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ÉVANGILE

En latin evangelium ; du grec euag-gelion =bonne nouvelle (de eu =bien et aggeleln =annoncer \agg, en grec ancien, se prononçait angi). Ce mot a plusieurs sens :

le bon message du salut proclamé par Jésus-Christ : l'Évangile ;

les écrits contenant ce bon message, dans le récit de son oeuvre et le résumé de son enseignement : les Évangiles ;

les péricopes liturgiques (passages lus pendant les offices ou servant de textes de prédication), lorsqu'elles sont tirées d'un des quatre évangiles : l'évangile du jour (par opposition à l'épître) ; le recueil de tous les évangiles de l'année s'appelle un évangéliaire. Seules les deux premières significations nous intéressent ici.

I L'Évangile.

1.

Chez les auteurs grecs et dans les LXX

Désignation consacrée du contenu du christianisme, le terme d'Évangile est en quelque sorte la transfiguration d'un mot profane et même païen. Originairement, comme on le voit chez Homère, l'euaggelion comportait le sens intéressé, bien caractéristique de l'Orient, de gratification pour le messager qui a pris la peine d'apporter une bonne nouvelle ; ainsi, l'Amalécite qui vient faire connaître à David la mort de Saül s'attend à une récompense pour la nouvelle qu'il croit heureuse, mais il est mis à mort « pour prix d'un tel message » (2Sa 4:10 1:1,16). Les auteurs grecs désignent plus souvent par le pluriel (euag-gelia) les offrandes d'actions de grâces aux dieux pour une bonne nouvelle ; certaines de ces « évan-gélies » sont restées fameuses dans l'histoire des fêtes, par ex. celle où Éphèse célébrait la découverte de ses carrières de marbre ; les écrivains classiques parlent de « sacrifier cent boeufs (grec hécatombe) à la déesse pour la bonne nouvelle », de « couronner quelqu'un pour une bonne nouvelle », etc. Ensuite, par extension, l'euaggelion porte sur la bonne nouvelle elle-même, aussi bien que les mots dérivés : euaggelia (fém.), euaggelizeïn (=annoncer une bonne nouvelle), euaggelos (=bon messager). Il s'agit d'informations heureuses ou favorables : le retour d'Ulysse, si longtemps attendu ; la prise de Troie, après dix ans de siège ; l'anniversaire de l'empereur Auguste, qualifié de dieu et de sauveur, est fêté comme « le commencement pour le monde des bonnes nouvelles qu'il apportait » ; ailleurs c'est la proclamation d'un empereur, d'un mariage, d'un heureux événement dans la famille impériale, etc. Tous ces documents font allusion à des avantages matériels, même l'hommage au « dieu et sauveur » Auguste. Tels sont aussi, dans l'A. T, grec (1Sa 31:9,2Sa 18:19,20,25,27,31 1Ro 1:42 2Ro 7:9, Jer 20:15), divers messages dénommés « évangiles » : victoire, naissance, etc. ; en tous ces textes les termes grecs rendent exactement l'hébreu bissar (verbe au mode piel) ou besorâ, qui dans une quarantaine de passages s'applique à quelque nouvelle réjouissante (sauf dans 1Sa 4:17, où elle est désastreuse).

Or voici la nouveauté sans pareille de la Révélation, déjà dans l'A.T. : elle proclame la faveur divine prête à sauver l'humanité. Incroyable message pour l'homme naturel, pour les âmes pieuses message bienheureux, qui va monopoliser dans la langue religieuse l'euaggelion grec comme elle a déjà spécialisé le bissar hébreu, en les transposant définitivement dans le plan spirituel. Les psalmistes annoncent (grec, évangélisent) la justice et le salut de Dieu (Ps 40:10 96:2). Mais c'est surtout chez le grand prophète de l'Exil, le second Ésaïe, qu'apparaît le pressentiment de l'Évangile chrétien : pour les captifs de Babylone il fait retentir la bonne nouvelle de leur prochain affranchissement par la toute-puissance de l'Éternel (Esa 40:9 et suivant) ; il évoque un messager portant en hâte à Jérusalem assise sur ses ruines la bonne nouvelle de paix et de bonheur : Dieu va lui ramener ses enfants et rentrer dans Sion (Esa 52:7 et suivants, cf. Na 1:15) ; il montre l'Oint (Messie) de Jéhovah chargé de donner aux humbles la bonne nouvelle de la délivrance et de la grâce de Dieu (Esa 61:1 et suivants). Ces promesses prophétiques, en posant des conditions morales et religieuses à la restauration d'Israël, ne séparaient pas les grâces spirituelles des temporelles ; mais si ces dernières furent bientôt réalisées, par l'édit libérateur de Cyrus, l'espérance du grand anonyme ne cessa de s'élever, de plus en plus fervente, vers le Serviteur de l'Éternel qui devait accomplir la rédemption du monde pécheur (voir Ésaïe II). Aussi l'a-t-on appelé « l'Évangéliste de l'Exil ; ce titre n'est point usurpé : celui auquel on le décerne a bien été le porteur d'une bonne nouvelle. Sans doute ce n'est pas encore, dans toute sa plénitude, l'Évangile par excellence, l'Évangile de Jésus-Christ et des apôtres ; mais c'en est comme le prélude » (L. Gautier).

2.

Dans le Nouveau Testament.

Voilà pourquoi ces trois proclamations du second Ésaïe sont prises comme textes de la Bonne Nouvelle proprement dite : la première introduit, dans nos quatre évangiles, Jean précurseur de Jésus (Mr 1:2 et suivant, Mt 3:3, Lu 3:4 et suivants, Jn 1:23, cf. Esa 40:3 et suivants), la deuxième est appliquée par l'apôtre Paul à la mission chrétienne (Ro 10:15, cf. Esa 52:7), et la troisième est choisie par le Seigneur lui-même pour caractériser son programme de Messie dès le début de son ministère (Lu 4:17-21, cf. Esa 61:1 et suivant).

Les plus anciens textes écrits où apparaisse ainsi l'Évangile au sens chrétien sont naturellement les épîtres de saint Paul, antérieures à la composition de nos évangiles ; et l'emploi qu'il en fait est significatif : alors que le verbe évangéliser, au sens familier, ne se trouve qu'une seule fois sous sa plume, dans la première de ses lettres connues de nous (1Th 3:6: « Timothée nous a donné de bonnes nouvelles de votre foi... »), par ce même verbe il désigne à vingt reprises différentes le message chrétien, qu'il exprime plus souvent encore par le nom d'évangile. Celui-ci revient jusqu'à soixante fois dans ses diverses épîtres (celle à Ti exceptée) et déjà huit fois dans les deux plus anciennes, celles aux Thess., dont tout un long passage roule sur la prédication qui lui est confiée de « l'évangile de Dieu » (1Th 2:2,4,8,9). C'est dire qu'à peine vingt ans après la mort de Jésus, l'expression était déjà consacrée dans les Églises et que saint Paul l'avait adoptée avec la prédilection d'un apôtre envoyé aux païens pour leur apporter l'ineffable message, à la fois bon et nouveau, celui de leur délivrance. « Le christianisme primitif a su, par l'une des plus remarquables créations du génie de la langue grecque, lui donner une expression adéquate en l'appelant évangile. » (Deissmann). L'Évangile, c'est le message chrétien en général, puissance divine de salut universel (Ro 1:16), c'est l'objet de la prédication apostolique, que (Php 1:7,12,16) Paul appelait quelquefois notre Évangile (1Th 1:5,2Th 2:14) ou mon Évangile (Ro 2:16), équivalant à « la prédication du nom de Jésus-Christ » (Ro 16:25), à l'enseignement de sa mort rédemptrice et de sa résurrection (1Co 15:1,3) ; Paul écrit aussi l' Évangile de Dieu, c'est-à-dire donné par Dieu, et remis aux apôtres chargés de l'annoncer (Ro 1:1), ce qui leur confère un vrai « sacerdoce », ou service liturgique (Ro 15:16) ; il dit encore Y Évangile du Christ (1Th 3:2,1Co 9:12), par où il se peut qu'il entende le témoignage relatif au Christ plutôt que l'enseignement même du Christ ; mais les deux points de vue pouvaient aussi se compléter dans la prédication primitive et par conséquent être exprimés ensemble par le même vocable. Souvent l'apôtre précise un aspect particulier de la Bonne Nouvelle : la vérité de l'Évangile, le mystère de l'Évangile, la foi de l'Évangile (Ga 2:14, Eph 6:19, Phi 1:27), etc., ou bien l'Évangile du salut, de la paix, de la gloire (Eph 1:13 6:15,2Co 4:4,1Ti 1:11), etc. Parlant du salut gratuit par la foi, aux Galates que les judaïsants avaient circonvenus, il déclare énergiquement qu'il n'existe pas un autre Évangile (Ga 1:6,9).

Les évangiles synoptiques utilisent dans le même sens le substantif et le verbe, bien qu'en des proportions beaucoup plus limitées et moins variées. Nous avons déjà vu saint Luc attribuer à Jésus la citation du verbe dans Ésaïe ; lui-même il l'applique fréquemment à la prédication du Seigneur (Lu 8:1 9:6 etc.), et avant elle à la proclamation céleste de la naissance du Sauveur (Lu 2:10), d'où il suit que l'absence dans son évangile du substantif, qu'il emploie dans les Actes (Ac 15:7 20:24), ne peut être qu'accidentelle. Dans Marc et Matthieu, l'Évangile représente comme dans les épîtres le témoignage à l'oeuvre de Jésus, et cela dès le premier verset de Marc qui malgré son apparence de titre : « Commencement de l'Évangile de Jésus-Christ, Fils de Dieu », ne porte pas sur le livre même (Il ne serait pas dit : commencement, de cet évangile), mais sur le christianisme, dont le ministère du Seigneur est en effet le commencement. De même, dans le commentaire que fait Jésus de l'hommage du parfum (Mr 14:9 parallèle Mt 26:13), il s'agit sans doute de la future prédication apostolique ; la façon dont est introduit ici « cet Évangile », expression courante dans l'Église au temps des rédacteurs évangéliques, peut avoir été prêtée à Jésus par anticipation, dans une prophétie quelque peu générale pour une circonstance aussi particulière. Mais nous ne pouvons suivre les critiques qui, dans toutes les occasions où Jésus emploie le terme, le mettent semblablement au compte du rédacteur ; on ne voit pas pourquoi le Maître n'aurait jamais pu parler de l'Évangile, sous prétexte que cette Bonne Nouvelle devait être plus tard, aux yeux des apôtres, l'oeuvre rédemptrice de son sacrifice, de sa mort et de sa résurrection. Ce dernier fait prouve que le contenu de la Bonne Nouvelle devait s'enrichir en conséquence de ces événements d'une portée infinie ; mais il n'en est pas moins vrai que, dès l'apparition du prophète de Galilée, son message du « Royaume des cieux » Mt 4:17) était une véritable Bonne Nouvelle (Mr 1:14 et suivant), « l'Évangile du Royaume » (Mt 4:23 9:35), que cet Évangile impliquait le renoncement des siens à ce qui pouvait les en détourner (Mr 8:35 10:29), et qu'ils devaient prêcher ce message aux nations (Mr 13:10 parallèle Mt 24:14). Puisque ce terme, éminemment messianique, évoquait déjà chez les prophètes l'idée même de la délivrance que Dieu devait assurer au monde, c'est son absence totale, dans le langage du Sauveur, qui plutôt que sa présence paraîtrait inexplicable. Assurément, du vivant de Jésus, il n'avait pas encore acquis toute sa pleine valeur chrétienne ; mais cette différence de perspective marque simplement le progrès normal de la foi chez les disciples du Messie galiléen, qui ne deviendront les témoins du Rédempteur du Calvaire et de Pâques que lorsqu'ils auront reçu l'Esprit de la Pentecôte.

La Bonne Nouvelle, en son origine, n'est point exposé didactique ; elle est appel sonore de héraut (grec kèrusseïn). Elle ne recouvre pas tout le ministère évangélique ; parfois elle se distingue nettement des instructions : « Jésus enseignait le peuple et annonçait l'Évangile » (Lu 20:1, cf. Mt 4:23 9:35) ; ailleurs c'est l' « enseignement » lui-même qui fait retentir le joyeux carillon des Béatitudes : « Heureux... » (Mt 5:2 et suivants).

L'élan spontané, explosif, clamait l'Évangile :

de Dieu (Mr 1:14), révélation du Père céleste initiateur du salut ;

du Royaume (Mt 24:14), révélation de la famille humaine objet du salut ;

de Jésus-Christ Fils de Dieu (Mr 1:1), révélation du Rédempteur auteur du salut. Chantre de ce triple cantique, cantique nouveau de l'amour de Dieu pour l'homme, le Fils de l'homme, le Fils de Dieu ne l'aurait-il vraiment pas chanté, dans les termes mêmes, comme la Bonne Nouvelle ? Dans son Église, en effet, la notion d'Évangile allait absorber bientôt, avec la prédication, l'enseignement caté-chétique, la doctrine et la morale ; mais ces cristallisations inévitables de la communauté ne doivent point nous faire perdre de vue, dans sa fraîcheur première, la grande Nouvelle du bonheur et du bien en Dieu, apportée par l'Être saint au monde désorienté, dégradé, désespéré.

II Les Évangiles.

C'est par une transition presque insensible que ce beau nom de l'oeuvre du Sauveur s'est appliqué plus tard aux narrations de son ministère. Nous avons vu qu'il ne doit pas avoir ce sens dans Mr 1:1. De même dans Ap 14:8, « l'Évangile éternel » que « l'ange porte (litt., un ange ayant l'Évangile) au milieu du ciel », n'est pas un livre, mais un message, la bonne nouvelle qui d'après Ap 10:7 a été annoncée (litt., évangélisée) aux serviteurs de Dieu et qui d'après Ap 14:6 doit être annoncée (litt., évangélisée) à tous les habitants de la terre ; il s'agit du jugement dernier imminent, bonne nouvelle pour les fidèles au seuil de l'éternité : d'où l'épithète d'Évangile « éternel ». Quant aux titres que portent en grec dans les anciens manuscrits, et en français dans toutes nos Bibles, les quatre premiers livres du N.T. - : « Évangile selon saint Matthieu, etc. », il paraît fort probable qu'ils n'appartenaient pas à l'écrit original (aucun livre du N.T. n'a dû être d'abord publié sous un titre quelconque), mais qu'ils furent ajoutés plus tard par quelque copiste. C'est d'autant plus vraisemblable pour nos évangiles, notamment pour les trois premiers, parus sans doute avant l'an 80, qu'en aucun texte du I er siècle le terme d'évangile ne désigne un ouvrage, et que les passages les plus anciens où ce sens soit admissible appartiennent à la Didachè, aux environs de l'an 100 ; encore y est-il douteux, car en prescrivant la prière, « comme le Seigneur l'a commandé dans son Évangile », ou la répréhension fraternelle, ou les aumônes, « comme vous avez cela dans l'évangile », « ... dans l'évangile de notre Seigneur » (Didach 8:2, cf. 11:3 15:3, 4), l'auteur peut aussi bien faire allusion à l'enseignement du Christ qu'à l'un de nos évangiles. Dans la lettre d'Ignace (Mort en 155) aux chrétiens de Philadelphie, un passage dont la traduction est d'ailleurs discutée (8:2) désigne indiscutablement par euaggelion le livre ou les livres de la vie de Jésus ; peut-être un autre, au chap. 5, fait-il encore allusion à ces derniers, lorsqu'il distingue deux classes dans le N.T. : « l'évangile » et « les apôtres » (c-à-d, leurs épîtres). Le pluriel euaggelia est très clair dans l'épître à Diognète, parlant de la « foi aux évangiles » (11:6), et dans Justin Martyr (environ 150 à 160), parlant des « souvenirs des apôtres, qu'on appelle évangiles » (Apol., I, 66:3) ; quand il emploie ailleurs le singulier : « dans l'évangile » (Dial. Tryph., 10:2 100:1), l'équivoque redevient possible. Mais à partir de cette époque, où commençait à s'affirmer l'autorité canonique des quatre évangiles, le sens d'évangile-document devient de plus en plus général. De la même manière, le titre d' « évangéliste » (voir ce mot), qui désigne dans le N.T. les premiers porteurs de la Bonne Nouvelle à certaines régions, devait ensuite, avec Hippolyte et Origène, s'appliquer aux auteurs de nos évangiles ; et un papyrus chrétien du VI e siècle appellera l'oraison dominicale la prière « évangélique », c'est-à-dire qui se trouve dans les évangiles. Parmi les écrits qui se multiplièrent au II e siècle autour de traditions et de légendes souvent invraisemblables et même fantastiques relatives à Jésus et à sa famille, un certain nombre portent aussi le nom d'évangiles, quoique l'Église chrétienne ne les ait pas admis comme Écritures saintes (voir Évang, apocryphes).

Le titre de protévangile (=premier évangile) a été attribué à l'un d'eux (protév. de Jacques), parce qu'il se limite à l'enfance et l'adolescence de Jésus ; le même terme s'emploie aussi

dans le sens primitif du mot Évangile, lorsque par Protévangile on désigne soit les prophéties messianiques de l'ancienne alliance en général, soit en particulier la première promesse rédemptrice, celle de Ge 3:15. D'une façon analogue, le tableau du Messie dans Esa 53 a été appelé, soit « l'Évangile avant l'Évangile », soit « le cinquième évangile ».

Dans les titres de nos évangiles, les formules « selon saint Matthieu, saint Mc », etc. (grec kata), variables suivant les manuscrits, sont aussi dues à des copistes, fidèles échos des convictions de leurs milieux sur l'origine des livres en question. A strictement parler, ce n'était ni une affirmation ni une négation quant à l'identité de l'évangéliste ; la préposition exprimait la conformité à un certain type et équivalait à : « évangile rédigé suivant l'enseignement de... ». Sans doute, pour les chrétiens des quatre premiers siècles qui leur ont donné ces titres, la formule présumait bien qu'ils étaient l'oeuvre de celui dont ils portaient le nom, comme l'histoire d'Hérodote était intitulée « selon Hérodote » ; mais un évangile n'appartenait pas à Marc, à Matthieu, de la même manière qu'une épître appartenait à Paul, à Jacques, ce qui autorisait alors à dire « épître de Paul, de Jacques » ; quelque chose du sens original d'Évangile se conservait derrière le nom du document : les quatre évangiles étaient, d'après Irénée, l' « Évangile de Dieu », transmis par les apôtres, mais « l'Évangile tétramorphe » (Adv. Hoer., III, 11:8), c'est-à-dire sous quatre formes différentes, et c'est par l'expression : « selon... » qu'on entendait marquer ce qui distinguait chacune de ces formes. A propos de ce chiffre de quatre évangiles, qui venait d'être fixé définitivement dans l'Église, Irénée (vers 180) accumulait les spéculations symboliques : chiffre conforme à la pensée divine ; il y a quatre vents et quatre régions du monde, ainsi il y a quatre évangiles pour l'extension de l'Église dans le monde. Celle-ci, comme un temple, repose sur leurs quatre colonnes. Ils correspondent encore aux quatre alliances de Dieu, avec Adam, Noé, Moïse et Jésus, etc. Eusèbe à son tour les appellera « le quadrige sacré ».

Pour caractériser leurs physionomies respectives, Irénée va jusqu'à chercher le symbole des quatre évangiles canoniques dans les quatre « animaux » (grec zôa ; litt., êtres vivants) de l'Apocalypse (Ap 4:7), inspirés eux-mêmes des chérubins de la vision d'Ézéchiel (1:10). La Parole éternelle et créatrice, dont le trône est au-dessus des chérubins, (cf. Ps 80:2) inspire un évangile unique, mais à quatre faces qui représentent sa disposition quadruple : le lion, la puissance souveraine ; le taureau, le sacrifice ; l'homme, la nature humaine ; l'aigle, l'Esprit sur l'Église. C'est dans les premières pages de chaque évangile qu'Irénée veut trouver la justification de ces types : la royauté du Fils unique dans Jn 1, son sacrifice dans Lu 1, sa naissance humaine dans Mt 1 ; l'Esprit de prophétie dans Mr 1. Ces rapprochements sont tellement artificiels que les successeurs en inventent d'autres, parfois aussi contestables ; Augustin, estimant puéril de caractériser un ouvrage par son début, entreprend de le faire d'après le point de vue général de l'auteur. Finalement, les principales combinaisons imaginées par les différents Pères de l'Église peuvent se ramener au tableau suivant, dont la dernière colonne est celle qui nous intéresse le plus, parce qu'elle est devenue l'interprétation populaire entrée dans l'art du Moyen âge, et qui se retrouve aujourd'hui dans les attributs iconographiques de la plupart des églises.

  Irénée Augustin Pseudo-Athanaze Jérôme
 
Matthieu  Homme  Lion  Homme  Homme
 
Marc  Aigle  Homme  Taureau  Lion
 
Luc  Taureau  Taureau  Lion  Taureau
 
Jean  Lion  Aigle  Aigle  Aigle

Si l'on tient à tirer parti de cette symbolique, tout arbitraire qu'elle soit, l'interprétation la moins défectueuse pourrait encore être une cinquième, qu'on utilise quelquefois aujourd'hui dans les leçons destinées à la jeunesse :

Matthieu : Taureau Evangile du Christ accomplissant l'A. T
 
Marc : Lion Evangile du Christ tout-puissant
 
Luc : Homme Evangile Evangile du Christ au coeur humain
 
Jean : Aigle   Evangile du Christ éternel

Peut-être serrerons-nous de plus près encore la réalité si nous distinguons en nos évangiles des portraits de Jésus : Messie dans Marc missionnaire dans Luc Roi dans Matthieu, Rédempteur dans Jean (Westphal, J.N. d'après Tém., I, pp. 112-117), ou bien encore si nous y voyons l'oeuvre du Christ en rapport avec :

le passé, réalisation de l'espérance juive, d'après Matthieu ;

le présent, manifestation d'autorité suprême devant les Romains, d'après Marc ;

l'avenir, perspective du salut pour les nations, d'après Lc ;

l'éternité, communion parfaite en Dieu le Père, d'après Jn. Ces points de vue complémentaires les uns des autres (voir les art. consacrés à chaque évangile) fournissent un aperçu de leurs individualités propres aussi bien que de leur accord fondamental, qui les a fait comparer aussi à un chant à quatre voix dont les mélodies peuvent se faire entendre séparément, mais qui se fondent en un ensemble de parfaite harmonie.

Conclusion.

Un phénomène analogue s'est donc produit pour les livres normatifs de l'ancienne et de la nouvelle alliance. De même que la Thora (=Loi), instruction divine révélée, était devenue le nom des ouvrages renfermant cette révélation : les livres de la Loi, --de même l'Évangile, bonne nouvelle du salut en Jésus-Christ, est devenu le nom des livres renfermant la proclamation de ce salut : les Évangiles. Cette distinction élémentaire n'est pas sans conséquence pour une juste appréciation des origines de la doctrine et de l'Église chrétiennes. Lorsque le catholicisme prétend l'Église antérieure à la doctrine, il ne peut étayer sa thèse que sur la confusion entre les évangiles et l'Évangile. Il dira, par exemple : « Les Évangiles ont été composés dans l'Église et pour l'Église. C'est elle qui les a reçus, approuvés, distingués... Les Évangiles disparaîtraient, que l'Église serait encore l'Église. Car l'Église a existé avant les Évangiles, l'esprit avant la lettre, la religion d'autorité avant la religion d'un livre, si haut qu'on le place. L'Église n'est pas fondée sur les Evangiles écrits, ceux-ci sont nés alors qu'elle rayonnait déjà de jeunesse et de vie. » (Huby, L'Évangile et les Évangiles, Paris, Grasset 1929, pp. 8, 9). Tant qu'il s'agit des évangiles, ces observations sont tout à fait exactes : ils sont un fruit de l'Église chrétienne ; mais--et c'est ici le point essentiel--l'Église chrétienne est elle-même le fruit de l'Évangile, le résultat dans la société de la prédication apostolique témoignage à la révélation de Jésus-Christ. L'Église a donc, sans doute, précédé les Évangiles, mais elle a été précédée par l'Évangile ; en produisant les Évangiles elle n'a rien créé qui lui fût personnel : elle-même création de Jésus-Christ dans la personne de ses fidèles, elle a simplement rendu nécessaire et possible la transmission écrite de leurs témoignages à son divin Chef (voir Évang, synopt., conclusion). Or l'Évangile de Jésus (sa doctrine du Royaume de Dieu) et l'Évangile des apôtres (leur doctrine de la personne du Christ) ne sont nullement deux types différents d'Évangile, nullement deux étapes successives dans l'histoire du christianisme, mais deux expressions inséparables du même Évangile ; car c'est « un fait historique d'une importance cardinale que l'Évangile de Jésus soit devenu le culte rendu au Seigneur Jésus-Christ » (Deissmann). Et c'est parce que le témoignage des évangiles, comme aussi celui des Actes et des épîtres, est authentique et conforme à la révélation de Jésus, que tous les retours au N.T. par delà l'histoire de l'Église ont retrouvé dans les évangiles l'Évangile primitif lui-même, dégagé des traditions et superfétations ecclésiastiques. Si l'Église chrétienne n'est pas fondée sur les évangiles, elle est fondée sur l'Évangile, que nous ont conservé les évangiles, les épîtres, le.N.T. tout entier.

L'Évangile est donc bien le fondement de l'Église chrétienne. Il est davantage : il est le message qu'elle doit au monde. C'est en ces termes mêmes que la Conférence mondiale sur la Foi et la Constitution de l'Église, assemblée à Lausanne en août 1927, s'est trouvée mise en présence de la sublime vocation de l'Église chrétienne. « C'est bien sur ce point, y a déclaré le prof. Deissmann, qu'il nous faut insister avec le plus d'énergie : le sens primitif du mot chrétien evangelium est celui de la bonne nouvelle apportée par Jésus de Nazareth du Royaume de Dieu qui va venir, de la domination royale du Dieu vivant qui est sur le point de s'établir dans ce monde et qui concentre en elle-même les deux idées du jugement et de la Rédemption. Ce message se trouve être inséparablement uni avec l'exigence formelle de la transformation intérieure de chaque individu... L'Évangile de Jésus n'a pas été et n'est pas le principe théologique d'une nouvelle école, ni une philosophie de l'histoire, ni le programme d'une conception du monde toute théorique... L'Évangile de Jésus est une proclamation religieuse, la trompette de l'archange, un saisissant appel à la repentance, une consolation bienheureuse, toujours et avant tout un appel pratique, qui veut transformer les hommes et les amener au Dieu vivant, et non pas les enseigner seulement... C'est dire qu'il nous faut vivre nous-mêmes dans l'idée que le Royaume de Dieu est proche, que Dieu vient à nous avec son pouvoir absolu, comme juge et comme rédempteur, et qu'il faut en conséquence nous préparer intérieurement à cette venue de Dieu par la metanoïa, par le changement du coeur... Au temps des Césars, c'était bien l'âme de l'humanité d'alors, de cette humanité malheureuse, chargée de tares, de souffrances et d'angoisses, qui se reflétait dans ce seul mot : évangile ! l'heureuse « légende », la rédemption conçue comme une joie divine ! N'en doit-il pas être de même aujourd'hui encore, à l'heure où l'Église de Jésus-Christ porte l'antique message du Maître à l'individu et au monde ? Ce ne sont pas des paragraphes qu'elle rédige, c'est une trompette qu'elle fait retentir... Cette évangélisation parlera du caractère effrayant du péché et de la splendeur de la grâce. Mais parce que la grâce l'emporte sur le péché, elle finira toujours par dire la bonne nouvelle, l'Évangile ! » Jn L.

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      20 Joab répond : « Non, parce qu’aujourd’hui, tu ne serais pas un messager de bonne nouvelle. Tu iras porter des nouvelles un autre jour. Mais aujourd’hui, n’y va pas, parce que le fils du roi est mort. »

      Psaumes 40

      10 Dans la grande assemblée, j’annonce cette bonne nouvelle : le SEIGNEUR rend libre. Je ne peux pas me taire, SEIGNEUR, tu le sais.

      Psaumes 80

      2 Berger d’Israël, toi qui conduis Joseph comme un troupeau, écoute ! Toi qui es assis au-dessus des chérubins, montre-toi, entouré de lumière.

      Psaumes 96

      2 Chantez pour le SEIGNEUR, remerciez-le d’être votre Dieu ! Jour après jour, annoncez : Dieu nous sauve !

      Esaïe 40

      3 Quelqu’un crie : « Dans le désert, ouvrez un chemin pour le SEIGNEUR. Dans ce lieu sec, faites une bonne route pour notre Dieu.
      9 Jérusalem, monte sur une haute montagne. Ville de Sion, crie de toutes tes forces. Toi qui apportes une bonne nouvelle, élève la voix, n’aie pas peur. Dis aux villes de Juda : « Voici votre Dieu !

      Esaïe 52

      7 Quelle joie de voir arriver sur les montagnes un messager qui apporte une bonne nouvelle ! Il annonce la paix, le bonheur et le salut. Il te dit, Jérusalem : « Ton Dieu est roi. »

      Esaïe 53

      1 Qui a cru à la nouvelle que nous avons apprise ? Qui a reconnu la puissance du SEIGNEUR ?
      2 Devant le SEIGNEUR, le serviteur a grandi comme une petite plante, comme une racine qui sort d’une terre sèche. Il n’avait ni la beauté ni le prestige qui attirent les regards. Son apparence n’avait rien pour nous plaire.
      3 Tout le monde le méprisait et l’évitait. C’était un homme qui souffrait, habitué à la douleur. Il était comme quelqu’un que personne ne veut regarder. Nous le méprisions, nous le comptions pour rien.
      4 Pourtant, ce sont nos maladies qu’il supportait, c’est de notre souffrance qu’il s’était chargé. Et nous, nous pensions : c’est Dieu qui le punit de cette façon, c’est Dieu qui le frappe et l’abaisse.
      5 Mais il était blessé à cause de nos fautes, il était écrasé à cause de nos péchés. La punition qui nous donne la paix est tombée sur lui. Et c’est par ses blessures que nous sommes guéris.
      6 Nous étions tous comme des moutons perdus, chacun suivait son propre chemin. Et le SEIGNEUR a fait retomber sur lui nos fautes à nous tous.
      7 On l’a fait souffrir, mais lui, il a accepté cela, il a gardé le silence. Comme un agneau qu’on mène à l’abattoir, comme un mouton qui ne crie pas quand on lui coupe sa laine, il a gardé le silence.
      8 On l’a arrêté, jugé, puis supprimé. Mais qui a fait attention à ce qui lui arrivait ? Oui, on l’a enlevé du monde des vivants. Il a été frappé à mort à cause des fautes de son peuple.
      9 Il a été enterré avec les gens mauvais. Sa tombe est avec les riches. Pourtant, il n’avait rien fait de mal et il n’avait jamais trompé personne.
      10 Mais le SEIGNEUR donne raison à son serviteur écrasé. Et il a rétabli celui qui avait offert sa vie à la place des autres. Son serviteur aura des enfants et il vivra encore longtemps. Par lui, le SEIGNEUR réalisera son projet.
      11 À cause des souffrances qu’il a supportées, il verra la lumière, il sera rempli de bonheur. Mon serviteur, le vrai juste, rendra justes un grand nombre de gens, parce qu’il s’est chargé de leurs péchés.
      12 C’est pourquoi je le mets au rang des plus grands. Il partagera les richesses des ennemis avec les puissants. En effet, il a accepté librement de mourir et d’être mis avec les bandits. Oui, il a porté les péchés de beaucoup de gens et il est intervenu pour les coupables.

      Esaïe 61

      1 L’esprit du Seigneur DIEU est sur moi. Oui, il m’a consacré pour apporter une bonne nouvelle aux pauvres. Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour annoncer aux déportés : « Vous êtes libres ! », et à ceux qui sont en prison : « Vous allez revoir la lumière du jour. »

      Jérémie 20

      15 Qu’il soit maudit, l’homme qui a rempli mon père de joie en lui annonçant : « C’est un garçon ! »

      Ezéchiel 1

      10 Chaque être a quatre visages : un visage humain devant, un visage de lion à droite, un visage de taureau à gauche et un visage d’aigle derrière.

      Nahum 1

      Matthieu 1

      1 Voici la liste des ancêtres de Jésus-Christ : David est l’ancêtre de Jésus-Christ, et Abraham est l’ancêtre de David.
      2 Abraham est le père d’Isaac. Isaac est le père de Jacob. Jacob est le père de Juda et ses frères.
      3 Juda est le père de Pérès et de Zéra, leur mère est Tamar. Pérès est le père de Hesron. Hesron est le père de Ram.
      4 Ram est le père d’Amminadab. Amminadab est le père de Nachon. Nachon est le père de Salma.
      5 Salma est le père de Booz, la mère de Booz est Rahab. Booz est le père d’Obed, la mère d’Obed est Ruth. Obed est le père de Jessé.
      6 Jessé est le père du roi David. David est le père de Salomon, la mère de Salomon était la femme d’Urie.
      7 Salomon est le père de Roboam. Roboam est le père d’Abia. Abia est le père d’Asa.
      8 Asa est le père de Josaphat. Josaphat est le père de Joram. Joram est le père d’Ozias.
      9 Ozias est le père de Yotam. Yotam est le père d’Akaz. Akaz est le père d’Ézékias.
      10 Ézékias est le père de Manassé. Manassé est le père d’Amon. Amon est le père de Josias.
      11 Josias est le père de Yekonia et ses frères. À ce moment-là, on emmène les Israélites prisonniers à Babylone.
      12 Après cela, Yekonia est le père de Chéaltiel. Chéaltiel est le père de Zorobabel.
      13 Zorobabel est le père d’Abihoud. Abihoud est le père d’Éliakim. Éliakim est le père d’Azor.
      14 Azor est le père de Sadoc. Sadoc est le père d’Akim. Akim est le père d’Élioud.
      15 Élioud est le père d’Éléazar. Éléazar est le père de Matthan. Matthan est le père de Jacob.
      16 Jacob est le père de Joseph. Joseph a pris Marie pour femme, et Marie est la mère de Jésus, qu’on appelle Christ.
      17 Voici le total : il y a 14 générations depuis Abraham jusqu’à David. Il y a 14 générations depuis David jusqu’à ce qu’on emmène les Israélites prisonniers à Babylone. Ensuite, il y a encore 14 générations jusqu’au Christ.
      18 Voici comment Jésus-Christ est né. Marie, sa mère, est promise en mariage à Joseph. Mais, avant d’habiter avec Joseph, Marie attend un enfant par la puissance de l’Esprit Saint.
      19 Joseph, son fiancé, est un homme juste. Il ne veut pas accuser Marie devant tout le monde, alors il décide de la renvoyer en secret.
      20 Au moment où il pense à cela, l’ange du Seigneur se montre à lui dans un rêve. L’ange lui dit : « Joseph, fils de David, n’aie pas peur de prendre chez toi Marie, ta femme. Oui, l’enfant qui est dans son ventre vient de l’Esprit Saint.
      21 Elle va mettre au monde un fils, et toi, tu l’appelleras Jésus. En effet, c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »
      22 Ainsi se réalise ce que le prophète a dit de la part du Seigneur :
      23 « La jeune fille attendra un enfant. Elle mettra au monde un fils. On l’appellera Emmanuel, ce qui veut dire “Dieu avec nous”. »
      24 Quand Joseph se réveille, il fait ce que l’ange du Seigneur lui a commandé. Il prend sa femme chez lui,
      25 mais il ne s’unit pas à elle jusqu’au jour où Marie met au monde un fils. Joseph donne à l’enfant le nom de Jésus.

      Matthieu 3

      3 Le prophète Ésaïe a parlé de Jean quand il a dit : « Quelqu’un crie dans le désert : “Préparez la route du Seigneur ! Faites-lui des chemins bien droits !” »

      Matthieu 4

      17 À partir de ce moment, Jésus se met à annoncer : « Changez votre vie ! Oui, le Royaume des cieux est tout près de vous ! »
      23 Jésus va dans toute la Galilée. Il enseigne dans les maisons de prière juives, il annonce la Bonne Nouvelle du Royaume, il guérit les gens de toutes leurs maladies et de toutes leurs douleurs.

      Matthieu 5

      2 Jésus prend la parole et il les enseigne en disant :

      Matthieu 9

      35 Jésus passe dans toutes les villes et dans tous les villages. Il enseigne dans les maisons de prière juives, il annonce la Bonne Nouvelle du Royaume, il guérit toutes les maladies et toutes les douleurs.

      Matthieu 24

      14 On annoncera au monde entier cette Bonne Nouvelle du Royaume, pour que tous ceux qui ne connaissent pas Dieu l’entendent. Alors ce sera la fin. »

      Matthieu 26

      13 Je vous le dis, c’est la vérité : partout où on annoncera cette Bonne Nouvelle, dans le monde entier, on racontera ce que cette femme a fait, et on se souviendra d’elle. »

      Marc 1

      1 La Bonne Nouvelle de Jésus-Christ, Fils de Dieu, commence ici.
      2 Dans le livre du prophète Ésaïe, on lit : « Moi, Dieu, je vais envoyer mon messager devant toi, pour préparer ton chemin.
      3 Quelqu’un crie dans le désert : “Préparez la route du Seigneur ! Faites-lui des chemins bien droits !” »
      4 Ainsi Jean-Baptiste vient dans le désert. Il lance cet appel : « Faites-vous baptiser, pour montrer que vous voulez changer votre vie, et Dieu pardonnera vos péchés. »
      5 Tous les habitants de la région de Judée et de la ville de Jérusalem viennent vers Jean. Ils avouent leurs péchés devant tout le monde, et Jean les baptise dans l’eau du Jourdain.
      6 Jean porte un vêtement en poils de chameau et il a une ceinture de cuir autour de la taille. Il mange des sauterelles et du miel sauvage.
      7 Il annonce : « Celui qui va venir après moi est plus puissant que moi. Je ne suis pas digne de me baisser pour lui enlever ses sandales.
      8 Moi, je vous ai baptisés dans l’eau, mais lui, il vous baptisera dans l’Esprit Saint. »
      9 Alors Jésus arrive de Nazareth, village de Galilée. Jean le baptise dans le Jourdain.
      10 Au moment où Jésus sort de l’eau, il voit le ciel s’ouvrir. Et il voit l’Esprit Saint descendre sur lui comme une colombe.
      11 Une voix vient du ciel et lui dit : « Tu es mon fils très aimé. C’est toi que j’ai choisi avec joie. »
      12 Tout de suite après, l’Esprit Saint envoie Jésus dans le désert.
      13 Pendant 40 jours, il reste dans le désert et il est tenté par Satan. Jésus est avec les bêtes sauvages, et les anges le servent.
      14 Un jour, Jean est mis en prison. Alors Jésus va en Galilée. Il annonce la Bonne Nouvelle de Dieu
      15 et il dit : « Le moment décidé par Dieu est arrivé, et le Royaume de Dieu est tout près de vous. Changez votre vie et croyez à la Bonne Nouvelle ! »
      16 Jésus marche le long du lac de Galilée. Il voit Simon et André, le frère de Simon. Ce sont des pêcheurs, et ils sont en train de jeter un filet dans le lac.
      17 Jésus leur dit : « Venez avec moi, et je ferai de vous des pêcheurs d’hommes. »
      18 Aussitôt, ils laissent leurs filets et ils suivent Jésus.
      19 En allant un peu plus loin, Jésus voit Jacques et Jean, deux frères. Ce sont les fils de Zébédée. Ils sont dans leur barque et réparent leurs filets.
      20 Aussitôt Jésus les appelle. Ils laissent leur père Zébédée dans la barque avec les ouvriers, et ils s’en vont avec Jésus.
      21 Jésus et ses disciples arrivent à la ville de Capernaüm. Le jour du sabbat, Jésus entre dans la maison de prière et il se met à enseigner.
      22 Ceux qui l’entendent sont très étonnés par sa façon d’enseigner. En effet, il n’enseigne pas comme les maîtres de la loi, il le fait avec l’autorité que Dieu lui donne.
      23 Juste à ce moment, un homme qui a un esprit mauvais en lui entre dans la maison de prière. Il se met à crier :
      24 « Jésus de Nazareth, qu’est-ce que tu nous veux ? Est-ce que tu es venu pour notre malheur ? Je sais bien qui tu es, tu es le Saint que Dieu a envoyé ! »
      25 Jésus menace l’esprit mauvais en lui disant : « Tais-toi et sors de cet homme ! »
      26 L’esprit mauvais secoue l’homme avec force et sort de lui en poussant un grand cri.
      27 Tous sont très étonnés et ils se demandent entre eux : « Qu’est-ce qui se passe ? Cet homme enseigne d’une façon nouvelle et avec assurance. Il commande même aux esprits mauvais, et ils lui obéissent ! »
      28 Alors les gens se mettent à parler de Jésus dans toute la région de la Galilée.
      29 Jésus sort de la maison de prière et tout de suite après, il va chez Simon et André. Jacques et Jean l’accompagnent.
      30 La belle-mère de Simon est couchée, avec de la fièvre. Aussitôt, on parle d’elle à Jésus.
      31 Jésus s’approche, il lui prend la main, il la fait lever et la fièvre la quitte. Ensuite la belle-mère de Simon se met à les servir.
      32 Le soir, après le coucher du soleil, les gens amènent à Jésus tous les malades et tous ceux qui ont des esprits mauvais.
      33 Tous les habitants de la ville sont rassemblés devant la porte de la maison.
      34 Jésus guérit toutes sortes de malades. Il chasse aussi beaucoup d’esprits mauvais et il ne les laisse pas parler, parce qu’ils savent qui est Jésus.
      35 Le matin suivant, pendant qu’il fait encore nuit, Jésus se lève et sort de la maison. Il va dans un endroit désert, et là, il se met à prier.
      36 Simon et ceux qui sont avec lui partent le chercher.
      37 Ils le trouvent et lui disent : « Tout le monde te cherche. »
      38 Jésus leur répond : « Allons ailleurs, dans les villages voisins. Là-bas aussi, je dois annoncer la Bonne Nouvelle. En effet, c’est pour cela que je suis venu. »
      39 Et Jésus va dans toute la Galilée. Il annonce la Bonne Nouvelle dans les maisons de prière et il chasse les esprits mauvais.
      40 Un lépreux s’approche de Jésus. Il se met à genoux devant lui et lui demande son aide en disant : « Si tu le veux, tu peux me guérir. »
    • Genèse 3

      15 Je mettrai inimitié entre toi et la femme, Entre ta descendance et sa descendance : Celle-ci t’écrasera la tête, Et tu lui écraseras le talon.

      1 Samuel 4

      17 Le messager répondit : Israël a fui devant les Philistins, et le peuple a éprouvé une grande défaite ; même tes deux fils, Hophni et Phinéas sont morts, et l’arche de Dieu a été prise.

      1 Samuel 31

      9 Ils coupèrent la tête de Saül et le dépouillèrent de ses armes. Puis ils firent annoncer ces bonnes nouvelles par tout le pays des Philistins dans les maisons de leurs idoles et parmi le peuple.

      2 Samuel 4

      10 Celui qui est venu m’annoncer : Voici que Saül est mort, et qui croyait m’annoncer une bonne nouvelle, je l’ai fait saisir et tuer à Tsiqlag, pour lui donner (le salaire de) cette bonne nouvelle !

      2 Samuel 18

      19 Ahimaats, fils de Tsadoq dit : Je vais courir porter au roi la bonne nouvelle que l’Éternel lui a rendu justice (en le délivrant) de la main de ses ennemis.
      20 Joab lui dit : Tu ne seras pas un porteur de bonnes nouvelles aujourd’hui ; tu porteras de bonnes nouvelles un autre jour, mais tu n’en porteras pas, puisque le fils du roi est mort.

      Psaumes 40

      10 J’annonce la bonne nouvelle de la justice dans la grande assemblée ; Vois, je ne ferme pas mes lèvres, Éternel, tu le sais !

      Psaumes 80

      2 Prête l’oreille, berger d’Israël, Toi qui conduis Joseph comme un troupeau ! Toi qui sièges (entre) les chérubins ! Parais dans ta splendeur,

      Psaumes 96

      2 Chantez à l’Éternel, bénissez son nom, Annoncez de jour en jour la bonne nouvelle de son salut !

      Esaïe 40

      3 Une voix crie dans le désert : Ouvrez le chemin de l’Éternel, Nivelez dans la steppe Une route pour notre Dieu.
      9 Monte sur une haute montagne, Sion, messagère de bonheur ; Élève avec force ta voix, Jérusalem, messagère de bonheur ; Élève (ta voix), sois sans crainte, Dis aux villes de Juda : Voici votre Dieu !

      Esaïe 52

      7 Qu’ils sont beaux sur les montagnes, Les pieds du messagers de bonnes nouvelles, Qui publie la paix ! Du messager de très bonnes nouvelles, Qui publie le salut ! Qui dit à Sion : Ton Dieu règne !

      Esaïe 53

      1 Qui a cru à ce qui nous était annoncé ? A qui le bras de l’Éternel s’est-il révélé ?
      2 Il s’est élevé devant lui comme un rejeton, Comme une racine qui sort d’une terre assoiffée ; Il n’avait ni apparence, ni éclat Pour que nous le regardions, Et son aspect n’avait rien pour nous attirer.
      3 Méprisé et abandonné des hommes, Homme de douleur Et habitué à la souffrance, Semblable à celui devant qui l’on se voile la face, Il était méprisé, Nous ne l’avons pas considéré.
      4 Certes, ce sont nos souffrances qu’il a portées, C’est de nos douleurs qu’il s’est chargé ; Et nous, nous l’avons considéré comme atteint d’une plaie ; Comme frappé par Dieu et humilié.
      5 Mais il était transpercé à cause de nos crimes, Écrasé à cause de nos fautes ; Le châtiment qui nous donne la paix est (tombé) sur lui, Et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.
      6 Nous étions tous errants comme des brebis, Chacun suivait sa propre voie ; Et l’Éternel a fait retomber sur lui la faute de nous tous.
      7 Il a été maltraité, il s’est humilié Et n’a pas ouvert la bouche, Semblable à l’agneau qu’on mène à la boucherie, A une brebis muette devant ceux qui la tondent ; Il n’a pas ouvert la bouche.
      8 Il a été emporté par la violence et le jugement ; Dans sa génération qui s’est soucié De ce qu’il était retranché De la terre des vivants, A cause des crimes de mon peuple, De la plaie qui les avait atteints ?
      9 On a mis sa tombe parmi les méchants. Son sépulcre avec le riche, Quoiqu’il n’ait pas commis de violence Et qu’il n’y ait pas eu de fraude dans sa bouche.
      10 Il a plu l’Éternel de le briser par la souffrance ; Après s’être livré en sacrifice de culpabilité, Il verra une descendance Et prolongera ses jours, Et la volonté de l’Éternel s’effectuera par lui.
      11 Après les tourments de son âme, Il rassasiera ses regards ; Par la connaissance qu’ils auront de lui, Mon serviteur juste justifiera beaucoup (d’hommes) Et se chargera de leurs fautes.
      12 C’est pourquoi je lui donnerai beaucoup (d’hommes) en partage ; Il partagera le butin avec les puissants, Parce qu’il s’est livré lui-même à la mort, Et qu’il a été compté parmi les coupables, Parce qu’il a porté le péché de beaucoup Et qu’il a intercédé pour les coupables.

      Esaïe 61

      1 L’Esprit du Seigneur, l’Éternel, est sur moi, Car l’Éternel m’a donné l’onction. Il m’a envoyé pour porter de bonnes nouvelles à ceux qui sont humiliés ; Pour panser ceux qui ont le cœur brisé, Pour proclamer aux captifs leur libération Et aux prisonniers leur élargissement ;

      Jérémie 20

      15 Maudit soit l’homme qui porta cette bonne nouvelle à mon père : Il t’est né un enfant mâle, Et qui le combla de joie !

      Ezéchiel 1

      10 Quant à l’apparence de leurs faces, ils avaient tous une face d’homme, tous quatre une face de lion à droite, tous quatre une face de bœuf à gauche et tous quatre une face d’aigle.

      Nahum 1

      Matthieu 1

      1 Généalogie de Jésus-Christ, fils de David, fils d’Abraham.
      2 Abraham engendra Isaac ; Isaac engendra Jacob ; Jacob engendra Juda et ses frères ;
      3 Juda engendra de Thamar Péretz et Zérah ; Péretz engendra Hetsrom ; Hetsrom engendra Aram ;
      4 Aram engendra Aminadab ; Aminadab engendra Nahchôn ; Nahchôn engendra Salma ;
      5 Salma engendra Booz de Rahab ; Booz engendra Obed de Ruth ;
      6 Obed engendra Isaï ; Isaï engendra David. Le roi David engendra Salomon de la femme d’Urie ;
      7 Salomon engendra Roboam ; Roboam engendra Abiya ; Abiya engendra Asa ;
      8 Asa engendra Josaphat ; Josaphat engendra Yoram ; Yoram engendra Ozias ;
      9 Ozias engendra Yotham ; Yotham engendra Ahaz ; Ahaz engendra Ézéchias ;
      10 Ézéchias engendra Manassé ; Manassé engendra Amôn ; Amôn engendra Josias ;
      11 Josias engendra Yékonia et ses frères au temps de la déportation à Babylone.
      12 Après la déportation à Babylone, Yékonia engendra Chéaltiel ; Chéaltiel engendra Zorobabel ;
      13 Zorobabel engendra Abioud ; Abioud engendra Éliaqim ; Éliaqim engendra Azor ;
      14 Azor engendra Sadoq ; Sadoq engendra Ahim ; Ahim engendra Élioud ;
      15 Élioud engendra Éléazar ; Éléazar engendra Matthan ; Matthan engendra Jacob ;
      16 Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle est né Jésus, qui est appelé Christ.
      17 Il y a donc en tout quatorze générations depuis Abraham jusqu’à David, quatorze générations depuis David jusqu’à la déportation à Babylone, et quatorze générations depuis la déportation à Babylone jusqu’au Christ.
      18 Voici comment arriva la naissance de Jésus-Christ. Marie, sa mère, était fiancée à Joseph ; avant leur union elle se trouva enceinte (par l’action) du Saint-Esprit.
      19 Joseph, son époux, qui était un homme de bien et qui ne voulait pas la diffamer, se proposa de rompre secrètement avec elle.
      20 Comme il y pensait, voici qu’un ange du Seigneur lui apparut en songe et dit : Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre avec toi Marie, ta femme, car l’enfant qu’elle a conçu vient du Saint-Esprit,
      21 elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus, car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés.
      22 Tout cela arriva afin que s’accomplisse ce que le Seigneur avait déclaré par le prophète :
      23 Voici que la vierge sera enceinte ; elle enfantera un fils Et on lui donnera le nom d’Emmanuel, ce qui se traduit : Dieu avec nous.
      24 A son réveil, Joseph fit ce que l’ange du Seigneur lui avait ordonné, et il prit sa femme chez lui.
      25 Mais il ne la connut pas jusqu’à ce qu’elle eût enfanté un fils, auquel il donna le nom de Jésus.

      Matthieu 3

      3 C’est lui dont le prophète Ésaïe a dit : C’est la voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur Rendez droits ses sentiers.

      Matthieu 4

      17 Dès lors Jésus commença à prêcher et à dire : Repentez-vous car le royaume des cieux est proche.
      23 Jésus parcourait toute la Galilée, il enseignait dans les synagogues, prêchait la bonne nouvelle du royaume, et guérissait toute maladie et toute infirmité parmi le peuple.

      Matthieu 5

      2 Puis il ouvrit la bouche et se mit à les enseigner :

      Matthieu 9

      35 Jésus parcourait toutes les villes et les villages, il enseignait dans leurs synagogues, prêchait l’Évangile du royaume et guérissait toute maladie et toute infirmité.

      Matthieu 24

      14 Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin.

      Matthieu 26

      13 En vérité, je vous le dis, partout où cette bonne nouvelle sera prêchée, dans le monde entier, on racontera aussi en mémoire de cette femme ce qu’elle a fait.

      Marc 1

      1 Commencement de l’Évangile de Jésus-Christ, Fils de Dieu.
      2 Selon ce qui est écrit dans le prophète Ésaïe : Voici, j’envoie devant toi mon messager Pour frayer ton chemin ;
      3 C’est la voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, Rendez droits ses sentiers.
      4 Jean parut ; il baptisait dans le désert et prêchait le baptême de repentance pour le pardon des péchés.
      5 Tout le pays de Judée et tous les habitants de Jérusalem se rendaient auprès de lui ; et ils se faisaient baptiser par lui dans le fleuve du Jourdain en confessant leurs péchés.
      6 Jean avait un vêtement de poils de chameau, et une ceinture de cuir autour des reins. Il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage.
      7 Il prêchait : Il vient après moi, celui qui est plus puissant que moi, et je ne mérite pas de délier, en me baissant, la courroie de ses sandales.
      8 Moi, je vous ai baptisés d’eau ; mais lui vous baptisera d’Esprit Saint.
      9 En ce temps-là, Jésus vint de Nazareth en Galilée, et il fut baptisé par Jean dans le Jourdain.
      10 Au moment où il sortait de l’eau, il vit les cieux s’ouvrir et l’Esprit descendre sur lui comme une colombe.
      11 Et une voix (se fit entendre) des cieux : Tu es mon Fils bien-aimé, objet de mon affection.
      12 Aussitôt l’Esprit poussa Jésus dans le désert.
      13 Il passa dans le désert quarante jours, tenté par Satan. Il était avec les bêtes sauvages, et les anges le servaient.
      14 Après que Jean eut été livré, Jésus alla dans la Galilée ; il prêchait la bonne nouvelle de Dieu
      15 et disait : Le temps est accompli et le royaume de Dieu est proche. Repentez-vous, et croyez à la bonne nouvelle.
      16 En passant le long de la mer de Galilée, il vit Simon et André, frère de Simon, qui jetaient leurs filets dans la mer ; en effet ils étaient pêcheurs.
      17 Jésus leur dit : Suivez-moi et je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes.
      18 Aussitôt ils laissèrent leurs filets et le suivirent.
      19 En allant un peu plus loin, il vit Jacques, (fils) de Zébédée, et Jean, son frère, qui étaient aussi dans une barque et réparaient les filets.
      20 Aussitôt, il les appela ; ils laissèrent leur père Zébédée dans la barque avec ceux qui étaient employés, et ils le suivirent.
      21 Ils se rendirent à Capernaüm. Et, le jour du sabbat, Jésus entra dans la synagogue et se mit à enseigner.
      22 Ils étaient étonnés de son enseignement ; car il enseignait comme ayant autorité et non pas comme les scribes.
      23 Il se trouvait justement dans leur synagogue un homme (possédé) d’un esprit impur, et qui s’écria :
      24 Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Tu es venu pour nous perdre. Je sais qui tu es : le Saint de Dieu.
      25 Jésus le menaça : Tais-toi et sors de cet homme.
      26 L’esprit impur sortit de cet homme dans une convulsion et en poussant un grand cri.
      27 Tous furent saisis de stupeur, de sorte qu’ils se demandaient les uns aux autres : Qu’est-ce que ceci ? Une nouvelle doctrine (donnée) avec autorité ! Il commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent.
      28 Et sa renommée se répandit aussitôt dans toute la région de la Galilée.
      29 En sortant de la synagogue, ils se rendirent avec Jacques et Jean à la maison de Simon et André.
      30 La belle-mère de Simon était couchée, elle avait de la fièvre ; aussitôt on parla d’elle à Jésus.
      31 Il s’approcha, la fit lever en lui saisissant la main ; la fièvre la quitta, et elle se mit à les servir.
      32 Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amena tous les malades et les démoniaques.
      33 Et toute la ville était rassemblée devant la porte.
      34 Il guérit beaucoup de malades qui souffraient de divers maux. Il chassa aussi beaucoup de démons, mais il ne laissait pas les démons parler, parce qu’ils le connaissaient.
      35 Vers le matin, pendant qu’il faisait encore très sombre, il se leva et sortit pour aller dans un lieu désert où il se mit à prier.
      36 Simon et ceux qui étaient avec lui s’empressèrent de le rechercher,
      37 et quand ils l’eurent trouvé, ils lui dirent : Tous te cherchent.
      38 Il leur répondit : Allons ailleurs, dans les bourgades voisines, afin que j’y prêche aussi ; car c’est pour cela que je suis sorti.
      39 Et il s’en alla par toute la Galilée, prêchant dans les synagogues et chassant les démons.
      40 Un lépreux vint à lui et, se jetant à genoux, il lui dit d’un ton suppliant : Si tu le veux, tu peux me rendre pur.
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