ce sera le premier mois.
      3 Allez dire à toute la communauté d’Israël : Le 10 de ce mois, prenez un agneau ou un cabri par famille ou par maison.
      4 Si une famille est trop petite pour manger un animal entier, elle se mettra d’accord avec une famille voisine, en tenant compte du nombre de personnes. Vous choisirez l’animal d’après ce que chacun peut manger.
      5 Vous choisirez un mouton ou un cabri d’un an, mâle, sans défaut.
      6 Vous le garderez jusqu’au 14 du mois. Le soir de ce jour-là, dans la communauté d’Israël rassemblée, vous égorgerez l’animal choisi.
      7 Vous prendrez son sang. Et dans chaque maison où on mangera un de ces animaux, on couvrira de sang les deux montants et la poutre au-dessus de la porte d’entrée.
      8 On fera griller la viande, puis, pendant la nuit, on la mangera avec des pains sans levain et des herbes amères.
      9 Vous ne mangerez pas la viande crue, ni bouillie. Vous la ferez griller sur le feu avec la tête, les pattes et les autres morceaux de l’animal.
      10 Vous ne garderez rien pour le jour suivant. S’il reste quelque chose le matin, vous le brûlerez.
      11 Voici dans quelle tenue vous mangerez ce repas : les vêtements serrés autour de la taille, les sandales aux pieds et un bâton à la main pour marcher. Vous mangerez vite. Ce sera la Pâque, une fête pour moi, le SEIGNEUR.
      12 « Cette nuit-là, je traverserai l’Égypte et je ferai mourir tous les premiers-nés de ce pays, les premiers-nés des hommes et aussi des animaux. De cette façon, moi, le SEIGNEUR, je condamnerai tous les faux dieux d’Égypte.
      13 Mais sur les maisons où vous habitez, le sang sera un signe qui vous protégera. Je verrai le sang et je passerai au-dessus de vos maisons sans m’arrêter. Ainsi, quand je frapperai l’Égypte, le malheur qui détruit ne vous atteindra pas.
      14 « Ce jour-là sera pour vous un jour de souvenir, et vous ferez une grande fête pour moi, le SEIGNEUR. C’est une règle pour toujours, vous la respecterez de génération en génération. »
      15 Le Seigneur dit encore à Moïse et à Aaron : « Pendant sept jours, vous mangerez des pains sans levain. Dès le premier jour, vous supprimerez le levain dans vos maisons. Si quelqu’un mange du pain fait avec du levain pendant cette semaine-là, il faut le chasser de la communauté d’Israël.
      16 Le premier et le septième jour, vous vous réunirez en mon honneur. Ces jours-là, vous ne ferez aucun travail. Vous pourrez seulement préparer le repas pour chacun de vous.
      17 « Vous respecterez cette fête des Pains sans levain. Elle rappellera le jour précis où j’ai fait sortir d’Égypte votre peuple en bon ordre. Vous fêterez cet événement de génération en génération. C’est une règle pour toujours.
      18 Le premier mois, le 14 du mois, le soir, et jusqu’au 21 au soir, vous mangerez des pains sans levain.
      19 Pendant sept jours, on ne devra pas trouver de levain dans vos maisons. Si quelqu’un, un étranger installé chez vous ou un Israélite, mange du pain fait avec du levain, il faudra le chasser de la communauté d’Israël.
      20 Vous ne mangerez donc aucune pâte qui contient du levain. Partout où vous habiterez, vous mangerez des pains sans levain. »
      21 Moïse réunit tous les anciens d’Israël. Il leur dit : « Prenez un agneau ou un cabri pour vos familles et égorgez-le pour la fête de la Pâque.
      22 Vous prendrez une branche d’hysope, vous la tremperez dans le récipient qui contient le sang de l’animal. Puis vous couvrirez de sang les deux montants et la poutre au-dessus de la porte d’entrée. Ensuite, personne ne devra sortir de sa maison avant le matin.
      23 Le SEIGNEUR traversera l’Égypte pour punir ses habitants. Mais quand il verra le sang sur les montants et sur la poutre, il passera et il ne laissera pas le Destructeur entrer dans vos maisons.
      24 Pour vous et pour vos enfants, ce commandement est valable pour toujours.
      25 Quand vous serez entrés dans le pays que le SEIGNEUR a promis de vous donner, vous ferez cette cérémonie.
      26 Si vos enfants vous demandent : “Qu’est-ce que cela veut dire ?”,
      27 vous répondrez : “C’est le sacrifice offert au SEIGNEUR pour la fête de la Pâque. Quand nos ancêtres israélites étaient en Égypte, le SEIGNEUR a fait mourir les Égyptiens. Mais il a passé au-dessus de nos maisons sans s’arrêter et il a protégé nos familles.” » Alors les Israélites se mettent à genoux.
      28 Ensuite, ils partent et ils font exactement ce que le SEIGNEUR a commandé à Moïse et à Aaron.
      29 Au milieu de la nuit, le SEIGNEUR fait mourir tous les fils aînés des Égyptiens : le fils aîné du roi d’Égypte qui devait être roi après lui, comme le fils aîné des prisonniers. Il fait aussi mourir les premiers-nés des troupeaux.
      30 Cette nuit-là, le roi, les gens qui l’entourent et tous les Égyptiens se lèvent. Il y a de grands cris dans toute l’Égypte, parce qu’il y a un mort dans chaque maison.
      31 Le roi d’Égypte appelle Moïse et Aaron en pleine nuit et leur dit : « Allez, quittez mon pays, vous et tous les autres Israélites ! Partez servir le SEIGNEUR, comme vous l’avez dit !
      32 Prenez vos bœufs, vos moutons et vos chèvres, comme vous l’avez dit, et partez ! Et demandez à votre Dieu de me bénir. »
      33 Les Égyptiens croient qu’ils vont tous mourir. Alors ils poussent les Israélites à quitter le pays très vite.
      34 C’est pourquoi les Israélites doivent emporter leur pâte à pain avant qu’elle ait levé. Ils enveloppent le coffre à pain dans leurs vêtements et ils l’emportent sur leurs épaules.
      35 Les Israélites ont fait ce que Moïse leur a dit : ils ont demandé aux Égyptiens des objets en argent et en or, et des vêtements.
      36 Le SEIGNEUR a permis que les Égyptiens les regardent avec bonté. De cette façon, les Israélites ont enlevé les richesses des Égyptiens.
      37 Ensuite, les Israélites partent de la ville de Ramsès vers Soukoth. Ils sont à peu près 600 000 hommes, sans compter les femmes, les enfants et les vieillards.
      38 Beaucoup d’autres gens partent avec eux. Ils emmènent des moutons, des chèvres et des bœufs qui forment de très grands troupeaux.
      39 Avec la pâte que les Israélites ont emportée d’Égypte, ils font cuire des galettes sans levain. En effet, quand ils ont été chassés d’Égypte, ils n’ont pas eu le temps d’attendre que la pâte lève. Et ils n’ont pas pu prendre de nourriture pour le voyage.
      40 Le peuple d’Israël est resté 430 ans en Égypte.
      41 Au bout de ces 430 ans, en ce jour précis, le peuple du SEIGNEUR est sorti d’Égypte, en bon ordre.
      42 Quand le SEIGNEUR a fait sortir d’Égypte son peuple, il a veillé toute la nuit. De la même façon, les Israélites veilleront toute la nuit, de génération en génération. En effet, cette nuit-là appartient au SEIGNEUR.
      43 Le SEIGNEUR dit encore à Moïse et à Aaron : « Voici les règles pour la fête de la Pâque : « Aucun étranger non résident n’a le droit de participer au repas.
      44 « Un esclave qu’on a acheté pourra participer au repas, s’il est circoncis.
      45 « Mais un étranger de passage ou un ouvrier qui reçoit un salaire n’ont pas le droit de participer au repas.
      46 « On mange la viande dans la maison. Il est interdit de l’emporter à l’extérieur. « On ne doit pas briser les os de l’animal.
      47 « Tous les membres de la communauté d’Israël participent à cette fête.
      48 « Si un étranger installé chez vous veut participer à la Pâque, en l’honneur du SEIGNEUR, il faut que tous les hommes et les garçons de sa famille soient circoncis. Ensuite, il pourra prendre part à la fête comme les Israélites. « Aucun homme non circoncis ne doit participer au repas.
      49 « Ces règles sont valables pour les Israélites et aussi pour les étrangers installés dans votre pays. »
      50 Tous les Israélites font exactement ce que le SEIGNEUR a commandé à Moïse et à Aaron.
      51 En ce jour précis, le SEIGNEUR fait sortir les Israélites d’Égypte, en bon ordre.

      Lévitique 4

      1 Le SEIGNEUR dit à Moïse
      2 de donner aux Israélites les enseignements suivants : « Quand quelqu’un a péché sans le vouloir, quand il a commis un acte interdit par un commandement du SEIGNEUR, voici ce qu’il faut faire.
      3 Supposons ceci : C’est le grand-prêtre qui a commis un péché, et par là, il a rendu le peuple coupable. Il doit alors offrir en sacrifice au SEIGNEUR un taureau sans défaut, pour recevoir le pardon des péchés.
      4 Il conduit l’animal devant le SEIGNEUR, à l’entrée de la tente de la rencontre. Il pose la main sur la tête du taureau et il l’égorge à cet endroit.
      5 Le grand-prêtre prend du sang du taureau et il l’emporte dans la tente de la rencontre.
      6 Il trempe un doigt dans le sang et, devant le SEIGNEUR, il lance sept fois un peu de sang sur le rideau du lieu très saint, sur sa partie visible.
      7 Ensuite, le grand-prêtre met du sang sur les coins relevés de l’autel du parfum qui se trouve devant le SEIGNEUR, dans la tente de la rencontre. Puis il verse tout le sang qui reste au pied de l’autel des sacrifices qui se trouve à l’entrée de la tente.
      8 Il prend toutes les parties grasses du taureau : la graisse qui entoure les intestins et l’estomac,
      9 les deux reins avec la graisse qui les enveloppe et qui tient aux côtés de l’animal, enfin, la meilleure partie du foie. On l’enlève avec les reins.
      10 Ce sont les mêmes parties qu’on prend quand on offre un taureau en sacrifice de communion. Le grand-prêtre les brûle sur l’autel des sacrifices.
      11 Ensuite, la peau du taureau, la viande, la tête, les pattes, les intestins et l’estomac avec ce qu’ils contiennent,
      12 tout ce qui reste de l’animal, il le fait porter en dehors du camp. On porte ces restes dans un endroit pur, là où on met les cendres grasses, et on les brûle sur un feu de bois. C’est à cet endroit qu’il faut tout brûler, sur le tas des cendres grasses. »
      13 « Supposons ceci : C’est toute la communauté d’Israël qui a péché sans le vouloir et sans le savoir. Elle a fait un acte interdit par un commandement du SEIGNEUR. Dans ce cas, les Israélites sont devenus coupables.
      14 Quand ils se rendent compte de ce péché, ils doivent offrir un taureau pour recevoir le pardon de Dieu. Ils conduisent l’animal devant la tente de la rencontre.
      15 Les anciens de la communauté posent la main sur la tête du taureau, et l’un d’eux l’égorge à cet endroit, devant le SEIGNEUR.
      16 Le grand-prêtre emporte un peu de son sang dans la tente de la rencontre.
      17 Il trempe un doigt dans le sang et, devant le SEIGNEUR, il lance du sang sept fois sur le rideau du lieu très saint, sur sa partie visible.
    • Genèse 1

      1 In the beginning God created the heavens and the earth.
      2 Now the earth was formless and empty. Darkness was on the surface of the deep. God's Spirit was hovering over the surface of the waters.
      3 God said, "Let there be light," and there was light.
      4 God saw the light, and saw that it was good. God divided the light from the darkness.
      5 God called the light "day," and the darkness he called "night." There was evening and there was morning, one day.
      6 God said, "Let there be an expanse in the middle of the waters, and let it divide the waters from the waters."
      7 God made the expanse, and divided the waters which were under the expanse from the waters which were above the expanse; and it was so.
      8 God called the expanse "sky." There was evening and there was morning, a second day.
      9 God said, "Let the waters under the sky be gathered together to one place, and let the dry land appear"; and it was so.
      10 God called the dry land "earth," and the gathering together of the waters he called "seas." God saw that it was good.
      11 God said, "Let the earth yield grass, herbs yielding seed, and fruit trees bearing fruit after their kind, with its seed in it, on the earth"; and it was so.
      12 The earth yielded grass, herbs yielding seed after their kind, and trees bearing fruit, with its seed in it, after their kind; and God saw that it was good.
      13 There was evening and there was morning, a third day.
      14 God said, "Let there be lights in the expanse of sky to divide the day from the night; and let them be for signs, and for seasons, and for days and years;
      15 and let them be for lights in the expanse of sky to give light on the earth"; and it was so.
      16 God made the two great lights: the greater light to rule the day, and the lesser light to rule the night. He also made the stars.
      17 God set them in the expanse of sky to give light to the earth,
      18 and to rule over the day and over the night, and to divide the light from the darkness. God saw that it was good.
      19 There was evening and there was morning, a fourth day.
      20 God said, "Let the waters swarm with swarms of living creatures, and let birds fly above the earth in the open expanse of sky."
      21 God created the large sea creatures, and every living creature that moves, with which the waters swarmed, after their kind, and every winged bird after its kind. God saw that it was good.
      22 God blessed them, saying, "Be fruitful, and multiply, and fill the waters in the seas, and let birds multiply on the earth."
      23 There was evening and there was morning, a fifth day.
      24 God said, "Let the earth produce living creatures after their kind, livestock, creeping things, and animals of the earth after their kind"; and it was so.
      25 God made the animals of the earth after their kind, and the livestock after their kind, and everything that creeps on the ground after its kind. God saw that it was good.
      26 God said, "Let us make man in our image, after our likeness: and let them have dominion over the fish of the sea, and over the birds of the sky, and over the livestock, and over all the earth, and over every creeping thing that creeps on the earth."
      27 God created man in his own image. In God's image he created him; male and female he created them.
      28 God blessed them. God said to them, "Be fruitful, multiply, fill the earth, and subdue it. Have dominion over the fish of the sea, over the birds of the sky, and over every living thing that moves on the earth."
      29 God said, "Behold, I have given you every herb yielding seed, which is on the surface of all the earth, and every tree, which bears fruit yielding seed. It will be your food.
      30 To every animal of the earth, and to every bird of the sky, and to everything that creeps on the earth, in which there is life, I have given every green herb for food"; and it was so.
      31 God saw everything that he had made, and, behold, it was very good. There was evening and there was morning, a sixth day.

      Genèse 5

      24 Enoch walked with God, and he was not, for God took him.

      Exode 12

      1 Yahweh spoke to Moses and Aaron in the land of Egypt, saying,
      2 "This month shall be to you the beginning of months. It shall be the first month of the year to you.
      3 Speak to all the congregation of Israel, saying, 'On the tenth day of this month, they shall take to them every man a lamb, according to their fathers' houses, a lamb for a household;
      4 and if the household is too little for a lamb, then he and his neighbor next to his house shall take one according to the number of the souls; according to what everyone can eat you shall make your count for the lamb.
      5 Your lamb shall be without blemish, a male a year old. You shall take it from the sheep, or from the goats:
      6 and you shall keep it until the fourteenth day of the same month; and the whole assembly of the congregation of Israel shall kill it at evening.
      7 They shall take some of the blood, and put it on the two doorposts and on the lintel, on the houses in which they shall eat it.
      8 They shall eat the flesh in that night, roasted with fire, and unleavened bread. They shall eat it with bitter herbs.
      9 Don't eat it raw, nor boiled at all with water, but roasted with fire; with its head, its legs and its inner parts.
      10 You shall let nothing of it remain until the morning; but that which remains of it until the morning you shall burn with fire.
      11 This is how you shall eat it: with your belt on your waist, your shoes on your feet, and your staff in your hand; and you shall eat it in haste: it is Yahweh's Passover.
      12 For I will go through the land of Egypt in that night, and will strike all the firstborn in the land of Egypt, both man and animal. Against all the gods of Egypt I will execute judgments: I am Yahweh.
      13 The blood shall be to you for a token on the houses where you are: and when I see the blood, I will pass over you, and there shall no plague be on you to destroy you, when I strike the land of Egypt.
      14 This day shall be to you for a memorial, and you shall keep it a feast to Yahweh: throughout your generations you shall keep it a feast by an ordinance forever.
      15 "'Seven days you shall eat unleavened bread; even the first day you shall put away yeast out of your houses, for whoever eats leavened bread from the first day until the seventh day, that soul shall be cut off from Israel.
      16 In the first day there shall be to you a holy convocation, and in the seventh day a holy convocation; no kind of work shall be done in them, except that which every man must eat, that only may be done by you.
      17 You shall observe the feast of unleavened bread; for in this same day have I brought your armies out of the land of Egypt: therefore you shall observe this day throughout your generations by an ordinance forever.
      18 In the first month, on the fourteenth day of the month at evening, you shall eat unleavened bread, until the twenty first day of the month at evening.
      19 There shall be no yeast found in your houses for seven days, for whoever eats that which is leavened, that soul shall be cut off from the congregation of Israel, whether he be a foreigner, or one who is born in the land.
      20 You shall eat nothing leavened. In all your habitations you shall eat unleavened bread.'"
      21 Then Moses called for all the elders of Israel, and said to them, "Draw out, and take lambs according to your families, and kill the Passover.
      22 You shall take a bunch of hyssop, and dip it in the blood that is in the basin, and strike the lintel and the two doorposts with the blood that is in the basin; and none of you shall go out of the door of his house until the morning.
      23 For Yahweh will pass through to strike the Egyptians; and when he sees the blood on the lintel, and on the two doorposts, Yahweh will pass over the door, and will not allow the destroyer to come in to your houses to strike you.
      24 You shall observe this thing for an ordinance to you and to your sons forever.
      25 It shall happen when you have come to the land which Yahweh will give you, according as he has promised, that you shall keep this service.
      26 It will happen, when your children ask you, 'What do you mean by this service?'
      27 that you shall say, 'It is the sacrifice of Yahweh's Passover, who passed over the houses of the children of Israel in Egypt, when he struck the Egyptians, and spared our houses.'" The people bowed their heads and worshiped.
      28 The children of Israel went and did so; as Yahweh had commanded Moses and Aaron, so they did.
      29 It happened at midnight, that Yahweh struck all the firstborn in the land of Egypt, from the firstborn of Pharaoh who sat on his throne to the firstborn of the captive who was in the dungeon; and all the firstborn of livestock.
      30 Pharaoh rose up in the night, he, and all his servants, and all the Egyptians; and there was a great cry in Egypt, for there was not a house where there was not one dead.
      31 He called for Moses and Aaron by night, and said, "Rise up, get out from among my people, both you and the children of Israel; and go, serve Yahweh, as you have said!
      32 Take both your flocks and your herds, as you have said, and be gone; and bless me also!"
      33 The Egyptians were urgent with the people, to send them out of the land in haste, for they said, "We are all dead men."
      34 The people took their dough before it was leavened, their kneading troughs being bound up in their clothes on their shoulders.
      35 The children of Israel did according to the word of Moses; and they asked of the Egyptians jewels of silver, and jewels of gold, and clothing.
      36 Yahweh gave the people favor in the sight of the Egyptians, so that they let them have what they asked. They despoiled the Egyptians.
      37 The children of Israel traveled from Rameses to Succoth, about six hundred thousand on foot who were men, besides children.
      38 A mixed multitude went up also with them, with flocks, herds, and even very much livestock.
      39 They baked unleavened cakes of the dough which they brought out of Egypt; for it wasn't leavened, because they were thrust out of Egypt, and couldn't wait, neither had they prepared for themselves any food.
      40 Now the time that the children of Israel lived in Egypt was four hundred thirty years.
      41 It happened at the end of four hundred thirty years, even the same day it happened, that all the armies of Yahweh went out from the land of Egypt.
      42 It is a night to be much observed to Yahweh for bringing them out from the land of Egypt. This is that night of Yahweh, to be much observed of all the children of Israel throughout their generations.
      43 Yahweh said to Moses and Aaron, "This is the ordinance of the Passover. No foreigner shall eat of it,
      44 but every man's servant who is bought for money, when you have circumcised him, then shall he eat of it.
      45 A foreigner and a hired servant shall not eat of it.
      46 In one house shall it be eaten; you shall not carry out anything of the flesh abroad out of the house; neither shall you break a bone of it.
      47 All the congregation of Israel shall keep it.
      48 When a stranger shall live as a foreigner with you, and will keep the Passover to Yahweh, let all his males be circumcised, and then let him come near and keep it; and he shall be as one who is born in the land: but no uncircumcised person shall eat of it.
      49 One law shall be to him who is born at home, and to the stranger who lives as a foreigner among you."
      50 All the children of Israel did so. As Yahweh commanded Moses and Aaron, so they did.
      51 It happened the same day, that Yahweh brought the children of Israel out of the land of Egypt by their armies.

      Lévitique 4

      1 Yahweh spoke to Moses, saying,
      2 "Speak to the children of Israel, saying, 'If anyone sins unintentionally, in any of the things which Yahweh has commanded not to be done, and does any one of them:
      3 if the anointed priest sins so as to bring guilt on the people, then let him offer for his sin, which he has sinned, a young bull without blemish to Yahweh for a sin offering.
      4 He shall bring the bull to the door of the Tent of Meeting before Yahweh; and he shall lay his hand on the head of the bull, and kill the bull before Yahweh.
      5 The anointed priest shall take some of the blood of the bull, and bring it to the Tent of Meeting.
      6 The priest shall dip his finger in the blood, and sprinkle some of the blood seven times before Yahweh, before the veil of the sanctuary.
      7 The priest shall put some of the blood on the horns of the altar of sweet incense before Yahweh, which is in the Tent of Meeting; and he shall pour out all of rest of the blood of the bull at the base of the altar of burnt offering, which is at the door of the Tent of Meeting.
      8 He shall take all the fat of the bull of the sin offering off of it; the fat that covers the innards, and all the fat that is on the innards,
      9 and the two kidneys, and the fat that is on them, which is by the loins, and the cover on the liver, with the kidneys, he shall take away,
      10 as it is taken off of the bull of the sacrifice of peace offerings. The priest shall burn them on the altar of burnt offering.
      11 The bull's skin, all its flesh, with its head, and with its legs, its innards, and its dung,
      12 even the whole bull shall he carry forth outside the camp to a clean place, where the ashes are poured out, and burn it on wood with fire. Where the ashes are poured out it shall be burned.
      13 "'If the whole congregation of Israel sins, and the thing is hidden from the eyes of the assembly, and they have done any of the things which Yahweh has commanded not to be done, and are guilty;
      14 when the sin in which they have sinned is known, then the assembly shall offer a young bull for a sin offering, and bring it before the Tent of Meeting.
      15 The elders of the congregation shall lay their hands on the head of the bull before Yahweh; and the bull shall be killed before Yahweh.
      16 The anointed priest shall bring of the blood of the bull to the Tent of Meeting:
      17 and the priest shall dip his finger in the blood, and sprinkle it seven times before Yahweh, before the veil.
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