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BALAK

Roi de Moab au temps de la conquête de Canaan par les Hébreux. Il est connu surtout par sa vaine tentative auprès de Balaam (voir ce mot) pour faire maudire le « peuple élu » (No 22-24). Il opposa à Josué une résistance bientôt vaincue (Jos 24:9 et suivant).

L'Écriture fait plus d'une allusion à cet épisode resté célèbre (Jug 11:25, Mic 6:5). D'après Ap 2:14, Balaam et Balak auraient été responsables de l'idolâtrie et de l'immoralité d'Israël à Sittim (No 25:1 etc.).

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Versets relatifs

    • Nombres 22

      1 Les Israélites partirent et campèrent dans les plaines de Moab, de l’autre côté du Jourdain, vis-à-vis de Jéricho.
      2 Balak, fils de Tsippor, vit tout ce qu'Israël avait fait aux Amoréens,
      3 et Moab fut très effrayé en face d'un peuple aussi nombreux, il fut saisi de terreur en face des Israélites.
      4 Moab dit aux anciens de Madian : « Cette foule va dévorer tout ce qui nous entoure, comme le bœuf broute l’herbe des champs. » Balak, fils de Tsippor, était alors roi de Moab.
      5 Il envoya des messagers trouver Balaam, fils de Beor, à Pethor sur l’Euphrate, dans le pays de ses compatriotes, afin de l'appeler et de lui dire : « Un peuple est sorti d'Egypte. Il couvre la surface du pays et il s’est installé vis-à-vis de moi.
      6 Viens donc maudire ce peuple pour moi, car il est plus puissant que moi. Peut-être ainsi pourrai-je le battre et le chasser du pays car, je le sais, celui que tu bénis est béni et celui que tu maudis est maudit. »
      7 Les anciens de Moab et ceux de Madian partirent avec des cadeaux pour le devin. Ils arrivèrent chez Balaam et lui rapportèrent les paroles de Balak.
      8 Balaam leur dit : « Passez la nuit ici et je vous donnerai réponse d'après ce que l'Eternel me dira. » Les chefs de Moab restèrent donc chez Balaam.
      9 Dieu vint trouver Balaam et dit : « Qui sont ces hommes que tu as chez toi ? »
      10 Balaam répondit à Dieu : « Balak, fils de Tsippor, le roi de Moab, les a envoyés me dire :
      11 ‘Un peuple est sorti d'Egypte. Il couvre la surface du pays. Viens donc le maudire. Peut-être ainsi pourrai-je le combattre et le chasser.’ »
      12 Dieu dit à Balaam : « Tu ne les accompagneras pas, tu ne maudiras pas ce peuple, car il est béni. »
      13 Balaam se leva le lendemain matin et dit aux chefs de Balak : « Partez dans votre pays, car l'Eternel refuse de me laisser vous accompagner. »
      14 Les chefs moabites se levèrent, retournèrent auprès de Balak et dirent : « Balaam a refusé de venir avec nous. »
      15 Balak envoya de nouveau des chefs. Ils étaient plus nombreux et plus considérés que les précédents.
      16 Arrivés chez Balaam, ils lui annoncèrent : « Voici ce que dit Balak, fils de Tsippor : ‘Ne te laisse donc pas empêcher de venir vers moi,
      17 car je te rendrai beaucoup d'honneurs et je ferai tout ce que tu me diras. Viens donc maudire ce peuple pour moi.’ »
      18 Balaam répondit aux serviteurs de Balak : « Même si Balak me donnait sa maison pleine d'argent et d'or, je ne pourrais absolument rien faire qui enfreigne l'ordre de l'Eternel, mon Dieu.
      19 Mais maintenant, restez donc ici cette nuit et je saurai ce que l'Eternel me dira encore. »
      20 Dieu vint trouver Balaam pendant la nuit et lui dit : « Puisque ces hommes sont venus pour t'appeler, lève-toi, accompagne-les. Mais tu feras ce que je te dirai. »
      21 Balaam se leva le lendemain matin, sella son ânesse et partit avec les chefs moabites.
      22 La colère de Dieu s'enflamma parce qu'il était parti. Alors l'ange de l'Eternel se plaça sur le chemin pour lui résister. Balaam était monté sur son ânesse et ses deux serviteurs étaient avec lui.
      23 L'ânesse vit l'ange de l'Eternel qui se tenait sur le chemin, son épée dégainée à la main. Elle s’écarta du chemin et partit dans les champs. Balaam frappa l'ânesse pour la ramener dans le chemin.
      24 L'ange de l'Eternel se posta sur un sentier entre les vignes, bordé d’un mur de chaque côté.
      25 L'ânesse vit l'ange de l'Eternel. Elle se serra contre le mur et pressa ainsi le pied de Balaam contre le mur. Balaam la frappa de nouveau.
      26 L'ange de l'Eternel passa plus loin et se posta à un endroit où il n'y avait aucun espace pour s’écarter à droite ou à gauche.
      27 L'ânesse vit l'ange de l'Eternel et elle s’affaissa sous Balaam. La colère de Balaam s'enflamma et il frappa l'ânesse avec un bâton.
      28 L'Eternel fit parler l'ânesse et elle dit à Balaam : « Que t'ai-je fait pour que tu m'aies frappée déjà trois fois ? »
      29 Balaam répondit à l'ânesse : « C'est parce que tu t'es moquée de moi. Si j'avais une épée dans la main, je te tuerais sur-le-champ. »
      30 L'ânesse dit à Balaam : « Ne suis-je pas ton ânesse, que tu as montée depuis toujours jusqu'à aujourd’hui ? Ai-je l'habitude d’agir ainsi envers toi ? » « Non », répondit-il.
      31 L'Eternel ouvrit les yeux de Balaam et Balaam vit l'ange de l'Eternel qui se tenait sur le chemin, son épée dégainée à la main. Il s'inclina alors et se prosterna, le visage contre terre.
      32 L'ange de l'Eternel lui dit : « Pourquoi as-tu frappé ton ânesse déjà trois fois ? Je suis sorti pour te résister, car tu empruntes une voie dangereuse à mes yeux.
      33 L'ânesse m'a vu et s'est écartée déjà trois fois devant moi. Si elle ne s'était pas écartée de moi, je t'aurais même tué en lui laissant la vie. »
      34 Balaam dit à l'ange de l'Eternel : « J'ai péché, car je ne savais pas que tu t'étais placé devant moi sur le chemin. Mais maintenant, si tu me désapprouves, je retournerai chez moi. »
      35 L'ange de l'Eternel dit à Balaam : « Accompagne ces hommes, mais tu te contenteras de répéter les paroles que je te dirai. » Et Balaam accompagna les chefs de Balak.
      36 Balak apprit que Balaam arrivait et il sortit à sa rencontre jusqu'à la ville de Moab qui se trouve sur la limite de l'Arnon, à l'extrême frontière.
      37 Balak dit à Balaam : « N'ai-je pas envoyé des messagers chez toi pour t'appeler ? Pourquoi n'es-tu pas venu vers moi ? Ne puis-je donc pas te traiter avec honneur ? »
      38 Balaam dit à Balak : « Voici, je suis venu vers toi. Maintenant, me sera-t-il permis de parler librement ? Je dirai les paroles que Dieu mettra dans ma bouche. »
      39 Balaam accompagna Balak et ils arrivèrent à Kirjath-Hutsoth.
      40 Balak sacrifia des bœufs et des brebis, et il en fit remettre à Balaam et aux chefs qui l’accompagnaient.
      41 Le lendemain matin, Balak prit Balaam et le fit monter à Bamoth-Baal, d'où Balaam put voir une partie du peuple d’Israël.

      Nombres 23

      1 Balaam dit à Balak : « Construis-moi ici 7 autels et prépare-moi ici 7 taureaux et 7 béliers. »
      2 Balak fit ce que Balaam avait dit, et Balak et Balaam offrirent un taureau et un bélier sur chaque autel.
      3 Balaam dit à Balak : « Tiens-toi près de ton holocauste, tandis que je m'éloignerai. Peut-être que l'Eternel viendra à ma rencontre. Je te dirai alors ce qu'il me révélera. » Et il se rendit sur une hauteur.
      4 Dieu vint à la rencontre de Balaam et Balaam lui dit : « J'ai dressé 7 autels et j'ai offert un taureau et un bélier sur chaque autel. »
      5 L'Eternel mit des paroles dans la bouche de Balaam et lui dit : « Retourne vers Balak et transmets-lui ce message. »
      6 Balaam retourna vers Balak ; celui-ci se tenait près de son holocauste avec tous les chefs de Moab.
      7 Balaam prononça son oracle : « Balak m'a fait descendre d'Aram, le roi de Moab m'a fait descendre des montagnes de l'Orient. ‘Viens, maudis Jacob pour moi ! Viens, irrite-toi contre Israël !’
      8 Comment pourrais-je maudire celui que Dieu n'a pas maudit ? Comment pourrais-je être irrité quand l'Eternel n'est pas irrité ?
      9 Je le vois du sommet des rochers, je le contemple du haut des collines : c'est un peuple qui habite à part et qui ne fait pas partie des nations.
      10 Qui peut compter la poussière de Jacob et dire à quel nombre correspond le quart d'Israël ? Que je meure de la mort des justes et que ma fin soit semblable à la leur ! »
      11 Balak dit à Balaam : « Que m'as-tu fait ? Je t'ai engagé pour maudire mon ennemi et voici que tu le bénis ! »
      12 Il répondit : « Ne veillerai-je pas à dire ce que l'Eternel met dans ma bouche ? »
      13 Balak lui dit : « Viens donc avec moi à un autre endroit d'où tu le verras. Tu n'en verras qu'une partie, tu ne le verras pas dans son entier. Et de là maudis-le pour moi. »
      14 Balak conduisit Balaam au champ de Tsophim, sur le sommet du Pisga. Il construisit 7 autels et offrit un taureau et un bélier sur chaque autel.
      15 Balaam dit à Balak : « Tiens-toi ici, près de ton holocauste, tandis que j'irai à la rencontre de Dieu. »
      16 L'Eternel vint à la rencontre de Balaam. Il mit des paroles dans sa bouche et lui dit : « Retourne vers Balak et transmets ce message. »
      17 Balaam retourna vers Balak ; celui-ci se tenait près de son holocauste avec les chefs de Moab. Balak lui demanda : « Qu'est-ce que l'Eternel a dit ? »
      18 Balaam prononça son oracle : « Lève-toi, Balak, écoute ! Prête-moi l'oreille, fils de Tsippor !
      19 Dieu n'est pas un homme pour mentir, ni le fils d'un homme pour revenir sur sa décision. Ce qu'il a dit, ne le fera-t-il pas ? Ce qu'il a déclaré, ne l'accomplira-t-il pas ?
      20 » Voici, j'ai reçu l'ordre de bénir : il a béni, je ne révoquerai pas sa décision.
      21 Il n'aperçoit pas de mal en Jacob, il ne voit pas d'injustice en Israël. L'Eternel, son Dieu, est avec lui ; chez lui retentit l’acclamation réservée au roi.
      22 Dieu les a fait sortir d'Egypte, il possède la force du buffle.
      23 » La magie ne peut rien contre Jacob, ni la divination contre Israël. Au moment fixé, on dit à Jacob et à Israël ce que Dieu a fait.
      24 C'est un peuple qui se lève comme une lionne et qui se dresse comme un lion. Il ne se couche pas tant qu'il n’a pas dévoré sa proie et bu le sang de ses victimes. »
      25 Balak dit à Balaam : « Si tu ne le maudis pas, au moins ne le bénis pas ! »
      26 Balaam répondit à Balak : « Ne t'ai-je pas dit que je ferais tout ce que l'Eternel dirait ? »
      27 Balak dit à Balaam : « Viens donc, je vais te conduire à un autre endroit. Peut-être Dieu trouvera-t-il bon que de là tu maudisses ce peuple pour moi. »
      28 Balak conduisit Balaam sur le sommet du Peor, d’où l’on domine le désert.
      29 Balaam dit à Balak : « Construis-moi ici 7 autels et prépare-moi ici 7 taureaux et 7 béliers. »
      30 Balak fit ce que Balaam avait dit et offrit un taureau et un bélier sur chaque autel.

      Nombres 24

      1 Balaam vit qu’il plaisait à l'Eternel de bénir Israël et il n'alla pas, comme les autres fois, à la rencontre de pratiques magiques. En revanche, il se tourna du côté du désert.
      2 En levant les yeux, Balaam vit Israël qui campait par tribus. Alors l'Esprit de Dieu fut sur lui.
      3 Balaam prononça son oracle : « Déclaration de Balaam, fils de Beor, déclaration de l'homme qui a l'œil ouvert,
      4 déclaration de celui qui entend les paroles de Dieu, de celui qui discerne la vision du Tout-Puissant, de celui qui se prosterne et dont les yeux s'ouvrent.
      5 » Qu'elles sont belles, tes tentes, Jacob, tes habitations, Israël !
      6 Elles s'étendent comme des vallées, comme des jardins près d'un fleuve, comme des aloès que l'Eternel a plantés, comme des cèdres le long de l’eau.
      7 » L'eau déborde de ses seaux et sa semence est abondamment arrosée. Son roi s'élève au-dessus d'Agag et son royaume devient puissant.
      8 Dieu l'a fait sortir d'Egypte, il possède la force du buffle. Il dévore les nations qui l’attaquent, il brise leurs os et les abat de ses flèches.
      9 » *Il plie les genoux, il se couche comme un lion, comme une lionne : qui le fera se lever ? *Béni soit celui qui te bénira et maudit soit celui qui te maudira ! »
      10 La colère de Balak s'enflamma contre Balaam. Il frappa des mains et dit à Balaam : « C'est pour maudire mes ennemis que je t'ai appelé et voici que tu les as bénis déjà trois fois.
      11 Fuis maintenant, va-t'en chez toi ! J'avais dit que je te rendrais des honneurs, mais l'Eternel t'empêche de les recevoir. »
      12 Balaam répondit à Balak : « Eh ! N'ai-je pas dit aux messagers que tu m'as envoyés :
      13 ‘Même si Balak me donnait sa maison pleine d'argent et d'or, je ne pourrais faire de moi-même ni bien ni mal qui enfreigne l'ordre de l'Eternel. Je répéterai ce que dira l'Eternel’ ?
      14 Maintenant, je retourne vers mon peuple. Viens, je vais t'annoncer ce que ce peuple fera au tien dans l’avenir. »
      15 Balaam prononça son oracle : « Déclaration de Balaam, fils de Beor, déclaration de l'homme qui a l'œil ouvert,
      16 déclaration de celui qui entend les paroles de Dieu, de celui qui possède la connaissance du Très-Haut, de celui qui discerne la vision du Tout-Puissant, de celui qui se prosterne et dont les yeux s'ouvrent.
      17 » Je le vois, mais non pour maintenant, je le contemple, mais non de près : un astre sort de Jacob, un sceptre s'élève d'Israël. Il transperce les flancs de Moab et renverse tous les descendants de Seth.
      18 Il se rend maître d'Edom, il se rend maître de Séir, ses ennemis. Israël manifeste sa force.
      19 Celui qui sort de Jacob règne en souverain, il fait mourir ceux qui s'échappent des villes. »
      20 Balaam vit Amalek et il prononça son oracle : « Amalek est la première des nations, mais un jour il sera détruit. »
      21 Balaam vit les Kéniens et il prononça son oracle : « Ton habitation est solide et ton nid est posé sur le rocher,
      22 mais le Kénien sera chassé quand l'Assyrien t'emmènera prisonnier. »
      23 Balaam prononça son oracle : « Quel malheur ! Qui survivra lorsque Dieu aura établi l’Assyrien ?
      24 Mais des bateaux viendront de Kittim : ils humilieront l'Assyrien, ils humilieront l'Hébreu et lui aussi sera détruit. »
      25 Balaam se leva, partit et retourna chez lui. Balak s'en alla aussi de son côté.

      Nombres 25

      1 Israël était installé à Sittim. Le peuple commença alors à se livrer à la débauche avec les femmes moabites.

      Josué 24

      9 Balak, fils de Tsippor, le roi de Moab, s’est levé et a combattu Israël. Il a fait venir Balaam, fils de Beor, pour qu'il vous maudisse,

      Juges 11

      25 Vaux-tu donc mieux que Balak, fils de Tsippor, le roi de Moab ? A-t-il cherché querelle à Israël ou lui a-t-il fait la guerre ?

      Michée 6

      5 Mon peuple, rappelle-toi ce que projetait Balak, roi de Moab, et ce que lui a répondu Balaam, fils de Beor, rappelle-toi le chemin de Sittim à Guilgal, afin de reconnaître les bienfaits de l'Eternel. »
    • Nombres 22

      1

      La crainte de Balak envers Israël, Il envoie Balaam. (Nombres 22:1-14)
      Balaam vient vers Balak. (Nombres 22:15-21)
      L'opposition de Balaam. (Nombres 22:22-35)
      Balaam et Balak se joignent. (Nombres 22:36-41)

      Le roi de Moab conçut un plan destiné à maudire Israël ; il voulait en fait dresser Dieu contre le peuple hébreu, alors que jusqu'à présent, l'Éternel avait combattu pour lui ! Le roi de Moab avait une notion complètement fausse de la sainteté divine : il voulait trouver des prophètes qui puissent prier pour sa bénédiction et celle de ses troupes et pour l'anéantissement d'Israël. Personne n'avait une aussi grande réputation que Balaam ; en conséquence, Balak voulait le rencontrer, avec les honneurs dus à sa réputation. On ne sait pas si l'Éternel avait déjà averti Balaam, à ce sujet. Bien qu'il soit probable que oui, on constate qu'il y eut la nuit suivante, dialogue entre Dieu et ce devin. De plus, nous connaissons plusieurs faits prouvant que cet homme avait une vie relativement dissolue, étant en fait, un ennemi de Dieu et de Son peuple. La malédiction ne vient pas sans cause, même si les hommes tendent à le nier. Pour que les pourparlers évoluent en leur faveur, les hommes de Balak prirent avec eux, des présents pour le devin, mais Dieu recommanda bien à ce dernier de ne rien faire contre Israël. Balaam n'avait en fait aucun préjugé contre les Hébreux ; bien qu'il eut pu répondre immédiatement aux envoyés de Balak, Balaam ne voulait pas maudire un peuple béni de Dieu ; il laissa donc passer la nuit pour réfléchir sur ce qu'il devait faire.

      Quand nous sommes en pleine conversation sur des sujets tendancieux, nous sommes vraiment en danger de succomber. Balaam n'a pas donné aux messagers de Balak, la véritable réponse que Dieu lui avait prescrite.

      Ceux qui minimisent les restrictions divines, sont sous l'emprise de Satan ; ils enfreignent les lois de l'Éternel, en allant délibérément contre Sa volonté. Les messagers de Balak n'ont pas rapporté à leur maître la véritable réponse que Balaam leur avait donnée.

      Beaucoup de personnes manquent à leurs devoirs quand on les flatte, cela les empêche de discerner leurs manquements, voire leurs folies.

      15 Une deuxième délégation fut envoyée à Balaam. Il serait souhaitable que nous soyons aussi énergiques que ces hommes pour venir à bout des tâches dignes d'intérêt, même si ces dernières peuvent nous paraître parfois peu utiles. Balak utilisa les « grands moyens », non seulement pour attiser la convoitise de Balaam, mais aussi pour satisfaire son orgueil et ses ambitions. Ce genre de conduite montre bien à quel point nous devons demander à Dieu de nous débarrasser de ces sortes de désirs, qui parfois nous animent. De tels actes ne sont dictés que par Satan : ils ne font aucune concession à la souffrance et aux coûts, n'épargnant aucune peine, en vue de satisfaire la convoitise ou la malveillance. Devons-nous alors accomplir ce qui est juste et vertueux, à contrecœur ? Dieu nous l'interdit !

      Les convictions de Balaam le poussaient à observer les commandements divins, ce qui était une excellente réaction ! Beaucoup de personnes disent connaître Dieu, mais en réalité, ne Lui appartiennent pas vraiment. Ces paroles ne jugent personne, seul Dieu connaît les cœurs.

      Les présents qui corrompirent Balaam, l'incitèrent à contrecarrer l'ordre de l'Éternel. Au début on peut croire qu'il refusait de suivre la délégation de Balak, c'est-à-dire de fuir la tentation, mais en fait il n'éprouvait aucune répugnance à ce sujet. Il mourait d'envie d'accepter l'offre, tout en espérant que Dieu le laisserait partir. Il connaissait toutefois la volonté de l'Éternel à ce sujet : céder au péché ne peut venir que de la corruption du cœur.

      L'Éternel abandonna Balaam à ses convoitises. Dieu ne répond pas toujours favorablement aux prières de Ses enfants bien aimés, et parfois, Il accorde même aux impies, dans Sa colère, ce que ceux-ci désirent.

      22 Ne pensons pas que Dieu approuve parfois l'iniquité ou qu'Il tolère la conduite de l'homme pécheur, lorsque dans certaines circonstances, par Sa Providence, Il laisse ce dernier commettre une faute. Les saints anges s'opposent au péché et sont parfois employés pour nous empêcher de chuter, même si nous ne discernons pas tout le danger qui nous guette.

      Dans ce texte, l'ange s'opposait à Balaam, et ce dernier le considérait d'ailleurs comme un adversaire ; ceux qui entravent notre cheminement vers le péché sont en fait nos meilleurs amis, et nous devrions les considérer en tant que tels. Balaam constata le mécontentement divin par l'intermédiaire de l'âne.

      Il est fréquent de voir ceux qui ont le cœur méchant, réagir avec violence devant les difficultés que la Providence place en travers de leur chemin. L'Éternel ouvrit la bouche de l'ânesse. Ce fut là un grand miracle, que Dieu accomplit par Sa toute Puissance. Celui qui a permis à l'homme de s'exprimer par la parole, fit que cet animal puisse le faire aussi. Cette ânesse se plaignit de la cruauté de Balaam. Dieu, dans Sa droiture, ne permet pas que l'on abuse des êtres les plus faibles ou les plus vulnérables ; si ces derniers tentent de s'exprimer en vain pour se défendre, Dieu « prend alors la parole » en leur faveur.

      Les yeux de Balaam finirent par s'ouvrir. Dieu dispose de nombreux moyens pour attendrir le cœur le plus endurci. Quand nos yeux sont « ouverts », nous sommes alors capables de discerner les dangers qui jonchent le chemin du péché, et quelle est alors la meilleure voie à prendre. Balaam sembla s'adoucir. Il s'écria : « J'ai péché » ; le texte ne nous dit pas s'il se rendit compte de la dureté de son cœur. Il fut en fait heureux de voir qu'il ne pouvait cheminer plus loin, bien qu'il n'ait pas encore de solution pour résoudre son problème avec Balak. Beaucoup de personnes abandonnent leur péché par le simple fait qu'elles ne sont plus concernées par ce dernier.

      L'ange déclara à Balaam qu'il ne devait pas chercher à maudire Israël mais au contraire, le bénir : ce retour en arrière, malgré la confusion de Balaam, était en fait destiné finalement à glorifier Dieu.

      36 Balak n'avait aucune raison de se plaindre, bien qu'il eut préféré que Balaam vienne plus tôt. Ce dernier annonça à Balak qu'il voulait disposer d'une certaine liberté dans ses actes. Balaam parlait en donnant l'impression d'être vexé ; il était en fait autant désireux de plaire à Balak qu'il prétendait l'être envers Dieu.

      Remarquez à quel point nous devons faire chaque jour cette Prière : « notre Père qui es aux cieux, ne nous induis pas en tentation ». Soyons jaloux de voir à quel point les hommes, loin de la connaissance divine, peuvent bénéficier à leur tour, de la grâce de Dieu, toute proche !

      Nombres 23

      1

      Le sacrifice de Balak, Balaam prononce une bénédiction au lieu de maudire Israël. (Nombres 23:1-10)
      La déception de Balak, le deuxième sacrifice, Balaam bénit de nouveau Israël. (Nombres 23:11-30)

      Alors que le camp d'Israël était bien en vue, Balaam ordonna que l'on construisit sept autels, pour sacrifier sur chacun d'eux, un bœuf et un bélier. Remarquez combien la superstition peut rendre sot, au point de croire que Dieu est à la disposition des volontés humaines ! La malédiction s'est transformée en bénédiction, par la Toute Puissance divine, et à cause de l'amour de ce Dernier pour Israël. Dieu décida de manifester Sa propre gloire, par l'intermédiaire de Balaam : Il le rencontra directement. Qui aurait pu défier Dieu et Israël, après avoir entendu les paroles que l'Éternel avait placées dans la bouche de Balaam ? Ces propos édifiants ne pouvaient conduire qu'à adorer Dieu ; en fait, il sera donné à chacun de ces hommes, selon la teneur de leurs paroles. Celui qui a pu faire parler l'ânesse, empêchant ainsi celui qui la montait de brutaliser cet animal, a placé dans la bouche de Balaam des propos qui allaient à l'encontre de son cœur. Il s'agissait là d'un grand miracle. Balaam prononça en fait une bénédiction sur Israël ! Il avoue même ne pas vouloir s'opposer davantage à la volonté divine. Il annonce qu'Israël est heureux d'être le « peuple de Dieu », étant ainsi mis à part des autres nations.

      Les Israélites, malgré leur petit nombre, étaient satisfaits de se voir respectés. Tout allait bien pour eux ! La mort est la dernière étape que les hommes doivent franchir ; même le « juste » doit mourir : cela peut nous encourager à réfléchir, de voir dans ce texte, Balaam songer à sa propre mort. Son discours est celui d'une âme bénie, non seulement pendant sa vie durant, mais aussi, dans l'avenir, après la mort.

      Cette pensée peut même faire préférer la mort à la vie, voir Philippiens 1:21* ; Balaam prononça de réelles bénédictions pour Israël, non seulement pendant sa vie ici-bas, mais aussi pour le futur. Beaucoup désirent mourir en tant que « justifiés par Dieu », sans toutefois pratiquer la piété durant leur vie ; heureux seront ceux à la fois justifiés et pieux, leur vie durant !

      Le discours de Balaam ne fut en fait qu'un souhait et non une Prière ; ce fut un vain désir, n'espérant qu'une heureuse destinée pour le peuple hébreu, sans toutefois se soucier des moyens pour y parvenir. Beaucoup cherchent à apaiser leur âme en essayant de se confier en l'avenir, sur de faux espoirs, tout en négligeant le chemin du salut, le seul moyen par lequel le pécheur peut être justifié devant Dieu !

      * Note du traducteur : cette référence a été ajoutée au commentaire original, pour en faciliter la compréhension.

      11 Balak était en colère contre Balaam. Une telle confession de Balaam, ce prophète douteux essayant de contrer les ordres divins, ne pouvait en effet qu'irriter Balak, ce prince malintentionné. Pour une deuxième fois, la malédiction prévue initialement, fut transformée en bénédiction ; cette dernière fut d'ailleurs plus marquée que la précédente !

      Les hommes changent souvent d'avis et contredisent parfois leurs propres paroles prononcées initialement ; Dieu, quant à Lui, ne change jamais ce qu'Il émet, Il accomplit toujours Ses promesses. Quand dans Sa Parole, l'Éternel demande de se repentir, cela signifie qu'il n'est pas question pour Lui de modifier Ses intentions ; les seuls changements qu'Il peut éventuellement opérer concernent la façon d'accomplir Ses desseins. Jacob, par exemple, a péché ; Dieu le constata ; il n'y avait rien de pire pour le patriarche : il risquait, s'il persistait, d'être abandonné à sa propre ruine.

      Si le Seigneur constate que nous nous confions en Sa grâce, Il nous offrira Son Salut ; si nous abandonnons nos convoitises et notre rébellion contre le ciel, nous pourrons alors Le servir et Le glorifier ; nous pourrons être certains que si Christ nous a acceptés, suite à notre repentance, nos péchés seront alors tous pardonnés. Quand on songe à la Grâce, à la Providence, au merveilleux Amour rédempteur, au Pardon miséricordieux et à la nouvelle créature spirituelle que nous sommes, que ces choses sont merveilleuses !

      Balak ne désirait pas vraiment qu'Israël courre à sa perte, quant à Balaam, il montrait résolument qu'il était préférable de craindre l'Éternel que d'être anéanti par Sa toute Puissance. Dès que Balaam montra qu'il ne maudirait pas Israël, Balak estima en fait, qu'il était préférable pour lui de se taire.

      Malgré le fait que le cœur humain soit livré à lui-même, les conseils divins demeurent toujours. Prenons la résolution de ne pas nous confier en de vaines promesses, dans lesquelles il n'y a aucune espérance possible. Appuyons-nous plutôt sur celles que Christ, la Vérité, nous a révélées et persévérons avec sérieux, dans l'exercice de la prière, Luc 18:1.

      Nombres 24

      1

      Balaam cesse de prononcer ses divinations, il prophétise sur le bonheur d'Israël. (Nombres 24:1-9)
      Balak se met en colère contre Balaam. (Nombres 24:10-14)
      Les prophéties de Balaam. (Nombres 24:15-25)

      Balaam ne s'exprimait pas tout à fait selon ses propres convictions car l'Esprit dirigeait en fait ses propos.

      Beaucoup de personnes ont leurs yeux bien ouverts, alors que leur cœur reste toujours endurci ; elles sont éclairées par le message divin, mais n'en sont pas pour autant sanctifiées. La connaissance de la Parole peut enfler le cœur des hommes ; elle leur révèle la réalité de l'enfer, mais ils se dirigent quand même dans cette terrible direction, les yeux grand ouverts.

      Ces bénédictions de Balaam sont à peu près les mêmes que celles qu'il avait prononcées précédemment. Le personnage admira la beauté d'Israël. La droiture et le fait de ne pas douter sont les qualités excellentes, que les voisins d'Israël lui enviaient. Israël est un peuple qui fructifie et qui s'accroît, il connaît l'honneur et il va de l'avant. Il sait reconnaître le chemin parcouru et quels ont été ses alliés. C'est un peuple courageux, qui marche en sécurité. Il est renommé pour sa droiture, tel un lion, non pas quand il attaque ses ennemis, mais quand il est au repos : en fait c'est Dieu, Lui-même qui permet à ce peuple de demeurer en sécurité et cela impressionne les pays voisins. L'Éternel considère que tout ce qui est fait à Israël, soit bien, soit mal, est en fait adressé à Lui-même.

      10 La dernière tentative de Balaam pour maudire Israël, se termina. Balak, vexé, exprima toute sa rage contre Balaam. Ce dernier avait en fait une excellente excuse : Dieu l'avait empêché de dire ce qu'il pensait, tout en le contraignant à bénir Israël !
      15 Balaam, animé par l'Esprit de prophétie, prédit la prospérité et la domination du peuple d'Israël. Le personnage se vante d'avoir enfin les yeux ouverts ! Autrefois, on appelait les prophètes, des voyants.

      Beaucoup entendent la Parole sans y prêter attention ni discerner la présence divine. Balaam connaissait la pensée du Très Haut. Un homme peut très bien connaître la pensée de Dieu, tout en étant, par désobéissance, dépourvu de Sa grâce. Balaam appelait l'Éternel « le Dieu Tout Puissant ». Personne, dans son entourage, ne pouvait à l'époque exprimer un plus grand respect envers Dieu, malgré le fait qu'il ne ressentait pas vis-à-vis de ce Dernier, une crainte ou un amour réels et que sa foi n'avait rien d'extraordinaire.

      Dans la mesure où un homme se rapproche des cieux, il peut s'en trouver très près, sans toutefois y être ! Cette prophétie décrit l'Éternel, qui se trouve être la « Couronne » et la « Gloire » du peuple d'Israël et plus tard, dans une certaine mesure, du roi David. Mais ce discours annonce également le côté merveilleux de notre Seigneur Jésus, le Messie promis.

      Balaam était en fait un mauvais homme : il voyait bien Christ, tout en restant éloigné de Dieu ; il ne le voyait pas comme Job, qui le discernait comme son Rédempteur personnel. Quand Jésus viendra sur les nuées, tout œil le verra ; mais beaucoup le verront comme cet homme riche, qui en enfer, voyait au loin Abraham. Christ sortira de Jacob et d'Israël, telle une Étoile et un Sceptre : l'Étoile représentera Sa Gloire et Son éclat, le Sceptre, toute Sa Puissance et Son Autorité. Christ sera le Roi, non seulement de Jacob et d'Israël, mais du monde entier ; tous seront alors gouvernés par Son Sceptre d'or, ou mis en pièces par Sa Verge de fer.

      Balaam prophétisa sur les Amalécites et les Kéniens, des peuples qu'il ne connaissait pas : même cachés dans le creux des rochers, ils ne pourront subsister, face à la Puissance de l'Éternel. Cette prophétie s'étend même jusqu'aux confins des civilisations Grecques et Romaines, annonçant les œuvres grandioses que l'Éternel accomplira avec ces nations. Ces événements seront si terribles que personne ne pourra en réchapper. Ceux qui survivront, seront comme arrachés du feu de la destruction. Que Dieu puisse nous préparer à supporter ces événements terrifiants !

      Au lieu de proférer des blasphèmes sur l'église, Balaam maudit d'abord Amalek, puis Rome, le dernier ennemi du peuple de Dieu. Non seulement Rome, dans son contexte païen, mais aussi dans la Papauté : l'antichrist et toutes les puissances qui l'entourent.

      Posons-nous cette question : est-ce que par nos connaissances, notre expérience ou notre profession, nous surpassons Balaam ? Aucune parole dite avec empressement, même dans la prédication ou la prière, ou sur la connaissance de la prophétie, n'est en fait différente ou supérieure aux vantardises de ceux qui se disent ennemis de Dieu et qui pratiquent l'injustice. La simple dépendance envers le Sang rédempteur, la Grâce qui nous sanctifie et la soumission à la Volonté divine, les efforts constants à glorifier Dieu et à aider Son peuple, ne sont peut-être pas des actes qui brillent par leur splendeur aux yeux du monde, mais qui sont en réalité des dons spirituels merveilleux, qui accompagnent notre salut. Aucun hypocrite n'est capable d'exercer de tels agissements. Le plus petit des croyants possède déjà un minimum de ces dons et aspire en fait, par la prière, à en posséder davantage.

      Nombres 25

      1

      Les Israélites séduits par les filles de Moab et de Madian. (Nombres 25:1-5)
      Phinées tue Zimri et Cozbi. (Nombres 25:6-15)
      Les Madianites sont punis. (Nombres 25:16-18)

      Il est plus dangereux de fréquenter amicalement ceux qui pratiquent ouvertement l'iniquité que de les traiter en ennemis : personne ne pouvait en effet dissuader le peuple de Dieu de se livrer à ses convoitises charnelles. Les Israélites étaient littéralement aveuglés par la séduction des plaisirs du monde. Voilà en quoi consistait leur péché : ils étaient séduits par les filles de Moab et de Madian.

      Ceux qui nous incitent à pécher, sont nos pires ennemis, ils ne peuvent en effet nous causer davantage de préjudice. Le péché d'Israël accomplissait en réalité ce que les enchantements de Balaam avaient été incapables de faire et cela provoquait le courroux divin. Les maladies sont le résultat de cette colère et la juste rétribution des péchés commis ; une chute en entraîne une autre : les péchés se suivent.

      Les meneurs qui nous incitent au péché devraient subir de manière exemplaire les feux de la justice divine...

      Josué 24

      Juges 11

      Michée 6

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