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CANON DU N.T.

La religion chrétienne a toujours eu un livre canonique, c-à-d. contenant la règle de la foi et de la vie et possédant, en vertu de son inspiration divine, une autorité souveraine pour tous les croyants.

Pour Jésus, ce livre saint était la Bible de son peuple. Nous ne savons pas au juste de quels ouvrages celle-ci se composait, car l'A.T. hébreu n'a été définitivement clos qu'après l'ère chrétienne. Jésus parle avec la plus grande vénération et une entière confiance de la « Loi » et des « Prophètes », et s'il entend les Écritures d'une manière nouvelle, plus profonde et vraiment spirituelle, s'il les interprète avec originalité, c'est, dans son intention, pour leur restituer leur pleine signification et les rétablir dans leur véritable dignité. Au reste, Jésus puisait ses convictions religieuses ailleurs encore que dans l'A.T. Il les trouvait dans une certaine intuition de Dieu qui lui était propre et qui constitue l'adorable mystère de sa personne unique. Dieu lui parlait directement et c'est au nom de cette parole intérieure qu'il savait, dans la Bible, noter ce qui est éternel et ce qui est transitoire (Mt 5:21,46) et faire le départ entre ce qui est de Moïse et ce qui est de Dieu (Mr 10:1-9).

Jésus n'a jamais pensé que là Bible telle qu'il la possédait fût insuffisante et dût être complétée. Il n'a pas écrit une ligne pour y ajouter quoi que ce soit et il n'a jamais ordonné à ses disciples d'accomplir un tel travail.

Les chrétiens de la génération apostolique ont, sur ce point, partagé entièrement l'opinion de leur Maître. Il ont cru à la Bible, l'ont lue dans leurs cultes, l'ont méditée et y ont trouvé la confirmation de leur foi. Seulement, lorsque le christianisme passa, peu après sa naissance, du milieu juif dans le monde gréco-romain, la Bible qui fit loi ne fut plus l'hébraïque, mais la grecque : celle des LXX C'est elle qui est presque exclusivement citée dans le N.T. Elle était plus longue que la nôtre (qui est traduite de l'hébr.) et possédait peut-être même des livres ou des fragments qui ont totalement disparu. (cf. 1Co 2:9, Eph 5:14, Jude 1:9)

Les Douze et l'apôtre Paul n'eurent pas plus que Jésus l'idée de composer des oeuvres dignes d'être mises au même niveau que les écrits bibliques. Les ép. de Paul sont des lettres tout occasionnelles, adressées à des lecteurs bien déterminés. Elles sont en quelque mesure des commentaires et des applications de l'enseignement biblique, mais ne veulent nullement s'égaler à l'A.T. Paul demande sans doute qu'on le lise avec la déférence que l'on doit à tout homme qui s'exprime au nom de Dieu, en qualité d'ambassadeur du Christ (2Co 5:20) --prétention que tout chrétien authentique a le droit d'émettre--mais il est le premier à confesser que sa connaissance est limitée et n'a rien d'infaillible (1Co 13:12) ; et lorsque, sur telle ou telle question, il ne peut recourir à une parole formelle des Écritures ou du Christ, il se borne à donner modestement un conseil ou un avis (1Co 7:25). Si quelqu'un lui avait dit qu'il était un autre Ésaïe ou un autre Moïse, il aurait vu dans ce propos une flatterie qui l'eût sûrement scandalisé. Parmi tous les charismes qu'il énumère, il ignore celui de composer des ouvrages sacrés destinés à parachever la Bible.

A l'égard de la Bible, les Juifs avaient exactement la même attitude de soumission respectueuse que les chrétiens, et pourtant ceux-ci les tenaient pour des mécréants incapables de comprendre leur propre Livre (2Co 3:14-16). C'est que les chrétiens reconnaissaient encore une autre autorité, égale et semblable en droit à celle de la Bible, puisque toutes deux procédaient du même Saint-Esprit, mais en fait supérieure : la parole et la vie du Christ, ou, comme ils disaient : le Seigneur. Ce que le Seigneur avait dit était la vérité même et ne se discutait pas. Lorsque Paul se fondait sur une parole du Seigneur, il donnait non plus des conseils, mais des ordres (1Co 7:10). On méditait les grands événements de la vie de Jésus et on se pénétrait de son exemple (1Co 11:23, Ga 3:1, Php 2:5-8). Ce qui avait trait à son histoire et à son enseignement formait la matière d'une tradition non encore écrite, qui passait de bouche en bouche et que l'on conservait pieusement (1Co 15:3).

C'est à la lumière de leur foi au Christ que les croyants lisaient l'A.T. Celui-ci s'éclairait dès lors pour eux d'un jour nouveau et leur découvrait des profondeurs insoupçonnées des Juifs. A chaque page, les fidèles s'ingéniaient à discerner des prophéties ou des préfigurations de ce que Jésus avait dû accomplir, de sorte que la Bible devenait à leurs yeux un livre de moins en moins juif et de plus en plus chrétien. Ils pratiquaient sans scrupule la méthode d'interprétation allégorique dont les Juifs avaient usé avant eux et qui consiste à ôter aux mots ou aux faits leur sens naturel et habituel pour leur en donner un nouveau, symbolique ou spirituel, accessible aux seuls initiés (ex. d'interpr. allég. : 1Co 10:24, Ga 4:21-26).

Dans la période suivante, c-à-d. approximativement entre la mort de Paul et 140, nous retrouvons les deux autorités que nous avons notées dans l'âge apostolique et nous en voyons paraître une troisième. Les Écritures sont lues avec une ferveur qui ne se refroidit point (2Ti 3:16). On note que Jésus les a accomplies jusque dans les moindres détails. (Tout Matthieu, Jn 19:28, etc.). L'interprétation allégorique se développe et légitime les exégèses les plus ingénieuses. (ex. : Heb 6:20-7:28 ; ép. de Barnabas ; Dialogue avec Tryphon)

D'autre part, l'autorité du Seigneur grandit encore si possible. Comme les témoins de sa vie vieillissent et disparaissent et que la fin du monde, qu'on avait crue imminente (1Th 4:17), tarde à venir, on éprouve le besoin d'assurer aux générations futures la connaissance du Christ, de sa doctrine et de son histoire. On commence donc à consigner par écrit le trésor de la tradition orale.

Ce sont d'abord des collections plus ou moins considérables de paroles du Maître, puis des ébauches d'évangiles (Lu 1:1,4) et enfin nos évangiles. Mais, tout comme dans la période précédente, ceux qui se mettent à composer des ouvrages chrétiens n'ont nullement la prétention de donner au monde des textes divins, sous l'ordre et la dictée de l'Esprit, en vue d'enrichir la Bible. Le prologue de l'évangile de Luc n'exprime rien d'autre que les sentiments d'un historien chrétien voulant à la fois faire oeuvre de vérité et glorifier son Sauveur. L'auteur du 4 e évangile renonce à entrer dans plus de détails, non parce que l'inspiration lui fait soudainement défaut, mais parce que, très humainement, il estime en avoir assez dit pour provoquer chez ses lecteurs la foi en Jésus (Jn 20:30 et suivant). L'auteur de l'Apocalypse, il est vrai, réclame une adhésion entière à ce qu'il écrit (Ap 22:18 et suivant). Mais cette impérieuse intransigeance est nécessairement celle de tout prophète. Quiconque a conscience de parler par mandat spécial de Dieu pour transmettre une révélation, a le droit d'être écouté et cru comme Dieu lui-même. Toutefois, nous ne trouvons rien, ni dans l'Apocalypse, ni dans les fragments que nous possédons de l'Apocalypse de Pierre, ni dans le Pasteur d'Hermas, qui nous autorise à penser que leurs auteurs avaient l'ambition d'ajouter leur oeuvre à la Bible. Celle-ci demeure toujours l'unique et intangible autorité scripturaire.

Dans les évangiles, ce qui est sacré, c'est le Seigneur dont ils sont remplis. Mais on sait encore fort bien distinguer entre le contenant et le contenu. C'est le contenu qui fait la valeur du contenant, et non l'inverse, ainsi que ce sera le cas lorsque les évangiles seront devenus canoniques.

Bien des recueils de paroles du Christ ou de récits de sa vie sont nés et ont disparu après une existence éphémère, remplacés par d'autres plus complets. On ne se fait alors nul cas de conscience de corriger l'évangile qu'on a entre les mains, d'y ajouter quelque détail, d'y introduire telle parole du Sauveur que l'on connaît par la tradition orale ou par quelque autre écrit (texte amplifié du II e siècle, représenté en particulier par le Codex Cantabrigiensis). Les Pères du II e siècle citent les évangiles avec une liberté qui montre que, pour eux, le fond importe encore plus que la forme, et que la lettre des livres chrétiens n'a pas encore été divinisée. Papias, évêque de Hiérapolis en Phrygie, à qui nous devons les plus anciens renseignements que nous possédions sur quelques-uns de nos évangiles, déclarait, dans la première moitié du II° siècle, préférer la tradition orale aux évangiles écrits (voir Évangile Synopt.).

Mais, à côté de l'autorité de l'A.T. et du Seigneur, nous en voyons, vers la fin du I er siècle, surgir une troisième qui désormais ne fera que grandir et aura une fortune singulière : celle des Apôtres.

D'emblée, et comme de juste, les Apôtres jouirent dans l'Église d'une considération toute spéciale. Choisis par le Christ, témoins de sa vie, héritiers de sa pensée, continuateurs de son oeuvre, premiers missionnaires, il était fort légitime qu'ils fussent hautement estimés. Toutefois, au début du christianisme, ils étaient encore des hommes. Leur titre n'avait pas encore auréolé leur personnalité au point que leur personnalité ne comptât plus. Ce qu'ils étaient en tant qu'hommes contribuait pour le moins autant a leur prestige que leur qualité d'apôtres. C'est pourquoi quelques-uns d'entre eux passèrent au premier plan, tandis que d'autres demeurèrent extrêmement effacés et ne laissèrent aucun souvenir. Au siècle apostolique, c'est l'homme plus que la fonction qui faisait la valeur de l'apôtre. Il arriva même que Paul, p. ex., oublia la fonction pour ne voir que l'homme. C'est ainsi qu'il résista en face à Pierre et le réprimanda « parce que, écrit-il, son attitude le condamnait et... Qu'il ne marchait pas droit selon la vérité de l'Évangile » (Ga 2:11,14).

Dans les générations suivantes, il n'en va plus de même. On ne voit plus les petites ombres, les côtés trop humains. On ne se souvient plus qu'il y eut des différends entre les apôtres et qu'ils ne furent pas toujours d'accord. On ne sait désormais qu'une chose, c'est que le Seigneur a fait d'eux les dépositaires de la vérité chrétienne, qu'ils ont organisé l'Église selon ses directions et que c'est à leur message qu'on doit la certitude du salut. De même que le Christ est le médiateur indispensable entre Dieu et les hommes, les Apôtres sont les intermédiaires entre le Seigneur et l'humanité. S'ils n'avaient pas parlé et s'ils n'avaient pas écrit, comment connaîtrait-on le Fils et l'Évangile ? Les évangiles insistent sans doute sur les faiblesses et l'inintelligence des disciples, mais cela doit montrer toute l'efficacité de l'action merveilleuse que l'Esprit exerça ensuite en eux pour faire d'eux les apôtres qu'ils devinrent. Plusieurs textes évangéliques (d'entre les moins primitifs) exaltent leur dignité sans pareille et leur rôle incomparable (Mr 4:11, Mt 28:16-20, cf. Ap 21:14).

Après avoir consacré un premier livre à Jésus, l'auteur du 3 e évangile n'hésite pas à en écrire un second sur les Apôtres. La légende ne tarde pas à s'emparer de leur personne et à leur attribuer une stature surhumaine. On assiste au II e siècle à toute une floraison d' « Actes » des divers Apôtres, tous plus merveilleux les uns que les autres et plus chargés de miracles que l'histoire des plus illustres héros de l'A.T. Donc, là où est l'Apôtre, là aussi le Christ est sûrement. C'est ainsi que les Apôtres deviennent pour les chrétiens la troisième autorité canonique. On trouve exprimée cette triple autorité qui régira désormais la chrétienté dans l'ouvrage le moins ancien du N.T., 2Pi 3:2: « pour que vous vous souveniez des prédictions faites par les saints Prophètes, et du commandement de notre Seigneur et Sauveur, transmis par vos Apôtres » (cf. ép. de Polycarpe 6:3).

On ne se soucie pas encore de déterminer au juste quels ouvrages ont vraiment les Apôtres pour auteurs. Cette préoccupation ne viendra que plus tard et donnera lieu à un travail de triage qui exigera beaucoup de temps et de peine. A l'époque où nous en sommes, il suffit à l'Église de savoir que ce sont les Apôtres qui l'ont fondée conformément aux indications du Seigneur, qu'ils sont donc le canon de sa constitution et qu'ils lui ont transmis les paroles du Seigneur, qui sont le canon de sa foi et de sa morale.

C'est dans ces conditions que ne tarda pas à se former toute une littérature chrétienne : nos évangiles et d'autres, plus ou moins fragmentaires, dont certains ne nous sont plus connus que de nom, lettres de Paul, Apocalypses, petits traités de piété, de controverse ou de morale rédigés sous forme épistolaire (ép. cathol.), Actes divers d'Apôtres, lettres de chrétiens contemporains justement vénérés.

Les Églises rassemblaient autant qu'elles pouvaient de cette littérature qui leur était précieuse, et l'utilisaient dans leurs cultes en en faisant la lecture, à côté de celle de la Bible. Ces ouvrages, lus dans les milieux les plus divers, perdaient--les ép. de Paul en particulier--ce qu'ils avaient eu de spécial et d'occasionnel à leur origine. Chacun les considérait comme écrits pour lui et s'adressant à lui. C'est alors sans doute que se produisirent des interpolations très antiques, comme celle de 1Co 1:2 où Paul salue, non seulement ses lecteurs, mais aussi « tous ceux qui, en tout lieu, invoquent le nom du Seigneur Jésus ». Échappant ainsi aux lois de la contingence historique, tous ces écrits constituaient les éléments de ce qui allait devenir le nouveau livre sacré des chrétiens. Si l'on veut donner déjà à ces ouvrages le nom de N.T., il faut alors reconnaître qu'il n'y a pas eu un N.T. primitif, mais qu'il en exista un grand nombre, collections plus ou moins abondantes dont on ne peut dire que l'une fût plus légitime et plus véritable que l'autre.

La première trace d'un recueil canonique chrétien se rencontre chez Justin Martyr (100 ? -165 ?). Lorsqu'il parle de « nos Livres », il n'entend pas seulement l'A.T. ni toute la littérature chrétienne, y compris ses propres ouvrages, mais bien un certain nombre d'écrits constituant la charte du christianisme authentique. Ce qui fait leur autorité, selon Justin, et les met à part, c'est qu'ils ont été inspirés par le Saint-Esprit et composés par des Apôtres. Dans sa 1 re Apologie (67:3), il rapporte qu'aux cultes de son temps on lisait chaque dimanche les « Mémoires des Apôtres » (les évangiles) et les « Prophètes », plaçant--est-ce fortuitement ? --lesdits « Mémoires » au premier rang.

Ce canon scripturaire de Justin comprenait les évangiles ; comme il ne les désigne pas par leur nom particulier, mais se contente de produire des textes comme appartenant à l'évangile, et comme d'autre part il cite très librement, il est difficile de déterminer avec précision quels évangile il connaissait et déclarait canoniques. C'étaient fort probablement nos quatre évangiles et peut-être encore un cinquième, que certains pensent avoir été celui de Pierre. Il comprenait aussi l'Apocalypse. Justin utilise aussi quelques ép. de Paul, Héb., Act. ; mais pour citer ces ouvrages-là, il n'emploie pas la formule : « il est écrit » qui était réservée aux textes sacrés et dont il use couramment quand il s'agit des évangiles. Justin Martyr nous renseigne sur ce qu'on pensait à Rome vers 150. Mais d'autres témoignages nous permettent de faire ailleurs des constatations analogues. Hégésippe, p. ex., entre 173 et 190, raconte dans ses récits de voyage, qu'Eusèbe nous a conservés, qu'il a trouvé les Églises unanimes dans la profession de la doctrine qui a pour normes la Loi, les Prophètes et le Seigneur. Par ce dernier mot, Hégésippe entend les évangiles, qu'il connaît très bien, « Le Seigneur », c-à-d. un certain nombre d'évangiles, immédiatement ou médiatement apostoliques, telle est donc la première forme sûrement attestée du nouveau canon scripturaire des chrétiens.

Nous en trouvons une seconde forme, beaucoup plus précise, chez le gnostique Marcion qui sortit vers 140 de l'Église et se dressa contre elle pour la réformer et la ramener à ce qu'il affirmait être le véritable Évangile. Il établit une liste des livres sacrés devant faire loi pour les chrétiens en matière de foi, de culte et de discipline. Ce canon comprenait aussi « le Seigneur », mais celui-ci était réduit au seul évangile de Luc, considérablement abrégé. A cette première partie, Marcion en ajouta une seconde, qu'il nomma « l'Apôtre » ou « l'Apostolique », composée de dix ép. de Paul (nos treize ép. moins les ép. pastorales). On ne sache pas qu'il ait donné un nom à l'ensemble de ces deux parties, qui constituait bien un N.T. rudimentaire.

Cette introduction par Marcion des ép. dans le canon chrétien fut-elle une innovation que l'Église n'aurait pas tardé à imiter, ou bien existait-elle déjà avant que l'illustre hérétique eût établi son canon particulier ? Les avis sur ce point sont divisés. Notons en tout cas que, si 2Pi 3:16 est postérieur à 140, nous n'avons aucune preuve de canonisation des ép. antérieures à Marcion ; et remarquons aussi que nul autant que lui n'avait intérêt à canoniser ces épîtres. Marcion, en effet, rejetait le Dieu des Juifs et l'A.T., livre de ce Dieu. Il tenait Paul pour l'unique héritier légitime de la pensée de Jésus et le seul détenteur de la vérité apostolique. Pas plus que ses contemporains, d'autre part, il ne pouvait concevoir une religion dépourvue d'un livre saint. Tout cela devait le pousser à faire des ép. de Paul l'élément central du canon de son Église.

Quoi qu'il en soit, on peut dire que, vers 150, l'Église a et veut avoir une collection de livres chrétiens répartis en deux groupes : « le Seigneur », et « l'Apostolique », où les ép. de Paul occupent presque toute la place.

Pendant la seconde moitié du II e siècle, nous voyons se préciser le contenu du « Seigneur » et s'enrichir celui de « l'Apostolique ». On arrive assez vite à n'admettre dans « le Seigneur » que nos quatre évangile canoniques. Il règne cependant encore une certaine liberté en ce domaine. Plusieurs Églises continuent de lire dans leurs cultes l'évangile de Pierre. Tatien, disciple de Justin, compose son « Diatessaron » (harmonie) qui combine en un seul nos quatre évangiles et qui a un tel succès que, jusqu'au V e siècle, les Eglises de Syrie le lisent avec prédilection. Vers 175, le prêtre romain Gaïus, qui est bon catholique, peut combattre le 4 e évangile et soutenir que celui-ci n'est pas de Jean, mais bien de l'hérétique Cérinthe. D'autre part, les ép. de Paul prennent une autorité toujours plus canonique. Athénagore, vers 177, cite des textes de 1 et 2Co comme il citerait l'A.T. ; Théophile d'Antioche, vers 190, présente un groupement de paroles pauliniennes comme « ordonnances de la Parole divine ».

Une nuance entre « le Seigneur » et « l'Apôtre » subsiste peut-être encore dans ce curieux passage des Actes des Martyrs de Scillita (Numidie, juill. 180), où un chrétien répond à un proconsul qui lui demandait :

« Quels objets avez-vous dans vos armoires ? --Nos livres, et en outre les épîtres de Paul, homme juste. » A côté de ces ép., d'autres ouvrages, que nous allons voir, viennent prendre place dans « l'Apostolique ».

Vers la fin du II e siècle, un certain nombre de renseignements montrent combien, en cinquante années, la notion et les contours du canon se sont précisés. C'est le moment où fleurissent trois grands théologiens : Irénée de Lyon, Tertullien de Carthage, et Clément d'Alexandrie, représentant chacun l'une des branches principales de la chrétienté. Tous trois sont d'accord pour considérer comme seuls canoniques nos quatre évangiles. Irénée estime même que ce nombre est providentiel, car il correspond, dans la nature, aux quatre vents, et, dans la Bible, aux quatre animaux fantastiques de la vision de Eze 1:6-12 (origine des symboles évangéliques). Au sujet de « l'Apostolique », leur unanimité est moins parfaite. Ils reconnaissent les uns et les autres la canonicité des treize ép. de Paul, Apoc, Act., 1Pi et 1Jean. Par contre, à propos de Héb., Jacq., Jude, 2 et 3Jean, leurs opinions divergent. Irénée ne connaît ni Jude, ni 2 et 3Jean et il ne tient pas Heb et Jacques pour des écrits sacrés. Avec Tertullien, Jude fait son entrée dans le canon, mais il n'est pas certain que Tertullien ait admis Jacq. ; quant à Héb., il la cite une fois comme oeuvre de Barnabas, disciple des Apôtres. Clément ne semble pas avoir connu Jacques. Tous ignorent encore 2Pi (qui n'apparaît comme sûrement canonique que chez des auteurs du III e siècle : Origène et Firmilien de Césarée en Cappadoce, dans sa lettre à Cyprien). Ces mêmes théologiens tiennent pour canoniques d'autres ouvrages qui ne font plus partie de notre N.T. : Irénée, p. ex., cite comme parole d'Écriture la 1 re ép. de Clément romain et le Pasteur d'Hermas ; Tertullien, du moins dans la partie orthodoxe de sa carrière, utilise de même le Pasteur d'Hermas ; Clément d'Alexandrie pareillement. Ce dernier emploie avec une égale piété d'autres ouvrages encore, tels que la 1 re ép. de Clément, l'épître de Barnabas et la Doctrine des Apôtres.

Il nous reste à mentionner un important document qui appartient à la même époque. C'est le fragment de Muratori : 85 lignes écrites en un latin barbare vraisemblablement traduit du grec, provenant sans doute de Rome et datant d'environ 200. Ce précieux texte, mutilé au début, contient la liste des livres du N.T. considérés comme canoniques, avec diverses remarques explicatives. Cette liste comprend nos quatre évangiles (et ceux-ci sont déjà si généralement admis à l'exclusion de tout autre que l'auteur ne se donne pas la peine d'écarter les év. apocr.), les « Actes de tous les apôtres écrits en un seul livre » (ce qui met de côté les nombreux « Actes » apocr.), les ép. de Paul (neuf à des Églises et quatre à des particuliers), Jude, 1 et 2 Jean, l'Apo de Jean et l'Apo de Pierre (de laquelle il est dit que certains s'opposent à ce qu'on en fasse la lecture publique). Par contre, Héb., 1Pierre (peut-être par inadvertance), 2Pierre, Jacques et 3Jean ne sont pas mentionnés. D'autres livres sont explicitement exclus du canon, tel le Pasteur d'Hermas, ou même vivement combattus, p. ex. l'épître aux Laodicéens et celle aux Alexandrins, faussement attribuées à Paul.

Voilà donc le livre des chrétiens dûment constitué. Pourquoi l'Église s'est-elle ainsi, entre 150 et 200, donné un nouveau recueil canonique ? Il y a lieu de distinguer, sur ce point, entre les raisons des théologiens et des chefs et celles des simples fidèles. Ceux-ci, nous l'avons vu, avaient accordé aux Apôtres une place tout à fait à part dans l'humanité et les égalaient aux plus grandes figures de l'A.T. Que leurs écrits parussent à la foule des croyants aussi divins et aussi intangibles que ceux de la Bible, n'a rien qui doive nous surprendre ; d'autant moins qu'on lisait ces écrits dans les cultes, à côté de ceux de l'A.T., et que les auditeurs y trouvaient bien plus distinctement, plus immédiatement accessibles à chaque conscience droite, la doctrine et la morale évangéliques. Comment n'eût-on pas divinisé des ouvrages où l'on éprouvait si nettement l'action de Dieu ? Les âmes tenaient en singulière vénération les livres qui les faisaient vivre, sans trop se soucier de leur origine et sans faire preuve a leur égard de la moindre défiance critique.

Les théologiens et les évêques, eux, avaient à défendre l'Église contre les entreprises des hérétiques. A tous ces hommes qui prétendaient représenter un christianisme supérieur et qui les accusaient d'infidélité, ils devaient pouvoir opposer les documents certains du christianisme des Apôtres. De même, dans leurs polémiques contre les Juifs et surtout contre les philosophes païens, dans leur activité missionnaire, dans les apologies de leur foi qu'ils présentaient à l'Empire persécuteur, il leur fallait pouvoir produire un code authentique de leur doctrine, de leur morale et de leur discipline.

Le canon chrétien fut donc tout ensemble un instrument d'édification, d'organisation, de défense et de combat, et il naquit d'un compromis entre les habitudes du peuple chrétien et la science de ses conducteurs. On le voit bien quand on lit les explications du canon de Muratori (comme du reste celles d'Irénée, de Tertullien et de Clément d'Alexandrie), où c'est tantôt le fait qu'un ouvrage est lu dans toutes les Églises, tantôt l'orthodoxie de son contenu, tantôt son origine apostolique, qui le rend canonique. Il est cependant juste de dire qu'en principe et en intention l'Église ne voulut conférer la canonicité qu'aux livres écrits par les Apôtres ou sous leur garantie.

A partir de 200, la tâche que l'Église aura à accomplir dans le domaine du Canon et dont elle s'acquittera avec une pleine conscience du but à atteindre, sera triple :

supprimer les différences existant dans les divers milieux au sujet des livres canoniques ;

réunir dans « l'Apostolique » tout ce qui est digne d'y figurer ;

rejeter de cet « Apostolique » les ouvrages qui n'ont pas le droit d'en faire partie. Voyons brièvement comment elle accomplit cette oeuvre.

D'abord l'Église latine. Comme cette Église avait déjà le besoin d'unité, l'esprit de discipline et le sens juridique qui la caractérisent et que, d'autre part, elle possédait de moins grands savants que l'Église d'Orient, la formation de son canon n'offre pas les nuances et les complexités que nous rencontrons dans l'Église grecque. Elle n'a jamais mis en doute l'Apo de Jean et c'est grâce à sa ténacité que ce livre fut finalement canonisé aussi par la chrétienté orientale.

Le groupe des sept ép. cathol. ne s'est constitué que lentement. Cyprien de Carthage (Mort en 258) ne cite que 1Jean et 1Pi ; Hilaire de Poitiers (Mort en 366) semble ne reconnaître que Jas ; Ambroise de Milan (Mort en 397) ne paraît pas encore accepter Jacq., Jude, 2Pierre, 2Jean et 3Jean. Nous possédons deux canons latins du IV e siècle : le canon de Mommsen, où ne sont mentionnés comme canoniques que 1 et 2Pi et 1, 2, 3Jean, et le Catalogus claromontanus, qui contient nos sept ép. cath. ; seulement il n'est pas certain que ce dernier soit d'origine occidentale. L'ép. aux Heb n'a pas été admise sans difficulté dans le canon latin. Le schismatique Novatien, à Rome, vers 255, la tenait pour canonique et l'attribuait au « très saint Barnabas ». Mais ce n'est que dans la seconde moitié du IV e siècle que nous la voyons apparaître, en qualité d'ép. paulinienne et canonique, chez les théologiens occidentaux.

Quant aux livres plus ou moins anciens, mais non apostoliques, dont plusieurs étaient et restèrent longtemps utilisés par l'Église grecque, le catholicisme latin se montra très vite fort défiant à leur égard et paraît n'avoir eu guère de peine à les exclure (sauf peut-être la pseudo-ép. aux Laodicéens qu'on retrouve, même au Moyen âge, dans certains manuscrits latin, parfois à la place de l'épître aux Héb., et qui se rencontre jusque dans quelques manuscrits de la Vulgate). Un des motifs qui furent allégués contre Priscillien et le firent condamner finalement à mort (385), fut précisément sa prédilection coupable pour ce genre d'écrits.

En 382, sous le pape Damase, un synode tenu à Rome établit le nombre des ouvrages chrétiens canonisés par l'Église catholique. Ces ouvrages sont, selon ledit décret : quatre év., quatorze ép. de Paul dont, au dernier rang, Héb., Apoc., Act., sept ép. cathol. Cette décision constitue une date à retenir, car, si l'ordre des livres qu'elle canonise variera encore, ces livres eux-mêmes sont ceux dont sa compose notre N.T. Grâce à l'influence d'Augustin, l'Afrique du N. adopta le canon romain dans les synodes d'Hippone (393) et de Carthage (397 et 419).

C'est le Concile de Trente qui, en 1545, a officiellement et définitivement fixé le canon de l'Église catholique, en décrétant l'égalité parfaite des vingt-sept livres qui le composent, en les classant dans l'ordre où nous les possédons aujourd'hui et en mettant l'autorité de la Vulg, (texte latin) au-dessus de celle du texte original.

En passant à l'Église grecque, nous entrons dans une histoire beaucoup plus complexe. Ici, « l'Apostolique » est extrêmement riche et touffu, et l'on n'arrivera à en arrêter le contenu qu'au prix de longs efforts et de laborieuses amputations. Durant tout le III e siècle, p. ex., les théologiens emploient couramment le Pasteur d'Hermas comme canonique, et Méthodius d'Olympe (Mort en 311) place dans son canon l'Apo de Pierre. Deux hommes s'appliquèrent à mettre de l'ordre dans cette confusion. Ce furent Origène (185-254) et Eusèbe de Césarée (260 ? -340 ?). Origène établit trois catégories de livres chrétiens en prenant pour norme l'opinion générale de la chrétienté :

Les ouvrages reconnus de tous pour apostoliques et canoniques (homologoumènes), à savoir : quatre évangiles, Act., Apoc, 1Pi., 1Jean, les ép. de Paul (il n'en précise pas le nombre, sachant que l'Occident ne veut pas de l'épître aux Heb qu'il tient, lui, pour canonique).

Les ouvrages contestés (antilégomènes), qui sont Heb, 2Pi, 2 et 3Jean ; plus bas dans ce groupe : Jude et Jacq., et plus bas encore, peut-être Hermas.

Les ouvrages décidément inauthentiques et par conséquent à rejeter (pseudê), qu'il énumère parce qu'ils étaient encore connus et utilisés dans son milieu et qu'il s'agissait de les combattre. Eusèbe reprend, en la modifiant un peu, la classification de l'illustre maître qu'il admire. Comme lui il croit que l'épître aux Heb est paulinienne. Ce qu'il y a de nouveau dans son canon, c'est qu'il relègue décidément Hermas au rang des livres à repousser et qu'il place l'Apocalypse soit parmi les livres de la première catégorie (il se souvient du jugement d'Origène), soit parmi ceux de la troisième (il songe à l'opinion défavorable de l'Église d'Orient).

Les sept ép. cathol. reçurent peu à peu droit de cité dans le canon. Leur nombre sacré de 7 dut contribuer à les faire admettre en bloc. Ce n'est qu'à propos de l'Apo que l'accord avec l'Église romaine fut lent à s'établir. Nous possédons un assez grand nombre de listes des livres canoniques grecs datant de la fin du IV e siècle ; toutes, à part (sauf erreur) celle d'Athanase (367), comptent vingt-six livres dans le N.T., c-à-d. n'y comprennent pas l'Apo Il n'y a plus de place dans ces listes pour les livres douteux. Ou bien un ouvrage est canonique, ou bien il ne l'est pas. Quoique Athanase fît minorité, la considération dont il jouissait était si grande que ce fut pourtant son opinion au sujet de l'Apo et son désir de réaliser dans le domaine du canon l'unité avec l'Occident qui finirent par prévaloir. A partir de 400, le nombre des partisans de l'Apo en Orient se mit à croître. Vers 500, André de Césarée publia le premier commentaire grec sur ce livre. Toutefois, la liberté relative des premiers siècles subsista plus longtemps que dans le catholicisme romain. De très importants manuscrits des IV e et V e siècle contiennent encore dans le N.T. des ouvrages tels que l'épître de Barnabas, le Pasteur d'Hermas et les ép. de Clément. Jusqu'au X e siècle, nous trouvons des manuscrits du N.T. qui n'ont pas l'Apoc, tandis que celle-ci se rencontre dans des manuscrits théologiques.

Ce n'est qu'en 1672, au synode de Jérusalem, que le canon de l'Église orthodoxe fut solennellement clos avec ses vingt-sept livres et en tout semblable (moins la question du texte) à celui de l'Église romaine.

L'Église nationale de Syrie (nationale depuis le baptême de son roi Abgar IX, vers 200), qui parlait le syriaque et avait pour centre non pas Antioche, ville cosmopolite, mais Édesse (aujourd'hui Ourfa), eut un développement à part et une histoire à elle. Dès 170, elle posséda, au lieu des quatre évangiles, une combinaison de ceux-ci en langue syriaque : le Diatessaron de Tatien. Jusqu'après 400, c'est sous cette forme presque exclusivement qu'elle voulut connaître et commenter la vie et l'enseignement de Jésus. Il existait bien depuis 200 une traduction des quatre évangiles, des « séparés » ainsi qu'on les nommait, mais elle ne parvint pas à gagner la faveur publique au point de supplanter le Diatessaron. Ce n'est qu'au V e siècle, et non sans luttes, que celui-ci fut mis hors d'usage.

Une liste découverte au Sinaï et datant du IV e siècle (Can. Sin.) nous renseigne sur le canon de l'Église syriaque à cette époque. Il comprenait, outre les quatre évangiles, les ép. de Paul, parmi lesquelles Héb., en bonne place, non à la fin, et Actes. Il ne renfermait donc ni l'Apoc, ni les ép. cathol. ; il s'y trouvait par contre une ép. attribuée à Paul (3e aux Cor.) et la réponse des Corinthiens à Paul.

A partir des premières années du V e siècle, une partie de l'Église nationale syrienne se rapprocha de l'Église d'Orient. C'est alors que parut, vers 430, la première « Peschitto » (la simple) du N.T. Celle-ci, au cours de ses révisions diverses, admit successivement les sept ép. cathol., que tous les chrétiens syriens furent du reste loin d'adopter unanimement. L'Apo ne fut reçue que des siècles plus tard, surtout dans les milieux monophysites. Par contre, les Nestoriens, qui se séparèrent de l'Église et, chassés de Syrie, se réfugièrent en Perse, conservèrent le canon de la 1 re Peschitto (quatre évangiles, Act., quatorze ép. de Paul, Jacq., 1Jean, 1 P.).

Lors de la Renaissance, les humanistes, Érasme en particulier, n'ignorèrent pas l'histoire du canon et les doutes qu'elle fait naître au sujet de l'apostolicité et donc de l'autorité de certains livres du N.T. Mais ils étaient prudents et ne voulaient pas avoir d'affaires avec l'Église, aussi ne poussèrent-ils pas très loin leurs recherches dans ce domaine.

Pour les protestants, la question du canon constitua un problème délicat. Ils se fondèrent sur les Écritures pour élaborer leur doctrine, confirmer leur foi et combattre le catholicisme. Mais, pouvait leur répondre ce dernier, et il ne s'en fit pas faute, ces Écritures que vous invoquez pour vous soustraire à mon autorité, elles sont miennes, c'est moi qui les ai choisies, moi qui les ai canonisées ; que vous le vouliez ou non, vous acceptez la loi d'un livre catholique ! Pour ne plus rien devoir au catholicisme, Luther essaya d'élaborer un nouveau canon. Identifiant le christianisme avec la proclamation du salut par la foi, il déclara que les livres enseignant le salut par la foi étaient seuls apostoliques et par conséquent canoniques et, dans sa traduction du N.T., il modifia l'ordre catholique des vingt-sept livres, reléguant à la fin ceux dont l'apostolicité lui était suspecte, pour des raisons non d'histoire, mais de sentiment : Héb., Jacq., Jude, Apo. C'était là une norme toute subjective qui ne pouvait avoir de lendemain, car elle eût permis à chaque protestant de se faire son canon personnel, ce qui, a cette époque, eût paru inouï. Carlstadt, dans son Libellus de canonicis scripturis (1520), tenta de constituer un canon fondé sur l'histoire. Il arrivait ainsi à distinguer trois catégories de livres : de suprême autorité, d'autorité seconde, et de troisième autorité et moindre célébrité. Mais ce canon nuancé, produit d'une science humaine toujours révisable, n'avait pas l'autorité massive que les fidèles réclamaient ; et puis, cette histoire que Carlstadt invoquait pour ou contre tel ou tel livre, c'était en définitive l'histoire de ce que l'Église, par ses théologiens, ses papes et ses conciles, en avait pensé.

Le protestantisme a donc renoncé très vite à se donner un nouveau canon. Négligeant le fait--à vrai dire peu important--que les Nestoriens ont un N.T. qui ne compte que vingt-deux livres, et que l'Église éthiopienne d'Abyssinie en a trente-cinq dans le sien (nos vingt-sept livres plus les huit livres des « Constitutions apostoliques »), il a considéré que les Églises chrétiennes unanimes reconnaissaient pour sacré et canonique le N.T. de vingt-sept livres, et il l'a, lui aussi, reconnu pour tel, sans y changer quoi que ce soit. Et comme Dieu leur avait parlé par le N.T. et qu'en eux le Saint-Esprit rendait témoignage à la valeur souveraine et à la vérité de ses pages, comme d'autre part le N.T. leur semblait condamner radicalement l'Église dont il était l'oeuvre, les protestants s'attachèrent à lui avec une ténacité et une ardeur sans pareilles et ne voulurent s'inspirer que du Livre de la chrétienté pour s'appliquer à construire une chrétienté meilleure.

Indiquons-en terminant que canon a pour sens primitif : règle, limite, norme. C'est dans ce sens qu'il est employé dans le N. T (Ga 6:16,2Co 10:13,15,16). Appliqué aux livres de la Bible, vers 350, ce terme apparaît d'abord comme adjectif (un décret du Concile de Laodicée, en 363, parle de livres canoniques), ou comme participe (Athanase, en 367, emploie l'expression de livres canonisés). Canon, synonyme de Bible, recueil des livres canoniques, se trouve pour la première fois, à notre connaissance, en 380, chez Priscillien : « Qui est ce prophète, écrit-il, que nous ne lisons pas dans le canon ? »

J. Br.

Révision Yves Petrakian 2005

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Versets relatifs

    • Lévitique 4

      1

      L'offrande pour le péché involontaire, commis par le sacrificateur. (Lévitique 4:1-12)
      L'offrande pour le péché involontaire, commis par toute l'assemblée. (Lévitique 4:13-21)
      L'offrande pour le péché involontaire, commis par un chef. (Lévitique 4:22-26)
      L'offrande pour le péché involontaire, commis par quelqu'un du peuple. (Lévitique 4:27-35)

      Les offrandes brûlées, celles d'actions de grâce et les autres, ont été offertes, avant que la loi ne soit écrite, sur le mont Sinaï ; les patriarches, convaincus de la gravité du péché, voulaient en obtenir l'expiation. Mais le peuple Juif cherchait désormais, à son tour, à obtenir l'expiation de ses iniquités, par le biais des sacrifices : c'était en quelque sorte une image du sacrifice parfait, à venir, de Christ ; en ce futur Sacrifice, où Jésus s'est offert volontairement, le péché a été effacé.

      On suppose que les fautes mentionnées dans ce texte ont été commises au vu de tout le peuple. Il peut s'agir de délits que les Israélites ne devaient pas commettre. Les omissions sont parfois des péchés dignes d'être jugés : ce qui n'a pas été fait un jour, peut être réparé éventuellement plus tard ; mais un péché commis laisse des traces indélébiles.

      Les péchés mentionnés ici, ont peut être été commis par ignorance. Le texte mentionne en premier, ceux commis par les sacrificateurs. Il est évident que Dieu n'a jamais eu de serviteurs infaillibles en Son église, ici-bas : même le souverain sacrificateur était capable de chuter par ignorance !

      Toutes les prétentions inhérentes à une conduite parfaite sont manifestement une marque de l'Antéchrist. La bête qui était sacrifiée était mise hors du camp, pour être brûlée parmi les cendres. C'est une image de la repentance, rejetant les péchés, telles des choses détestables, que nos âmes doivent haïr. L'offrande était faite pour le péché. Ce que le peuple faisait à cette époque, nous devons le faire, pour nos péchés ; le corps du péché doit être détruit, Romains 6:6. L'apôtre rappelle cette image des sacrifices, en mentionnant celui parfait, de Christ, Heb 13:11-13.

      13 Si les conducteurs commettaient une faute, par l'intermédiaire du peuple, une offrande devait être faite, afin que la colère divine ne tombe pas sur les Israélites. Quand les sacrifices étaient offerts, les personnes concernées posaient leurs mains sur la victime expiatoire, tout en confessant leurs péchés. Les anciens devaient faire la même chose, quand les sacrifices étaient offerts pour expier les fautes communes à toute l'assemblée. La charge du péché était supportée par l'animal innocent. Quand l'offrande était terminée, il est indiqué dans le texte que l'expiation était faite et que le péché était pardonné.

      Le salut dans l'église est opéré grâce au sacrifice parfait de Christ, le Médiateur !

      22 Ceux qui dirigent les autres dans leur travail, sont responsables comme tous, devant l'Éternel, de leurs propres péchés. Tout péché, commis involontairement par un responsable, doit être indiqué à ce dernier, soit par l'examen de sa propre conscience, soit par les reproches de son entourage ; même le plus élevé des conducteurs devait se plier à cette règle et être reconnaissant envers les autres pour leur aide. Voici le genre de prière journalière que nous devrions tous faire : « Montre-moi, Seigneur, ce que je suis incapable de discerner, indique-moi mon égarement, mon ignorance ; si malgré tout, je tombe dans le péché, aide-moi à ne pas rester passif » !
      27 Ce texte décrit la procédure pour l'offrande de quelqu'un du peuple. Si, après avoir commis une faute par ignorance, éventuellement après avoir été tenté, nous voulons avoir notre péché expié, la seule solution se trouve en Christ, mort pour nous. Même les péchés commis par ignorance ont en effet besoin d'être expiés par un sacrifice ; les plus graves de ces péchés, comme les plus insignifiants, concernent la Justice divine. Personne n'échappe à cette loi, le riche comme le pauvre ; ils sont pécheurs tous deux, tout en étant au bénéfice du sacrifice de Jésus-Christ. Tous ces préceptes, relatifs aux offrandes pour les péchés, nous sensibilisent à haïr ces derniers et à rester vigilant à leur égard ; cela met aussi en valeur le sacrifice de Christ, « La » véritable Offrande, dont seul le sang est capable d'expier l'iniquité, d'une manière absolument parfaite, comparée à celle offerte par le sang des taureaux ou des chèvres.

      Si nous rejetons ce salut en Christ, malgré le fait d'avoir la Bible en mains, nous sommes victimes de notre orgueil, de notre paresse et de notre négligence. Nous avons souvent besoin de nous examiner nous-mêmes, par le biais de l'étude scrupuleuse des Écritures et de prières ferventes, étant persuadés que Dieu et l'Esprit peuvent nous convaincre. De cette façon, nous serons alors capables de détecter nos péchés commis par ignorance et d'en obtenir ensuite le pardon, par le sang de Christ.

      Lamentations 1

      1

      Il est évident que Jérémie est l'auteur du livre des Lamentations, livre qui porte d’ailleurs son nom ! Sa rédaction ne fut pas faite, avant que Jérusalem ne soit détruite par les Chaldéens.

      Pouvons-nous être amenés à considérer que le péché est la cause de toutes nos calamités ? L’épreuve peut-elle nous conduire à la soumission, au repentir, à la foi, et à la prière, dans l'espérance d’être affranchis, conformément aux promesses de la Grâce divine ?

      * Le misérable état de Jérusalem, conséquence logique de ses péchés. (Lamentations 1:1-11) Jérusalem représentée sous l’image d’une femme captive, se lamentant et recherchant la Miséricorde divine. (Lamentations 1:12-22)

      Lamentations 1:1-11 Le prophète prend parfois personnellement la parole ; en d’autres passages du livre, Jérusalem, telle une fille affligée, s’exprime également, et même parfois, certains Juifs.

      Ce texte décrit les misères de la nation juive. Jérusalem était captive, soumise à l’esclavage, en raison de l’ampleur de ses péchés ; elle n'eut aucun répit, dans sa souffrance.

      Si nous tolérons le péché, notre plus grand « adversaire », et que celui-ci nous domine, d'autres ennemis tenteront également de prendre l’avantage sur nous.

      Le peuple d’Israël supporta à l’extrême la famine et la détresse. Réduite à ce triste état, Jérusalem dut reconnaître son péché ; elle supplia l’Éternel, pour qu’Il améliore sa situation désespérée.

      Cette attitude est la seule qui puisse nous soustraire efficacement à nos fardeaux ; il est en effet tout à fait juste, à cause des transgressions de l'homme, que le Seigneur manifeste Sa colère : Il remplit alors la terre d’afflictions, de lamentations, de maladie, et de mort...

      12 Jérusalem, abattue, étendue sur le sol, appelle ceux qui passent à ses pieds, afin qu’ils considèrent si son triste exemple ne peut les concerner. Ses premières souffrances étaient déjà grandes, mais bien plus faciles à supporter que celles ressenties à cause de sa culpabilité.

      La douleur causée par l’iniquité doit nous être insupportable, elle doit affecter l'âme.

      Nous voyons dans ce texte, le mal occasionné par le péché, et nous pouvons, en conséquence, en tirer tout l'avertissement que représente la colère divine à venir. Quel que soit l’enseignement tiré des souffrances de Jérusalem, il ne peut être que bien modeste, comparé à l’instruction que peut nous apporter celles subies par Christ. Ne s’est-Il pas adressé à chacun de nous, à la croix ? N’a–t-Il pas dit : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font » ?

      Que toutes nos épreuves puissent nous mener à la croix de Christ, en nous incitant à suivre Son exemple, et à Le suivre, dans la joie !

      Ezéchiel 1

      Matthieu 5

      21 Les docteurs juifs enseignaient que rien n’était interdit dans le sixième commandement, à l’exception du meurtre. En fait, ils étaient loin de la signification spirituelle de ce commandement. Christ en a montré la pleine signification : le fait de savoir que nous devrons être jugés plus tard, doit influencer notre conduite actuelle.

      Toute colère irréfléchie est en réalité un « meurtre » du cœur. Par le terme « frère », mentionné au verset Matthieu 5:22*, nous devons comprendre toute personne, même si elle n'est pas de notre parenté, car nous sommes tous faits de la même manière.

      « Raca », est une parole pleine de mépris, elle est proférée par l’orgueil ; le mot « insensé », quant à lui, exprime la rancune, la haine en est l’origine. Les calomnies et les accusations malveillantes sont des poisons lents et sournois. Christ dit à ces Juifs, que le peu d’importance qu'ils attachaient à ces péchés, les amènerait certainement en jugement, afin que justice soit faite.

      Nous devons veiller à être en paix avec tous nos frères et leur manifester un amour qui soit digne de Christ ; si parfois il y a querelle, suite à une mauvaise parole ou conduite, nous devons alors confesser rapidement notre manquement, en nous humiliant devant notre frère ; si nous persistons à rester sur nos positions, nous sommes « indignes » d’une sainte communion avec Dieu, conformément à Ses saintes Ordonnances.

      Quand nous nous préparons à rencontrer spirituellement le Seigneur, il est bon de nous examiner nous-mêmes au préalable. Les paroles de ce texte peuvent parfaitement s’appliquer à notre propre existence, en ce qui concerne notre réconciliation avec Dieu, par le biais de Christ !

      Tant que nous sommes en vie, ici-bas, nous sommes sur le « chemin du Trône du Jugement » ; après notre mort tout sera consommé...

      Quand nous considérons toute l'importance de cet enseignement, conjugué à l’incertitude de la vie, nous devons mesurer combien il est nécessaire de rechercher sans tarder, la Paix avec Dieu !

      * Référence ajoutée par le traducteur pour faciliter la compréhension du texte.

      Matthieu 28

      16 L’évangile de Matthieu ne parle pas des diverses apparitions de Christ, après Sa résurrection, comme l’ont rapporté avec beaucoup de détails Luc et Jean ; cependant, cet évangile décrit directement la manifestation la plus solennelle du Seigneur.

      Tous ceux qui voient le Seigneur Jésus par « l'œil de la foi », L'adoreront. Cependant, une personne sincère peut avoir une foi faible et vacillante. Christ donna à Ses disciples des preuves si convaincantes de Sa résurrection, que leur foi triompha sur leur doutes. Il les envoya ensuite, de manière solennelle, vers toutes les nations. Le salut qu'ils devaient prêcher, est proposé à tous les hommes : ceux qui désirent en bénéficier, n’ont qu'à s’approcher, pour en saisir tout l’enrichissement ; toutes les âmes sont bienvenues à Jésus-Christ !

      Le christianisme est la religion d'un pécheur qui désire le salut, en évitant de la colère divine, due à son péché ; il bénéficie de la Miséricorde du Père, au travers de l'expiation du Fils incarné, et de la sanctification du Saint-Esprit ; il se consacre alors au service et à l'adoration de Dieu : Dieu, en tant que Père, Fils, et Saint-Esprit, les trois Personnes de la trinité ; cette âme cherche à obéir à toutes les ordonnances et les commandements divins. Le baptême est le témoignage de cette purification intérieure, cette sanctification de l'Esprit, qui scelle et met en évidence la justification du croyant.

      Examinons-nous nous-mêmes, pour savoir si nous sommes vraiment au bénéfice de la Grâce, de manière intime et spirituelle, signe d'une mort au péché, et d’une nouvelle naissance, par lesquelles ceux qui étaient « enfants de colère » deviennent enfants de Dieu ! Les croyants seront toujours avec leur Seigneur et ce, en permanence. Il n'y a pas de jour, pas d'instant, où notre Seigneur Jésus n'est pas présent avec Son église et avec Ses serviteurs.

      Le Dieu d'Israël, le Sauveur, est quelquefois un Dieu qui se cache, mais jamais un Dieu lointain. Seigneur Jésus, sois avec nous, avec tout Ton peuple ! Fais que Ta face luise sur nous, que le chemin qui mène à Toi puisse être connu sur toute la terre, que Ton salut puisse être apporté à toutes les nations !

      Marc 4

      Marc 10

      1

      La question des pharisiens concernant le divorce. (Marc 10:1-12). L'amour de Christ pour les jeunes enfants. (Marc 10:13-16). Le dialogue de Christ avec le jeune homme riche. (Marc 10:17-22). L'obstacle que rencontrent les riches. (Marc 10:23-31). Christ annonce Ses souffrances. (Marc 10:32-45). Bartimée est guéri. (Marc 10:46-52).

      Que Jésus soit n’importe où, la foule s'attroupait autour de Lui, et Il enseignait. Christ prêchait constamment !

      Dans ce texte, Jésus montre la raison pour laquelle la loi de Moïse autorisait le divorce : en fait, l’homme ne doit pas séparer ce que Dieu a uni ; cependant, cette loi n’existait qu’à cause de la dureté du cœur humain.

      Dieu Lui même unit l'homme et la femme, pour qu’ils puissent se réconforter et s’aider mutuellement. Ce lien que Dieu a noué ne doit pas être brisé à la légère. Que ceux qui veulent répudier leur épouse, considèrent bien ce qu'ils deviendraient, si Dieu agissait avec eux de la même manière...

      Luc 1

      1

      On suppose généralement que Luc était un médecin et un compagnon de l'apôtre Paul. Le style de ses écrits, et sa connaissance des rites et des usages des Juifs montrent suffisamment qu'il l’était lui-même, alors que sa connaissance de la langue grecque et son nom, révèlent en fait son origine païenne.

      Il est mentionné pour la première fois dans Actes 16:10,11, où il était avec Paul, à Troas ; il a accompagné l’apôtre à Jérusalem ; il était aussi avec lui dans son voyage Rome et lors de son emprisonnement.

      L’Évangile de Luc paraît être conçu pour remplacer de nombreuses et fausses narrations qui circulaient çà et là ; il constitue également un récit authentique et inspiré de la vie, des miracles, et des doctrines de notre Seigneur, éléments reçus par ceux qui furent témoins de Sa vie ici-bas.

      * Préface de l’évangile de Luc. (Actes 1:1-4) Zacharie et Élisabeth. (Actes 1:5-25) L’annonce de la naissance de Christ. (Actes 1:26-38) Entrevue de Marie et d’Élisabeth. (\\#39-56\\) La naissance de Jean-Baptiste. (\\#57-66\\) La prophétie de Zacharie. (\\#67-80\\)

      Actes 1:1-4 Luc n'écrira rien qui ne puisse donner aux chrétiens des vues divergentes sur le contenu des évangiles, et qui pourrait éventuellement les déstabiliser ; les écrits de l’évangéliste doivent par contre être crus sans réserve.

      Les hommes les plus sages et les plus sincères ont « nourri » leur âme en toute confiance et satisfaction, avec la doctrine de Christ. De plus, les grands événements sur lesquels leurs espérances reposent, ont été consignés par ceux qui ont été les témoins oculaires, depuis le commencement du ministère du Seigneur ; ces témoins, véritables « ministres » de la Parole, ont parachevé leur compréhension de ces événements grâce à l'inspiration divine.

      Jean 19

      Jean 20

      30 Il y eut encore beaucoup d'autres signes et de preuves de la résurrection de notre Seigneur ; ceux qui ont été relatés par écrit permettent à tous de croire que Jésus était le Messie promis, le Sauveur des pécheurs, et le Fils de Dieu ; par la foi, quiconque peut obtenir la vie éternelle, par Sa Miséricorde, Sa Vérité et Sa Puissance.

      Puissions-nous vraiment croire que Jésus est le Christ, croire que nous avons la vie éternelle en Son Nom !

      1 Corinthiens 1

      1 Corinthiens 2

      1 Corinthiens 7

      10 Un mari et son épouse ne doivent pas se séparer, pour toute autre cause que celles permises par Christ. Le divorce, à l’époque de l’apôtre, était déjà très commun, aussi bien parmi les Juifs que chez les païens (les gentils), sous des prétextes les plus futiles.

      Le mariage est une institution divine ; c'est un engagement pour la vie, devant Dieu. Nous sommes tenus, autant que faire se peut, à vivre pacifiquement avec tous les hommes, Romains 12:18 ; cherchons donc à promouvoir la paix et la sérénité au sein de notre famille, même s’il s’y trouve des non-croyants.

      Ceux qui sont mariés doivent s'évertuer à mener une vie mutuelle aussi douce et heureuse que possible. Un chrétien peut-il abandonner un mari ou une épouse, alors qu'il y a dans le mariage, l'occasion de donner la plus grande preuve d'amour ? Reste ferme, et œuvre de tout ton cœur pour la conversion de ton conjoint !

      Dans tous les cas, dans toutes nos relations, le Seigneur nous a demandé à être en paix avec les autres ; tout doit être fait pour promouvoir l'harmonie de la famille, aussi loin que la vérité et la sainteté le permettront.

      25 Étant donné les difficultés relatives au mariage et au divorce, qui régnaient à l'époque où fut rédigée cette épître, le fait de rester célibataire représentait la meilleure solution ! Néanmoins, l'apôtre ne condamne pas le mariage.

      Quel contraste entre ces recommandations de Paul et celles de ceux qui interdisaient à tous de se marier...

      L’apôtre exhorte tous les chrétiens à manifester une « sainte indifférence » envers les pensées philosophiques de ce monde. - En ce qui concerne la famille : ils ne doivent pas chercher à « construire leur bonheur » sur des bases d’origine païennes. - Pour ce qui est des afflictions : ils ne doivent pas céder à la peine engendrée par les souffrances qu’endure cette terre : même dans la peine, le cœur peut rester dans la joie spirituelle. - En ce qui concerne les plaisirs ici-bas : ils ne trouveront aucune paix, ni repos durable. - Au sujet de leur profession ici-bas : ceux qui prospèrent et accroissent leurs richesses, doivent estimer que tout ce qu’ils possèdent leur est accordé par le Seigneur : tout Lui appartient. - Quant à toutes les inquiétudes du monde : ils ne doivent pas s’en soucier outre mesure, afin de ne pas être soumis à toutes sortes d’afflictions.

      Toutes les valeurs de ce monde sont éphémères : aucune n’est vraiment garantie. Tout finira par disparaître ici-bas. Il est sage de prendre conscience des différents intérêts qui dirigent le monde ; s’ils prennent par contre la première place en notre cœur, nous laissant soucieux, anxieux et perplexe, c’est un péché.

      Par ces quelques recommandations, l'apôtre répond à la question de savoir s'il était bon de se marier. La meilleure condition de vie pour tout homme, est celle qui préserve au mieux son âme, qui le garde des soucis et des pièges de ce monde. Examinons les bénédictions dont nous jouissons, les pièges dans lesquels nous tombons : puissions-nous jouir et améliorer les premières, et nous écarter le plus possible de toute blessure causée par ces derniers. Quels que soient nos soucis, gardons encore du temps pour honorer le Seigneur !

      1 Corinthiens 10

      1 Corinthiens 11

      23 L'apôtre décrit l'ordonnance sacrée de la cène, qui lui avait été révélée par le Seigneur. Les éléments visibles de la cène sont le pain et le vin. Quand on participe à ce repas, on mange du pain ; ce dernier « représente » le corps du Seigneur. Ceci expose clairement la pensée de l'apôtre, qui excluait toute transformation de cette nourriture en chair.

      Matthieu nous rapporte que notre Seigneur a invité tous Ses disciples à boire de la coupe, Matthieu 26:27, mentionnant par ce verset, qu'aucun croyant ne devait être privé de la coupe. Ces éléments, le pain et le vin, représentent le corps brisé et le sang versé de Christ, avec tous les bienfaits qui découlent pour nous, de Sa mort et de Son sacrifice.

      Notre Sauveur prit le pain et la coupe, rendit grâces et présenta ces éléments à Ses disciples. Ces derniers n’avaient ensuite qu’à manger de ce pain et boire de cette coupe, en mémoire de Christ. Ces actes visibles ne sont pas les plus importants, ils ne représentent pas toute la signification de cette sainte ordonnance. Ceux qui y participent, doivent considérer Jésus en tant que Seigneur et Maître de leur Vie : ils peuvent s’approcher de Lui et vivre « en » Lui. Tels sont ici décrits, les buts de cette ordonnance.

      La cène doit être prise en mémoire de Christ, pour que nous gardions à l’esprit qu'Il est mort pour nous et qu’Il intercède pour nous, en vertu de Sa mort, à la droite de Dieu. Il ne s’agit pas simplement de se souvenir de Christ, de Son œuvre et de toutes Ses souffrances, mais de célébrer également Sa Grâce, nécessaire à notre rédemption.

      Nous déclarons par ce repas que la mort du Seigneur est à la base de notre vie spirituelle, qu’elle est la source de tous nos réconforts et de notre espérance. Dans une telle déclaration, nous glorifions Christ et témoignons de Sa mort, acceptant Son sacrifice comme rançon de nos péchés.

      Le repas du Seigneur n'est pas une ordonnance épisodique, il doit être pratiqué régulièrement. L'apôtre souligne devant les Corinthiens, le danger de prendre ce repas de manière inconsidérée, ou en étant dans une situation de péché, tout en déclarant confirmer et renouveler l'alliance avec Dieu. Il n'y a aucun doute : cela engendre une grande culpabilité, et rend ceux qui agissent ainsi, redevables de jugements spirituels.

      Cela ne doit pas décourager les croyants « timides » de participer à cette sainte ordonnance. Le Saint-Esprit n’a jamais voulu que ce texte soit transmis pour dissuader les véritables chrétiens d’accomplir leur devoir en ce sens, bien que le diable les en ait parfois dissuadés.

      L'apôtre s'adressait aux chrétiens, les avertissant de se méfier des jugements par lesquels Dieu punissait Ses serviteurs qui l'offensaient. Mais malgré ces châtiments, Dieu rappelle Sa Miséricorde : Il punit souvent ceux qu'Il aime. Il vaut mieux subir l’épreuve ici-bas, plutôt que d'être spirituellement misérable, à jamais...

      L'apôtre indique quel est le devoir de ceux qui s’approchent de la table du Seigneur : un examen de conscience est essentiel pour participer correctement à cette sainte ordonnance. Si nous prenons la peine de chercher au fond de nous-mêmes tous nos manquements, pour les confesser à Dieu, nous pourrons ainsi éviter Ses jugements.

      L'apôtre termine par une mise en garde relative aux irrégularités dont les Corinthiens étaient coupables, devant la table du Seigneur. Que chacun puisse considérer cet avertissement, de façon à ne pas venir présenter un culte provocant devant Dieu, ce qui ne pourrait qu’attirer un jugement sévère.

      1 Corinthiens 13

      1 Corinthiens 15

      2 Corinthiens 3

      2 Corinthiens 5

      2 Corinthiens 10

      Galates 2

      11 Quand Paul vit Pierre agir, comme s’il tendait à ternir la vérité de l'Évangile et la paix de l'église, il ne craignit pas de le blâmer, malgré le caractère fougueux de ce dernier.

      Paul vit que Pierre et les autres frères ne répondaient pas aux principes de l'Évangile, malgré la profession de leur témoignage, à savoir que par la mort de Christ le « mur de séparation » entre Juifs et Gentils n'existait plus, et que l'observation de la loi de Moïse n'avait plus de raison d'être ; comme l'offense de Pierre était publique, Paul le blâma publiquement.

      Nous pouvons constater une grande différence, d’une part, entre la prudence de Paul, qui a supporté et pratiqué temporairement les vaines cérémonies de la loi, et d’autre part, la conduite timide de Pierre, qui, en s'écartant des Gentils, incita ses auditeurs à penser que ces rites étaient nécessaires.

    • Lévitique 4

      1 Et l'Éternel parla à Moïse, disant :
      2 Parle aux fils d'Israël, en disant : Si quelqu'un a péché par erreur contre quelqu'un des commandements de l'Éternel dans les choses qui ne doivent pas se faire, et a commis quelqu'une de ces choses :
      3 si c'est le sacrificateur oint qui a péché selon quelque faute du peuple, alors il présentera à l'Éternel, pour son péché qu'il aura commis, un jeune taureau sans défaut, en sacrifice pour le péché.
      4 Et il amènera le taureau à l'entrée de la tente d'assignation, devant l'Éternel ; et il posera sa main sur la tête du taureau, et égorgera le taureau devant l'Éternel ;
      5 et le sacrificateur oint prendra du sang du taureau, et il l'apportera dans la tente d'assignation ;
      6 et le sacrificateur trempera son doigt dans le sang, et fera aspersion du sang sept fois, devant l'Éternel, par devant le voile du lieu saint ;
      7 et le sacrificateur mettra du sang sur les cornes de l'autel de l'encens des drogues odoriférantes qui est dans la tente d'assignation, devant l'Éternel ; et il versera tout le sang du taureau au pied de l'autel de l'holocauste qui est à l'entrée de la tente d'assignation.
      8 Et toute la graisse du taureau du sacrifice pour le péché, il la lèvera : la graisse qui couvre l'intérieur, et toute la graisse qui est sur l'intérieur,
      9 et les deux rognons, et la graisse qui est dessus, qui est sur les reins, et le réseau qui est sur le foie, qu'on ôtera jusque sur les rognons,
      10 comme on les lève du boeuf du sacrifice de prospérités : et le sacrificateur les fera fumer sur l'autel de l'holocauste.
      11 Et la peau du taureau et toute sa chair, avec sa tête, et ses jambes, et son intérieur, et sa fiente,
      12 tout le taureau, il l'emportera hors du camp, dans un lieu net, là où l'on verse les cendres, et il le brûlera sur du bois, au feu ; il sera brûlé au lieu où l'on verse les cendres.
      13 Et si toute l'assemblée d'Israël a péché par erreur et que la chose soit restée cachée aux yeux de la congrégation, et qu'ils aient fait, à l'égard de l'un de tous les commandements de l'Éternel, ce qui ne doit pas se faire, et se soient rendus coupables,
      14 et que le péché qu'ils ont commis contre le commandement vienne à être connu, alors la congrégation présentera un jeune taureau en sacrifice pour le péché, et on l'amènera devant le tente d'assignation ;
      15 et les anciens de l'assemblée poseront leurs mains sur la tête du taureau, devant l'Éternel ; et on égorgera le taureau devant l'Éternel.
      16 Et le sacrificateur oint apportera du sang du taureau dans la tente d'assignation ;
      17 et le sacrificateur trempera son doigt dans ce sang, et en fera aspersion, sept fois, devant l'Éternel, par devant le voile ;
      18 et il mettra du sang sur les cornes de l'autel qui est devant l'Éternel, dans la tente d'assignation ; et il versera tout le sang au pied de l'autel de l'holocauste qui est à l'entrée de la tente d'assignation.
      19 Et il lèvera toute la graisse, et la fera fumer sur l'autel :
      20 il fera du taureau comme il a fait du taureau pour le péché ; il fera ainsi de lui. Et le sacrificateur fera propitiation pour eux, et il leur sera pardonné.
      21 Et on emportera le taureau hors du camp, et on le brûlera comme on a brûlé le premier taureau : c'est un sacrifice pour le péché pour la congrégation.
      22 Si un chef a péché, et a fait par erreur, à l'égard de l'un de tous les commandements de l'Éternel, son Dieu, ce qui ne doit pas se faire, et s'est rendu coupable,
      23 si on lui a fait connaître son péché qu'il a commis, alors il amènera pour son offrande un bouc, un mâle sans défaut ;
      24 et il posera sa main sur la tête du bouc, et il l'égorgera au lieu où l'on égorge l'holocauste devant l'Éternel : c'est un sacrifice pour le péché.
      25 Et le sacrificateur prendra avec son doigt du sang du sacrifice pour le péché, et le mettra sur les cornes de l'autel de l'holocauste, et il versera le sang au pied de l'autel de l'holocauste ;
      26 et il fera fumer toute la graisse sur l'autel, comme la graisse du sacrifice de prospérités ; et le sacrificateur fera propitiation pour lui pour le purifier de son péché, et il lui sera pardonné.
      27 Et si quelqu'un du peuple du pays a péché par erreur, en faisant, à l'égard de l'un des commandements de l'Éternel, ce qui ne doit pas se faire, et s'est rendu coupable,
      28 si on lui a fait connaître son péché qu'il a commis, alors il amènera son offrande, une chèvre, une femelle sans défaut, pour son péché qu'il a commis ;
      29 et il posera sa main sur la tête du sacrifice pour le péché, et égorgera le sacrifice pour le péché au lieu où l'on égorge l'holocauste.
      30 Et le sacrificateur prendra du sang de la chèvre avec son doigt, et le mettra sur les cornes de l'autel de l'holocauste, et il versera tout le sang au pied de l'autel.
      31 Et il ôtera toute la graisse, comme la graisse a été ôtée de dessus le sacrifice de prospérités ; et le sacrificateur la fera fumer sur l'autel, en odeur agréable à l'Éternel ; et le sacrificateur fera propitiation pour lui, et il lui sera pardonné.
      32 Et s'il amène un agneau pour son offrande de sacrifice pour le péché, ce sera une femelle sans défaut qu'il amènera ;
      33 et il posera sa main sur la tête du sacrifice pour le péché, et l'égorgera en sacrifice pour le péché au lieu où l'on égorge l'holocauste.
      34 Et le sacrificateur prendra, avec son doigt, du sang du sacrifice pour le péché et le mettra sur les cornes de l'autel de l'holocauste, et il versera tout le sang au pied de l'autel.
      35 Et il ôtera toute la graisse, comme la graisse de l'agneau a été ôtée du sacrifice de prospérités ; et le sacrificateur la fera fumer sur l'autel, sur les sacrifices de l'Éternel faits par feu ; et le sacrificateur fera propitiation pour lui pour son péché qu'il a commis ; et il lui sera pardonné.

      Lamentations 1

      1 Comment est-elle assise solitaire, la ville si peuplée ! Celle qui était grande entre les nations est devenue comme veuve ; la princesse parmi les provinces est devenue tributaire.
      2 Elle pleure, elle pleure pendant la nuit, et ses larmes sont sur ses joues ; de tous ses amants, il n'en est pas un qui la console ; tous ses amis ont agi perfidement envers elle, ils sont pour elle des ennemis.
      3 Juda est allé en captivité à cause de son affliction et de la grandeur de son esclavage ; il habite parmi les nations, il n'a pas trouvé de repos ; tous ses persécuteurs l'ont atteint dans ses lieux resserrés.
      4 Les chemins de Sion mènent deuil de ce qu'il n'y a personne qui vienne aux fêtes ; toutes ses portes sont désolées ; ses sacrificateurs gémissent, ses vierges sont dans la détresse ; elle-même est dans l'amertume.
      5 Ses adversaires dominent, ses ennemis prospèrent ; car l'Éternel l'a affligée à cause de la multitude de ses transgressions ; ses petits enfants ont marché captifs devant l'adversaire.
      6 Et toute la magnificence de la fille de Sion s'est retirée d'elle. Ses princes sont comme des cerfs qui ne trouvent pas de pâture, et ils s'en sont allés sans force devant celui qui les poursuit.
      7 Jérusalem, dans les jours de son affliction et de son bannissement, lorsque son peuple tombait dans la main de l'ennemi et qu'il n'y avait personne qui lui aidât, s'est souvenue de toutes les choses désirables qu'elle avait dans les jours d'autrefois ; les adversaires l'ont vue, ils se sont moqués de sa ruine.
      8 Jérusalem a grièvement péché, c'est pourquoi elle est rejetée comme une impureté ; tous ceux qui l'honoraient l'ont méprisée, car ils ont vu sa nudité : elle aussi gémit et s'est retournée en arrière.
      9 Son impureté était aux pans de sa robe, elle ne s'est pas souvenue de sa fin ; elle est descendue prodigieusement ; il n'y a personne qui la console ! Regarde, ô Éternel, mon affliction, car l'ennemi s'est élevé avec orgueil.
      10 L'ennemi a étendu sa main sur toutes ses choses désirables ; car elle a vu entrer dans son sanctuaire les nations, au sujet desquelles tu avais commandé qu'elles n'entreraient point dans ta congrégation.
      11 Tout son peuple gémit ; ils cherchent du pain ; ils ont donné leurs choses désirables contre des aliments pour restaurer leur âme. Regarde, Éternel, et contemple, car je suis devenue vile.
      12 N'est-ce rien pour vous tous qui passez par le chemin ? Contemplez, et voyez s'il est une douleur comme ma douleur qui m'est survenue, à moi que l'Éternel a affligée au jour de l'ardeur de sa colère.
      13 D'en haut il a envoyé dans mes os un feu qui les a maîtrisés ; il a tendu un filet pour mes pieds, il m'a fait retourner en arrière ; il m'a mise dans la désolation, dans la langueur, tout le jour.
      14 Le joug de mes transgressions est lié par sa main ; elles sont entrelacées, elles montent sur mon cou ; il a fait défaillir ma force ; le Seigneur m'a livrée en des mains d'où je ne puis me relever.
      15 Le Seigneur a abattu tous mes hommes forts au milieu de moi ; il a convoqué contre moi une assemblée pour écraser mes jeunes gens. Le Seigneur a foulé comme au pressoir la vierge, fille de Juda.
      16 A cause de ces choses je pleure ; mon oeil, mon oeil se fond en eau ; car il est loin de moi, le consolateur qui restaurerait mon âme. Mes fils sont péris, car l'ennemi a été le plus fort.
      17 Sion étend ses mains, il n'y a personne qui la console. L'Éternel a commandé au sujet de Jacob que ses adversaires l'entourent ; Jérusalem est devenue au milieu d'eux une impureté.
      18 L'Éternel est juste ; car je me suis rebellée contre son commandement. Écoutez, je vous prie,, vous tous les peuples, et voyez ma douleur : mes vierges et mes jeunes gens sont allés en captivité.
      19 J'ai appelé mes amants : ils m'ont trompée. Mes sacrificateurs et mes anciens ont expiré dans la ville, alors qu'ils se sont cherché de la nourriture afin de restaurer leur âme.
      20 Regarde, Éternel, car je suis dans la détresse ; mes entrailles sont agitées, mon coeur est bouleversé au dedans de moi, car je me suis grièvement rebellée : au dehors l'épée m'a privée d'enfants ; au dedans, c'est comme la mort.
      21 Ils m'ont entendue gémir : il n'y a personne qui me console ; tous mes ennemis ont appris mon malheur, ils se sont réjouis de ce que toi tu l'as fait. Tu feras venir le jour que tu as appelé, et ils seront comme moi.
      22 Que toute leur iniquité vienne devant toi, et fais-leur comme tu m'as fait à cause de toutes mes transgressions ; car mes gémissements sont nombreux, et mon coeur est languissant.

      Ezéchiel 1

      6 et chacun d'eux avait quatre faces, et chacun avait quatre ailes ;
      7 et leurs pieds étaient des pieds droits, et la plante de leurs pieds était comme la plante du pied d'un veau ; et ils étincelaient comme l'apparence de l'airain poli ;
      8 et il y avait des mains d'hommes sous leurs ailes sur leurs quatre côtés ; et ils avaient, les quatre, leurs faces et leurs ailes ;
      9 leurs ailes étaient jointes l'une à l'autre ; ils ne se tournaient pas quand ils allaient : ils allaient chacun droit devant soi.
      10 Et la ressemblance de leurs faces était la face d'un homme ; et, les quatre, ils avaient la face d'un lion, à droite ; et, les quatre, ils avaient la face d'un boeuf, à gauche ; et, les quatre, ils avaient la face d'un aigle ;
      11 et leurs faces et leurs ailes étaient séparées par le haut : chacun avait deux ailes jointes l'une à l'autre, et deux qui couvraient leur corps.
      12 Et ils allaient chacun droit devant soi : là où l'Esprit devait aller, ils allaient ; ils ne se tournaient point lorsqu'ils allaient.

      Matthieu 5

      21 Vous avez ouï qu'il a été dit aux anciens : "Tu ne tueras pas ; et quiconque tuera, sera passible du jugement".
      46 Car si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense avez-vous ? Les publicains même n'en font-ils pas autant ?

      Matthieu 28

      16 Et les onze disciples s'en allèrent en Galilée, sur la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre.
      17 Et l'ayant vu, ils lui rendirent hommage ; mais quelques-uns doutèrent.
      18 Et Jésus, s'approchant, leur parla, disant : Toute autorité m'a été donnée dans le ciel et sur la terre.
      19 Allez donc, et faites disciples toutes les nations, les baptisant pour le nom du Père et du Fils et du Saint Esprit,
      20 leur enseignant à garder toutes les choses que je vous ai commandées. Et voici, moi je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la consommation du siècle.

      Marc 4

      11 Et il leur dit : A vous il est donné de connaître le mystère du royaume de Dieu ; mais pour ceux qui sont dehors, toutes choses se traitent par des paraboles,

      Marc 10

      1 Et de là, se levant, il vient vers les confins de la Judée, et au delà du Jourdain ; et des foules se rassemblent encore auprès de lui ; et il les enseignait encore, comme il avait accoutumé.
      2 Et des pharisiens vinrent à lui, et, pour l'éprouver, lui demandèrent : Est-il permis à un homme de répudier sa femme ?
      3 Et lui, répondant, leur dit : Qu'est-ce que Moïse vous a commandé ?
      4 Et ils dirent : Moïse a permis d'écrire une lettre de divorce, et de répudier sa femme.
      5 Et Jésus, répondant, leur dit : Il vous a écrit ce commandement à cause de votre dureté de coeur ;
      6 mais au commencement de la création, Dieu les fit mâle et femelle :
      7 c'est pourquoi l'homme laissera son père et sa mère et sera uni à sa femme,
      8 les deux seront une seule chair ; ainsi ils ne sont plus deux, mais une seule chair.
      9 Ce donc que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas.

      Luc 1

      1 Puisque plusieurs ont entrepris de rédiger un récit des choses qui sont reçues parmi nous avec une pleine certitude,
      4 afin que tu connaisses la certitude des choses dont tu as été instruit.

      Jean 19

      28 Après cela Jésus, sachant que toutes choses étaient déjà accomplies, dit, afin que l'écriture fût accomplie : J'ai soif.

      Jean 20

      30 Jésus donc fit aussi devant ses disciples beaucoup d'autres miracles, qui ne sont pas écrits dans ce livre.

      1 Corinthiens 1

      2 et Sosthène, le frère, à l'assemblée de Dieu qui est à Corinthe, aux sanctifiés dans le christ Jésus, saints appelés, avec tous ceux qui en tout lieu invoquent le nom de notre Seigneur Jésus Christ, et leur Seigneur et le nôtre :

      1 Corinthiens 2

      9 -mais selon qu'il est écrit : "Ce que l'oeil n'a pas vu, et que l'oreille n'a pas entendu, et qui n'est pas monté au coeur de l'homme, ce que Dieu a préparé pour ceux qui l'aiment",

      1 Corinthiens 7

      10 Mais quant à ceux qui sont mariés, je leur enjoins, non pas moi, mais le Seigneur : que la femme ne soit pas séparée du mari ;
      25 Or, pour ce qui est de ceux qui sont vierges, je n'ai pas d'ordre du Seigneur ; mais je donne mon opinion comme ayant reçu miséricorde du Seigneur pour être fidèle.

      1 Corinthiens 10

      24 Que personne ne cherche son propre intérêt, mais celui d'autrui.

      1 Corinthiens 11

      23 Car moi, j'ai reçu du Seigneur ce qu'aussi je vous ai enseigné : c'est que le Seigneur Jésus, la nuit qu'il fut livré, prit du pain,

      1 Corinthiens 13

      12 Car nous voyons maintenant au travers d'un verre, obscurément, mais alors face à face ; maintenant je connais en partie, mais alors je connaîtrai à fond comme aussi j'ai été connu.

      1 Corinthiens 15

      3 Car je vous ai communiqué avant toutes choses ce que j'ai aussi reçu, que Christ est mort pour nos péchés, selon les écritures,

      2 Corinthiens 3

      14 Mais leurs entendements ont étés endurcis, car jusqu'à aujourd'hui, dans la lecture de l'ancienne alliance, ce même voile demeure sans être levé, lequel prend fin en Christ.
      15 Mais jusqu'à aujourd'hui, lorsque Moïse est lu, le voile demeure sur leur coeur ;
      16 mais quand il se tournera vers le Seigneur, le voile sera ôté.)

      2 Corinthiens 5

      20 Nous sommes donc ambassadeurs pour Christ, -Dieu, pour ainsi dire, exhortant par notre moyen ; nous supplions pour Christ : Soyez réconciliés avec Dieu !

      2 Corinthiens 10

      13 mais nous, nous ne nous glorifierons pas dans ce qui est au delà de notre mesure, mais selon la mesure de la règle que le Dieu de mesure nous a départie pour parvenir aussi jusqu'à vous.

      Galates 2

      11 Mais quand Céphas vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu'il était condamné.
      14 Mais quand je vis qu'ils ne marchaient pas droit, selon la vérité de l'évangile, je dis à Céphas devant tous : Si toi qui es juif, tu vis comme les nations et non pas comme les juifs, comment contrains-tu les nations à judaïser ?
    • Lévitique 4

      Lamentations 1

      Ezéchiel 1

      Matthieu 5

      21 Vous savez bien quels commandements ont été transmis à nos ancêtres : Tu ne commettras pas de meurtre. Si quelqu’un a commis un meurtre, il en répondra devant le tribunal et sera condamné.
      46 Si vous aimez seulement ceux qui vous aiment, allez-vous prétendre à une récompense pour cela ? Les truands eux-mêmes n’en font-ils pas autant ?

      Matthieu 28

      16 Les onze disciples se rendirent en Galilée, sur la colline où Jésus leur avait donné rendez-vous.
      17 Dès qu’ils l’aperçurent, ils se prosternèrent en adoration devant lui. Quelques-uns, cependant, conservaient des doutes.
      18 Alors, Jésus s’approcha d’eux et leur parla ainsi : — J’ai reçu les pleins pouvoirs au ciel et sur la terre :
      19 allez donc dans le monde entier, faites des disciples parmi tous les peuples, baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit,
      20 et apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. D’ailleurs, soyez-en persuadés : je suis moi-même avec vous chaque jour, jusqu’à la fin du monde. :::::

      Marc 4

      11 Il leur dit : — Vous avez reçu le privilège de comprendre les vérités cachées du règne de Dieu, mais pour les autres, pour ceux du dehors, tout cela n’est qu’histoires et images,

      Marc 10

      1 Jésus se remit en route pour se rendre aux confins de la Judée, puis au-delà du Jourdain. De nouveau, les foules se rassemblèrent autour de lui et, une fois de plus, selon son habitude, il se mit à les enseigner.
      2 Survinrent des pharisiens qui lui posèrent cette question pour le prendre au piège : — Est-il permis à un mari de renvoyer sa femme ?
      3 Il leur demanda à son tour : — Qu’est-ce que Moïse vous a ordonné ? —
      4 Moïse, lui dirent-ils, a permis de renvoyer sa femme, à condition de lui donner un certificat de divorce.
      5 Et Jésus de répliquer : — Moïse vous a concédé cette réglementation parce que vous avez des cœurs de pierre.
      6 Mais à l’origine, au moment de la création du monde, les choses étaient différentes. Dieu a créé un homme et une femme.
      7 C’est pourquoi il est dit : L’homme quittera père et mère pour se lier à sa femme,
      8 et les deux ne feront plus qu’un, si bien qu’ils ne seront plus deux, mais un seul être.
      9 Que l’homme ne dissocie donc pas une unité que Dieu lui-même a créée.

      Luc 1

      1 Plusieurs personnes ont entrepris de rédiger l’histoire des événements qui se sont déroulés parmi nous,
      4 Ainsi, tu pourras constater que les enseignements qui t’ont été donnés de vive voix sont vrais et entièrement dignes de confiance.

      Jean 19

      28 Après cela, sachant que tout était vraiment fini et qu’il avait pleinement accompli (sa mission), Jésus dit : — J’ai soif. Cela pour que se réalise jusqu’au bout ce que l’Écriture avait prédit.

      Jean 20

      30 Jésus a accompli, sous les yeux de ses disciples, encore beaucoup d’autres miracles qui n’ont pas été rapportés dans ce livre.

      1 Corinthiens 1

      2 saluent l’Église de Dieu établie à Corinthe, ceux qui se sont consacrés à Jésus-Christ et qui, dans la communion vivante avec lui, ont été appelés à mener une vie sainte, en union avec tous ceux qui, en quelque lieu que ce soit, invoquent le nom de notre Seigneur Jésus-Christ et savent qu’il est leur Seigneur aussi bien que le nôtre.

      1 Corinthiens 2

      9 C’est bien comme le dit l’Écriture, cette sagesse que nous annonçons fait partie de ce que l’œil n’a point vu, que l’oreille n’a pas entendu, donc de ce que l’imagination de l’homme n’aurait jamais soupçonné, et que Dieu tient en réserve pour ceux qui l’aiment.

      1 Corinthiens 7

      10 Quant aux personnes mariées, voici ce que j’ordonne, ou plutôt, ce que le Seigneur lui-même leur commande : que la femme ne se sépare pas de son mari.
      25 Pour ceux ou celles qui n’ont jamais été mariés, je n’ai pas d’indication précise de la part du Seigneur, mais je leur donne mon avis, c’est celui d’un homme à qui le Seigneur a témoigné sa miséricorde et qui, par conséquent, est tenu de lui être fidèle, d’un homme qui, par la grâce de Dieu, a droit à votre confiance.

      1 Corinthiens 10

      24 Que chacun de vous, au lieu de ne songer qu’à lui-même et de chercher à jouir de tout ce qui est permis pour son avantage personnel, pense aussi au salut et aux intérêts des autres.

      1 Corinthiens 11

      23 Car ce que je vous ai enseigné est bien différent. Or, voici la tradition que je vous ai transmise de la part du Seigneur lui-même : le Seigneur Jésus, la nuit où il devait être trahi, prit du pain,

      1 Corinthiens 13

      12 Aujourd’hui, certes, nous ne percevons qu’une image confuse de la réalité, nous voyons comme dans un miroir et bien des énigmes demeurent. Alors, nous verrons directement, face à face. Dans le temps présent, je connais d’une manière imparfaite et partielle, mais alors, je connaîtrai aussi parfaitement que Dieu me connaît et je comprendrai comme j’ai été moi-même compris.

      1 Corinthiens 15

      3 Rappelez-vous donc que je vous ai transmis avant tout comme enseignement fondamental ce que j’avais moi-même reçu : le Christ est mort pour nos péchés, conformément aux (prophéties des) Écritures

      2 Corinthiens 3

      14 Mais sur leur intelligence aussi un voile est tombé ; leur esprit obscur est devenu insensible, ils demeurent aveugles (pour la vérité). Aujourd’hui encore, lorsqu’ils lisent l’Ancien Testament, leurs regards ne peuvent percer au-delà du voile, car c’est seulement dans l’union avec le Christ que le voile est levé.
      15 Ainsi, jusqu’à ce jour, toutes les fois que les Israélites lisent les écrits de Moïse, un voile recouvre leur compréhension.
      16 Mais comme le dit l’Écriture, lorsque Moïse se tournait vers le Seigneur, il ôtait le voile. Chaque fois qu’une personne se tourne vers Dieu, le voile tombe. Lorsqu’Israël se convertira, son bandeau lui sera enlevé.

      2 Corinthiens 5

      20 Puisque nous en avons reçu la mission, nous parlons donc en ambassadeurs du Christ. Par notre moyen, Dieu lui-même adresse son invitation aux hommes. C’est au nom du Christ que nous les supplions : laissez-vous réconcilier avec Dieu.

      2 Corinthiens 10

      13 Quant à moi, je ne me laisse pas aller à une ambition démesurée, je ne veux pas déborder de la sphère d’activité qui m’a été assignée ni me vanter de ce qui n’est pas de mon ressort : je resterai dans les limites du champ d’action que Dieu m’a départi. Or, ce champ s’étend jusque chez vous.

      Galates 2

      11 Cependant, plus tard, lorsque Pierre est venu à Antioche, j’ai dû prendre personnellement position contre lui. Je lui ai tenu tête, car il était manifestement dans son tort et méritait d’être repris.
      14 Je voyais clairement qu’ils quittaient le droit chemin et ne marchaient plus selon la vérité enseignée par l’Évangile. J’ai alors dit ouvertement à Pierre, dans une réunion de l’Église (afin d’être entendu par tous) : « Si toi qui es juif, tu te sens libre de suivre les coutumes non juives et t’estimes dégagé des ordonnances légales du judaïsme, pourquoi veux-tu contraindre les non-Juifs convertis à respecter les coutumes juives ? »
    • Lévitique 4

      1 Le SEIGNEUR dit à Moïse
      2 de donner aux Israélites les enseignements suivants : « Quand quelqu’un a péché sans le vouloir, quand il a commis un acte interdit par un commandement du SEIGNEUR, voici ce qu’il faut faire.
      3 Supposons ceci : C’est le grand-prêtre qui a commis un péché, et par là, il a rendu le peuple coupable. Il doit alors offrir en sacrifice au SEIGNEUR un taureau sans défaut, pour recevoir le pardon des péchés.
      4 Il conduit l’animal devant le SEIGNEUR, à l’entrée de la tente de la rencontre. Il pose la main sur la tête du taureau et il l’égorge à cet endroit.
      5 Le grand-prêtre prend du sang du taureau et il l’emporte dans la tente de la rencontre.
      6 Il trempe un doigt dans le sang et, devant le SEIGNEUR, il lance sept fois un peu de sang sur le rideau du lieu très saint, sur sa partie visible.
      7 Ensuite, le grand-prêtre met du sang sur les coins relevés de l’autel du parfum qui se trouve devant le SEIGNEUR, dans la tente de la rencontre. Puis il verse tout le sang qui reste au pied de l’autel des sacrifices qui se trouve à l’entrée de la tente.
      8 Il prend toutes les parties grasses du taureau : la graisse qui entoure les intestins et l’estomac,
      9 les deux reins avec la graisse qui les enveloppe et qui tient aux côtés de l’animal, enfin, la meilleure partie du foie. On l’enlève avec les reins.
      10 Ce sont les mêmes parties qu’on prend quand on offre un taureau en sacrifice de communion. Le grand-prêtre les brûle sur l’autel des sacrifices.
      11 Ensuite, la peau du taureau, la viande, la tête, les pattes, les intestins et l’estomac avec ce qu’ils contiennent,
      12 tout ce qui reste de l’animal, il le fait porter en dehors du camp. On porte ces restes dans un endroit pur, là où on met les cendres grasses, et on les brûle sur un feu de bois. C’est à cet endroit qu’il faut tout brûler, sur le tas des cendres grasses. »
      13 « Supposons ceci : C’est toute la communauté d’Israël qui a péché sans le vouloir et sans le savoir. Elle a fait un acte interdit par un commandement du SEIGNEUR. Dans ce cas, les Israélites sont devenus coupables.
      14 Quand ils se rendent compte de ce péché, ils doivent offrir un taureau pour recevoir le pardon de Dieu. Ils conduisent l’animal devant la tente de la rencontre.
      15 Les anciens de la communauté posent la main sur la tête du taureau, et l’un d’eux l’égorge à cet endroit, devant le SEIGNEUR.
      16 Le grand-prêtre emporte un peu de son sang dans la tente de la rencontre.
      17 Il trempe un doigt dans le sang et, devant le SEIGNEUR, il lance du sang sept fois sur le rideau du lieu très saint, sur sa partie visible.
      18 Ensuite, le grand-prêtre met du sang sur les coins relevés de l’autel qui se trouve devant le SEIGNEUR, dans la tente de la rencontre. Puis il verse tout le sang qui reste au pied de l’autel des sacrifices qui se trouve à l’entrée de la tente.
      19 Il prend toutes les parties grasses du taureau et il les brûle sur l’autel.
      20 Avec ce taureau, il fait exactement la même chose qu’avec le taureau offert pour son péché à lui. Quand le grand-prêtre fait sur la communauté d’Israël le geste du pardon des péchés, Dieu pardonne à cette communauté.
      21 Ensuite, le grand-prêtre fait porter en dehors du camp tout ce qui reste de l’animal. On le brûle comme on a brûlé le premier taureau offert pour le péché du grand-prêtre. Voilà le sacrifice pour recevoir le pardon, quand la communauté d’Israël a commis un péché. »
      22 « Supposons ceci : C’est un chef du peuple qui a péché sans le vouloir. Il a fait un acte interdit par un commandement du SEIGNEUR son Dieu, et ainsi il est devenu coupable.
      23 Quand il se rend compte de ce péché, il doit offrir un bouc sans défaut.
      24 Il pose la main sur la tête de l’animal et il l’égorge devant le SEIGNEUR, là où on tue les animaux offerts en sacrifices complets. C’est un sacrifice pour recevoir le pardon des péchés.
      25 Le prêtre trempe un doigt dans le sang du bouc et il en met sur les coins relevés de l’autel des sacrifices. Puis il verse tout le sang qui reste au pied de cet autel.
      26 Il brûle sur l’autel toutes les parties grasses, comme on le fait pour le sacrifice de communion. Quand le prêtre fait sur le chef le geste de pardon pour son péché, Dieu pardonne à ce chef. »
      27 « Supposons ceci : C’est n’importe quel Israélite qui a péché sans le vouloir. Il a fait un acte interdit par un commandement du SEIGNEUR, et ainsi il est devenu coupable.
      28 Quand il se rend compte de ce péché, il doit offrir une chèvre sans défaut pour recevoir le pardon de Dieu.
      29 Il pose la main sur la tête de l’animal et il l’égorge là où on égorge les animaux offerts en sacrifices complets.
      30 Le prêtre trempe un doigt dans le sang de la chèvre et il en met sur les coins relevés de l’autel des sacrifices. Puis il verse tout le sang qui reste au pied de cet autel.
      31 Il enlève toutes les parties grasses de la chèvre, comme on le fait pour le sacrifice de communion. Le prêtre les brûle sur l’autel pour que la fumée de bonne odeur de ce sacrifice plaise au SEIGNEUR. Il fait sur le coupable le geste de pardon pour son péché. Alors Dieu pardonne à cet homme.
      32 « Si le coupable offre un mouton en sacrifice pour recevoir le pardon, il doit amener une femelle sans défaut.
      33 Il pose la main sur la tête de l’animal et il l’égorge là où on égorge les animaux offerts en sacrifices complets.
      34 Le prêtre trempe un doigt dans le sang de l’animal et il en met sur les coins relevés de l’autel des sacrifices.
      35 Il enlève toutes les parties grasses du mouton, comme pour le sacrifice de communion. Le prêtre les brûle sur l’autel avec les autres sacrifices brûlés pour le SEIGNEUR. Il fait sur le coupable le geste de pardon pour son péché. Alors Dieu pardonne à cet homme. »

      Lamentations 1

      1 Hélas ! la voici abandonnée, cette ville autrefois si peuplée ! Elle est comme une veuve, celle qui était si célèbre parmi tous les peuples. La voilà esclave, celle qui était une reine parmi les provinces !
      2 Elle passe ses nuits à pleurer, et ses joues sont couvertes de larmes. Parmi ceux qui l’aimaient, personne ne la console. Tous ses amis l’ont trahie, ils sont maintenant ses ennemis.
      3 Toute la population de Juda est en exil, elle est écrasée de misère, sous le poids d’un dur esclavage. Elle vit parmi les autres peuples, mais elle ne trouve pas où s’installer. Ceux qui la poursuivaient l’ont rattrapée dans un chemin sans issue.
      4 Les routes qui vont à Sion sont en deuil, personne ne vient plus pour les jours de fête, ses places publiques sont vides. Ses prêtres gémissent, ses jeunes filles sont dans la tristesse, Sion elle-même est remplie d’une douleur amère.
      5 Ses adversaires ont été les plus forts, ses ennemis sont bien tranquilles. C’est le SEIGNEUR qui la fait souffrir à cause de ses nombreuses fautes. Ses jeunes enfants, prisonniers, s’en vont, poussés par les vainqueurs.
      6 La ville de Sion voit partir tout ce qui faisait sa grandeur. Ses ministres sont comme des animaux qui ne trouvent pas d’herbe à manger. Ils s’enfuient sans force devant ceux qui les poursuivent.
      7 Jérusalem, dans son malheur, ne sait pas où aller. Alors, elle se souvient de toutes les choses précieuses qu’elle possédait autrefois. Quand son peuple est tombé au pouvoir de ses ennemis, personne n’est venu l’aider. Ses ennemis la regardaient et ils riaient parce qu’elle était détruite.
      8 Jérusalem a commis des fautes graves, c’est pourquoi elle est devenue une ordure. Tous ceux qui la respectaient la méprisent, parce qu’ils la voient toute nue. Elle, elle tourne le dos et gémit.
      9 Tout le monde voit sur elle qu’elle est impure. Elle n’avait pas prévu ce qui allait arriver. Elle est étonnée d’être tombée si bas, et personne ne la console. Elle dit : « SEIGNEUR, regarde ma misère, car mon ennemi se vante de sa force. »
      10 Les vainqueurs ont pris tous les trésors de Jérusalem. Cette ville a même vu les autres peuples entrer dans son lieu saint. Pourtant, SEIGNEUR, tu leur avais défendu d’entrer dans ton assemblée.
      11 Tous ses habitants gémissent, ils cherchent de la nourriture. Ils donnent ce qu’ils ont de plus précieux pour avoir à manger, pour reprendre des forces. Jérusalem dit : « SEIGNEUR, regarde et vois combien je suis méprisée. »
      12 Vous tous qui passez par ici, ce malheur ne vous a pas atteints. Regardez et voyez : est-ce qu’il y a une douleur pareille à ma douleur, pareille à celle que le SEIGNEUR a fait tomber sur moi le jour où sa violente colère a éclaté ?
      13 De là-haut, il a envoyé un feu, qu’il a fait descendre dans mon corps. Il a tendu un piège sous mes pieds et m’a fait tomber en arrière. Il a fait de moi une personne isolée, sans cesse malade.
      14 Il voit de près toutes mes fautes. Il les a attachées ensemble et les fait peser sur mes épaules. Le Seigneur a diminué mes forces, il m’a livré à des gens contre lesquels je ne peux pas me défendre.
      15 Le Seigneur a rejeté avec mépris tous les combattants courageux qui étaient chez moi. Il a réuni une armée contre moi pour briser mes jeunes soldats. Il m’a écrasée comme du raisin au pressoir, moi, la belle Jérusalem, ville de Juda.
      16 Voilà pourquoi je pleure. Mes yeux sont noyés de larmes, car celui qui peut me consoler et me rendre la vie est loin de moi. Mes enfants sont perdus, parce que l’ennemi a été le plus fort.
      17 Sion tend les mains, mais il n’y a personne pour la consoler ! Le SEIGNEUR a donné l’ordre aux voisins d’Israël d’attaquer ce peuple. Au milieu d’eux, Jérusalem est devenue une ordure.
      18 « Le SEIGNEUR a eu raison d’agir ainsi, car je me suis révoltée contre ses ordres. Écoutez donc, tous les peuples, et voyez ma douleur. Mes jeunes filles et mes jeunes gens ont été déportés.
      19 J’ai appelé ceux qui m’aimaient, mais ils ne veulent plus de moi. Mes prêtres et mes anciens sont morts dans la ville, pendant qu’ils cherchaient à manger pour reprendre des forces.
      20 SEIGNEUR, regarde mon malheur ! Mon corps tremble de fièvre, et je suis toute bouleversée, car je me suis vraiment révoltée ! Dans les rues, l’épée m’a enlevé mes enfants, à la maison, on se croirait chez les morts.
      21 On m’entend gémir, personne ne me console ! Mes ennemis ont tous appris mon malheur. Ils se réjouissent de ce que tu m’as fait. Fais donc venir le jour que tu as annoncé, pour qu’ils deviennent comme moi !
      22 Regarde bien toute leur méchanceté et traite-les comme tu m’as traitée à cause de tous mes péchés ! Oui, je passe mon temps à gémir et je suis bien malade. »

      Ezéchiel 1

      6 Chacun a quatre visages et quatre ailes.
      7 Leurs jambes sont droites, leurs pieds ressemblent aux sabots d’un veau et ils brillent comme du bronze poli.
      8 Sous chaque aile, il y a une main humaine. Leurs mains sont tournées dans les quatre directions comme leurs visages et leurs ailes.
      9 Les bouts de leurs ailes se touchent. Chacun avance droit devant soi sans se retourner.
      10 Chaque être a quatre visages : un visage humain devant, un visage de lion à droite, un visage de taureau à gauche et un visage d’aigle derrière.
      11 Deux de leurs ailes sont étendues vers le haut et elles se rejoignent, les deux autres ailes couvrent leurs corps.
      12 Chacun avance droit devant soi. Ils vont là où ils veulent, sans se retourner.

      Matthieu 5

      21 « Vous avez appris qu’on a dit à vos ancêtres : “Tu ne dois tuer personne. Celui qui tue quelqu’un, on l’amènera devant le juge.”
      46 Si vous aimez seulement ceux qui vous aiment, quelle récompense est-ce que Dieu va vous donner ? Même les employés des impôts font la même chose que vous !

      Matthieu 28

      16 Les onze disciples partent pour la Galilée. Ils arrivent sur la montagne où Jésus leur a dit d’aller.
      17 En voyant Jésus, ils l’adorent mais certains hésitent à croire.
      18 Jésus s’approche et leur dit : « J’ai reçu tout pouvoir au ciel et sur la terre.
      19 Allez chez tous les peuples pour que les gens deviennent mes disciples. Baptisez-les au nom du Père, du Fils et de l’Esprit Saint.
      20 Apprenez-leur à obéir à tous les commandements que je vous ai donnés. Et moi, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde. »

      Marc 4

      11 Jésus leur répond : « Dieu vous donne, à vous, la vérité cachée du Royaume de Dieu, mais les autres gens entendent seulement les comparaisons.

      Marc 10

      1 Ensuite, Jésus quitte cet endroit. Il va dans la région de Judée, qui est de l’autre côté du Jourdain. De nouveau, les foules se rassemblent auprès de lui, et il les enseigne, comme il en a l’habitude.
      2 Des Pharisiens s’approchent de Jésus, ils veulent lui tendre un piège et lui demandent : « Est-ce qu’un homme a le droit de renvoyer sa femme ? »
      3 Jésus leur demande à son tour : « Quel est le commandement que Moïse vous a donné ? »
      4 Ils lui répondent : « Moïse a permis à l’homme d’écrire une lettre de divorce pour renvoyer sa femme. »
      5 Jésus leur dit : « Moïse a écrit ce commandement pour vous, parce que votre cœur est fermé.
      6 Mais au commencement, quand Dieu a créé le monde, “il a fait l’homme et la femme.
      7 C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère pour vivre avec sa femme.
      8 Et les deux deviendront comme une seule personne.” Ainsi, ils ne sont plus deux, mais ils sont comme une seule personne.
      9 Ne séparez donc pas ce que Dieu a uni. »

      Luc 1

      1 Certains ont vu depuis le début ce que Dieu a fait chez nous. Ensuite, ils ont annoncé sa parole. Puis, ils nous ont raconté tout cela et beaucoup d’entre nous ont commencé à en écrire l’histoire.
      4 Ainsi, tu pourras voir que tu as reçu des enseignements solides.

      Jean 19

      28 Après cela, Jésus sait que tout est fini. Tout ce qu’on lit dans les Livres Saints doit arriver. C’est pourquoi Jésus dit : « J’ai soif. »

      Jean 20

      30 Devant ses disciples, Jésus a encore fait beaucoup d’autres signes étonnants, mais on ne les a pas racontés dans ce livre.

      1 Corinthiens 1

      2 j’écris à l’Église de Dieu qui est à Corinthe, à ceux qui appartiennent à Dieu par le Christ Jésus. Dieu les appelle à vivre pour lui, avec tous ceux qui, partout, font appel au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, leur Seigneur et le nôtre.

      1 Corinthiens 2

      9 En effet, les Livres Saints disent : « Il y a des choses que les yeux ne voient pas. Les oreilles ne les entendent pas, les êtres humains n’y ont jamais pensé. Eh bien, ces choses-là, Dieu les a préparées en faveur de ceux qui ont de l’amour pour lui. »

      1 Corinthiens 7

      10 À ceux qui sont mariés, voici ce que je commande, ou plutôt, ce n’est pas moi, c’est le Seigneur : le mari ne doit pas renvoyer sa femme, et la femme ne doit pas quitter son mari. Si elle est séparée de son mari, qu’elle reste seule, ou alors qu’elle fasse la paix avec lui.
      25 Pour ceux qui ne sont pas mariés, je n’ai pas d’ordre du Seigneur. Mais je donne mon avis : c’est l’avis d’un homme digne de confiance, parce que le Seigneur a été bon pour lui.

      1 Corinthiens 10

      24 Personne ne doit chercher son intérêt à soi, mais plutôt celui des autres.

      1 Corinthiens 11

      23 Voici la tradition que moi, j’ai reçue du Seigneur et que je vous ai fait connaître : la nuit où le Seigneur Jésus a été livré, il a pris du pain.

      1 Corinthiens 13

      12 À présent, nous ne voyons pas les choses clairement, nous les voyons comme dans un miroir, mais plus tard, nous verrons face à face. À présent, je ne connais pas tout, mais plus tard, je connaîtrai comme Dieu me connaît.

      1 Corinthiens 15

      3 Je vous ai donné avant toutes choses l’enseignement que j’ai reçu moi-même : le Christ est mort pour nos péchés, comme les Livres Saints l’avaient annoncé.

      2 Corinthiens 3

      14 Mais leur intelligence s’est fermée, et jusqu’à aujourd’hui, quand ils lisent les livres de l’ancienne alliance, le même voile est encore là. Non, il n’est pas enlevé, sauf pour celui qui est uni au Christ.
      15 En effet, jusqu’à aujourd’hui, chaque fois que les Israélites lisent les livres de Moïse, un voile couvre leur cœur.
      16 Mais chaque fois que les gens se tournent vers le Seigneur, le voile tombe.

      2 Corinthiens 5

      20 C’est donc de la part du Christ que nous prenons la parole. En réalité, par nous, c’est Dieu lui-même qui vous lance un appel : au nom du Christ, acceptez d’être réconciliés avec Dieu. Cela, nous vous le demandons avec force.

      2 Corinthiens 10

      13 Mais nous, nous n’allons pas dépasser la mesure en nous vantant ! Quand Dieu nous a conduits jusqu’à vous, il a fixé des limites à notre champ d’action, et nous allons les prendre comme mesure.

      Galates 2

      11 Mais quand Céphas est arrivé à Antioche de Syrie, je me suis opposé à lui devant tout le monde, parce qu’il avait tort.
      14 Eh bien, j’ai vu qu’ils ne marchaient pas droit selon la vérité de la Bonne Nouvelle. Alors j’ai dit à Céphas devant tout le monde : « Toi, Juif, tu as vécu ici comme ceux qui ne sont pas juifs, tu n’as pas vécu selon la loi de Moïse. Mais maintenant, tu veux forcer ceux qui ne sont pas juifs à faire comme les Juifs ! Pourquoi donc ? »
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