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APOCRYPHES

(les livres apocryphes de l'A.T.). On désigne de ce nom un certain nombre d'écrits qui ne figurent pas dans la Bible hébraïque, mais qui ont été introduits dans sa traduction grecque, dite version des LXX, d'où ils ont passé dans la Bible latine et dans toutes les Bibles anciennes et modernes jusqu'au début du XIX e siècle. Apocryphe est la transcription d'un mot grec qui veut dire « caché ». On cachait des livres sacro-saints, qu'on tenait à dérober aux profanes. On cachait aussi des ouvrages d'origine incertaine et de valeur douteuse qu'on tenait plus ou moins pour suspects. C'est en cette acception défavorable que le terme d'apocryphe a été appliqué aux écrits de l'A.T. dont nous parlons. Il va sans dire que ceux qui les ont ajoutés à la Bible ne leur accolaient point cette épithète ; ils n'en ont pas fait non plus un groupe à part. Les tenant en la même estime que le reste des livres saints, ils les y ont mêlés étroitement et les ont dispersés dans les diverses parties du recueil sacré. Par ex., un des plus anciens manuscrits des LXX, le Vaticanus, donne le 3 e livre d'Esdras entre les Chroniques et Esdras, la Sagesse de Salomon et la Sagesse de Sirach entre Job et Esther, Judith et Tobit après Esther, Baruch après Jérémie, la Lettre de Jérémie après les Lamentations.

La liberté avec laquelle on traitait ainsi les Écritures ne surprendra pas, si l'on se souvient qu'à l'époque où la Bible fut traduite en grec, ni le contenu ni l'ordre n'en étaient définitivement fixés. On la complétait encore en Palestine, au milieu du II e siècle av. J. -C. Les Juifs d'Egypte, qui formaient une colonie nombreuse et puissante, ne se firent donc pas scrupule d'ajouter aux livres saints qui leur venaient de la métropole, d'autres écrits qu'ils jugeaient précieux et capables d'édifier les fidèles. L'Église chrétienne primitive sanctionna en quelque sorte leur procédé, puisqu'elle adopta la Bible grecque. Et elle ne fit que suivre l'exemple des Juifs d'Alexandrie lorsqu'à l'A.T. elle ajouta le Nouveau.

D'assez bonne heure, des doutes furent exprimés sur tel ou tel des livres saints qui n'appartenaient pas à la Bible hébraïque. C'est ainsi qu'un ami d'Origène, Julius Africanus, voulait exclure l'Histoire de Suzanne, incorporée dans la traduction grec de Daniel. Ces protestations isolées eurent peu d'écho.

Le premier docteur chrétien qui songea à contester l'ensemble des écrits introduits par les LXX dans le recueil des Saintes Écritures, et qui les traita d'apocryphes, fut Jérôme, l'auteur de la Vulgate (IV e siècle). Chargé par le pape Damase d'une révision de la Bible latine, dont il circulait des copies diverses et plus ou moins altérées, il recourut aux sources et fut amené à suspecter tous les livres de l'A.T. qui ne se trouvent pas dans le canon hébreu ; il déclara dans son Prologus galeatus (préface aux livres de Samuel et des Rois) que ces écrits devaient être rangés parmi les apocryphes et n'appartenaient pas au canon. Néanmoins, il n'osa pas rompre avec la coutume et les admit dans sa traduction. Les idées de Jérôme furent vivement combattues dans l'Église, en particulier par Augustin, et la tradition ancienne fut confirmée : tous les livres admis par les LXX demeurèrent réputés canoniques.

Au XVI e siècle, beaucoup d'écrivains protestants se rallièrent plus ou moins aux vues de Jérôme. Luther admit bien dans sa Bible allemande tous les Apocryphes, mais il les rejeta à la fin de l'A.T. et les fit précéder de cette notice : « Livres qui ne doivent pas être estimés à l'égal de la Sainte Écriture, mais qui pourtant sont utiles et bons à lire. » L'Église luthérienne s'en tint à cette façon de voir. Les calvinistes jugèrent les Apocryphes avec plus de sévérité. Robert Olivétan, dans sa traduction française de la Bible (1535), les donne en appendice, comme Luther, avec cet avertissement : « Les livres qui précèdent (l'A.T.) se trouvent en langue hébraïque et sont reçus de tous. Les suivants sont dits apocyphes... ils n'existent plus ni en hébreu ni en caldéen et ne sont reçus ni tenus pour légitimes ni par les Hébreux, ni par l'Église, ainsi que réfère saint Jérôme. Ils ont été corrompus et falsifiés en maints passages. » La révision de 1588 est plus nette encore : « Ces livres ne sont pas divinement inspirés, comme le reste des Saintes Écritures, et ne doivent pas être produits publiquement en l'Église pour servir de règle aux articles de foi, ni même aux points de vérité de l'histoire sainte. »

L'Église catholique demeura fidèle à la pensée d'Augustin. Le célèbre concile de Trente (1546) proclama la canonicité des livres apocryphes contenus dans la Vulgate, à l'exception toutefois des 3 e et 4 e livres d'Esdras et de la Prière de Manassé. Quelques docteurs essayèrent, plus tard, de faire une distinction entre les livres de l'A.T. hébreu et les Apocryphes, en donnant à ceux-ci l'appellation de deutérocanoniques. Mais cette tentative eut peu de succès, et le concile du Vatican (1870) confirma le décret du concile de Trente.

La polémique qui s'établit entre le catholicisme et la Réforme, au sujet des Apocryphes, amena les protestants à les traiter avec une sévérité croissante. En Hollande, il fut très sérieusement question de les exclure de la Bible. Il y parut même une édition qui ne les contenait pas (Leyde 1665). Les partisans de la coutume eurent de la peine à faire décider leur maintien par le Synode de Dordrecht. Les Bibles protestantes continuèrent à les imprimer, mais en leur infligeant des préfaces de plus en plus dures. « Ces livres, disait David Martin, en 1707, sont lus de fort peu de monde, et si on en excepte l'Ecclésiastique, la Sapience, le I er livre des Macchabées et le ch. 7 du 2 e, tout le reste ne vaut presque pas la peine d'être lu. »

Dans de telles conditions, il était inévitable que le maintien des Apocryphes dans les Bibles protestantes finît par apparaître comme un scandale. Ce sentiment se manifesta avec une force particulière en Ecosse, au début du XIX e siècle, dans des milieux fortement attachés au dogme de l'inspiration littérale des Écritures. On y jugea intolérable que la parole humaine fût associée, dans un même volume, à la Parole de Dieu. Tel fut aussi l'avis de quelques Sociétés bibliques locales, affiliées à la Société Biblique de Londres, et elles réussirent à obtenir de cette dernière que les Apocryphes fussent exclus de toutes ses éditions (1826). Les Sociétés bibliques du continent persistèrent, pour la plupart, à les imprimer, mais il parut de plus en plus des éditions qui ne les donnaient pas, et le nombre de leurs lecteurs alla sans cesse en diminuant. En France tout au moins, ils sont à peu près abandonnés, à l'heure actuelle, et on ne les trouve plus guère que dans une publication spéciale de la Société Biblique de Paris (1909).

Que faut-il penser des griefs formulés contre les Apocryphes ? Le plus important--et sans lequel sans doute on n'eût jamais eu l'idée d'en chercher d'autres--c'est l'absence de ces livres de la Bible hébraïque. Mais pourquoi les Juifs de langue grecque n'auraient-ils pas eu le droit, aussi bien que leurs coreligionnaires de Palestine, d'avoir leurs écrits sacrés ? Les chrétiens ne se sont-ils pas cru autorisés à ajouter le N.T. à l'Ancien ? Au surplus, ils adoptèrent, dès l'origine, non pas la Bible hébraïque, mais la Bible grecque, avec son ordre et son contenu particuliers. On aurait compris que la Réforme, voulant retourner aux sources les plus anciennes, eût abandonné la Bible des LXX pour lui substituer celle des Hébreux. Mais ce n'est pas le parti qui fut adopté. On garda la Bible grecque, avec sa disposition spéciale des matières, en y retranchant les écrits qui ne figuraient pas dans le canon hébr., ce qui donna à la Bible protestante un certain air de Bible expurgée.

Pour renforcer leur position, les partisans de l'exclusion des Apocryphes avancèrent d'autres arguments. Ces livres, disaient-ils, n'ont pas été reçus de tous, et ils citaient naturellement l'opinion de Jérôme. Mais ils oubliaient volontiers deux faits essentiels :

1° la thèse de l'auteur de la Vulgate n'avait été admise que par une petite minorité, et elle a été condamnée par l'Église ;

2° beaucoup de livres de l'A.T. et du N.T., en dehors des Apocryphes, ont été plus ou moins contestés, par ex. chez les Juifs, Ézéchiel, Esther, le Cantique des cantiques et l'Ecclésiaste ; chez les chrétiens, l'Apocalypse, l'épître aux Hébreux, les Pastorales et jusqu'à l'év. de Jean. On appauvrirait sérieusement la Bible, si l'on n'y voulait maintenir que les écrits reçus partout et par tous.

On a encore élevé des objections contre le contenu des Apocryphes : on a critiqué leur morale, leur piété, leurs dogmes et jusqu'à leurs miracles. Reproches injustes ou tout au moins exagérés. Les Apocryphes sont des écrits parfaitement sains et qui peuvent être mis sans aucun inconvénient entre les mains de tous. Ils ont des conseils d'une prudence parfois poussée jusqu'à l'égoïsme, mais ce trait se retrouve ailleurs aussi dans l'A.T. La piété qu'ils expriment n'est peut-être pas toujours héroïque, mais elle est simple, sans trop de mièvrerie ni de formalisme. Leur dogmatique diffère fort peu de celle des livres du canon hébreu. Elle n'apporte guère comme nouveautés que l'affirmation très nette de la résurrection (2Ma 7) et celle de l'immortalité de l'âme (Sagesse de Sal. en particulier Sag 2:23 3:9 5:16), idées qui étaient étrangères à l'antique religion d'Israël (la résurrection apparaît timidement dans le livre de Da 12:2, et dans un chap. tardif de Esa 26:19).

On a beaucoup reproché aux Apocryphes quelques passages qui semblaient confirmer des doctrines spécifiquement catholiques : l'intercession des anges (Tob 12:12) et des saints (2Ma 15:14, Bar 3:4), la rédemption des âmes après la mort et l'efficacité des prières pour les trépassés (2Ma 12:42-45), et enfin le mérite des oeuvres (Tob 4:7 12:8-14, Sir 3:30). Mais cette dernière idée remplit l'A.T. et apparaît même dans le Nouveau (Jas 2:24). Quant à l'intercession des anges, elle n'est pas dans le texte allégué : (Tob 12:12) n'affirme rien de plus que Ap 8:4 (les anges portent à Dieu les prières des hommes). En ce qui concerne l'expiation pour les morts, mentionnée occasionnellement (2Ma 12:45), elle n'est certes pas plus choquante que le baptême pour les morts (1Co 15:29). Les raisons mises en avant pour écarter les Apocryphes ne semblent donc pas décisives. Il n'en est aucune qu'on ne pût faire valoir aussi bien contre tel ou tel des autres livres du canon.

On doit reconnaître toutefois que les Apocryphes ne sont pas ce qu'il y a de plus précieux dans le recueil sacré. Ils ne se distinguent pas par leur puissance spirituelle. Leurs auteurs sont des épigones, plus imitateurs que créateurs. Ils vivent sur la révélation de l'ancien Israël bien plus qu'ils ne la continuent. Le souffle prophétique leur fait presque entièrement défaut. Si leur exclusion est fort regrettable au point de vue historique, elle ne fait perdre à la Bible rien d'essentiel au point de vue religieux.

Ni les manuscrits des LXX ni les éditeurs modernes ne sont d'accord soit sur le nombre des Apocryphes, soit sur l'ordre dans lequel il convient de les ranger. Ceux que le concile de Trente a proclamés canoniques sont les suivants : Tobit (ou Tobie), Judith, Additions à Esther, Sagesse de Salomon (ou Sapience), Sagesse de Jésus fils de Sirach (ou Ecclésiastique), Baruch, avec la Lettre de Jérémie, Additions à Daniel, 1 et 2 Macchabées. On ajoute généralement à cette liste la Prière de Manassé et le 3 e livre d'Esdras (admis tous deux en appendice dans la Vulgate), souvent aussi 3 Macchabées, et quelques fois 4 Esdras (appendice de la Vulgate) et 4 Macchabées. Nous ne retiendrons pas ces deux derniers livres ; voir pour l'un Apocalypses et pour l'autre Pseudépigraphes.

Les Apocryphes peuvent être classés comme suit, d'après leur caractère littéraire :

A. Livres historiques : 1 et 2Mac

B. Récits patriotiques et religieux : 3Mac ; Tobit ; Judith ; Additions à Est ; 3Esdras ; Suzanne ; Bel ; le Dragon (ces trois derniers sont des additions à Daniel).

C. Écrits lyriques et prophétiques : Prière d'Azarias (addition à Daniel) ; Prière de Manassé ; Baruch ; Lettre de Jérémie.

D. Livres d'enseignement moral et religieux : Sagesse de Jésus fils de Sirach ; Sagesse de Salomon.

Le I er livre des Mac. « Macchabée », dérivé probablement de l'hébreu maqqaba (marteau), était le surnom de Judas, l'un des fils du prêtre Mattathias, protagoniste de l'insurrection juive contre les rois de Syrie. Ce nom a été étendu aux membres de sa famille, puis à sa dynastie et enfin aux martyrs du judaïsme quels qu'ils fussent (d'où la désignation de 3 et 4 Mac, livres qui n'ont aucun rapport avec la race de Judas). 1Mac raconte l'histoire du peuple juif pendant quarante années (de l'avènement d'Antiochus Épiphane à Jean Hyrcan, 175-135 av. J. -C). Il fait le récit des luttes qui lui assurèrent l'indépendance pour plus d'un siècle. C'est un des meilleurs livres d'histoire de la Bible. Chronologie uniforme et précise. Narration simple, claire, suivie, sans exagérations ni légendes, et remarquablement impartiale. L'auteur anonyme, qui vivait très près des événements qu'il rapporte, et qui a pu en connaître des témoins, paraît s'être exactement renseigné. Quoique ses dires ne soient pas exempts d'erreurs de détail, ils semblent dignes de foi. Ses indications géographiques sont justes et ses assertions concordent avec celles des historiens païens. On peut douter cependant de l'authenticité des pièces diplomatiques dont il cite un assez grand nombre (lettre du roi de Sparte Arius au grand-prêtre Onias, lettres des Romains à Judas et à ses frères Jonathan et Simon, etc.). Ces documents, comme les discours des personnages mis en scène, paraissent avoir été librement reconstitués. Certains même ont dû être forgés de toutes pièces. Le livre, très probablement écrit en hébreu ou en araméen (d'après le style et aussi d'après les témoignages d'Origène et de Jérôme), a dû voir le jour vers la fin du II e siècle ou le commencement du I er siècle avant notre ère.

Le 2° livre des Mac. ne fait pas suite au I er. Il raconte les événements survenus entre 176 et 161 av. J. -C. Le récit proprement dit est précédé de deux lettres adressées aux Juifs d'Egypte par les Juifs de Palestine, pour les engager à célébrer la fête de la Purification du Temple, instituée par Judas Macchabée (1Ma 4:41 et suivants, 2Ma 10:1-8). Ces documents sont apocryphes et ne sont probablement pas de l'auteur de l'histoire proprement dite. L'histoire elle-même, qui commence ch. 2:19, se donne comme l'abrégé d'un grand ouvrage composé par Jason de Cyrène. Ce n'est là vraisemblablement qu'un artifice littéraire. Le récit n'a aucune des qualités de celui de 1Mac Il est déparé par des inexactitudes et des exagérations manifestes : qu'on lise seulement 10:18-23, où 9.000 hommes s'étant réfugiés dans deux tours, Judas en tue 20.000, après qu'un certain nombre se sont échappés ! Seuls les ch. 3 et 4, qui racontent les intrigues des familles sacerdotales à Jérusalem et qui expliquent fort bien l'intervention des rois de Syrie dans les affaires intérieures de la Judée, avec les persécutions qui s'ensuivirent, présentent une réelle valeur historique. Signalons, à un autre point de vue, les récits de martyres, principalement celui du ch. 7, qui ont été certainement dramatisés, mais qui ne manquent pas de grandeur. Ils ont ému et réconforté beaucoup de chrétiens à travers les siècles. Le livre, écrit dans une bonne langue grecque, mais qui pèche pourtant par l'abus de la rhétorique, paraît dater des environs de l'ère chrétienne. Son auteur a dû être un pharisien, très zélé pour la Loi, très attaché aux principes théocratiques, fortement imbu du mépris et de la haine de l'étranger. Son ignorance de la topographie de la Palestine autorise à penser qu'il vivait dans la « diaspora » (voir ce mot), en Egypte probablement. Le 3e livre des Mac. est un conte plutôt qu'une histoire. Il raconte les persécutions que le roi d'Egypte Philopator (226-204 av. J. -C.) aurait fait subir aux Juifs établis dans ce pays. Il se distingue par une rhétorique fort ampoulée et par des récits de miracles fantastiques. Son origine peut être placée après celle de 2 Mac, un peu avant la destruction du Temple par Titus (70 ap. J. -C). L'auteur, anonyme, est resté inconnu, comme ceux des deux livres précédents. Tobit est une charmante nouvelle, qui eut beaucoup de succès dans l'antiquité, et qui plaît aujourd'hui encore. Elle nous fait pénétrer dans la vie intime d'une digne et pieuse famille juive, qui aurait vécu dans la déportation à Ninive. Elle fut écrite très probablement en gr, par un auteur inconnu. On n'en peut déterminer avec quelque certitude ni le lieu ni la date, qui semble en tout cas antérieure à l'ère chrétienne. Judith aussi est un conte, dû à un auteur anonyme, qui voulait exalter les sentiments patriotiques et religieux des Juifs. L'héroïne, Judith, une belle et pieuse Israélite, sort de sa ville assiégée et, simulant la trahison, pénètre dans le camp du général assyrien Holopherne. Ayant conquis le chef païen par son intelligence et son charme, elle réussit, par la protection divine, à lui couper la tête, un jour que le sommeil de l'ivresse l'avait terrassé, et elle ramène le sanglant trophée dans la place de Betyloua. Ce dramatique récit, qui a inspiré maintes tragédies, a dû être composé en hébreu ou en araméen (Jérôme affirme l'avoir lu dans cette langue), aux environs de l'an 100 av. J. -C.

Les Additions à Esther se composent de sept fragments divers intercalés dans ce livre, peut-être par son traducteur grec. Celui-ci a pu les puiser dans la tradition car l'histoire d'Esther a inspiré tout un cycle de légendes. Les « Additions » sont antérieures à Josèphe, qui les a utilisées dans les Antiquités juives (fin du I er siècle). On n'en peut préciser autrement la date. Dans le présent ouvrage, les références relatives à ce livre suivent la numérotation de ces morceaux telle que la donne l'édition française de la Soc. Biblique de Paris (Apocr.)

Le Troisième livre d'Esdras est, semble-t-il, un fragment d'une traduction grec qui comprenait les livres des Chroniques, d'Esdras et de Néhémie. Cette version, plus élégante que celle des LXX, a été utilisée par Josèphe, qui l'a connue dans sa forme actuelle. La partie qui en subsiste comprend la fin de 2 Chr., Esdras et la fin de Néhémie. Elle se ramène au texte hébr., auquel elle ajoute trois morceaux, dont deux fort courts et insignifiants. L'autre, qui occupe deux chap. (3 et 4), peut s'intituler « Les trois pages de Darius ». Trois jeunes gardes du corps de ce souverain se livrent à un tournoi oratoire, chacun faisant l'éloge de ce qu'il estime être le plus puissant en ce monde : le vin, --le roi, --les femmes et la vérité. Il y a de l'ingéniosité dans ces développements, et même de l'éloquence, surtout dans l'éloge de la vérité. Ce fragment a été composé très probablement en grec ; on ne peut dire s'il appartenait primitivement au texte grec de 3 Esdras, ou s'il y a été interpolé. 3 Esdras est désigné par l'abréviation Apocr. Esd dans le présent ouvrage. Additions à Daniel. Cinq fragments assez courts, dont les trois premiers : Suzanne, Bel et le Dragon, n'ont aucun rapport avec le livre de Daniel. Ils y ont été ajoutés (ordinairement à la fin) parce que Daniel en est le héros. « Suzanne » est un joli conte bien connu, qui met en lumière la chasteté d'une jeune femme juive et la sagesse de Daniel encore enfant. « Bel » et « le Dragon » tournent en dérision le culte des idoles. La prière d'Azarias et le Cantique des trois jeunes gens (cf. Da 1:6 et suivants) sont un ou deux morceaux lyriques intercalés entre Da 3:23 et 3:24. Il n'est pas sûr qu'ils aient été composés tout exprès pour illustrer le contexte où nous les trouvons, ni qu'ils soient de l'auteur de la version grec de Daniel. Peut-être même sont-ils la traduction d'un original hébreu. Ni la date, ni l'auteur, ni le lieu d'origine des « Additions à Daniel » ne sauraient être précisés. Le plus probable, c'est qu'ils sont contemporains de la vers. grec du livre hébr., ou un peu antérieurs.

La prière de Manassé est une brève composition lyrique (15 versets), inspirée par 2Ch 33:12-16. Il ne peut s'agir en aucune façon du texte authentique de la prière que mentionne le passage cité.

Le livre de Baruch est un petit écrit en cinq courts chap., attribué à Baruch, secrétaire du prophète Jérémie. (cf. Jer 32:12 36:4-26) Il se compose de trois morceaux : le premier (en prose) est une confession des péchés d'Israël, précédée d'une notice sur le « livre de Baruch » ; le deuxième (en vers) est un éloge de la Sagesse ; le troisième (en vers également) contient trois chants sur la captivité et le retour. L'origine de ces fragments sans unité réelle est inconnue. Ils sont postérieurs, en tout cas, au livre de Daniel, que le premier a imité et dont il a même reproduit textuellement quelques lignes.

La Lettre de Jérémie, adressée aux captifs qui vont être emmenés à Babylone, est une composition apocryphe suggérée par Jer 29. Elle s'applique surtout à démontrer le néant des idoles. Elle imite Esa 41 Esa 42 Esa 43 Esa 44 Jer 10 Ps 115 Ps 135. L'origine en est inconnue.

La Sagesse de Jésus fils de Sirach (ou Siracide), que les Latins ont nommée l'Ecclésiastique, est le plus gros des livres apocryphes (51 ch.). L'auteur, qui se désigne lui-même (50:27), s'appelait Jésus, fils de Sirach (texte grec) ou Siméon, fils de Jésus, fils d'Éléazar, fils de Sira (texte hébr.). Il paraît avoir dirigé, à Jérusalem, une école de « sagesse », c-à-d. d'enseignement moral et religieux, et il a écrit son livre pour conserver le souvenir de ses leçons. Le contenu de l'ouvrage est analogue à celui des Proverbes. Il est en général plus religieux. Cependant il lui arrive de descendre à des sujets très terre à terre : il donne des conseils sur la politesse et même des prescriptions sur l'indigestion et la colique ! Sa morale est saine et ferme, mais souvent assez dure et voisine de l'égoïsme. Ayant observé les hommes avec soin, il a conservé sur eux peu d'illusions, et moins encore sur les femmes. Il invite ses lecteurs à se défier de leurs semblables, et même de leurs amis. La fin du traité est consacrée à l'éloge des « Pères », depuis Adam jusqu'à Simon, fils d'Onias, auquel est consacré un assez long développement. On a l'impression que l'auteur a vu de ses yeux officier ce grand-prêtre (219-199 av. J. -C). Cela permettrait de placer la composition du livre au début du II e siècle avant notre ère. Cette date est également suggérée par la préface du traducteur grec, qui se donne comme le petit-fils de l'auteur, et qui déclare s'être fixé en Egypte la trente-huitième année du roi Évergète (170-116), soit en 132. La Sagesse de Sirach fut écrite en hébreu et en vers, suivant l'usage adopté pour ce genre littéraire (voir Proverbe). Le texte original, que Jérôme encore a connu, disparut ensuite. Il a été retrouvé en partie, au cours des dernières années du XIX e siècle, dans une antique synagogue du Caire. Les feuillets exhumés, dont beaucoup sont en mauvais état, appartiennent à quatre manuscrits différents et donnent environ les deux tiers de l'ouvrage.

La Sagesse de Salomon (ou Sapience) ne provient certainement pas du fils de David, mais elle lui ferait honneur. C'est, de tous les Apocryphes, celui qui contient le plus de pensée et de poésie. La première partie (ch. 1-9) est d'une grande beauté : elle est consacrée à l'éloge de la « Sagesse », qui est célébrée magnifiquement. Dans la deuxième partie (10-19), l'auteur semble s'être proposé de montrer les révélations de la Sagesse dans l'histoire d'Israël, mais, arrivé à la sortie d'Egypte, il s'embarque dans des subtilités parfois ingénieuses mais fort alambiquées, et il s'y noie. Il y a cependant, là encore, une page extrêmement remarquable sur la grandeur et la bonté de Dieu (Sag 11:20 - 12:2 12:11-18). L'auteur est un Juif demeuré fortement attaché à sa religion et à son peuple, mais qui s'est nourri de la philosophie grecque. Il lui a emprunté notamment l'idée de l'immortalité de l'âme, qu'il développe avec beaucoup d'éclat. Mais il est plutôt poète que dialecticien : l'art de systématiser sa pensée n'est pas son fort. A ce point de vue, il est bien resté israélite. Il vivait probablement à Alexandrie, au I er siècle av. notre ère. C'est un précurseur de Philon. On a cru reconnaître dans le N.T. quelques échos de son livre (cf. Ro 1:18-32 et Sag 13 -14). La langue originale est certainement le grec.

SOURCES LES PLUS IMPORTANTES. --Le texte grec se trouve dans toutes les éditions des LXX Il a été publié à part, par Fritzsche, Libri Apo cryphi Veteris Testament, Leipzig 1871. Le commentaire le plus étendu qui en ait été donné est le Kurzgefasstes exegetisches Handbuch zu den Apohryphen des A. T. de Fritzsche et Grimm, 6 vol., Leipzig 1851-1860. Traductions : en français, la Bible de Reuss (6e et 7e p.), Paris 1878-1S79 (avec introd. et comment.) ; la Vers. Crampon 1905 ; les Livres Apocr. de VA.T., Soc. Bibl. de Paris 1909 (avec introd. et notes) ; en allemand, die Apokryphcn des A.T., sous la direction de Kautzsch, Tubingue 1900 (avec introd. et notes) ; en anglais, the Apocrypha and Pseudepi-grapha of the O.T., par R. -H. Charles, 2 vol., Oxford 1913 (trad. annotée), et W.O. OEsterley, The Books of the Apocrypha, 3 e éd., London 1916. L. R.

Pour le N.T., voir Évangiles apocryphes.

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      Lévitique 2

      1 « Si quelqu’un veut offrir au SEIGNEUR un produit de la terre, il doit prendre de la farine. Il met de l’huile dessus avec de l’encens.
      2 Puis il l’apporte aux prêtres, fils d’Aaron. L’un des prêtres prend une poignée de farine mélangée à l’huile, et tout l’encens. Un prêtre fait brûler sur l’autel cette partie de l’offrande qu’on appelle “souvenir”. C’est une offrande brûlée, et sa fumée de bonne odeur plaît au SEIGNEUR.
      3 Ce qui en reste est pour Aaron et ses fils. C’est une part uniquement réservée au SEIGNEUR. En effet, elle vient d’une offrande brûlée pour le SEIGNEUR.
      4 « Si c’est une offrande cuite au four, la pâte doit être sans levain. Vous apportez alors des gâteaux à l’huile ou des galettes arrosées d’huile.
      5 Si c’est une offrande cuite sur une plaque, elle doit être faite de farine mélangée avec de l’huile, mais sans levain.
      6 Celui qui apporte l’offrande la partage et verse encore de l’huile sur les morceaux. C’est une offrande tirée de la terre.
      7 Si c’est une offrande cuite dans une poêle, la farine doit être préparée dans l’huile.
      8 L’homme apporte l’offrande préparée de cette façon pour le SEIGNEUR. Il la présente à un prêtre qui approche de l’autel.
      9 Le prêtre prend la part qu’on appelle “souvenir” et il la brûle sur l’autel. C’est une offrande brûlée, et sa fumée de bonne odeur plaît au SEIGNEUR.
      10 Ce qui reste de l’offrande est pour Aaron et ses fils. C’est une part uniquement réservée au SEIGNEUR. En effet, elle vient d’une offrande brûlée pour le SEIGNEUR.
      11 « Vous n’offrirez jamais au SEIGNEUR une offrande préparée avec du levain. En effet, vous ne ferez jamais brûler pour le SEIGNEUR une offrande préparée avec du levain ou du miel.
      12 Vous pourrez en apporter au SEIGNEUR quand vous lui offrirez les premiers produits de la terre. Mais vous ne devez pas les brûler sur l’autel dans un sacrifice à la fumée de bonne odeur.
      13 « Vous mettrez du sel sur chaque offrande tirée de la terre. Vous n’oublierez jamais le sel sur votre offrande. En effet, il représente l’alliance que Dieu a établie avec vous. C’est pourquoi vous offrirez toujours du sel avec vos offrandes.
      14 « Quand vous apporterez au SEIGNEUR une offrande des premiers produits de la terre, vous commencerez par griller les épis au feu. Puis vous écraserez les grains. Au moment de les apporter,
      15 vous verserez de l’huile et vous mettrez de l’encens dessus. C’est une offrande tirée de la terre.
      16 Ensuite le prêtre brûlera la part qu’on appelle “souvenir” : une partie des grains et de l’huile avec tout l’encens. Ce qui est brûlé de cette façon appartient au SEIGNEUR. »

      Lévitique 3

      1 « Si quelqu’un veut offrir en sacrifice de communion un animal pris dans le troupeau de bœufs, il doit amener un taureau ou une vache sans défaut devant le SEIGNEUR.
      2 Il pose la main sur la tête de l’animal et il l’égorge à l’entrée de la tente de la rencontre. Alors les prêtres, fils d’Aaron, versent le sang sur tous les côtés de l’autel.
      3 Voici les morceaux qu’un des prêtres présente au SEIGNEUR et qu’il brûle pour lui : la graisse qui entoure les intestins et l’estomac,
      4 les deux reins avec la graisse qui les enveloppe et qui tient aux côtés de l’animal, enfin, la meilleure partie du foie. On l’enlève avec les reins.
      5 Les prêtres brûlent tout cela sur l’autel en plus du sacrifice complet placé sur le bois qui brûle. C’est un sacrifice brûlé, et sa fumée de bonne odeur plaît au SEIGNEUR.
      6 « Si quelqu’un offre au SEIGNEUR un animal pris parmi les moutons et les chèvres, en sacrifice de communion, il doit présenter un animal sans défaut, mâle ou femelle.
      7 Si c’est un agneau, il le conduit devant le SEIGNEUR.
      8 Il met la main sur la tête de l’animal et il l’égorge devant la tente de la rencontre. Alors les fils d’Aaron versent le sang sur tous les côtés de l’autel.
      9 Voici les parties grasses qu’un des prêtres présente au SEIGNEUR et qu’il brûle pour lui : toute la queue coupée près de la colonne vertébrale, toute la graisse qui entoure les intestins et l’estomac,
      10 les deux reins avec la graisse qui les enveloppe et qui tient aux côtés de l’animal, enfin, la meilleure partie du foie. On l’enlève avec les reins.
      11 Le prêtre brûle tout cela sur l’autel. C’est de la nourriture brûlée pour le SEIGNEUR.
      12 « Si quelqu’un offre un bouc ou une chèvre, il présente l’animal devant le SEIGNEUR.
      13 Il pose la main sur la tête de l’animal et il l’égorge devant la tente de la rencontre. Alors les fils d’Aaron versent le sang sur tous les côtés de l’autel.
      14 Voici les morceaux qu’un des prêtres présente au SEIGNEUR et qu’il brûle pour lui : la graisse qui entoure les intestins et l’estomac,
      15 les deux reins avec la graisse qui les enveloppe et qui tient aux côtés de l’animal, enfin, la meilleure partie du foie. On l’enlève avec les reins.
      16 Le prêtre brûle tout cela sur l’autel. C’est de la nourriture brûlée, un sacrifice à la fumée de bonne odeur. « Toutes les parties grasses sont pour le SEIGNEUR.
      17 C’est pourquoi vous ne mangerez jamais la graisse ni le sang d’un animal. C’est une règle pour toujours. Vous la respecterez de génération en génération, partout où vous habiterez. »

      Lévitique 7

      1 « Voici les règles pour le sacrifice de réparation : C’est une offrande uniquement réservée au SEIGNEUR.
      2 On doit égorger l’animal là où on égorge les animaux offerts en sacrifices complets. Puis le prêtre verse le sang sur tous les côtés de l’autel.
      3 Il présente au SEIGNEUR toutes les parties grasses : la queue, la graisse qui entoure les intestins et l’estomac,
      4 les deux reins avec la graisse qui les enveloppe et qui tient aux côtés de l’animal, enfin, la meilleure partie du foie. On l’enlève avec les reins.
      5 Ensuite, le prêtre brûle tout cela sur l’autel. C’est de la nourriture brûlée pour le SEIGNEUR. Voilà le sacrifice de réparation.
      6 Seuls les hommes appartenant aux familles de prêtres peuvent manger cette viande. Ils doivent la manger dans un endroit réservé à cela, parce qu’elle est uniquement réservée au SEIGNEUR.
      7 Les règles du sacrifice de réparation sont les mêmes que celles du sacrifice pour recevoir le pardon des péchés. La viande de l’animal offert est pour le prêtre qui a fait la cérémonie du pardon. »
      8 « Quand quelqu’un offre un sacrifice complet, la peau de l’animal est pour le prêtre qui a fait la cérémonie.
      9 Les offrandes des produits de la terre cuites au four, dans une poêle ou sur une plaque sont aussi pour le prêtre qui a fait la cérémonie.
      10 Mais les offrandes qui ne sont pas cuites, préparées avec de l’huile ou sans huile, sont pour tous les fils d’Aaron. Chacun reçoit la même part. »
      11 « Voici les règles pour le sacrifice de communion offert au SEIGNEUR :
      12 Si quelqu’un offre un sacrifice de communion pour accompagner un chant de louange, il apporte, en plus de l’animal, des gâteaux à l’huile cuits sans levain, des galettes sans levain arrosées d’huile, et des gâteaux faits de farine mélangée avec de l’huile.
      13 Il apporte aussi une offrande de pain préparé avec du levain, pour accompagner un sacrifice de louange.
      14 Il prend une part de chaque offrande et la présente au SEIGNEUR. Ces parts sont pour le prêtre qui a versé le sang de l’animal sur les côtés de l’autel.
      15 Mais la viande de l’animal offert en sacrifice de louange, on doit la manger le jour même. On ne doit rien garder pour le jour suivant.
      16 « Quelqu’un peut offrir un sacrifice de communion, de façon spontanée ou pour réaliser un vœu. Dans ce cas, on mange une partie de la viande le jour même du sacrifice, et la partie qui reste, on la mange le jour suivant.
      17 S’il reste encore de la viande le troisième jour, on doit la jeter au feu.
      18 Si quelqu’un mange quand même de la viande venant de son sacrifice le troisième jour, Dieu n’accepte pas son offrande. Son sacrifice ne compte pas. En effet, c’est de la viande qui ne convient plus. Et celui qui en mange devient coupable d’une faute.
      19 De plus, si la viande a touché quelque chose d’impur, on ne doit pas la manger, mais la jeter au feu. « Il faut être pur pour manger la viande du sacrifice.
      20 Supposons ceci : Quelqu’un n’est pas pur, et il mange de la viande d’un sacrifice de communion offert au SEIGNEUR. On chassera cette personne-là de la communauté d’Israël.
      21 Ou encore : Quelqu’un touche une personne impure, un animal impur ou n’importe quoi d’impur, et il mange de la viande d’un sacrifice de communion offert au SEIGNEUR. On chassera cette personne-là de la communauté d’Israël. »
      22 Le SEIGNEUR dit à Moïse
      23 de donner aux Israélites les règles suivantes : « Vous ne devez jamais manger aucun morceau gras d’un animal, bœuf, mouton ou chèvre.
      24 La graisse d’une bête morte naturellement, ou tuée par des animaux sauvages, vous ne devez pas en manger, mais vous pouvez l’utiliser pour autre chose.
      25 Supposons ceci : Quelqu’un mange un morceau gras d’un animal qui doit être brûlé en sacrifice pour le SEIGNEUR. On chassera cette personne-là de la communauté d’Israël.
      26 Vous ne devez jamais manger le sang d’un oiseau ou d’un autre animal, partout où vous habiterez.
      27 Si une personne mange du sang, on la chassera de la communauté d’Israël. »
      28 Le SEIGNEUR dit à Moïse
      29 de donner encore aux Israélites les règles suivantes : « Quand quelqu’un offre un sacrifice de communion, il apporte au SEIGNEUR la part qui est pour lui.
      30 Il apporte lui-même ce qui est réservé pour le SEIGNEUR, c’est-à-dire les morceaux gras et la poitrine de l’animal. Il doit offrir la poitrine au SEIGNEUR, avec le geste de présentation.
      31 Alors le prêtre brûle les morceaux gras sur l’autel. Mais la poitrine est pour Aaron et ses fils.
      32 Vous devez aussi prendre la cuisse droite de l’animal offert, et vous la donnerez au prêtre.
      33 La cuisse droite est la part du fils d’Aaron qui présente à l’autel le sang et les morceaux gras de l’animal.
      34 Voici en effet ce que le SEIGNEUR lui-même vous commande, à vous les Israélites : Vous devez mettre de côté la poitrine et la cuisse des animaux offerts en sacrifice de communion. Vous devez les donner au prêtre Aaron et aux fils de ses fils : ces morceaux-là leur sont réservés pour toujours. »
      35 Voilà les parts d’Aaron et de ses fils prises sur les sacrifices brûlés pour le SEIGNEUR. Elles sont pour eux à partir du jour où ils deviennent prêtres au service du SEIGNEUR.
      36 Le SEIGNEUR a commandé aux Israélites de leur donner ces parts le jour où il les a consacrés en versant de l’huile sur eux. C’est une règle pour toujours. Vous la respecterez de génération en génération.
      37 Voilà les règles pour les sacrifices complets, les offrandes des produits de la terre, les sacrifices pour recevoir le pardon, les sacrifices de réparation, les sacrifices offerts le jour où les prêtres commencent leur service et les sacrifices de communion.
      38 Le SEIGNEUR a donné ces règles à Moïse dans le désert, sur le mont Sinaï, le jour où il a commandé aux Israélites d’apporter leurs offrandes.

      2 Chroniques 33

      12 Du fond de son malheur, Manassé prie le SEIGNEUR son Dieu. Il s’abaisse devant le Dieu de ses ancêtres
      13 et il le supplie. Dieu se laisse toucher et il écoute sa prière. Il le fait revenir à Jérusalem et rétablit son pouvoir royal. Alors Manassé reconnaît que c’est le SEIGNEUR qui est Dieu.
      14 Après ces événements, Manassé construit un mur très haut à l’extérieur de la « Ville de David ». Ce mur passe à l’ouest de la source de Guihon, il entoure le quartier de l’Ofel, et continue le long de la vallée du Cédron jusqu’à la porte des Poissons. Manassé place aussi des chefs militaires dans toutes les villes bien protégées de Juda.
      15 Il fait enlever du temple du SEIGNEUR les dieux étrangers et la statue sculptée du faux dieu qu’il a mis là. Il fait détruire tous les autels qu’il a dressés sur la montagne du temple et dans Jérusalem. Il jette les débris en dehors de la ville.
      16 Il reconstruit l’autel du SEIGNEUR. Là, il offre des sacrifices de communion et de louange et il donne l’ordre aux Judéens de servir le SEIGNEUR, Dieu d’Israël.

      Esther 3

      1 Après ces événements, le roi Xerxès honore Haman, fils de Hammedata, de la famille d’Agag. Il lui donne un poste élevé, celui de premier ministre.
      2 Tous les fonctionnaires du roi s’inclinent profondément devant Haman, comme le roi l’a commandé. Mais Mardochée ne s’incline pas.
      3 Les autres fonctionnaires lui demandent : « Tu n’obéis pas à l’ordre du roi, pourquoi donc ? »
      4 Ils lui font cette remarque tous les jours, mais lui, il n’en tient pas compte. Comme il leur a dit qu’il est juif, ils parlent de l’affaire à Haman, pour voir si Mardochée va continuer à agir ainsi.
      5 Haman le voit bien : Mardochée refuse de s’incliner profondément devant lui. Haman se met alors dans une violente colère.
      6 Il a appris aussi que Mardochée est juif. Il trouve donc que cela ne suffit pas de s’attaquer à Mardochée seul. Il cherche aussi à tuer les gens de son peuple, c’est-à-dire tous les Juifs qui vivent dans tout le royaume de Xerxès.
      7 La douzième année où Xerxès est roi, le premier mois, ou mois de Nisan, Haman fait jeter les dés appelés « pourim ». Il veut savoir quel jour et quel mois seront favorables pour réaliser ses projets. Le sort tombe sur le douzième mois, ou mois de Adar.
      8 Haman dit au roi Xerxès : « Il y a un peuple particulier qui habite un peu partout dans toutes les provinces de ton royaume. Ces gens vivent à part, au milieu des autres peuples. Leurs coutumes sont différentes de celles des autres peuples et ces gens-là n’obéissent pas aux lois royales. Ce n’est pas dans ton intérêt de les laisser tranquilles !
      9 Si tu le juges bon, donne par écrit l’ordre de les tuer. Alors je remettrai 300 tonnes d’argent aux fonctionnaires qui administrent le royaume. Ils les verseront dans le trésor royal. »
      10 Le roi enlève la bague qu’il porte au doigt. Il la donne à l’ennemi des Juifs, Haman, fils de Hammedata, de la famille d’Agag.
      11 Le roi dit à Haman : « Garde ton argent, et ces gens-là, traite-les comme tu veux ! »
      12 Le premier mois, le 13 du mois, on réunit les secrétaires du roi. Selon les ordres de Haman, ils écrivent des lettres et les envoient aux préfets du roi, aux gouverneurs de toutes les provinces et aux chefs des différents peuples. Ils les écrivent avec l’écriture des habitants de chaque province et dans la langue de chaque peuple. Les secrétaires les signent au nom du roi Xerxès et ils appliquent dessus la marque de sa bague.
      13 Ils envoient des messagers porter ces lettres dans chaque province du royaume. Elles donnent l’ordre de tuer, de détruire, de supprimer tous les Juifs, jeunes et vieux, femmes et enfants, et de piller leurs biens. Cette destruction doit se faire en une seule journée, le douzième mois, ou mois de Adar, le 13 du mois.
      14 Dans chaque province, la lettre reçue doit être considérée comme une loi. Elle doit être communiquée à tous les peuples pour que chacun soit prêt à agir le jour fixé.
      15 Sur l’ordre du roi, les messagers partent très vite, et on fait connaître la décision dans la citadelle de Suse. Le roi et Haman s’assoient pour boire alors que les habitants de Suse sont bouleversés.

      Psaumes 115

      1 SEIGNEUR, ce n’est pas à nous, ce n’est pas à nous, qu’il faut donner la gloire, mais c’est à toi, pour ton amour et ta fidélité.
      2 Les autres peuples demandent : « Leur Dieu, que fait-il ? » Mais pourquoi posent-ils cette question ?
      3 Notre Dieu est au ciel, tout ce qu’il veut, il le fait.
      4 Leurs dieux sont en argent et en or, ils sont fabriqués par des hommes.
      5 Ces statues ont une bouche, mais elles ne parlent pas. Elles ont des yeux, mais elles ne voient pas.
      6 Elles ont des oreilles, mais elles n’entendent pas. Elles ont un nez, mais elles ne sentent pas.
      7 Elles ont des mains, mais elles ne touchent pas. Elles ont des pieds, mais elles ne marchent pas. Aucun son ne sort de leur bouche.
      8 Les artisans qui les font, ceux qui mettent leur confiance en elles, qu’ils soient comme ces statues !
      9 Tribus d’Israël, ayez confiance dans le SEIGNEUR. – Leur secours et leur bouclier, c’est lui !
      10 Famille d’Aaron, ayez confiance dans le SEIGNEUR. – Leur secours et leur bouclier, c’est lui !
      11 Vous qui respectez le SEIGNEUR, ayez confiance dans le SEIGNEUR. – Leur secours et leur bouclier, c’est lui !
      12 Le SEIGNEUR se souvient de nous, il nous bénira. Il bénira les tribus d’Israël, il bénira la famille d’Aaron,
      13 il bénira ceux qui le respectent, les petits et les grands.
      14 Que le SEIGNEUR vous rende nombreux, vous et vos enfants !
      15 Que le SEIGNEUR vous bénisse, lui qui a fait le ciel et la terre !
      16 Le ciel est le ciel du SEIGNEUR, mais la terre, il l’a donnée aux hommes.
      17 Non, les morts ne chantent pas la louange du SEIGNEUR, eux qui descendent dans le monde du silence.
      18 Mais nous, nous remercions le SEIGNEUR, dès maintenant et pour toujours. Chantez la louange du SEIGNEUR !

      Psaumes 135

      1 Chantez la louange du SEIGNEUR ! Chantez le nom du SEIGNEUR, chantez sa louange, vous ses serviteurs
      2 qui vous tenez dans le temple du SEIGNEUR, dans les cours de la maison de notre Dieu !
      3 Chantez le SEIGNEUR, car il est bon, jouez pour son nom, car il est aimable.
      4 Le SEIGNEUR a choisi pour lui le peuple de Jacob, il a pris Israël comme son trésor.
      5 Oui, je le sais, le SEIGNEUR est grand, notre maître est au-dessus de tous les dieux.
      6 Le SEIGNEUR fait tout ce qu’il veut, dans le ciel et sur la terre, dans les mers et dans les profondeurs.
      7 Il soulève les nuages du bout du monde, il lance les éclairs pour faire tomber la pluie, il tire le vent qu’il gardait en réserve.
      8 C’est le SEIGNEUR qui a frappé les fils aînés des Égyptiens, les premiers-nés de leurs animaux.
      9 Au milieu de toi, Égypte, il a agi de façon extraordinaire et étonnante contre le roi d’Égypte et tous ses serviteurs.
      10 Il a frappé des peuples nombreux, il a tué des rois puissants :
      11 Sihon, roi des Amorites, Og, roi du Bachan, et tous les rois de Canaan.
      12 Le SEIGNEUR a donné leurs pays en partage, en partage à Israël, son peuple.
      13 SEIGNEUR, on entendra toujours parler de toi, SEIGNEUR, on se souviendra de toi de génération en génération.
      14 Oui, le SEIGNEUR fait justice à son peuple, il a pitié de ceux qui le servent.
      15 Les dieux des autres peuples sont en argent et en or. Ils sont fabriqués par des hommes.
      16 Ces statues ont une bouche, mais elles ne parlent pas. Elles ont des yeux, mais elles ne voient pas.
      17 Elles ont des oreilles, mais elles n’entendent pas. Aucun son ne sort de leur bouche.
      18 Ceux qui les ont faites, ceux qui mettent leur confiance en elles, qu’ils soient comme ces statues !
      19 Tribus d’Israël, remerciez le SEIGNEUR ! Famille d’Aaron, remerciez le SEIGNEUR !
      20 Famille des lévites, remerciez le SEIGNEUR ! Vous qui respectez le SEIGNEUR, remerciez le SEIGNEUR !
      21 Depuis Jérusalem, remerciez le SEIGNEUR qui habite sur la montagne de Sion ! Chantez la louange du SEIGNEUR !

      Esaïe 26

      19 Mon peuple, tes morts revivront, ils se remettront debout. Ceux qui sont couchés dans la poussière se réveilleront et crieront de joie. Le SEIGNEUR t’enverra une rosée de lumière, et grâce à elle, la terre fera revivre les morts.

      Esaïe 41

      1 Le SEIGNEUR dit : « Vous, les peuples éloignés, gardez le silence pour m’écouter. Reprenez courage, vous, toutes les populations. Avancez et parlez ! Oui, allons ensemble au tribunal.
      2 À l’est, quelqu’un se met en route. Il remporte la victoire partout où il passe. Qui l’a mis en route ? Qui lui livre les peuples ? Qui met les rois sous son pouvoir ? Son épée les change en poussière, son arc les chasse comme le vent emporte la paille.
      3 Cet homme les poursuit, il avance rapidement, en toute sécurité, sans mettre les pieds à terre.
      4 Qui a fait tout cela ? C’est celui qui crée les événements depuis le commencement. C’est moi, le SEIGNEUR. Je suis le premier, et jusqu’à la fin, je reste le SEIGNEUR.
      5 Les peuples éloignés ont vu ce qui s’est passé et ils ont eu peur. Les gens du bout du monde se sont approchés en tremblant.
      6 Chacun aide son camarade, l’un dit à l’autre : “Courage !”
      7 Le sculpteur encourage celui qui travaille l’or et l’argent. L’artisan qui aplatit le métal au marteau encourage le forgeron. Il dit de son travail : “Ça va bien.” Puis on termine la statue d’un faux dieu en la fixant avec des clous. »
      8 « Mais toi, Israël, tu es mon serviteur, Jacob, tu es le peuple que j’ai choisi, tu es né de mon ami Abraham.
      9 Je suis allé te chercher jusqu’au bout du monde, je t’ai appelé depuis les régions les plus éloignées. Je t’ai dit : “Mon serviteur, c’est toi, je t’ai choisi, je ne t’ai pas repoussé.”
      10 N’aie pas peur, je suis avec toi. Ne regarde pas autour de toi avec inquiétude. Oui, ton Dieu, c’est moi. Je te rends fort, je viens à ton secours et je te protège avec ma main puissante et victorieuse.
      11 Tous ceux qui sont en colère contre toi seront couverts de honte et d’insultes. Ceux qui se disputent avec toi seront détruits et mourront.
      12 Ceux qui luttent contre toi, tu les chercheras et tu ne les trouveras plus. Ces gens qui te font la guerre seront détruits et ils disparaîtront.
      13 Moi, le SEIGNEUR, je suis ton Dieu. Je te tiens par la main. Je te dis : “N’aie pas peur, je viens à ton secours.”
      14 « N’aie pas peur, peuple de Jacob, petit ver de terre, toi, faible reste d’Israël. Le SEIGNEUR déclare : Je viens à ton secours. Celui qui te libère, c’est moi, le Dieu saint d’Israël.
      15 Je vais faire de toi un outil tout neuf, une herse aux dents pointues. Tu écraseras les montagnes, tu les changeras en poussière, et les collines, tu en feras de la paille.
      16 Tu les jetteras en l’air, et le vent les emportera comme il emporte la paille. La tempête les chassera de tous côtés. Mais toi, tu crieras de joie à cause du SEIGNEUR, tu seras fier du Dieu saint d’Israël. »
      17 Les malheureux et les pauvres cherchent de l’eau, et ils n’en trouvent pas. La soif sèche leur langue. Eh bien, moi, le SEIGNEUR, je vais leur répondre, moi, le Dieu d’Israël, je ne les abandonnerai pas.
      18 Je ferai couler des fleuves sur les hauteurs sans arbres, et des sources au fond des vallées. Je changerai le désert en lac, et la terre sèche en oasis.
      19 Dans le désert, je planterai toutes sortes d’arbres, des grands et des petits. Dans les régions sans eau, je mettrai ensemble différentes espèces d’arbres.
      20 Alors tout le monde verra ceci : c’est le SEIGNEUR qui a réalisé ces choses, c’est le Dieu saint d’Israël qui les a créées. Tout le monde le saura. Tous feront attention et le comprendront.
      21 Le SEIGNEUR, le roi du peuple de Jacob, dit : « Vous, les dieux des autres peuples, venez présenter votre cas, donnez vos preuves.
      22 Approchez et annoncez-nous ce qui va se passer ! Qu’est-ce qui est déjà arrivé ? Montrez-le, et nous y réfléchirons. Ou bien annoncez-nous l’avenir, et nous saurons ce qui arrivera.
      23 Oui, annoncez-nous ce qui se passera. Alors nous reconnaîtrons que vous êtes des dieux. Faites du bien ou du mal, mais faites quelque chose. Ainsi, nous verrons et nous vous respecterons !
      24 Mais vous n’êtes rien du tout, ce que vous faites est en dessous de tout ! Celui qui vous choisit comme dieux nous dégoûte comme vous nous dégoûtez.
      25 « J’ai mis en route un homme depuis le nord, et il arrive. Là où le soleil se lève, je l’appelle par son nom. Il écrase les dirigeants comme on écrase la boue, comme le potier écrase l’argile avec ses pieds.
      26 Qui donc a annoncé cela dès le début pour nous le faire connaître ? Qui nous a avertis autrefois pour que nous disions : « C’est la vérité » ? Personne n’a rien annoncé, personne n’a ouvert la bouche, personne n’a même entendu une parole de vous !
      27 C’est moi, le SEIGNEUR, qui l’ai annoncé le premier à Jérusalem. En effet, j’ai envoyé à Sion un messager pour apporter une bonne nouvelle.
      28 « J’ai bien regardé : je n’ai vu personne. Parmi les dieux des autres peuples, aucun ne donne un avis ! Il n’y a personne à consulter, personne qui peut me répondre !
      29 Ils ne sont rien, ils ne font rien. Leurs statues sont du vent, du vide ! »

      Esaïe 42

      1 Le SEIGNEUR dit : « Voici mon serviteur. Je le tiens par la main, c’est lui que j’ai choisi avec joie. J’ai mis mon esprit sur lui, pour qu’il fasse connaître le droit aux peuples.
      2 Il ne crie pas, il ne parle pas fort, on n’entend pas sa voix dans la rue.
      3 Il ne casse pas le roseau courbé. Il n’éteint pas la flamme qui devient faible. Mais il fait réellement connaître le droit.
      4 Il ne se découragera pas, il n’abandonnera pas avant d’établir le droit sur la terre. Les peuples éloignés désirent recevoir son enseignement. »
      5 Dieu, le SEIGNEUR, a créé le ciel et il l’a déroulé. Il a étendu la terre avec toutes les plantes. Il donne la vie aux peuples qui l’habitent, le souffle à ceux qui y vivent. Voici ce qu’il dit à son serviteur :
      6 « Moi, le SEIGNEUR, je t’ai appelé par une décision juste. Je te prends par la main, c’est moi qui t’ai formé. En toi, je réalise mon alliance avec le peuple, tu es la lumière des habitants de la terre.
      7 Tu ouvriras les yeux des aveugles, tu feras sortir les prisonniers de leur prison, tu retireras de leur cellule ceux qui attendent dans le noir.
      8 « Je suis “le SEIGNEUR”, voilà mon nom. Je ne donnerai pas ma gloire à un autre. Je ne laisserai pas aux statues des faux dieux la louange qui me revient.
      9 Les premiers événements sont déjà arrivés. Maintenant, j’en annonce de nouveaux. Je vous les fais connaître avant qu’ils se réalisent. »
      10 Chantez au SEIGNEUR un chant nouveau. Du bout du monde, chantez sa louange, vous qui voyagez sur la mer, vous qui la remplissez, et vous, les peuples éloignés.
      11 Qu’on entende des chants dans les lieux habités du désert, dans les campements des nomades de Quédar ! Que les habitants de la Roche montrent leur joie qu’ils poussent des cris de joie du sommet des montagnes !
      12 Que les peuples éloignés rendent gloire au SEIGNEUR, qu’ils chantent à haute voix sa louange !
      13 Le SEIGNEUR s’avance comme un soldat courageux, comme un combattant il rassemble son courage. Il pousse un puissant cri de guerre, il agit comme un soldat courageux contre ses ennemis.
      14 Le SEIGNEUR dit : « Depuis longtemps, j’ai gardé le silence, je suis resté sans rien dire. Mais maintenant, je vais crier. Comme une femme au moment d’accoucher, je gémis, je manque de souffle, je respire mal.
      15 « Je vais détruire montagnes et collines, et y faire sécher tout ce qui pousse. Je vais changer les fleuves en terre solide et vider l’eau des lacs.
      16 Je vais conduire les aveugles sur une route inconnue, je vais les faire marcher sur des chemins qu’ils ne connaissent pas. Devant eux, je vais changer la nuit en lumière, je vais enlever les obstacles sous leurs pieds. Voilà ce que je veux faire, je n’abandonnerai pas ce projet.
      17 « Ceux qui font confiance aux faux dieux, qui disent à leurs statues : “Nos dieux, c’est vous”, ces gens-là vont reculer, couverts de honte. »
      18 Vous qui êtes sourds, écoutez ! Vous qui êtes aveugles, regardez et voyez !
      19 Si quelqu’un est aveugle et sourd, c’est bien mon serviteur, le messager que j’envoie. – Oui, qui est aveugle comme le peuple du SEIGNEUR ? Qui est sourd comme le serviteur du SEIGNEUR ?
      20 Toi, peuple d’Israël, tu as vu beaucoup de choses, mais tu n’as rien retenu. Tu as de bonnes oreilles, mais tu n’as rien entendu.
      21 Le SEIGNEUR, dans une décision juste, a voulu montrer combien sa loi est grande et belle.
      22 Mais voici que vous êtes un peuple pillé. On vous a tout pris. Vous êtes tous enfermés dans de grands trous, assis dans des prisons. Les ennemis vous ont pris comme des richesses de guerre, et personne n’est venu à votre secours. Ils vous ont emmenés, et personne n’a dit : « Rendez-les ! »
      23 Qui parmi vous fait attention à cela ? Qui va écouter ? Qui va comprendre maintenant ?
      24 Qui donc a livré Israël, le peuple de Jacob, à ceux qui lui ont tout pris, à ceux qui l’ont pillé ? – C’est le SEIGNEUR, n’est-ce pas ? En effet, nous avions péché contre lui, son peuple n’a pas voulu suivre son chemin ni écouter sa loi.
      25 C’est pourquoi le SEIGNEUR a répandu sur lui sa violente colère et les horreurs de la guerre. Celle-ci a mis le feu de tous côtés, mais le peuple n’a rien compris. Le feu a brûlé le peuple, mais celui-ci n’a pas pris la chose au sérieux.

      Esaïe 43

      1 Maintenant, Israël, le SEIGNEUR te dit ceci, lui qui t’a créé et formé : « N’aie pas peur, je te libère. Je t’ai appelé par ton nom, tu es à moi.
      2 Quand tu traverseras l’eau profonde, je serai avec toi, quand tu passeras les fleuves, tu ne te noieras pas. Quand tu marcheras au milieu du feu, il ne te brûlera pas, les flammes ne te toucheront pas.
      3 En effet, moi, le SEIGNEUR, je suis ton Dieu. Moi, le Dieu saint d’Israël, je suis ton sauveur. Pour payer ta libération, je donne l’Égypte, je donne l’Éthiopie et Séba en échange de toi.
      4 Oui, je tiens beaucoup à toi, tu es précieux et je t’aime. C’est pourquoi je donne des peuples à ta place, des êtres humains en échange de toi.
      5 « N’aie pas peur, je suis avec toi. De l’est, je vais faire revenir tes enfants, de l’ouest, je les rassemblerai.
      6 Je dis au nord : “Rends-les”, et au sud : “Ne les retiens pas.” Ramenez mes fils de ces pays éloignés et mes filles du bout du monde.
      7 Ramenez tous ceux qui portent mon nom, tous ceux que j’ai créés, que j’ai formés, que j’ai faits pour qu’ils me rendent gloire. »
      8 Que ce peuple se présente ! Il a des yeux mais il ne voit pas, il a des oreilles mais il n’entend pas.
      9 Que les populations se réunissent, que tous les peuples se rassemblent ! Parmi eux, qui peut annoncer ce qui se passe ? Qui peut nous dire ce qui est déjà arrivé ? Qu’ils présentent leurs témoins pour montrer qu’ils ont raison ! Que les témoins les écoutent et disent : « C’est la vérité ! »
      10 Le SEIGNEUR déclare : « Mes témoins, c’est vous, mon peuple. Vous êtes le serviteur que moi, j’ai choisi. Je veux que vous ayez confiance en moi, que vous reconnaissiez et compreniez que moi, je suis Dieu. Avant moi, il n’y a eu aucun dieu, et il n’y en aura pas après moi.
      11 Le SEIGNEUR, c’est moi, et moi seul. En dehors de moi, il n’y a pas de sauveur.
      12 C’est moi qui apporte le salut, qui l’annonce et qui le fais connaître. C’est moi, et non pas un dieu étranger qu’on peut trouver chez vous. » Le SEIGNEUR déclare encore : « Vous, vous êtes mes témoins, et moi, je suis Dieu.
      13 Oui, je le suis depuis le commencement, et personne ne peut arracher quelqu’un de ma main. Quand je fais quelque chose, personne ne peut le changer. »
      14 Voici ce que dit le SEIGNEUR, votre libérateur, le Dieu saint d’Israël : « Pour vous, j’envoie quelqu’un à Babylone. Je vais faire tomber les portes qui protègent la ville. Alors, chez les Babyloniens, les cris de joie deviendront des chants de deuil.
      15 Je suis le SEIGNEUR, votre Dieu saint, le Créateur d’Israël, votre Roi. »
      16 Autrefois, le SEIGNEUR a ouvert un chemin dans la mer, une route à travers l’eau puissante.
      17 Il a fait sortir des chars et des chevaux, l’armée avec sa puissance militaire. Ils sont tombés pour ne plus se relever. Ils se sont éteints, ils ont brûlé comme la mèche d’une lampe.
      18 Maintenant, le SEIGNEUR dit : « Ne pensez plus à ce qui est déjà arrivé, oubliez le passé.
      19 En effet, je vais faire quelque chose de nouveau, qui grandit déjà. Est-ce que vous ne le voyez pas ? Oui, je vais ouvrir un chemin dans le désert, je vais faire couler des fleuves dans ce lieu sec.
      20 Les animaux sauvages, les chacals et les autruches me rendront honneur car j’ai fait couler de l’eau dans le désert, des fleuves dans ce lieu sec. Oui, je veux donner à boire au peuple que j’ai choisi.
      21 Ce peuple que j’ai formé pour moi chantera ma louange. »
      22 Le SEIGNEUR dit : « Israël, ce n’est pas à moi que tu as fait appel. Mais tu t’es fatigué de moi, peuple de Jacob.
      23 Et pourtant, tu ne m’as pas apporté d’agneaux comme sacrifices, tu ne m’as pas rendu gloire en les offrant. Je n’ai pas fait de toi un esclave en exigeant des dons. Je ne t’ai pas fatigué en demandant de l’encens.
      24 Tu n’as pas dépensé ton argent en achetant pour moi des plantes parfumées, tu ne m’as pas rassasié de la graisse des animaux offerts en sacrifice. Mais par tes fautes, tu as fait de moi un esclave. Tu m’as fatigué par tes péchés.
      25 Pourtant, c’est moi, oui c’est moi qui pardonne tes fautes, parce que je le veux bien. Et je ne m’en souviendrai plus.
      26 « Rappelle-moi ce que tu me reproches, et allons ensemble au tribunal. Présente toi-même les faits et prouve que tu as raison.
      27 Déjà ton premier ancêtre a péché, et tes porte-parole se sont révoltés contre moi.
      28 Alors j’ai renversé les chefs que j’avais établis, j’ai livré le peuple de Jacob à la destruction, j’ai abandonné Israël à ses ennemis qui l’insultent.

      Esaïe 44

      1 Et maintenant, écoute, peuple de Jacob, mon serviteur, Israël, toi que j’ai choisi.
      2 Moi, le SEIGNEUR, je t’ai fait, je t’ai formé dès avant ta naissance et je viens à ton aide. Voici donc ce que je dis : N’aie pas peur, peuple de Jacob, toi, Yechouroun, mon serviteur que j’ai choisi.
      3 En effet, je ferai couler de l’eau sur le sol qui a soif, des rivières sur la terre sèche. Je répandrai mon esprit sur tes enfants, et ma bénédiction sur les enfants de tes enfants.
      4 Ils pousseront et grandiront comme l’herbe verte dans un champ, comme des arbres au bord de l’eau.
      5 L’un dira : “J’appartiens au SEIGNEUR”, l’autre dira : “Je fais partie de la famille de Jacob.” Un autre encore écrira sur sa main : “Je suis au SEIGNEUR”, et il prendra comme nom Israël. »
      6 Voici ce que dit le SEIGNEUR, le roi et le libérateur d’Israël, le SEIGNEUR de l’univers : « Je suis au commencement et à la fin de tout. En dehors de moi, il n’y a pas de Dieu.
      7 Qui est égal à moi ? Qu’il le crie, qu’il l’annonce et me l’explique ! Qu’il dise les choses qui sont arrivées depuis que j’ai formé le premier peuple, qu’il annonce ce qui va se passer !
      8 « Vous, mon peuple, n’ayez pas peur, ne tremblez pas. Je vous ai annoncé cela longtemps à l’avance, je vous l’ai fait connaître. Vous êtes mes témoins. Est-ce qu’il y a un Dieu en dehors de moi ? Non, je suis votre solide rocher, je n’en connais pas d’autre. »
      9 Ceux qui fabriquent les statues des faux dieux ne sont rien, et leurs beaux objets ne servent à rien. Ces statues sont leurs témoins à eux, mais des témoins qui ne voient rien, qui ne savent rien et qui les couvrent de honte.
      10 Fabriquer un dieu, former une statue qui ne sert à rien, c’est une chose stupide.
      11 Tous ceux qui s’attachent à une statue se couvrent de honte. Les artisans qui la fabriquent ne sont que des hommes. Qu’ils se rassemblent, qu’ils se présentent tous ! Ils auront peur et seront couverts de honte.
      12 Le forgeron aiguise un ciseau sur des charbons brûlants. Il le travaille à coups de marteau, avec la force de son bras. Mais dès qu’il a faim, il n’a plus de force. S’il ne boit pas d’eau, il est épuisé.
      13 Le sculpteur mesure son morceau de bois avec une corde. Il dessine la statue du faux dieu avec de la craie. Il taille le bois avec un ciseau et il le polit avec une lime. Le sculpteur prend modèle sur un être humain, un homme très beau. Et cette statue sera placée dans un lieu sacré.
      14 Il a coupé un bel arbre comme le cèdre, il a choisi un arbre solide comme le chêne, ou un autre grand arbre. Il les a laissés grandir dans la forêt. Ou bien il a planté un grand arbre comme le pin, et la pluie le fait pousser.
      15 Le bois servira pour allumer du feu. Les gens le prennent pour se chauffer ou pour cuire leur nourriture. Ou encore ils en font un dieu pour l’adorer. Ils fabriquent une statue et s’inclinent devant elle.
      16 Ils prennent la moitié du bois pour faire du feu. Ils font griller la viande, ils la mangent et n’ont plus faim. Ou bien ils se chauffent en disant : « Ce bois chauffe bien, cette flamme est agréable ! »
      17 Avec le reste du bois, ils fabriquent un dieu, une statue. Ils s’inclinent devant elle, l’adorent et font cette prière : « Tu es mon dieu, sauve-moi ! »
      18 Ces gens ne savent rien, ils ne comprennent rien. En effet, leurs yeux et leur esprit sont bouchés, ils ne peuvent pas voir, ils ne peuvent pas comprendre.
      19 Personne ne réfléchit en lui-même, personne n’a assez de bon sens ou d’intelligence pour se dire : « J’ai brûlé la moitié du bois, j’ai cuit ma nourriture sur les charbons, et j’ai grillé la viande que je mange. Est-ce que je vais fabriquer une statue horrible avec l’autre moitié ? Est-ce que je vais m’incliner devant un morceau de bois ? »
      20 Non, ces gens-là s’attachent à ce qui est seulement de la cendre. Leur esprit est dans l’erreur, et ils raisonnent mal. Ils ne sauveront pas leur vie. Aucun d’eux ne dira : « Ce que j’ai dans la main est un faux dieu, c’est clair. »
      21 « Israël, peuple de Jacob, souviens-toi de ceci : Tu es mon serviteur. Je t’ai formé pour que tu sois à mon service. Israël, je ne t’oublie pas.
      22 J’ai balayé tes fautes comme un nuage, j’ai chassé tes péchés comme le brouillard du matin. Reviens vers moi, je suis ton libérateur. »
      23 Oui, le SEIGNEUR agit. Alors, toi, le ciel, chante de joie, toi, profondeur de la terre, donne de la voix, vous, les montagnes et les arbres des forêts, criez de joie. En effet, le SEIGNEUR a délivré son peuple, il a montré sa gloire en Israël !
      24 Israël, le SEIGNEUR est ton libérateur, il t’a formé dès avant ta naissance. Il te dit : « Je suis le SEIGNEUR. C’est moi qui ai fait tout ce qui existe. Moi seul, j’ai déroulé le ciel, j’ai étendu la terre sans l’aide de personne.
      25 Maintenant, j’enlève leur pouvoir aux paroles des devins. Je fais dire n’importe quoi à ceux qui annoncent l’avenir. Je ferme la bouche des sages, et je prouve que leur science est stupide.
      26 Mais je réalise les paroles de mes serviteurs, et je fais réussir ce que mes envoyés ont annoncé. Je dis de Jérusalem : “Elle sera de nouveau habitée, on relèvera ses murs détruits.” Je dis des villes de Juda : “On les rebâtira.”
      27 À la mer profonde, je donne cet ordre : “Deviens sèche, je vais empêcher les fleuves de te remplir.”
      28 Je dis de Cyrus : “Il est le berger de mon peuple. Il fera réussir tout ce que je veux. Il commandera de rebâtir Jérusalem, de reconstruire le temple.” »

      Jérémie 10

      1 Gens d’Israël, écoutez la parole que le SEIGNEUR vous adresse !
      2 Voici ce qu’il dit : « N’imitez pas les autres peuples ! N’ayez pas peur des signes qui viennent du ciel. Ce sont les autres peuples qui en ont peur.
      3 Oui, les coutumes des autres peuples ne valent rien. Ils coupent du bois dans la forêt, et le sculpteur taille une statue de faux dieu avec un ciseau.
      4 Il la décore avec de l’or ou de l’argent. Il la fixe avec des clous et un marteau pour qu’elle tienne bien debout.
      5 Ces dieux ressemblent à un épouvantail dans un champ de concombres. Ils ne parlent pas. Il faut les porter, parce qu’ils ne peuvent pas marcher. N’ayez pas peur d’eux : ils ne peuvent pas faire de mal. Mais ils ne peuvent pas faire de bien non plus. »
      6 Personne n’est comme toi, SEIGNEUR. Tu es grand, ta puissance te rend célèbre.
      7 Tous devraient te respecter, roi des peuples ! C’est cela qui t’est dû. En effet, parmi tous les sages du monde, dans tous les royaumes, personne n’est comme toi.
      8 Ces gens sont tous complètement stupides. Leurs dieux ne peuvent rien leur apprendre, ils sont en bois.
      9 Un artisan les fabrique, un fondeur de métaux les décore avec des feuilles d’argent qui viennent de Tarsis ou avec de l’or d’Oufaz. Puis on les habille avec du beau tissu rouge ou violet. Ce sont des produits fabriqués par des artistes.
      10 Mais le SEIGNEUR est un Dieu véritable, il est le Dieu vivant, roi pour toujours. Quand il se met en colère, la terre tremble, et les peuples ne peuvent rien faire.
      11 Voici ce qu’il faut leur dire : les dieux qui n’ont fait ni le ciel ni la terre seront chassés de la terre, et ils disparaîtront sous le ciel.
      12 Le SEIGNEUR a montré sa puissance en créant la terre, il a montré sa sagesse en établissant le monde, il a montré son intelligence en déroulant le ciel.
      13 Quand sa voix gronde, des torrents d’eau se groupent dans le ciel. Il fait monter de gros nuages du bout de la terre. Il lance les éclairs pour que la pluie tombe. Il fait sortir le vent de ses abris.
      14 Alors les gens restent tous là, stupides, sans comprendre. Tous les fondeurs ont honte de leurs faux dieux. Ces statues sont trompeuses : il n’y a en elles aucun souffle de vie.
      15 Elles ne valent rien, elles font seulement rire. Le jour où le SEIGNEUR agira contre elles, elles disparaîtront.
      16 Mais Dieu, qui est le trésor d’Israël, ne leur ressemble pas. Lui, c’est le créateur de l’univers, et la tribu d’Israël lui appartient. Il a pour nom « SEIGNEUR de l’univers ».
      17 Jérusalem, toi qui es attaquée, ramasse tes bagages par terre.
      18 En effet, voici ce que le SEIGNEUR dit : « Cette fois, je jetterai au loin les habitants du pays, comme la pierre d’une fronde. Et je veillerai de très près à les faire arriver au but. »
      19 « Hélas, quelle catastrophe pour moi ! Ma blessure ne peut pas guérir. Je me disais : ma souffrance est légère, je peux la supporter.
      20 Mais ma tente est détruite, toutes ses cordes sont arrachées. Mes enfants m’ont quittée, ils sont partis. Il n’y a plus personne pour remonter ma tente, pour tendre ma toile. »
      21 Cela est arrivé à cause des chefs. Ils ont été stupides, ils n’ont pas cherché le SEIGNEUR. C’est pourquoi ils n’ont pas réussi, et tous ceux qu’ils dirigeaient sont partis de tous côtés.
      22 Écoutez le bruit qui approche. C’est un grand bouleversement qui vient du nord. Il va faire des villes de Juda un désert de tristesse, un abri pour les chacals.
      23 SEIGNEUR, je le sais, les humains ne sont pas maîtres de leur vie. Celui qui marche n’est pas capable d’assurer ses pas.
      24 Corrige-moi, SEIGNEUR, mais avec mesure. Ne te fâche pas, sinon tu me briseras.
      25 Mets-toi plutôt en colère contre les peuples qui ne te connaissent pas, contre les gens qui ne font pas appel à toi. En effet, ils ont dévoré ton peuple, ils l’ont dévoré complètement, ils ont détruit son pays.

      Jérémie 29

      1 Le prophète Jérémie a envoyé de Jérusalem une lettre aux anciens, aux prêtres, aux prophètes, et à toutes les autres personnes que Nabucodonosor avait déportées de Jérusalem à Babylone,
      2 c’est-à-dire le roi Yekonia, la reine mère, les fonctionnaires importants, les chefs de Juda et de Jérusalem, les forgerons et les artisans.
      3 Jérémie a donné sa lettre à Élissa, fils de Chafan, et à Guemaria, fils de Hilquia. En effet, Sédécias, roi de Juda, les a envoyés à Babylone, auprès du roi Nabucodonosor. Cette lettre disait ceci :
      4 « Voici un message du SEIGNEUR de l’univers, Dieu d’Israël, pour tous ceux qu’il a fait déporter de Jérusalem à Babylone :
      5 “Bâtissez des maisons et habitez-les. Plantez des jardins et mangez ce qu’ils produisent.
      6 Mariez-vous, ayez des fils et des filles. Choisissez des femmes pour vos fils et donnez vos filles en mariage, pour qu’ils aient des enfants à leur tour. Devenez nombreux là-bas, ne diminuez pas !
      7 Travaillez pour développer la ville où le SEIGNEUR vous a exilés. Priez-le pour cette ville, parce que votre bonheur dépend du bonheur de cette ville.”
      8 « Voici encore un message du SEIGNEUR de l’univers, Dieu d’Israël : “Ne vous laissez pas tromper par les prophètes qui vivent parmi vous, ni par ceux qui prédisent l’avenir. Ne faites pas attention à ceux qui veulent expliquer vos rêves.
      9 Ils disent qu’ils parlent de ma part, mais c’est faux. Je ne les ai pas envoyés.” Voilà ce que le SEIGNEUR déclare.
      10 « Voici encore un message du SEIGNEUR : “Quand le pouvoir de Babylone aura duré 70 ans, j’agirai en votre faveur. Je réaliserai la bonne promesse que je vous ai faite : je vous ramènerai ici, à Jérusalem.
      11 Oui, moi, le SEIGNEUR, je connais les projets que je forme pour vous. Je le déclare : ce ne sont pas des projets de malheur mais des projets de bonheur. Je veux vous donner un avenir plein d’espérance.
      12 Vous ferez appel à moi, vous viendrez me prier, et je vous écouterai.
      13 Vous me chercherez, et vous me trouverez. Oui, je le déclare, moi, le SEIGNEUR : si vous me cherchez de tout votre cœur, je me laisserai trouver par vous. Je vous rendrai votre ancienne situation, je vous rassemblerai de tous les pays et de tous les lieux où je vous ai chassés. Je vous ferai revenir ici, à l’endroit d’où je vous ai déportés.” Voilà ce que le SEIGNEUR déclare.
      15 « Le SEIGNEUR vous dit tout cela parce que vous affirmez : “Le SEIGNEUR nous a donné des prophètes à Babylone.”
      16 « Et maintenant, voici ce que le SEIGNEUR dit au sujet du roi qui occupe le siège de David. Il dit la même chose au sujet de tous ceux qui vivent encore à Jérusalem, vos frères qui n’ont pas été déportés avec vous.
      17 Voici donc le message du SEIGNEUR de l’univers : “Je vais envoyer contre eux la guerre, la famine et la peste. Je les ferai ressembler à des figues pourries, si mauvaises que personne ne peut les manger.
      18 Je les poursuivrai par la guerre, la famine et la peste. Tous les royaumes de la terre trembleront de peur en les voyant. Dans tous les pays où je les chasserai, on les prendra comme exemple quand on voudra lancer une malédiction ou encore parler d’une chose horrible, effrayante ou honteuse.
      19 Pourquoi donc ? J’agirai ainsi parce qu’ils n’ont pas écouté mes paroles, moi, le SEIGNEUR, je le déclare. Pourtant, j’ai passé mon temps à leur envoyer mes serviteurs les prophètes, mais ils ne les ont pas écoutés, moi, le SEIGNEUR, je le déclare.”
      20 « Vous, les exilés que le SEIGNEUR a envoyés de Jérusalem à Babylone, écoutez la parole du SEIGNEUR !
      21 « Voici un message du SEIGNEUR de l’univers, Dieu d’Israël, au sujet de Akab, fils de Colaya, et Sidequia, fils de Maasséya. Tous les deux disent qu’ils parlent de la part du SEIGNEUR, mais c’est faux. Eh bien, je vais les livrer à Nabucodonosor, roi de Babylone, qui les fera tuer sous vos yeux.
      22 Tous les gens de Juda qui ont été déportés à Babylone utiliseront le nom de ces deux hommes dans des paroles de malédiction. En effet, ils diront : “Que le SEIGNEUR te traite comme Sidequia et comme Akab, que le roi de Babylone a fait griller au feu !”
      23 Cela leur arrivera parce qu’ils ont fait une chose horrible en Israël, ils ont commis l’adultère. Ils ont dit qu’ils parlaient de ma part, mais c’était un mensonge. Pourtant, je ne leur avais rien commandé. Je sais tout cela et j’en suis témoin. » Voilà ce que le SEIGNEUR déclare.
      24 Le SEIGNEUR de l’univers, Dieu d’Israël, a donné à Jérémie un message au sujet de Chemaya, du village de Néhélam. En effet, Chemaya avait envoyé de lui-même une lettre au prêtre Sefania, fils de Maasséya, aux autres prêtres et à tous ceux qui vivaient encore à Jérusalem. Voici ce qu’il avait écrit à Sefania :
      26 « Le SEIGNEUR t’a établi comme prêtre à la place du prêtre Yoyada. Tu dois donc surveiller dans le temple les fous qui jouent au prophète. Tu dois les attacher avec des chaînes et un collier de fer.
      27 Mais tu n’as pas fait de reproches à Jérémie d’Anatoth, qui joue au prophète devant vous. Pourquoi donc ?
      28 Il vient même de nous écrire ici à Babylone. Voici ce qu’il dit : “Vous resterez longtemps là-bas. Donc, bâtissez des maisons et habitez-les ! Plantez des jardins et mangez leurs produits.” »
      29 Mais le prêtre Sefania a lu la lettre de Chemaya à Jérémie.
      30 Alors le SEIGNEUR a adressé sa parole à Jérémie en disant :
      31 « Envoie le message suivant à tous les exilés : “Voici ce que le SEIGNEUR dit au sujet de Chemaya, du village de Néhélam : Chemaya vous a parlé en mon nom, mais je ne l’ai pas envoyé. Il vous a rassurés avec des mensonges.
      32 Eh bien, moi, le SEIGNEUR, je le déclare : je vais agir contre Chemaya, contre ses enfants et les enfants de leurs enfants. Personne de sa famille ne verra le bien que je ferai à mon peuple. En effet, Chemaya a poussé mon peuple à se révolter contre moi. Voilà ce que le SEIGNEUR déclare.” »

      Jérémie 32

      12 J’ai donné les deux documents à Baruc, fils de Néria et petit-fils de Maasséya. Mon cousin Hanaméel et les témoins qui avaient signé l’acte de vente étaient présents, avec tous les Judéens qui se trouvaient dans la cour de garde.

      Jérémie 36

      4 Jérémie a fait appel à Baruc, fils de Néria. Il a dicté toutes les paroles reçues du SEIGNEUR, et Baruc les a écrites sur un rouleau.

      Daniel 1

      6 Parmi les jeunes gens choisis, il y a Daniel, Hanania, Michaël et Azaria. Ils sont de la tribu de Juda.

      Daniel 3

      23 Et Chadrac, Méchak et Abed-Négo tombent tout attachés au milieu de la fournaise.
      24 Les trois hommes, Hanania, Azaria et Michaël, marchent au milieu du feu. Ils chantent la louange du Seigneur Dieu.

      Daniel 12

      2 Beaucoup de gens qui dorment dans la poussière de la tombe se réveilleront : les uns afin de vivre avec Dieu pour toujours, les autres afin de vivre dans la honte et le malheur pour toujours.

      Romains 1

      18 Du haut du ciel, Dieu montre sa colère parce que les êtres humains sont pécheurs et parce qu’ils font le mal. Par leurs mauvaises actions, ils empêchent la vérité d’agir.
      19 Oui, ce qu’on peut connaître de Dieu est clair pour eux, parce que Dieu les a éclairés.
      20 La puissance sans limites de Dieu et ce qu’il est lui-même sont des réalités qu’on ne voit pas. Mais depuis la création du monde, l’intelligence peut les connaître à travers ce qu’il a fait. Les êtres humains sont donc sans excuse.
      21 En effet, ils ont connu Dieu, mais ils ne lui ont pas rendu gloire et ils ne l’ont pas remercié. Pourtant, c’est ce qu’on doit faire pour Dieu. Au contraire, leurs idées sont devenues fausses, et leur cœur sans intelligence a perdu la lumière.
      22 Ils disent qu’ils ont la sagesse, mais ils sont devenus fous.
      23 Au lieu d’adorer le Dieu glorieux qui ne meurt pas, ils ont adoré des objets. Ces objets représentent une personne, qui doit mourir, ou bien des oiseaux, des animaux à quatre pattes et des serpents.
      24 À cause de cela, Dieu les a laissés faire les actions mauvaises qu’ils voulaient, et ainsi, ils salissent eux-mêmes leurs corps de façon honteuse.
      25 Ils ont remplacé le vrai Dieu par des faux dieux, ils ont adoré et ils ont servi ce que Dieu a créé à la place du Créateur. Louange à lui pour toujours ! Amen !
      26 C’est pourquoi Dieu les a laissés suivre des désirs qui les couvrent de honte. Leurs femmes ne couchent plus avec des hommes, mais elles couchent avec d’autres femmes, et cette façon de faire va contre la nature.
      27 Les hommes font la même chose. Ils ne couchent plus avec des femmes, mais ils brûlent de désir les uns pour les autres. Ils couchent ensemble et c’est une honte ! Ainsi, ils reçoivent eux-mêmes la punition que leur conduite mauvaise entraîne.
      28 Comme ils n’ont pas voulu reconnaître Dieu, Dieu les a laissés suivre leur intelligence tordue, et ils font ce qu’on ne doit pas faire.
      29 Ils sont pleins de toutes sortes d’injustice. Ils font le mal, ils veulent ce qui appartient aux autres, ils sont méchants, ils sont pleins de jalousie. Ils tuent, ils se disputent, ils trompent les autres, ils agissent n’importe comment. Ils racontent des mensonges sur les gens,
      30 ils disent du mal d’eux. Ils sont ennemis de Dieu, ils insultent les autres, ils sont orgueilleux, ils se vantent, ils trouvent tous les moyens pour faire le mal. Ils n’obéissent pas à leurs parents.
      31 Ils sont stupides, ils ne tiennent pas leurs promesses, ils sont sans cœur et sans pitié.
      32 Pourtant, ils connaissent bien le jugement de Dieu. Ceux qui agissent ainsi méritent la mort. Eh bien, non seulement ils font ces choses-là, mais encore ils approuvent ceux qui les font !

      1 Corinthiens 15

      29 Certains se font baptiser pour les morts. À quoi cela leur sert-il ? En tout cas, si les morts ne se réveillent pas, pourquoi ces gens-là se font-ils baptiser à leur place ?

      Jacques 2

      24 Vous voyez, Dieu reconnaît quelqu’un comme juste aussi à cause de ses actes, et pas seulement à cause de sa foi.

      Apocalypse 8

      4 De la main de l’ange, la fumée des parfums monte devant Dieu avec les prières de tous ceux qui lui appartiennent.
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