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ESTHER (le livre d')

Ce livre raconte avec prolixité comment le peuple juif, exilé en Perse, fut préservé de la ruine que ses ennemis lui avaient préparée. Les héros de l'histoire sont une jeune Juive du nom d'Esther et son parent Mardochée qui lui servit de tuteur, et qui resta son conseiller dans la haute situation qu'elle occupa.

L'auteur décrit d'abord (chap. 1 er) complaisamment la magnificence et la libéralité du roi de Perse nommé Assuérus (Akhachveroch dans le texte hébr., souvent transcrit Ahasvérus ; Artaxerxès dans les LXX). Lors d'un festin, ce roi voulut faire paraître devant ses convives la reine Vasthi, qui était d'une grande beauté. Celle-ci s'y étant refusée, fut répudiée par son époux, sur le conseil des grands du royaume, gardiens des moeurs et du droit.

Au ch. 2 la reine déchue est remplacée par Esther (voir Hadassa), choisie d'entre les plus belles jeunes filles de tout le royaume qu'on avait fait comparaître devant le roi. Sur les conseils de Mardochée, elle prend soin de cacher sa religion et son origine juive. Mardochée, ayant éventé la conspiration de deux eunuques contre la vie du roi, en fait informer ce dernier par l'entremise d'Esther.

Au ch. 3 l'antagoniste de Mardochée, Haman, le premier ministre du royaume, entre en scène. Irrité contre Mardochée, qui refuse de se prosterner devant lui, et ayant appris qu'il était de race juive, il complote de le perdre avec tout son peuple et de livrer leurs biens au pillage. Sur un rapport mensonger du ministre, le roi approuve ce dessein et les ordres sont donnés pour qu'à un jour fixe (le 13 e du 12 e mois appelé adar) le peuple juif soit détruit dans tout le royaume.

Au ch. 4 le plan d'Haman est contrecarré par Mardochée qui pousse la reine à se présenter inopinément devant le roi, malgré la peine de mort que la loi prononçait contre toute personne qui viendrait sans être appelée.

Après plusieurs jours de jeûne de la communauté juive, Esther entreprend la périlleuse démarche (ch. 5). Le roi consent à se rendre à une invitation chez elle, où elle a convoqué aussi Haman. Celui-ci, se faisant illusion sur les intentions d'Esther, exulte de joie. Voulant se débarrasser définitivement de Mardochée, il projette de dresser un gibet pour y faire pendre son rival le lendemain matin, avec l'autorisation du roi.

Ch. 6 : le hasard d'une lecture des annales du royaume, que le monarque se fait faire au cours d'une nuit sans sommeil, amène un renversement total de la situation. Les services rendus an pays par Mardochée lors de la conjuration des eunuques, services qui étaient restés sans récompense, sont remis en mémoire du roi, qui décide de réparer cet oubli. Par un raffinement d'art, le conteur fait contribuer Haman lui-même, sans qu'il s'en doute, à l'élévation de Mardochée. Interrogé par Assuérus sur ce qu'il convenait de faire pour un homme que le roi veut honorer, et s'imaginant qu'il s'agit de sa propre personne, Haman conseille de lui accorder des honneurs tout à fait extraordinaires. Il est contraint, par ordre du roi, de mettre lui-même à exécution les mesures qu'il a proposées.

C'est à la deuxième réception d'Esther (ch. 7) que s'achève sa perte. La reine révèle à Assuérus le noir complot de son ministre et le supplie d'empêcher que son peuple à elle ne soit voué au massacre. En vain le coupable se jette aux pieds de la reine, pour qu'elle intervienne en sa faveur ; il est condamné à être pendu au bois préparé pour Mardochée. Ce dernier hérite des dignités d'Haman.

Ch. 8 : Pour empêcher qu'un premier édit d'Assuérus, vouant les Juifs à l'extermination, ne soit mis à exécution, un nouvel édit leur accorde le droit de se défendre et de faire périr ceux qui les attaqueraient. Il y eut alors, au jour même fixé pour leur anéantissement, un grand massacre de leurs ennemis. Dans la capitale, les Juifs eurent la permission de sévir pendant deux jours, et dans les provinces ils tuèrent 75.000 hommes, sans qu'il soit fait mention de la mise à mort d'un seul Juif.

C'est ainsi, est-il dit au ch. 9, que le 13 e jour du mois d'adar, où les ennemis des Juifs avaient espéré dominer sur eux, ce fut le contraire qui arriva. Le lendemain et le surlendemain les Juifs fêtèrent leur délivrance par de grands festins. Mardochée obtint des lettres royales qui prescrivirent à tous ceux de sa race de célébrer chaque année le 14 e et le 15 e jour du mois d'adar. On appela cette fête Purim, du mot persan Pur (=le sort), puisque Haman avait jeté le sort pour déterminer le jour du massacre.

Un épilogue (ch. 10) rappelle en peu de mots que les exploits du roi et l'élévation de Mardochée sont racontés dans les livres des Chroniques des Mèdes et des Perses.

La fête de Purim dont notre livre raconte l'institution est encore aujourd'hui en honneur chez les Juifs. Cependant elle n'est pas d'origine strictement juive. Purim est un nom iranien, comme plusieurs autres noms dont le livre fait mention : ainsi Haman, Esther qui dérive du mot persan stara =étoile (cf. Stella) . Non seulement le nom de la fête est persan, mais il semble aussi que la coutume de la célébrer prit naissance hors de la Terre sainte dans la Diaspora. A la différence des autres fêtes israélites, qui tiennent au Temple et au culte de JHVH, elle a un caractère profane et est remplie de festins et de joies populaires. Le nom même de Dieu est absent du livre (toutefois, voir Alphabétique [poème]). Les choeurs de la tragédie de Racine sont de belles fictions poétiques, mais n'ont pas le moindre appui dans le texte canonique.

Nous supposons que Purim fut instituée en opposition à de grandes réjouissances nationales des Perses. Pour empêcher les Juifs de participer à ces dernières, on plaça la nouvelle fête à la même date. En effet les deux fêtes, juive et païenne, sont rattachées dans notre texte au même terme de Purim, et comme les Juifs firent de Purim une fête, les Perses avaient projeté eux aussi des festivités pour le cas où ils auraient eu le dessus. Il n'est pas impossible que l'auteur se soit servi d'un récit persan qu'il adapta à ses fins. Le judaïsme postexilique emprunta volontiers les cadres littéraires des païens pour y mettre un nouveau contenu. Les exemples de ce fait ne sont pas rares. Le livre d'Esther fut donc écrit pour substituer à la Purim persane une Purim juive. La fête juive reçut ainsi un fondement historique. Le récit devait inciter les lecteurs à observer la date de l'événement et à en perpétuer la tradition. Considéré sous cet angle, notre livre est une légende hagiographique.

Les motifs dont le conteur s'est servi ont-ils quelque valeur historique ? Il connaît à n'en pas douter la vie des cours orientales : le monarque trônant au fond du palais, inaccessible à la foule, les intrigues des courtisans et des favorites, etc. Un point frappe particulièrement, c'est la vue exacte des constructions du palais royal. Les fouilles pratiquées récemment par des savants français sur l'emplacement de la vieille capitale des Perses permettent de dire que les indications du livre concernant les lieux sont conformes aux découvertes archéologiques. Il y a des analogies nombreuses entre les diverses scènes de notre roman et d'autres traditions orientales (Hérodote, les Mille et une Nuits, le troisième livre d'Esdras, etc.). On retrouve dans ces traditions tels sujets du livre d'Esther, comme le désir du roi de montrer la beauté de sa femme, ou la présentation de toutes les jeunes filles à la cour, ou encore le monarque sans sommeil égayé par son entourage. Hérodote (III, 68s.) connaît une fête annuelle des Perses en commémoration de la destruction de tout un peuple à l'instigation d'une reine enfermée dans ses appartements et tenue au courant par son père des événements du dehors. Les légendes persanes ont donc influé sur l'esprit du narrateur, mais il eut soin d'assigner à ceux de sa race les beaux rôles de la légende païenne. D'où a-t-il tiré les noms propres ? Nous l'ignorons pour la plupart. Ni Vasthi, ni Esther ne sont mentionnées ailleurs. Mardochée, qui selon notre auteur (Est 2:6) fut parmi les captifs emmenés par Nébucadnetsar, aurait été plus que centenaire à l'époque où le livre le place. Esther de même eût atteint alors un âge si respectable que personne ne l'aurait amenée au roi. La tuerie de tout un peuple sans qu'il usât d'aucunes représailles, comme le suppose l'auteur, est plus qu'invraisemblable.

Ce n'est pas la vérité historique qui lui tient à coeur, mais la glorification et la domination de son peuple. Les sages juifs sont supérieurs à tous ceux des autres nations. C'est auprès d'eux que les souverains païens trouvent les meilleurs conseils. Mardochée est de la même lignée que les Joseph en Egypte, les Daniel à Babylone, les Néhémie à Suse. Le particularisme national de l'auteur est effréné et féroce (voy. Est 8:1, massacre de 75.000 païens avec femmes et enfants). Si une telle sauvagerie répugne à notre sentiment moral, elle s'explique cependant par cette mentalité spéciale à l'A. T, qui, considérant le peuple juif comme le peuple de Dieu, voit dans ses ennemis à lui les ennemis de Dieu même qui devaient être exterminés selon sa volonté. D'autre part cette sainte fureur n'autorisait personne, selon notre auteur, à s'affranchir des autres lois du Décalogue.

Le ch. 9 souligne à trois reprises que les Juifs égorgeurs se gardèrent de mettre la main au pillage. C'est ainsi que les Camisards, s'inspirant de l'A. T, et s'appelant eux aussi le peuple de Dieu, ordonnaient l'extermination de leurs persécuteurs, mais défendaient expressément de les voler. On sait que la vanité nationale des Juifs, leur mépris des autres hommes les rendit antipathiques à tout leur entourage. Cela résulte aussi, comme de tant d'autres documents, du livre d'Esther. Les richesses que les Juifs vivant en exil avaient accumulées (Haman compte leur extorquer 10.000 talents d'argent, Est 3:9) les exposèrent à l'envie et à la haine des masses. Au Moyen âge comme dans l'antiquité, celles-ci furent toujours prêtes à s'associer à toutes les mesures de rigueur contre les usuriers juifs. Les pogromes ne sont pas d'invention russe. Si le plan d'un massacre total des Juifs du royaume annoncé publiquement bien à l'avance ne fut sans doute jamais ni conçu, ni mis en oeuvre, il n'en est pas moins vraisemblable que beaucoup de païens, à l'époque et dans l'entourage de notre auteur, auraient voulu en finir d'un seul coup avec cette race maudite et qu'ils auront exprimé plus d'une fois ce souhait ouvertement. Il se sera servi de propos de ce genre pour son roman.

Si malgré son peu d'élévation morale notre livre fut admis dans le canon de l'A.T., c'est sans doute à la fête de Purim dont il raconte l'origine et au caractère populaire de cette fête qu'il le doit. A défaut d'inspiration religieuse, le conteur sut donner à son oeuvre des couleurs vives (descriptions du faste oriental) et dramatiques. Il réussit à tenir ses lecteurs en haleine par d'habiles contrastes littéraires ; jours de jeûne et de liesse, l'épouvante d'un peuple transformée en allégresse, un ministre précipité du faîte des grandeurs dans l'abîme, Mardochée favorisé du sort inverse, etc. L'attrait qu'exerça ce livre se perçoit aussi dans les additions qu'il reçut dans la traduction grecque de la Bible ; elles servirent à étendre davantage pour l'agrément des lecteurs les sujets de la première édition (pour ces Additions à Esther, voir Apocryphes).

Quant à l'époque de la rédaction du livre canonique, il est difficile de l'établir exactement. Elle peut être antérieure au soulèvement des Macchabées, puisque la persécution dont il est question n'a point de caractère religieux, qu'en outre la vie des Juifs au sein de l'empire persan semble être calme pour l'ordinaire et que les rapports qu'ils entretiennent avec le trône sont même empreints de bienveillance. Cependant si le livre prit naissance dans la Diaspora orientale (l'auteur, qui possède une bonne connaissance des moeurs persanes et des lieux où se joue le drame, a-t-il peut-être résidé à Suse ?), il pourrait être de date plus récente. On le jugerait composé vers la fin du II e siècle avant notre ère, alors que les événements sanglants sous Antiochus Épiphane étaient déjà passés au second plan. Le premier livre des Macchabées ne parle pas de Purim, alors que le deuxième-Esther 15:36 mentionne « le jour de Mardochée ». Peut-être cependant le meilleur critère de l'époque est-il l'idée que se fait l'auteur de la puissance du roi des Perses et de l'étendue de son royaume. Il n'y a aucune allusion à sa destruction et aux conquêtes d'Alexandre le G d. Suivant ces indices, il faut remonter aux derniers temps de l'empire persan et placer notre livre au IV e siècle avant notre ère. --Voir aussi Mardochée. G. B.

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      Lévitique 9

      1 Le huitième jour, Moïse convoqua Aaron, ses fils et les anciens d’Israël.
      2 Il dit à Aaron : « Procure-toi un veau destiné à un sacrifice pour obtenir le pardon, et un bélier destiné à un sacrifice complet, tous deux sans défaut. Tu les présenteras devant le Seigneur.
      3 Ensuite tu ordonneras aux Israélites d’amener un bouc destiné à un sacrifice pour le pardon, un veau et un agneau d’un an sans défaut destinés à des sacrifices complets,
      4 ainsi qu’un taureau et un bélier qui seront offerts au Seigneur en sacrifices de communion, accompagnés d’une offrande de farine pétrie avec de l’huile. En effet, aujourd’hui même, le Seigneur va se montrer à vous. »
      5 Lorsqu’on eut amené devant la tente de la rencontre ce que Moïse avait énuméré, toute la communauté d’Israël s’approcha et se tint devant le sanctuaire.
      6 Moïse déclara : « Je vais vous indiquer ce que le Seigneur vous ordonne de faire, afin que sa glorieuse présence se manifeste à vous. »
      7 Il dit ensuite à Aaron : « Approche de l’autel, offres-y le sacrifice pour le pardon et le sacrifice complet qui te concernent ; puis effectue le geste rituel du pardon des péchés, en ta faveur et en faveur du peuple. Ensuite offre les sacrifices du peuple et effectue de nouveau le geste rituel en leur faveur, conformément aux ordres du Seigneur. »
      8 Aaron s’approcha de l’autel et égorgea le veau qu’il offrait pour son propre pardon.
      9 Ses fils lui présentèrent le sang de l’animal ; il y trempa un doigt et en déposa sur les angles relevés de l’autel, puis il versa le reste du sang à la base de l’autel.
      10 Il brûla sur l’autel les morceaux gras, les rognons et le lobe du foie de l’animal, comme le Seigneur l’avait ordonné à Moïse.
      11 Quant à la viande et à la peau, on les jeta au feu, hors du camp.
      12 Aaron égorgea le bélier du sacrifice complet. Ses fils lui remirent le sang de l’animal et il en aspergea les côtés de l’autel.
      13 Ils lui remirent également la tête et le corps découpé en morceaux, et il les brûla sur l’autel ;
      14 il lava les entrailles et les pattes, et les brûla sur l’autel, par-dessus les autres morceaux.
      15 Ensuite Aaron présenta au Seigneur les sacrifices du peuple. Il prit le bouc que le peuple avait amené pour obtenir le pardon de ses péchés, il l’égorgea et l’offrit en sacrifice, comme il l’avait fait pour le veau.
      16 Il présenta les deux bêtes du sacrifice complet et les offrit selon la règle.
      17 Il présenta l’offrande végétale, en prit une poignée et la brûla sur l’autel, en plus du sacrifice complet de chaque matin.
      18 Il égorgea le taureau et le bélier que le peuple avait amenés pour un sacrifice de communion. Ses fils lui remirent le sang de ces animaux et il en aspergea les côtés de l’autel.
      19 Ils lui remirent également les morceaux gras du taureau, de même que la queue, la graisse qui recouvre les entrailles, les rognons et le lobe du foie prélevés sur le bélier ;
      20 ils placèrent ces morceaux-là par-dessus les poitrines des deux animaux, puis Aaron brûla les morceaux gras sur l’autel.
      21 Ensuite, conformément aux ordres de Moïse, il offrit au Seigneur les poitrines et le gigot droit avec le geste rituel de présentation.
      22 Lorsque Aaron eut fini d’offrir les sacrifices pour le pardon, les sacrifices complets et les sacrifices de communion, il leva les mains et bénit le peuple, puis il redescendit de l’autel.
      23 Moïse et Aaron pénétrèrent ensuite dans la tente de la rencontre ; quand ils en ressortirent, ils bénirent le peuple. Alors la glorieuse présence du Seigneur se manifesta aux Israélites ;
      24 une flamme en jaillit et alla consumer sur l’autel les sacrifices complets et les morceaux gras des autres sacrifices. Tous les Israélites virent cela ; ils poussèrent des cris de joie, puis se jetèrent la face contre terre.

      Lévitique 13

      1 Le Seigneur dit à Moïse et à Aaron :
      2 « Quand une boursouflure, une dartre ou une tache luisante apparaît sur la peau d’un homme et prend l’aspect d’une forme de lèpre, on amène cet homme chez le prêtre Aaron ou chez l’un de ses descendants.
      3 Le prêtre examine la partie malade : si les poils y sont devenus blancs et qu’une cavité se forme dans la peau, c’est un cas de lèpre ; sitôt après l’examen, le prêtre déclare l’homme impur.
      4 S’il s’agit d’une tache luisante et blanche, sans cavité dans la peau et sans poil blanc, le prêtre met le malade à l’isolement pour une semaine.
      5 Le septième jour, il refait un examen : s’il constate que la tache n’a pas changé et ne s’est pas étendue sur la peau, il met le malade à l’isolement pour une deuxième semaine.
      6 A la fin de celle-ci, il procède à un nouvel examen : si la tache s’est ternie et ne s’est pas étendue sur la peau, le prêtre déclare l’homme pur ; c’est une simple dartre. L’homme doit seulement laver ses vêtements pour être pur.
      7 Mais si la dartre prend de l’extension après que le prêtre a examiné l’homme et l’a déclaré pur, celui-ci retourne chez le prêtre.
      8 Le prêtre l’examine une nouvelle fois : lorsqu’il constate que la dartre s’est étendue sur la peau, il déclare l’homme impur ; c’est une forme de lèpre.
      9 « Quand un homme est atteint d’une forme de lèpre, on l’amène chez le prêtre.
      10 Le prêtre l’examine : s’il y a une boursouflure blanche sur la peau, avec des poils blancs et de la chair à vif,
      11 il s’agit d’un cas de lèpre chronique ; le prêtre déclare l’homme impur. Il est inutile de le mettre en observation à l’isolement, car il est manifestement impur.
      12 Par contre si le prêtre a l’impression qu’une éruption de boutons recouvre tout le corps de l’homme, de la tête aux pieds,
      13 il procède à un examen approfondi. S’il constate que les boutons s’étendent effectivement sur tout le corps, il déclare que ce mal ne rend pas impur ; l’homme est pur puisque tout son corps est devenu blanc.
      14 Mais le jour où apparaît sur lui de la chair vive, l’homme devient impur :
      15 le prêtre examine l’endroit où la chair est à vif et déclare l’homme impur. La chair vive est impure, elle résulte d’une forme de lèpre.
      16 Si l’endroit où la chair est à vif redevient blanc, l’homme retourne chez le prêtre ;
      17 celui-ci l’examine et s’il constate que la plaie est effectivement redevenue blanche, il déclare qu’elle ne rend plus impur et que l’homme est donc pur.
      18 « Quand un homme a eu un furoncle qui a guéri,
      19 si une boursouflure blanche ou une tache d’un blanc rougeâtre apparaît à l’emplacement du furoncle, l’homme va trouver le prêtre.
      20 Celui-ci examine la partie malade : si une cavité se forme dans la peau et que les poils y deviennent blancs, le prêtre déclare l’homme impur ; c’est une forme de lèpre qui se développe sur la cicatrice du furoncle.
      21 Mais si, lors de l’examen, le prêtre ne trouve pas de poil blanc, si la cicatrice ne forme pas de cavité dans la peau et qu’elle est terne, il met le malade à l’isolement pour une semaine.
      22 Après quoi, si le mal s’est étendu sur la peau, le prêtre déclare l’homme impur ; c’est une forme de lèpre.
      23 Mais si la tache n’a pas changé et ne s’est pas étendue, c’est alors simplement la cicatrice du furoncle, et le prêtre déclare l’homme pur.
      24 « Quand un homme a été brûlé et qu’une tache luisante et blanche ou d’un blanc rougeâtre se forme à l’endroit de la brûlure,
      25 le prêtre examine la partie malade : si les poils y sont devenus blancs et qu’une cavité apparaît dans la peau, c’est une forme de lèpre qui se développe à l’emplacement de la brûlure et, par conséquent, le prêtre déclare l’homme impur.
      26 Mais si, lors de l’examen, le prêtre ne trouve pas de poil blanc, si la tache ne forme pas de cavité dans la peau et qu’elle est terne, il met le malade à l’isolement pour une semaine.
      27 Si, le septième jour, le prêtre constate que le mal s’est étendu sur la peau, il déclare l’homme impur ; c’est une forme de lèpre.
      28 Par contre si la tache n’a pas changé, si elle ne s’est pas étendue mais qu’elle s’est ternie, c’est une simple boursouflure due à la brûlure. Le prêtre déclare l’homme pur, car il s’agit seulement de la cicatrice de la brûlure.
      29 « Quand un homme ou une femme est atteint d’une maladie de la peau sur la tête ou au menton,
      30 le prêtre examine la partie malade : si une cavité apparaît dans la peau, avec du poil jaunâtre et clairsemé, le prêtre déclare la personne impure ; c’est la teigne, qui attaque la peau sur la tête ou au menton.
      31 Mais si, lors de l’examen, le prêtre remarque qu’il n’y a pas de cavité dans la peau, et qu’il n’y a cependant pas de poil foncé, il met le malade à l’isolement pour une semaine.
      32 Si, le septième jour, le prêtre constate par un nouvel examen que le mal ne s’est pas étendu, qu’il n’y a pas de poil jaunâtre ni de cavité dans la peau,
      33 le malade doit se raser la tête, sauf la partie atteinte, puis le prêtre le met à l’isolement pour une deuxième semaine.
      34 A la fin de celle-ci, il procède à un nouvel examen de la partie atteinte : si le mal ne s’est pas étendu sur la peau et ne forme pas de cavité, le prêtre déclare la personne pure. Elle doit seulement laver ses vêtements pour être pure.
      35 Mais si la teigne prend de l’extension après que le prêtre a déclaré cette personne pure,
      36 le prêtre refait un examen : si la teigne s’est effectivement étendue sur la peau, le prêtre n’a pas besoin de rechercher s’il y a des poils jaunâtres, car l’homme est manifestement impur.
      37 Si par contre la partie atteinte n’a visiblement pas changé d’aspect et si des poils foncés y repoussent, c’est que le mal est guéri et que la personne est pure. Alors le prêtre la déclare pure.
      38 « Quand un homme ou une femme voit apparaître sur sa peau des taches blanches,
      39 le prêtre l’examine : si les taches sont d’un blanc terne, la maladie qui s’est développée n’est pas grave et la personne reste pure.
      40 « Quand un homme perd ses cheveux et devient chauve, il reste pur.
      41 S’il perd ses cheveux sur le devant et a le front dégarni, il reste également pur.
      42 Mais si dans la partie chauve au sommet du crâne ou sur le front, apparaît une affection de la peau d’un blanc rougeâtre, c’est une forme de lèpre qui s’y développe.
      43 Le prêtre l’examine : s’il trouve dans la partie chauve des boursouflures d’un blanc rougeâtre, ressemblant à la lèpre,
      44 l’homme est atteint d’une forme de lèpre et il est impur ; le prêtre le déclare impur, à cause du mal dont il est atteint à la tête.
      45 « Il faut que l’homme atteint de lèpre porte des vêtements déchirés, ne se coiffe pas et se couvre le bas du visage ; il doit crier : “Impur ! Impur !”
      46 Il est impur aussi longtemps qu’il est atteint de son mal ; c’est pourquoi il doit avoir sa demeure à l’écart des autres gens, en dehors du camp. »
      47 « Quand des taches de moisissures apparaissent sur des vêtements de laine ou de lin,
      48 sur des étoffes ou des tricots de laine ou de lin, sur des peaux ou des objets en cuir,
      49 si ces taches sont verdâtres ou rougeâtres, il s’agit de moisissures qu’on doit faire examiner par un prêtre.
      50 Le prêtre, après examen, garde l’objet taché sous clé pendant une semaine.
      51 Le septième jour, il refait un examen : si la tache s’est étendue sur l’objet, il s’agit d’une moisissure qu’on ne peut pas éliminer ; l’objet est impur.
      52 Le prêtre brûle alors le vêtement, l’étoffe, le tricot, en laine ou en lin, ou l’objet en cuir. Puisqu’on ne peut pas éliminer la moisissure, l’objet doit être détruit par le feu.
      53 Mais si, lors de l’examen, le prêtre constate que la tache ne s’est pas étendue sur l’objet,
      54 il ordonne qu’on lave celui-ci, puis il le remet sous clé une deuxième semaine.
      55 Lorsqu’il l’examine de nouveau, après lavage, s’il constate que la tache n’a pas changé d’aspect, même si elle ne s’est pas étendue, l’objet est tenu pour impur ; on doit le brûler, que la moisissure le ronge à l’endroit ou à l’envers.
      56 Mais si, lors de l’examen, le prêtre constate que la tache a pâli après avoir été lavée, il se borne à découper la partie tachée du vêtement, de la peau, de l’étoffe ou du tricot.
      57 Si plus tard la tache reparaît sur le vêtement, l’étoffe, le tricot ou l’objet en cuir, c’est que la moisissure s’y développe de nouveau. On brûle alors l’objet taché.
      58 « Lorsqu’on a lavé un objet atteint de moisissure, vêtement, étoffe, tricot ou objet en cuir, et que la tache a disparu, il faut le laver une seconde fois pour qu’il soit pur. »
      59 Telles sont les instructions concernant les taches de moisissure qui apparaissent sur des vêtements de laine ou de lin, sur des étoffes, des tricots, ou des objets en cuir ; ces instructions permettent de déclarer si l’objet atteint est pur ou impur.

      Lévitique 14

      1 Le Seigneur dit à Moïse :
      2 « Voici comment doit se dérouler la cérémonie de purification d’un lépreux : Lorsqu’on va le présenter au prêtre,
      3 celui-ci sort du camp pour l’examiner. Si l’homme est guéri de sa lèpre,
      4 le prêtre ordonne qu’on apporte pour lui deux oiseaux vivants et purs, du bois de cèdre, de la laine teinte en cramoisi et une branche d’hysope.
      5 Il fait égorger l’un des oiseaux au-dessus d’un récipient en terre contenant de l’eau de source.
      6 Il prend l’autre oiseau et le plonge, avec le bois de cèdre, la laine cramoisie et la branche d’hysope, dans le sang de l’oiseau qu’on a égorgé ;
      7 il fait alors sept aspersions sur l’homme qui doit être purifié de la lèpre. Il déclare l’homme pur, puis il laisse l’oiseau vivant s’envoler vers la pleine campagne.
      8 L’homme lave ses vêtements, rase tous ses poils et prend un bain qui le purifie. Ensuite il regagne le camp, mais demeure hors de sa tente pendant une semaine.
      9 Le septième jour, il rase de nouveau ses cheveux, sa barbe, ses sourcils et tous ses autres poils, puis il lave ses vêtements et prend un bain. Alors il est purifié.
      10 « Le huitième jour, l’homme prend deux agneaux sans défaut, une agnelle d’un an, sans défaut, une offrande de neuf kilos de farine pétrie avec de l’huile, et un demi-litre d’huile.
      11 Le prêtre qui préside la cérémonie place l’homme, avec ses présents, devant le Seigneur, à l’entrée de la tente de la rencontre.
      12 Il prend celui des agneaux qui est destiné à un sacrifice de réparation, de même que le demi-litre d’huile, et il les présente devant le Seigneur avec le geste rituel.
      13 Il égorge l’agneau à l’endroit où l’on égorge un animal offert en sacrifice pour le pardon ou en sacrifice complet, c’est-à-dire dans un endroit réservé du sanctuaire ; en effet, le sacrifice de réparation, comme le sacrifice pour le pardon, est une offrande strictement réservée à Dieu et qui revient au prêtre.
      14 Le prêtre prend du sang de l’animal et en dépose sur le lobe de l’oreille droite de l’homme, ainsi que sur le pouce de sa main droite et de son pied droit.
      15 Il prend ensuite l’huile et en verse dans sa main gauche :
      16 il y trempe son index droit et fait sept aspersions devant le Seigneur ;
      17 puis il en dépose un peu sur le lobe de l’oreille droite de l’homme, ainsi que sur le pouce de sa main droite et de son pied droit, là où il a déjà déposé du sang de l’agneau.
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