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ETIENNE

(grec stephanos =couronne).

Premier martyr de l'Église chrétienne (Ac 6 et Ac 7). Il était l'un et le plus remarquable des sept « distributeurs » dont la nomination fut imposée par l'extension de la première communauté chrétienne et par les plaintes des éléments de cette communauté venus de la Dispersion juive en pays grec (Hellénistes).

La constitution familiale de l'Église primitive où tout était en commun (Ac 4:22) exigeait des apôtres, à côté du ministère de la parole, des travaux absorbants d'administration et de service général. Ils se déchargèrent de ces soins secondaires sur des hommes de confiance, « pleins d'esprit et de sagesse ». Ce furent les premiers diacres (voir ce mot).

L'exemple d'Etienne, comme celui de Philippe Ac 8, prouve qu'ils ne renonçaient pas pour cela à l'évangélisation. A la suite de controverses avec des Juifs, dans une ou plusieurs synagogues de Jérusalem, ses contradicteurs aux abois l'accusèrent de blasphème et le firent emmener au Sanhédrin par une foule ameutée. Accusé d'attaquer le Temple et la Loi, il s'expliqua en un long discours, dont le résumé de Ac 7 peut n'être pas complet. Pour prouver qu'il ne blasphème pas en mettant Jésus de Nazareth au-dessus du Temple et de la Loi, Etienne s'appuie sur l'histoire du peuple hébreu, errant au désert avec les patriarches, avec Moïse derrière l'arche de l'Alliance, puis sédentaire avec David et Salomon au moment de la construction du temple de Jérusalem.

Montrant ainsi que Dieu parlait à son peuple avant même la promulgation de la Loi, qu'il habitait avec son peuple avant même la construction d'édifices « faits de main d'homme », Etienne met en contraste avec cette constante fidélité de Dieu la constante ingratitude de son peuple ; il souligne ce contraste de citations prophétiques (verset 42-50), et conclut par une virulente apostrophe contre ceux qui ont persécuté les prophètes, contre les meurtriers du Juste. Les cris de haine l'interrompent. Devant ses juges il a une vision céleste qu'il décrit : cela met le comble à leur fureur. Sans jugement régulier, on le traîne aux portes de la ville, où on le lapide. Il meurt en pardonnant à ses bourreaux, comme son Maître (verset 60).

Ce martyre fut le signal d'une persécution qui, par la dispersion des chrétiens, sema l'Évangile à travers l'Orient. Saul de Tarse, qui devait devenir l'apôtre Paul, assistait au supplice d'Etienne (Ac 7:58 22:20). L'influence de ce spectacle sur sa conscience et son âme n'est pas plus douteuse que celle du discours sur sa pensée. Voir « Etienne précurseur de Paul », dans A. Sabatier, l'apôtre Paul. M. J.

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Versets relatifs

    • Actes 4

      22 Car l'homme qui avait été l'objet de cette guérison miraculeuse était âgé de plus de quarante ans.

      Actes 6

      1 En ce temps-là, le nombre des disciples augmentant, les Hellénistes murmurèrent contre les Hébreux, parce que leurs veuves étaient négligées dans la distribution qui se faisait chaque jour.
      2 Les douze convoquèrent la multitude des disciples, et dirent : Il n'est pas convenable que nous laissions la parole de Dieu pour servir aux tables.
      3 C'est pourquoi, frères, choisissez parmi vous sept hommes, de qui l'on rende un bon témoignage, qui soient pleins d'Esprit Saint et de sagesse, et que nous chargerons de cet emploi.
      4 Et nous, nous continuerons à nous appliquer à la prière et au ministère de la parole.
      5 Cette proposition plut à toute l'assemblée. Ils élurent Étienne, homme plein de foi et d'Esprit Saint, Philippe, Prochore, Nicanor, Timon, Parménas, et Nicolas, prosélyte d'Antioche.
      6 Ils les présentèrent aux apôtres, qui, après avoir prié, leur imposèrent les mains.
      7 La parole de Dieu se répandait de plus en plus, le nombre des disciples augmentait beaucoup à Jérusalem, et une grande foule de sacrificateurs obéissaient à la foi.
      8 Étienne, plein de grâce et de puissance, faisait des prodiges et de grands miracles parmi le peuple.
      9 Quelques membres de la synagogue dite des Affranchis, de celle des Cyrénéens et de celle des Alexandrins, avec des Juifs de Cilicie et d'Asie, se mirent à discuter avec lui ;
      10 mais ils ne pouvaient résister à sa sagesse et à l'Esprit par lequel il parlait.
      11 Alors ils subornèrent des hommes qui dirent : Nous l'avons entendu proférer des paroles blasphématoires contre Moïse et contre Dieu.
      12 Ils émurent le peuple, les anciens et les scribes, et, se jetant sur lui, ils le saisirent, et l'emmenèrent au sanhédrin.
      13 Ils produisirent de faux témoins, qui dirent : Cet homme ne cesse de proférer des paroles contre le lieu saint et contre la loi ;
      14 car nous l'avons entendu dire que Jésus, ce Nazaréen, détruira ce lieu, et changera les coutumes que Moïse nous a données.
      15 Tous ceux qui siégeaient au sanhédrin ayant fixé les regards sur Étienne, son visage leur parut comme celui d'un ange.

      Actes 7

      1 Le souverain sacrificateur dit : Les choses sont-elles ainsi ?
      2 Étienne répondit : Hommes frères et pères, écoutez ! Le Dieu de gloire apparut à notre père Abraham, lorsqu'il était en Mésopotamie, avant qu'il s'établît à Charran ; et il lui dit :
      3 Quitte ton pays et ta famille, et va dans le pays que je te montrerai.
      4 Il sortit alors du pays des Chaldéens, et s'établit à Charran. De là, après la mort de son père, Dieu le fit passer dans ce pays que vous habitez maintenant ;
      5 il ne lui donna aucune propriété en ce pays, pas même de quoi poser le pied, mais il promit de lui en donner la possession, et à sa postérité après lui, quoiqu'il n'eût point d'enfant.
      6 Dieu parla ainsi : Sa postérité séjournera dans un pays étranger ; on la réduira en servitude et on la maltraitera pendant quatre cents ans.
      7 Mais la nation à laquelle ils auront été asservis, c'est moi qui la jugerai, dit Dieu. Après cela, ils sortiront, et ils me serviront dans ce lieu-ci.
      8 Puis Dieu donna à Abraham l'alliance de la circoncision ; et ainsi, Abraham, ayant engendré Isaac, le circoncit le huitième jour ; Isaac engendra et circoncit Jacob, et Jacob les douze patriarches.
      9 Les patriarches, jaloux de Joseph, le vendirent pour être emmené en Égypte.
      10 Mais Dieu fut avec lui, et le délivra de toutes ses tribulations ; il lui donna de la sagesse et lui fit trouver grâce devant Pharaon, roi d'Égypte, qui l'établit gouverneur d'Égypte et de toute sa maison.
      11 Il survint une famine dans tout le pays d'Égypte, et dans celui de Canaan. La détresse était grande, et nos pères ne trouvaient pas de quoi se nourrir.
      12 Jacob apprit qu'il y avait du blé en Égypte, et il y envoya nos pères une première fois.
      13 Et la seconde fois, Joseph fut reconnu par ses frères, et Pharaon sut de quelle famille il était.
      14 Puis Joseph envoya chercher son père Jacob, et toute sa famille, composée de soixante-quinze personnes.
      15 Jacob descendit en Égypte, où il mourut, ainsi que nos pères ;
      16 et ils furent transportés à Sichem, et déposés dans le sépulcre qu'Abraham avait acheté, à prix d'argent, des fils d'Hémor, père de Sichem.
      17 Le temps approchait où devait s'accomplir la promesse que Dieu avait faite à Abraham, et le peuple s'accrut et se multiplia en Égypte,
      18 jusqu'à ce que parut un autre roi, qui n'avait pas connu Joseph.
      19 Ce roi, usant d'artifice contre notre race, maltraita nos pères, au point de leur faire exposer leurs enfants, pour qu'ils ne vécussent pas.
      20 A cette époque, naquit Moïse, qui était beau aux yeux de Dieu. Il fut nourri trois mois dans la maison de son père ;
      21 et, quand il eut été exposé, la fille de Pharaon le recueillit, et l'éleva comme son fils.
      22 Moïse fut instruit dans toute la sagesse des Égyptiens, et il était puissant en paroles et en oeuvres.
      23 Il avait quarante ans, lorsqu'il lui vint dans le coeur de visiter ses frères, les fils d'Israël.
      24 Il en vit un qu'on outrageait, et, prenant sa défense, il vengea celui qui était maltraité, et frappa l'Égyptien.
      25 Il pensait que ses frères comprendraient que Dieu leur accordait la délivrance par sa main ; mais ils ne comprirent pas.
      26 Le jour suivant, il parut au milieu d'eux comme ils se battaient, et il les exhorta à la paix : Hommes, dit-il, vous êtes frères ; pourquoi vous maltraitez-vous l'un l'autre ?
      27 Mais celui qui maltraitait son prochain le repoussa, en disant : Qui t'a établi chef et juge sur nous ?
      28 Veux-tu me tuer, comme tu as tué hier l'Égyptien ?
      29 A cette parole, Moïse prit la fuite, et il alla séjourner dans le pays de Madian, où il engendra deux fils.
      30 Quarante ans plus tard, un ange lui apparut, au désert de la montagne de Sinaï, dans la flamme d'un buisson en feu.
      31 Moïse, voyant cela, fut étonné de cette apparition ; et, comme il s'approchait pour examiner, la voix du Seigneur se fit entendre :
      32 Je suis le Dieu de tes pères, le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob. Et Moïse, tout tremblant, n'osait regarder.
      33 Le Seigneur lui dit : Ote tes souliers de tes pieds, car le lieu sur lequel tu te tiens est une terre sainte.
      34 J'ai vu la souffrance de mon peuple qui est en Égypte, j'ai entendu ses gémissements, et je suis descendu pour le délivrer. Maintenant, va, je t'enverrai en Égypte.
      35 Ce Moïse, qu'ils avaient renié, en disant : Qui t'a établi chef et juge ? c'est lui que Dieu envoya comme chef et comme libérateur avec l'aide de l'ange qui lui était apparu dans le buisson.
      36 C'est lui qui les fit sortir d'Égypte, en opérant des prodiges et des miracles au pays d'Égypte, au sein de la mer Rouge, et au désert, pendant quarante ans.
      37 C'est ce Moïse qui dit aux fils d'Israël : Dieu vous suscitera d'entre vos frères un prophète comme moi.
      38 C'est lui qui, lors de l'assemblée au désert, étant avec l'ange qui lui parlait sur la montagne de Sinaï et avec nos pères, reçut des oracles vivants, pour nous les donner.
      39 Nos pères ne voulurent pas lui obéir, ils le repoussèrent, et ils tournèrent leur coeur vers l'Égypte,
      40 en disant à Aaron : Fais-nous des dieux qui marchent devant nous ; car ce Moïse qui nous a fait sortir du pays d'Égypte, nous ne savons ce qu'il est devenu.
      41 Et, en ces jours-là, ils firent un veau, ils offrirent un sacrifice à l'idole, et se réjouirent de l'oeuvre de leurs mains.
      42 Alors Dieu se détourna, et les livra au culte de l'armée du ciel, selon qu'il est écrit dans le livre des prophètes : M'avez-vous offert des victimes et des sacrifices Pendant quarante ans au désert, maison d'Israël ?...
      43 Vous avez porté la tente de Moloch Et l'étoile du dieu Remphan, Ces images que vous avez faites pour les adorer ! Aussi vous transporterai-je au delà de Babylone.
      44 Nos pères avaient au désert le tabernacle du témoignage, comme l'avait ordonné celui qui dit à Moïse de le faire d'après le modèle qu'il avait vu.
      45 Et nos pères, l'ayant reçu, l'introduisirent, sous la conduite de Josué, dans le pays qui était possédé par les nations que Dieu chassa devant eux, et il y resta jusqu'aux jours de David.
      46 David trouva grâce devant Dieu, et demanda d'élever une demeure pour le Dieu de Jacob ;
      47 et ce fut Salomon qui lui bâtit une maison.
      48 Mais le Très Haut n'habite pas dans ce qui est fait de main d'homme, comme dit le prophète :
      49 Le ciel est mon trône, Et la terre mon marchepied. Quelle maison me bâtirez-vous, dit le Seigneur, Ou quel sera le lieu de mon repos ?
      50 N'est-ce pas ma main qui a fait toutes ces choses ?...
      51 Hommes au cou raide, incirconcis de coeur et d'oreilles ! vous vous opposez toujours au Saint Esprit. Ce que vos pères ont été, vous l'êtes aussi.
      52 Lequel des prophètes vos pères n'ont-ils pas persécuté ? Ils ont tué ceux qui annonçaient d'avance la venue du Juste, que vous avez livré maintenant, et dont vous avez été les meurtriers,
      53 vous qui avez reçu la loi d'après des commandements d'anges, et qui ne l'avez point gardée !...
      54 En entendant ces paroles, ils étaient furieux dans leur coeur, et ils grinçaient des dents contre lui.
      55 Mais Étienne, rempli du Saint Esprit, et fixant les regards vers le ciel, vit la gloire de Dieu et Jésus debout à la droite de Dieu.
      56 Et il dit : Voici, je vois les cieux ouverts, et le Fils de l'homme debout à la droite de Dieu.
      57 Ils poussèrent alors de grands cris, en se bouchant les oreilles, et ils se précipitèrent tous ensemble sur lui,
      58 le traînèrent hors de la ville, et le lapidèrent. Les témoins déposèrent leurs vêtements aux pieds d'un jeune homme nommé Saul.
      59 Et ils lapidaient Étienne, qui priait et disait : Seigneur Jésus, reçois mon esprit !
      60 Puis, s'étant mis à genoux, il s'écria d'une voix forte : Seigneur, ne leur impute pas ce péché ! Et, après ces paroles, il s'endormit.

      Actes 8

      1 Saul avait approuvé le meurtre d'Étienne. Il y eut, ce jour-là, une grande persécution contre l'Église de Jérusalem ; et tous, excepté les apôtres, se dispersèrent dans les contrées de la Judée et de la Samarie.
      2 Des hommes pieux ensevelirent Étienne, et le pleurèrent à grand bruit.
      3 Saul, de son côté, ravageait l'Église ; pénétrant dans les maisons, il en arrachait hommes et femmes, et les faisait jeter en prison.
      4 Ceux qui avaient été dispersés allaient de lieu en lieu, annonçant la bonne nouvelle de la parole.
      5 Philippe, étant descendu dans la ville de Samarie, y prêcha le Christ.
      6 Les foules tout entières étaient attentives à ce que disait Philippe, lorsqu'elles apprirent et virent les miracles qu'il faisait.
      7 Car des esprits impurs sortirent de plusieurs démoniaques, en poussant de grands cris, et beaucoup de paralytiques et de boiteux furent guéris.
      8 Et il y eut une grande joie dans cette ville.
      9 Il y avait auparavant dans la ville un homme nommé Simon, qui, se donnant pour un personnage important, exerçait la magie et provoquait l'étonnement du peuple de la Samarie.
      10 Tous, depuis le plus petit jusqu'au plus grand, l'écoutaient attentivement, et disaient : Celui-ci est la puissance de Dieu, celle qui s'appelle la grande.
      11 Ils l'écoutaient attentivement, parce qu'il les avait longtemps étonnés par ses actes de magie.
      12 Mais, quand ils eurent cru à Philippe, qui leur annonçait la bonne nouvelle du royaume de Dieu et du nom de Jésus Christ, hommes et femmes se firent baptiser.
      13 Simon lui-même crut, et, après avoir été baptisé, il ne quittait plus Philippe, et il voyait avec étonnement les miracles et les grands prodiges qui s'opéraient.
      14 Les apôtres, qui étaient à Jérusalem, ayant appris que la Samarie avait reçu la parole de Dieu, y envoyèrent Pierre et Jean.
      15 Ceux-ci, arrivés chez les Samaritains, prièrent pour eux, afin qu'ils reçussent le Saint Esprit.
      16 Car il n'était encore descendu sur aucun d'eux ; ils avaient seulement été baptisés au nom du Seigneur Jésus.
      17 Alors Pierre et Jean leur imposèrent les mains, et ils reçurent le Saint Esprit.
      18 Lorsque Simon vit que le Saint Esprit était donné par l'imposition des mains des apôtres, il leur offrit de l'argent,
      19 en disant : Accordez-moi aussi ce pouvoir, afin que celui à qui j'imposerai les mains reçoive le Saint Esprit.
      20 Mais Pierre lui dit : Que ton argent périsse avec toi, puisque tu as cru que le don de Dieu s'acquérait à prix d'argent !
      21 Il n'y a pour toi ni part ni lot dans cette affaire, car ton coeur n'est pas droit devant Dieu.
      22 Repens-toi donc de ta méchanceté, et prie le Seigneur pour que la pensée de ton coeur te soit pardonnée, s'il est possible ;
      23 car je vois que tu es dans un fiel amer et dans les liens de l'iniquité.
      24 Simon répondit : Priez vous-mêmes le Seigneur pour moi, afin qu'il ne m'arrive rien de ce que vous avez dit.
    • Actes 4

      Actes 6

      1

      L'institution des diacres. (Actes 6:1-7)
      Étienne faussement accusé de blasphème. (Actes 6:8-15)

      Jusqu’à présent, les disciples étaient d'accord en tout ; cela a souvent été remarqué, et cette attitude les honore ; mais désormais, leur nombre augmentait et certains « murmures » commencèrent à surgir. La Parole de Dieu était suffisamment vaste pour accaparer toutes leurs pensées, leurs soucis et leur temps.

      Nous pouvons voir dans ce texte, que les personnes sélectionnées pour faire le service devaient être dûment qualifiées. Elles devaient posséder les dons et les grâces qu’apporte le Saint-Esprit, éléments essentiels pour gérer dignement ce genre de tâche ; ce devait être des hommes loyaux, détestant la cupidité.

      Tous ceux qui sont employés au service de l'église doivent être Recommandés, par les prières, à la Grâce divine. Les disciples bénirent ces hommes au Nom du Seigneur. La Parole et la Grâce de Dieu sont vraiment magnifiées lorsque l’on voit que ceux qui agissent par leur intermédiaire étaient précédemment les moindres dans l’église.

      8 N’ayant aucun argument qui puisse qualifier Étienne de contestataire, ces accusateurs de la synagogue le poursuivirent en tant que criminel et présentèrent de faux témoins contre lui.

      C'est presque un miracle de la Providence qu’il n'y ait guère de personnes pieuses assassinées dans le monde, sous prétexte qu’elles parjurent et discréditent la loi, alors qu’elles sont haïes de tous côtés par ceux qui n'ont aucune conscience et qui osent produire de faux serments !

      La sagesse et la sainteté peuvent faire briller le visage d'une personne, mais n'empêcheront cependant pas hélas cette dernière, d'être maltraitée. Que pouvons-nous dire de l'homme, cet être rationnel, qui n’éprouve cependant aucun scrupule à soutenir des hérésies religieuses par de faux témoignages, voire le meurtre ! Nous disposons hélas d’innombrables exemples sur ce sujet...

      Il ne faut pas pourtant blâmer systématiquement cette cruauté humaine à cause d’une soi disant mauvaise compréhension de la réalité des faits. En réalité, le cœur d'une créature qui a chuté, est avant tout trompeur et désespérément mauvais. Cependant un fidèle serviteur du Seigneur, possédant une conscience sereine, une joyeuse espérance et une consolation spirituelle, peut parfois sourire au milieu de la persécution ou lors de l’approche de la mort.

      Actes 7

      1

      La défense d’Étienne. (Actes 7:1-50)
      Étienne blâme les Juifs au sujet de la mort de Christ. (Actes 7:51-53)
      Le martyre d’Étienne. (Actes 7:54-60)

      Étienne était accusé d'avoir blasphémé contre Dieu, étant ainsi un apostat de l'église ; c'est pour cette raison qu’il annonça au souverain sacrificateur qu'il était véritablement un descendant d'Abraham. La lenteur avec laquelle la promesse divine faite à Abraham s’est opérée, démontrait clairement qu’il y avait là une signification spirituelle, et que le territoire promis pour Israël était aussi, de manière imagée, un Royaume céleste.

      Dieu a protégé Joseph lors de ses épreuves, Il était avec lui, en Esprit : Il le soutenait et le réconfortait spirituellement, tout en disposant favorablement à son égard les responsables égyptiens qui l’entouraient. Étienne rappela aux Juifs les débuts héroïques de leur histoire, voulant ainsi les rendre fiers de leur nation. Il leur rappela également la méchanceté des patriarches des tribus d’Israël, qui enviaient leur frère Joseph ; la même jalousie anima également la haine du peuple juif contre Christ et Ses disciples. La foi des patriarches, qui désiraient être enterrés en Canaan, démontrait qu'ils avaient les yeux tournés vers la contrée céleste.

      Il est bon parfois, de revenir à nos premiers sentiments, pervertis au fil des années. Si nous voulons connaître la véritable nature et les effets de la foi qui justifie, nous devons étudier le caractère du Père de Celui qui est fidèle. Son appel montre le pouvoir et la gratuité de la Grâce divine, ainsi que la nature de la conversion.

      Ce texte nous rappelle aussi que les titres et les distinctions de ce monde ne sont rien, comparés aux avantages que nous avons, en nous séparant du monde et en nous consacrant à Dieu !

      17 Ne soyons pas découragés quand l’accomplissement des promesses divines semble tarder. Les temps d’épreuve sont souvent synonymes de croissance pour l'église. Dieu prépare la délivrance de Son peuple, même lorsque ce dernier, en pleine détresse, traverse les périodes les plus sombres.

      Moïse était très beau, « il était beau aux yeux de Dieu », verset Actes 7:20 ; il avait la beauté de la sainteté, ce qui est d'un grand prix aux yeux de Dieu. Il fut préservé d'une façon merveilleuse pendant son enfance ; Dieu, en effet, prend un soin particulier de ceux qu'Il prévoit d’utiliser. S'il a ainsi protégé l'enfant Moïse, combien plus devait-Il soutenir les intérêts de Son saint enfant, Jésus, devant des ennemis rassemblés contre Lui !

      Les Juifs persécutèrent Étienne car il prenait la défense de Christ et de Son évangile : pour contrer ses paroles, ils mentionnèrent Moïse et sa loi. Ces mêmes Juifs pouvaient encore comprendre, s'ils ne tournaient pas obstinément le dos à la Lumière, que Dieu, par l’intermédiaire de Jésus, pouvait les délivrer d'un esclavage bien pire que celui de l'Égypte.

      Bien que les hommes soient capables d’errer dans leur misère spirituelle, le Seigneur prendra cependant toujours soin de Ses serviteurs, en agissant envers eux avec Miséricorde !

      30 Les hommes se trompent, s'ils pensent que Dieu n’est pas capable de faire ce que bon Lui semble, où Il le désire ; Il peut très bien amener Ses serviteurs dans le désert, et en cet endroit calme, leur parler sereinement.

      L’Éternel apparut à Moïse dans un buisson en feu, cependant, ce dernier ne se consumait pas ; ceci représentait l'état du peuple d’Israël en Égypte : bien qu'il ait été opprimé, dans le « feu de la détresse », il n'a pas pour autant été consumé. Ce fait peut nous rappeler Christ, revêtant ici-bas la forme humaine et servant par là d’union entre les hommes et Dieu.

      La mort d'Abraham, d’Isaac, et de Jacob, n’allait pas rompre l'alliance entre Dieu et ces patriarches. Notre Sauveur prouve en cela ce qui nous attend, Matthieu 22:31. Abraham est mort, mais il faisait une entière confiance à Dieu durant son vivant ; désormais, par voie de conséquence, le patriarche est auprès de Lui ! Aujourd’hui, ce sont cette vie et cette immortalité qui sont amenées à la lumière par l'évangile.

      Dans ce texte, Étienne dit que Moïse était une figure éminente de Christ, du fait qu’il était le libérateur d'Israël. Dieu éprouve de la compassion quand Son église est persécutée et que Son peuple gémit ; sa délivrance découle de la Miséricorde divine.

      Ce type de délivrance s’est aussi manifesté quand Christ est descendu du ciel pour nous, pour notre salut. Ce Jésus, que les Juifs ont refusé, tout comme leurs pères à l’égard de Moïse, était Celui que Dieu a envoyé, en tant que Prince et Sauveur.

      On n’abaisse pas Moïse en affirmant qu'il n'était qu'un « instrument de Dieu », et qu'il ait été infiniment éclipsé par Jésus. En affirmant que ce Dernier devait changer les coutumes de la loi, Étienne était donc loin d’outrager Moïse : en réalité il l'honorait, en exposant comment sa prophétie relative au futur Sauveur (Jésus) s’est accomplie de façon si évidente. Dieu, qui a donné la loi au peuple juif, par Son serviteur Moïse, est capable, sans aucun doute, de « l’accomplir », par son Fils Jésus !

      Mais Israël a repoussé Moïse, préférant revenir à son esclavage en Égypte. En général, de la même manière, les hommes ne veulent pas obéir à Jésus, parce qu'ils aiment trop ce présent monde mauvais, se réjouissant de leurs propres œuvres et divers projets douteux...

      42 Dans ce texte, nous voyons, Étienne reprocher aux Juifs l'idolâtrie de leurs pères, ce qui poussa Dieu a les punir. C’était un honneur pour Dieu, de voir le tabernacle prendre le chemin du temple ; ainsi en est-il aujourd’hui : le temple terrestre conduit vers l’adoration, vers « le temple spirituel » ; pour finir, ce dernier laissera la place à celui qui sera éternel.

      Le monde entier est en quelque sorte, « le temple de Dieu », dans lequel le Seigneur est omniprésent, le remplissant de Sa gloire. Ses ouvrages révèlent Sa puissance éternelle et Sa Divinité. Mais le ciel étant Son trône et la terre Son marchepied, que pourrions-nous lui offrir qu’Il n’ait déjà, Il est Celui qui a créé toutes choses ?

      Le cœur brisé d’un pécheur repentant aux pieds de Christ, est « le temple » que Dieu préfère le plus !

      51 Étienne continua son témoignage, semble-t-il, pour bien montrer que le temple et le service de la loi allaient toucher à leur fin, pour faire place à l'adoration du Père, en Esprit et en vérité ; il perçut toutefois que les Juifs n’allaient pas supporter ce genre d’annonce : il a donc cessé de témoigner sur ce sujet et poussé par l'Esprit de sagesse, avec courage et détermination, il réprimanda avec douceur ses persécuteurs.

      Quand des arguments clairs et des vérités accablantes provoquent les opposants de l'Évangile, on doit leur prouver leur culpabilité et le danger qu’ils courent. Ces Juifs, comme leurs pères, étaient têtus et opiniâtres. Il y a toujours dans le cœur coupable des impies, des éléments qui résistent au Saint-Esprit, la « chair » qui s'élève contre l'Esprit, et lutte contre Ses actions divines ; mais dans le cœur de l'élu de Dieu, règne la plénitude et ce genre d’opposition spirituelle est vaincue.

      Après la mort de Christ, l'Évangile était désormais « offert », non par les anges, mais par le Saint-Esprit ; malgré cela, les Juifs de cette époque ne l'ont pas reçu, refusant de se soumettre à Dieu, que ce soit et Sa loi et Son évangile. Leur culpabilité les piqua à vif et ils cherchèrent à nier ce sentiment en lapidant Étienne, leur détracteur, au lieu de pleurer et de supplier Dieu pour obtenir Sa Miséricorde.

      54 Rien n'est plus réconfortant pour les saints, à l’approche de leur mort, ou au temps de l’épreuve, que de « voir » Jésus debout, à la droite de Dieu : béni soit-Il, par la foi, nous pouvons Le voir !

      Alors qu'il allait mourir, Étienne fit monter vers Dieu deux courtes prières. Notre Seigneur Jésus est véritablement Dieu, Celui que nous devons rechercher et en Qui nous devons placer notre confiance : Il saura nous réconforter ici-bas, même à l’approche de la mort. Si nous nous sommes souciés en ce monde de rechercher Sa présence, Il saura nous réconforter, même en nos derniers instants sur cette terre.

      Dans ce texte, nous voyons, Étienne prier pour ses persécuteurs. Bien que leur péché ait été très grave et s’ils ont pu le regretter de tout cœur, Dieu ne devait pas leur imputer cette faute. Étienne est sans doute mort assez rapidement, le texte mentionne sa mort en ces termes : « il s'endormit » ; il a affronté la mort avec autant de sérénité que s'il allait s'endormir. Il se réveillera, au matin de la résurrection, pour être reçu en la présence du Seigneur, là où se trouve la félicité, pour partager éternellement avec Lui les joies célestes !

      Actes 8

      1

      Saul persécute l'église. (Actes 8:1-4)
      Le succès de Philippe, à Samarie. Simon le sorcier est baptisé. (Actes 8:5-13)
      L'hypocrisie de Simon est découverte. (Actes 8:14-25)
      Philippe et l'Éthiopien. (Actes 8:26-40)

      Bien que la persécution ne doive pas nous faire renoncer à notre ministère spirituel, elle peut cependant nous contraindre à nous éloigner. Là où le véritable croyant est conduit, il porte la connaissance de l'Évangile et fait connaître l'immense valeur de Christ en chaque lieu.

      Quand le simple désir de pratiquer le bien anime notre cœur, il est alors impossible de nous empêcher de saisir toute opportunité pour nous rendre utile !

      5 Tant que prédomine l'Évangile, les mauvais esprits sont chassés, en particulier les esprits impurs. C'est le cas pour toutes les inclinations à la convoitise de la chair, qui font la guerre à l'âme.

      Les désordres qui sont nommés dans ce texte sont les plus difficiles à anéantir de manière classique, ils expriment au mieux la « maladie » du péché. L'ambition, la fierté, et le désir immodéré de grandeur ont toujours été le point de départ d’actions malsaines, à la fois chez les impies et aussi dans l'église.

      La foule disait de Simon : « celui-ci est la puissance de Dieu ». Remarquez à quel point les personnes ignorantes et insouciantes peuvent être trompées. Mais quelle puissance peut on trouver dans le pouvoir de la Grâce divine, par lequel tous sont amenés à Christ, la Vérité ! La foule a non seulement prêté attention aux paroles de Philippe, mais elle fut totalement convaincue que tous ces miracles provenaient de Dieu : toutes ces âmes se soumirent donc à Dieu, désirant qu’Il les dirige.

      Même les hommes au cœur mauvais, qui se livrent à la cupidité, peuvent s’approcher de Dieu, et se joindre à Son peuple, tout en continuant pour un temps leurs mauvaises actions. Beaucoup sont étonnés par les manifestations de la Vérité et de la Puissance divines, en particulier quand ils n'ont jamais expérimenté de telles réalités.

      La prédication de l'évangile opère une action salutaire dans l’âme, là où auparavant ne régnait aucune sainteté. Tous ceux qui professent croire en l'évangile ne sont hélas pas toujours réellement convertis, et ils perdent ainsi tout salut possible...

      14 Le Saint-Esprit n'était encore descendu sur ces nouveaux convertis de la Samarie, bien qu’Il ait auparavant manifesté Ses pouvoirs extraordinaires, au jour de la Pentecôte.

      Soyons encouragés par l’exemple donné dans ce texte : prions Dieu de renouveler les grâces du Saint-Esprit envers tous, tous étant en effet concernés par Ses bienfaits spirituels ! Cette prière englobe toutes les bénédictions ! Nul ne peut accorder le Saint-Esprit par une simple imposition des mains, par contre, faisons tout notre possible pour instruire spirituellement ceux pour qui nous prions.

      Simon le mage avait l'ambition de vouloir avoir les mêmes honneurs qu’un apôtre, mais il ne se souciait guère d'avoir l’esprit et le caractère d'un chrétien. Il cherchait plus à être honoré, que de faire du bien aux autres. Pierre lui révéla son égarement. Simon estimait que les richesses de ce monde avaient une certaine influence dans l’au delà, il pensait pouvoir acheter le pardon de ses péchés, le don du Saint-Esprit, et la vie éternelle. Devant une telle erreur, si condamnable, la Grâce ne pouvait lui être accordée.

      Le fond de notre cœur est révélé aux yeux de Dieu, Celui qui ne peut être trompé. Si Dieu constate que le péché nous anime, notre piété est alors vaine, et nous n'avons pas notre place dans Son Royaume. Un cœur avide et orgueilleux ne peut pas se tenir devant Dieu. Un homme peut très bien œuvrer sous le pouvoir du péché, tout en affichant une certaine forme de piété. Lorsque, par exemple, nous sommes tentés de mal utiliser l'argent, nous devons considérer combien ce dernier est périssable et méprisable.

      Le Christianisme n’est pas un « commerce » dont on peut vivre en ce monde. Beaucoup de méchanceté règne en notre cœur : de mauvais préjugés, des affections corrompues, de vains projets ; nous devons nous repentir de tous ces maux, ou alors tout espérance de connaître la paix du Seigneur est vaine. Par contre, suite à la repentance, on reçoit le pardon !

      Après la lecture de ce texte, on peut douter de la sincérité du repentir de Simon : si ce dernier était sincère, son pardon ne fait alors aucun doute. Donne-nous, Seigneur, une foi différente de celle de Simon, qui n’était qu’étonné par la Puissance du Saint-Esprit, sans vouloir réellement sanctifier son cœur. Puissions-nous condamner toute pensée qui fasse que notre piété serve à des fins de fierté ou d'ambition. Gardons-nous de ce poison subtil, la « fierté spirituelle », qui s’infiltre même dans notre soi-disant humilité. Puissions-nous seulement rechercher l'honneur qui vient uniquement de Dieu !

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