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ASSYRIE ET BABYLONIE

1. Le pays et ses habitants.

Les régions bordées par l'Arménie, la Perse, le golfe Persique et le désert de Syrie doivent leur fertilité et leur civilisation aux deux fleuves célèbres qui les arrosent : le Tigre et l'Euphrate. Les Grecs appelaient bien à propos ces contrées : Mésopotamie, « au milieu des fleuves ». Dans l'antiquité, la surface bordée par les deux rivières était bien plus restreinte qu'aujourd'hui, car le cours de l'Euphrate est maintenant à l'Ouest, celui du Tigre à l'Est de leur cours de jadis ; d'autre part, la terre a envahi le golfe Persique sur une étendue de plus de 100 km. (les villes de Éridou et Our étaient anciennement sur la mer). Les deux fleuves débouchaient d'ailleurs dans la mer séparément. On peut dire que l'Euphrate est le fleuve de la Babylonie, tandis que le Tigre est le fleuve de l'Assyrie. Sur l'ancien cours inférieur de l'Euphrate s'élevaient les villes de Éri-dou, Our, Larsa, Shourouppak, Nippour, Kish, Babylone et Sippar ; sur le cours supérieur du Tigre florissaient les villes de Assour, Kalah et Ninive. Le cours tranquille de l'Euphrate et le cours tumultueux du Tigre semblent avoir laissé leur empreinte sur le caractère national respectif des Babyloniens et des Assyriens.

A l'époque la plus reculée, nous trouvons deux peuplades distinctes en Babylonie : au Sud les Sumériens (voir Asianiquhs), au Nord les Accadiens, de race et de langue sémitiques. Les Assyriens sont de même des Sémites. Dans les temps historiques, la Mésopotamie a été envahie par les peuplades voisines, les Élamites, les Kassites, les Amorréens, les Araméens, sans pourtant modifier dans une mesure considérable ses caractères ethniques.

2. Explorations et fouilles.

Arbelles est la seule ville de l'ancienne Mésopotamie qui n'ait pas disparu : les autres sont toutes ensevelies, oubliées. Le rabbin Benjamin de Tudela (1160) est le premier qui ait donné, après des siècles de silence, une description des ruines de Ninive et de Babylone. Marco Polo, qui visita Bagdad et Mossoul, ne semble pas s'être intéressé aux ruines. Depuis lors, Babylone fut visitée par le médecin allemand Rauwolff (1574), par le commerçant anglais Eldred (1583), par Shirley (1599), qui vit aussi Ninive ; par Cartwright (1611), par Pietro délia Valle (1614-26), et par bien d'autres depuis. Tous, excepté le premier, commettent l'erreur de confondre Babylone avec Bagdad. Jean Otter, de l'Académie Royale des Inscriptions, détermina à peu près, sur les données des géographes arabes, l'emplacement de Babylone et de Ninive. Le Carmélite Emmanuel de Saint-Albert, Niebuhr, l'abbé Beauchamp, Guillaume Olivier, au XVIII e siècle, et les Anglais Rien, Buckingham et Porter, au commencement du XIX e, ont préparé par leurs voyages l'époque des fouilles archéologiques.

Paul Botta, agent consulaire français à Mossoul, commença en 1842 les fouilles en Mésopotamie et découvrit le palais de Sargon à Khorsabad ;

Layard découvrit les palais de Kalah à Nimroud trois ans plus tard et, en 1849-50, ceux de Ninive à Kouyoundjik (où son successeur Rassam découvrit en 1853 la bibliothèque d'Assourbanipal). En Babylonie, les fouilles commencèrent en 1854, quand Lof tus explora le sol de Warka (Érek). Peu après, Taylor travailla à Mukayyar (Our) et Rawlinson à Birs Nimroud (Borsippa). En même temps Fresnel et Oppert firent des fouilles à Babylone et, en 1877, de Sarzec commença celles de Tello (Lagash), qu'il continua avec des résultats surprenants jusqu'à sa mort en 1901. Les Américains (Peters, Haynes) eurent d'excellents résultats à Nippour (depuis 1888) et les Allemands de même à Babylone (Moritz et Koldewey, depuis 1887) et à Assour (Andreae, depuis 1903). Banks découvrit l'ancienne ville de Adab à Bismya (1903). De nos jours, les fouilles les plus importantes sont celles de Our, Kish, Ourouk (Érek), Nuzi (près de Ker-kouk).

3. Histoire de la Babylonie.

Voir Atlas 8

Dans la période ancienne de l'histoire de la Babylonie, nous assistons à une lutte entre villes pour l'hégémonie du pays qui, même lorsqu'il était conquis, ne restait jamais longtemps dans les mêmes mains (voir Asia-niques). Quand une nouvelle dynastie d'origine amorréenne s'empara du trône de Babylone, la lutte fut acharnée entre Isin et Larsa, ce qui devait faciliter le triomphe de Babylone. Le premier de ces rois amorréens, Soumouabou (2225-2212), dirigea son attention vers le N. : il s'empara de Kish, mais ne put pas régner sans difficultés sur tout le pays de Accad ; il fut même attaqué par un « patesi » (gouverneur) de Assour. Son successeur, Soumou-la-ilou (2212-2176), dans ses trente-six années de règne, réussit à étendre son pouvoir sur le territoire de Accad tout entier, bien que Kish eût secoué le joug de Babylone au commencement de son règne. Zabioum (2175-2161) transmit à Abil-Sin (2161-2144) le royaume dans son étendue intégrale. Mais, pendant ce temps, les Elamites menaçaient les trois villes rivales, Isin, Larsa et Babylone : leur roi, Kou-dour-Maboug, installa son fils, Warad-Sin, sur le trône de Larsa (2167) ; le sceptre de ce dernier passa, à sa mort, à son frère Rim-Sin (2155-2094). Sinmouballit (2143-2124), le successeur de Abil-Sin, s'allia avec Rim-Sin qui, en 2126, s'empara de Isin. Quand le célèbre fils de Sinmouballit, Hammourapi (2123-2081), devint roi de Babylone, il n'avait donc qu'un seul rival sérieux : Rim-Sin, mais il le battit complètement en 2095, après avoir étendu ses domaines jusqu'à Assour et Ninive. Ainsi il fonda un empire s'étendant du golfe Persique jusqu'à l'Assyrie, il acheva l'union des Sumériens avec les Sémites, et fit de Babylone une métropole qui a laissé sa marque sur l'histoire universelle. Conquérant invincible, Hammou-rapi se distingua surtout comme administrateur soucieux des moindres détails du gouvernement et comme législateur éclairé (voy., sur son code, parag. 8). Il restaura les temples, creusa des canaux et, en général, améliora la situation sociale et économique du pays. Samsou-ilouna (2080-2043) continua la politique sage de son illustre père, mais il dut combattre contre les ennemis du dehors : les Kassites, montagnards sauvages qui devaient plus tard s'emparer du royaume, menacent la frontière orientale ; un prétendant, qui se faisait passer pour le vieux Rim-Sin, organise une révolte dans le S. ; à l'Ouest, des Amorréens essayent de franchir la frontière. Bien que Samsou-ilouna réussît à vaincre ces ennemis, il ne put pas empêcher la formation d'un État indépendant dans les marécages près du golfe Persique, le « Pays de la mer » où Ilouma-iloum fonde une dynastie qui, après que les Hittites eurent donné le coup de grâce à la dynastie de Hammourapi (1926), saisit les rênes du gouvernement de la Babylonie (1925-1762).

La faiblesse de ces rois de la II e dynastie était propice à une invasion étrangère : sous le commandement de Gandash (1761), les Kassites conquirent le pays et fondèrent la III e dynastie babylonienne, qui occupa le trône pendant cinq cent soixante-seize ans. Comme d'ordinaire, les conquérants barbares s'assimilèrent la civilisation des vaincus ; la contribution principale des Kassites au progrès semble avoir été le cheval, qui, auparavant, était presque inconnu en Babylonie. Vers 1720, les rois kassites étendirent leur pouvoir sur le « Pays de la mer ». Après un siècle et demi durant lequel les sources font défaut, les tablettes de Tell-el-Amarna (Egypte), provenant des archives d'Amé-nophis III et IV et contenant une partie de la correspondance diplomatique des deux pharaons avec les princes de l'Asie antérieure, vers 1400, jettent quelques lueurs sur les règnes de Kadash-man-Ellil I er et de Bournabouriash II, dont onze lettres sont connues. Bournabouriash rappelle à Aménophis IV la politique favorable à l'Egypte de son père Kourigalzou II, qui refusa de favoriser l'insurrection du pays de Canaan contre l'Egypte, et il l'exhorte à agir de même à son égard, maintenant qu'un vassal du roi babylonien (Ashour-ouballit, roi d'Assyrie) envoie une ambassade en Egypte, comme s'il était un souverain indépendant. En général, ces lettres concernent des mariages et des cadeaux. Depuis 1400, l'Assyrie commence à prendre conscience de ses forces et se soustrait au pouvoir des rois kassites, dont l'autorité est en déclin. Bournabouriash, malgré le ton très fier de sa lettre, fit une convention au sujet des frontières avec Ashour-ouballit, dont il épousa la fille ; quand un fils de ce mariage fut tué par un complot antiassyrien, Ashour-ouballit eut l'audace d'envahir la Babylonie et de placer un autre de ses petits-fils sur le trône. Ce dernier, Kourigalzou III, battit le roi d'Élam, Hourpatila ; mais quand il se tourna contre l'Assyrie après la mort de son grand-père, il échoua complètement. Nous apprenons au moyen des archives hittites que Kadashman-Tourgou avait l'intention de s'allier au roi hittite contre l'Egypte, mais il ne semble pas qu'il ait envoyé une armée. Le célèbre traité de paix entre Ramsès II et Hattpusil fut signé au temps de son fils Kadashman-Ellil II, dont une lettre à Hattousil a été retrouvée dans la capitale hittite. L'Assyrie prend de plus en plus l'offensive contre la Babylonie : Toukoulti-Ninourta I er prit Babylone et fit prisonnier son roi Kashtiliash III (1256). La lutte se poursuivit dans la suite avec un succès variable : Adad-shoum-outsour battit les Assyriens et assiégea même la capitale (Assour). Sous ses successeurs immédiats, Melishipak II et Mardouk-apal-iddina I er, la Babylonie jouit d'une paix et d'une prospérité relatives, mais Zababa-shoum-iddina fut battu d'abord par Ashour-dan I er d'Assyrie, et peu après par Shoutrouk-Nahunté, roi d'Élam, qui emporta à Suse, avec un grand butin, le code de Hammourapi. Il n'est donc pas surprenant que son successeur, Ellil-nadin-ahe, fût le dernier roi de la ligne kassite.

La IV e dynastie (dite pashe) compte onze rois, qui régnèrent cent trente-deux ans. Le plus célèbre est Neboukadrezar I er ou Nébucadnetsar, vers 1140 ; après une défaite, il réussit à porter la guerre dans le territoire même d'Élam et des Amorréens, mais il fut battu par les Assyriens. Mardouk-nadin-ahe, trente ans après, eut d'abord quelques succès contre Téglath-Phalasar, mais vit bientôt sa capitale et d'autres villes occupées par les Assyriens, qui, d'ailleurs, ne purent pas y rester longtemps. Les trois dynasties suivantes (v e -VII e) ne surent pas empêcher les ravages des Soutéens, Araméens nomades, qui, sous le fondateur de la VIII° dyn., Nabou-moukin-apli (vers 1000), deviennent les maîtres de la situation. D'autre part l'Assyrie croît en puissance : Adad-nirâri ravagea plusieurs villes de Babylonie, Ashour-natsir-pal irrtposa ses conditions à Nabou-apal-iddin qui avait fait alliance avec les Araméens de i Souhi (879), et Salmanasar III aida Mardouk-zakir-shoum à se défaire d'un frère qui s'était proclamé souverain des régions orientales, mais en même temps il le réduisit à la position d'un vassal (852). Mardouk-balatsou-iqbi essaya en vain, avec l'aide d'Élam, de secouer le joug assyrien ; même, pendant la période de décadence de l'Assyrie qui suivit (jusqu'à la moitié du VIII e siècle), les faibles souverains babyloniens n'essayèrent pas d'affermir leur autonomie. Du reste, cette période est très obscure.

Téglath-Phalasar III, le fondateur du grand empire assyrien, obligea Nabonassar (IX e dyn.) à reconnaître son autorité et, après le court règne de trois rois babyloniens, il saisit lui-même « les mains de Mardouk » en se faisant proclamer, sous le nom de Poulou, (cf. 2Ro 15:19) roi de Babylone (x e dyn.). Son successeur, Salmanasar V, en fit autant et prit, en Babylonie, le nom de Ouloulaï. A sa mort (722), Mérodac-Baladan II (cf. 2Ro 2 o 12 et suivants, Esa 39), prince de Bit-Jakin, organisa une insurrection des patriotes babyloniens contre l'Assyrie et, s'alliant avec Houmbanigash, d'Élam, il battit le nouveau roi assyrien, Sargon, à Der. Ce ne fut que douze ans plus tard que Sargon, après ses guerres en Syrie et en Arménie, réussit à le chasser et, en 709, à se faire proclamer « lieutenant » de Babylone (pour ne pas froisser les sentiments des Babyloniens, bien qu'en réalité il exerçât des pouvoirs souverains). Sennachérib, fils et successeur de Sargon, se défit de Mérodac-Baladan, qui avait de nouveau occupé le trône, et proclama Bel-ibni vice-roi (702), mais il fut obligé de le remplacer trois ans plus tard par son fils Ashour-nadin-shoumi (700-694). Ce dernier, tandis que son père attaquait Mérodac-Baladan dans son refuge sur la côte d'Élam (Sennachérib avait construit une flotte pour traverser la mer), fut fait prisonnier par le roi d'Élam, qui le remplaça par Nergal-shezib (694-669). Sennachérib, à son retour, emmena ce roi captif en Assyrie, mais Moushezib-Mardouk (693-689), prince caldéen ennemi de l'Assyrie, se fit proclamer roi. En 691 une grande coalition, comprenant toutes les tribus araméennes de Babylonie, les Perses et les Babyloniens, fut battue par Sennachérib à Haloulé ; deux ans après, la grande ville de Babylone fut complètement rasée et inondée par Sennachérib. Assar-haddon (681-669) renversa la politique de son père ; il rétablit la paix en Babylonie et, dix ans après sa destruction, il ordonna la reconstruction de la capitale. Mais il commit l'erreur de partager l'empire entre deux de ses fils : Assourbanipal reçut l'Assyrie et Shamash-shoum-oukin (669-648) devint vice-roi de Babylone. Une guerre féroce entre les deux frères ne tarda pas à éclater ; bien que soutenu par plusieurs rois, Shamâsh-shoum-oukin fut assiégé dans Babylone et périt dans les flammes de son palais.

Toutefois, après la mort d'Assourbanipal, l'Assyrie, saignée par ces longues guerres, allait bientôt être anéantie. En Babylonie, Nabopolassar (625-604) devient roi (XI° dyn. néo-babylonienne) et délivre pour toujours son pays du joug assyrien. Ses attaques contre l'Assyrie en 616 n'eurent pas de succès : l'Egypte se rangea contre lui ; mais, deux ans après, Cyaxare le Mède entre en campagne contre l'Assyrie ; il prend Assour, où Nabopolassar le rejoint et où le traité d'alliance est confirmé par le mariage de Nébucadnetsar (Nabu-chodonosor), fils de Nabopolassar, avec la petite-fille de Cyaxare. Les alliés marchèrent ensemble contre Ninive en 612, la prirent en trois mois et la détruisirent complètement. Le Pharaon Néco voulut profiter de la débâcle assyrienne pour s'emparer de la Palestine : il défit Josias à Méguiddo (2Ro 23:29) en 608, mais Nabopolassar envoya Nabuchodonosor à sa rencontre ; et les Égyptiens, complètement battus à Carchémish, durent abandonner leurs conquêtes d'Asie (604). Au moment d'envahir l'Egypte, Nabuchodonosor dut, rentrer à Babylone à cause de la mort de son père. Toutefois, la Palestine et la Syrie devenaient des provinces babyloniennes. Quand le royaume de Juda, malgré les remontrances de Jérémie, se révolta, Jérusalem fut prise et les principaux citoyens furent déportés (597). Quand, plus tard, Sédécias s'allia à l'Egypte, à Tyr et à Sidon (587), sa capitale fut prise et détruite après un siège d'un an et demi ; Tyr fut aussi assiégée pendant treize ans (585-573) mais ne put pas être prise. (cf. Eze 29:18) Dans ses inscriptions, Nabuchodonosor parle de ses constructions, mais ne dit pas un mot de ses campagnes. C'est lui, en effet, qui fut considéré comme le créateur de la nouvelle Babylone, (cf. Da 4:30) celle qui remplit d'admiration les historiens classiques (cf. Josèphe, Ant., X, 11:1), le véritable centre commercial et littéraire de l'Asie occidentale jusqu'à Alexandre ; les plus grandioses des ruines que les fouilles récentes ont révélées sont l'oeuvre de sa main. Son fils et successeur, Évil-Mérodac (561-559), se montra inapte à gouverner et fut remplacé par son beau-frère Neriglissar (559-556), qui mourut bientôt, laissant le trône à son jeune fils, Labashi-Mardouk, déposé après neuf mois. Nabo-nide (555-539) fut élu par le parti sacerdotal ; prêtre et archéologue, ce roi s'intéressa plus aux questions de chronologie et aux travaux de restauration des temples qu'aux affaires d'État, qu'il laissa en grande partie aux soins de son fils Bel-shatsar. (cf. Da 5) En ce temps, Cyrus, roi d'Anzan, vassal d'Astyage roi des Mèdes, réussit à déposer celui-ci, avec l'approbation de Nabo-nide, qui ne se doutait pas des conséquences de cet acte (550). Cyrus conquiert ensuite la Lydie (546) et se tourne contre la Babylonie ; Belshatsar est battu à Opis, Sippar ouvre ses portes aux Perses (539) ; Babylone est prise en trois mois par Gobryas, et Cyrus y est reçu en libérateur, tandis que Nabonide, qui s'était enfui, devait finir sa vie dans l'exil. A l'époque perse, Babylone conserva encore pour un temps son importance, mais des rébellions, sous Darius I er et Xerxès, contribuèrent à hâter sa décadence ; sous Alexandre, la ville eut sa dernière heure de grandeur, mais la fondation de Séleucie, la nouvelle capitale, en 312, ôta désormais toute importance à la vieille métropole.

4. Histoire de l'Assyrie.

Voir Atlas 7

Les fouilles de Assour, qui, comme le pays tout entier, porte le nom du dieu national, ont démontré que la plus ancienne civilisation du pays était sumérienne ; d'autre part, le nom des plus anciens rois assyriens connus, Oushpia, le fondateur du temple du dieu Ashour, et Kikia, qui bâtit les murs de la capitale, ne sont pas sémitiques, mais mitanniens. On pourrait en déduire que les Mitanniens, connus par les lettres de Tell-el-Amarna (vers 1400), étaient la population autochtone et qu'ils adoptèrent la culture sumérienne. En Cappadoce, on a retrouvé des tablettes, datant du XXV e siècle, qui ont un cachet nettement assyrien (voir Asianiques). Nous devons placer l'invasion des Sémites en Assyrie peu après cette date. Les fouilles ont révélé leurs ravages et la période de décadence culturelle qui suit. Mais peu à peu ils subirent l'influence de la culture sumérienne (écriture et religion en particulier). En réalité, vers 2400, l'Assyrie est tributaire de Bour-Sin, roi de Our, qui envoie Zarikoum. comme gouverneur du pays. Dans les premiers temps de la 1 re dyn. de Babylonie, l'Assyrie semble avoir été plus ou moins autonome, mais Hammourapi énumère les villes de Assour et de Ninive parmi celles de son empire. Après la chute de cette dynastie, l'Assyrie devient indépendante (Shamshi-Adad II, vers 1860) ; suivent trois siècles dont nous ne savons rien : peut-être les Mitanniens ont-ils occupé le pays pendant une partie de ce temps, car, vers 1400, Doushratta, roi de Mitanni, envoie à son beau-frère, le Pharaon Aménophis III, une statue d'Ishtar de Ninive, ville qui lui est soumise. Mais déjà Ashour-ouballit (vers 1380) envoie en Egypte une ambassade et agit en souverain indépendant, bien que Bournabouriash de Babylone prétendît le considérer comme vassal ; nous avons même vu qu'il intervint dans les querelles dynastiques de Babylone, et plaça son petit-fils sur le trône, tout en gardant peut-être le pouvoir dans ses propres mains. Il avait battu les Mitanniens et avait incorporé à son royaume une partie de leur territoire. Ses successeurs se montrèrent d'aussi bons capitaines : Ellil-nirari bat les Babyloniens et leur enlève du territoire ; Arik-den-ili fait des raids bien réussis ; Adad-nirari I er fait des campagnes dans le N., l'Ouest, et le S. ; Salma-nasar I er (1290-1260) battit Shattouara roi de Hanigalbat avec ses alliés, les Hittites et les Ara-méens Ahlamê, aussi bien que les Coutéens et les Babyloniens ; pour des raisons stratégiques, il transféra sa capitale de Assour à Kalah. Le premier Assyrien qui occupa le trône de Babylone fut Toukoulti-Ninourta I er (1260-1240), qui se distingua aussi par des campagnes importantes dans les montagnes au Nord-E., N. -O., et dans la région du lac de Van. Lui aussi, il fonda une nouvelle capitale en l'appelant de son nom, Kar-toukoulti-Ninourta, mais elle ne lui survécut pas. Il fut tué par son fils au cours d'une révolution, à la suite de laquelle l'Assyrie traversa une période de décadence.

Une nouvelle dynastie commence avec Ninourta-apal-Ekour (vers 1190). Après quelques règnes sans grande importance, Ashour-resh-ishi I er (vers 1120) battit des peuplades voisines et la Babylonie. Son fils, Téglath-Phalasar I er (vers 1110), étendit les frontières de l'empire assyrien dans le N. et l'Ouest, plus loin que ses prédécesseurs, et atteignit même les bords de la mer Noire et de la Méditerranée (sans pourtant oser attaquer Damas et les plus importantes villes phéniciennes). En cinq ans, il se vante d'avoir conquis quarante-deux peuples avec leurs rois. Il battit aussi, dans la suite, Mardouk-nadin-akh, roi de Babylone, en réduisant son royaume en vasselage, bien qu'on ait des raisons de croire que ce dernier sût prendre sa revanche. En tout cas Ashour-bel-kala, fils de Téglath-Phalasar, conclut un traité de paix avec le roi babylonien et épousa sa fille.

Les campagnes militaires avaient affaibli l'Assyrie, qui traversa une période de décadence et ne put empêcher les nouvelles provinces plus éloignées de secouer son joug. Les tribus araméennes en profitèrent pour pénétrer dans la Syrie du N., en Mésopotamie et même dans la Babylonie méridionale, en y occupant des territoires fertiles. Les populations de ces régions devinrent de plus en plus araméennes de race et la langue araméenne devint plus tard celle de toute la région entre la Méditerranée et la Perse (Jésus parlait araméen). Adad-nirari II (vers 900) prépara le terrain pour les grandes conquêtes de ses successeurs immédiats. Toukoulti-Ninourta II (vers 890) part en campagne chaque année et nous a laissé ses itinéraires de marche. Ashour-natsir-pal II (884-880) nous a laissé bien des inscriptions et des monuments, retrouvés dans les ruines de sa capitale, Kalah, qu'il restaura en y faisant travailler ses prisonniers de guerre. Implacable envers ses ennemis, qu'il écorchait, empalait, torturait sans pitié, il se battit dans le N. -E. et le N. -O., et atteignit les bords de la Méditerranée, où les grandes villes phéniciennes s'empressèrent de lui payer tribut, mais il n'osa pas attaquer le royaume de Damas. Salmanasar III (859-824), son fils, recula encore les frontières de l'empire. Il se battit surtout en Syrie ; une coalition qui comprend Ihouleni, roi de Hamath, Adad-idri, roi de Damas, Achab, roi d'Israël, de même que des troupes de la Cilicie, d'Ammon, et d'Arabie, lui livra bataille à Qarqar (854). Bien qu'il se vante d'avoir massacré ses ennemis, Salmanasar dut rentrer en Assyrie. Dans la suite, il battit Hazaël, roi de Damas, et l'enferma dans sa capitale, autour de laquelle il détruisit tous les palmiers ; mais il ne put pas prendre cette ville fortifiée. Cependant Tyr, Sidon, et Jéhu, roi d'Israël, lui envoyèrent leur tribut. Il mourut pendant une révolte de son fils aîné, Ashour-danin-apla, laissant son trône à un autre fils, Shamshi-adad V (824-810), l'époux de la célèbre Sémiramis. Malgré ses campagnes, ce roi dut réduire l'étendue de ses frontières. Par contre, son fils, Adad-nirari III (810-782), après quatre ans passés sous la tutelle de sa mère, put se vanter d'avoir reçu les tributs des régions orientales de la Médie et de la Perse, du « pays hittite, Amurru dans sa totalité, Tyr et Sidon, du pays de Omri, Édom, Palastu (c-à-d. le pays des Philistins) et de Damas ». Il introduisit en Assyrie le culte de Mardouk et de Nabou ; un de ses fonctionnaires put même écrire à propos de ce dernier : « Aie confiance dans Nabou, n'aie de confiance dans aucun autre dieu ». Salmanasar IV (782-772) et Ashour-dan (772-754) se battirent contre les Araméens et contre Damas, mais sous leur règne et sous celui du pacifique Adad-nirari IV (754-746), qui périt dans une révolte, l'Ourartou (Arménie) se fortifie aux dépens de l'Assyrie. Téglath-Phalasar III (745-727), un des plus grands parmi les rois assyriens, réussit à étendre et à organiser l'empire comme aucun de ses prédécesseurs n'avait su le faire. Il eut du succès sur tous les fronts : il fit cesser les empiétements de l'Ourartou en Syrie ; il réduisit Arpad (Esa 10:9), ce qui provoqua la prompte soumission de nombre de princes de la Palestine septentrionale, parmi lesquels Ménahem d'Israël (2Ro 15:19 et suivant) ; il étendit ses frontières du côté de la Médie. En 734, Achaz de Juda l'appela contre ses ennemis « Retsin, roi de Syrie, et Pékach fils de Rémalia » (2Ro 15:37 16:7). Ce dernier vit les provinces septentrionales de son royaume envahies par l'Assyrien (2Ro 15:29) et fut tué par Osée (2Ro 15:30) qui se soumit promptement. Téglath-Phalasar continua sa marche vers le S. et prit Gaza ; la reine des Arabes envoya son tribut. Deux ans plus tard, la ville de Damas tomba dans ses mains (2Ro 16:9) et devint une province de l'empire. En 729, il devint roi de Babylone sous le nom de Poulou (Pul : 15:19). Pour consolider ses conquêtes, il déporta des populations entières (cf. 2Ro 15:29) et remplaça souvent les princes conquis par des gouverneurs assyriens. Salmanasar V (727-722) marcha contre Osée, roi d'Israël, et l'assiégea pendant trois ans dans sa capitale.

A la mort de Salmanasar (pendant le siège de Samarie), Sargon II (722-705) s'empara de la couronne et fonda la dernière et la plus glorieuse dynastie assyrienne. Quelques mois après, Samarie fut conquise et 27.290 de ses habitants furent emmenés en captivité. (cf. 2Ro 17:6 18:11) En 721, Mérodac-Baladan se proclama roi de Babylone et fit alliance avec le roi d'Élam ; ce dernier battit Sargon, qui voulait s'emparer de la Babylonie. Le roi assyrien se dirigea alors vers la Syrie, où l'Egypte intriguait comme d'habitude : il battit Jaou-bidi, roi de Hamath, à Qarqar (720), et Hanno, roi de Gaza, ainsi que ses alliés égyptiens, à Raphia. Les années 717-714 furent consacrées à des campagnes contre Oursa I er (Rousa), roi de l'Ourartou (Arménie) : Sargon s'empara d'abord de la capitale du royaume hittite, Car-chémish, puis du royaume de Van, et enfin battit Oursa si complètement que celui-ci se tua. L'Ourartou cessa d'être une menace pour l'Assyrie, mais son affaiblissement permit aux Cimmé-riens, dans la suite, de faire des raids en territoire assyrien. Après une campagne en Philistie (711), Sargon put enfin se diriger contre Mérodac-Baladan ; au cours de deux campagnes, il conquit la Babylonie et fut reçu avec enthousiasme par les prêtres de la capitale. Il eut également du succès contre les Mèdes et reçut le tribut de sept rois de Chypre. Ses capitales furent successivement Assour, Kalah, Ninive (où il fonda une bibliothèque qui devait devenir célèbre), et, en 707, il inaugura la ville qu'il avait bâtie et qu'il appela d'après son nom, Dour-Sharrou-kin (à Khor-sabad) ; il y mourut de mort violente deux ans après, en laissant le trône à son fils Sennachérib (705-681). Ce dernier, moins habile à la guerre et dans la paix, mais plus cruel et plus orgueilleux que son père, détruisit complètement la ville de Babylone (voir plus haut dans la section correspondante de l'histoire de Babylone). Pendant son règne, Sennachérib n'eut pas à s'occuper des frontières à l'Est et au Nord de son empire ; par contre, les provinces occidentales lui donnèrent autant de difficultés que la Babylonie. Depuis Tyr jusqu'à Juda et Édom, les princes formèrent une coalition contre l'Assyrie ; ils comptaient d'abord (703) sur l'appui de Mérodac-Baladan (2Ro 20:12-19, Esa 39) et, après la défaite de ce dernier (702-701), sur l'Egypte (Esa 30:1-5). On commença par se débarrasser des rois d'Askalon et d'Ékron, fidèles à l'Assyrie (ce dernier, Padi, fut jeté dans une prison de Jérusalem), de même que du gouverneur assyrien d'Ashdod. En 701, Sennachérib attaqua et prit Sidon, dont le roi s'était enfui ; alors un bon nombre de princes palestiniens, dans leur terreur, vinrent à Lakis payer leurs tributs. Askalon fut vite prise et Sennachérib se dirigea vers Ékron : à Eltékéh, il battit complètement les Égyptiens, prit Ékron sans difficulté et replaça Padi sur le trône.

Ainsi Ézéchias, roi de Juda, se trouva seul, appuyé sur des troupes de mercenaires arabes, à résister à l'armée assyrienne. Soutenu par la promesse d'Ésaïe, il fortifia sa capitale et se prépara à la résistance ; le reste du pays fut saccagé : 46 villes fortes tombèrent dans les mains des Assyriens (cf. 2Ro 18:13) qui, selon le compte rendu officiel, sans doute exagéré, emmenèrent 200.150 Judéens en Assyrie. Ézéchias fut bloqué à Jérusalem comme « un oiseau dans sa cage » ; il décida de se soumettre et envoya son tribut à Lakis (2Ro 18:14 ; selon les sources assyriennes, à Ninive). D'autre part les événements narrés dans 2Ro 19:9 et suivants ne peuvent pas avoir eu lieu en 701, car Tirhaka régna de 689 à 664 : il s'agit d'une campagne ultérieure de Sennachérib contre l'Egypte, dans laquelle son armée fut décimée par la peste près de la frontière égyptienne (2Ro 19:35, Hérodote, II, 141 ; Bérose, dans Josèphe, Ant, X, 1:5 ; les sources assyriennes parlent d'une campagne de Sennachérib en Arabie en 690), ou bien l'auteur biblique et les auteurs grecs font allusion à la campagne d'Assarhaddon contre l'Egypte en 675, qui n'eut pas de succès. Sennachérib nomma Assarhaddon (681-668) son successeur, mais fut tué par son fils Arad-Malkat (ou par ses fils Adrammélek et Sharetser, 2Ro 19:37). Après avoir mis fin à la révolte, Assarhaddon entreprit la reconstruction de la ville de Babylone. Dans le N., il réussit, avec beaucoup de peine, à retenir les hordes cimmériennes qui avaient envahi l'Ourartou. En Syrie, il n'eut pas de succès contre Tyr, mais il conquit Sidon (676). Plus tard, après la campagne de 675 qui n'aboutit pas, il marcha contre l'Egypte par la voie du désert : Tirhaka fut battu, Memphis fut prise (671), et, après la conquête de Thèbes, tout le pays fut occupé et divisé en vingt-deux provinces. Assarhaddon mourut en 669, au cours d'une deuxième expédition en Egypte ; il avait réglé sa succession en nommant Assourbanipal (669-626) prince héritier, et son fils aîné, Shamash-shoum-oukin (669-648), roi de Babylone (sa mère était babylonienne). La campagne d'Egypte se poursuivit malgré la mort du roi assyrien, et Tirhaka fut de nouveau battu ; on réorganisa le pays jusqu'à Thèbes, mais une nouvelle révolte éclata après le départ de l'armée assyrienne ; nouvelle expédition punitive jusqu'en Nubie, contre le neveu de Tirhaka qui avait pris le commandement après la mort de son oncle. En Syrie tout était tranquille : Manassé (698-643) avait adopté une politique opposée à celle de son père, Ézé-chias, et favorisait l'Assyrie. En Asie Mineure, Gygès, roi de Lydie, fait alliance avec Assourbanipal et obtient son secours contre les Cimmé-riens (660). Mais lorsque Psammétik, entre 658 et 651, réussit à délivrer pour toujours l'Egypte du joug assyrien et à fonder la XXVI e dynastie, Gygès s'allia avec lui et, privé du concours assyrien, fut battu par les Cimmériens (652) ; son fils, Ardys, s'allia de nouveau avec Assourbanipal en 646. Une lutte féroce entre Shamash-shoum-oukin, soutenu par l'Élam, et Assourbanipal (652-648), se termina par le suicide du premier, mais l'Assyrie dut continuer les opérations en Caldée et en Arabie, et dut entreprendre deux expéditions très coûteuses contre l'Élam (646 et 641), qui ruinèrent complètement ce pays et préparèrent par là les conquêtes de Cyrus. Assourbanipal triompha ainsi de tous ses ennemis, son empire atteignit le zénith de la puissance, les arts et les sciences florissaient comme jamais auparavant, mais l'Assyrie, saignée par tant de guerres, allait vite succomber sans espoir de relèvement. Les faibles souverains qui suivirent Assourbanipal virent toutes les provinces se déclarer indépendantes. Enfin Ninive tomba sous les coups de Cyàxare, roi des Mèdes ; de Nabopo-lassar, roi de Babylone ; et des Scythes, dans l'été de 612 ; Nahum (Na 2-3) chanta sa ruine dans un péan superbe. La lutte se poursuivit jusqu'en 605 : à cette date la nation assyrienne cessa d'exister.

5. Institutions politiques.

On peut supposer que, à une époque très reculée, le clan était à la base de l'organisation sociale et que le terme sumérien pour roi (lu-gal =homme grand) indiquait à l'origine le chef du clan, qui surpassait les autres en stature, force, intelligence et possessions. Mais déjà au commencement de l'époque historique nous trouvons en Caldée une organisation territoriale plutôt qu'ethnique : le pays est divisé en de petits États, des cités dont le dieu local est théoriquement le roi, mais qui sont gouvernés par des gouverneurs (patesi ou isak) ou des rois choisis par les dieux eux-mêmes et qui, comme Naram-Sin, reçoivent les attributs de la divinité déjà avant leur mort. Cette apothéose tomba en désuétude à partir d'Hammourapi, bien que ce roi s'appelle encore « le dieu des rois ». Ce qui était essentiel pour un roi était d'appartenir à une lignée de souverains légitimes et les usurpateurs devaient avoir recours à des généalogies imaginaires ou bien prétendre avoir reçu des dieux une vocation spéciale à la royauté. Les titres des souverains correspondaient théoriquement à l'étendue de leurs domaines : roi d'une ville, roi de Sumer et d'Accad, roi des quatre régions (Babylonie, Élam, Amurru et Assyrie), et enfin, en Assyrie, roi du monde (shar kishshati). Comme chef de l'État, le roi s'occupait des relations avec les autres États, de l'administration de la justice, de la conduite de la guerre, du développement agricole et commercial du pays, de la construction des temples et des palais, du culte public. La correspondance de Hammourapi nous montre les mille détails qui retenaient l'attention du roi. D'ailleurs l'armée des fonctionnaires alla croissant et devint une bureaucratie très développée dans l'empire des Sargonides. Dans le palais royal, il y avait un majordome, un échanson, un panetier en chef, un chef des provisions, mais ces titres avaient perdu leur signification primitive et indiquaient simplement de hauts fonctionnaires ou de hauts officiers (cf. le « rab-shakè », échanson, dans 2Ro 18:17). Parmi les hauts fonctionnaires, il faut aussi compter le grand vizir, le préfet du palais, le secrétaire en chef, le juge principal. Le roi avait une garde royale pour protéger sa personne, des courriers, des scribes, des interprètes pour sa correspondance. Le gouvernement des provinces, culminant dans les préfets, occupait aussi une nombreuse bureaucratie.

6. Institutions sociales.

L'humanité, selon la conception babylonienne, occupe une zone intermédiaire entre les dieux et les animaux : au plus haut de l'échelle, le roi « est semblable à dieu » ; à l'autre extrême, l'esclave « est l'ombre de l'homme » ; au milieu, l'homme « est l'ombre de dieu » (Harper, Assyr. Babyl. Letters, n° 652). Dans la société, la royauté et le clergé occupent une place à part ; le reste des sujets se divise en trois classes : les patriciens, les plébéiens (mush-kenu, d'où vient le mot « mesquin »), et les esclaves (cf. Code de Hammourapi, parag. parag. 196-205 ; 209-214 et pass.). En général, les classes étaient séparées par des barrières difficiles à franchir, bien que la législation témoigne qu'il y avait des mariages entre membres de castes différentes (ibid., parag. 175). La classe moyenne, la bourgeoisie, était la plus nombreuse : agriculteurs, pâtres, petits commerçants, fonctionnaires subalternes, formaient la base de la société. Mais, comme souvent au cours de l'histoire (en Israël et à Rome par ex.), les difficultés économiques tendaient à concentrer la richesse dans les mains des puissants et à réduire les petits bourgeois au rang d'esclaves, (cf. Am 2:6, Esa 5:8) dont le nombre va croissant d'une façon redoutable : à l'époque la plus ancienne, c'était exceptionnel pour une famille d'avoir plus d'une vingtaine d'esclaves, tandis que, plus tard, on en trouvait souvent plus d'une centaine dans la possession d'un seul individu. Il ne semble pas qu'ait été rigoureusement appliquée la loi qui ordonnait la délivrance, après trois ans de servitude, du débiteur insolvable réduit en esclavage (Code Hamm., parag. 117, cf. Ex 21:2). Les réformes sociales de certains rois, comme Ourou-kagina, Téglath-Phalasar III et Salmanasar V, n'eurent pas de résultats plus satisfaisants que les discours d'Amos et d'Ésaïe : en Mésopotamie comme en Israël, l'appauvrissement progressif de la classe moyenne fut une des causes de la ruine nationale.

7. Organisation économique.

Dans aucun autre domaine, probablement, l'influence babylonienne n'a été aussi étendue et aussi permanente que dans les institutions commerciales : Babylone a trafiqué dès sa jeunesse (Esa 47:15) ; les marchands de Ninive sont plus nombreux que les étoiles du ciel (Na 3:16) et, par conséquent, bon nombre de mots babyloniens, en particulier les noms de métaux, poids et mesures, métiers, étoffes, transactions commerciales, etc., ont passé dans l'hébreu parlé au pays de Canaan (et aussi dans l'araméen et l'arabe). Des caravanes babyloniennes visitaient depuis une époque reculée des pays lointains, et le babylonien devint le langage de la diplomatie vers 1400, comme l'atteste la correspondance internationale des pharaons retrouvée à Tell-el-Amarna (un millénaire plus tard ce sera l'aratnéen qui deviendra la lins. ua franco). On développa même des communications postales, surtout pour les communications officielles, on bâtit des routes et des ponts (cf. Hérod. I, 186), on navigua sur les fleuves et les canaux (cf. lois de Hamm. sur la construction de bateaux et sur la navigation, parag. 234-240). Les articles d'exportation étaient surtout des produits agricoles (Hammourapi nomme les graminées, la laine et l'huile : parag. 104) ; on importait les matières premières (métaux, pierres et bois), des objets d'art et des esclaves. On exportait aussi des articles fabriqués, comme ce « beau manteau de Sinéar » (Jos 7:21) pris par Acan dans le butin de Jérico. Les centaines de contrats qu'on a publiés nous permettent de fixer d'une façon exacte le prix des choses vendues. Aux environs de 2100, un sicle d'argent (qui correspond à peu près à un dollar) était le prix de 120 litres de blé, de 5 litres d'huile, de 120 litres de dattes, de 7 kg. de laine, de 2 habits, de 4 meules de moulin, de 3 pots ; un ouvrier gagnait un sicle par mois ; le prix légal moyen d'un esclave était de 20 sicles (Code Hamm., parag. 252 ; en Canaan 30 sicles : Ex 21:32). Un boeuf coûtait de 15 à 25 sicles, une vache de 2 à 5, un âne de 4 à 15, une brebis 1 ou 2, un cochon 1 sicle. Les champs coûtaient 1 /10 e de sicle par are, les vergers un sicle par are, le loyer d'une maison ordinaire était de 3 sicles par an. L'intérêt sur un prêt s'élevait ordinairement à 20 pour cent pour l'argent et à 33 1/3 pour cent pour les graminées.

8. Législation.

Dans l'histoire de la jurisprudence, la Babylonie occupe, avant l'époque romaine, une place unique. Le célèbre code de Hammourapi (vers 2083), rédigé en langue sémitique, mais fondé sur des codes sumériens antérieurs (on a retrouvé les parallèles sumériens des articles 191-192, 209-212, 244-245), est le code de lois le plus complet que nous connaissions dans l'antiquité orientale.

L'analyse qui suit (cf. notre art. dans Americ. Journ. o'f Sentit. Lang., 1920, 36, 310SS, où sont indiqués les parall. avec le « jus civile » romain) montre l'ordre logique des lois et l'étendue des sujets traités (les nombres entre parenthèses indiquent les articles du code).

I PROCÉDURE.

1. Accusation fausse (1-2) ;

2. Faux témoignage (3-4) ;

3. Jugement faux (5).

II PROPRIÉTÉ.

1. POSSESSION. A. Possession illégale :

a) vol manifeste 1° de choses (6-13), 2° de personnes (14-20) ;

b) vol non manifeste 1° violent (21-24), 2° clandestin (25).

B. Possession légale :

a) bénéfice de domaine de l'État (26-41) ;

b) usage de domaines de particuliers : l° louage (42-47) ; 2° hypothèque (48-52).

2. PROPRIETE. A. Protection contre les dommages aux biens-fonds (53-59).

B. Louage, du point de vue du propriétaire (60-65).

3. ACQUISITION commerciale (100-126).

III PERSONNES.

1. LA FAMILLE. A. Le mariage. Diffamation d'une femme mariée (127).

a) Contrat de mariage (128) ;

b) Dissolution du mariage : 1 ° par l'adultère de la femme (129-132) ; 2° par l'absence du mari (133-136) ; 3° par le divorce (137-143).

c) Restriction des droits du mari (144-152) ;

d) Crimes : 1° meurtre du mari (153) ; 2° inceste (154-158) ;

e) Rupture de fiançailles (159-161).

B. La succession,

a) La propriété de l'épouse décédée. Héritiers : les enfants (162), la maison paternelle de la femme (163-164) ;

b) La propriété du père de famille. Héritiers : fils majeurs (165-171:1, 175-176), épouse (17l-l74), fils mineurs (177), filles (178-184).

C. L'adoption (185-193).

2. OBLIGATIONS. A. Obligations de délit,

a) Substitution d'enfant (194) ;

b) Blessures ou mort, produites 1° par des coups (195-214), 2° par un mauvais traitement de la part d'un chirurgien (215-220) ou d'un médecin (221-223) ;

c) Perte pécuniaire produite par la négligence d'un vétérinaire (224-225) ou d'un marqueur d'esclaves (226-227).

B. Obligations de contrat,

a) Emploi d'ouvriers : l° contrat à forfait (228-267) ; 2° contrat au jour (268-277) ;

b) Achat d'esclaves (278-282).

Il y a des ressemblances entre le code de l'alliance (Ex 20:22 à Ex 23:33) et le code de Hammourapi : dans les deux les injures sont généralement punies d'après la lex talionis (oeil pour oeil, dent pour dent) ; et dans le détail, on peut comparer Ham. 250s avec Ex 21:28 et suivant ; Ham. 8 avec Ex 22:1 ; Ham. 21 avec Ex 22:2 ; Ham. 57s avec Ex 22:5 ; Ham. 266s avec Ex 22:9-13, etc. Cependant le code babylonien contient seulement des lois civiles, pénales et commerciales, tandis que le code biblique contient des sections de caractère purement moral et religieux. Il y a aussi beaucoup de différences de détail qui font entrevoir deux civilisations assez différentes. Il n'y a donc pas de raison suffisante pour supposer que le législateur biblique a connu directement le recueil des lois babyloniennes.

Pour l'Assyrie, nous n'avons pas un code aussi complet, mais on a retrouvé à Assour trois fragments de codes, dont le premier, presque complet, date de la fin du deuxième millénaire.

Le deuxième traite du droit rural (succession, déplacement des bornes des champs, (cf. De 9:14) creusage de puits ou cuisson de briques sur le champ d'autrui, etc.) ; le troisième, du vol et du commerce. --Le premier ne présente pas l'ordre logique des lois de Hammourapi et s'occupe surtout des femmes. Les sujets suivants y sont traités : vol (1-6) ; obscénité (7-9) ; meurtre (10) ; adultère (12-18 ; 22s) ; sodomie (19s) ; coups portés à une femme enceinte (21 ; 49-51) ; fuite de l'épouse (24) ; succession (25-29 ; 46) ; fiançailles (30-33 ; 47s) ; mariage d'une veuve (35) ; absence du mari (36 ; 45) ; divorce (37-38) ; saisie d'une femme pour dette (39 ; 44 ; 48) ; habillement des femmes en un lieu public (40) ; concubines (41) ; sorcellerie (47) ; avortement volontaire (52) ; séduction d'une vierge (54s) ; punition de l'épouse (56-58).

9. Littérature.

Dans la grande masse de documents cunéiformes en langue assyro-babylonienne que les fouilles ont mis au jour, une très petite proportion seulement a un caractère littéraire marqué ; le reste n'était pas destiné au grand public. Mais même dans ces productions littéraires proprement dites, il n'y a rien qu'on puisse comparer, pour la beauté de forme et la solidité de fond, aux plus belles pages de l'A.T. Les ouvrages poétiques que nous connaissons ont été retrouvés dans les écoles (un bon nombre sont des copies très défectueuses des élèves) de Nip-pour, de Sippar, d'Assour, et même de Tell-el-Amarna en Egypte, et dans les bibliothèques royales, dont la plus complète est celle de Ninive, où Assourbanipal fit réunir des copies des principaux textes poétiques, magiques, scientifiques, etc. La production poétique est essentiellement religieuse, liturgique : on récitait les épopées et on chantait les hymnes dans le culte des dieux. Il n'y a que de rares fragments de chansons populaires et seulement la première ligne de quelques chants d'amour (semblables à ceux du Cantique des cantiques) dans un catalogue retrouvé à Assour. Dans le genre épique, les poèmes plus importants sont le récit de la création du monde par Mar-douk après son combat avec le monstre Tiâmat ; l'histoire légendaire de Gilgamesh (contenant le récit du déluge), le mythe d'Adapa, la descente d'Ishtar aux enfers, et l'ascension d'Étana au ciel. Dans le genre lyrique nous possédons un bon nombre d'hymnes en l'honneur des divinités (en particulier d'Anu, d'Enlil, de Mardouk, de Ninourta, de Nabou, d'Ashour, de Sin, de Sha-mash, de Tammouz, d'Ishtar, etc.), des prières, des psaumes de pénitence, des lamentations, etc. Les meilleures pages de prose se lisent dans les inscriptions royales (histoire des campagnes militaires, annales, biographies laudatives du monarque), surtout dans celles de Sennachérib et d'Assourbanipal. Tandis que, dans la poésie, l'Assyrie se borna à copier les vieux poèmes babyloniens (dont la plupart sont d'origine sumérienne), dans la prose des inscriptions royales et même de la correspondance épistolaire officielle, l'Assyrie développe un style original, limpide, parfois imagé et sonore.

10. Science et magie.

La distinction nette entre le domaine de la connaissance scientifique et celui de la superstition est une des grandes découvertes du génie hellénique. Il faut pourtant reconnaître que, dans l'astronomie et dans la médecine, les Babyloniens ont fait des observations exactes dont se sont servi plus tard les savants grecs ; mais, même dans ces recherches, on ne s'est jamais complètement débarrassé des entraves de l'astrologie et de la magie. L'observation de la position et des mouvements des astres avait pour but principal la détermination des présages. On tire des horoscopes de la position des planètes à la naissance d'un enfant ; on interprète la portée des éclipses dans les affaires humaines ; on observe les phases de la lune et la position du soleil pour fixer le calendrier. Chaque mois commence avec la nouvelle lune ; chaque année avec l'équinoxe de printemps (21 mars) ou (plus rarement) avec l'équinoxe d'automne (21 septembre) ; pour mettre d'accord l'année lunaire avec l'année solaire, on intercalait un treizième mois. Ce calendrier (et même les noms des mois) fut adopté par les Juifs après l'exil, de même que la cosmologie babylonienne, d'après laquelle la terre est plate et ronde, nageant sur l'océan souterrain et surmontée par la voûte des cieux qui soutient les eaux célestes. Les notions de zoologie, de botanique et de physique étaient assez rudimentaires, et la géométrie, l'arithmétique et la chimie poursuivaient des buts purement pratiques. La médecine ne se bornait pas à l'administration de drogues et à l'intervention du chirurgien : nombre de maladies étaient attribuées à la possession démoniaque et exigeaient les arts magiques de l'exorciste et des cérémonies religieuses appropriées ; il y a toute une littérature sur les incantations et sur les rites par lesquels on obtenait le secours divin. La divination se fondait principalement sur l'interprétation des phénomènes célestes (astrologie) et terrestres, en particulier l'examen du foie (cf. Eze 21:26, fig. 87), l'interprétation des songes (cf. Joseph et Daniel), des naissances monstrueuses et des mouvements de certains animaux.

11. Religion.

A l'époque préhistorique, chaque ville se bornait à l'adoration du dieu local ; quand, avant le commencement de l'histoire, les villes sumériennes furent réunies en royaumes, les théologiens groupèrent les principaux dieux locaux en un panthéon, fixèrent les fonctions et la parenté de chaque dieu, et préparèrent des listes de divinités dont des fragments datant du IV e millénaire nous sont parvenus. La religion des Sémites de la Mésopotamie est fondamentalement sumérienne : les dieux, leurs fonctions et attributs, de même que les rites et la liturgie du culte, ne subirent pas de modifications profondes dans la religion des Sémites ; même le caractère astral de la théologie remonte aux Sumériens. Les Sémites se bornèrent à traduire dans leur langue les noms de quelques dieux et la littérature religieuse (bien que le sumérien restât la langue sacrée jusqu'à l'époque la plus tardive) et à donner une place prééminente aux dieux de leurs capitales : Mar-douk en Babylonie et Ashour en Assyrie. Dans les listes, les dieux sont rangés en deux triades principales : une triade cosmique (Anou, Enlil, Ea) et une triade astrale-météorologique (Sin, Shamash, Adad) ; chaque triade est complétée par une divinité féminine (Bêlit-ilê et Ishtar). Anou, comme l'indique son nom en sumérien, est le dieu du ciel ; dieu suprême, habitant au plus haut des cieux, il n'est pas favorable aux mortels et, en dehors de Ourouk, sa ville, il ne recevait guère de culte. Sa femme (Antou) dut céder sa place à Ishtar. Le nom Enlil signifie probablement « seigneur du vent », mais, à l'époque historique, il est le dieu de la terre, le souverain des hommes. Son grand temple (E-kur : maison de la montagne) était à Nippour. Sa femme, Ninlil, intercède pour les mortels ; son fils est Ninourta (Ninib). Ea signifie « maison de l'eau » ; son nom sumérien (En-ki) signifie « seigneur de l'inférieur », c-à-d. de l'abîme (Ge 1:2), l'océan souterrain qu'on appelait Apsou (ab-zou =demeure du savoir). Dieu du savoir, seigneur de l'humanité, Ea enseigna aux hommes les arts et les sciences, et, en particulier, la divination et les rites magiques. Sa ville était Éridou (anciennement sur la mer) ; sa femme, Damkina. Son premier-né, Mardouk (qu'on appelait aussi Bel, seigneur, cf. Esa 46:1, Jer 50:2 51:44), le dieu de Babylone, devint le dieu principal de tous les Babyloniens à cause de l'importance de sa ville : on lui attribuait la victoire sur le monstre Tiâmat et la création du monde. La femme de Mardouk était Zarpa-nitoum et son fils Nabou (Nébo dans Esa 46:1). Ce dernier, dont la ville était Borsippa, était le scribe parmi les dieux ; son épouse s'appelait Tashmetoum. La souveraine ou mère des dieux, qu'on nommait Ninmakh, Ninkhursagga, Nintu, etc, appartenait à ce même groupe de divinités. La deuxième triade était composée de Sin (le dieu lunaire, adoré à Harran), de Shamash (le dieu solaire, dont les temples les plus connus étaient à Larsa et à Sippar) et d'Adad ou Ramman (le dieu des orages, qu'on identifiait avec le dieu Teshoub des Hittites et le dieu Amurru des Amorréens) ; la déesse de ce groupe est Ishtar (l'Astarté des Phéniciens, appelée Astoreth dans l'A.T.), la déesse de l'amour et de la guerre qui ordonna une lamentation annuelle pour la mort de son amant Tammouz. (cf. Eze 8:14) Ashour était le dieu suprême des Assyriens.

Le culte consistait essentiellement dans le sacrifice et dans la prière : « Chaque jour rends tes hommages à ton dieu : sacrifice, prière, digne encens. » La plus solennelle des fêtes annuelles était la fête du nouvel an en l'honneur de Mardouk (quand le roi saisissait les mains du dieu). Le séjour des morts, le pays d'où l'on ne revient pas, était comme le Cheol de l'A.T. une vaste et obscure caverne souterraine ; la déesse Éreshkigal et le dieu Nergal y régnaient sur les morts.

12. Art.

L'architecture babylonienne était massive et monotone : on se servait de briques cuites pour les palais et les temples, et de briques séchées au soleil pour les maisons particulières ; l'ornementation extérieure consistait en moulures de briques, de figures en relief en briques émaillées, de tours et de créneaux. Dans la sculpture, on admire les statues et les bas-reliefs de l'époque sumérienne (Our-Nina et Goudéa) et les bas-reliefs et les colosses imposants de l'époque assyrienne.

Voir les fig. 23 à 31. BIBLIOGRAPHIE

--L. Delaporte, La Mésopotamie : les Civilisations babylonienne et assyrienne ; l'Évolution de l'Humanité, vol. VIII, Paris 1923.

--C. -F. Jean, La littérature des Babyloniens et Assyriens, Paris 1924.

--The Cambridge Ancient History, vol. 1 (jusqu'à 1580), 1924 ; vol. II (1580-1000), 1926 ; vol. III (1000-538), 1925.

--L. VV King, A Hist. of Babylon, Londres 1914.

--Sidney Smith, Early Hist, of Assyria (to 1000 B.C.), Londres 1928.

--A.T. Olmstead, Hist, of Assyria, New-York 1923.

--R.W. Rogers, A Hist. of Babyl. and Ass., 6 e éd., New-York 1915.

--Morris Jastrow, jr, The Civilization of Babyl. and Assyr., Philadelphia 1915.

--Bruno Meissner, Babyl. u. Ass., vol. I, Heidelberg 1920 ; vol. II, 1925.

--C. -F. Jean, Le milieu biblique av. J. -C, vol. I, Paris 1922 ; vol. II, 1923.

--Pour les ouvr. spéciaux, voir Ida A. Pratt, Ass. and Babyl. : a list of référence, New-York Publ. Libr. 1918.

--CL. Woolley, Les Sumériens (tr. fr. E. Lévy), Paris 1930. E. -H. PF.

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      Genèse 1

      2 Or, la terre était alors informe et vide. Les ténèbres couvraient l’abîme, et l’Esprit de Dieu planait au-dessus des eaux.

      Genèse 2

      14 Le troisième fleuve s’appelait le Tigre, c’est celui qui coule à l’orient de l’Assyrie. Et le quatrième fleuve c’est l’Euphrate.

      Genèse 10

      11 De ce pays-là, il passa en Assyrie et bâtit Ninive, Rehobot-Ir, Kalah,

      Genèse 25

      18 Ses descendants se sont établis de Havila jusqu’à Chour, aux confins de l’Egypte, en direction d’Ashour. Il vivait en hostilité avec tous ses semblables.

      Exode 20

      22 L’Eternel dit à Moïse : —Voici ce que tu diras aux Israélites : « Vous avez vu comme je vous ai parlé du haut du ciel.

      Exode 21

      2 Lorsque vous achèterez un esclave hébreu, son service durera six ans ; la septième année, il partira libre, sans avoir rien à payer.
      28 Si un bœuf tue quelqu’un à coups de corne, il sera abattu à coups de pierres. On n’en mangera pas la viande, mais son propriétaire ne sera pas puni.
      32 S’il heurte de sa corne un esclave ou une servante, le propriétaire de l’animal versera au maître de la victime trente pièces d’argent, et le bœuf sera lapidé.

      Exode 22

      1 —Si l’on surprend un voleur en train de pénétrer dans une maison par effraction et qu’on lui assène un coup mortel, celui qui l’aura frappé ne sera pas coupable de meurtre.
      2 Par contre, si cela se passe en plein jour, celui qui l’aura frappé sera coupable de meurtre. Tout voleur devra verser une indemnité. S’il ne possède rien, il sera lui-même vendu comme esclave pour compenser ce qu’il a volé.
      5 Si quelqu’un allume un feu et que celui-ci, rencontrant des buissons d’épines, se propage et brûle les gerbes du voisin, ou son blé sur pied, ou bien son blé en herbe, l’auteur de l’incendie sera tenu de donner compensation pour ce qui aura été brûlé.
      9 Si un homme confie en garde à son prochain un âne, un bœuf, un mouton ou tout autre animal, et que celui-ci meurt, se casse une patte ou se fait capturer par des voleurs sans qu’il y ait de témoin,
      10 un serment prêté au nom de l’Eternel départagera les deux parties. Celui qui avait la garde de l’animal jurera qu’il ne s’est pas emparé du bien de l’autre, et le propriétaire de la bête acceptera ce serment sans qu’aucune indemnité ne lui soit versée.
      11 Mais si l’animal lui a été volé chez lui, il dédommagera le propriétaire.
      12 Si l’animal a été déchiré par une bête féroce, ses restes seront produits comme pièce à conviction et il ne sera pas nécessaire de payer d’indemnité pour la bête déchirée.
      13 Si quelqu’un emprunte une bête et qu’elle se casse une patte ou meurt en l’absence de son propriétaire, l’emprunteur sera tenu d’indemniser ce dernier.

      Exode 23

      33 Ils ne demeureront pas dans votre pays, afin qu’ils ne vous incitent pas à pécher contre moi en vous faisant rendre un culte à leurs dieux, car vous seriez alors pris à leur piège.

      Josué 7

      21 J’ai vu dans le butin un magnifique manteau de Babylone, deux cents pièces d’argent et un lingot d’or d’une livre. J’en ai eu fortement envie, alors je m’en suis emparé. Ces objets sont enterrés au milieu de ma tente, et l’argent est en-dessous.

      1 Chroniques 5

      6 Beéra, un chef des Rubénites que Tiglath-Piléser, roi d’Assyrie, emmena en captivité.
      26 C’est pourquoi le Dieu d’Israël incita le roi d’Assyrie Poul, c’est-à-dire Tiglath-Piléser roi d’Assyrie, à déporter les membres des tribus de Ruben, de Gad et de la demi-tribu de Manassé : il les exila à Halah, Habor et Hara, et sur les rives du fleuve de Gozân, où ils sont demeurés jusqu’à ce jour.

      2 Chroniques 28

      16 En ce temps-là, le roi Ahaz envoya une ambassade aux rois d’Assyrie pour leur demander de l’aide.
      20 Au lieu de lui venir en aide, Tiglath-Piléser, le roi d’Assyrie, vint attaquer Ahaz et le traita en adversaire.
      21 Ahaz avait pris une partie des biens du Temple de l’Eternel, du palais royal et des maisons de ses grands pour faire des présents au roi d’Assyrie : cela ne lui fut d’aucune aide.

      2 Chroniques 30

      6 Les coureurs s’en allèrent dans tout Israël et Juda porter les lettres signées par le roi et ses ministres. Le roi leur avait ordonné de proclamer : —Israélites, revenez à l’Eternel, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et d’Israël, et il reviendra à vous, vous, les rescapés, qui avez échappé à l’emprise du roi d’Assyrie.

      2 Chroniques 32

      1 Après ces événements qui démontrèrent la fidélité d’Ezéchias envers Dieu, Sennachérib, roi d’Assyrie, vint envahir le territoire de Juda. Il assiégea les villes fortifiées et ordonna d’en forcer les remparts.
      4 et beaucoup de gens se rassemblèrent. Ils bouchèrent toutes les sources, y compris celle dont l’eau s’écoulait par un canal souterrain. « Pourquoi, disaient-ils, les rois d’Assyrie trouveraient-ils à leur arrivée de l’eau en abondance ? »
      7 —Soyez forts et prenez courage ! Soyez sans crainte, ne vous laissez pas effrayer par le roi d’Assyrie et les troupes nombreuses qui l’accompagnent ; car nous avons avec nous quelqu’un de plus puissant que lui.
      9 Après cela, Sennachérib, roi d’Assyrie, envoya une délégation à Jérusalem vers Ezéchias, roi de Juda, et vers tous ceux de Juda qui étaient dans Jérusalem pendant qu’il était lui-même devant Lakich avec toutes ses forces. Il leur fit dire :
      10 —Voici ce que déclare Sennachérib, roi d’Assyrie : En quoi placez-vous votre confiance, pour que vous restiez ainsi enfermés dans la forteresse de Jérusalem ?
      11 Ne voyez-vous pas qu’Ezéchias vous trompe pour vous faire mourir de faim et de soif quand il dit : « L’Eternel, notre Dieu, nous délivrera du roi d’Assyrie ? »
      21 Alors l’Eternel envoya un *ange qui extermina dans le camp du roi d’Assyrie tous les vaillants guerriers, y compris les généraux et les officiers, si bien que le roi retourna dans son pays tout confus. Un jour, il pénétra dans le temple de son dieu, et ses propres fils l’y assassinèrent d’un coup d’épée.
      22 C’est ainsi que l’Eternel délivra Ezéchias et les habitants de Jérusalem de Sennachérib, roi d’Assyrie, et de tout autre ennemi. Il leur accorda la paix sur toutes leurs frontières.

      2 Chroniques 33

      11 Alors l’Eternel fit venir contre eux les généraux du roi d’Assyrie, qui capturèrent Manassé. Ils lui mirent des crochets au nez, l’attachèrent avec des chaînes de bronze et l’emmenèrent à Babylone.

      Esdras 4

      2 Ils vinrent trouver Zorobabel et les chefs des groupes familiaux pour leur dire : —Nous allons vous aider à reconstruire ce Temple, car nous invoquons le même Dieu que vous et nous lui offrons des sacrifices depuis le temps d’Esar-Haddôn, roi d’Assyrie, qui nous a déportés ici.

      Esdras 6

      22 Ensuite, ils célébrèrent dans la joie la fête des pains sans *levain pendant sept jours, car l’Eternel les avait réjouis en disposant favorablement à leur égard l’empereur d’Assyrie de manière à les encourager dans le travail de reconstruction du Temple du Dieu d’Israël.

      Néhémie 9

      32 Maintenant, ô notre Dieu, toi le Dieu grand, puissant et redoutable, qui es fidèle à ton alliance et qui nous conserves ta bonté, ne considère pas comme peu de choses toutes les grandes épreuves que nous avons rencontrées, nous, nos rois, nos dirigeants, nos prêtres, nos prophètes, nos ancêtres et tout ton peuple depuis l’époque de la domination assyrienne jusqu’à ce jour.

      Esaïe 5

      8 Malheur à vous qui joignez maison à maison et ajoutez un champ à l’autre au point d’occuper tout l’espace et d’être seuls dans le pays.

      Esaïe 7

      17 L’Eternel fera survenir contre toi et ton peuple, contre ta dynastie, des jours comme jamais il n’y en a eu de tels depuis l’époque où Ephraïm s’est coupé de Juda.
      18 —Il adviendra, en ce jour-là, que l’Eternel appellera par un coup de sifflet les mouches qui sont à l’extrémité des fleuves de l’Egypte et les abeilles d’Assyrie.
      20 En ce jour-là, le Seigneur rasera avec un rasoir pris à gage au-delà de l’Euphrate — il s’agit du roi d’Assyrie. Oui, il vous rasera la tête et tous les poils du corps, et il vous coupera aussi la barbe.

      Esaïe 8

      4 Car avant que l’enfant sache appeler : Papa, Maman, on emportera les richesses de Damas et le butin de Samarie devant le roi d’Assyrie.
      7 à cause de cela, voici que le Seigneur fera monter sur eux les grandes eaux du puissant fleuve : ce sera le roi d’Assyrie et toute sa puissance. Oui, il sortira partout de son lit, et il débordera au-dessus de toutes ses berges,

      Esaïe 10

      5 « Malheur à l’Assyrien, bâton de ma colère ! Ce gourdin dans sa main est l’instrument de ma fureur.
      9 Kalno a bien subi le sort de Karkémich, Hamath celui d’Arpad, Samarie celui de Damas.
      12 —Voici ce qui arrivera, dit le Seigneur : Quand j’aurai achevé toute mon œuvre sur le mont de *Sion et à Jérusalem, j’interviendrai contre le roi de l’Assyrie à cause de ses pensées orgueilleuses et de son regard arrogant.

      Esaïe 11

      11 Ce jour-là, le Seigneur interviendra une seconde fois pour libérer le reste de son peuple qui aura subsisté en Assyrie et en Egypte, à Patros et en Ethiopie, à Elam, en Babylonie, et à Hamath, ainsi que dans les îles et les régions côtières.
      16 Et il y aura une route pour ceux de son peuple qui resteront, et qui demeureront encore en Assyrie, comme il y eut jadis une route pour Israël quand il sortit d’Egypte.

      Esaïe 19

      23 En ce jour-là, il y aura une route frayée allant d’Egypte en Assyrie. Les Assyriens se rendront en Egypte, les Egyptiens en Assyrie ; l’Egypte et l’Assyrie rendront leur culte ensemble.
      24 En ce jour-là, Israël sera le troisième, avec l’Egypte et l’Assyrie, et pour la terre entière cela sera une bénédiction.
      25 Et l’Eternel, le Seigneur des armées célestes, les bénira, disant : —Bénie soit l’Egypte, mon peuple, bénie soit l’Assyrie, mon œuvre, et Israël, qui m’appartient.

      Esaïe 20

      1 L’année où le généralissime envoyé par Sargon, roi d’Assyrie, vint attaquer Asdod, et s’en empara,
      4 Ainsi le roi d’Assyrie emmènera en déportation des captifs égyptiens et éthiopiens, des jeunes et des vieillards, nus et déchaussés et les reins découverts, à la honte de l’Egypte.
      6 Les habitants de ces régions du littoral diront en ce jour-là : « Voilà à quoi en sont réduits ceux auprès de qui nous espérions nous réfugier pour trouver de l’aide et du secours contre le roi d’Assyrie. Et nous, maintenant, comment échapperons-nous ? »

      Esaïe 23

      13 Car le pays des Chaldéens qui ne sont pas un peuple, Assur l’a assigné aux bêtes du désert ; il a dressé des tours pour assiéger la ville, il en a rasé les palais, il en a fait des ruines.

      Esaïe 27

      13 En ce jour-là, le grand cor sonnera, ceux qui dépérissaient en Assyrie et tous ceux qui étaient exilés en Egypte viendront adorer l’Eternel sur la sainte montagne au milieu de Jérusalem.

      Esaïe 30

      1 « Malheur aux fils rebelles, déclare l’Eternel, qui forment des projets où je n’ai pas de part, qui concluent des traités contre ma volonté pour ajouter ainsi un péché à un autre !
      2 Ils s’en vont en Egypte sans m’avoir consulté pour se mettre en sécurité auprès du pharaon et pour chercher refuge à l’ombre de l’Egypte !
      3 Le refuge du pharaon sera sujet de honte, le refuge que vous cherchez à l’ombre de l’Egypte vous plongera dans une grande confusion.
      4 Oui, vos ministres sont déjà à Tsoân et vos ambassadeurs parviennent à Hanès.
      5 Mais tous seront honteux à cause de ce peuple : il ne leur sera d’aucune aide, d’aucun secours, d’aucune utilité, mais il fera leur honte et leur fera perdre la face. »

      Esaïe 36

      1 La quatorzième année du règne d’Ezéchias, Sennachérib, roi d’Assyrie, vint attaquer toutes les villes fortifiées de Juda et s’en empara.
      2 Le roi d’Assyrie envoya de Lakich à Jérusalem vers le roi Ezéchias, son aide de camp, accompagné d’une puissante armée. Il prit position près de l’aqueduc de l’étang supérieur, sur la route du champ du Teinturier.
      4 L’aide de camp du roi d’Assyrie leur dit : —Transmettez ce message à Ezéchias : « Voici ce que déclare le grand roi, le roi d’Assyrie : En quoi mets-tu ta confiance ?
      8 Je te lance aujourd’hui un défi au nom de mon maître, le roi d’Assyrie : Je te donnerai deux mille chevaux, si toi tu es capable de fournir autant d’hommes pour les monter.
      13 Puis l’aide de camp se campa là et cria d’une voix forte, en hébreu : —Ecoutez ce que dit le grand roi, le roi d’Assyrie :
      15 Ne vous laissez pas persuader par Ezéchias de vous confier en l’Eternel, s’il vous dit : “Sûrement, l’Eternel nous délivrera, cette ville ne tombera pas entre les mains du roi d’Assyrie.”
      16 N’écoutez pas Ezéchias ; car voici ce que vous propose le roi d’Assyrie : Faites la paix avec moi, rendez-vous à moi ! Alors chacun de vous mangera les fruits de sa vigne et de son figuier, et chacun boira de l’eau de son puits,
      18 Ne laissez pas Ezéchias vous tromper en disant : “L’Eternel nous délivrera.” Les dieux des autres nations ont-ils délivré leur pays du roi d’Assyrie ?

      Esaïe 37

      4 Peut-être l’Eternel, ton Dieu, prêtera-t-il attention à ces paroles que l’aide de camp du roi d’Assyrie a prononcées de la part de son maître, pour insulter le Dieu vivant. Peut-être l’Eternel, ton Dieu, le punira-t-il à cause des paroles qu’il a entendues. Intercède donc en faveur du reste de ce peuple qui subsiste encore. »
      6 qui leur dit : —Voici ce que vous direz à votre maître : « Ainsi parle l’Eternel : Ne te laisse pas effrayer par les paroles que tu as entendues et par lesquelles les serviteurs du roi d’Assyrie m’ont outragé.
      8 L’aide de camp apprit que le roi d’Assyrie était parti de Lakich et qu’il était en train d’attaquer Libna. Il s’en retourna donc pour le rejoindre.
      10 —Vous direz à Ezéchias, roi de Juda : « Ne te laisse pas tromper par ton Dieu en qui tu te confies s’il te dit que Jérusalem ne tombera pas entre les mains du roi d’Assyrie.
      11 Tu as toi-même appris comment les rois d’Assyrie ont traité tous les pays, comment ils les ont voués à la destruction complète. Crois-tu que toi seul tu y échapperais ?
      18 Il est vrai, ô Eternel, que les rois d’Assyrie ont exterminé toutes les nations et ravagé leurs pays,
      21 Alors Esaïe, fils d’Amots, envoya le message suivant à Ezéchias : —Voici ce que déclare l’Eternel, le Dieu d’Israël, que tu as prié au sujet de Sennachérib, roi d’Assyrie.
      33 C’est pourquoi, voici ce que l’Eternel déclare au sujet du roi d’Assyrie : « Il n’entrera pas dans la ville : aucun de ses archers n’y lancera de flèches, il ne s’en approchera pas à l’abri de ses boucliers, et il ne dressera aucun terrassement contre elle.
      37 Alors Sennachérib, roi d’Assyrie, leva le camp, et repartit pour Ninive, où il resta.

      Esaïe 38

      6 Je te délivrerai, toi et cette ville, du roi d’Assyrie, et je protégerai cette ville.

      Esaïe 39

      1 Vers cette même époque, Merodak-Baladân, fils de Baladân, roi de Babylone, fit parvenir un message et des présents à Ezéchias, car il avait appris sa maladie et son rétablissement.
      2 Ezéchias se sentit flatté de la venue des envoyés et leur fit visiter le bâtiment où l’on conservait les objets précieux, l’argent et l’or, les aromates et les huiles parfumées. Il leur montra aussi tout son arsenal militaire et tout ce que contenaient ses trésors ; il n’y eut rien dans son palais ni dans tout son royaume qu’Ezéchias ne leur fît voir.
      3 Alors le prophète Esaïe se rendit auprès du roi Ezéchias et lui demanda : —Qu’ont dit ces gens et d’où sont-ils venus te rendre visite ? Ezéchias lui répondit : —Ils sont venus de très loin, de Babylone, pour me voir.
      4 Esaïe reprit : —Qu’ont-ils vu dans ton palais ? Ezéchias répondit : —Ils ont vu tout ce qui se trouve dans mon palais. Je ne leur ai rien caché de mes trésors.
      5 Alors Esaïe dit à Ezéchias : —Ecoute ce que dit le Seigneur des *armées célestes !
      6 Un jour viendra où tout ce qui est dans ton palais et tout ce que tes ancêtres ont amassé jusqu’à ce jour sera emporté à Babylone ; il n’en restera rien ici, déclare l’Eternel.
      7 Plusieurs de tes propres descendants issus de toi deviendront serviteurs dans le palais du roi de Babylone.
      8 Ezéchias répondit à Esaïe : —La parole de l’Eternel que tu viens de me transmettre est bonne. Car, ajouta-t-il, nous aurons au moins la paix et la sécurité tant que je vivrai.

      Esaïe 46

      1 Voici : Bel a ployé et Nebo s’est courbé, des animaux et des bêtes de somme emportent leurs images. Ces idoles que vous portiez chargent de tout leur poids des bêtes fatiguées.

      Esaïe 47

      15 « Voilà ce que feront pour toi ceux pour qui tu t’es fatiguée, et ceux avec qui tu trafiques depuis le temps de ta jeunesse. Chacun erre de son côté, et il n’y a personne pour te sauver !

      Jérémie 2

      18 Maintenant, que te sert de partir en Egypte, pour aller boire les eaux du Nil ? Et que te sert de prendre la route pour te rendre en Assyrie, pour aller boire les eaux du Fleuve ?
      36 « Comme tu t’avilis à changer de conduite ! Te tourner vers l’Egypte, comme vers l’Assyrie, cela t’attirera la honte,

      Jérémie 50

      2 « Proclamez la nouvelle chez les nations ! Publiez-la ! Elevez l’étendard ! Oui, faites-la savoir et ne la cachez pas ! Dites que Babylone est prise, Bel a perdu la face, Mardouk est tout tremblant. Ses statues sont honteuses, et ses idoles tremblent.
      17 « Israël est semblable à une brebis isolée pourchassée par des lions : le premier l’a mangée, — c’est le roi d’Assyrie — et le suivant lui a broyé les os : Nabuchodonosor, le roi de Babylone
      18 Et c’est pourquoi voici ce que déclare le Seigneur des *armées célestes, Dieu d’Israël : Je vais rétribuer le roi de Babylone et son pays, tout comme j’ai rétribué le roi de l’Assyrie.

      Jérémie 51

      44 J’interviendrai à Babylone contre Bel, je lui ferai vomir ce qu’il a englouti et, jamais plus, les nations n’afflueront vers lui. Les murs de Babylone sont en train de tomber.

      Lamentations 1

      1 Comme elle reste solitaire la cité qui, naguère, était si populeuse ! Elle est comme une veuve ! Elle qui était importante au milieu des nations, princesse des provinces, elle est astreinte à la corvée !
      2 Tout au long de la nuit, elle pleure, et ses larmes ruissellent sur ses joues. De tous ceux qui l’aimaient, aucun ne la console : tous ses compagnons l’ont trahie et ils sont devenus ses ennemis.
      3 Juda s’en est allé dans un pays d’exil, accablé de misère, soumis à un dur esclavage. Le voici qui habite chez les nations sans trouver la tranquillité. Tous ceux qui le pourchassent l’atteignent au milieu des détresses.
      4 Les chemins de *Sion sont plongés dans le deuil parce qu’il ne vient plus personne pour célébrer la fête. Ses portes sont en ruine, ses prêtres se lamentent, ses jeunes filles sont affligées, la ville est remplie d’amertume.
      5 Ses ennemis triomphent, ses adversaires sont heureux, car l’Eternel l’a affligée pour ses nombreux péchés, ses petits enfants sont partis dans la captivité, poussés par l’oppresseur.
      6 La communauté de Sion a été dépouillée de toute sa splendeur. Ses ministres sont devenus semblables à des cerfs qui ne trouvent pas de pâture, qui fuient à bout de forces devant ceux qui les traquent.
      7 Aux jours de son humiliation et de sa vie errante, Jérusalem se souvient des trésors qu’elle avait autrefois, maintenant que son peuple est, tout entier, tombé aux mains de l’oppresseur sans qu’il y ait personne qui vienne à son secours. Les ennemis la voient et font des gorges chaudes au sujet de sa destruction.
      8 Voici : Jérusalem a gravement péché, c’est pourquoi elle est devenue comme un déchet. Tous ceux qui l’honoraient, maintenant la méprisent, car ils ont vu sa nudité. Elle-même en gémit et se détourne.
      9 Sa souillure apparaît sur les pans de sa robe. Elle n’a pas songé à ce qui s’ensuivrait. Elle est tombée, sa chute est étonnante et nul ne la console. « O Eternel, dit-elle, vois mon humiliation, car l’ennemi triomphe. »
      10 L’ennemi a pillé tous ses objets précieux, elle a vu les nations pénétrer dans son sanctuaire. Pourtant, tu avais dit : « Elles n’entreront pas dans ta communauté. »
      11 Tout son peuple gémit en recherchant du pain. Il donne ses trésors contre des aliments pour reprendre des forces. « Vois, Eternel, dit-elle, et considère l’abjection où je suis. »
      12 N’êtes-vous pas touchés, ô vous tous qui passez ? Regardez et voyez s’il est une douleur comparable à la mienne qui me fait tant souffrir. L’Eternel me l’a infligée au jour de sa colère ardente.
      13 D’en haut, il a lancé un feu qui m’a pénétré jusqu’aux os, il a tendu un filet sous mes pieds : il m’a fait reculer et il a fait de moi une femme esseulée, accablée tout le jour.
      14 Il a lié le joug que composent mes crimes, c’est sa main qui les a noués : ils pèsent sur mon cou. Il a sapé ma force. Le Seigneur m’a livrée au pouvoir d’hommes auxquels je ne peux résister.
      15 Oui, le Seigneur a repoussé tous les vaillants guerriers qui étaient dans mes murs, et il a fixé contre moi un rendez-vous dans le but de briser mes jeunes gens. Le Seigneur a foulé comme dans un pressoir la population de Juda.
      16 Pour tout cela, je pleure ; j’éclate en longs sanglots, car le consolateur qui ranimerait mon courage est loin de moi. Mes fils sont tous plongés dans la désolation, car l’ennemi a été le plus fort.
      17 *Sion étend les mains, mais nul ne la console. L’Eternel a donné des ordres, aux adversaires de Jacob, de l’entourer de toutes parts. Jérusalem est devenue un déchet à leurs yeux.
      18 Mais l’Eternel est juste, car j’ai été rebelle à ses commandements. Ecoutez, je vous prie, vous, tous les peuples, et voyez ma douleur : mes jeunes filles, mes jeunes gens sont partis en captivité.
      19 J’ai fait appel à mes amants, mais eux ils m’ont trahie. Mes prêtres et mes dirigeants ont péri dans la ville en cherchant de la nourriture pour reprendre des forces.
      20 Regarde, ô Eternel, je suis dans la détresse ; tout mon être intérieur est en bouillonnement. Mon cœur chavire en moi parce que je me suis gravement révoltée. Tandis qu’à l’extérieur l’épée me prive de mes enfants, dans la maison c’est comme chez la mort.
      21 On entend mes soupirs, mais nul ne me console et tous mes ennemis, apprenant mon malheur, sont dans la joie car c’est toi qui as fait cela. Fais donc venir le jour que tu as annoncé, et que mes ennemis deviennent comme moi !
      22 Oh oui, tiens compte de leur méchanceté, et traite-les comme tu m’as traitée pour punir mes forfaits, car il n’y a de cesse à mes gémissements, mon cœur est affligé.

      Lamentations 5

      6 Nous tendons les mains vers l’Egypte, vers l’Assyrie, pour avoir à manger.

      Ezéchiel 8

      14 Il m’emmena à l’entrée de la porte nord du Temple de l’Eternel, et je vis des femmes assises là, qui pleuraient la mort du dieu Tammouz.

      Ezéchiel 21

      26 car le roi de Babylone se tient au carrefour d’où partent les deux chemins pour interroger le sort : il tire au sort avec des flèches, il consulte les idoles domestiques, il examine le foie d’animaux.

      Ezéchiel 23

      7 Elle prodigua ses faveurs à l’élite des Assyriens, elle brûlait pour eux d’un désir passionnel, et elle s’est souillée en servant leurs idoles.

      Ezéchiel 29

      18 —Fils d’homme, Nabuchodonosor, le roi de Babylone, a soumis son armée, à un effort immense pour lutter contre Tyr. Les têtes des soldats en sont devenues chauves et toutes les épaules ont été écorchées mais il n’a retiré aucun profit à Tyr, ni pour lui, ni pour son armée, pour cette opération qu’il a menée contre elle.

      Ezéchiel 31

      3 Voici : sur le Liban, Assur était un cèdre à la belle ramure, au feuillage touffu donnant de l’ombre, à la haute stature, sa cime s’élançait jusque dans les nuages.

      Ezéchiel 32

      22 « Car là est couchée l’Assyrie et toute son armée autour de son tombeau, tous sont tombés blessés à mort sous les coups de l’épée.

      Daniel 4

      30 Au même instant, la sentence prononcée contre Nabuchodonosor fut exécutée : il fut chassé du milieu des hommes, il se mit à manger de l’herbe comme les bœufs et son corps fut mouillé par la rosée du ciel, sa chevelure devint aussi longue que des plumes d’aigle et ses ongles ressemblaient aux griffes des oiseaux.

      Daniel 5

      1 Un jour, le roi Balthazar organisa un banquet en l’honneur de ses mille dignitaires et se mit à boire du vin en leur présence.
      2 Excité par le vin, Balthazar ordonna d’apporter les coupes d’or et d’argent que Nabuchodonosor, son père, avait rapportées du Temple de Jérusalem. Il avait l’intention de s’en servir pour boire, lui et ses hauts dignitaires, ses femmes et ses concubines.
      3 Aussitôt, on apporta les coupes d’or qui avaient été prises dans le Temple de Dieu à Jérusalem, et le roi, ses hauts dignitaires, ses femmes et ses concubines s’en servirent pour boire.
      4 Après avoir bu du vin, ils se mirent à louer les dieux d’or, d’argent, de bronze, de fer, de bois et de pierre.
      5 A ce moment-là apparurent soudain, devant le candélabre, les doigts d’une main humaine qui se mirent à écrire sur le plâtre du mur du palais royal. Le roi vit cette main qui écrivait.
      6 Alors son visage devint blême, des pensées terrifiantes l’assaillirent, il se mit à trembler de tout son être et ses genoux s’entrechoquèrent.
      7 Il ordonna à grands cris de faire venir les magiciens, les astrologues et les devins, et fit dire aux sages : —Celui qui déchiffrera cette inscription et m’en donnera l’interprétation sera revêtu de pourpre, on lui mettra une chaîne d’or au cou et il partagera le gouvernement du royaume avec deux autres hauts fonctionnaires.
      8 Tous les sages du roi entrèrent dans la salle, mais aucun d’eux ne put déchiffrer l’inscription, ni en faire connaître l’interprétation au roi.
      9 Alors le roi Balthazar fut encore plus effrayé, il pâlit davantage et ses hauts dignitaires furent très troublés.
      10 Quand la reine-mère fut informée de ce qui troublait le roi et ses hauts dignitaires, elle pénétra dans la salle du festin. Elle prit la parole et dit : —Que le roi vive éternellement ! Ne te laisse pas terrifier par tes pensées et que ton visage ne pâlisse pas ainsi !
      11 Il y a, dans ton royaume, un homme en qui réside l’esprit des dieux saints ; du temps de ton père, on trouva en lui une clairvoyance, une intelligence et une sagesse pareilles à la sagesse des dieux, aussi le roi Nabuchodonosor, ton père, l’a-t-il établi chef des mages, des magiciens, des astrologues et des devins.
      12 Car cet homme, Daniel, que le roi a nommé Beltchatsar, possède un esprit extraordinaire, de la connaissance et de l’intelligence pour interpréter les rêves, trouver la solution des énigmes et résoudre les problèmes difficiles. Que l’on appelle donc Daniel et il te donnera l’interprétation.
      13 Aussitôt, Daniel fut introduit en présence du roi. Celui-ci prit la parole et lui dit : —Es-tu ce Daniel qui fait partie des exilés de Juda, que le roi, mon père, a amenés de Juda ?
      14 J’ai entendu dire que l’esprit des dieux réside en toi et que tu possèdes une clairvoyance, une intelligence et une sagesse extraordinaires.
      15 Or, on vient de m’amener les sages et les magiciens pour lire cette inscription et m’en faire connaître l’interprétation ; mais ils n’en ont pas été capables.
      16 On m’a dit que toi, tu peux donner des interprétations et résoudre les problèmes difficiles. Si donc tu es capable de lire cette inscription et de m’en faire connaître l’interprétation, tu seras revêtu de pourpre, tu porteras une chaîne d’or au cou et tu partageras le gouvernement du royaume avec deux autres hauts fonctionnaires.
      17 Alors Daniel prit la parole et dit au roi : —Garde tes présents et donne tes cadeaux à un autre ! Je vais cependant te déchiffrer l’inscription et t’en faire connaître l’interprétation.
      18 O roi, le Dieu très-haut avait donné à Nabuchodonosor, ton père, la royauté et la grandeur, la gloire et la majesté.
      19 Et à cause de la grandeur qu’il lui avait accordée, les gens de tous peuples, de toutes nations et de toutes langues tremblaient de peur devant lui. La vie et la mort de chacun dépendaient de son bon vouloir ; il élevait et abaissait qui il lui plaisait.
      20 Mais lorsque son cœur s’enorgueillit et qu’il s’endurcit jusqu’à l’arrogance, on lui fit quitter son trône royal et il fut dépouillé de sa gloire.
      21 Il fut chassé de la société des humains, sa raison devint semblable à celle des bêtes et il se mit à vivre en compagnie des ânes sauvages, il se nourrissait d’herbe comme les bœufs et son corps était trempé par la rosée du ciel. Cela dura jusqu’au jour où il reconnut que le Dieu très-haut est maître de toute royauté humaine et qu’il élève à la royauté qui il veut.
      22 Et toi, son fils, Balthazar, tu savais tout cela, et cependant tu n’as pas gardé une attitude humble.
      23 Tu t’es élevé contre le Seigneur du ciel et tu t’es fait apporter les coupes de son temple, puis toi et tes hauts dignitaires, tes femmes et tes concubines, vous y avez bu du vin et tu as loué les dieux d’argent, d’or, de bronze, de fer, de bois et de pierre, des dieux qui ne voient rien, n’entendent rien et ne savent rien. Mais le Dieu qui tient ton souffle de vie dans sa main et de qui dépend toute ta destinée, tu ne l’as pas honoré.
      24 C’est pourquoi il a envoyé cette main pour tracer cette inscription.
      25 Voici mot à mot ce qui est écrit là : « Il a été compté : une mine, un sicle et deux demi-sicles. »
      26 Et voici l’interprétation : « une mine » : Dieu a « compté » les années de ton règne et les a menées à leur terme.
      27 « Un sicle » : Tu as été « pesé » dans la balance et l’on a trouvé que tu ne fais pas le poids.
      28 « Deux demi-sicles » : Ton royaume a été « divisé » pour être livré aux Mèdes et aux Perses.
      29 Alors Balthazar ordonna de revêtir Daniel de pourpre, de lui mettre une chaîne d’or au cou et de faire proclamer qu’il partagerait le gouvernement du royaume avec deux autres hauts fonctionnaires.
      30 Mais, dans la même nuit, Balthazar, roi des Chaldéens, fut tué. L’HISTOIRE MONDIALE ET SA FIN

      Osée 5

      13 « Quand Ephraïm a vu son mal et Juda son ulcère, Ephraïm est allé chercher de l’aide en Assyrie et il a envoyé un message au roi batailleur. Mais le roi assyrien ne pourra vous guérir ni soigner votre ulcère.

      Osée 7

      11 Ephraïm est semblable à un pigeon naïf qui n’a pas de cervelle : il appelle l’Egypte à l’aide, il va en Assyrie.

      Osée 8

      9 Car lui, il est allé s’adresser à Assur. Un onagre sauvage garde sa liberté,

      Osée 9

      3 Ils n’habiteront plus dans le pays de l’Eternel. Ephraïm reprendra le chemin de l’Egypte et ils devront manger des aliments impurs en Assyrie.

      Osée 10

      6 Lui aussi sera emporté bientôt en Assyrie et sera offert au roi batailleur et Ephraïm récoltera la honte, Israël rougira de ses desseins.

      Osée 11

      5 « Puisqu’ils ont refusé de revenir à moi, ils ne retourneront pas en Egypte, ce sera l’Assyrie qui régnera sur eux.
      11 Tremblants, ils reviendront d’Egypte. Tout comme des oiseaux et comme des colombes, ils reviendront de l’Assyrie. Je les rétablirai dans leurs maisons, l’Eternel le déclare. »

      Osée 12

      1 Le peuple d’Ephraïm me cerne de mensonges, la communauté d’Israël de tromperie. Juda marche encore avec Dieu, il est fidèle parmi les saints.

      Osée 14

      3 Apportez vos paroles et revenez à l’Eternel, et dites-lui : « Pardonne toute faute, accepte qu’en retour, nous t’offrions en sacrifice en guise de taureaux, l’hommage de nos lèvres.

      Amos 2

      6 « L’Eternel dit ceci : Israël a commis de nombreux crimes ; il a dépassé les limites. Voilà pourquoi je ne reviendrai pas sur l’arrêt que j’ai pris, car pour un pot-de-vin ils vendent l’innocent, et l’indigent pour un morceau de pain.

      Michée 5

      6 Le reste de Jacob sera, parmi de nombreux peuples, semblable à la rosée qui vient de l’Eternel, ou aux averses tombant sur l’herbe : elles n’attendent rien de l’homme et n’espèrent rien des humains.

      Michée 7

      12 En ce jour-là, des gens viendront vers toi : de l’Assyrie jusqu’à l’Egypte, et de l’Egypte jusqu’au fleuve, et d’une mer à l’autre, d’une montagne à l’autre.

      Nahum 2

      1 Voici : sur les montagnes, accourt un messager qui vient vous apporter une bonne nouvelle : il annonce la paix. Célèbre donc tes fêtes, ô peuple de Juda, et accomplis tes *vœux, car désormais, il ne passera plus chez toi, le criminel, il sera retranché entièrement.
      2 Celui qui va te disperser s’avance contre toi, Ninive. Garde ta forteresse, surveille tes chemins, et rassemble ton énergie, affermis bien tes forces.
      3 Car l’Eternel restaure la gloire de Jacob, oui, il va rétablir la grandeur d’Israël. En effet, les pillards les avaient dépouillés, et ils avaient brisé les sarments de leur vigne.
      4 Les boucliers de ses guerriers sont teints en rouge, et ses vaillants soldats sont vêtus d’écarlate. Alors qu’ils se préparent ! Les étoffes des chars ont la couleur du feu et les lances de bois s’agitent,
      5 les chars se précipitent en furie sur les routes, ils se ruent sur les places, on dirait des torches de feu ; ils courent en tous sens comme l’éclair.
      6 Alors le roi de l’Assyrie bat le rappel de tous ses capitaines. Dans leur marche, ils trébuchent, aux remparts, ils se précipitent, et les défenses sont mises en place.
      7 Les portes donnant sur le fleuve sont enfoncées et le palais s’écroule.
      8 Dans l’eau, ses pierres se répandent, on emmène la princesse en exil. Ses suivantes gémissent comme des colombes plaintives ; elles se frappent la poitrine.
      9 Ninive est comme un bassin fissuré qui ne retient plus l’eau dont il était rempli. Les voilà qui s’enfuient. « Arrêtez ! Arrêtez ! » Mais nul ne se retourne.
      10 Pillez tout son argent et raflez tout son or ! Ses richesses sont sans limite, elle est remplie d’objets précieux de toutes sortes.
      11 Sac, saccage et carnage ! Hélas ! Les cœurs défaillent et les genoux flageolent. Les voilà angoissés, tremblant de tout leur corps. Les visages de tous sont blancs comme des linges.
      12 Qu’est devenu cet antre du lion, ce domaine où les lionceaux se repaissaient des proies que le lion était allé chercher, sans qu’ils soient dérangés ?
      13 Le lion déchirait les proies pour ses petits ; il étranglait pour ses lionnes, il remplissait son antre de ses proies et sa tanière de chairs déchiquetées.
      14 « Je vais m’en prendre à toi, déclare l’Eternel, le Seigneur des *armées célestes. Je viderai ton trou en l’enfumant, alors tes lionceaux seront dévorés par l’épée. Je mettrai fin sur terre à tes rapines, et la voix de tes émissaires, on ne l’entendra plus. »

      Nahum 3

      1 Malheur à toi, ô ville, qui te repais de sang, ville où tout n’est que fraude et extorsions, qui ne met pas de terme à toutes ses rapines.
      2 Fouets qui claquent ! Fracas des roues ! Des chevaux au galop ! Déferlement de chars !
      3 Charge des cavaliers ! Flamboiement des épées ! Eclairs des lances ! Blessés sans nombre ! Amas de corps ! A perte de vue : des cadavres ! On trébuche sur eux.
      4 Tout cela c’est à cause des nombreuses débauches de la *prostituée à la beauté si séduisante, experte en sortilèges, qui asservissait les nations par ses prostitutions, de même que les peuples par ses enchantements.
      5 « Je vais m’en prendre à toi, l’Eternel le déclare, le Seigneur des armées célestes, et je vais retrousser tous les pans de ta robe jusque sur ton visage. Je t’exhiberai nue à toutes les nations, j’exposerai ta honte devant tous les royaumes.
      6 Je jetterai sur toi des masses d’immondices, et je t’avilirai, je ferai de toi un exemple.
      7 Tous ceux qui te verront s’enfuiront loin de toi en criant : “Ninive est détruite ! Qui aurait pitié d’elle ?” Pour toi où chercherais-je des gens pour te réconforter ? »
      8 As-tu quelque avantage sur la ville de Thèbes qui était installée entre les bras du Nil, encerclée par les eaux, protégée par le fleuve qu’elle avait pour rempart ?
      9 L’Ethiopie et l’Egypte constituaient sa force qui était sans limite. Les habitants de Pouth et ceux de la Libye faisaient partie de ses alliés.
      10 Et pourtant, elle aussi est partie en exil, oui, elle a été déportée et ses petits enfants ont été écrasés à tous les coins de rue. On a tiré au sort ses hommes les plus nobles pour les réduire en esclavage, on a chargé de chaînes ceux qui gouvernaient tout le peuple.
      11 Toi aussi, à ton tour, tu seras enivrée, tu devras te cacher. Toi aussi, tu devras chercher à t’abriter contre tes ennemis.
      12 Toutes tes forteresses sont comme des figuiers tout chargés des premières figues : à la moindre secousse, elles se mettent à tomber dans une bouche prête à manger.
      13 Considère tes troupes : ce sont de faibles femmes, et les portes de ton pays sont, pour tes ennemis, toutes grandes ouvertes, le feu a consumé leurs verrous et leurs barres.
      14 Puise de l’eau en vue du siège, renforce ta défense. Va prendre de l’argile, pétris la glaise, mets en état ton four pour fabriquer des briques !
      15 Là, le feu te consumera, l’épée te détruira, et elle te dévorera comme des sauterelles. Que ta population pullule comme les sauterelles et comme les criquets !
      16 Tu as multiplié tes commis voyageurs, ils surpassent en nombre les étoiles du ciel, tout comme des criquets qui se répandent sur le sol et prennent leur envol.
      17 Ils pullulaient, tes inspecteurs, comme des sauterelles, tes officiers grouillaient comme des essaims de criquets : ils se posent dans une haie par un jour de froidure. Dès que le soleil brille, les voilà envolés, et disparus on ne sait où.
      18 Roi d’Assyrie, tes dirigeants sont endormis de leur dernier sommeil. Tes capitaines sont couchés, toutes tes troupes sont dispersées sur les montagnes, et nul ne les rassemble.
      19 Irrémédiable est ton désastre ! Ta plaie est incurable. Tous ceux qui apprendront ce qui t’est arrivé applaudiront à ton sujet. Car qui n’a pas subi ta cruauté sans bornes ?

      Sophonie 2

      13 L’Eternel étendra la main contre le nord, il fera périr l’Assyrie et il dévastera Ninive pour en faire un désert aride.

      Zacharie 10

      10 Je les ramènerai d’Egypte, je les rassemblerai de l’Assyrie, je les ferai rentrer en Galaad et au Liban, et, même ainsi, l’espace sera étroit pour eux.
      11 Israël franchira la mer de la détresse. L’Eternel frappera les vagues de la mer, et il mettra à sec le Nil jusqu’en ses profondeurs. L’orgueil de l’Assyrie sera brisé, le sceptre de l’Egypte lui sera enlevé.

      Romains 15

      30 Je vous le demande, frères, par notre Seigneur Jésus-Christ et par l’amour que donne l’Esprit : combattez avec moi, en priant Dieu pour moi.
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