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CHRONOLOGIE DU NOUVEAU TESTAMENT (1)

Les auteurs du N.T., et même ceux des parties narratives du N.T., ne se soucient guère en général de faciliter la tâche des chronologistes de l'avenir. Ils indiquent peu de dates précises. Cependant les déterminations de temps, comme celles de lieu, ne leur sont pas aussi indifférentes qu'on a bien voulu le dire. Ils ne font pas de la rédemption un drame qui se serait joué on ne sait où et on ne sait quand, en dehors de la série temporelle où s'inscrivent les gestes de l'humanité. Le grand fait auquel le N.T. rend témoignage est la manifestation d'une pensée éternelle ; mais il s'est produit à un moment providentiellement choisi et historiquement assignable ( « quand le temps fut accompli, Dieu envoya son fils », Ga 4:4) ; il prend date avec une exactitude suffisante, quelque difficulté que l'on ait, dans le détail, à coordonner les indications chronologiques qui se rapportent soit à la carrière terrestre de Jésus-Christ, soit à l'activité des apôtres, continuateurs attitrés de son oeuvre. On distingue la chronologie relative de la chronologie absolue La première détermine les intervalles qui séparent les événements les uns des autres. La seconde situe chaque événement par rapport à un système général de notation chronologique ; plus précisément, quand il s'agit du N.T., elle relève les correspondances qui existent entre les dates de l'histoire évangélique ou apostolique et celles de l'histoire profane. Quelle que soit l'utilité de cette distinction, il ne nous paraît pas à propos de traiter séparément en deux chapitres successifs les deux ordres de questions, ainsi qu'on le fait parfois. Nous noterons, à mesure que la suite naturelle de notre exposé l'exigera, les principaux synchronismes que les textes indiquent ou permettent d'établir, et les données concernant l'ordre relatif et l'espacement des faits, celles-ci venant s'insérer dans le cadre obtenu à l'aide de ceux-là.

I CHRONOLOGIE DE LA VIE DE JESUS.

1.

LA NATIVITE.

Jésus est né sous Hérode le Grand (Mt 2:1, cf. Lu 6). L'historien juif Flavius Josèphe (Ant., XVII, 8:1 ; G.J., I, 33:8) donne sur la durée du règne de ce prince des indications d'où il résulte qu'il mourut en l'an 750 de la fondation de Rome (4 av. J. -C). Cette date est confirmée par la chronologie des successeurs d'Hérode, ainsi que par le calcul des éclipses. Josèphe fait mention d'une éclipse de lune qui eut lieu peu avant la mort d'Hérode (Ant., XVII, 6:4). Comme il nous apprend d'autre part que la fête de Pâque suivit de près cette mort (Ant., XVII, 9:3 ; G.J., II, 1:3), on est fondé à reconnaître dans l'éclipse en question celle que les astronomes disent avoir été visible en Palestine, dans la nuit du 12 au 13 mars de l'an 4 av. J. -C. Ainsi nous ne pouvons admettre, pour la naissance de notre Seigneur, une date postérieure à ce printemps de l'an 4 av. l'ère chrétienne. Il s'ensuit que cette ère, dont le début a été fixé par les calculs du moine Denys le Petit (VI e siècle), et dont la première année correspond à l'an 754 de Rome, commence trop tard.

Si la mort d'Hérode le Grand fournit un terme en deçà duquel nous ne saurions descendre, il paraît indiqué, par contre, de remonter un peu plus haut que l'année de cette mort. Le récit de Matthieu suppose que, lorsque survint le changement de règne dont la nouvelle ramena la sainte famille en Palestine, le séjour en Egypte durait déjà depuis un certain temps (2:15,19). La visite des Mages à Jérusalem ne doit pas se placer aux tout derniers jours de la vie du roi (d'après Josèphe il mourut à Jérico, après avoir vainement essayé des eaux de Callirrhoé, à l'Est de la mer Morte). Il faut aussi considérer la consigne donnée quant à l'âge des enfants à massacrer : « deux ans et au-dessous » (Mt 2:16). Cela signifie que, vu la date à laquelle les Mages lui ont dit avoir vu l'étoile, Hérode juge prudent de remonter à deux ans en arrière pour être sûr d'atteindre le compétiteur dont il veut se débarrasser.

Un indice chronologique précis peut-il être tiré de la mention même de l'étoile des Mages ? Cette idée n'est point à rejeter a priori. Pour amener au berceau du Rédempteur ces sages d'Orient, versés dans la science astrologique de leur époque, Dieu peut sans doute avoir suscité un miracle dont nulle astronomie ne saurait rendre compte. Mais il peut aussi s'être servi d'un fait naturel, qui pût prendre à leurs yeux la valeur d'un signe. Et du côté même de ceux qui nient la visite des Mages, certains auteurs tiennent pour possible que le récit qui nous en est fait se fonde sur le souvenir d'un phénomène astronomique dûment observé. Mais quel est ce phénomène, et se prête-t-il à une détermination de temps ? Origène pensait déjà à une comète. Cette hypothèse a été reprise par quelques modernes. On reconnaît aujourd'hui que les comètes n'ont pas toujours été regardées dans l'antiquité comme des présages de malheur. Plus précisément on a voulu identifier l'étoile des Mages avec la comète de Halley, qui aurait passé au périhélie en octobre de l'an 12 av. J. -C. Mais la date de la nativité serait reculée par là plus qu'il n'est vraisemblable d'après l'ensemble des données dont nous disposons. Et d'autres comètes, à révolution connue ou inconnue, ont pu être observées dans les années qui précédèrent la mort d'Hérode (les annalistes chinois en signalent bien une en 12, mais aussi en 8, en 5, en 4). De telle sorte que, s'il s'agit d'un de ces astres chevelus, la mention qui en est faite est dénuée de toute signification pour la chronologie. Même impossibilité de contrôle dans l'hypothèse d'une étoile temporaire, d'une brillante nova, ou dans celle encore d'un simple astéroïde entré en contact avec l'atmosphère terrestre (ceci d'ailleurs est quelque chose de trop fugitif pour que le récit de Matthieu s'y puisse rapporter).

Par contre, l'époque d'une conjonction d'astres peut toujours être déterminée. Kepler vit, en 1603, Jupiter et Saturne réunis dans la constellation des Poissons, et calcula que le fait avait dû se produire aussi en 7 av. J. -C. Ayant observé l'an d'après l'apparition d'une belle étoile temporaire, il supposa que les Mages avaient été témoins de la même coïncidence de phénomènes. En 1922, le professeur O. Gerhardt a savamment développé une exégèse qui se fonde sur les indications des tables astronomiques, mais sans mettre en cause l'invérifiable intervention d'une nova. L'étoile des Mages serait la planète Saturne, connue comme ayant une importance particulière pour les destinées d'Israël. Le moment décisif évoqué par les mots « nous avons vu son étoile... » (Mt 2:2) serait celui du lever héliaque de cette planète, dans la partie du zodiaque où les Mages avaient prévu sa rencontre avec Jupiter. C'est cette conjonction remarquable et rare, signe pour eux de la naissance du Messie attendu par les Juifs, qui les aurait décidés à se rendre à Jérusalem. Et c'est la réapparition de l'astre à l'horizon méridional de cette ville, puis sa position par rapport à Bethléhem, alors qu'ils approchaient du but de leur voyage, qui les aurait réjouis comme une nouvelle preuve de direction providentielle. Cet ensemble de conditions astronomiques s'est trouvé exactement réalisé en l'an 7 av. J. -C. La conjonction dura neuf mois, d'avril en janvier de l'année suivante. Comme on le voit, cette interprétation est séduisante à plus d'un égard. On peut y objecter que Matthieu ne dit mot de la conjonction elle-même, qui pourtant serait l'essentiel. Encore n'est-il pas tellement inadmissible qu'un récit populaire se soit attaché au souvenir de l'étoile vue par les mages, en laissant de côté ce qui rendait alors l'observation de Saturne si intéressante pour des astrologues. Et de toute manière c'est bien dans les années 7 à 6 avant notre ère, deux ou trois ans avant la mort d'Hérode, que la naissance de Jésus se place avec le plus de probabilité. Quant à la date du 25 décembre, fixée assez tardivement par l'Église, les évangiles n'ont rien qui la confirme, rien non plus qui l'exclue péremptoirement, car les bergers dont parle Lu 2:8 pouvaient être des nomades et non des villageois qui rentrent leurs troupeaux pour l'hiver.

On aimerait pouvoir emprunter une sûre indication de temps au texte du 3 e évangile qui dit que Joseph et Marie, celle-ci enceinte, se rendirent à Bethléhem à l'occasion du recensement ordonné par César Auguste (2:1 et suivants). Mais, sans parler d'autres objections de moindre importance, une grosse question de concordance chronologique se pose précisément à propos de ce texte. On lit au verset 2 : « Ce premier recensement eut lieu pendant que Quirinius était gouverneur de Syrie. » Publius Sulpi-cius Quirinius est un personnage connu dans l'histoire romaine. Il fut consul en l'an 12 av. J. -C. Tacite rapporte (Ann., III, 48, cf. Strabon, XII, 6:5) qu'après son consulat il fit à travers la Cilicie une expédition victorieuse contre les Homonades, montagnards du Taurus ; après quoi il reçut les honneurs du triomphe, puis fut donné pour tuteur au jeune Caïus César quand celui-ci, petit-fils d'Auguste, eut à réduire les Arméniens insoumis. D'autre part, Josèphe nous apprend que Quirinius, nommé par Auguste gouverneur (légat) de la province impériale de Syrie, avec mission d'y dénombrer les biens des habitants, fit faire en Judée un recensement qui provoqua une révolte (Ant., XVII, 13:8 ; XVIII, 1:1 2:1, cf. Ac 5:37). Mais selon l'historien juif, cette mesure fut prise au lendemain de la déposition d'Archélaiis, en la 37 e année après la bataille d'Actium, date évidemment trop tardive pour pouvoir être celle de la naissance du Sauveur, puisqu'elle correspond à l'an 6 à 7 de notre ère. Une inscription latine atteste que la population de la ville d'Apamée sur l'Oronte fut recensée par ordre de Quirinius. Cela vient à l'appui des dires de Josèphe quant à l'activité de ce haut fonctionnaire impérial en Syrie même ; cela ne nous aide pas à résoudre la difficulté en présence de laquelle nous nous trouvons.

Cette difficulté tomberait si l'on pouvait traduire, comme certains le font : « Ce recensement eut lieu avant que Quirinius gouvernât la Syrie », ou encore : « fut antérieur à celui qui eut lieu Quirinius étant gouverneur... » Ces essais de solution exégétique, et tels autres que nous passons sous silence, ne sortent pas du domaine de la conjecture, quoiqu'on puisse les appuyer de certains exemples grammaticaux. Dans l'interprétation ordinaire, selon laquelle le cens mentionné par Luc se place pendant le gouvernement de Quirinius, il faut expliquer pourquoi ce cens est qualifié de « premier ». Ou bien l'évangéliste veut marquer la grande nouveauté d'une telle mesure, au moins pour la Judée ; ou bien il croit devoir distinguer ce cens-là d'un ou de plusieurs autres, effectués dans la suite, mais aussi pendant que la Syrie avait Quirinius pour gouverneur. De toute façon, la phrase discutée se justifierait s'il était établi que Quirinius a été à deux reprises légat de Syrie, et la première fois à une époque qui pût convenir pour le dénombrement rendu célèbre par le texte de Luc.

Qu'il y ait eu deux légations de Quirinius, beaucoup l'admettent pour les raisons que voici. Une campagne comme celle que Quirinius mena dans le Taurus avait normalement pour chef le gouverneur de la province où elle devait se faire ou d'où elle devait partir. Quirinius gouvernait donc alors une province. Laquelle ? Il est naturel de penser à celle de Syrie, dont la Cilicie dépendait vraisemblablement. Mais si Quirinius était légat de Syrie quand il vainquit les Homonades, cette légation est antérieure à l'office qu'il eut à remplir auprès de Caïus César ; elle ne peut se placer après l'an 3 de notre ère, puisque le jeune prince mourut à son retour d'Arménie, en février de l'année 4. Donc il s'agit d'une légation qu'on ne saurait confondre avec celle pendant laquelle se fit le recensement dont parle Josèphe. L'argumentation paraît correcte. Et comme il est question dans une inscription de Tibur d'un personnage qui obtint deux fois d'Auguste la province de Syrie (tel est le sens généralement admis), plusieurs érudits, à la suite de Sanclemente (1793), ont estimé pouvoir reconnaître en lui notre Quirinius. Cette restitution d'un texte malheureusement mutilé n'est cependant pas acceptée par tous les archéologues. Supposons néanmoins que les deux légations syriennes de Quirinius soient acquises à l'histoire. Reste à savoir à quelle époque exactement se place la première des deux ; de là dépend la concordance des dates. Le terminus a quo est donné par l'année du consulat de Quirinius : 12 av. J. -C.

De l'an 10 environ à l'an 4, Josèphe mentionne comme s'étant succédé en Syrie les légats Titius, Saturninus et Varus. D'après Momrn-sen et Schurer, la première légation de Quirinius ne saurait trouver place qu'après l'expiration des fonctions de Varus, de 3 à 2 av. J. -C. Mais, si c'est alors qu'on procéda au recensement qui fut la cause occasionnelle de la venue de Marie à Bethléhem, il y a là de nouveau contradiction avec l'attestation formelle de la naissance de Jésus « aux jours du roi Hérode ».

D'autres combinaisons ont été proposées. Nous ne pouvons les signaler toutes. Ramsay a découvert en 1912 à Antioche de Pisidie une inscription dans laquelle Quirinius est qualifié de duumvir. Il suppose que ce titre fut décerné à l'ancien consul par les autorités de la colonie à la suite de son heureuse campagne, qui avait pacifié le pays. Un milliaire, témoin de la construction de la route impériale destinée à relier Antioche aux cinq colonies pisidiennes nouvellement fondées, sert de preuve au savant anglais pour établir que cette pacification était chose faite vers l'an 6 av. J. -C, et que par conséquent la guerre des Homo-nades doit remonter aux années préceédentes.

Quirinius aurait été pour la première fois gouverneur de la Syrie dans les années 10 à 7 (ou 11/10 à 8/7) av. J. -C. Une assertion à ne pas négliger est celle de Tertullien (Adv. Marc, IV, 19), qui dit que le recensement fut fait en Judée par Sentius Saturninus. Ceci s'accorde, au moins quant à la date, avec les conclusions auxquelles Ramsay est amené par les témoignages épigraphiques, vu que Saturninus a été en charge, selon les indications de Josèphe, de 9 à 6 environ. Ramsay pense qu'il y a eu en Syrie deux gouverneurs à la fois. Zahn recourt à une explication qui mérite aussi d'être mentionnée. Il ne croit pas que Quirinius ait été chargé deux fois du gouvernement de la Syrie. D'après lui, quand le recensement palestinien a été ordonné et entrepris (vers 6 av. J. -C), la Syrie était gouvernée par Varus, mais Quirinius s'y trouvait déjà en qualité de commissaire impérial extraordinaire. Luc lui attribuerait par anticipation le titre de gouverneur, qui ne devait lui appartenir que plus tard, après la mort d'Hérode, non pas d'ailleurs à la date indiquée par Josèphe, mais de 4 à 3 av. J. -C.

Le point n'est pas encore définitivement éclairci. Mais on voit déjà par les inscriptions qu'il n'y a pas lieu de donner systématiquement raison à Josèphe lorsqu'il est en conflit réel ou apparent avec le N.T. L'histoire de l'administration romaine en Syrie est plus compliquée que ne le montre l'historien juif. Et la plus inacceptable des hypothèses est bien celle d'après laquelle toute cette affaire de recensement. aurait été imaginée ou truquée dans l'évangile, à seule fin de faire naître le Christ à Bethléhem, selon les prophéties.

2.

DÉBUT DU MINISTÈRE DE JÉSUS.

L'activité publique de notre Seigneur a commencé tôt après celle de Jean-Baptiste. C'est pourquoi Luc tient à dater celle-ci avec précision. La parole du Seigneur se fit entendre à Jean, dit-il, « la quinzième année du règne de Tibère César » (3:18). Ce synchronisme, qui paraît si clair, n'exclut cependant pas pour nous toute hésitation, parce que nous ne sommes pas sûrs de la manière dont Luc compte les années de Tibère. Si l'on prend pour point de départ la mort d'Auguste, qui survint le 19 août de l'an 14 ap. J. -C, la 15 e année du gouvernement de son successeur doit aller du 19 août 28 au 19 août 29. Mais il est probable que Luc s'est conformé à l'habitude orientale de compter pour la 1 re année d'un souverain le temps compris entre son élévation au trône et le nouvel an suivant, qui devenait ainsi le début de sa 2 e année. Et comme le calendrier syrien, sur lequel il y a lieu de croire qu'il s'est réglé, faisait commencer l'année au 1 er octobre, l'année 15 de Tibère serait pour notre évangéliste celle qui va d'octobre 27 à octobre 28, l'année 13 à 14 étant censée être la première du règne.

Si la prédication de Jean-Baptiste, prélude de celle de Jésus, a commencé en 27/28, la première Pâque dont parle l'évangile de Jean est celle de l'an 28, et le baptême de notre Seigneur doit se placer quelque temps auparavant. Le seul inconvénient de cette date, c'est que si on l'adopte il faut admettre, ou bien que l'année 30 n'est pas celle de la Passion, et l'on a par ailleurs de bonnes raisons de croire qu'elle l'est (voir plus loin), ou bien que l'intervalle de la première à la dernière Pâque n'a été que de deux ans. Or, l'év. de Jean paraît plutôt réclamer pour le ministère de Jésus une durée de trois ans. Nous gagnerions de la marge en supposant, avec certains chronologistes, que Luc date les années de Tibère à partir du moment où celui-ci avait été associé par Auguste au gouvernement de l'empire, fin de l'an 11 ou début de l'an 12 de notre ère. La quinzième année correspondrait alors à l'an 26. On invoque à l'appui de cette hypothèse un texte de Tertullien (Adv. Marc, I, 15) qui indique la 12 e année de Tibère comme celle où le Seigneur s'est révélé (un ms. porte : la 15 e, mais on peut croire que c'est une correction). La différence entre ce chiffre et celui de Luc est résolue, à quatre mois près, si la 12 e année est comptée à partir de la mort d'Auguste, et la 15 e année à partir de la corégence de Tibère. Il suffirait d'ailleurs de pouvoir reporter la première Pâque de 28 à 27 pour donner le jeu voulu aux inductions de la chronologie relative. C'est facile dans la supposition dont nous parlons. Si l'activité du Précurseur a débuté vers le milieu ou la fin de 26, l'intervalle à laisser entre ce début et le baptême de notre Seigneur, puis le temps nécessaire pour ce qui est raconté dans Jn 1:19-2:12, nous amènent sans difficulté à la Pâque de l'an 27. Seulement, on n'a pas la preuve que cette manière de compter, qui fait commencer le règne avec la corégence, fût couramment en usage, et il est hasardeux de la prêter à Luc. Tout ce que nous pouvons dire, et allons encore montrer, c'est que l'hésitation est permise en faveur d'une date qui faciliterait la coordination des diverses données du problème.

Le propos tenu par les Juifs à l'occasion de l'expulsion des vendeurs : « On a mis quarante-six ans à bâtir ce temple... » (Jn 2:20), est d'un intérêt chronologique évident, et intéresse bien la date des débuts du ministère. L'év. de Jean donne à l'épisode de la purification du temple sa vraie place, en le mettant au commencement de son récit. Les synoptiques l'ont déplacé conformément au plan de leur narration, qui ne comporte qu'une Pâque et qu'un séjour à Jérusalem, celui qui précède la Passion. La construction du nouveau temple de Jérusalem avait été entreprise la 18 e année du règne d'Hérode le Grand (Jos., Ant., XV, 11:1), soit, d'après le compte de Schurer, à qui nous renvoyons, dans l'hiver de 20 à 19 av. J. -C. Tout le principal fut fait du vivant d'Hérode, mais ce n'est qu'au temps du procurateur Albinus (62 à 64 ap. J. -C.) que Josèphe signale le complet achèvement de ce grand ouvrage (Ant., XX, 9:7). La parole des Juifs doit donc signifier qu'on y travaillait déjà depuis quarante-six ans, ce qui sans doute n'exclut pas certaines interruptions. Si ces années sont comptées comme révolues, la Pâque au temps de laquelle cette parole a été prononcée est celle de l'an 28 de notre ère. Mais il se peut aussi que l'année courante soit la 46 e, que l'on soit à la 46 e Pâque, celle de l'an 19 ayant été la première à dater de la reconstruction. Alors on serait en 27.

Lu 3:23 dit que Jésus avait « environ trente ans » au commencement de sa carrière publique. Cette indication ne saurait nous obliger à retarder la date approximative que nous avons admise pour la nativité. Sans doute, si le Sauveur est né en 7 ou en 6 av. l'ère vulgaire (747 ou 748 de Rome), l'année 28 de cette ère (781 de Rome) est celle où il a dû atteindre ses 33, si ce n'est même ses 34 ans accomplis (chiffres à remplacer par 32 et 33 si l'on pense à l'année 27). Mais le mot environ n'est pas pour rien dans le texte. Luc ne garantit pas la rigueur de son chiffre. En outre, chez les anciens, la trentaine était l'âge où l'on vous tenait pour un homme fait, capable d'accéder aux emplois publics ; c'est alors notamment que les lévites entraient en fonctions (No 4:29). Les « trente ans environ » de Le déterminent moins un laps de temps qu'ils ne marquent une étape de la vie. Ils signifient que le Fils de Dieu n'est pas apparu sur la scène du monde avant l'âge qui est pour les fils des hommes celui de la maturité. Toutefois ce renseignement, même compris de la sorte, nous invite à écarter les combinaisons qui feraient Jésus trop proche de la quarantaine lorsqu'il commença son enseignement et ses miracles. Il n'y a pas à citer en sens contraire la parole des Juifs : « Tu n'as pas encore cinquante ans » (Jn 8:57). Elle ne dit rien de plus que ceci : « Tu parles comme si tu avais vécu des siècles, et tu n'as pas même un demi-siècle derrière toi ! »

Dans Lu 3:18, le synchronisme que nous avons examiné est suivi de plusieurs autres, qui ne s'énoncent pas en chiffres comme le premier, mais qui, tels quels, nous offrent un utile moyen de contrôle. Ce sont d'abord ceux-ci, destinés à donner un tableau de l'état politique de la Palestine, au moment où Jésus allait s'y manifester : « Pilate étant gouverneur de la Judée, Hérode tétrarque de la Galilée, Philippe son frère tétrarque de l'Iturée et de la Trachonitide, et Lysanias tétrarque de l'Abilène... » Pour commencer par ce dernier personnage, deux inscriptions ont établi qu'un Lysanias, dont parle aussi Josèphe (Ant., XIX, 5:1 ; XX, 7:1), était en effet au temps de Tibère à la tête d'une tétrarchie qui avait pour capitale Abila, dans l'Antiliban. Il n'y a donc pas d'erreur chronologique à reprocher à Luc, comme l'ont cru des critiques qui pensaient au roi du même nom, mis à mort par Antoine en 36 av. J. -C. (Dion Cass., XLIX, 32).

Pour établir la date de l'entrée en fonctions de Pilate, il faut d'abord déterminer celle de sa révocation. Il avait passé dix ans en Judée quand il dut se rendre à Rome pour répondre aux accusations portées contre lui (Jos., Ant., XVIII, 4:2). Comme il n'y arriva qu'après la mort de Tibère (16 mars 37), on serait porté à croire qu'il quitta son poste au début de 37 seulement. Mais après le départ de Pilate se place une visite que le légat de Syrie, Vitellius, fit à Jérusalem au moment d'une Pâque qui ne peut être que celle de l'année 36, car il devait y revenir, cette fois à l'époque même où Tibère mourut (ibid., 4:3 et 5:3). Ces deux visites ne peuvent pas être identifiées, vu la différence des circonstances et celle des noms des grands-prêtres que Vitellius déposa et nomma dans les deux occasions. Ou bien donc Josèphe brouille étonnamment l'ordre des faits quant à la première visite de Vitellius et au départ de Pilate, ou bien Pilate, obtempérant à l'ordre reçu, est parti en 36, mais a profité de quelque circonstance pour n'arriver à destination qu'au bout d'une année. Il reste un certain doute à ce sujet. En aucun cas cependant Pilate ne peut être entré en charge avant 26, et l'on ne saurait par conséquent faire remonter au delà de cette année la date où Jean-Baptiste se mit à prêcher. Hérode

Antipas et Philippe avaient reçu leurs tétrarchies lors du partage qui suivit la mort d'Hérode le Grand, en 4 av. J. -C. Ils les gouvernèrent longtemps, Philippe jusqu'à sa mort (34), Hérode Anti-pas jusqu'à sa déposition par Caligula (39). C'est pour avoir blâmé le coupable remariage d'Antipas que Jean-Baptiste fut mis en prison (Mr 6:17 et suivant, Mt 14:3). Motif personnel, nullement exclu par celui qu'indique Josèphe : crainte de quelque soulèvement (Ant., XVIII, 5:2). On ne sait pas au juste quand le tétrarque épousa Hérodias ; on ne sait pas quand, où et dans quelles circonstances Jean fit entendre sa censure ; on ignore également si son emprisonnement eut lieu tout aussitôt ou quelque temps après. Il appert seulement d'une remarque du 4 e évangile (3:24) que le ministère du Précurseur s'est poursuivi, parallèlement à celui de Jésus, plus longtemps qu'on ne s'en rendrait compte d'après la narration synoptique. (cf. Mr 1:14, Mt 4:12) La première femme d'Antipas, fille du roi des Arabes Nabatéens, Arétas IV, s'était retirée chez son père en apprenant que son mari allait la répudier. Arétas garda de cette affaire un vif ressentiment contre le tétrarque. Des contestations territoriales ayant surgi, les deux princes se firent la guerre. L'armée d'Hérode ayant été complètement battue, cette défaite fut regardée dans le peuple comme un châtiment du meurtre de Jean-Baptiste (Jos., Ant., XVIII, 5:1 et suivant). De là on a voulu tirer la preuve que les hostilités avaient suivi de près la mort de Jean, ce qui rapprocherait cette mort, et par conséquent celle de Jésus, de la fin du règne de Tibère (la nouvelle de la mort de cet empereur arrêta Vitellius qui allait marcher sur Pétra avec des troupes pour châtier le vainqueur d'Antipas. Ibid., 5:3). Mais les Juifs qu'avait émus la fin tragique de Jean ont pu, à bien des années d'intervalle, interpréter le revers subi par Hérode comme une juste punition. Et s'il est vrai que l'offense faite à la fille d'Arétas fut à l'origine du conflit, on n'en doit pas conclure que le temps qui s'écoula entre ce drame de famille et la guerre ne put être que très court. Les princes ennemis ne recoururent aux armes que lorsque les circonstances politiques leur en eurent donné l'occasion.

Nous savons par Josèphe (Ant., XVIII, 5:4) le nom de la fille qu'Hérodias avait eue de son premier mari, un Hérode, fils d'Hérode le Grand et de la seconde Mariamme, que Mr 6:17 et Mt 14:3 appellent Philippe, mais qu'il est impossible de confondre avec le tétrarque du même nom. Contre le récit de la danse de Salomé devant Hérode et ses convives, on a fait valoir cette objection, entre autres, que la danseuse y est qualifiée de « petite fille » (Mr 6:22,28, Mt 14:11). Comme elle devint la femme du tétrarque Philippe, quelques années sans doute avant la mort de ce dernier (34), on s'est étonné qu'elle ait pu être encore une enfant à la mort de Jean-Baptiste, soit vers la fin de la troisième décade. Mais le terme grec que nos dictionnaires rendent par « petite fille », « fillette », est employé par les LXX en parlant d'Esther, alors que celle-ci était en âge de devenir reine (Est 2:7,9). Quand son vieux mari eut laissé Salomé veuve et sans enfants, elle se remaria avec un arrière-petit-fils d'Hérode le Grand, du nom d'Aristobule, à qui elle donna trois fils (Josèphe, ibid.). D'après la suite de ses ascendants, ce prince devait avoir vingt ans, ou guère davantage, en 34. Salomé pouvait être un peu plus âgée que lui. Admettons qu'elle ait eu de quinze à dix-huit ans en 28 ou en 29. Nubile de bonne heure, comme les filles d'Orient, elle a pu, à peu de temps de là, être donnée en mariage à son oncle, malgré une différence d'âge de trente à quarante ans.

Dans l'énumération de Lu 3:18, les détenteurs du pouvoir religieux viennent en dernier lieu. Le texte dit littéralement : « sous le grand-prêtre Anne et Caïphe ». Élevé au pontificat par Quirinius, Anne avait été déposé en 15 par Valérius Gratus (Jos., Ant., XVIII, 2:1, 2). Quoiqu'il n'y eût qu'un seul grand-prêtre en charge, on continuait à donner le titre à ceux qui avaient exercé la fonction. L'étonnant n'est donc pas que Luc appelle « grand-prêtre » quelqu'un qui ne l'était plus en fait ; c'est que ce vocable, ici au singulier, ait l'air de s'appliquer seulement ou spécialement à Anne (voir ce mot). Celui-ci, il faut le dire, jouissait d'une grande autorité personnelle ; il eut cinq fils grands-prêtres (Jos., Ant., XX, 9:1). D'ailleurs, cette façon curieuse de le mettre en vedette (encore plus marquée Ac 4:6) n'ôte rien à la clarté de la situation chronologique. Matthieu et Jean sont d'accord avec Josèphe pour nous apprendre que Caïphe était grand-prêtre à l'époque du procès de Jésus. Gendre d'Anne (Jn 18:13) et son quatrième successeur, il fut nommé vers 18 par Valérius Gratus et resta en charge jusqu'à sa déposition par Vitellius, en 36 (Ant., XVIII, 2:2 4:3).

3.

DUREE DU MINISTERE DE JESUS.

L'opinion qui réduit cette durée à un an a eu des partisans dès l'antiquité chrétienne et en a encore de nos jours. Si l'on en juge d'après le cadre narratif des synoptiques, il peut sembler qu'une seule année sépare le baptême de la crucifixion. Mais les trois premiers évangiles fournissent eux-mêmes la preuve que cet intervalle est trop court.

Prenons le récit des épis arrachés un jour de sabbat (Mr 2:23 et parallèles). La saison est tout indiquée : les champs sont prêts à être moissonnés. Or, en Palestine, la moisson se faisait d'avril à juin, selon l'altitude des terres et selon l'espèce du grain semé, l'orge étant plus hâtive que le froment (on offrait, à la Pâque, les prémices de la récolte des céréales ; à la Pentecôte, on en fêtait l'achèvement). Dans le récit de la multiplication des pains, la mention de l' « herbe verte » (Mr 6:39) n'est pas moins significative pour qui sait qu'en Palestine « le gazon est complètement desséché dès la fin de mai » (Lagrange). Par ce charmant détail descriptif, Marc s'accorde avec Jean, qui parle de l'abondance de l'herbe (Jn 6:10) et qui note la proximité de la Pâque (Jn 6:4). Voilà donc deux scènes de la vie publique du Seigneur qui se placent l'une et l'autre au printemps, mais la première à un moment plus avancé de la saison. Elles ne peuvent appartenir à la même année, à moins qu'on ne prête à la narration évangélique le plus invraisemblable bouleversement de l'ordre des faits. Comme, d'autre part, il est de toute impossibilité que le printemps de la multiplication des pains et celui de la Passion ne fassent qu'un--trop de choses se passent entre ces deux événements--, nous avons à compter avec un minimum de deux années.

Même résultat si l'on se place au point de vue de la géographie. A part le voyage qui amène Jésus à Jérusalem, et le temps qu'il passe dans la ville sainte avant d'y être mis à mort, le ministère raconté par les synoptiques se limite à la Galilée et aux territoires voisins. Mais certains détails font apercevoir là l'effet d'une réduction schématique. La grande enclave de Lu 9:51-18:14, qu'on est convenu d'appeler le « journal de voyage », porte trace d'un plus grand nombre d'allées et venues. Il n'y a pas de témérité à supposer que Luc réunit en une seule phase itinérante des souvenirs qui se rapportent à divers voyages. En outre, dans la dernière partie de leur récit, Matthieu, Marc et Luc nous laissent voir qu'il y a eu plus d'un séjour de Jésus à Jérusalem. Ce n'est pas pour rien que l'ingrate cité est apostrophée en ces termes : « Combien de fois j'ai voulu rassembler tes enfants... » (Mt 23:37, Lu 13:34). Quand il arrive dans la capitale juive, Jésus y est connu de bien des gens. Il a un disciple au sein même du sanhédrin (Mt 27:57, Mr 15:43). Il a un pied-à-terre à Béthanie (Mt 21:17, Lu 10:38 et suivants). Il sait que le propriétaire de l'humble monture dont il a besoin la lui prêtera volontiers (Mt 21:3), que le citadin chez qui il envoie ses disciples préparer le repas de la fête ne lui refusera pas l'hospitalité (Mt 26:18). Pour y former tant de relations, et d'un tel caractère, il faut que Jésus ait déjà séjourné en Judée. Ajoutée à l'activité galiléenne que décrivent nos synoptiques, cette activité judéenne et hiérosolymitaine, qu'ils font supposer, ne peut se renfermer dans les limites d'un an. C'est bien en vain qu'on invoque en faveur d'une si faible durée la parole de Esa 61:2 (citée Lu 4:19) sur « l'année de grâce du Seigneur ». La chronologie n'a pas à faire état de cette figure de langage, allusion symbolique à l'année du Jubilé (Le 25:10).

Le 4 e évangile (voir Jean, évangile de) apporte à l'étroitesse du cadre des synoptiques un correctif que ceux-ci, nous l'avons vu, réclament en quelque sorte. Il présente un tableau plus développé des pérégrinations du Maître, et jalonne son récit d'indications qui se rapportent aux fêtes du calendrier juif. La valeur de ces repères chronologiques ne doit point être contestée sous prétexte que les intervalles qu'ils marquent ne sont pas remplis par la matière de la narration. Qui fait un choix, en histoire, sait qu'il laisse des vides. Et saint Jean, dont l'évangile suppose l'existence des trois autres, déclare lui-même n'avoir relaté qu'une partie des oeuvres miraculeuses du Fils de Dieu (Jn 20:30). Il ne vise d'ailleurs pas à dresser une chronologie en forme ; il ne veut que rendre sensible la fixité de certains points. Six fêtes juives sont mentionnées par lui : lai première Pâque (Jn 2:13,23) ; une fête qui n'est pas désignée plus précisément (Jn 5:1) ; une autre Pâque (Jn 6:4) ; la fête des Tabernacles (Jn 7:2,10) ; la fête de-la Dédicace (Jn 10:22) ; la dernière Pâque (Jn 11:55 12:1 13:1 etc.). La Pâque indiquée comme proche de la multiplication des pains est la seule de ces fêtes que Jésus passe loin de Jérusalem. Le texte qui en fait mention n'en est pas moins d'une incontestable authenticité. Jean nous oblige donc à compter au moins deux ans de la première Pâque à la dernière, à quoi il faut naturellement ajouter, pour avoir la durée totale du ministère, le temps réclamé par les événements dont le récit précède Jn 2:13 (de la rencontre de Jésus et de Jean-Baptiste aux noces de Cana inclusivement).

Mais ces deux ans, plus quelques mois ou semaines, suffisent-ils ? Question liée à celle de l'identification, si difficile, de la fête que Jn 5:1 mentionne sans la nommer. Si on lit, avec une partie des manuscrits, « la fête des Juifs », ce doit être la Pâque qui est visée comme principale fête juive (voir Évangiles, Harmonie des, et cartes n° V). Celle des Tabernacles était fort importante aussi, mais il n'en est parlé que plus loin ; le lecteur pense naturellement à la Pâque, dont il a déjà été question. Si l'on préfère la leçon sans article, « une fête des Juifs » --leçon fortement attestée et qui a ceci pour elle que l'autre peut être une correction inspirée par le désir de préciser--l'indétermination même de cette formule semble exclure la Pâque, dont on ne voit pas pourquoi le nom serait remplacé ici par une désignation aussi vague. Plusieurs exégètes (dont Fr. Godet) optent pour la fête des Purim, qui se célébrait au mois d'adar (février-mars). Dans cette hypothèse, voici comment les choses peuvent se combiner. Parlant à ses disciples, auprès du puits de Jacob, Jésus s'exprime ainsi : (Jn 4:35) « Ne dites-vous pas : quatre mois encore, et la moisson viendra ? » Interprétés comme ils le sont le plus souvent, ces mots signifient qu'on est réellement, dans la plaine de Sichem, à quatre mois de la moisson ; ils ont donc été prononcés en hiver. Alors on obtient cette suite normale : passage en Samarie, janvier ; Purim (Jn 5:1), mars ; Pâque (Jn 6:4), avril. Entre la Pâque de la purification du temple et celle de la Passion, il n'y en a qu'une, celle qui s'est trouvée proche de la multiplication des pains. Et le ministère du Christ selon le 4 e évangile peut tenir en deux ans et une fraction. Mais est-il vraisemblable que Jésus ait fait à l'occasion de cette fête des Purim, si peu religieuse, un pèlerinage à Jérusalem ? Cette objection, dont la force n'est pas niable, a une portée chronologique facile à discerner. Si Jn 5:1 ne se rapporte pas à la seule fête qui tombe entre janvier et la Pâque, on a besoin d'une année de plus, et cela, qu'il s'agisse de la Pâque elle-même (leçon avec l'article), ou d'une des fêtes qui la suivent, car dans ce dernier cas, il y a une Pâque dont la mention est omise.

Un moyen d'échapper à cette conséquence nous est offert par l'interprétation qui fait des mots « les champs sont blancs pour la moisson » la vraie allusion à l'état présent des cultures, et de la réflexion « encore quatre mois » une sorte de proverbe. Ainsi l'entretien pourrait se placer dans la saison qui suivit la première Pâque. Il est rigoureusement possible que Jésus, après cette Pâque où il avait purifié le temple et après un court séjour dans la région du Jourdain (Jn 3:22), ait traversé la Samarie alors que le blé y mûrissait et ait eu le temps, n'ayant fait qu'une brève apparition en Galilée (Jn 4:43,54), de revenir à Jérusalem pour la Pentecôte (Jn 5:1). Mais cette trame paraît bien serrée, et l'on verrait plutôt dans la fête sans nom celle des Tabernacles, s'il n'y avait alors la difficulté de savoir pourquoi elle ne serait pas nommée au ch. 5 comme au ch. 7. D'autres combinaisons deviennent possibles, si l'on intervertit l'ordre des ch. 5 et 6. On a ainsi Jn 6:4, Pâque, et Jn 5:1, Pentecôte ; ou (en lisant « la fête ») Jn 6:4, Pâque annoncée comme prochaine, et Jn 5:1, Pâque célébrée à Jérusalem. Mais cette interversion est une solution toute conjecturale, que sa seule commodité ne saurait recommander suffisamment.

En somme, les évangiles nous apprennent que le ministère de Jésus a duré deux ans au moins, plus une fraction d'année antérieure à la première Pâque. Et l'on aurait plus de facilité à rendre compte de toutes les indications du 4 e évangile, si l'on était sûr de pouvoir ajouter à ce minimum une année pleine.

4.

LA PASSION.

C'est très arbitrairement que certains auteurs appliquent à la Passion la date indiquée par Lu 3:1 (15e année de Tibère). Il faut faire place auparavant à tout le temps du ministère. Si la première Pâque tombe en 28 ou peut-être en 27, nous sommes conduits à chercher la date de la Passion dans les années 29 à 31. Les anciens écrivains ecclésiastiques nous apportent à ce sujet des indications contradictoires, dans lesquelles il n'est pas facile de discerner ce qui repose sur quelque renseignement original et ce qui provient d'une interprétation plus ou moins juste de Lu 3:1. Le plus sûr et le plus court est de recourir aux textes évangéliques, quoiqu'ils ne nous renseignent qu'indirectement sur la date de la crucifixion. Mais avant d'essayer de résoudre la question de l'année, il importe de traiter celle du mois et du jour.

Notre Seigneur est mort un vendredi, la veille d'un sabbat (Mt 27:62, Mr 15:42, Lu 23:54, Jn 19:31) ; il est ressuscité le surlendemain, un dimanche (Mt 28:1, Mr 16:2, Lu 24:1, Jn 20:1). Là-dessus, l'accord de nos quatre évangiles est incontestable. Mais le quantième du mois reste à fixer, et c'est là un très vieux point de controverse. Il s'agit de savoir si Jésus a été crucifié le jour même de la Pâque, le 15 nisan, ou bien le 14, jour dont le soir seulement appartenait à la fête (l'agneau pascal, immolé dans l'après-midi, était consommé après le coucher du soleil, qui marquait pour les Juifs le commencement de la journée du 15). Les uns, s'en tenant aux textes synoptiques qui parlent du dernier repas de Jésus avec ses disciples comme d'un repas pascal (Mt 26:17, Mr 14:12, Lu 22:7), disent que la crucifixion ne peut avoir eu lieu que le 15 nisan. Les autres assurent qu'elle doit se placer la veille, et appuient fortement cette opinion sur des textes de Jean : Jn 13:29 (quand Judas sort, avant la fin du dernier repas, on le croit chargé d'un achat pour la fête : elle n'a donc pas encore commencé) ; Jn 18:28 «  (les Juifs qui amènent Jésus à Pilate n'entrent pas dans le prétoire, « afin de ne pas se souiller et de pouvoir manger la Pâque » : donc ils ne l'ont pas encore mangée) ; Jn 19:14 ( « c'était la préparation de la Pâque », autrement dit la veille de cette fête ; il n'est pas naturel de traduire : la préparation [du sabbat] de la semaine de Pâque). D'ailleurs la narration synoptique de la Passion suscite elle-même des objections contre l'idée que l'arrestation de Jésus, son procès, son supplice, auraient pu se succéder au cours d'une nuit et d'un jour si solennellement fériés. Simon de Cyrène revenait des champs quand il fut requis de porter la croix (Mr 15:21) ; le chômage n'était-il donc pas obligatoire ce jour-là ? Il y a lieu d'ajouter que, dans le récit du dernier repas, on ne reconnaît guère le rituel de la Pâque juive. Mais cet argument n'est pas concluant : Matthieu, Marc et Luc rapportent ce qui a trait à l'institution de la sainte Cène, sans décrire le repas au complet. Et il peut avoir été pascal par l'intention et par la date, malgré certaines modifications du cérémonial.

Ceux qui, pour les raisons que nous avons dites, affirment que le jour de la crucifixion est le 14 nisan, et que le dernier repas a été pris le soir du 13, ont à expliquer cependant ces termes qui paraissent bien clairs : « Où veux-tu que nous allions préparer ce qu'il faut pour que tu manges la Pâque ? » (Mr 14:12 et parallèle), et surtout cette parole du Maître : « J'ai vivement désiré manger cette Pâque avec vous... » (Lu 22:15). De telles phrases devraient-elles leur forme à un « effet de perspective », auraient-elles été arrangées après coup sous l'influence de la foi qui proclame la substitution d'une nouvelle Pâque à l'ancienne ? (1Co 5:7) Hypothèse facile et d'un genre toujours suspect. Mieux vaut penser que Jésus a célébré la Pâque un jour plus tôt que les chefs de son peuple. On a cherché de différentes façons à montrer que cette anticipation n'avait pas besoin d'être mise sur le compte d'une initiative toute personnelle. Comme on sait que les Pharisiens et les Sadducéens ont eu des controverses au sujet du comput de la Pentecôte, qui dépendait de celui de la Pâque, les savants Strack et Billerbeck, reprenant l'idée émise par l'auteur d'un commentaire hébraïque de Matthieu, supposent que les deux partis étaient convenus pour certaines années de célébrer la Pâque chacun à son jour. Cette année-là, en consacrant la soirée du jeudi au repas de la Pâque, Jésus se serait conformé à la pratique des docteurs pharisiens, toujours suivis par une grande partie du peuple ; tandis que les dirigeants sadducéens, maîtres du temple, et tous ceux qui leur obéissaient, auraient admis la coïncidence du 15 nisan, premier jour de la fête, et du sabbat. Il va de soi que le Seigneur ne saurait être mêlé à ces querelles d'écoles. S'il a préféré un jour à un autre, c'est parce qu'il savait son heure venue et voulait manger une dernière fois la Pâque avec les siens. Mais si tout le monde n'observait pas toujours le rite pascal en même temps, on peut comprendre que les disciples n'aient pas été surpris de la décision de leur Maître comme s'ils l'avaient vu prendre une liberté tout isolée à l'égard du calendrier religieux. Et, en fait, une divergence était possible dans la détermination du jour sur lequel le 15 nisan devait tomber.

Les mois du calendrier juif étaient lunaires. Mais la révolution de la lune se mesurait empiriquement et sans rigueur. Le sanhédrin constatait-il, au soir du 29 e jour, l'apparition du croissant de la lune nouvelle, ou en était-il prévenu par des témoins dignes de foi ? Alors le mois prenait fin, il n'était que de vingt-neuf jours. Sinon, il en comptait trente. Ainsi l'alternance des mois caves et des mois pleins n'était pas régulière. L'avance de l'année lunaire sur l'année solaire, qui est normalement de onze jours, était récupérée, quand le besoin s'en faisait sentir, par l'adjonction d'un mois intercalaire. Celui-ci doublait le mois d'adar, le dernier de l'année religieuse, et retardait d'une lunaison le début du mois de nisan. Le sanhédrin, juge de l'opportunité de cette mesure, en décidait d'après l'avancement de la saison, mais aussi d'après une règle qui faisait entrer un élément de constance astronomique dans le système : en aucun cas la pleine lune de nisan ne devait précéder l'équinoxe de printemps. De cette manière, l'équilibre des totaux annuels se rétablissait assez régulièrement, quoiqu'il ne soit pas toujours possible aujourd'hui de savoir si c'est telle année qui a reçu le mois intercalaire, ou la suivante. Mais, comme nous l'avons dit, chaque mois nouveau commençait un jour plus tôt ou un jour plus tard, selon que le croissant était visible ou ne l'était pas le soir où on l'attendait. Or, la visibilité de la lune ne dépend pas seulement de sa position par rapport à la terre et au soleil, mais aussi de l'état de l'atmosphère. Il est permis de supposer que le sanhédrin disposait déjà de quelque procédé régulateur pour le cas, apparemment rare, où la nébulosité du ciel empêchait plusieurs mois de suite l'observation d'être faite en temps voulu. Cependant, d'après un texte de la Mischna (II e siècle), la proportion des mois de trente jours pouvait varier de quatre à huit, ce qui donne un minimum de trois cent cinquante-deux jours et un maximum de trois cent cinquante-six, alors que la vraie année lunaire est de trois cent cinquante-quatre jours et huit heures trois quarts. En mettant les choses au mieux, on doit toujours compter avec la possibilité d'un jour d'écart entre l'échéance astronomique de la visibilité du croissant et la proclamation de la néoménie par le sanhédrin. Il serait bien étonnant qu'une décision qui pouvait dépendre du glissement d'un nuage n'eût pas donné lieu à des contestations, surtout lorsqu'elle entraînait, quant aux jours où les fêtes du mois devaient être célébrées, des conséquences qui ne plaisaient pas à tout le monde. Les écrits rabbiniques rapportent des discussions entre docteurs, provoquées par la contradiction des témoignages concernant la réapparition de la lune.

Dans ces conditions, devons-nous tenir pour forcément illusoires les résultats des calculs astronomiques par lesquels on se propose de réduire les dates de l'ancien calendrier juif à celles du nôtre ? Non. Grevés d'une part d'incertitude, parce que les déterminations juives sont sujettes à des irrégularités dont la cause échappe au calcul, ces résultats peuvent néanmoins se présenter avec de très grandes présomptions de justesse. C'est le cas lorsqu'ils viennent à point pour fournir à un ensemble complexe de données historiques un mode convenable et précis de raccordement.

Parmi les années qui peuvent entrer en ligne de compte, quand on cherche à déterminer la date de la Passion, il en est deux sur lesquelles notre attention est particulièrement attirée par les travaux des astronomes. C'est l'année 30 et l'année 33. En 33, le quatorze nisan serait tombé sur le 3 avril, un vendredi. C'est la conjoncture chronologique réclamée par les textes de Jean. Mais cette date nous porterait bien tard ; elle prolongerait le ministère de Jésus au delà des vraisemblances, et des difficultés en résulteraient pour la chronologie de la vie de saint Paul. En l'an 30, le jour qui nous intéresse est le vendredi 7 avril, auquel aurait correspondu soit le 14 nisan, soit le 15. Cette dernière opinion est soutenue par M. O. Gerhardt ; l'astronome K. Schoch, de Berlin, l'avait adoptée ; mais, ayant refait ses calculs, il s'est rallié à l'autre thèse, qui est celle du savant anglais Fotheringham. Ainsi, la même divergence apparaît dans les conclusions obtenues pour l'année 30 par ces spécialistes du calcul astronomique, que dans celles auxquelles on arrive par l'exégèse des Évangiles.

Si la coïncidence du 7 avril 30 et du 15 nisan devait être tenue pour astronomiquement juste, elle permettrait à la date johannique de s'expliquer néanmoins, puisqu'un ciel nuageux, en empêchant la lune nouvelle d'être aperçue en temps opportun (dans le cas particulier le soir du 23 mars), pouvait retarder d'un jour le début du mois officiel. Ceux qui auraient anticipé d'autant la célébration de la Pâque, pour quelque raison que ce fût, se seraient trouvés d'accord avec l'astronomie. Si c'est le soir du 24 que l'observation du nouveau croissant a été rendue possible par les conditions astronomiques, aussi bien que par les conditions atmosphériques (ce qui donne la correspondance : 25 mars =I er nisan, 7 avril =14 nisan), si par conséquent le comput des hommes du temple, tel que Jean l'atteste, est bien exact, il n'est pas impossible que les partisans de l'anticipation se soient appuyés de bonne foi sur des observations fausses. Le P. Lagrange raconte être arrivé à Gaza, le 15 mars 1896, avec des bédouins qui n'osaient rompre le jeûne du Ramadan, parce qu'ils avaient vainement guetté l'apparition du croissant la veille au soir. Mais, agréable surprise, la population de la ville fêtait déjà le baïram : on avait vu la lune ! Or, la nouvelle lune, invisible d'abord comme chacun le sait, ne datait que du milieu de la journée du 14. Le croissant ne pouvait mathématiquement s'être montré le soir du même jour. Le P. Schaumberger, à qui nous empruntons la remarque de cette impossibilité, cite d'après la Mischna un exemple d'erreur comparable à celui des musulmans de Gaza. L'illustre Gamaliel II admit une fois, sur la déclaration de deux témoins, que la lune s'était fait voir dans la nuit du 29 au 30, ce qui fut reconnu impossible, car elle ne parut même pas au ciel la nuit suivante. M. K. Schoch, qui a une longue pratique de ce genre d'observations, dit avoir été souvent trompé au moins pour une minute, les soirs de printemps, par de petites stries lumineuses qui imitent au ras de l'horizon la forme mince du tout nouveau croissant. Il n'est pas inconcevable que des observateurs palestiniens, moins avertis, aient cru reconnaître l'objet de leur attente en ce qui n'était qu'apparence, jeu de lumière dans le crépuscule, et que leur témoignage ait été retenu et invoqué par des docteurs graves, qui voulaient cette année-là célébrer une Pâque anticipée, comme Jésus l'a fait pour des raisons à lui.

Que l'on explique d'une façon ou de l'autre le désaccord apparent des textes touchant le quantième du mois juif, l'histoire et l'astronomie s'unissent pour nous engager à conclure que le 7 avril de l'an 30 est bien la date où le Fils de Dieu mourut pour les péchés des hommes.

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      Lévitique 3

      1 « Si quelqu’un offre en sacrifice de communion une tête de gros bétail, il doit amener au sanctuaire un taureau ou une vache sans défaut ;
      2 il pose la main sur la tête de l’animal et l’égorge à l’entrée de la tente de la rencontre. Les prêtres, fils d’Aaron, aspergent de son sang les côtés de l’autel.
      3 On présente au Seigneur les morceaux suivants, qui lui sont réservés : toute la graisse qui recouvre les entrailles,
      4 les deux rognons avec la graisse qui y adhère ainsi qu’aux flancs, et le lobe du foie qu’on détache en même temps que les rognons.
      5 Les prêtres brûlent tous ces morceaux sur l’autel, avec le sacrifice complet placé sur les bûches enflammées. C’est un sacrifice consumé dont le Seigneur apprécie la fumée odorante.
      6 « Si quelqu’un offre au Seigneur en sacrifice de communion une tête de petit bétail, il doit prendre une bête sans défaut, mâle ou femelle.
      7 Si c’est un mouton, il le conduit au sanctuaire ;
      8 il pose la main sur sa tête et l’égorge devant la tente. Les prêtres aspergent de son sang les côtés de l’autel.
      9 On présente au Seigneur les morceaux gras suivants, qui lui sont réservés : la queue tout entière, qu’on détache de la colonne vertébrale, toute la graisse qui recouvre les entrailles,
      10 les deux rognons avec la graisse qui y adhère ainsi qu’aux flancs, et le lobe du foie qu’on détache en même temps que les rognons.
      11 Le prêtre brûle tous ces morceaux sur l’autel. C’est une nourriture consumée pour le Seigneur.
      12 « Si quelqu’un offre un bouc ou une chèvre, il conduit l’animal au sanctuaire ;
      13 il pose la main sur sa tête et l’égorge devant la tente. Les prêtres aspergent de son sang les côtés de l’autel.
      14 On présente au Seigneur les morceaux suivants, qui lui sont réservés : toute la graisse qui recouvre les entrailles,
      15 les deux rognons avec la graisse qui y adhère ainsi qu’aux flancs, et le lobe du foie qu’on détache en même temps que les rognons.
      16 Le prêtre brûle tous ces morceaux sur l’autel. C’est une nourriture consumée à la fumée odorante. « Toutes les parties grasses sont réservées au Seigneur.
      17 C’est pourquoi, en tout temps et quel que soit l’endroit où vous habiterez, vous observerez la prescription suivante : Vous ne consommerez ni les morceaux gras, ni le sang d’un animal. »

      Lévitique 4

      1 Le Seigneur dit à Moïse
      2 de communiquer aux Israélites les prescriptions suivantes : « Quand un homme a péché par mégarde en commettant un acte interdit par un commandement du Seigneur, il faut procéder comme ceci :
      3 « Si c’est le grand-prêtre qui pèche et transmet sa culpabilité à tout le peuple, il doit offrir en sacrifice au Seigneur un taureau sans défaut pour obtenir le pardon des péchés.
      4 Il conduit le taureau au sanctuaire, à l’entrée de la tente de la rencontre ; il pose la main sur la tête de l’animal et l’égorge là, devant le Seigneur.
      5 Il prend de son sang et l’emporte dans la tente ;
      6 il trempe un doigt dans le sang et fait sept aspersions, devant le Seigneur, contre le côté visible du rideau du sanctuaire.
      7 Il met également du sang sur les angles relevés de l’autel où l’on brûle le parfum, dans le sanctuaire ; puis il va verser le reste du sang à la base de l’autel des sacrifices qui se dresse à l’entrée de la tente.
      8 Il prélève toutes les parties grasses de l’animal, à savoir toute la graisse qui recouvre les entrailles,
      9 les deux rognons avec la graisse qui y adhère ainsi qu’aux flancs, et le lobe du foie qu’il détache en même temps que les rognons
      10 – ce sont les mêmes parties que celles prélevées sur un animal offert en sacrifice de communion –. Le grand-prêtre les brûle sur l’autel des sacrifices.
      11 Ensuite il fait porter tout ce qui reste de l’animal, peau, viande, tête, pattes, entrailles avec leur contenu, dans un endroit pur hors du camp, là où sont déposées les cendres grasses de l’autel, et on le jette sur un feu de bois. C’est là même, sur le tas de cendres grasses, qu’il doit être brûlé. »
      13 « Si c’est la communauté d’Israël tout entière qui pèche par mégarde en commettant un acte interdit par un commandement du Seigneur, les Israélites se rendent ainsi coupables, bien qu’ils ne le sachent pas.
      14 Dès qu’ils découvrent la faute commise, ils doivent offrir un taureau pour obtenir le pardon de Dieu. Ils conduisent le taureau devant la tente de la rencontre ;
      15 les responsables de la communauté posent la main sur la tête de l’animal, et l’un d’entre eux l’égorge là, devant le Seigneur.
      16 Le grand-prêtre emporte un peu de son sang dans la tente ;
      17 il trempe un doigt dans le sang et fait sept aspersions, devant le Seigneur, contre le côté visible du rideau du sanctuaire.
      18 Il met également du sang sur les angles relevés de l’autel qui se trouve dans le sanctuaire ; puis il va verser le reste du sang à la base de l’autel des sacrifices, qui se dresse à l’entrée de la tente.
      19 Il prélève toutes les parties grasses de l’animal et les brûle sur l’autel,
      20 en procédant exactement de la même manière qu’avec le taureau offert pour son propre péché. Il effectue sur les Israélites le geste rituel du pardon des péchés, et ils obtiennent le pardon de Dieu.
      21 Ensuite il fait porter ce qui reste de l’animal hors du camp, et on le jette au feu, comme dans le cas du taureau offert pour son propre péché. C’est un sacrifice pour obtenir le pardon en faveur de l’ensemble d’Israël. »
      22 « Si c’est un chef du peuple qui pèche par mégarde en commettant un acte interdit par un commandement du Seigneur son Dieu, il se rend ainsi coupable.
      23 Dès qu’il découvre la faute commise, il doit offrir un bouc sans défaut.
      24 Il pose la main sur la tête de l’animal et l’égorge devant le sanctuaire, à l’endroit où l’on égorge les animaux offerts en sacrifices complets. C’est un sacrifice pour obtenir le pardon des péchés.
      25 Le prêtre trempe un doigt dans le sang de l’animal et en met sur les angles relevés de l’autel des sacrifices ; puis il verse le reste du sang à la base de ce même autel.
      26 Il brûle sur l’autel toutes les parties grasses de l’animal, comme dans le cas du sacrifice de communion. Il effectue sur le chef le geste rituel du pardon des péchés, et celui-ci obtient le pardon de Dieu. »
      27 « Si c’est un simple citoyen qui pèche par mégarde en commettant un acte interdit par un commandement du Seigneur, il se rend ainsi coupable.
      28 Dès qu’il découvre la faute commise, il doit offrir une chèvre sans défaut, en raison du péché qu’il a commis.
      29 Il pose la main sur la tête de l’animal et l’égorge à l’endroit où l’on égorge les animaux offerts en sacrifices complets.
      30 Le prêtre trempe un doigt dans le sang de l’animal et en met sur les angles relevés de l’autel des sacrifices ; puis il verse le reste du sang à la base de ce même autel.
      31 On détache toutes les parties grasses de l’animal, comme dans le cas du sacrifice de communion. Le prêtre les brûle sur l’autel pour que le Seigneur en apprécie la fumée odorante. Il effectue sur le coupable le geste rituel du pardon des péchés, et celui-ci obtient le pardon de Dieu.
      32 « Si le coupable préfère offrir un mouton, il doit amener une femelle sans défaut pour obtenir le pardon de Dieu.
      33 Il pose la main sur la tête de l’animal et l’égorge à l’endroit où l’on égorge les animaux offerts en sacrifices complets.
      34 Le prêtre trempe un doigt dans le sang de l’animal et en met sur les angles relevés de l’autel des sacrifices ; puis il verse le reste du sang à la base de ce même autel.
      35 On détache les parties grasses de l’animal, comme dans le cas d’un mouton offert en sacrifice de communion. Le prêtre les brûle sur l’autel, avec les autres sacrifices consumés pour le Seigneur. Il effectue sur le coupable le geste rituel du pardon des péchés, et celui-ci obtient le pardon de Dieu. »

      Lévitique 7

      1 « Règles concernant le sacrifice de réparation : Il s’agit d’une offrande strictement réservée à Dieu.
      2 On doit égorger l’animal à l’endroit où l’on égorge les animaux offerts en sacrifices complets, puis on asperge de son sang les côtés de l’autel.
      3 On présente au Seigneur les morceaux gras suivants : la queue, la graisse qui recouvre les entrailles,
      4 les deux rognons avec la graisse qui y adhère ainsi qu’aux flancs, et le lobe du foie qu’on détache en même temps que les rognons.
      5 Le prêtre brûle le tout sur l’autel. C’est un sacrifice de réparation, consumé pour le Seigneur.
      6 Seuls les hommes des familles sacerdotales peuvent manger de la viande de cet animal ; ils la consommeront dans un endroit réservé du sanctuaire, puisqu’elle est strictement réservée à Dieu.
      7 Ces règles concernant le sacrifice de réparation sont identiques à celles concernant le sacrifice pour obtenir le pardon. La viande de l’animal revient au prêtre qui a présidé la cérémonie de pardon. »
      8 « Lorsqu’un homme offre un sacrifice complet, la peau de l’animal revient au prêtre qui préside la cérémonie.
      9 Les offrandes végétales, qu’elles soient cuites au four, dans la poêle ou sur la plaque, reviennent au prêtre qui préside la cérémonie.
      10 Par contre les offrandes non cuites sont partagées à égalité entre les prêtres, aussi bien celles qui sont préparées avec de l’huile que les autres. »
      11 « Règles concernant le sacrifice de communion offert au Seigneur :
      12 Quand un sacrifice est offert pour accompagner un chant de louange, on apporte, en plus de l’animal à sacrifier, des gâteaux à l’huile cuits sans levain, des galettes sans levain arrosées d’huile et des gâteaux faits de farine pétrie avec de l’huile.
      13 On apporte en outre une offrande de pain levé pour accompagner le sacrifice de louange.
      14 On prélève sur ces offrandes une pièce de chaque espèce, pour le Seigneur ; ces gâteaux-là reviennent ensuite au prêtre qui a aspergé de sang les côtés de l’autel.
      15 Quant à la viande de l’animal sacrifié, elle doit être consommée le jour même. On ne doit rien en garder pour le lendemain.
      16 « Quand un sacrifice de communion est offert de manière spontanée ou pour accomplir un vœu, on peut manger une partie de la viande le jour même du sacrifice et une autre partie le lendemain.
      17 S’il en reste le surlendemain, on doit la jeter au feu.
      18 Si, le troisième jour, quelqu’un mange de la viande provenant du sacrifice, celui qui a offert le sacrifice ne peut pas obtenir la faveur du Seigneur : son sacrifice est tenu pour nul, car la viande est devenue impropre à tout usage religieux. Celui qui en mange se rend coupable d’une faute.
      19 Si la viande est entrée en contact avec quelque chose d’impur, on ne doit pas la consommer, mais la jeter au feu. « Il faut être en état de pureté pour manger la viande du sacrifice.
      20 Si quelqu’un est en état d’impureté personnelle et mange de la viande d’un sacrifice de communion offert au Seigneur, il sera exclu de la communauté d’Israël ;
      21 et il en ira de même pour quiconque en consomme après avoir été en contact avec un être humain impur, un animal impur ou une bestiole impure. »
      22 Le Seigneur dit à Moïse
      23 de communiquer aux Israélites les règles suivantes : « Vous ne devez consommer aucun morceau gras d’un animal, bœuf, mouton ou chèvre.
      24 La graisse d’une bête crevée ou tuée par des animaux sauvages ne doit pas être mangée, mais peut servir à n’importe quel autre usage.
      25 Si quelqu’un mange un morceau gras d’un animal destiné à être consumé en sacrifice pour le Seigneur, il sera exclu de la communauté d’Israël.
      26 Vous ne devez jamais consommer non plus le sang d’un oiseau ou d’une bête, quel que soit l’endroit où vous habitez.
      27 Si quelqu’un consomme du sang, il sera également exclu de la communauté d’Israël. »
      28 Le Seigneur dit à Moïse
      29 de communiquer aux Israélites encore les règles suivantes : « Lorsqu’un homme offre un sacrifice de communion, il donne au Seigneur la part qui lui revient ;
      30 il apporte lui-même ce qui est réservé au Seigneur, à savoir les morceaux gras et la poitrine de l’animal. La poitrine doit lui être offerte avec le geste rituel de présentation.
      31 Le prêtre brûle alors les morceaux gras sur l’autel. Quant à la poitrine, elle revient à Aaron et à ses fils.
      32 Vous devez également prélever le gigot droit de l’animal sacrifié et le remettre au prêtre.
      33 C’est en effet la part attribuée à celui des fils d’Aaron qui apporte à l’autel le sang et les morceaux gras de l’animal.
      34 Le Seigneur lui-même vous ordonne, à vous les Israélites, de mettre de côté la poitrine et le gigot des animaux offerts en sacrifices de communion, pour les donner au prêtre Aaron et à ses descendants, car ces morceaux-là leur sont réservés pour toujours. »
      35 Ces parts prélevées sur les sacrifices offerts au Seigneur revinrent à Aaron et à ses fils, dès qu’ils furent installés dans leur ministère de prêtres du Seigneur.
      36 Le Seigneur ordonna aux Israélites de les leur remettre, le jour où il les consacra. Cette prescription doit être observée en tout temps.
      37 Telles sont les règles concernant les sacrifices complets, les offrandes végétales, les sacrifices pour obtenir le pardon, les sacrifices de réparation, les sacrifices d’installation et les sacrifices de communion.
      38 Le Seigneur les a transmises à Moïse sur le mont Sinaï, dans le désert, le jour même où il a ordonné aux Israélites de lui offrir des sacrifices.

      Lévitique 14

      1 Le Seigneur dit à Moïse :
      2 « Voici comment doit se dérouler la cérémonie de purification d’un lépreux : Lorsqu’on va le présenter au prêtre,
      3 celui-ci sort du camp pour l’examiner. Si l’homme est guéri de sa lèpre,
      4 le prêtre ordonne qu’on apporte pour lui deux oiseaux vivants et purs, du bois de cèdre, de la laine teinte en cramoisi et une branche d’hysope.
      5 Il fait égorger l’un des oiseaux au-dessus d’un récipient en terre contenant de l’eau de source.
      6 Il prend l’autre oiseau et le plonge, avec le bois de cèdre, la laine cramoisie et la branche d’hysope, dans le sang de l’oiseau qu’on a égorgé ;
      7 il fait alors sept aspersions sur l’homme qui doit être purifié de la lèpre. Il déclare l’homme pur, puis il laisse l’oiseau vivant s’envoler vers la pleine campagne.
      8 L’homme lave ses vêtements, rase tous ses poils et prend un bain qui le purifie. Ensuite il regagne le camp, mais demeure hors de sa tente pendant une semaine.
      9 Le septième jour, il rase de nouveau ses cheveux, sa barbe, ses sourcils et tous ses autres poils, puis il lave ses vêtements et prend un bain. Alors il est purifié.
      10 « Le huitième jour, l’homme prend deux agneaux sans défaut, une agnelle d’un an, sans défaut, une offrande de neuf kilos de farine pétrie avec de l’huile, et un demi-litre d’huile.
      11 Le prêtre qui préside la cérémonie place l’homme, avec ses présents, devant le Seigneur, à l’entrée de la tente de la rencontre.
      12 Il prend celui des agneaux qui est destiné à un sacrifice de réparation, de même que le demi-litre d’huile, et il les présente devant le Seigneur avec le geste rituel.
      13 Il égorge l’agneau à l’endroit où l’on égorge un animal offert en sacrifice pour le pardon ou en sacrifice complet, c’est-à-dire dans un endroit réservé du sanctuaire ; en effet, le sacrifice de réparation, comme le sacrifice pour le pardon, est une offrande strictement réservée à Dieu et qui revient au prêtre.
      14 Le prêtre prend du sang de l’animal et en dépose sur le lobe de l’oreille droite de l’homme, ainsi que sur le pouce de sa main droite et de son pied droit.
      15 Il prend ensuite l’huile et en verse dans sa main gauche :
      16 il y trempe son index droit et fait sept aspersions devant le Seigneur ;
      17 puis il en dépose un peu sur le lobe de l’oreille droite de l’homme, ainsi que sur le pouce de sa main droite et de son pied droit, là où il a déjà déposé du sang de l’agneau.
      18 Il verse l’huile qui reste dans sa main sur la tête de l’homme et effectue sur lui le geste rituel de la purification, devant le Seigneur.
      19 Le prêtre offre le sacrifice pour obtenir le pardon de Dieu et effectue de nouveau sur l’homme le geste qui le libère de son impureté. Après quoi il égorge l’animal destiné au sacrifice complet
      20 et le brûle en entier sur l’autel avec l’offrande de farine. Alors, une dernière fois, il effectue sur l’homme le geste rituel qui le rend pur. »
      21 « Si l’homme est pauvre et n’a pas à sa disposition les offrandes nécessaires, il prend un seul agneau, destiné au sacrifice de réparation et qui sera présenté au Seigneur pour obtenir la purification, une offrande de trois kilos de farine pétrie avec de l’huile, et un demi-litre d’huile.
      22 Il prend aussi deux tourterelles ou deux pigeons, suivant ce qu’il possède, l’un destiné à un sacrifice pour le pardon et l’autre à un sacrifice complet.
      23 Le huitième jour, il apporte ces présents au prêtre, à l’entrée de la tente de la rencontre, devant le Seigneur, pour la cérémonie de purification.
      24 Le prêtre prend l’agneau et l’huile, et les présente au Seigneur avec le geste rituel.
      25 Il égorge l’agneau, prend de son sang et en dépose sur le lobe de l’oreille droite de l’homme, ainsi que sur le pouce de sa main droite et de son pied droit.
      26 Il verse de l’huile dans sa main gauche :
      27 avec son index droit, il en fait sept aspersions devant le Seigneur ;
      28 puis il en dépose un peu sur le lobe de l’oreille droite de l’homme, ainsi que sur le pouce de sa main droite et de son pied droit, là où il a déjà déposé du sang de l’agneau.
      29 Il verse l’huile qui reste dans sa main sur la tête de l’homme, et effectue sur lui le geste rituel de la purification, devant le Seigneur.
      30 Le prêtre prend une des tourterelles ou un des pigeons – suivant ce que l’homme possédait –
      31 et il l’offre en sacrifice pour obtenir le pardon ; puis il offre l’autre oiseau en sacrifice complet, accompagné de l’offrande de farine. Il effectue alors sur l’homme le geste rituel de la purification, devant le Seigneur. »
      32 Telles sont les instructions concernant un lépreux qui n’a pas à sa disposition ce qui est normalement nécessaire pour la cérémonie de purification.
      33 Le Seigneur dit à Moïse et à Aaron :
      34 « Quand vous serez entrés dans le pays de Canaan, que je vais vous donner en propriété, si je fais apparaître une tache de moisissure dans une maison de votre nouveau pays,
      35 le propriétaire de la maison ira annoncer au prêtre : “J’ai aperçu une sorte de tache dans ma maison.”
      36 Le prêtre ordonnera de vider la maison avant de s’y rendre lui-même pour examiner la tache ; de cette manière, rien de ce qui se trouvait dans la maison ne sera tenu pour impur. Ensuite le prêtre entrera dans la maison pour y examiner
      37 la tache : si la tache comporte des cavités verdâtres ou rougeâtres, si elle forme comme un creux dans le mur de la maison,
      38 le prêtre sortira sur le pas de la porte et fermera la maison pour une semaine.
      39 Le septième jour, le prêtre reviendra pour un nouvel examen : si la tache s’est étendue sur le mur de la maison,
      40 le prêtre ordonnera d’arracher les pierres atteintes de moisissure et de les jeter dans un lieu impur, hors de la ville.
      41 Il fera gratter le crépi de tous les murs intérieurs de la maison et on déversera les déchets dans le lieu impur, hors de la ville.
      42 Ensuite on prendra d’autres pierres pour remplacer les premières et un autre enduit pour recrépir la maison.
      43 « Si la tache de moisissure se manifeste de nouveau dans la maison, après qu’on aura ôté les pierres endommagées, puis gratté et recrépi les murs,
      44 le prêtre ira procéder à un nouvel examen : si la tache a effectivement reparu, c’est que la moisissure ne peut pas être éliminée de la maison ; celle-ci est impure.
      45 Il faudra démolir la maison, aussi bien les parties en pierres que celles en bois, et transporter les décombres, avec le crépi, dans le lieu impur, hors de la ville.
      46 « Quiconque pénètre dans la maison pendant les jours où elle doit être fermée, devient impur et le reste jusqu’au soir.
      47 Quiconque couche dans cette maison, ou y mange quelque chose, doit laver ses vêtements.
      48 « Si le prêtre, lors de l’examen, constate que la tache n’a pas reparu après le recrépissage de la maison, il déclarera que la maison est pure, puisque la moisissure a été éliminée.
      49 « Pour la cérémonie de purification de la maison, le prêtre prendra deux oiseaux, du bois de cèdre, de la laine teinte en cramoisi et une branche d’hysope.
      50 Il égorgera l’un des oiseaux au-dessus d’un récipient en terre contenant de l’eau de source.
      51 Il prendra le bois de cèdre, la branche d’hysope, la laine cramoisie et l’autre oiseau, il les plongera dans le sang de l’oiseau qu’il a égorgé et dans l’eau de source et fera sept aspersions sur la maison.
      52 – Il éliminera ainsi l’impureté de la maison, au moyen du sang de l’oiseau, de l’eau de source, de l’oiseau vivant, du bois de cèdre, de la branche d’hysope et de la laine cramoisie. –
      53 Il laissera l’oiseau vivant s’envoler hors de la ville, vers la pleine campagne. Il effectuera sur la maison le geste rituel qui la rend pure. Alors elle sera pure. »
      54 Telles sont les instructions concernant les diverses formes de lèpre, de teigne,
      55 de boursouflures, de dartres, de taches luisantes, ou concernant les moisissures qui apparaissent sur les vêtements ou dans les maisons.
      57 Ces instructions permettent de déterminer dans quels cas les personnes ou les objets sont impurs et dans quels cas ils sont purs.

      Lévitique 15

      1 Le Seigneur dit à Moïse et à Aaron
      2 de communiquer aux Israélites les instructions suivantes : « Quand un homme est atteint d’une infection de ses organes sexuels, l’écoulement qui en résulte est impur.
      3 Cet écoulement peut s’échapper des organes ou les obstruer, de toute façon l’homme est impur.
      4 Par conséquent, tout lit où cet homme se couche et tout siège sur lequel il s’assied devient impur.
      5 Celui qui touche ce lit doit laver ses vêtements et se laver lui-même ; il reste impur jusqu’au soir.
      6 Celui qui prend place sur un siège où l’homme malade s’est assis, doit laver ses vêtements et se laver lui-même ; il reste impur jusqu’au soir.
      7 Celui qui touche l’homme malade doit laver ses vêtements et se laver lui-même ; il reste impur jusqu’au soir.
      8 Si l’homme malade crache sur un homme en état de pureté, ce dernier doit laver ses vêtements et se laver lui-même ; il reste impur jusqu’au soir.
      9 Toute selle sur laquelle l’homme malade a voyagé devient impure.
      10 Quiconque touche un objet qui a été placé sous l’homme malade est impur jusqu’au soir. Celui qui transporte un tel objet doit laver ses vêtements et se laver lui-même ; il reste impur jusqu’au soir.
      11 Celui que l’homme malade touche sans s’être lavé les mains, doit laver ses vêtements et se laver lui-même ; il reste impur jusqu’au soir.
      12 Tout récipient en terre que l’homme malade touche doit être brisé ; tout récipient en bois doit être rincé à grande eau.
      13 « Quand l’écoulement qui rendait l’homme impur prend fin, l’homme doit attendre une semaine avant d’être en état de pureté ; il lave ses vêtements et se lave lui-même à l’eau de source, après quoi il est purifié.
      14 Le huitième jour, il prend deux tourterelles ou deux pigeons et va les remettre au prêtre, devant le Seigneur, à l’entrée de la tente de la rencontre.
      15 Le prêtre offre l’un des oiseaux en sacrifice pour obtenir le pardon et l’autre en sacrifice complet. Ensuite il effectue sur l’homme, devant le Seigneur, le geste rituel qui le purifie de son écoulement.
      16 « Quand un homme a eu des pertes séminales, il doit se laver entièrement ; il reste impur jusqu’au soir.
      17 Tout vêtement ou toute couverture de peau taché par le sperme doit être lavé et reste impur jusqu’au soir.
      18 « Quand un homme et une femme ont eu des relations sexuelles, ils doivent se laver tous les deux ; ils restent impurs jusqu’au soir. »
      19 « Quand une femme a ses règles, que du sang s’écoule de son corps, elle est tenue pour impure pendant une semaine. Celui qui la touche devient impur et le reste jusqu’au soir.
      20 Tout lit où elle se couche et tout siège sur lequel elle s’assied, alors qu’elle a ses règles, devient impur.
      21 Celui qui touche ce lit ou ce siège doit laver ses vêtements et se laver lui-même ; il reste impur jusqu’au soir.
      23 Si un objet se trouvait sur le lit ou le siège où elle a pris place, quiconque touche cet objet est impur jusqu’au soir.
      24 Si, au moment où un homme couche avec elle, le sang de ses règles s’écoule et l’atteint, l’homme devient impur pour une semaine aussi, et tout lit sur lequel il se couche devient impur.
      25 « Quand une femme a des pertes de sang pendant plusieurs jours en dehors de ses règles ou que ses règles se prolongent au-delà du temps normal, elle est impure aussi longtemps que dure l’écoulement, comme pendant ses règles.
      26 Tout lit sur lequel elle se couche ou tout siège sur lequel elle s’assied est impur, comme pendant ses règles.
      27 Celui qui touche ce lit ou ce siège doit laver ses vêtements et se laver lui-même ; il reste impur jusqu’au soir.
      28 « Quand l’écoulement prend fin, la femme doit attendre une semaine pour être de nouveau pure.
      29 Le huitième jour, elle prend deux tourterelles ou deux pigeons et les apporte au prêtre, à l’entrée de la tente de la rencontre.
      30 Le prêtre offre l’un des oiseaux en sacrifice pour obtenir le pardon et l’autre en sacrifice complet. Ensuite il effectue sur la femme, devant le Seigneur, le geste rituel qui la purifie de son écoulement.
      31 « Vous demanderez aux Israélites de se tenir à l’écart du sanctuaire quand ils sont en état d’impureté ; ainsi ils ne risqueront pas de mourir pour avoir rendu impure la tente où je demeure au milieu d’eux. »
      32 Telles sont les instructions concernant l’homme atteint d’un écoulement ou de pertes séminales qui le rendent impur,
      33 la femme au moment de ses règles – celui donc ou celle qui est atteint d’un écoulement –, ainsi que l’homme qui couche avec une femme en état d’impureté.

      Lévitique 19

      1 Le Seigneur dit à Moïse
      2 de communiquer à toute la communauté d’Israël les prescriptions suivantes : « Soyez saints, car je suis saint, moi, le Seigneur votre Dieu !
      3 « Chacun de vous doit respecter son père et sa mère, chacun doit observer le repos du sabbat. Je suis le Seigneur votre Dieu.
      4 « Ne vous adressez pas à de faux dieux ; ne vous fabriquez pas de dieux en métal fondu. Je suis le Seigneur votre Dieu.
      5 « Quand vous m’offrez un sacrifice de communion, faites-le selon la règle, de manière à obtenir ma faveur.
      6 On peut manger la viande de l’animal le jour du sacrifice et le lendemain ; mais s’il en reste le surlendemain, on doit la jeter au feu.
      7 Si, le troisième jour, quelqu’un en mange, il ne peut pas obtenir ma faveur, car la viande est devenue impropre à tout usage religieux.
      8 Celui qui en mange profane une chose qui m’est consacrée et se rend coupable d’une faute ; il sera exclu de la communauté d’Israël.
      9 « Quand vous moissonnerez, vous ne couperez pas les épis qui ont poussé en bordure de vos champs, et vous ne retournerez pas ramasser les épis oubliés ;
      10 vous ne repasserez pas non plus dans vos vignes pour ramasser les grappes oubliées ou les grains tombés à terre. Vous les laisserez pour les pauvres et pour les étrangers. Je suis le Seigneur votre Dieu.
      11 « Ne commettez pas de vol, n’usez pas de mensonge ou de fraude au détriment de vos compatriotes.
      12 Ne prononcez pas de faux serments en vous servant de mon nom ; en faisant cela, vous me déshonoreriez : je suis le Seigneur votre Dieu.
      13 « N’exploitez personne et ne volez rien ; ne gardez pas jusqu’au lendemain le salaire dû à un ouvrier.
      14 N’insultez pas un sourd, et ne mettez pas d’obstacle devant un aveugle. Montrez par votre comportement que vous me respectez. Je suis le Seigneur votre Dieu.
      15 « Ne commettez pas d’injustice dans vos jugements : n’avantagez pas un faible, ne favorisez pas un puissant, mais rendez la justice de façon équitable envers vos compatriotes.
      16 Ne répandez pas de calomnies sur vos compatriotes. Ne portez pas contre votre prochain des accusations qui le fassent condamner à mort. Je suis le Seigneur.
      17 « N’ayez aucune pensée de haine contre un frère, mais n’hésitez pas à le réprimander, afin de ne pas vous charger d’un péché à son égard.
      18 Ne vous vengez pas et ne gardez pas de rancune contre vos compatriotes. Chacun de vous doit aimer son prochain comme lui-même. Je suis le Seigneur.
      19 « Vous observerez également ces lois-ci : N’accouplez pas, dans vos troupeaux, deux bêtes d’espèces différentes ; ne semez pas dans vos champs deux semences différentes ; ne portez pas de vêtements tissés de deux sortes de fils.
      20 « Si un homme couche avec une servante fiancée à un autre homme, mais qui n’a été ni rachetée, ni libérée, il doit payer une indemnité. Mais on ne mettra pas à mort les coupables, car la femme était encore servante.
      21 L’homme doit conduire à l’entrée de la tente de la rencontre un bélier qu’il m’offrira en sacrifice de réparation ;
      22 le prêtre effectuera sur le coupable, devant moi, le geste rituel du pardon, et l’homme obtiendra le pardon du péché commis.
      23 « Quand vous serez entrés dans le pays de Canaan et que vous aurez planté toutes sortes d’arbres fruitiers, vous en considérerez les fruits comme impurs pendant trois ans ; vous n’en mangerez donc pas.
      24 Tous les fruits qu’ils produiront la quatrième année me seront consacrés au cours d’une fête de louange.
      25 Dès la cinquième année, vous pourrez en consommer les fruits. Si vous agissez ainsi, vos récoltes iront en augmentant. Je suis le Seigneur votre Dieu.
      26 « Ne mangez pas la viande d’un animal à l’endroit même où vous l’avez saigné. Ne pratiquez pas la magie, ni la divination.
      27 Ne taillez pas en rond le bord de votre chevelure et ne vous rasez pas la barbe sur les côtés.
      28 Ne vous faites pas d’entailles sur le corps en signe de deuil ; ne dessinez pas de tatouages sur votre peau. Je suis le Seigneur.
      29 « Ne déshonorez pas vos filles en les poussant à la prostitution sacrée, afin que les habitants ne se livrent pas à ces pratiques immorales dans tout le pays.
      30 Observez le repos du sabbat, et traitez mon sanctuaire avec respect. Je suis le Seigneur.
      31 « Ne cherchez d’aucune manière à entrer en contact avec les esprits des morts, car cela vous rendrait impurs. Je suis le Seigneur votre Dieu.
      32 « Levez-vous avec considération devant un vieillard. Montrez par votre comportement que vous me respectez. Je suis le Seigneur votre Dieu.
      33 « Quand un étranger viendra s’installer dans votre pays, ne l’exploitez pas ;
      34 au contraire, traitez-le comme s’il était l’un de vos compatriotes : vous devez l’aimer comme vous-mêmes. Rappelez-vous que vous avez aussi été des étrangers en Égypte. Je suis le Seigneur votre Dieu.
      35 « Ne commettez pas d’injustice dans le domaine des mesures de longueur, de poids ou de capacité ;
      36 utilisez des balances justes, des poids justes et des mesures justes. Je suis le Seigneur votre Dieu, qui vous ai fait sortir d’Égypte.
      37 « Prenez bien soin de mettre en pratique toutes mes lois et mes règles. Je suis le Seigneur. »

      Lévitique 25

      10 De cette manière vous manifesterez que la cinquantième année est consacrée à Dieu, et vous proclamerez la libération pour tous les habitants du pays. Cette année portera le nom de “Jubilé”. A cette occasion, chacun d’entre vous pourra rentrer en possession de ses terres et regagner sa famille.

      Nombres 4

      29 « Effectue également le recensement des descendants de Merari, par clans et par familles.

      Esther 2

      7 Mardochée avait adopté sa cousine Hadassa, qu’on appelait Esther. La jeune fille avait perdu ses parents et, depuis leur mort, Mardochée l’élevait. Son corps était splendide et sa beauté remarquable.
      9 Elle plut beaucoup à celui-ci et gagna sa faveur. Il s’empressa de lui fournir tout ce qui était nécessaire à ses soins de beauté et à son entretien. Il lui procura sept servantes choisies dans le personnel du palais, et l’installa avec elles dans le meilleur appartement du harem.

      Esaïe 61

      2 d’annoncer l’année où le Seigneur montrera sa faveur à son peuple, le jour où notre Dieu prendra sa revanche sur ses ennemis ; d’apporter un réconfort à ceux qui sont en deuil.

      Lamentations 1

      1 Hélas ! la voilà toute seule, la cité autrefois si fréquentée ! Elle, si renommée parmi les nations, la voilà comme veuve. Hier princesse dominant les provinces, la voilà réduite au travail des esclaves.
      2 Elle passe la nuit à pleurer, ses joues ruissellent de larmes. Parmi tous ses amis, plus personne pour la réconforter. Tous ses amis l’ont abandonnée, ils sont maintenant des ennemis pour elle.
      3 Accablée de misère et du pire esclavage, la tribu de Juda part en déportation. Elle vit chez les païens, mais sans trouver où se fixer. Ceux qui la poursuivaient l’ont rejointe en la coinçant dans une impasse.
      4 Les chemins qui vont à Sion sont dans le deuil, délaissés par ceux qui venaient à la fête. Ses places publiques sont désertées, ses prêtres soupirent de découragement. Ses jeunes filles sont désespérées. Que tout cela est amer pour Sion !
      5 Ses ennemis ont eu le dessus, ses adversaires sont tranquilles. C’est le Seigneur qui l’afflige pour ses nombreuses désobéissances. Ses jeunes enfants, poussés par les vainqueurs, partent vers la captivité.
      6 Sion voit s’en aller tout ce qui faisait sa gloire. Ses ministres font penser à des cerfs qui n’ont rien trouvé à brouter, et s’enfuient à bout de forces devant le chasseur.
      7 En ces jours où elle est errante et humiliée, Jérusalem se rappelle tout ce qu’elle avait de précieux depuis si longtemps. Quand son peuple est tombé aux mains de l’ennemi, sans personne pour lui porter secours, ses vainqueurs ont trouvé amusant de la voir ainsi réduite à rien.
      8 Jérusalem a commis des fautes graves, c’est pourquoi elle provoque le dégoût. Ceux qui la respectaient la méprisent, maintenant qu’ils la voient toute nue. Elle n’a plus qu’à se retirer en poussant des soupirs.
      9 Sa robe porte les traces de sa souillure. Elle n’avait pas prévu ce qui arriverait, et la voilà surprise d’être ainsi déchue, sans personne pour la réconforter. « Seigneur, dit-elle, vois ma misère, vois comme mon ennemi est triomphant. »
      10 Les vainqueurs ont fait main basse sur tous ses trésors. Elle a même vu les païens pénétrer dans son sanctuaire. Tu avais pourtant interdit, Seigneur, qu’ils prennent place dans ton assemblée.
      11 Son peuple soupire, découragé, cherchant quelque chose à manger. Il a donné ce qu’il avait de plus précieux pour du pain, pour refaire ses forces. « Seigneur, prie-t-elle, regarde et vois à quel point je suis méprisée. »
      12 Vous tous qui passez par ici, ce malheur ne vous a pas touchés ; regardez et constatez : il n’y a pas de souffrance comparable à celle que je subis, à celle que le Seigneur m’a infligée, le jour où sa colère a éclaté.
      13 De là-haut, il a envoyé un feu et l’a fait pénétrer en moi. Il a tendu un piège sous mes pas et m’a renversée en arrière. Il m’a complètement isolée, j’en suis malade tous les jours.
      14 Il a l’œil sur mes fautes, elles forment comme un nœud dans sa main, elles montent jusqu’à mon cou. Le Seigneur a paralysé mes forces, il m’a livrée aux mains d’adversaires contre lesquels je ne peux rien.
      15 Le Seigneur a rejeté dans le mépris tous les vaillants soldats que j’avais chez moi. Il a mobilisé une armée contre moi, pour écraser mes jeunes gens. Il m’a écrasée, moi Sion de Juda, comme du raisin au pressoir.
      16 C’est sur ce malheur que je pleure toutes les larmes de mon corps. Il est loin, celui qui peut me réconforter et me rendre la force de vivre. Mes enfants sont perdus pour moi, l’ennemi était trop fort.
      17 Sion a beau tendre les mains en suppliant, personne pour la réconforter. Sur l’ordre du Seigneur, les voisins d’Israël sont devenus ses adversaires. Parmi eux, Jérusalem ne provoque plus que du dégoût.
      18 Le Seigneur a eu raison d’agir ainsi, car je m’étais opposée à ses ordres. Vous tous qui êtes ici, écoutez bien, et regardez ma souffrance : mes jeunes filles et mes jeunes gens partent vers la captivité.
      19 J’ai appelé ceux qui m’aimaient, pourtant ils m’ont laissée tomber. Mes prêtres et mes conseillers ont expiré dans la ville, alors qu’ils cherchaient quelque chose à manger pour refaire leurs forces.
      20 Seigneur, vois dans quelle détresse je suis, et quelle émotion me brûle. J’ai le cœur tout retourné de t’avoir été rebelle à ce point. Dans la rue, l’épée m’a privée de mes enfants, à la maison, on se croirait chez les morts.
      21 On m’entend soupirer : personne pour me réconforter. Mes ennemis ont tous appris mon malheur, ils sont ravis de ce que tu m’as infligé. Tu as fait lever le jour annoncé. Qu’ils aient le même sort que moi !
      22 Regarde bien leur méchanceté et traite-les comme tu m’as traitée pour toutes mes désobéissances. Tu vois, je ne fais que soupirer, j’en ai le cœur malade.

      Matthieu 2

      1 Jésus naquit à Bethléem, en Judée, à l’époque où Hérode était roi. Après sa naissance, des savants, spécialistes des étoiles, vinrent d’Orient. Ils arrivèrent à Jérusalem
      2 et demandèrent : « Où est l’enfant qui vient de naître, le roi des Juifs ? Nous avons vu son étoile apparaître en Orient et nous sommes venus l’adorer. »
      16 Quand Hérode se rendit compte que les savants l’avaient trompé, il entra dans une grande colère. Il donna l’ordre de tuer, à Bethléem et dans les environs, tous les garçons de moins de deux ans ; cette limite d’âge correspondait aux indications que les savants lui avaient données.

      Matthieu 4

      12 Quand Jésus apprit que Jean avait été mis en prison, il s’en alla en Galilée.

      Matthieu 14

      3 En effet, Hérode avait ordonné d’arrêter Jean, de l’enchaîner et de le jeter en prison. C’était à cause d’Hérodiade, la femme de son frère Philippe.
      11 La tête fut apportée sur un plat et donnée à la jeune fille, qui la remit à sa mère.

      Matthieu 21

      3 Si l’on vous dit quelque chose, répondez : “Le Seigneur en a besoin.” Et aussitôt on les laissera partir. »
      17 Puis il les quitta et sortit de la ville pour se rendre à Béthanie où il passa la nuit.

      Matthieu 23

      37 « Jérusalem, Jérusalem, toi qui mets à mort les prophètes et tues à coups de pierres ceux que Dieu t’envoie ! Combien de fois ai-je désiré rassembler tes habitants auprès de moi comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, mais vous ne l’avez pas voulu !

      Matthieu 26

      17 Le premier jour de la fête des pains sans levain, les disciples vinrent demander à Jésus : « Où veux-tu que nous te préparions le repas de la Pâque ? »
      18 Jésus leur dit alors : « Allez à la ville chez un tel et dites-lui : “Le Maître déclare : Mon heure est arrivée ; c’est chez toi que je célébrerai la Pâque avec mes disciples.” »

      Matthieu 27

      57 Quand le soir fut venu, un homme riche, qui était d’Arimathée, arriva. Il s’appelait Joseph et était lui aussi disciple de Jésus.
      62 Le lendemain, c’est-à-dire le jour qui suivait la préparation du sabbat, les chefs des prêtres et les Pharisiens allèrent ensemble chez Pilate

      Matthieu 28

      1 Après le sabbat, dimanche au lever du jour, Marie de Magdala et l’autre Marie vinrent voir le tombeau.

      Marc 1

      14 Après que Jean eut été mis en prison, Jésus se rendit en Galilée ; il y proclamait la Bonne Nouvelle venant de Dieu.

      Marc 2

      23 Un jour de sabbat, Jésus traversait des champs de blé. Ses disciples se mirent à cueillir des épis le long du chemin.

      Marc 6

      17 En effet, Hérode avait donné l’ordre d’arrêter Jean et de le jeter en prison, enchaîné. C’était à cause d’Hérodiade, qu’Hérode avait épousée bien qu’elle fût la femme de son frère Philippe.
      22 La fille d’Hérodiade entra dans la salle et dansa ; elle plut à Hérode et à ses invités. Le roi dit alors à la jeune fille : « Demande-moi ce que tu voudras, et je te le donnerai. »
      28 Puis il apporta la tête sur un plat et la donna à la jeune fille, et celle-ci la donna à sa mère.
      39 Alors, Jésus leur donna l’ordre de faire asseoir tout le monde, par groupes, sur l’herbe verte.

      Marc 14

      12 Le premier jour de la fête des pains sans levain, le jour où l’on sacrifiait les agneaux pour le repas de la Pâque, les disciples de Jésus lui demandèrent : « Où veux-tu que nous allions te préparer le repas de la Pâque ? »

      Marc 15

      21 Un certain Simon, de Cyrène, le père d’Alexandre et de Rufus, passait par là alors qu’il revenait des champs. Les soldats l’obligèrent à porter la croix de Jésus.
      42 Le soir était déjà là, quand arriva Joseph, qui était d’Arimathée. Joseph était un membre respecté du Conseil supérieur, et il espérait, lui aussi, la venue du Royaume de Dieu. C’était le jour de la préparation, c’est-à-dire la veille du sabbat. C’est pourquoi Joseph alla courageusement demander à Pilate le corps de Jésus.

      Marc 16

      2 Très tôt le dimanche matin, au lever du soleil, elles se rendirent au tombeau.

      Luc 2

      8 Dans cette même région, il y avait des bergers qui passaient la nuit dans les champs pour garder leur troupeau.

      Luc 3

      1 C’était la quinzième année du règne de l’empereur Tibère ; Ponce- Pilate était gouverneur de Judée, Hérode régnait sur la Galilée et son frère Philippe sur le territoire de l’Iturée et de la Trachonitide, Lysanias régnait sur l’Abilène,
      18 C’est en leur adressant beaucoup d’autres appels encore que Jean annonçait la Bonne Nouvelle au peuple.
      23 Jésus avait environ trente ans lorsqu’il commença son œuvre. Il était, à ce que l’on pensait, fils de Joseph, qui était fils d’Éli,

      Luc 4

      19 pour annoncer l’année où le Seigneur manifestera sa faveur. »

      Luc 6

      1 Un jour de sabbat, Jésus traversait des champs de blé. Ses disciples cueillaient des épis, les frottaient dans leurs mains et en mangeaient les grains.
      2 Quelques Pharisiens leur dirent : « Pourquoi faites-vous ce que notre loi ne permet pas le jour du sabbat ? »
      3 Jésus leur répondit : « N’avez-vous pas lu ce que fit David un jour où lui-même et ses compagnons avaient faim ?
      4 Il entra dans la maison de Dieu, prit les pains offerts à Dieu, en mangea et en donna à ses compagnons, bien que notre loi ne permette qu’aux seuls prêtres d’en manger. »
      5 Jésus leur dit encore : « Le Fils de l’homme est maître du sabbat. »
      6 Un autre jour de sabbat, Jésus entra dans la synagogue et se mit à enseigner. Il y avait là un homme dont la main droite était paralysée.
      7 Les maîtres de la loi et les Pharisiens observaient attentivement Jésus pour voir s’il allait guérir quelqu’un le jour du sabbat, car ils voulaient avoir une raison de l’accuser.
      8 Mais Jésus connaissait leurs pensées. Il dit alors à l’homme dont la main était paralysée : « Lève-toi et tiens-toi là, devant tout le monde. » L’homme se leva et se tint là.
      9 Puis Jésus leur dit : « Je vous le demande : Que permet notre loi ? de faire du bien le jour du sabbat ou de faire du mal ? de sauver la vie d’un être humain ou de la détruire ? »
      10 Il les regarda tous et dit ensuite à l’homme : « Avance ta main. » Il le fit et sa main redevint saine.
      11 Mais les maîtres de la loi et les Pharisiens furent remplis de fureur et se mirent à discuter entre eux sur ce qu’ils pourraient faire à Jésus.
      12 En ce temps-là, Jésus monta sur une colline pour prier et y passa toute la nuit à prier Dieu.
      13 Quand le jour parut, il appela ses disciples et en choisit douze qu’il nomma apôtres :
      14 Simon – auquel il donna aussi le nom de Pierre – et son frère André, Jacques et Jean, Philippe et Barthélemy,
      15 Matthieu et Thomas, Jacques le fils d’Alphée et Simon – dit le nationaliste –,
      16 Jude le fils de Jacques et Judas Iscariote, celui qui devint un traître.
      17 Jésus descendit de la colline avec eux et s’arrêta en un endroit plat, où se trouvait un grand nombre de ses disciples. Il y avait aussi là une foule immense : des gens de toute la Judée, de Jérusalem et des villes de la côte, Tyr et Sidon ;
      18 ils étaient venus pour l’entendre et se faire guérir de leurs maladies. Ceux que tourmentaient des esprits mauvais étaient guéris.
      19 Tout le monde cherchait à le toucher, parce qu’une force sortait de lui et les guérissait tous.
      20 Jésus regarda alors ses disciples et dit : « Heureux, vous qui êtes pauvres, car le Royaume de Dieu est à vous !
      21 Heureux, vous qui avez faim maintenant, car vous aurez de la nourriture en abondance ! Heureux, vous qui pleurez maintenant, car vous rirez !
      22 « Heureux êtes-vous si les hommes vous haïssent, s’ils vous rejettent, vous insultent et disent du mal de vous, parce que vous croyez au Fils de l’homme.
      23 Réjouissez-vous quand cela arrivera et sautez de joie, car une grande récompense vous attend dans le ciel. C’est ainsi, en effet, que leurs ancêtres maltraitaient les prophètes.
      24 « Mais malheur à vous qui êtes riches, car vous avez déjà eu votre bonheur !
      25 Malheur à vous qui avez tout en abondance maintenant, car vous aurez faim ! Malheur à vous qui riez maintenant, car vous serez dans la tristesse et vous pleurerez !
      26 « Malheur à vous si tous les hommes disent du bien de vous, car c’est ainsi que leurs ancêtres agissaient avec les faux prophètes ! »
      27 « Mais je vous le dis, à vous qui m’écoutez : Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent,
      28 bénissez ceux qui vous maudissent et priez pour ceux qui vous maltraitent.
      29 Si quelqu’un te frappe sur une joue, présente-lui aussi l’autre ; si quelqu’un te prend ton manteau, laisse-le prendre aussi ta chemise.
      30 Donne à quiconque te demande quelque chose, et si quelqu’un te prend ce qui t’appartient, ne le lui réclame pas.
      31 Faites pour les autres exactement ce que vous voulez qu’ils fassent pour vous.
      32 Si vous aimez seulement ceux qui vous aiment, pourquoi vous attendre à une reconnaissance particulière ? Même les pécheurs aiment ceux qui les aiment !
      33 Et si vous faites du bien seulement à ceux qui vous font du bien, pourquoi vous attendre à une reconnaissance particulière ? Même les pécheurs en font autant !
      34 Et si vous prêtez seulement à ceux dont vous espérez qu’ils vous rendront, pourquoi vous attendre à une reconnaissance particulière ? Des pécheurs aussi prêtent à des pécheurs pour qu’ils leur rendent la même somme !
      35 Au contraire, aimez vos ennemis, faites-leur du bien et prêtez sans rien espérer recevoir en retour. Vous obtiendrez une grande récompense et vous serez les fils du Dieu très-haut, car il est bon pour les ingrats et les méchants.
      36 Soyez pleins de bonté comme votre Père est plein de bonté. »
      37 « Ne portez de jugement contre personne et Dieu ne vous jugera pas non plus ; ne condamnez pas les autres et Dieu ne vous condamnera pas ; pardonnez aux autres et Dieu vous pardonnera.
      38 Donnez aux autres et Dieu vous donnera : on versera dans la grande poche de votre vêtement une bonne mesure, bien serrée et secouée, débordante. Dieu mesurera ses dons envers vous avec la mesure même que vous employez pour les autres. »
      39 Jésus leur parla encore avec des images : « Un aveugle ne peut pas conduire un autre aveugle, n’est-ce pas ? Sinon, ils tomberont tous les deux dans un trou.
      40 Aucun élève n’est supérieur à son maître ; mais tout élève complètement instruit sera comme son maître.
      41 Pourquoi regardes-tu le brin de paille qui est dans l’œil de ton frère, alors que tu ne remarques pas la poutre qui est dans ton œil ?
      42 Comment peux-tu dire à ton frère : “Mon frère, laisse-moi enlever cette paille qui est dans ton œil”, toi qui ne vois même pas la poutre qui est dans le tien ? Hypocrite, enlève d’abord la poutre de ton œil et alors tu verras assez clair pour enlever la paille de l’œil de ton frère. »
      43 « Un bon arbre ne produit pas de mauvais fruits, ni un arbre malade de bons fruits.
      44 Chaque arbre se reconnaît à ses fruits : on ne cueille pas des figues sur des buissons d’épines et l’on ne récolte pas du raisin sur des ronces.
      45 L’homme bon tire du bien du bon trésor que contient son cœur ; l’homme mauvais tire du mal de son mauvais trésor. Car la bouche de chacun exprime ce dont son cœur est plein. »
      46 « Pourquoi m’appelez-vous “Seigneur, Seigneur”, et ne faites-vous pas ce que je vous dis ?
      47 Je vais vous montrer à qui ressemble quiconque vient à moi, écoute mes paroles et les met en pratique :
      48 il est comme un homme qui s’est mis à bâtir une maison ; il a creusé profondément la terre et a posé les fondations sur le roc. Quand l’inondation est venue, les eaux de la rivière se sont jetées contre cette maison, mais sans pouvoir l’ébranler, car la maison était bien bâtie.
      49 Mais quiconque écoute mes paroles et ne les met pas en pratique est comme un homme qui a bâti une maison directement sur le sol, sans fondations. Quand les eaux de la rivière se sont jetées contre cette maison, elle s’est aussitôt écroulée : elle a été complètement détruite. »

      Luc 9

      51 Lorsque le moment approcha où Jésus devait être enlevé au ciel, il décida fermement de se rendre à Jérusalem.
      52 Il envoya des messagers devant lui. Ceux-ci partirent et entrèrent dans un village de Samarie pour lui préparer tout le nécessaire.
      53 Mais les habitants refusèrent de le recevoir parce qu’il se dirigeait vers Jérusalem.
      54 Quand les disciples Jacques et Jean apprirent cela, ils dirent : « Seigneur, veux-tu que nous commandions au feu de descendre du ciel et de les exterminer ? »
      55 Jésus se tourna vers eux et leur fit des reproches.
      56 Et ils allèrent dans un autre village.
      57 Ils étaient en chemin, lorsqu’un homme dit à Jésus : « Je te suivrai partout où tu iras. »
      58 Jésus lui dit : « Les renards ont des terriers et les oiseaux ont des nids, mais le Fils de l’homme n’a pas un endroit où il puisse se coucher et se reposer. »
      59 Il dit à un autre homme : « Suis-moi. » Mais l’homme dit : « Maître, permets-moi d’aller d’abord enterrer mon père. »
      60 Jésus lui répondit : « Laisse les morts enterrer leurs morts ; et toi, va annoncer le Royaume de Dieu. »
      61 Un autre homme encore dit : « Je te suivrai, Maître, mais permets-moi d’aller d’abord dire adieu à ma famille. »
      62 Jésus lui déclara : « Celui qui se met à labourer puis regarde en arrière n’est d’aucune utilité pour le Royaume de Dieu. »

      Luc 10

      1 Après cela, le Seigneur choisit soixante-douze autres hommes et les envoya deux par deux devant lui dans toutes les villes et tous les endroits où lui-même devait se rendre.
      2 Il leur dit : « La moisson à faire est grande, mais il y a peu d’ouvriers pour cela. Priez donc le propriétaire de la moisson d’envoyer davantage d’ouvriers pour la faire.
      3 En route ! Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups.
      4 Ne prenez ni bourse, ni sac, ni chaussures ; ne vous arrêtez pas en chemin pour saluer quelqu’un.
      5 Quand vous entrerez dans une maison, dites d’abord : “Paix à cette maison.”
      6 Si un homme de paix habite là, votre souhait de paix reposera sur lui ; sinon, retirez votre souhait de paix.
      7 Demeurez dans cette maison-là, mangez et buvez ce que l’on vous y donnera, car l’ouvrier a droit à son salaire. Ne passez pas de cette maison dans une autre.
      8 Quand vous entrerez dans une ville et que l’on vous recevra, mangez ce que l’on vous présentera ;
      9 guérissez les malades de cette ville et dites à ses habitants : “Le Royaume de Dieu s’est approché de vous.”
      10 Mais quand vous entrerez dans une ville et que l’on ne vous recevra pas, allez dans les rues et dites à tous :
      11 “Nous secouons contre vous la poussière même de votre ville qui s’est attachée à nos pieds. Pourtant, sachez bien ceci : le Royaume de Dieu s’est approché de vous.”
      12 Je vous le déclare : au jour du Jugement les habitants de Sodome seront traités moins sévèrement que les habitants de cette ville-là. »
      13 « Malheur à toi, Chorazin ! Malheur à toi, Bethsaïda ! Car si les miracles qui ont été accomplis chez vous l’avaient été à Tyr et à Sidon, il y a longtemps que leurs habitants auraient pris le deuil, se seraient assis dans la cendre et auraient changé de comportement.
      14 C’est pourquoi, au jour du Jugement, Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous.
      15 Et toi, Capernaüm, crois-tu que tu t’élèveras jusqu’au ciel ? Tu seras abaissée jusqu’au monde des morts. »
      16 Il dit encore à ses disciples : « Celui qui vous écoute, m’écoute ; celui qui vous rejette, me rejette ; et celui qui me rejette, rejette celui qui m’a envoyé. »
      17 Les soixante-douze envoyés revinrent pleins de joie et dirent : « Seigneur, même les esprits mauvais nous obéissent quand nous leur donnons des ordres en ton nom ! »
      18 Jésus leur répondit : « Je voyais Satan tomber du ciel comme un éclair.
      19 Écoutez : je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions et d’écraser toute la puissance de l’ennemi, et rien ne pourra vous faire du mal.
      20 Mais ne vous réjouissez pas de ce que les esprits mauvais vous obéissent ; réjouissez-vous plutôt de ce que vos noms sont écrits dans les cieux. »
      21 A ce moment même, Jésus fut rempli de joie par le Saint-Esprit et s’écria : « O Père, Seigneur du ciel et de la terre, je te remercie d’avoir révélé aux petits ce que tu as caché aux sages et aux gens instruits. Oui, Père, tu as bien voulu qu’il en soit ainsi.
      22 « Mon Père m’a remis toutes choses. Personne ne sait qui est le Fils si ce n’est le Père, et personne ne sait qui est le Père si ce n’est le Fils et ceux à qui le Fils veut bien le révéler. »
      23 Puis Jésus se tourna vers ses disciples et leur dit à eux seuls : « Heureux êtes-vous de voir ce que vous voyez !
      24 Car, je vous le déclare, beaucoup de prophètes et de rois ont désiré voir ce que vous voyez, mais ne l’ont pas vu, et entendre ce que vous entendez, mais ne l’ont pas entendu. »
      25 Un maître de la loi intervint alors. Pour tendre un piège à Jésus, il lui demanda : « Maître, que dois-je faire pour recevoir la vie éternelle ? »
      26 Jésus lui dit : « Qu’est-il écrit dans notre loi ? Qu’est-ce que tu y lis ? »
      27 L’homme répondit : «  “Tu dois aimer le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ton intelligence.” Et aussi : “Tu dois aimer ton prochain comme toi-même.” »
      28 Jésus lui dit alors : « Tu as bien répondu. Fais cela et tu vivras. »
      29 Mais le maître de la loi voulait justifier sa question. Il demanda donc à Jésus : « Qui est mon prochain ? »
      30 Jésus répondit : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho lorsque des brigands l’attaquèrent, lui prirent tout ce qu’il avait, le battirent et s’en allèrent en le laissant à demi-mort.
      31 Il se trouva qu’un prêtre descendait cette route. Quand il vit l’homme, il passa de l’autre côté de la route et s’éloigna.
      32 De même, un lévite arriva à cet endroit, il vit l’homme, passa de l’autre côté de la route et s’éloigna.
      33 Mais un Samaritain, qui voyageait par là, arriva près du blessé. Quand il le vit, il en eut profondément pitié.
      34 Il s’en approcha encore plus, versa de l’huile et du vin sur ses blessures et les recouvrit de pansements. Puis il le plaça sur sa propre bête et le mena dans un hôtel, où il prit soin de lui.
      35 Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent, les donna à l’hôtelier et lui dit : “Prends soin de cet homme ; lorsque je repasserai par ici, je te paierai moi-même ce que tu auras dépensé en plus pour lui.” »
      36 Jésus ajouta : « Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de l’homme attaqué par les brigands ? »
      37 Le maître de la loi répondit : « Celui qui a été bon pour lui. » Jésus lui dit alors : « Va et fais de même. »
      38 Tandis que Jésus et ses disciples étaient en chemin, il entra dans un village où une femme, appelée Marthe, le reçut chez elle.
      39 Elle avait une sœur, appelée Marie, qui, après s’être assise aux pieds du Seigneur, écoutait ce qu’il enseignait.
      40 Marthe était très affairée à tout préparer pour le repas. Elle survint et dit : « Seigneur, cela ne te fait-il rien que ma sœur me laisse seule pour accomplir tout le travail ? Dis-lui donc de m’aider. »
      41 Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu t’inquiètes et tu t’agites pour beaucoup de choses,
      42 mais une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, qui ne lui sera pas enlevée. »

      Luc 11

      1 Un jour, Jésus priait en un certain lieu. Quand il eut fini, un de ses disciples lui demanda : « Seigneur, enseigne-nous à prier, comme Jean l’a appris à ses disciples. »
      2 Jésus leur déclara : « Quand vous priez, dites : “Père, que tous reconnaissent que tu es le Dieu saint ; que ton Règne vienne.
      3 Donne-nous chaque jour le pain nécessaire.
      4 Pardonne-nous nos péchés, car nous pardonnons nous-mêmes à tous ceux qui nous ont fait du tort. Et ne nous expose pas à la tentation.” »
      5 Jésus leur dit encore : « Supposons ceci : l’un d’entre vous a un ami qu’il s’en va trouver chez lui à minuit pour lui dire : “Mon ami, prête-moi trois pains.
      6 Un de mes amis qui est en voyage vient d’arriver chez moi et je n’ai rien à lui offrir.”
      7 Et supposons que l’autre lui réponde de l’intérieur de la maison : “Laisse-moi tranquille ! La porte est déjà fermée à clé, mes enfants et moi sommes au lit ; je ne peux pas me lever pour te donner des pains.”
      8 Eh bien, je vous l’affirme, même s’il ne se lève pas par amitié pour les lui donner, il se lèvera pourtant et lui donnera tout ce dont il a besoin parce que son ami insiste sans se gêner.
      9 Et moi, je vous dis : demandez et vous recevrez ; cherchez et vous trouverez ; frappez et l’on vous ouvrira la porte.
      10 Car quiconque demande reçoit, qui cherche trouve et l’on ouvrira la porte à qui frappe.
      11 Si l’un d’entre vous est père, donnera-t-il un serpent à son fils alors que celui-ci lui demande un poisson ?
      12 Ou bien lui donnera-t-il un scorpion s’il demande un œuf ?
      13 Tout mauvais que vous êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants. A combien plus forte raison, donc, le Père qui est au ciel donnera-t-il le Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent ! »
      14 Jésus était en train de chasser un esprit mauvais qui rendait un homme muet. Quand l’esprit mauvais sortit, le muet se mit à parler et, dans la foule, les gens furent remplis d’étonnement.
      15 Cependant, quelques-uns dirent : « C’est Béelzébul, le chef des esprits mauvais, qui lui donne le pouvoir de chasser ces esprits ! »
      16 D’autres voulaient lui tendre un piège : ils lui demandèrent de montrer par un signe miraculeux qu’il venait de Dieu.
      17 Mais Jésus connaissait leurs pensées ; il leur dit alors : « Tout royaume dont les habitants luttent les uns contre les autres finit par être détruit, ses maisons s’écroulent les unes sur les autres.
      18 Si donc Satan est en lutte contre lui-même, comment son royaume pourra-t-il se maintenir ? Vous dites, en effet, que je chasse les esprits mauvais parce que Béelzébul m’en donne le pouvoir.
      19 Si je les chasse de cette façon, qui donne à vos partisans le pouvoir de les chasser ? Vos partisans eux-mêmes démontrent que vous avez tort !
      20 En réalité, c’est avec la puissance de Dieu que je chasse les esprits mauvais, ce qui signifie que le Royaume de Dieu est déjà venu jusqu’à vous.
      21 « Quand un homme fort et bien armé garde sa maison, tous ses biens sont en sûreté.
      22 Mais si un homme plus fort que lui arrive et s’en rend vainqueur, il lui enlève les armes dans lesquelles il mettait sa confiance et il distribue tout ce qu’il lui a pris.
      23 « Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ; et celui qui ne m’aide pas à rassembler disperse. »
      24 « Lorsqu’un esprit mauvais est sorti d’un homme, il va et vient dans des espaces déserts en cherchant un lieu où s’établir. S’il n’en trouve pas, il se dit alors : “Je vais retourner dans ma maison, celle que j’ai quittée.”
      25 Il y retourne et la trouve balayée, bien arrangée.
      26 Alors il s’en va prendre sept autres esprits encore plus malfaisants que lui ; ils reviennent ensemble dans la maison et s’y installent. Finalement, l’état de cet homme est donc pire qu’au début. »
      27 Jésus venait de parler ainsi, quand une femme s’adressa à lui du milieu de la foule : « Heureuse est la femme qui t’a porté en elle et qui t’a allaité ! »
      28 Mais Jésus répondit : « Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et la mettent en pratique ! »
      29 Tandis que les foules s’amassaient autour de Jésus, il se mit à dire : « Les gens d’aujourd’hui sont mauvais ; ils réclament un signe miraculeux, mais aucun signe ne leur sera accordé si ce n’est celui de Jonas.
      30 En effet, de même que Jonas fut un signe pour les habitants de Ninive, ainsi le Fils de l’homme sera un signe pour les gens d’aujourd’hui.
      31 Au jour du Jugement, la reine du Sud se lèvera en face des gens d’aujourd’hui et les accusera, car elle est venue des régions les plus lointaines de la terre pour écouter les paroles pleines de sagesse de Salomon. Et il y a ici plus que Salomon !
      32 Au jour du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en face des gens d’aujourd’hui et les accuseront, car les Ninivites ont changé de comportement quand ils ont entendu prêcher Jonas. Et il y a ici plus que Jonas ! »
      33 « Personne n’allume une lampe pour la cacher ou la mettre sous un seau ; au contraire, on la place sur son support, afin que ceux qui entrent voient la lumière.
      34 Tes yeux sont la lampe de ton corps : si tes yeux sont en bon état, tout ton corps est éclairé ; mais si tes yeux sont mauvais, alors ton corps est dans l’obscurité.
      35 Ainsi, prends garde que la lumière qui est en toi ne soit pas obscurité.
      36 Si donc tout ton corps est éclairé, sans aucune partie dans l’obscurité, il sera tout entier en pleine lumière, comme lorsque la lampe t’illumine de sa brillante clarté. »
      37 Quand Jésus eut fini de parler, un Pharisien l’invita à prendre un repas chez lui. Jésus entra et se mit à table.
      38 Le Pharisien s’étonna lorsqu’il remarqua que Jésus ne s’était pas lavé avant le repas.
      39 Le Seigneur lui dit alors : « Voilà comme vous êtes, vous les Pharisiens : vous nettoyez l’extérieur de la coupe et du plat, mais à l’intérieur vous êtes pleins du désir de voler et pleins de méchanceté.
      40 Insensés que vous êtes ! Dieu qui a fait l’extérieur n’a-t-il pas aussi fait l’intérieur ?
      41 Donnez donc plutôt aux pauvres ce qui est dans vos coupes et vos plats, et tout sera pur pour vous.
      42 « Malheur à vous, Pharisiens ! Vous donnez à Dieu le dixième de plantes comme la menthe et la rue, ainsi que de toutes sortes de légumes, mais vous négligez la justice et l’amour pour Dieu : c’est pourtant là ce qu’il fallait pratiquer, sans négliger le reste.
      43 « Malheur à vous, Pharisiens ! Vous aimez les sièges les plus en vue dans les synagogues et vous aimez à recevoir des salutations respectueuses sur les places publiques.
      44 Malheur à vous ! Vous êtes comme des tombeaux qu’on ne remarque pas et sur lesquels on marche sans le savoir ! »
      45 Un des maîtres de la loi lui dit : « Maître, en parlant ainsi, tu nous insultes nous aussi ! »
      46 Jésus répondit : « Malheur à vous aussi, maîtres de la loi ! Vous mettez sur le dos des gens des fardeaux difficiles à porter, et vous ne bougez pas même un seul doigt pour les aider à porter ces fardeaux.
      47 Malheur à vous ! Vous construisez de beaux tombeaux pour les prophètes, ces prophètes que vos ancêtres ont tués !
      48 Vous montrez ainsi que vous approuvez les actes de vos ancêtres, car ils ont tué les prophètes, et vous, vous construisez leurs tombeaux !
      49 C’est pourquoi Dieu, dans sa sagesse, a déclaré : “Je leur enverrai des prophètes et des apôtres ; ils tueront certains d’entre eux et en persécuteront d’autres.”
      50 Par conséquent, les gens d’aujourd’hui supporteront les conséquences des meurtres commis contre tous les prophètes depuis la création du monde,
      51 depuis le meurtre d’Abel jusqu’à celui de Zacharie, qui fut tué entre l’autel et le sanctuaire. Oui, je vous l’affirme, les gens d’aujourd’hui supporteront les conséquences de tous ces meurtres !
      52 « Malheur à vous, maîtres de la loi ! Vous avez pris la clé permettant d’ouvrir la porte du savoir : vous n’entrez pas vous-mêmes et vous empêchez d’entrer ceux qui le désirent. »
      53 Quand Jésus fut sorti de cette maison, les maîtres de la loi et les Pharisiens se mirent à lui manifester une violente fureur et à lui poser des questions sur toutes sortes de sujets :
      54 ils lui tendaient des pièges pour essayer de surprendre quelque chose de faux dans ses paroles.

      Luc 12

      1 Pendant ce temps, les gens s’étaient assemblés par milliers, au point qu’ils se marchaient sur les pieds les uns des autres. Jésus s’adressa d’abord à ses disciples : « Gardez-vous, leur dit-il, du levain des Pharisiens, c’est-à-dire de leur hypocrisie.
      2 Tout ce qui est caché sera découvert, et tout ce qui est secret sera connu.
      3 C’est pourquoi tout ce que vous aurez dit dans l’obscurité sera entendu à la lumière du jour, et ce que vous aurez murmuré à l’oreille d’autrui dans une chambre fermée sera crié du haut des toits. »
      4 « Je vous le dis, à vous mes amis : ne craignez pas ceux qui tuent le corps mais qui, ensuite, ne peuvent rien faire de plus.
      5 Je vais vous montrer qui vous devez craindre : craignez Dieu qui, après la mort, a le pouvoir de vous jeter en enfer. Oui, je vous le dis, c’est lui que vous devez craindre !
      6 « Ne vend-on pas cinq moineaux pour deux sous ? Cependant, Dieu n’en oublie pas un seul.
      7 Et même vos cheveux sont tous comptés. N’ayez donc pas peur : vous valez plus que beaucoup de moineaux ! »
      8 « Je vous le dis : quiconque reconnaît publiquement qu’il est mon disciple, le Fils de l’homme aussi reconnaîtra devant les anges de Dieu qu’il est à lui ;
      9 mais si quelqu’un affirme publiquement ne pas me connaître, le Fils de l’homme aussi affirmera devant les anges de Dieu qu’il ne le connaît pas.
      10 Quiconque dira une parole contre le Fils de l’homme sera pardonné ; mais celui qui aura fait insulte au Saint-Esprit ne recevra pas de pardon.
      11 « Quand on vous conduira pour être jugés dans les synagogues, ou devant les dirigeants ou les autorités, ne vous inquiétez pas de la manière dont vous vous défendrez ou de ce que vous aurez à dire,
      12 car le Saint-Esprit vous enseignera à ce moment-là ce que vous devez exprimer. »
      13 Quelqu’un dans la foule dit à Jésus : « Maître, dis à mon frère de partager avec moi les biens que notre père nous a laissés. »
      14 Jésus lui répondit : « Mon ami, qui m’a établi pour juger vos affaires ou pour partager vos biens ? »
      15 Puis il dit à tous : « Attention ! Gardez-vous de tout amour des richesses, car la vie d’un homme ne dépend pas de ses biens, même s’il est très riche. »
      16 Il leur raconta alors cette parabole : « Un homme riche avait des terres qui lui rapportèrent de bonnes récoltes.
      17 Il réfléchissait et se demandait : “Que vais-je faire ? Je n’ai pas de place où amasser toutes mes récoltes.”
      18 Puis il ajouta : “Voici ce que je vais faire : je vais démolir mes greniers, j’en construirai de plus grands, j’y amasserai tout mon blé et mes autres biens.
      19 Ensuite, je me dirai à moi-même : Mon cher, tu as des biens en abondance pour de nombreuses années ; repose-toi, mange, bois et jouis de la vie.”
      20 Mais Dieu lui dit : “Insensé ! Cette nuit même tu cesseras de vivre. Et alors, pour qui sera tout ce que tu as accumulé ?” »
      21 Jésus ajouta : « Ainsi en est-il de celui qui amasse des richesses pour lui-même, mais qui n’est pas riche aux yeux de Dieu. »
      22 Puis Jésus dit à ses disciples : « Voilà pourquoi je vous dis : Ne vous inquiétez pas au sujet de la nourriture dont vous avez besoin pour vivre, ou au sujet des vêtements dont vous avez besoin pour votre corps.
      23 Car la vie est plus importante que la nourriture et le corps plus important que les vêtements.
      24 Regardez les corbeaux : ils ne sèment ni ne moissonnent, ils n’ont ni cave à provisions ni grenier, mais Dieu les nourrit ! Vous valez beaucoup plus que les oiseaux !
      25 Qui d’entre vous parvient à prolonger un peu la durée de sa vie par le souci qu’il se fait ?
      26 Si donc vous ne pouvez rien pour ce qui est très peu de chose, pourquoi vous inquiétez-vous au sujet du reste ?
      27 Regardez comment poussent les fleurs des champs : elles ne travaillent pas et ne tissent pas de vêtements. Pourtant, je vous le dis, même Salomon, avec toute sa richesse, n’a pas eu de vêtements aussi beaux qu’une seule de ces fleurs.
      28 Dieu revêt ainsi l’herbe des champs qui est là aujourd’hui et qui demain sera jetée au feu : à combien plus forte raison vous vêtira-t-il vous-mêmes ! Comme votre confiance en lui est faible !
      29 Ne vous tourmentez donc pas à chercher continuellement ce que vous allez manger et boire.
      30 Ce sont les païens de ce monde qui recherchent sans arrêt tout cela. Mais vous, vous avez un Père qui sait que vous en avez besoin.
      31 Préoccupez-vous plutôt du Royaume de Dieu et Dieu vous accordera aussi le reste. »
      32 « N’aie pas peur, petit troupeau ! Car il a plu à votre Père de vous donner le Royaume.
      33 Vendez vos biens et donnez l’argent aux pauvres. Munissez-vous de bourses qui ne s’usent pas, amassez-vous des richesses dans les cieux, où elles ne disparaîtront jamais : les voleurs ne peuvent pas les y atteindre ni les vers les détruire.
      34 Car votre cœur sera toujours là où sont vos richesses. »
      35 « Soyez prêts à agir, avec la ceinture serrée autour de la taille et vos lampes allumées.
      36 Soyez comme des serviteurs qui attendent leur maître au moment où il va revenir d’un mariage, afin de lui ouvrir la porte dès qu’il arrivera et frappera.
      37 Heureux ces serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera éveillés ! Je vous le déclare, c’est la vérité : il attachera sa ceinture, les fera prendre place à table et viendra les servir.
      38 S’il revient à minuit ou même plus tard encore et qu’il les trouve éveillés, heureux sont-ils !
      39 « Comprenez bien ceci : si le maître de la maison savait à quelle heure le voleur doit venir, il ne le laisserait pas pénétrer dans la maison.
      40 Tenez-vous prêts, vous aussi, car le Fils de l’homme viendra à l’heure que vous ne pensez pas. »
      41 Alors Pierre demanda : « Seigneur, dis-tu cette parabole pour nous seulement ou bien pour tout le monde ? »
      42 Le Seigneur répondit : « Quel est donc le serviteur fidèle et intelligent ? En voici un que son maître va charger de veiller sur la maison et de donner aux autres serviteurs leur part de nourriture au moment voulu.
      43 Heureux ce serviteur si le maître, à son retour chez lui, le trouve occupé à ce travail !
      44 Je vous le déclare, c’est la vérité : le maître lui confiera la charge de tous ses biens.
      45 Mais si le serviteur se dit : “Mon maître tarde à revenir”, s’il se met alors à battre les autres serviteurs et les servantes, s’il mange, boit et s’enivre,
      46 alors le maître reviendra un jour où le serviteur ne l’attend pas et à une heure qu’il ne connaît pas ; il chassera le serviteur et lui fera partager le sort des infidèles.
      47 Le serviteur qui sait ce que veut son maître, mais ne se tient pas prêt à le faire, recevra de nombreux coups.
      48 Par contre, le serviteur qui ne sait pas ce que veut son maître et agit de telle façon qu’il mérite d’être battu, recevra peu de coups. A qui l’on a beaucoup donné, on demandera beaucoup ; à qui l’on a confié beaucoup, on demandera encore plus. »
      49 « Je suis venu apporter un feu sur la terre et combien je voudrais qu’il soit déjà allumé !
      50 Je dois recevoir un baptême et quelle angoisse pour moi jusqu’à ce qu’il soit accompli !
      51 Pensez-vous que je sois venu apporter la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais la division.
      52 Dès maintenant, une famille de cinq personnes sera divisée, trois contre deux et deux contre trois.
      53 Le père sera contre son fils et le fils contre son père, la mère contre sa fille et la fille contre sa mère, la belle-mère contre sa belle-fille et la belle-fille contre sa belle-mère. »
      54 Jésus disait aussi à la foule : « Quand vous voyez un nuage se lever à l’ouest, vous dites aussitôt : “Il va pleuvoir”, et c’est ce qui arrive.
      55 Et quand vous sentez souffler le vent du sud, vous dites : “Il va faire chaud”, et c’est ce qui arrive.
      56 Hypocrites ! Vous êtes capables de comprendre ce que signifient les aspects de la terre et du ciel ; alors, pourquoi ne comprenez-vous pas le sens du temps présent ? »
      57 « Pourquoi ne jugez-vous pas par vous-mêmes de la juste façon d’agir ?
      58 Si tu es en procès avec quelqu’un et que vous alliez ensemble au tribunal, efforce-toi de trouver un arrangement avec lui pendant que vous êtes en chemin. Tu éviteras ainsi que ton adversaire ne te traîne devant le juge, que le juge ne te livre à la police et que la police ne te jette en prison.
      59 Tu ne sortiras pas de là, je te l’affirme, tant que tu n’auras pas payé ta dette jusqu’au dernier centime. »

      Luc 13

      1 En ce temps-là, quelques personnes vinrent raconter à Jésus comment Pilate avait fait tuer des Galiléens au moment où ils offraient des sacrifices à Dieu.
      2 Jésus leur répondit : « Pensez-vous que si ces Galiléens ont été ainsi massacrés, cela signifie qu’ils étaient de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens ?
      3 Non, vous dis-je ; mais si vous ne changez pas de comportement, vous mourrez tous comme eux.
      4 Et ces dix-huit personnes que la tour de Siloé a écrasées en s’écroulant, pensez-vous qu’elles étaient plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ?
      5 Non, vous dis-je ; mais si vous ne changez pas de comportement, vous mourrez tous comme eux. »
      6 Puis Jésus leur dit cette parabole : « Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint y chercher des figues, mais n’en trouva pas.
      7 Il dit alors au vigneron : “Regarde : depuis trois ans je viens chercher des figues sur ce figuier et je n’en trouve pas. Coupe-le donc ! Pourquoi occupe-t-il du terrain inutilement ?”
      8 Mais le vigneron lui répondit : “Maître, laisse-le cette année encore ; je vais creuser la terre tout autour et j’y mettrai du fumier.
      9 Ainsi, il donnera peut-être des figues l’année prochaine ; sinon, tu le feras couper.” »
      10 Un jour de sabbat, Jésus enseignait dans une synagogue.
      11 Une femme malade se trouvait là : depuis dix-huit ans, un esprit mauvais la tenait courbée et elle était totalement incapable de se redresser.
      12 Quand Jésus vit cette femme, il l’appela et lui dit : « Tu es délivrée de ta maladie. »
      13 Il posa les mains sur elle et, aussitôt, elle se redressa et se mit à louer Dieu.
      14 Mais le chef de la synagogue était indigné de ce que Jésus avait accompli une guérison le jour du sabbat. Il s’adressa alors à la foule : « Il y a six jours pendant lesquels on doit travailler ; venez donc vous faire guérir ces jours-là et non le jour du sabbat ! »
      15 Le Seigneur lui répondit en ces mots : « Hypocrites que vous êtes ! Le jour du sabbat, chacun de vous détache de la crèche son bœuf ou son âne pour le mener boire, n’est-ce pas ?
      16 Et cette femme, descendante d’Abraham, que Satan a tenue liée pendant dix-huit ans, ne fallait-il pas la détacher de ses liens le jour du sabbat ? »
      17 Cette réponse de Jésus remplit de honte tous ses adversaires ; mais la foule entière se réjouissait de toutes les œuvres magnifiques qu’il accomplissait.
      18 Jésus dit : « A quoi le Royaume de Dieu ressemble-t-il ? A quoi puis-je le comparer ?
      19 Il ressemble à une graine de moutarde qu’un homme a prise et mise en terre dans son jardin : elle a poussé, elle est devenue un arbre et les oiseaux ont fait leurs nids dans ses branches. »
      20 Jésus dit encore : « A quoi puis-je comparer le Royaume de Dieu ?
      21 Il ressemble au levain qu’une femme prend et mêle à une grande quantité de farine, si bien que toute la pâte lève. »
      22 Jésus traversait villes et villages et enseignait en faisant route vers Jérusalem.
      23 Quelqu’un lui demanda : « Maître, n’y a-t-il que peu de gens qui seront sauvés ? » Jésus répondit :
      24 « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite ; car, je vous l’affirme, beaucoup essayeront d’entrer et ne le pourront pas.
      25 « Quand le maître de maison se sera levé et aura fermé la porte à clé, vous vous trouverez dehors, vous vous mettrez à frapper à la porte et à dire : “Maître, ouvre-nous.” Il vous répondra : “Je ne sais pas d’où vous êtes !”
      26 Alors, vous allez lui dire : “Nous avons mangé et bu avec toi, tu as enseigné dans les rues de notre ville.”
      27 Il vous dira de nouveau : “Je ne sais pas d’où vous êtes. Écartez-vous de moi, vous tous qui commettez le mal !”
      28 C’est là que vous pleurerez et grincerez des dents, quand vous verrez Abraham, Isaac, Jacob et tous les prophètes dans le Royaume de Dieu et que vous serez jetés dehors !
      29 Des hommes viendront de l’est et de l’ouest, du nord et du sud et prendront place à table dans le Royaume de Dieu.
      30 Et alors, certains de ceux qui sont maintenant les derniers seront les premiers et d’autres qui sont maintenant les premiers seront les derniers. »
      31 A ce moment-là, quelques Pharisiens s’approchèrent de Jésus et lui dirent : « Pars d’ici, va-t’en ailleurs, car Hérode veut te faire mourir. »
      32 Jésus leur répondit : « Allez dire à cette espèce de renard : “Je chasse des esprits mauvais et j’accomplis des guérisons aujourd’hui et demain, et le troisième jour j’achève mon œuvre.”
      33 Mais il faut que je continue ma route aujourd’hui, demain et le jour suivant, car il ne convient pas qu’un prophète soit mis à mort ailleurs qu’à Jérusalem.
      34 « Jérusalem, Jérusalem, toi qui mets à mort les prophètes et tues à coups de pierres ceux que Dieu t’envoie ! Combien de fois ai-je désiré rassembler tes habitants auprès de moi comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, mais vous ne l’avez pas voulu !
      35 Eh bien, votre maison va être abandonnée. Je vous le déclare : vous ne me verrez plus jusqu’à ce que vienne le moment où vous direz : “Que Dieu bénisse celui qui vient au nom du Seigneur !” »

      Luc 14

      1 Un jour de sabbat, Jésus se rendit chez un des chefs des Pharisiens pour y prendre un repas. Ceux qui étaient là observaient attentivement Jésus.
      2 Un homme atteint d’hydropisie se tenait devant lui.
      3 Jésus prit la parole et demanda aux maîtres de la loi et aux Pharisiens : « Notre loi permet-elle ou non de faire une guérison le jour du sabbat ? »
      4 Mais ils ne voulurent pas répondre. Alors Jésus toucha le malade, le guérit et le renvoya.
      5 Puis il leur dit : « Si l’un de vous a un fils ou un bœuf qui tombe dans un puits, ne va-t-il pas l’en retirer aussitôt, même le jour du sabbat ? »
      6 Ils furent incapables de répondre à cela.
      7 Jésus remarqua comment les invités choisissaient les meilleures places. Il dit alors à tous cette parabole :
      8 « Lorsque quelqu’un t’invite à un repas de mariage, ne va pas t’asseoir à la meilleure place. Il se pourrait en effet que quelqu’un de plus important que toi ait été invité
      9 et que celui qui vous a invités l’un et l’autre vienne te dire : “Laisse-lui cette place.” Alors tu devrais, tout honteux, te mettre à la dernière place.
      10 Au contraire, lorsque tu es invité, va t’installer à la dernière place, pour qu’au moment où viendra celui qui t’a invité, il te dise : “Mon ami, viens t’asseoir à une meilleure place.” Ainsi, ce sera pour toi un honneur devant tous ceux qui seront à table avec toi.
      11 En effet, quiconque s’élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé. »
      12 Puis Jésus dit à celui qui l’avait invité : « Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner, n’invite ni tes amis, ni tes frères, ni les membres de ta parenté, ni tes riches voisins ; car ils pourraient t’inviter à leur tour et tu serais ainsi payé pour ce que tu as donné.
      13 Mais quand tu offres un repas de fête, invite les pauvres, les infirmes, les boiteux et les aveugles.
      14 Tu seras heureux, car ils ne peuvent pas te le rendre. Dieu te le rendra lorsque ceux qui ont fait le bien se relèveront de la mort. »
      15 Après avoir entendu ces mots, un de ceux qui étaient à table dit à Jésus : « Heureux celui qui prendra son repas dans le Royaume de Dieu ! »
      16 Jésus lui raconta cette parabole : « Un homme offrit un grand repas auquel il invita beaucoup de monde.
      17 A l’heure du repas, il envoya son serviteur dire aux invités : “Venez, car c’est prêt maintenant.”
      18 Mais tous, l’un après l’autre, se mirent à s’excuser. Le premier dit au serviteur : “J’ai acheté un champ et il faut que j’aille le voir ; je te prie de m’excuser.”
      19 Un autre lui dit : “J’ai acheté cinq paires de bœufs et je vais les essayer ; je te prie de m’excuser.”
      20 Un autre encore dit : “Je viens de me marier et c’est pourquoi je ne peux pas y aller.”
      21 Le serviteur retourna auprès de son maître et lui rapporta ces réponses. Le maître de la maison se mit en colère et dit à son serviteur : “Va vite sur les places et dans les rues de la ville, et amène ici les pauvres, les infirmes, les aveugles et les boiteux.”
      22 Après un moment, le serviteur vint dire : “Maître, tes ordres ont été exécutés, mais il y a encore de la place.”
      23 Le maître dit alors à son serviteur : “Va sur les chemins de campagne, le long des haies, et oblige les gens à entrer, afin que ma maison soit remplie.
      24 Je vous le dis : aucun de ceux qui avaient été invités ne mangera de mon repas !” »
      25 Une foule immense faisait route avec Jésus. Il se retourna et dit à tous :
      26 « Celui qui vient à moi doit me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères, ses sœurs, et même à sa propre personne. Sinon, il ne peut pas être mon disciple.
      27 Celui qui ne porte pas sa croix pour me suivre ne peut pas être mon disciple.
      28 Si l’un de vous veut construire une tour, il s’assied d’abord pour calculer la dépense et voir s’il a assez d’argent pour achever le travail.
      29 Autrement, s’il pose les fondations sans pouvoir achever la tour, tous ceux qui verront cela se mettront à rire de lui
      30 en disant : “Cet homme a commencé de construire mais a été incapable d’achever le travail !”
      31 De même, si un roi veut partir en guerre contre un autre roi, il s’assied d’abord pour examiner s’il peut, avec dix mille hommes, affronter son adversaire qui marche contre lui avec vingt mille hommes.
      32 S’il ne le peut pas, il envoie des messagers à l’autre roi, pendant qu’il est encore loin, pour lui demander ses conditions de paix.
      33 Ainsi donc, ajouta Jésus, aucun de vous ne peut être mon disciple s’il ne renonce pas à tout ce qu’il possède. »
      34 « Le sel est une bonne chose. Mais s’il perd son goût, comment pourrait-on le lui rendre ?
      35 Il n’est alors bon ni pour la terre, ni pour le fumier ; on le jette dehors. Écoutez bien, si vous avez des oreilles pour entendre ! »

      Luc 15

      1 Les collecteurs d’impôts et autres gens de mauvaise réputation s’approchaient tous de Jésus pour l’écouter.
      2 Les Pharisiens et les maîtres de la loi critiquaient Jésus ; ils disaient : « Cet homme fait bon accueil aux gens de mauvaise réputation et mange avec eux ! »
      3 Jésus leur dit alors cette parabole :
      4 « Si quelqu’un parmi vous possède cent moutons et qu’il perde l’un d’entre eux, ne va-t-il pas laisser les quatre-vingt-dix-neuf autres dans leur pâturage pour partir à la recherche de celui qui est perdu jusqu’à ce qu’il le retrouve ?
      5 Et quand il l’a retrouvé, il est tout joyeux : il met le mouton sur ses épaules,
      6 il rentre chez lui, puis appelle ses amis et ses voisins et leur dit : “Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé mon mouton, celui qui était perdu !”
      7 De même, je vous le dis, il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui commence une vie nouvelle que pour quatre-vingt-dix-neuf justes qui n’en ont pas besoin. »
      8 « Ou bien, si une femme possède dix pièces d’argent et qu’elle en perde une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison et chercher avec soin jusqu’à ce qu’elle la retrouve ?
      9 Et quand elle l’a retrouvée, elle appelle ses amies et ses voisines et leur dit : “Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé la pièce d’argent que j’avais perdue !”
      10 De même, je vous le dis, il y a de la joie parmi les anges de Dieu pour un seul pécheur qui commence une vie nouvelle. »
      11 Jésus dit encore : « Un homme avait deux fils.
      12 Le plus jeune dit à son père : “Mon père, donne-moi la part de notre fortune qui doit me revenir.” Alors le père partagea ses biens entre ses deux fils.
      13 Peu de jours après, le plus jeune fils vendit sa part de la propriété et partit avec son argent pour un pays éloigné. Là, il vécut dans le désordre et dissipa ainsi tout ce qu’il possédait.
      14 Quand il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays, et il commença à manquer du nécessaire.
      15 Il alla donc se mettre au service d’un des habitants du pays, qui l’envoya dans ses champs garder les cochons.
      16 Il aurait bien voulu se nourrir des fruits du caroubier que mangeaient les cochons, mais personne ne lui en donnait.
      17 Alors, il se mit à réfléchir sur sa situation et se dit : “Tous les ouvriers de mon père ont plus à manger qu’ils ne leur en faut, tandis que moi, ici, je meurs de faim !
      18 Je veux repartir chez mon père et je lui dirai : Mon père, j’ai péché contre Dieu et contre toi,
      19 je ne suis plus digne que tu me regardes comme ton fils. Traite-moi donc comme l’un de tes ouvriers.”
      20 Et il repartit chez son père. « Tandis qu’il était encore assez loin de la maison, son père le vit et en eut profondément pitié : il courut à sa rencontre, le serra contre lui et l’embrassa.
      21 Le fils lui dit alors : “Mon père, j’ai péché contre Dieu et contre toi, je ne suis plus digne que tu me regardes comme ton fils...”
      22 Mais le père dit à ses serviteurs : “Dépêchez-vous d’apporter la plus belle robe et mettez-la-lui ; passez-lui une bague au doigt et des chaussures aux pieds.
      23 Amenez le veau que nous avons engraissé et tuez-le ; nous allons faire un festin et nous réjouir,
      24 car mon fils que voici était mort et il est revenu à la vie, il était perdu et je l’ai retrouvé.” Et ils commencèrent la fête.
      25 « Pendant ce temps, le fils aîné de cet homme était aux champs. A son retour, quand il approcha de la maison, il entendit un bruit de musique et de danses.
      26 Il appela un des serviteurs et lui demanda ce qui se passait.
      27 Le serviteur lui répondit : “Ton frère est revenu, et ton père a fait tuer le veau que nous avons engraissé, parce qu’il a retrouvé son fils en bonne santé.”
      28 Le fils aîné se mit alors en colère et refusa d’entrer dans la maison. Son père sortit pour le prier d’entrer.
      29 Mais le fils répondit à son père : “Écoute, il y a tant d’années que je te sers sans avoir jamais désobéi à l’un de tes ordres. Pourtant, tu ne m’as jamais donné même un chevreau pour que je fasse la fête avec mes amis.
      30 Mais quand ton fils que voilà revient, lui qui a dépensé entièrement ta fortune avec des prostituées, pour lui tu fais tuer le veau que nous avons engraissé !”
      31 Le père lui dit : “Mon enfant, tu es toujours avec moi, et tout ce que je possède est aussi à toi.
      32 Mais nous devions faire une fête et nous réjouir, car ton frère que voici était mort et il est revenu à la vie, il était perdu et le voilà retrouvé !” »

      Luc 16

      1 Jésus dit à ses disciples : « Un homme riche avait un gérant et l’on vint lui rapporter que ce gérant gaspillait ses biens.
      2 Le maître l’appela et lui dit : “Qu’est-ce que j’apprends à ton sujet ? Présente-moi les comptes de ta gestion, car tu ne pourras plus être mon gérant.”
      3 Le gérant se dit en lui-même : “Mon maître va me retirer ma charge. Que faire ? Je ne suis pas assez fort pour travailler la terre et j’aurais honte de mendier.
      4 Ah ! je sais ce que je vais faire ! Et quand j’aurai perdu ma place, des gens me recevront chez eux !”
      5 Il fit alors venir un à un tous ceux qui devaient quelque chose à son maître. Il dit au premier : “Combien dois-tu à mon maître ?” –
      6 “Cent tonneaux d’huile d’olive”, lui répondit-il. Le gérant lui dit : “Voici ton compte ; vite, assieds-toi et note cinquante.”
      7 Puis il dit à un autre : “Et toi, combien dois-tu ?” – “Cent sacs de blé”, répondit-il. Le gérant lui dit : “Voici ton compte ; note quatre-vingts.”
      8 Eh bien, le maître loua le gérant malhonnête d’avoir agi si habilement. En effet, les gens de ce monde sont bien plus habiles dans leurs rapports les uns avec les autres que ceux qui appartiennent à la lumière. »
      9 Jésus ajouta : « Et moi je vous dis : faites-vous des amis avec les richesses trompeuses de ce monde, afin qu’au moment où elles n’existeront plus pour vous on vous reçoive dans les demeures éternelles.
      10 Celui qui est fidèle dans les petites choses est aussi fidèle dans les grandes ; celui qui est malhonnête dans les petites choses est aussi malhonnête dans les grandes.
      11 Si donc vous n’avez pas été fidèles dans votre façon d’utiliser les richesses trompeuses de ce monde, qui pourrait vous confier les vraies richesses ?
      12 Et si vous n’avez pas été fidèles en ce qui concerne le bien des autres, qui vous donnera le bien qui vous est destiné ?
      13 « Aucun serviteur ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra le premier et aimera le second ; ou bien il s’attachera au premier et méprisera le second. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. »
      14 Les Pharisiens entendaient toutes ces paroles et se moquaient de Jésus, car ils aimaient l’argent.
      15 Jésus leur dit : « Vous êtes des gens qui se font passer pour justes aux yeux des hommes, mais Dieu connaît vos cœurs. Car ce que les hommes considèrent comme grand est détestable aux yeux de Dieu.
      16 « Le temps de la loi de Moïse et des livres des Prophètes a duré jusqu’à l’époque de Jean-Baptiste. Depuis cette époque, la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu est annoncée et chacun use de force pour y entrer.
      17 Mais le ciel et la terre peuvent disparaître plus facilement que le plus petit détail de la loi.
      18 « Tout homme qui renvoie sa femme et en épouse une autre commet un adultère, et celui qui épouse une femme renvoyée par son mari commet un adultère. »
      19 « Il y avait une fois un homme riche qui s’habillait des vêtements les plus fins et les plus coûteux et qui, chaque jour, vivait dans le luxe en faisant de bons repas.
      20 Devant la porte de sa maison était couché un pauvre homme, appelé Lazare. Son corps était couvert de plaies.
      21 Il aurait bien voulu se nourrir des morceaux qui tombaient de la table du riche. De plus, les chiens venaient lécher ses plaies.
      22 Le pauvre mourut et les anges le portèrent auprès d’Abraham. Le riche mourut aussi et on l’enterra.
      23 Il souffrait beaucoup dans le monde des morts ; il leva les yeux et vit de loin Abraham et Lazare à côté de lui.
      24 Alors il s’écria : “Père Abraham, aie pitié de moi ; envoie donc Lazare tremper le bout de son doigt dans de l’eau pour me rafraîchir la langue, car je souffre beaucoup dans ce feu.”
      25 Mais Abraham dit : “Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu beaucoup de biens pendant ta vie, tandis que Lazare a eu beaucoup de malheurs. Maintenant, il reçoit ici sa consolation, tandis que toi tu souffres.
      26 De plus, il y a un profond abîme entre vous et nous ; ainsi, ceux qui voudraient passer d’ici vers vous ne le peuvent pas et l’on ne peut pas non plus parvenir jusqu’à nous de là où tu es.”
      27 Le riche dit : “Je t’en prie, père, envoie donc Lazare dans la maison de mon père,
      28 où j’ai cinq frères. Qu’il aille les avertir, afin qu’ils ne viennent pas eux aussi dans ce lieu de souffrances.”
      29 Abraham répondit : “Tes frères ont Moïse et les prophètes pour les avertir : qu’ils les écoutent !”
      30 Le riche dit : “Cela ne suffit pas, père Abraham. Mais si quelqu’un revient de chez les morts et va les trouver, alors ils changeront de comportement.”
      31 Mais Abraham lui dit : “S’ils ne veulent pas écouter Moïse et les prophètes, ils ne se laisseront pas persuader même si quelqu’un se relevait d’entre les morts.” »

      Luc 17

      1 Jésus dit à ses disciples : « Il est inévitable qu’il y ait des faits qui entraînent les hommes à pécher. Mais malheur à celui qui en est la cause !
      2 Il vaudrait mieux pour lui qu’on lui attache au cou une grosse pierre et qu’on le jette dans la mer, plutôt que de faire tomber dans le péché un seul de ces petits.
      3 Prenez bien garde ! « Si ton frère se rend coupable, parle-lui sérieusement. Et s’il regrette son acte, pardonne-lui.
      4 S’il se rend coupable à ton égard sept fois en un jour et que chaque fois il revienne te dire : “Je le regrette”, tu lui pardonneras. »
      5 Les apôtres dirent au Seigneur : « Augmente notre foi. »
      6 Le Seigneur répondit : « Si vous aviez de la foi gros comme une graine de moutarde, vous pourriez dire à cet arbre, ce mûrier : “Déracine-toi et va te planter dans la mer”, et il vous obéirait. »
      7 « Supposons ceci : l’un d’entre vous a un serviteur qui laboure ou qui garde les troupeaux. Lorsqu’il le voit revenir des champs, va-t-il lui dire : “Viens vite te mettre à table” ?
      8 Non, il lui dira plutôt : “Prépare mon repas, puis change de vêtements pour me servir pendant que je mange et bois ; après quoi, tu pourras manger et boire à ton tour.”
      9 Il n’a pas à remercier son serviteur d’avoir fait ce qui lui était ordonné, n’est-ce pas ?
      10 Il en va de même pour vous : quand vous aurez fait tout ce qui vous est ordonné, dites : “Nous sommes de simples serviteurs ; nous n’avons fait que notre devoir.” »
      11 Tandis que Jésus faisait route vers Jérusalem, il passa le long de la frontière qui sépare la Samarie et la Galilée.
      12 Il entrait dans un village quand dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils se tinrent à distance
      13 et se mirent à crier : « Jésus, Maître, aie pitié de nous ! »
      14 Jésus les vit et leur dit : « Allez vous faire examiner par les prêtres. » Pendant qu’ils y allaient, ils furent guéris.
      15 L’un d’entre eux, quand il vit qu’il était guéri, revint sur ses pas en louant Dieu à haute voix.
      16 Il se jeta aux pieds de Jésus, le visage contre terre, et le remercia. Cet homme était Samaritain.
      17 Jésus dit alors : « Tous les dix ont été guéris, n’est-ce pas ? Où sont les neuf autres ?
      18 Personne n’a-t-il pensé à revenir pour remercier Dieu, sinon cet étranger ? »
      19 Puis Jésus lui dit : « Relève-toi et va ; ta foi t’a sauvé. »
      20 Les Pharisiens demandèrent à Jésus quand viendrait le Royaume de Dieu. Il leur répondit : « Le Royaume de Dieu ne vient pas de façon spectaculaire.
      21 On ne dira pas : “Voyez, il est ici !” ou bien : “Il est là !” Car, sachez-le, le Royaume de Dieu est au milieu de vous. »
      22 Puis il dit aux disciples : « Le temps viendra où vous désirerez voir le Fils de l’homme même un seul jour, mais vous ne le verrez pas.
      23 On vous dira : “Regardez là !” ou : “Regardez ici !” Mais n’y allez pas, n’y courez pas.
      24 Comme l’éclair brille à travers le ciel et l’illumine d’une extrémité à l’autre, ainsi sera le Fils de l’homme en son jour.
      25 Mais il faut d’abord qu’il souffre beaucoup et qu’il soit rejeté par les gens d’aujourd’hui.
      26 Ce qui s’est passé du temps de Noé se passera de la même façon aux jours du Fils de l’homme.
      27 Les gens mangeaient et buvaient, se mariaient ou étaient donnés en mariage, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche : la grande inondation vint alors et les fit tous périr.
      28 Ce sera comme du temps de Loth : les gens mangeaient et buvaient, achetaient et vendaient, plantaient et bâtissaient ;
      29 mais le jour où Loth quitta Sodome, il tomba du ciel une pluie de soufre enflammé qui les fit tous périr.
      30 Il se passera la même chose le jour où le Fils de l’homme doit apparaître.
      31 « En ce jour-là, celui qui sera sur la terrasse de sa maison et aura ses affaires à l’intérieur, ne devra pas descendre pour les prendre ; de même, celui qui sera dans les champs ne devra pas retourner dans sa maison.
      32 Rappelez-vous la femme de Loth !
      33 Celui qui cherchera à préserver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie la conservera.
      34 Je vous le déclare, en cette nuit-là, deux personnes seront dans un même lit : l’une sera emmenée et l’autre laissée.
      35 Deux femmes moudront du grain ensemble : l’une sera emmenée et l’autre laissée. [
      36 Deux hommes seront dans un champ : l’un sera emmené et l’autre laissé. ] »
      37 Les disciples lui demandèrent : « Où cela se passera-t-il, Seigneur ? » Et il répondit : « Où sera le cadavre, là aussi se rassembleront les vautours. »

      Luc 18

      1 Jésus leur dit ensuite cette parabole pour leur montrer qu’ils devaient toujours prier, sans jamais se décourager :
      2 « Il y avait dans une ville un juge qui ne se souciait pas de Dieu et n’avait d’égards pour personne.
      3 Il y avait aussi dans cette ville une veuve qui venait fréquemment le trouver pour obtenir justice : “Rends-moi justice contre mon adversaire”, disait-elle.
      4 Pendant longtemps, le juge refusa, puis il se dit : “Bien sûr, je ne me soucie pas de Dieu et je n’ai d’égards pour personne ;
      5 mais comme cette veuve me fatigue, je vais faire reconnaître ses droits, sinon, à force de venir, elle finira par m’exaspérer.” »
      6 Puis le Seigneur ajouta : « Écoutez ce que dit ce juge indigne !
      7 Et Dieu, lui, ne ferait-il pas justice aux siens quand ils crient à lui jour et nuit ? Tardera-t-il à les aider ?
      8 Je vous le déclare : il leur fera justice rapidement. Mais quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? »
      9 Jésus dit la parabole suivante à l’intention de ceux qui se croyaient justes aux yeux de Dieu et méprisaient les autres :
      10 « Deux hommes montèrent au temple pour prier ; l’un était Pharisien, l’autre collecteur d’impôts.
      11 Le Pharisien, debout, priait ainsi en lui-même : “O Dieu, je te remercie de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont voleurs, mauvais et adultères ; je te remercie de ce que je ne suis pas comme ce collecteur d’impôts.
      12 Je jeûne deux jours par semaine et je te donne le dixième de tous mes revenus.”
      13 Le collecteur d’impôts, lui, se tenait à distance et n’osait pas même lever les yeux vers le ciel, mais il se frappait la poitrine et disait : “O Dieu, aie pitié de moi, qui suis un pécheur.”
      14 Je vous le dis, ajouta Jésus, cet homme était en règle avec Dieu quand il retourna chez lui, mais pas le Pharisien. En effet, quiconque s’élève sera abaissé, mais celui qui s’abaisse sera élevé. »

      Luc 22

      7 Le jour arriva, pendant la fête des pains sans levain, où l’on devait sacrifier les agneaux pour le repas de la Pâque.
      15 Il leur dit : « Combien j’ai désiré prendre ce repas de la Pâque avec vous avant de souffrir !

      Luc 23

      54 C’était vendredi et le sabbat allait commencer.

      Luc 24

      1 Très tôt le dimanche matin, les femmes se rendirent au tombeau, en apportant les huiles parfumées qu’elles avaient préparées.

      Jean 1

      19 Voici le témoignage rendu par Jean lorsque les autorités juives de Jérusalem envoyèrent des prêtres et des lévites pour lui demander : « Qui es-tu ? »
      20 Il ne refusa pas de répondre, mais il affirma très clairement devant tous : « Je ne suis pas le Messie. »
      21 Ils lui demandèrent : « Qui es-tu donc ? Es-tu Élie ? » – « Non, répondit Jean, je ne le suis pas. » – « Es-tu le Prophète ? » dirent-ils. « Non », répondit-il.
      22 Ils lui dirent alors : « Qui es-tu donc ? Nous devons donner une réponse à ceux qui nous ont envoyés. Que dis-tu à ton sujet ? »
      23 Jean répondit : « Je suis “celui qui crie dans le désert : Préparez un chemin bien droit pour le Seigneur !” » – C’est ce qu’a dit le prophète Ésaïe. –
      24 Parmi les messagers envoyés à Jean, il y avait des Pharisiens ;
      25 ils lui demandèrent encore : « Si tu n’es pas le Messie, ni Élie, ni le Prophète, pourquoi donc baptises-tu ? »
      26 Jean leur répondit : « Moi, je vous baptise avec de l’eau ; mais il y a au milieu de vous quelqu’un que vous ne connaissez pas.
      27 Il vient après moi, mais je ne suis pas même digne de délier la courroie de ses sandales. »
      28 Tout cela se passait à Béthanie, de l’autre côté de la rivière, le Jourdain, là où Jean baptisait.
      29 Le lendemain, Jean vit Jésus venir à lui, et il dit : « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde.
      30 C’est de lui que j’ai parlé quand j’ai dit : “Un homme vient après moi, mais il est plus important que moi, car il existait déjà avant moi.”
      31 Je ne savais pas qui ce devait être, mais je suis venu baptiser avec de l’eau afin de le faire connaître au peuple d’Israël. »
      32 Jean déclara encore : « J’ai vu l’Esprit de Dieu descendre du ciel comme une colombe et demeurer sur lui.
      33 Je ne savais pas encore qui il était, mais Dieu, qui m’a envoyé baptiser avec de l’eau, m’a dit : “Tu verras l’Esprit descendre et demeurer sur un homme ; c’est lui qui va baptiser avec le Saint-Esprit.”
      34 J’ai vu cela, dit Jean, et j’atteste donc que cet homme est le Fils de Dieu. »
      35 Le lendemain, Jean était de nouveau là, avec deux de ses disciples.
      36 Quand il vit Jésus passer, il dit : « Voici l’Agneau de Dieu ! »
      37 Les deux disciples de Jean entendirent ces paroles, et ils suivirent Jésus.
      38 Jésus se retourna, il vit qu’ils le suivaient et leur demanda : « Que cherchez-vous ? » Ils lui dirent : « Où demeures-tu, Rabbi ? » – Ce mot signifie « Maître ». –
      39 Il leur répondit : « Venez, et vous verrez. » Ils allèrent donc et virent où il demeurait, et ils passèrent le reste de ce jour avec lui. Il était alors environ quatre heures de l’après-midi.
      40 L’un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean et avaient suivi Jésus, était André, le frère de Simon Pierre.
      41 La première personne que rencontra André fut son frère Simon ; il lui dit : « Nous avons trouvé le Messie. » – Ce mot signifie « Christ ». –
      42 Et il conduisit Simon auprès de Jésus. Jésus le regarda et dit : « Tu es Simon, le fils de Jean ; on t’appellera Céphas. » – Ce nom signifie « Pierre ». –
      43 Le lendemain, Jésus décida de partir pour la Galilée. Il rencontra Philippe et lui dit : « Suis-moi ! »
      44 – Philippe était de Bethsaïda, la localité d’où provenaient aussi André et Pierre. –
      45 Ensuite, Philippe rencontra Nathanaël et lui dit : « Nous avons trouvé celui dont Moïse a parlé dans le livre de la Loi et dont les prophètes aussi ont parlé. C’est Jésus, le fils de Joseph, de Nazareth. »
      46 Nathanaël lui dit : « Peut-il venir quelque chose de bon de Nazareth ? » Philippe lui répondit : « Viens, et tu verras. »
      47 Quand Jésus vit Nathanaël s’approcher de lui, il dit à son sujet : « Voici un véritable Israélite ; il n’y a rien de faux en lui. »
      48 Nathanaël lui demanda : « Comment me connais-tu ? » Jésus répondit : « Je t’ai vu quand tu étais sous le figuier, avant que Philippe t’appelle. »
      49 Alors Nathanaël lui dit : « Maître, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d’Israël ! »
      50 Jésus lui répondit : « Ainsi, tu crois en moi parce que je t’ai dit que je t’avais vu sous le figuier ? Tu verras de bien plus grandes choses que celle-ci ! »
      51 Et il ajouta : « Oui, je vous le déclare, c’est la vérité : vous verrez le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l’homme ! »

      Jean 2

      1 Deux jours après, il y eut un mariage à Cana, en Galilée. La mère de Jésus était là,
      2 et on avait aussi invité Jésus et ses disciples à ce mariage.
      3 A un moment donné, il ne resta plus de vin. La mère de Jésus lui dit alors : « Ils n’ont plus de vin. »
      4 Mais Jésus lui répondit : « Mère, est-ce à toi de me dire ce que j’ai à faire ? Mon heure n’est pas encore venue. »
      5 La mère de Jésus dit alors aux serviteurs : « Faites tout ce qu’il vous dira. »
      6 Il y avait là six récipients de pierre que les Juifs utilisaient pour leurs rites de purification. Chacun d’eux pouvait contenir une centaine de litres.
      7 Jésus dit aux serviteurs : « Remplissez d’eau ces récipients. » Ils les remplirent jusqu’au bord.
      8 Alors Jésus leur dit : « Puisez maintenant un peu de cette eau et portez-en au maître de la fête. » C’est ce qu’ils firent.
      9 Le maître de la fête goûta l’eau changée en vin. Il ne savait pas d’où venait ce vin, mais les serviteurs qui avaient puisé l’eau le savaient. Il appela donc le marié
      10 et lui dit : « Tout le monde commence par offrir le meilleur vin, puis, quand les invités ont beaucoup bu, on sert le moins bon. Mais toi, tu as gardé le meilleur vin jusqu’à maintenant ! »
      11 Voilà comment Jésus fit le premier de ses signes miraculeux, à Cana en Galilée ; il manifesta ainsi sa gloire, et ses disciples crurent en lui.
      12 Après cela, il se rendit à Capernaüm avec sa mère, ses frères et ses disciples. Ils n’y restèrent que peu de jours.
      13 La fête juive de la Pâque était proche et Jésus alla donc à Jérusalem.
      20 « On a mis quarante-six ans pour bâtir ce temple, et toi, tu vas le rebâtir en trois jours ? » lui dirent-ils.
      23 Pendant que Jésus était à Jérusalem, au moment de la fête de la Pâque, beaucoup crurent en lui en voyant les signes miraculeux qu’il faisait.

      Jean 3

      22 Après cela, Jésus et ses disciples allèrent en Judée. Il y resta quelque temps avec eux, et il baptisait.

      Jean 4

      35 Vous dites, vous : “Encore quatre mois et ce sera la moisson.” Mais moi je vous dis, regardez bien les champs : les grains sont mûrs et prêts pour la moisson !
      43 Après avoir passé deux jours à cet endroit, Jésus partit et se rendit en Galilée.
      54 Ce fut le second signe miraculeux que fit Jésus, après son retour de Judée en Galilée.

      Jean 5

      1 Peu après, les Juifs célébrèrent une fête religieuse et Jésus se rendit alors à Jérusalem.

      Jean 6

      4 La Pâque, la fête des Juifs, était proche.
      10 Jésus dit alors : « Faites asseoir tout le monde. » Il y avait beaucoup d’herbe à cet endroit. Ils s’assirent donc ; ils étaient environ cinq mille hommes.

      Jean 7

      2 La fête juive des Huttes était proche
      10 Quand ses frères se furent rendus à la fête, Jésus y alla aussi, mais sans se faire voir, presque en secret.

      Jean 8

      57 Les Juifs lui dirent : « Tu n’as pas encore cinquante ans et tu as vu Abraham ? »

      Jean 10

      22 C’était l’hiver et l’on célébrait à Jérusalem la fête de la Dédicace.

      Jean 11

      55 La fête juive de la Pâque était proche, et beaucoup de gens du pays se rendirent à Jérusalem pour se purifier avant cette fête.

      Jean 12

      1 Six jours avant la Pâque, Jésus se rendit à Béthanie, où vivait Lazare, l’homme qu’il avait ramené d’entre les morts.

      Jean 13

      1 C’était la veille de la fête de la Pâque. Jésus savait que l’heure était venue pour lui de quitter ce monde pour aller auprès du Père. Il avait toujours aimé les siens qui étaient dans le monde et il les aima jusqu’à la fin.
      29 Comme Judas tenait la bourse, plusieurs pensaient que Jésus lui demandait d’aller acheter ce qui leur était nécessaire pour la fête, ou d’aller faire un don aux pauvres.

      Jean 18

      13 Ils le conduisirent tout d’abord chez Hanne. Celui-ci était le beau-père de Caïphe qui était grand-prêtre cette année-là.
      28 Puis on emmena Jésus de chez Caïphe au palais du gouverneur romain. C’était tôt le matin. Mais les chefs juifs n’entrèrent pas dans le palais afin de ne pas se rendre impurs et de pouvoir manger le repas de la Pâque.

      Jean 19

      14 C’était le jour qui précédait la fête de la Pâque, vers midi. Pilate dit aux Juifs : « Voilà votre roi ! »
      31 C’était vendredi et les chefs juifs ne voulaient pas que les corps restent sur les croix durant le sabbat, d’autant plus que ce sabbat-là était spécialement important ; ils demandèrent donc à Pilate de faire briser les jambes des crucifiés et de faire enlever les corps.

      Jean 20

      1 Tôt le dimanche matin, alors qu’il faisait encore nuit, Marie de Magdala se rendit au tombeau. Elle vit que la pierre avait été ôtée de l’entrée du tombeau.
      30 Jésus a fait encore, devant ses disciples, beaucoup d’autres signes miraculeux qui ne sont pas racontés dans ce livre.

      Actes 4

      6 Il y avait en particulier Hanne le grand-prêtre, Caïphe, Jean, Alexandre et tous les membres de la famille du grand-prêtre.

      Actes 5

      37 Après lui, à l’époque du recensement, est apparu Judas le Galiléen ; il entraîna une foule de gens à sa suite. Mais il fut tué, lui aussi, et tous ceux qui l’avaient suivi furent dispersés.

      1 Corinthiens 5

      7 Purifiez-vous donc ! Éliminez ce vieux levain pour que vous deveniez semblables à une pâte nouvelle et sans levain. Vous l’êtes déjà en réalité depuis que le Christ, notre agneau pascal, a été sacrifié.

      Galates 4

      4 Mais quand le moment fixé est arrivé, Dieu a envoyé son Fils : il est né d’une femme et il a été soumis à la loi juive,
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