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EXPIATION (Réconciliation)

I

L'oeuvre historique du Christ pour la rédemption du monde a son point culminant au Calvaire, son heure suprême est celle de la croix. L'expiation est une manière de comprendre, d'expliquer la relation établie par les textes scripturaires entre la mort de Jésus et la réconciliation du Dieu saint et de l'homme pécheur.

Elle n'occupe pas, au début de l'histoire de l'Église, au commencement de la systématisation des idées chrétiennes, la place importante qui, plus tard, lui sera donnée. Les Pères apostoliques ont quelques allusions au sacrifice du Christ, mais leurs préoccupations dominantes sont ailleurs ; c'est la personne du Sauveur, non l'oeuvre du salut, qui est au premier plan dans les affirmations initiales de la foi se condensant, se synthétisant en thèses dogmatiques. Athanase, le premier, au IV e siècle, donne, dans son traité « de l'incarnation du Verbe », un essai sur la rédemption. La mort est la conséquence du péché des hommes ; mais Dieu a repris l'oeuvre de la création en sauvant l'humanité ; le Verbe vient dans le monde, et, d'une part, il révèle pleinement Dieu ; d'autre part, en sa qualité de victime pure, il acquitte la dette contractée par les pécheurs ; ce n'est pas Dieu, c'est la mort qui reçoit la rançon offerte par Jésus. Avec certaines divergences ou certaines précisions, les principaux Pères grecs se rattachèrent à la théorie athanasienne.

Chez les Pères latins, la tendance pratique l'emporte sur la tendance spéculative. Tertullien, l'un des plus représentatifs, considère l'oeuvre du Christ comme l'oeuvre parallèle, mais en sens inverse, à l'oeuvre d'Adam : le Christ rétablit ce qu'Adam avait ruiné. La mort de Jésus, résultat du péché des hommes, est une « hostie », un sacrifice pour tous, sacrifice auquel consent le Père et que le Fils accomplit volontairement. La délivrance du péché s'opère pour le croyant au moment du baptême ; devenu capable de bonnes oeuvres, le chrétien les présente à Dieu comme une « satisfaction » et se maintient ainsi dans la grâce. La terminologie originale de Tertullien a fortement influé sur la. terminologie ecclésiastique ; celle-ci toutefois prendra en un autre sens, et presque à contresens, tels vocables primitifs, comme celui de « satisfaction », par exemple, appliqué à l'action du Christ après avoir désigné l'action de l'homme.

C'est la pensée ecclésiastique qui hérite d'Augustin bon nombre d'idées, et l'histoire est fondée à voir dans l'évêque d'Hippone le premier dogma-ticien de la sotériologie. La rédemption manifeste une double liberté : celle de Dieu qui, entre plusieurs possibilités pour sauver, a choisi l'incarnation, et celle du Christ qui a voulu réaliser le plan divin ; la rédemption manifeste un double amour, pareillement insondable, en Dieu et en Christ. La venue de Jésus est motivée par le péché des hommes, péché à cause duquel aussi Jésus accepte de mourir. Comment la mort de Jésus aboutit-elle à la réconciliation de l'humanité avec Dieu ? Dieu était-il irrité contre nous, et la mort de son Fils, désarmant sa juste rigueur, l'a-t-elle apaisé envers nous ? Non, l'apôtre déclare que c'est Dieu lui-même qui, par amour pour le monde, lui a donné son Fils, de même que, par un semblable amour, le Fils s'est donné ; la miséricorde divine est éternelle ; la cause première et l'unique motif de l'intervention de Dieu, c'est son amour.

Mais cette thèse est infirmée, dans la théologie augustinienne, par une thèse toute différente. La liberté proclamée semble, ailleurs, être réservée à l'initiative de Dieu, et la nécessité peser sur le Christ et la prédestination dominer les hommes. L'amour proclamé semble, ailleurs, voilé par le ressentiment divin, lequel exige qu'une peine soit subie par le pécheur ; c'est cette peine que Jésus innocent porte à la place des coupables, sa sainteté parfaite conférant à sa mort la valeur d'une expiation. Cependant ce n'est pas à Dieu que Jésus paye la dette de la culpabilité humaine, c'est à celui qui, par suite du péché, avait acquis domination sur nous, c'est à Satan. Cette représentation étrange n'est pas une innovation ; ébauchée ici et là, elle se cristallise chez Irénée, s'amplifie chez Origène, reçoit d'Augustin sa forme la plus nette. Elle soulève de si fortes objections qu'elle disparaît au Moyen âge. Par contre, c'est au Moyen âge que la théorie de la satisfaction expiatoire, rappelée par les disciples d'Augustin, va prendre toute son ampleur, toute sa portée chez le créateur de la scolastique, Anselme de Cantor-bery.

Avec une science, une dialectique, une logique magistrales, Anselme expose la signification et la nécessité rationnelles de l'expiation. L'homme était destiné à la vie en Dieu ; mais l'homme a péché, et quiconque pèche ne peut partager la vie divine ; pécher, en effet, c'est ne pas rendre à Dieu ce qui est dû à Dieu, c'est lui refuser l'obéissance à laquelle était obligée la créature vis-à-vis du Créateur. Le péché est à la fois offense et injustice ; l'offense doit être effacée, l'injustice doit être réparée ; le pardon est à ce prix. Il convient même que la compensation proposée à Dieu l'emporte sur l'obligation qui nous liait à lui : alors seulement il y aura, pour Dieu, satisfaction. Or le péché est d'une gravité infinie ; mesuré à la grandeur de Celui qu'il offense et exigeant une satisfaction proportionnelle, le péché ne saurait être réparé par l'homme ; ni logiquement ni moralement l'homme ne peut fournir l'indispensable dédommagement. C'est pourquoi, choisi par Dieu et acceptant sa vocation, le Christ intervient ; seul un être divin pouvait offrir la réparation due à Dieu ; d'autre part, comme c'est l'homme qui doit cette réparation, le Christ se fait homme pour remplacer l'homme. La justice et la sainteté de Jésus le revêtent d'un mérite sans bornes. Pourtant, comme les hommes, il devait à Dieu une vie juste et sainte ; mais sa mort est libre ; sa mort est le plus grand hommage, et non nécessaire, rendu à l'honneur de Dieu ; elle est surérogatoire ; elle dépasse la grandeur de l'offense du péché humain ; elle est la parfaite, l'absolue satisfaction. N'ayant aucun pardon à obtenir pour lui-même, Jésus veut que ce qui est dû à son mérite propre soit attribué à l'homme par Dieu. Ce que le Sauveur veut, Dieu le veut ; la satisfaction que le Christ offre est par là même un acquittement pour l'homme de sa dette du péché, une réconciliation avec Dieu.

Anselme entendait n'invoquer ni le N.T. ni les Pères, mais la seule raison. Ce sont précisément ses prémisses rationnelles qui donnèrent lieu à maintes critiques, entre autres à celles d'Abélard. L'honneur de Dieu est conçu comme un attribut métaphysique immuable ; comment donc peut-il être offensé ? La nécessité s'impose à Dieu de rétablir, pour sa propre gloire, l'ordre de la création troublé par le péché ; comment donc l'amour serait-il le mobile de la rédemption ? La nature humaine de Jésus est prédéterminée à être ce qu'elle est ; que sont donc la libre sainteté et le libre sacrifice de Jésus ? La raison est le seul témoin cité pour établir le bien-fondé d'une doctrine : que devient donc l'autorité de la révélation ? Néanmoins, après un temps d'arrêt, le développement du dogme se poursuit sous l'action de Pierre Lombard, d'Alexandre de Halès et arrive à son terme avec Thomas d'Aquin.

Anselme avait relevé la libre volonté de Dieu, faisant du Christ le Sauveur, et la libre volonté du Christ obéissant à Dieu. Plus expressément encore Thomas d'Aquin souligne cet élément moral de la Rédemption. Rien n'était nécessaire, estime-t-il, ni l'oeuvre elle-même, car Dieu aurait pu ne pas sauver l'humanité, ni la manière dont elle s'accomplit, car la satisfaction parfaite que Dieu reçoit n'était pas, à priori, l'unique moyen du pardon divin, ni l'ouvrier qui la réalise, car il n'était pas indispensable absolument que le Christ s'incarnât. Mais la rédemption, telle qu'elle s'est déroulée dans l'histoire, est l'oeuvre « souverainement convenable », si l'on considère la qualité du péché, lequel « est en quelque sorte infini ». Or si, théoriquement, Dieu peut pardonner à son gré, en fait il demande une satisfaction proportionnelle au péché commis, donc, en quelque sorte, infinie. De là découle la nécessité que l'ouvrier soit parfait et que l'expiation soit parfaite. A aucun moment de son existence, en aucun de ses membres, l'humanité n'aurait pu remplir cette double condition. Seule la Passion de Jésus répond à la divine exigence : Jésus, le Fils unique, le Saint, souffre la plus grande douleur possible parce qu'elle résume toutes les humaines douleurs et parce que la nature de Celui qui les supporte accroît infiniment son intensité.

Le contexte métaphysique de ces idées maîtresses du thomisme leur ôte, comme on l'a souvent objecté, une partie de leur clarté et de leur cohérence. Thomas d'Aquin répète à propos de la Passion ce qu'il a fortement affirmé de l'action de Dieu et de l'action du Christ, action de liberté et d'amour : la Passion est le libre sacrifice en faveur des hommes d'une libre obéissance à l'égard de Dieu ; mais, d'un autre point de vue, la Passion est aussi une nécessité à priori, indépendante, semble-t-il, du temps et du lieu où elle devient un fait concret, aussi bien que des dispositions des hommes pour lesquels elle est subie. Il fallait que la Passion soit : le drame du Calvaire se joue entre Dieu et le Christ uniquement ; les contemporains de Jésus n'y ont qu'un rôle d'accessoire historique, auquel du reste ils sont prédestinés puisque le drame lui-même'est prédéterminé. Deuxième création divine dans laquelle interviennent la grâce et le péché, le surnaturel et la révélation, l'amour et la sainteté, où automatique déroulement d'un plan éternel, les deux conceptions, que l'on croirait exclusives l'une de l'autre, apparaissent l'une et l'autre dans la Somme théologique, selon que les considérations sont d'ordre philosophique ou d'ordre religieux. Telle quelle, cependant, la doctrine thomiste est devenue l'officielle doctrine de l'Église romaine.

Dans ses lignes majeures, elle a été également acceptée par les Églises de la Réforme. Pour écarter plus catégoriquement soit le mérite des oeuvres humaines qui portait atteinte à l'exclusif et souverain mérite de l'oeuvre du Christ, soit les satisfactions que ces prétendues bonnes oeuvres étaient susceptibles d'offrir, soit la tendance pélagienne subsistant dans la morale et qui atténuait la gravité redoutable du péché, soit les pénitences quelconques génératrices d'indulgences quelconques, les Réformateurs s'appuyèrent en partie sur Anselme et Thomas d'Aquin. Il convient toutefois de ne point oublier que Calvin, dépassant le légalisme du Moyen âge, le transposant sur le plan de l'Évangile, insistait sur le fait que l'expiation n'acquitte pas seulement une dette, mais a une conséquence positive d'incommensurable valeur et produit une vie nouvelle dans la communion du Sauveur.

II

Quelles sont les données du N.T. ainsi élaborées, et dont les moyens d'élaboration ont été la philosophie grecque avec Athanase et Tertullien, le néoplatonisme avec Augustin, le droit pénal et l'usage de la pénitence avec Anselme, l'aris-totélisme avec Thomas d'Aquin ?

Il n'est pas de terme grec, dans les évangiles et les épîtres, exprimant directement, nettement, l'idée d'expiation. Mais la parenté de cette notion avec les notions de propitiation--hilasmos, hilaskesthaï-- ; (1Jn 2:3 4:10, Heb 2:17) de rédemption--lutrôsis, apolutrôsis-- ; (Lu 21:28,1Co 1:30, Ro 3:24 8:23, Col 1:14, Eph 1:7,14 4:30, Heb 9:12,15 11:35) de délivrance par rançon--lutroô, lutron, anti-lutron-- ; (Mr 10:45, Mt 20:28, Lu 24:21,1Ti 2:6, Tit 2:14,1Pi 1:18) de rachat--agorazeïn, exa-gorazeïn-- ; (Ga 3:13 4:5,1Co 6:20 7:23,2Pi 2:1, Ap 5:9) de réconciliation--katallasseln, apo-katallasseïn, katallagè--, (1Co 5:11,2Co 5:18, Ro 5:10 11:16, Col 1:20, Eph 2:16) et, en outre, l'interprétation des paroles de Jésus concernant la nécessité ou le but de sa mort (Mr 8:31 14:24, Mt 16:21 26:28, Lu 9:22 22:19 et suivant) ont permis à la tradition de poser la doctrine sur une large base scripturaire.

Les déclarations de Jésus sur sa mort appartiennent à la deuxième partie de son ministère. C'est à Césarée de Philippe que les Synoptiques placent les premières révélations au sujet de la Passion, et le texte de Mr 8:31 « alors il commença à leur enseigner », et celui de Mt 16:21 « dès lors il commença à leur montrer » soulignent qu'elles sont quelque chose de nouveau. Sans doute la pensée du Maître était familière déjà avec la nécessité, pour accomplir sa tâche, de suivre une via dolorosa. Bien avant le voyage vers les sources du Jourdain, les intuitions surnaturelles de Jésus, sa puissance de pénétration dans les coeurs, lui ont laissé voir à quel degré était susceptible de descendre la mauvaise volonté humaine, à quels sacrifices successifs pouvait l'amener son sacrifice initial. Peu après l'appel des premiers disciples, il avait prédit que l'époux ne quitterait pas seulement ses amis mais leur serait ôté (Mr 2:19) ; s'il n'y a là qu'une image, comme on l'a assuré, du moins traduit-elle un sombre pressentiment ; en effet, à côté de la confiance et de la joie du peuple, des heurts et des conflits se sont produits entre les chefs et le prophète galiléen (Mr 2:7 3:6,22, Mt 10:25 etc.). Et avant même de se lever pour l'oeuvre de salut, Jésus a choisi, lors de la tentation au désert (Mt 4, Lu 4), d'être le Messie selon la volonté du Père, non selon l'idéal apocalyptique, le Messie qui ruinerait l'espérance séculaire d'une délivrance nationale, d'une suprématie matérielle ; c'était par là aussi soulever l'opposition et la haine avec leurs pires conséquences. Césarée marque moins un moment unique dans la vie de Jésus que l'heure inscrite au sommet de la courbe des possibilités de victoire visible ou d'apparente défaite du Messie selon l'Esprit, l'heure où la conviction de Jésus, après un développement dont les déceptions successives de sa mission permettent de marquer quelques stades, arrive à la certitude, et où Jésus se décide à initier les siens à la conception, presque blasphématoire pour un Israélite malgré le souvenir de Ésaïe 53 et comme le montre la protestation de Pierre (Mt 16:22), à la conception du Messie révélateur et rédempteur dont l'oeuvre aboutit à la mort. Dans la suite des événements, les Synoptiques ne rapportent pas moins de quatorze entretiens où Jésus reprend le même sujet ; l'oeuvre est toujours pareille : sauver ; le moyen de cette oeuvre apparaît : sauver par la souffrance et le sacrifice.

Ce moyen fut imposé à Jésus. Les trois textes de l'entretien de Césarée portent tous les trois le terme de la nécessité : deï, il faut. Après Césarée, quand le Maître ramène ses disciples troublés à la vision qu'ils se refusent à contempler, le terme significatif revient, ou son synonyme : melleïn ; si le terme est absent, l'ensemble du texte en reflète l'idée. Jésus a nettement reconnu cette nécessité, il a parlé de l'efficacité et de la valeur sans bornes de sa mort, il a vu dans sa mort la condition pour atteindre le but de sa vie ; le salut des hommes. Trois déclarations des Synoptiques sont éminemment expressives.

La première, formulée sous forme d'image, est rapportée par Lu 12:49 et suivant : « Je suis venu allumer un feu sur la terre et qu'ai-je à vouloir si déjà il est allumé ? Et il y a un baptême dont je dois être baptisé et combien je suis anxieux jusqu'à ce qu'il soit accompli ! » Le feu (voir ce mot) est le symbole des discussions, discordes, oppositions que l'action de Jésus fait naître. Dans l'A. T, le feu représente souvent le jugement de Jéhovah (Esa 26:11, Jer 23:29 etc.) ; de même dans la prédication de Jean-Baptiste (Mt 3:10, Lu 3:9). Mt 10:34 rend la même pensée par une image différente : « Je ne suis pas venu apporter la paix mais le glaive. » L'oeuvre de Jésus ne saurait laisser les hommes indifférents ; ils sont pour elle ou contre elle ; elle est comme un glaive jeté entre les êtres, comme un feu qui éprouve le monde par une crise sans équivalent. « Je suis venu » indique l'apparition historique de Jésus, le fait de son ministère ; le résultat n'est pas limité à une région ou à un peuple, il se répercute dans la terre entière ; le verbe au passé montre que l'action est commencée ; celle-ci remonte aux jours où, sur les bords du Jourdain, Jésus s'est présenté aux auditeurs de Jean-Baptiste pour accomplir les desseins du Père ; le feu est allumé, ce n'est pas une prédiction, c'est la constatation d'un fait ; la parole de Jésus a déjà amené un partage, un triage entre disciples et adversaires ; la crise est ouverte et va s'accentuer, le feu brûle et va grandir. Tel est le désir de Jésus : qu'ai-je à vouloir ? Que la flamme s'élève assez haut pour que le monde soit contraint de se prononcer. Le maximum de la crise, la plus grande ardeur du feu, sera dans le proche avenir où Jésus recevra le baptême dont il doit être baptisé. D'autres avertissements de Jésus précisent le symbole du baptême. Dans Mr 10:38, le Maître interroge deux disciples : « Pouvez-vous boire la coupe que je bois, être baptisés du baptême dont je suis baptisé ? » Coupe et baptême représentent ici le même fait. Or, plus tard, dans la prière de Gethsémané (Mt 26:39), se retrouve la même image de -la coupe : « S'il est possible, que cette coupe passe loin de moi. » La coupe à boire c'est la mort à traverser, le baptême dont il faut être baptisé ne saurait être autre chose. Par le premier baptême au Jourdain, Jésus s'était consacré à « l'accomplissement de toute justice » (Mt 3:15) ; par le second baptême à Golgotha, par une consécration allant jusqu'à l'absolu sacrifice, à l'acceptation des ultimes conséquences de sa solidarité avec l'homme pécheur, Jésus acheva de réaliser sa volonté de salut ; le baptême d'eau inaugure le ministère historique, le baptême de sang l'achève, il en est le moment le plus solennel, l'acte le plus émouvant.

La deuxième déclaration, conservée par Mr 10:45 et Mt 20:28, répond à la question : pourquoi cet indispensable baptême ? « Le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi mais pour servir, et donner sa vie comme rançon pour beaucoup. » C'est ici l'une des assertions maîtresses des évangiles sur la nature du sacrifice rédempteur. Jésus a exhorté les disciples à l'humilité, et, pour appuyer sa leçon, il cite son exemple, l'exemple du Fils de l'homme venu pour servir. La notion de service touche à la notion de sacrifice : servir c'est chercher toujours le bien d'autrui, jamais son bien personnel. Le don que le Christ fait de sa vie est l'aboutissement du service voulu par lui. Il revendique la pleine liberté de son sacrifice, lequel n'est pas une contrainte mais un acte volontaire dont le verbe « donner » marque le caractère moral. A ce point extrême qu'atteint la nécessité historique dans l'oeuvre du Sauveur, le quatrième évangile affirme pareillement que nul n'ôte sa vie à Jésus, mais qu'il la donne de lui-même (Jn 10:18). Le motif de ce don librement offert est indiqué par le terme significatif : lutron, rançon. Le grec biblique du N.T. et de la version des LXX, comme le grec classique, expriment par ce mot les idées de rachat, d'échange ou de substitution. La précision qu'ajoutent Marc et Matthieu : anti pollôn, « à la place de beaucoup », donne le sens net de substitution. Si ailleurs l'oeuvre de Jésus est représentée comme accomplie « en faveur des hommes », huper (Jn 10:15 15:13, Ro 5:6 et suivants Ro 14:15, etc.), c'est comme accomplie « à leur place » qu'elle est représentée ici ; anti n'a pas d'autre traduction normale.

Quels sont ces polloï, ces « nombreux », à la place desquels Jésus offre sa vie ? Le feu allumé par le Christ est jeté sur la terre, dans l'humanité entière ; le salut apporté par le Christ est proposé à tous les hommes. Mais les hommes sont libres ; ils n'acceptent pas tous le don divin ; une partie écoute Jésus et reçoit le salut ; une autre partie refuse d'entendre Jésus et ne participe pas au salut. Destinée à tous, la rédemption n'est pas acquise à tous ; le mauvais vouloir des hommes fait que l'oeuvre du Christ n'est pas anti pantôn, « à la place de tous », mais à la place de ceux qui remplissent les conditions posées pour avoir part à sa grâce, anti pollôn, « à la place de beaucoup ». Pas de prédestination contraignante, pas d'automatique universalisme ; ceux qui veulent, et ceux-là seuls, sont les rachetés du Sauveur.

Le rachat est obtenu par la rançon ; dans le texte de Marc et de Matthieu la rançon est étroitement liée au service. La première partie du verset : « Le Fils de l'homme est venu non pour être servi mais pour servir » commande la deuxième partie : « et pour donner sa vie comme rançon pour beaucoup ». Donner sa vie est une continuation, un achèvement du service ; la rançon, le don est un moyen, le moyen le plus efficace de ce service. La mort sur la croix est comprise dans ce don ; elle est la nécessité morale suprême du service accepté, l'heure capitale de ce service qui remplit toutes les heures de la vie de Jésus. Sur la croix l'amour du Fils de l'homme atteint l'absolu ; la fidélité à Dieu devient le renoncement indicible à soi-même, la miséricorde pour les hommes devient l'acceptation de tout ce que le péché comportait d'horreur, la sainteté humaine devient la perfection surhumaine, le service devient tout entier le sacrifice. Et tout cela est la rançon pour que beaucoup soient délivrés, soient sauvés. La menace qui pesait sur les hommes c'était la mort, destruction de l'âme, c'est-à-dire destruction de l'être. Jésus a plusieurs fois parlé de cet anéantissement de l'être, de cette perdition totale (Mr 8:36, Mt 10:28, Lu 12:4 et suivant). Il donne sa vie en rançon pour racheter les hommes de cette mort. La cause de la mort sans lendemain est le péché qui sépare, qui éloigne de Dieu, source unique de la vraie vie. Et tous les hommes sont pécheurs ; tous, par le péché dominateur, universel, invincible, sont poussés à la mort. Nul parmi eux ne peut réaliser la sainteté, raison d'être de l'homme, sa loi et sa gloire, et par laquelle l'homme accomplissait le plan de Dieu. Ce que l'homme était à jamais incapable de faire, le Christ a donné sa vie pour le faire à sa place ; il a fait du but assigné à l'homme son propre but et il l'a atteint ; la sainteté inaccessible à l'homme, il l'a vécue ; la vie de Jésus a été une vie d'homme satisfaisant la volonté créatrice de Dieu, une vie sainte et demeurée telle au fond des ténèbres et des douleurs que le péché amasse sur les hommes et que traverse le représentant des hommes, une vie donnée en rançon pour tous ceux qui voudraient se réconcilier avec Dieu.

La troisième déclaration, commune aux trois Synoptiques, est rappelée aussi dans la première épître aux Corinthiens (Mr 14:22-25, Mt 26:26-29, Lu 22:19 et suivant, 1Co 11:23,25). Le quadruple récit de l'institution de la Cène (voir ce mot) relate un acte de Jésus et l'explication que Jésus lui-même donne de cet acte. L'acte est un symbole ; fréquents dans l'A.T., les actes symboliques ne sont point inconnus du N.T. (Mr 6:11 et parallèle, Mt 27:24, Jn 13:3 20:22, Ac 21:11). Dans la Cène, le symbole traduit d'une manière ineffaçable pour la mémoire et pour le coeur des disciples la réalité qui est le don total de la personne du Maître. L'explication de Jésus souligne la signification et la valeur de ce don. Jésus parle d'une alliance nouvelle qu'il fonde, et met en rapport la fondation de cette alliance avec la mort prochaine qu'il va supporter. On a souvent rapproché l'institution de la Cène de la conclusion de l'alliance sinaïtique (Ex 24:8) ; mais Jésus ne restaure pas une alliance ancienne ; quoique Luc et Paul seuls écrivent l'adjectif « nouvelle », il ressort aussi des témoignages de Mr et de Matthieu que Jésus inaugure quelque chose de nouveau. Jésus songeait, sans doute, aux promesses de Esa 55:3, de Jer 31:31-34, de Eze 36:35 ; l'alliance nouvelle qui avait été prédite, lui la fonde, l'alliance messianique consistant non dans un contrat légal mais dans un pacte de grâce assurant aux hommes les bénédictions divines en échange de leur fidélité et de leur amour. Le parallélisme est ainsi très étroit entre la révélation du commencement du ministère de Jésus au sujet du Royaume et la révélation de la fin du ministère de Jésus au sujet de l'alliance. Avant Jésus le Royaume est prêché, avec Jésus le Royaume est établi ; avant Jésus l'alliance spirituelle est prédite, avec Jésus l'alliance spirituelle est réalisée. Royaume et alliance ont en Jésus non seulement leur révélateur ou leur législateur mais leur fondateur ; Jésus apporte sur la terre le Royaume de Dieu et l'alliance de Dieu.

Par l'assimilation de son corps au pain rompu, de son sang au vin de la coupe, Jésus tourne les pensées de ses disciples vers son sacrifice ; l'alliance nouvelle sera scellée par sa mort. L'idée de rachat est moins précise dans le récit de la Cène que dans Mr 10:45 et Mt 20:28 ; la substitution demeure dans l'affirmation que le corps est brisé, le sang versé pour nous. La substitution reste d'ordre moral ; c'est la comparaison trop forcée de la Cène à la Pâque juive qui a transféré le caractère légal du rite de l'ancienne alliance au rite de la nouvelle alliance. Mais les Synoptiques eux-mêmes qui font un repas pascal du dernier repas de Jésus ne font aucune mention de l'agneau du sacrifice ; pour Paul, la Cène est une union mystique des croyants avec leur Maître et avec leurs frères ; pour Jean, elle est la communication de la personne de Jésus sous forme de nourriture et de breuvage spirituels. La Cène qui préfigure la mort, la transfigure en même temps. Le péché des hommes oblige le Sauveur à souffrir et à mourir, et le Sauveur fait des souffrances et de la mort le moyen de la définitive victoire ; le moment où il passe, par amour, dans l'angoisse et dans la nuit, symbolise, résume, divinise sa vie de Fils de l'homme, la vie vécue et donnée en rançon. Aucun fait ne met mieux en relief que la Cène la place souveraine donnée par Jésus à sa propre personne ; personne et oeuvre sont confondues ; l'explication du sacrifice absolu est la complète révélation de la personne. Le plus ancien commentaire de la Cène, et qui reste le plus fidèle, se trouve dans le quatrième évangile : « Je suis le pain de vie... celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle » (Jn 6:35,48,54). Les disciples vivront en s'assimilant la force, l'esprit, l'être même du Christ, du Vivant qui pour donner la vie aux hommes les a aimés jusqu'à la mort.

Chez Paul, l'oeuvre entière du Christ se concentre dans la mort sur la croix. Dans son ministère à Corinthe, l'apôtre « n'a voulu savoir que Jésus-Christ et Jésus-Christ crucifié » (1Co 2:2). Et c'est de lui que s'inspirent surtout les théologiens soucieux de discerner les premières thèses sotériologiques et christologiques de l'Église apostolique. Quelques textes pauliniens sont sans cesse invoqués, étant parmi les plus explicites et résumant, avec plus de clarté, les indications des multiples textes que l'on pourrait citer.

Paul expose aux Galates que la loi, prônée encore par beaucoup et devant laquelle certains chrétiens hésitent, ne saurait donner le salut ; seul le juste par la foi vivra. La loi, loin de nous libérer, nous place sous la condamnation, sous la malédiction. Mais « le Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, devenant malédiction pour nous (puisqu'il est écrit : maudit est quiconque est pendu au bois), afin que la bénédiction accordée à Abraham soit aussi pour les païens en Jésus-Christ, et que nous recevions par la foi l'Esprit qui avait été promis » (Ga 3:13). Anselme interprétait : le Christ nous a sauvés en prenant sur lui-même la malédiction de Dieu que nous avions encourue, en subissant en sa personne la peine des péchés commis par les hommes. L'interprétation se fonde sur une analogie de termes, non sur une parenté d'esprit. Par le rachat qu'il opère, le Christ nous libère du pouvoir d'un premier possesseur et nous place dans la dépendance d'un second. Le premier possesseur est la loi, la loi personnifiée et prononçant un jugement. En effet, ce n'est pas à Dieu que le Christ achète ceux qu'il délivre. Le même verbe exagorazeïn, impliquant rachat, reparaît dans trois autres textes pauliniens : Ga 4:5 où il s'agit encore de délivrer « ceux qui sont sous la loi », et 1Co 6:20 7:23 où, non seulement Dieu n'est pas le vendeur mais tout au contraire l'acquéreur, le Maître nouveau qui reçoit les rachetés. Par le Christ, l'homme va de la loi qui le maudit à Dieu qui veut son retour.

Le Christ, pour opérer ce transfert, « devient malédiction pour nous ». Le contexte montre qu'il devient malédiction par sa crucifixion, laquelle le mettait au rang des coupables condamnés, maudits par la loi. Par la loi, ainsi que l'indique sans confusion possible la citation de De 21:23. Il ne s'agit donc pas, en dépit d'Anselme, d'une malédiction de Dieu. La malédiction de la loi supportée par le Christ est une conséquence de sa mort sur la croix, la mort sur la croix n'est pas la conséquence d'une malédiction exprimant un jugement divin. L'apôtre emploie le terme abstrait : malédiction, non le terme concret : maudit. Dieu n'a ni directement, ni indirectement, ni comme intermédiaire, ni comme substitut, Dieu n'a pas maudit le Christ ; Dieu a laissé le Christ subir une mort dont la nature entraîne, de par la loi, une malédiction. L'apôtre qui, selon sa coutume, cite librement l'A.T., a écarté la précision contenue dans le texte hébreu comme dans le texte des LXX, que les crucifiés étaient « malédiction auprès de Dieu ». La malédiction de la loi, dans la conception paulinienne, consiste en ceci : aucun de ceux qui comptaient sur elle pour trouver le salut ne pouvaient la réaliser, se justifier par elle, devant elle ; tous tombaient donc sous sa condamnation. Jésus se met à notre place et brise le tyrannique joug de la loi en faveur de ceux qui, par la foi, accepteraient la délivrance qu'il obtient pour eux et qu'il leur offre « par pure grâce ». Cette oeuvre de substitution a impliqué à son terme la mort ; le Christ a accepté de mourir. La mort sur la croix s'accompagnait de la malédiction de la loi ; le Christ a accepté cette malédiction. Souffrances, peines, mort, tout ce qui donnait à l'oeuvre volontairement entreprise par le Christ un caractère tragique imposé par le péché dans lequel persévéraient les hommes, le Christ a voulu le subir pour atteindre le but : sauver ceux qui croiraient en lui. Le but est indiqué par la conjonction de finalité dont le sens est constant dans le grec biblique et dans le grec classique : ina, « afin que ». Ce but est, selon le texte, éminemment positif ; se substituant à l'homme pour arracher l'homme à son esclavage, le Christ a préparé, a permis le don de l'Esprit de Dieu aux hommes, à tous les hommes, païens comme Juifs.

La grande péricope Ro 3:24-26 a, dans l'histoire du dogme, une portée et une autorité dominantes. « Tous sont justifiés gratuitement par la grâce de Dieu, par la rédemption qui est en Jésus-Christ ; Dieu l'a établi comme moyen de propitiation par la foi en son sang, pour la manifestation de sa justice ; parce que dans sa divine patience il avait supporté les péchés antérieurs, sa justice s'est manifestée dans le temps présent, afin qu'il soit juste et qu'il justifie celui qui croit en Jésus. »

Deux affirmations se détachent en premier plan :

(a) tous sont justifiés gratuitement par la rédemption qui est en Christ ;

(b) Dieu l'a établi comme moyen de propitiation par la foi en son sang. Paul emploie sept fois le mot essentiel ; apolutrôsis, délivrance, rédemption ; tantôt avec une signification générale et sans lien direct avec l'oeuvre de Jésus (Ro 8:23, Eph 1:14 4:30), tantôt pour synthétiser les moments et aspects divers de cette oeuvre (1Co 1:30, Col 1:14), tantôt pour énoncer la conséquence de la mort de Jésus (Ro 3:24, Eph 1:7). La terminologie abstraite seule ne fixe donc pas la pensée précise, c'est l'ensemble d'une péricope qui fixe le sens concret de la terminologie. C'est pourquoi ici encore, et ailleurs, Anselme avec des vocables pauliniens présente des idées non pauliniennes. Hilasterion, propitiatoire, traduit dans les LXX l'hébreu kopher, couvercle de l'arche. Aspergé par le sang des victimes offertes en holocauste, le couvercle de l'arche devenait propitiatoire. Tel devient dans la Nouvelle Alliance Jésus aspergé de son propre sang. Ro 3:25 porte l'adjectif verbal neutre pris substantivement : hilasterion ; la traduction correcte, grammaticalement, est : moyen de propitiation, et non : victime propitiatoire ; le substantif « victime » ajouté au texte de Paul est une interprétation de la pensée de Paul ; il convient de s'en tenir à ce que l'apôtre a dit. Dans l'A. T, le sacrifice est un aveu de culpabilité de la part de l'homme, une preuve du remords qu'il éprouve devant ses transgressions ; et cet homme, sacrifiant quelque chose qui lui appartenait, cherche, par le renoncement matériel symbole du renoncement à ses fautes, à rentrer en rapport avec Dieu. L'animal, sur l'autel, n'est point représenté comme souffrant ce que l'homme aurait dû légalement souffrir. La fête des Expiations est une exception dans le rite sacrificatoire. A côté du taureau et du bouc amenés pour l'holocauste, un deuxième bouc était chargé par l'imposition des mains « des transgressions par lesquelles les enfants d'Israël ont péché ». Mais cette victime-là n'était ni offerte à Dieu, ni mise à mort ; elle était dévouée à Azazel (voir ce mot) et chassée loin du tabernacle, siège de la présence divine. De quelque côté qu'on l'envisage, symboliquement, matériellement, le sacrifice du Christ est inassimilable aux sacrifices lévitiques, qu'il déborde de toutes parts.

Paul voit donc dans le Christ un moyen de propitiation. Du Christ vient, en effet, la réconciliation avec Dieu, et le pardon de Dieu, et la reprise de la vie avec Dieu. Ce moyen c'est Dieu qui l'a établi ; Dieu « a présenté » en Christ la délivrance. Le verbe proéthéto a le même sens dans les deux autres passages où l'apôtre l'emploie (Ro 1:13, Eph 1:9), et il est le seul auteur du N.T. qui l'emploie. Dieu, cause première dans la Rédemption comme dans la Création, a voulu sauver en Christ et par le Christ. Et l'apôtre montre comment Dieu a réalisé dans l'histoire sa volonté de salut, usant tantôt de patience et laissant les hommes vivre dans leurs péchés, tantôt de miséricorde et appelant les hommes a la réconciliation. Après avoir permis à l'homme de commettre le mal, il est intervenu dans le monde comme un Dieu qui aime mais dont l'amour n'est ni faiblesse ni impuissance à côté de la justice. Il a montré sa justice en Jésus-Christ lui-même, par la rédemption que Jésus-Christ accomplit. Salut pour celui qui accepte l'appel divin et croit en Christ, et c'est la grâce de Dieu qui pardonne ainsi gratuitement ; rejet de celui qui ne croit pas au Christ et n'accepte pas l'appel divin, et c'est la justice de Dieu qui ne fléchit pas devant la rébellion des pécheurs. En justifiant par grâce les croyants en Jésus-Christ, Dieu demeure un Dieu juste.

La foi au Sauveur est caractérisée comme « la foi en son sang ». L'expression, ou son équivalent, est employée dans Actes, 1 Pierre, 1 Jean, Hébreux, Apocalypse. Paul la répète Eph 1:7 2:13, Col 1:14-20, comme dans Ro 5:8,10, autre texte important de la sotériologie de l'apôtre. « Dieu a prouvé son amour envers nous en ce que, quand nous étions encore pécheurs, Christ est mort pour nous. A plus forte raison étant justifiés maintenant en son sang, serons-nous sauvés par lui de la colère. » Les mots du verset 9 : justifiés devant Dieu, et du verset 10 : réconciliés avec Dieu, sont synonymes ; les deux moyens de justification et de réconciliation, le sang du Christ, la mort du Christ, sont semblables. Dans la consécration de la vie de Jésus au service de Dieu, la mort, selon Marc et Matthieu, est le don couronnant tous les dons, l'acte d'amour visible et sensible entre tous les actes d'amour. De même chez Paul la mort du Christ est le sacrifice achevant tous les sacrifices, le fait qui met dans le plus puissant relief la nature de son oeuvre rédemptrice, le summum de la souffrance endurée, de la substitution voulue. Quand, à la place du terme « mort », l'apôtre emploie le mot « sang », il rappelle par ce deuxième vocable, plus frappant que le premier, que la mort de Jésus fut véritablement un sacrifice, un supplice nécessité par le péché des hommes, qu'elle fut une mort violente. C'est un fait de l'histoire que l'apôtre évoque pour les Romains, ainsi qu'il l'avait fait pour les Galates (Ga 3:1) ; à propos de ce fait, maintes explications seront fournies au cours des siècles, mais l'apôtre ne donne pas d'explication. Il se borne à constater l'action de Dieu et l'action du Christ, la manière dont la double action est produite, le résultat de la double intervention : justification de l'homme devant Dieu, réconciliation de l'homme avec Dieu. Cette réconciliation se manifeste par un changement d'attitude des hommes à l'égard du Père qui leur envoie un Révélateur, un Rédempteur ; un état de croyance, de foi, d'obéissance, d'amour succède à l'état d'indifférence, de péché. Dieu qui a l'initiative dans le plan du salut, puisqu'il a établi le Christ comme moyen de propitiation, a l'initiative aussi dans la réalisation du plan, car c'est son amour qu'il prouve en acceptant que le Christ meure pour les hommes. Les dispositions de Dieu pour les hommes sont toujours les mêmes dans les manières diverses dont il agit dans le monde ; il aime et tout vient de là : l'apparition de l'homme aux premiers jours de la création, et l'apparition du Christ dans le monde quand les temps sont accomplis. Après que le péché a dégradé l'univers et l'humanité, et quand le péché s'oppose à la restauration rédemptrice, Dieu ne cesse pas d'aimer, pas plus qu'il ne cesse d'être juste, comme l'apôtre l'a déjà affirmé. Or la justice ne peut s'accommoder de l'injustice, ni la sainteté supporter le péché. Dieu, parce qu'il est juste et saint, ne peut que pour un temps--le temps de la patience (Ro 3:25) --admettre le péché. Dans l'A.T., la colère de Jéhovah est la réaction de la sainteté divine devant les transgressions ; dans le N.T., la colère divine n'est pas un sentiment positif de rigueur, d'irritation ; elle signifie que la sainteté de Dieu est inconciliable avec le péché, que l'homme persévérant dans son péché est abandonné de Dieu et livré aux conséquences du péché, à la mort. Or, le plus puissant et le plus pressant appel de Dieu est adressé par Jésus, et la démonstration la plus éclatante que l'amour de Dieu est infini, c'est la croix de Jésus. Après cela, il n'y a plus rien à faire qu'à laisser l'homme rebelle suivre la voie fatale dans laquelle il s'obstine, descendre vers la perdition inévitable ; mais par la croix l'homme qui se repent a l'assurance que rien ne le séparera désormais de l'amour de Dieu, du Dieu qui « a réconcilié le monde avec lui en Christ, en ne tenant plus compte des péchés des hommes » (2Co 5:18, cf. Col 1:20,22, Eph 2:16).

Justice de Dieu et amour de Dieu ne sont pas deux qualités qui s'opposent, qui entrent en lutte dans la pensée ou l'action divines. Par la croix du Christ, Dieu fait confiance à l'homme qui, au nom du Christ, s'approche de lui ; Dieu sait que le pardon gratuit ne sera pas une cause de démoralisation et il justifie le pécheur. Le Christ est l'intermédiaire, le garant par lequel la sainteté de Dieu, sans pactiser avec le péché, tient le péché pour aboli en l'homme et entre en contact avec le croyant. L'homme qui croit en Jésus est mis au bénéfice de la sainteté de Jésus ; celui-là a rompu en principe avec le péché et en pratique rompt chaque jour davantage avec le péché. La mort sur la croix, acceptée comme la conséquence du péché volontairement porté jusqu'au sacrilège, a brisé la puissance universelle du mal et consacré l'invincible puissance de la sainteté de Jésus. La sainteté de Jésus, réalisée pour l'homme, à la place de l'homme, rétablit l'union entre l'humanité et Dieu. L'homme qui croit en Jésus est considéré par Dieu comme participant à la sainteté de Jésus, comme réalisant la condition posée à la race humaine pour que la vie divine devienne sa vie.

Selon l'évangile de Jean, le Christ, au terme de sa vie terrestre, allait retrouver « la gloire qu'il avait avant que le monde fût » (Jn 17:5) ; selon l'épître aux Philippiens, « parce que le Christ a été obéissant jusqu'à la mort, Dieu l'a souverainement élevé » (Jn 2:9) ; l'épître aux Hébreux, en accord avec la christologie johannique et paulinienne, déclare que le Christ, « mis pour quelque temps au-dessous des anges, a été couronné de gloire et d'honneur... par ses souffrances pour les hommes, Dieu lui a donné la perfection » (Jn 2:9 a). Cette perfection n'est pas seulement la perfection morale de la personne, c'est-à-dire la sainteté que le Christ historique possédait déjà ; elle implique un but atteint, comme l'indique le terme teleïôsis ; elle est la plénitude que rien ne saurait plus compléter ou achever, et qui concerne l'oeuvre de Jésus comme la personne de Jésus ; elle marque d'un caractère absolu le Sauveur et le Salut. Jésus savait qu'une joie spéciale lui était réservée à la fin de sa tâche ; cette certitude l'a soutenu dans les jours de lutte : « en vue de la joie placée devant lui, il a souffert la croix et méprisé l'ignominie » (Heb 12:2). Une joie purement personnelle s'accorderait mal avec l'amour que le Christ a eu pour les hommes ; la joie vers laquelle regardait le Christ c'est la victoire de son amour, c'est le fait que venu parmi les hommes pour les sauver, il pourrait sauver quiconque croirait en lui. Les données diverses de l'épître montrent que, selon la volonté de Dieu, l'oeuvre de salut accomplie par Jésus se résume dans l'abolition du péché.

Comment le péché a-t-il été aboli ? L'auteur, pour l'expliquer, se place sur le terrain de ses lecteurs, Juifs devenus chrétiens, mais hésitant à accepter pleinement, uniquement, le christianisme : il part de l'Ancienne Alliance pour démontrer que, sur celle-ci, la Nouvelle Alliance l'emporte de toutes manières et infiniment. L'oeuvre de Jésus s'est achevée par la croix. Dieu a permis ce fait, il l'a voulu puisque rien n'arrive sans que Dieu le permette. La mort du Messie accomplit le salut selon la grâce de Dieu, comme les sacrifices lévitiques accomplissaient la propitiation selon la loi de Moïse. Mais comparer n'est pas égaler, car, à considérer le sanctuaire, le sacrificateur, la victime, le sacrifice, le culte chrétien apparaît comme la réalité définitive dont le culte juif était la simple préparation. Pourquoi un disciple de Moïse s'étonnerait-il que les disciples de Jésus saluent le Messie dans le Crucifié ? Ne sait-il pas que, d'après la loi « presque tout est purifié avec du sang, et sans effusion de sang il n'est pas de pardon » ? (Heb 9 22) Du point de vue de l'Ancienne Alliance, au lieu de douter de Jésus à cause de la mort sur la croix, il faudrait croire en Jésus. Certes, l'auteur sait bien que pendant son ministère le Fils de l'homme avait le pouvoir de pardonner les péchés et qu'il a maintes fois usé de cette autorité souveraine ; mais le sacrifice de la croix étend à tous les êtres et à tous les siècles ce qui a été, du vivant de Jésus, l'exceptionnel privilège de quelques croyants. Par sa mort, Jésus est devenu, pour l'humanité entière, le Sauveur unique ; il a tout résumé et achevé dans ce dernier renoncement : « Ce n'est pas avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang que Jésus est entré une fois pour toutes dans le lieu très-saint, et il a acquis une rédemption éternelle. Car si le sang des boucs et des taureaux, si la cendre d'une génisse jetée sur ceux qui sont souillés, sanctifient quant à la pureté de la chair, combien plus le sang du Christ, qui, par son esprit éternel, s'est offert lui-même sans défaut à Dieu, purifiera-t-il des oeuvres mortes votre conscience, pour le service du Dieu vivant ! » (Heb 9:12-14). Dans ce paragraphe, le plus notable de l'épître, le sacrifice de Jésus, sacrificateur et victime tout à la fois, semble déborder l'histoire et se rattacher au sacrifice initial du Christ préexistant ; il serait sans exemple, dans le N.T., de parler de « l'esprit éternel » d'un être de la terre. Sur la croix, la mort est une offrande que Dieu agrée et qui, en retour, vaut aux hommes la miséricorde de Dieu. Dans les livres mosaïques, le sacrifice est essentiellement une offrande ; il est uniquement cela dans l'épître aux Hébreux. L'auteur le rappelle à propos des fonctions du grand-prêtre (Heb 5:1 8:3 9:9). Jésus, parce qu'il est saint, offre à Dieu un sacrifice d'une valeur infinie ; sa mort est l'apogée de la consécration que fut sa vie terrestre et de la sainteté qui fit de cette vie un parfait accomplissement de la volonté de Dieu ; la vie sainte donne son prix inestimable à la mort ; l'acceptation de la mort est le fait capital de la vie, le fait rédempteur d'où résulte le pardon divin.

Plus loin, en un langage dont aucune traduction ne rend l'ampleur et la majesté, l'auteur écrit : « Vous vous êtes approchés de la montagne de Sion, de la cité du Dieu vivant, de la Jérusalem céleste, des myriades des anges, de l'assemblée des premiers-nés inscrits dans les cieux, de Dieu le juge de tous, des esprits des justes parvenus à l\a perfection, de Jésus le médiateur de la Nouvelle Alliance et du sang de l'aspersion qui parle mieux que celui d'Abel » (Heb 12:22-24). C'est l'oeuvre historique de Jésus qui fonde l'Alliance Nouvelle, c'est la mort de Jésus qui est le gage éternel de la réconciliation avec Dieu, c'est l'oeuvre et la mort ensemble qui permettent au croyant cette communion surnaturelle avec la personne et la vie même de Dieu et des créatures unies à Dieu. La loi est dépassée, périmée ; son rôle de pédagogue a pris fin quand le Maître est apparu (Ga 3:24) ; il n'est de salut qu'en Jésus, qui a vécu pour les hommes et qui est mort pour eux.

La pensée est analogue dans 1Pi 2:21,24 où est librement transposée la grande prophétie de Ésaïe 53. La vie de Jésus est l'exemple inspirateur de la vie chrétienne ; la sainteté--lui qui n'a point commis de péché--, la patience--outragé il ne rendait pas l'outrage--, la confiance en Dieu--il s'en remettait à Celui qui juge justement--, en sont les traits saillants ; elle est vécue pour les hommes comme la mort est soufferte pour eux : « Il a porté nos péchés en son corps sur le bois afin que morts au péché nous vivions pour la justice. » Les péchés de l'homme ont conduit le Christ à la mort après l'avoir conduit à la souffrance ; venu pour délivrer l'homme, Jésus, pendant sa vie terrestre, a vaincu le péché, et il l'a porté sur la croix pour achever de le détruire. Avec plus de netteté dans les termes l'épître redit : (1Pi 3:18) « Christ est mort, lui juste pour des injustes, afin de nous amener à Dieu. » C'est toujours le même but, le but suprême voulu dès l'origine et atteint dans les tragiques conditions imposées par le péché : permettre aux fils prodigues de rompre avec le mal qui les asservit, pour retourner au Père qui les attend.

Les autres livres du N.T. reprennent l'enseignement des livres examinés, et dans ces livres les autres textes se ramènent aux textes interrogés. Les points de vue divers et les expositions multiples, rebelles peut-être à une rigoureuse et complète unification, s'accordent en tout cas, la note personnelle de chaque auteur s'harmonisant avec les autres notes en un choeur sans dissonance, s'accordent pour déclarer que la réconciliation entre l'homme et Dieu est opérée par Jésus-Christ, seul médiateur, seul Sauveur, par l'oeuvre de Jésus-Christ, par la croix de Jésus-Christ.

III

A cet ensemble de témoignages, les thèses des docteurs du Moyen âge ajoutent certains éléments et de cet ensemble elles négligent certains éléments. Le grand principe de la doctrine d'Anselme : « culpam poena absolvit, la peine absout la faute », n'a pas de point d'appui dans le N.T. ; il amènera à une trop exclusive insistance sur les souffrances matérielles de Jésus ; quelques théologiens établiront même une sorte d'équivalence mathématique entre les douleurs de Gethsémané et de Golgotha et les tourments mérités par les pécheurs. Or la mort de Jésus a toujours et surtout une valeur spirituelle, résultant du fait que le Christ qui offre ce suprême sacrifice est saint, et non du fait que la Passion comporte tel ou tel degré de souffrance. Par contre, la vie de Jésus qui satisfait la volonté créatrice de Dieu, l'enseignement de Jésus qui contient la révélation définitive, passent à l'arrière-plan, deviennent très secondaires si on limite la rédemption à une punition supportée pour les hommes. La notion du péché est plus juridique qu'évangélique dans les formules de la scolastique. Le péché paraît se réduire, le plus souvent, à un fait matériel entraînant une conséquence matérielle, un châtiment ; or il est essentiellement un mal moral entraînant une conséquence morale, la séparation de l'homme et de Dieu. La réconciliation, dans le dualisme poussé à l'extrême, entre la justice divine et l'amour divin, pourrait parfois être prise pour une réconciliation de Dieu avec lui-même, les attributs opposés étant unis par la croix. Et on a vu plus haut que Paul entend par réconciliation la réconciliation de l'homme avec Dieu, et non la réconciliation de Dieu avec l'homme, Dieu, dans sa miséricorde, ayant sans cesse cherché, appelé l'homme, et la venue de Jésus étant la suprême tentative de la grâce du Père.

Telle que l'ont conçue et léguée à la théologie Anselme et Thomas d'Aquin, l'expiation paraît trop étroite, trop négative, en regard du N.T. ; le concept même d'expiation est trop limité pour exprimer l'oeuvre rédemptrice de Jésus-Christ, pour dire tout le « comment » de la réconciliation de l'homme avec Dieu. C'est le concept de la substitution qui le dit et qui garde à la personne du Sauveur toute sa grandeur, toute son ampleur à son sacrifice. Du point de vue historique, la substitution commence, bien avant la Passion, avec l'activité publique de Jésus, quand après trente ans de silence, de prières, animé de l'Esprit divin, Jésus se révèle comme l'envoyé de Dieu parmi les hommes. Et elle commence bien avant toute, activité terrestre si l'on s'en rapporte à Paul et à Jean, pour lesquels le renoncement du Christ préexistant domine et permet l'oeuvre du Christ historique ; elle commence quand, devant l'impuissance définitive de la race humaine de comprendre, et à plus forte raison de réaliser la vocation à laquelle le Créateur l'avait appelée, c'est-à-dire de vouloir et de vivre la sainteté qui devait faire l'homme « semblable à Dieu », le Christ, renonçant à l'existence divine, entre dans l'existence humaine (Php 2:7) et vient, à la place de l'homme, faire ce que Dieu avait voulu que l'homme fasse. Elle s'affirme dans la vie où le Fils de l'homme n'a jamais cherché sa propre gloire (Jn 8:50), ni voulu autre chose que la volonté de Dieu (Jn 4:34), ni lutté pour autre chose que pour le salut des hommes (Mt 18:11, Lu 19:10). Elle se termine à la mort par la croix, à l'abaissement suprême auquel le péché des hommes qui ne veulent pas se repentir contraint Jésus et dont Jésus fait la suprême victoire de sa sainteté et de son amour, l'évidente preuve que tout est accompli pour le salut.

Du point de vue moral, la substitution est plus qu'un fait négatif, acceptation d'une peine ou paiement d'une dette ; elle est un fait essentiellement positif, une réalisation du plan de Dieu, une création nouvelle. En ce sens, elle est une expiation qui expie plus profondément que l'expiation proprement dite. Le péché, qui a entraîné dans le désordre le monde entier en séparant l'humanité de Dieu, qui a opposé un perpétuel obstacle aux desseins du Créateur, n'est pas vraiment réparé s'il est seulement puni ; la punition ne fait pas ce qui n'a pas été fait, ne refait pas ce qui a été défait. La réparation vraie c'est la reprise du plan divin et c'est son accomplissement. Jésus, le deuxième Adam, selon l'appellation inspirée de l'apôtre, recommence l'épreuve humaine à la place de l'homme et réalise la vie que Dieu demandait à l'homme. Parti de l'innocence, le deuxième Adam touche à la sainteté. Par lui le péché est vaincu. Par lui une ère nouvelle s'ouvre pour Dieu et pour l'homme, parce que, dans la vie de Jésus, Dieu voit réalisée sa volonté créatrice, c'est-à-dire la sainteté humaine librement voulue et librement acquise, et parce que l'homme, dans la vie de Jésus, voit accomplie la destinée de sa race et atteint le but à sa race assigné, c'est-à-dire la sainteté qui fait de l'homme un fils de Dieu. La Passion, dernière tentation et dernière lutte du péché, met sur cette vie le sceau de l'absolu ; la mort sainte et la vie sainte, inséparables l'une de l'autre, ne se comprennent pas l'une sans l'autre.

Du point de vue religieux, la substitution, dressant la mort sur le piédestal de la vie sainte, met en un relief à nul autre pareil la gravité du péché de l'homme, l'infinité de l'amour de Dieu, la gratuité du pardon en Jésus-Christ. Que le juste qui affirmait : « le prince de ce monde vient, mais il n'a rien en moi » (Jn 14:30), ait dû mourir par le péché des hommes après être apparu au milieu des hommes pour les affranchir, qu'il ait fallu que le Fils de l'homme montât sur la croix après avoir révélé Dieu comme le Père céleste, fondé le Royaume que Dieu voulait établir sur la terre, après être redevenu le Fils de Dieu par sa sainteté avant de le redevenir par sa gloire, il y a là un fait qui dévoile le péché comme un abîme sans fond et atteste la démoniaque puissance qu'il exerce dans le monde. Devant ce péché, l'homme prend conscience qu'il est lié par un adversaire invincible, qu'il ne peut rien, qu'il est perdu.

Mais c'est la substitution du Saint au pécheur qui se continue et s'achève sur la croix, qui va ainsi jusqu'à la « folie » et jusqu'au « scandale », et la mort de Jésus est, si l'on veut reprendre la formule du Moyen âge, « le prix infini de l'expiation entreprise ». Que l'amour du Christ ait voulu cela, que l'amour de Dieu ait accepté cela, il y a dans ce fait la démonstration, l'évidence que l'amour divin surpasse toute connaissance.

Or cet amour divin offre à l'homme le pardon ; l'homme, devant la croix où « tout est accompli » pour que le pardon soit possible, contemple son salut ; par Jésus-Christ qui a vécu et qui est mort pour l'homme, par Jésus-Christ seul, sans autre intermédiaire, sans autre oeuvre que la sienne, l'inexpiable péché est effacé, l'incurable impuissance est transformée, la réconciliation avec Dieu est certaine, la grâce de Dieu pose dans le coeur et dans la vie du racheté un commencement nouveau. L'homme qui, par la foi, s'unit à Jésus-Christ, participe à sa vie sainte et reçoit de cette communion la force de vouloir, la force de faire ; et Dieu sait qu'une telle rémission du péché, parce qu'elle lie au Sauveur l'être pardonné, fait de cet être une création nouvelle répondant à son plan éternel. And. A.

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      3 Méprisé et délaissé par les hommes, homme de douleur, habitué à la souffrance, il était pareil à celui face auquel on détourne la tête : nous l'avons méprisé, nous n'avons fait aucun cas de lui.
      4 Pourtant, *ce sont nos souffrances qu'il a portées, c'est de nos douleurs qu'il s'est chargé. Et nous, nous l'avons considéré comme puni, frappé par Dieu et humilié.
      5 Mais lui, il était blessé à cause de nos transgressions, brisé à cause de nos fautes : la punition qui nous donne la paix est tombée sur lui, et *c'est par ses blessures que nous sommes guéris.
      6 Nous étions tous comme des brebis égarées : chacun suivait sa propre voie, et l'Eternel a fait retomber sur lui nos fautes à tous.
      7 Il a été maltraité, il s’est humilié et n'a pas ouvert la bouche. *Pareil à un agneau qu'on mène à l’abattoir, à une brebis muette devant ceux qui la tondent, il n'a pas ouvert la bouche.
      8 Il a été enlevé sous la contrainte et sous le jugement, et dans sa génération qui s’est inquiété de son sort ? Qui s’est soucié de ce qu’il était exclu de la terre des vivants, frappé à cause de la révolte de mon peuple ?
      9 On a mis son tombeau parmi les méchants, sa tombe avec le riche, alors qu'il *n'avait pas commis de violence et qu'il n'y avait pas eu de tromperie dans sa bouche.
      10 L'Eternel a voulu le briser par la souffrance. Si tu fais de sa vie un sacrifice de culpabilité, il verra une descendance et vivra longtemps, et la volonté de l'Eternel sera accomplie par son intermédiaire.
      11 Après tant de trouble, il verra la lumière et sera satisfait. Par sa connaissance, mon serviteur juste procurera la justice à beaucoup d'hommes ; c’est lui qui portera leurs fautes.
      12 Voilà pourquoi je lui donnerai sa part au milieu de beaucoup et il partagera le butin avec les puissants : parce qu'il s'est dépouillé lui-même jusqu’à la mort et qu'il *a été compté parmi les criminels, parce qu'il a porté le péché de beaucoup d'hommes et qu'il est intervenu en faveur des coupables.

      Esaïe 55

      3 Tendez l'oreille et venez à moi, écoutez donc et vous vivrez ! Je conclurai avec vous une alliance éternelle *pour vous assurer les grâces promises à David.

      Jérémie 23

      29 Ma parole n'est-elle pas comme un feu, déclare l'Eternel, comme un marteau qui pulvérise la roche ?

      Jérémie 31

      31 *Voici que les jours viennent, déclare l'Eternel, où je conclurai avec la communauté d'Israël et la communauté de Juda une alliance nouvelle.
      32 Elle ne sera pas comme l’alliance que j’ai conclue avec leurs ancêtres le jour où je les ai pris par la main pour les faire sortir d'Egypte. Eux, ils ont violé mon alliance, alors que moi, j’étais leur maître, déclare l'Eternel.
      33 Mais voici l'alliance que je ferai avec la communauté d'Israël après ces jours-là, déclare l'Eternel : je mettrai ma loi à l’intérieur d'eux, je l'écrirai dans leur cœur, je serai leur Dieu et ils seront mon peuple.
      34 Personne n'enseignera plus son prochain ni son frère en disant : « Vous devez connaître l'Eternel ! » car tous me connaîtront, depuis le plus petit jusqu'au plus grand d’entre eux, déclare l'Eternel. En effet, je pardonnerai leur faute et je ne me souviendrai plus de leur péché.

      Ezéchiel 36

      35 Alors on dira : ‘Cette terre dévastée est devenue pareille à un jardin d'Eden, et ces villes qui étaient en ruine, désertes et abattues sont maintenant fortifiées et habitées.’

      Matthieu 3

      10 Déjà la hache est mise à la racine des arbres ; tout arbre qui ne produit pas de bons fruits sera donc coupé et jeté au feu.
      15 Jésus lui répondit : « Laisse faire maintenant, car il est convenable que nous accomplissions ainsi tout ce qui est juste », et Jean ne lui résista plus.

      Matthieu 4

      1 Puis Jésus fut emmené par l'Esprit dans le désert pour être tenté par le diable.
      2 Après avoir jeûné 40 jours et 40 nuits, il eut faim.
      3 Le tentateur s'approcha et lui dit : « Si tu es le Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains. »
      4 Jésus répondit : « Il est écrit : L'homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. »
      5 Le diable le transporta alors dans la ville sainte, le plaça au sommet du temple
      6 et lui dit : « Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas ! En effet, il est écrit : Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet et ils te porteront sur les mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. »
      7 Jésus lui dit : « Il est aussi écrit : Tu ne provoqueras pas le Seigneur, ton Dieu. »
      8 Le diable le transporta encore sur une montagne très élevée, lui montra tous les royaumes du monde et leur gloire
      9 et lui dit : « Je te donnerai tout cela, si tu te prosternes pour m'adorer. »
      10 Jésus lui dit alors : « Retire-toi, Satan ! En effet, il est écrit : C’est le Seigneur, ton Dieu, que tu adoreras et c’est lui seul que tu serviras. »
      11 Alors le diable le laissa. Et voici que des anges s'approchèrent de Jésus et le servirent.
      12 Lorsqu'il apprit que Jean avait été arrêté, Jésus se retira en Galilée.
      13 Il quitta Nazareth et vint habiter à Capernaüm, ville située près du lac, dans le territoire de Zabulon et de Nephthali,
      14 afin que s'accomplisse ce qu'avait annoncé le prophète Esaïe :
      15 Territoire de Zabulon et de Nephthali, route de la mer, région située de l'autre côté du Jourdain, Galilée à la population étrangère !
      16 Le peuple assis dans les ténèbres a vu une grande lumière, et sur ceux qui se trouvaient dans le pays de l’ombre de la mort une lumière s'est levée.
      17 Dès ce moment, Jésus commença à prêcher et à dire : « Changez d’attitude, car le royaume des cieux est proche. »
      18 Comme il marchait le long du lac de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient un filet dans le lac ; c’étaient en effet des pêcheurs.
      19 Il leur dit : « Suivez-moi et je ferai de vous des pêcheurs d'hommes. »
      20 Aussitôt, ils laissèrent les filets et le suivirent.
      21 Il alla plus loin et vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans une barque avec leur père Zébédée et qui réparaient leurs filets. Il les appela,
      22 et aussitôt ils laissèrent la barque et leur père et le suivirent.
      23 Jésus parcourait toute la Galilée ; il enseignait dans les synagogues, proclamait la bonne nouvelle du royaume et guérissait toute maladie et toute infirmité parmi le peuple.
      24 Sa réputation gagna toute la Syrie et on lui amenait tous ceux qui souffraient de maladies et de douleurs de divers genres, des démoniaques, des épileptiques, des paralysés ; et il les guérissait.
      25 De grandes foules le suivirent, venues de la Galilée, de la Décapole, de Jérusalem, de la Judée et de l’autre côté du Jourdain.

      Matthieu 10

      25 Il suffit au disciple d'être traité comme son maître, et au serviteur comme son seigneur. S'ils ont appelé le maître de la maison Béelzébul, ils appelleront d’autant plus volontiers ainsi les gens de sa maison !
      28 Ne redoutez pas ceux qui tuent le corps mais qui ne peuvent pas tuer l'âme. Redoutez plutôt celui qui peut faire périr l'âme et le corps en enfer.
      34 » Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ! Je ne suis pas venu apporter la paix, mais l'épée,

      Matthieu 16

      21 Dès ce moment, Jésus commença à montrer à ses disciples qu'il devait aller à Jérusalem, beaucoup souffrir de la part des anciens, des chefs des prêtres et des spécialistes de la loi, être mis à mort et ressusciter le troisième jour.
      22 Alors Pierre le prit à part et se mit à le reprendre en disant : « Que Dieu t'en garde, Seigneur ! Cela ne t'arrivera pas. »

      Matthieu 18

      11 [En effet, le Fils de l'homme est venu sauver ce qui était perdu. ]

      Matthieu 20

      28 C'est ainsi que le Fils de l'homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour beaucoup. »

      Matthieu 26

      26 Pendant qu'ils mangeaient, Jésus prit du pain et prononça la prière de bénédiction, puis il le rompit et le donna aux disciples en disant : « Prenez, mangez, ceci est mon corps. »
      27 Il prit ensuite une coupe et remercia Dieu, puis il la leur donna en disant : « Buvez-en tous,
      28 car ceci est mon sang, le sang de la [nouvelle] alliance, qui est versé pour beaucoup, pour le pardon des péchés.
      29 Je vous le dis, je ne boirai plus désormais de ce fruit de la vigne, jusqu'au jour où je le boirai nouveau avec vous dans le royaume de mon Père. »
      39 Puis il avança de quelques pas, se jeta le visage contre terre et fit cette prière : « Mon Père, si cela est possible, que cette coupe s'éloigne de moi ! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux. »

      Matthieu 27

      24 Voyant qu'il ne gagnait rien mais que le tumulte augmentait, Pilate prit de l'eau, se lava les mains en présence de la foule et dit : « Je suis innocent du sang de ce juste. C’est vous que cela regarde. »

      Marc 2

      7 « Pourquoi cet homme parle-t-il ainsi ? Il blasphème. Qui peut pardonner les péchés, si ce n'est Dieu seul ? »
      19 Jésus leur répondit : « Les invités à la noce peuvent-ils jeûner pendant que le marié est avec eux ? Aussi longtemps que le marié est avec eux, ils ne peuvent pas jeûner.

      Marc 3

      6 Les pharisiens sortirent et tinrent aussitôt conseil avec les hérodiens sur les moyens de le faire mourir.
      22 Les spécialistes de la loi qui étaient descendus de Jérusalem disaient : « Il a en lui Béelzébul ; c'est par le prince des démons qu'il chasse les démons. »

      Marc 6

      11 Et si, dans une ville, les gens ne vous accueillent pas et ne vous écoutent pas, retirez-vous de là et secouez la poussière de vos pieds en témoignage contre eux. [Je vous le dis en vérité, le jour du jugement, Sodome et Gomorrhe seront traitées moins sévèrement que cette ville-là. ] »

      Marc 8

      31 Alors il commença à leur enseigner qu'il fallait que le Fils de l'homme souffre beaucoup, qu'il soit rejeté par les anciens, par les chefs des prêtres et par les spécialistes de la loi, qu'il soit mis à mort et qu'il ressuscite trois jours après.
      36 Et que servira-t-il à un homme de gagner le monde entier, s'il perd son âme ?

      Marc 10

      38 Jésus leur répondit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire ou être baptisés du baptême dont je vais être baptisé ? » « Nous le pouvons », dirent-ils.
      45 En effet, le Fils de l'homme est venu non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour beaucoup. »

      Marc 14

      22 Pendant qu'ils mangeaient, Jésus prit du pain et, après avoir prononcé la prière de bénédiction, il le rompit et le leur donna en disant : « Prenez, [mangez, ] ceci est mon corps. »
      23 Il prit ensuite une coupe et, après avoir remercié Dieu, il la leur donna et ils en burent tous.
      24 Il leur dit : « Ceci est mon sang, le sang de la [nouvelle] alliance, qui est versé pour beaucoup.
      25 Je vous le dis en vérité, je ne boirai plus jamais du fruit de la vigne, jusqu'au jour où je le boirai nouveau dans le royaume de Dieu. »

      Luc 3

      9 Déjà la hache est mise à la racine des arbres : tout arbre qui ne produit pas de bons fruits sera donc coupé et jeté au feu. »

      Luc 4

      1 Jésus, rempli du Saint-Esprit, revint du Jourdain. Il fut conduit par l'Esprit dans le désert
      2 où il fut tenté par le diable pendant 40 jours. Il ne mangea rien durant ces jours-là et, quand cette période fut passée, il eut faim.
      3 Le diable lui dit : « Si tu es le Fils de Dieu, ordonne à cette pierre de devenir du pain. »
      4 Jésus lui répondit : « Il est écrit : L'homme ne vivra pas de pain seulement [mais de toute parole de Dieu]. »
      5 Le diable l'emmena plus haut, [sur une haute montagne, ] et lui montra en un instant tous les royaumes de la terre.
      6 Puis il lui dit : « Je te donnerai toute cette puissance et la gloire de ces royaumes, car elle m'a été donnée et je la donne à qui je veux.
      7 Si donc tu te prosternes devant moi, elle sera toute à toi. »
      8 Jésus lui répondit : « [Retire-toi, Satan ! En effet, ] il est écrit : C’est le Seigneur, ton Dieu, que tu adoreras et c’est lui seul que tu serviras. »
      9 Le diable le conduisit encore à Jérusalem, le plaça au sommet du temple et lui dit : « Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi d'ici en bas, car il est écrit :
      10 Il donnera, à ton sujet, ordre à ses anges de te garder
      11 et : Ils te porteront sur les mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. »
      12 Jésus lui répondit : « Il est dit : Tu ne provoqueras pas le Seigneur, ton Dieu. »
      13 Après l'avoir tenté de toutes ces manières, le diable s'éloigna de lui jusqu'à un moment favorable.
      14 Jésus, revêtu de la puissance de l'Esprit, retourna en Galilée, et sa réputation gagna toute la région.
      15 Il enseignait dans les synagogues et tous lui rendaient gloire.
      16 Jésus se rendit à Nazareth où il avait été élevé et, conformément à son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat. Il se leva pour faire la lecture,
      17 et on lui remit le livre du prophète Esaïe. Il le déroula et trouva l'endroit où il était écrit :
      18 L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a consacré par onction pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres ; il m'a envoyé [pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, ]
      19 pour proclamer aux prisonniers la délivrance et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés, pour proclamer une année de grâce du Seigneur.
      20 Ensuite, il roula le livre, le remit au serviteur et s'assit. Tous ceux qui se trouvaient dans la synagogue avaient les regards fixés sur lui.
      21 Alors il commença à leur dire : « Aujourd'hui cette parole de l'Ecriture, que vous venez d'entendre, est accomplie. »
      22 Tous lui rendaient témoignage ; ils étaient étonnés des paroles de grâce qui sortaient de sa bouche et ils disaient : « N'est-ce pas le fils de Joseph ? »
      23 Jésus leur dit : « Vous allez sans doute me citer ce proverbe : ‘Médecin, guéris-toi toi-même’, et vous me direz : ‘Fais ici, dans ta patrie, tout ce que, à ce que nous avons appris, tu as fait à Capernaüm.’ »
      24 Il leur dit encore : « Je vous le dis en vérité, aucun prophète n'est bien accueilli dans sa patrie.
      25 Je vous le déclare en toute vérité : il y avait de nombreuses veuves en Israël à l’époque d'Elie, lorsque le ciel a été fermé 3 ans et 6 mois et qu'il y a eu une grande famine dans tout le pays.
      26 Cependant, Elie n’a été envoyé vers aucune d'elles, mais seulement vers une veuve de Sarepta, dans le pays de Sidon.
      27 Il y avait aussi de nombreux lépreux en Israël à l’époque du prophète Elisée, et cependant aucun d'eux n’a été purifié, mais seulement Naaman le Syrien. »
      28 Ils furent tous remplis de colère dans la synagogue, lorsqu'ils entendirent ces paroles.
      29 Ils se levèrent, le chassèrent de la ville et le menèrent jusqu'à un escarpement de la montagne sur laquelle leur ville était construite, afin de le précipiter dans le vide.
      30 Mais Jésus passa au milieu d'eux et s'en alla.
      31 Il descendit à Capernaüm, ville de la Galilée, et il les enseignait le jour du sabbat.
      32 On était frappé par son enseignement, car il parlait avec autorité.
      33 Dans la synagogue se trouvait un homme qui avait un esprit démoniaque impur. Il s'écria d'une voix forte :
      34 « Ah ! Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous perdre ? Je sais qui tu es : le Saint de Dieu. »
      35 Jésus le menaça en disant : « Tais-toi et sors de cet homme. » Le démon jeta l'homme au milieu de l'assemblée et sortit de lui sans lui faire aucun mal.
      36 Tous furent saisis de frayeur, et ils se disaient les uns aux autres : « Quelle est cette parole ? Il commande avec autorité et puissance aux esprits impurs, et ils sortent ! »
      37 Et sa réputation gagna toute la région.
      38 En sortant de la synagogue, il se rendit à la maison de Simon. La belle-mère de Simon avait une forte fièvre et on lui demanda d'intervenir en sa faveur.
      39 Il se pencha sur elle, menaça la fièvre, et la fièvre la quitta. Elle se leva immédiatement et se mit à les servir.
      40 Au coucher du soleil, tous ceux qui avaient des malades atteints de diverses maladies les lui amenèrent. Il guérit chacun d'eux en posant les mains sur lui.
      41 Des démons aussi sortirent de beaucoup de personnes en criant et en disant : « Tu es [le Messie, ] le Fils de Dieu. » Mais il les reprenait sévèrement et ne leur permettait pas de parler, parce qu'ils savaient qu'il était le Messie.
      42 Quand il fit jour, il sortit et se retira dans un endroit désert. Une foule de gens se mirent à sa recherche et arrivèrent jusqu’à lui ; ils voulaient le retenir afin qu'il ne les quitte pas,
      43 mais il leur dit : « Il faut aussi que j'annonce aux autres villes la bonne nouvelle du royaume de Dieu, car c'est pour cela que j'ai été envoyé. »
      44 Et il prêchait dans les synagogues de la Galilée.

      Luc 9

      22 Il ajouta qu'il fallait que le Fils de l'homme souffre beaucoup, qu'il soit rejeté par les anciens, par les chefs des prêtres et par les spécialistes de la loi, qu'il soit mis à mort et qu'il ressuscite le troisième jour.

      Luc 12

      4 Je vous le dis, à vous qui êtes mes amis : ne redoutez pas ceux qui tuent le corps et qui, après cela, ne peuvent rien faire de plus.
      49 » Je suis venu jeter un feu sur la terre ; combien je voudrais qu'il soit déjà allumé !

      Luc 19

      10 En effet, le Fils de l'homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu. »

      Luc 21

      28 Quand ces événements commenceront à se produire, redressez-vous et relevez la tête, parce que votre délivrance est proche. »

      Luc 22

      19 Ensuite il prit du pain et, après avoir remercié Dieu, il le rompit et le leur donna en disant : « Ceci est mon corps qui est donné pour vous. Faites ceci en souvenir de moi. »

      Luc 24

      21 Nous espérions que ce serait lui qui délivrerait Israël, mais avec tout cela, voici déjà le troisième jour que ces événements se sont produits.

      Jean 2

      3 Comme le vin venait à manquer, la mère de Jésus lui dit : « Ils n'ont plus de vin. »
      9 L'organisateur du repas goûta l'eau changée en vin. Ne sachant pas d'où venait ce vin, tandis que les serviteurs qui avaient puisé l'eau le savaient bien, il appela le marié

      Jean 4

      10 Jésus lui répondit : « Si tu savais quel est le cadeau de Dieu et qui est celui qui te dit : ‘Donne-moi à boire’, tu lui aurais toi-même demandé à boire et il t'aurait donné de l'eau vive. »
      34 Jésus leur dit : « Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m'a envoyé et d'accomplir son œuvre.

      Jean 6

      35 Jésus leur dit : « C’est moi qui suis le pain de la vie. Celui qui vient à moi n'aura jamais faim et celui qui croit en moi n'aura jamais soif.
      48 Je suis le pain de la vie.
      54 Celui qui mange mon corps et qui boit mon sang a la vie éternelle, et moi, je le ressusciterai le dernier jour.

      Jean 8

      50 Je ne cherche pas ma gloire. Il y en a un qui la cherche et qui juge.

      Jean 10

      15 tout comme le Père me connaît et comme je connais le Père. Je donne ma vie pour mes brebis.
      18 Personne ne me l'enlève, mais je la donne de moi-même. J'ai le pouvoir de la donner et j'ai le pouvoir de la reprendre. Tel est l'ordre que j'ai reçu de mon Père. »

      Jean 13

      3 Jésus savait que le Père avait tout remis entre ses mains, qu'il était venu de Dieu et qu'il retournait vers Dieu.

      Jean 14

      30 Je ne parlerai plus beaucoup avec vous, car le prince du monde vient, et il n'a rien en moi.

      Jean 15

      13 Il n'y a pas de plus grand amour que de donner votre vie pour vos amis.

      Jean 17

      5 Maintenant, Père, révèle toi-même ma gloire auprès de toi en me donnant la gloire que j'avais auprès de toi avant que le monde existe.

      Jean 20

      22 Après ces paroles, il souffla sur eux et leur dit : « Recevez le Saint-Esprit !

      Actes 21

      11 et est venu nous trouver. Il a pris la ceinture de Paul, s'est attaché les pieds et les mains et a dit : « Voici ce que déclare le Saint-Esprit : ‘L'homme à qui appartient cette ceinture, les Juifs l’attacheront de la même manière à Jérusalem et le livreront entre les mains des non-Juifs.’ »

      Romains 1

      13 Je ne veux pas que vous ignoriez, frères et sœurs, que j'ai souvent formé le projet d'aller vous voir afin de récolter du fruit parmi vous tout comme parmi les autres nations, mais j'en ai été empêché jusqu'ici.

      Romains 3

      24 et ils sont gratuitement déclarés justes par sa grâce, par le moyen de la libération qui se trouve en Jésus-Christ.
      25 C'est lui que Dieu a destiné à être par son sang une victime expiatoire pour ceux qui croiraient. Il démontre ainsi sa justice, puisqu'il avait laissé impunis les péchés commis auparavant, à l’époque de sa patience.
      26 Il la démontre dans le temps présent de manière à être juste tout en déclarant juste celui qui a la foi en Jésus.

      Romains 5

      6 En effet, alors que nous étions encore sans force, Christ est mort pour des pécheurs au moment fixé.
      8 Mais voici comment Dieu prouve son amour envers nous : alors que nous étions encore des pécheurs, Christ est mort pour nous.
      10 En effet, si nous avons été réconciliés avec Dieu grâce à la mort de son Fils lorsque nous étions ses ennemis, nous serons à bien plus forte raison sauvés par sa vie maintenant que nous sommes réconciliés.

      Romains 8

      23 Et ce n'est pas elle seule qui soupire, mais nous aussi, qui avons pourtant dans l’Esprit un avant-goût de cet avenir, nous soupirons en nous-mêmes en attendant l'adoption, la libération de notre corps.

      Romains 11

      16 Or si la première part de pain est sainte, tout le pain l'est aussi ; et si la racine est sainte, les branches le sont aussi.

      Romains 14

      15 Si ton frère est attristé à cause de ce que tu manges, tu ne marches plus selon l'amour. Ne cause pas, par ta nourriture, la perte de celui pour lequel Christ est mort.

      1 Corinthiens 1

      30 C'est grâce à lui que vous êtes en Jésus-Christ, lui qui est devenu, par la volonté de Dieu, notre sagesse, notre justice, la source de notre sainteté et notre libérateur,

      1 Corinthiens 2

      2 car j'avais décidé de ne connaître parmi vous rien d’autre que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié.

      1 Corinthiens 5

      11 En fait, ce que je vous ai écrit, c'est de ne pas entretenir de relations avec quelqu'un qui, tout en se disant votre frère, vit dans l'immoralité sexuelle, est toujours désireux de posséder plus, idolâtre, calomniateur, ivrogne ou voleur, de ne pas même manger avec un tel homme.

      1 Corinthiens 6

      20 car vous avez été rachetés à un grand prix. Rendez donc gloire à Dieu dans votre corps [et dans votre esprit qui appartiennent à Dieu].

      1 Corinthiens 11

      23 En effet, j'ai reçu du Seigneur ce que je vous ai transmis. Le Seigneur Jésus, la nuit où il a été arrêté, a pris du pain.

      2 Corinthiens 5

      18 Et tout cela vient de Dieu qui nous a réconciliés avec lui par [Jésus-]Christ et qui nous a donné le ministère de la réconciliation.

      Galates 3

      1 Galates sans intelligence ! Qui vous a fascinés [pour que vous n'obéissiez plus à la vérité], vous aux yeux de qui Jésus-Christ a été décrit comme crucifié ?
      13 Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi en devenant malédiction pour nous, puisqu’il est écrit : Tout homme pendu au bois est maudit.
      24 Ainsi la loi a été le guide chargé de nous conduire à Christ afin que nous soyons déclarés justes sur la base de la foi.

      Galates 4

      5 pour racheter ceux qui étaient sous la loi afin que nous recevions le statut d’enfants adoptifs.

      Ephésiens 1

      7 En lui, par son sang, nous sommes rachetés, pardonnés de nos fautes, conformément à la richesse de sa grâce.
      9 Il nous a fait connaître le mystère de sa volonté, conformément au projet bienveillant qu'il avait formé en Christ
      14 Il est le gage de notre héritage en attendant la libération de ceux que Dieu s'est acquis pour célébrer sa gloire.

      Ephésiens 2

      13 Mais maintenant, en Jésus-Christ, vous qui autrefois étiez loin, vous êtes devenus proches par le sang de Christ.
      16 Il a voulu les réconcilier l'un et l'autre avec Dieu en les réunissant dans un seul corps au moyen de la croix, en détruisant par elle la haine.

      Ephésiens 4

      30 N'attristez pas le Saint-Esprit de Dieu, par lequel vous avez été marqués d’une empreinte pour le jour de la libération.

      Colossiens 1

      14 en qui nous sommes rachetés, pardonnés de nos péchés.
      15 Le Fils est l'image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création.
      16 En effet, c’est en lui que tout a été créé dans le ciel et sur la terre, le visible et l’invisible, trônes, souverainetés, dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui.
      17 Il existe avant toutes choses et tout subsiste en lui.
      18 Il est la tête du corps qu’est l'Eglise ; il est le commencement, le premier-né d'entre les morts, afin d'être en tout le premier.
      19 En effet, Dieu a voulu que toute sa plénitude habite en lui.
      20 Il a voulu par Christ tout réconcilier avec lui-même, aussi bien ce qui est sur la terre que ce qui est dans le ciel, en faisant la paix à travers lui, par son sang versé sur la croix.
      22 par la mort [de son Fils] dans son corps de chair pour vous faire paraître devant lui saints, sans défaut et sans reproche.

      1 Timothée 2

      6 qui s'est donné lui-même en rançon pour tous. Tel est le témoignage rendu au moment voulu

      Tite 2

      14 Il s'est donné lui-même pour nous afin de nous racheter de toute faute et de se faire un peuple qui lui appartienne, purifié et zélé pour de belles œuvres.

      Hébreux 2

      17 Par conséquent, il devait devenir semblable en tout à ses frères afin d'être un grand-prêtre rempli de compassion et fidèle dans le service de Dieu pour faire l'expiation des péchés du peuple.

      Hébreux 5

      1 En effet, tout grand-prêtre pris parmi les hommes est établi en faveur des hommes dans le service de Dieu afin de présenter des offrandes et des sacrifices pour les péchés.

      Hébreux 8

      3 Tout grand-prêtre est établi pour présenter des offrandes et des sacrifices ; il est donc nécessaire que Jésus lui aussi ait quelque chose à présenter.

      Hébreux 9

      9 C'est une illustration pour le temps présent ; elle signifie que les dons et les sacrifices présentés ne peuvent pas rendre parfait, sur le plan de la conscience, celui qui prend part à ce culte.
      12 et il est entré une fois pour toutes dans le lieu très saint, non pas avec le sang de boucs et de jeunes taureaux, mais avec son propre sang. Il nous a ainsi obtenu un rachat éternel.
      13 En effet, le sang des boucs et des taureaux ainsi que la cendre d'une vache, dont on asperge ceux qui sont souillés, les rendent saints en leur procurant une pureté rituelle.
      14 Si tel est le cas, le sang de Christ, qui s’est offert lui-même à Dieu par l'Esprit éternel comme une victime sans défaut, purifiera d’autant plus votre conscience des œuvres mortes afin que vous serviez le Dieu vivant !
      15 Voici pourquoi il est le médiateur d'une alliance nouvelle : sa mort est intervenue pour le rachat des transgressions commises sous la première alliance afin que ceux qui ont été appelés reçoivent l'héritage éternel promis.
      22 Or, d'après la loi, presque tout est purifié avec du sang et, s’il n’y a pas de sang versé, il n'y a pas de pardon.

      Hébreux 11

      35 Des femmes ont retrouvé leurs morts par la résurrection. D'autres ont été torturés et n'ont pas accepté de délivrance afin d'obtenir une meilleure résurrection.

      Hébreux 12

      2 Faisons-le en gardant les regards sur Jésus, qui fait naître la foi et la mène à la perfection. En échange de la joie qui lui était réservée, il a souffert la croix en méprisant la honte qui s’y attachait et il s’est assis à la droite du trône de Dieu.
      22 Au contraire, vous vous êtes approchés du mont Sion, de la cité du Dieu vivant, la Jérusalem céleste, et ses dizaines de milliers d'anges
      23 en fête, de l'assemblée des premiers-nés inscrits dans le ciel. Vous vous êtes approchés de Dieu qui est le juge de tous, des esprits des justes parvenus à la perfection,
      24 de Jésus, qui est le médiateur d'une alliance nouvelle, et du sang purificateur porteur d’un meilleur message que celui d'Abel.

      1 Pierre 1

      18 Vous le savez en effet, ce n'est pas par des choses corruptibles comme l'argent ou l'or que vous avez été rachetés de la manière de vivre dépourvue de sens que vous avaient transmise vos ancêtres,

      1 Pierre 2

      21 De fait, c'est à cela que vous avez été appelés, parce que Christ aussi a souffert pour nous, vous laissant un exemple afin que vous suiviez ses traces,

      1 Pierre 3

      18 Christ aussi a souffert, et ce une fois pour toutes, pour les péchés. Lui le juste, il a souffert pour des injustes afin de vous conduire à Dieu. Il a souffert une mort humaine, mais il a été rendu à la vie par l'Esprit.

      2 Pierre 2

      1 Cependant, il y a eu parmi le peuple de prétendus prophètes ; de même, il y aura parmi vous de prétendus enseignants. Ils introduiront sournoisement des doctrines qui conduisent à la perdition, allant jusqu’à renier le maître qui les a rachetés, et ils attireront ainsi sur eux une ruine soudaine.

      1 Jean 2

      3 Si nous gardons les commandements de Christ, nous savons par là que nous l'avons connu.

      Apocalypse 5

      9 et ils chantaient un cantique nouveau en disant : « Tu es digne de prendre le livre et d'en ouvrir les sceaux, car tu as été offert en sacrifice et tu as racheté pour Dieu par ton sang des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple et de toute nation.
    • Exode 24

      8 Moses took the blood, and sprinkled it on the people, and said, "Look, this is the blood of the covenant, which Yahweh has made with you concerning all these words."

      Esaïe 26

      11 Yahweh, your hand is lifted up, yet they don't see; but they will see your zeal for the people, and be disappointed. Yes, fire will consume your adversaries.

      Esaïe 53

      1 Who has believed our message? To whom has the arm of Yahweh been revealed?
      2 For he grew up before him as a tender plant, and as a root out of dry ground. He has no good looks or majesty. When we see him, there is no beauty that we should desire him.
      3 He was despised, and rejected by men; a man of suffering, and acquainted with disease. He was despised as one from whom men hide their face; and we didn't respect him.
      4 Surely he has borne our sickness, and carried our suffering; yet we considered him plagued, struck by God, and afflicted.
      5 But he was pierced for our transgressions. He was crushed for our iniquities. The punishment that brought our peace was on him; and by his wounds we are healed.
      6 All we like sheep have gone astray. Everyone has turned to his own way; and Yahweh has laid on him the iniquity of us all.
      7 He was oppressed, yet when he was afflicted he didn't open his mouth. As a lamb that is led to the slaughter, and as a sheep that before its shearers is mute, so he didn't open his mouth.
      8 He was taken away by oppression and judgment; and as for his generation, who considered that he was cut off out of the land of the living and stricken for the disobedience of my people?
      9 They made his grave with the wicked, and with a rich man in his death; although he had done no violence, neither was any deceit in his mouth.
      10 Yet it pleased Yahweh to bruise him. He has caused him to suffer. When you make his soul an offering for sin, he shall see his seed. He shall prolong his days, and the pleasure of Yahweh shall prosper in his hand.
      11 After the suffering of his soul, he will see the light and be satisfied. My righteous servant will justify many by the knowledge of himself; and he will bear their iniquities.
      12 Therefore will I divide him a portion with the great, and he shall divide the spoil with the strong; because he poured out his soul to death, and was numbered with the transgressors; yet he bore the sin of many, and made intercession for the transgressors.

      Esaïe 55

      3 Turn your ear, and come to me; hear, and your soul shall live: and I will make an everlasting covenant with you, even the sure mercies of David.

      Jérémie 23

      29 Isn't my word like fire? says Yahweh; and like a hammer that breaks the rock in pieces?

      Jérémie 31

      31 Behold, the days come, says Yahweh, that I will make a new covenant with the house of Israel, and with the house of Judah:
      32 not according to the covenant that I made with their fathers in the day that I took them by the hand to bring them out of the land of Egypt; which my covenant they broke, although I was a husband to them, says Yahweh.
      33 But this is the covenant that I will make with the house of Israel after those days, says Yahweh: I will put my law in their inward parts, and in their heart will I write it; and I will be their God, and they shall be my people:
      34 and they shall teach no more every man his neighbor, and every man his brother, saying, Know Yahweh; for they shall all know me, from their least to their greatest, says Yahweh: for I will forgive their iniquity, and their sin will I remember no more.

      Ezéchiel 36

      35 They shall say, This land that was desolate has become like the garden of Eden; and the waste and desolate and ruined cities are fortified and inhabited.

      Matthieu 3

      10 "Even now the axe lies at the root of the trees. Therefore every tree that doesn't bring forth good fruit is cut down, and cast into the fire.
      15 But Jesus, answering, said to him, "Allow it now, for this is the fitting way for us to fulfill all righteousness." Then he allowed him.

      Matthieu 4

      1 Then Jesus was led up by the Spirit into the wilderness to be tempted by the devil.
      2 When he had fasted forty days and forty nights, he was hungry afterward.
      3 The tempter came and said to him, "If you are the Son of God, command that these stones become bread."
      4 But he answered, "It is written, 'Man shall not live by bread alone, but by every word that proceeds out of the mouth of God.'"
      5 Then the devil took him into the holy city. He set him on the pinnacle of the temple,
      6 and said to him, "If you are the Son of God, throw yourself down, for it is written, 'He will put his angels in charge of you.' and, 'On their hands they will bear you up, so that you don't dash your foot against a stone.'"
      7 Jesus said to him, "Again, it is written, 'You shall not test the Lord, your God.'"
      8 Again, the devil took him to an exceedingly high mountain, and showed him all the kingdoms of the world, and their glory.
      9 He said to him, "I will give you all of these things, if you will fall down and worship me."
      10 Then Jesus said to him, "Get behind me, Satan! For it is written, 'You shall worship the Lord your God, and you shall serve him only.'"
      11 Then the devil left him, and behold, angels came and served him.
      12 Now when Jesus heard that John was delivered up, he withdrew into Galilee.
      13 Leaving Nazareth, he came and lived in Capernaum, which is by the sea, in the region of Zebulun and Naphtali,
      14 that it might be fulfilled which was spoken through Isaiah the prophet, saying,
      15 "The land of Zebulun and the land of Naphtali, toward the sea, beyond the Jordan, Galilee of the Gentiles,
      16 the people who sat in darkness saw a great light, to those who sat in the region and shadow of death, to them light has dawned."
      17 From that time, Jesus began to preach, and to say, "Repent! For the Kingdom of Heaven is at hand."
      18 Walking by the sea of Galilee, he saw two brothers: Simon, who is called Peter, and Andrew, his brother, casting a net into the sea; for they were fishermen.
      19 He said to them, "Come after me, and I will make you fishers for men."
      20 They immediately left their nets and followed him.
      21 Going on from there, he saw two other brothers, James the son of Zebedee, and John his brother, in the boat with Zebedee their father, mending their nets. He called them.
      22 They immediately left the boat and their father, and followed him.
      23 Jesus went about in all Galilee, teaching in their synagogues, preaching the Good News of the Kingdom, and healing every disease and every sickness among the people.
      24 The report about him went out into all Syria. They brought to him all who were sick, afflicted with various diseases and torments, possessed with demons, epileptics, and paralytics; and he healed them.
      25 Great multitudes from Galilee, Decapolis, Jerusalem, Judea and from beyond the Jordan followed him.

      Matthieu 10

      25 It is enough for the disciple that he be like his teacher, and the servant like his lord. If they have called the master of the house Beelzebul, how much more those of his household!
      28 Don't be afraid of those who kill the body, but are not able to kill the soul. Rather, fear him who is able to destroy both soul and body in Gehenna.
      34 "Don't think that I came to send peace on the earth. I didn't come to send peace, but a sword.

      Matthieu 16

      21 From that time, Jesus began to show his disciples that he must go to Jerusalem and suffer many things from the elders, chief priests, and scribes, and be killed, and the third day be raised up.
      22 Peter took him aside, and began to rebuke him, saying, "Far be it from you, Lord! This will never be done to you."

      Matthieu 18

      11 For the Son of Man came to save that which was lost.

      Matthieu 20

      28 even as the Son of Man came not to be served, but to serve, and to give his life as a ransom for many."

      Matthieu 26

      26 As they were eating, Jesus took bread, gave thanks for it, and broke it. He gave to the disciples, and said, "Take, eat; this is my body."
      27 He took the cup, gave thanks, and gave to them, saying, "All of you drink it,
      28 for this is my blood of the new covenant, which is poured out for many for the remission of sins.
      29 But I tell you that I will not drink of this fruit of the vine from now on, until that day when I drink it anew with you in my Father's Kingdom."
      39 He went forward a little, fell on his face, and prayed, saying, "My Father, if it is possible, let this cup pass away from me; nevertheless, not what I desire, but what you desire."

      Matthieu 27

      24 So when Pilate saw that nothing was being gained, but rather that a disturbance was starting, he took water, and washed his hands before the multitude, saying, "I am innocent of the blood of this righteous person. You see to it."

      Marc 2

      7 "Why does this man speak blasphemies like that? Who can forgive sins but God alone?"
      19 Jesus said to them, "Can the groomsmen fast while the bridegroom is with them? As long as they have the bridegroom with them, they can't fast.

      Marc 3

      6 The Pharisees went out, and immediately conspired with the Herodians against him, how they might destroy him.
      22 The scribes who came down from Jerusalem said, "He has Beelzebul," and, "By the prince of the demons he casts out the demons."

      Marc 6

      11 Whoever will not receive you nor hear you, as you depart from there, shake off the dust that is under your feet for a testimony against them. Assuredly, I tell you, it will be more tolerable for Sodom and Gomorrah in the day of judgment than for that city!"

      Marc 8

      31 He began to teach them that the Son of Man must suffer many things, and be rejected by the elders, the chief priests, and the scribes, and be killed, and after three days rise again.
      36 For what does it profit a man, to gain the whole world, and forfeit his life?

      Marc 10

      38 But Jesus said to them, "You don't know what you are asking. Are you able to drink the cup that I drink, and to be baptized with the baptism that I am baptized with?"
      45 For the Son of Man also came not to be served, but to serve, and to give his life as a ransom for many."

      Marc 14

      22 As they were eating, Jesus took bread, and when he had blessed, he broke it, and gave to them, and said, "Take, eat. This is my body."
      23 He took the cup, and when he had given thanks, he gave to them. They all drank of it.
      24 He said to them, "This is my blood of the new covenant, which is poured out for many.
      25 Most certainly I tell you, I will no more drink of the fruit of the vine, until that day when I drink it anew in the Kingdom of God."

      Luc 3

      9 Even now the axe also lies at the root of the trees. Every tree therefore that doesn't bring forth good fruit is cut down, and thrown into the fire."

      Luc 4

      1 Jesus, full of the Holy Spirit, returned from the Jordan, and was led by the Spirit into the wilderness
      2 for forty days, being tempted by the devil. He ate nothing in those days. Afterward, when they were completed, he was hungry.
      3 The devil said to him, "If you are the Son of God, command this stone to become bread."
      4 Jesus answered him, saying, "It is written, 'Man shall not live by bread alone, but by every word of God.'"
      5 The devil, leading him up on a high mountain, showed him all the kingdoms of the world in a moment of time.
      6 The devil said to him, "I will give you all this authority, and their glory, for it has been delivered to me; and I give it to whomever I want.
      7 If you therefore will worship before me, it will all be yours."
      8 Jesus answered him, "Get behind me Satan! For it is written, 'You shall worship the Lord your God, and you shall serve him only.'"
      9 He led him to Jerusalem, and set him on the pinnacle of the temple, and said to him, "If you are the Son of God, cast yourself down from here,
      10 for it is written, 'He will put his angels in charge of you, to guard you;'
      11 and, 'On their hands they will bear you up, lest perhaps you dash your foot against a stone.'"
      12 Jesus answering, said to him, "It has been said, 'You shall not tempt the Lord your God.'"
      13 When the devil had completed every temptation, he departed from him until another time.
      14 Jesus returned in the power of the Spirit into Galilee, and news about him spread through all the surrounding area.
      15 He taught in their synagogues, being glorified by all.
      16 He came to Nazareth, where he had been brought up. He entered, as was his custom, into the synagogue on the Sabbath day, and stood up to read.
      17 The book of the prophet Isaiah was handed to him. He opened the book, and found the place where it was written,
      18 "The Spirit of the Lord is on me, because he has anointed me to preach good news to the poor. He has sent me to heal the brokenhearted, to proclaim release to the captives, recovering of sight to the blind, to deliver those who are crushed,
      19 and to proclaim the acceptable year of the Lord."
      20 He closed the book, gave it back to the attendant, and sat down. The eyes of all in the synagogue were fastened on him.
      21 He began to tell them, "Today, this Scripture has been fulfilled in your hearing."
      22 All testified about him, and wondered at the gracious words which proceeded out of his mouth, and they said, "Isn't this Joseph's son?"
      23 He said to them, "Doubtless you will tell me this parable, 'Physician, heal yourself! Whatever we have heard done at Capernaum, do also here in your hometown.'"
      24 He said, "Most certainly I tell you, no prophet is acceptable in his hometown.
      25 But truly I tell you, there were many widows in Israel in the days of Elijah, when the sky was shut up three years and six months, when a great famine came over all the land.
      26 Elijah was sent to none of them, except to Zarephath, in the land of Sidon, to a woman who was a widow.
      27 There were many lepers in Israel in the time of Elisha the prophet, yet not one of them was cleansed, except Naaman, the Syrian."
      28 They were all filled with wrath in the synagogue, as they heard these things.
      29 They rose up, threw him out of the city, and led him to the brow of the hill that their city was built on, that they might throw him off the cliff.
      30 But he, passing through their midst, went his way.
      31 He came down to Capernaum, a city of Galilee. He was teaching them on the Sabbath day,
      32 and they were astonished at his teaching, for his word was with authority.
      33 In the synagogue there was a man who had a spirit of an unclean demon, and he cried out with a loud voice,
      34 saying, "Ah! what have we to do with you, Jesus of Nazareth? Have you come to destroy us? I know you who you are: the Holy One of God!"
      35 Jesus rebuked him, saying, "Be silent, and come out of him!" When the demon had thrown him down in their midst, he came out of him, having done him no harm.
      36 Amazement came on all, and they spoke together, one with another, saying, "What is this word? For with authority and power he commands the unclean spirits, and they come out!"
      37 News about him went out into every place of the surrounding region.
      38 He rose up from the synagogue, and entered into Simon's house. Simon's mother-in-law was afflicted with a great fever, and they begged him for her.
      39 He stood over her, and rebuked the fever; and it left her. Immediately she rose up and served them.
      40 When the sun was setting, all those who had any sick with various diseases brought them to him; and he laid his hands on every one of them, and healed them.
      41 Demons also came out from many, crying out, and saying, "You are the Christ, the Son of God!" Rebuking them, he didn't allow them to speak, because they knew that he was the Christ.
      42 When it was day, he departed and went into an uninhabited place, and the multitudes looked for him, and came to him, and held on to him, so that he wouldn't go away from them.
      43 But he said to them, "I must preach the good news of the Kingdom of God to the other cities also. For this reason I have been sent."
      44 He was preaching in the synagogues of Galilee.

      Luc 9

      22 saying, "The Son of Man must suffer many things, and be rejected by the elders, chief priests, and scribes, and be killed, and the third day be raised up."

      Luc 12

      4 "I tell you, my friends, don't be afraid of those who kill the body, and after that have no more that they can do.
      49 "I came to throw fire on the earth. I wish it were already kindled.

      Luc 19

      10 For the Son of Man came to seek and to save that which was lost."

      Luc 21

      28 But when these things begin to happen, look up, and lift up your heads, because your redemption is near."

      Luc 22

      19 He took bread, and when he had given thanks, he broke it, and gave to them, saying, "This is my body which is given for you. Do this in memory of me."

      Luc 24

      21 But we were hoping that it was he who would redeem Israel. Yes, and besides all this, it is now the third day since these things happened.

      Jean 2

      3 When the wine ran out, Jesus' mother said to him, "They have no wine."
      9 When the ruler of the feast tasted the water now become wine, and didn't know where it came from (but the servants who had drawn the water knew), the ruler of the feast called the bridegroom,

      Jean 4

      10 Jesus answered her, "If you knew the gift of God, and who it is who says to you, 'Give me a drink,' you would have asked him, and he would have given you living water."
      34 Jesus said to them, "My food is to do the will of him who sent me, and to accomplish his work.

      Jean 6

      35 Jesus said to them, "I am the bread of life. He who comes to me will not be hungry, and he who believes in me will never be thirsty.
      48 I am the bread of life.
      54 He who eats my flesh and drinks my blood has eternal life, and I will raise him up at the last day.

      Jean 8

      50 But I don't seek my own glory. There is one who seeks and judges.

      Jean 10

      15 even as the Father knows me, and I know the Father. I lay down my life for the sheep.
      18 No one takes it away from me, but I lay it down by myself. I have power to lay it down, and I have power to take it again. I received this commandment from my Father."

      Jean 13

      3 Jesus, knowing that the Father had given all things into his hands, and that he came forth from God, and was going to God,

      Jean 14

      30 I will no more speak much with you, for the prince of the world comes, and he has nothing in me.

      Jean 15

      13 Greater love has no one than this, that someone lay down his life for his friends.

      Jean 17

      5 Now, Father, glorify me with your own self with the glory which I had with you before the world existed.

      Jean 20

      22 When he had said this, he breathed on them, and said to them, "Receive the Holy Spirit!

      Actes 21

      11 Coming to us, and taking Paul's belt, he bound his own feet and hands, and said, "Thus says the Holy Spirit: 'So will the Jews at Jerusalem bind the man who owns this belt, and will deliver him into the hands of the Gentiles.'"

      Romains 1

      13 Now I don't desire to have you unaware, brothers, that I often planned to come to you, and was hindered so far, that I might have some fruit among you also, even as among the rest of the Gentiles.

      Romains 3

      24 being justified freely by his grace through the redemption that is in Christ Jesus;
      25 whom God set forth to be an atoning sacrifice , through faith in his blood, for a demonstration of his righteousness through the passing over of prior sins, in God's forbearance;
      26 to demonstrate his righteousness at this present time; that he might himself be just, and the justifier of him who has faith in Jesus.

      Romains 5

      6 For while we were yet weak, at the right time Christ died for the ungodly.
      8 But God commends his own love toward us, in that while we were yet sinners, Christ died for us.
      10 For if, while we were enemies, we were reconciled to God through the death of his Son, much more, being reconciled, we will be saved by his life.

      Romains 8

      23 Not only so, but ourselves also, who have the first fruits of the Spirit, even we ourselves groan within ourselves, waiting for adoption, the redemption of our body.

      Romains 11

      16 If the first fruit is holy, so is the lump. If the root is holy, so are the branches.

      Romains 14

      15 Yet if because of food your brother is grieved, you walk no longer in love. Don't destroy with your food him for whom Christ died.

      1 Corinthiens 1

      30 But of him, you are in Christ Jesus, who was made to us wisdom from God, and righteousness and sanctification, and redemption:

      1 Corinthiens 2

      2 For I determined not to know anything among you, except Jesus Christ, and him crucified.

      1 Corinthiens 5

      11 But as it is, I wrote to you not to associate with anyone who is called a brother who is a sexual sinner, or covetous, or an idolater, or a slanderer, or a drunkard, or an extortioner. Don't even eat with such a person.

      1 Corinthiens 6

      20 for you were bought with a price. Therefore glorify God in your body and in your spirit, which are God's.

      1 Corinthiens 11

      23 For I received from the Lord that which also I delivered to you, that the Lord Jesus on the night in which he was betrayed took bread.

      2 Corinthiens 5

      18 But all things are of God, who reconciled us to himself through Jesus Christ, and gave to us the ministry of reconciliation;

      Galates 3

      1 Foolish Galatians, who has bewitched you not to obey the truth, before whose eyes Jesus Christ was openly set forth among you as crucified?
      13 Christ redeemed us from the curse of the law, having become a curse for us. For it is written, "Cursed is everyone who hangs on a tree,"
      24 So that the law has become our tutor to bring us to Christ, that we might be justified by faith.

      Galates 4

      5 that he might redeem those who were under the law, that we might receive the adoption of children.

      Ephésiens 1

      7 in whom we have our redemption through his blood, the forgiveness of our trespasses, according to the riches of his grace,
      9 making known to us the mystery of his will, according to his good pleasure which he purposed in him
      14 who is a pledge of our inheritance, to the redemption of God's own possession, to the praise of his glory.

      Ephésiens 2

      13 But now in Christ Jesus you who once were far off are made near in the blood of Christ.
      16 and might reconcile them both in one body to God through the cross, having killed the hostility thereby.

      Ephésiens 4

      30 Don't grieve the Holy Spirit of God, in whom you were sealed for the day of redemption.

      Colossiens 1

      14 in whom we have our redemption, the forgiveness of our sins;
      15 who is the image of the invisible God, the firstborn of all creation.
      16 For by him all things were created, in the heavens and on the earth, things visible and things invisible, whether thrones or dominions or principalities or powers; all things have been created through him, and for him.
      17 He is before all things, and in him all things are held together.
      18 He is the head of the body, the assembly, who is the beginning, the firstborn from the dead; that in all things he might have the preeminence.
      19 For all the fullness was pleased to dwell in him;
      20 and through him to reconcile all things to himself, by him, whether things on the earth, or things in the heavens, having made peace through the blood of his cross.
      22 yet now he has reconciled in the body of his flesh through death, to present you holy and without blemish and blameless before him,

      1 Timothée 2

      6 who gave himself as a ransom for all; the testimony in its own times;

      Tite 2

      14 who gave himself for us, that he might redeem us from all iniquity, and purify for himself a people for his own possession, zealous for good works.

      Hébreux 2

      17 Therefore he was obligated in all things to be made like his brothers, that he might become a merciful and faithful high priest in things pertaining to God, to make atonement for the sins of the people.

      Hébreux 5

      1 For every high priest, being taken from among men, is appointed for men in things pertaining to God, that he may offer both gifts and sacrifices for sins.

      Hébreux 8

      3 For every high priest is appointed to offer both gifts and sacrifices. Therefore it is necessary that this high priest also have something to offer.

      Hébreux 9

      9 which is a symbol of the present age, where gifts and sacrifices are offered that are incapable, concerning the conscience, of making the worshipper perfect;
      12 nor yet through the blood of goats and calves, but through his own blood, entered in once for all into the Holy Place, having obtained eternal redemption.
      13 For if the blood of goats and bulls, and the ashes of a heifer sprinkling those who have been defiled, sanctify to the cleanness of the flesh:
      14 how much more will the blood of Christ, who through the eternal Spirit offered himself without blemish to God, cleanse your conscience from dead works to serve the living God?
      15 For this reason he is the mediator of a new covenant, since a death has occurred for the redemption of the transgressions that were under the first covenant, that those who have been called may receive the promise of the eternal inheritance.
      22 According to the law, nearly everything is cleansed with blood, and apart from shedding of blood there is no remission.

      Hébreux 11

      35 Women received their dead by resurrection. Others were tortured, not accepting their deliverance, that they might obtain a better resurrection.

      Hébreux 12

      2 looking to Jesus, the author and perfecter of faith, who for the joy that was set before him endured the cross, despising its shame, and has sat down at the right hand of the throne of God.
      22 But you have come to Mount Zion, and to the city of the living God, the heavenly Jerusalem, and to innumerable multitudes of angels,
      23 to the general assembly and assembly of the firstborn who are enrolled in heaven, to God the Judge of all, to the spirits of just men made perfect,
      24 to Jesus, the mediator of a new covenant, and to the blood of sprinkling that speaks better than that of Abel.

      1 Pierre 1

      18 knowing that you were redeemed, not with corruptible things, with silver or gold, from the useless way of life handed down from your fathers,

      1 Pierre 2

      21 For to this you were called, because Christ also suffered for us, leaving you an example, that you should follow his steps,

      1 Pierre 3

      18 Because Christ also suffered for sins once, the righteous for the unrighteous, that he might bring you to God; being put to death in the flesh, but made alive in the spirit;

      2 Pierre 2

      1 But false prophets also arose among the people, as false teachers will also be among you, who will secretly bring in destructive heresies, denying even the Master who bought them, bringing on themselves swift destruction.

      1 Jean 2

      3 This is how we know that we know him: if we keep his commandments.

      Apocalypse 5

      9 They sang a new song, saying, "You are worthy to take the book, and to open its seals: for you were killed, and bought us for God with your blood, out of every tribe, language, people, and nation,
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