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CHRONOLOGIE DU NOUVEAU TESTAMENT (2)

II CHRONOLOGIE DES TEMPS APOSTOLIQUES.

1.

LA PRIMITIVE ÉGLISE.

On célébrait la Pentecôte cinquante jours après le 16 nisan, jour où se faisait l'offrande de la gerbe d'épis nouveaux. S'il y a eu coïncidence du 15 nisan et du sabbat, l'année de la mort de Jésus, la Pentecôte de cette année a dû être un dimanche, comme l'entend la tradition chrétienne. L'envoi du Saint-Esprit aux apôtres a fait d'une vieille fête de la moisson le jour de naissance de l'Église. Nous parlerons maintenant des dates qui comptent pour l'histoire de la communauté judéo-chrétienne de Jérusalem, en réservant les questions de chronologie paulinienne pour les deux paragraphes suivants.

La persécution que l'Église eut à souffrir de la part d'Hérode Agrippa I er (Ac 12:1) peut être datée assez exactement. Ce prince, petit-fils d'Hérode le Grand, avait obtenu de la faveur de Caligula, lors de l'avènement de celui-ci (mars 37), l'ancienne tétrarchie de Philippe, celle de Lysanias, puis vers 40 celle dont Hérode Antipas s'était vu déposséder. Après l'assassinat de Caligula (janvier 41), il reçut encore de Claude la Samarie et la Judée, et se trouva ainsi à la tête de tous les États qui avaient formé le royaume de son grand-père. Lorsque la mort le surprit, nous dit Josèphe (Ant., XIX, 8:2 ; G.J., II, 11:6), il régnait depuis trois ans accomplis sur toute la Judée (ici Judée signifie Palestine). Cela nous porte à l'année 44. La persécution ne peut pas être antérieure à 41, puisque c'est alors seulement que la Judée fut incorporée au royaume d'Agrippa. Elle semble, d'après les Actes, ne pas avoir précédé de beaucoup la fin cruelle du persécuteur, revenu de Jérusalem à Césarée (Ac 12:19). Si l'on en croit Josèphe, Agrippa fut frappé du mal qui devait l'emporter au moment où il donnait un spectacle en l'honneur de l'empereur. Nous savons que le retour de Claude, qui était parti en 43 pour la Grande-Bretagne, fut célébré à Rome par des jeux au commencement de l'année 44 (Dion Cass., LX, 23). En admettant que cet exemple a été suivi par Agrippa à quelques mois de distance, on peut faire de la Pâque pendant laquelle Pierre fut arrêté celle de la même année. Quoique mentionnée dans les Actes avant la persécution, la famine prédite par Agabus (Ac 11:27 et suivants) doit se placer un peu plus tard. L'auteur sacré note qu'elle arriva sous Claude (Ac 11:28), ce qui ne signifie pas que le fléau sévit dans tout l'empire en même temps, car dans ce cas on n'aurait pas pu se venir en aide d'une province ou d'une ville à l'autre. Nous savons par les historiens profanes qu'il y eut en effet de grandes disettes pendant le règne de cet empereur (Tacite, Ann., XII, 43 ; Suétone, Claud., 18 ; Dion Cass., LX, 11), et par Josèphe (Ant., XX, 5:2) que la Judée fut atteinte à l'époque du procurateur Tibère Alexandre, peut-être déjà sous son prédécesseur Cuspius Fadus, mais de toute façon en 45 au plus tôt. C'est après la mort d'Agrippa I er que le régime procuratorien fut rétabli et cette fois étendu à la Palestine entière (Ant., XIX, 9:2 ; G.J., II 11:6). Il semble que Luc, après avoir rassemblé dans sa notice d'Actes Ac 11:19-30 tout ce qu'il avait à dire de la fondation de l'Église d'Antioche, du travail de Barnabas et de Paul dans cette Église, de la prophétie d'Agabus et des mesures prises par les chrétiens d'Antioche pour secourir leurs frères de Jérusalem, revienne un peu en arrière pour raconter comment ceux-ci furent persécutés par le roi hérodien, peu de temps avant sa mort. Les derniers mots du ch. 12 reprennent le fil de la chronologie en signalant le retour des deux porteurs du secours envoyé à la communauté-mère.

Agrippa avait fait mettre à mort un des apôtres, « Jacques frère de Jean » (Ac 12:2). Certains critiques voudraient nous persuader que le texte portait primitivement : « Jacques et Jean son frère ». Il suivrait de là que la conférence dont Paul parle au ch. 2 des Galates, et à laquelle Jean prit part, devrait forcément avoir eu lieu avant 44. C'est pourquoi nous avons à toucher un mot d'une opinion qui intéresse surtout ce qu'on appelle le « problème johannique ». La trace du précoce martyre de Jean aurait été soigneusement effacée du récit des Actes à une époque où l'on croyait déjà que le disciple bien-aimé était mort à Éphèse après une longue vieillesse. Le principal appui de cette thèse subversive est un texte attribué à Papias et ainsi conçu : « Jean le théologien et Jacques son frère furent tués par les Juifs. » Mais ce texte n'a pour témoin que la citation qui en est faite dans une compilation historique du V e siècle, connue elle-même par des extraits qui datent de 600 à 800, puis dans un des manuscrits, d'une chronique du IX e siècle (ici sous cette forme : « Jean fut tué par les Juifs »). Il s'agit donc d'une notice dont le vrai contexte est inconnu, la teneur primitive douteuse, et dans l'histoire de laquelle une confusion entre Jean-Baptiste et Jean l'apôtre pourrait bien avoir joué un rôle, comme aussi l'idée que la parole de Jésus aux fils de Zébédée (Mr 10:39) avait dû s'accomplir par la mort violente des deux frères. Les. compilateurs de qui nous tenons ce problématique fragment, tout en le rapportant à Jean l'apôtre, ne songent point à y voir la preuve d'une fin si prompte de sa carrière. Et si saint Irénée et ses contemporains, qui possédaient l'ouvrage de Papias. aujourd'hui perdu, y avaient lu l'énoncé d'un fait aussi inconciliable avec la tradition relative au séjour et à l'activité de Jean en Asie, comment cette tradition aurait-elle pu s'accréditer ? Irénée n'aurait pas pu dire que Papias (né au plus tôt dans les années 70 !) avait été un des auditeurs, de l'apôtre. Et surtout Eusèbe ne se serait pas abstenu, dans le chapitre où il conteste cette affirmation d'Irénée (H.E., III, 39), de recourir à l'argument péremptoire que Papias lui-même lui aurait fourni par sa prétendue mention du double, martyre de l'an 44. Il convient donc d'écarter sans hésitation une hypothèse qui ajoute indûment à un passage bien clair des Actes ce que voudraient. y trouver les négateurs de l'authenticité de l'évangile de Jean (voir ce mot). D'après Josèphe (Ant., XX, 9:1), Jacques le frère du Seigneur fut lapidé par ordre du grand-prêtre Ananos, fils de celui que le N.T. appelle Annas (Anne), et cela pendant le temps qui s'écoula entre la mort du procurateur Festus et l'arrivée de son successeur Albinus. Un autre récit de Josèphe (G.J., VI, 5:3) noua, apprend qu'Albinus était à son poste lors de la fête des Tabernacles de l'année 62. C'est donc cette année au plus tard, et assez probablement cette année même, --la mort de Festus ne pouvant guère être antérieure, --que Jacques aurait été exécuté. Cependant Hégésippe, qui fait de ce martyre un récit détaillé (conservé par Eusèbe, H.E., II, 23), en rapproche la date de celle de l'investissement de Jérusalem par Vespasien.

C'est en 66 qu'éclata la grande guerre juive. La ruine du temple et de la ville sainte, annoncée par Jésus, se consomma dans les mois d'août et septembre 70. La communauté judéo-chrétienne, avertie d'En-haut d'avoir à fuir la cité condamnée, et se souvenant des instructions du Seigneur (Mr 13:14 et suivants et parallèle), s'était retirée à Pella, en Pérée, avant le commencement du siège (Eusèbe, H.E., III, 5:3). Elle ne fut pas atteinte par la catastrophe, et ceux de ses adhérents qui voulurent ensuite revenir en Judée ne furent pas empêchés., de le faire. Mais le temps de sa primauté était fini.

2.

SAINT PAUL DEVANT GALLION.

Il y a, dans la chronologie paulinienne, un point fixe qu'il faut marquer d'abord, et à partir duquel on peut ensuite compter, soit en arrière, soit en avant.

Nous savons par Ac 18:12 qu'étant à Corinthe, le grand apôtre eut à comparaître devant Gallion, proconsul d'Achaïe. Une inscription de Delphes, publiée en 1905 par M. E. Bourguet, permet d'établir avec assez d'exactitude la date de ce proconsulat. Cette inscription est mutilée, mais ce qui reste du texte laisse voir qu'elle reproduit une lettre de l'empereur Claude aux Delphiens. A la ligne 6, Junius Gallion est nommé avec le titre de proconsul. Le chiffre de 26, qu'on lit à la ligne 2, ne peut être que celui des acclamations impériales de Claude : vingt-six fois déjà, il avait été salué empereur à la suite de victoires des armées romaines. Ce renseignement permet de dater la lettre avec une précision suffisante. Voici comment. L'inscription de l' Aqua Claudia, à Rome, atteste que lorsque fut inauguré l'aqueduc qui porte son nom, Claude en était à sa 27 e acclamation impériale. Or, cette inauguration eut lieu le I er août 52 (Frontin, De Aquis, I, 13). Ainsi, la lettre aux Delphiens est sûrement antérieure à ce jour. D'autre part, une inscription de la ville de Kys, en Carie, porte la mention de la 26 e acclamation de Claude avec celle de la 12 e année de sa puissance tribunitienne, laquelle va du 25 janvier 52 au 25 janvier 53. Il y a donc coïncidence d'une partie au moins de cette année et du temps où le nombre des acclamations s'élevait à 26. Le terminus ad quem que nous venons d'établir (1er août 52) demeurant acquis, il se pourrait que Claude eût reçu pour la 26 e fois le titre d 'imperator avant d'entrer dans la 12 e année de son tribunat. Mais cette supposition est rendue extrêmement improbable par d'autres textes épigraphiques, où l'on voit la 22 e, puis la 24 e acclamation figurer dans la titulature de Claude au cours de sa II e année de pouvoir tribunitien. La vingt-troisième est naturellement supposée, et il faut encore réserver un intervalle pour la 25 e. Donc la lettre de Claude a dû être écrite pendant un temps qui a pour limite certaine, d'un côté, le I er août de l'année 52, et pour limite très probable, de l'autre, le commencement de cette année, ou plutôt la fin de l'hiver 51 à 52, puisque les opérations militaires n'étaient guère reprises avant le retour du printemps.

Cela étant, de quelle date à quelle autre Gallion a-t-il exercé ses fonctions proconsulaires en Achaïe ? Les gouverneurs de provinces sénatoriales, qui portaient tous le titre de proconsul, étaient nommés pour une année. Le cas exceptionnel d'une prorogation peut d'autant moins être envisagé ici que Gallion supportait mal le climat de la Grèce (Sénèque, Ep. mor., 104:1). Tibère avait décidé que les magistrats chargés d'un gouvernement provincial auraient à quitter Rome avant le I er juin, date à laquelle Claude substitua le I er avril, puis le milieu du même mois, ou plus exactement le 13, jour des ides d'avril (Dion Cass., LVII, 14 ; LX, 11 et 17). C'est à cette dernière disposition que Gallion a dû se conformer. On peut donc admettre qu'il était à son poste vers le milieu de mai. De quelle année ? Il a été proconsul de 51 à 52 suivant les uns, de 52 à 53 selon les autres. La première opinion nous paraît être la bonne. Il est assez clair que ce proconsulat n'était pas à son début quand le rescrit impérial fut communiqué aux Delphiens. En effet, si Gallion y est nommé, c'est sans doute parce qu'il avait eu à s'occuper des affaires de Delphes et probablement parce qu'il en avait fait rapport à l'empereur. Cela suppose des pourparlers et une correspondance qui ne trouvent pas bien leur place entre la venue du nouveau proconsul, entré en charge au printemps, et l'expédition de la lettre impériale, car enfin le I er août est un terme extrême : ce n'est pas la date même de la 27 e acclamation, mais une date où celle-ci était chose faite. Par contre, si Gallion a quitté son poste en mai 52, rien n'empêche que son nom figure sur une pièce officielle dont la date soit de peu antérieure à la fin de son gouvernement.

Reste à savoir à quel moment de l'année 51 à 52 Paul a comparu devant le magistrat romain. La façon même dont Luc introduit le récit de cette affaire (Ac 18:12) donne à penser qu'il s'agit d'un nouveau proconsul. C'est parce que Gallion est nouveau venu que les Juifs espèrent lui arracher une sentence contre l'apôtre. C'est parce que la magistrature de Gallion ne touche pas alors à sa fin que Paul peut ensuite rester à Corinthe un temps assez long (Ac 18:18) sans être inquiété. Ces considérations nous invitent à placer l'accusation juive à un moment peu éloigné de l'entrée en charge du proconsul, en juin par exemple ou au commencement de juillet 51, et l'embarquement de Paul pour la Syrie en automne, avant la mauvaise saison qu'évitaient autant que possible ceux qui se proposaient de naviguer. Ainsi on a l'espace voulu, quelque chose comme trois mois, entre sa comparution et son départ. Tirons maintenant parti du texte qui dit que Paul demeura à Corinthe un an et six mois (Ac 18:11). Si ces dix-huit mois comprennent la totalité du séjour, ainsi qu'on l'admet en général, il en résulte que Paul est arrivé à Corinthe au printemps de l'année 50. S'ils se rapportent seulement à la partie du séjour qui a précédé l'épisode de Gallion, c'est depuis le milieu de l'année 51 qu'il faut compter en remontant, et l'arrivée de Paul coïncide avec le début de 50. L'écart est de peu d'importance.

Ce résultat reçoit une confirmation qui n'est pas à négliger. Paul fit à Corinthe, dans les premiers temps de son séjour, la connaissance d'Aquilas et de Priscille, Juifs du Pont chassés de Rome par un édit de Claude (Ac 18:2), le même dont la mention se trouve dans Suétone (Claud., 25). Un historien chrétien du V e siècle, Orose (Hist. adv. paganos, VII, 6), donne pour date à cet édit la 9 e année de Claude (25 janv. 49-25 janv. 50). Il est vrai qu'il dit emprunter cette indication à Josèphe, et qu'elle ne figure pas dans les oeuvres de cet auteur. Mais quelle que soit l'origine du renseignement, il prend une valeur singulière par son accord avec la conclusion à laquelle on est amené par une tout autre voie. Si c'est en 49 qu'un décret d'expulsion a obligé Aquilas et Priscille à quitter Rome, ils devaient être, comme le disent les Actes, établis depuis peu à Corinthe quand Paul y arriva, trois mois au plus tard après le début de l'année 50.

3.

LES PRINCIPALES ETAPES DE LA CARRIERE DE SAINT PAUL.

Les dix-huit mois (si ce n'est plus) du premier séjour de Paul à Corinthe sont compris dans ce qu'on est convenu d'appeler son deuxième voyage missionnaire (Ac 15:36-18:22). Pour juger du temps écoulé entre le départ d'Antioche et l'arrivée à Corinthe, il faut tenir compte et de la longueur de l'itinéraire parcouru et de l'importance des travaux accomplis ; il faut compléter le récit des Actes à l'aide des lettres adressées aux Églises de Galatie et de Macédoine, dont la fondation date d'alors ; il faut noter, par exemple, que Paul s'arrêta à Thessalonique assez longtemps pour y recevoir par deux fois les dons des nouveaux chrétiens de Philippes (Php 4:16). L'intervalle doit bien être d'une douzaine de mois. Paul s'est donc mis en route vers le commencement de 49 ou la fin de 48, dans ce dernier cas assez tôt pour pouvoir franchir les défilés du Taurus avant le gros de l'hiver.

De toute façon, c'est en 48 que nous placerons la conférence de Jérusalem, ainsi que le conflit d'Antioche, qui apparemment l'a suivie de près. Entre Ga 2 et Ac 15, il y a des différences qui ne sont pas toutes faciles à expliquer ; mais les concordances l'emportent : même question, traitée entre les mêmes hommes, et pour l'essentiel même accord. Ce sont bien deux récits du même événement. On ne peut sans arbitraire identifier le voyage à Jérusalem dont parle Ga 2 avec celui qui est mentionné Ac 11:30 et Ac 12:25. Là, les circonstances sont tout autres : Barnabas et Paul ne vont à Jérusalem que pour porter un secours de la part de l'Église d'Antioche, et ce secours est remis aux anciens ; les apôtres ne sont même pas nommés. En outre, le silence de l'épître aux Galates sur la grande réunion racontée Ac 15 ne s'expliquerait que dans le cas où cette épître daterait d'avant cette réunion. Et alors, il faudrait admettre qu'elle a pour destinataires les habitants de la Pisidie et de la Lycaonie évangélisés lors du premier voyage de Paul (Ac 13 et Ac 14). Ces contrées faisaient partie, c'est vrai, de la Galatie au sens administratif, de la province romaine de la Galatie. Mais il vaut mieux ne pas avoir à chercher là les Galates auxquels Paul s'adresse dans son épître (3:1), car cette hypothèse « sud-galatique » se soutient mal. Les habitants de Lystre ou d'Antioche de Pisidie auraient été plutôt surpris de s'entendre appeler du même nom que les descendants des envahisseurs celtes fixés à Ancyre, Pessinonte et Tavium, sous prétexte qu'ils étaient gouvernés par le même légat propréteur. Nous ne croyons pas non plus à la possibilité de rapprocher Ga 2 de Ac 18:22. Dans ce dernier texte, les mots « étant monté et ayant salué l'Église » paraissent bien indiquer une visite de Paul à Jérusalem. Mais à cette époque il s'était séparé de Barnabas (Ac 15:39). Et rien ne donne à penser que cette visite ait marqué dans l'histoire de ses relations avec les premiers apôtres.

C'est donc en remontant à partir de 48, date du concile apostolique (Ga 2 =Ac 15), qu'il faut compter les quatorze ans après lesquels Paul dit être allé à Jérusalem avec Barnabas (Ga 2:1). La traduction « après » ou « au bout de », communément admise ici pour la préposition dia avec le génitif, est rejetée par M. Ch. Bruston. Selon lui, Paul écrirait avant le concile apostolique ; il voudrait dire que « pendant » les quatorze ans écoulés entre sa première venue à Jérusalem et le moment où il écrit, il y est retourné une fois, une seule, à savoir dans la circonstance rapportée par Ac 11:30. Mais lorsque la même préposition, suivie aussi d'une indication numérique de durée, a le sens de « pendant », « en l'espace de » (Ac 1:3, Mt 26:61), on veut parler d'une action qui se poursuit ou se répète durant tout le temps indiqué, et non d'une action qui tomberait à un moment donné de cette période. Le sens « après un intervalle de » est classique (Hérodote, VI, 118, « après vingt ans ») ; ici c'est le seul qui convienne.

La vraie difficulté est celle-ci : Paul compte-t-il dix-sept ans ou seulement quatorze, entre sa conversion et la conférence de Jérusalem ? Après la phrase relative à la conversion et à ses suites immédiates (Ga 1:15 et suivants), viennent trois « ensuite » qui s'enchaînent : « ensuite, trois ans après, je montai à Jérusalem » (Ga 1:18) ; « ensuite, je me rendis dans les régions de la Syrie et de la Cilicie » (Ga 1:21) ; « ensuite, au bout de quatorze ans, de nouveau je montai à Jérusalem » (Ga 2:1). Le deuxième marque la succession des faits, mais n'entre pas dans le compte des années. Le troisième, numériquement déterminé comme le premier, introduit le récit d'une nouvelle entrevue des apôtres. Cette indication reporte donc plus naturellement le lecteur à la mention de la première entrevue qu'au point de départ de l'énumération. Aussi admettrons-nous, quoique l'autre manière de compter ne puisse être péremptoirement exclue, que les quatorze ans de Ga 2:1 ne doivent pas comprendre les trois ans de Ga 1:18, mais s'y ajouter. Nous aurions donc 3 + 14 =17, et 48--17 = 31, date de la conversion. Il convient cependant de remarquer que l'usage des anciens permettait de dire « après trois années » du moment qu'on en était à la troisième selon le calendrier, et alors même qu'une seule des trois, celle du milieu, se trouvait entière, les deux autres n'étant représentées que par des fractions. Quand il s'agit de la résurrection de notre Seigneur, dont le corps devait rester dans le tombeau du vendredi soir au dimanche matin, « après trois jours » (Mr 8:31 9:31 10:34) ne signifie pas autre chose que « le troisième jour ». Ainsi, dans le cas qui nous occupe, la date qu'on obtient en soustrayant 17 de 48 correspond à un maximum possible d'intervalle. Mais on a des chances de serrer la réalité de plus près, en diminuant d'une unité, comme le font certains chronologistes, chacun des deux chiffres cités par l'apôtre, en comptant donc deux ans au lieu de trois, treize au lieu de quatorze, et quinze en tout au lieu de dix-sept ; ce qui ferait remonter la conversion de Paul non pas à 31 ap. J. -C, mais seulement à 33.

Ni les Actes ni les épîtres ne nous fournissent le moyen de préciser davantage. Si l'apparition qui a converti Saul de Tarse est mise par saint Paul à la suite de celles qui avaient été accordées à ses prédécesseurs dans l'apostolat (1Co 15:5,8), il n'en résulte pas nécessairement qu'elle doive avoir eu lieu à une date très rapprochée de la mort du Christ. Les événements racontés dans les premiers chapitres des Actes, y compris la mort d'Etienne, la persécution qui suivit, et l'évangélisation de la Samarie par les disciples que la persécution avait dispersés, paraissent plutôt réclamer un intervalle assez long. Le Sauveur ayant été crucifié au printemps de l'an 30, ce n'est qu'à la rigueur qu'on peut dater de l'année suivante la conversion de Saul le persécuteur. Pour la placer en 31, plus précisément en automne de cette année, on s'est appuyé sur un passage de l'Ascension d'Ésaïe, pseudépigraphe dont la partie chrétienne date du II e siècle. On y lit (9:16) que le Fils de l'homme restera 545 jours (dix-huit mois) dans ce monde après sa résurrection. Irénée a recueilli la même donnée chez les gnostiques (Adv. hoer., I, 3:2, 30:14). Suivant une hypothèse adoptée par Harnack, cette croyance proviendrait de ce qu'il s'était écoulé dix-huit mois entre la résurrection et l'apparition à Paul, envisagée comme la dernière de celles du Christ ressuscité. C'est peut-être faire bien de l'honneur à une telle tradition que de lui attribuer une origine historique. Nous nous bornerons donc à maintenir la possibilité de la conversion en 31, tout en donnant la préférence à la manière de compter qui retarde cet événement d'un à deux ans.

Mais on invoque souvent, en faveur d'une date plus tardive encore, un argument tiré de l'épisode de la fuite de Damas (Ac 9:23,25,2Co 11:32 et suivant). Selon notre estimation, cet épisode, à la suite duquel Paul vint à Jérusalem pour la première fois après sa conversion, se placerait en 34 (trois ans après 31) ou mieux en 35 (deux ans après 33). Mais la mention de « l'ethnarque du roi Arétas », dans le texte de 2 Cor., est interprétée par bien des auteurs comme établissant que ce roi nabatéen (Arétas IV, père de la première femme d'Hérode Antipas) était alors en possession de la ville de Damas. On juge peu vraisemblable qu'il ait pu s'en emparer de force, mais on suppose-qu'il l'aurait reçue amiablement de l'empereur Caligula. Ainsi l'évasion dans la corbeille serait postérieure à la mort de Tibère (37), et la conversion de Paul devrait être retardée en conséquence. Mais il n'y a d'autre preuve de cette prétendue cession que l'absence de l'effigie de Caligula et de celle de Claude dans la série des monnaies de Damas. Preuve trop négative pour appuyer suffisamment une telle hypothèse. Nous ignorons du reste la nature exacte des pouvoirs que possédait ledit ethnarque, comme aussi la nature exacte des circonstances qui ont rendu possible l'organisation du guet-apens auquel Paul n'échappa qu'à si grand'peine. Si l'on veut que cette affaire soit en rapport avec une éclipse de l'autorité romaine à Damas, pourquoi ce phénomène, d'assez peu de durée pour que les historiens n'en disent mot, ne se serait-il pas produit à une date antérieure à 37 ? Tout ce qu'on peut conclure, au point de vue chronologique, du bref passage où Paul évoque cette périlleuse aventure des premiers temps de son apostolat, c'est qu'elle date d'avant la mort d'Arétas, qui survint en 40. Et cette conclusion n'est guère utile pour nous, car nous n'avons pas besoin d'autant de marge qu'elle nous en laisse.

Nous avons parlé plus haut de la famine prédite par Agabus. C'est en 45 ou en 46 que Barnabas et Paul ont dû venir à Jérusalem avec l'offrande fraternelle de l'Église d'Antioche. Nombreux sont les critiques qui nient ce voyage, le considérant comme exclu par les déclarations de l'épître aux Galates. Il est vrai que Paul ne mentionne qu'une visite faite par lui aux apôtres entre sa conversion et la conférence apostolique. Mais s'il prend Dieu à témoin de l'exactitude de son dire (Ga 1:20), ce n'est point pour assurer que l'énumération de ses voyages à Jérusalem sera complète. Il veut prouver qu'il tient son mandat de Dieu et non des hommes (Ga 1:11 et suivant). Cette preuve est faite puisqu'il n'a vu Pierre et Jacques que trois ans après s'être converti, et qu'il n'a pas attendu leur approbation pour prêcher l'Évangile. Cependant les « colonnes de l'Église » ont expressément reconnu la validité de sa mission, et il veut aussi qu'on le sache. C'est pourquoi il parle ensuite de l'entrevue de 48. Mais quand il dit : « Je montai de nouveau à Jérusalem » (Ga 2:1), rien ne force à croire que ce de nouveau signifie pour la seconde fois. Il ne serait guère utile à son dessein de noter qu'on l'a vu une fois à Jérusalem dans l'intervalle, à un moment où Pierre n'y était probablement pas. (cf. Ac 12:17) S'il mentionne sa promesse d'intéresser les Églises des Gentils au sort de la communauté primitive, c'est que cette promesse, à laquelle il n'a pas manqué de faire honneur (Ga 2:10), a la valeur d'un gage d'union. Il n'est pas obligé pour cela de rappeler que déjà auparavant il était venu avec Barnabas, comme délégué de l'Église d'Antioche, alors qu'il ne s'agissait que de secourir des frères durement éprouvés.

De 45/46 à 48, on a le temps voulu pour le voyage missionnaire raconté aux ch. 13 et 14 des Actes, et pour le séjour de quelque durée que Paul et Barnabas firent à Antioche (14:28) avant de se rendre à la conférence de Jérusalem. Après les nouvelles pérégrinations qui remplissent l'année 49, vient l'important séjour à Corinthe dont on peut, grâce au synchronisme que nous avons étudié, faire le pivot de la chronologie paulinienne, et qui s'étend selon nous du début ou du printemps de 50 à l'automne de 51. De retour à Antioche, Paul y resta un « certain temps » (Ac 18:22), c'est-à-dire sans doute y séjourna pendant l'hiver de 51 à 52. Puis il se remit en route et parcourut la Galatie et la Phrygie, « fortifiant tous les disciples » (Ac 18:23). On ne nous dit pas combien cette tournée apostolique prit de mois, mais il nous paraît excessif de la faire durer jusqu'au printemps de l'année suivante. Disons seulement que l'année 52 devait être à son déclin quand, des hautes régions de l'Asie Mineure, Paul arriva à Éphèse.

Le séjour qu'il fit dans cette ville fut long, riche en travaux et en combats (Ac 19,1Co 15:32 16:9,2Co 1:8 et suivants), et coupé par un voyage à Corinthe (2Co 2:1 12:14 13:1 et suivant). Dans son discours de Milet, adressé aux anciens de l'Église d'Éphèse, il évalue à trois ans la durée de son ministère au milieu d'eux (Ac 20:31). L'auteur des Actes indique trois mois de prédication à la synagogue (Ac 19:8) et deux ans d'enseignement à l'école de Tyrannus (Ac 19:10). Mais il est possible que ces deux chiffres n'embrassent pas la totalité du séjour : il faudrait y ajouter le temps que Paul resta en Asie après avoir envoyé Timothée et Éraste en Macédoine (Ac 19:22). D'autre part, en disant « trois ans », l'apôtre peut arrondir son total. On ne doit pas être loin de compte en admettant que cette période éphésienne a commencé en 52 (automne) et s'est terminée en 55 (printemps), ce qui fait deux années et demie.

En Macédoine, où il passa ensuite après un arrêt à Troas, (Ac 20:18,2Co 2:12 et suivant) Paul paraît avoir déployé une grande activité, malgré le tourment d'esprit que lui causait la crise corinthienne et malgré les difficultés que lui suscitaient comme partout les ennemis de son oeuvre (2Co 7:5). Il s'occupa de la collecte en faveur des saints de Jérusalem, à laquelle les Églises de Macédoine contribuèrent généreusement (2Co 8:1 et suivants). Il travailla aussi parmi les païens : c'est alors, semble-t-il, qu'il porta l'Évangile jusqu'aux confins de l'Illyrie, sinon jusqu'à l'intérieur de ce pays (Ro 15:19). Rejoint entre temps par Tite, qui lui apportait des nouvelles rassurantes de Corinthe (2Co 7:6 et suivant), il l'y renvoya (2Co 8:6), probablement avec la lettre que nous appelons la seconde aux Corinthiens. A la fin de l'année, il se rendit lui-même en Grèce, c'est-à-dire sans doute à Corinthe, et y séjourna trois mois (Ac 20:2 et suivant), qui doivent correspondre à l'hiver de 55 à 56. Revenu en Macédoine, il s'embarqua à Néapolis, port de Philippes, « après les jours des azymes » (Ac 20:6). Si l'on était certain que ce départ eut lieu le lendemain même du 21 nisan, dernier jour des solennités pascales, on pourrait, en tenant compte des cinq jours de traversée de Néapolis à Troas, puis des sept jours d'arrêt dans cette ville, remonter à partir du lundi, jour où Paul quitta Troas (verset 7), jusqu'au jour où la Pâque avait été célébrée cette année ; et l'astronomie pourrait intervenir pour déterminer de quelle année il s'agit, avec toutes les réserves qu'appelle le caractère peu rigoureux des observations lunaires sur lesquelles se fondait le comput juif. Mais rien ne prouve que l'apôtre et ses compagnons ne se soient pas embarqués quelques jours seulement après la fin de la fête. On n'est pas absolument sûr, d'ailleurs, de la façon dont les cinq et les sept jours d'intervalle doivent être comptés. Il est question plus loin de la hâte de Paul, qui voulait être à Jérusalem avant la Pentecôte. Cette hâte se comprend d'autant mieux si d'abord il ne s'était pas autrement pressé--c'est bien ce que semble indiquer son séjour d'une semaine à Troas--, ou avait été retardé par les circonstances. Qu'il soit ou non arrivé à temps, son arrestation dut suivre d'assez près son arrivée (Ac 21:17 et suivants, 27 et suivants). Elle se placerait donc aux environs de la Pentecôte de l'an 56.

Paul était prisonnier depuis deux ans quand le procurateur Félix fut remplacé par Festus (Ac 24:27). Si nos estimations sont justes, ce changement a eu lieu en 58. Mais plusieurs chronologistes, pour les raisons que nous allons dire, croient devoir le mettre à une date antérieure, et avancer en conséquence celle de l'emprisonnement de Paul. Josèphe raconte (Ant., XX, 8:9) que Félix, rappelé à Rome et accusé par les Juifs devant Néron, fut acquitté à cause du crédit dont jouissait son frère Pallas. Le retour de Félix aurait ainsi précédé la disgrâce de Pallas, qui se produisit peu avant le 13 février 55, jour où Britannicus devait avoir quatorze ans (Tacite, Ann., XIII, 14:15 ; Suétone, Claud.. Mais comme le règne de Néron a commencé le 13 octobre 54, on ne voit pas la possibilité de faire tenir entre cette date et le milieu de février tous les événements qui se sont passés en Palestine après la mort de Claude, puis le rappel du procurateur, son voyage à Rome, son procès. Il faut croire que Pallas avait gardé assez d'influence, même après sa chute, pour pouvoir aider l'un des siens à se tirer d'une mauvaise affaire. A moins encore que son intervention n'ait été imaginée pour expliquer un non-lieu dont les Juifs avaient dû être extrêmement mortifiés. Ce que dit Josèphe du rôle de Pallas dans le procès de Félix ne saurait donc nous obliger à reporter plus tôt les événements de cette partie de la vie de Paul.

Mais on en appelle aussi à la Chronique d'Eusèbe, dont l'édition latine, due à saint Jérôme, donne pour date au remplacement de Félix par Festus la 2 e année de Néron (la date encore plus hâtive indiquée par la version arménienne de la Chronique, à savoir la 14 e année de Claude, est contredite par Eusèbe lui-même, H.E., II, 22:1). Il s'agirait alors de l'année 55 /56, et l'arrestation de Paul se trouverait remonter à la Pentecôte de 54. Voici cependant qui nous empêche de nous fier ici à Eusèbe. Au moment où Paul fut arrêté, le tribun crut avoir affaire à un Égyptien qui s'était mis quelque temps auparavant à la tête d'une révolte (Ac 21:38). Josèphe raconte la tentative de cet aventurier (Ant., XX, 8:6 ; G.J., II, 13:5) ; il la place après l'avènement de Néron, donc pas avant octobre 54. Conséquence : Félix ne peut avoir été remplacé en 55 /56. car si tel était le cas, Paul, deux ans plus tôt, aurait été pris pour l'auteur d'une sédition qui n'avait pas encore éclaté. Ce n'est pas tout. L'entrée en charge de Félix peut être fixée assez exactement à l'année 52. Josèphe (Ant., XX, 7:1) la mentionne juste avant de noter l'achèvement de la 12 e année du principat de Claude (janvier 53). D'après Tacite (Ann., XII, 54), Félix avait déjà gouverné une partie de la Palestine du temps de Cumanus ; mais Josèphe, ici plus précis et plus circonstancié, le fait venir de Rome seulement après la révocation de son prédécesseur (que Tacite raconte aussi comme un des événements de l'année 52). Dès lors est-il possible que Paul, comparaissant devant Félix en 54, lui ait dit qu'il gouvernait la nation juive « depuis plusieurs années » ? (Ac 24:10) Même si c'est là une formule de politesse, elle se comprend mieux deux ans plus tard.

Quelques-uns admettent cependant qu'Eusèbe est en retard d'une année et compte l'année 56/57 pour la 2 e de Néron. L'emprisonnement de Paul tomberait alors en 55, date qui se rapprocherait déjà davantage des vraisemblances historiques. Seulement le synchronisme de Gallion empêche de faire commencer le troisième voyage avant l'année 52 ; et ce voyage, ou plutôt cette grande période d'activité qui comprend le séjour à Éphèse, ne peut pas se réduire à trois ans et une fraction. Une année de plus est nécessaire. Il est à peu près sûr, d'un autre côté, que le rappel de Félix n'est pas postérieur à 60. En effet, il ne faut pas compter moins de deux ans pour les événements qui se sont passés sous le successeur de Félix, Festus. Et c'est en 62 au plus tard que celui-ci mourut, puisque Albinus, qui lui succéda, était déjà en Palestine en automne de cette année. Comme les fonctions de Félix ont débuté en 52, et qu'on doit bien leur attribuer une longueur totale d'au moins six ans, le flottement se limite entre 58 et 60. Ceux qui optent pour la date moyenne de 59 doivent mettre l'arrestation en 57. C'est possible en comptant trois années pleines pour le séjour à Éphèse, et en allongeant de quelques mois, soit le voyage d'Antioche à Éphèse (Ac 18:23 et Ac 19:1), de manière que Paul n'arrive dans cette ville qu'au printemps de 53, soit la phase Troas-Macédoine (2Co 2:12,13, Ac 20:1-2), qui aurait commencé en 55 et rempli presque toute l'année 56. La supputation à laquelle nous nous sommes arrêté nous paraît avoir l'avantage de ne pas trop distendre les intervalles, sans toutefois avoir l'inconvénient de les resserrer trop.

Le départ de Paul pour Rome, décidé dès que Festus, nouvellement entré en charge, l'eut entendu en appeler à César (Ac 25:12), eut lieu dans l'automne de la même année, qui est pour nous l'année 58. Le jeûne de Kippour était passé quand le navire qui portait l'apôtre et ses compagnons toucha à Beaux-Ports, sur la côte méridionale de l'île de Crète (Ac 27:8 et suivant). Les trois mois de séjour à Malte après la tempête et l'échouage, puis le voyage de Malte à Syracuse et de Syracuse à Rome (28:1,15), nous amènent à la fin de février ou au commencement de mars de l'année 59. Et deux ans après, en 61, s'achève le temps pendant lequel Paul fut gardé à domicile par un soldat (Ac 28:16,30).

La tradition très ferme de l'ancienne Église est que les apôtres Pierre et Paul ont subi tous deux le martyre à Rome, sous Néron. Il n'y a aucune raison valable d'en douter, mais la date de leur mort ne peut pas être fixée avec certitude, et quand Denys de Corinthe (cité par Eusèbe, H.E., II, 25:8) déclare qu'ils ont rendu témoignage « dans le même temps », on n'est pas sûr que cette simultanéité doive s'entendre à la lettre.

Une opinion qui s'exprime souvent est que Paul a été condamné et exécuté au bout de ses deux ans de captivité mitigée. Mais si la carrière de l'apôtre s'était terminée à ce moment-là et de cette façon, l'auteur des Actes l'aurait su, puisqu'il parle de ces deux ans comme d'une période close et révolue. Et il n'aurait pu moins faire que d'indiquer d'un mot ce dénouement tragique, qu'on ne pouvait espérer cacher en le taisant, à supposer qu'on en eût envie. Selon toute apparence, Luc se proposait de reprendre dans un autre livre son récit interrompu. On ne sait ce qui l'a empêché de donner cette suite à son ouvrage, mais c'était une bonne manière de l'amorcer que de dire brièvement comment Paul, arrivé à Rome, y vécut en attendant l'issue de son procès. Seulement, si ce procès--le premier--n'avait pas abouti à un élargissement suivi d'une nouvelle phase d'activité missionnaire, il n'eût pas été raisonnable de laisser en suspens une histoire qui allait toucher à sa fin. La mention du voyage en Espagne, qui se trouve dans l'épître de saint Clément aux Corinthiens sous la forme d'une périphrase d'ailleurs assez claire (V, 7), puis en termes exprès dans le fragment de Muratori, ne doit pas reposer uniquement sur le texte où Paul annonce son intention de se rendre dans ce pays (Ro 15:24,28). Aurait-on même conclu à tort du projet formé au projet exécuté, il n'est guère croyable que cette conclusion eût pu être tirée et se faire accepter si l'on n'avait su que l'apôtre, libéré après une première captivité, était parti pour de nouveaux voyages. Enfin, les épîtres pastorales apportent en faveur de cette libération un témoignage dont toute la valeur ne dépend pas, quoi qu'on en dise, de la question préalable de leur authenticité ; car si ces lettres étaient l'oeuvre d'un faussaire, il les aurait mieux accréditées en les mettant en rapport avec des circonstances réelles et connues qu'en leur donnant un cadre historique fictif.

Resterait à savoir si Paul, revenu à Rome, est mort dans la persécution qui suivit l'incendie de juillet 64, ce que beaucoup d'auteurs admettent pour lui comme pour Pierre, ou s'il faut songer à une autre date. Clément romain parle d'abord du martyre des deux apôtres (V, 3-7), puis de celui d'une « grande foule d'élus » qui vint s'adjoindre à eux (VI, 1,2). Il est clair que, par cette foule, l'évêque de Rome entend les victimes de l'horrible exécution collective dont l'incendie fut le prétexte (Tacite, Ann., XV, 44). Mais son langage n'est pas de nature à ce qu'on en puisse tirer des conclusions précises au sujet de l'époque de la mort des apôtres. Et quand il fait allusion au témoignage rendu par Paul « devant ceux qui gouvernent », ces expressions font penser à un jugement régulier plutôt qu'à des supplices où les chrétiens furent conduits en masse. On considérera aussi le texte de Caïus (cité par Eusèbe, H.E., II, 25:7), qui atteste vers 200 la localisation distincte des tombeaux apostoliques, et encore la tradition relative à la manière dont Pierre et Paul auraient péri : le premier crucifié, le second décapité, comme un condamné dont la qualité de citoyen romain aurait été reconnue. Tout cela donne quelque consistance à l'idée que Paul au moins serait mort à une date postérieure à la persécution de 64 ; non pas antérieure, car on ne voit pas qu'auparavant la « superstition nouvelle » (Suétone, Nero, 16) ait été un motif de condamnation. Signalons la date indiquée par Eusèbe (Chronique, éd. hiéronymienne) : 14 e année de Néron (67/68). Mais il en fait à la fois celle du double martyre de Pierre et de Paul et celle de la persécution néronienne qu'on rapporte d'après Tacite à l'année 64. Néron étant mort le 9 juin 68, nous nous bornerons à dire que la fin glorieuse des deux apôtres ne peut se placer ni avant 64, ni après 68.

Tableau récapitulatif.

Nativité : 7 ou 6 av. notre ère.

Début du ministère public : 27 ou 28 ap. J. -C.

Passion de notre Seigneur : 30.

Conversion de saint Paul : (31) 33.

Premier voyage de Paul à Jérusalem : (34) 35.

Persécution d'Hérode

Agrippa : 44.

Secours apporté par Barnabas et Paul à Jérusalem : 45 ou 56.

Conférence de Jérusalem : 48.

Paul à Corinthe : 50-51

Comparution devant Gallion : été 51.

Paul à Éphèse : 52-55.

Arrestation à Jérusalem : 56.

Captivité à Césarée : 56-58.

Arrivée à Rome : 59.

Fin du récit des Actes : 61 ?.

Mort des apôtres Pierre et Paul : entre 64 et 68.

Ruine de Jérusalem : 70.

BIBLIOGRAPHIE

--On a pris le parti de ne mentionner ici, à quelques exceptions près, que des ouvrages, articles et monographies qui ont paru ou ont été réédités depuis 1900 (pour la chronologie paulinienne : depuis 1905, date de la publication de l'inscription de Delphes). Et encore, parmi les très nombreuses publications postérieures qui intéressent la chronologie du N.T., s'est-on borné à faire un choix, soit pour compléter l'indication des références utilisées dans le présent article, soit pour signaler des travaux d'une importance particulière.

-Ch. Babut, Le proconsul Gallion et saint Paul. Rev. d'hist. et de litt. relig., II, 1911.

-A. Brassac, Une inscription de Delphes et la chronologie de saint Paul. Rev. bibl. internat., X, janv. et avril 1913.

-Ch. Brusïon, Les dates principales de la vie de saint Paul, de sa conversion à sa première épître (et autres et. de chronol. paulin.). Rev. Montaub., XXII, 1913.

-E. Cavaignac, Chronologie, 1925.

-A. Deissmann, Paulus, 1911.

-J.K. Fotheringham, Astronomical Evidence for the date of the Crucifixion. Journ. of theol. Stud., XII, oct. 1910.

-F. Godet, Introd. N.T., 2 vol., 1893-1897 ; Comment, sur l'év. de saint Jean, 3 vol., 4 e éd., 1901-1903.

-JYI Goguel, Essai sur la chronol. paulinienne. RHR, LXV, 1912 ; Notes d'hist. évangélique. Le problème chronologique. Ibid., LXXIV, 1916 ; Introd. N.T. (en cours de publication depuis 1922 ; voir en particulier le chap. de chronologie paulinienne du t. IV, 1re part., p. 81ss) ; Jean-Baptiste, 1928.

-E. Jacquier, Introd. au Nouv.T., 4 vol. (chacun rééd. plusieurs fois) ; Les Actes des apôtres, 1926.

-M. -J. Lagrange, Du Sinaï à Jérusalem, Rev. Bbl., oct. 1897 (voir p. 618) ; Évangile selon saint Marc, 4 e éd., 1929 (et Comment., sur Matthieu Luc Jn. chacun rééd. plusieurs fois) ; Ép. aux Galates, 2 e éd., 1926 ; L'Évangile de J. -C, 1928.

-A. Loisy, Les livres du N.T., 1922 (aperçu chronol., p. 16-17 ; voir aussi Comment, du même auteur).

-A.J. Maclean, Art. Chronol. of the N.T., DB, 6 e éd., 1924.

-Th. MoilM-sen, Le droit public romain, trad. franc, (voir t. III, p. 274SS, sur les gouverneurs de provinces ; t. V, p. 6oss, sur l'année : impériale tribunitienne).

-F. Prat, La chronologie de l'âge apostolique. Recherches de science religieuse, III, 1912 ; La théologie de saint Paul, t. I, 13 e éd., 1927 (Note A : La chronologie de l'apostolat de P.)

-CH. Turner, Chronol. of the N.T., HDB, t. I, 1898.

-A. Westfhal, Jésus de Nazareth D'après les témoins de sa vie, 2. vol.,. 1914 ; Les apôtres, 1918.

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      Lévitique 9

      1 Et il arriva au huitième jour que Moïse appela Aaron et ses fils, et les Anciens d'Israël.
      2 Et il dit à Aaron : Prends un veau du troupeau [pour l'offrande] pour le péché, et un bélier pour l'holocauste, [tous deux] sans tare, et les amène devant l'Eternel.
      3 Et tu parleras aux enfants d'Israël, en disant : Prenez un jeune bouc [pour l'offrande] pour le péché, un veau et un agneau, [tous deux] d'un an, qui soient sans tare, pour l'holocauste ;
      4 Et un taureau et un bélier pour le sacrifice de prospérités, pour sacrifier devant l'Eternel, et un gâteau pétri à l'huile ; car aujourd'hui l'Eternel vous apparaîtra.
      5 Ils prirent donc les choses que Moïse avait commandées, [et les amenèrent] devant le Tabernacle d'assignation ; et toute l'assemblée s'approcha, et se tint devant l'Eternel.
      6 Et Moïse dit : Faites ce que l'Eternel vous a commandé, et la gloire de l'Eternel vous apparaîtra.
      7 Et Moïse dit à Aaron : Approche-toi de l'autel, et fais ton offrande pour le péché, et ton holocauste, et fais propitiation pour toi, et pour le peuple ; et présente l'offrande pour le peuple ; et fais propitiation pour eux, comme l'Eternel l'a commandé.
      8 Alors Aaron s'approcha de l'autel, et égorgea le veau [de son offrande pour le] péché.
      9 Et les fils d'Aaron lui présentèrent le sang, et il trempa son doigt dans le sang, et le mit sur les cornes de l'autel ; puis il répandit le reste du sang au pied de l'autel.
      10 Mais il fit fumer sur l'autel la graisse, et les rognons, et la taie du foie de [l'offrande pour le] péché, comme l'Eternel l'avait commandé à Moïse.
      11 Et il brûla au feu la chair et la peau hors du camp.
      12 Il égorgea aussi l'holocauste, et les fils d'Aaron lui présentèrent le sang, lequel il répandit sur l'autel tout à l'entour.
      13 Puis ils lui présentèrent l'holocauste [coupé] par pièces, et la tête, et il fit fumer [ces choses-là] sur l'autel.
      14 Et il lava les entrailles et les jambes, qu'il fit fumer au dessus de l'holocauste sur l'autel.
      15 Il offrit l'offrande du peuple, il prit le bouc de [l'offrande pour] le péché pour le peuple, il l'égorgea, et l'offrit pour le péché, comme la première [offrande].
      16 Il l'offrit en holocauste, et agit selon l'ordonnance.
      17 Ensuite il offrit l'oblation du gâteau, et il en remplit la paume de sa main, et la fit fumer sur l'autel, outre l'holocauste du matin.
      18 Il égorgea aussi le taureau et le bélier pour le sacrifice de prospérités, qui était pour le peuple ; et les fils d'Aaron lui présentèrent le sang, lequel il répandit sur l'autel tout à l'entour.
      19 [Ils présentèrent] les graisses du taureau et du bélier, la queue, et ce qui couvre [les entrailles], et les rognons, et la taie du foie.
      20 Et ils mirent les graisses sur les poitrines, et on fit fumer les graisses sur l'autel.
      21 Et Aaron tournoya en offrande tournoyée devant l'Eternel les poitrines et l'épaule droite, comme l'Eternel l'avait commandé à Moïse.
      22 Aaron éleva aussi ses mains vers le peuple, et les bénit ; et il descendit après avoir offert [l'offrande pour] le péché, l'holocauste, et [le sacrifice de] prospérités.
      23 Moïse donc et Aaron vinrent au Tabernacle d'assignation, et étant sortis ils bénirent le peuple ; et la gloire de l'Eternel apparut à tout le peuple.
      24 Car le feu sortit de devant l'Eternel, et consuma sur l'autel l'holocauste et les graisses ; ce que tout le peuple ayant vu, ils s'écrièrent de joie, et se prosternèrent le visage contre terre.

      Lévitique 13

      1 L'Eternel parla aussi à Moïse et à Aaron, en disant :
      2 L'homme qui aura dans la peau de sa chair une tumeur, ou gâle, ou bouton, et que cela paraîtra dans la peau de sa chair comme une plaie de lèpre, on l'amènera à Aaron Sacrificateur, ou à un de ses fils Sacrificateurs.
      3 Et le Sacrificateur regardera la plaie qui est dans la peau de sa chair, et si le poil de la plaie est devenu blanc, et si la plaie, à la voir, est plus enfoncée que la peau de sa chair, c'est une plaie de lèpre ; le Sacrificateur donc le regardera, et le jugera souillé.
      4 Mais si le bouton est blanc en la peau de sa chair, et qu'à le voir il ne soit point plus enfoncé que la peau, et si son poil n est pas devenu blanc, le Sacrificateur fera enfermer pendant sept jours celui qui a la plaie.
      5 Et le Sacrificateur la regardera le septième jour, et s'il aperçoit que la plaie se soit arrêtée, et qu'elle n'ait point crû dans la peau, le Sacrificateur le fera renfermer pendant sept autres jours.
      6 Et le Sacrificateur la regardera encore le septième jour suivant, et s'il aperçoit que la plaie s'est retirée, et qu'elle ne s'est point accrue sur la peau, le Sacrificateur le jugera net ; c'est de la gâle, et il lavera ses vêtements, et sera net.
      7 Mais si la gâle a crû en quelque sorte que ce soit sur la peau, après qu'il aura été examiné par le Sacrificateur pour être jugé net, et qu'il aura été examiné pour la seconde fois par le Sacrificateur ;
      8 Le Sacrificateur le regardera encore, et s'il aperçoit que la gâle ait crû sur la peau, le Sacrificateur le jugera souillé ; c'est de la lèpre.
      9 Quand il y aura une plaie de lèpre en un homme ; on l'amènera au Sacrificateur.
      10 Lequel le regardera ; et s'il aperçoit qu'il y ait une tumeur blanche en la peau, et que le poil soit devenu blanc, et qu'il paraisse de la chair vive en la tumeur ;
      11 C'est une lèpre invétérée en la peau de sa chair, et le Sacrificateur le jugera souillé, et ne le fera point enfermer ; car il est jugé souillé.
      12 Si la lèpre boutonne fort dans la peau, et qu'elle couvre toute la peau de la plaie, depuis la tête de cet homme jusqu'à ses pieds, autant qu'en pourra voir le Sacrificateur ;
      13 Le Sacrificateur le regardera, et s'il aperçoit que la lèpre ait couvert toute la chair de cet homme, alors il jugera net [celui qui a] la plaie ; la plaie est devenue toute blanche ; il est net.
      14 Mais le jour auquel on aura aperçu de la chair vive, il sera souillé.
      15 Alors le Sacrificateur regardera la chair vive, et le jugera souillé ; la chair vive est souillée ; c'est de la lèpre.
      16 Que si la chair vive se change, et devient blanche, alors il viendra vers le Sacrificateur.
      17 Et le Sacrificateur le regardera, et s'il aperçoit que la plaie soit devenue blanche, le Sacrificateur jugera net [celui qui a] la plaie : il est net.
      18 Si la chair a eu en sa peau un ulcère, qui soit guéri ;
      19 Et qu'à l'endroit où était l'ulcère il y ait une tumeur blanche, ou une pustule blanche-roussâtre, il sera regardé par le Sacrificateur.
      20 Le Sacrificateur donc la regardera, et s'il aperçoit qu'à la voir elle soit plus enfoncée que la peau, et que son poil soit devenu blanc, alors le Sacrificateur le jugera souillé ; c'est une plaie de lèpre, la lèpre a boutonné dans l'ulcère.
      21 Que si le Sacrificateur la regardant aperçoit que le poil ne soit point devenu blanc, et qu'elle ne soit point plus enfoncée que la peau ; mais qu'elle se soit retirée, le Sacrificateur le fera enfermer pendant sept jours.
      22 Que si elle s'est étendue en quelque sorte que ce soit sur la peau, le Sacrificateur le jugera souillé ; c'est une plaie.
      23 Mais si le bouton s'arrête en son lieu, ne croissant point, c'est un feu d'ulcère ; ainsi le Sacrificateur le jugera net.
      24 Que si la chair a en sa peau une inflammation de feu, et que la chair vive de la partie enflammée soit un bouton blanc-roussâtre, ou blanc [seulement] ;
      25 Le Sacrificateur le regardera, et s'il aperçoit que le poil soit devenu blanc dans le bouton, et qu'à le voir il soit plus enfoncé que la peau, c'est de la lèpre, elle a boutonné dans l'inflammation ; le Sacrificateur donc le jugera souillé ; c'est une plaie de lèpre.
      26 Mais si le Sacrificateur le regardant aperçoit qu'il n'y a point de poil blanc au bouton, et qu'il n'est point plus bas que la peau, et qu'il s'est retiré, le Sacrificateur le fera enfermer pendant sept jours.
      27 Puis le Sacrificateur le regardera le septième jour, [et] si [le bouton] a crû en quelque sorte que ce soit dans la peau, le Sacrificateur le jugera souillé ; c'est une plaie de lèpre.
      28 Que si le bouton s'arrête en son lieu sans croître sur la peau, et s'est retiré, c'est une tumeur d'inflammation ; et le Sacrificateur le jugera net ; c'est un feu d'inflammation.
      29 Si l'homme ou la femme a une plaie en la tête, ou [l'homme] en la barbe,
      30 Le Sacrificateur regardera la plaie, et si à la voir elle est plus enfoncée que la peau, ayant en soi du poil jaunâtre délié, le Sacrificateur le jugera souillé ; c'est de la teigne, c'est une lèpre de tête, ou de barbe.
      31 Et si le Sacrificateur regardant la plaie de la teigne, aperçoit, qu'à la voir elle n'est point plus enfoncée que la peau, et n'a en soi aucun poil noir, le Sacrificateur fera enfermer pendant sept jours [celui qui a] la plaie de la teigne ;
      32 Et le septième jour le Sacrificateur regardera la plaie, et s'il aperçoit que la teigne ne s'est point étendue, et qu'elle n'a [aucun] poil jaunâtre, et qu'à voir la teigne elle ne soit pas plus enfoncée que la peau ;
      33 [Celui qui a la plaie de la teigne] se rasera, mais il ne rasera point [l'endroit] de la teigne, et le Sacrificateur fera enfermer pendant sept autres jours [celui qui a] la teigne.
      34 Puis le Sacrificateur regardera la teigne au septième jour, et s'il aperçoit que la teigne ne s'est point étendue sur la peau, et qu'à la voir elle n'est point plus enfoncée que la peau, le Sacrificateur le jugera net, et cet homme lavera ses vêtements, et sera net.
      35 Mais si la teigne croît en quelque sorte que ce soit dans la peau, après sa purification,
      36 Le Sacrificateur la regardera ; et s'il aperçoit que la teigne ait crû dans la peau, le Sacrificateur ne cherchera point de poil jaunâtre ; il est souillé.
      37 Mais s'il aperçoit que la teigne se soit arrêtée, et qu il y soit venu du poil noir, la teigne est guérie ; il est net, et le Sacrificateur le jugera net.
      38 Et si l'homme ou la femme ont dans la peau de leur chair des boutons, des boutons, [dis-je], qui soient blancs,
      39 Le Sacrificateur les regardera, et s'il aperçoit que dans la peau de leur chair il y ait des boutons retirés et blancs, c'est une tache blanche qui a boutonné dans la peau ; il est donc net.
      40 Si l'homme a la tête pelée, il est chauve, [et néanmoins] il est net.
      41 Mais si sa tête est pelée du côté de son visage, il est chauve, [et néanmoins] il est net.
      42 Et si dans la partie pelée ou chauve, il y a une plaie blanche-roussâtre, c'est une lèpre qui a bourgeonné dans sa partie pelée ou chauve.
      43 Et le Sacrificateur le regardera, et s'il aperçoit que la tumeur de la plaie soit blanche-roussâtre dans sa partie pelée ou chauve, semblable à la lèpre de la peau de la chair ;
      44 L'homme est lépreux, il est souillé ; le Sacrificateur ne manquera pas de le juger souillé : sa plaie est en sa tête.
      45 Or le lépreux en qui sera la plaie, aura ses vêtements déchirés, et sa tête nue, et il sera couvert sur la lèvre de dessus, et il criera : le souillé, le souillé.
      46 Pendant tout le temps qu'il aura cette plaie, il sera jugé souillé ; il est souillé, il demeurera seul, et sa demeure sera hors du camp.
      47 Et si le vêtement est infecté de la plaie de la lèpre, soit vêtement de laine, soit vêtement de lin ;
      48 Ou dans la chaîne, ou dans la trame du lin, ou de la laine, ou aussi dans la peau, ou dans quelque ouvrage que ce soit de pelleterie.
      49 Et si cette plaie est verte, ou roussâtre dans le vêtement, ou dans la peau, ou dans la chaîne, ou dans la trame, ou dans quelque chose que ce soit de peau, ce sera une plaie de lèpre, et elle sera montrée au Sacrificateur.
      50 Et le Sacrificateur regardera la plaie, et fera enfermer pendant sept jours [celui qui a] la plaie.
      51 Et au septième jour il regardera la plaie ; si la plaie est crue au vêtement, ou en la chaîne, ou en la trame, ou en la peau, ou en quelque ouvrage que ce soit de pelleterie, la plaie est une lèpre rongeante, elle est souillée.
      52 Il brûlera donc le vêtement, la chaîne, ou la trame de laine, ou de lin, et toutes les choses de peau, qui auront cette plaie ; car c'est une lèpre rongeante, cela sera brûlé au feu.
      53 Mais si le Sacrificateur regarde, et aperçoit que la plaie ne soit point crue au vêtement, ou en la chaîne, ou en la trame, ou en quelque [autre] chose qui soit faite de peau ;
      54 Le Sacrificateur commandera qu'on lave la chose où est la plaie, et il le fera enfermer pendant sept autres jours.
      55 Que si le Sacrificateur, après qu'on aura fait laver la plaie, la regarde, et s'il aperçoit que la plaie n'ait point changé sa couleur, et qu'elle ne soit point accrue, c'est une chose souillée, tu la brûleras au feu ; c'est une enfonçure en son envers, ou en son endroit pelé.
      56 Que si le Sacrificateur regarde, et aperçoit que la plaie se soit retirée après qu'on l'a fait laver, il la déchirera du vêtement, ou de la peau, ou de la chaîne, ou de la trame.
      57 Que si elle paraît encore au vêtement, ou dans la chaîne, ou dans la trame, ou dans quelque chose que ce soit de peau, c'est une lèpre qui a boutonné ; vous brûlerez au feu la chose où est la plaie.
      58 Mais si tu as lavé le vêtement, ou la chaîne, ou la trame, ou quelque chose de peau, et que la plaie s'en soit allée, il sera encore lavé ; puis il sera net.
      59 Telle est la loi de la plaie de la lèpre au vêtement de laine, ou de lin, ou en la chaîne, ou en la trame, ou en quelque chose que ce soit de peau, pour la juger nette, ou souillée.

      Lévitique 16

      1 Or l'Eternel parla à Moïse après la mort des deux enfants d'Aaron, lorsque s'étant approchés de la présence de l'Eternel, ils moururent.
      2 L'Eternel donc dit à Moïse : Parle à Aaron ton frère, et [lui dis] qu'il n'entre point en tout temps dans le Sanctuaire au dedans du voile devant le Propitiatoire, qui est sur l'Arche, afin qu'il ne meure point ; car je me montrerai dans une nuée sur le Propitiatoire.
      3 Aaron entrera en cette manière dans le Sanctuaire, [après qu'il aura offert] un veau du troupeau pour le péché, et un bélier pour l'holocauste.
      4 Il se revêtira de la sainte chemise de lin, ayant mis les caleçons de lin sur sa chair, et il se ceindra du baudrier de lin, et portera la tiare de lin, qui sont les saints vêtements, et il s'en vêtira après avoir lavé sa chair avec de l'eau.
      5 Et il prendra de l'assemblée des enfants d'Israël deux jeunes boucs [en offrande] pour le péché, et un bélier pour l'holocauste.
      6 Puis Aaron offrira son veau [en offrande] pour le péché, et fera propitiation tant pour soi que pour sa maison.
      7 Et il prendra les deux boucs, et les présentera devant l'Eternel, à l'entrée du Tabernacle d'assignation.
      8 Puis Aaron jettera le sort sur les deux boucs ; un sort pour l'Eternel, et un sort pour [le bouc qui doit être] Hazazel.
      9 Et Aaron offrira le bouc sur lequel le sort sera échu pour l'Eternel, et le sacrifiera [en offrande] pour le péché.
      10 Mais le bouc sur lequel le sort sera échu pour [être] Hazazel, sera présenté vivant devant l'Eternel pour faire propitiation par lui, [et on] l'enverra au désert pour [être] Hazazel.
      11 Aaron donc offrira son veau [en offrande] pour le péché, et fera propitiation pour soi et pour sa maison, il égorgera, [dis-je], son veau qui est l'offrande pour le péché.
      12 Puis il prendra plein un encensoir de la braise du feu qui est sur l'autel devant l'Eternel, et ses pleines paumes de parfum de drogues pulvérisées, et il l'apportera de la maison dans le voile ;
      13 Et il mettra le parfum sur le feu devant l'Eternel ; afin que la nuée du parfum couvre le Propitiatoire qui est sur le Témoignage ; ainsi il ne mourra point.
      14 Il prendra aussi du sang du veau, et il en fera aspersion avec son doigt au devant du Propitiatoire vers l'Orient ; il fera, [dis-je], aspersion de ce sang-là sept fois avec son doigt devant le Propitiatoire.
      15 Il égorgera aussi le bouc du peuple, qui est [l'offrande pour] le péché, et il apportera son sang au dedans du voile, et fera de son sang comme il a fait du sang du veau, en faisant aspersion vers le Propitiatoire ; sur le devant du Propitiatoire.
      16 Et il fera expiation pour le Sanctuaire, [le nettoyant] des souillures des enfants d'Israël, et de leurs fautes, selon tous leurs péchés ; et il fera la même chose au Tabernacle d'assignation, qui demeure avec eux au milieu de leurs souillures.
      17 Et personne ne sera au Tabernacle d'assignation quand le Sacrificateur y entrera pour faire propitiation dans le Sanctuaire, jusqu'à ce qu'il en sorte, lorsqu'il fera propitiation pour soi et pour sa maison, et pour toute l'assemblée d'Israël.
      18 Puis il sortira vers l'autel qui est devant l'Eternel, et fera expiation pour lui ; et prenant du sang du veau et du sang du bouc, il le mettra sur les cornes de l'autel tout à l'entour.
      19 Et il fera par sept fois aspersion du sang avec son doigt sur l'autel, et le nettoiera et le sanctifiera des souillures des enfants d'Israël.
      20 Et quand il aura achevé de faire expiation pour le Sanctuaire, et pour le Tabernacle d'assignation, et pour l'autel, alors il offrira le bouc vivant.
      21 Et Aaron posant ses deux mains sur la tête du bouc vivant, confessera sur lui toutes les iniquités des enfants d'Israël, et toutes leurs fautes, selon tous leurs péchés, et il les mettra sur la tête du bouc, et l'enverra au désert par un homme exprès.
      22 Et le bouc portera sur soi toutes leurs iniquités dans une terre inhabitable, puis cet homme laissera aller le bouc par le désert.
      23 Et Aaron reviendra au Tabernacle d'assignation, et quittera les vêtements de lin dont il s'était vêtu quand il était entré au Sanctuaire, et les posera là.
      24 Il lavera aussi sa chair avec de l'eau dans le lieu saint, et se revêtira de ses vêtements ; puis étant sorti, il offrira son holocauste, et l'holocauste du peuple, et fera propitiation pour soi, et pour le peuple.
      25 Il fera aussi fumer sur l'autel la graisse de [l'offrande pour le] péché.
      26 Et celui qui aura conduit le bouc pour [être] Hazazel, lavera ses vêtements et sa chair avec de l'eau ; puis il rentrera au camp.
      27 Mais on tirera hors du camp le veau et le bouc qui auront été offerts [en offrande pour] le péché, et desquels le sang aura été porté au Sanctuaire pour y faire propitiation, et on brûlera au feu leur peau, leur chair, et leur fiente.
      28 Et celui qui les aura brûlés lavera ses vêtements et sa chair avec de l'eau ; après quoi il rentrera au camp.
      29 Et ceci vous sera pour une ordonnance perpétuelle. Le dixième jour du septième mois vous affligerez vos âmes, et vous ne ferez aucune oeuvre, tant celui qui est du pays, que l'étranger qui fait son séjour parmi vous.
      30 Car en ce jour-là [le Sacrificateur] fera propitiation pour vous, afin de vous nettoyer ; [ainsi] vous serez nettoyés de tous vos péchés en la présence de l'Eternel.
      31 Ce vous sera donc un Sabbat de repos, et vous affligerez vos âmes ; c'est une ordonnance perpétuelle.
      32 Et le Sacrificateur qu'on aura oint, et qu'on aura consacré pour exercer la sacrificature en la place de son père, fera propitiation, s'étant revêtu des vêtements de lin, qui sont les saints vêtements.
      33 Et il fera expiation pour le saint Sanctuaire, pour le Tabernacle d'assignation, et pour l'autel, et pour les Sacrificateurs, et pour tout le peuple de l'assemblée.
      34 Ceci donc vous sera pour une ordonnance perpétuelle, afin de faire propitiation pour les enfants d'Israël de tous leurs péchés une fois l'an ; et on fit comme l'Eternel l'avait commandé à Moïse.

      Lamentations 2

      1 [Aleph. ] Comment est-il arrivé que le Seigneur a couvert de sa colère la fille de Sion tout à l’entour, comme d’une nuée, et qu’il a jeté des cieux en terre l’ornement d’Israël, et ne s’est point souvenu au jour de sa colère du marchepied de ses pieds ?
      2 [Beth. ] Le Seigneur a abîmé, et n’a point épargné toutes les habitations de Jacob, il a ruiné par sa fureur les forteresses de la fille de Juda, [et] l’a jetée par terre ; il a profané le Royaume et ses principaux.
      3 [Guimel. ] Il a retranché toute la force d’Israël par l’ardeur de sa colère ; il a retiré sa dextre en arrière de devant l’ennemi ; il s’est allumé dans Jacob comme un feu flamboyant, qui l’a consumé tout à l’environ.
      4 [Daleth. ] Il a tendu son arc comme un ennemi ; sa dextre y a été appliquée comme celle d’un adversaire ; et il a tué tout ce qui était agréable à l’oeil dans le tabernacle de la fille de Sion ; il a répandu sa fureur comme un feu.
      5 [He. ] Le Seigneur a été comme un ennemi ; il a abîmé Israël, il a abîmé tous ses palais, il a dissipé toutes ses forteresses, et il a multiplié dans la fille de Juda le deuil et l’affliction.
      6 [Vau. ] Il a mis en pièces avec violence son domicile, comme [la cabane] d’un jardin ; il a détruit le lieu de son Assemblée ; l’Eternel a fait oublier dans Sion la fête solennelle et le Sabbat, et il a rejeté dans l’indignation de sa colère le Roi et le Sacrificateur.
      7 [Zajin. ] Le Seigneur a rejeté au loin son autel, il a détruit son Sanctuaire ; il a livré en la main de l’ennemi les murailles de ses palais ; ils ont jeté leurs cris dans la maison de l’Eternel comme aux jours des fêtes solennelles.
      8 [Heth. ] L’Eternel s’est proposé de détruire la muraille de la fille de Sion ; il y a étendu le cordeau, et il n’a point retenu sa main qu’il ne l’ait abîmée ; et il a rendu désolé l’avant-mur, et la muraille, ils ont été détruits tous ensemble.
      9 [Theth. ] Ses portes sont enfoncées en terre, il a détruit et brisé ses barres ; son Roi et ses principaux sont parmi les nations ; la Loi n’[est] plus, même ses Prophètes n’ont trouvé aucune vision de par l’Eternel.
      10 [Jod. ] Les Anciens de la fille de Sion sont assis à terre, [et] se taisent ; ils ont mis de la poudre sur leur tête, ils se sont ceints de sacs ; les vierges de Jérusalem baissent leurs têtes vers la terre.
      11 [Caph. ] Mes yeux sont consumés à force de larmes, mes entrailles bruient, mon foie s’est répandu en terre, à cause de la plaie de la fille de mon peuple, parce que les petits enfants et ceux qui têtaient sont pâmés dans les places de la ville.
      12 [Lamed. ] Ils ont dit à leurs mères : où [est] le froment et le vin ? lorsqu’ils tombaient en faiblesse dans les places de la ville, comme un homme blessé à mort, et qu’ils rendaient l’esprit au sein de leurs mères.
      13 [Mem] Qui prendrai-je à témoin envers toi ? Qui comparerai-je avec toi, fille de Jérusalem, et qui est-ce que je t’égalerai, afin que je te console, vierge fille de Sion ; car ta plaie est grande comme une mer ? Qui est celui qui te guérira ?
      14 [Nun. ] Tes Prophètes t’ont prévu des choses vaines et frivoles, et ils n’ont point découvert ton iniquité pour détourner ta captivité ; mais ils t’ont prévu des charges vaines, et propres à te faire chasser.
      15 [Samech. ] Tous les passants ont battu des mains sur toi, ils se sont moqués, et ils ont branlé leur tête contre la fille de Jérusalem, [en disant] : est-ce ici la ville de laquelle on disait : la parfaite en beauté ; la joie de toute la terre ?
      16 [Pe. ] Tous tes ennemis ont ouvert leur bouche sur toi, ils se sont moqués, ils ont grincé les dents, et ils ont dit : nous [les] avons abîmés ; vraiment c’est ici la journée que nous attendions, nous [l’]avons trouvée, nous l’avons vue.
      17 [Hajin. ] L’Eternel a fait ce qu’il avait projeté, il a accompli sa parole qu’il avait ordonnée depuis longtemps ; il a ruiné et n’a point épargné, il a réjoui sur toi l'ennemi, il a fait éclater la force de tes adversaires.
      18 [Tsadi. ] Leur coeur a crié au Seigneur. Muraille de la fille de Sion, fais couler des larmes jour et nuit, comme un torrent ; ne te donne point de repos ; [et] que la prunelle de tes yeux ne cesse point.
      19 [Koph. ] Lève-toi [et] t’écrie de nuit sur le commencement des veilles ; répands ton coeur comme de l’eau en la présence du Seigneur ; lève tes mains vers lui, pour l’âme de tes petits enfants qui pâment de faim aux coins de toutes les rues.
      20 [Resch. ] Regarde, ô Eternel ! et considère à qui tu as ainsi fait. Les femmes n’ont-elles pas mangé leur fruit, les petits enfants qu’elles emmaillottaient ? Le Sacrificateur et le Prophète n’ont-ils pas été tués dans le Sanctuaire du Seigneur ?
      21 [Scin. ] Le jeune enfant et le vieillard ont été gisants à terre par les rues ; mes vierges et mes gens d’élite sont tombés par l’épée ; tu as tué au jour de ta colère, tu as massacré, tu n’as point épargné.
      22 [Thau. ] Tu as convié comme à un jour solennel mes frayeurs d’alentour, et nul n’est échappé, ni demeuré de reste au jour de la colère de l’Eternel ; ceux que j’avais emmaillottés et élevés, mon ennemi les a consumés.

      Matthieu 26

      61 Qui dirent : celui-ci a dit : je puis détruire le Temple de Dieu, et le rebâtir en trois jours.

      Marc 8

      31 Et il commença à leur enseigner qu'il fallait que le Fils de l'homme souffrît beaucoup, et qu'il fût rejeté des Anciens, et des principaux Sacrificateurs, et des Scribes ; et qu'il fût mis à mort, et qu'il ressuscitât trois jours après.

      Marc 9

      31 Or il enseignait ses Disciples, et leur disait : le Fils de l'homme va être livré entre les mains des hommes, et ils le feront mourir, mais après qu'il aura été mis à mort, il ressuscitera le troisième jour.

      Marc 10

      34 Qui se moqueront de lui, et le fouetteront, et cracheront contre lui, puis ils le feront mourir ; mais il ressuscitera le troisième jour.
      39 Ils lui répondirent : nous le pouvons. Et Jésus leur dit : il est vrai que vous boirez la coupe que je dois boire, et que vous serez baptisés du Baptême dont je dois être baptisé ;

      Marc 13

      14 Or quand vous verrez l'abomination qui cause la désolation qui a été prédite par Daniel le Prophète, être établie où elle ne doit point être (que celui qui lit [ce Prophète] y fasse attention !) alors que ceux qui seront en Judée s'enfuient aux montagnes.

      Actes 1

      3 A qui aussi, après avoir souffert, il se présenta soi-même vivant, avec plusieurs preuves assurées, étant vu par eux durant quarante jours, et leur parlant des choses qui regardent le Royaume de Dieu.

      Actes 9

      23 Or longtemps après les Juifs conspirèrent ensemble pour le faire mourir.
      25 Mais les disciples le prenant de nuit, le descendirent par la muraille, en le dévalant dans une corbeille.

      Actes 11

      19 Or quant à ceux qui avaient été dispersés par la persécution excitée à l'occasion d'Etienne, ils passèrent jusqu'en Phénicie, et en Cypre, et à Antioche, sans annoncer la parole à personne qu'aux Juifs seulement.
      20 Mais il y en eut quelques-uns d'entre eux, Cypriens, et Cyréniens, qui étant entrés dans Antioche, parlaient aux Grecs, annonçant le Seigneur Jésus.
      21 Et la main du Seigneur était avec eux ; tellement qu'un grand nombre ayant cru, fut converti au Seigneur.
      22 Et le bruit en vint aux oreilles de l'Eglise qui était à Jérusalem : c'est pourquoi ils envoyèrent Barnabas pour passer à Antioche.
      23 Lequel y étant arrivé, et ayant vu la grâce de Dieu, il s'en réjouit ; et il les exhortait tous de demeurer attachés au Seigneur de tout leur coeur.
      24 Car il était homme de bien, et plein du Saint-Esprit, et de foi ; et un grand nombre de personnes se joignirent au Seigneur.
      25 Puis Barnabas s'en alla à Tarse, pour chercher Saul.
      26 Et l'ayant trouvé il le mena à Antioche ; et il arriva que durant un an tout entier, ils s'assemblèrent avec l'Eglise, et enseignèrent un grand peuple, de sorte que ce fut premièrement à Antioche que les disciples furent nommés Chrétiens.
      27 Or en ces jours-là quelques Prophètes descendirent de Jérusalem à Antioche.
      28 Et l'un d'eux, nommé Agabus, se leva, et déclara par l'Esprit, qu'une grande famine devait arriver dans tout le monde ; et, en effet, elle arriva sous Claude César.
      29 Et les disciples, chacun selon son pouvoir, déterminèrent d'envoyer [quelque chose] pour subvenir aux frères qui demeuraient en Judée.
      30 Ce qu'ils firent aussi, l'envoyant aux Anciens par les mains de Barnabas et de Saul.

      Actes 12

      1 En ce même temps le Roi Hérode se mit à maltraiter quelques-uns de ceux de l'Eglise ;
      2 Et fit mourir par l'épée Jacques, frère de Jean.
      17 Et lui leur ayant fait signe de la main qu'ils fissent silence, leur raconta comment le Seigneur l'avait fait sortir de la prison, et il leur dit : annoncez ces choses à Jacques et aux frères. Puis sortant de là il s'en alla en un autre lieu.
      19 Et Hérode l'ayant cherché, et ne le trouvant point, après en avoir fait le procès aux gardes, il commanda qu'ils fussent menés au supplice. Puis il descendit de Judée à Césarée, où il séjourna.
      25 Barnabas aussi et Saul, après avoir achevé leur commission, s'en retournèrent de Jérusalem, ayant aussi pris avec eux Jean, qui était surnommé Marc.

      Actes 13

      1 Or il y avait dans l'Eglise qui était à Antioche, des Prophètes et des Docteurs, [savoir] Barnabas, Siméon appelé Niger, Lucius le Cyrénien, Manahem, qui avait été nourri avec Hérode le Tétrarque, et Saul.
      2 Et comme ils servaient le Seigneur dans leur ministère, et qu'ils jeûnaient, le Saint-Esprit dit : séparez-moi Barnabas et Saul, pour l'oeuvre à laquelle je les ai appelés.
      3 Alors ayant jeûné et prié, et leur ayant imposé les mains, ils les laissèrent partir.
      4 Eux donc étant envoyés par le Saint-Esprit, descendirent en Séleucie, et de là ils naviguèrent en Cypre.
      5 Et quand ils furent à Salamis, ils annoncèrent la parole de Dieu dans les Synagogues des Juifs ; et ils avaient aussi Jean pour leur aider.
      6 Puis ayant traversé l'île jusqu'à Paphos, ils trouvèrent là un certain enchanteur, faux-Prophète Juif, nommé Bar-Jésus,
      7 Qui était avec le Proconsul Serge Paul, homme prudent, lequel fit appeler Barnabas et Saul, désirant d'ouïr la parole de Dieu.
      8 Mais Elymas, [c'est-à-dire], l'enchanteur, car c'est ce que signifie ce nom d'Elymas, leur résistait, tâchant de détourner de la foi le Proconsul.
      9 Mais Saul, qui est aussi appelé Paul, étant rempli du Saint-Esprit, et ayant les yeux arrêtés sur lui, dit :
      10 Ô homme plein de toute fraude et de toute ruse, fils du Démon, ennemi de toute justice, ne cesseras-tu point de renverser les voies du Seigneur qui sont droites ?
      11 C'est pourquoi, voici la main du Seigneur va être sur toi, et tu seras aveugle sans voir le soleil jusqu'à un certain temps. Et à l'instant une obscurité et des ténèbres tombèrent sur lui, et tournant de tous côtés il cherchait quelqu'un qui le conduisît par la main.
      12 Alors le Proconsul voyant ce qui était arrivé, crut, étant rempli d'admiration pour la doctrine du Seigneur.
      13 Et quand Paul et ceux qui étaient avec lui furent partis de Paphos, ils vinrent à Perge, ville de Pamphylie ; mais Jean s'étant retiré d'avec eux, s'en retourna à Jérusalem.
      14 Et eux étant partis de Perge, vinrent à Antioche, ville de Pisidie, et étant entrés dans la Synagogue le jour du Sabbat, ils s'assirent.
      15 Et après la lecture de la Loi et des Prophètes, les Principaux de la Synagogue leur envoyèrent dire : hommes frères ! s'il y a de votre part quelque parole d'exhortation pour le peuple, dites-la.
      16 Alors Paul s'étant levé, et ayant fait signe de la main qu'on fit silence, dit : hommes Israëlites, et vous qui craignez Dieu, écoutez.
      17 Le Dieu de ce peuple d'Israël a élu nos pères, et a distingué glorieusement ce peuple du temps qu'ils demeuraient au pays d'Egypte, et il les en fit sortir avec un bras élevé.
      18 Et il les supporta au désert environ quarante ans.
      19 Et ayant détruit sept nations au pays de Canaan, il leur en distribua le pays parle sort.
      20 Et environ quatre cent cinquante ans après, il leur donna des Juges, jusqu'à Samuel le Prophète.
      21 Puis ils demandèrent un Roi, et Dieu leur donna Saül fils de Kis, homme de la Tribu de Benjamin ; et [ainsi] se passèrent quarante ans.
      22 Et [Dieu] l'ayant ôté, leur suscita David pour Roi, duquel aussi il rendit ce témoignage, et dit : j'ai trouvé David fils de Jessé, un homme selon mon coeur, [et] qui fera toute ma volonté.
      23 Ç'a été de sa semence que Dieu, selon sa promesse, a suscité Jésus pour Sauveur à Israël.
      24 Jean ayant auparavant prêché le Baptême de repentance à tout le peuple d'Israël, avant la venue de Jésus.
      25 Et comme Jean achevait sa course, il disait : qui pensez-vous que je sois ? je ne suis point [le Christ], mais voici, il en vient un après moi, dont je ne suis pas digne de délier le soulier de ses pieds.
      26 Hommes frères ! enfants qui descendez d'Abraham, et ceux d'entre vous qui craignez Dieu, c'est à vous que la parole de ce salut a été envoyée.
      27 Car les habitants de Jérusalem et leurs Gouverneurs ne l'ayant point connu, ont même en le condamnant accompli les paroles des Prophètes, qui se lisent chaque Sabbat.
      28 Et quoiqu'ils ne trouvassent rien en lui qui fût digne de mort, ils prièrent Pilate de le faire mourir.
      29 Et après qu'ils eurent accompli toutes les choses qui avaient été écrites de lui, on l'ôta du bois, et on le mit dans un sépulcre.
      30 Mais Dieu l'a ressuscité des morts.
      31 Et il a été vu durant plusieurs jours par ceux qui étaient montés avec lui de Galilée à Jérusalem, qui sont ses témoins devant le peuple.
      32 Et nous vous annonçons quant à la promesse qui a été faite à nos pères,
      33 Que Dieu l'a accomplie envers nous qui sommes leurs enfants ; ayant suscité Jésus, selon qu'il est écrit au Psaume second : tu es mon Fils, je t'ai aujourd'hui engendré.
      34 Et [pour montrer] qu'il l'a ressuscité des morts, pour ne devoir plus retourner au sépulcre, il a dit ainsi : je vous donnerai les saintetés de David assurées.
      35 C'est pourquoi il a dit aussi dans un autre endroit : tu ne permettras point que ton Saint sente la corruption.
      36 Car certes David, après avoir servi en son temps au conseil de Dieu, s'est endormi, et a été mis avec ses pères, et a senti la corruption.
      37 Mais celui que Dieu a ressuscité n'a point senti de corruption.
      38 Sachez donc, hommes Frères ! que c'est par lui que vous est annoncée la rémission des péchés ;
      39 Et que de tout ce dont vous n'avez pu être justifiés par la Loi de Moïse, quiconque croit est justifié par lui.
      40 Prenez donc garde qu'il ne vous arrive ce qui est dit dans les Prophètes :
      41 Voyez, contempteurs, et vous en étonnez, et soyez dissipés : car je m'en vais faire une oeuvre en votre temps, une oeuvre que vous ne croirez point, si quel- qu'un vous la raconte.
      42 Puis étant sortis de la Synagogue des Juifs, les Gentils les prièrent qu'au Sabbat suivant ils leur annonçassent ces paroles.
      43 Et quand l'assemblée fut séparée, plusieurs des Juifs et des prosélytes qui servaient Dieu, suivirent Paul et Barnabas, qui en leur parlant les exhortaient à persévérer en la grâce de Dieu.
      44 Et le Sabbat suivant, presque toute la ville s'assembla pour ouïr la parole de Dieu.
      45 Mais les Juifs voyant toute cette multitude, furent remplis d'envie, et contredisaient à ce que Paul disait, contredisant et blasphémant.
      46 Alors Paul et Barnabas s'étant enhardis, leur dirent : c'était bien à vous premièrement qu'il fallait annoncer la parole de Dieu, mais puisque vous la rejetez, et que vous vous jugez vous-mêmes indignes de la vie éternelle, voici, nous nous tournons vers les Gentils.
      47 Car le Seigneur nous l'a ainsi commandé, [disant] : je t'ai établi pour être la lumière des Gentils, afin que tu sois en salut jusques aux bouts de la terre.
      48 Et les Gentils entendant cela, s'en réjouissaient, et ils glorifiaient la parole du Seigneur ; et tous ceux qui étaient destinés à la vie éternelle, crurent.
      49 Ainsi la parole du Seigneur se répandait par tout le pays.
      50 Mais les Juifs excitèrent quelques femmes dévotes et distinguées, et les principaux de la ville, et ils émurent une persécution contre Paul et Barnabas, et les chassèrent de leurs quartiers.
      51 Mais eux ayant secoué contre eux la poudre de leurs pieds, s'en vinrent à Iconie.
      52 Et les disciples étaient remplis de joie et du Saint-Esprit.

      Actes 14

      1 Or il arriva qu'étant à Iconie, ils entrèrent ensemble dans la Synagogue des Juifs, et ils parlèrent d'une telle manière, qu'une grande multitude de Juifs et de Grecs crut.
      2 Mais ceux d'entre les Juifs qui furent rebelles, émurent et irritèrent les esprits des Gentils contre les frères.
      3 Ils demeurèrent donc là assez longtemps, parlant hardiment pour le Seigneur, qui rendait témoignage à la parole de sa grâce, faisant en sorte que des prodiges et des miracles s'opérassent par leur moyen.
      4 Mais la multitude de la ville fut partagée en deux, et les uns étaient du côté des Juifs, et les autres du côté des Apôtres.
      5 Et comme il se fut fait une émeute tant des Gentils que des Juifs, et de leurs Gouverneurs, pour insulter les Apôtres, et pour les lapider,
      6 Eux l'ayant su, s'enfuirent aux villes de Lycaonie, [savoir] à Lystre, et à Derbe, et aux quartiers d'alentour.
      7 Et ils y annoncèrent l'Evangile.
      8 Or il y avait à Lystre un homme, impotent de ses pieds, perclus dès le ventre de sa mère, qui n'avait jamais marché, et qui se tenait là assis.
      9 Cet homme ouït parler Paul, qui ayant arrêté ses yeux sur lui, et voyant qu'il avait la foi pour être guéri,
      10 Lui dit à haute voix : lève-toi droit sur tes pieds. Et il se leva en sautant, et marcha.
      11 Et les gens qui étaient là assemblés, ayant vu ce que Paul avait fait, élevèrent leur voix, disant en Langue Lycaonienne : les dieux s'étant faits semblables aux hommes, sont descendus vers nous.
      12 Et ils appelaient Barnabas Jupiter, et Paul Mercure, parce que c'était lui qui portait la parole.
      13 Et même le Sacrificateur de Jupiter, qui était devant leur ville, ayant amené des taureaux couronnés jusqu'à l'entrée de la porte, voulait leur sacrifier avec la foule.
      14 Mais les Apôtres Barnabas et Paul ayant appris cela, ils déchirèrent leurs vêtements et se jetèrent au milieu de la foule, en s'écriant,
      15 Et disant : hommes ! pourquoi faites-vous ces choses ? nous sommes aussi des hommes, sujets aux mêmes passions que vous, et nous vous annonçons que de ces choses vaines vous vous convertissiez au Dieu vivant, qui a fait le ciel et la terre, la mer, et toutes les choses qui y sont.
      16 Lequel dans les siècles passés, a laissé toutes les nations marcher dans leurs voies ;
      17 Quoiqu'il ne se soit pas laissé sans témoignage, en faisant du bien, et en nous donnant des pluies du ciel, et des saisons fertiles, et en remplissant nos coeurs de viande et de joie.
      18 Et en disant ces choses, à peine empêchèrent-ils les troupes de leur sacrifier.
      19 Sur quoi quelques Juifs d'Antioche et d'Iconie étant survenus, ils gagnèrent le peuple, de sorte qu'ayant lapidé Paul, ils le traînèrent hors de la ville, croyant qu'il fût mort.
      20 Mais les disciples s'étant assemblés autour de lui, il se leva, et entra dans la ville ; et le lendemain il s'en alla avec Barnabas à Derbe.
      21 Et après qu'ils eurent annoncé l'Evangile en cette ville-là, et instruit plusieurs personnes, ils retournèrent à Lystre, à Iconie, et à Antioche ;
      22 Fortifiant l'esprit des disciples, et les exhortant à persévérer en la foi, et [leur] faisant sentir que c'est par plusieurs afflictions qu'il nous faut entrer dans le Royaume de Dieu.
      23 Et après que par l'avis des assemblées ils eurent établi des Anciens dans chaque Eglise, ayant prié avec jeûnes, ils les recommandèrent au Seigneur, en qui ils avaient cru.
      24 Puis ayant traversé la Pisidie, ils allèrent en Pamphylie.
      25 Et ayant annoncé la parole à Perge, ils descendirent à Attalie.
      26 Et de là ils naviguèrent à Antioche, d'où ils avaient été recommandés à la grâce de Dieu, pour l'oeuvre qu'ils avaient finie.
      27 Et quand ils furent arrivés, et qu'ils eurent assemblé l'Eglise, ils racontèrent toutes les choses que Dieu avait faites par eux, et comment il avait ouvert aux Gentils la porte de la foi.
      28 Et ils demeurèrent là longtemps avec les disciples.

      Actes 15

      1 Or quelques-uns qui étaient descendus de Judée, enseignaient les frères, [en disant] : si vous n'êtes circoncis selon l'usage de Moïse, vous ne pouvez point être sauvés.
      2 Sur quoi une grande contestation et une grande dispute s'étant excitée entre Paul et Barnabas et eux, il fut résolu que Paul et Barnabas, et quelques autres d'entre eux, monteraient à Jérusalem vers les Apôtres et les Anciens, pour cette question.
      3 Eux donc étant envoyés de la part de l'Eglise, traversèrent la Phénicie et la Samarie, racontant la conversion des Gentils ; et ils causèrent une grande joie à tous les frères.
      4 Et étant arrivés à Jérusalem, ils furent reçus de l'Eglise, et des Apôtres, et des Anciens, et ils racontèrent toutes les choses que Dieu avait faites par leur moyen.
      5 Mais quelques-uns, [disaient-ils], de la secte des Pharisiens qui ont cru, se sont levés, disant qu'il les faut circoncire, et leur commander de garder la Loi de Moïse.
      6 Alors les Apôtres et les Anciens s'assemblèrent pour examiner cette affaire.
      7 Et après une grande discussion Pierre se leva, et leur dit : hommes frères, vous savez que depuis longtemps Dieu [m']a choisi entre nous, afin que les Gentils ouïssent par ma bouche la parole de l'Evangile, et qu'ils crussent.
      8 Et Dieu, qui connaît les coeurs, leur a rendu témoignage, en leur donnant le Saint-Esprit, de même qu'à nous.
      9 Et il n'a point fait de différence entre nous et eux : ayant purifié leurs coeurs par la foi.
      10 Maintenant donc pourquoi tentez-vous Dieu en voulant imposer aux disciples un joug que ni nos pères ni nous n'avons pu porter ?
      11 Mais nous croyons que nous serons sauvés par la grâce du Seigneur Jésus-Christ, comme eux aussi.
      12 Alors toute l'assemblée se tut ; et ils écoutaient Barnabas et Paul, qui racontaient quels prodiges et quelles merveilles Dieu avait faits par leur moyen entre les Gentils.
      13 Et après qu'ils se furent tus, Jacques prit la parole, et dit : hommes frères, écoutez-moi !
      14 Simon a raconté comment Dieu a premièrement regardé les Gentils pour en tirer un peuple consacré à son Nom.
      15 Et c'est à cela que s'accordent les paroles des Prophètes, selon qu'il est écrit :
      16 Après cela je retournerai et rebâtirai le Tabernacle de David, qui est tombé, je réparerai ses ruines, et je le relèverai,
      17 Afin que le reste des hommes recherche le Seigneur, et toutes les nations aussi sur lesquelles mon Nom est réclamé, dit le Seigneur, qui fait toutes ces choses.
      18 De tout temps sont connues à Dieu toutes ses oeuvres.
      19 C'est pourquoi je suis d'avis de ne point inquiéter ceux des Gentils qui se convertissent à Dieu ;
      20 Mais de leur écrire qu'ils aient à s'abstenir des souillures des idoles et de la fornication et des bêtes étouffées, et du sang.
      21 Car quant à Moïse, il y a de [toute] ancienneté dans chaque ville des gens gui le prêchent, vu qu'il est lu dans les Synagogues chaque jour de Sabbat.
      22 Alors il sembla bon aux Apôtres et aux Anciens avec toute l'Eglise, d'envoyer à Antioche avec Paul et Barnabas des hommes choisis entre eux, savoir Judas, surnommé Barsabas et Silas, qui étaient des principaux entre les frères.
      23 Et ils écrivirent par eux en ces termes : Les Apôtres, et les Anciens, et les frères, aux frères d'entre les Gentils à Antioche, et en Syrie, et en Cilicie, salut.
      24 Parce que nous avons entendu que quelques-uns étant partis d'entre nous, vous ont troublés par certains discours, agitant vos âmes, en vous commandant d'être circoncis, et de garder la Loi, sans que nous leur en eussions donné aucun ordre ;
      25 Nous avons été d'avis, étant assemblés tous d'un commun accord, d'envoyer vers vous, avec nos très chers Barnabas et Paul, des hommes que nous avons choisis ;
      26 Et qui sont des hommes qui ont abandonné leurs vies pour le Nom de notre Seigneur Jésus-Christ.
      27 Nous avons donc envoyé Judas et Silas, qui vous feront entendre les mêmes choses de bouche.
      28 Car il a semblé bon au Saint-Esprit et à nous, de ne mettre point de plus grande charge sur vous que ces choses-ci, [qui sont] nécessaires ;
      29 [Savoir], que vous vous absteniez des choses sacrifiées aux idoles, et du sang, et des bêtes étouffées, et de la fornication ; desquelles choses si vous vous gardez, vous ferez bien. Bien vous soit !
      30 Après avoir donc pris congé, ils vinrent à Antioche, et ayant assemblé l'Eglise, ils rendirent les Lettres.
      31 Et quand [ceux d'Antioche] les eurent lues, ils furent réjouis par la consolation [qu'elles leur donnèrent].
      32 De même Judas et Silas, qui étaient aussi Prophètes, exhortèrent les frères par plusieurs discours, et les fortifièrent.
      33 Et après avoir demeuré là quelque temps, ils furent renvoyés en paix par les frères vers les Apôtres.
      34 Mais il sembla bon à Silas de demeurer là.
      35 Et Paul et Barnabas demeurèrent aussi à Antioche, enseignant et annonçant, avec plusieurs autres, la parole du Seigneur.
      36 Et quelques jours après, Paul dit à Barnabas : retournons-nous-en, et visitons nos frères par toutes les villes où nous avons annoncé la parole du Seigneur, pour voir quel est leur état.
      37 Or Barnabas conseillait de prendre avec eux Jean, surnommé Marc.
      38 Mais il ne semblait pas raisonnable à Paul, que celui qui s'était séparé d'eux dès la Pamphylie, et qui n'était point allé avec eux pour cette oeuvre-là, leur fût adjoint
      39 Sur quoi il y eut entre eux une contestation qui fit qu'ils se séparèrent l'un de l'autre, et que Barnabas prenant Marc, navigua en Cypre.
      40 Mais Paul ayant choisi Silas pour l'accompagner, partit de là, après avoir été recommandé à la grâce de Dieu par les frères.
      41 Et il traversa la Syrie et la Cilicie, fortifiant les Eglises.

      Actes 16

      1 Et il arriva à Derbe et à Lystre, et voici, il y avait là un disciple, nommé Timothée, fils d'une femme Juive, fidèle ; mais d'un père Grec ;
      2 Lequel avait un bon témoignage des frères qui étaient à Lystre, et à Iconie.
      3 [C'est pourquoi] Paul voulut qu'il allât avec lui ; et l'ayant pris avec soi, il le circoncit, à cause des Juifs qui étaient en ces lieux-là : car ils savaient tous que son père était Grec.
      4 Eux donc passant par les villes les instruisaient de garder les ordonnances décrétées par les Apôtres, et par les Anciens de Jérusalem.
      5 Ainsi les Eglises étaient affermies dans la foi, et croissaient en nombre chaque jour.
      6 Puis ayant traversé la Phrygie et le pays de Galatie, il leur fut défendu par le Saint-Esprit d'annoncer la parole en Asie.
      7 Et étant venus en Mysie, ils essayaient d'aller en Bithynie ; mais l'Esprit de Jésus ne le leur permit point.
      8 C'est pourquoi ayant passé la Mysie, ils descendirent à Troas.
      9 Et Paul eut de nuit une vision, d'un homme Macédonien qui se présenta devant lui, et le pria, disant : passe en Macédoine, et nous aide.
      10 Quand donc il eut vu cette vision, nous tâchâmes aussitôt d'aller en Macédoine, concluant de là que le Seigneur nous avait appelés pour leur évangéliser.
      11 Ainsi étant partis de Troas, nous tirâmes droit à Samothrace, et le lendemain à Néapolis.
      12 Et de là à Philippes, qui est la première ville du quartier de Macédoine, et est une colonie ; et nous séjournâmes quelque temps dans la ville.
      13 Et le jour du Sabbat nous sortîmes de la ville, [et allâmes] au lieu où on avait accoutumé de faire la prière, près du fleuve, et nous étant là assis nous parlâmes aux femmes qui y étaient assemblées.
      14 Et une femme, nommée Lydie, marchande de pourpre, qui était de la ville de Thyatire, et qui servait Dieu [nous] ouit, et le Seigneur lui ouvrit le coeur, afin qu'elle se rendît attentive aux choses que Paul disait.
      15 Et après qu'elle eut été baptisée, avec sa famille, elle nous pria, disant : Si vous m'estimez être fidèle au Seigneur, entrez dans ma maison, et y demeurez. Et elle nous y contraignit.
      16 Or il arriva que comme nous allions à la prière, nous fûmes rencontrés par une servante qui avait un esprit de Python, et qui apportait un grand profit à ses maîtres en devinant.
      17 Et elle se mit à nous suivre, Paul et nous, en criant, et disant : ces hommes sont les serviteurs du Dieu souverain, et ils vous annoncent la voie du salut.
      18 Et elle fit cela durant plusieurs jours ; mais Paul en étant importuné, se tourna, et dit à l'esprit : je te commande au Nom de Jésus-Christ de sortir de cette fille ; et il en sortit.
      19 Mais ses maîtres voyant que l'espérance de leur gain était perdue, se saisirent de Paul et de Silas, et les traînèrent dans la place publique devant les Magistrats.
      20 Et ils les présentèrent aux Gouverneurs, en disant : ces hommes-ci, qui sont Juifs, troublent notre ville :
      21 Car ils annoncent des maximes qu'il ne nous est pas permis de recevoir, ni de garder, vu que nous sommes Romains.
      22 Le peuple aussi se souleva ensemble contre eux, et les Gouverneurs leur ayant fait déchirer leurs robes, commandèrent qu'ils fussent fouettés.
      23 Et après leur avoir donné plusieurs coups de fouet, ils les mirent en prison, en commandant au geôlier de les garder sûrement.
      24 Et le [geôlier] ayant reçu cet ordre, les mit au fond de la prison, et leur serra les pieds dans des ceps.
      25 Or sur le minuit Paul et Silas priaient, en chantant les louanges de Dieu ; en sorte que les prisonniers les entendaient.
      26 Et tout d'un coup il se fit un si grand tremblement de terre, que les fondements de la prison croulaient ; et incontinent toutes les portes s'ouvrirent, et les liens de tous furent détachés.
      27 Sur quoi le geôlier s'étant éveillé, et voyant les portes de la prison ouvertes, tira son épée, et se voulait tuer, croyant que les prisonniers s'en fussent fuis.
      28 Mals Paul cria à haute voix, en disant : ne te fais point de mal : car nous sommes tous ici.
      29 Alors ayant demandé de la lumière, il courut dans [le cachot], et tout tremblant, se jeta [aux pieds] de Paul et de Silas.
      30 Et les ayant menés dehors, il leur dit : Seigneurs, que faut-il que je fasse pour être sauvé ?
      31 Ils dirent : crois au Seigneur Jésus-Christ ; et tu seras sauvé, toi et ta maison.
      32 Et ils lui annoncèrent la parole du Seigneur, et à tous ceux qui étaient en sa maison.
      33 Après cela, les prenant en cette même heure de la nuit, il lava leurs plaies, et aussitôt après il fut baptisé, avec tous ceux de sa maison.
      34 Et les ayant amenés en sa maison, il leur servit à manger, et se réjouit, parce qu'avec toute sa maison il avait cru en Dieu.
      35 Et quand il fut jour, les Gouverneurs envoyèrent des huissiers pour lui dire : élargis ces gens-là.
      36 Et le geôlier rapporta ces paroles à Paul, [disant] : les Gouverneurs ont envoyé dire qu'on vous élargît ; sortez donc maintenant, et allez-vous-en en paix.
      37 Mais Paul dit aux huissiers : après nous avoir fouettés publiquement, sans forme de jugement, nous qui sommes Romains, ils nous ont mis en prison ; et maintenant ils nous mettent dehors en secret ? Il n'en sera pas ainsi, mais qu'ils viennent eux-mêmes, et qu'ils nous mettent dehors.
      38 Et les huissiers rapportèrent ces paroles aux Gouverneurs, qui craignirent, ayant entendu qu'ils étaient Romains.
      39 C'est pourquoi ils vinrent vers eux, et les prièrent ; puis les ayant élargis, ils les supplièrent de partir de la ville.
      40 Alors étant sortis de la prison, ils entrèrent chez Lydie, et ayant vu les frères, ils les consolèrent, et [ensuite] ils partirent.

      Actes 17

      1 Puis ayant traversé par Amphipolis et par Apollonie, ils vinrent à Thessalonique, où il y avait une Synagogue de Juifs.
      2 Et Paul selon sa coutume s'y rendit, et durant trois Sabbats il disputait avec eux par les Ecritures ;
      3 Expliquant et prouvant qu'il avait fallu que le Christ souffrît, et qu'il ressuscitât des morts, et que ce Jésus, lequel, [disait-il], je vous annonce, était le Christ.
      4 Et quelques-uns d'entre eux crurent, et se joignirent à Paul et à Silas, et une grande multitude de Grecs qui servaient Dieu, et des femmes de qualité en assez grand nombre.
      5 Mais les Juifs rebelles étant pleins d'envie, prirent quelques fainéants remplis de malice, qui ayant fait un amas de peuple, firent une émotion dans la ville, et qui ayant forcé la maison de Jason, cherchèrent [Paul et Silas] pour les amener au peuple.
      6 Mais ne les ayant point trouvés, ils traînèrent Jason et quelques frères devant les Gouverneurs de la ville, en criant : ceux-ci qui ont remué tout le monde, sont aussi venus ici.
      7 Et Jason les a retirés chez lui ; et ils contreviennent tous aux ordonnances de César, en disant qu'il y a un autre Roi, [qu'ils nomment] Jésus.
      8 Ils soulevèrent donc le peuple et les Gouverneurs de la ville, qui entendaient ces choses.
      9 Mais après avoir reçu caution de Jason et des autres, ils les laissèrent aller.
      10 Et d'abord les frères mirent de nuit hors [de la ville] Paul et Silas, pour aller à Bérée, où étant arrivés ils entrèrent dans la Synagogue des Juifs.
      11 Or ceux-ci furent plus généreux que les Juifs de Thessalonique, car ils reçurent la parole avec toute promptitude, conférant tous les jours les Ecritures, [pour savoir] si les choses étaient telles qu'on leur disait.
      12 Plusieurs donc d'entre eux crurent, et des femmes Grecques de distinction, et des hommes aussi, en assez grand nombre.
      13 Mais quand les Juifs de Thessalonique surent que la parole de Dieu était aussi annoncée par Paul à Bérée, ils y vinrent, et émurent le peuple.
      14 Mais alors les frères firent aussitôt sortir Paul hors de la ville, comme pour aller vers la mer ; mais Silas et Timothée demeurèrent encore là.
      15 Et ceux qui avaient pris la charge de mettre Paul en sûreté, le menèrent jusqu'à Athènes, et ils en partirent après avoir reçu ordre de [Paul de dire] à Silas et à Timothée qu'ils le vinssent bientôt rejoindre.
      16 Et comme Paul les attendait à Athènes, son esprit s'aigrissait en lui-même, en considérant cette ville entièrement adonnée à l'idolâtrie.
      17 Il disputait donc dans la Synagogue avec les Juifs et avec les dévots, et tous les jours dans la place publique avec ceux qui s'y rencontraient.
      18 Et quelques-uns d'entre les Philosophes Epicuriens et d'entre les Stoïciens, se mirent à parler avec lui, et les uns disaient : que veut dire ce discoureur ? et les autres disaient : il semble être annonciateur de dieux étrangers ; parce qu'il leur annonçait Jésus et la résurrection.
      19 Et l'ayant pris ils le menèrent dans l'Aréopage, [et lui] dirent : ne pourrons-nous point savoir quelle est cette nouvelle doctrine dont tu parles ?
      20 Car tu nous remplis les oreilles de certaines choses étranges ; nous voulons donc savoir ce que veulent dire ces choses.
      21 Or tous les Athéniens et les étrangers qui demeuraient à [Athènes], ne s'occupaient à autre chose qu'à dire ou à ouïr quelque nouvelle.
      22 Paul étant donc au milieu de l'Aréopage, [leur] dit : hommes Athéniens ! je vous vois comme trop dévots en toutes choses.
      23 Car en passant et en contemplant vos dévotions, j'ai trouvé même un autel sur lequel était écrit : AU DIEU INCONNU ; celui donc que vous honorez sans le connaître, c'est celui que je vous annonce.
      24 Le Dieu qui a fait le monde et toutes les choses qui y sont, étant le Seigneur du Ciel et de la terre, n'habite point dans des temples faits de main ;
      25 Et il n'est point servi par les mains des hommes, [comme] s'il avait besoin de quelque chose, vu que c'est lui qui donne à tous la vie, la respiration, et toutes choses ;
      26 Et il a fait d'un seul sang tout le genre humain, pour halbiter sur toute l'étendue de la terre, ayant déterminé les saisons qu'il a établies, et les bornes de leur habitation :
      27 Afin qu'ils cherchent le Seigneur, pour voir s'ils pourraient en quelque sorte le toucher en tâtonnant, et le trouver ; quoiqu'il ne soit pas loin d'un chacun de nous.
      28 Car par lui nous avons la vie, le mouvement et l'être ; selon ce que quelques-uns même de vos poëtes ont dit ; car aussi nous sommes sa race.
      29 Etant donc la race de Dieu, nous ne devons point estimer que la divinité soit semblable à l'or, ou à l'argent, ou à la pierre taillée par l'art et l'industrie des hommes.
      30 Mais Dieu passant par-dessus ces temps de l'ignorance, annonce maintenant à tous les hommes en tous lieux qu'ils se repentent.
      31 Parce qu'il a arrêté un jour auquel il doit juger selon la justice le monde universel, par l'homme qu'il a destiné [pour cela] ; de quoi il a donné une preuve cer- taine à tous, en l'ayant ressuscité d'entre les morts.
      32 Mais quand ils ouïrent ce mot de la résurrection des morts, les uns s'en moquaient, et les autres disaient : nous t'entendrons encore sur cela.
      33 Et Paul sortit ainsi du milieu d'eux.
      34 Quelques-uns pourtant se joignirent à lui, et crurent ; entre lesquels même était Denis l'Aréopagite, et une femme nommée Damaris, et quelques autres avec eux.

      Actes 18

      1 Après cela Paul étant parti d'Athènes, vint à Corinthe.
      2 Et y ayant trouvé un Juif, nommé Aquile, originaire du pays du Pont, qui un peu auparavant était venu d'Italie, avec Priscille sa femme, parce que Claude avait commandé que tous les Juifs sortissent de Rome, il s'adressa à eux.
      3 Et parce qu'il était de même métier, il demeura avec eux, et il travaillait. Or leur métier était de faire des tentes.
      4 Et chaque Sabbat il disputait dans la Synagogue, et persuadait tant les Juifs que les Grecs.
      5 Et quand Silas et Timothée furent venus de Macédoine, Paul étant poussé par l'Esprit, témoignait aux Juifs que Jésus était le Christ.
      6 Et comme ils le contredisaient, et qu'ils blasphémaient, il secoua ses vêtements, et leur dit : que votre sang soit sur votre tête, j'en suis net ! je m'en vais dès à présent vers les Gentils.
      7 Et étant sorti de là, il entra dans la maison d'un homme appelé Juste, qui servait Dieu, et duquel la maison tenait à la Synagogue.
      8 Mais Crispe, Principal de la Synagogue, crut au Seigneur avec toute sa maison ; et plusieurs autres aussi des Corinthiens l'ayant ouï, crurent, et ils furent baptisés.
      9 Or le Seigneur dit la nuit à Paul dans une vision : ne crains point, mais parle, et ne te tais point ;
      10 Parce que je suis avec toi, et personne ne mettra les mains sur toi pour te faire du mal ; et j'ai un grand peuple en cette ville.
      11 Il demeura donc là un an et six mois, enseignant parmi eux la parole de Dieu.
      12 Mais du temps que Gallion était Proconsul d'Achaïe, les Juifs [tous] d'un commun accord s'élevèrent contre Paul, et l'amenèrent devant le siège judicial,
      13 En disant : cet homme persuade les gens de servir Dieu contre la Loi.
      14 Et comme Paul voulait ouvrir la bouche, Gallion dit aux Juifs : ô Juifs ! s'il était question de quelque injustice, ou de quelque crime, je vous supporterais autant qu'il serait raisonnable ;
      15 Mais s'il est question de paroles et de mots, et de votre Loi, vous y mettrez ordre vous-mêmes : car je ne veux point être juge de ces choses.
      16 Et il les fit retirer de devant le siège judicial.
      17 Alors tous les Grecs ayant saisi Sosthènes, qui était le Principal de la Synagogue, le battaient devant le siège judicial, sans que Gallion s'en mît en peine.
      18 Et quand Paul eut demeuré là encore assez longtemps, il prit congé des frères, et navigua en Syrie, et avec lui Priscille et Aquile, après qu'il se fut fait raser la tête à Cenchrée, parce qu'il avait fait un voeu.
      19 Puis il arriva à Ephèse, et les y laissa ; mais étant entré dans la Synagogue, il discourut avec les Juifs,
      20 Qui le prièrent de demeurer encore plus longtemps avec eux ; mais il ne voulut point le leur accorder.
      21 Et il prit congé d'eux, en [leur] disant : il me faut absolument faire la Fête prochaine à Jérusalem, mais je reviendrai encore vers vous, s'il plaît à Dieu. Ainsi il désancra d'Ephèse.
      22 Et quand il fut descendu à Césarée, il monta [à Jérusalem], et après avoir salué l'Eglise, il descendit à Antioche.
      23 Et y ayant séjourné quelque temps, il s'en alla, et traversa tout de suite la contrée de Galatie et de Phrygie, fortifiant tous les disciples.

      Actes 19

      1 Or il arriva comme Apollos était à Corinthe, que Paul après avoir traversé tous les quartiers d'en haut, vint à Ephèse, où ayant trouvé de certains disciples, il leur dit :
      2 Avez-vous reçu le Saint-Esprit quand vous avez cru ? et ils lui répondirent : nous n'avons pas même ouï dire s'il y a un Saint-Esprit.
      3 Et il leur dit : de quel [Baptême] donc avez-vous été baptisés ; ils répondirent : du Baptême de Jean.
      4 Alors Paul dit : il est vrai que Jean a baptisé du Baptême de repentance, disant au peuple, qu'ils crussent en celui qui venait après lui, c'est-à-dire, en Jésus- Christ.
      5 Et ayant ouï ces choses, ils furent baptisés au Nom du Seigneur Jésus.
      6 Et après que Paul leur eut imposé les mains, le Saint-Esprit descendit sur eux, et ainsi ils parlèrent divers langages, et prophétisèrent.
      7 Et tous ces hommes-là étaient environ douze.
      8 Puis étant entré dans la Synagogue, il parla avec hardiesse l'espace de trois mois, disputant, et persuadant les choses du Royaume de Dieu.
      9 Mais comme quelques-uns s'endurcissaient, et étaient rebelles, parlant mal de la voie [du Seigneur] devant la multitude, lui s'étant retiré d'avec eux, sépara les disciples ; et il disputait tous les jours dans l'école d'un nommé Tyrannus.
      10 Et cela continua l'espace de deux ans ; de sorte que tous ceux qui demeuraient en Asie, tant Juifs que Grecs, ouïrent la parole du Seigneur Jésus.
      11 Et Dieu faisait des prodiges extraordinaires par les mains de Paul :
      12 De sorte que même on portait de dessus son corps des mouchoirs et des linges sur les malades, et ils étaient guéris de leurs maladies, et les esprits malins sortaient des [possédés].
      13 Alors quelques-uns d'entre les Juifs exorcistes, qui couraient çà et là, essayèrent d'invoquer le Nom du Seigneur Jésus sur ceux qui étaient possédés des esprits malins, en disant : nous vous conjurons par ce Jésus que Paul prêche.
      14 Et ceux qui faisaient cela étaient sept fils de Scéva Juif, principal Sacrificateur
      15 Mais le malin esprit répondant, dit : je connais Jésus, et je sais qui est Paul ; mais vous, qui êtes-vous ?
      16 Et l'homme en qui était le malin esprit, sauta sur eux, et s'en étant rendu le maître, les traita si mal, qu'ils s'enfuirent de cette maison tout nus et blessés.
      17 Or cela vint à la connaissance de tous les Juifs et des Grecs qui demeuraient à Ephèse ; et ils furent tous saisis de crainte, et le Nom du Seigneur Jésus était glorifié.
      18 Et plusieurs de ceux qui avaient cru venaient, confessant et déclarant ce qu'ils avaient fait.
      19 Plusieurs aussi de ceux qui s'étaient adonnés à des pratiques curieuses, apportèrent leurs Livres, et les brûlèrent devant tous, dont ayant supputé le prix, on trouva qu'il montait à cinquante mille pièces d'argent.
      20 Ainsi la parole du Seigneur se répandait sensiblement, et produisait de grands effets.
      21 Or après que ces choses furent faites, Paul se proposa par [un mouvement] de l'Esprit de passer par la Macédoine et par l'Achaïe, et d'aller à Jérusalem, disant : après que j'aurai été là, il me faut aussi voir Rome.
      22 Et ayant envoyé en Macédoine deux de ceux qui l'assistaient, [savoir] Timothée et Eraste, il demeura quelque temps en Asie.
      23 Mais en ce temps-là il arriva un grand trouble, à cause de la doctrine.
      24 Car un certain homme, nommé Démétrius, qui travaillait en argenterie, et faisait de petits temples d'argent de Diane, et qui apportait beaucoup de profit aux ouvriers du métier,
      25 Les assembla, avec d'autres qui travaillaient à de semblables ouvrages, et leur dit : Ô hommes ! vous savez que tout notre gain vient de cet ouvrage.
      26 Or vous voyez et vous entendez comment non-seulement à Ephèse, mais presque par toute l'Asie, ce Paul-ci par ses persuasions a détourné beaucoup de monde, en disant que ceux-là ne sont point des dieux, qui sont faits de main.
      27 Et il n'y a pas seulement de danger pour nous que notre métier ne vienne à être décrié, mais aussi que le Temple de la grande déesse Diane ne soit plus rien estimé, et qu'il n'arrive que sa majesté, laquelle toute l'Asie et le monde universel révère, ne soit anéantie.
      28 Et quand ils eurent entendu ces choses, ils furent tous remplis de colère, et s'écrièrent, disant : grande est la Diane des Ephésiens !
      29 Et toute la ville fut remplie de confusion ; et ils se jetèrent en foule dans le Théâtre, et enlevèrent Gaïus et Aristarque Macédoniens, compagnons de voyage de Paul.
      30 Et comme Paul voulait entrer vers le peuple, les disciples ne le lui permirent point.
      31 Quelques-uns aussi d'entre les Asiarques, qui étaient ses amis, envoyèrent vers lui, pour le prier de ne se présenter point au Théâtre.
      32 Les uns donc criaient d'une façon, et les autres d'une autre, car l'Assemblée était confuse, et plusieurs même ne savaient pas pourquoi ils étaient assemblés.
      33 Alors Alexandre fut contraint de sortir hors de la foule, les Juifs le poussant [à parler] ; et Alexandre faisant signe de la main, voulait alléguer quelque excuse au peuple.
      34 Mais quand ils eurent connu qu'il était Juif, il s'éleva une voix de tous, durant l'espace presque de deux heures, en criant : grande est la Diane des Ephésiens !
      35 Mais le Secrétaire de la ville ayant apaisé cette multitude [de peuple], dit : hommes Ephésiens, et qui est celui des hommes qui ne sache que la ville des Ephésiens est dédiée au service de la grande déesse Diane, et à [son] image, descendue de Jupiter ?
      36 Ces choses donc étant telles sans contradiction, il faut que vous vous apaisiez, et que vous ne fassiez rien imprudemment.
      37 Car ces gens que vous avez amenés, ne sont ni sacrilèges, ni blasphémateurs de votre déesse.
      38 Mais si Démétrius et les ouvriers qui sont avec lui, ont quelque chose à dire contre quelqu'un, on tient la cour, et il y a des Proconsuls ; qu'ils s'y appellent [donc] les uns les autres.
      39 Et si vous avez quelque autre chose à demander, cela se pourra décider dans une assemblée dûment convoquée.
      40 Car nous sommes en danger d'être accusés de sédition pour ce qui s'est passé aujourd'hui ; puisqu'il n'y a aucun sujet que nous puissions alléguer pour rendre raison de cette émeute. Et quand il eut dit ces choses, il congédia l'assemblée.

      Actes 20

      1 Or après que le trouble fut cessé, Paul fit venir les disciples, et les ayant embrassés, il partit pour aller en Macédoine.
      2 Et quand il eut passé par ces quartiers-là, et qu'il y eut fait plusieurs exhortations, il vint en Grèce.
      6 Et nous, ayant levé l'ancre à Philippes, après les jours des pains sans levain, nous arrivâmes au bout de cinq jours auprès d'eux à Troas, et nous y séjournâmes sept jours.
      18 Qui étant venus vers lui, il leur dit : Vous savez de quelle manière je me suis toujours conduit avec vous dès le premier jour que je suis entré en Asie ;
      31 C'est pourquoi veillez, vous souvenant que durant l'espace de trois ans, je n'ai cessé nuit et jour d'avertir un chacun de vous.

      Actes 21

      17 Et quand nous fûmes arrivés à Jérusalem, les frères nous reçurent avec joie.
      38 N'es-tu pas l'Egyptien qui ces jours passés as excité une sédition, et as emmené au désert quatre mille brigands ?

      Actes 24

      10 Et après que le Gouverneur eut fait signe à Paul de parler, il répondit : Sachant qu'il y a déjà plusieurs années que tu es le Juge de cette nation, je réponds pour moi avec plus de courage.
      27 Espérant aussi en même temps que Paul lui donnerait quelque argent pour le délivrer, c'est pourquoi il l'envoyait quérir souvent, et s'entretenait avec lui.

      Actes 25

      12 Alors Festus ayant conféré avec le Conseil, [lui] répondit : en as-tu appelé à César ? tu iras à César.

      Actes 27

      8 Et la côtoyant avec peine, nous vînmes en un lieu qui est appelé Beaux-ports, près duquel était la ville de Lasée.

      Actes 28

      16 Et lorsque nous fûmes arrivés à Rome, le centenier livra les prisonniers au Préfet du Prétoire ; mais quant à Paul, il lui fut permis de demeurer à part avec un soldat qui le gardait.
      30 Mais Paul demeura deux ans entiers dans une maison qu'il avait louée pour lui, où il recevait tous ceux qui le venaient voir,

      Romains 15

      19 Avec la vertu des prodiges et des miracles, par la puissance de l'Esprit de Dieu ; tellement que depuis Jérusalem, et les lieux d'alentour, jusque dans l'Illyrie, j'ai tout rempli de l'Evangile de Christ.
      24 J'irai vers vous lorsque je partirai pour aller en Espagne ; et j'espère que je vous verrai en passant par votre pays, et que vous me conduirez là, après que j'aurai été premièrement rassasié en partie d'avoir été avec vous.
      28 Après donc que j'aurai achevé cela, et que j'aurai consigné ce fruit, j'irai en Espagne en passant par vos quartiers.

      1 Corinthiens 15

      5 Et qu'il a été vu de Céphas, et ensuite des Douze.
      32 Si j'ai combattu contre les bêtes à Ephèse, par des vues humaines, quel profit en ai-je si les morts ne ressuscitent point ? mangeons et buvons, car demain nous mourrons.

      2 Corinthiens 1

      8 Car mes frères, nous voulons bien que vous sachiez notre affliction, qui nous est arrivée en Asie, c'est que nous avons été chargés excessivement au-delà de ce que nous pouvions porter ; tellement que nous avions perdu l'espérance de conserver notre vie.

      2 Corinthiens 2

      1 Mais j'avais résolu en moi-même de ne revenir point chez vous avec tristesse.
      12 Au reste, étant venu à Troas pour l'Évangile de Christ, quoique la porte m'y fût ouverte par le Seigneur,
      13 Je n'ai pourtant point eu de relâche en mon esprit, parce que je n'ai pas trouvé Tite mon frère ; mais ayant pris congé d'eux, je m'en suis venu en Macédoine.

      2 Corinthiens 7

      5 Car après être venus en Macédoine, notre chair n'a eu aucun relâche, mais nous avons été affligés en toutes manières ; [ayant eu] des combats au dehors, et des craintes au dedans.
      6 Mais Dieu qui console les abattus, nous a consolés par la venue de Tite.

      2 Corinthiens 8

      1 Au reste, mes frères, nous voulons vous faire connaître la grâce que Dieu a faite aux Églises de Macédoine.
      6 Afin que nous exhortassions Tite, que comme il avait auparavant commencé, il achevât aussi cette grâce envers vous.

      2 Corinthiens 11

      32 A Damas, le Gouverneur pour le roi Arétas avait mis des gardes dans la ville des Damascéniens pour me prendre ;

      Galates 1

      11 Or mes frères, je vous déclare que l'Evangile que j'ai annoncé, n'est point selon l'homme.
      15 Mais quand ç'a été le bon plaisir de Dieu, qui m'avait choisi dès le ventre de ma mère, et qui m'a appelé par sa grâce,
      18 Puis je retournai trois ans après à Jérusalem pour visiter Pierre, et je demeurai chez lui quinze jours.
      20 Or dans les choses que je vous écris, voici, [je vous dis] devant Dieu, que je ne mens point.
      21 J'allai ensuite dans les pays de Syrie et de Cilicie.

      Galates 2

      1 Depuis je montai encore à Jérusalem quatorze ans après, avec Barnabas, et je pris aussi avec moi Tite.
      2 Or j'y montai par révélation, et je conférai avec ceux [de Jérusalem] touchant l'Evangile que je prêche parmi les Gentils, même en particulier avec ceux qui sont en estime, afin qu'en quelque sorte je ne courusse, ou n'eusse couru en vain.
      3 Et même on n'obligea point Tite, qui était avec moi, à se faire circoncire, quoiqu'il fût Grec.
      4 Et ce fut à cause des faux frères qui s'étaient introduits dans [l'Eglise], et qui y étaient entrés couvertement pour épier notre liberté, que nous avons en Jésus-Christ, afin de nous ramener dans la servitude.
      5 Et nous ne leur avons point cédé par aucune sorte de soumission, non pas même un moment ; afin que la vérité de l'Evangile demeurât parmi vous.
      6 Et je ne suis en rien différent de ceux qui semblent être quelque chose, quels qu'ils aient été autrefois, (Dieu n'ayant point d'égard à l'apparence extérieure de l'homme) car ceux qui sont en estime ne m'ont rien communiqué [de plus].
      7 Mais, au contraire, quand ils virent que la Prédication de l'Evangile du Prépuce m'était commise, comme celle de la Circoncision l'était à Pierre :
      8 (Car celui qui a opéré avec efficace par Pierre en la charge d'Apôtre envers la Circoncision, a aussi opéré avec efficace par moi envers les Gentils.)
      9 Jacques, dis-je, Céphas, et Jean (qui sont estimés être les Colonnes) ayant reconnu la grâce que j'avais reçue, me donnèrent, à moi et à Barnabas, la main d'association, afin que nous allassions vers les Gentils, et qu'ils allassent eux vers ceux de la Circoncision ;
      10 [Nous recommandant] seulement de nous souvenir des pauvres ; ce que je me suis aussi étudié de faire.
      11 Mais quand Pierre fut venu à Antioche, je lui résistai en face, parce qu'il méritait d'être repris.
      12 Car avant que quelques-uns fussent venus de la part de Jacques, il mangeait avec les Gentils ; mais quand ceux-là furent venus, il s'en retira, et s'en sépara, craignant ceux qui étaient de la Circoncision.
      13 Les autres Juifs usaient aussi de dissimulation comme lui, tellement que Barnabas lui-même se laissait entraîner par leur dissimulation.
      14 Mais quand je vis qu'ils ne marchaient pas de droit pied selon la vérité de l'Evangile, je dis à Pierre devant tous : si toi qui es Juif, vis comme les Gentils, et non pas comme les Juifs, pourquoi contrains-tu les Gentils à Judaïser ?
      15 Nous qui sommes Juifs de naissance, et non point pécheurs d'entre les Gentils ;
      16 Sachant que l'homme n'est pas justifié par les oeuvres de la Loi, mais seulement par la foi en [Jésus-]Christ, nous, dis-je, nous avons cru en Jésus-Christ, afin que nous fussions justifiés par la foi de Christ, et non point par les oeuvres de la Loi ; parce que personne ne sera justifié par les oeuvres de la Loi.
      17 Or si en cherchant d'être justifiés par Christ, nous sommes aussi trouvés pécheurs, Christ est-il pourtant ministre du péché ? à Dieu ne plaise !
      18 Car si je rebâtissais les choses que j'ai renversées, je montrerais que j'ai été moi-même un prévaricateur.
      19 Mais par la Loi je suis mort à la Loi, afin que je vive à Dieu.
      20 Je suis crucifié avec Christ, et je vis, non pas maintenant moi, mais Christ vit en moi ; et ce que je vis maintenant en la chair, je le vis en la foi du Fils de Dieu, qui m'a aimé, et qui s'est donné lui-même pour moi.
      21 Je n'anéantis point la grâce de Dieu : car si la justice est par la Loi, Christ est donc mort inutilement.
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