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ÉVANGILE

En latin evangelium ; du grec euag-gelion =bonne nouvelle (de eu =bien et aggeleln =annoncer \agg, en grec ancien, se prononçait angi). Ce mot a plusieurs sens :

le bon message du salut proclamé par Jésus-Christ : l'Évangile ;

les écrits contenant ce bon message, dans le récit de son oeuvre et le résumé de son enseignement : les Évangiles ;

les péricopes liturgiques (passages lus pendant les offices ou servant de textes de prédication), lorsqu'elles sont tirées d'un des quatre évangiles : l'évangile du jour (par opposition à l'épître) ; le recueil de tous les évangiles de l'année s'appelle un évangéliaire. Seules les deux premières significations nous intéressent ici.

I L'Évangile.

1.

Chez les auteurs grecs et dans les LXX

Désignation consacrée du contenu du christianisme, le terme d'Évangile est en quelque sorte la transfiguration d'un mot profane et même païen. Originairement, comme on le voit chez Homère, l'euaggelion comportait le sens intéressé, bien caractéristique de l'Orient, de gratification pour le messager qui a pris la peine d'apporter une bonne nouvelle ; ainsi, l'Amalécite qui vient faire connaître à David la mort de Saül s'attend à une récompense pour la nouvelle qu'il croit heureuse, mais il est mis à mort « pour prix d'un tel message » (2Sa 4:10 1:1,16). Les auteurs grecs désignent plus souvent par le pluriel (euag-gelia) les offrandes d'actions de grâces aux dieux pour une bonne nouvelle ; certaines de ces « évan-gélies » sont restées fameuses dans l'histoire des fêtes, par ex. celle où Éphèse célébrait la découverte de ses carrières de marbre ; les écrivains classiques parlent de « sacrifier cent boeufs (grec hécatombe) à la déesse pour la bonne nouvelle », de « couronner quelqu'un pour une bonne nouvelle », etc. Ensuite, par extension, l'euaggelion porte sur la bonne nouvelle elle-même, aussi bien que les mots dérivés : euaggelia (fém.), euaggelizeïn (=annoncer une bonne nouvelle), euaggelos (=bon messager). Il s'agit d'informations heureuses ou favorables : le retour d'Ulysse, si longtemps attendu ; la prise de Troie, après dix ans de siège ; l'anniversaire de l'empereur Auguste, qualifié de dieu et de sauveur, est fêté comme « le commencement pour le monde des bonnes nouvelles qu'il apportait » ; ailleurs c'est la proclamation d'un empereur, d'un mariage, d'un heureux événement dans la famille impériale, etc. Tous ces documents font allusion à des avantages matériels, même l'hommage au « dieu et sauveur » Auguste. Tels sont aussi, dans l'A. T, grec (1Sa 31:9,2Sa 18:19,20,25,27,31 1Ro 1:42 2Ro 7:9, Jer 20:15), divers messages dénommés « évangiles » : victoire, naissance, etc. ; en tous ces textes les termes grecs rendent exactement l'hébreu bissar (verbe au mode piel) ou besorâ, qui dans une quarantaine de passages s'applique à quelque nouvelle réjouissante (sauf dans 1Sa 4:17, où elle est désastreuse).

Or voici la nouveauté sans pareille de la Révélation, déjà dans l'A.T. : elle proclame la faveur divine prête à sauver l'humanité. Incroyable message pour l'homme naturel, pour les âmes pieuses message bienheureux, qui va monopoliser dans la langue religieuse l'euaggelion grec comme elle a déjà spécialisé le bissar hébreu, en les transposant définitivement dans le plan spirituel. Les psalmistes annoncent (grec, évangélisent) la justice et le salut de Dieu (Ps 40:10 96:2). Mais c'est surtout chez le grand prophète de l'Exil, le second Ésaïe, qu'apparaît le pressentiment de l'Évangile chrétien : pour les captifs de Babylone il fait retentir la bonne nouvelle de leur prochain affranchissement par la toute-puissance de l'Éternel (Esa 40:9 et suivant) ; il évoque un messager portant en hâte à Jérusalem assise sur ses ruines la bonne nouvelle de paix et de bonheur : Dieu va lui ramener ses enfants et rentrer dans Sion (Esa 52:7 et suivants, cf. Na 1:15) ; il montre l'Oint (Messie) de Jéhovah chargé de donner aux humbles la bonne nouvelle de la délivrance et de la grâce de Dieu (Esa 61:1 et suivants). Ces promesses prophétiques, en posant des conditions morales et religieuses à la restauration d'Israël, ne séparaient pas les grâces spirituelles des temporelles ; mais si ces dernières furent bientôt réalisées, par l'édit libérateur de Cyrus, l'espérance du grand anonyme ne cessa de s'élever, de plus en plus fervente, vers le Serviteur de l'Éternel qui devait accomplir la rédemption du monde pécheur (voir Ésaïe II). Aussi l'a-t-on appelé « l'Évangéliste de l'Exil ; ce titre n'est point usurpé : celui auquel on le décerne a bien été le porteur d'une bonne nouvelle. Sans doute ce n'est pas encore, dans toute sa plénitude, l'Évangile par excellence, l'Évangile de Jésus-Christ et des apôtres ; mais c'en est comme le prélude » (L. Gautier).

2.

Dans le Nouveau Testament.

Voilà pourquoi ces trois proclamations du second Ésaïe sont prises comme textes de la Bonne Nouvelle proprement dite : la première introduit, dans nos quatre évangiles, Jean précurseur de Jésus (Mr 1:2 et suivant, Mt 3:3, Lu 3:4 et suivants, Jn 1:23, cf. Esa 40:3 et suivants), la deuxième est appliquée par l'apôtre Paul à la mission chrétienne (Ro 10:15, cf. Esa 52:7), et la troisième est choisie par le Seigneur lui-même pour caractériser son programme de Messie dès le début de son ministère (Lu 4:17-21, cf. Esa 61:1 et suivant).

Les plus anciens textes écrits où apparaisse ainsi l'Évangile au sens chrétien sont naturellement les épîtres de saint Paul, antérieures à la composition de nos évangiles ; et l'emploi qu'il en fait est significatif : alors que le verbe évangéliser, au sens familier, ne se trouve qu'une seule fois sous sa plume, dans la première de ses lettres connues de nous (1Th 3:6: « Timothée nous a donné de bonnes nouvelles de votre foi... »), par ce même verbe il désigne à vingt reprises différentes le message chrétien, qu'il exprime plus souvent encore par le nom d'évangile. Celui-ci revient jusqu'à soixante fois dans ses diverses épîtres (celle à Ti exceptée) et déjà huit fois dans les deux plus anciennes, celles aux Thess., dont tout un long passage roule sur la prédication qui lui est confiée de « l'évangile de Dieu » (1Th 2:2,4,8,9). C'est dire qu'à peine vingt ans après la mort de Jésus, l'expression était déjà consacrée dans les Églises et que saint Paul l'avait adoptée avec la prédilection d'un apôtre envoyé aux païens pour leur apporter l'ineffable message, à la fois bon et nouveau, celui de leur délivrance. « Le christianisme primitif a su, par l'une des plus remarquables créations du génie de la langue grecque, lui donner une expression adéquate en l'appelant évangile. » (Deissmann). L'Évangile, c'est le message chrétien en général, puissance divine de salut universel (Ro 1:16), c'est l'objet de la prédication apostolique, que (Php 1:7,12,16) Paul appelait quelquefois notre Évangile (1Th 1:5,2Th 2:14) ou mon Évangile (Ro 2:16), équivalant à « la prédication du nom de Jésus-Christ » (Ro 16:25), à l'enseignement de sa mort rédemptrice et de sa résurrection (1Co 15:1,3) ; Paul écrit aussi l' Évangile de Dieu, c'est-à-dire donné par Dieu, et remis aux apôtres chargés de l'annoncer (Ro 1:1), ce qui leur confère un vrai « sacerdoce », ou service liturgique (Ro 15:16) ; il dit encore Y Évangile du Christ (1Th 3:2,1Co 9:12), par où il se peut qu'il entende le témoignage relatif au Christ plutôt que l'enseignement même du Christ ; mais les deux points de vue pouvaient aussi se compléter dans la prédication primitive et par conséquent être exprimés ensemble par le même vocable. Souvent l'apôtre précise un aspect particulier de la Bonne Nouvelle : la vérité de l'Évangile, le mystère de l'Évangile, la foi de l'Évangile (Ga 2:14, Eph 6:19, Phi 1:27), etc., ou bien l'Évangile du salut, de la paix, de la gloire (Eph 1:13 6:15,2Co 4:4,1Ti 1:11), etc. Parlant du salut gratuit par la foi, aux Galates que les judaïsants avaient circonvenus, il déclare énergiquement qu'il n'existe pas un autre Évangile (Ga 1:6,9).

Les évangiles synoptiques utilisent dans le même sens le substantif et le verbe, bien qu'en des proportions beaucoup plus limitées et moins variées. Nous avons déjà vu saint Luc attribuer à Jésus la citation du verbe dans Ésaïe ; lui-même il l'applique fréquemment à la prédication du Seigneur (Lu 8:1 9:6 etc.), et avant elle à la proclamation céleste de la naissance du Sauveur (Lu 2:10), d'où il suit que l'absence dans son évangile du substantif, qu'il emploie dans les Actes (Ac 15:7 20:24), ne peut être qu'accidentelle. Dans Marc et Matthieu, l'Évangile représente comme dans les épîtres le témoignage à l'oeuvre de Jésus, et cela dès le premier verset de Marc qui malgré son apparence de titre : « Commencement de l'Évangile de Jésus-Christ, Fils de Dieu », ne porte pas sur le livre même (Il ne serait pas dit : commencement, de cet évangile), mais sur le christianisme, dont le ministère du Seigneur est en effet le commencement. De même, dans le commentaire que fait Jésus de l'hommage du parfum (Mr 14:9 parallèle Mt 26:13), il s'agit sans doute de la future prédication apostolique ; la façon dont est introduit ici « cet Évangile », expression courante dans l'Église au temps des rédacteurs évangéliques, peut avoir été prêtée à Jésus par anticipation, dans une prophétie quelque peu générale pour une circonstance aussi particulière. Mais nous ne pouvons suivre les critiques qui, dans toutes les occasions où Jésus emploie le terme, le mettent semblablement au compte du rédacteur ; on ne voit pas pourquoi le Maître n'aurait jamais pu parler de l'Évangile, sous prétexte que cette Bonne Nouvelle devait être plus tard, aux yeux des apôtres, l'oeuvre rédemptrice de son sacrifice, de sa mort et de sa résurrection. Ce dernier fait prouve que le contenu de la Bonne Nouvelle devait s'enrichir en conséquence de ces événements d'une portée infinie ; mais il n'en est pas moins vrai que, dès l'apparition du prophète de Galilée, son message du « Royaume des cieux » Mt 4:17) était une véritable Bonne Nouvelle (Mr 1:14 et suivant), « l'Évangile du Royaume » (Mt 4:23 9:35), que cet Évangile impliquait le renoncement des siens à ce qui pouvait les en détourner (Mr 8:35 10:29), et qu'ils devaient prêcher ce message aux nations (Mr 13:10 parallèle Mt 24:14). Puisque ce terme, éminemment messianique, évoquait déjà chez les prophètes l'idée même de la délivrance que Dieu devait assurer au monde, c'est son absence totale, dans le langage du Sauveur, qui plutôt que sa présence paraîtrait inexplicable. Assurément, du vivant de Jésus, il n'avait pas encore acquis toute sa pleine valeur chrétienne ; mais cette différence de perspective marque simplement le progrès normal de la foi chez les disciples du Messie galiléen, qui ne deviendront les témoins du Rédempteur du Calvaire et de Pâques que lorsqu'ils auront reçu l'Esprit de la Pentecôte.

La Bonne Nouvelle, en son origine, n'est point exposé didactique ; elle est appel sonore de héraut (grec kèrusseïn). Elle ne recouvre pas tout le ministère évangélique ; parfois elle se distingue nettement des instructions : « Jésus enseignait le peuple et annonçait l'Évangile » (Lu 20:1, cf. Mt 4:23 9:35) ; ailleurs c'est l' « enseignement » lui-même qui fait retentir le joyeux carillon des Béatitudes : « Heureux... » (Mt 5:2 et suivants).

L'élan spontané, explosif, clamait l'Évangile :

de Dieu (Mr 1:14), révélation du Père céleste initiateur du salut ;

du Royaume (Mt 24:14), révélation de la famille humaine objet du salut ;

de Jésus-Christ Fils de Dieu (Mr 1:1), révélation du Rédempteur auteur du salut. Chantre de ce triple cantique, cantique nouveau de l'amour de Dieu pour l'homme, le Fils de l'homme, le Fils de Dieu ne l'aurait-il vraiment pas chanté, dans les termes mêmes, comme la Bonne Nouvelle ? Dans son Église, en effet, la notion d'Évangile allait absorber bientôt, avec la prédication, l'enseignement caté-chétique, la doctrine et la morale ; mais ces cristallisations inévitables de la communauté ne doivent point nous faire perdre de vue, dans sa fraîcheur première, la grande Nouvelle du bonheur et du bien en Dieu, apportée par l'Être saint au monde désorienté, dégradé, désespéré.

II Les Évangiles.

C'est par une transition presque insensible que ce beau nom de l'oeuvre du Sauveur s'est appliqué plus tard aux narrations de son ministère. Nous avons vu qu'il ne doit pas avoir ce sens dans Mr 1:1. De même dans Ap 14:8, « l'Évangile éternel » que « l'ange porte (litt., un ange ayant l'Évangile) au milieu du ciel », n'est pas un livre, mais un message, la bonne nouvelle qui d'après Ap 10:7 a été annoncée (litt., évangélisée) aux serviteurs de Dieu et qui d'après Ap 14:6 doit être annoncée (litt., évangélisée) à tous les habitants de la terre ; il s'agit du jugement dernier imminent, bonne nouvelle pour les fidèles au seuil de l'éternité : d'où l'épithète d'Évangile « éternel ». Quant aux titres que portent en grec dans les anciens manuscrits, et en français dans toutes nos Bibles, les quatre premiers livres du N.T. - : « Évangile selon saint Matthieu, etc. », il paraît fort probable qu'ils n'appartenaient pas à l'écrit original (aucun livre du N.T. n'a dû être d'abord publié sous un titre quelconque), mais qu'ils furent ajoutés plus tard par quelque copiste. C'est d'autant plus vraisemblable pour nos évangiles, notamment pour les trois premiers, parus sans doute avant l'an 80, qu'en aucun texte du I er siècle le terme d'évangile ne désigne un ouvrage, et que les passages les plus anciens où ce sens soit admissible appartiennent à la Didachè, aux environs de l'an 100 ; encore y est-il douteux, car en prescrivant la prière, « comme le Seigneur l'a commandé dans son Évangile », ou la répréhension fraternelle, ou les aumônes, « comme vous avez cela dans l'évangile », « ... dans l'évangile de notre Seigneur » (Didach 8:2, cf. 11:3 15:3, 4), l'auteur peut aussi bien faire allusion à l'enseignement du Christ qu'à l'un de nos évangiles. Dans la lettre d'Ignace (Mort en 155) aux chrétiens de Philadelphie, un passage dont la traduction est d'ailleurs discutée (8:2) désigne indiscutablement par euaggelion le livre ou les livres de la vie de Jésus ; peut-être un autre, au chap. 5, fait-il encore allusion à ces derniers, lorsqu'il distingue deux classes dans le N.T. : « l'évangile » et « les apôtres » (c-à-d, leurs épîtres). Le pluriel euaggelia est très clair dans l'épître à Diognète, parlant de la « foi aux évangiles » (11:6), et dans Justin Martyr (environ 150 à 160), parlant des « souvenirs des apôtres, qu'on appelle évangiles » (Apol., I, 66:3) ; quand il emploie ailleurs le singulier : « dans l'évangile » (Dial. Tryph., 10:2 100:1), l'équivoque redevient possible. Mais à partir de cette époque, où commençait à s'affirmer l'autorité canonique des quatre évangiles, le sens d'évangile-document devient de plus en plus général. De la même manière, le titre d' « évangéliste » (voir ce mot), qui désigne dans le N.T. les premiers porteurs de la Bonne Nouvelle à certaines régions, devait ensuite, avec Hippolyte et Origène, s'appliquer aux auteurs de nos évangiles ; et un papyrus chrétien du VI e siècle appellera l'oraison dominicale la prière « évangélique », c'est-à-dire qui se trouve dans les évangiles. Parmi les écrits qui se multiplièrent au II e siècle autour de traditions et de légendes souvent invraisemblables et même fantastiques relatives à Jésus et à sa famille, un certain nombre portent aussi le nom d'évangiles, quoique l'Église chrétienne ne les ait pas admis comme Écritures saintes (voir Évang, apocryphes).

Le titre de protévangile (=premier évangile) a été attribué à l'un d'eux (protév. de Jacques), parce qu'il se limite à l'enfance et l'adolescence de Jésus ; le même terme s'emploie aussi

dans le sens primitif du mot Évangile, lorsque par Protévangile on désigne soit les prophéties messianiques de l'ancienne alliance en général, soit en particulier la première promesse rédemptrice, celle de Ge 3:15. D'une façon analogue, le tableau du Messie dans Esa 53 a été appelé, soit « l'Évangile avant l'Évangile », soit « le cinquième évangile ».

Dans les titres de nos évangiles, les formules « selon saint Matthieu, saint Mc », etc. (grec kata), variables suivant les manuscrits, sont aussi dues à des copistes, fidèles échos des convictions de leurs milieux sur l'origine des livres en question. A strictement parler, ce n'était ni une affirmation ni une négation quant à l'identité de l'évangéliste ; la préposition exprimait la conformité à un certain type et équivalait à : « évangile rédigé suivant l'enseignement de... ». Sans doute, pour les chrétiens des quatre premiers siècles qui leur ont donné ces titres, la formule présumait bien qu'ils étaient l'oeuvre de celui dont ils portaient le nom, comme l'histoire d'Hérodote était intitulée « selon Hérodote » ; mais un évangile n'appartenait pas à Marc, à Matthieu, de la même manière qu'une épître appartenait à Paul, à Jacques, ce qui autorisait alors à dire « épître de Paul, de Jacques » ; quelque chose du sens original d'Évangile se conservait derrière le nom du document : les quatre évangiles étaient, d'après Irénée, l' « Évangile de Dieu », transmis par les apôtres, mais « l'Évangile tétramorphe » (Adv. Hoer., III, 11:8), c'est-à-dire sous quatre formes différentes, et c'est par l'expression : « selon... » qu'on entendait marquer ce qui distinguait chacune de ces formes. A propos de ce chiffre de quatre évangiles, qui venait d'être fixé définitivement dans l'Église, Irénée (vers 180) accumulait les spéculations symboliques : chiffre conforme à la pensée divine ; il y a quatre vents et quatre régions du monde, ainsi il y a quatre évangiles pour l'extension de l'Église dans le monde. Celle-ci, comme un temple, repose sur leurs quatre colonnes. Ils correspondent encore aux quatre alliances de Dieu, avec Adam, Noé, Moïse et Jésus, etc. Eusèbe à son tour les appellera « le quadrige sacré ».

Pour caractériser leurs physionomies respectives, Irénée va jusqu'à chercher le symbole des quatre évangiles canoniques dans les quatre « animaux » (grec zôa ; litt., êtres vivants) de l'Apocalypse (Ap 4:7), inspirés eux-mêmes des chérubins de la vision d'Ézéchiel (1:10). La Parole éternelle et créatrice, dont le trône est au-dessus des chérubins, (cf. Ps 80:2) inspire un évangile unique, mais à quatre faces qui représentent sa disposition quadruple : le lion, la puissance souveraine ; le taureau, le sacrifice ; l'homme, la nature humaine ; l'aigle, l'Esprit sur l'Église. C'est dans les premières pages de chaque évangile qu'Irénée veut trouver la justification de ces types : la royauté du Fils unique dans Jn 1, son sacrifice dans Lu 1, sa naissance humaine dans Mt 1 ; l'Esprit de prophétie dans Mr 1. Ces rapprochements sont tellement artificiels que les successeurs en inventent d'autres, parfois aussi contestables ; Augustin, estimant puéril de caractériser un ouvrage par son début, entreprend de le faire d'après le point de vue général de l'auteur. Finalement, les principales combinaisons imaginées par les différents Pères de l'Église peuvent se ramener au tableau suivant, dont la dernière colonne est celle qui nous intéresse le plus, parce qu'elle est devenue l'interprétation populaire entrée dans l'art du Moyen âge, et qui se retrouve aujourd'hui dans les attributs iconographiques de la plupart des églises.

  Irénée Augustin Pseudo-Athanaze Jérôme
 
Matthieu  Homme  Lion  Homme  Homme
 
Marc  Aigle  Homme  Taureau  Lion
 
Luc  Taureau  Taureau  Lion  Taureau
 
Jean  Lion  Aigle  Aigle  Aigle

Si l'on tient à tirer parti de cette symbolique, tout arbitraire qu'elle soit, l'interprétation la moins défectueuse pourrait encore être une cinquième, qu'on utilise quelquefois aujourd'hui dans les leçons destinées à la jeunesse :

Matthieu : Taureau Evangile du Christ accomplissant l'A. T
 
Marc : Lion Evangile du Christ tout-puissant
 
Luc : Homme Evangile Evangile du Christ au coeur humain
 
Jean : Aigle   Evangile du Christ éternel

Peut-être serrerons-nous de plus près encore la réalité si nous distinguons en nos évangiles des portraits de Jésus : Messie dans Marc missionnaire dans Luc Roi dans Matthieu, Rédempteur dans Jean (Westphal, J.N. d'après Tém., I, pp. 112-117), ou bien encore si nous y voyons l'oeuvre du Christ en rapport avec :

le passé, réalisation de l'espérance juive, d'après Matthieu ;

le présent, manifestation d'autorité suprême devant les Romains, d'après Marc ;

l'avenir, perspective du salut pour les nations, d'après Lc ;

l'éternité, communion parfaite en Dieu le Père, d'après Jn. Ces points de vue complémentaires les uns des autres (voir les art. consacrés à chaque évangile) fournissent un aperçu de leurs individualités propres aussi bien que de leur accord fondamental, qui les a fait comparer aussi à un chant à quatre voix dont les mélodies peuvent se faire entendre séparément, mais qui se fondent en un ensemble de parfaite harmonie.

Conclusion.

Un phénomène analogue s'est donc produit pour les livres normatifs de l'ancienne et de la nouvelle alliance. De même que la Thora (=Loi), instruction divine révélée, était devenue le nom des ouvrages renfermant cette révélation : les livres de la Loi, --de même l'Évangile, bonne nouvelle du salut en Jésus-Christ, est devenu le nom des livres renfermant la proclamation de ce salut : les Évangiles. Cette distinction élémentaire n'est pas sans conséquence pour une juste appréciation des origines de la doctrine et de l'Église chrétiennes. Lorsque le catholicisme prétend l'Église antérieure à la doctrine, il ne peut étayer sa thèse que sur la confusion entre les évangiles et l'Évangile. Il dira, par exemple : « Les Évangiles ont été composés dans l'Église et pour l'Église. C'est elle qui les a reçus, approuvés, distingués... Les Évangiles disparaîtraient, que l'Église serait encore l'Église. Car l'Église a existé avant les Évangiles, l'esprit avant la lettre, la religion d'autorité avant la religion d'un livre, si haut qu'on le place. L'Église n'est pas fondée sur les Evangiles écrits, ceux-ci sont nés alors qu'elle rayonnait déjà de jeunesse et de vie. » (Huby, L'Évangile et les Évangiles, Paris, Grasset 1929, pp. 8, 9). Tant qu'il s'agit des évangiles, ces observations sont tout à fait exactes : ils sont un fruit de l'Église chrétienne ; mais--et c'est ici le point essentiel--l'Église chrétienne est elle-même le fruit de l'Évangile, le résultat dans la société de la prédication apostolique témoignage à la révélation de Jésus-Christ. L'Église a donc, sans doute, précédé les Évangiles, mais elle a été précédée par l'Évangile ; en produisant les Évangiles elle n'a rien créé qui lui fût personnel : elle-même création de Jésus-Christ dans la personne de ses fidèles, elle a simplement rendu nécessaire et possible la transmission écrite de leurs témoignages à son divin Chef (voir Évang, synopt., conclusion). Or l'Évangile de Jésus (sa doctrine du Royaume de Dieu) et l'Évangile des apôtres (leur doctrine de la personne du Christ) ne sont nullement deux types différents d'Évangile, nullement deux étapes successives dans l'histoire du christianisme, mais deux expressions inséparables du même Évangile ; car c'est « un fait historique d'une importance cardinale que l'Évangile de Jésus soit devenu le culte rendu au Seigneur Jésus-Christ » (Deissmann). Et c'est parce que le témoignage des évangiles, comme aussi celui des Actes et des épîtres, est authentique et conforme à la révélation de Jésus, que tous les retours au N.T. par delà l'histoire de l'Église ont retrouvé dans les évangiles l'Évangile primitif lui-même, dégagé des traditions et superfétations ecclésiastiques. Si l'Église chrétienne n'est pas fondée sur les évangiles, elle est fondée sur l'Évangile, que nous ont conservé les évangiles, les épîtres, le.N.T. tout entier.

L'Évangile est donc bien le fondement de l'Église chrétienne. Il est davantage : il est le message qu'elle doit au monde. C'est en ces termes mêmes que la Conférence mondiale sur la Foi et la Constitution de l'Église, assemblée à Lausanne en août 1927, s'est trouvée mise en présence de la sublime vocation de l'Église chrétienne. « C'est bien sur ce point, y a déclaré le prof. Deissmann, qu'il nous faut insister avec le plus d'énergie : le sens primitif du mot chrétien evangelium est celui de la bonne nouvelle apportée par Jésus de Nazareth du Royaume de Dieu qui va venir, de la domination royale du Dieu vivant qui est sur le point de s'établir dans ce monde et qui concentre en elle-même les deux idées du jugement et de la Rédemption. Ce message se trouve être inséparablement uni avec l'exigence formelle de la transformation intérieure de chaque individu... L'Évangile de Jésus n'a pas été et n'est pas le principe théologique d'une nouvelle école, ni une philosophie de l'histoire, ni le programme d'une conception du monde toute théorique... L'Évangile de Jésus est une proclamation religieuse, la trompette de l'archange, un saisissant appel à la repentance, une consolation bienheureuse, toujours et avant tout un appel pratique, qui veut transformer les hommes et les amener au Dieu vivant, et non pas les enseigner seulement... C'est dire qu'il nous faut vivre nous-mêmes dans l'idée que le Royaume de Dieu est proche, que Dieu vient à nous avec son pouvoir absolu, comme juge et comme rédempteur, et qu'il faut en conséquence nous préparer intérieurement à cette venue de Dieu par la metanoïa, par le changement du coeur... Au temps des Césars, c'était bien l'âme de l'humanité d'alors, de cette humanité malheureuse, chargée de tares, de souffrances et d'angoisses, qui se reflétait dans ce seul mot : évangile ! l'heureuse « légende », la rédemption conçue comme une joie divine ! N'en doit-il pas être de même aujourd'hui encore, à l'heure où l'Église de Jésus-Christ porte l'antique message du Maître à l'individu et au monde ? Ce ne sont pas des paragraphes qu'elle rédige, c'est une trompette qu'elle fait retentir... Cette évangélisation parlera du caractère effrayant du péché et de la splendeur de la grâce. Mais parce que la grâce l'emporte sur le péché, elle finira toujours par dire la bonne nouvelle, l'Évangile ! » Jn L.

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      Genèse 3

      15 Je mettrai inimitié entre toi et la femme, Entre ta descendance et sa descendance : Celle-ci t’écrasera la tête, Et tu lui écraseras le talon.

      1 Samuel 4

      17 Le messager répondit : Israël a fui devant les Philistins, et le peuple a éprouvé une grande défaite ; même tes deux fils, Hophni et Phinéas sont morts, et l’arche de Dieu a été prise.

      1 Samuel 31

      9 Ils coupèrent la tête de Saül et le dépouillèrent de ses armes. Puis ils firent annoncer ces bonnes nouvelles par tout le pays des Philistins dans les maisons de leurs idoles et parmi le peuple.

      2 Samuel 4

      10 Celui qui est venu m’annoncer : Voici que Saül est mort, et qui croyait m’annoncer une bonne nouvelle, je l’ai fait saisir et tuer à Tsiqlag, pour lui donner (le salaire de) cette bonne nouvelle !

      2 Samuel 18

      19 Ahimaats, fils de Tsadoq dit : Je vais courir porter au roi la bonne nouvelle que l’Éternel lui a rendu justice (en le délivrant) de la main de ses ennemis.
      20 Joab lui dit : Tu ne seras pas un porteur de bonnes nouvelles aujourd’hui ; tu porteras de bonnes nouvelles un autre jour, mais tu n’en porteras pas, puisque le fils du roi est mort.

      Psaumes 40

      10 J’annonce la bonne nouvelle de la justice dans la grande assemblée ; Vois, je ne ferme pas mes lèvres, Éternel, tu le sais !

      Psaumes 80

      2 Prête l’oreille, berger d’Israël, Toi qui conduis Joseph comme un troupeau ! Toi qui sièges (entre) les chérubins ! Parais dans ta splendeur,

      Psaumes 96

      2 Chantez à l’Éternel, bénissez son nom, Annoncez de jour en jour la bonne nouvelle de son salut !

      Esaïe 40

      3 Une voix crie dans le désert : Ouvrez le chemin de l’Éternel, Nivelez dans la steppe Une route pour notre Dieu.
      9 Monte sur une haute montagne, Sion, messagère de bonheur ; Élève avec force ta voix, Jérusalem, messagère de bonheur ; Élève (ta voix), sois sans crainte, Dis aux villes de Juda : Voici votre Dieu !

      Esaïe 52

      7 Qu’ils sont beaux sur les montagnes, Les pieds du messagers de bonnes nouvelles, Qui publie la paix ! Du messager de très bonnes nouvelles, Qui publie le salut ! Qui dit à Sion : Ton Dieu règne !

      Esaïe 53

      1 Qui a cru à ce qui nous était annoncé ? A qui le bras de l’Éternel s’est-il révélé ?
      2 Il s’est élevé devant lui comme un rejeton, Comme une racine qui sort d’une terre assoiffée ; Il n’avait ni apparence, ni éclat Pour que nous le regardions, Et son aspect n’avait rien pour nous attirer.
      3 Méprisé et abandonné des hommes, Homme de douleur Et habitué à la souffrance, Semblable à celui devant qui l’on se voile la face, Il était méprisé, Nous ne l’avons pas considéré.
      4 Certes, ce sont nos souffrances qu’il a portées, C’est de nos douleurs qu’il s’est chargé ; Et nous, nous l’avons considéré comme atteint d’une plaie ; Comme frappé par Dieu et humilié.
      5 Mais il était transpercé à cause de nos crimes, Écrasé à cause de nos fautes ; Le châtiment qui nous donne la paix est (tombé) sur lui, Et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.
      6 Nous étions tous errants comme des brebis, Chacun suivait sa propre voie ; Et l’Éternel a fait retomber sur lui la faute de nous tous.
      7 Il a été maltraité, il s’est humilié Et n’a pas ouvert la bouche, Semblable à l’agneau qu’on mène à la boucherie, A une brebis muette devant ceux qui la tondent ; Il n’a pas ouvert la bouche.
      8 Il a été emporté par la violence et le jugement ; Dans sa génération qui s’est soucié De ce qu’il était retranché De la terre des vivants, A cause des crimes de mon peuple, De la plaie qui les avait atteints ?
      9 On a mis sa tombe parmi les méchants. Son sépulcre avec le riche, Quoiqu’il n’ait pas commis de violence Et qu’il n’y ait pas eu de fraude dans sa bouche.
      10 Il a plu l’Éternel de le briser par la souffrance ; Après s’être livré en sacrifice de culpabilité, Il verra une descendance Et prolongera ses jours, Et la volonté de l’Éternel s’effectuera par lui.
      11 Après les tourments de son âme, Il rassasiera ses regards ; Par la connaissance qu’ils auront de lui, Mon serviteur juste justifiera beaucoup (d’hommes) Et se chargera de leurs fautes.
      12 C’est pourquoi je lui donnerai beaucoup (d’hommes) en partage ; Il partagera le butin avec les puissants, Parce qu’il s’est livré lui-même à la mort, Et qu’il a été compté parmi les coupables, Parce qu’il a porté le péché de beaucoup Et qu’il a intercédé pour les coupables.

      Esaïe 61

      1 L’Esprit du Seigneur, l’Éternel, est sur moi, Car l’Éternel m’a donné l’onction. Il m’a envoyé pour porter de bonnes nouvelles à ceux qui sont humiliés ; Pour panser ceux qui ont le cœur brisé, Pour proclamer aux captifs leur libération Et aux prisonniers leur élargissement ;

      Jérémie 20

      15 Maudit soit l’homme qui porta cette bonne nouvelle à mon père : Il t’est né un enfant mâle, Et qui le combla de joie !

      Ezéchiel 1

      10 Quant à l’apparence de leurs faces, ils avaient tous une face d’homme, tous quatre une face de lion à droite, tous quatre une face de bœuf à gauche et tous quatre une face d’aigle.

      Nahum 1

      Matthieu 1

      1 Généalogie de Jésus-Christ, fils de David, fils d’Abraham.
      2 Abraham engendra Isaac ; Isaac engendra Jacob ; Jacob engendra Juda et ses frères ;
      3 Juda engendra de Thamar Péretz et Zérah ; Péretz engendra Hetsrom ; Hetsrom engendra Aram ;
      4 Aram engendra Aminadab ; Aminadab engendra Nahchôn ; Nahchôn engendra Salma ;
      5 Salma engendra Booz de Rahab ; Booz engendra Obed de Ruth ;
      6 Obed engendra Isaï ; Isaï engendra David. Le roi David engendra Salomon de la femme d’Urie ;
      7 Salomon engendra Roboam ; Roboam engendra Abiya ; Abiya engendra Asa ;
      8 Asa engendra Josaphat ; Josaphat engendra Yoram ; Yoram engendra Ozias ;
      9 Ozias engendra Yotham ; Yotham engendra Ahaz ; Ahaz engendra Ézéchias ;
      10 Ézéchias engendra Manassé ; Manassé engendra Amôn ; Amôn engendra Josias ;
      11 Josias engendra Yékonia et ses frères au temps de la déportation à Babylone.
      12 Après la déportation à Babylone, Yékonia engendra Chéaltiel ; Chéaltiel engendra Zorobabel ;
      13 Zorobabel engendra Abioud ; Abioud engendra Éliaqim ; Éliaqim engendra Azor ;
      14 Azor engendra Sadoq ; Sadoq engendra Ahim ; Ahim engendra Élioud ;
      15 Élioud engendra Éléazar ; Éléazar engendra Matthan ; Matthan engendra Jacob ;
      16 Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle est né Jésus, qui est appelé Christ.
      17 Il y a donc en tout quatorze générations depuis Abraham jusqu’à David, quatorze générations depuis David jusqu’à la déportation à Babylone, et quatorze générations depuis la déportation à Babylone jusqu’au Christ.
      18 Voici comment arriva la naissance de Jésus-Christ. Marie, sa mère, était fiancée à Joseph ; avant leur union elle se trouva enceinte (par l’action) du Saint-Esprit.
      19 Joseph, son époux, qui était un homme de bien et qui ne voulait pas la diffamer, se proposa de rompre secrètement avec elle.
      20 Comme il y pensait, voici qu’un ange du Seigneur lui apparut en songe et dit : Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre avec toi Marie, ta femme, car l’enfant qu’elle a conçu vient du Saint-Esprit,
      21 elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus, car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés.
      22 Tout cela arriva afin que s’accomplisse ce que le Seigneur avait déclaré par le prophète :
      23 Voici que la vierge sera enceinte ; elle enfantera un fils Et on lui donnera le nom d’Emmanuel, ce qui se traduit : Dieu avec nous.
      24 A son réveil, Joseph fit ce que l’ange du Seigneur lui avait ordonné, et il prit sa femme chez lui.
      25 Mais il ne la connut pas jusqu’à ce qu’elle eût enfanté un fils, auquel il donna le nom de Jésus.

      Matthieu 3

      3 C’est lui dont le prophète Ésaïe a dit : C’est la voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur Rendez droits ses sentiers.

      Matthieu 4

      17 Dès lors Jésus commença à prêcher et à dire : Repentez-vous car le royaume des cieux est proche.
      23 Jésus parcourait toute la Galilée, il enseignait dans les synagogues, prêchait la bonne nouvelle du royaume, et guérissait toute maladie et toute infirmité parmi le peuple.

      Matthieu 5

      2 Puis il ouvrit la bouche et se mit à les enseigner :

      Matthieu 9

      35 Jésus parcourait toutes les villes et les villages, il enseignait dans leurs synagogues, prêchait l’Évangile du royaume et guérissait toute maladie et toute infirmité.

      Matthieu 24

      14 Cette bonne nouvelle du royaume sera prêchée dans le monde entier, pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin.

      Matthieu 26

      13 En vérité, je vous le dis, partout où cette bonne nouvelle sera prêchée, dans le monde entier, on racontera aussi en mémoire de cette femme ce qu’elle a fait.

      Marc 1

      1 Commencement de l’Évangile de Jésus-Christ, Fils de Dieu.
      2 Selon ce qui est écrit dans le prophète Ésaïe : Voici, j’envoie devant toi mon messager Pour frayer ton chemin ;
      3 C’est la voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, Rendez droits ses sentiers.
      4 Jean parut ; il baptisait dans le désert et prêchait le baptême de repentance pour le pardon des péchés.
      5 Tout le pays de Judée et tous les habitants de Jérusalem se rendaient auprès de lui ; et ils se faisaient baptiser par lui dans le fleuve du Jourdain en confessant leurs péchés.
      6 Jean avait un vêtement de poils de chameau, et une ceinture de cuir autour des reins. Il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage.
      7 Il prêchait : Il vient après moi, celui qui est plus puissant que moi, et je ne mérite pas de délier, en me baissant, la courroie de ses sandales.
      8 Moi, je vous ai baptisés d’eau ; mais lui vous baptisera d’Esprit Saint.
      9 En ce temps-là, Jésus vint de Nazareth en Galilée, et il fut baptisé par Jean dans le Jourdain.
      10 Au moment où il sortait de l’eau, il vit les cieux s’ouvrir et l’Esprit descendre sur lui comme une colombe.
      11 Et une voix (se fit entendre) des cieux : Tu es mon Fils bien-aimé, objet de mon affection.
      12 Aussitôt l’Esprit poussa Jésus dans le désert.
      13 Il passa dans le désert quarante jours, tenté par Satan. Il était avec les bêtes sauvages, et les anges le servaient.
      14 Après que Jean eut été livré, Jésus alla dans la Galilée ; il prêchait la bonne nouvelle de Dieu
      15 et disait : Le temps est accompli et le royaume de Dieu est proche. Repentez-vous, et croyez à la bonne nouvelle.
      16 En passant le long de la mer de Galilée, il vit Simon et André, frère de Simon, qui jetaient leurs filets dans la mer ; en effet ils étaient pêcheurs.
      17 Jésus leur dit : Suivez-moi et je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes.
      18 Aussitôt ils laissèrent leurs filets et le suivirent.
      19 En allant un peu plus loin, il vit Jacques, (fils) de Zébédée, et Jean, son frère, qui étaient aussi dans une barque et réparaient les filets.
      20 Aussitôt, il les appela ; ils laissèrent leur père Zébédée dans la barque avec ceux qui étaient employés, et ils le suivirent.
      21 Ils se rendirent à Capernaüm. Et, le jour du sabbat, Jésus entra dans la synagogue et se mit à enseigner.
      22 Ils étaient étonnés de son enseignement ; car il enseignait comme ayant autorité et non pas comme les scribes.
      23 Il se trouvait justement dans leur synagogue un homme (possédé) d’un esprit impur, et qui s’écria :
      24 Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Tu es venu pour nous perdre. Je sais qui tu es : le Saint de Dieu.
      25 Jésus le menaça : Tais-toi et sors de cet homme.
      26 L’esprit impur sortit de cet homme dans une convulsion et en poussant un grand cri.
      27 Tous furent saisis de stupeur, de sorte qu’ils se demandaient les uns aux autres : Qu’est-ce que ceci ? Une nouvelle doctrine (donnée) avec autorité ! Il commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent.
      28 Et sa renommée se répandit aussitôt dans toute la région de la Galilée.
      29 En sortant de la synagogue, ils se rendirent avec Jacques et Jean à la maison de Simon et André.
      30 La belle-mère de Simon était couchée, elle avait de la fièvre ; aussitôt on parla d’elle à Jésus.
      31 Il s’approcha, la fit lever en lui saisissant la main ; la fièvre la quitta, et elle se mit à les servir.
      32 Le soir venu, après le coucher du soleil, on lui amena tous les malades et les démoniaques.
      33 Et toute la ville était rassemblée devant la porte.
      34 Il guérit beaucoup de malades qui souffraient de divers maux. Il chassa aussi beaucoup de démons, mais il ne laissait pas les démons parler, parce qu’ils le connaissaient.
      35 Vers le matin, pendant qu’il faisait encore très sombre, il se leva et sortit pour aller dans un lieu désert où il se mit à prier.
      36 Simon et ceux qui étaient avec lui s’empressèrent de le rechercher,
      37 et quand ils l’eurent trouvé, ils lui dirent : Tous te cherchent.
      38 Il leur répondit : Allons ailleurs, dans les bourgades voisines, afin que j’y prêche aussi ; car c’est pour cela que je suis sorti.
      39 Et il s’en alla par toute la Galilée, prêchant dans les synagogues et chassant les démons.
      40 Un lépreux vint à lui et, se jetant à genoux, il lui dit d’un ton suppliant : Si tu le veux, tu peux me rendre pur.
      41 Jésus, ému de compassion, étendit la main, le toucha et dit : Je le veux, sois pur.
      42 Aussitôt la lèpre le quitta, et il fut purifié.
      43 Jésus le renvoya aussitôt avec de sévères recommandations,
      44 et lui dit : Garde-toi de rien dire à personne, mais va te montrer au sacrificateur, et présente pour ta purification ce que Moïse a prescrit,
      45 afin que cela leur serve de témoignage.

      Marc 8

      35 Quiconque en effet voudra sauver sa vie la perdra, mais quiconque perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera.

      Marc 10

      29 Jésus répondit : En vérité, je vous le dis, il n’est personne qui ait quitté, à cause de moi et de l’Évangile, maison, frères, sœurs, mère, père, enfants ou terres,

      Marc 13

      10 Il faut premièrement que la bonne nouvelle soit prêchée à toutes les nations.

      Marc 14

      9 En vérité, je vous le dis, partout où la bonne nouvelle sera prêchée dans le monde entier, on racontera aussi en mémoire de cette femme ce qu’elle a fait.

      Luc 1

      1 Puisque plusieurs ont entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous,
      2 tels que nous les ont transmis ceux qui, dès le commencement en ont été les témoins oculaires et qui sont devenus serviteurs de la parole,
      3 il m’a semblé bon à moi aussi, après avoir tout recherché exactement depuis les origines, de te l’exposer par écrit d’une manière suivie, excellent Théophile,
      4 afin que tu reconnaisses la certitude des enseignements que tu as reçus.
      5 Au temps d’Hérode, roi de Judée, il y eut un sacrificateur, du nom de Zacharie, de la classe d’Abia ; sa femme était une descendante d’Aaron, et son nom était Élisabeth.
      6 Tous deux étaient justes devant Dieu, et suivaient d’une manière irréprochable tous les commandements et les ordonnances du Seigneur.
      7 Mais ils n’avaient pas d’enfant, parce qu’Élisabeth était stérile, et ils étaient l’un et l’autre d’un âge avancé.
      8 Or, dans l’exercice de ses fonctions devant Dieu, selon le tour de sa classe,
      9 il fut désigné par le sort, suivant la coutume du sacerdoce, pour entrer dans le temple du Seigneur et pour y offrir le parfum.
      10 Toute la multitude du peuple était dehors en prière à l’heure du parfum.
      11 Alors lui apparut un ange du Seigneur, debout à droite de l’autel des parfums.
      12 Zacharie fut troublé en le voyant, et la crainte s’empara de lui.
      13 Mais l’ange lui dit : Sois sans crainte Zacharie ; car ta prière a été exaucée. Ta femme Élisabeth t’enfantera un fils, et tu l’appelleras du nom de Jean.
      14 Il sera pour toi un sujet de joie et d’allégresse, et beaucoup se réjouiront de sa naissance.
      15 Car il sera grand devant le Seigneur, il ne boira ni vin, ni boisson enivrante, il sera rempli de l’Esprit Saint dès le sein de sa mère
      16 et ramènera beaucoup des fils d’Israël au Seigneur, leur Dieu.
      17 Il marchera devant lui avec l’esprit et la puissance d’Élie pour ramener le cœur des pères vers les enfants, et les rebelles à la sagesse des justes, et pour préparer au Seigneur un peuple bien disposé.
      18 Zacharie dit à l’ange : A quoi reconnaîtrai-je cela ? Car je suis vieux, et ma femme est d’un âge avancé.
      19 L’ange lui répondit : Moi, je suis Gabriel, celui qui se tient devant Dieu ; j’ai été envoyé pour te parler et t’annoncer cette bonne nouvelle.
      20 Voici : tu seras muet, et tu ne pourras parler jusqu’au jour où cela se produira, parce que tu n’as pas cru à mes paroles qui s’accompliront en leur temps.
      21 Cependant, le peuple attendait Zacharie, et s’étonnait qu’il s’attarde dans le temple.
      22 A sa sortie, il ne put leur parler, et ils comprirent qu’il avait eu une vision dans le temple ; il se mit à leur faire des signes, et demeurait muet.
      23 Lorsque ses jours de service furent achevés, il retourna dans sa maison.
      24 Quelque temps après, sa femme Élisabeth devint enceinte. Elle se cacha pendant cinq mois, en disant :
      25 Voilà ce que le Seigneur a fait pour moi, au temps où il a décidé d’enlever ce qui était ma honte parmi les hommes.
      26 Au sixième mois, l’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée du nom de Nazareth,
      27 chez une vierge fiancée à un homme du nom de Joseph, de la maison de David ; le nom de la vierge était Marie.
      28 Il entra chez elle et dit : Je te salue toi à qui une grâce a été faite ; le Seigneur est avec toi.
      29 Troublée par cette parole, elle se demandait ce que signifiait une telle salutation.
      30 L’ange lui dit : Sois sans crainte, Marie ; car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
      31 Voici : tu deviendras enceinte, tu enfanteras un fils, et tu l’appelleras du nom de Jésus.
      32 Il sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père.
      33 Il règnera sur la maison de Jacob éternellement et son règne n’aura pas de fin.
      34 Marie dit à l’ange : Comment cela se produira-t-il, puisque je ne connais pas d’homme ?
      35 L’ange lui répondit : Le Saint-Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. C’est pourquoi, le saint (enfant) qui naîtra sera appelé Fils de Dieu.
      36 Voici qu’Élisabeth ta parente a conçu, elle aussi, un fils en sa vieillesse, et celle qui était appelée stérile est dans son sixième mois.
      37 Car rien n’est impossible à Dieu.
      38 Marie dit : Voici la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole. Et l’ange s’éloigna d’elle.
      39 En ces jours-là, Marie se leva et s’empressa d’aller vers les montagnes dans une ville de Juda.
      40 Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth.
      41 Dès qu’Élisabeth entendit la salutation de Marie, son enfant tressaillit dans son sein. Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint
      42 et s’écria d’une voix forte : Tu es bénie entre les femmes, et le fruit de ton sein est béni.
      43 Comment m’est-il accordé que la mère de mon Seigneur vienne chez moi ?
      44 Car voici : aussitôt que la voix de ta salutation a frappé mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse dans mon sein.
      45 Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement de ce qui lui a été dit de la part du Seigneur.
      46 Et Marie dit : Mon âme exalte le Seigneur
      47 Et mon esprit a de l’allégresse en Dieu, mon Sauveur,
      48 Parce qu’il a jeté les yeux sur la bassesse de sa servante. Car voici : désormais toutes les générations me diront bienheureuse.
      49 Parce que le Tout-Puissant a fait pour moi de grandes choses. Son nom est saint,
      50 Et sa miséricorde s’étend d’âge en âge Sur ceux qui le craignent
      51 Il a déployé la force de son bras ; Il a dispersé ceux qui avaient dans le cœur des pensées orgueilleuses,
      52 Il a fait descendre les puissants de leurs trônes, Élevé les humbles,
      53 Rassasié de biens les affamés, Renvoyé à vide les riches.
      54 Il a secouru Israël, son serviteur, Et s’est souvenu de sa miséricorde,
      55 – comme il l’avait dit à nos pères –, envers Abraham et sa descendance pour toujours.
      56 Marie demeura avec Élisabeth environ trois mois. Puis elle retourna chez elle.
      57 Le temps où Élisabeth devait accoucher arriva, et elle enfanta un fils.
      58 Ses voisins et ses parents apprirent que le Seigneur avait manifesté envers elle sa miséricorde, et se réjouirent avec elle.
      59 Le huitième jour, ils vinrent circoncire le petit enfant, et ils l’appelaient Zacharie, du nom de son père.
      60 Mais sa mère prit la parole et dit : Non, il sera appelé Jean.
      61 Ils lui dirent : Il n’y a dans ta parenté personne qui soit appelé de ce nom.
      62 Et ils faisaient des signes à son père pour savoir comment il voulait l’appeler.
      63 Zacharie demanda une tablette et il écrivit : Jean est son nom. Et tous furent dans l’étonnement.
      64 Au même instant, sa bouche s’ouvrit et sa langue se délia ; il parlait et bénissait Dieu.
      65 La crainte saisit tous les habitants d’alentour, et, dans toutes les montagnes de la Judée, on s’entretenait de tous ces événements.
      66 Tous ceux qui en entendaient parler les prirent à cœur et dirent : Que sera donc ce petit enfant ? En effet la main du Seigneur était avec lui.
      67 Zacharie, son père, fut rempli d’Esprit Saint et prophétisa en ces termes :
      68 Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël, De ce qu’il a visité et racheté son peuple,
      69 Et nous a procuré une pleine délivrance Dans la maison de David, son serviteur,
      70 Comme il en avait parlé par la bouche de ses saints prophètes depuis des siècles,
      71 La délivrance de nos ennemis et de la main de tous ceux qui nous haïssent.
      72 Ainsi fait-il miséricorde à nos pères Et se souvient-il de sa sainte alliance.
      73 Selon le serment qu’il a juré à Abraham, notre père.
      74 Ainsi nous accorde-t-il, après avoir été délivrés de la main de nos ennemis, de pouvoir sans crainte
      75 Lui rendre un culte dans la sainteté et la justice, en sa présence, tout au long de nos jours.
      76 Et toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut ; Car tu marcheras devant le Seigneur pour préparer ses voies,
      77 Pour donner à son peuple la connaissance du salut par le pardon de ses péchés,
      78 Grâce à l’ardente miséricorde de notre Dieu. C’est par elle que le soleil levant nous visitera d’en haut
      79 Pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort Et pour diriger nos pas dans le chemin de la paix.
      80 Or le petit enfant grandissait et se fortifiait en esprit. Il demeurait dans les déserts, jusqu’au jour où il se présenta devant Israël.

      Luc 2

      10 Mais l’ange leur dit : Soyez sans crainte, car je vous annonce la bonne nouvelle d’une grande joie qui sera pour tout le peuple :

      Luc 3

      4 selon ce qui est écrit dans le livre des paroles du prophète Ésaïe : C’est la voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, Rendez droits ses sentiers.

      Luc 4

      17 et on lui remit le livre du prophète Ésaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il était écrit :
      18 L’Esprit du Seigneur est sur moi, Parce qu’il m’a oint [Pour guérir ceux qui ont le cœur brisé ; ] Pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres ; Il m’a envoyé pour proclamer aux captifs la délivrance, Et aux aveugles le recouvrement de la vue, Pour renvoyer libres les opprimés,
      19 Pour proclamer une année de grâce du Seigneur.
      20 Puis il roula le livre, le rendit au serviteur et s’assit. Les yeux de tous, dans la synagogue, étaient fixés sur lui.
      21 Alors il se mit à leur dire : Aujourd’hui cette (parole de l’) Écriture, que vous venez d’entendre, est accomplie.

      Luc 8

      1 Ensuite, Jésus allait de ville en ville et de village en village ; il prêchait et annonçait la bonne nouvelle du royaume de Dieu.

      Luc 9

      6 Ils partirent et allèrent de village en village ; ils annonçaient la bonne nouvelle et opéraient partout des guérisons.

      Luc 20

      1 Un de ces jours-là, comme Jésus enseignait le peuple dans le temple et qu’il annonçait la bonne nouvelle, les principaux sacrificateurs et les scribes, avec les anciens, survinrent

      Jean 1

      1 Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu.
      2 Elle était au commencement avec Dieu.
      3 Tout a été fait par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle.
      4 En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes.
      5 La lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l’ont pas accueillie.
      6 Il y eut un homme envoyé par Dieu, du nom de Jean.
      7 Il vint comme témoin pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous croient par lui.
      8 Il n’était pas la lumière, mais (il vint) pour rendre témoignage à la lumière.
      9 C’était la véritable lumière qui, en venant dans le monde, éclaire tout homme.
      10 Elle était dans le monde, et le monde a été fait par elle, et le monde ne l’a pas connue.
      11 Elle est venue chez les siens, et les siens ne l’ont pas reçue ;
      12 mais à tous ceux qui l’ont reçue, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, à ceux qui croient en son nom
      13 et qui sont nés, non du sang, ni de la volonté de la chair ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu.
      14 La Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité ; et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme celle du Fils unique venu du Père.
      15 Jean lui a rendu témoignage et s’est écrié : C’est celui dont j’ai dit : Celui qui vient après moi m’a précédé car il était avant moi.
      16 Et nous avons tous reçu de sa plénitude, et grâce pour grâce,
      17 car la loi a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ.
      18 Personne n’a jamais vu Dieu ; Dieu (le Fils) unique, qui est dans le sein du Père, lui, l’a fait connaître.
      19 Voici le témoignage de Jean, lorsque les Juifs envoyèrent de Jérusalem des sacrificateurs et des Lévites pour lui demander :
      20 Toi, qui es-tu ? Il confessa sans le nier, il confessa : Moi, je ne suis pas le Christ.
      21 Et ils lui demandèrent : Quoi donc ? Es-tu Élie ? Et il dit : Je ne le suis pas. Es-tu le prophète ? Et il répondit : Non.
      22 Ils lui dirent alors : Qui es-tu ? afin que nous donnions une réponse à ceux qui nous ont envoyés ; que dis-tu de toi-même ?
      23 Il dit : Je suis la voix de celui qui crie dans le désert : Rendez droit le chemin du Seigneur, comme a dit le prophète Ésaie.
      24 Ceux qui avaient été envoyés étaient des Pharisiens.
      25 Ils l’interrogèrent et lui dirent : Pourquoi donc baptises-tu, si tu n’es pas le Christ, ni Élie, ni le prophète ? Jean leur répondit :
      26 Moi, je baptise dans l’eau ; au milieu de vous, il en est un que vous ne connaissez pas et qui vient après moi ;
      27 je ne suis pas digne de délier la courroie de sa sandale.
      28 Cela se passait à Béthanie, au-delà du Jourdain, où Jean baptisait.
      29 Le lendemain, il vit Jésus venir à lui et dit : Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde.
      30 C’est celui dont j’ai dit : Après moi vient un homme qui m’a précédé, car il était avant moi ;
      31 et moi, je ne le connaissais pas, mais, afin qu’il soit manifesté à Israël, je suis venu baptiser d’eau.
      32 Jean rendit ce témoignage : J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et demeurer sur lui ;
      33 et moi, je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser d’eau m’a dit : Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer, c’est lui qui baptise d’Esprit Saint.
      34 Et moi, j’ai vu et j’ai rendu témoignage que c’est lui le Fils de Dieu.
      35 Le lendemain, Jean était encore là, avec deux de ses disciples ;
      36 il regarda Jésus qui passait et dit : Voici l’Agneau de Dieu.
      37 Les deux disciples entendirent ces paroles et suivirent Jésus.
      38 Jésus se retourna, vit qu’ils le suivaient et leur dit : Que cherchez-vous ? Ils lui dirent : Rabbi – ce qui se traduit : Maître – où demeures-tu ?
      39 Il leur dit : Venez et vous verrez. Il allèrent et virent où il demeurait ; ils demeurèrent auprès de lui ce jour-là. C’était environ la dixième heure.
      40 André, frère de Simon Pierre, était l’un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean et qui avaient suivi Jésus.
      41 Il trouva d’abord son propre frère Simon et lui dit : Nous avons trouvé le Messie – ce qui se traduit : Christ.
      42 Il le conduisit vers Jésus. Jésus le regarda et dit : Tu es Simon, fils de Jonas : tu seras appelé Céphas – ce qui se traduit : Pierre.
      43 Le lendemain, il voulut se rendre en Galilée, et il trouva Philippe. Jésus lui dit : Suis-moi.
      44 Philippe était de Bethsaïda, la ville d’André et de Pierre.
      45 Philippe trouva Nathanaël et lui dit : Nous avons trouvé celui dont il est parlé dans la loi de Moïse et dans les prophètes, Jésus de Nazareth, fils de Joseph.
      46 Nathanaël lui dit : Peut-il venir de Nazareth quelque chose de bon ?
      47 Philippe lui dit : Viens et vois. Jésus vit venir à lui Nathanaël et dit de lui : Voici vraiment un Israélite dans lequel il n’y a pas de fraude.
      48 Nathanaël lui dit : D’où me connais-tu ? Jésus lui répondit : Avant que Philippe t’ait appelé, quand tu étais sous le figuier, je t’avais vu.
      49 Nathanaël reprit : Rabbi, toi tu es le Fils de Dieu, toi tu es le roi d’Israël.
      50 Jésus lui répondit : Parce que je t’ai dit que je t’avais vu sous le figuier, tu crois ; tu verras de plus grandes choses que celles-ci !
      51 En vérité, en vérité, je vous le dis, vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre sur le Fils de l’homme.

      Actes 15

      7 Après une vive discussion, Pierre se leva et leur dit : Frères, vous le savez : dès les tout premiers jours, Dieu a fait un choix parmi vous, afin que, par ma bouche, les païens entendent la parole de l’Évangile et qu’ils croient.

      Actes 20

      24 Mais je ne fais aucun cas de ma vie, comme si elle m’était précieuse, pourvu que j’accomplisse [avec joie] ma course, et le ministère que j’ai reçu du Seigneur Jésus : rendre témoignage à la bonne nouvelle de la grâce de Dieu.

      Romains 1

      1 Paul, serviteur du Christ-Jésus, appelé à être apôtre, mis à part pour l’Évangile de Dieu,
      2 – cet Évangile, Dieu l’avait promis auparavant par ses prophètes dans les saintes Écritures,
      16 Car je n’ai pas honte de l’Évangile : c’est une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit, du Juif premièrement, puis du Grec.

      Romains 2

      16 (C’est ce qui paraîtra) au jour où, selon mon Évangile, Dieu jugera par le Christ-Jésus les (actions) secrètes des hommes.

      Romains 7

      9 Pour moi, autrefois sans loi, je vivais ; mais quand le commandement est venu, le péché a pris vie, et moi je mourus.

      Romains 10

      15 Et comment y aura-t-il des prédicateurs, s’ils ne sont pas envoyés ? selon qu’il est écrit : Qu’ils sont beaux, Les pieds de ceux qui annoncent de bonnes nouvelles.

      Romains 15

      16 d’être ministre du Christ-Jésus pour les païens ; je m’acquitte du service sacré de l’Évangile de Dieu, afin que les païens lui soient une offrande agréable, sanctifiée par l’Esprit Saint.

      Romains 16

      25 A celui qui a le pouvoir de vous affermir selon mon Évangile et la prédication de Jésus-Christ, conformément à la révélation du mystère tenu secret dès l’origine des temps,

      1 Corinthiens 9

      12 Si d’autres jouissent de ce droit sur vous, n’est-ce pas plutôt à nous d’en jouir ? Mais nous n’avons pas usé de ce droit ; au contraire, nous supportons tout, afin de ne pas créer d’obstacle à l’Évangile de Christ.

      1 Corinthiens 15

      1 Je vous rappelle, frères, l’Évangile que je vous ai annoncé, que vous avez reçu, dans lequel vous demeurez fermes,

      2 Corinthiens 4

      4 pour les incrédules dont le dieu de ce siècle a aveuglé les pensées, afin qu’ils ne voient pas resplendir le glorieux Évangile du Christ, qui est l’image de Dieu.

      Galates 1

      6 Je m’étonne que vous vous détourniez si vite de celui qui vous a appelés par la grâce de Christ, pour passer à un autre évangile.
      9 Nous l’avons dit précédemment, et je le répète maintenant : si quelqu’un vous annonce un évangile différent de celui que vous avez reçu, qu’il soit anathème !

      Galates 2

      14 Quand je vis qu’ils ne marchaient pas droit selon la vérité de l’Évangile, je dis à Céphas, en présence de tous : Si toi qui es Juif, tu vis à la manière des païens, et non à la manière des Juifs, comment peux-tu forcer les païens à judaïser ?

      Ephésiens 1

      13 En lui, vous aussi, après avoir entendu la parole de la vérité, l’Évangile de votre salut, en lui, vous avez cru et vous avez été scellés du Saint-Esprit qui avait été promis

      Ephésiens 6

      15 mettez pour chaussures à vos pieds les bonnes dispositions que donne l’Évangile de paix ;
      19 et aussi pour moi : que la parole, quand j’ouvre la bouche, me soit donnée pour faire connaître avec hardiesse le mystère de l’Évangile,

      1 Thessaloniciens 1

      5 car notre Évangile n’est pas venu jusqu’à vous en paroles seulement, mais aussi avec puissance, avec l’Esprit Saint et une pleine certitude. Vous savez, en effet, ce que, à cause de vous, nous avons été parmi vous.

      1 Thessaloniciens 2

      2 Mais, après avoir souffert et avoir été maltraités à Philippes, comme vous le savez, nous avons pris de l’assurance en notre Dieu pour vous annoncer l’Évangile de Dieu au milieu de bien des combats.

      1 Thessaloniciens 3

      2 et nous avons envoyé Timothée, notre frère, ouvrier avec Dieu pour l’Évangile du Christ, afin de vous affermir et de vous exhorter dans l’intérêt de votre foi,
      6 Mais Timothée vient de nous arriver de chez vous ; il nous a donné de bonnes nouvelles de votre foi, de votre amour, du bon souvenir que vous gardez toujours de nous, et de votre désir de nous revoir, désir pareil au nôtre.

      2 Thessaloniciens 2

      14 C’est à cela aussi qu’il vous a appelés par notre Évangile, pour que vous possédiez la gloire de notre Seigneur Jésus-Christ.

      1 Timothée 1

      11 d’après le glorieux Évangile du Dieu bienheureux, Évangile qui m’a été confié.

      Apocalypse 4

      7 Le premier être vivant est semblable à un lion, le deuxième être vivant est semblable à un veau, le troisième être vivant a comme un visage d’homme, et le quatrième être vivant est semblable à un aigle en plein vol.

      Apocalypse 10

      7 mais qu’aux jours de la voix du septième ange, quand il s’apprêterait à sonner de la trompette, alors le mystère de Dieu s’accomplirait, comme il en avait annoncé la bonne nouvelle à ses serviteurs les prophètes.

      Apocalypse 14

      6 Je vis un autre ange qui volait au milieu du ciel ; il avait un Évangile éternel, pour l’annoncer aux habitants de la terre, à toute nation, tribu, langue et peuple.
      8 Un autre, un second ange suivit, disant : Elle est tombée, elle est tombée, Babylone la grande, qui a fait boire à toutes les nations du vin de la fureur de son inconduite.
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