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ÉVANGILE

En latin evangelium ; du grec euag-gelion =bonne nouvelle (de eu =bien et aggeleln =annoncer \agg, en grec ancien, se prononçait angi). Ce mot a plusieurs sens :

le bon message du salut proclamé par Jésus-Christ : l'Évangile ;

les écrits contenant ce bon message, dans le récit de son oeuvre et le résumé de son enseignement : les Évangiles ;

les péricopes liturgiques (passages lus pendant les offices ou servant de textes de prédication), lorsqu'elles sont tirées d'un des quatre évangiles : l'évangile du jour (par opposition à l'épître) ; le recueil de tous les évangiles de l'année s'appelle un évangéliaire. Seules les deux premières significations nous intéressent ici.

I L'Évangile.

1.

Chez les auteurs grecs et dans les LXX

Désignation consacrée du contenu du christianisme, le terme d'Évangile est en quelque sorte la transfiguration d'un mot profane et même païen. Originairement, comme on le voit chez Homère, l'euaggelion comportait le sens intéressé, bien caractéristique de l'Orient, de gratification pour le messager qui a pris la peine d'apporter une bonne nouvelle ; ainsi, l'Amalécite qui vient faire connaître à David la mort de Saül s'attend à une récompense pour la nouvelle qu'il croit heureuse, mais il est mis à mort « pour prix d'un tel message » (2Sa 4:10 1:1,16). Les auteurs grecs désignent plus souvent par le pluriel (euag-gelia) les offrandes d'actions de grâces aux dieux pour une bonne nouvelle ; certaines de ces « évan-gélies » sont restées fameuses dans l'histoire des fêtes, par ex. celle où Éphèse célébrait la découverte de ses carrières de marbre ; les écrivains classiques parlent de « sacrifier cent boeufs (grec hécatombe) à la déesse pour la bonne nouvelle », de « couronner quelqu'un pour une bonne nouvelle », etc. Ensuite, par extension, l'euaggelion porte sur la bonne nouvelle elle-même, aussi bien que les mots dérivés : euaggelia (fém.), euaggelizeïn (=annoncer une bonne nouvelle), euaggelos (=bon messager). Il s'agit d'informations heureuses ou favorables : le retour d'Ulysse, si longtemps attendu ; la prise de Troie, après dix ans de siège ; l'anniversaire de l'empereur Auguste, qualifié de dieu et de sauveur, est fêté comme « le commencement pour le monde des bonnes nouvelles qu'il apportait » ; ailleurs c'est la proclamation d'un empereur, d'un mariage, d'un heureux événement dans la famille impériale, etc. Tous ces documents font allusion à des avantages matériels, même l'hommage au « dieu et sauveur » Auguste. Tels sont aussi, dans l'A. T, grec (1Sa 31:9,2Sa 18:19,20,25,27,31 1Ro 1:42 2Ro 7:9, Jer 20:15), divers messages dénommés « évangiles » : victoire, naissance, etc. ; en tous ces textes les termes grecs rendent exactement l'hébreu bissar (verbe au mode piel) ou besorâ, qui dans une quarantaine de passages s'applique à quelque nouvelle réjouissante (sauf dans 1Sa 4:17, où elle est désastreuse).

Or voici la nouveauté sans pareille de la Révélation, déjà dans l'A.T. : elle proclame la faveur divine prête à sauver l'humanité. Incroyable message pour l'homme naturel, pour les âmes pieuses message bienheureux, qui va monopoliser dans la langue religieuse l'euaggelion grec comme elle a déjà spécialisé le bissar hébreu, en les transposant définitivement dans le plan spirituel. Les psalmistes annoncent (grec, évangélisent) la justice et le salut de Dieu (Ps 40:10 96:2). Mais c'est surtout chez le grand prophète de l'Exil, le second Ésaïe, qu'apparaît le pressentiment de l'Évangile chrétien : pour les captifs de Babylone il fait retentir la bonne nouvelle de leur prochain affranchissement par la toute-puissance de l'Éternel (Esa 40:9 et suivant) ; il évoque un messager portant en hâte à Jérusalem assise sur ses ruines la bonne nouvelle de paix et de bonheur : Dieu va lui ramener ses enfants et rentrer dans Sion (Esa 52:7 et suivants, cf. Na 1:15) ; il montre l'Oint (Messie) de Jéhovah chargé de donner aux humbles la bonne nouvelle de la délivrance et de la grâce de Dieu (Esa 61:1 et suivants). Ces promesses prophétiques, en posant des conditions morales et religieuses à la restauration d'Israël, ne séparaient pas les grâces spirituelles des temporelles ; mais si ces dernières furent bientôt réalisées, par l'édit libérateur de Cyrus, l'espérance du grand anonyme ne cessa de s'élever, de plus en plus fervente, vers le Serviteur de l'Éternel qui devait accomplir la rédemption du monde pécheur (voir Ésaïe II). Aussi l'a-t-on appelé « l'Évangéliste de l'Exil ; ce titre n'est point usurpé : celui auquel on le décerne a bien été le porteur d'une bonne nouvelle. Sans doute ce n'est pas encore, dans toute sa plénitude, l'Évangile par excellence, l'Évangile de Jésus-Christ et des apôtres ; mais c'en est comme le prélude » (L. Gautier).

2.

Dans le Nouveau Testament.

Voilà pourquoi ces trois proclamations du second Ésaïe sont prises comme textes de la Bonne Nouvelle proprement dite : la première introduit, dans nos quatre évangiles, Jean précurseur de Jésus (Mr 1:2 et suivant, Mt 3:3, Lu 3:4 et suivants, Jn 1:23, cf. Esa 40:3 et suivants), la deuxième est appliquée par l'apôtre Paul à la mission chrétienne (Ro 10:15, cf. Esa 52:7), et la troisième est choisie par le Seigneur lui-même pour caractériser son programme de Messie dès le début de son ministère (Lu 4:17-21, cf. Esa 61:1 et suivant).

Les plus anciens textes écrits où apparaisse ainsi l'Évangile au sens chrétien sont naturellement les épîtres de saint Paul, antérieures à la composition de nos évangiles ; et l'emploi qu'il en fait est significatif : alors que le verbe évangéliser, au sens familier, ne se trouve qu'une seule fois sous sa plume, dans la première de ses lettres connues de nous (1Th 3:6: « Timothée nous a donné de bonnes nouvelles de votre foi... »), par ce même verbe il désigne à vingt reprises différentes le message chrétien, qu'il exprime plus souvent encore par le nom d'évangile. Celui-ci revient jusqu'à soixante fois dans ses diverses épîtres (celle à Ti exceptée) et déjà huit fois dans les deux plus anciennes, celles aux Thess., dont tout un long passage roule sur la prédication qui lui est confiée de « l'évangile de Dieu » (1Th 2:2,4,8,9). C'est dire qu'à peine vingt ans après la mort de Jésus, l'expression était déjà consacrée dans les Églises et que saint Paul l'avait adoptée avec la prédilection d'un apôtre envoyé aux païens pour leur apporter l'ineffable message, à la fois bon et nouveau, celui de leur délivrance. « Le christianisme primitif a su, par l'une des plus remarquables créations du génie de la langue grecque, lui donner une expression adéquate en l'appelant évangile. » (Deissmann). L'Évangile, c'est le message chrétien en général, puissance divine de salut universel (Ro 1:16), c'est l'objet de la prédication apostolique, que (Php 1:7,12,16) Paul appelait quelquefois notre Évangile (1Th 1:5,2Th 2:14) ou mon Évangile (Ro 2:16), équivalant à « la prédication du nom de Jésus-Christ » (Ro 16:25), à l'enseignement de sa mort rédemptrice et de sa résurrection (1Co 15:1,3) ; Paul écrit aussi l' Évangile de Dieu, c'est-à-dire donné par Dieu, et remis aux apôtres chargés de l'annoncer (Ro 1:1), ce qui leur confère un vrai « sacerdoce », ou service liturgique (Ro 15:16) ; il dit encore Y Évangile du Christ (1Th 3:2,1Co 9:12), par où il se peut qu'il entende le témoignage relatif au Christ plutôt que l'enseignement même du Christ ; mais les deux points de vue pouvaient aussi se compléter dans la prédication primitive et par conséquent être exprimés ensemble par le même vocable. Souvent l'apôtre précise un aspect particulier de la Bonne Nouvelle : la vérité de l'Évangile, le mystère de l'Évangile, la foi de l'Évangile (Ga 2:14, Eph 6:19, Phi 1:27), etc., ou bien l'Évangile du salut, de la paix, de la gloire (Eph 1:13 6:15,2Co 4:4,1Ti 1:11), etc. Parlant du salut gratuit par la foi, aux Galates que les judaïsants avaient circonvenus, il déclare énergiquement qu'il n'existe pas un autre Évangile (Ga 1:6,9).

Les évangiles synoptiques utilisent dans le même sens le substantif et le verbe, bien qu'en des proportions beaucoup plus limitées et moins variées. Nous avons déjà vu saint Luc attribuer à Jésus la citation du verbe dans Ésaïe ; lui-même il l'applique fréquemment à la prédication du Seigneur (Lu 8:1 9:6 etc.), et avant elle à la proclamation céleste de la naissance du Sauveur (Lu 2:10), d'où il suit que l'absence dans son évangile du substantif, qu'il emploie dans les Actes (Ac 15:7 20:24), ne peut être qu'accidentelle. Dans Marc et Matthieu, l'Évangile représente comme dans les épîtres le témoignage à l'oeuvre de Jésus, et cela dès le premier verset de Marc qui malgré son apparence de titre : « Commencement de l'Évangile de Jésus-Christ, Fils de Dieu », ne porte pas sur le livre même (Il ne serait pas dit : commencement, de cet évangile), mais sur le christianisme, dont le ministère du Seigneur est en effet le commencement. De même, dans le commentaire que fait Jésus de l'hommage du parfum (Mr 14:9 parallèle Mt 26:13), il s'agit sans doute de la future prédication apostolique ; la façon dont est introduit ici « cet Évangile », expression courante dans l'Église au temps des rédacteurs évangéliques, peut avoir été prêtée à Jésus par anticipation, dans une prophétie quelque peu générale pour une circonstance aussi particulière. Mais nous ne pouvons suivre les critiques qui, dans toutes les occasions où Jésus emploie le terme, le mettent semblablement au compte du rédacteur ; on ne voit pas pourquoi le Maître n'aurait jamais pu parler de l'Évangile, sous prétexte que cette Bonne Nouvelle devait être plus tard, aux yeux des apôtres, l'oeuvre rédemptrice de son sacrifice, de sa mort et de sa résurrection. Ce dernier fait prouve que le contenu de la Bonne Nouvelle devait s'enrichir en conséquence de ces événements d'une portée infinie ; mais il n'en est pas moins vrai que, dès l'apparition du prophète de Galilée, son message du « Royaume des cieux » Mt 4:17) était une véritable Bonne Nouvelle (Mr 1:14 et suivant), « l'Évangile du Royaume » (Mt 4:23 9:35), que cet Évangile impliquait le renoncement des siens à ce qui pouvait les en détourner (Mr 8:35 10:29), et qu'ils devaient prêcher ce message aux nations (Mr 13:10 parallèle Mt 24:14). Puisque ce terme, éminemment messianique, évoquait déjà chez les prophètes l'idée même de la délivrance que Dieu devait assurer au monde, c'est son absence totale, dans le langage du Sauveur, qui plutôt que sa présence paraîtrait inexplicable. Assurément, du vivant de Jésus, il n'avait pas encore acquis toute sa pleine valeur chrétienne ; mais cette différence de perspective marque simplement le progrès normal de la foi chez les disciples du Messie galiléen, qui ne deviendront les témoins du Rédempteur du Calvaire et de Pâques que lorsqu'ils auront reçu l'Esprit de la Pentecôte.

La Bonne Nouvelle, en son origine, n'est point exposé didactique ; elle est appel sonore de héraut (grec kèrusseïn). Elle ne recouvre pas tout le ministère évangélique ; parfois elle se distingue nettement des instructions : « Jésus enseignait le peuple et annonçait l'Évangile » (Lu 20:1, cf. Mt 4:23 9:35) ; ailleurs c'est l' « enseignement » lui-même qui fait retentir le joyeux carillon des Béatitudes : « Heureux... » (Mt 5:2 et suivants).

L'élan spontané, explosif, clamait l'Évangile :

de Dieu (Mr 1:14), révélation du Père céleste initiateur du salut ;

du Royaume (Mt 24:14), révélation de la famille humaine objet du salut ;

de Jésus-Christ Fils de Dieu (Mr 1:1), révélation du Rédempteur auteur du salut. Chantre de ce triple cantique, cantique nouveau de l'amour de Dieu pour l'homme, le Fils de l'homme, le Fils de Dieu ne l'aurait-il vraiment pas chanté, dans les termes mêmes, comme la Bonne Nouvelle ? Dans son Église, en effet, la notion d'Évangile allait absorber bientôt, avec la prédication, l'enseignement caté-chétique, la doctrine et la morale ; mais ces cristallisations inévitables de la communauté ne doivent point nous faire perdre de vue, dans sa fraîcheur première, la grande Nouvelle du bonheur et du bien en Dieu, apportée par l'Être saint au monde désorienté, dégradé, désespéré.

II Les Évangiles.

C'est par une transition presque insensible que ce beau nom de l'oeuvre du Sauveur s'est appliqué plus tard aux narrations de son ministère. Nous avons vu qu'il ne doit pas avoir ce sens dans Mr 1:1. De même dans Ap 14:8, « l'Évangile éternel » que « l'ange porte (litt., un ange ayant l'Évangile) au milieu du ciel », n'est pas un livre, mais un message, la bonne nouvelle qui d'après Ap 10:7 a été annoncée (litt., évangélisée) aux serviteurs de Dieu et qui d'après Ap 14:6 doit être annoncée (litt., évangélisée) à tous les habitants de la terre ; il s'agit du jugement dernier imminent, bonne nouvelle pour les fidèles au seuil de l'éternité : d'où l'épithète d'Évangile « éternel ». Quant aux titres que portent en grec dans les anciens manuscrits, et en français dans toutes nos Bibles, les quatre premiers livres du N.T. - : « Évangile selon saint Matthieu, etc. », il paraît fort probable qu'ils n'appartenaient pas à l'écrit original (aucun livre du N.T. n'a dû être d'abord publié sous un titre quelconque), mais qu'ils furent ajoutés plus tard par quelque copiste. C'est d'autant plus vraisemblable pour nos évangiles, notamment pour les trois premiers, parus sans doute avant l'an 80, qu'en aucun texte du I er siècle le terme d'évangile ne désigne un ouvrage, et que les passages les plus anciens où ce sens soit admissible appartiennent à la Didachè, aux environs de l'an 100 ; encore y est-il douteux, car en prescrivant la prière, « comme le Seigneur l'a commandé dans son Évangile », ou la répréhension fraternelle, ou les aumônes, « comme vous avez cela dans l'évangile », « ... dans l'évangile de notre Seigneur » (Didach 8:2, cf. 11:3 15:3, 4), l'auteur peut aussi bien faire allusion à l'enseignement du Christ qu'à l'un de nos évangiles. Dans la lettre d'Ignace (Mort en 155) aux chrétiens de Philadelphie, un passage dont la traduction est d'ailleurs discutée (8:2) désigne indiscutablement par euaggelion le livre ou les livres de la vie de Jésus ; peut-être un autre, au chap. 5, fait-il encore allusion à ces derniers, lorsqu'il distingue deux classes dans le N.T. : « l'évangile » et « les apôtres » (c-à-d, leurs épîtres). Le pluriel euaggelia est très clair dans l'épître à Diognète, parlant de la « foi aux évangiles » (11:6), et dans Justin Martyr (environ 150 à 160), parlant des « souvenirs des apôtres, qu'on appelle évangiles » (Apol., I, 66:3) ; quand il emploie ailleurs le singulier : « dans l'évangile » (Dial. Tryph., 10:2 100:1), l'équivoque redevient possible. Mais à partir de cette époque, où commençait à s'affirmer l'autorité canonique des quatre évangiles, le sens d'évangile-document devient de plus en plus général. De la même manière, le titre d' « évangéliste » (voir ce mot), qui désigne dans le N.T. les premiers porteurs de la Bonne Nouvelle à certaines régions, devait ensuite, avec Hippolyte et Origène, s'appliquer aux auteurs de nos évangiles ; et un papyrus chrétien du VI e siècle appellera l'oraison dominicale la prière « évangélique », c'est-à-dire qui se trouve dans les évangiles. Parmi les écrits qui se multiplièrent au II e siècle autour de traditions et de légendes souvent invraisemblables et même fantastiques relatives à Jésus et à sa famille, un certain nombre portent aussi le nom d'évangiles, quoique l'Église chrétienne ne les ait pas admis comme Écritures saintes (voir Évang, apocryphes).

Le titre de protévangile (=premier évangile) a été attribué à l'un d'eux (protév. de Jacques), parce qu'il se limite à l'enfance et l'adolescence de Jésus ; le même terme s'emploie aussi

dans le sens primitif du mot Évangile, lorsque par Protévangile on désigne soit les prophéties messianiques de l'ancienne alliance en général, soit en particulier la première promesse rédemptrice, celle de Ge 3:15. D'une façon analogue, le tableau du Messie dans Esa 53 a été appelé, soit « l'Évangile avant l'Évangile », soit « le cinquième évangile ».

Dans les titres de nos évangiles, les formules « selon saint Matthieu, saint Mc », etc. (grec kata), variables suivant les manuscrits, sont aussi dues à des copistes, fidèles échos des convictions de leurs milieux sur l'origine des livres en question. A strictement parler, ce n'était ni une affirmation ni une négation quant à l'identité de l'évangéliste ; la préposition exprimait la conformité à un certain type et équivalait à : « évangile rédigé suivant l'enseignement de... ». Sans doute, pour les chrétiens des quatre premiers siècles qui leur ont donné ces titres, la formule présumait bien qu'ils étaient l'oeuvre de celui dont ils portaient le nom, comme l'histoire d'Hérodote était intitulée « selon Hérodote » ; mais un évangile n'appartenait pas à Marc, à Matthieu, de la même manière qu'une épître appartenait à Paul, à Jacques, ce qui autorisait alors à dire « épître de Paul, de Jacques » ; quelque chose du sens original d'Évangile se conservait derrière le nom du document : les quatre évangiles étaient, d'après Irénée, l' « Évangile de Dieu », transmis par les apôtres, mais « l'Évangile tétramorphe » (Adv. Hoer., III, 11:8), c'est-à-dire sous quatre formes différentes, et c'est par l'expression : « selon... » qu'on entendait marquer ce qui distinguait chacune de ces formes. A propos de ce chiffre de quatre évangiles, qui venait d'être fixé définitivement dans l'Église, Irénée (vers 180) accumulait les spéculations symboliques : chiffre conforme à la pensée divine ; il y a quatre vents et quatre régions du monde, ainsi il y a quatre évangiles pour l'extension de l'Église dans le monde. Celle-ci, comme un temple, repose sur leurs quatre colonnes. Ils correspondent encore aux quatre alliances de Dieu, avec Adam, Noé, Moïse et Jésus, etc. Eusèbe à son tour les appellera « le quadrige sacré ».

Pour caractériser leurs physionomies respectives, Irénée va jusqu'à chercher le symbole des quatre évangiles canoniques dans les quatre « animaux » (grec zôa ; litt., êtres vivants) de l'Apocalypse (Ap 4:7), inspirés eux-mêmes des chérubins de la vision d'Ézéchiel (1:10). La Parole éternelle et créatrice, dont le trône est au-dessus des chérubins, (cf. Ps 80:2) inspire un évangile unique, mais à quatre faces qui représentent sa disposition quadruple : le lion, la puissance souveraine ; le taureau, le sacrifice ; l'homme, la nature humaine ; l'aigle, l'Esprit sur l'Église. C'est dans les premières pages de chaque évangile qu'Irénée veut trouver la justification de ces types : la royauté du Fils unique dans Jn 1, son sacrifice dans Lu 1, sa naissance humaine dans Mt 1 ; l'Esprit de prophétie dans Mr 1. Ces rapprochements sont tellement artificiels que les successeurs en inventent d'autres, parfois aussi contestables ; Augustin, estimant puéril de caractériser un ouvrage par son début, entreprend de le faire d'après le point de vue général de l'auteur. Finalement, les principales combinaisons imaginées par les différents Pères de l'Église peuvent se ramener au tableau suivant, dont la dernière colonne est celle qui nous intéresse le plus, parce qu'elle est devenue l'interprétation populaire entrée dans l'art du Moyen âge, et qui se retrouve aujourd'hui dans les attributs iconographiques de la plupart des églises.

  Irénée Augustin Pseudo-Athanaze Jérôme
 
Matthieu  Homme  Lion  Homme  Homme
 
Marc  Aigle  Homme  Taureau  Lion
 
Luc  Taureau  Taureau  Lion  Taureau
 
Jean  Lion  Aigle  Aigle  Aigle

Si l'on tient à tirer parti de cette symbolique, tout arbitraire qu'elle soit, l'interprétation la moins défectueuse pourrait encore être une cinquième, qu'on utilise quelquefois aujourd'hui dans les leçons destinées à la jeunesse :

Matthieu : Taureau Evangile du Christ accomplissant l'A. T
 
Marc : Lion Evangile du Christ tout-puissant
 
Luc : Homme Evangile Evangile du Christ au coeur humain
 
Jean : Aigle   Evangile du Christ éternel

Peut-être serrerons-nous de plus près encore la réalité si nous distinguons en nos évangiles des portraits de Jésus : Messie dans Marc missionnaire dans Luc Roi dans Matthieu, Rédempteur dans Jean (Westphal, J.N. d'après Tém., I, pp. 112-117), ou bien encore si nous y voyons l'oeuvre du Christ en rapport avec :

le passé, réalisation de l'espérance juive, d'après Matthieu ;

le présent, manifestation d'autorité suprême devant les Romains, d'après Marc ;

l'avenir, perspective du salut pour les nations, d'après Lc ;

l'éternité, communion parfaite en Dieu le Père, d'après Jn. Ces points de vue complémentaires les uns des autres (voir les art. consacrés à chaque évangile) fournissent un aperçu de leurs individualités propres aussi bien que de leur accord fondamental, qui les a fait comparer aussi à un chant à quatre voix dont les mélodies peuvent se faire entendre séparément, mais qui se fondent en un ensemble de parfaite harmonie.

Conclusion.

Un phénomène analogue s'est donc produit pour les livres normatifs de l'ancienne et de la nouvelle alliance. De même que la Thora (=Loi), instruction divine révélée, était devenue le nom des ouvrages renfermant cette révélation : les livres de la Loi, --de même l'Évangile, bonne nouvelle du salut en Jésus-Christ, est devenu le nom des livres renfermant la proclamation de ce salut : les Évangiles. Cette distinction élémentaire n'est pas sans conséquence pour une juste appréciation des origines de la doctrine et de l'Église chrétiennes. Lorsque le catholicisme prétend l'Église antérieure à la doctrine, il ne peut étayer sa thèse que sur la confusion entre les évangiles et l'Évangile. Il dira, par exemple : « Les Évangiles ont été composés dans l'Église et pour l'Église. C'est elle qui les a reçus, approuvés, distingués... Les Évangiles disparaîtraient, que l'Église serait encore l'Église. Car l'Église a existé avant les Évangiles, l'esprit avant la lettre, la religion d'autorité avant la religion d'un livre, si haut qu'on le place. L'Église n'est pas fondée sur les Evangiles écrits, ceux-ci sont nés alors qu'elle rayonnait déjà de jeunesse et de vie. » (Huby, L'Évangile et les Évangiles, Paris, Grasset 1929, pp. 8, 9). Tant qu'il s'agit des évangiles, ces observations sont tout à fait exactes : ils sont un fruit de l'Église chrétienne ; mais--et c'est ici le point essentiel--l'Église chrétienne est elle-même le fruit de l'Évangile, le résultat dans la société de la prédication apostolique témoignage à la révélation de Jésus-Christ. L'Église a donc, sans doute, précédé les Évangiles, mais elle a été précédée par l'Évangile ; en produisant les Évangiles elle n'a rien créé qui lui fût personnel : elle-même création de Jésus-Christ dans la personne de ses fidèles, elle a simplement rendu nécessaire et possible la transmission écrite de leurs témoignages à son divin Chef (voir Évang, synopt., conclusion). Or l'Évangile de Jésus (sa doctrine du Royaume de Dieu) et l'Évangile des apôtres (leur doctrine de la personne du Christ) ne sont nullement deux types différents d'Évangile, nullement deux étapes successives dans l'histoire du christianisme, mais deux expressions inséparables du même Évangile ; car c'est « un fait historique d'une importance cardinale que l'Évangile de Jésus soit devenu le culte rendu au Seigneur Jésus-Christ » (Deissmann). Et c'est parce que le témoignage des évangiles, comme aussi celui des Actes et des épîtres, est authentique et conforme à la révélation de Jésus, que tous les retours au N.T. par delà l'histoire de l'Église ont retrouvé dans les évangiles l'Évangile primitif lui-même, dégagé des traditions et superfétations ecclésiastiques. Si l'Église chrétienne n'est pas fondée sur les évangiles, elle est fondée sur l'Évangile, que nous ont conservé les évangiles, les épîtres, le.N.T. tout entier.

L'Évangile est donc bien le fondement de l'Église chrétienne. Il est davantage : il est le message qu'elle doit au monde. C'est en ces termes mêmes que la Conférence mondiale sur la Foi et la Constitution de l'Église, assemblée à Lausanne en août 1927, s'est trouvée mise en présence de la sublime vocation de l'Église chrétienne. « C'est bien sur ce point, y a déclaré le prof. Deissmann, qu'il nous faut insister avec le plus d'énergie : le sens primitif du mot chrétien evangelium est celui de la bonne nouvelle apportée par Jésus de Nazareth du Royaume de Dieu qui va venir, de la domination royale du Dieu vivant qui est sur le point de s'établir dans ce monde et qui concentre en elle-même les deux idées du jugement et de la Rédemption. Ce message se trouve être inséparablement uni avec l'exigence formelle de la transformation intérieure de chaque individu... L'Évangile de Jésus n'a pas été et n'est pas le principe théologique d'une nouvelle école, ni une philosophie de l'histoire, ni le programme d'une conception du monde toute théorique... L'Évangile de Jésus est une proclamation religieuse, la trompette de l'archange, un saisissant appel à la repentance, une consolation bienheureuse, toujours et avant tout un appel pratique, qui veut transformer les hommes et les amener au Dieu vivant, et non pas les enseigner seulement... C'est dire qu'il nous faut vivre nous-mêmes dans l'idée que le Royaume de Dieu est proche, que Dieu vient à nous avec son pouvoir absolu, comme juge et comme rédempteur, et qu'il faut en conséquence nous préparer intérieurement à cette venue de Dieu par la metanoïa, par le changement du coeur... Au temps des Césars, c'était bien l'âme de l'humanité d'alors, de cette humanité malheureuse, chargée de tares, de souffrances et d'angoisses, qui se reflétait dans ce seul mot : évangile ! l'heureuse « légende », la rédemption conçue comme une joie divine ! N'en doit-il pas être de même aujourd'hui encore, à l'heure où l'Église de Jésus-Christ porte l'antique message du Maître à l'individu et au monde ? Ce ne sont pas des paragraphes qu'elle rédige, c'est une trompette qu'elle fait retentir... Cette évangélisation parlera du caractère effrayant du péché et de la splendeur de la grâce. Mais parce que la grâce l'emporte sur le péché, elle finira toujours par dire la bonne nouvelle, l'Évangile ! » Jn L.

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      20 Joab répond : « Non, parce qu’aujourd’hui, tu ne serais pas un messager de bonne nouvelle. Tu iras porter des nouvelles un autre jour. Mais aujourd’hui, n’y va pas, parce que le fils du roi est mort. »

      Psaumes 40

      10 Dans la grande assemblée, j’annonce cette bonne nouvelle : le SEIGNEUR rend libre. Je ne peux pas me taire, SEIGNEUR, tu le sais.

      Psaumes 80

      2 Berger d’Israël, toi qui conduis Joseph comme un troupeau, écoute ! Toi qui es assis au-dessus des chérubins, montre-toi, entouré de lumière.

      Psaumes 96

      2 Chantez pour le SEIGNEUR, remerciez-le d’être votre Dieu ! Jour après jour, annoncez : Dieu nous sauve !

      Esaïe 40

      3 Quelqu’un crie : « Dans le désert, ouvrez un chemin pour le SEIGNEUR. Dans ce lieu sec, faites une bonne route pour notre Dieu.
      9 Jérusalem, monte sur une haute montagne. Ville de Sion, crie de toutes tes forces. Toi qui apportes une bonne nouvelle, élève la voix, n’aie pas peur. Dis aux villes de Juda : « Voici votre Dieu !

      Esaïe 52

      7 Quelle joie de voir arriver sur les montagnes un messager qui apporte une bonne nouvelle ! Il annonce la paix, le bonheur et le salut. Il te dit, Jérusalem : « Ton Dieu est roi. »

      Esaïe 53

      1 Qui a cru à la nouvelle que nous avons apprise ? Qui a reconnu la puissance du SEIGNEUR ?
      2 Devant le SEIGNEUR, le serviteur a grandi comme une petite plante, comme une racine qui sort d’une terre sèche. Il n’avait ni la beauté ni le prestige qui attirent les regards. Son apparence n’avait rien pour nous plaire.
      3 Tout le monde le méprisait et l’évitait. C’était un homme qui souffrait, habitué à la douleur. Il était comme quelqu’un que personne ne veut regarder. Nous le méprisions, nous le comptions pour rien.
      4 Pourtant, ce sont nos maladies qu’il supportait, c’est de notre souffrance qu’il s’était chargé. Et nous, nous pensions : c’est Dieu qui le punit de cette façon, c’est Dieu qui le frappe et l’abaisse.
      5 Mais il était blessé à cause de nos fautes, il était écrasé à cause de nos péchés. La punition qui nous donne la paix est tombée sur lui. Et c’est par ses blessures que nous sommes guéris.
      6 Nous étions tous comme des moutons perdus, chacun suivait son propre chemin. Et le SEIGNEUR a fait retomber sur lui nos fautes à nous tous.
      7 On l’a fait souffrir, mais lui, il a accepté cela, il a gardé le silence. Comme un agneau qu’on mène à l’abattoir, comme un mouton qui ne crie pas quand on lui coupe sa laine, il a gardé le silence.
      8 On l’a arrêté, jugé, puis supprimé. Mais qui a fait attention à ce qui lui arrivait ? Oui, on l’a enlevé du monde des vivants. Il a été frappé à mort à cause des fautes de son peuple.
      9 Il a été enterré avec les gens mauvais. Sa tombe est avec les riches. Pourtant, il n’avait rien fait de mal et il n’avait jamais trompé personne.
      10 Mais le SEIGNEUR donne raison à son serviteur écrasé. Et il a rétabli celui qui avait offert sa vie à la place des autres. Son serviteur aura des enfants et il vivra encore longtemps. Par lui, le SEIGNEUR réalisera son projet.
      11 À cause des souffrances qu’il a supportées, il verra la lumière, il sera rempli de bonheur. Mon serviteur, le vrai juste, rendra justes un grand nombre de gens, parce qu’il s’est chargé de leurs péchés.
      12 C’est pourquoi je le mets au rang des plus grands. Il partagera les richesses des ennemis avec les puissants. En effet, il a accepté librement de mourir et d’être mis avec les bandits. Oui, il a porté les péchés de beaucoup de gens et il est intervenu pour les coupables.

      Esaïe 61

      1 L’esprit du Seigneur DIEU est sur moi. Oui, il m’a consacré pour apporter une bonne nouvelle aux pauvres. Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour annoncer aux déportés : « Vous êtes libres ! », et à ceux qui sont en prison : « Vous allez revoir la lumière du jour. »

      Jérémie 20

      15 Qu’il soit maudit, l’homme qui a rempli mon père de joie en lui annonçant : « C’est un garçon ! »

      Ezéchiel 1

      10 Chaque être a quatre visages : un visage humain devant, un visage de lion à droite, un visage de taureau à gauche et un visage d’aigle derrière.

      Nahum 1

      Matthieu 1

      1 Voici la liste des ancêtres de Jésus-Christ : David est l’ancêtre de Jésus-Christ, et Abraham est l’ancêtre de David.
      2 Abraham est le père d’Isaac. Isaac est le père de Jacob. Jacob est le père de Juda et ses frères.
      3 Juda est le père de Pérès et de Zéra, leur mère est Tamar. Pérès est le père de Hesron. Hesron est le père de Ram.
      4 Ram est le père d’Amminadab. Amminadab est le père de Nachon. Nachon est le père de Salma.
      5 Salma est le père de Booz, la mère de Booz est Rahab. Booz est le père d’Obed, la mère d’Obed est Ruth. Obed est le père de Jessé.
      6 Jessé est le père du roi David. David est le père de Salomon, la mère de Salomon était la femme d’Urie.
      7 Salomon est le père de Roboam. Roboam est le père d’Abia. Abia est le père d’Asa.
      8 Asa est le père de Josaphat. Josaphat est le père de Joram. Joram est le père d’Ozias.
      9 Ozias est le père de Yotam. Yotam est le père d’Akaz. Akaz est le père d’Ézékias.
      10 Ézékias est le père de Manassé. Manassé est le père d’Amon. Amon est le père de Josias.
      11 Josias est le père de Yekonia et ses frères. À ce moment-là, on emmène les Israélites prisonniers à Babylone.
      12 Après cela, Yekonia est le père de Chéaltiel. Chéaltiel est le père de Zorobabel.
      13 Zorobabel est le père d’Abihoud. Abihoud est le père d’Éliakim. Éliakim est le père d’Azor.
      14 Azor est le père de Sadoc. Sadoc est le père d’Akim. Akim est le père d’Élioud.
      15 Élioud est le père d’Éléazar. Éléazar est le père de Matthan. Matthan est le père de Jacob.
      16 Jacob est le père de Joseph. Joseph a pris Marie pour femme, et Marie est la mère de Jésus, qu’on appelle Christ.
      17 Voici le total : il y a 14 générations depuis Abraham jusqu’à David. Il y a 14 générations depuis David jusqu’à ce qu’on emmène les Israélites prisonniers à Babylone. Ensuite, il y a encore 14 générations jusqu’au Christ.
      18 Voici comment Jésus-Christ est né. Marie, sa mère, est promise en mariage à Joseph. Mais, avant d’habiter avec Joseph, Marie attend un enfant par la puissance de l’Esprit Saint.
      19 Joseph, son fiancé, est un homme juste. Il ne veut pas accuser Marie devant tout le monde, alors il décide de la renvoyer en secret.
      20 Au moment où il pense à cela, l’ange du Seigneur se montre à lui dans un rêve. L’ange lui dit : « Joseph, fils de David, n’aie pas peur de prendre chez toi Marie, ta femme. Oui, l’enfant qui est dans son ventre vient de l’Esprit Saint.
      21 Elle va mettre au monde un fils, et toi, tu l’appelleras Jésus. En effet, c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »
      22 Ainsi se réalise ce que le prophète a dit de la part du Seigneur :
      23 « La jeune fille attendra un enfant. Elle mettra au monde un fils. On l’appellera Emmanuel, ce qui veut dire “Dieu avec nous”. »
      24 Quand Joseph se réveille, il fait ce que l’ange du Seigneur lui a commandé. Il prend sa femme chez lui,
      25 mais il ne s’unit pas à elle jusqu’au jour où Marie met au monde un fils. Joseph donne à l’enfant le nom de Jésus.

      Matthieu 3

      3 Le prophète Ésaïe a parlé de Jean quand il a dit : « Quelqu’un crie dans le désert : “Préparez la route du Seigneur ! Faites-lui des chemins bien droits !” »

      Matthieu 4

      17 À partir de ce moment, Jésus se met à annoncer : « Changez votre vie ! Oui, le Royaume des cieux est tout près de vous ! »
      23 Jésus va dans toute la Galilée. Il enseigne dans les maisons de prière juives, il annonce la Bonne Nouvelle du Royaume, il guérit les gens de toutes leurs maladies et de toutes leurs douleurs.

      Matthieu 5

      2 Jésus prend la parole et il les enseigne en disant :

      Matthieu 9

      35 Jésus passe dans toutes les villes et dans tous les villages. Il enseigne dans les maisons de prière juives, il annonce la Bonne Nouvelle du Royaume, il guérit toutes les maladies et toutes les douleurs.

      Matthieu 24

      14 On annoncera au monde entier cette Bonne Nouvelle du Royaume, pour que tous ceux qui ne connaissent pas Dieu l’entendent. Alors ce sera la fin. »

      Matthieu 26

      13 Je vous le dis, c’est la vérité : partout où on annoncera cette Bonne Nouvelle, dans le monde entier, on racontera ce que cette femme a fait, et on se souviendra d’elle. »

      Marc 1

      1 La Bonne Nouvelle de Jésus-Christ, Fils de Dieu, commence ici.
      2 Dans le livre du prophète Ésaïe, on lit : « Moi, Dieu, je vais envoyer mon messager devant toi, pour préparer ton chemin.
      3 Quelqu’un crie dans le désert : “Préparez la route du Seigneur ! Faites-lui des chemins bien droits !” »
      4 Ainsi Jean-Baptiste vient dans le désert. Il lance cet appel : « Faites-vous baptiser, pour montrer que vous voulez changer votre vie, et Dieu pardonnera vos péchés. »
      5 Tous les habitants de la région de Judée et de la ville de Jérusalem viennent vers Jean. Ils avouent leurs péchés devant tout le monde, et Jean les baptise dans l’eau du Jourdain.
      6 Jean porte un vêtement en poils de chameau et il a une ceinture de cuir autour de la taille. Il mange des sauterelles et du miel sauvage.
      7 Il annonce : « Celui qui va venir après moi est plus puissant que moi. Je ne suis pas digne de me baisser pour lui enlever ses sandales.
      8 Moi, je vous ai baptisés dans l’eau, mais lui, il vous baptisera dans l’Esprit Saint. »
      9 Alors Jésus arrive de Nazareth, village de Galilée. Jean le baptise dans le Jourdain.
      10 Au moment où Jésus sort de l’eau, il voit le ciel s’ouvrir. Et il voit l’Esprit Saint descendre sur lui comme une colombe.
      11 Une voix vient du ciel et lui dit : « Tu es mon fils très aimé. C’est toi que j’ai choisi avec joie. »
      12 Tout de suite après, l’Esprit Saint envoie Jésus dans le désert.
      13 Pendant 40 jours, il reste dans le désert et il est tenté par Satan. Jésus est avec les bêtes sauvages, et les anges le servent.
      14 Un jour, Jean est mis en prison. Alors Jésus va en Galilée. Il annonce la Bonne Nouvelle de Dieu
      15 et il dit : « Le moment décidé par Dieu est arrivé, et le Royaume de Dieu est tout près de vous. Changez votre vie et croyez à la Bonne Nouvelle ! »
      16 Jésus marche le long du lac de Galilée. Il voit Simon et André, le frère de Simon. Ce sont des pêcheurs, et ils sont en train de jeter un filet dans le lac.
      17 Jésus leur dit : « Venez avec moi, et je ferai de vous des pêcheurs d’hommes. »
      18 Aussitôt, ils laissent leurs filets et ils suivent Jésus.
      19 En allant un peu plus loin, Jésus voit Jacques et Jean, deux frères. Ce sont les fils de Zébédée. Ils sont dans leur barque et réparent leurs filets.
      20 Aussitôt Jésus les appelle. Ils laissent leur père Zébédée dans la barque avec les ouvriers, et ils s’en vont avec Jésus.
      21 Jésus et ses disciples arrivent à la ville de Capernaüm. Le jour du sabbat, Jésus entre dans la maison de prière et il se met à enseigner.
      22 Ceux qui l’entendent sont très étonnés par sa façon d’enseigner. En effet, il n’enseigne pas comme les maîtres de la loi, il le fait avec l’autorité que Dieu lui donne.
      23 Juste à ce moment, un homme qui a un esprit mauvais en lui entre dans la maison de prière. Il se met à crier :
      24 « Jésus de Nazareth, qu’est-ce que tu nous veux ? Est-ce que tu es venu pour notre malheur ? Je sais bien qui tu es, tu es le Saint que Dieu a envoyé ! »
      25 Jésus menace l’esprit mauvais en lui disant : « Tais-toi et sors de cet homme ! »
      26 L’esprit mauvais secoue l’homme avec force et sort de lui en poussant un grand cri.
      27 Tous sont très étonnés et ils se demandent entre eux : « Qu’est-ce qui se passe ? Cet homme enseigne d’une façon nouvelle et avec assurance. Il commande même aux esprits mauvais, et ils lui obéissent ! »
      28 Alors les gens se mettent à parler de Jésus dans toute la région de la Galilée.
      29 Jésus sort de la maison de prière et tout de suite après, il va chez Simon et André. Jacques et Jean l’accompagnent.
      30 La belle-mère de Simon est couchée, avec de la fièvre. Aussitôt, on parle d’elle à Jésus.
      31 Jésus s’approche, il lui prend la main, il la fait lever et la fièvre la quitte. Ensuite la belle-mère de Simon se met à les servir.
      32 Le soir, après le coucher du soleil, les gens amènent à Jésus tous les malades et tous ceux qui ont des esprits mauvais.
      33 Tous les habitants de la ville sont rassemblés devant la porte de la maison.
      34 Jésus guérit toutes sortes de malades. Il chasse aussi beaucoup d’esprits mauvais et il ne les laisse pas parler, parce qu’ils savent qui est Jésus.
      35 Le matin suivant, pendant qu’il fait encore nuit, Jésus se lève et sort de la maison. Il va dans un endroit désert, et là, il se met à prier.
      36 Simon et ceux qui sont avec lui partent le chercher.
      37 Ils le trouvent et lui disent : « Tout le monde te cherche. »
      38 Jésus leur répond : « Allons ailleurs, dans les villages voisins. Là-bas aussi, je dois annoncer la Bonne Nouvelle. En effet, c’est pour cela que je suis venu. »
      39 Et Jésus va dans toute la Galilée. Il annonce la Bonne Nouvelle dans les maisons de prière et il chasse les esprits mauvais.
      40 Un lépreux s’approche de Jésus. Il se met à genoux devant lui et lui demande son aide en disant : « Si tu le veux, tu peux me guérir. »
    • Genèse 3

      1 Samuel 4

      1 Samuel 31

      2 Samuel 4

      2 Samuel 18

      19 En incitant David à remercier Dieu pour sa victoire, Akhimaats prépara le roi à recevoir la nouvelle de la mort de son fils.

      Plus nos cœurs sont disposés à exprimer notre reconnaissance à Dieu pour Ses Miséricordes, plus nous devrons supporter avec patience, les afflictions que l'Ennemi nous enverra parallèlement. Certains pensent que David ne se souciait que de l'avenir éternel d'Absalom ; tout laisse à croire pourtant que les paroles du roi étaient sans équivoque. Le seul reproche éventuel que l'on puisse faire à ce dernier, est d'avoir montré trop de penchants favorables pour un fils dénué de tout amour envers son père. On peut aussi critiquer l'attitude d'Absalom vis-à-vis de la justice divine. David, en tant que roi, aurait dû s'opposer à la mise en péril de la nation, plutôt que de céder à l'affection naturelle et normale pour son fils.

      Les hommes les meilleurs ne sont pas toujours confrontés à des situations qui leur sont favorable ; nous pouvons être terriblement affligés par ceux à qui nous avons voué un amour excessif. Tandis que nous apprenons par cet exemple, à veiller et prier contre l'indulgence du péché, ou contre la négligence de nos enfants, ne pouvons nous pas, par cet exemple de David, percevoir une image de l'Amour du Sauveur, qui pleura et pria pour nous ? Il a même souffert, et est mort pour l'humanité, malgré l'état rebelle, mauvais et hostile de cette dernière.

      Psaumes 40

      Psaumes 80

      Psaumes 96

      Esaïe 40

      Esaïe 52

      Esaïe 53

      1

      La Personne, (Esaïe 53:1-3)
      Les souffrances, (Esaïe 53:4-9)
      L'humiliation et la glorification de Christ, sont décrites avec précision ; les bénédictions résultant de Sa mort. (Esaïe 53:10-12)

      On ne trouve nulle part ailleurs, dans tout l'Ancien Testament, une prophétie aussi claire et complète, relative aux souffrances de Christ et à Son entrée en Gloire. Mais aujourd'hui, bien peu discernent, ou reconnaissent cette Puissance divine, si bien décrite dans la Parole. Le plus authentique et important message du salut des pécheurs, par l'intermédiaire du Fils de Dieu, est toujours méprisé. La condition misérable à laquelle Il s'est soumis, ainsi que Son humble aspect ici-bas, n'étaient pas « conformes » aux idées que les Juifs se faisaient du Messie. Ils s'attendaient à Le voir arriver en grand apparat ; au lieu de cela, Il grandit comme une « simple plante », silencieusement, sans manifestation particulière. Il n'avait rien de la Gloire que l'on supposait contempler en Le rencontrant. Sa vie entière fut l'objet, non seulement, d'une grande humilité extérieure, mais également de souffrance. Ayant été fait « péché » pour nous, Il a subi à notre place, la sentence que nous méritions. Les cœurs charnels ne voient rien dans le Seigneur Jésus qui puisse susciter un quelconque intérêt !

      Hélas, encore de nos jours, combien Il est souvent méprisé par les Siens, et rejeté quant à Sa doctrine et Son autorité !

      4 Ces versets décrivent les douleurs de Christ : ils détaillent les souffrances qu'Il allait endurer. C'est à cause de nos péchés, que notre Seigneur Jésus a souffert, à notre place. Nous avons tous péché, et sommes privés de la Gloire de Dieu.

      Les pécheurs se complaisent dans leurs péchés, dans leur mauvais cheminement, qui ne nous procurent que peines et douleurs, les plus terribles qui soient. Quand, par contre, nous « déposons » nos iniquités aux pieds de Christ, nous échappons à la ruine inévitable qui nous attend. L'expiation a été accomplie par notre Sauveur, en vue de nous délivrer de nos péchés : c'est la seule manière d'être sauvé !

      Nos péchés étaient les « épines » qui couronnaient la tête de Jésus, les « clous » qui ont percé Ses mains et Ses pieds, la « lance » qui a blessé Son côté. Christ a été livré à la mort pour nos offenses. Par Ses souffrances, Il nous a permis de bénéficier de l'Esprit et de la Grâce de Dieu, pour anéantir notre corruption, qui est véritablement la « maladie » de notre âme. Par le soutien de la Grâce, nous serons alors à même d'endurer nos peines ici-bas : Jésus nous a enseigné de considérer toute chose comme une perte, pour Lui, afin que nous L'aimions, car Il nous a aimés Le premier !

      10 « Approchez-vous », et voyez combien Christ nous a aimés ! Il est impossible de prendre Sa place, Lui, par contre, a pris la nôtre. Il a ainsi ôté le péché du monde, en le prenant sur Lui. Il a subi la mort, qui est le salaire du péché.

      Il faut remarquer la grandeur, la puissance et la magnificence du Sauveur. Christ n'accordera à nul autre qu'aux pécheurs repentants, le bénéfice de Son dévouement. Les desseins de l'Éternel s'accompliront inexorablement. Toutes les actions que nous pourrons entreprendre, conformément à la volonté divine, ne pourront que prospérer. L'Éternel verra s'accomplir la conversion et le salut des pécheurs. Beaucoup seront justifiés en Christ, à cause de la rançon qu'Il a donnée : sa vie !

      Par la foi nous sommes justifié : Dieu est, de ce fait, glorifié, Sa Grâce nous est accordée, nous échappons à l'avilissement de la mort, et notre félicité éternelle est assurée. Nous devons connaître Jésus, croire en Lui, Celui qui a porté nos péchés, en nous évitant d'en subir les conséquences. Le péché, Satan, la mort, l'enfer, le monde et la chair, sont les ennemis puissants qu'Il a vaincus ! Celui que Dieu a « désigné » pour être le Rédempteur, accomplira, en tant que tel, Sa volonté.

      Quand Dieu a ramené les Siens de la captivité du péché, ces derniers Le remercièrent : nul autre ne pouvait offrir un tel cadeau aux hommes ! Quand nous songeons aux souffrances subies par le Fils de Dieu, nous devons nous rappeler les innombrables transgressions que nous avons commises, et considérer la douleur qu'Il a endurée, sous la charge de notre culpabilité.

      Tout cela est une ferme assurance pour le pécheur repentant, afin que son âme puisse s'appuyer sur ce fondement : nous sommes rachetés, par le sang de Christ, des bénéficiaires de Sa Grâce ; Il plaide continuellement en notre faveur, détruisant ainsi les œuvres du diable !

      Esaïe 61

      1

      Le Messie, Son caractère et son rôle. (Esaïe 61:1-3)
      Ses Promesses, relatives aux futures bénédictions de l'église. (Esaïe 61:4-9)
      L'église vénère Dieu pour Ses Grâces. (Esaïe 61:10,11)

      Les prophètes, lors de leurs écrits, ont été « dirigés » par l'Esprit de Dieu : ce Dernier leur a dicté ce qu'il fallait annoncer, et les a incités à diffuser ces saintes Paroles ; Christ a été conduit par l'Esprit en permanence, sans restriction, ce qui Le « qualifia », en tant qu'homme, pour accomplir l'œuvre qu'Il était venu réaliser.

      Les pauvres sont généralement les mieux disposés pour recevoir l'évangile, Jacques 2:5 ; si nous acceptons la « Bonne Nouvelle » avec humilité, nous serons alors en mesure d'en tirer les meilleurs profits ! Christ a prêché que les « pauvres en esprit » hériteront du royaume des cieux, que les débonnaires hériteront de la terre !

      En Christ nous avons toute satisfaction. Quand le péché domine sur nous, nous sommes alors liés à la puissance de Satan ; mais le « Fils », par Son Esprit, est toujours disposé à nous libérer ; nous sommes alors en effet vraiment libres !

      Le péché et Satan étaient voués à être détruits : Christ a triomphé sur eux à la croix ! Mais les âmes qui rejettent l'offre du salut, seront considérées comme des ennemis. Il fut prédit que Christ serait un Consolateur : il en est ainsi ; Il est envoyé pour soulager les affligés et ceux qui Le recherchent, non pas le monde incrédule.

      Il fera tout ceci pour Son peuple, afin que ce dernier puisse abonder dans les « fruits de la Droiture » et qu'il devienne « le plan de l'Éternel ». Ni la Miséricorde divine, ni l'expiation de Christ, ni l'évangile de la Grâce, ne tirent profit des mérites que leur octroie ce texte.

      Les âmes repentantes doivent rester humbles, elles sont amenées à connaître leur propre caractère, par la vertu de l'Esprit-Saint, en sorte qu'elles puissent ressentir leur besoin réel : l'Ami et le Sauveur des pécheurs ! La doctrine de Christ contient en effet cette bonne et heureuse Nouvelle, pour ceux qui se sont humiliés devant Dieu !

      Jérémie 20

      Ezéchiel 1

      Nahum 1

      Matthieu 1

      1

      Matthieu, surnommé Lévi, était avant sa conversion, un publicain, ou collecteur de taxes pour les Romains, à Capernaüm. Il est admis généralement qu'il a écrit son évangile avant tous les autres évangélistes. Le contenu de cet évangile, et les évidences mises en lumière par des écrivains antiques, montrent qu'il a été écrit essentiellement à l'usage de la nation juive.

      L'accomplissement de la prophétie était considéré par les Juifs comme quelque chose d'évident, et c'est là-dessus que s'appuie spécialement Matthieu. Nous trouvons là une sélection de quelques parties de la vie de notre Sauveur, passée ici-bas, et de ses discours qui conviennent bien pour éveiller la nation juive à la notion de ses péchés ; pour anéantir ses attentes erronées d'un royaume terrestre ; pour diminuer sa fierté et sa vanité ; pour lui apprendre la nature spirituelle et l'ampleur de l'évangile ; pour la préparer à l'admission du Païen dans l'église.

      * La généalogie de Jésus. (Matthieu 1:1-17) Un ange apparaît à Joseph. (Matthieu 1:18-25)

      Matthieu 1:1-17 Remarquons le but principal de cette généalogie de notre Sauveur, elle est digne d’intérêt : elle n’est pas l’objet d’une vaine gloire, comme c'est bien souvent le cas de celles des grands hommes. Elle prouve que notre Seigneur Jésus vient bien de la nation et de la famille d'où le Messie devait provenir. Des promesses, d’abord de bénédiction, ont été faites à Abraham et sa postérité, puis d'autorité, à David et à sa descendance. Il a été en effet promis à ces deux patriarches que Christ devait naître de leur descendance, Ge 12:3;22:18,2Samuel 7:12;Psaume 89:3;132:11.

      En conséquence, si Jésus n’eut été descendant de David, et d'Abraham, il n'aurait pas été le Messie. Ce fait est maintenant prouvé, d’après les registres généalogiques bien connus. Quand le Fils de Dieu a désiré revêtir notre nature, Il est venu ici-bas, partager notre condition d’abaissement et de misère ; mais Il était parfaitement exempt de tout péché. Quand nous lisons les différents noms de cette généalogie, nous ne devons pas oublier à quel point s'est abaissé le Seigneur de gloire, dans le but de sauver la race humaine.

      18 Considérons bien les circonstances dans lesquelles le Fils de Dieu est entré dans ce monde misérable : que cela puisse nous apprendre à mépriser les honneurs vains de cette terre, comparés à la grandeur de Sa piété et de Sa sainteté.

      Le mystère de Christ s’étant fait « homme », est digne d'adoration, il ne doit pas être un sujet de curiosité. Il a été établi que Christ devait être « participant » à notre nature, bien qu’Il fut malgré cela, pur de la souillure du péché originel, communiquée à toute la race humaine par Adam.

      Observez que Dieu désire guider celui qui Le recherche plutôt que celui qui n'a aucune considération pour Sa Personne. Le temps choisi par Dieu pour donner Ses directives à Son peuple est le moment où ce dernier court à sa perte. Les réconforts divins procurent plus de joie à l'âme quand celle-ci est dans la perplexité.

      Il est dit à Joseph, que Marie allait donner naissance au Sauveur du monde. Il devait lui donner le nom de Jésus, ce qui signifie « le Sauveur ». Le nom de Jésus est semblable à celui de Josué. Sa signification est claire : ceux que Christ allait sauver, seraient délivrés de leurs péchés ; ils allaient être débarrassés de la culpabilité de leur iniquité, grâce à Sa mort ; le pouvoir du péché allait être anéanti par l'Esprit de Sa Grâce. En les sauvant du péché, Christ les sauve de la colère et de la malédiction divines, ainsi que de toute misère ici-bas, et ce, pour toujours !

      Christ est venu pour sauver son peuple, non pas DANS son péché, mais DU péché ; Il est venu pour racheter les siens parmi les hommes, pour Lui-même, étant par nature, séparé des pécheurs.

      Joseph a exécuté rapidement ce que l'ange du Seigneur lui a demandé, et ce, sans attendre, de bonne grâce et sans discuter.

      Si nous voulons vraiment suivre les instructions générales de la Parole, nous devons à chaque étape de notre vie, et particulièrement lors des grandes décisions à prendre, suivre les directives divines ; nous trouverons alors, dans cette obéissance la paix et le réconfort !

      Matthieu 3

      Matthieu 4

      23 Partout où Christ s’est rendu, Il a confirmé Sa divine mission par des miracles, véritables « emblèmes » du pouvoir de « guérison » de Sa doctrine, et des influences de l'Esprit qui l'accompagnait.

      De nos jours, nous ne constatons pas systématiquement de guérisons miraculeuses de la part de Christ, mais cependant, si nous sommes guéris par la médecine, la louange Lui en revient également !

      Jésus guérissait toute maladie ou infirmité ; nulle n'était incurable pour lui ; nulle n'était trop délicate, car Christ guérissait avec une parole. Trois maladies sont nommées : la paralysie, qui est la plus grande faiblesse du corps ; l'aliénation mentale, qui est la plus grande maladie de l'esprit ; et la possession par le diable, qui est la plus grande misère et la plus terrible des calamités ; malgré cela, Christ a ôté tous ces maux, et de ce fait, Il a montré que Sa grande mission dans le monde était aussi de guérir les maladies spirituelles.

      Le péché est la maladie, l'infirmité, et le tourment de l'âme : Christ est venu pour le chasser l’iniquité, et ainsi guérir l'âme !

      Matthieu 5

      Matthieu 9

      35 Jésus n'a pas visité seulement des grandes villes prospères, Il est aussi passé dans des villages tristes et insignifiants : mais partout où Il prêcha, Il guérit !

      L’âme la plus médiocre ici-bas est précieuse pour Christ : elle doit donc l'être aussi pour nous, autant que celle des personnes importantes.

      Il y avait des sacrificateurs, des Lévites, et des scribes, partout en Israël ; mais ils n’étaient en fait, que des « pasteurs de néant », \\# Zec 11:17\\ : c'est pourquoi Christ avait compassion du peuple, qui n’était composé que de « brebis errantes », des individus périssant, par manque de connaissance religieuse.

      À ce jour encore, de vastes multitudes sont des brebis sans berger, dont nous devons avoir compassion, et faire tout ce que nous pouvons pour les aider. Les multitudes qui ont besoin d'instruction spirituelle représentent une moisson abondante, qui nécessite beaucoup d'ouvriers actifs : mais peu de personnes se sont hélas levées pour cette tâche.

      Christ est le Seigneur de la moisson. Prions pour que beaucoup puissent se lever et être envoyés pour travailler et amener des âmes à Christ. Quelle bénédiction de voir Dieu sur le point d’accorder Sa miséricorde envers un peuple, et d’inciter ce dernier à prier pour cette cause ! Les missions confiées aux « moissonneurs », qui partent, en réponse à cette prière, ont toutes les chances de rencontrer du succès !

      Matthieu 24

      Matthieu 26

      Marc 1

      1

      Marc était probablement neveu de Barnabas ; les versets de Colossiens 4:10 et d’Actes 12:12 montrent qu'il était le fils de Marie, une femme pieuse de Jérusalem, chez qui les apôtres et les premiers chrétiens se rassemblaient. Du fait que Pierre l'appelle « son fils », 1Pierre 5:13, on suppose que Marc a été converti par cet apôtre. Il était ainsi étroitement uni aux disciples de notre Seigneur, bien qu'il ne fasse pas spécifiquement partie des « douze ».

      Marc rédigea ses écrits à Rome ; certains se demandent si Pierre lui dictait directement son texte, bien qu’on témoigne qu’en général, l'apôtre ayant prêché à Rome, ait demandé à Marc, de consigner les détails de ses prédications par écrit : ce dernier était en effet son fidèle compagnon, capable de transcrire au mieux ce que Pierre voulait annoncer.

      Nous pouvons remarquer l’évidence de la grande humilité de Pierre, quels que soient les témoignages rendus à son sujet. Il est rare de voir un acte accompli par Christ, où cet apôtre ne soit pas présent ; en fait, la précision de la Parole de Dieu montre que dans ce cas, les faits sont toujours relatés par un témoin oculaire.

      L’évangile de Marc retrace les miracles de notre Seigneur, plus que Ses paroles ; bien que sur de nombreux points, l’évangéliste relate les mêmes choses que l'évangile selon Matthieu, nous pouvons en tirer certaines précisions complémentaires, du fait que la description des mêmes événements reflète le caractère et la pensée de chaque auteur.

      * Le service de Jean-Baptiste. (Marc 1:1-8) Le baptême et les tentations de Christ. (Marc 1:9-13) Christ prêche et appelle les disciples. (Marc 1:14-22) Il chasse un esprit impur. (Marc 1:23-28) Il guérit beaucoup de malades, (\\#29-39\\) dont un lépreux. (\\#40-45\\)

      Les livres d’Ésaïe et de Malachie, en citant le ministère de Jean, décrivent chacun le commencement de l'évangile de Jésus-Christ. Par ces prophètes, nous pouvons observer que Christ, au temps de l’évangile, est venu parmi nous, apportant avec Lui le trésor de la Grâce, et le sceptre de la Puissance. La corruption du monde est telle qu'on trouve une grande opposition à ce déploiement. Quand Dieu envoya Son Fils dans le monde, Il prépara Sa venue ; quand Il L'envoie dans le cœur de l’homme, Il prend soin également de préparer Son chemin.

      Jean s’estimait indigne d’être au service du Seigneur. Les saints les plus éminents ont toujours été les plus humbles. Ils ressentent plus que quiconque, le besoin du sang de Christ, qui rachète, et de l'Esprit, qui sanctifie. Jésus, dans Son évangile, proclame une grande promesse à ceux qui se sont repentis et qui ont demandé le pardon de leurs péchés : ils seront baptisés du Saint Esprit, revivifiés par Son réconfort et purifiés par la Grâce.

      Nous écoutons parfois les ordonnances divines, la Parole et nous pratiquons les divers sacrements, sans réel profit ni grande consolation, car nous n'avons pas cette « divine lumière » en notre cœur ; en fait, nous ne l'avons pas, parce que nous ne la demandons pas...

      Nous avons cette parole infaillible du Seigneur : Notre Père Céleste donnera cette lumière, son Saint Esprit, à ceux qui le Lui demandent !

      9 Le baptême de Christ fut Sa première apparition en public, après qu'Il eût vécu longtemps dans l'anonymat.

      Combien de valeurs, se trouvent cachées en ce monde ! Tôt ou tard, elles finiront par être révélées, comme Christ l'a été. Il vécut ici-bas, dans un corps de péché et par conséquent, par égard pour nous, Il se sanctifia, afin que nous puissions être sanctifiés et baptisés avec lui, Jean 17:19.

      Voyez par quel honneur, Dieu reconnut Jésus, lorsque ce Dernier se soumit au baptême de Jean. Il vit l'Esprit descendre sur Lui comme une colombe !

      Nous devrions voir les cieux ouverts pour nous, quand nous sentons l'Esprit descendre et travailler en nous. Les œuvres merveilleuses que Dieu opère en nous, sont une évidence de Sa volonté, et des bons projets qu'Il a pour nous.

      Au sujet de la tentation de Christ, Marc souligne le fait qu'Il se trouvait dans le désert, avec les bêtes sauvages. C'était un exemple de l'attention et de l'encouragement que lui portait Son Père, avec la certitude qu'Il subviendrait à Ses besoins. Le serpent tenta le premier Adam dans le jardin, et le « second Adam » dans le désert, avec des succès vraiment différents ; depuis, il tente toujours les enfants de ces deux « Adam », en tous lieux et en toutes circonstances. La compagnie des hommes ici-bas, avec les conversations qui ont lieu, apporte bon nombre de tentations ; de même, le fait d’être seul, dans un endroit, ne nous évite pas d’en subir.

      Aucun lieu ni état ne sont exempts de tentation : aucune affaire, même en travaillant légalement, aucun repas, pas même le jeûne et la prière, rien n’y échappe ; c'est souvent en ces derniers devoirs qu'il y a le plus d'attaque de l’ennemi, mais en eux, se trouve aussi la plus belle des victoires !

      Le ministère des anges est un sujet de grand réconfort, en comparaison avec celui, sournois, des démons ; le fait d'avoir Dieu et le Saint Esprit dans notre cœur nous réconforte davantage !

      14 Jésus commença de prêcher en Galilée, après que Jean eut été mis en prison : alors que certains furent « mis de côté », d'autres allaient se lever pour continuer le même travail, la prédication de l’évangile !

      Observez les grandes vérités que Christ a prêchées : - Par la repentance, nous rendons gloire à notre Créateur, Celui que nous avons offensé ; - Par la foi, nous rendons gloire à notre Rédempteur, venu pour nous sauver de nos péchés.

      Christ a réuni ces deux vérités : que personne ne cherche à les séparer ! Christ honore tous ceux qui, ici-bas, sont diligents dans leur devoir et affables envers leur prochain : l'assiduité et la constance dans ces pratiques sont appréciées par le Seigneur Jésus, qui leur accorde alors Sa bénédiction.

      Ceux que Christ appelle doivent tout quitter pour Le suivre ; par Sa grâce, Il les prépare à accomplir leur tâche. Nous n’avons nul besoin de « sortir » de ce monde, mais nous devons nous en détacher et abandonner tout ce qui entrave notre devoir envers le Seigneur, ce qui ne pourrait, en de tel cas, que laisser des séquelles à notre âme.

      Jésus a strictement respecté le sabbat : Il s'y est appliqué et a œuvré de telle sorte que le repos de ce jour soit observé. De nombreux points de la doctrine de Christ nous étonnent ; plus nous l'entendons, plus nous trouvons des raisons de l'admirer !

      23 Le diable est un esprit impur, ayant perdu toute l’innocence de sa nature initiale, s’opposant directement à l'Esprit de Dieu, et cherchant par tous les moyens à souiller les hommes.

      Beaucoup de personnes dans nos assemblées suivent « tranquillement » l’enseignement dispensé par les prédicateurs. Mais si le Seigneur se présentait, par le biais de fidèles serviteurs, « armés » de la sainte doctrine, et de Son Esprit convainquant, ces mêmes personnes seraient alors prêtes à dire comme l’homme mentionné dans ce texte : qu'avons-nous à voir avec toi Jésus de Nazareth !

      Aucun opposant à Christ ne peut empêcher un homme de savoir qu’Il est le Saint de Dieu. Les ennemis de Jésus ne veulent rien avoir à faire avec Lui, ils n’ont aucune confiance en Son salut et ils ont peur d'être détruit par Lui. Observez de quelle façon ils s’adressent au Tout-Puissant : « éloigne Toi de nous » !

      Dans l’histoire mentionnée dans ce texte, cet esprit impur haïssait et redoutait Christ, car il savait qu'Il était « le Saint » : en fait, l'esprit charnel est hostile à Dieu, en particulier à Sa sainteté.

      Quand Christ, par Sa Grâce, délivre une âme de l’emprise de Satan, cette dernière est dans un véritable tumulte : l’ennemi malveillant cherchera à déstabiliser complètement ceux qu'il ne peut pas détruire. Cette scène fit réfléchir ceux qui en furent témoins : quelle est cette nouvelle doctrine ?

      De nos jours, le Seigneur, par Son salut, offre encore une parfaite délivrance, mais l’humanité la délaisse, voire la méprise... S'il n'en était pas ainsi, la conversion d'un grand pécheur, vers une vie pieuse, sérieuse et droite, par la prédication du salut offert par le Sauveur crucifié, amènerait beaucoup de gens à se demander : « quelle est cette doctrine » ?

      29 Quel que soit le lieu où le Seigneur se présente, Il vient pour accomplir le bien. Il nous guérit, afin qu’en retour, nous puissions Le servir, et nous consacrer à tous ceux qui lui appartiennent.

      Bon nombre de personnes sont absentes des réunions d’église, pour différentes raisons, comme la maladie ou autres obstacles : elles peuvent néanmoins s'attendre à la présence pleine de Grâce du Sauveur, qui apaisera leurs peines et leur tristesse.

      Il faut remarquer le grand nombre de malades guéris par Jésus ! Le fait de voir certains, progresser vraiment avec Christ, devrait nous pousser à Le rechercher.

      Christ se retirait tôt le matin, pour prier dans un lieu désert : bien qu'il soit impossible qu’Il succombe à la distraction ou à la tentation d'une vaine gloire, Il s’isolait. Ceux qui consacrent beaucoup de temps pour les autres, doivent cependant quelquefois, rester seuls avec Dieu...

      40 Nous voyons dans ce texte, Christ purifier un lépreux. Cela nous enseigne à recourir au Sauveur avec une grande humilité, dans une entière soumission à Sa volonté, disant : « Seigneur si Tu le veux », sans avoir le moindre doute, quant à la volonté de Christ, à aider l'affligé.

      Remarquez ce que l'on peut attendre de Christ : Il nous sera fait selon notre foi. Le pauvre lépreux s’exclama : « si Tu le veux ». Christ accorde volontiers Ses bontés à ceux qui se soumettent avec plaisir à Sa volonté. Christ n'a rien fait pour rechercher la louange du peuple. Par contre, il n'y a aucune raison maintenant, qui nous fasse hésiter à clamer nos louanges envers Lui !

    • Genèse 3

      15 et je mettrai inimitié entre toi et la femme, et entre ta semence et sa semence. Elle te brisera la tête, et toi tu lui briseras le talon.

      1 Samuel 4

      17 Et celui qui portait le message répondit et dit : Israël a fui devant les Philistins, et même il y a eu une grande défaite du peuple, et aussi tes deux fils, Hophni et Phinées, sont morts, et l'arche de Dieu est prise.

      1 Samuel 31

      9 Et ils lui coupèrent la tête, et le dépouillèrent de ses armes, et les envoyèrent partout dans le pays des Philistins pour annoncer la bonne nouvelle dans les maisons de leurs idoles et au peuple.

      2 Samuel 4

      10 que celui qui me rapporta, disant : Voici, Saül est mort ! et qui était à ses propres yeux comme un messager de bonnes nouvelles, je le saisis et le tuai à Tsiklag, lui donnant ainsi le salaire de sa bonne nouvelle :

      2 Samuel 18

      19 Et Akhimaats, fils de Tsadok, dit : Laisse-moi courir et porter au roi la nouvelle que l'Éternel lui a fait justice de la main de ses ennemis.
      20 Et Joab lui dit : Tu ne seras pas l'homme qui portera les nouvelles aujourd'hui, mais tu porteras les nouvelles un autre jour ; aujourd'hui tu ne porteras pas les nouvelles, puisque le fils du roi est mort.

      Psaumes 40

      10 Je n'ai point caché ta justice au dedans de mon coeur ; j'ai parlé de ta fidélité et de ton salut ; je n'ai point célé ta bonté et ta vérité dans la grande congrégation.

      Psaumes 80

      2 Devant Éphraïm, et Benjamin, et Manassé, réveille ta puissance, et viens nous sauver !

      Psaumes 96

      2 Chantez à l'Éternel, bénissez son nom, annoncez de jour en jour son salut !

      Esaïe 40

      3 La voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin de l'Éternel, aplanissez dans le lieu stérile une route pour notre Dieu.
      9 Sion, messagère de bonnes nouvelles, monte sur une haute montagne ; élève ta voix avec force, Jérusalem, messagère de bonnes nouvelles : Elève-là, ne crains point ; dis aux villes de Juda : Voici votre Dieu !

      Esaïe 52

      7 Combien sont beaux sur les montagnes les pieds de celui qui apporte de bonnes nouvelles, qui annonce la paix, qui apporte des nouvelles de bonheur, qui annonce le salut, qui dit à Sion : Ton Dieu règne !

      Esaïe 53

      1 Qui a cru à ce que nous avons fait entendre, et à qui le bras de l'Éternel a-t-il été révélé ?
      2 Il montera devant lui comme un rejeton, et comme une racine sortant d'une terre aride. Il n'a ni forme, ni éclat ; quand nous le voyons, il n'y a point d'apparence en lui pour nous le faire désirer.
      3 Il est méprisé et délaissé des hommes, homme de douleurs, et sachant ce que c'est que la langueur, et comme quelqu'un de qui on cache sa face ; il est méprisé, et nous n'avons eu pour lui aucune estime.
      4 Certainement, lui, a porté nos langueurs, et s'est chargé de nos douleurs ; et nous, nous l'avons estimé battu, frappé de Dieu, et affligé ;
      5 mais il a été blessé pour nos transgressions, il a été meurtri pour nos iniquités ; le châtiment de notre paix a été sur lui, et par ses meurtrissures nous sommes guéris.
      6 Nous avons tous été errants comme des brebis, nous nous sommes tournés chacun vers son propre chemin, et l'Éternel a fait tomber sur lui l'iniquité de nous tous.
      7 Il a été opprimé et affligé, et il n'a pas ouvert sa bouche. Il a été amené comme un agneau à la boucherie, et a été comme une brebis muette devant ceux qui la tondent ; et il n'a pas ouvert sa bouche.
      8 Il est ôté de l'angoisse et du jugement ; et sa génération, qui la racontera ? Car il a été retranché de la terre des vivants ; à cause de la transgression de mon peuple, lui, a été frappé.
      9 Et on lui donna son sépulcre avec les méchants ; mais il a été avec le riche dans sa mort, parce qu'il n'avait fait aucune violence, et qu'il n'y avait pas de fraude dans sa bouche.
      10 Mais il plut à l'Éternel de le meurtrir ; il l'a soumis à la souffrance. S'il livre son âme en sacrifice pour le péché, il verra une semence ; il prolongera ses jours, et le plaisir de l'Éternel prospérera en sa main.
      11 Il verra du fruit du travail de son âme, et sera satisfait. Par sa connaissance mon serviteur juste enseignera la justice à plusieurs, et lui, il portera leurs iniquités.
      12 C'est pourquoi je lui assignerai une part avec les grands, et il partagera le butin avec les forts, parce qu'il aura livré son âme à la mort, et qu'il aura été compté parmi les transgresseurs, et qu'il a porté le péché de plusieurs, et qu'il a intercédé pour les transgresseurs.

      Esaïe 61

      1 L'Esprit du Seigneur, l'Éternel, est sur moi, parce que l'Éternel m'a oint pour apporter de bonnes nouvelles aux débonnaires : il m'a envoyé pour panser ceux qui ont le coeur brisé, pour proclamer aux captifs la liberté, et aux prisonniers l'ouverture de la prison,

      Jérémie 20

      15 Maudit l'homme qui annonça des nouvelles à mon père, disant : Un enfant mâle t'est né, et qui le combla de joie !

      Ezéchiel 1

      10 Et la ressemblance de leurs faces était la face d'un homme ; et, les quatre, ils avaient la face d'un lion, à droite ; et, les quatre, ils avaient la face d'un boeuf, à gauche ; et, les quatre, ils avaient la face d'un aigle ;

      Nahum 1

      15 Voici sur les montagnes les pieds de celui qui apporte de bonnes nouvelles, de celui qui annonce la paix ! Juda, célèbre tes fêtes, acquitte tes voeux ; car le méchant ne passera plus par toi, il est entièrement retranché.

      Matthieu 1

      1 Livre de la généalogie de Jésus Christ, fils de David, fils d'Abraham :
      2 Abraham engendra Isaac ; et Isaac engendra Jacob ; et Jacob engendra Juda et ses frères ;
      3 et Juda engendra Pharès et Zara, de Thamar ; et Pharès engendra Esrom ; et Esrom engendra Aram ;
      4 et Aram engendra Aminadab ; et Aminadab engendra Naasson ; et Naasson engendra Salmon ;
      5 et Salmon engendra Booz, de Rachab ; et Booz engendra Obed, de Ruth ;
      6 et Obed engendra Jessé ; et Jessé engendra David le roi ; et David le roi engendra Salomon, de celle qui avait été femme d'Urie ;
      7 et Salomon engendra Roboam ; et Roboam engendra Abia ; et Abia engendra Asa ;
      8 et Asa engendra Josaphat ; et Josaphat engendra Joram ; et Joram engendra Ozias ;
      9 et Ozias engendra Joatham ; et Joatham engendra Achaz ; et Achaz engendra Ézéchias ;
      10 et Ézéchias engendra Manassé ; et Manassé engendra Amon ; et Amon engendra Josias ;
      11 et Josias engendra Jéchonias et ses frères, lors de la transportation de Babylone ;
      12 et après la transportation de Babylone, Jéchonias engendra Salathiel ; et Salathiel engendra Zorobabel ;
      13 et Zorobabel engendra Abiub ; et Abiub engendra Éliakim ; et Éliakim engendra Azor ;
      14 et Azor engendra Sadok ; et Sadok engendra Achim ; et Achim engendra Éliud ;
      15 et Éliud engendra Éléazar ; et Éléazar engendra Matthan ; et Matthan engendra Jacob ;
      16 et Jacob engendra Joseph, le mari de Marie, de laquelle est né Jésus, qui est appelé Christ.
      17 Toutes les générations, depuis Abraham jusqu'à David, sont donc quatorze générations ; et depuis David jusqu'à la transportation de Babylone, quatorze générations ; et depuis la transportation de Babylone jusqu'au Christ, quatorze générations.
      18 Or la naissance de Jésus Christ arriva ainsi : sa mère, Marie, étant fiancée à Joseph, avant qu'ils fussent ensemble, se trouva enceinte par l'Esprit Saint.
      19 Joseph, son mari, étant juste, et ne voulant pas faire d'elle un exemple, se proposa de la répudier secrètement.
      20 Mais comme il méditait sur ces choses, voici, un ange du Seigneur lui apparut en songe, disant : Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre auprès de toi Marie ta femme, car ce qui a été conçu en elle est de l'Esprit Saint ;
      21 et elle enfantera un fils, et tu appelleras son nom Jésus, car c'est lui qui sauvera son peuple de leurs péchés.
      22 Or tout cela arriva, afin que fût accompli ce que le Seigneur a dit par le prophète, disant :
      23 "Voici, la vierge sera enceinte et enfantera un fils, et on appellera son nom Emmanuel", ce qui, interprété, est : Dieu avec nous.
      24 Or Joseph, étant réveillé de son sommeil, fit comme l'ange du Seigneur le lui avait ordonné, et prit sa femme auprès de lui ;
      25 et il ne la connut point jusqu'à ce qu'elle eût enfanté son fils premier-né ; et il appela son nom Jésus.

      Matthieu 3

      3 Car c'est ici celui dont il a été parlé par Ésaïe le prophète, disant : "Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, faites droits ses sentiers".

      Matthieu 4

      17 Dès lors Jésus commença à prêcher et à dire : Repentez-vous, car le royaume des cieux s'est approché.
      23 Et Jésus allait par toute la Galilée, enseignant dans leurs synagogues, et prêchant l'évangile du royaume, et guérissant toute sorte de maladies et toute sorte de langueurs parmi le peuple.

      Matthieu 5

      2 et ayant ouvert sa bouche, il les enseignait, disant :

      Matthieu 9

      35 Jésus allait par toutes les villes et par les villages, enseignant dans leurs synagogues, et prêchant l'évangile du royaume, et guérissant toute maladie et toute langueur.

      Matthieu 24

      14 Et cet évangile du royaume sera prêché dans la terre habitée tout entière, en témoignage à toutes les nations ; et alors viendra la fin.

      Matthieu 26

      13 vérité, je vous dis : En quelque lieu que cet évangile soit prêché dans le monde entier, on parlera aussi de ce que cette femme a fait, en mémoire d'elle.

      Marc 1

      1 Commencement de l'évangile de Jésus Christ, Fils de Dieu :
      2 comme il est écrit dans Ésaïe le prophète :" Voici, moi j'envoie mon messager devant ta face, lequel préparera ton chemin ".
      3 " Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, faites droits ses sentiers ".
      4 Jean vint, baptisant dans le désert, et prêchant le baptême de repentance en rémission de péchés.
      5 Et tout le pays de Judée et tous ceux de Jérusalem sortaient vers lui ; et ils étaient baptisés par lui dans le fleuve du Jourdain, confessant leurs péchés.
      6 Or Jean était vêtu de poil de chameau et d'une ceinture de cuir autour des reins, et il mangeait des sauterelles et du miel sauvage.
      7 Et il prêchait, disant : Il vient après moi, celui qui est plus puissant que moi, duquel je ne suis pas digne de délier, en me baissant, la courroie des sandales.
      8 Moi, je vous ai baptisés d'eau ; lui, vous baptisera de l'Esprit Saint.
      9 Et il arriva, en ces jours-là, que Jésus vint de Nazareth de Galilée, et fut baptisé par Jean au Jourdain.
      10 Et s'éloignant aussitôt de l'eau, il monta, et vit les cieux se fendre, et l'Esprit comme une colombe descendre sur lui.
      11 Et il y eut une voix qui venait des cieux : Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi j'ai trouvé mon plaisir.
      12 Et aussitôt l'Esprit le pousse dans le désert.
      13 Et il fut dans le désert quarante jours, tenté par Satan ; et il était avec les bêtes sauvages ; et les anges le servaient.
      14 Mais après que Jean eut été livré, Jésus vint en Galilée, prêchant l'évangile du royaume de Dieu,
      15 et disant : Le temps est accompli, et le royaume de Dieu s'est approché : repentez-vous et croyez à l'évangile.
      16 Et comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit Simon et André le frère de Simon, qui jetaient un filet dans la mer ; car ils étaient pêcheurs.
      17 Jésus leur dit : Venez après moi, et je vous ferai devenir pêcheurs d'hommes.
      18 aussitôt, ayant quitté leurs filets, ils le suivirent.
      19 Et passant de là un peu plus avant, il vit Jacques le fils de Zébédée et Jean son frère ; et eux étaient dans la nacelle, raccommodant les filets.
      20 aussitôt il les appela ; et laissant leur père Zébédée dans la nacelle avec les gens à gages, ils s'en allèrent après lui.
      21 Et ils entrent dans Capernaüm ; et étant entré aussitôt le jour du sabbat dans la synagogue, il enseignait.
      22 Et ils s'étonnaient de sa doctrine ; car il les enseignait comme ayant autorité, et non pas comme les scribes.
      23 Et il y avait dans leur synagogue un homme possédé d'un esprit immonde ; et il s'écria, disant :
      24 Ha ! qu'y a-t-il entre nous et toi, Jésus Nazarénien ? Es-tu venu pour nous détruire ? Je te connais, qui tu es : le Saint de Dieu.
      25 Et Jésus le tança, disant : Tais-toi, et sors de lui.
      26 Et l'esprit immonde, l'ayant déchiré et ayant crié à haute voix, sortit de lui.
      27 Et ils furent tous saisis d'étonnement, de sorte qu'ils s'enquéraient entre eux, disant : Qu'est ceci ? Quelle doctrine nouvelle est celle-ci ? Car il commande avec autorité, même aux esprits immondes, et ils lui obéissent.
      28 Et sa renommée se répandit aussitôt tout à l'entour dans la Galilée.
      29 Et aussitôt, sortant de la synagogue, ils allèrent avec Jacques et Jean dans la maison de Simon et d'André.
      30 Or la belle-mère de Simon était là couchée, ayant la fièvre ; et aussitôt ils lui parlent d'elle.
      31 Et s'approchant, il la fit lever en la prenant par la main ; et aussitôt la fièvre la quitta ; et elle les servit.
      32 Et, le soir étant venu, comme le soleil se couchait, on lui apporta tous ceux qui se portaient mal, et les démoniaques ;
      33 et la ville tout entière était rassemblée à la porte :
      34 et il en guérit plusieurs qui souffraient de diverses maladies, et chassa plusieurs démons, et ne permit pas aux démons de parler parce qu'ils le connaissaient.
      35 Et s'étant levé sur le matin, longtemps avant le jour, il sortit et s'en alla dans un lieu désert ; et il priait là.
      36 Et Simon et ceux qui étaient avec lui, le suivirent.
      37 Et l'ayant trouvé, ils lui dirent : Tous te cherchent.
      38 Et il leur dit : Allons ailleurs dans les bourgades voisines, afin que j'y prêche aussi ; car c'est pour cela que je suis venu.
      39 Et il prêchait dans leurs synagogues par toute la Galilée, et chassait les démons.
      40 Et un lépreux vient à lui, le suppliant et se jetant à genoux devant lui, et lui disant : Si tu veux, tu peux me rendre net.
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