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CONFESSION

Action de confesser (grec exomo-logeîn) ; ce mot peut être pris dans deux acceptions différentes.

I

Se dit de ceux qui confessent leur foi. Jésus parle de ceux qui le confessent ou le renient devant les hommes (Mt 10:32, cf. Ap 3:6). Paul parle de la confession de la bouche qui exprime la foi du coeur (Ro 10:9 et suivant, cf. Php 2:11). L'épître aux Hébreux (Heb 13:15) voit dans cette confession un sacrifice de louanges, le fruit de nos lèvres. La 1 re ép. à Timothée associe la belle et courageuse profession de foi à l'idée du bon combat (1Ti 1:18) et voit le martyre à l'horizon (Jésus devant Pilate, 1Ti 6:13) ; il n'y a plus qu'à étendre la main pour saisir la vie éternelle (1Ti 6:12). Les épîtres johanniques y voient l'affirmation générale de la foi (1Jn 2:23), et de telle doctrine essentielle (1Jn 4:2,15 2Jn 1:7). Rapprocher de cette confession les nombreux passages de l'A.T. qui louent Dieu (Ps 66:1), lui donnent gloire (Esa 6:6, cf. Da 3:28).

II

Se dit de ceux qui confessent leurs péchés.

A. DANS L'A.T. 1. Il n'y a pas à en chercher l'origine dans les Psaumes de pénitence de la religion assyro-babylonienne. Le sentiment des péchés commis, l'aspiration vers le secours de la divinité, sont exprimés de façon très vive ; mais c'est toujours à propos de manquements extérieurs, rituels, qui ont entraîné des malheurs et des maladies. Rien de purement moral et religieux.

2. A travers l'histoire religieuse d'Israël on reconnaît un véritable progrès dans le sens et la valeur de l'aveu des fautes. A l'origine, l'homme a le sentiment très fort de son infériorité devant Dieu (poudre et cendre, Ge 18:27 ; trop petit, Ge 32:10). Une faute attire un mal sur le pays. La coulpe est physique en quelque sorte (Ge 20:9) ; mais la faute morale n'est pas ressentie (Ge 20:11), même quand la race est sérieuse et la crainte de Dieu présente. Avec Moïse, avec l'alliance entre le peuple et son Dieu, l'élément moral se précise dans les commandements (les décalogues, Ex 20,23 ; les lois qui forment la conscience, No 5:7 ; les rites de purification, Le 16:29). Le peuple sait qu'il doit être fidèle à son Dieu : battu, il se sait châtié ; naïvement il implore la délivrance (Jug 10:13-16). Mais il faut, pour trouver l'aveu d'une vraie faute morale dont on se sente responsable, descendre jusqu'à ces prophètes qui ont éveillé le sentiment du péché en Israël. (Nathan, 2Sa 12:1) La figure de David marque une date. Il y a encore dans son histoire ce qu'il y a au temps des Juges et de Saül, l'incompréhensible volonté divine, la faute qu'on ne reconnaît qu'au malheur, le péché contre Dieu sans élément moral (Jug 14:4,1Sa 15:9 24:1-17 : acte ordonné, péché contre la coutume, sentiment confus de la faute, angoisse, châtiment, noble intercession, tous ces éléments se heurtent). Mais après la lourde faute que Nathan lui reproche, l'aveu est franc, complet : la vraie confession apparaît (2Sa 12:13).

3. Avec les grands prophètes le sentiment de la souillure morale devient tout autre encore (Esa 6:6-7). On arrive à l'absolu de la conscience (Esa 5:20 1:10-17). Après les souffrances de l'exil, les âmes ayant été labourées, le sentiment de la responsabilité personnelle grandit (Eze 18). Et l'on arrive à cet admirable Ps 51 où la confession a toute la netteté et l'ampleur possibles : faute, état, coulpe, indignité, nécessité du pardon et du secours de l'Esprit saint, rien ne manque, c'est le sommet. Le Ps 32 insiste sur l'état de souffrance de l'âme qui se tait et sur la nécessité de l'aveu qui saisit le pardon et produit une détente. La confession se fait à Dieu seul. Point de détails : Dieu sait ; l'essentiel est de se reconnaître coupable et d'implorer le pardon avec un coeur contrit. A cette hauteur, le pardon est par grâce, la satisfaction offerte est d'essence spirituelle : sacrifice intérieur (Ps 51:18), action religieuse (Ps 51:15-17).

4. Lorsque le peuple retrouve sa patrie et s'installe, ses peines ne finissent pas et sa vie n'en est pas plus fidèle. Alors on entend de grandes confessions des péchés, non plus individuelles mais collectives ; Esdras déchire ses vêtements, s'arrache les cheveux ; Néhémie et le peuple jeûnent, couverts de sacs et de poussière, et confessent leurs péchés (Esd 9:3 et suivants, Ne 9:1 et suivants). Esdras, entouré de ceux qui ont la crainte de Dieu, s'humilie avec eux, pour eux. Néhémie unit la confession des péchés et la louange de Dieu--la double confession--dans une longue prière. Daniel (Da 9:3 et suivants) jeûne avec le sac et la cendre et confesse à Dieu les péchés de son peuple. Toutes ces prières sont de même style. C'est déjà en quelque mesure le ton que prendront les liturgies chrétiennes.

Le judaïsme devenant plus légal, on sent mieux la difficulté d'atteindre l'idéal. Plus on a de commandements, plus on voit de transgressions. L'humilité s'impose. Mais les attitudes diffèrent. Les uns sentent la force de la moindre prescription ; Philon (Leg. ad Caj. 16) arrive à une sorte de stoïcisme ; d'autres, cherchant dans la loi la volonté de Dieu, cultivent la sagesse en vue de la récompense. Toute justification, toute bénédiction vient à qui suit la loi. La prière qui comprend largement l'aveu des fautes avec une foi plus ou moins confiante, s'unit au jeûne. La disposition à la pénitence se marque par la prière et le jeûne. (cf. Lu 2) Confession des péchés et contrition se confondent avec l'idée même de conversion. On en unit la nécessité avec l'ère messianique attendue : si le peuple ne fait pas pénitence, le Messie ne peut venir (Hén. 50:2 91:14, cf. Ac 3:19).

B. DANS LE N.T. 1. La confession des péchés ouvre l'ère nouvelle avec la prédication de Jean-Baptiste. L'aveu consacre la repentance, laquelle est nécessaire en vue de la grande révolution qu'on attend. Il faut un changement des coeurs et de la vie pour que les prophéties s'accomplissent dans leur véritable sens. Jean-Baptiste ne dit pas autre chose que ce que les prophètes avaient dit ; mais il le fait avec originalité. Son baptême est le sceau de la repentance qu'il demande. La confession personnelle, sérieuse, est une pièce décisive de l'action qu'il exerce. Les Pharisiens voulaient s'y soustraire en faisant du baptême le signe d'une pureté déjà existante (Jos., Ant., XVIII, 5:2).

2. Dans l'enseignement de Jésus, deux points surtout sont à relever :

D'abord, à travers tout son ministère, le sérieux absolu qu'il réclame de ses disciples, le sentiment du péché qu'il éveille en eux, la valeur qu'il attribue à l'aveu dans la repentance. L'enfant prodigue (Lu 15:21), le péager (Lu 18:13) ont sur les lèvres la confession idéale, faite de douleur, d'humiliation et d'un sentiment indicible d'indignité. Rien d'un rite : le coeur s'ouvre, la conscience parle, Dieu est directement cherché et trouvé. Sa pure grâce donne le pardon (Lu 18:14). La foi du coeur obtient le salut (Lu 7:50). Tout l'Évangile est là.

Ensuite, au moment où Jésus quitte ses disciples, la façon dont il met en eux son Esprit pour qu'ils puissent continuer son oeuvre et former la société qui se réclamera de lui, et vivra de lui, son Église. Jésus pardonnait les péchés (Mr 2:5,10) ; il appelait à lui les âmes tombées et lasses (Mt 11:28) ; il exerçait une action libératrice, chassant les esprits malins, guérissant, sauvant (Lu 19:9 et suivant). Déjà, envoyant ses disciples en mission, il leur avait donné le pouvoir de guérir (Mt 10:1). Jean montre comment, dans la chambre haute, il leur confère celui de pardonner. Par un acte symbolique, soufflant sur eux, il leur donne son Esprit (Jn 20:23). Et quel pouvoir leur donne-t-il ainsi ? Assurément d'abord celui de discerner, de lire dans les coeurs. Et puis surtout une puissance d'action sur les âmes, pour les aider, les délier (Mt 16:19 18:18) ou, si elles sont rebelles, les déclarer liées, les lier (voir ce mot). Ce n'est pas un privilège restreint aux Douze, ni une charge qui se transmette, c'est le don spirituel conféré aux hommes de l'Esprit. C'est l'idéal : à chacun d'y tendre. C'est une réalité offerte ; l'esprit de consécration et de prière est là pour y amener.

3. Tout ceci se retrouve à l'état de choses vécues chez saint Paul. Il veut que les fidèles, avant la communion, s'examinent et reconnaissent leur état devant Dieu (1Co 11:28,2Co 13:6) ; quant à l'action qu'on exerce, il y a bien le discernement : « l'homme spirituel juge de toutes choses » (1Co 2:15). Et il y a un pouvoir : lier, c'est l'histoire d'Élymas (Ac 13:11) et du « Corinthien » (1Co 5:5). Mais ceci est du temps. Délier, c'est l'usage incessant de la puissance de l'Esprit dans l'apostolat : convertir (2Co 4), guérir, libérer (Ac 16:18 20:10). Il faut bien noter que pour l'apôtre l'idée du don, du charisme, est à côté des promesses faites à la foi en général ; et le charisme est individuel (1Co 12). Paul se sait apôtre et se sent l'objet d'une grâce et d'une mission particulières.

4. L'épître aux Hébreux n'admet pas de pardon pour la rechute après la conversion (Heb 10:26-31) ; c'est outrager l'Esprit de grâce. Il faut rapprocher ceci du péché contre le Saint-Esprit (Mt 12:31 et suivant) et de ce que l'épître de Jean dit du péché qui va à la mort (1Jn 5:16) ; c'était dans l'Église, aux premiers temps, une question débattue que le sort des âmes converties et retombées, dans l'idée où l'on était d'une seule pénitence avant le baptême.

5. L'épître de Jacques, par contre, nous introduit dans ces milieux populaires de Syrie sans doute, où les chrétiens, prenant avec simplicité les récits et les promesses de l'Évangile, mettaient en pratique l'intimité chrétienne et l'entr'aide. Voici un malade. Il fait venir les anciens. Il a quelque chose à avouer. La maladie n'est-elle pas en rapport avec le péché ? Les anciens l'oignent d'huile au nom du Seigneur. C'est la pratique médicale, et peut-être un peu plus, unie à la prière. L'homme guérit. Du même coup il est pardonné. « Confessez-vous donc réciproquement vos fautes. » C'est la confession mutuelle, familière aux milieux chrétiens bien unis.

6. La 1re épître de Jean insiste fortement sur la nécessité de se reconnaître pécheur ; c'est Dieu qui pardonne à qui confesse ses fautes, et qui purifie (1Jn 1:9, avec la contrepartie : « Si nous disons que nous n'avons point péché... » v. 10). C'est le principe énoncé dans toute sa spiritualité. Quant au chrétien qui voit pécher son frère, qu'a-t-il à faire pour lui ? Intercéder (1Jn 5:16) ; (a) quant au péché qui entraîne la mort (1Jn 5:16), (b) rien n'indique quel il est. On doit supposer un état de péché assez grave pour mettre fin à la communion avec Dieu.

C. DANS L'HISTOIRE DE L'ÉGLISE. Nous ne pouvons indiquer ici que très sommairement les étapes de la discipline primitive relative à la confession auriculaire.

1. L'Église des premiers temps, dans le domaine de la piété, a gardé des Juifs la coutume de la confession collective (Didaché 4:14, dans le culte), et, pour chacun, le devoir et le besoin de se confesser à Dieu. Les Pères, Chrysostome et Augustin, y insistent avec une grande force. Ni pour eux-mêmes, ni pour les fidèles, ils ne reconnaissent la confession à un prêtre avec absolution. Dans le domaine de la discipline ecclésiastique, pour ceux qui sont tombés, il y a la pénitence solennelle (Tertullien, De Poenit.) qui implique l'aveu public des fautes et, quand elle est secrète, l'aveu privé. Les longues épreuves de cette discipline sont suivies du rétablissement dans les droits du chrétien.

2. Au IV e siècle, lorsque le monachisme s'organise, la confession prend une grande place dans la vie des couvents, sous la forme des aveux, entre frères, ou faits au supérieur ; c'est alors une véritable direction pour vaincre les tentations, prévenir les chutes, tendre à la perfection. Il s'y ajoute la pratique de la coulpe monastique, la punition des fautes. Tout cela fait l'éducation des consciences et creuse le sentiment du péché : rien d'un sacrement. Par l'influence des couvents, la confession pénètre le monde laïque. Par un lent travail, elle tend à remplacer la pénitence publique. Les livres pénitentiels, depuis le VI e siècle, indiquent au prêtre les peines (satisfactions) qu'il a à prescrire. Ceci rend la confession plus détaillée, plus extérieure aussi ; les satisfactions deviennent plus légères. Jusqu'au XII e siècle l'absolution n'est qu'une intercession où les fidèles voient de plus en plus un pardon véritable.

3. La confession catholique est formée lorsqu'elle devient un sacrement, officiellement au concile de Latran (1215), et Thomas d'Aquin en donne la pleine théorie : contrition, confession, satisfaction, absolution.

4. On sait comment Luther eut à faire porter ses premiers efforts sur les indulgences, donc sur les questions relatives à la confession. Lui-même fut toujours très favorable à la confession privée. On peut dire que c'est un des problèmes urgents de la piété protestante d'assurer aux fidèles toutes les ressources que comporte le soin des âmes, sans retomber dans l'artificiel, le mécanisme et la magie. Le bienfait d'entretiens poussés à fond, des conseils éclairés et d'une action spirituelle libératrice et créatrice est chose incontestable. Préparer les pasteurs à cette activité, former un nombre croissant de laïques ayant le don, afin qu'ils soient un secours spirituel authentique pour un nombre d'âmes croissant, est le devoir permanent de l'Église. An.

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      13 Mais vous, vous m’avez abandonné pour adorer d’autres dieux. C’est pourquoi je ne vous délivrerai plus.
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      1 Voici l’homme heureux : Dieu enlève sa faute, il pardonne son péché.
      2 Voici l’homme heureux : Il ne trompe personne, et le SEIGNEUR ne tient pas compte de sa faute.
      3 Avant, je ne reconnaissais pas mes torts, je me plaignais toute la journée, et mes forces s’en allaient.
      4 Nuit et jour, ta main pesait sur moi et j’étais faible comme une plante brûlée par le soleil.
      5 Mais je t’ai fait connaître mon péché, je n’ai pas caché ma faute. J’ai dit : « J’avouerai mes fautes au SEIGNEUR. » Et toi, tu as enlevé le poids de mon péché.
      6 C’est pourquoi tes amis fidèles doivent tous te prier quand ils découvrent leur faute. Alors, si un grand danger les menace, ils ne seront pas atteints par lui.
      7 Tu es mon abri, tu me protèges du malheur, tu m’entoures de cris de victoire.
      8 Le SEIGNEUR m’a dit : « Je vais t’enseigner et te montrer la route à suivre. Je vais te donner un conseil en gardant les yeux fixés sur toi :
      9 Le cheval et le mulet sont stupides, il faut les freiner et les guider pour les faire obéir. Ne leur ressemble pas ! Alors rien de mal ne t’arrivera. »
      10 L’homme mauvais va beaucoup souffrir, mais le SEIGNEUR enveloppe de son amour celui qui a confiance en lui.
      11 Réjouissez-vous à cause du SEIGNEUR, dansez de joie, vous qui lui obéissez ! Criez de joie, vous tous qui avez le cœur pur !

      Psaumes 51

      1 Psaume de David, pris dans le livre du chef de chorale.
      2 Le roi David a pris Batchéba, la femme d’Urie, et le prophète Natan va le trouver. David dit alors :
      3 Ô Dieu, aie pitié de moi à cause de ton amour ! Ta tendresse est immense : efface mes torts.
      4 Lave-moi complètement de mes fautes, et de mon péché, purifie-moi.
      5 Oui, je reconnais mes torts, mon péché est toujours devant moi.
      6 Contre toi et toi seul, j’ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait. Ainsi, tu as raison quand tu décides, tu es sans défaut quand tu juges.
      7 Oui, depuis ma naissance, je suis marqué par le péché, depuis le ventre de ma mère, je suis plongé dans le mal.
      8 Mais tu veux la vérité au fond de mon cœur. À ma conscience, tu enseignes la sagesse.
      9 Enlève mon péché, et je serai pur, lave-moi, et je serai parfaitement purifié.
      10 Fais-moi entendre les chants et la fête. Alors je danserai de bonheur, moi que tu as brisé.
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      13 Ne me chasse pas loin de toi, ne m’enlève pas ton esprit saint.
      14 Rends-moi la joie d’être sauvé, soutiens-moi par un esprit généreux.
      15 Ceux qui ne t’obéissent pas, je leur apprendrai à faire ce que tu veux, et les coupables reviendront vers toi.
      16 Dieu, mon libérateur, délivre-moi de la mort ! Alors je crierai de joie parce que tu m’as sauvé.
      17 Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche chantera ta louange.
      18 Non, tu ne veux pas de sacrifice. Même si je t’offre un animal entier, il ne te fera pas plaisir.
      19 Mon sacrifice, ô Dieu, c’est moi-même avec mon orgueil brisé. Ô Dieu, tu ne refuses pas de regarder un cœur complètement brisé.

      Psaumes 66

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      Esaïe 5

      20 Quel malheur pour ceux qui disent : le mal, c’est bien, le bien, c’est mal. Ils changent la nuit en lumière, et la lumière en nuit. Ce qui est amer, ils le rendent doux. Ce qui est doux, ils le rendent amer.

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      6 Mais l’un des anges brillants a volé vers moi. Il tenait dans sa main un charbon brûlant qu’il avait pris avec des pinces sur l’autel.
      7 Il m’a touché la bouche avec ce charbon brûlant et m’a dit : « Maintenant que ce charbon a touché tes lèvres, ta faute est enlevée, ton péché est pardonné. »

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      2 Elle passe ses nuits à pleurer, et ses joues sont couvertes de larmes. Parmi ceux qui l’aimaient, personne ne la console. Tous ses amis l’ont trahie, ils sont maintenant ses ennemis.
      3 Toute la population de Juda est en exil, elle est écrasée de misère, sous le poids d’un dur esclavage. Elle vit parmi les autres peuples, mais elle ne trouve pas où s’installer. Ceux qui la poursuivaient l’ont rattrapée dans un chemin sans issue.
      4 Les routes qui vont à Sion sont en deuil, personne ne vient plus pour les jours de fête, ses places publiques sont vides. Ses prêtres gémissent, ses jeunes filles sont dans la tristesse, Sion elle-même est remplie d’une douleur amère.
      5 Ses adversaires ont été les plus forts, ses ennemis sont bien tranquilles. C’est le SEIGNEUR qui la fait souffrir à cause de ses nombreuses fautes. Ses jeunes enfants, prisonniers, s’en vont, poussés par les vainqueurs.
      6 La ville de Sion voit partir tout ce qui faisait sa grandeur. Ses ministres sont comme des animaux qui ne trouvent pas d’herbe à manger. Ils s’enfuient sans force devant ceux qui les poursuivent.
      7 Jérusalem, dans son malheur, ne sait pas où aller. Alors, elle se souvient de toutes les choses précieuses qu’elle possédait autrefois. Quand son peuple est tombé au pouvoir de ses ennemis, personne n’est venu l’aider. Ses ennemis la regardaient et ils riaient parce qu’elle était détruite.
      8 Jérusalem a commis des fautes graves, c’est pourquoi elle est devenue une ordure. Tous ceux qui la respectaient la méprisent, parce qu’ils la voient toute nue. Elle, elle tourne le dos et gémit.
      9 Tout le monde voit sur elle qu’elle est impure. Elle n’avait pas prévu ce qui allait arriver. Elle est étonnée d’être tombée si bas, et personne ne la console. Elle dit : « SEIGNEUR, regarde ma misère, car mon ennemi se vante de sa force. »
      10 Les vainqueurs ont pris tous les trésors de Jérusalem. Cette ville a même vu les autres peuples entrer dans son lieu saint. Pourtant, SEIGNEUR, tu leur avais défendu d’entrer dans ton assemblée.
      11 Tous ses habitants gémissent, ils cherchent de la nourriture. Ils donnent ce qu’ils ont de plus précieux pour avoir à manger, pour reprendre des forces. Jérusalem dit : « SEIGNEUR, regarde et vois combien je suis méprisée. »
      12 Vous tous qui passez par ici, ce malheur ne vous a pas atteints. Regardez et voyez : est-ce qu’il y a une douleur pareille à ma douleur, pareille à celle que le SEIGNEUR a fait tomber sur moi le jour où sa violente colère a éclaté ?
      13 De là-haut, il a envoyé un feu, qu’il a fait descendre dans mon corps. Il a tendu un piège sous mes pieds et m’a fait tomber en arrière. Il a fait de moi une personne isolée, sans cesse malade.
      14 Il voit de près toutes mes fautes. Il les a attachées ensemble et les fait peser sur mes épaules. Le Seigneur a diminué mes forces, il m’a livré à des gens contre lesquels je ne peux pas me défendre.
      15 Le Seigneur a rejeté avec mépris tous les combattants courageux qui étaient chez moi. Il a réuni une armée contre moi pour briser mes jeunes soldats. Il m’a écrasée comme du raisin au pressoir, moi, la belle Jérusalem, ville de Juda.
      16 Voilà pourquoi je pleure. Mes yeux sont noyés de larmes, car celui qui peut me consoler et me rendre la vie est loin de moi. Mes enfants sont perdus, parce que l’ennemi a été le plus fort.
      17 Sion tend les mains, mais il n’y a personne pour la consoler ! Le SEIGNEUR a donné l’ordre aux voisins d’Israël d’attaquer ce peuple. Au milieu d’eux, Jérusalem est devenue une ordure.
      18 « Le SEIGNEUR a eu raison d’agir ainsi, car je me suis révoltée contre ses ordres. Écoutez donc, tous les peuples, et voyez ma douleur. Mes jeunes filles et mes jeunes gens ont été déportés.
      19 J’ai appelé ceux qui m’aimaient, mais ils ne veulent plus de moi. Mes prêtres et mes anciens sont morts dans la ville, pendant qu’ils cherchaient à manger pour reprendre des forces.
      20 SEIGNEUR, regarde mon malheur ! Mon corps tremble de fièvre, et je suis toute bouleversée, car je me suis vraiment révoltée ! Dans les rues, l’épée m’a enlevé mes enfants, à la maison, on se croirait chez les morts.
      21 On m’entend gémir, personne ne me console ! Mes ennemis ont tous appris mon malheur. Ils se réjouissent de ce que tu m’as fait. Fais donc venir le jour que tu as annoncé, pour qu’ils deviennent comme moi !
      22 Regarde bien toute leur méchanceté et traite-les comme tu m’as traitée à cause de tous mes péchés ! Oui, je passe mon temps à gémir et je suis bien malade. »
    • Genèse 18

      27 Abraham reprit et dit : Voici donc que j’ai osé parler au Seigneur, moi qui ne suis que poussière et cendre.

      Genèse 20

      9 Abimélek appela aussi Abraham et lui dit : Qu’est-ce que tu nous as fait ? Et quel péché ai-je commis contre toi, que tu nous aies amenés, mon royaume et moi, à commettre un si grand péché ? Tu as commis envers moi des actes qui sont inadmissibles.
      11 Abraham répondit : Je me disais qu’il n’y avait sans doute aucune crainte de Dieu en cet endroit, et que l’on me tuerait à cause de ma femme.

      Genèse 32

      10 Jacob dit : Dieu de mon père Abraham, Dieu de mon père Isaac, Éternel, qui m’as dit : Retourne dans ton pays et dans ta patrie, et je te ferai du bien !

      Exode 20

      1 Alors Dieu prononça toutes ces paroles en disant :
      2 Je suis l’Éternel, ton Dieu qui t’ai fait sortir du pays d’Égypte, de la maison de servitude.
      3 Tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face.
      4 Tu ne te feras pas de statue, ni de représentation quelconque de ce qui est en haut dans le ciel, de ce qui est en bas sur la terre, et de ce qui est dans les eaux plus bas que la terre.
      5 Tu ne te prosterneras pas devant elles, et tu ne leur rendras pas de culte ; car moi, l’Éternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui punis la faute des pères sur les fils jusqu’à la troisième et à la quatrième (génération) de ceux qui me haïssent,
      6 et qui use de bienveillance jusqu’à mille (générations) envers ceux qui m’aiment et qui gardent mes commandements.
      7 Tu ne prendras pas le nom de l’Éternel, ton Dieu, en vain ; car l’Éternel ne tiendra pas pour innocent celui qui prendra son nom en vain.
      8 Souviens-toi du jour du sabbat, pour le sanctifier.
      9 Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage.
      10 Mais le septième jour est le sabbat de l’Éternel, ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l’étranger qui réside chez toi.
      11 Car en six jours l’Éternel a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qui s’y trouve, et il s’est reposé le septième jour : c’est pourquoi l’Éternel a béni le jour du sabbat et l’a sanctifié.
      12 Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent sur la terre que l’Éternel, ton Dieu, te donne.
      13 Tu ne commettras pas de meurtre.
      14 Tu ne commettras pas d’adultère.
      15 Tu ne commettras pas de vol.
      16 Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain.
      17 Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni rien qui soit à ton prochain.
      18 Tout le peuple observait le tonnerre, les éclairs, le son du cor et la montagne fumante. A ce spectacle, le peuple tremblait et se tenait dans l’éloignement.
      19 Ils dirent à Moïse : Parle-nous toi-même, et nous écouterons ; mais que Dieu ne nous parle pas, de peur que nous ne mourions.
      20 Moïse dit au peuple : Soyez sans crainte ; car c’est pour vous mettre à l’épreuve que Dieu est venu, et c’est pour que vous ayez pour lui de la crainte, afin de ne pas pécher.
      21 Le peuple se tenait dans l’éloignement ; mais Moïse s’approcha de la nuée où était Dieu.
      22 L’Éternel dit à Moïse : Tu parleras ainsi aux Israélites : Vous avez vu que je vous ai parlé du ciel.
      23 Vous ne ferez pas à côté de moi des dieux d’argent ni des dieux d’or ; vous ne vous en ferez pas.
      24 Tu me feras un autel de terre, sur lequel tu offriras tes holocaustes, tes sacrifices de communion, ton petit et ton gros bétail. Partout où je rappellerai mon nom, je viendrai vers toi et je te bénirai.
      25 Si tu fais un autel de pierre, tu ne le bâtiras pas en pierres taillées ; car en brandissant ton outil sur la pierre, tu la profanerais.
      26 Tu ne monteras pas à mon autel par des marches, afin que ta nudité ne soit pas découverte.

      Exode 23

      1 Tu ne colporteras pas de faux bruit. Tu ne prêteras pas la main au méchant en étant témoin à charge.

      Lévitique 16

      29 C’est ici pour vous une prescription perpétuelle ; au septième mois, le 10 du mois ; vous humilierez vos âmes, vous ne ferez aucun ouvrage, ni l’autochtone, ni l’immigrant qui réside au milieu de vous.

      Nombres 5

      7 il confessera le péché qu’il a commis, restituera ce capital mal acquis, en y ajoutant un cinquième et le remettra à celui envers qui il se sera rendu coupable.

      Juges 10

      13 Mais vous, vous m’avez abandonné et vous avez rendu un culte à d’autres dieux. C’est pourquoi je ne vous sauverai plus.
      14 Allez ! criez vers les dieux que vous avez choisis ; qu’ils vous sauvent au temps de votre détresse !
      15 Les Israélites dirent à l’Éternel : Nous avons péché ; traite-nous comme il te plaira. Seulement, daigne nous délivrer aujourd’hui !
      16 Et ils ôtèrent les dieux étrangers du milieu d’eux et servirent l’Éternel qui fut touché des maux d’Israël.

      Juges 14

      4 Son père et sa mère ne reconnaissaient pas que cela venait de l’Éternel : car Samson cherchait une occasion (de dispute) de la part des Philistins. En ce temps-là, les Philistins dominaient sur Israël.

      1 Samuel 15

      9 Mais Saül et le peuple épargnèrent Agag, ce qu’il y avait de meilleur dans le petit et dans le gros bétail, et dans les bêtes de la seconde portée, (ils épargnèrent) les agneaux gras et tout ce qu’il y avait de bon. Ils ne voulurent pas le vouer à l’interdit ; et ils vouèrent à l’interdit seulement tout ce qui était méprisable et chétif.

      2 Samuel 12

      1 L’Éternel envoya Nathan vers David. Nathan vint à lui et lui dit : Il y avait dans une même ville deux hommes, l’un riche et l’autre pauvre.
      13 David dit à Nathan : j’ai péché contre l’Éternel ! Et Nathan dit à David : L’Éternel pardonne ton péché, tu ne mourras pas.

      Esdras 9

      3 Lorsque j’entendis cela, je déchirai mon vêtement et mon manteau, je m’arrachai les cheveux de la tête et les poils de la barbe et je m’assis désolé.

      Néhémie 9

      1 Le vingt-quatrième jour du même mois, les Israélites s’assemblèrent, couverts de sacs et de terre, pour un jeûne.

      Psaumes 32

      1 De David. Poème. Heureux celui dont la transgression est enlevée, Dont le péché est pardonné !
      2 Heureux l’homme à qui l’Éternel ne tient plus compte de sa faute, Et dans l’esprit duquel il n’y a point de fraude !
      3 Tant que je me suis tu, mes os se consumaient, Je gémissais toute la journée ;
      4 Car nuit et jour ta main pesait sur moi, Ma vigueur n’était plus que sécheresse, comme celle de l’été. Pause.
      5 Je t’ai fait connaître mon péché, Je n’ai pas couvert ma faute ; J’ai dit : Je confesserai mes transgressions à l’Éternel ! Et toi, tu as enlevé la faute de mon péché. Pause.
      6 Qu’ainsi tout fidèle te prie au temps convenable ! Si de grandes eaux débordent, Elles ne l’atteindront nullement.
      7 Tu es un abri pour moi, tu me gardes de la détresse, Tu m’entoures de cris de délivrance. Pause.
      8 Je t’instruirai et te montrerai la voie que tu dois suivre ; Je te conseillerai, j’aurai le regard sur toi.
      9 Ne soyez pas comme un cheval ou un mulet sans intelligence ; On les bride avec un frein et un mors, dont on les pare, Afin qu’ils ne s’approchent pas de toi.
      10 (Il y a) beaucoup de douleurs pour le méchant, Mais celui qui se confie en l’Éternel est entouré de sa bienveillance.
      11 Justes, réjouissez-vous en l’Éternel et soyez dans l’allégresse ! Poussez des cris de joie, vous tous qui êtes droits de cœur !

      Psaumes 51

      1 Au chef de chœur. Psaume de David.
      2 Lorsque le prophète Nathan vint à lui, après que David fut allé vers Bath-Chéba.
      3 O Dieu ! fais-moi grâce selon ta bienveillance, Selon ta grande compassion, efface mes crimes ;
      4 Lave-moi complètement de ma faute, Et purifie-moi de mon péché.
      5 Car je reconnais mes crimes, Et mon péché est constamment devant moi.
      6 J’ai péché contre toi, contre toi seul, Et j’ai fait le mal à tes yeux, En sorte que tu seras juste dans ta sentence, Sans reproche dans ton jugement.
      7 Voici : je suis né dans la faute, Et ma mère m’a conçu dans le péché.
      8 Mais tu prends plaisir à la vérité dans le fond du cœur : Au plus secret (de moi-même), fais-moi connaître la sagesse.
      9 Purifie-moi avec l’hysope, et je serai pur ; Lave-moi, et je serai plus blanc que la neige.
      10 Annonce-moi la félicité et la joie, Et les os que tu as brisés seront dans l’allégresse.
      11 Détourne ta face de mes péchés, Efface toutes mes fautes.
      12 O Dieu ! créé en moi un cœur pur, Renouvelle en moi un esprit bien disposé.
      13 Ne me rejette pas loin de ta face, Ne me retire pas ton Esprit Saint.
      14 Rends-moi la joie de ton salut, Et qu’un esprit de bonne volonté me soutienne !
      15 J’enseignerai tes voies à ceux qui se révoltent, Et les pécheurs reviendront à toi.
      16 O Dieu, Dieu de mon salut ! délivre-moi du sang versé, Et ma langue acclamera ta justice.
      17 Seigneur ! ouvre mes lèvres, Et ma bouche proclamera ta louange.
      18 Car tu ne prends pas plaisir au sacrifice, Autrement, j’en donnerais ; Tu n’agrées pas d’holocauste.
      19 Les sacrifices (agréables) à Dieu, c’est un esprit brisé : Un cœur brisé et contrit ; O Dieu, tu ne le dédaignes pas.

      Psaumes 66

      1 Au chef de chœur. Cantique. Psaume. Lancez une clameur vers Dieu (Habitants de) toute la terre !

      Esaïe 1

      10 Écoutez la parole de l’Éternel, Chefs de Sodome ! Prête l’oreille à la loi de notre Dieu, Peuple de Gomorrhe !

      Esaïe 5

      20 Malheur à ceux qui appellent le mal bien Et le bien mal, Qui changent les ténèbres en lumière Et la lumière en ténèbres, Qui changent l’amertume en douceur Et la douceur en amertume !

      Esaïe 6

      6 Mais l’un des séraphins vola vers moi, (tenant) à la main une braise qu’il avait prise sur l’autel avec des pincettes.
      7 Il en toucha ma bouche et dit : Ceci a touché tes lèvres ; ta faute est enlevée, et ton péché est expié.

      Lamentations 1

      1 Quoi donc ! elle est assise solitaire, Cette ville si peuplée ! Elle est devenue comme une veuve ! Grande parmi les nations, Princesse sur les provinces, Elle est soumise à la corvée !
      2 Elle pleure dans la nuit, Ses larmes (coulent) sur ses joues. De tous ceux qui l’aimaient Nul ne la console ; Tous ses amis l’ont trahie, Ils sont devenus ses ennemis.
      3 Juda est déportée, victime d’une humiliation Et d’une grande servitude ; Elle est assise au milieu des nations Et n’y trouve pas de repos ; Tous ses persécuteurs l’atteignent Au milieu des détresses.
      4 Les chemins de Sion sont dans le deuil, Car on ne vient plus aux solennités. Toutes ses portes sont en ruine, Ses sacrificateurs gémissent, Ses vierges sont affligées, Et elle-même est dans l’amertume.
      5 Ses adversaires ont pris le dessus, Ses ennemis sont tranquilles ; Car l’Éternel l’a affligée A cause de la multitude de ses crimes ; Ses enfants sont partis En captivité devant l’adversaire.
      6 La fille de Sion a perdu Tout son éclat ; Ses ministres sont devenus comme des cerfs Qui ne trouvent plus de pâture, Et qui s’en vont, privés de force, Devant le chasseur.
      7 Jérusalem se souvient, Aux jours de son humiliation et de sa vie errante, De tout ce qu’elle avait de précieux Aux jours d’autrefois. Quand son peuple est tombé sous la main de l’adversaire Sans personne pour la secourir, Ses adversaires l’ont vue, Et ils ont ri de sa disparition.
      8 Jérusalem a multiplié ses péchés, C’est pourquoi elle est devenue impure ; Tous ceux qui la glorifiaient la méprisent En voyant sa nudité ; Elle-même gémit et recule.
      9 Sa souillure est dans les plis (de sa robe), Elle n’a pas songé à son sort final ; Sa déchéance a été prodigieuse, Et personne ne l’a consolée. Vois mon humiliation, ô Éternel ! Car l’ennemi triomphe !
      10 L’adversaire a étendu la main Sur tout ce qu’elle avait de précieux ; Elle a vu pénétrer Dans son sanctuaire les nations Auxquelles tu avais défendu d’entrer Dans ton assemblée.
      11 Tout son peuple gémit, Il cherche du pain ; Ils ont donné ce qu’ils avaient de précieux pour de la nourriture, Afin de ranimer leur vie. Vois, Éternel, regarde Comme je suis méprisée !
      12 Qu’il n’en soit pas (ainsi) pour vous tous qui passez votre chemin ! Regardez et voyez S’il est une douleur pareille à ma douleur, A celle qu’on m’a fait subir ! L’Éternel m’a affligée Au jour de son ardente colère.
      13 D’en haut il a lancé dans mes os Un feu qui les pénètre ; Il a tendu un filet sous mes pieds, Il m’a fait reculer ; Il m’a rendue désolée Et souffrante tout le jour.
      14 Sa main a lié le joug de mes crimes ; Ils se sont entrelacés, Ils me sont montés à la gorge ; Il a ébranlé ma force ; Le Seigneur m’a livrée à des mains Contre lesquelles je ne puis tenir.
      15 Le Seigneur a repoussé tous mes guerriers Que j’avais avec moi ; Il a convoqué une assemblée solennelle à mon sujet Pour briser mes jeunes hommes ; Le Seigneur a foulé au pressoir La vierge, fille de Juda.
      16 C’est sur eux que je pleure, Mes yeux fondent en larmes ; Car il s’est éloigné de moi, le consolateur, Qui ranimerait ma vie. Mes fils sont désolés, Parce que l’ennemi a été le plus fort.
      17 Sion a étendu les mains, Et personne ne l’a consolée ; L’Éternel a donné des ordres contre Jacob A ses adversaires d’alentour ; Jérusalem est devenue Impure au milieu d’eux.
      18 C’est l’Éternel qui est juste, Car j’ai été rebelle à ses ordres. Écoutez, vous tous les peuples, Et voyez ma douleur ! Mes vierges et mes jeunes hommes Sont allés en captivité.
      19 J’ai appelé ceux qui m’aimaient, Et ils m’ont trompée. Mes sacrificateurs et mes anciens Ont expiré dans la ville : Ils cherchaient pour eux de la nourriture Afin de ranimer leur vie.
      20 Éternel, vois ma détresse ! Mes entrailles bouillonnent, Mon cœur est bouleversé au-dedans de moi, Car j’ai vraiment été rebelle. Au-dehors, l’épée a fait ses ravages, Au-dedans, elle a été comme la mort même.
      21 On a entendu que je gémissais, Mais personne ne m’a consolée ; Tous mes ennemis ont appris mon malheur, Ils se sont égayés de ce que tu l’as causé ; Tu as fait venir le jour que tu avais annoncé. Qu’ils deviennent comme moi !
      22 Que toute leur méchanceté vienne devant toi. Et traite-les Comme tu m’as traitée A cause de tous mes crimes ! Car nombreux sont mes gémissements, Et mon cœur est souffrant.
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