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BALAAM

Fils de Béor. Devin célèbre qui, d'après No 22-24, fut mandé par le roi moabite Balak pour maudire le peuple d'Israël, alors que celui-ci approchait de la Terre Promise ; malgré les instances de Balak, Balaam prononça à la place de la malédiction requise une bénédiction trois fois renouvelée. No 31:8,16 attribue à ce même Balaam la responsabilité de la défaillance des Israélites à Péor (cf. No 25) et le fait mourir dans une bataille livrée par Israël aux Madianites.

A l'examen, le récit apparaît composite, comme utilisant des sources différentes :

1.

No 22:5 s fait de Balaam un Mésopotamien de Péthor sur l'Euphrate ; mais v. 25b (que le Pent. Samar. lit : dans le pays des enfants d'Ammon, au lieu de : enfants de son peuple) semble voir en lui un Ammonite, tandis que No 31:8 semble le donner comme un Madianite. En fait, la plupart des historiens se refusent à choisir entre ces trois versions et tendent à identifier Balaam avec le roi édomite Bêla, fils de Béor, de Ge 36:32 (J). Cette supposition concorderait avec la grande réputation qu'avaient les sages d'Édom (Jer 49:7, Job 2:11 etc.), mais elle reste une conjecture.

2.

Dans le célèbre épisode de l'ânesse, d'après No 22:20 Balaam a reçu de l'Éternel l'autorisation de répondre à l'invitation de Balak, tandis que No 22:22 et suivants suppose exactement le contraire. L'Éternel est enflammé de colère contre Balaam parce qu'il est parti, et il tente de l'arrêter en route par tous les moyens. Le verset 35 met finalement dans la bouche de l'ange de l'Éternel une recommandation identique à celle que le verset 20 avait attribuée à l'Éternel lui-même. D'une façon générale, ce second épisode est attribué à J, la plus grande part de ce qui précède étant supposée venir de E.

Toutefois, il convient d'admettre que la tradition concernant Balaam est bien plus ancienne que l'époque où le Yahviste et l'Élohiste ont été mis par écrit. L'ange de l'Éternel désirant « tuer » Balaam, la bénédiction du devin considérée comme un opus operatum sur lequel on ne peut revenir, le recours de Balaam aux « enchantements » supposent un stade encore rudimentaire de la piété hébraïque. La tradition ancienne s'est évidemment transmise et développée dans un milieu sédentaire et agricole, puisqu'il est question d'un « chemin dans les vignes », mais elle paraît venir de la plus haute antiquité. Selon toute vraisemblance, un conflit s'est produit entre les Israélites venant du désert et les Moabites qu'ils trouvaient sur leur route, et nous avons, dans le récit sur Balaam, un écho de ce fait historique. Il n'y a aucune impossibilité à admettre qu'à l'occasion de ce conflit, l'un des adversaires ait eu recours, pour maudire son rival, aux services d'un devin, d'un de ces personnages religieux réputés que l'Arabie a connus de tout temps. Et il est fort possible que l'entreprise ait tourné à la confusion de son initiateur. Sur cette base historique probable, l'imagination des conteurs a ensuite travaillé. Elle a inséré dans le récit un motif cher à la piété israélite, la pensée qu'il est vain et dangereux de ne pas marcher selon la volonté de l'Éternel. Dans le livre de Jonas, une baleine vient à point nommé pour conduire le prophète de l'Éternel là où il ne voulait pas aller. Ici c'est une ânesse qui enseigne à l'homme de Dieu qu'on ne peut pas passer lorsque Dieu barre la route. Cette histoire de l'ânesse a son pendant dans divers récits du folklore ancien qui nous montrent des animaux plus clairvoyants que ceux qui les montent. Lorsque les conteurs Israélites l'ont introduite--peut-être cum grano salis --dans leur récit, ils ne prévoyaient pas les troubles qui en résulteraient si longtemps après pour tant d'âmes religieuses.

Un stade ultérieur du développement de la tradition semble indiqué par la différence entre la manière de faire de Balaam lors des deux premières bénédictions et lors de la troisième. Les deux premières fois, il a recours à des enchantements (No 24:1) ; la troisième fois, c'est en vertu d'une conviction intérieure qu'il se décide (No 24:2 et suivant). Il est probable que nous avons ici l'indice d'une notion plus évoluée de l'inspiration divine.

Quant à l'histoire de la « faute » de Balaam, sur laquelle de tout temps l'attention s'est portée avec insistance (Josèphe, Ant., IV, 6:6,2Pi 2:15, Ap 2:14), elle paraît être le produit d'un développement parasitaire de la tradition, sans lien réel avec ce qui précède. Pourquoi l'homme qui avait béni Israël est-il ensuite représenté comme en étant le tentateur ? Les sermonnaires et les exégètes, se plaçant les uns au point de vue moral, les autres au point de vue des possibilités historiques, ont échafaudé sur ce point des hypothèses dont aucune ne s'impose.

Une place à part doit être faite aux « oracles » de Balaam, dont le lien avec le reste du récit n'est pas très étroit. Certains auteurs en placent la composition après l'exil. Mais rien n'oblige à leur attribuer une date aussi tardive ; ici, comme dans bien des cas analogues, le problème se simplifie beaucoup si on admet que ces poèmes ne sont pas entièrement d'une même époque, mais que, sur des oracles très anciens, sont venues se greffer des adjonctions postérieures. La rédaction dernière ne saurait guère être antérieure à Saül puisqu'il est question d'Agag (No 24:7, cf. 1Sa 15:8), ni même à David s'il est vrai que No 24:17,19 fasse allusion aux victoires et à la gloire de ce dernier.

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Versets relatifs

    • Genèse 36

      32 Béla, fils de Beor, régna sur Édom, et le nom de sa ville était Dinhaba,

      Nombres 22

      1 Les Israélites partirent et campèrent dans les plaines de Moab, au-delà du Jourdain, (vis-à-vis) de Jéricho.
      2 Balaq, fils de Tsippor, vit tout ce qu’Israël avait fait aux Amoréens.
      3 Et Moab fut très effrayé en face d’un peuple aussi nombreux ; Moab fut horrifié en face des Israélites.
      4 Moab dit aux anciens de Madian : Cette assemblée va brouter tout ce qui nous entoure, comme le bœuf broute la verdure de la campagne. Balaq, fils de Tsippor, était roi de Moab en ce temps-là.
      5 Il envoya des messagers auprès de Balaam, fils de Beor, à Petor sur le fleuve, sa patrie, afin de l’appeler et de lui dire : Voici un peuple qui est sorti d’Égypte, qui couvre la surface de la terre et qui habite vis-à-vis de moi.
      6 Viens, je te prie, maudis-moi ce peuple, car il est plus puissant que moi : peut-être ainsi pourrai-je le battre et le chasserai-je du pays, car je sais que celui que tu bénis est béni, et que celui que tu maudis sera maudit.
      7 Les anciens de Moab et les anciens de Madian s’en allèrent, en emportant des présents pour le devin. Ils arrivèrent auprès de Balaam et lui rapportèrent les paroles de Balaq.
      8 (Balaam) leur dit : Passez ici la nuit, et je vous donnerai réponse, d’après ce que l’Éternel me dira. Et les chefs de Moab restèrent chez Balaam.
      9 Dieu vint vers Balaam et dit : Qui sont ces hommes (que tu as) chez toi ?
      10 Balaam répondit à Dieu : Balaq, fils de Tsippor, roi de Moab, les a envoyés pour me dire :
      11 Voici un peuple qui est sorti d’Égypte et qui couvre la surface de la terre ; viens donc, voue-le pour moi à la malédiction ; peut-être ainsi pourrai-je le combattre et le chasserai-je.
      12 Dieu dit à Balaam : Tu n’iras pas avec eux ; tu ne maudiras pas ce peuple, car il est béni.
      13 Balaam se leva le matin et dit aux chefs de Balaq : Allez dans votre pays, car l’Éternel refuse de me laisser aller avec vous.
      14 Et les chefs de Moab se levèrent, revinrent auprès de Balaq et dirent : Balaam a refusé de venir avec nous.
      15 Balaq envoya de nouveau des chefs en plus grand nombre et plus considérés que les précédents.
      16 Ils arrivèrent auprès de Balaam et lui dirent : Ainsi parle Balaq, fils de Tsippor : Que l’on ne t’empêche donc pas de venir vers moi ;
      17 car je te rendrai beaucoup d’honneurs et je ferai tout ce que tu me diras ; viens, je te prie, voue-moi ce peuple à la malédiction.
      18 Balaam répondit et dit aux serviteurs de Balaq : Quand Balaq me donnerait plein sa maison d’argent et d’or, je ne pourrais rien faire de petit ni de grand, contre l’ordre de l’Éternel, mon Dieu.
      19 Maintenant, je vous prie, vous aussi restez ici cette nuit, et je saurai ce que l’Éternel me dira encore.
      20 Dieu vint à Balaam pendant la nuit et lui dit : Puisque ces hommes sont venus pour t’appeler, lève-toi, va avec eux ; mais tu exécuteras la parole que je te dirai.
      21 Balaam se leva le matin, sella son ânesse et partit avec les chefs de Moab.
      22 La colère de Dieu s’enflamma, parce qu’il était parti ; et un ange de l’Éternel se tint debout sur le chemin, pour s’opposer à lui. (Balaam) était monté sur son ânesse, et ses deux serviteurs étaient avec lui.
      23 L’ânesse vit l’ange de l’Éternel placé sur le chemin, son épée nue dans la main ; l’ânesse se détourna du chemin et alla dans les champs. Balaam frappa l’ânesse pour la ramener dans le chemin.
      24 L’ange de l’Éternel se tint dans un sentier entre les vignes ; il y avait une clôture d’un côté et une clôture de l’autre.
      25 L’ânesse vit l’ange de l’Éternel ; elle se serra contre le mur et pressa le pied de Balaam contre le mur. Balaam la frappa de nouveau.
      26 L’ange de l’Éternel passa plus loin et se tint dans un endroit resserré où il n’y avait point d’espace pour se détourner à droite ou à gauche.
      27 L’ânesse vit l’ange de l’Éternel et s’abattit sous Balaam. La colère de Balaam s’enflamma, et il frappa l’ânesse avec son bâton.
      28 L’Éternel ouvrit la bouche de l’ânesse, et elle dit à Balaam : Que t’ai-je fait, pour que tu m’aies frappée déjà trois fois ?
      29 Balaam répondit à l’ânesse : C’est parce que tu m’as contrarié ; si j’avais une épée dans la main, je te tuerais à l’instant.
      30 L’ânesse dit à Balaam : Ne suis-je pas ton ânesse, que tu as de tout temps montée jusqu’à ce jour ? Ai-je l’habitude d’agir ainsi envers toi ? Et il répondit : Non.
      31 L’Éternel ouvrit les yeux de Balaam : il vit l’ange de l’Éternel placé sur le chemin, son épée nue dans la main ; il s’inclina et se prosterna face contre terre.
      32 L’ange de l’Éternel lui dit : Pourquoi as-tu frappé ton ânesse déjà trois fois ? Voici que je suis sorti pour m’opposer à toi, car le chemin qui est en face mène au précipice.
      33 L’ânesse m’a vu et s’est détournée de moi déjà trois fois ; si elle ne s’était pas détournée de moi, je t’aurais même tué et je lui aurais laissé la vie.
      34 Balaam dit à l’ange de l’Éternel : J’ai péché, car je ne savais pas que tu t’étais placé au-devant de moi sur le chemin ; et maintenant, si (j’agis) mal à tes yeux, je m’en retournerai.
      35 L’ange de l’Éternel dit à Balaam : Va avec ces hommes ; cependant tu ne feras que répéter les paroles que je te dirai. Et Balaam s’en alla avec les princes de Balaq.
      36 Balaq apprit que Balaam était arrivé ; il sortit à sa rencontre jusqu’à la ville de Moab qui est sur la frontière de l’Arnon au point extrême de la frontière.
      37 Balaq dit à Balaam : N’ai-je pas envoyé auprès de toi (des gens) pour t’appeler ? Pourquoi n’es-tu pas venu vers moi ? Ne puis-je donc pas te traiter avec honneur ?
      38 Balaam dit à Balaq : Maintenant que je suis venu vers toi, pourrai-je dire quoi que ce soit ? Je dirai la parole que Dieu mettra dans ma bouche.
      39 Balaam alla avec Balaq, et ils arrivèrent à Qiryath-Houtsoth.
      40 Balaq sacrifia du gros et du menu bétail et il en envoya à Balaam et aux chefs qui étaient avec lui.
      41 Le matin, Balaq prit Balaam et le fit monter à Bamoth-Baal, d’où il vit une partie du peuple.

      Nombres 23

      1 Balaam dit à Balaq : Bâtis-moi ici sept autels et prépare-moi ici sept taureaux et sept béliers.
      2 Balaq fit ce que Balaam avait dit. Balaq et Balaam offrirent un taureau et un bélier sur chaque autel.
      3 Balaam dit à Balaq : Tiens-toi debout près de ton holocauste, et je m’éloignerai ; peut-être que l’Éternel viendra à ma rencontre, et je t’annoncerai la parole qu’il me révélera. Il alla sur un sommet.
      4 Dieu vint au-devant de Balaam qui lui dit : J’ai dressé sept autels et j’ai offert un taureau et un bélier sur chaque autel.
      5 L’Éternel mit une parole dans la bouche de Balaam et dit : Retourne vers Balaq, et tu parleras ainsi.
      6 (Balaam) retourna vers (Balaq) qui se tenait debout près de son holocauste, lui et tous les chefs de Moab.
      7 Balaam prononça sa sentence et dit : Balaq m’a fait descendre d’Aram, Le roi de Moab (m’a fait descendre) des montagnes de l’est. Viens, maudis-moi Jacob ! Viens, répands ta fureur contre Israël !
      8 Comment vouerais-je à la malédiction celui que Dieu n’a pas maudit ? Comment répandrais-je ma fureur quand l’Éternel n’est pas en fureur ?
      9 Je le vois du sommet des rochers, Je le contemple (du haut) des collines : Voici un peuple qui a sa demeure à part, Et qui ne fait point partie des nations.
      10 Qui peut compter la poussière de Jacob Et dire le nombre du quart d’Israël ? Que je meure de la mort de ceux qui sont droits, Et que ma fin soit semblable à la leur !
      11 Balaq dit à Balaam : Que m’as-tu fait ? Je t’ai fait venir pour vouer mes ennemis à la malédiction, et voici que tu les combles de bénédictions.
      12 Il répondit en ces termes : N’aurai-je pas soin de dire ce que l’Éternel met dans ma bouche ?
      13 Balaq lui dit : Viens donc avec moi dans un autre endroit, d’où tu les verras ; tu n’en verras qu’une partie, tu n’en verras pas la totalité. Et de là voue-le pour moi à la malédiction.
      14 Il le mena au champ de Tsophim, sur le sommet du Pisga ; il bâtit sept autels et offrit un taureau et un bélier sur chaque autel.
      15 (Balaam) dit à Balaq : Tiens-toi debout ici, près de ton holocauste, et moi j’irai à la rencontre (de Dieu).
      16 L’Éternel vint au-devant de Balaam ; il mit une parole dans sa bouche et dit : Retourne vers Balaq, et tu parleras ainsi.
      17 (Balaam) retourna vers (Balaq) qui se tenait debout près de son holocauste, et les princes de Moab avec lui. Balaq lui dit : Qu’est-ce que l’Éternel a dit ?
      18 Balaam prononça sa sentence et dit : Lève-toi, Balaq, écoute ! Prête-moi l’oreille, fils de Tsippor !
      19 Dieu n’est pas un homme pour mentir, Ni fils d’Adam pour avoir du regret. Ce qu’il a dit, ne le fera-t-il pas ? Ce qu’il a déclaré, ne le maintiendra-t-il pas ?
      20 Voici que j’ai reçu (l’ordre) de bénir : (Dieu) a béni, je ne le révoquerai pas.
      21 Il n’aperçoit pas d’injustice en Jacob, Il ne voit rien de pénible en Israël ; L’Éternel, son Dieu, est avec lui, Il fait entendre une clameur royale.
      22 Dieu les a fait sortir d’Égypte, Il est pour eux comme la vigueur du buffle.
      23 L’occultisme ne peut rien contre Jacob, Ni la divination contre Israël ; Au temps marqué, il sera dit à Jacob et à Israël Quelle est l’action de Dieu.
      24 Voici un peuple qui se lève comme une lionne, Et qui se dresse comme un lion ; Il ne se couche pas jusqu’à ce qu’il ait dévoré la proie, Et qu’il ait bu le sang des blessés.
      25 Balaq dit à Balaam : Si tu ne le voues pas à la malédiction, du moins ne le comble pas de bénédictions.
      26 Balaam répondit en ces termes à Balaq : Ne t’ai-je pas parlé ainsi : Je ferai tout ce que l’Éternel dira ?
      27 Balaq dit à Balaam : Viens donc, je te mènerai dans un autre endroit ; peut-être Dieu trouvera-t-il bon que de là tu voues (ce peuple) pour moi, à la malédiction.
      28 Balaq mena Balaam au sommet du Peor, sur le versant qui fait face au désert.
      29 Balaam dit à Balaq : Bâtis-moi ici sept autels, et prépare-moi ici sept taureaux et sept béliers.
      30 Balaq fit ce que Balaam avait dit et il offrit un taureau et un bélier sur chaque autel.

      Nombres 24

      1 Balaam vit que l’Éternel trouvait bon de bénir Israël, et il n’alla pas, comme les autres fois, à la recherche de formules occultes ; mais il tourna son visage du côté du désert.
      2 Balaam leva les yeux et vit Israël campé selon ses tribus. Alors l’Esprit de Dieu fut sur lui.
      3 Balaam prononça sa sentence et dit : Oracle de Balaam, fils de Beor, Oracle de l’homme qui a l’œil clairvoyant,
      4 Oracle de celui qui entend les paroles de Dieu, De celui qui voit la vision du Tout-Puissant, De celui qui se prosterne et dont les yeux s’ouvrent.
      5 Qu’elles sont belles, tes tentes, ô Jacob ! Tes demeures, ô Israël !
      6 Elles s’étendent comme des torrents, Comme des jardins près d’un fleuve, Comme des aloès que l’Éternel a plantés, Comme des cèdres le long des eaux.
      7 L’eau coule de ses seaux, Et sa semence (est fécondée) par d’abondantes eaux. Son roi s’élève au-dessus d’Agag, Et son royaume devient puissant.
      8 Dieu l’a fait sortir d’Égypte, Il est pour lui comme la vigueur du buffle. Il dévore les nations qui sont ses adversaires, Il brise leurs os et les blesse de ses flèches.
      9 Il s’accroupit, il se couche comme un lion et comme une lionne : Qui le fera lever ? Béni soit quiconque te bénira, Et maudit soit quiconque te maudira !
      10 La colère de Balaq s’enflamma contre Balaam ; Balaq frappa des mains et dit à Balaam : C’est pour vouer mes ennemis à la malédiction que je t’ai appelé, et voici que déjà par trois fois tu les as comblés de bénédictions.
      11 Fuis maintenant, va-t’en chez toi ! J’avais dit que je te rendrais des honneurs, mais l’Éternel t’empêche de les recevoir.
      12 Balaam répondit à Balaq : N’ai-je point parlé en ces termes aux messagers que tu m’as envoyés :
      13 Quand Balaq me donnerait plein sa maison d’argent et d’or, je ne pourrai prendre aucune initiative ni en bien ni en mal contre l’ordre de l’Éternel ; je répéterai ce que dira l’Éternel ?
      14 Et maintenant je m’en vais vers mon peuple. Viens, je t’avertirai de ce que ce peuple fera à ton peuple dans les temps à venir.
      15 Balaam prononça sa sentence et dit : Oracle de Balaam, fils de Beor, Oracle de l’homme qui a l’œil clairvoyant,
      16 Oracle de celui qui entend les paroles de Dieu, De celui qui connait les desseins du Très-Haut, De celui qui voit la vision du Tout-Puissant, De celui qui se prosterne et dont les yeux s’ouvrent.
      17 Je le vois, mais non maintenant, Je le contemple, mais non de près. Un astre sort de Jacob, Un sceptre s’élève d’Israël. Il blesse les flancs de Moab Et il abat tous les fils de Seth.
      18 Il prend possession d’Édom, Il prend possession de Séir, ses ennemis. Israël est plein de vaillance.
      19 Celui qui sort de Jacob règne en souverain, Il fait périr ceux qui s’échappent des villes.
      20 (Balaam) vit Amalec. Il prononça sa sentence et dit : Amalec est la première des nations, Mais en fin de compte il ira à la perdition.
      21 Il vit les Qéniens. Il prononça sa sentence et dit : Ton habitation est solide, Et ton nid posé sur le roc.
      22 Mais Qaïn sera consumé Quand Assour t’emmènera captif.
      23 Il prononça sa sentence et dit : Hélas ! qui vivra après que Dieu l’aura établi ?
      24 Mais des navires viendront de Kittim, Ils humilieront Assour, ils humilieront Héber ; Et lui aussi ira à la perdition.
      25 Balaam se leva, s’en alla et retourna chez lui. Balaq s’en alla aussi de son côté.

      Nombres 25

      1 Israël demeurait à Chittim ; et le peuple se mit à se livrer à la débauche avec les filles de Moab.
      2 Elles invitèrent le peuple aux sacrifices de leurs dieux ; et le peuple mangea et se prosterna devant leurs dieux.
      3 Israël s’accoupla avec Baal -Peor, et la colère de l’Éternel s’enflamma contre Israël.
    • Genèse 36

      32 Béla, fils de Béor, régna en Édom, et le nom de sa ville était Dinhaba.

      Nombres 22

      1 Et les fils d'Israël partirent, et campèrent dans les plaines de Moab, de l'autre côté du Jourdain de Jéricho.
      2 Et Balak, fils de Tsippor, vit tout ce qu'Israël avait fait aux Amoréens ;
      3 et Moab eut une fort grande peur du peuple, car il était nombreux ; et Moab fut dans l'effroi à cause des fils d'Israël.
      4 Et Moab dit aux anciens de Madian : Maintenant, cette multitude broutera tout ce qui est autour de nous, comme le boeuf broute l'herbe des champs. Or Balak, fils de Tsippor, était roi de Moab en ce temps-là.
      5 Et il envoya des messagers à Balaam, fils de Béor, à Pethor, qui est sur le fleuve, dans le pays des fils de son peuple, pour l'appeler, disant : Voici, un peuple est sorti d'Égypte ; voici, il couvre le dessus du pays, et il habite vis-à-vis de moi.
      6 Et maintenant, viens, je te prie, maudis-moi ce peuple, car il est plus fort que moi : peut-être pourrai-je le frapper, et le chasserai-je du pays ; car je sais que celui que tu bénis est béni, et que celui que tu maudis est maudit.
      7 Et les anciens de Moab et les anciens de Madian s'en allèrent, ayant dans leurs mains le salaire de la divination ; et ils vinrent à Balaam et lui dirent les paroles de Balak.
      8 Et il leur dit : Passez ici la nuit, et je vous rapporterai la parole selon que l'Éternel m'aura parlé. Et les seigneurs de Moab demeurèrent avec Balaam.
      9 Et Dieu vint à Balaam, et dit : Qui sont ces hommes que tu as chez toi ?
      10 Et Balaam dit à Dieu : Balak, fils de Tsippor, roi de Moab, a envoyé vers moi :
      11 Voici, un peuple est sorti d'Égypte, et il couvre le dessus du pays ; viens maintenant, maudis-le-moi : peut-être pourrai-je combattre contre lui, et le chasserai-je.
      12 Et Dieu dit à Balaam : Tu n'iras pas avec eux ; tu ne maudiras pas le peuple, car il est béni.
      13 Et Balaam se leva le matin, et dit aux seigneurs de Balak : Allez dans votre pays ; car l'Éternel refuse de me laisser aller avec vous.
      14 Et les seigneurs de Moab se levèrent, et s'en allèrent vers Balak, et dirent : Balaam a refusé de venir avec nous.
      15 Et Balak envoya encore des seigneurs, plus nombreux et plus considérables que ceux-là ;
      16 et ils vinrent à Balaam, et lui dirent : Ainsi a dit Balak, fils de Tsippor : Je te prie, ne te laisse pas empêcher de venir vers moi ;
      17 car je te comblerai d'honneurs, et tout ce que tu me diras, je le ferai ; viens donc, je te prie, maudis-moi ce peuple.
      18 Et Balaam répondit et dit aux serviteurs de Balak : Quand Balak me donnerait plein sa maison d'argent et d'or, je ne pourrais transgresser le commandement de l'Éternel, mon Dieu, pour faire une chose petite ou grande ;
      19 et maintenant, je vous prie, demeurez ici, vous aussi, cette nuit, et je saurai ce que l'Éternel aura de plus à me dire.
      20 Et Dieu vint la nuit à Balaam, et lui dit : Si ces hommes sont venus pour t'appeler, lève-toi, va avec eux ; seulement, la parole que je te dirai, tu la feras.
      21 Et Balaam se leva le matin, et sella son ânesse, et s'en alla avec les seigneurs de Moab.
      22 Mais la colère de Dieu s'embrasa parce qu'il s'en allait ; et l'Ange de l'Éternel se plaça sur le chemin pour s'opposer à lui. Et il était monté sur son ânesse, et ses deux jeunes hommes étaient avec lui.
      23 Et l'ânesse vit l'Ange de l'Éternel se tenant dans le chemin, son épée nue dans sa main ; et l'ânesse se détourna du chemin et alla dans les champs ; et Balaam frappa l'ânesse pour la faire retourner dans le chemin.
      24 Et l'Ange de l'Éternel se tint dans un chemin creux, dans les vignes ; il y avait un mur d'un côté et un mur de l'autre côté.
      25 Et l'ânesse vit l'Ange de l'Éternel, et elle se serra contre la muraille, et serra le pied de Balaam contre la muraille ; et il la frappa de nouveau.
      26 Et l'Ange de l'Éternel passa plus loin, et se tint dans un lieu étroit où il n'y avait point de chemin pour se détourner à droite ou à gauche.
      27 Et l'ânesse vit l'Ange de l'Éternel, et elle se coucha sous Balaam ; et la colère de Balaam s'embrasa, et il frappa l'ânesse avec le bâton.
      28 Et l'Éternel ouvrit la bouche de l'ânesse, et elle dit à Balaam : Que t'ai-je fait, que tu m'aies frappée ces trois fois ?
      29 Et Balaam dit à l'ânesse : Parce que tu t'es jouée de moi. Que n'ai-je une épée dans ma main ; certes je tu tuerais maintenant !
      30 Et l'ânesse dit à Balaam : Ne suis-je pas ton ânesse, sur laquelle tu montes depuis que je suis à toi jusqu'à ce jour ? Ai-je accoutumé de te faire ainsi ? Et il dit : Non.
      31 Et l'Éternel ouvrit les yeux de Balaam, et il vit l'Ange de l'Éternel qui se tenait sur le chemin, son épée nue dans sa main ; et il s'inclina et se prosterna sur sa face.
      32 Et l'Ange de l'Éternel lui dit : Pourquoi as-tu frappé ton ânesse ces trois fois ? Voici, moi, je suis sorti pour m'opposer à toi, car ton chemin est pervers devant moi.
      33 Et l'ânesse m'a vu et s'est détournée devant moi ces trois fois ; si elle ne se fût détournée de devant moi, je t'eusse maintenant tué ; et elle, je l'eusse laissée en vie.
      34 Et Balaam dit à l'Ange de l'Éternel : J'ai péché, car je ne savais pas que tu te fusses placé à ma rencontre dans le chemin ; et maintenant, si cela est mauvais à tes yeux, je m'en retournerai.
      35 Et l'Ange de l'Éternel dit à Balaam : Va avec les hommes ; mais seulement tu ne diras que la parole que je te dirai. Et Balaam s'en alla avec les seigneurs de Balak.
      36 Et Balak entendit que Balaam venait, et il sortit à sa rencontre, jusqu'à la ville de Moab, sur la frontière de l'Arnon qui est à l'extrémité de la frontière.
      37 Et Balak dit à Balaam : N'ai-je pas envoyé vers toi avec instance pour t'appeler ? Pourquoi n'es-tu pas venu vers moi ? Vraiment, ne puis-je pas te donner des honneurs ?
      38 Et Balaam dit à Balak : Voici, je suis venu vers toi ; maintenant, puis-je dire quoi que ce soit ? La parole que Dieu m'aura mise dans la bouche, je la dirai.
      39 Et Balaam alla avec Balak, et ils vinrent à Kiriath-Hutsoth.
      40 Et Balak sacrifia du gros et du menu bétail, et il en envoya à Balaam et aux seigneurs qui étaient avec lui.
      41 Et il arriva, le matin, que Balak prit Balaam et le fit monter aux hauts lieux de Baal, et de là il vit l'extrémité du peuple.

      Nombres 23

      1 Et Balaam dit à Balak : Bâtis-moi ici sept autels, et prépare-moi ici sept taureaux et sept béliers.
      2 Et Balak fit comme Balaam avait dit ; et Balak et Balaam offrirent un taureau et un bélier sur chaque autel.
      3 Et Balaam dit à Balak : Tiens-toi auprès de ton offrande, et je m'en irai ; peut-être que l'Éternel viendra à ma rencontre, et ce qu'il m'aura fait voir je te le rapporterai. Et il s'en alla sur une hauteur découverte.
      4 Et Dieu rencontra Balaam, et Balaam lui dit : J'ai préparé sept autels, et j'ai offert un taureau et un bélier sur chaque autel.
      5 Et l'Éternel mit une parole dans la bouche de Balaam, et dit : Retourne vers Balak, et tu parleras ainsi.
      6 Et il s'en retourna vers lui ; et voici, il se tenait auprès de son offrande, lui et tous les seigneurs de Moab.
      7 Et Balaam proféra son discours sentencieux, et dit : Balak, roi de Moab, m'a amené d'Aram, des montagnes d'orient : Viens, maudis-moi Jacob ! viens, appelle l'exécration sur Israël !
      8 Comment maudirai-je ce que Dieu n'a pas maudit ? Et comment appellerai-je l'exécration sur celui que l'Éternel n'a pas en exécration ?
      9 Car du sommet des rochers je le vois, et des hauteurs je le contemple. Voici, c'est un peuple qui habitera seul, et il ne sera pas compté parmi les nations.
      10 Qui est-ce qui comptera la poussière de Jacob, et le nombre de la quatrième partie d'Israël ? Que mon âme meure de la mort des hommes droits, et que ma fin soit comme la leur.
      11 Et Balak dit à Balaam : Que m'as-tu fait ? Je t'avais pris pour maudire mes ennemis, et voici, tu les as bénis expressément.
      12 Et il répondit et dit : Ne prendrai-je pas garde de dire ce que l'Éternel aura mis dans ma bouche ?
      13 Et Balak lui dit : Viens, je te prie, avec moi, dans un autre lieu d'où tu puisses le voir ; tu n'en verras que l'extrémité, et tu ne le verras pas tout entier ; et maudis-le-moi de là.
      14 Et il le conduisit au champ de Tsophim, au sommet du Pisga, et il bâtit sept autels, et offrit un taureau et un bélier sur chaque autel.
      15 Et Balaam dit à Balak : Tiens-toi ici auprès de ton offrande, et moi, j'irai à la rencontre, là...
      16 Et l'Éternel vint à la rencontre de Balaam, et mit une parole dans sa bouche, et dit : Retourne vers Balak, et tu parleras ainsi.
      17 Et il vint à lui, et voici, il se tenait auprès de son offrande, et les seigneurs de Moab avec lui. Et Balak lui dit :
      18 Qu'a dit l'Éternel ? Et il proféra son discours sentencieux, et dit : Lève-toi, Balak, et écoute ! Prête-moi l'oreille, fils de Tsippor !
      19 Dieu n'est pas un homme, pour mentir, ni un fils d'homme, pour se repentir : aura-t-il dit, et ne fera-t-il pas ? aura-t-il parlé, et ne l'accomplira-t-il pas ?
      20 Voici, j'ai reçu mission de bénir ; il a béni et je ne le révoquerai pas.
      21 Il n'a pas aperçu d'iniquité en Jacob, ni n'a vu d'injustice en Israël ; l'Éternel, son Dieu, est avec lui, et un chant de triomphe royal est au milieu de lui.
      22 Dieu les a fait sortir d'Égypte ; il a comme la force des buffles.
      23 Car il n'y a pas d'enchantement contre Jacob, ni de divination contre Israël. Selon ce temps il sera dit de Jacob et d'Israël : Qu'est-ce que Dieu a fait ?
      24 Voici, le peuple se lèvera comme une lionne, et se dressera comme un lion ; il ne se couchera pas qu'il n'ait mangé la proie, et bu le sang des tués.
      25 Et Balak dit à Balaam : Ne le maudis donc pas ; mais du moins ne le bénis pas.
      26 Balaam répondit et dit à Balak : Ne t'ai-je pas parlé, disant : Tout ce que l'Éternel dira, je le ferai ?
      27 Et Balak dit à Balaam : Viens donc, je te conduirai à un autre lieu : peut-être sera-t-il bon aux yeux de Dieu que tu me le maudisses de là.
      28 Et Balak conduisit Balaam au sommet du Péor, qui se montre au-dessus de la surface du désert.
      29 Et Balaam dit à Balak : Bâtis-moi ici sept autels, et prépare-moi ici sept taureaux et sept béliers.
      30 Et Balak fit comme Balaam avait dit ; et il offrit un taureau et un bélier sur chaque autel.

      Nombres 24

      1 Et Balaam vit qu'il était bon aux yeux de l'Éternel de bénir Israël, et il n'alla pas, comme d'autres fois, à la rencontre des enchantements, mais il tourna sa face vers le désert.
      2 Et Balaam leva ses yeux et vit Israël habitant dans ses tentes selon ses tribus ; et l'Esprit de Dieu fut sur lui.
      3 Et il proféra son discours sentencieux, et dit : Balaam, fils de Béor, dit, et l'homme qui a l'oeil ouvert, dit :
      4 Celui qui entend les paroles de Dieu, qui voit la vision du Tout-puissant, qui tombe et qui a les yeux ouverts, dit :
      5 Que tes tentes sont belles, ô Jacob ! et tes demeures, ô Israël !
      6 Comme des vallées elles s'étendent, comme des jardins auprès d'un fleuve, comme des arbres d'aloès que l'Éternel a plantés, comme des cèdres auprès des eaux.
      7 L'eau coulera de ses seaux ; et sa semence sera au milieu de grandes eaux ; Et son roi sera élevé au-dessus d'Agag, et son royaume sera haut élevé.
      8 Dieu l'a fait sortir d'Égypte ; il a comme la force des buffles ; il dévorera les nations, ses ennemis ; il cassera leurs os, et les frappera de ses flèches.
      9 Il s'est courbé, il s'est couché comme un lion, et comme une lionne : qui le fera lever ? Bénis sont ceux qui te bénissent, et maudits sont ceux qui te maudissent.
      10 Alors la colère de Balak s'embrasa contre Balaam, et il frappa des mains ; et Balak dit à Balaam : C'est pour maudire mes ennemis que je t'ai appelé, et voici, tu les as bénis expressément ces trois fois.
      11 Et maintenant, fuis en ton lieu. J'avais dit que je te comblerais d'honneurs ; et voici, l'Éternel t'a empêché d'en recevoir.
      12 Et Balaam dit à Balak : N'ai-je pas aussi parlé à tes messagers que tu as envoyés vers moi, disant :
      13 Quand Balak me donnerait plein sa maison d'argent et d'or, je ne pourrais transgresser le commandement de l'Éternel pour faire de mon propre mouvement du bien ou du mal ; ce que l'Éternel dira, je le dirai.
      14 Et maintenant, voici, je m'en vais vers mon peuple ; viens, je t'avertirai de ce que ce peuple fera à ton peuple à la fin des jours.
      15 Et il proféra son discours sentencieux, et dit : Balaam, fils de Béor, dit, et l'homme qui a l'oeil ouvert, dit :
      16 Celui qui entend les paroles de Dieu, et qui connaît la connaissance du Très-haut, qui voit la vision du Tout-puissant, qui tombe et qui a les yeux ouverts, dit :
      17 Je le verrai, mais pas maintenant ; je le regarderai, mais pas de près. Une étoile surgira de Jacob, et un sceptre s'élèvera d'Israël, et transpercera les coins de Moab, et détruira tous les fils de tumulte.
      18 Et Édom sera une possession, et Séhir sera une possession,... eux, ses ennemis ; et Israël agira avec puissance.
      19 Et celui qui sortira de Jacob dominera, et il fera périr de la ville le résidu.
      20 Et il vit Amalek, et proféra son discours sentencieux, et dit : Amalek était la première des nations ; et sa fin sera la destruction.
      21 Et il vit le Kénien, et il proféra son discours sentencieux, et dit : Forte est ta demeure, et tu as placé ton nid dans le rocher.
      22 Toutefois le Kénien doit être consumé, jusqu'à ce qu'Assur t'emmène captif.
      23 Et il proféra son discours sentencieux, et dit : Malheur ! Qui vivra, quand Dieu fera ces choses ?
      24 Et des navires viendront de la côte de Kittim, et affligeront Assur, et affligeront Héber, et lui aussi ira à la destruction.
      25 Et Balaam se leva, et s'en alla, et s'en retourna en son lieu ; et Balak aussi s'en alla son chemin.

      Nombres 25

      1 Et Israël habitait en Sittim ; et le peuple commença à commettre fornication avec les filles de Moab ;
      2 et elles invitèrent le peuple aux sacrifices de leurs dieux, et le peuple mangea, et se prosterna devant leurs dieux.
      3 Et Israël s'attacha à Baal-Péor ; et la colère de l'Éternel s'embrasa contre Israël.
    • Genèse 36

      Nombres 22

      1

      La crainte de Balak envers Israël, Il envoie Balaam. (Nombres 22:1-14)
      Balaam vient vers Balak. (Nombres 22:15-21)
      L'opposition de Balaam. (Nombres 22:22-35)
      Balaam et Balak se joignent. (Nombres 22:36-41)

      Le roi de Moab conçut un plan destiné à maudire Israël ; il voulait en fait dresser Dieu contre le peuple hébreu, alors que jusqu'à présent, l'Éternel avait combattu pour lui ! Le roi de Moab avait une notion complètement fausse de la sainteté divine : il voulait trouver des prophètes qui puissent prier pour sa bénédiction et celle de ses troupes et pour l'anéantissement d'Israël. Personne n'avait une aussi grande réputation que Balaam ; en conséquence, Balak voulait le rencontrer, avec les honneurs dus à sa réputation. On ne sait pas si l'Éternel avait déjà averti Balaam, à ce sujet. Bien qu'il soit probable que oui, on constate qu'il y eut la nuit suivante, dialogue entre Dieu et ce devin. De plus, nous connaissons plusieurs faits prouvant que cet homme avait une vie relativement dissolue, étant en fait, un ennemi de Dieu et de Son peuple. La malédiction ne vient pas sans cause, même si les hommes tendent à le nier. Pour que les pourparlers évoluent en leur faveur, les hommes de Balak prirent avec eux, des présents pour le devin, mais Dieu recommanda bien à ce dernier de ne rien faire contre Israël. Balaam n'avait en fait aucun préjugé contre les Hébreux ; bien qu'il eut pu répondre immédiatement aux envoyés de Balak, Balaam ne voulait pas maudire un peuple béni de Dieu ; il laissa donc passer la nuit pour réfléchir sur ce qu'il devait faire.

      Quand nous sommes en pleine conversation sur des sujets tendancieux, nous sommes vraiment en danger de succomber. Balaam n'a pas donné aux messagers de Balak, la véritable réponse que Dieu lui avait prescrite.

      Ceux qui minimisent les restrictions divines, sont sous l'emprise de Satan ; ils enfreignent les lois de l'Éternel, en allant délibérément contre Sa volonté. Les messagers de Balak n'ont pas rapporté à leur maître la véritable réponse que Balaam leur avait donnée.

      Beaucoup de personnes manquent à leurs devoirs quand on les flatte, cela les empêche de discerner leurs manquements, voire leurs folies.

      15 Une deuxième délégation fut envoyée à Balaam. Il serait souhaitable que nous soyons aussi énergiques que ces hommes pour venir à bout des tâches dignes d'intérêt, même si ces dernières peuvent nous paraître parfois peu utiles. Balak utilisa les « grands moyens », non seulement pour attiser la convoitise de Balaam, mais aussi pour satisfaire son orgueil et ses ambitions. Ce genre de conduite montre bien à quel point nous devons demander à Dieu de nous débarrasser de ces sortes de désirs, qui parfois nous animent. De tels actes ne sont dictés que par Satan : ils ne font aucune concession à la souffrance et aux coûts, n'épargnant aucune peine, en vue de satisfaire la convoitise ou la malveillance. Devons-nous alors accomplir ce qui est juste et vertueux, à contrecœur ? Dieu nous l'interdit !

      Les convictions de Balaam le poussaient à observer les commandements divins, ce qui était une excellente réaction ! Beaucoup de personnes disent connaître Dieu, mais en réalité, ne Lui appartiennent pas vraiment. Ces paroles ne jugent personne, seul Dieu connaît les cœurs.

      Les présents qui corrompirent Balaam, l'incitèrent à contrecarrer l'ordre de l'Éternel. Au début on peut croire qu'il refusait de suivre la délégation de Balak, c'est-à-dire de fuir la tentation, mais en fait il n'éprouvait aucune répugnance à ce sujet. Il mourait d'envie d'accepter l'offre, tout en espérant que Dieu le laisserait partir. Il connaissait toutefois la volonté de l'Éternel à ce sujet : céder au péché ne peut venir que de la corruption du cœur.

      L'Éternel abandonna Balaam à ses convoitises. Dieu ne répond pas toujours favorablement aux prières de Ses enfants bien aimés, et parfois, Il accorde même aux impies, dans Sa colère, ce que ceux-ci désirent.

      22 Ne pensons pas que Dieu approuve parfois l'iniquité ou qu'Il tolère la conduite de l'homme pécheur, lorsque dans certaines circonstances, par Sa Providence, Il laisse ce dernier commettre une faute. Les saints anges s'opposent au péché et sont parfois employés pour nous empêcher de chuter, même si nous ne discernons pas tout le danger qui nous guette.

      Dans ce texte, l'ange s'opposait à Balaam, et ce dernier le considérait d'ailleurs comme un adversaire ; ceux qui entravent notre cheminement vers le péché sont en fait nos meilleurs amis, et nous devrions les considérer en tant que tels. Balaam constata le mécontentement divin par l'intermédiaire de l'âne.

      Il est fréquent de voir ceux qui ont le cœur méchant, réagir avec violence devant les difficultés que la Providence place en travers de leur chemin. L'Éternel ouvrit la bouche de l'ânesse. Ce fut là un grand miracle, que Dieu accomplit par Sa toute Puissance. Celui qui a permis à l'homme de s'exprimer par la parole, fit que cet animal puisse le faire aussi. Cette ânesse se plaignit de la cruauté de Balaam. Dieu, dans Sa droiture, ne permet pas que l'on abuse des êtres les plus faibles ou les plus vulnérables ; si ces derniers tentent de s'exprimer en vain pour se défendre, Dieu « prend alors la parole » en leur faveur.

      Les yeux de Balaam finirent par s'ouvrir. Dieu dispose de nombreux moyens pour attendrir le cœur le plus endurci. Quand nos yeux sont « ouverts », nous sommes alors capables de discerner les dangers qui jonchent le chemin du péché, et quelle est alors la meilleure voie à prendre. Balaam sembla s'adoucir. Il s'écria : « J'ai péché » ; le texte ne nous dit pas s'il se rendit compte de la dureté de son cœur. Il fut en fait heureux de voir qu'il ne pouvait cheminer plus loin, bien qu'il n'ait pas encore de solution pour résoudre son problème avec Balak. Beaucoup de personnes abandonnent leur péché par le simple fait qu'elles ne sont plus concernées par ce dernier.

      L'ange déclara à Balaam qu'il ne devait pas chercher à maudire Israël mais au contraire, le bénir : ce retour en arrière, malgré la confusion de Balaam, était en fait destiné finalement à glorifier Dieu.

      36 Balak n'avait aucune raison de se plaindre, bien qu'il eut préféré que Balaam vienne plus tôt. Ce dernier annonça à Balak qu'il voulait disposer d'une certaine liberté dans ses actes. Balaam parlait en donnant l'impression d'être vexé ; il était en fait autant désireux de plaire à Balak qu'il prétendait l'être envers Dieu.

      Remarquez à quel point nous devons faire chaque jour cette Prière : « notre Père qui es aux cieux, ne nous induis pas en tentation ». Soyons jaloux de voir à quel point les hommes, loin de la connaissance divine, peuvent bénéficier à leur tour, de la grâce de Dieu, toute proche !

      Nombres 23

      1

      Le sacrifice de Balak, Balaam prononce une bénédiction au lieu de maudire Israël. (Nombres 23:1-10)
      La déception de Balak, le deuxième sacrifice, Balaam bénit de nouveau Israël. (Nombres 23:11-30)

      Alors que le camp d'Israël était bien en vue, Balaam ordonna que l'on construisit sept autels, pour sacrifier sur chacun d'eux, un bœuf et un bélier. Remarquez combien la superstition peut rendre sot, au point de croire que Dieu est à la disposition des volontés humaines ! La malédiction s'est transformée en bénédiction, par la Toute Puissance divine, et à cause de l'amour de ce Dernier pour Israël. Dieu décida de manifester Sa propre gloire, par l'intermédiaire de Balaam : Il le rencontra directement. Qui aurait pu défier Dieu et Israël, après avoir entendu les paroles que l'Éternel avait placées dans la bouche de Balaam ? Ces propos édifiants ne pouvaient conduire qu'à adorer Dieu ; en fait, il sera donné à chacun de ces hommes, selon la teneur de leurs paroles. Celui qui a pu faire parler l'ânesse, empêchant ainsi celui qui la montait de brutaliser cet animal, a placé dans la bouche de Balaam des propos qui allaient à l'encontre de son cœur. Il s'agissait là d'un grand miracle. Balaam prononça en fait une bénédiction sur Israël ! Il avoue même ne pas vouloir s'opposer davantage à la volonté divine. Il annonce qu'Israël est heureux d'être le « peuple de Dieu », étant ainsi mis à part des autres nations.

      Les Israélites, malgré leur petit nombre, étaient satisfaits de se voir respectés. Tout allait bien pour eux ! La mort est la dernière étape que les hommes doivent franchir ; même le « juste » doit mourir : cela peut nous encourager à réfléchir, de voir dans ce texte, Balaam songer à sa propre mort. Son discours est celui d'une âme bénie, non seulement pendant sa vie durant, mais aussi, dans l'avenir, après la mort.

      Cette pensée peut même faire préférer la mort à la vie, voir Philippiens 1:21* ; Balaam prononça de réelles bénédictions pour Israël, non seulement pendant sa vie ici-bas, mais aussi pour le futur. Beaucoup désirent mourir en tant que « justifiés par Dieu », sans toutefois pratiquer la piété durant leur vie ; heureux seront ceux à la fois justifiés et pieux, leur vie durant !

      Le discours de Balaam ne fut en fait qu'un souhait et non une Prière ; ce fut un vain désir, n'espérant qu'une heureuse destinée pour le peuple hébreu, sans toutefois se soucier des moyens pour y parvenir. Beaucoup cherchent à apaiser leur âme en essayant de se confier en l'avenir, sur de faux espoirs, tout en négligeant le chemin du salut, le seul moyen par lequel le pécheur peut être justifié devant Dieu !

      * Note du traducteur : cette référence a été ajoutée au commentaire original, pour en faciliter la compréhension.

      11 Balak était en colère contre Balaam. Une telle confession de Balaam, ce prophète douteux essayant de contrer les ordres divins, ne pouvait en effet qu'irriter Balak, ce prince malintentionné. Pour une deuxième fois, la malédiction prévue initialement, fut transformée en bénédiction ; cette dernière fut d'ailleurs plus marquée que la précédente !

      Les hommes changent souvent d'avis et contredisent parfois leurs propres paroles prononcées initialement ; Dieu, quant à Lui, ne change jamais ce qu'Il émet, Il accomplit toujours Ses promesses. Quand dans Sa Parole, l'Éternel demande de se repentir, cela signifie qu'il n'est pas question pour Lui de modifier Ses intentions ; les seuls changements qu'Il peut éventuellement opérer concernent la façon d'accomplir Ses desseins. Jacob, par exemple, a péché ; Dieu le constata ; il n'y avait rien de pire pour le patriarche : il risquait, s'il persistait, d'être abandonné à sa propre ruine.

      Si le Seigneur constate que nous nous confions en Sa grâce, Il nous offrira Son Salut ; si nous abandonnons nos convoitises et notre rébellion contre le ciel, nous pourrons alors Le servir et Le glorifier ; nous pourrons être certains que si Christ nous a acceptés, suite à notre repentance, nos péchés seront alors tous pardonnés. Quand on songe à la Grâce, à la Providence, au merveilleux Amour rédempteur, au Pardon miséricordieux et à la nouvelle créature spirituelle que nous sommes, que ces choses sont merveilleuses !

      Balak ne désirait pas vraiment qu'Israël courre à sa perte, quant à Balaam, il montrait résolument qu'il était préférable de craindre l'Éternel que d'être anéanti par Sa toute Puissance. Dès que Balaam montra qu'il ne maudirait pas Israël, Balak estima en fait, qu'il était préférable pour lui de se taire.

      Malgré le fait que le cœur humain soit livré à lui-même, les conseils divins demeurent toujours. Prenons la résolution de ne pas nous confier en de vaines promesses, dans lesquelles il n'y a aucune espérance possible. Appuyons-nous plutôt sur celles que Christ, la Vérité, nous a révélées et persévérons avec sérieux, dans l'exercice de la prière, Luc 18:1.

      Nombres 24

      1

      Balaam cesse de prononcer ses divinations, il prophétise sur le bonheur d'Israël. (Nombres 24:1-9)
      Balak se met en colère contre Balaam. (Nombres 24:10-14)
      Les prophéties de Balaam. (Nombres 24:15-25)

      Balaam ne s'exprimait pas tout à fait selon ses propres convictions car l'Esprit dirigeait en fait ses propos.

      Beaucoup de personnes ont leurs yeux bien ouverts, alors que leur cœur reste toujours endurci ; elles sont éclairées par le message divin, mais n'en sont pas pour autant sanctifiées. La connaissance de la Parole peut enfler le cœur des hommes ; elle leur révèle la réalité de l'enfer, mais ils se dirigent quand même dans cette terrible direction, les yeux grand ouverts.

      Ces bénédictions de Balaam sont à peu près les mêmes que celles qu'il avait prononcées précédemment. Le personnage admira la beauté d'Israël. La droiture et le fait de ne pas douter sont les qualités excellentes, que les voisins d'Israël lui enviaient. Israël est un peuple qui fructifie et qui s'accroît, il connaît l'honneur et il va de l'avant. Il sait reconnaître le chemin parcouru et quels ont été ses alliés. C'est un peuple courageux, qui marche en sécurité. Il est renommé pour sa droiture, tel un lion, non pas quand il attaque ses ennemis, mais quand il est au repos : en fait c'est Dieu, Lui-même qui permet à ce peuple de demeurer en sécurité et cela impressionne les pays voisins. L'Éternel considère que tout ce qui est fait à Israël, soit bien, soit mal, est en fait adressé à Lui-même.

      10 La dernière tentative de Balaam pour maudire Israël, se termina. Balak, vexé, exprima toute sa rage contre Balaam. Ce dernier avait en fait une excellente excuse : Dieu l'avait empêché de dire ce qu'il pensait, tout en le contraignant à bénir Israël !
      15 Balaam, animé par l'Esprit de prophétie, prédit la prospérité et la domination du peuple d'Israël. Le personnage se vante d'avoir enfin les yeux ouverts ! Autrefois, on appelait les prophètes, des voyants.

      Beaucoup entendent la Parole sans y prêter attention ni discerner la présence divine. Balaam connaissait la pensée du Très Haut. Un homme peut très bien connaître la pensée de Dieu, tout en étant, par désobéissance, dépourvu de Sa grâce. Balaam appelait l'Éternel « le Dieu Tout Puissant ». Personne, dans son entourage, ne pouvait à l'époque exprimer un plus grand respect envers Dieu, malgré le fait qu'il ne ressentait pas vis-à-vis de ce Dernier, une crainte ou un amour réels et que sa foi n'avait rien d'extraordinaire.

      Dans la mesure où un homme se rapproche des cieux, il peut s'en trouver très près, sans toutefois y être ! Cette prophétie décrit l'Éternel, qui se trouve être la « Couronne » et la « Gloire » du peuple d'Israël et plus tard, dans une certaine mesure, du roi David. Mais ce discours annonce également le côté merveilleux de notre Seigneur Jésus, le Messie promis.

      Balaam était en fait un mauvais homme : il voyait bien Christ, tout en restant éloigné de Dieu ; il ne le voyait pas comme Job, qui le discernait comme son Rédempteur personnel. Quand Jésus viendra sur les nuées, tout œil le verra ; mais beaucoup le verront comme cet homme riche, qui en enfer, voyait au loin Abraham. Christ sortira de Jacob et d'Israël, telle une Étoile et un Sceptre : l'Étoile représentera Sa Gloire et Son éclat, le Sceptre, toute Sa Puissance et Son Autorité. Christ sera le Roi, non seulement de Jacob et d'Israël, mais du monde entier ; tous seront alors gouvernés par Son Sceptre d'or, ou mis en pièces par Sa Verge de fer.

      Balaam prophétisa sur les Amalécites et les Kéniens, des peuples qu'il ne connaissait pas : même cachés dans le creux des rochers, ils ne pourront subsister, face à la Puissance de l'Éternel. Cette prophétie s'étend même jusqu'aux confins des civilisations Grecques et Romaines, annonçant les œuvres grandioses que l'Éternel accomplira avec ces nations. Ces événements seront si terribles que personne ne pourra en réchapper. Ceux qui survivront, seront comme arrachés du feu de la destruction. Que Dieu puisse nous préparer à supporter ces événements terrifiants !

      Au lieu de proférer des blasphèmes sur l'église, Balaam maudit d'abord Amalek, puis Rome, le dernier ennemi du peuple de Dieu. Non seulement Rome, dans son contexte païen, mais aussi dans la Papauté : l'antichrist et toutes les puissances qui l'entourent.

      Posons-nous cette question : est-ce que par nos connaissances, notre expérience ou notre profession, nous surpassons Balaam ? Aucune parole dite avec empressement, même dans la prédication ou la prière, ou sur la connaissance de la prophétie, n'est en fait différente ou supérieure aux vantardises de ceux qui se disent ennemis de Dieu et qui pratiquent l'injustice. La simple dépendance envers le Sang rédempteur, la Grâce qui nous sanctifie et la soumission à la Volonté divine, les efforts constants à glorifier Dieu et à aider Son peuple, ne sont peut-être pas des actes qui brillent par leur splendeur aux yeux du monde, mais qui sont en réalité des dons spirituels merveilleux, qui accompagnent notre salut. Aucun hypocrite n'est capable d'exercer de tels agissements. Le plus petit des croyants possède déjà un minimum de ces dons et aspire en fait, par la prière, à en posséder davantage.

      Nombres 25

      1

      Les Israélites séduits par les filles de Moab et de Madian. (Nombres 25:1-5)
      Phinées tue Zimri et Cozbi. (Nombres 25:6-15)
      Les Madianites sont punis. (Nombres 25:16-18)

      Il est plus dangereux de fréquenter amicalement ceux qui pratiquent ouvertement l'iniquité que de les traiter en ennemis : personne ne pouvait en effet dissuader le peuple de Dieu de se livrer à ses convoitises charnelles. Les Israélites étaient littéralement aveuglés par la séduction des plaisirs du monde. Voilà en quoi consistait leur péché : ils étaient séduits par les filles de Moab et de Madian.

      Ceux qui nous incitent à pécher, sont nos pires ennemis, ils ne peuvent en effet nous causer davantage de préjudice. Le péché d'Israël accomplissait en réalité ce que les enchantements de Balaam avaient été incapables de faire et cela provoquait le courroux divin. Les maladies sont le résultat de cette colère et la juste rétribution des péchés commis ; une chute en entraîne une autre : les péchés se suivent.

      Les meneurs qui nous incitent au péché devraient subir de manière exemplaire les feux de la justice divine...

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