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ÉVANGILES APOCRYPHES

Origine.

Dans les communautés chrétiennes du I er siècle, les besoins de la propagande entraînèrent la fixation par écrit des souvenirs de la vie de Jésus ; dès la première génération chrétienne, ce travail fut amorcé, et il prit rapidement une grande extension. (cf. Lu 1:1,4) Les recueils les plus anciens sont à la base de nos trois évang, synoptiques (voir art.). Dans le quatrième évangile, on distingue des éléments analogues, augmentés de traditions plus évoluées (voir Jean, évangile de). Mais au II e siècle, beaucoup d'autres ouvrages du même genre, dont certains ont disparu ou dont le titre seul nous est encore connu par les mentions qu'en font divers écrivains ecclésiastiques de l'antiquité chrétienne, s'étaient également constitués, les uns dans l'Église même, les autres à côté d'elle, spécialement parmi les Gnostiques. Les détails de leur apparition restent impossibles à reconstituer avec précision ; de même on ne détermine pas au juste l'étendue des milieux où ils se répandirent, En tout cas, aucun de ces évang, n'a jamais pénétré dans l'ensemble du monde chrétien des premiers siècles. D'après les éléments conservés de cette abondante littérature, on peut définir à grands traits leur genèse en tenant compte de trois principaux facteurs :

(a) La première couche des traditions évangéliques, celle-là même dont Marc Matthieu et Luc contiennent le noyau le plus solide. En dépendent à leur tour l'évangile des Hébreux et l'évangile des Égyptiens,

(b) Le développement de l'homélie ou de la parénèse, assez analogue à l'art juif de l'agada (voir Talmud). Sur les traditions anciennes se branchent dès lors les amplifications anecdotiques les plus touffues ; la légende se donne libre cours : évangile de Nicodème, de Thomas, protévangile de Jacques, évang, arabe et arménien de l'enfance, etc.

(c) La floraison des hérésies, ascétiques et gnostiques en particulier. Il leur fallait des documents revêtus de l'autorité évangélique. D'où l'apparition des évangile de Pierre, de Philippe, du pseudo-Matthieu, des douze apôtres, etc.

Caractères essentiels.

Comparés aux évangiles canoniques, les apocryphes apparaissent d'emblée comme secondaires et inférieurs, à la fois au point de vue de la valeur littéraire et en ce qui concerne le contenu lui-même. Le surnaturel, souvent grossier, y prend des proportions démesurées. A l'exception de rares sentences, qu'on remarque surtout dans l'évangile des Hébreux, l'imagination échevelée règne d'un bout à l'autre ; sur les sobres et vivantes pages de la tradition première, s'échafaudent en zigzags capricieux des développements aussi luxuriants que dépourvus de substance profonde. Si l'historien peut y trouver le reflet de tendances à l'oeuvre dans les milieux chrétiens en voie de catholicisation, il ne saurait mettre ces documents en parallèle avec les recueils évangéliques du canon, pour reconstituer quoi que ce soit de la vie et de l'oeuvre de Jésus lui-même.

En effet, sur tous les points où les apocryphes font état de traditions attestées également par les quatre évangélistes bibliques, on constate des remaniements déterminés par une intention particulière d'ordre doctrinal. Il n'est pas jusqu'au folklore du monde païen qui, revêtu d'un mince coloris chrétien, n'ait fourni sa contribution à certaines de leurs légendes, spécialement dans les pages, fantaisistes et confuses entre toutes, qui veulent retracer l'enfance de Jésus ou la vie entière de Joseph et de Marie.

L'évangile des Hébreux

(ou : selon les Hébreux) fut le produit le plus remarquable de toute cette littérature. Malheureusement, de ce grand ouvrage (presque aussi long que l'évangile de Matthieu, dit Nicéphore de Constantinople au IX e siècle), nous ne connaissons plus que quelques courts fragments, par les citations qu'en ont extraites Clément d'Alexandrie, Origène, Eusèbe et Jérôme. Il est certain que cet évang, provient d'un milieu judéo-chrétien. Jérôme dit qu'un exemplaire lui en fut prêté par les judéo-chrétiens de Bérée, qu'il en existait un autre dans la bibliothèque de Pamphile à Césarée, et que lui-même en fit une traduction grecque et latine. (Encore n'est-il pas établi que Jérôme désigne bien là l'évangile des Hébreux plutôt que celui des Nazaréens, remaniement judéo-chrétien de notre Matthieu combiné à diverses autres traditions.) C'est l'Église pagano-chrétienne qui forgea l'appellation : évangile des Hébreux ; pour les judéo-chrétiens, le volume devait s'appeler : « l'Évangile », à l'exclusion de tout autre. Il existait d'abord en araméen, comme l'attestent Eusèbe et Jérôme, mais c'est en grec qu'il pénétra dans les autres milieux chrétiens.

Tout contribue à établir que sous sa forme araméenne il fut rédigé en Palestine ou en Syrie. La traduction grecque, qui remonte au II e siècle, peut avoir été faite en Syrie ou, moins probablement, en Egypte. La date d'origine est certainement ancienne. Mais on ne saurait, comme Lessing et d'autres, identifier cet évang, avec la collection des Logia attribués à Matthieu par la tradition que rapporte Papias. Dès le début du II e siècle, Ignace d'Antioche semble bien avoir connu l'évangile des Hébreux (lettre aux chrétiens de Smyrne 3:1 et suivant). Il était donc presque contemporain des I er et 3 e évang, canoniques.

Aux fragments que nous en reproduisons ci-après, s'ajoute, d'après Papias, la péricope de la femme adultère, qui vint tardivement s'insérer dans quelques manuscrits du 4 e évangile (voir Agrapha).

Jérôme, Adv. Pelas. 3 a : (cf. Mr 1:8,11 et parallèle) « Or la mère du Seigneur et ses frères lui dirent : Jean-Baptiste baptise pour la rémission des péchés ; allons, nous aussi, nous faire baptiser par lui. Il leur répondit : En quoi ai-je péché, pour que j'aille recevoir son baptême ? Si, du moins, cela même que je dis n'est pas [un péché d'] ignorance. »

Jérôme, Comm. d'Ésaïe 11:2 : « Or il arriva, lorsque le Seigneur remonta de l'eau, que la source de toutes choses, l'Esprit saint, descendit et se posa sur lui, en lui disant : Mon Fils, je t'ai attendu parmi tous les prophètes, pour venir reposer en toi. Car tu es mon repos, tu es mon Fils premier-né, qui règnes éternellement ».

Origène, Hom. sur Jean 15:4 : (cf. Mt 4:1,8) « A ce moment ma mère, le saint Esprit, me saisit par l'un de mes cheveux et m'emporta sur la grande montagne du Thabor. »

Jérôme, Comm. d'Eph 5:4: (cf. Mt 5:24) « Et ne vous réjouissez jamais, dit-il, si ce n'est quand vous aurez considéré votre frère avec amour. »

Clément d'Alex., Strom., II, 9:45 ; V, 14:66 : (cf. Mt 11:29) « Celui qui admire régnera, et celui qui règne trouvera le repos. » -- « Celui qui cherche n'aura pas de trêve jusqu'à ce qu'il trouve ; quand il aura trouvé, il admirera ; quand il admirera, il régnera ; quand il régnera, il sera en repos, »

Jérôme, Comm. de Mt 12:13 : (cf. Mr 3:1,8 et parallèle) « J'étais maçon, gagnant ma vie par [le travail de] mes mains. Je t'en supplie, Jésus, rends-moi la santé, que je ne sois pas réduit à mendier honteusement mon pain. »

Jérôme, Adv. Pelag. 3 (cf. Mt 18:21, Lu 17:3) : « Si ton frère pèche contre toi en paroles et te donne (ensuite) satisfaction, accueille-le, sept fois dans une journée. Simon, son disciple, lui dit : Sept fois dans une journée ? Le Seigneur, répondant, lui dit : Je te dis même jusqu'à soixante-dix fois sept ; car chez les prophètes aussi, après qu'ils eurent reçu l'onction du saint Esprit, on a trouvé des discours entachés de péché ».

Origène, Comm. de Mt 15:14 : (cf. Mr 10:7-25 et parallèle) « Un autre, un homme riche, lui dit : Maître, par quelle bonne action aurai-je la vie ? --O homme, lui dit-il, accomplis la Loi et les Prophètes. --L'homme lui répondit : Je l'ai fait. --Il lui dit : Va, vends tout ce que tu as et partage-le aux pauvres, puis viens me suivre. --Mais l'homme riche se mit à se gratter la tête ; cela ne lui plaisait pas. Le Seigneur lui dit : Comment dis-tu : j'ai accompli la Loi et les Prophètes, alors qu'il est écrit dans la Loi : Tu aimeras ton prochain comme toi-même, et voici que beaucoup de tes frères, fils d'Abraham, sont couverts d'ordures, mourants de faim, alors que ta maison regorge de bonnes choses dont rien ne sort pour eux ? Puis il se tourna et dit à Simon, son disciple, assis près de lui : Simon, fils de Jean, il est plus facile à un chameau dépasser parle trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le Royaume des cieux. »

Origène, Comm. de Mt 23:35 : Dans l'évangile dont se servaient les Nazaréens, nous trouvons écrit au lieu de « fils de Barachia » : « fils de Jéhojada ».

Eusèbe, Théoph. 22 : (cf. Mt 25:14-40) L'évangile qui nous est parvenu en caractères hébreux contient la menace adressée non pas à celui qui cacha [son talent], mais à celui qui vivait dans le désordre ; car il y a trois serviteurs, l'un qui dilapide le bien de son maître avec des prostituées et des joueuses de flûte, l'autre qui en tire un profit maintes fois multiplié, et un qui cache son talent ; ensuite l'un est agréé, l'un est seulement blâmé, l'autre est mis en prison.

D'après Cyrille de Jérusalem, l'évangile des Hébreux contenait en outre le texte suivant : « Lorsque le Christ voulut venir sur la terre auprès des hommes, Dieu le Père choisit dans le ciel une force puissante qui s'appelait Michel, et confia le Christ à ses soins. Cette force vint dans le monde, y reçut le nom de Marie et le Christ demeura sept mois dans son sein. »

L'évangile des Égyptiens.

Les seuls débris qui en subsistent se trouvent dans l'oeuvre de Clément d'Alexandrie Stromates, et Extraits du gnostique Théodote, qui, se référant à Cassien, paraît bien avoir attribué à cet évang, une certaine valeur historique, mais sans le placer sur le même niveau que Matthieu, Marc Luc et Jn. Origène croyait y retrouver l'un des nombreux documents que mentionne le prologue de Luc, mais il ne le tenait pas pour inspiré. A en croire Hippolyte, une secte gnostique particulièrement obscure, celle des Naasènes, aurait fait usage de l'évangile des Égyptiens. On le trouve encore mentionné chez Épiphane, et l'homélie dite : « 2 e épître de Clément romain », vers le milieu du II e siècle, contient déjà l'une des citations que reproduira Clément d'Alexandrie dans le dernier quart du même siècle. Ceci amène à supposer que d'autres morceaux d'origine inconnue cités par la même homélie : 4:5 5:2, 4 8:5, etc., peuvent en provenir aussi.

Le tout reste si fragmentaire qu'on est réduit, en ce qui concerne la date et le lieu de composition, à formuler des conjectures très incertaines. Le titre semble bien suffire à établir que le document circulait parmi les communautés chrétiennes d'Egypte. Durant une partie du II e siècle, la tradition évangélique y aura principalement été accréditée sous cette forme. Au moins vers la fin du II e siècle, on considérait l'évangile des Égyptiens comme contenant des opinions hérétiques, spécialement celles des Encratites, ascètes adversaires du mariage ; les fragments conservés professent en effet ce rigorisme particulier. Antérieur à 2 Clément rom., l'évangile a pu se constituer au II e siècle, dans le premier tiers. En voici les textes subsistants. Comme dans beaucoup d'apocr., on remarquera la tendance à mettre au premier plan des personnages très secondaires de l'histoire évangélique ; ici c'est Salomé : (cf. Mr 16:1)

Clément d'Alex., Strom., III, 9:63 : (cf. Mt 5:17) « Je suis venu pour abolir les oeuvres de la femelle. » --III, 6:45 : (cf. Mt 19:12) « A Salomé, demandant jusqu'à quand la mort exercerait son pouvoir, le Seigneur dit : Aussi longtemps que vous, femmes, vous enfanterez ». --III, 9:64,66 : « Salomé dit : Jusqu'à quand les hommes mourront-ils ? --Le Seigneur répondit : Aussi longtemps que- les femmes enfanteront. » « Car lorsqu'elle (Salomé) dit : J'ai donc bien fait de ne pas enfanter ? le Seigneur repartit en ces mots : Mange toute espèce d'herbe, mais ne mange pas celle qui a de l'amertume. » --III, 13:32 (cf. 2 Clém. Ro 12:2,5) : « Salomé s'informant du moment où les choses qu'elle demandait seraient connues, le Seigneur dit : Lorsque vous foulerez aux pieds le vêtement de l'ignominie et lorsque les deux deviendront un, le mâle (étant confondu) avec la femelle, ni mâle ni femelle ».

A ce même évang, ont parfois été attribuées les paroles de Jésus (voir Agrapha) découvertes dans les papyrus d'Oxyrhynque.

L'évangile de Pierre.

D'après Eusèbe, H.E. VI, 12:3 - 6, Sérapion, évêque d'Antioche entre 190 et 200, avait écrit un opuscule : De l'évangile attribué à Pierre, qu'il condamnait comme entaché de docétisme. Origène (Comm. de Matthieu 10:17) a également connu cet évangile, qu'on trouve encore nommé et rejeté par Eusèbe (III, 3:23), Théodoret, Jérôme et le Decretum Gelasianum. Mais du contenu même, rien ne subsistait, lorsqu'un fragment sur parchemin du VIII e ou IX e siècle en fut découvert par Boudant dans la tombe d'un moine égyptien à Akhmim, et publié en 1892, avec d'autres textes (apocal. de Pierre, livre d'Hénoch).

Pierre y parle à la première personne et raconte l'histoire évangélique. Les évangiles canoniques y sont utilisés, avec d'autres traditions moins anciennes. Le docétisme dénoncé par Sérapion s'y fait jour incontestablement. On peut supposer que la rédaction s'acheva entre 130 et 180. Si l'auteur est un gnostique, son oeuvre pénétra cependant dans la grande Église, en Syrie notamment. Peut-être était-il lui-même Syrien. Au III e siècle, la Didascalia, écrite sûrement dans cette province, connaît l'évangile de Pierre.

1:1: (cf. Mt 27:24) « Aucun des Juifs ne se lava les mains, ni Hérode, ni aucun de ses juges. Comme ils ne voulaient pas se laver, Pilate se leva, et alors Hérode, le roi, donna l'ordre de se saisir du Seigneur ; il leur dit : Ce que je vous ai commandé de lui faire, faites-le. » 2:51 : (cf. Mr 15:15 et parallèle) « Et il le livra au peuple, avant [c-à-d, le jour précédant] le premier [jour] des pains sans levain, leur fête. »

4:10 ss : (cf. Mr 15:22-32 et parallèle) Ils emmenèrent deux malfaiteurs et les crucifièrent chacun d'un côté du Seigneur... L'un de ces malfaiteurs les injuriait, disant : Nous, c'est à cause de nos méfaits que nous subissons ce supplice ; mais celui-ci, qui est devenu sauveur des hommes, quel crime vous a-t-il infligé ? Indignés contre lui, ils ordonnèrent qu'on ne lui rompît pas les os de la jambe, pour qu'il mourût torturé.

5:15,19s : (cf. Mr 15:33-38 et parallèle) « C'était le milieu du jour ; des ténèbres envahirent toute la Judée... Et le Seigneur s'écria : Ma force, ma force, tu m'as abandonné ! Cela dit, il expira. A l'heure même, le rideau du temple de Jérusalem se fendit en deux. »

7:25 : (cf. Lu 23:48) « Alors les Juifs, les anciens et les prêtres, connaissant quel mal ils s'étaient fait à eux-mêmes, se mirent à se frapper et à dire : Malheur sur nos péchés ! Il approche, le jugement ; c'en est fait de Jérusalem ! »

8:28-33 : (cf. Mt 27:62-65) « Les scribes, les pharisiens et les anciens s'assemblèrent... et vinrent présenter une requête à Pilate en ces mots : Accorde-nous des soldats, pour que (nous) gardions son tombeau pendant trois jours, de peur que ses disciples ne viennent le dérober, et que le peuple abusé, le croyant ressuscité, ne nous fasse un mauvais parti. Pilate mit donc à leur disposition le centurion Pétrone, avec des soldats, pour garder le sépulcre. Des anciens et des scribes allèrent avec eux au tombeau. Et roulant une grande pierre, avec le centurion et les soldats, tous ceux qui étaient là la placèrent à l'entrée du tombeau ; puis ils la scellèrent de sept sceaux, ils plantèrent là une tente et montèrent la garde. »

12:50-54 13:55-57 : (cf. Mr 16:1,8 et parallèle) « Or, le matin du jour du Seigneur, Marie-Madeleine, disciple du Seigneur... amenant ses amies, vint au sépulcre où on l'avait placé. Elles craignaient que les Juifs ne les vissent et disaient... Qui donc nous roulera la pierre qu'on a mise sur la porte du sépulcre, pour que nous entrions nous placer à ses côtés et faire ce qu'il faut ? Car cette pierre était grande. Nous avons peur que quelqu'un ne nous voie... En s'avançant, elles trouvèrent le sépulcre ouvert. Elles avancèrent encore, s'y penchèrent et y virent un jeune homme assis au milieu du sépulcre ; il était beau et revêtu d'un costume magnifique. Il leur dit : Pourquoi venez-vous ? Que cherchez-vous ? N'est-ce pas ce crucifié ? Il est ressuscité et il est parti. Que si vous ne le croyez pas, penchez-vous et considérez la place où il était ; il n'y est pas. Oui, il est ressuscité, et il est retourné là même d'où il avait été envoyé. --Alors, pleines d'effroi, les femmes s'enfuirent. »

11:45-49 : (Cf Mt 28:11-15) Ce que voyant, les gens du centurion allèrent en hâte, pendant la nuit, trouver Pilate... et ils lui racontèrent tout ce qu'ils avaient vu... Pilate leur répondit : Je suis pur du sang du Fils de Dieu... C'est vous que cela regarde. Ensuite tous vinrent le supplier instamment pour qu'il ordonnât au centurion et aux soldats de ne rien dire de ce qu'ils avaient vu... Pilate donc donna au centurion et aux soldats l'ordre de ne rien dire.

L'évangile de Nicodème.

On en possède deux recensions, A, B, conservées dans des versions latine et copte.

Une 1 re partie, ch. 1-16, raconte longuement le procès de Jésus devant Pilate, sa condamnation, son exécution sur la croix et sa résurrection. C'est une juxtaposition et une amplification des récits correspondants des évangiles, canoniques. On y remarque nombre d'anecdotes relatives à la tentation de Jésus ; douze témoins du mariage de Joseph et de Marie, parmi lesquels figurent Nicodème et Véronique, attestent la naissance légitime de Jésus. Le récit de la crucifixion dépend nettement de Lu 23. L'auteur s'applique ensuite très spécialement à démontrer la certitude de la résurrection. Le tout vise à adapter l'histoire évangélique à la tractation homilétique.

La deuxième partie, ch. 17-27, contient une relation de la descente de Jésus aux enfers, faite par les fils ressuscités du vieillard Siméon (Lu 2:2 et suivants), que le texte B appelle Lencius et Carinus. On y trouve exprimée une théorie de l'expiation (voir ce mot), antérieure à celle d'Anselme : Jésus, en se livrant en rançon à Satan, libère les âmes que le prince des démons tenait captives.

Depuis Tischendorf, l'indépendance de ces deux documents actuellement juxtaposés est un fait acquis. Le I er porte le nom de Acta (ou Gesta) Pilati, sans s'identifier avec le rapport de Pilate à Tibère que mentionne Tertullien (Apol. 5:21), car on ne peut pas en placer la composition avant le courant du IV e siècle ; les deux recensions conservées représentent un remaniement ultérieur (V e siècle). --Quant au 2 e, intitulé : Descensus Christi ad inferos, il remonte vraisemblablement aussi au temps où l'Église n'était plus persécutée. C'est vers le IX e siècle que l'ensemble prit le nom qu'il a conservé.

Mais on ne lui attribua une réelle autorité historique ou doctrinale qu'en plein Moyen âge (XIII e siècle).

La recension latin du Descensus donne en appendice la lettre de Pilate à Claude (Tibère), conservée en latin et en grec par les Actes apocr, de Pierre et de Paul (ch. 40-42).

Le protévangile de Jacques

C'est le plus ancien et le plus célèbre des multiples évangiles apocr, dits de l'enfance, parce qu'ils traitent exclusivement de la naissance, de l'enfance et de l'adolescence de Jésus, non sans faire place à mainte légende relative à ses parents. L'enfant se révèle déjà divin par force miracles. Plus d'un thème de ces récits provient du vieux fonds des légendes orientales, adapté aux croyances chrétiennes et aux sollicitations de l'apologétique. On s'écarte de plus en plus de la sobriété que gardaient les préambules de Matthieu et de Luc (ch. 1-2).

Sous sa forme actuelle, le protévangile de Jacques fut utilisé par Épiphane vers la fin du IV e siècle ; auparavant, il semble qu'Origène l'ait mentionné sous le nom de « livre de Jacques ». Ouvrage composite, il comprend des éléments qui doivent remonter au milieu du II e siècle. Sa popularité fut grande, car, outre l'original grec, il en exista des versions latine, syriaque, copte et arménienne. Il se donne (25:1) pour une oeuvre de Jacques, frère du Seigneur ; en réalité, l'auteur est un pagano-chrétien, peut-être égyptien. C'est une importante attestation de la croyance à la naissance miraculeuse à l'époque indiquée. Au point de vue littéraire, il contient certaines pages pleines de charme, qui voisinent et contrastent avec des développements apologétiques assez diffus et laborieux.

La figure de Marie y occupe d'abord le premier plan. Ses parents, Joachim et Anne, sont des gens riches et distingués. Ils amènent au temple dès qu'elle a trois ans l'enfant qui leur a été tardivement accordée et qu'ils consacrent à Dieu ; là elle vit pieusement jusqu'à sa douzième année, date où Joseph, veuf, père de plusieurs enfants dont Jacques, est singulièrement amené à l'épouser. Suivent un récit de l'annonciation, la visite de Marie à Elisabeth, une épreuve judiciaire subie victorieusement, par Joseph et Marie accusés de mariage clandestin. La naissance de, Jésus a lieu dans une caverne et s'accompagne de prodiges inconcevables. Une sage-femme atteste que la virginité de Marie demeure intacte. L'ouvrage s'achève en relatant le martyre de Zacharie et la mort d'Hérode, transition au récit des Synoptiques.

Il est probable que cet évang, fut composé pour servir la cause du gnosticisme. Deux autres récits de l'enfance, écrits en latin, l'évangile de Matthias ou du pseudo-Matthieu et celui de la Nativité de Jésus, dépendent visiblement soit du protévangile de Jacques, soit en tout cas de sa source principale.

L'évangile selon Thomas (le philosophe israélite).

Sous sa forme actuelle, qui n'est pas antérieure au VII e ou VIII e siècle, ce second évangile de l'enfance représente un remaniement ecclésiastique et une abréviation de l'évangile gnostique de Thomas attesté principalement par Hippolyte, Origène et Eusèbe ; ce dernier le mentionne parmi les apocryphes. Son contenu précis ne se laisse guère reconstituer. Il a pu exister vers le milieu du II e siècle ; de l'ouvrage conservé, il existe plusieurs recensions grecques, une syriaque, une latine et une slave, présentant entre elles diverses variantes. Toutes contiennent des historiettes échelonnées entre la cinquième et la douzième année du héros ; la dernière de la série n'est autre que la scène du temple déjà relatée dans Lu 2:41,52. Le surnaturel y éclate d'un bout à l'autre : Jésus fait envoler des oiseaux de terre glaise, etc.

Autres évangiles de l'enfance.

Une compilation, puisant surtout dans les deux évang, que nous venons de caractériser, fut rédigée en syriaque, mais nous n'en possédons plus, pour la majeure partie, que la traduction en arabe (d'où le nom : évang, arabe de l'enfance) et une version arménienne. De multiples embellissements, toujours plus fantastiques, ont été brodés sur les thèmes empruntés à « Jacques » et à « Thomas ».

On lit en tête, provenant peut-être de quelque copiste, cette note bien adaptée au ton de l'ensemble : « Nous avons trouvé ceci dans le livre de Josèphe le grand-prêtre qui existait au temps du Christ--d'aucuns ont dit que c'était Caïphe ; il affirme donc que Jésus parla, étant au berceau, et dit à sa mère : Je suis Jésus, le fils de Dieu, le Verbe, que vous avez enfanté, comme vous l'avait annoncé l'ange Gabriel, et mon Père m'a envoyé pour sauver le monde. » (Trad. P. Peeters.)

C'est peut-être dans ces pages que culmine le merveilleux de toute la littérature évangélique apocryphe. Leur caractère composite ne permet pas d'en envisager l'apparition comme antérieure au VII e ou au VIII e siècle.

l'Histoire du charpentier Joseph.

Se rattache au même cycle. On en possède un texte arabe, mais l'original semble avoir été écrit en copte, car l'ouvrage, destiné à glorifier Joseph, était certainement lu le jour de sa fête (20 juill.), et ce culte de Joseph se répandit d'abord chez les Coptes monophysites. La note gnostique y apparaît moins prononcée que dans le protévangile, malgré certains points de contact avec ce livre. Naissance et ensevelissement de l'époux de Marie sont amplement narrés, ainsi que la véritable oraison funèbre prononcée par Jésus. Celui-ci déclare à propos de Marie : « C'est moi qui l'ai choisie de mon plein gré, d'accord avec mon Père et sur les conseils du Saint-Esprit. » L'auteur a dû se servir de matériaux judéo-chrétiens. Il appartient au V e siècle vraisemblablement.

l'évangile de Philippe

On n'en connaît que le nom. Épiphane dit que les Gnostiques en faisaient usage. La Pistis Sophia le mentionne plus clairement ; il devait donc circuler en Egypte depuis le III e siècle dans les cercles gnostiques. C'est peut-être le même dont le prêtre Timothée et Léonce de Constantinople attestent l'emploi chez les Manichéens. La valeur en fut, en tout cas, inférieure à celle du protévangile de Jacques.

Divers fragments

Ils sont relatifs à l'enfance du Seigneur qui tous ont amplifié à l'envi ce protévangile ; le plus récemment exhumé est un ms. latin. On sait, d'autre part, que des écrivains contemporains, spécialement L. Wallace, auteur de Ben-Hur, et Selma Lagerloef pour ses Légendes du Christ, trouvèrent dans les évangiles de l'enfance une source d'heureuses inspirations.

L'évangile des douze apôtres

Mentionné par Origène, Ambroise, Jérôme, Théophylacte, est généralement identifié avec l'évangile des Ébionites dont Épiphane a cité quelques fragments, en le caractérisant comme faussement attribué à Matthieu et intitulé par les Ébionites qui l'employaient : « évangile des Hébreux » ou « évangile hébreu ». (De là sans doute l'erreur de Jérôme qui le confond avec l'évangile des Hébreux caractérisé ci-dessus.) Des citations d'Épiphane il paraît bien résulter que les douze apôtres y figuraient, racontant l'histoire de leur Maître. L'inspiration en était judéo-chrétienne avec une pointe de gnosticisme. Cet évangile, écrit en aram, mais traduisant un original grec, condamnait les sacrifices sanglants et l'absorption de la viande. Jésus aurait dit : « Je suis venu peur mettre fin aux sacrifices ; tant que vous continuerez à sacrifier, la colère de Dieu ne s'éloignera pas de vous. » Lu 22:15 est transformé en une question impliquant réponse négative : « Ai-je désiré manger cette Pâque avec vous ? » L'interprétation serait à réviser, si, comme on l'a supposé, ces fragments se retrouvaient dans les éléments judéo-chrétiens des homélies et recognitiones pseudo-clémentines. Provisoirement, si ce que cite Épiphane provient d'un évangile connu aussi par Origène, on peut le faire remonter aux premiers temps du III e siècle.

Le passage de Marie

Selon (Joannis de transitu Maria) , il donne un récit merveilleux de la mort de Marie. Le Saint-Esprit rassemblant autour de la mourante un grand nombre d'apôtres accourus des extrémités du monde, quelques-uns mêmes ressuscités tout exprès. Une imposante série de miracles s'accomplit, couronnée par l'élévation dans le Paradis du corps « précieux et sans tache » de Marie.

Il existe de cet évangile des versions grecque, latine, syriaque, égyptienne-sahidique et éthiopienne. On constate qu'il dépend du protévangile et de nombreux autres écrits apocr. ; d'autre part, il ne peut être antérieur à l'épanouissement du culte de la Vierge qui se produisit vers la fin du IV e siècle ; son influence sur la pensée et l'art du catholicisme romain fut considérable. L'un de ses manuscrits latin le fait suivre d'un récit : de Jésus-Christ et de sa descente de la croix, attribué comme lui à « saint Jean le théologien ».

Divers évangiles qu'il nous reste à énumérer, dont les noms seuls, pratiquement, sont parvenus jusqu'à nous.

--L'évangile de Basilide, mentionné par Origène, Ambroise, Jérôme, Eusèbe. Origène confond peut-être un commentaire évangélique dû à Basilide avec un « évangile » proprement dît dont il lui attribue l'audacieuse composition. Il se peut toutefois que, comme chef d'école, Basilide ait remanié les quatre évang, canoniques, en un ensemble (un peu à la manière de Tatien) où il soulignait les textes susceptibles d'interprétation gnostique.

--L'évangile d'André, mentionné par Innocent 1 er et peut-être Augustin, si du moins il ne s'agit pas pour eux des Actes d'André. Le décret de Gélase le nomme parmi les évangiles condamnés. Origine gnostique ?

--L'évangile d'Apelle, dont parlent Jérôme et Bède, consistait peut-être, comme celui de Marcion, en une copie remaniée de morceaux pris dans un évang, canonique. Épiphane rapporte, comme en provenant, ce mot de Jésus : « Soyez des changeurs de monnaie éprouvés. »

--L'évangile de Barnabas figure dans le décret de Gélase. Casaubon attribuait à Barnabas la traduction en grec de l'évangile de Matthieu composé en hébreu. On a publié en 1908 un « évangile de Barnabas » datant du Moyen âge, si ce n'est de la Renaissance.

--De l'évangile de Barthélémy font mention Jérôme, Gélase et Bède. Une tradition voulait que cet apôtre eût porté dans les Indes l'évangile hébreu de Matthieu et que Pantène l'y eût retrouvé plus tard.

--L'évangile de Cérinthe, nommé par Épiphane, semble n'avoir été autre chose que l'évangile de Matthieu réduit ou mutilé et adopté aussi sous cette forme par les Garpocratiens.

--De l'évangile d'Eve, le même auteur donne quelques extraits ; d'après lui, certains gnostiques l'employaient.

--L'évangile de Jacques le majeur semble avoir été découvert en 1595 en Espagne, où cet apôtre aurait le premier fait pénétrer le christianisme. L'ouvrage fut condamné en 1682 par Innocent XI

--L'évangile de Judas Iscariote Irénée, Épiphane et Théodoret rapportent que la secte gnostique des Caïnites se servait de cet évangile.

--Evang, de Lencius (d'après Irénée), parfois identifié, à tort, avec le pseudo-Matthieu.

--Quatre évangiles des Manichéens :

- évangile de Thomas (disciple de Manès ; cf. Cyrille, Gélase, Timothée de Constantinople, etc.) ;

- évang, vivant, cf. Photius, Cyrille, Épiphane, Timothée ;

- évangile de Philippe, cf. ci-dessus ;

- évangile d'Ab cf. Photius.

--Evang, des Simonites, cf. préface Arabica aux canons du Concile de Nicée.

--Evang, de Thaddêe, cf. le décret de Gélase. Si ce n'est pas une simple faute d'orthographe : Th pour M (Matthias), il serait attribué à l'apôtre Thaddée (Jude) ou à l'un des 70 disciples, envoyé par Thomas au roi Abgar d'Edesse d'après Eusèbe, H.E., I, 13.

--Evang, de Valentin, mentionné par Tertullien, peut-être à assimiler à l'évangile de vérité qu'Irénée dit avoir été utilisé par les Valentiniens et s'être écarté totalement des évangiles, canoniques.

--Descente de Marie visé par Épiphane sous le titre de la présente l'allure d'un roman gnostique antijuif.

--L'évangile de Zacharie a été incorporé dans le protévangile.

Cette longue liste ne donne certainement encore qu'une idée très fragmentaire de l'étendue d'une littérature qui fleurit avec une abondance extraordinaire entre le II° et le VI e siècle ; il n'est pas une secte, semble-t-il, spécialement dans le mouvement gnostique, qui ne se soit constitué son ou ses évangiles, pour établir ses doctrines spécifiques sur une base accréditée. L'exemple premier leur avait été donné par l'évangile de Marcion dans la première moitié du II e siècle. Cet évang, a totalement disparu, mais, étant donné le paulinisme exclusif de Marcion, on est fondé à croire qu'il partait des textes où Paul parle de « son évangile » (Ga 1:8,1Th 2:9, Ro 2:16), pour adopter celui de Luc en le débarrassant d'éléments juifs comme les ch. 1-2, etc. D'ailleurs, cela concorde avec les extraits de l'évangile marcionite que donnent ses grands adversaires, Origène, Epiphane et surtout Tertullien. Jq. M.

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Versets relatifs

    • Esaïe 11

      Matthieu 4

      1

      La tentation de Christ. (Matthieu 4:1-11)
      Le début du ministère de Christ en Galilée. (Matthieu 4:12-17)
      L'appel de Simon et d'autres. (Matthieu 4:18-22)
      Jésus enseigne, et il opère des miracles. (Matthieu 4:23-25)

      Au sujet de la tentation de Christ, nous pouvons observer qu’elle eut lieu, dès qu’Il eut été déclaré Fils de Dieu et Sauveur du monde ; de grands privilèges, et des manifestations particulières de la faveur divine ne protégeront personne contre la tentation. Toutefois, si le Saint-Esprit nous témoigne que nous sommes, par adoption, des enfants de Dieu, Il saura répondre à toutes les mauvaises initiatives du « malin ».

      Christ a été dirigé, dans ce combat avec Satan. Si nous présumons de notre propre force, et poussons le diable à nous tenter, nous incitons Dieu à nous livrer à nous-mêmes.

      D'autres sont tentés lorsqu’ils sont attirés par leur propre convoitise, Jacques 1:14 ; notre Seigneur Jésus, n'ayant pas une nature corrompue, n’a donc été tenté que par le diable. Dans cette tentation de Christ il apparaît que notre « ennemi » est subtil, rancunier, et très audacieux ; mais il est possible de lui résister !

      C'est un réconfort pour nous, de savoir que Christ a souffert, lors de Sa tentation ; nous pouvons ainsi voir que cette dernière, si nous ne lui cédons pas, n’est pas un péché : elle n’est qu’une affliction. Satan essaya, dans toutes les tentations qu’il soumit à Christ, de L'amener à pécher contre Dieu.

      1. Il a tenté de le faire douter de la bonté et de la protection, que pouvait Lui donner Son Père. Un des artifices de Satan consiste à exploiter les conditions difficiles que nous pouvons traverser, dans le but de parvenir à ses fins ; ceux qui subissent une certaine misère, ont besoin de rester sur leur garde. Christ a répondu à toutes les tentations de Satan par ces paroles : « il est écrit » et pour être plus précis, Il cita l'Écriture. C'est cette méthode que nous devons utiliser lorsqu'à certains moments, nous sommes tentés de pécher. Apprenons à ne pas prendre de mauvaises solutions pour répondre à nos problèmes, même s’ils sont urgents : d'une manière ou d'une autre, le Seigneur pourvoira !

      2. Satan a tenté de faire douter Christ, quant au pouvoir de Son Père et de la protection qu’Il pouvait Lui apporter, en particulier en ce qui concernait Sa sécurité. Il n’y a rien de plus dangereux que le désespoir et la présomption, en particulier en ce qui concerne notre âme. Satan n'éprouve aucun scrupule à lancer ses assauts dans des lieux saints. N’abandonnons jamais notre « veille », quel que soit l’endroit où nous nous trouvons ! La ville sainte était un lieu privilégié pour Satan, qui pouvait facilement tenter les hommes, dans leur fierté et leur présomption. Tous les « hauts lieux » sont recouverts de chemins glissants ! Le cheminement de l’homme ici-bas fait de ce dernier une cible, vers laquelle Satan envoie ses flèches enflammées. Satan connait-il si bien l'Écriture, au point d’être capable de la citer si promptement ? Oui, assurément ! Il est possible qu’un homme ait de bonnes notions de la Parole de Dieu, en citant même des passages, et que son cœur soit en même temps rempli d'une inimitié amère contre Dieu et contre toute bonté. Satan déforme le sens de la Parole. Si nous nous écartons du droit chemin, celui de notre devoir, nous perdons alors tout bénéfice de la promesse et de la protection divines. Le passage de \\#De 8:3\\, cité contre le tentateur, fit lâcher prise à celui-ci. Cette promesse est ferme et en même temps, pleine de bonté. Devons-nous pour autant continuer à pratiquer le péché, pour que la grâce puisse abonder ? Non, assurément !

      3. Satan tenta Christ quant à l'idolâtrie, en Lui offrant des royaumes de ce monde, avec leur gloire inhérente. La gloire ici-bas est la tentation la plus agréable qui soit, pour celui qui ne réfléchit pas ou qui n'est pas sur ses gardes ; c'est par ce biais que les hommes tombent le plus facilement dans l’asservissement. Christ a été tenté, afin d'adorer Satan. Il a repoussé cette proposition avec horreur : « retire-toi, Satan » ! Certaines tentations sont ouvertement mauvaises ; on ne doit pas simplement s'y opposer, mais on doit immédiatement les rejeter. Il est bon d'être rapide et ferme dans notre résistance à la tentation. Si nous résistons au diable, il fuira loin de nous. L'âme qui « délibère » est déjà presque vaincue. Nous trouvons bien peu de gens capables de repousser résolument de tels « appâts », offerts par Satan ; quel peut être le profit pour un homme, de gagner le monde entier, s'il perd son âme ? Christ, après la tentation, fut secouru, afin d’être encouragé à continuer Son ministère, et par voie de conséquence, pour que nous soyons incités à placer notre confiance en Lui. Puisqu'Il a connu, par cette tentation, ce qu'était la souffrance, et qu'Il a su ce qu'était le secours divin après cette expérience, nous pouvons espérer que, non seulement Il aura de la compassion envers ceux qui sont tentés, mais également qu'Il viendra vers eux, au moment opportun !

      Matthieu 5

      17 Que nul ne puisse supposer que Christ autorise Son peuple à ne pas respecter le moindre commandement de la sainte loi divine. Aucun pécheur ne peut bénéficier de la Justification offerte par Christ, tant qu’il ne se repent pas de ses mauvaises actions.

      La Miséricorde révélée dans l'évangile, amène le croyant à avoir la plus profonde aversion de lui-même. La loi est la « règle » que le chrétien doit suivre, dans l’exercice de son devoir : il prend plaisir à ce respect de la Parole.

      Si un homme, prétendant « suivre » Jésus-Christ, commence à désobéir à la sainte loi de Dieu, ou enseigne aux autres à le faire, quelle que puisse être sa situation ou sa réputation ici-bas, il ne peut pas être en fait Son véritable disciple. La droiture de Christ, ne pouvant nous être octroyée que par la foi, est nécessaire à tous ceux qui entrent dans le Royaume de la Grâce ou de la Gloire divine ; la régénération du cœur, vers le « chemin » de la sainteté, produit un changement total dans le tempérament et la conduite d'un homme.

      Matthieu 10

      Matthieu 11

      Matthieu 18

      21 Bien que la miséricorde et le pardon soient essentiels dans notre vie, nous rechignons cependant à pardonner les offenses de nos frères.

      La parabole citée dans ce texte souligne l’importance de la provocation que Dieu subit de la part de Son peuple ici-bas, et combien sont malencontreux Ses serviteurs.

      Trois éléments sont remarquables dans cette parabole : 1. La clémence merveilleuse de ce roi. La dette du péché est si importante que nous sommes incapables de la payer. Remarquez dans ce passage, la conséquence du péché : être vendu, en tant qu’esclave ! Beaucoup de personnes, étant écrasées par le poids énorme de leurs péchés, s'imaginent pouvoir « dédommager » Dieu pour le mal qu'elles Lui ont fait : quelle folie ! 2. La sévérité déraisonnable du serviteur, envers son compagnon de travail, malgré la clémence de son Seigneur envers lui. Nous ne devons pas minimiser le tort que nous pourrions faire à notre prochain, car cela aussi est un péché contre Dieu ; nous ne devons pas non plus aggraver ces torts, ni envisager de se venger. Plaignons-nous, devant Dieu, à la fois de la méchanceté du méchant, et des détresses de l'affligé ; portons-les devant Lui, en toute confiance ! 3. Le maître blâma la cruauté de son serviteur. La gravité d’un péché met en valeur la richesse de la miséricorde qui lui octroie le pardon ; une notion claire d’une telle miséricorde est très utile pour disposer notre cœur à pardonner à notre frère. Nous ne pouvons pas imaginer que Dieu pardonne réellement les fautes des hommes, pour ensuite reconnaître leur culpabilité et les condamner ; la dernière partie de cette parabole montre les conclusions erronées que tire un certain nombre de personnes, au sujet du pardon de leurs péchés : leur conduite montre qu'elles n’ont jamais vraiment connu l'Esprit de la Grâce de l'évangile qui sanctifie ; en fait elles ne l’ont jamais expérimenté.

      Nous ne pardonnons pas vraiment les offenses qu’un frère pourrait nous avoir faites, si nous ne lui pardonnons pas de tout cœur ; ceci n'est d’ailleurs pas suffisant ; en fait, nous devons chercher à faire du bien, même à ceux qui nous offensent.

      Ceux qui, portant le nom de chrétien, persistent à traiter leur frère de façon impitoyable, seront condamnés par le ciel de la même manière ! Le pécheur repentant ne doit compter que sur la Miséricorde céleste, gratuite et sans limites, par l’intermédiaire de la « rançon » de la mort de Christ.

      Cherchons de plus en plus cette Grâce de Dieu qui nous renouvelle, afin qu'Elle nous enseigne à pardonner aux autres, comme nous espérons être pardonnés nous-mêmes en Lui !

      Matthieu 19

      Matthieu 25

      14 Christ ne garde pas les serviteurs paresseux : en effet, ils ont tout reçu de Lui, et n'ont rien qu'ils puissent considérer comme leur appartenant, (mis à part le péché).

      Les dons que nous recevons de Christ doivent être mis à Son service. Au demeurant, la manifestation de l'Esprit est accordée à tout homme, afin qu’il en tire profit. Le jour approche où nous devrons rendre des comptes au Seigneur : nous devrons tous être jugés pour la « vigilance spirituelle » que nous aurons accordée à notre âme, pour le bien que nous aurons fait aux autres, compte tenu de tous les avantages dont nous avons pu profiter ici-bas. Cela ne signifie pas que grâce au don naturel qu’il a reçu du ciel, un homme puisse accéder de ce fait à la Grâce divine. Le chrétien dispose d’une véritable liberté et d’un privilège : pouvoir servir son Rédempteur, en promouvant Sa gloire, et le bien qu’Il accorde à Son peuple : l'Amour de Christ contraint Son serviteur à ne pas vivre davantage pour lui-même, mais pour Celui qui est mort pour lui, et qui est ressuscité !

      Ceux qui estiment qu'il est impossible de plaire à Dieu, et qu'il est vain de Le servir, ne feront rien qui puisse développer la piété dans leur entourage. Ces mauvais serviteurs se plaignent que Dieu exige d'eux plus qu'ils ne sont capables de donner, et qu'Il les sanctionne en raison de leur incapacité.

      Quoiqu'ils puissent prétendre, le fait est qu'ils manifestent une certaine aversion pour le caractère et l'œuvre du Seigneur. Le serviteur paresseux est condamné à être privé du don céleste qui été préparé à son intention. Il en est de même pour les bénédictions qu’il pourrait recevoir ici-bas ; en fait il passe « à côté » de la Grâce, et de tous Ses bénéfices.

      Ceux qui ne sont pas en réelle communion avec le Seigneur, verront trop tard que tout ce qui aurait pu contribuer à la paix de leur cœur leur a été « caché spirituellement ». Ils connaîtront la ruine et seront jetés dans les « ténèbres du dehors ». C'est le sort des condamnés qui iront en enfer.

      Notre Sauveur termine cette parabole en répétant l’enseignement qu’Il avait précédemment donné, au sujet des serviteurs fidèles : ne soyons jamais envieux des pécheurs, et ne convoitons aucun de leurs biens : ils ne mènent qu'à la mort !

      31 Nous trouvons dans ce texte une description du Jugement dernier : c'est en fait la suite des explications relatives aux paraboles précédentes.

      Plus tard, aura lieu le Jugement dernier, où chacun recevra la juste rétribution de sa vie ici-bas : la félicité éternelle, ou les tourments. Christ viendra, non seulement dans la Gloire de Son Père, mais aussi dans Sa propre Gloire, en tant que Médiateur. Le méchant, comme l’homme pieux cohabitent sur cette terre, dans les mêmes villes, les mêmes églises, les mêmes familles, sans se connaître vraiment l’un l’autre ; tel est le résultat de la faiblesse du témoignage des saints, face aux hypocrisies des pécheurs : la mort surprendra les uns comme les autres... En ce jour du Jugement, ils seront alors séparés pour toujours.

      Jésus-Christ est le grand Berger ; Il sait distinguer immédiatement les âmes qui Lui appartiennent, de celles qui Lui sont étrangères. Il n’y a aucune autre distinction possible, seule sera visible la différence entre le racheté et le pécheur, entre le sanctifié et l'impie et cela, de manière irréversible. Dans le ciel, la félicité éternelle des saints sera merveilleuse. Ce sera le Royaume du Seigneur ; la plus grande des possessions ici-bas ne sera que bien modeste, face à cette bénédiction des saints dans les cieux.

      Ce Royaume est préparé : le Père l'a conçu pour les Siens, dans la grandeur de Sa Sagesse et de Sa Puissance ; le Fils l'a « acquis » pour eux ; et l'Esprit béni, en préparant les âmes des rachetés pour ce Royaume, prépare en fait le ciel pour elles : il est en tous points adapté à la nouvelle nature de ceux qui sont sanctifiés. Ce Royaume est préparé depuis la fondation du monde. La félicité en ce lieu a été prévue pour les saints, de toute éternité. Ils viendront, et en hériteront.

      Nous n’avons pas acquis notre héritage spirituel : c'est Dieu qui nous fait héritiers du ciel. Nous ne devons pas supposer que les actes de générosité que nous pourrions accomplir ici-bas, puissent donner droit au bonheur éternel. Les bonnes œuvres opérées pour Dieu, par le biais de Jésus-Christ, sont mentionnées dans ce texte, comme étant le « fruit spirituel » des croyants, rendus saints par l'Esprit de Christ ; ce fruit est le résultat de la Grâce, conférée à ceux qui accomplissent ces œuvres.

      Les méchants de ce monde ont souvent été appelés à venir à Christ, pour bénéficier de la vie et du repos éternels, mais ils se sont détournés de ces appels : de ce fait, il est juste qu’ils soient séparés de Christ. Les pécheurs condamnés, lors du Jugement, présenteront en vain des excuses. Le châtiment des méchants sera éternel ; leur culpabilité ne peut pas être révoquée.

      Ainsi la vie et la mort, le bien et le mal, la bénédiction et la malédiction, sont placés devant nous, pour que nous puissions choisir notre chemin : tel il sera, telle sera notre destin !

      Matthieu 27

      62 Lors du sabbat juif, les principaux sacrificateurs et les pharisiens, qui auraient dû vaquer à leurs affaires religieuses, traitèrent avec Pilate sur le moyen de garder le sépulcre de Jésus : ils désiraient en effet qu'il n'y ait aucune preuve indubitable de la résurrection de notre Seigneur. Pilate leur répondit qu'ils pouvaient protéger le sépulcre avec tout le soin qu'ils désiraient. Ils scellèrent donc la pierre, mirent en place des gardes, et furent satisfaits de toutes ces mesures entreprises.

      Mais le fait de faire garder le sépulcre contre toute intervention des disciples du Seigneur, de force pourtant bien modeste, était une folie inutile ; il était vain de vouloir tenter de garder ce tombeau contre la Puissance divine ; ces hommes estimèrent toutefois agir sagement... En fait le Seigneur prit ces « sages » à leur propre piège !

      Toute la rage et les plans des ennemis de Christ ne pourront que promouvoir Sa gloire !

      Matthieu 28

      11 De quelle méchanceté l'amour de l'argent peut animer les hommes ! Dans ce texte, nous voyons qu’une forte somme fut donnée aux soldats, pour qu'ils annoncent ce qu'ils savaient être un mensonge ; certains heureusement, s’investissent pour proclamer ce qu'ils savent être la vérité ! Ne baissons jamais les bras pour promouvoir une bonne cause, lorsque nous voyons les mauvaises, défendues avec tant d’ardeur...

      Les sacrificateurs, suite à leur mensonge, décidèrent de protéger les soldats, des menaces possibles de Pilate ; ils ne pouvaient pas, par contre, les soustraire à l'épée de la Justice divine, qui plane au-dessus des têtes de ceux qui aiment et pratiquent le mensonge. Les principaux sacrificateurs s’engagèrent au-delà de leur fonction : vouloir disculper des soldats innocents en leur faisant commettre volontairement un péché. Ce mensonge s'est d’ailleurs réfuté de lui-même : si les soldats s’étaient réellement tous endormis, comment auraient-ils pu savoir ce qui s'était passé ? Si quelques-uns étaient restés éveillés, ils auraient réveillé les autres et auraient empêché le déplacement de la pierre fermant le tombeau ; de plus, il est certain que s'ils s'étaient endormis, ils n'auraient jamais osé le confesser : les dirigeants juifs auraient été les premiers à demander de les punir !

      De plus, s'il y avait eu quelque vérité dans le rapport, les dirigeants auraient poursuivi les apôtres avec sévérité pour le fait d’avoir dérobé le corps du Seigneur. Tout cela montre bien que cette affirmation était entièrement fausse !

      Nous ne devons pas incomber de tels propos à un manque de compréhension des sacrificateurs, mais à la méchanceté du cœur. Dieu les a laissés exposer leur propre récit.

      Le grand argument qui prouve que Christ est le Fils de Dieu, est Sa résurrection ; personne, à l’exception de ces soldats ne pouvait fournir de preuves plus convaincantes sur l’authenticité de ces faits : ils acceptèrent cependant cette somme d’argent, pour empêcher le reste du peuple de croire.

      Les évidences les plus claires n'affecteront pas les hommes, sans l'œuvre du Saint-Esprit !

      Marc 1

      Marc 3

      1

      La main desséchée d’un homme, est guérie. (Marc 3:1-5). Le peuple fait appel à Christ. (Marc 3:6-12). Les apôtres appelés. (Marc 3:13-21). Le blasphème des scribes. (Marc 3:22-30). Les parents de Jésus. (Marc 3:31-35).

      Le cas de cet homme était pitoyable : il avait la main desséchée, ce qui le rendait incapable de gagner sa vie ; ceux qui sont atteints par ce genre de maladie sont pitoyables. Qu’ils n’hésitent pas à chercher de l’aide, s’ils ne peuvent se débrouiller eux-mêmes !

      Même les impies invétérés, témoins de cette scène avec Jésus, restèrent muets devant l’évidence de la Vérité, ne fléchissant pas. Nous entendons autour de nous, diverses médisances, et sommes parfois témoins du mal qui est fait... Christ, quant à Lui, est affligé par l'amertume du cœur, par son aveuglement et sa dureté. Que les pécheurs au cœur rebelle, tremblent à la pensée de la fureur divine à venir, au « jour de la colère ».

      Aujourd’hui, le grand jour de la guérison est le Sabbat, et le lieu en est la maison de prière : la puissance qui anime cette guérison provient de Christ ! Voici le commandement que nous donne l'évangile : bien que nos mains soient desséchées, nous ne pouvons pas les guérir si nous ne les avançons pas vers Christ. Mais si nous sommes guéris, Christ, Son pouvoir et Sa Grâce, doivent en recevoir toute la gloire !

      Marc 10

      13 Des parents amenèrent leurs petits enfants à Christ, afin qu'Il les bénît. On ne sait pas si ces jeunes étaient malades et avaient besoin d’être guéris, ou s'ils allaient vers Jésus pour être enseignés par Lui, mais ceux qui avaient la responsabilité de les élever, étaient persuadés que la bénédiction de ce Dernier serait bénéfique pour leur âme : c’est pourquoi ils firent approcher ces jeunes du Seigneur. Jésus ordonna donc qu'ils Lui soient amenés, et rien ne devait entraver cet ordre.

      On devrait conduire les enfants vers le Sauveur dès leur aptitude à comprendre Ses paroles. Nous devons, nous aussi, recevoir le Royaume de Dieu comme de « petits enfants », et en tant que tels, nous devons rester sous l’influence de Christ et de Sa Grâce, comme le sont les jeunes sous l’égide de leurs parents.

      17 Ce jeune homme riche montra un grand intérêt pour le domaine spirituel. Il demanda à Jésus ce qu'il devait faire pour connaître la félicité éternelle. La plupart des hommes aspirent aux biens de ce monde, quels qu’ils soient, Psaume 4:6.

      Le jeune homme demanda quelle attitude pratiquer ici-bas, afin de pouvoir jouir dans le ciel d’une grande récompense. Christ encouragea cette démarche, en le félicitant pour sa foi, et en lui dictant une ligne de conduite. Mais un problème surgit au cours de l’échange entre Jésus et ce jeune homme : ce dernier Lui demandant ce qu'il devait faire en plus, pour obtenir la vie éternelle, Christ voulut alors vérifier les bonnes intentions de cette demande : le jeune homme avait-il la volonté de supporter sa « croix » pour le présent, dans l'attente d'une « couronne » dans le ciel ?

      Cet homme était désolé de ne pas pouvoir devenir facilement un disciple de Christ : il ne pouvait pas obtenir la vie éternelle et garder en même temps ce qu'il possédait ici-bas. Il partit donc, attristé.

      Voir Matthieu 6:24 : « vous ne pouvez servir Dieu et Mammon ».

      23 Christ profite du précédent dialogue avec le jeune homme riche, pour montrer à Ses disciples la difficulté d’obtention du salut, pour ceux qui vivent dans l'abondance ici-bas.

      De telles personnes, avides des richesses de ce monde, ne pourront jamais vraiment « s’approcher spirituellement » de Christ et de Sa Grâce. Elles ne pourront réellement saisir l'importance du salut, et ne pourront comprendre ceux qui n'ont que peu ici-bas et qui néanmoins, abandonnent tout pour Christ.

      Quand un homme bienveillant est appelé par Jésus, sa plus grande épreuve de fidélité consiste à abandonner ses amis et ses parents pour Lui. Lorsqu’une personne est « gagnée » par Christ, elle doit s'attendre à souffrir pour Lui, jusqu'à son arrivée dans les cieux.

      Apprenons le contentement dans la simplicité, restons vigilants envers la convoitise des richesses. Prions, afin d’être capables de partager ce que nous avons avec tous, si possible, dans le cadre du service pour Christ ; utilisons tout ce qui nous est accordé en ce monde, pour rester fidèles à Son service.

      Marc 15

      15 Christ aborda la mort sous son aspect le plus terrifiant. Ce supplice était réservé aux plus grands malfaiteurs. La croix et la honte sont ainsi liées. Dieu ayant été déshonoré par le péché de l'homme, Christ Lui donna satisfaction en se soumettant à la plus grande disgrâce qui pouvait émaner de la nature humaine. Cette mort était maudite, comme le mentionnait la loi juive, dans \\#De 21:23\\.

      Les soldats romains se moquèrent de la « royauté » de notre Seigneur Jésus. Les serviteurs, dans le prétoire de la maison du souverain sacrificateur, se moquèrent aussi de Lui, le « Prophète et le Sauveur ». Est-ce qu’une robe de pourpre (ou écarlate) peut être un sujet d'orgueil pour un chrétien, alors qu'elle était un opprobre et une honte sur le dos de Christ ? Il porta la couronne d'épines que nous méritions, afin que nous puissions porter la couronne de gloire, que Lui seul méritait. Nous étions, par le péché, destinés à la honte et au mépris éternel. Cependant, pour nous délivrer, notre Seigneur Jésus Lui-même fut déshonoré et méprisé. Il fut placé au rang des « ouvriers d'iniquité » bien qu'Il n'ait commis aucun péché.

      Les souffrances de notre humble et saint Rédempteur sont une source d'instruction permanente pour le croyant, source dont il ne peut jamais se lasser.

      Ais-je le droit de me plaindre ou de murmurer, en tant que vil pécheur, alors que Jésus a tant souffert ? Dans une situation similaire, céderais-je à la colère, adresserais-je des reproches et des menaces à ceux qui me feraient subir les mêmes injures que celle infligées au Seigneur ?

      22 Le lieu où notre Seigneur Jésus fut crucifié, s’appelait le lieu du crâne ; c'était le lieu habituel où l’on exécutait les condamnés : Christ fut à tous égards, compté parmi les transgresseurs...

      Chaque fois que nous regardons spirituellement à « Christ crucifié », nous devons nous rappeler ce qui était écrit au dessus de Sa tête : il est le Roi, et en tant que tel, nous devons nous soumettre et être Ses sujets, en fait, comme de véritables Israélites. Ils crucifièrent en même temps deux brigands et placèrent Jésus au centre, dans l'intention de Le déshonorer au maximum. Il était annoncé d'avance, dans Esa 53:12*, qu'Il devrait être compté avec les transgresseurs, car Il a été fait « péché » pour nous.

      Même ceux qui passaient par là s'en prenaient à Jésus : ils Lui disaient de descendre de la croix, afin qu'ils croient en Lui ; ces passants restèrent incrédules... En fait Christ leur donna un signe encore plus convaincant de Sa sainteté, lorsqu'Il sortit du tombeau !

      Quand l'homme croît fermement en la Vérité, au travers des souffrances de Christ, il cherche alors le salut avec ferveur ! Avec quelle gratitude il reçoit ensuite l'espoir naissant du pardon et de la vie éternelle, tous deux étant acquis par les souffrances et la mort du Fils de Dieu ! Ce racheté, attristé par le Saint-Esprit, au sujet des Souffrances du Sauveur en Gloire, répand ses pleurs sur ce Dernier, écrasé par les péchés qu’Il supporta à la croix.

      * Référence ajoutée par le traducteur pour faciliter la compréhension du texte.

      33 Ce texte nous indique qu’il y eut des ténèbres épaisses sur le pays, de midi jusqu'à trois heures de l'après-midi. Les Juifs faisaient le maximum pour anéantir Christ, le « Soleil de Justice ». Ces ténèbres symbolisaient la « nébulosité » sous laquelle était placée l'âme de Christ, véritable « offrande pour le péché ».

      Jésus ne se plaignit pas de l'abandon de Ses disciples, mais de celui de Son Père : c’est en cela qu’Il a été fait « péché » pour nous. Quand l’apôtre Paul devait être offert spirituellement en sacrifice, pour le service des saints, il pouvait se réjouir Philippiens 2:17. Mais le fait d’être offert en sacrifice pour le péché des hommes a un sens complètement différent.

      Au moment où Jésus mourut, le voile du temple fut déchiré de haut en bas. Ceci terrorisa les Juifs incrédules : c’était le signe de l’anéantissement de leur assemblée religieuse et de leur nation ; mais c’était en même temps une consolation pour tous les chrétiens fidèles : cela représentait, par le sang de Jésus, l'ouverture d’une voie nouvelle et vivante vers le « lieu très saint ».

      L'assurance avec laquelle Christ s'est ouvertement adressé à Dieu le Père et a remis Son âme entre Ses mains, semble avoir grandement affecté le centurion. Une vision spirituelle authentique de Christ crucifié, réconciliera le croyant avec la pensée de la mort : en effet, il se languit de voir, d'aimer, de louer, comme il le devrait, ce Sauveur qui fut blessé et percé pour le délivrer de la colère divine à venir !

      Marc 16

      1

      Les femmes annoncèrent la résurrection de Christ. (Marc 16:1-8). Christ apparaît à Marie de Magdala et aux disciples. (Marc 16:9-13). Le message du Seigneur aux Apôtres. (Marc 16:14-18). L’ascension de Christ vers le ciel. (Marc 16:19-20).

      Nicodème avait déjà apporté une grande quantité d'aromates pour embaumer le corps de Jésus, mais ces femmes, bien intentionnées, pensèrent que ce n'était pas suffisant.

      Le respect que les autres manifestent envers Christ ne devrait pas nous empêcher de témoigner le nôtre. Ceux qui sont animés d’un saint zèle pour rechercher Christ avec assiduité, trouveront que les difficultés éventuelles auront tendance à s’amenuiser rapidement.

      Lorsque nous subissons des épreuves et que nous souffrons pour l'amour de Christ, nous serons alors « agréés » favorablement par ce Dernier, même si nos efforts ne sont pas couronnés de succès.

      L'apparition de l'ange, qui aurait dû, à juste titre, rassurer ces deux femmes, les effraya en réalité : bien souvent, ce qui devrait nous réconforter, nous terrorise, à cause de notre faiblesse spirituelle. Christ a été crucifié, mais Il fut glorifié. L’ange dit à ces femmes : « Il est ressuscité, Il n'est pas ici » ; cela signifiait : Jésus n'est pas mort, mais Il est de nouveau Vivant ! Plus tard vous Le verrez, mais ici vous ne pourrez voir que le lieu où Il gisait.

      Le même genre de réconfort sera ensuite donné, au moment opportun, à ceux qui se lamenteront sur le Seigneur Jésus. Dans cette annonce de l’ange, Pierre est spécifiquement mentionné : ce sera pour lui un encouragement spirituel, car il souffrait encore d’avoir renié son Maître...

      L’apparition spirituelle du Seigneur ne peut être que bienvenue pour un véritable pécheur, ce dernier sera d’ailleurs toujours bien reçu devant Lui !

      Ces deux femmes s’enfuirent en toute hâte du sépulcre, pour rejoindre les disciples. Bien souvent, des craintes nous empêchent d’accomplir notre service pour le Seigneur et pour les âmes, ce que nous serions capables de faire, si notre foi, avec la joie qu'elle procure, était conséquente...

      Luc 1

      1

      On suppose généralement que Luc était un médecin et un compagnon de l'apôtre Paul. Le style de ses écrits, et sa connaissance des rites et des usages des Juifs montrent suffisamment qu'il l’était lui-même, alors que sa connaissance de la langue grecque et son nom, révèlent en fait son origine païenne.

      Il est mentionné pour la première fois dans Actes 16:10,11, où il était avec Paul, à Troas ; il a accompagné l’apôtre à Jérusalem ; il était aussi avec lui dans son voyage Rome et lors de son emprisonnement.

      L’Évangile de Luc paraît être conçu pour remplacer de nombreuses et fausses narrations qui circulaient çà et là ; il constitue également un récit authentique et inspiré de la vie, des miracles, et des doctrines de notre Seigneur, éléments reçus par ceux qui furent témoins de Sa vie ici-bas.

      * Préface de l’évangile de Luc. (Actes 1:1-4) Zacharie et Élisabeth. (Actes 1:5-25) L’annonce de la naissance de Christ. (Actes 1:26-38) Entrevue de Marie et d’Élisabeth. (\\#39-56\\) La naissance de Jean-Baptiste. (\\#57-66\\) La prophétie de Zacharie. (\\#67-80\\)

      Actes 1:1-4 Luc n'écrira rien qui ne puisse donner aux chrétiens des vues divergentes sur le contenu des évangiles, et qui pourrait éventuellement les déstabiliser ; les écrits de l’évangéliste doivent par contre être crus sans réserve.

      Les hommes les plus sages et les plus sincères ont « nourri » leur âme en toute confiance et satisfaction, avec la doctrine de Christ. De plus, les grands événements sur lesquels leurs espérances reposent, ont été consignés par ceux qui ont été les témoins oculaires, depuis le commencement du ministère du Seigneur ; ces témoins, véritables « ministres » de la Parole, ont parachevé leur compréhension de ces événements grâce à l'inspiration divine.

      Luc 2

      41 C'est en l'honneur de Christ que les enfants doivent assister à l’adoration qui Lui est rendue dans les réunions publiques.

      Les parents de Jésus ne sont pas retournés à Nazareth, tant que les sept jours de la fête ne furent pas terminés. Il est convenable de rester jusqu'à la fin d'une ordonnance religieuse, et de se trouver parmi ceux qui disent : « qu’il est bon d'être ici » !

      Ceux qui ont perdu toute communion avec le Seigneur, après avoir bénéficié des avantages qui en découlaient, doivent réfléchir, et se demander où, quand et comment, ils ont pu perdre ce contact spirituel ; ils doivent alors le nouer de nouveau. Ceux qui désirent retrouver leur relation avec Christ, doivent se rendre où l’on peut Le célébrer ; c’est en cet endroit qu’ils peuvent espérer Le rencontrer.

      Ses parents trouvèrent Jésus dans le temple, là où les docteurs de la loi enseignaient ; Il était assis là, écoutant leurs enseignements, posant des questions, et répondant aux leurs avec une telle sagesse, qu’Il étonnait grandement ceux qui L'entendaient.

      Les jeunes gens doivent rechercher la connaissance de la Vérité divine, en assistant à l’enseignement de l'évangile : ils ne doivent pas hésiter à poser de multiples questions aux anciens et aux enseignants pour parfaire leurs connaissances. Ceux qui, dans l’épreuve, recherchent Christ, Le trouveront toujours avec une grande joie.

      Jésus répondit à Ses parents : « ne savez-vous pas que je dois être dans la maison de Mon Père ? Je dois m'occuper de Ses affaires ». Quelle belle réponse ! Il est bon que les enfants de Dieu, en conformité à Christ, s'occupent « des affaires » de leur Père céleste, et que toute autre occupation leur fasse place.

      Bien qu'il soit le Fils de Dieu, Jésus était cependant assujetti à ses parents ici-bas ; comment les enfants insensés et faibles de ce monde peuvent-ils trouver une excuse à toute désobéissance à leurs parents ? Si toutefois nous pouvons négliger les paroles obscures des hommes, nous ne devons pas agir de même envers les ordonnances divines : même si elles peuvent sembler incompréhensibles à première vue, elles deviendront claires par la suite et il sera facile de s’y soumettre.

      Les individus les plus éminents et les plus sages peuvent apprendre de cet « Enfant » admirable et divin, ce qu’est la véritable grandeur d'âme, en sachant reconnaître leur propre place et leur rôle ici-bas ; qu’ils apprennent à rejeter tout amusement et plaisir non compatibles avec leur état de chrétiens !

      Luc 17

      Luc 22

      Luc 23

      1

      Christ devant Pilate. (Luc 23:1-5)
      Christ devant Hérode. (Luc 23:6-12)
      Barabbas est préféré à Christ. (Luc 23:13-25)
      Christ parle de la destruction de Jérusalem. (Luc 23:26-31)
      La crucifixion. Le malfaiteur repentant. (Luc 23:32-43)
      La mort de Christ. (Luc 23:44-49)
      L'ensevelissement de Christ. (Luc 23:50-56)

      Pilate comprit tout de suite la différence entre les forces armées et les partisans de notre Seigneur. Mais au lieu d'être apaisés par la déclaration de Pilate au sujet de l’innocence de Jésus, et convaincus de ne porter aucune culpabilité en versant un sang innocent, les Juifs étaient de plus en plus belliqueux...

      Le Seigneur fait toujours concourir Ses desseins vers une fin glorieuse, malgré les vains stratagèmes de Ses ennemis. Tout était en place, de façon à prouver la fausse culpabilité de Jésus, Celui qui allait devenir le « sacrifice expiatoire » pour nos péchés...

    • Esaïe 11

      2 L’Esprit du Seigneur est sans cesse avec lui, l’Esprit qui donne sagesse et discernement, aptitude à décider et vaillance, l’Esprit qui fait connaître le Seigneur et enseigne à l’honorer.

      Matthieu 4

      1 Ensuite l’Esprit de Dieu conduisit Jésus dans le désert pour qu’il y soit tenté par le diable.
      8 Le diable l’emmena encore sur une très haute montagne, lui fit voir tous les royaumes du monde et leur splendeur,

      Matthieu 5

      17 « Ne pensez pas que je sois venu supprimer la loi de Moïse et l’enseignement des prophètes. Je ne suis pas venu pour les supprimer mais pour leur donner tout leur sens.
      24 laisse là ton offrande, devant l’autel, et va d’abord faire la paix avec ton frère ; puis reviens et présente ton offrande à Dieu.

      Matthieu 10

      17 Prenez garde, car des hommes vous feront passer devant les tribunaux et vous frapperont à coups de fouet dans leurs synagogues.

      Matthieu 11

      29 Prenez sur vous mon joug et laissez-moi vous instruire, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour vous-mêmes.

      Matthieu 18

      21 Alors Pierre s’approcha de Jésus et lui demanda : « Seigneur, combien de fois devrai-je pardonner à mon frère s’il se rend coupable envers moi ? jusqu’à sept fois ? » –

      Matthieu 19

      12 Il y a différentes raisons qui empêchent les hommes de se marier : pour certains, c’est une impossibilité dès leur naissance ; d’autres, les eunuques, en ont été rendus incapables par les hommes ; d’autres enfin renoncent à se marier à cause du Royaume des cieux. Que celui qui peut accepter cet enseignement l’accepte ! »

      Matthieu 25

      14 « Il en sera comme d’un homme qui allait partir en voyage : il appela ses serviteurs et leur confia ses biens.
      15 Il remit à l’un cinq cents pièces d’or, à un autre deux cents, à un troisième cent : à chacun selon ses capacités. Puis il partit.
      16 Le serviteur qui avait reçu les cinq cents pièces d’or s’en alla aussitôt faire du commerce avec cet argent et gagna cinq cents autres pièces d’or.
      17 Celui qui avait reçu deux cents pièces agit de même et gagna deux cents autres pièces.
      18 Mais celui qui avait reçu cent pièces s’en alla creuser un trou dans la terre et y cacha l’argent de son maître.
      19 « Longtemps après, le maître de ces serviteurs revint et se mit à régler ses comptes avec eux.
      20 Celui qui avait reçu cinq cents pièces d’or s’approcha et présenta les cinq cents autres pièces en disant : “Maître, tu m’avais remis cinq cents pièces d’or. J’en ai gagné cinq cents autres : les voici.”
      21 Son maître lui dit : “C’est bien, bon et fidèle serviteur. Tu as été fidèle dans des choses qui ont peu de valeur, je te confierai donc celles qui ont beaucoup de valeur. Viens te réjouir avec moi.”
      22 Le serviteur qui avait reçu les deux cents pièces s’approcha ensuite et dit : “Maître, tu m’avais remis deux cents pièces d’or. J’en ai gagné deux cents autres : les voici.”
      23 Son maître lui dit : “C’est bien, bon et fidèle serviteur. Tu as été fidèle dans des choses qui ont peu de valeur, je te confierai donc celles qui ont beaucoup de valeur. Viens te réjouir avec moi.”
      24 Enfin, le serviteur qui avait reçu les cent pièces s’approcha et dit : “Maître, je te connaissais comme un homme dur : tu moissonnes où tu n’as pas semé, tu récoltes où tu n’as rien planté.
      25 J’ai eu peur et je suis allé cacher ton argent dans la terre. Eh bien, voici ce qui t’appartient.”
      26 Son maître lui répondit : “Mauvais serviteur, paresseux ! Tu savais que je moissonne où je n’ai pas semé, que je récolte où je n’ai rien planté ?
      27 Eh bien, tu aurais dû placer mon argent à la banque et, à mon retour, j’aurais retiré mon bien avec les intérêts.
      28 Enlevez-lui donc les cent pièces d’or et remettez-les à celui qui en a mille.
      29 Car quiconque a quelque chose recevra davantage et il sera dans l’abondance ; mais à celui qui n’a rien, on enlèvera même le peu qui pourrait lui rester.
      30 Quant à ce serviteur bon à rien, jetez-le dehors, dans le noir, là où l’on pleure et grince des dents.” »
      31 « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire avec tous les anges, il siégera sur son trône royal.
      32 Tous les peuples de la terre seront assemblés devant lui et il séparera les gens les uns des autres comme le berger sépare les moutons des chèvres ;
      33 il placera les moutons à sa droite et les chèvres à sa gauche.
      34 Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite : “Venez, vous qui êtes bénis par mon Père, et recevez le Royaume qui a été préparé pour vous depuis la création du monde.
      35 Car j’ai eu faim et vous m’avez donné à manger ; j’ai eu soif et vous m’avez donné à boire ; j’étais étranger et vous m’avez accueilli chez vous ;
      36 j’étais nu et vous m’avez habillé ; j’étais malade et vous avez pris soin de moi ; j’étais en prison et vous êtes venus me voir.”
      37 Ceux qui ont fait la volonté de Dieu lui répondront alors : “Seigneur, quand t’avons-nous vu affamé et t’avons-nous donné à manger, ou assoiffé et t’avons-nous donné à boire ?
      38 Quand t’avons-nous vu étranger et t’avons-nous accueilli chez nous, ou nu et t’avons-nous habillé ?
      39 Quand t’avons-nous vu malade ou en prison et sommes-nous allés te voir ?”
      40 Le roi leur répondra : “Je vous le déclare, c’est la vérité : toutes les fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.”

      Matthieu 27

      24 Quand Pilate vit qu’il n’arrivait à rien, mais que l’agitation augmentait, il prit de l’eau, se lava les mains devant la foule et dit : « Je ne suis pas responsable de la mort de cet homme ! C’est votre affaire ! »
      62 Le lendemain, c’est-à-dire le jour qui suivait la préparation du sabbat, les chefs des prêtres et les Pharisiens allèrent ensemble chez Pilate
      63 et dirent : « Excellence, nous nous souvenons que cet imposteur, quand il était encore vivant, a dit : “Au bout de trois jours, je reviendrai de la mort à la vie.”
      64 Veuillez donc ordonner que le tombeau soit gardé jusqu’au troisième jour, sinon ses disciples pourraient venir voler le corps et diraient ensuite au peuple : “Il est revenu d’entre les morts.” Cette dernière imposture serait encore pire que la première. »
      65 Pilate leur dit : « Voici des soldats pour monter la garde. Allez et faites surveiller le tombeau comme vous le jugez bon. »

      Matthieu 28

      11 Pendant qu’elles étaient en chemin, quelques-uns des soldats qui devaient garder le tombeau revinrent en ville et racontèrent aux chefs des prêtres tout ce qui était arrivé.
      12 Les chefs des prêtres se réunirent avec les anciens : après s’être mis d’accord, ils donnèrent une forte somme d’argent aux soldats
      13 et leur dirent : « Vous déclarerez que les disciples de cet homme sont venus voler son corps durant la nuit, pendant que vous dormiez.
      14 Et si le gouverneur l’apprend, nous saurons le convaincre et vous éviter toute difficulté. »
      15 Les gardes prirent l’argent et agirent conformément aux instructions reçues. Ainsi, cette histoire s’est répandue parmi les Juifs jusqu’à ce jour.

      Marc 1

      8 Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau, mais lui, il vous baptisera avec le Saint-Esprit. »
      11 Et une voix se fit entendre du ciel : « Tu es mon Fils bien-aimé ; je mets en toi toute ma joie. »

      Marc 3

      1 Ensuite, Jésus retourna dans la synagogue. Il y avait là un homme dont la main était paralysée.
      8 de Jérusalem, du territoire d’Idumée, du territoire situé de l’autre côté du Jourdain et de la région de Tyr et de Sidon. Ils venaient en foule à Jésus parce qu’ils avaient appris tout ce qu’il faisait.

      Marc 10

      7 “C’est pourquoi, l’homme quittera son père et sa mère pour s’attacher à sa femme,
      8 et les deux deviendront un seul être.” Ainsi, ils ne sont plus deux mais un seul être.
      9 Que l’homme ne sépare donc pas ce que Dieu a uni. »
      10 Quand ils furent dans la maison, les disciples posèrent de nouveau des questions à Jésus à ce propos.
      11 Il leur répondit : « Si un homme renvoie sa femme et en épouse une autre, il commet un adultère envers la première ;
      12 de même, si une femme renvoie son mari et épouse un autre homme, elle commet un adultère. »
      13 Des gens amenèrent des enfants à Jésus pour qu’il pose les mains sur eux, mais les disciples leur firent des reproches.
      14 Quand Jésus vit cela, il s’indigna et dit à ses disciples : « Laissez les enfants venir à moi ! Ne les en empêchez pas, car le Royaume de Dieu appartient à ceux qui sont comme eux.
      15 Je vous le déclare, c’est la vérité : celui qui ne reçoit pas le Royaume de Dieu comme un enfant ne pourra jamais y entrer. »
      16 Ensuite, il prit les enfants dans ses bras ; il posa les mains sur chacun d’eux et les bénit.
      17 Comme Jésus se mettait en route, un homme vint en courant, se jeta à genoux devant lui et lui demanda : « Bon maître, que dois-je faire pour obtenir la vie éternelle ? »
      18 Jésus lui dit : « Pourquoi m’appelles-tu bon ? Personne n’est bon, à part Dieu seul.
      19 Tu connais les commandements : “Ne commets pas de meurtre ; ne commets pas d’adultère ; ne vole pas ; ne prononce pas de faux témoignage contre quelqu’un ; ne prends rien aux autres par tromperie ; respecte ton père et ta mère.” »
      20 L’homme lui répondit : « Maître, j’ai obéi à tous ces commandements depuis ma jeunesse. »
      21 Jésus le regarda avec amour et lui dit : « Il te manque une chose : va vendre tout ce que tu as et donne l’argent aux pauvres, alors tu auras des richesses dans le ciel ; puis viens et suis-moi. »
      22 Mais quand l’homme entendit cela, il prit un air sombre et il s’en alla tout triste parce qu’il avait de grands biens.
      23 Jésus regarda ses disciples qui l’entouraient et leur dit : « Qu’il est difficile aux riches d’entrer dans le Royaume de Dieu ! »
      24 Les disciples furent troublés par ces paroles. Mais Jésus leur dit encore : « Mes enfants, qu’il est difficile d’entrer dans le Royaume de Dieu !
      25 Il est difficile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille, mais il est encore plus difficile à un riche d’entrer dans le Royaume de Dieu. »

      Marc 15

      15 Pilate voulut contenter la foule et leur libéra Barabbas ; puis il fit frapper Jésus à coups de fouet et le livra pour qu’on le cloue sur une croix.
      22 Ils conduisirent Jésus à un endroit appelé Golgotha, ce qui signifie « Le lieu du Crâne ».
      23 Ils voulurent lui donner du vin mélangé avec une drogue, la myrrhe, mais Jésus le refusa.
      24 Puis ils le clouèrent sur la croix et se partagèrent ses vêtements, en tirant au sort pour savoir ce que chacun recevrait.
      25 Il était neuf heures du matin quand ils le clouèrent sur la croix.
      26 Sur l’écriteau qui indiquait la raison de sa condamnation, il y avait ces mots : « Le roi des Juifs ».
      27 Ils clouèrent aussi deux brigands sur des croix à côté de Jésus, l’un à sa droite et l’autre à sa gauche. [
      28 C’est ainsi que se réalisa le passage de l’Écriture qui déclare : « Il a été placé au nombre des malfaiteurs. » ]
      29 Les passants l’insultaient en hochant la tête ; ils lui disaient : « Hé ! toi qui voulais détruire le temple et en bâtir un autre en trois jours,
      30 sauve-toi toi-même, descends de la croix ! »
      31 De même, les chefs des prêtres et les maîtres de la loi se moquaient de Jésus et se disaient les uns aux autres : « Il a sauvé d’autres gens, mais il ne peut pas se sauver lui-même !
      32 Que le Messie, le roi d’Israël descende maintenant de la croix ! Si nous voyons cela, alors nous croirons en lui. » Ceux qui avaient été mis en croix à côté de Jésus l’insultaient aussi.
      33 A midi, l’obscurité se fit sur tout le pays et dura jusqu’à trois heures de l’après-midi.
      34 Et à trois heures, Jésus cria avec force : « Éloï, Éloï, lema sabactani ? » – ce qui signifie « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » –
      35 Quelques-uns de ceux qui étaient là l’entendirent et s’écrièrent : « Écoutez, il appelle Élie ! »
      36 L’un d’eux courut remplir une éponge de vinaigre et la fixa au bout d’un roseau, puis il la tendit à Jésus pour qu’il boive et dit : « Attendez, nous allons voir si Élie vient le descendre de la croix ! »
      37 Mais Jésus poussa un grand cri et mourut.
      38 Le rideau suspendu dans le temple se déchira en deux depuis le haut jusqu’en bas.

      Marc 16

      1 Quand le jour du sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie mère de Jacques, et Salomé achetèrent des huiles parfumées pour aller embaumer le corps de Jésus.
      8 Elles sortirent alors et s’enfuirent loin du tombeau, car elles étaient toutes tremblantes de crainte. Et elles ne dirent rien à personne, parce qu’elles avaient peur. [

      Luc 1

      1 Cher Théophile, Plusieurs personnes ont essayé d’écrire le récit des événements qui se sont passés parmi nous.
      4 Je le fais pour que tu puisses reconnaître la vérité des enseignements que tu as reçus.

      Luc 2

      2 Ce recensement, le premier, eut lieu alors que Quirinius était gouverneur de la province de Syrie.
      41 Chaque année, les parents de Jésus allaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque.
      52 Et Jésus grandissait, il progressait en sagesse et se rendait agréable à Dieu et aux hommes.

      Luc 17

      3 Prenez bien garde ! « Si ton frère se rend coupable, parle-lui sérieusement. Et s’il regrette son acte, pardonne-lui.

      Luc 22

      15 Il leur dit : « Combien j’ai désiré prendre ce repas de la Pâque avec vous avant de souffrir !

      Luc 23

      1 L’assemblée entière se leva et ils amenèrent Jésus devant Pilate.
      2 Là, ils se mirent à l’accuser en disant : « Nous avons trouvé cet homme en train d’égarer notre peuple : il leur dit de ne pas payer les impôts à l’empereur et prétend qu’il est lui-même le Messie, un roi. »
      3 Pilate l’interrogea en ces mots : « Es-tu le roi des Juifs ? » Jésus lui répondit : « Tu le dis. »
      4 Pilate s’adressa alors aux chefs des prêtres et à la foule : « Je ne trouve aucune raison de condamner cet homme. »
    • Esaïe 11

      Matthieu 4

      1 Alors, l’Esprit saint conduisit Jésus dans une contrée solitaire pour qu’il y soit mis à l’épreuve par le diable.
      8 Une nouvelle fois, le diable l’emmena et le transporta sur une très haute montagne. Là, il fit passer devant ses yeux tous les royaumes du monde ; il en déploya la richesse et la magnificence.

      Matthieu 5

      17 Ne vous imaginez pas que je sois venu pour supprimer ce qui est écrit dans la loi ou les prophètes ; je ne suis pas venu pour supprimer, mais pour accomplir.
      24 laisse ton offrande au pied de l’autel et va d’abord te réconcilier avec ton frère, puis tu reviendras présenter ton offrande.

      Matthieu 10

      17 Soyez sur vos gardes ! Ne vous fiez pas aux hommes, car ils vous traîneront devant les tribunaux et vous feront fouetter dans leurs synagogues.

      Matthieu 11

      29 Acceptez de vous laisser diriger par moi et mettez-vous à mon école, car, de tout mon cœur, je suis doux et humble. Ainsi, votre vie trouvera son épanouissement dans le repos.

      Matthieu 18

      21 Alors, Pierre se rapprocha de Jésus et lui demanda : — Seigneur, si mon frère ne cesse de pécher contre moi, combien de fois devrai-je lui pardonner ? Irai-je jusqu’à sept fois ? —

      Matthieu 19

      12 En effet, certaines personnes ne peuvent pas se marier parce qu’elles sont, de naissance, impropres au mariage ; d’autres le sont devenus par l’intervention des hommes. D’autres, enfin, renoncent à se marier pour mieux servir les intérêts du royaume des cieux. Que celui qui est capable d’accepter cet enseignement l’accepte !

      Matthieu 25

      14 Tout se passera comme pour cet homme qui devait partir pour un long voyage à l’étranger. Il réunit ses serviteurs et leur confia la gérance de sa fortune.
      15 Il remit à celui-ci cinq talents, à celui-là deux, et à ce troisième un talent, en tenant compte des capacités personnelles de chacun. Aussitôt après, il partit.
      16 Celui qui avait reçu les cinq talents se mit sans tarder à les faire fructifier, de sorte qu’il en gagna cinq autres.
      17 Celui qui avait reçu deux talents fit de même et en gagna deux autres.
      18 Quant à celui qui n’en avait reçu qu’un seul, il s’en alla creuser un trou dans la terre pour y cacher l’argent de son maître.
      19 Le voyage dura longtemps. Enfin, le maître de ces serviteurs revint et leur fit rendre compte de leur gérance.
      20 Celui qui avait reçu les cinq talents se présenta, apportant les cinq talents supplémentaires qu’il avait gagnés. — Seigneur, dit-il, tu m’avais remis cinq talents, j’en ai gagné cinq autres. Les voici. —
      21 Très bien, lui dit son maître, tu es un bon serviteur, on peut avoir confiance en toi. Tu t’es montré fidèle dans une petite chose. C’est pourquoi je peux te confier une gestion plus importante. Viens partager la joie de ton maître.
      22 Celui qui avait reçu les deux talents se présenta aussi et dit : — Seigneur, tu m’avais remis deux talents, j’en ai gagné deux autres. Les voici. —
      23 Très bien, lui dit son maître, tu es un bon serviteur. On peut avoir confiance en toi, tu t’es montré fidèle dans une petite chose. C’est pourquoi je peux te confier une gestion plus importante. Viens partager la joie de ton maître.
      24 Enfin, celui qui n’avait reçu qu’un seul talent vint à son tour : — Seigneur, j’ai appris à te connaître comme un homme âpre au gain : tu moissonnes là où tu n’as rien semé, tu ramasses sur l’aire où tu n’as rien répandu.
      25 Alors, j’ai été pris de peur et je suis allé cacher ton argent dans la terre. Voilà, je te rends intégralement ce qui t’appartient.
      26 Mais son maître répondit : — Vaurien ! Fainéant ! Tu prétends savoir que je moissonne là où je n’ai rien semé et que je ramasse sur l’aire où je n’ai rien répandu !
      27 Eh bien, tu aurais donc dû placer mon argent à la banque ! Là, du moins, il aurait rapporté quelque chose, de sorte qu’à mon retour j’aurais récupéré le capital et les intérêts.
      28 Ôtez-lui donc le talent et donnez-le à celui qui en a déjà dix.
      29 Car on donnera encore davantage à celui qui possède déjà, de sorte qu’il sera dans l’abondance. Mais à celui qui n’a pas (ce qu’il devrait avoir), on ôtera même ce qu’il a.
      30 Quant à ce bon à rien de serviteur, jetez-le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des lamentations et d’amers regrets. —
      31 Quand le Fils de l’homme reviendra dans la gloire, escorté de tous ses anges, il prendra place sur son trône de gloire.
      32 Tous les peuples de la terre seront rassemblés devant lui. Alors, il les partagera en deux groupes, tout comme le berger fait le tri entre les brebis et les boucs.
      33 Il placera les brebis à sa droite et les boucs à sa gauche.
      34 Après quoi, le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : — Venez, vous qui avez la bénédiction de mon Père, prenez possession du royaume qui est préparé pour vous depuis la création du monde.
      35 Car j’ai souffert de la faim, et vous m’avez donné à manger. J’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire. J’étais un étranger, et vous m’avez accueilli chez vous.
      36 Je n’avais pas d’habits, et vous m’en avez donné. J’étais malade, et vous m’avez soigné. J’étais en prison, et vous êtes venus me voir.
      37 Alors, les justes lui demanderont : — Mais, Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu souffrir de la faim, et t’avons-nous donné à manger ? Ou avoir soif, et t’avons-nous donné à boire ?
      38 Quand est-ce que nous t’avons rencontré comme étranger et t’avons-nous accueilli ? Ou vu sans habits, et t’avons-nous vêtu ?
      39 Quand est-ce que nous t’avons vu malade ou en prison, pour nous rendre auprès de toi ?
      40 Et le Roi leur répondra : — Vraiment, je vous l’assure : tout ce que vous avez fait au moindre de mes frères que voici, c’est à moi-même que vous l’avez fait.

      Matthieu 27

      24 Quand Pilate vit qu’il n’aboutissait à rien, mais qu’au contraire, l’excitation de la foule augmentait, il se fit apporter de l’eau et, devant tous, il se lava les mains en disant : — Vous en êtes témoins : moi, je ne prends aucune responsabilité dans la mort de cet homme droit, à vous d’en répondre !
      62 Le lendemain de ce vendredi, les chefs des prêtres et une délégation de pharisiens se rendirent ensemble chez Pilate
      63 pour lui dire : — Seigneur, nous nous sommes rappelé que de son vivant, cet imposteur a dit : « Après trois jours, je ressusciterai ».
      64 Veuille donc donner des ordres pour que la tombe soit étroitement surveillée jusqu’à ce troisième jour. En effet, il faut à tout prix éviter que ses disciples ne viennent dérober le corps afin de pouvoir dire ensuite au peuple : « Il est ressuscité d’entre les morts ». Cette dernière tromperie serait encore pire que la première.
      65 Pilate leur déclara : — D’accord ! Voici des soldats. Assurez-vous de la protection du sépulcre et prenez toutes vos précautions pour le faire garder comme vous l’entendrez.

      Matthieu 28

      11 Quand les femmes eurent quitté le tombeau, quelques soldats de la garde retournèrent à Jérusalem pour rapporter aux chefs des prêtres tout ce qui s’était passé.
      12 Ceux-ci convoquèrent les responsables du peuple et, après avoir délibéré avec eux, ils donnèrent aux soldats une forte somme d’argent
      13 avec cette consigne : — Vous raconterez que les disciples sont venus pendant la nuit et qu’ils ont volé le cadavre pendant que vous dormiez.
      14 Si jamais l’affaire venait aux oreilles du gouverneur, nous nous chargerons de l’apaiser, et nous ferons le nécessaire pour que vous n’ayez pas d’ennuis.
      15 Les soldats empochèrent l’argent et répétèrent docilement la leçon qu’on leur avait inculquée. Cette version s’est propagée parmi les Juifs, où elle a encore cours jusqu’à aujourd’hui.

      Marc 1

      8 Moi, je vous baptise dans l’eau, mais lui, il vous baptisera dans l’Esprit saint.
      11 Au même instant, une voix retentit des cieux disant : — Tu es mon Fils, celui que j’aime, tu fais toute ma joie.

      Marc 3

      1 Un autre jour, il entra de nouveau dans une synagogue. Il s’y trouvait un homme avec une main paralysée.
      8 mais aussi de la Judée, de Jérusalem, de l’Idumée, des territoires situés au-delà du Jourdain, ainsi que du pays de Tyr et de Sidon. Ces gens venaient à lui car ils avaient appris tout ce qu’il avait fait.

      Marc 10

      7 C’est pourquoi il est dit : L’homme quittera père et mère pour se lier à sa femme,
      8 et les deux ne feront plus qu’un, si bien qu’ils ne seront plus deux, mais un seul être.
      9 Que l’homme ne dissocie donc pas une unité que Dieu lui-même a créée.
      10 Une fois rentrés à la maison, les disciples lui posèrent de nouveau des questions à ce sujet.
      11 Il leur dit : — Celui qui divorce d’avec sa femme et en épouse une autre, commet un adultère vis-à-vis de la première.
      12 Et si une femme divorce d’avec son mari et épouse un autre homme, elle aussi commet un adultère.
      13 Alors, quelques personnes présentent à Jésus des petits enfants pour qu’il les touche, mais les disciples s’interposent et rabrouent ceux qui les amènent.
      14 Lorsque Jésus s’en aperçoit, il se fâche et leur dit : — Laissez donc ces petits enfants venir vers moi et n’essayez pas de les en empêcher, car le royaume de Dieu appartient à ceux qui leur ressemblent.
      15 Vraiment, je vous l’assure : celui qui n’accepte pas le royaume de Dieu avec la mentalité d’un petit enfant, n’y entrera jamais.
      16 Là-dessus, il les prend l’un après l’autre dans ses bras, pose ses mains sur eux et les bénit.
      17 Au moment de partir, un homme accourt, se jette à genoux devant lui et lui demande : — Ô Maître, toi qui es bon, dis-moi : que puis-je faire pour gagner la vie éternelle ? —
      18 Pourquoi m’appelles-tu bon ? lui demande Jésus. Nul n’est bon, sauf Dieu.
      19 Tu n’es pas sans connaître les commandements : Ne commets pas de meurtre, pas d’adultère, ne vole pas, ne rends pas de faux témoignage, ne fais de tort à personne,
      20 respecte ton père et ta mère. — Mais, Maître, lui répond l’homme, tout cela je l’ai scrupuleusement observé dès ma prime jeunesse !
      21 Jésus pose sur cet homme un regard plein d’affection et lui dit : — Une chose te manque… Va ! Vends tout ce que tu possèdes, donnes-en le produit aux pauvres, cela te fera un trésor au ciel. Ensuite, viens faire route avec moi.
      22 À ces mots, l’homme s’assombrit, et il s’éloigne le cœur lourd… C’est qu’il est très riche.
      23 Jésus parcourt lentement du regard le cercle de ses disciples, puis il leur dit : — Qu’il est difficile à ceux qui ont des richesses, et qui y sont attachés, d’entrer dans le royaume de Dieu !
      24 Cette affirmation surprend les disciples, mais Jésus insiste : — Oui, mes enfants, vous ne savez à quel point il est difficile d’entrer dans le royaume de Dieu.
      25 Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu.

      Marc 15

      15 Alors, Pilate, voulant donner satisfaction à la foule, leur relâche Barabbas et, après avoir fait fouetter Jésus, il le remet à ses soldats pour qu’on le crucifie.
      22 C’est ainsi qu’ils amènent Jésus au lieu appelé Golgotha, qui se traduit : « Place du Crâne ».
      23 Ils veulent lui donner du vin additionné de myrrhe, mais il refuse d’en prendre.
      24 Alors, ils le clouent à la croix puis se partagent ses vêtements, pièce par pièce, en tirant au sort la part de chacun.
      25 Il était environ neuf heures du matin quand ils le crucifièrent.
      26 Au-dessus de sa tête, on avait fixé un écriteau indiquant le motif de sa condamnation et portant ces mots : « Le roi des Juifs ».
      27 Avec Jésus, ils crucifièrent deux brigands, l’un à sa droite, l’autre à sa gauche.
      29 Les passants le huaient et secouaient la tête en se moquant de lui : — Hé ! toi qui démolis le temple et qui le rebâtis en trois jours,
      30 sauve-toi donc toi-même, descends de la croix !
      31 Les chefs des prêtres, en compagnie des interprètes de la loi, vinrent aussi le railler. Ils se disaient entre eux : — Dire qu’il en a sauvé d’autres et qu’il est incapable de se sauver lui-même !
      32 Lui, le Messie ? Le « roi d’Israël » ? Allons donc ! Qu’il descende maintenant de la croix pour que nous puissions voir et croire ! Même ceux qui étaient crucifiés à ses côtés lui lançaient des insultes.
      33 Vers midi, tout à coup, le pays tout entier fut plongé dans l’obscurité. Cela dura jusqu’à trois heures de l’après-midi.
      34 À ce moment, Jésus se mit à crier à pleine voix : — Eli, Eli, lama sabachthani ! ce qui se traduit par : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?
      35 Quelques assistants, en entendant ces paroles (prononcées en araméen) dirent : — Voilà qu’il appelle (le prophète) Élie.
      36 L’un d’eux courut tremper une éponge dans du vin aigre, la piqua au bout d’un bambou et la présenta à Jésus pour qu’il boive. — Laissez-moi faire, dit-il à ses compagnons ! Voyons si Élie va venir le tirer de là.
      37 Mais Jésus poussa un grand cri et mourut.
      38 Au même moment, le grand rideau du temple (qui séparait le lieu saint du lieu très-saint) se déchira en deux, de haut en bas.

      Marc 16

      1 Quand le sabbat fut passé, Marie de Magdala, mère de Jacques, et Salomé achetèrent différentes huiles aromatiques pour embaumer le corps de Jésus.
      8 Elles se précipitèrent hors du tombeau et s’enfuirent en courant, toutes tremblantes d’excitation. Elles étaient si surprises et apeurées qu’elles restèrent muettes de saisissement et ne dirent mot à personne.

      Luc 1

      1 Plusieurs personnes ont entrepris de rédiger l’histoire des événements qui se sont déroulés parmi nous,
      4 Ainsi, tu pourras constater que les enseignements qui t’ont été donnés de vive voix sont vrais et entièrement dignes de confiance.

      Luc 2

      2 Ce recensement, le premier du genre, fut organisé à l’époque où Quirinius était gouverneur de la province de Syrie.
      41 Les parents avaient l’habitude de se rendre chaque année à Jérusalem pour la fête de la Pâque.
      52 Et Jésus continuait à grandir. Son intelligence s’affinait. Il se rendait toujours plus agréable à Dieu et aux hommes.

      Luc 17

      3 Veillez donc sur vous-mêmes et sur votre manière de vivre. Si ton frère s’est rendu coupable à ton égard, fais-lui des reproches en conséquence : s’il change d’attitude, pardonne-lui.

      Luc 22

      15 Il leur dit : — J’ai vivement désiré célébrer ce repas pascal avec vous, avant de souffrir.

      Luc 23

      1 Toute l’assemblée se leva et l’emmena chez Pilate.
      2 Là, ils portèrent contre lui l’accusation suivante : — Nous avons découvert que cet homme sème le désordre parmi notre peuple, il incite les gens à la révolte et leur interdit de payer l’impôt à l’empereur. Il se fait passer pour le Messie, le roi (des Juifs).
      3 Alors, Pilate lui demanda : — Tu es le roi des Juifs ? — Tu le dis toi-même, lui répondit Jésus.
      4 Après avoir procédé à son interrogatoire, Pilate se tourna vers les grands-prêtres et les gens rassemblés : — Je ne trouve rien de criminel chez cet homme et je ne vois pas pourquoi je le condamnerais.
    • Esaïe 11

      2 L’esprit du SEIGNEUR reposera sur lui. Il lui donnera la sagesse et le pouvoir de bien juger. Il l’aidera à prendre des décisions et le rendra courageux. Il lui fera connaître le SEIGNEUR et lui apprendra à le respecter.

      Matthieu 4

      1 Alors l’Esprit de Dieu conduit Jésus dans le désert, pour que l’esprit du mal le tente.
      8 L’esprit du mal emmène encore Jésus sur une très haute montagne. Il lui montre tous les royaumes du monde, avec leur richesse,

      Matthieu 5

      17 « Ne pensez pas que je suis venu pour supprimer la loi de Moïse ou l’enseignement des prophètes. Je ne suis pas venu pour les supprimer, mais pour leur donner tout leur sens.
      24 Alors, laisse ton offrande à cet endroit, devant l’autel. Et va d’abord faire la paix avec ton frère ou ta sœur. Ensuite, reviens et présente ton offrande à Dieu.

      Matthieu 10

      17 Faites attention ! Des gens vous livreront aux tribunaux. Ils vous frapperont à coups de fouet dans leurs maisons de prière.

      Matthieu 11

      29 Je ne cherche pas à vous dominer. Prenez donc, vous aussi, la charge que je vous propose, et devenez mes disciples. Ainsi, vous trouverez le repos pour vous-mêmes.

      Matthieu 18

      21 Alors Pierre s’approche de Jésus et lui demande : « Seigneur, quand mon frère me fait du mal, je devrai lui pardonner combien de fois ? Jusqu’à 7 fois ? »

      Matthieu 19

      12 Il y a des gens qui ne se marient pas, parce qu’ils ne peuvent pas le faire : pour certains c’est depuis leur naissance. D’autres, c’est parce qu’on les a empêchés de le faire en les rendant eunuques. Et il y a des gens qui ne se marient pas à cause du Royaume des cieux. Celui qui peut accepter cette parole, qu’il l’accepte ! »

      Matthieu 25

      14 « Le Royaume des cieux ressemble à ceci : Un homme part en voyage. Il appelle ses serviteurs et leur confie ses richesses.
      15 Il donne à chacun selon ce qu’il peut faire. Il donne à l’un 500 pièces d’or, à un autre 200, à un troisième 100, et il part.
      16 Le serviteur qui a reçu les 500 pièces d’or s’en va tout de suite faire du commerce avec cet argent et il gagne encore 500 pièces d’or.
      17 Celui qui a reçu les 200 pièces d’or fait la même chose et il gagne encore 200 pièces d’or.
      18 Mais celui qui a reçu les 100 pièces d’or s’en va faire un trou dans la terre et il cache l’argent de son maître.
      19 « Longtemps après, le maître de ces serviteurs revient. Il leur demande ce qu’ils ont fait avec son argent.
      20 Le serviteur qui a reçu les 500 pièces d’or s’approche et il présente encore 500 pièces d’or en disant : “Maître, tu m’as confié 500 pièces d’or. Voici encore 500 pièces d’or que j’ai gagnées.”
      21 Son maître lui dit : “C’est bien. Tu es un serviteur bon et fidèle. Tu as été fidèle pour une petite chose, je vais donc te confier beaucoup de choses. Viens et réjouis-toi avec moi.”
      22 Le serviteur qui a reçu les 200 pièces d’or s’approche et il dit : “Maître, tu m’as confié 200 pièces d’or. Voici encore 200 pièces d’or que j’ai gagnées.”
      23 Son maître lui dit : “C’est bien. Tu es un serviteur bon et fidèle. Tu as été fidèle pour une petite chose, je vais donc te confier beaucoup de choses. Viens et réjouis-toi avec moi.”
      24 Enfin, celui qui a reçu les 100 pièces d’or s’approche et il dit : “Maître, je le savais : tu es un homme dur. Tu récoltes ce que tu n’as pas semé, tu ramasses ce que tu n’as pas planté.
      25 J’ai eu peur et je suis allé cacher tes pièces d’or dans la terre. Les voici ! Tu as ton argent.”
      26 Son maître lui répond : “Tu es un serviteur mauvais et paresseux ! Tu le savais : je récolte ce que je n’ai pas semé, je ramasse ce que je n’ai pas planté.
      27 Donc tu devais mettre mon argent à la banque. De cette façon, à mon retour, je pouvais reprendre l’argent avec les intérêts !
      28 Enlevez-lui donc les 100 pièces d’or. Donnez-les à celui qui a 1 000 pièces d’or.
      29 Oui, celui qui a quelque chose, on lui donnera encore plus et il aura beaucoup plus. Mais celui qui n’a rien, on lui enlèvera même le peu de chose qu’il a !
      30 Et ce serviteur inutile, jetez-le dehors dans la nuit. Là, il pleurera et il grincera des dents.” »
      31 « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, avec tous ses anges, il s’assoira sur son siège de roi tout-puissant.
      32 On rassemblera tous les peuples devant lui. Et il séparera les gens les uns des autres, comme le berger sépare les moutons des chèvres.
      33 Il placera les moutons à sa droite et les chèvres à sa gauche.
      34 Alors le roi dira à ceux qui sont à sa droite : “Venez, vous que mon Père bénit. Recevez le Royaume que Dieu vous a préparé depuis la création du monde.
      35 En effet, j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger. J’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire. J’étais un étranger, et vous m’avez accueilli.
      36 J’étais nu, et vous m’avez donné des vêtements. J’étais malade, et vous m’avez visité. J’étais en prison, et vous êtes venus me voir.”
      37 Alors ceux qui ont obéi à Dieu diront au roi : “Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu ? Tu avais donc faim, et nous t’avons donné à manger ? Tu avais donc soif, et nous t’avons donné à boire ?
      38 Tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? Tu étais donc nu, et nous t’avons donné des vêtements ?
      39 Tu étais malade ou en prison, et nous sommes venus te voir ? Quand donc ?”
      40 Et le roi leur répondra : “Je vous le dis, c’est la vérité : chaque fois que vous avez fait cela à l’un de mes frères, à l’un des plus petits, c’est à moi que vous l’avez fait.”

      Matthieu 27

      24 Pilate voit qu’il n’arrive à rien, et l’agitation est de plus en plus grande. Alors il prend de l’eau et il se lave les mains devant la foule en disant : « Je ne suis pas responsable de la mort de cet homme. C’est votre affaire ! »
      62 Le jour suivant arrive. C’est le jour qui suit la préparation du sabbat. Les chefs des prêtres et les Pharisiens se réunissent chez Pilate.
      63 Et ils lui disent : « Excellence, nous nous souvenons d’une chose. Ce menteur a dit, quand il était encore vivant : “Après trois jours, je me réveillerai de la mort.”
      64 Donc, commande que des soldats gardent la tombe jusqu’au troisième jour, sinon, ses disciples pourront venir voler son corps. Ils diront ensuite au peuple : “Il s’est réveillé de la mort !” Ce dernier mensonge serait encore plus grave que le premier ! »
      65 Pilate leur dit : « Voici des soldats ! Allez ! Faites garder la tombe comme vous voulez ! »

      Matthieu 28

      11 Les femmes sont en route. Pendant ce temps, quelques soldats qui gardaient la tombe vont à la ville. Ils vont annoncer aux chefs des prêtres tout ce qui est arrivé.
      12 Les chefs des prêtres se réunissent avec les anciens. Ils décident ensemble de donner une grosse somme d’argent aux soldats.
      13 Et ils leur disent : « Voilà ce que vous raconterez : “Les disciples de Jésus sont venus pendant la nuit et ils ont volé son corps pendant que nous dormions.”
      14 Si le gouverneur apprend cela, nous lui expliquerons l’affaire, et vous n’aurez pas d’ennuis. »
      15 Les soldats prennent l’argent et ils font ce qu’on leur a dit. À cause de cela, on raconte cette histoire encore aujourd’hui parmi les habitants de la Judée.

      Marc 1

      8 Moi, je vous ai baptisés dans l’eau, mais lui, il vous baptisera dans l’Esprit Saint. »
      11 Une voix vient du ciel et lui dit : « Tu es mon fils très aimé. C’est toi que j’ai choisi avec joie. »

      Marc 3

      1 Ensuite, Jésus retourne dans la maison de prière. Là, il y a un homme qui a la main paralysée.
      8 de Jérusalem, de l’Idumée, de la région qui est de l’autre côté du Jourdain et des environs de Tyr et de Sidon. Cette grande foule vient voir Jésus, parce qu’elle a appris tout ce qu’il fait.

      Marc 10

      7 C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère pour vivre avec sa femme.
      8 Et les deux deviendront comme une seule personne.” Ainsi, ils ne sont plus deux, mais ils sont comme une seule personne.
      9 Ne séparez donc pas ce que Dieu a uni. »
      10 Quand les disciples sont de retour à la maison, ils posent encore des questions à Jésus.
      11 Il leur dit : « Quand un homme renvoie sa femme et se marie avec une autre, il commet un adultère envers la première.
      12 Et quand une femme quitte son mari et se marie avec un autre, elle commet un adultère. »
      13 Des gens amènent des enfants à Jésus pour qu’il les touche. Mais les disciples leur font des reproches.
      14 En voyant cela, Jésus se met en colère et il dit à ses disciples : « Laissez les enfants venir à moi. Ne les empêchez pas. En effet, le Royaume de Dieu appartient à ceux qui sont comme les enfants.
      15 Je vous le dis, c’est la vérité : si quelqu’un ne reçoit pas le Royaume de Dieu comme un enfant, cette personne ne pourra jamais y entrer. »
      16 Ensuite, Jésus embrasse les enfants et il les bénit en posant les mains sur leur tête.
      17 Au moment où Jésus veut partir, un homme arrive en courant. Il se met à genoux devant lui et lui demande : « Bon maître, qu’est-ce que je dois faire pour recevoir la vie avec Dieu pour toujours ? »
      18 Jésus lui répond : « Pourquoi m’appelles-tu bon ? Personne n’est bon, sauf Dieu !
      19 Tu connais les commandements : Ne tue personne. Ne commets pas d’adultère. Ne vole pas. Ne témoigne pas faussement contre quelqu’un. Ne fais pas de mal aux autres. Respecte ton père et ta mère. »
      20 L’homme lui dit : « Maître, j’obéis à tout cela depuis ma jeunesse. »
      21 Jésus le regarde avec amour et lui dit : « Une seule chose te manque : va, vends ce que tu as et donne l’argent aux pauvres. Alors tu auras des richesses auprès de Dieu. Ensuite, viens et suis-moi. »
      22 Mais quand cet homme entend cela, il prend un air sombre et il s’en va tout triste parce qu’il possède beaucoup de choses.
      23 Jésus regarde ses disciples qui sont autour de lui, et il leur dit : « Pour ceux qui ont des richesses, c’est vraiment difficile d’entrer dans le Royaume de Dieu ! »
      24 Les disciples sont très étonnés par ces paroles, mais Jésus leur dit encore : « Mes amis, c’est vraiment difficile d’entrer dans le Royaume de Dieu !
      25 Est-ce qu’un chameau peut passer facilement par le trou d’une aiguille ? Eh bien, pour un riche, c’est encore plus difficile d’entrer dans le Royaume de Dieu. »

      Marc 15

      15 Pilate veut faire plaisir à la foule, il leur libère Barabbas. Il fait frapper Jésus à coups de fouet, puis il le livre aux soldats pour qu’ils le clouent sur une croix.
      22 Ils conduisent Jésus à un endroit appelé Golgotha, ce qui veut dire « Le lieu du Crâne ».
      23 Ils veulent lui faire boire du vin mélangé avec de la myrrhe. Mais Jésus n’en prend pas.
      24 Ensuite, les soldats le clouent sur une croix. Ils tirent au sort pour savoir qui aura ses vêtements, puis ils les partagent entre eux.
      25 Il est neuf heures du matin quand ils le clouent sur la croix.
      26 Il y a une pancarte qui indique pourquoi Jésus est condamné. Dessus, on a écrit : « Le roi des Juifs ».
      27 Les soldats clouent aussi deux bandits sur des croix, à côté de Jésus : l’un à sa droite et l’autre à sa gauche.
      28 []
      29 Les gens qui passent par là secouent la tête et ils insultent Jésus en disant : « Eh ! Tu voulais détruire le temple et le reconstruire en trois jours !
      30 Eh bien, sauve-toi toi-même en descendant de la croix ! »
      31 De même, les chefs des prêtres et les maîtres de la loi se moquent de Jésus. Et ils se disent entre eux : « Il a sauvé les autres, mais il ne peut pas se sauver lui-même !
      32 Maintenant, le Messie, le roi d’Israël, n’a qu’à descendre de la croix ! Si nous voyons cela, alors nous croirons en lui ! » Et ceux qu’on a cloués sur des croix à côté de Jésus l’insultent aussi.
      33 À midi, il fait nuit dans tout le pays, jusqu’à trois heures de l’après-midi.
      34 À trois heures, Jésus crie d’une voix forte : « Éloï, Éloï, lema sabaktani ? » Cela veut dire : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »
      35 Parmi ceux qui sont là, certains l’entendent et disent : « Il appelle Élie ! »
      36 L’un d’eux part en courant. Il trempe une éponge dans du vinaigre. Il met l’éponge au bout d’un roseau et la présente à Jésus pour qu’il boive. Il dit : « Attendez ! Nous allons voir si Élie vient le descendre de la croix ! »
      37 Mais Jésus pousse un grand cri et il meurt.
      38 Le grand rideau qui est dans le temple se déchire en deux morceaux, depuis le haut jusqu’en bas.

      Marc 16

      1 Quand le sabbat est fini, Marie de Magdala, Marie la mère de Jacques et Salomé achètent des huiles parfumées pour aller les mettre sur le corps de Jésus.
      8 Les femmes sortent de la tombe et partent en courant. Elles tremblent, elles sont bouleversées, et elles ne disent rien à personne, parce qu’elles ont peur.

      Luc 1

      1 Certains ont vu depuis le début ce que Dieu a fait chez nous. Ensuite, ils ont annoncé sa parole. Puis, ils nous ont raconté tout cela et beaucoup d’entre nous ont commencé à en écrire l’histoire.
      4 Ainsi, tu pourras voir que tu as reçu des enseignements solides.

      Luc 2

      2 C’est la première fois qu’on fait cela. À ce moment-là, Quirinius est gouverneur de Syrie.
      41 Chaque année, les parents de Jésus vont à Jérusalem pour la fête de la Pâque.
      52 Jésus grandit, sa sagesse se développe et il se rend agréable à Dieu et aux hommes.

      Luc 17

      3 Faites attention ! « Si ton frère fait le mal, fais-lui des reproches. Et s’il le regrette, pardonne-lui.

      Luc 22

      15 Il leur dit : « J’ai beaucoup désiré manger ce repas de la Pâque avec vous, avant de souffrir.

      Luc 23

      1 Ensuite, ils se lèvent tous ensemble, et ils amènent Jésus chez Pilate.
      2 Là, ils se mettent à accuser Jésus en disant : « Nous avons trouvé cet homme en train de pousser notre peuple à la révolte. Il empêche les gens de payer l’impôt à l’empereur. Il dit qu’il est lui-même le Messie, un roi. »
      3 Pilate demande à Jésus : « Est-ce que tu es le roi des Juifs ? » Jésus lui répond : « C’est toi qui le dis. »
      4 Pilate dit aux chefs des prêtres et à la foule : « Je ne trouve pas de raison pour condamner cet homme. »
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