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BALAK

Roi de Moab au temps de la conquête de Canaan par les Hébreux. Il est connu surtout par sa vaine tentative auprès de Balaam (voir ce mot) pour faire maudire le « peuple élu » (No 22-24). Il opposa à Josué une résistance bientôt vaincue (Jos 24:9 et suivant).

L'Écriture fait plus d'une allusion à cet épisode resté célèbre (Jug 11:25, Mic 6:5). D'après Ap 2:14, Balaam et Balak auraient été responsables de l'idolâtrie et de l'immoralité d'Israël à Sittim (No 25:1 etc.).

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Versets relatifs

    • Nombres 22

      1 Les Israélites repartirent et campèrent dans les steppes de Moab à l’est du *Jourdain, vis-à-vis de Jéricho.
      2 Balaq, fils de Tsippor, avait appris tout ce qu’Israël avait fait aux Amoréens.
      3 Alors les gens de Moab furent pris de panique en face d’un peuple si nombreux, ils furent épouvantés devant les Israélites.
      4 Ils eurent une entrevue avec les responsables des Madianites et leur dirent : —Cette multitude va venir ravager tout le pays d’alentour comme des bœufs qui broutent l’herbe des champs. A cette époque-là, Balaq, fils de Tsippor, régnait sur Moab.
      5 Il envoya des messagers à Balaam, fils de Beor, qui vivait à Petor sur l’Euphrate, son pays d’origine, pour le faire venir, en lui disant : —Voici qu’un peuple est sorti d’Egypte ! Il envahit toute la région et il s’est installé vis-à-vis de mon pays.
      6 Maintenant, viens, je te prie ! Maudis-moi ce peuple, car il est plus fort que moi. Peut-être parviendrai-je alors à le battre et à le chasser du pays, car je le sais, celui que tu bénis est béni, et celui que tu maudis est maudit.
      7 Les responsables de Moab et ceux de Madian partirent en emportant des présents pour payer le devin. Ils arrivèrent chez Balaam et lui transmirent le message de Balaq.
      8 Balaam leur répondit : —Restez ici cette nuit, et demain je vous donnerai ma réponse, selon ce que l’Eternel me dira. Les chefs moabites logèrent donc chez Balaam.
      9 Dieu vint trouver Balaam et lui demanda : —Qui sont ces gens qui logent chez toi ?
      10 Balaam lui répondit : —Ce sont les envoyés de Balaq, fils de Tsippor, roi de Moab, qui m’a fait dire :
      11 « Le peuple qui est sorti d’Egypte envahit maintenant le pays ! Viens donc le maudire pour moi ; peut-être arriverai-je alors à le combattre et à le chasser ! »
      12 Mais Dieu dit à Balaam : —Ne va pas avec eux. Tu ne maudiras pas ce peuple, car il est béni.
      13 Le lendemain, Balaam alla déclarer aux chefs envoyés par Balaq : —Retournez dans votre pays, car l’Eternel ne me permet pas de partir avec vous.
      14 Les chefs de Moab se levèrent et retournèrent auprès de Balaq pour lui dire : —Balaam a refusé de venir avec nous.
      15 Balaq revint à la charge et envoya une nouvelle délégation composée de princes plus nombreux et plus importants que la première fois.
      16 Ils arrivèrent chez Balaam et lui dirent : —Ainsi parle Balaq, fils de Tsippor : « De grâce, ne refuse pas de me venir en aide.
      17 Je te comblerai d’honneurs et je ferai tout ce que tu me demanderas. Mais viens donc, maudis-moi ce peuple ! »
      18 Balaam répondit aux serviteurs de Balaq : —Même si Balaq me donnait son palais rempli d’argent et d’or, je ne pourrais pas transgresser l’ordre de l’Eternel, mon Dieu, même pour une petite chose.
      19 Pourtant, restez ici cette nuit, vous aussi, pour que je puisse savoir ce que l’Eternel a encore à me dire.
      20 Pendant la nuit, Dieu vint vers Balaam et lui dit : —Si c’est pour t’inviter à les accompagner que ces hommes sont venus, vas-y, pars avec eux. Mais tu ne pourras faire que ce que je te dirai.
      21 Le lendemain, Balaam alla seller son ânesse et partit avec les princes de Moab.
      22 Dieu se mit en colère parce qu’il avait entrepris ce déplacement, et l’*ange de l’Eternel se posta en travers du chemin pour lui barrer le passage. Or, Balaam montait son ânesse et était accompagné de deux serviteurs.
      23 Alors, l’ânesse vit l’ange de l’Eternel posté sur le chemin, son épée dégainée à la main. Elle se détourna du chemin et prit à travers champs. Balaam se mit à la frapper pour la ramener sur le chemin.
      24 Alors l’ange de l’Eternel se plaça dans un chemin creux passant dans les vignes entre deux murets.
      25 L’ânesse vit l’ange de l’Eternel et elle rasa le mur, de sorte qu’elle serra le pied de Balaam contre le mur. Celui-ci recommença à la battre.
      26 L’ange de l’Eternel les dépassa encore une fois et vint se poster dans un passage étroit où l’on ne pouvait l’éviter ni à droite ni à gauche.
      27 L’ânesse vit l’ange de l’Eternel et elle s’affaissa sous son maître. Balaam se mit en colère et lui administra une volée de coups de bâton.
      28 Alors l’Eternel fit parler l’ânesse, qui dit à Balaam : —Que t’ai-je fait pour que tu me battes ainsi par trois fois ?
      29 Balaam lui répondit : —C’est parce que tu te moques de moi. Ah ! si j’avais une épée sous la main, je t’abattrais sur-le-champ !
      30 L’ânesse reprit : —Ne suis-je pas ton ânesse qui te sert de monture depuis toujours ? Est-ce que j’ai l’habitude d’agir ainsi avec toi ? Et il répondit : —Non !
      31 Alors l’Eternel ouvrit les yeux de Balaam, qui vit l’ange de l’Eternel posté sur le chemin, son épée dégainée à la main. Balaam s’agenouilla et se prosterna la face contre terre.
      32 L’ange de l’Eternel lui dit : —Pourquoi as-tu frappé par trois fois ton ânesse ? C’est moi qui suis venu pour te barrer le passage, car à mon avis ce voyage a été entrepris à la légère.
      33 L’ânesse m’a vu et s’est détournée à trois reprises devant moi. Si elle ne s’était pas détournée, je t’aurais déjà abattu, tandis qu’elle, je l’aurais laissée en vie.
      34 Balaam dit à l’ange de l’Eternel : —J’ai tort, car je ne savais pas que tu te tenais devant moi sur le chemin. Et maintenant, si ce voyage te déplaît, je m’en retournerai.
      35 L’ange de l’Eternel lui dit : —Va avec ces hommes, mais tu répéteras seulement les paroles que je te dicterai. Balaam poursuivit donc la route avec les princes envoyés par Balaq.
      36 Lorsque Balaq apprit que Balaam arrivait, il alla à sa rencontre à Ir-Moab située à la limite de son territoire sur la frontière formée par l’Arnon.
      37 Il lui demanda : —N’avais-je pas déjà envoyé une première délégation vers toi pour te faire venir ? Pourquoi n’es-tu pas venu tout de suite chez moi ? As-tu pensé que je ne serais pas capable de te traiter avec honneur ?
      38 Balaam répondit à Balaq : —Tu le vois, je suis venu vers toi. Maintenant, crois-tu que je pourrai dire quoi que ce soit de moi-même ? Non, je ne pourrai prononcer que les paroles que Dieu lui-même mettra dans ma bouche.
      39 Balaam accompagna Balaq, et ils se rendirent à Qiryath-Houtsoth.
      40 Balaq offrit des bœufs et des moutons en sacrifice et il envoya des parts à Balaam et aux chefs qui étaient venus avec lui.
      41 Le lendemain matin, Balaq vint chercher Balaam et le fit monter aux *hauts-lieux de *Baal d’où l’on avait vue sur les dernières lignes du camp d’Israël.

      Nombres 23

      1 Alors Balaam dit à Balaq : —Construis-moi ici sept autels et prépare-moi sept taureaux et sept béliers.
      2 Balaq fit ce que Balaam lui avait demandé et, ensemble, ils offrirent un taureau et un bélier sur chaque autel.
      3 Balaam dit à Balaq : —Reste ici près de ton *holocauste pendant que je me rendrai à l’écart. Peut-être l’Eternel viendra-t-il à ma rencontre. Alors je te communiquerai ce qu’il me révélera. Et il s’en alla sur une crête.
      4 Dieu se manifesta à Balaam qui lui dit : —J’ai fait dresser sept autels et j’ai offert un taureau et un bélier sur chacun d’eux.
      5 Alors l’Eternel mit sa parole dans la bouche de Balaam, puis il ajouta : —Retourne auprès de Balaq et transmets-lui ce message.
      6 Balaam retourna vers Balaq et le trouva debout avec tous les chefs de Moab près de son holocauste.
      7 Alors il déclama cet oracle : D’Aram, Balaq m’a fait venir, oui, le roi de Moab m’a fait venir des monts de l’Est. Allons ! Maudis Jacob pour moi ! Viens et profère des menaces contre Israël !
      8 Mais comment maudirais-je ? Dieu ne l’a pas maudit. Comment menacerais-je celui que l’Eternel ne veut pas menacer ?
      9 Voici : je le contemple du sommet des rochers, et, du haut des collines, je le regarde. Je le vois : c’est un peuple qui demeure à l’écart, il ne se considère pas semblable aux autres peuples.
      10 Qui a jamais compté les foules de Jacob, qui sont aussi nombreuses que les grains de poussière, ou qui a dénombré le quart du peuple d’Israël ? Qu’il me soit accordé la même mort que celle de ces justes, et que mon avenir soit identique au leur !
      11 Balaq dit à Balaam : —Que m’as-tu fait ? Je t’ai fait venir pour maudire mes ennemis, et voilà que tu les combles de bénédictions !
      12 Balaam répondit : —Puis-je prononcer autre chose que les paroles que l’Eternel met dans ma bouche ?
      13 Balaq reprit : —Viens donc avec moi à un autre endroit d’où tu pourras voir ce peuple, tu n’en apercevras qu’une partie et tu ne pourras pas le voir tout entier. Et maudis-le pour moi de cet endroit.
      14 Et Balaq le conduisit au champ des Guetteurs au sommet du Pisga. Là aussi, il construisit sept autels et offrit un taureau et un bélier sur chacun d’eux.
      15 Balaam dit à Balaq : —Tiens-toi debout près de ton holocauste, tandis que j’irai là-bas à sa rencontre.
      16 L’Eternel se manifesta à Balaam et lui mit des paroles dans la bouche, puis il ajouta : —Retourne auprès de Balaq et tu lui parleras comme je viens de te le dire.
      17 Balaam revint vers Balaq et le trouva toujours debout près de son holocauste, les princes de Moab à ses côtés. —Qu’a dit l’Eternel ? lui demanda Balaq.
      18 Alors Balaam prononça son oracle : Allons, Balaq, écoute ! Fils de Tsippor, prête-moi attention,
      19 Dieu n’est pas homme pour mentir, ni humain pour se repentir. A-t-il jamais parlé sans qu’il tienne parole ? Et n’accomplit-il pas ce qu’il a déclaré ?
      20 Oui, j’ai reçu la charge de prononcer une bénédiction. Il a béni : je n’y changerai rien.
      21 Il n’a pas constaté de péché chez Jacob, et il ne trouve pas de mal en Israël. Oui, l’Eternel son Dieu est avec lui. Dans ses rangs retentit l’acclamation royale.
      22 Dieu les a fait sortir d’Egypte : sa puissance est semblable à la force du buffle,
      23 et la divination est absente en Jacob : on ne consulte pas d’augure en Israël, il est dit à Jacob au moment opportun, oui, il est dit à Israël ce que Dieu accomplit.
      24 Voici, comme un lion, un peuple qui se lève, il bondit comme un lion, il ne se couche pas sans avoir dévoré sa proie, sans avoir bu le sang de ses victimes.
      25 Balaq dit à Balaam : —Si tu ne peux pas le maudire, au moins ne le bénis pas !
      26 Mais Balaam répondit à Balaq : —Ne t’ai-je pas prévenu que je ferai tout ce que l’Eternel m’ordonnerait ?
      27 Balaq dit à Balaam : —Viens, je vais t’emmener à un autre endroit. Peut-être que de là, l’Eternel trouvera bon que tu les maudisses pour moi.
      28 Et Balaq emmena Balaam au sommet du mont Peor d’où l’on a vue sur tout le désert.
      29 Balaam dit de nouveau à Balaq de lui bâtir sept autels et de lui préparer sept taureaux et sept béliers.
      30 Balaq fit ce que Balaam lui avait demandé et il offrit un taureau et un bélier sur chaque autel.

      Nombres 24

      1 Balaam, voyant bien que l’Eternel trouvait bon de bénir Israël, n’alla pas, comme les autres fois, à la recherche d’augures. Il se tourna vers le désert et
      2 regarda Israël campé par tribus. Alors l’Esprit de Dieu vint sur lui.
      3 Et il prononça son oracle : C’est là ce que déclare Balaam, le fils de Beor, voici ce que proclame l’homme au regard pénétrant,
      4 oui, celui qui entend les paroles de Dieu, qui perçoit la révélation du Tout-Puissant, dont les yeux se dessillent quand il tombe, prostré :
      5 Que tes tentes sont belles, ô peuple de Jacob ! Et tes demeures, ô Israël !
      6 Comme des torrents, elles se répandent, c’est comme des jardins alignés près d’un fleuve, comme des aloès plantés par l’Eternel, ou bien comme des cèdres croissant au bord des eaux.
      7 De ses réservoirs l’eau déborde, la semence est plantée dans des champs irrigués. Son roi est grand, plus que le roi Agag ; et son royaume gagnera en puissance.
      8 Quand Dieu le fit sortir d’Egypte, avec une puissance semblable à la force du buffle, il dévora les peuples qui lui étaient hostiles, il leur brisa les os et les cribla de flèches.
      9 Le voici couché comme un lion, au repos comme un lion. Qui le fera lever ? Il est béni celui qui te bénit, il est maudit celui qui te maudit !
      10 Alors Balaq se mit en colère contre Balaam, frappa des mains et lui dit : —C’est pour maudire mes ennemis que je t’ai appelé ; et voici la troisième fois que tu les combles de bénédictions !
      11 Puisqu’il en est ainsi, retourne chez toi ! Je voulais te combler d’honneurs, mais voici que l’Eternel te frustre de ces honneurs.
      12 Balaam lui répondit : —N’ai-je pas expressément dit aux messagers que tu m’as envoyés :
      13 « Même si Balaq me donnait son palais rempli d’argent et d’or, je ne pourrais pas transgresser l’ordre de l’Eternel pour faire quoi que ce soit en bien ou en mal » ? Je ne pourrai dire que ce que l’Eternel dira.
      14 Maintenant, je m’en retourne chez les miens. Mais auparavant, viens, je vais t’annoncer ce que ce peuple-ci fera au tien dans les temps à venir.
      15 Et il prononça son oracle : C’est là ce que déclare Balaam, le fils de Beor, voici ce que proclame l’homme au regard pénétrant,
      16 oui, celui qui entend les paroles de Dieu, qui a accès à la science du Très-Haut, qui perçoit la révélation du Tout-Puissant, dont les yeux se dessillent quand il tombe, prostré :
      17 Je le vois bien, mais ce n’est pas pour maintenant, je le contemple, mais non de près ; un astre monte de Jacob, un sceptre surgit d’Israël ; il brise les flancs de Moab, il abat tous les fils de Seth.
      18 Edom sera conquis ; Séir, son ennemi, tombera en sa possession. Le peuple d’Israël accomplit des exploits.
      19 Celui qui surgira de Jacob régnera, et il fera périr des villes les derniers survivants.
      20 Balaam aperçut Amalec et il prononça son oracle : Amalec était à la tête de toutes les nations, mais sa postérité en fin de compte disparaîtra.
      21 Puis il vit les Qéniens et prononça son oracle : Ta demeure est solide, ton nid est juché sur le roc,
      22 mais finalement le Qénien sera exterminé quand, en captivité, Assour t’emmènera captif.
      23 Enfin il prononça encore un oracle : Hélas : Qui survivra lorsque Dieu agira ?
      24 Des bateaux viennent de Kittim, ils soumettront Assour, ils soumettront Héber, et même ce dernier court à sa ruine.
      25 Puis Balaam se mit en route et s’en retourna chez lui. Balaq, lui aussi, s’en alla de son côté.

      Nombres 25

      1 Israël s’établit à Chittim. Là, le peuple commença à se livrer à la débauche avec des filles de Moab

      Josué 24

      9 Le roi de Moab, Balaq, fils de Tsippor, a également entrepris de faire la guerre à votre peuple. Il a appelé Balaam, fils de Beor, pour qu’il vienne vous maudire.

      Juges 11

      25 D’autre part, te crois-tu vraiment plus fort que Balaq, fils de Tsippor, le roi de Moab ? A-t-il jamais osé contester avec Israël ou lui faire la guerre ?

      Michée 6

      5 Souviens-toi donc, de ce qu’avait tramé Balaq, roi de Moab, et de ce que lui répondit Balaam, le fils de Béor. Souviens-toi du chemin que tu as parcouru de Chittim à Guilgal, et reconnais que l’Eternel t’a fait justice. »
    • Nombres 22

      1

      La crainte de Balak envers Israël, Il envoie Balaam. (Nombres 22:1-14)
      Balaam vient vers Balak. (Nombres 22:15-21)
      L'opposition de Balaam. (Nombres 22:22-35)
      Balaam et Balak se joignent. (Nombres 22:36-41)

      Le roi de Moab conçut un plan destiné à maudire Israël ; il voulait en fait dresser Dieu contre le peuple hébreu, alors que jusqu'à présent, l'Éternel avait combattu pour lui ! Le roi de Moab avait une notion complètement fausse de la sainteté divine : il voulait trouver des prophètes qui puissent prier pour sa bénédiction et celle de ses troupes et pour l'anéantissement d'Israël. Personne n'avait une aussi grande réputation que Balaam ; en conséquence, Balak voulait le rencontrer, avec les honneurs dus à sa réputation. On ne sait pas si l'Éternel avait déjà averti Balaam, à ce sujet. Bien qu'il soit probable que oui, on constate qu'il y eut la nuit suivante, dialogue entre Dieu et ce devin. De plus, nous connaissons plusieurs faits prouvant que cet homme avait une vie relativement dissolue, étant en fait, un ennemi de Dieu et de Son peuple. La malédiction ne vient pas sans cause, même si les hommes tendent à le nier. Pour que les pourparlers évoluent en leur faveur, les hommes de Balak prirent avec eux, des présents pour le devin, mais Dieu recommanda bien à ce dernier de ne rien faire contre Israël. Balaam n'avait en fait aucun préjugé contre les Hébreux ; bien qu'il eut pu répondre immédiatement aux envoyés de Balak, Balaam ne voulait pas maudire un peuple béni de Dieu ; il laissa donc passer la nuit pour réfléchir sur ce qu'il devait faire.

      Quand nous sommes en pleine conversation sur des sujets tendancieux, nous sommes vraiment en danger de succomber. Balaam n'a pas donné aux messagers de Balak, la véritable réponse que Dieu lui avait prescrite.

      Ceux qui minimisent les restrictions divines, sont sous l'emprise de Satan ; ils enfreignent les lois de l'Éternel, en allant délibérément contre Sa volonté. Les messagers de Balak n'ont pas rapporté à leur maître la véritable réponse que Balaam leur avait donnée.

      Beaucoup de personnes manquent à leurs devoirs quand on les flatte, cela les empêche de discerner leurs manquements, voire leurs folies.

      15 Une deuxième délégation fut envoyée à Balaam. Il serait souhaitable que nous soyons aussi énergiques que ces hommes pour venir à bout des tâches dignes d'intérêt, même si ces dernières peuvent nous paraître parfois peu utiles. Balak utilisa les « grands moyens », non seulement pour attiser la convoitise de Balaam, mais aussi pour satisfaire son orgueil et ses ambitions. Ce genre de conduite montre bien à quel point nous devons demander à Dieu de nous débarrasser de ces sortes de désirs, qui parfois nous animent. De tels actes ne sont dictés que par Satan : ils ne font aucune concession à la souffrance et aux coûts, n'épargnant aucune peine, en vue de satisfaire la convoitise ou la malveillance. Devons-nous alors accomplir ce qui est juste et vertueux, à contrecœur ? Dieu nous l'interdit !

      Les convictions de Balaam le poussaient à observer les commandements divins, ce qui était une excellente réaction ! Beaucoup de personnes disent connaître Dieu, mais en réalité, ne Lui appartiennent pas vraiment. Ces paroles ne jugent personne, seul Dieu connaît les cœurs.

      Les présents qui corrompirent Balaam, l'incitèrent à contrecarrer l'ordre de l'Éternel. Au début on peut croire qu'il refusait de suivre la délégation de Balak, c'est-à-dire de fuir la tentation, mais en fait il n'éprouvait aucune répugnance à ce sujet. Il mourait d'envie d'accepter l'offre, tout en espérant que Dieu le laisserait partir. Il connaissait toutefois la volonté de l'Éternel à ce sujet : céder au péché ne peut venir que de la corruption du cœur.

      L'Éternel abandonna Balaam à ses convoitises. Dieu ne répond pas toujours favorablement aux prières de Ses enfants bien aimés, et parfois, Il accorde même aux impies, dans Sa colère, ce que ceux-ci désirent.

      22 Ne pensons pas que Dieu approuve parfois l'iniquité ou qu'Il tolère la conduite de l'homme pécheur, lorsque dans certaines circonstances, par Sa Providence, Il laisse ce dernier commettre une faute. Les saints anges s'opposent au péché et sont parfois employés pour nous empêcher de chuter, même si nous ne discernons pas tout le danger qui nous guette.

      Dans ce texte, l'ange s'opposait à Balaam, et ce dernier le considérait d'ailleurs comme un adversaire ; ceux qui entravent notre cheminement vers le péché sont en fait nos meilleurs amis, et nous devrions les considérer en tant que tels. Balaam constata le mécontentement divin par l'intermédiaire de l'âne.

      Il est fréquent de voir ceux qui ont le cœur méchant, réagir avec violence devant les difficultés que la Providence place en travers de leur chemin. L'Éternel ouvrit la bouche de l'ânesse. Ce fut là un grand miracle, que Dieu accomplit par Sa toute Puissance. Celui qui a permis à l'homme de s'exprimer par la parole, fit que cet animal puisse le faire aussi. Cette ânesse se plaignit de la cruauté de Balaam. Dieu, dans Sa droiture, ne permet pas que l'on abuse des êtres les plus faibles ou les plus vulnérables ; si ces derniers tentent de s'exprimer en vain pour se défendre, Dieu « prend alors la parole » en leur faveur.

      Les yeux de Balaam finirent par s'ouvrir. Dieu dispose de nombreux moyens pour attendrir le cœur le plus endurci. Quand nos yeux sont « ouverts », nous sommes alors capables de discerner les dangers qui jonchent le chemin du péché, et quelle est alors la meilleure voie à prendre. Balaam sembla s'adoucir. Il s'écria : « J'ai péché » ; le texte ne nous dit pas s'il se rendit compte de la dureté de son cœur. Il fut en fait heureux de voir qu'il ne pouvait cheminer plus loin, bien qu'il n'ait pas encore de solution pour résoudre son problème avec Balak. Beaucoup de personnes abandonnent leur péché par le simple fait qu'elles ne sont plus concernées par ce dernier.

      L'ange déclara à Balaam qu'il ne devait pas chercher à maudire Israël mais au contraire, le bénir : ce retour en arrière, malgré la confusion de Balaam, était en fait destiné finalement à glorifier Dieu.

      36 Balak n'avait aucune raison de se plaindre, bien qu'il eut préféré que Balaam vienne plus tôt. Ce dernier annonça à Balak qu'il voulait disposer d'une certaine liberté dans ses actes. Balaam parlait en donnant l'impression d'être vexé ; il était en fait autant désireux de plaire à Balak qu'il prétendait l'être envers Dieu.

      Remarquez à quel point nous devons faire chaque jour cette Prière : « notre Père qui es aux cieux, ne nous induis pas en tentation ». Soyons jaloux de voir à quel point les hommes, loin de la connaissance divine, peuvent bénéficier à leur tour, de la grâce de Dieu, toute proche !

      Nombres 23

      1

      Le sacrifice de Balak, Balaam prononce une bénédiction au lieu de maudire Israël. (Nombres 23:1-10)
      La déception de Balak, le deuxième sacrifice, Balaam bénit de nouveau Israël. (Nombres 23:11-30)

      Alors que le camp d'Israël était bien en vue, Balaam ordonna que l'on construisit sept autels, pour sacrifier sur chacun d'eux, un bœuf et un bélier. Remarquez combien la superstition peut rendre sot, au point de croire que Dieu est à la disposition des volontés humaines ! La malédiction s'est transformée en bénédiction, par la Toute Puissance divine, et à cause de l'amour de ce Dernier pour Israël. Dieu décida de manifester Sa propre gloire, par l'intermédiaire de Balaam : Il le rencontra directement. Qui aurait pu défier Dieu et Israël, après avoir entendu les paroles que l'Éternel avait placées dans la bouche de Balaam ? Ces propos édifiants ne pouvaient conduire qu'à adorer Dieu ; en fait, il sera donné à chacun de ces hommes, selon la teneur de leurs paroles. Celui qui a pu faire parler l'ânesse, empêchant ainsi celui qui la montait de brutaliser cet animal, a placé dans la bouche de Balaam des propos qui allaient à l'encontre de son cœur. Il s'agissait là d'un grand miracle. Balaam prononça en fait une bénédiction sur Israël ! Il avoue même ne pas vouloir s'opposer davantage à la volonté divine. Il annonce qu'Israël est heureux d'être le « peuple de Dieu », étant ainsi mis à part des autres nations.

      Les Israélites, malgré leur petit nombre, étaient satisfaits de se voir respectés. Tout allait bien pour eux ! La mort est la dernière étape que les hommes doivent franchir ; même le « juste » doit mourir : cela peut nous encourager à réfléchir, de voir dans ce texte, Balaam songer à sa propre mort. Son discours est celui d'une âme bénie, non seulement pendant sa vie durant, mais aussi, dans l'avenir, après la mort.

      Cette pensée peut même faire préférer la mort à la vie, voir Philippiens 1:21* ; Balaam prononça de réelles bénédictions pour Israël, non seulement pendant sa vie ici-bas, mais aussi pour le futur. Beaucoup désirent mourir en tant que « justifiés par Dieu », sans toutefois pratiquer la piété durant leur vie ; heureux seront ceux à la fois justifiés et pieux, leur vie durant !

      Le discours de Balaam ne fut en fait qu'un souhait et non une Prière ; ce fut un vain désir, n'espérant qu'une heureuse destinée pour le peuple hébreu, sans toutefois se soucier des moyens pour y parvenir. Beaucoup cherchent à apaiser leur âme en essayant de se confier en l'avenir, sur de faux espoirs, tout en négligeant le chemin du salut, le seul moyen par lequel le pécheur peut être justifié devant Dieu !

      * Note du traducteur : cette référence a été ajoutée au commentaire original, pour en faciliter la compréhension.

      11 Balak était en colère contre Balaam. Une telle confession de Balaam, ce prophète douteux essayant de contrer les ordres divins, ne pouvait en effet qu'irriter Balak, ce prince malintentionné. Pour une deuxième fois, la malédiction prévue initialement, fut transformée en bénédiction ; cette dernière fut d'ailleurs plus marquée que la précédente !

      Les hommes changent souvent d'avis et contredisent parfois leurs propres paroles prononcées initialement ; Dieu, quant à Lui, ne change jamais ce qu'Il émet, Il accomplit toujours Ses promesses. Quand dans Sa Parole, l'Éternel demande de se repentir, cela signifie qu'il n'est pas question pour Lui de modifier Ses intentions ; les seuls changements qu'Il peut éventuellement opérer concernent la façon d'accomplir Ses desseins. Jacob, par exemple, a péché ; Dieu le constata ; il n'y avait rien de pire pour le patriarche : il risquait, s'il persistait, d'être abandonné à sa propre ruine.

      Si le Seigneur constate que nous nous confions en Sa grâce, Il nous offrira Son Salut ; si nous abandonnons nos convoitises et notre rébellion contre le ciel, nous pourrons alors Le servir et Le glorifier ; nous pourrons être certains que si Christ nous a acceptés, suite à notre repentance, nos péchés seront alors tous pardonnés. Quand on songe à la Grâce, à la Providence, au merveilleux Amour rédempteur, au Pardon miséricordieux et à la nouvelle créature spirituelle que nous sommes, que ces choses sont merveilleuses !

      Balak ne désirait pas vraiment qu'Israël courre à sa perte, quant à Balaam, il montrait résolument qu'il était préférable de craindre l'Éternel que d'être anéanti par Sa toute Puissance. Dès que Balaam montra qu'il ne maudirait pas Israël, Balak estima en fait, qu'il était préférable pour lui de se taire.

      Malgré le fait que le cœur humain soit livré à lui-même, les conseils divins demeurent toujours. Prenons la résolution de ne pas nous confier en de vaines promesses, dans lesquelles il n'y a aucune espérance possible. Appuyons-nous plutôt sur celles que Christ, la Vérité, nous a révélées et persévérons avec sérieux, dans l'exercice de la prière, Luc 18:1.

      Nombres 24

      1

      Balaam cesse de prononcer ses divinations, il prophétise sur le bonheur d'Israël. (Nombres 24:1-9)
      Balak se met en colère contre Balaam. (Nombres 24:10-14)
      Les prophéties de Balaam. (Nombres 24:15-25)

      Balaam ne s'exprimait pas tout à fait selon ses propres convictions car l'Esprit dirigeait en fait ses propos.

      Beaucoup de personnes ont leurs yeux bien ouverts, alors que leur cœur reste toujours endurci ; elles sont éclairées par le message divin, mais n'en sont pas pour autant sanctifiées. La connaissance de la Parole peut enfler le cœur des hommes ; elle leur révèle la réalité de l'enfer, mais ils se dirigent quand même dans cette terrible direction, les yeux grand ouverts.

      Ces bénédictions de Balaam sont à peu près les mêmes que celles qu'il avait prononcées précédemment. Le personnage admira la beauté d'Israël. La droiture et le fait de ne pas douter sont les qualités excellentes, que les voisins d'Israël lui enviaient. Israël est un peuple qui fructifie et qui s'accroît, il connaît l'honneur et il va de l'avant. Il sait reconnaître le chemin parcouru et quels ont été ses alliés. C'est un peuple courageux, qui marche en sécurité. Il est renommé pour sa droiture, tel un lion, non pas quand il attaque ses ennemis, mais quand il est au repos : en fait c'est Dieu, Lui-même qui permet à ce peuple de demeurer en sécurité et cela impressionne les pays voisins. L'Éternel considère que tout ce qui est fait à Israël, soit bien, soit mal, est en fait adressé à Lui-même.

      10 La dernière tentative de Balaam pour maudire Israël, se termina. Balak, vexé, exprima toute sa rage contre Balaam. Ce dernier avait en fait une excellente excuse : Dieu l'avait empêché de dire ce qu'il pensait, tout en le contraignant à bénir Israël !
      15 Balaam, animé par l'Esprit de prophétie, prédit la prospérité et la domination du peuple d'Israël. Le personnage se vante d'avoir enfin les yeux ouverts ! Autrefois, on appelait les prophètes, des voyants.

      Beaucoup entendent la Parole sans y prêter attention ni discerner la présence divine. Balaam connaissait la pensée du Très Haut. Un homme peut très bien connaître la pensée de Dieu, tout en étant, par désobéissance, dépourvu de Sa grâce. Balaam appelait l'Éternel « le Dieu Tout Puissant ». Personne, dans son entourage, ne pouvait à l'époque exprimer un plus grand respect envers Dieu, malgré le fait qu'il ne ressentait pas vis-à-vis de ce Dernier, une crainte ou un amour réels et que sa foi n'avait rien d'extraordinaire.

      Dans la mesure où un homme se rapproche des cieux, il peut s'en trouver très près, sans toutefois y être ! Cette prophétie décrit l'Éternel, qui se trouve être la « Couronne » et la « Gloire » du peuple d'Israël et plus tard, dans une certaine mesure, du roi David. Mais ce discours annonce également le côté merveilleux de notre Seigneur Jésus, le Messie promis.

      Balaam était en fait un mauvais homme : il voyait bien Christ, tout en restant éloigné de Dieu ; il ne le voyait pas comme Job, qui le discernait comme son Rédempteur personnel. Quand Jésus viendra sur les nuées, tout œil le verra ; mais beaucoup le verront comme cet homme riche, qui en enfer, voyait au loin Abraham. Christ sortira de Jacob et d'Israël, telle une Étoile et un Sceptre : l'Étoile représentera Sa Gloire et Son éclat, le Sceptre, toute Sa Puissance et Son Autorité. Christ sera le Roi, non seulement de Jacob et d'Israël, mais du monde entier ; tous seront alors gouvernés par Son Sceptre d'or, ou mis en pièces par Sa Verge de fer.

      Balaam prophétisa sur les Amalécites et les Kéniens, des peuples qu'il ne connaissait pas : même cachés dans le creux des rochers, ils ne pourront subsister, face à la Puissance de l'Éternel. Cette prophétie s'étend même jusqu'aux confins des civilisations Grecques et Romaines, annonçant les œuvres grandioses que l'Éternel accomplira avec ces nations. Ces événements seront si terribles que personne ne pourra en réchapper. Ceux qui survivront, seront comme arrachés du feu de la destruction. Que Dieu puisse nous préparer à supporter ces événements terrifiants !

      Au lieu de proférer des blasphèmes sur l'église, Balaam maudit d'abord Amalek, puis Rome, le dernier ennemi du peuple de Dieu. Non seulement Rome, dans son contexte païen, mais aussi dans la Papauté : l'antichrist et toutes les puissances qui l'entourent.

      Posons-nous cette question : est-ce que par nos connaissances, notre expérience ou notre profession, nous surpassons Balaam ? Aucune parole dite avec empressement, même dans la prédication ou la prière, ou sur la connaissance de la prophétie, n'est en fait différente ou supérieure aux vantardises de ceux qui se disent ennemis de Dieu et qui pratiquent l'injustice. La simple dépendance envers le Sang rédempteur, la Grâce qui nous sanctifie et la soumission à la Volonté divine, les efforts constants à glorifier Dieu et à aider Son peuple, ne sont peut-être pas des actes qui brillent par leur splendeur aux yeux du monde, mais qui sont en réalité des dons spirituels merveilleux, qui accompagnent notre salut. Aucun hypocrite n'est capable d'exercer de tels agissements. Le plus petit des croyants possède déjà un minimum de ces dons et aspire en fait, par la prière, à en posséder davantage.

      Nombres 25

      1

      Les Israélites séduits par les filles de Moab et de Madian. (Nombres 25:1-5)
      Phinées tue Zimri et Cozbi. (Nombres 25:6-15)
      Les Madianites sont punis. (Nombres 25:16-18)

      Il est plus dangereux de fréquenter amicalement ceux qui pratiquent ouvertement l'iniquité que de les traiter en ennemis : personne ne pouvait en effet dissuader le peuple de Dieu de se livrer à ses convoitises charnelles. Les Israélites étaient littéralement aveuglés par la séduction des plaisirs du monde. Voilà en quoi consistait leur péché : ils étaient séduits par les filles de Moab et de Madian.

      Ceux qui nous incitent à pécher, sont nos pires ennemis, ils ne peuvent en effet nous causer davantage de préjudice. Le péché d'Israël accomplissait en réalité ce que les enchantements de Balaam avaient été incapables de faire et cela provoquait le courroux divin. Les maladies sont le résultat de cette colère et la juste rétribution des péchés commis ; une chute en entraîne une autre : les péchés se suivent.

      Les meneurs qui nous incitent au péché devraient subir de manière exemplaire les feux de la justice divine...

      Josué 24

      Juges 11

      Michée 6

    • Nombres 22

      1 Les Israélites repartent. Ils campent dans la plaine de Moab, à l’est du Jourdain, en face de Jéricho.
      2 À cette époque, Balac, fils de Sippor, est roi de Moab. Il apprend ce que les Israélites ont fait aux Amorites. Le roi et tout son peuple se mettent à trembler de peur en voyant arriver tant d’Israélites. Alors les Moabites disent aux notables de Madian : « Ces gens si nombreux vont bientôt tout détruire autour de nous, comme des bœufs qui mangent l’herbe des champs. »
      5 Le roi envoie donc des messagers à Balaam, fils de Béor. Celui-ci habite Petor, sur le fleuve Euphrate, dans le pays des Ammavites. Le roi de Moab envoie ce message : « Il y a ici un peuple venu d’Égypte, qui remplit tout le pays. Il s’est installé près de chez moi.
      6 Viens donc ici, s’il te plaît. Jette sur lui une malédiction, parce qu’il est plus puissant que mon peuple. Si tu acceptes, j’arriverai peut-être à le battre et à le chasser du pays. En effet, je le sais, celui que tu bénis est vraiment béni, celui que tu maudis est vraiment maudit. »
      7 Les messagers, des anciens de Moab et de Madian, s’en vont donc en emportant des cadeaux pour payer le voyant. Quand ils arrivent chez Balaam, ils lui donnent le message de Balac.
      8 Balaam leur dit : « Passez la nuit ici. Demain, je vous donnerai la réponse selon ce que le SEIGNEUR me dira. » Les chefs de Moab restent donc chez Balaam.
      9 Alors Dieu vient demander à Balaam : « Qui sont ces gens que tu reçois chez toi ? »
      10 Balaam répond : « Balac, fils de Sippor et roi de Moab, a envoyé ces hommes me dire :
      11 “Le peuple qui a quitté l’Égypte remplit tout le pays. Viens donc ici, s’il te plaît, et jette sur lui une malédiction. Si tu acceptes, j’arriverai peut-être à le battre et à le chasser.” »
      12 Dieu dit à Balaam : « Non, tu n’iras pas avec eux ! Tu ne maudiras pas le peuple d’Israël, parce que je l’ai béni. »
      13 Le matin suivant, dès que Balaam est debout, il dit aux notables envoyés par Balac : « Retournez dans votre pays. Le SEIGNEUR m’interdit de partir avec vous. »
      14 Les notables de Moab reviennent dire à Balac : « Balaam n’a pas voulu venir avec nous. »
      15 Mais Balac envoie encore d’autres chefs, plus nombreux et plus importants que les premiers.
      16 Ils vont rapporter à Balaam cette demande de Balac : « Moi, Balac, fils de Sippor, je t’en prie, ne refuse pas de venir chez moi.
      17 Je te couvrirai d’honneur et je ferai tout ce que tu me diras. Viens donc et jette une malédiction sur ce peuple. »
      18 Mais Balaam répond aux envoyés de Balac : « Même si Balac me donne tout l’argent et tout l’or qui remplissent sa maison, je ne peux pas faire une chose, petite ou grande, contre l’ordre du SEIGNEUR mon Dieu.
      19 Pourtant, restez ici cette nuit, vous aussi ! Alors je connaîtrai ce que le SEIGNEUR veut encore me faire savoir. »
      20 Pendant la nuit, Dieu vient dire à Balaam : « Si ces hommes sont venus t’appeler, pars avec eux. Mais tu feras seulement ce que je te montrerai. »
      21 Le matin suivant, Balaam se lève, il prépare son ânesse et il part avec les chefs de Moab.
      22 Quand Dieu voit Balaam partir, il se met en colère. Balaam avance sur la route, monté sur son ânesse. Deux serviteurs sont avec lui. Alors un ange du SEIGNEUR se place sur la route pour l’empêcher de passer.
      23 L’ânesse voit l’ange debout au milieu de la route. Il tient une épée à la main. L’ânesse quitte la route et elle passe à travers les champs. Balaam se met à la frapper pour la ramener sur la route.
      24 L’ange va se placer plus loin dans un chemin étroit qui traverse des vignes entre deux murs.
      25 L’ânesse voit l’ange du SEIGNEUR, elle se serre contre le mur et ainsi, elle blesse le pied de Balaam. Celui-ci la frappe de nouveau.
      26 L’ange du SEIGNEUR les dépasse encore une fois. Il va se placer dans un passage très étroit. Là, on ne peut passer ni à sa droite ni à sa gauche.
      27 Quand l’ânesse voit l’ange, elle se couche sous Balaam. Celui-ci se met en colère et les coups de bâton pleuvent.
      28 Alors le SEIGNEUR fait parler l’ânesse, et elle dit à son maître : « Qu’est-ce que je t’ai fait, pour que tu me frappes trois fois ? »
      29 Balaam lui répond : « Tu te moques de moi ! Si j’avais une épée à la main, je te tuerais tout de suite ! »
      30 L’ânesse lui dit : « Est-ce que je ne suis pas ton ânesse ? C’est moi que tu montes depuis toujours ! Est-ce que j’ai l’habitude d’agir ainsi avec toi ? » Balaam répond : « Non ! »
      31 Alors le SEIGNEUR ouvre les yeux de Balaam. Balaam voit l’ange du SEIGNEUR debout sur le chemin, une épée à la main. Il se met à genoux, le front contre le sol.
      32 L’ange du SEIGNEUR lui dit : « Tu as frappé ton ânesse trois fois. Pourquoi donc ? Je suis venu t’empêcher de passer. En effet, ce voyage me paraît dangereux.
      33 Ton ânesse m’a vu, et trois fois, elle s’est écartée de moi. Si elle n’avait pas fait cela, je t’aurais tué, mais elle, je l’aurais laissée en vie. »
      34 Balaam dit à l’ange : « J’ai commis une faute ! En effet, je n’ai pas vu que tu étais devant moi sur la route. Mais maintenant, si ce voyage te déplaît, je suis prêt à faire demi-tour. »
      35 L’ange du SEIGNEUR répond : « Non ! Va avec ces hommes. Mais tu prononceras seulement les paroles que je te dirai. » Alors Balaam continue la route avec les chefs de Balac.
      36 Quand Balac, le roi de Moab, apprend l’arrivée de Balaam, il va à sa rencontre jusqu’à Ir-en-Moab. Cette ville se trouve près de la frontière du pays, sur le torrent de l’Arnon.
      37 Balac lui demande : « Quand j’ai envoyé des gens t’appeler la première fois, tu n’es pas venu. Pourquoi donc ? Est-ce que tu pensais que je ne pouvais pas te couvrir d’honneur ? »
      38 Balaam répond au roi : « Eh bien, je suis là. Mais qu’est-ce que je peux faire ? Je dirai seulement les paroles que Dieu mettra dans ma bouche. »
      39 Balaam part avec Balac, et ils vont à la ville de Quiriath-Houssoth.
      40 Le roi Balac offre des bœufs et des moutons en sacrifice. Il en donne des parts à Balaam et aux chefs qui sont avec lui.
      41 Le matin suivant, le roi Balac monte avec Balaam à la ville de Bamoth-Baal. De là, Balaam voit une partie du peuple d’Israël.

      Nombres 23

      1 Il dit alors à Balac : « Bâtis ici sept autels et prépare-moi sept taureaux et sept béliers. »
      2 Balac obéit à Balaam. Puis tous les deux offrent un taureau et un bélier sur chaque autel.
      3 Balaam dit à Balac : « Reste ici, près des sacrifices que tu as offerts. Je vais aller un peu plus loin. Le SEIGNEUR va peut-être venir à ma rencontre. Je te dirai les paroles qu’il me fera connaître. » Ensuite Balaam va sur une colline sans arbres.
      4 Là, Dieu vient le trouver. Balaam lui dit : « J’ai fait dresser sept autels et j’ai offert un taureau et un bélier sur chacun. »
      5 Le SEIGNEUR met alors dans la bouche de Balaam les paroles qu’il doit dire. Puis il lui demande de retourner près de Balac.
      6 Balaam rejoint le roi Balac. Il le trouve debout près de ses sacrifices avec les chefs de Moab.
      7 Alors il prononce ce poème : « Balac, le roi de Moab, m’a fait venir des montagnes de l’est de la Syrie. Il m’a dit : “Viens ! Menace les Israélites ! Oui, viens ! Lance des malédictions contre les enfants de Jacob !”
      8 Mais comment maudire celui que Dieu n’a pas maudit ? Comment menacer un peuple que le SEIGNEUR ne menace pas ?
      9 Je regarde ce peuple du haut des rochers, je l’observe du sommet des collines. C’est un peuple qui habite à part, il sait qu’il est différent des autres peuples.
      10 Qui peut calculer le total des Israélites ? Les gens de la famille de Jacob sont plus nombreux que les grains de poussière. Je souhaite mourir comme ceux qui obéissent à Dieu et finir comme le peuple d’Israël. »
      11 Le roi Balac dit à Balaam : « Qu’est-ce que tu m’as fait là ? Je t’amène ici pour maudire mes ennemis, et toi, tu les couvres de bénédictions ! »
      12 Balaam répond : « Quand je parle, est-ce que je ne dois pas dire seulement les paroles que le SEIGNEUR met dans ma bouche ? »
      13 Le roi Balac continue : « Viens donc avec moi à un autre endroit. Là, tu verras tous les Israélites. D’ici, tu en voyais seulement une partie. De là-bas, tu les maudiras pour moi. »
      14 Balac emmène Balaam jusqu’à un poste de surveillance, près du sommet du mont Pisga. Là, il construit encore sept autels et il offre un taureau et un bélier sur chacun.
      15 Balaam dit au roi Balac : « Reste ici près des sacrifices que tu as offerts. Je vais aller un peu plus loin pour attendre... »
      16 Ensuite le SEIGNEUR vient trouver Balaam. Il lui met dans la bouche les paroles qu’il doit dire. Puis il lui demande de retourner près de Balac.
      17 Balaam rejoint le roi Balac. Il le trouve debout près de ses sacrifices avec les chefs de Moab. Le roi Balac demande à Balaam : « Qu’est-ce que le SEIGNEUR a dit ? »
      18 Alors Balaam prononce ce poème : « Lève-toi, Balac, fils de Sippor, écoute, écoute-moi attentivement !
      19 Dieu n’est pas un homme, il ne ment pas. Il n’est pas un être humain, il ne change pas d’avis. Quand il dit quelque chose, il le réalise, quand il fait une promesse, il la tient.
      20 Moi, j’ai accepté de bénir ce peuple, parce que le SEIGNEUR l’a béni. Je ne changerai pas.
      21 Le SEIGNEUR n’aperçoit aucune injustice dans le peuple d’Israël, non, il ne voit aucun mal dans la famille de Jacob. Il est leur Dieu, il habite avec eux, il reçoit leurs cris de joie comme un roi.
      22 C’est lui qui les a fait sortir d’Égypte avec une force terrible, pareille à la force du buffle.
      23 Il n’y a pas de magie chez les Israélites, pas de devins dans la famille de Jacob. Ils apprennent au bon moment tout ce que Dieu fait.
      24 Ce peuple se lève comme un animal sauvage, il se met debout comme un lion. Avant de se coucher, il mange la bête qu’il a prise, et il boit son sang. »
      25 Le roi Balac dit à Balaam : « Si tu ne lances pas de malédiction sur ce peuple, du moins évite de le bénir ! »
      26 Balaam lui répond : « Je t’ai prévenu : je dois dire tout ce que le SEIGNEUR dira ! »
      27 Le roi Balac continue : « Viens encore avec moi à un autre endroit. Là, Dieu acceptera peut-être que tu maudisses ce peuple pour moi. »
      28 Il emmène Balaam au sommet du mont Péor. De là, on voit tout le désert.
      29 Balaam dit à Balac : « Bâtis ici sept autels et prépare-moi sept taureaux et sept béliers. »
      30 Balac obéit à Balaam, puis il offre un taureau et un bélier sur chaque autel.

      Nombres 24

      1 Balaam comprend que le SEIGNEUR veut absolument bénir Israël. Il ne va donc pas comme les autres fois chercher son inspiration dans les pratiques magiques, mais il se tourne vers le désert.
      2 Il lève les yeux et il voit les tribus d’Israël installées dans leur camp. Alors l’esprit de Dieu vient sur lui
      3 et il prononce ce poème : « Voici ce que je déclare, moi, Balaam, fils de Béor, moi, l’homme qui voit clair.
      4 Voici ce que je dis, moi qui entends les paroles de Dieu, moi qui vois ce que le Tout-Puissant me fait voir. Oui, Dieu se montre à moi quand je l’adore.
      5 Peuple d’Israël, vous qui êtes nés de Jacob, elles sont vraiment belles, les tentes que vous habitez !
      6 Elles s’étendent comme des torrents, comme des jardins le long d’un fleuve. Elles ressemblent à de beaux arbres que le SEIGNEUR a plantés au bord de l’eau.
      7 Elles sont comme l’eau qui déborde d’un puits et arrose abondamment les champs. Le roi des Israélites sera vainqueur d’Agag, et leur royaume s’étendra.
      8 Dieu les a fait sortir d’Égypte avec une force terrible, pareille à la force du buffle. Ils avalent les autres peuples qui les attaquent. Ils brisent les os de leurs ennemis, ils les percent de flèches.
      9 Ils se baissent comme des lions, ils se couchent comme des bêtes sauvages. Qui peut les obliger à se lever ? Peuple d’Israël, qu’il soit béni, celui qui te bénira ! Qu’il soit maudit, celui qui te maudira ! »
      10 Alors Balac se met dans une violente colère contre Balaam. Il fait un geste de menaces en disant : « Je t’ai appelé ici pour maudire mes ennemis et, pour la troisième fois, tu les couvres de bénédictions !
      11 Maintenant, va-t’en d’ici, rentre chez toi ! Je t’avais promis de te couvrir d’honneur, mais le SEIGNEUR te refuse cet honneur ! »
      12 Balaam répond au roi Balac : « J’ai dit clairement aux messagers que tu m’as envoyés :
      13 “Même si Balac me donne tout l’argent et tout l’or qui remplissent sa maison, je ne peux absolument pas désobéir à l’ordre du SEIGNEUR. Je répète seulement ce que le SEIGNEUR me dit.”
      14 Eh bien, maintenant, je retourne vers mon peuple. Mais avant, viens. Je veux t’annoncer ce que les Israélites feront à ton peuple plus tard. »
      15 Et Balaam prononce ce poème : « Voici ce que j’annonce, moi, Balaam, fils de Béor, moi, l’homme qui voit clair.
      16 Voici ce que je dis, moi qui entends les paroles de Dieu, qui pénètre les secrets du Très-Haut, qui vois ce que le Tout-Puissant me fait voir. Oui, mes yeux s’ouvrent quand je l’adore.
      17 « Je vois ce qui arrivera, mais ce n’est pas pour maintenant. Je l’aperçois, mais ce n’est pas pour tout de suite. Une étoile se lève parmi ceux qui sont nés de Jacob. Un chef se lève au milieu du peuple d’Israël. Avec son bâton de roi, il frappe les Moabites à la tête, et il détruit tous les nomades du pays.
      18 Il prend aussi Séir, le pays des Édomites, ses ennemis. Les Israélites remportent la victoire.
      19 Un chef sort de la famille de Jacob, il détruit ce qui reste de leur ville. »
      20 Ensuite Balaam voit les Amalécites et il prononce cette parole : « Voici Amalec, le pays le plus puissant. Mais plus tard, il sera complètement détruit. »
      21 Balaam voit aussi les Quénites et il dit : « Vous, les Quénites, vous êtes en sécurité dans votre pays, comme dans un nid posé sur un rocher.
      22 Pourtant vos maisons seront brûlées, et les Assyriens vous feront prisonniers. »
      23 Balaam dit encore : « Hélas ! Qui peut vivre encore après que Dieu a agi ?
      24 Des bateaux arriveront de Chypre. Ces gens-là écraseront les Assyriens et même les gens de la famille d’Éber. Eux aussi seront détruits. »
      25 Après ces paroles, Balaam se met en route pour retourner dans son pays. Le roi Balac part aussi de son côté.

      Nombres 25

      1 Les Israélites s’installent à Chittim. Là, ils vivent n’importe comment avec des femmes moabites,

      Josué 24

      9 Puis le roi de Moab, Balac, le fils de Sippor, a combattu également contre vous. Pour vous jeter des malédictions, il a même appelé Balaam, le fils de Béor.

      Juges 11

      25 Est-ce que tu te crois plus fort que Balac, fils de Sippor, roi de Moab ? Pourtant, lui n’a pas cherché querelle au peuple d’Israël, et il ne l’a pas attaqué.

      Michée 6

      5 Mon peuple, souviens-toi ! Balac, le roi de Moab, voulait te faire du mal. Souviens-toi de ce que Balaam, le fils de Béor, lui a répondu. Ensuite, tu es passé de Chittim jusqu’au Guilgal. Tu as pu voir les actions extraordinaires que moi, le SEIGNEUR, j’ai faites pour toi. »
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