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GOUVERNEMENT

Autorité qui régit une société politique, religieuse ou autre. Nous appuyant sur cette définition, nous l'étudierons dans les périodes successives de l'histoire d'Israël. Le gouvernement comme tel y est très confus : il apparaît d'abord comme exercé par un seul homme (Abraham, Isaac, Jacob), puis par plusieurs à la fois (chefs de tribus) ; il se réduit à un roi (David) plus ou moins entouré de ministres, et quelques fois tributaire des grands empires, Assyrie, Egypte. Après l'exil, le gouvernement passe aux scribes et aux prêtres, pour peu de temps, puisque bientôt, conquis par l'un ou l'autre de ses voisins puissants, Israël, redevenu tributaire, a des chefs imposés par son suzerain.

1.

Période des patriarches.

Le « peuple d'Israël » ne se compose que d'une ou quelques familles. Abraham, Isaac ou Jacob en sont les chefs. Celui qui exerce le gouvernement n'est qu'un seul homme, mais de lui dépendent un clan de femmes, de servantes, plus tard de serviteurs et de leurs familles ; sa richesse n'est pas en terres mais en troupeaux, surtout en menu bétail. Ce sont des nomades (voir Vie nomade et pastorale) : Abraham voyage en Caldée, Palestine, Egypte, pour finir par s'établir en Palestine. Ces chefs de famille ont un gouvernement tout à fait autoritaire et despotique, leur parole fait loi pour tout le clan (Ge 12 Ge 13 Ge 14 Ge 22). Ils s'allient à d'autres chefs de clan avec une pleine indépendance (Ge 31:45-54 33:3-11), explicable par la nature encore primitive de ces peuplades.

2.

Période des anciens.

Nous voyons ensuite le gouvernement du clan exercé par les anciens, réellement les plus âgés de chaque tribu (Ex 3:16,18 18:21 et suivant). Moïse établit cette charge sur le conseil de son beau-père Jéthro. Le peuple était devenu trop nombreux pour être gouverné par un seul homme. Ces anciens seront donc des sortes de juges de paix, l'autorité suprême restant entre les mains d'un seul chef : Moïse, puis Josué. Le peuple d'Israël est divisé en tribus qui possèdent tout un collège de dignitaires, depuis le « chef de tribu » jusqu'au plus petit « chef de famille ». Cette division est faite par Moïse : sous l'inspiration de Dieu, il désigne les anciens, les chefs de tribus, et même son successeur Josué (De 31:7). Il est aisé de comprendre comment cette disposition du peuple en tribus aboutit à l'apparition de juges.

3.

Période des juges.

Le gouvernement étant ainsi--d'après la loi de Moïse--entre les mains du chef de tribu, on vit occasionnellement des hommes résolus prendre la direction de tous les habitants d'une région, généralement pour se défendre contre l'envahisseur. Le juge n'héritait pas cette dignité, elle ne lui était pas donnée par ordre divin ; seule sa valeur morale (Samuel) ou militaire (Gédéon, Abimélec) la lui faisait obtenir. Ils sont loin d'être des modèles religieux ; tels, comme Abimélec, ne sont que des chefs de pillards sanguinaires, peut-être nécessaires pour sauver l'existence du peuple d'Israël menacée. La charge de juge (y. ce mot), souvent temporaire, ne devient jamais complètement nationale, même sous Débora, qui ne peut rallier toutes les tribus (Jug 5:15,17). Des villes importantes dépendent les villes de leur ressort, litt, leurs « filles » (Jos 17:11) ; et les autorités locales sont des anciens ou les principaux personnages (Jug 8:6,14,16 11:6). Avec les deux derniers juges, Héli et Samuel, l'autorité s'étend ; ils s'établissent en un endroit fixe du pays, à Silo où se trouve l'arche, unissant leur rôle de juge à ceux de sacrificateur et de voyant, renforçant d'autant leur autorité. Pendant ce temps les chefs de tribus deviennent « anciens de la ville », sans grande importance dans le gouvernement du pays, ne s'occupant que des affaires locales (Jug 8:14,16 11:5-9 Ru 4:2-11). Lorsque Samuel vieillit, ses fils incapables étant hors de cause pour lui succéder (1Sa 8:1 et suivant), la partie du peuple qui reconnaissait son autorité politique réclame un roi (voir ce mot). Ce régime, pratiqué chez les peuples voisins, leur semblait devoir assurer aux Israélites la suprématie militaire, en particulier sur les Philistins qui les harcelaient.

4.

Période des rois.

Saül et David, quoique portant le titre de rois et ayant été oints, ne sont en fait que des chefs de bandes, obligés d'imposer leur autorité par les armes (1Sa 11:12,2Sa 2 2Sa 3 2Sa 5). Le choix de Samuel sous l'inspiration divine est ratifié par le peuple (1Sa 11:12,15,2Sa 2:4 5:1,3), mais pendant les dernières années de Saül, ces deux chefs guerroient l'un contre l'autre. Ce n'est qu'après sept ans et demi de règne (2Sa 5:5) que David peut prendre Jérusalem et établir son autorité sur tout le pays. Les rois n'ont de pouvoir absolu que pour autant qu'ils sont de puissants chefs d'armée (David, Achab, Jéhu). Au premier signe de faiblesse, les conspirations et les révoltes éclatent (2Sa 10 2Sa 15 2Sa 18).

Sous le règne de David puis de Salomon, l'autorité royale devient absolue sur tout le pays, grâce à la forte personnalité de David, à sa foi inébranlable en Dieu, influence dont bénéficiera son fils Salomon qui, par sa sagesse et sa richesse, assurera à la royauté l'apogée de la gloire. Après lui le pays se divise en deux royaumes ; dans l'un, Juda, la royauté est héréditaire, ce qui ne peut surprendre, puisque le roi, dans un si petit territoire, n'est après tout qu'un chef de famille ; dans l'autre, au contraire, les manoeuvres de palais, les changements de dynasties sont fréquents (1Ro 10 15:13 23-25 etc.). L'on peut y voir une lutte des dix tribus se disputant la suprématie, aucune n'étant assez forte militairement ni religieusement pour la conserver longtemps. Peu à peu les cours prirent les moeurs des autres cours orientales, malgré les réprimandes sévères des prophètes de Jéhovah (Élie, Nathan, Amos). A côté du luxe, des harems, des officiers du palais (2Sa 8:16,1Ro 4), les prophètes s'élèvent aussi contre la dissolution des moeurs (Am 4:6), levées d'impôts, monopoles royaux (1Ro 10:15,28-29), travail forcé (1Ro 5:15), « coupes du roi » (Am 7:1), biens confisqués (1Ro 21), même des mainmises sur les trésors du Temple (2Ro 18:15).

Le roi est chef du pays, mais peut prendre conseil des ministres (1Ro 12:6) ; il est chef de l'armée, mais peut prendre conseil des généraux (2Ro 11:12). S'il n'a plus l'autorité religieuse, qui est toute aux mains soit des prêtres soit des prophètes de Jéhovah ou des faux dieux, il est encore juge et ses sujets peuvent s'adresser directement à lui (2Ro 8:3), qui rend alors la justice à la manière de saint Louis (2Sa 15:2,2Ro 15:5). Les « anciens de la ville » existent encore, obéissent en général sans discussion aux ordres royaux (1Ro 20:7,2Ro 10:1,5 23:1). D'après le Deutéronome ils semblent avoir le droit de mettre à exécution leurs décisions (De 19:1 21:2,19 etc.) ; l'influence religieuse se fait nettement sentir dans leur organisation (Esa 28:6, De 31:9) ; en effet, pour les Israélites, la justice a été de tout temps une attribution divine.

5.

Période de l'exil.

Les habitants, jugés inoffensifs, que les conquérants laissèrent en Palestine, subirent une surveillance sévère. Sous la domination des Perses, qui suivit celle des Babyloniens, le royaume de Juda n'est plus qu'une partie de la province ouest de l'Euphrate, il a son gouverneur nommé par le roi (Ne 5:14). Cyrus rendit une certaine liberté aux Juifs et autorisa leur retour en Palestine, ainsi que la reconstruction du Temple ; nous voyons alors l'autorité exercée de nouveau par des anciens (Esd 5:9 6:7 10:8, Ne 2:16) et principalement par le grand-prêtre (Aggée).

6.

Après l'exil.

Après le retour de la captivité, en l'absence d'autorité civile, le pouvoir du chef religieux, le grand-prêtre, s'accroît considérablement. Pendant la seconde moitié de la domination persane, qui dura deux siècles, les Juifs de haute Egypte réclament l'aide du grand-prêtre de Jérusalem. Sous le règne d'Alexandre le Gd, la civilisation grecque pénétra en Palestine ; on vit alors se former une sorte de gouvernement autonome, le « Sénat », appelé plus tard Sanhédrin (voir ce mot), composé des notabilités de la prêtrise (1Ma 12:6 14:20) ; le grand-prêtre est alors le véritable chef de l'Etat. Simon Macchabée est nommé grand-prêtre, capitaine et gouverneur en 142 (1Ma 14). Aristobule prend même le titre de roi en 105 av. J. -C, et Alexandre Jannée frappe monnaie à sa propre effigie (78). Sa veuve abandonna le parti Sadducéen ou aristocratique et éleva au pouvoir le parti des Pharisiens, parti populaire. Ses fils, se disputant la couronne et le titre de grand-prêtre, attirèrent le général romain Pompée, qui grâce à cette situation instable conquit toute la Palestine.

La domination romaine toléra et même appuya l'autorité très réelle de la maison royale d'Hérode le Gd. Celui-ci, par d'habiles manoeuvres, avait profité du passage d'Auguste à la poursuite d'Antoine, pour se faire nommer roi des Juifs. A sa mort, ses successeurs perdent la faveur impériale, un procurateur romain gouverne la province S. de Judée, tandis qu'Hérode Antipas est tétrarque de Galilée et de Pérée.

Le grand-prêtre (nommé par les Romains) et le Sanhédrin reprennent le pouvoir perdu sous les Hérodes, le gouvernement passe une fois de plus entre les mains de l'aristocratie (Josèphe, Ant., XX, 10). Sauf le droit de vie et de mort, le Sanhédrin a tous les pouvoirs judiciaires, les synagogues remplissant le rôle de juges de paix locaux (Mt 5:22). Son autorité s'étend même aux Juifs dispersés qui jouissaient d'une certaine autonomie dans les autres parties de l'empire romain (Alexandrie, Éléphantine, etc.). L'ambition de la famille du grand-prêtre Anne (Caïphe, Jonathan) amena le grand soulèvement de 70, réprimé avec énergie par Vespasien, puis par Titus. Les grands-prêtres furent massacrés, Jérusalem complètement détruite et les Juifs dispersés dans le monde. Dès ce moment la Palestine n'existe plus comme pays, elle n'est qu'une partie délaissée de la Syrie, province romaine, et plus tard département abandonné de quelque potentat oriental.

Voir Palestine au siècle de J. -C. Ml M.

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Versets relatifs

    • Genèse 12

      1

      Dieu appelle Abram, et le bénit avec une promesse relative à Christ. (Genèse 12:1-3)
      Abram part de Charan. (Genèse 12:4,5)
      Il séjourne en Canaan, Et adore Dieu sur place. (Genèse 12:6-9)
      Abram est poussé par la famine, vers l'Égypte, Il fait prendre sa femme pour sa sœur. (Genèse 12:10-20)

      Dieu a choisi Abram et l'a sélectionné parmi tous ses amis idolâtres ; Il a ainsi commencé à constituer Son peuple, duquel la véritable adoration sera instituée, et ce, jusqu'à la venue de Christ. Abram et sa postérité représentent presque le seul sujet de l'histoire de la Bible. Abram a été éprouvé pour voir s'il aimait Dieu avant toute chose, et s'il pouvait tout quitter pour suivre l'Éternel. Ses proches et la maison de son père étaient pour lui l'objet d'une tentation permanente et il ne pouvait continuer à vivre avec eux sans risquer de se détourner de la sainteté.

      Ceux qui s'éloignent de leurs péchés et qui se tournent vers Dieu en tireront un bénéfice indéniable. Le commandement que Dieu donna à Abram est identique à celui donné par l'évangile : les affections naturelles doivent céder le pas à la Grâce divine. Le péché et toutes les occasions qui le provoquent doivent être abandonnés, particulièrement quand on est en mauvaise compagnie.

      Nous avons dans ce texte de grandes et précieuses promesses : tous les préceptes divins, s'ils sont respectés, conduisent à des promesses.

      1- « Je ferai de toi une grande nation ». Quand Dieu choisit Abram comme père de Son peuple, Il lui promit d'être aussi la tête d'une autre nation.

      2- « Je te bénirai ». Les croyants obéissants peuvent être sûrs d'hériter des bénédictions divines.

      3- « Je rendrai ton nom grand ». Le nom des croyants fidèles sera certainement grand.

      4- « Tu seras une source de bénédiction ». Les hommes bons sont la bénédiction d'une nation.

      5- « Je bénirai ceux qui te béniront et je maudirai ceux qui te maudiront ». Dieu prendra soin de bénir ceux qui rendront des services à Son peuple.

      6- « Et toutes les familles de la terre seront bénies en toi ». Jésus Christ est la grande bénédiction donnée à ce monde, la plus grande qu'il ait pu recevoir. Toutes les bénédictions réelles ici-bas proviennent d'Abram et de sa postérité. Par lui, nous avons la Bible, un Sauveur, et l'Évangile. Voilà toutes les valeurs sur lesquelles l'église peut s'appuyer.

      4 Abram était persuadé que la bénédiction du Tout Puissant pourrait le garder de tout faux pas, comblerait ses vœux, au delà de tous désirs ; il savait également que la misère serait la seule rançon de sa désobéissance.

      Il en est ainsi des croyants, qui sont justifiés par la foi, en Christ : ils ont la paix avec Dieu. Ils tiennent bon, sur le chemin qui mène à Canaan. Ils ne sont pas découragés par les difficultés rencontrées sur leur voie, ils ne sont pas tentés par les délices qu'ils pourraient entrevoir.

      Ceux qui sont en route vers les cieux doivent persévérer jusqu'à la fin. Quelles que soient nos entreprises, en accord avec les commandements divins et en toute soumission à Sa providence, tout tendra vers la réussite et la satisfaction finales. Canaan n'était pas, comme d'autres pays, sous une domination étrangère, c'était l'image d'un royaume céleste, vivement convoitée par les patriarches.

      6 Abram découvrit la contrée habitée par les Cananéens, qui étaient, en fait, de mauvais voisins. Il voyagea sans s'arrêter. C'est parfois la part des hommes justes de n'avoir aucun lieu où séjourner durablement, voyageant ça et là, dans toutes les conditions.

      Les croyants doivent se considérer comme des étrangers et des voyageurs dans ce monde, Heb 11:8,13,14. Mais observez bien comment Abram tira son réconfort en Dieu. Alors qu'il pouvait déjà avoir une certaine satisfaction, sur place avec les Cananéens, il a plutôt recherché un plaisir intense dans la communion intime avec Dieu, qui l'a conduit et qui ne l'a pas délaissé.

      La communion avec Dieu n'existe que par la lecture de la Parole et par la prière. Dieu ne se révèle à son peuple que graduellement ; au début l'Éternel avait promis de montrer le pays à Abram, maintenant, Il le lui donne : le réconfort s'accroît parallèlement à la Grâce. Il semblerait qu'Abram ait pris le commandement de Dieu comme l'annonce d'une terre promise, comme un symbole de bénédiction ; il avait les yeux fixés vers le ciel, Heb 11:16.

      Dès qu'il fut arrivé en Canaan, il s'est considéré comme un étranger et n'a cherché qu'à adorer Dieu, lui et sa famille. Il n'avait pas seulement en tête le côté cérémoniel et religieux des sacrifices, mais il recherchait plutôt la présence et le Nom de son Dieu ; ce type de sacrifice spirituel plaît vraiment à Dieu. Abram a mentionné le Nom de l'Eternel ; il a montré à sa famille et à son entourage qu'il connaissait le vrai Dieu et Sa sainteté. L'adoration familiale est une bonne chose ; ce n'est pas une nouvelle mode, c'est une véritable institution des saints.

      Abram était riche et avait une famille nombreuse ; il n'avait pas de lieu établi et se trouvait au sein de ses ennemis ; quel que soit l'endroit où il plantait sa tente, il construisait un autel : où que nous puissions aller, n'oublions pas de pratiquer nos habitudes religieuses !

      10 Il n'y a aucun endroit sur terre dénué de tout problème ou de soucis. Il y avait une famine en Canaan, le « pays merveilleux » ; là où se trouvait Abram, le modèle de la fidélité, on ne trouvait que méchanceté. La joie et la pureté parfaites ne se rencontrent qu'au ciel. Lorsqu'il quitta Canaan, Abram se rendit en Égypte, ce qui pourrait faire penser à un aller sans retour, afin de pallier au manque de nourriture. Sur place il dissimula son état, en tant qu'époux de Sara, et lui dit, ainsi qu'à ses serviteurs, de faire de même. Il cacha la vérité et par ce fait il exposa sa femme et les Égyptiens au péché. La qualité la plus remarquable d'Abram était sa foi ; il tomba quand même dans l'incrédulité et le doute vis-à-vis de la divine Providence, même après que Dieu lui soit apparu deux fois. Quelle chute de la part de ce pilier de la foi ! Si Dieu ne nous délivrait pas souvent de nos détresses et de nos situations désespérées, le tout, à cause de notre propre péché et notre folie, nous irions droit à la ruine. Il ne rend pas ce que nous méritons. Bénis soient les châtiments qui nous détournent du chemin d'iniquité, et qui nous montrent quel est notre véritable devoir, en particulier celui de réparer nos méfaits. Le reproche qu'a fait Pharaon à Abram était juste : « Qu'est-ce que tu m'as fait » ? Quelle inconvenance de la part d'un honnête homme !

      Ceux qui se disent religieux, et qui pratiquent l'injustice et la tromperie, à la limite du mensonge, doivent tôt ou tard s'attendre à de mauvaises « retombées » ; ils doivent même remercier ceux qui les éclairent dans leur mauvais cheminement.

      Le rejet d'Abram fut une bonne chose. Pharaon avait une telle crainte, vis-à-vis d'Abram, qu'il ne voulait absolument pas le tuer. Nous sommes souvent perplexes en voyant toutes les craintes non fondées, qui nous assaillent. Bien souvent nous sommes craintifs, et ce sans raison. Pharaon a ordonné à ses serviteurs de ne faire aucun mal à Abram. Ceux qui ont un certain pouvoir ne doivent pas seulement veiller à ne pas faire le mal, ils doivent être également attentifs à ce que leurs serviteurs fassent de même.

      Genèse 13

      1

      Abram revient d'Égypte avec de grandes richesses. (Genèse 13:1-4)
      Conflit entre les bergers d'Abram et de Lot. Abram donne à Lot le choix du pays. (Genèse 13:5-9)
      Lot choisit de demeurer à Sodome. (Genèse 13:10-13)
      Dieu renouvelle sa promesse à Abram, Lorsqu'il retourne à Hébron. (Genèse 13:14-18)

      Abram était très riche : il était très puissant, surtout en tant qu'Hébreux ; les riches traînent souvent des fardeaux qui sont collés à eux, tel l'argile, Hab 2:6.

      Quand on devient riche, on devient sujet à la crainte, à la tentation, aux abus, aux remords lors des pertes et enfin, au bout du compte, à la fatalité de tout abandonner à la fin de sa vie. Dieu, toutefois, dans Sa providence, permet à des hommes bons de devenir riches, et dans le cas d'Abram il avait l'aisance sans en supporter les inconvénients, Proverbes 10:22.

      Bien qu'il soit difficile pour un riche, d'entrer dans le royaume des cieux, cela se produit quelquefois, Marc 10:23,24. La prospérité, si elle est bien gérée peut être un ornement à la piété et une opportunité à la pratique abondante du bien.

      Abram partit pour Béthel. Il n'avait plus son autel, il ne pouvait donc plus offrir de sacrifices ; mais il implora le Nom de l'Éternel. Un homme de Dieu sans prière est comme un homme vivant sans souffle.

      5 Les richesses sont non seulement à l'origine des disputes, elles sont également souvent à l'origine de beaucoup de problèmes ; elles conduisent à des querelles en rendant les hommes orgueilleux, remplis de convoitise. Les richesses de ce monde sont bien minces et limitées. La pauvreté et le travail, le besoin et la transhumance ne pouvaient séparer Abram et Lot, mais les richesses, par contre, en furent bien capables. Les mauvais serviteurs sont souvent, par leur orgueil, leurs passions, leurs mensonges et leurs calomnies, à l'origine de discordes au sein même des familles et de leur entourage. La pire des difficultés était occasionnée par l'occupation du pays à la fois par les Cananéens et par les Phérésiens. Les querelles des professeurs sont à l'origine des reproches que l'on fait à la religion et sont l'occasion des blasphèmes que les ennemis lancent au Seigneur. Il est bon de sauvegarder la paix, de veiller à ce qu'elle ne soit pas rompue ; mais la tâche suivante consiste, une fois les disputes arrivées, à les étouffer rapidement. Abram a bien essayé d'enrayer le conflit, malgré les pouvoirs qu'il avait en tant que patriarche de cette famille. Il a montré qu'il était un homme de paix, qu'il était en phase avec ses convictions, au point de pouvoir détourner la colère naissante par des solutions pacifiques. Ceux qui veulent conserver la paix se doivent de ne pas répondre aux vaines discussions par des propos similaires. Et avec un esprit condescendant, Abram cherchait la paix, même au prix d'une certaine humilité. Quelle que soit l'attitude des autres, le peuple de Dieu se doit de rechercher la paix. Cette recherche, d'Abram était vraiment active. Sachons nous contenter de ce que nous avons ; ne tombons pas dans la convoitise des choses meilleures, où des pays qui paraissent enchanteurs. Ceux qui se vantent d'être religieux se doivent d'éviter soigneusement toute dispute. Beaucoup se targuent d'être pour la paix, mais en fait ne font rien en sa faveur : il n'en fut pas ainsi pour Abram. Si Dieu a souhaité notre propre réconciliation, recherchons, en retour, le bien des autres.

      Bien que Dieu ait promis à Abram de donner ce pays à sa semence, Il en a donné un autre à Lot, équivalent ou même meilleur, bien que ce dernier ne soit pas au bénéfice de la protection et de la promesse divines. C'est un noble sentiment que la recherche de la paix.

      10 Aussitôt qu'Abram a offert le choix à Lot, celui-ci s'empressa d'accepter. Les passions et l'égoïsme rendent les hommes grossiers. Lot a préféré la richesse de la terre, espérant ainsi prospérer. Mais qu'en advint-il ? Ceux qui, par le choix de leurs relations, de leur vocation, de leur demeure ne sont guidés que par la convoitise de la chair et des yeux et par l'orgueil, ne peuvent s'attendre à recevoir l'approbation ou la bénédiction divine. Ils finissent souvent par être désappointés, particulièrement par les choses sur lesquelles ils comptaient. Dans tous nos choix, ce principe devrait être une règle : les conditions les meilleures pour nous doivent d'abord être excellentes pour nos âmes. Lot a sous estimé la méchanceté des habitants de ce pays. Les hommes de Sodome étaient impudents et pécheurs. Cette ville se caractérisait par l'iniquité, l'orgueil, l'abondance et l'oisiveté, Eze 16:49. Dieu accorde souvent l'abondance aux pécheurs les plus pervers, ce qui peut frustrer beaucoup d'hommes pieux vivant dans leur entourage ; cela peut être d'autant plus cruel si c'est, comme pour Lot, à la suite d'un mauvais choix.
      14 Ceux qui sont le plus disposés à recevoir la visite de la Grâce divine sont ceux qui ont le cœur en paix, dépourvu de passions malsaines. Dieu désire vraiment nous bénir lorsque nous délaissons des biens au profit d'une paix avec notre entourage. Quand nos parents sont loin de nous, Dieu, lui, ne l'est jamais. Remarquez également les promesses de bénédictions que l'Éternel a faites à Abram, pour le fortifier. Il lui a promis deux choses : un pays plein de richesses et une descendance nombreuse pour réjouir son cœur. Les perspectives que peut nous montrer la foi sont plus belles et plus abondantes que celles que nous révèle notre champ de vision. Dieu a proposé à Abram de parcourir le pays, non pas dans le but de s'y fixer, mais en vue de migrer vers une meilleure destination : Canaan. Abram construit un autel, en signe de remerciement à l'Éternel. Quand Dieu vient nous rencontrer pour nous annoncer Ses promesses, Il s'attend à ce que nous l'écoutions avec un cœur humble et plein de louange. Lorsque il rencontre des difficultés, le véritable croyant doit savoir qu'il est bénéfique pour lui de s'appuyer sur l'héritage glorieux que le Seigneur lui a préparé.

      Genèse 14

      1

      La guerre des rois, Lot est fait prisonnier. (Genèse 14:1-12)
      Abram sauve Lot. (Genèse 14:13-16)
      Melchisédek bénit Abram. (Genèse 14:17-20)
      Abram restaure la paix. (Genèse 14:21-24)

      Les guerres entre les différentes nations constituent l'histoire, mais nous n'aurions eu aucun écho des faits relatés dans ce chapitre si Abram et Lot n'avaient été concernés. Le cœur plein de convoitise, Lot s'est établi dans un riche pays, gâté cependant par la méchanceté de Sodome. Ses habitants avaient le cœur rempli du désir de vengeance, comparé aux descendants de Canaan. Ces envahisseurs venaient de Chaldée et de Perse et n'avaient possédé que des royaumes relativement modestes. Ils ont vite identifié tous les biens de Lot. Bien que ce dernier soit vertueux et fils du frère d'Abram, il vivait avec les problèmes dus à ceux qu'il côtoyait. Ni notre piété, ni le fait d'être en communion avec le Ciel, ne peuvent garantir notre sécurité, si les jugements divins ne sont pas en notre faveur. Le prix à payer lorsqu'un un honnête homme se trouve parmi les méchants, peut être énorme : il est sage de se séparer, où au moins, de se distinguer de telles personnes, 2Corinthiens 6:17.

      Il eut mieux valu que ce parent d'Abram soit plutôt en sa compagnie ou à son service. Si Lot a choisi de demeurer à Sodome, il a dû en assumer tous les problèmes résultants.

      Quand nous nous écartons du chemin dicté par notre devoir, nous nous plaçons délibérément loin de la protection divine, et nous ne devons pas nous attendre à prospérer ou à être bénis. Les vainqueurs prirent tous les biens de Lot ; il est normal de recevoir la juste rétribution de notre conduite, à savoir être privé de la communion divine, quand nous nous éloignons du Seigneur.

      13 Abram profita de cette opportunité pour fournir à Lot la preuve de sa réelle amitié.

      Nous devrions être toujours prêts à secourir ceux qui sont en détresse, en particulier nos parents et nos amis. Et si les autres peuvent avoir failli à leur devoir, à notre égard, cela ne doit pas nous empêcher d'accomplir le nôtre, en les aidant.

      Abram a délivré les captifs. À chaque occasion, pratiquons le bien !

      17 On dit de Melchisédek qu'il était roi de Salem, peut-être à l'endroit même de la future ville de Jérusalem ; on dit aussi de lui qu'il n'était simplement qu'un homme. Dans le nouveau testament, Heb 7:3, il est mentionné que l'histoire biblique ne révèle aucune information sur ses ancêtres. Ce silence des Écritures est destiné à orienter nos pensées vers Christ. Le pain et le vin ont bien réconforté les serviteurs d'Abram ; il est intéressant de constater que Christ a repris les même symboles pour le mémorial de son corps et de son sang, qui représentent la chair et le breuvage de l'âme.

      Melchisédek a béni Abram, au Nom du Dieu Très-Haut. Il a également béni l'Éternel pour ce qu'Il a fait à Abram. Nous devrions rendre grâce, à la fois, pour les bénédictions que nous recevons, et pour celles que les autres reçoivent. Jésus Christ, notre Grand Prêtre, est le médiateur, à la fois pour nos prières et pour nos louanges, non seulement pour celles que nous adressons directement à Dieu mais aussi pour celles qu'Il Lui adresse en notre faveur. Abram donna le dixième de son butin, Heb 7:4. Quand Dieu nous envoie un don généreux, nous devons, en retour, exprimer rapidement notre gratitude, par des actes de piété et de charité. Jésus Christ, notre grand Melchisédek, doit recevoir notre hommage et être humblement reconnu comme notre Roi et notre Prêtre, non seulement avec notre dîme, mais aussi avec tout ce que nous devons Lui abandonner.

      21 L'offre du Roi de Sodome envers Abram est remarquable : « donne-moi les personnes et prends pour toi les richesses ».

      La gratitude nous enseigne de récompenser dignement ceux qui ont été au delà de toutes fatigues et de tous risques pour accomplir des services à notre égard. Abram a refusé, avec sagesse, l'offre qui lui était proposée. Son refus était motivé par une bonne raison : « Afin que tu ne dises pas : j'ai enrichi Abram ». Cela reflétait bien la promesse et la recommandation divines de ne pas s'enrichir avec le butin de Sodome. Les enfants de Dieu doivent prendre garde à ne pas jouir des biens mercantiles ou de ce qui touche à la convoitise. Abram a préféré placer sa confiance dans le Maître des cieux et de la terre.

      Genèse 22

      1

      Dieu commande à Abraham d'offrir Isaac. (Genèse 22:1,2)
      La foi d'Abraham et son obéissance au divin commandement. (Genèse 22:3-10)
      Un autre sacrifice remplace celui d'Isaac. (Genèse 22:11-14)
      L'alliance avec Abraham est renouée. (Genèse 22:15-19)
      La famille de Nachor. (Genèse 22:20-24)

      Nous ne sommes jamais à l'abri des épreuves. En hébreu, tenter, essayer, ou s'avérer, sont exprimés par le même mot. Chaque épreuve est en fait une tentation, et révèle les dispositions du cœur, bonne ou mauvaises. Mais Dieu a montré à Abraham, à ne pas se tourner vers le péché, et à ne pas succomber aux tentations de Satan. Une foi solide est souvent mise à l'épreuve par de sévères tribulations. Le fait que le commandement d'offrir son fils en sacrifice soit ici donné avec une telle autorité représente pour Abraham une épreuve vraiment pénible ; chaque mot de ces versets est une véritable épée. On peut remarquer :

      1. La personne à offrir en sacrifice : Prends ton Fils ; il ne s'agit pas de taureaux ni d'agneaux. Abraham, en pleine connaissance de cause, s'est séparé de tous ses serviteurs pour sacrifier Isaac ! Ton fils, et non pas ton serviteur. Ton fils unique que t'a donné ton épouse, Sara. Prends Isaac, ce fils que tu aimes le mieux.

      2. Le lieu : Trois jours de marche ; Abraham avait tout le temps pour considérer la tâche, et pouvoir délibérément obéir ou non.

      3. La manière : L'offrir en sacrifice sur un bûcher ; Abraham devait non seulement tuer son fils, son Isaac, mais il fallait, de plus, l'offrir en sacrifice, c'est à dire le tuer avec le rituel et le cérémonial solennels requis.

      3 Jamais, dans la Parole, quelqu'un n'a approché de si près un feu aussi ardent. Qui ne s'est jamais, à l'inverse d'Abraham, regimbé contre Dieu ? La faiblesse du cœur prédispose à de telles pensées ; mais Abraham savait à quel Dieu il avait affaire, à Jéhovah en personne. La foi du patriarche lui dictait de ne pas discuter l'ordre divin, mais plutôt d'obéir.

      Il est sûr que ce que Dieu nous commande de faire, concourt à notre bien ; ce qu'Il promet ne peut être rendu caduc. Celui qui marche vraiment avec Dieu, n'aura probablement pas l'occasion d'offrir un sacrifice aussi cruel.

      Le patriarche se lève tôt, et commence son triste voyage. Il marche ensuite pendant trois jours, contemplant en permanence Isaac ! Plus le malheur se rapproche, plus l'atmosphère devient horrible. L'expression, « nous reviendrons vers vous » prouve qu'Abraham s'attendait à ce qu'Isaac, étant ressuscité des morts, retourne vers ses serviteurs, avec lui. La question posée par Isaac à son père, quand ils étaient en chemin, était pleine d'affection : « mon père », a dit Isaac ; cette parole a du fendre le cœur d'Abraham, qui devait trouver cela encore plus pénible que de frapper Isaac. Pourtant il prête attention à la question de son fils. Puis Abraham, sans le savoir, a pour ainsi dire prophétisé : « mon fils, Dieu se pourvoira de l'agneau pour l'holocauste ». Le Saint Esprit, par sa bouche, semble annoncer l'agneau de Dieu, descendu ici-bas pour ôter le péché du monde. Abraham arrange le bois pour le sacrifice d'Isaac, et lui tient maintenant ces propos étonnants : Isaac, tu es l'agneau que Dieu a fourni ! Abraham, sans aucun doute, a encouragé son fils avec les mêmes espoirs qui l'avaient lui-même soulagé. Il est nécessaire que la victime expiatoire soit liée. À la croix, notre Seigneur, qui, selon toutes les prophéties, devait être exécuté, à été attaché ; il devait en être ainsi pour Isaac. Ceci fait, Abraham prend le couteau, et étend sa main pour donner le coup mortel. Voici un acte de foi et d'obéissance, qui se doit d'être vu par Dieu, par les anges, et par les hommes. Dieu nous appelle parfois à être un véritable « Isaac », et nous devons obéir, avec soumission, à Sa Sainte Volonté, 1Samuel 3:18.

      11 Il n'était pas dans l'intention divine qu'Isaac soit réellement sacrifié : un sang plus noble, aux temps marqués, devait être répandu pour le péché, le sang même du seul Fils de Dieu. En aucun cas dans la Parole, Dieu n'a exigé de sacrifices humains. Une autre victime expiatoire a été fournie par Dieu.

      C'est un parallèle avec le Sacrifice de Référence, le Messie, la Semence promise. Christ a été sacrifié à notre place, tout comme ce bélier l'a été à la place d'Isaac ; la mort du Messie nous a disculpés. Il faut noter que le temple, l'endroit solennel des sacrifices, a été plus tard construit, sur le mont Morija ; le mont du Calvaire, où Christ fut crucifié, se trouve à proximité. Un nouveau nom a été donné à cet endroit, dans le but d'encourager les croyants des derniers temps à se confier fermement en Dieu, et à Lui obéir. Jéhovah-Jiré, le Seigneur pourvoira ; Dieu a effectivement pourvu au sacrifice d'Abraham, en lui donnant ce bélier. Le Seigneur a continuellement les yeux sur Son peuple, et lors de la détresse, Il sait alors envoyer le secours nécessaire.

      15 Nous voici en présence d'une déclaration divine d'une extrême importance, adressée à Abraham ; cette déclaration dépasse toutes les espérances de bénédictions que le patriarche pouvait avoir. Ceux qui confient toutes choses entre les mains de Dieu en tireront des avantages indescriptibles. La promesse du verset Genèse 22:18 concerne sans nul doute le Messie et la grâce qui découle de l'évangile. Par ce dernier, nous découvrons l'Amour du Dieu Sauveur vis-à-vis de l'homme pécheur, en ce qu'Il a envoyé Son Fils, Son Fils unique, pour nous. Par l'évangile, nous percevons l'Amour de Christ, en ce qu'il s'est Lui-même donné en sacrifice, pour nos péchés. Jésus Christ est vivant et il appelle tous les pécheurs à venir à Lui, pour bénéficier du salut par Son sang. Il appelle ceux qu'Il a rachetés à se réjouir en Lui et à le glorifier. Que pourrons-nous Lui adresser en retour, pour toutes Ses bénédictions ? Que Son Amour nous incite à ne pas vivre pour nous-mêmes, mais pour Celui qui est mort pour nous et qui est ressuscité. Vénérons Sa grâce, et consacrons-nous à Son service, Lui qui a donné sa vie pour notre salut. Notre « Isaac », pour nous, représente ce que nous avons de plus cher sur terre.

      La seule manière de trouver du réconfort ici-bas, est de remettre, par la foi, toutes choses entre les mains de Dieu. Il faut pourtant se rappeler qu'Abraham n'a pas été justifié pour sa promptitude à obéir, mais plutôt à cause de son obéissance directe à Dieu, infiniment plus noble ; sa foi, en recevant et en comptant sur cette promesse, avec le cœur joyeux, l'a prédisposé et l'a rendu capable d'accomplir volontairement un devoir aussi extraordinaire.

      20 Ce chapitre se termine avec une description de la famille de Nachor, qui s'était établi dans le pays d'Haran.

      Ces indications semblent nous être données à cause du lien qu'il y aura plus tard avec l'église : c'est dans ce pays qu'Isaac et Jacob prirent leurs épouses ; cela prouve que bien qu'Abraham ait vu sa propre famille puissamment honorée et bénie par les promesses et les privilèges divins, il n'a pas pour autant regardé les siens avec dédain, mais était heureux d'entendre parler de leur croissance et de leur bien-être.

      Genèse 31

      Genèse 33

      Exode 3

      16 Les chances de persuasion de Moïse auprès des anciens d'Israël auraient pu être grandes et Dieu, qui dans Sa grâce, incite le cœur et ouvre les oreilles, aurait bien pu décider au sujet des Égyptiens : « Ils écouteront ma voix » ; ainsi, Il aurait ainsi très bien pu pousser le penchant de Pharaon, en faveur des enfants d'Israël. Mais l'Éternel a dit à Moïse que ce dernier devait être amené à se présenter vainement devant Pharaon, pour exposer ses plaintes et tenter de le persuader.

      Le patriarche, par la Puissante main de Dieu, va faire toutes sortes de prodiges. Dieu lui annonce que ses opposants, incrédules à Sa Parole, seront finalement vaincus et que le peuple d'Égypte donnera aux enfants d'Israël de nombreux et riches présents, lors de leur départ. Dans cette triste situation de tyrannie du peuple d'Israël, nous pouvons voir le côté abject et misérable des pécheurs. Le peuple élu a supporté ce terrible joug jusqu'à ce que l'Éternel envoie Sa délivrance.

      Par le biais de l'évangile, Dieu nous adresse l'enseignement de Son Esprit. Les hommes en recherche de délivrance, peuvent ainsi bénéficier de cette grâce. Satan est alors incapable de retenir ces âmes ; elles peuvent ensuite aller de l'avant, armées de leurs dons spirituels, pour la gloire de Dieu et le service de l'Église

    • Genèse 12

      1 L’Eternel dit à Abram : —Va, quitte ton pays, ta famille et la maison de ton père pour te rendre dans le pays que je t’indiquerai.
      2 Je ferai de toi l’ancêtre d’une grande nation ; je te bénirai, je ferai de toi un homme important et tu deviendras une source de bénédiction pour d’autres.
      3 Je bénirai ceux qui te béniront et je maudirai ceux qui t’outrageront. Tous les peuples de la terre seront bénis à travers toi.
      4 Abram partit donc comme l’Eternel le lui avait demandé, et Loth s’en alla avec lui. Abram avait soixante-quinze ans quand il quitta Harân.
      5 Il emmena Saraï, sa femme, son neveu Loth, les biens et les serviteurs qu’ils avaient acquis à Harân, et ils se mirent en route pour aller au pays de Canaan. Quand ils furent arrivés,
      6 Abram traversa le pays jusqu’à un lieu appelé Sichem, jusqu’au chêne de Moré. A cette époque-là, les Cananéens habitaient le pays.
      7 L’Eternel apparut à Abram et lui dit : —Je donnerai ce pays à ta descendance. Abram érigea là un autel à l’Eternel qui lui était apparu.
      8 Puis il leva son camp pour se rendre dans la région montagneuse à l’est de Béthel ; il établit son campement entre Béthel, à l’ouest, et Aï, à l’est. Il y construisit un autre autel à l’Eternel et le pria.
      9 Ensuite Abram repartit vers le sud ; d’étape en étape, il gagna le *Néguev.
      10 Une famine survint dans le pays. Alors Abram se rendit en Egypte pour y séjourner quelque temps, car la famine sévissait dans le pays.
      11 Lorsqu’il approchait de l’Egypte, il dit à Saraï sa femme : —Ecoute, je sais que tu es très belle.
      12 Quand les Egyptiens te verront, ils se diront : « C’est sa femme. » Ils me tueront et te laisseront en vie.
      13 Dis-leur donc que tu es ma sœur, pour qu’on me traite bien à cause de toi. Ainsi, grâce à toi, ma vie sera épargnée.
      14 En effet, quand Abram arriva en Egypte, les Egyptiens remarquèrent la grande beauté de sa femme.
      15 Des gens de la cour du pharaon la remarquèrent et la vantèrent à leur maître, de sorte qu’elle fut enlevée et emmenée au palais royal.
      16 A cause d’elle, le pharaon traita Abram avec bonté. Il lui offrit des moutons, des chèvres, des bovins, des ânes, des serviteurs, des servantes, des ânesses et des chameaux.
      17 Mais l’Eternel infligea de grands maux au pharaon et aux gens de sa maison, à cause de Saraï, la femme d’Abram.
      18 Alors le pharaon fit venir Abram et lui dit : —Pourquoi m’as-tu fait cela ? Pourquoi ne m’as-tu pas dit qu’elle était ta femme ?
      19 Pourquoi l’as-tu présentée comme ta sœur ? A cause de cela, j’en ai fait ma femme. Maintenant, voilà ta femme ; reprends-la et va-t’en !
      20 Et le pharaon chargea ses gens de le reconduire avec sa femme et avec tout ce qu’il possédait.

      Genèse 13

      1 Abram quitta donc l’Egypte avec sa femme et tout ce qu’il possédait en direction du *Néguev. Loth était avec lui.
      2 Abram était très riche en troupeaux, en argent et en or.
      3 D’étape en étape, il retourna du Néguev jusqu’à Béthel, au lieu où il avait auparavant établi son campement, entre Béthel et Aï,
      4 c’est-à-dire à l’endroit où était l’autel qu’il avait précédemment érigé, et il y pria l’Eternel.
      5 Loth, qui accompagnait Abram, avait aussi des moutons, des chèvres, des bovins et des tentes,
      6 et le pays ne suffisait pas pour qu’ils puissent habiter ensemble, car leurs troupeaux étaient trop nombreux,
      7 et, de plus, les Cananéens et les Phéréziens habitaient alors le pays. Alors, les bergers d’Abram se disputèrent avec ceux de Loth.
      8 Abram dit à Loth : —Nous sommes de la même famille. Il ne faut donc pas qu’il y ait dispute entre moi et toi, entre mes bergers et les tiens.
      9 Séparons-nous plutôt. Tout le pays est à ta disposition. Si tu vas à gauche, j’irai à droite, et si tu vas à droite, j’irai à gauche.
      10 Alors Loth regarda et vit toute la plaine du *Jourdain qui s’étendait jusqu’à Tsoar : avant que l’Eternel eût détruit Sodome et Gomorrhe, elle était comme le jardin de l’Eternel, comme la terre d’Egypte.
      11 Loth choisit donc pour lui toute la plaine du *Jourdain et il se dirigea vers l’est. Ainsi, ils se séparèrent l’un de l’autre.
      12 Abram se fixa dans le pays de Canaan, et Loth s’établit au milieu des villes de la plaine, dressant ses tentes jusqu’aux environs de Sodome.
      13 Or, les gens de Sodome étaient pervertis, ils commettaient de grands péchés contre l’Eternel.
      14 L’Eternel dit à Abram après que Loth se fut séparé de lui : —Lève les yeux et regarde depuis l’endroit où tu es, vers le nord, le sud, l’est et l’ouest :
      15 tout le pays que tu vois, je te le donnerai, à toi et à ta descendance pour toujours.
      16 Je rendrai ta descendance aussi nombreuse que les grains de poussière de la terre ; si l’on peut compter les grains de poussière de la terre, alors on pourra aussi compter ta descendance.
      17 Lève-toi, parcours le pays en long et en large car je te le donnerai.
      18 Alors Abram déplaça son campement et vint se fixer près des chênes de Mamré aux environs d’Hébron, et il bâtit là un autel à l’Eternel.

      Genèse 14

      1 Il arriva au temps d’Amraphel, roi de Chinéar, d’Aryok, roi d’Ellasar, de Kedorlaomer, roi d’Elam, et de Tideal, roi de Goyim,
      2 que ces quatre rois firent la guerre à Béra, roi de Sodome, à Bircha, roi de Gomorrhe, à Chineab, roi d’Adma, à Chémeéber, roi de Tseboïm et au roi de Béla, c’est-à-dire Tsoar.
      3 Ces derniers rassemblèrent leurs troupes dans la vallée de Siddim que recouvre aujourd’hui la mer Morte.
      4 Pendant douze ans, ils avaient été assujettis à Kedorlaomer, mais la treizième année, ils se révoltèrent.
      5 Un an plus tard, Kedorlaomer se mit en campagne avec les rois qui lui étaient alliés et ils battirent les Rephaïm à Achteroth-Qarnaïm, puis les Zouzim à Ham, et les Emim à Chavé-Qiryataïm.
      6 Ils défirent les Horiens dans leur montagne de Séir, et les poursuivirent jusqu’au chêne de Parân, aux confins du désert.
      7 En revenant sur leurs pas, ils arrivèrent à Eyn-Michpath, — c’est-à-dire Qadech — ravagèrent tout le pays des Amalécites et battirent les Amoréens qui habitaient Hatsatsôn-Tamar.
      8 C’est alors que les rois de Sodome, de Gomorrhe, d’Adma, de Tseboïm et de Béla, c’est-à-dire Tsoar, s’avancèrent et se mirent en position de combat dans la vallée de Siddim
      9 pour attaquer Kedorlaomer, roi d’Elam, Tideal, roi de Goyim, Amraphel, roi de Chinéar et Aryok, roi d’Ellasar. Ils étaient quatre rois contre cinq.
      10 Les rois de Sodome et de Gomorrhe prirent la fuite. Or, il y avait dans la vallée de Siddim beaucoup de puits de bitume, et des fuyards y tombèrent ; les rescapés s’enfuirent dans la montagne.
      11 Les vainqueurs s’emparèrent de tous les biens de Sodome et de Gomorrhe, ils prirent toutes leurs réserves de vivres et s’en allèrent.
      12 Ils enlevèrent aussi Loth le neveu d’Abram, avec ses biens, car il demeurait à Sodome.
      13 Un rescapé vint annoncer la nouvelle à Abram l’Hébreu qui habitait près des chênes de Mamré l’Amoréen, un frère d’Echkol et d’Aner ; ces trois frères étaient tous trois des alliés d’Abram.
      14 Quand Abram apprit que son parent avait été emmené captif, il arma trois cent dix-huit hommes bien entraînés, nés dans sa maison, et poursuivit les quatre rois jusqu’à Dan.
      15 Il divisa sa troupe et attaqua les ennemis pendant la nuit avec ses serviteurs, il les battit et les poursuivit jusqu’à Hoba au nord de Damas.
      16 Il récupéra tout le butin, il ramena aussi Loth son parent, ainsi que ses biens, les femmes et les autres prisonniers.
      17 Lorsque Abram revint après avoir battu Kedorlaomer et les rois qui étaient avec lui, le roi de Sodome vint à sa rencontre dans la vallée de Chavé qui est la vallée royale.
      18 Melchisédek, roi de Salem, qui était prêtre du Dieu très-haut, apporta du pain et du vin.
      19 Il bénit Abram en ces termes : —Que le Dieu très-haut qui a formé le ciel et la terre bénisse Abram,
      20 et béni soit le Dieu très-haut qui t’a donné la victoire sur tes ennemis ! Et Abram lui donna le dixième de tout le butin.
      21 Le roi de Sodome dit alors à Abram : —Rends-moi les personnes et garde les biens pour toi.
      22 Abram lui répondit : —Je jure à main levée vers l’Eternel, le Dieu très-haut qui a formé le ciel et la terre,
      23 que je ne prendrai rien de ce qui t’appartient, pas même un fil ou une courroie de soulier, pour que tu ne puisses pas dire : « J’ai enrichi Abram. »
      24 Je ne veux rien si ce n’est ce qu’ont mangé les jeunes gens. De plus, la part des hommes qui m’ont accompagné, Aner, Echkol et Mamré, eux, ils la prendront.

      Genèse 22

      1 Après ces événements, Dieu mit Abraham à l’épreuve. Il l’appela : —Abraham ! Et celui-ci répondit : —Me voici.
      2 —Prends Isaac, ton fils unique, que tu aimes, lui dit Dieu, et va au pays de Morija. Là, tu me l’offriras en sacrifice sur l’une des collines, celle que je t’indiquerai.
      3 Le lendemain, Abraham se leva de grand matin, sella son âne et emmena deux de ses serviteurs ainsi que son fils Isaac ; il fendit du bois pour l’*holocauste, puis il se mit en route en direction de l’endroit que Dieu lui avait indiqué.
      4 Après trois jours de marche, Abraham, levant les yeux, aperçut le lieu dans le lointain.
      5 Alors il dit à ses serviteurs : —Restez ici avec l’âne ; le garçon et moi, nous irons jusque là-bas pour adorer Dieu, puis nous reviendrons vers vous.
      6 Abraham chargea le bois de l’holocauste sur son fils Isaac ; il prit lui-même des braises pour le feu et le couteau, puis tous deux s’en allèrent ensemble.
      7 Isaac s’adressa à son père Abraham et lui dit : —Mon père ! Abraham dit : —Qu’y a-t-il, mon fils ? —Voici le feu et le bois, dit-il, mais où est l’agneau pour l’holocauste ?
      8 Abraham répondit : —Mon fils, Dieu pourvoira lui-même à l’agneau pour l’holocauste. Et ils poursuivirent leur chemin tous deux ensemble.
      9 Quand ils furent arrivés à l’endroit que Dieu lui avait indiqué, Abraham construisit un autel et y disposa les bûches. Puis il ligota son fils Isaac et le mit sur l’autel par-dessus le bois.
      10 Alors Abraham prit en main le couteau pour immoler son fils.
      11 A ce moment-là, l’*ange de l’Eternel lui cria du haut du ciel : —Abraham ! Abraham ! —Me voici, répondit-il.
      12 L’ange reprit : —Ne porte pas la main sur le garçon, ne lui fais pas de mal, car maintenant je sais que tu révères Dieu puisque tu ne m’as pas refusé ton fils unique.
      13 Alors Abraham aperçut un bélier qui s’était pris les cornes dans un buisson. Il s’en saisit et l’offrit en *holocauste à la place de son fils.
      14 Abraham appela ce lieu-là : Adonaï-Yireéh (le Seigneur pourvoira). C’est pourquoi on dit aujourd’hui : Sur la montagne du Seigneur, il sera pourvu.
      15 Puis l’*ange de l’Eternel appela une seconde fois Abraham du haut du ciel
      16 et lui dit : —Je le jure par moi-même, parole de l’Eternel, puisque tu as fait cela, puisque tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique,
      17 je te comblerai de bénédictions, je multiplierai ta descendance et je la rendrai aussi nombreuse que les étoiles du ciel et que les grains de sable au bord de la mer. Ta descendance dominera sur ses ennemis.
      18 Tous les peuples de la terre seront bénis à travers ta descendance parce que tu m’as obéi.
      19 Abraham revint vers ses serviteurs et ils se remirent ensemble en route pour rentrer à Beer-Chéba où Abraham continua d’habiter.
      20 Après ces événements, on annonça à Abraham que Milka avait donné des enfants à Nahor, son frère :
      21 Outs son premier-né, Bouz le second, Qemouel, père d’Aram,
      22 Késéd, Hazo, Pildach, Yidlaph et Betouel.
      23 Betouel fut le père de Rébecca. Ce sont là les huit fils que Milka avait donnés à Nahor, frère d’Abraham.
      24 Son épouse de second rang Reouma lui donna aussi des enfants : Tébah, Gaham, Tahach et Maaka.

      Genèse 31

      45 Alors Jacob prit une pierre et l’érigea en *stèle.
      46 Puis il dit aux siens : —Ramassez des pierres ! Ils ramassèrent des pierres, les entassèrent et, tous ensemble, ils mangèrent là sur ce tas de pierre.
      47 Laban le nomma Yegar-Sahadouta (Le tas de pierre du témoignage) et Jacob l’appela Galed (Le tas de pierre-témoin).
      48 Laban déclara : —Ce tas de pierre sert aujourd’hui de témoin entre toi et moi. C’est pourquoi on le nomma Galed.
      49 On l’appelle aussi Mitspa (Le lieu du guet), car Laban avait dit encore : —Que l’Eternel fasse le guet entre nous deux quand nous nous serons perdus de vue l’un et l’autre.
      50 Si tu maltraites mes filles et si tu prends d’autres femmes en plus d’elles, ce n’est pas un homme qui nous servira d’arbitre, mais prends-y garde : c’est Dieu qui sera témoin entre moi et toi.
      51 Puis il ajouta : Vois ce tas de pierre et cette *stèle que j’ai dressés entre moi et toi.
      52 Ce tas de pierre et cette stèle nous serviront de témoins. Je ne dois pas dépasser ce tas de pierre et cette stèle dans ta direction, et tu ne dois pas les dépasser dans ma direction avec de mauvaises intentions.
      53 Le Dieu d’Abraham et le Dieu de Nahor — c’était le Dieu de leur père — seront juges entre nous ! Jacob prêta serment par le Dieu que redoutait son père Isaac.
      54 Puis il offrit un sacrifice sur la montagne et invita sa parenté à un repas. Ils mangèrent donc ensemble et passèrent la nuit sur la montagne.

      Genèse 33

      3 Lui-même passa devant eux. Il se prosterna sept fois jusqu’à terre avant d’arriver devant son frère.

      Exode 3

      16 Va donc, réunis les responsables d’Israël et dis-leur : L’Eternel, le Dieu de vos ancêtres, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob m’est apparu et m’a dit : Je suis décidé à intervenir en votre faveur car j’ai vu quel traitement on vous inflige en Egypte.
      18 Les responsables d’Israël t’écouteront et tu iras trouver le pharaon avec eux pour lui dire : « L’Eternel, le Dieu des Hébreux, est venu nous trouver. Maintenant, veuille donc nous accorder la permission de faire trois journées de marche dans le désert pour aller offrir un sacrifice à l’Eternel notre Dieu. »
    • Genèse 12

      1 Et l'Éternel avait dit à Abram : Va-t'en de ton pays, et de ta parenté, et de la maison de ton père, dans le pays que je te montrerai ;
      2 et je te ferai devenir une grande nation, et je te bénirai, et je rendrai ton nom grand, et tu seras une bénédiction ;
      3 et je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront ; et en toi seront bénies toutes les familles de la terre.
      4 Et Abram s'en alla, comme l'Éternel lui avait dit ; et Lot s'en alla avec lui. Et Abram était âgé de soixante-quinze ans lorsqu'il sortit de Charan.
      5 Et Abram prit Saraï, sa femme, et Lot, fils de son frère, et tout leur bien qu'ils avaient amassé, et les âmes qu'ils avaient acquises à Charan, et ils sortirent pour aller au pays de Canaan ; et ils entrèrent au pays de Canaan.
      6 Et Abram passa au travers du pays, jusqu'au lieu de Sichem, jusqu'au chêne de Moré.
      7 Et le Cananéen était alors dans le pays. Et l'Éternel apparut à Abram, et dit : Je donnerai ce pays à ta semence. Et Abram bâtit là un autel à l'Éternel, qui lui était apparu.
      8 Et il se transporta de là vers la montagne, à l'orient de Béthel, et tendit sa tente, ayant Béthel à l'occident et Aï à l'orient ; et il bâtit là un autel à l'Éternel et invoqua le nom de l'Éternel.
      9 Et Abram partit, marchant et allant vers le midi.
      10 Et il y eut une famine dans le pays ; et Abram descendit en Égypte pour y séjourner, car la famine pesait sur le pays.
      11 Et il arriva, comme il était près d'entrer en Égypte, qu'il dit à Saraï, sa femme : Voici, je sais que tu es une femme belle de visage ;
      12 et il arrivera que lorsque les Égyptiens te verront, ils diront : C'est sa femme ; et ils me tueront, et te laisseront vivre.
      13 Dis, je te prie, que tu es ma soeur, afin qu'il m'arrive du bien en considération de toi, et que mon âme vive à cause de toi.
      14 Et il arriva que lorsque Abram entra en Égypte, les Égyptiens virent sa femme, qu'elle était très-belle.
      15 Et les princes du Pharaon la virent, et la louèrent devant le Pharaon ; et la femme fut emmenée dans la maison du Pharaon.
      16 Et il traita bien Abram à cause d'elle ; et il eut du menu bétail et du gros bétail, et des ânes, et des serviteurs et des servantes, et des ânesses, et des chameaux.
      17 Et l'Éternel frappa de grandes plaies le Pharaon et sa maison, à cause de Saraï, femme d'Abram,.
      18 Et le Pharaon appela Abram, et dit : Qu'est-ce que tu m'as fait ? Pourquoi ne m'as-tu pas déclaré qu'elle était ta femme ?
      19 Pourquoi as-tu dit : Elle est ma soeur, de sorte que je l'ai prise pour ma femme ; et maintenant, voici ta femme : prends-la, et va-t'en.
      20 Et le Pharaon donna ordre à ses gens à son sujet, et ils le renvoyèrent, lui, et sa femme, et tout ce qui était à lui.

      Genèse 13

      1 Et Abram monta d'Égypte vers le midi, lui, et sa femme, et tout ce qui était à lui, et Lot avec lui.
      2 Et Abram était très-riche en troupeaux, en argent et en or.
      3 Et il s'en alla, en ses traites, du midi jusqu'à Béthel, jusqu'au lieu où était sa tente au commencement,
      4 entre Béthel et Aï, au lieu où était l'autel qu'il y avait fait auparavant : et Abram invoqua là le nom de l'Éternel.
      5 Et Lot aussi, qui allait avec Abram, avait du menu et du gros bétail, et des tentes.
      6 Et le pays ne pouvait les porter pour qu'ils habitassent ensemble ; car leur bien était grand, et ils ne pouvaient habiter ensemble.
      7 Et il y eut querelle entre les bergers des troupeaux d'Abram et les bergers des troupeaux de Lot. Et le Cananéen et le Phérézien habitaient alors dans le pays.
      8 Et Abram dit à Lot : Qu'il n'y ait point, je te prie, de contestation entre moi et toi, et entre mes bergers et tes bergers, car nous sommes frères.
      9 Tout le pays n'est-il pas devant toi ? Sépare-toi, je te prie, d'avec moi. Si tu prends la gauche, j'irai à droite ; et si tu prends la droite, j'irai à gauche.
      10 Et Lot leva ses yeux et vit toute la plaine du Jourdain, qui était arrosée partout, avant que l'Éternel détruisît Sodome et Gomorrhe, comme le jardin de l'Éternel, comme le pays d'Égypte, quand tu viens à Tsoar.
      11 Et Lot choisit pour lui toute la plaine du Jourdain ; et Lot partit vers l'orient. Et ils se séparèrent l'un de l'autre :
      12 Abram habita dans le pays de Canaan, et Lot habita dans les villes de la plaine, et dressa ses tentes jusqu'à Sodome.
      13 Or les hommes de Sodome étaient méchants, et grands pécheurs devant l'Éternel.
      14 Et l'Éternel dit à Abram, après que Lot se fut séparé de lui : Lève tes yeux, et regarde, du lieu où tu es, vers le nord, et vers le midi, et vers l'orient, et vers l'occident ;
      15 car tout le pays que tu vois, je te le donnerai, et à ta semence, pour toujours ;
      16 et je ferai que ta semence sera comme la poussière de la terre ; en sorte que, si quelqu'un peut compter la poussière de la terre, ta semence aussi sera comptée.
      17 Lève toi, et promène-toi dans le pays en long et en large, car je te le donnerai.
      18 Et Abram leva ses tentes, et vint et habita auprès des chênes de Mamré, qui sont à Hébron ; et il bâtit là un autel à l'Éternel.

      Genèse 14

      1 Et il arriva, aux jours d'Amraphel, roi de Shinhar, d'Arioc, roi d'Ellasar, de Kedor-Laomer, roi d'Élam, et de Tidhal, roi des nations,
      2 qu'ils firent la guerre contre Béra, roi de Sodome, et contre Birsha, roi de Gomorrhe, contre Shineab, roi d'Adma, et contre Shéméber, roi de Tseboïm, et contre le roi de Béla, qui est Tsoar.
      3 Tous ceux-ci se joignirent dans la vallée de Siddim, qui est la mer Salée.
      4 Douze ans, ils avaient été asservis à Kedor-Laomer, mais, la treizième année, ils se révoltèrent.
      5 Et la quatorzième année, Kedor-Laomer vint, et les rois qui étaient avec lui, et il frappèrent les Rephaïm à Ashteroth-Karnaïm, et les Zuzim à Ham, et les Émim à Shavé-Kiriathaïm,
      6 et les Horiens dans leur montagne de Séhir, jusqu'à El-Paran, qui est près du désert.
      7 Et ils retournèrent, et vinrent à En-Mishpath, qui est Kadès, et ils frappèrent toute la contrée des Amalékites, et aussi les Amoréens qui habitaient à Hatsatson-Thamar.
      8 Et le roi de Sodome, et le roi de Gomorrhe, et le roi d'Adma, et le roi de Tseboïm, et le roi de Béla, qui est Tsoar, sortirent et se rangèrent en bataille contre eux dans la vallée de Siddim,
      9 contre Kedor-Laomer, roi d'Élam, et Tidhal, roi des nations, et Amraphel, roi de Shinhar, et Arioc, roi d'Ellasar : quatre rois contre cinq.
      10 Et la vallée de Siddim était pleine de puits de bitume : et les rois de Sodome et de Gomorrhe s'enfuirent, et y tombèrent ; et ceux qui restèrent s'enfuirent dans la montagne.
      11 Et ils prirent tous les biens de Sodome et de Gomorrhe, et tous leurs vivres, et ils s'en allèrent.
      12 Ils prirent aussi Lot, fils du frère d'Abram, et son bien, et ils s'en allèrent ; car Lot habitait dans Sodome.
      13 Et un homme, qui était échappé, vint et le rapporta à Abram, l'Hébreu, qui demeurait auprès des chênes de Mamré, l'Amoréen, frère d'Eshcol et frère d'Aner : ceux-ci étaient alliés d'Abram.
      14 Et Abram apprit que son frère avait été emmené captif, et il mit en campagne ses hommes exercés, trois cent dix-huit hommes, nés dans sa maison, et poursuivit les rois jusqu'à Dan ;
      15 et il divisa sa troupe, et se jeta sur eux de nuit, lui et ses serviteurs, et il les frappa, et les poursuivit jusqu'à Hoba, qui est à la gauche de Damas.
      16 Et il ramena tout le bien, et ramena aussi Lot, son frère, et son bien, et aussi les femmes et le peuple.
      17 Et comme il s'en revenait après avoir frappé Kédor-Laomer et les rois qui étaient avec lui, le roi de Sodome sortit à sa rencontre dans la vallée de Shavé, qui est la vallée du roi.
      18 Et Melchisédec, roi de Salem, fit apporter du pain et du vin, (or il était sacrificateur du Dieu Très-haut) ;
      19 et il le bénit, et dit : Béni soit Abram de par le Dieu Très-haut, possesseur des cieux et de la terre !
      20 Et béni soit le Dieu Très-haut, qui a livré tes ennemis entre tes mains ! Et Abram lui donna la dîme de tout.
      21 Et le roi de Sodome dit à Abram : Donne-moi les personnes, et prends les biens pour toi.
      22 Et Abram dit au roi de Sodome : J'ai levé ma main vers l'Éternel, le Dieu Très-haut, possesseur des cieux et de la terre :
      23 si, depuis un fil jusqu'à une courroie de sandale, oui, si, de tout ce qui est à toi, je prends quoi que ce soit,... afin que tu ne dises pas :
      24 Moi, j'ai enrichi Abram !... sauf seulement ce qu'ont mangé les jeunes gens, et la part des hommes qui sont allés avec moi, Aner, Eshcol et Mamré : eux, ils prendront leur part.

      Genèse 22

      1 Et il arriva, après ces choses, que Dieu éprouva Abraham, et lui dit : Abraham !
      2 Et il dit : Me voici. Et Dieu dit : Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac, et va-t'en au pays de Morija, et là offre-le en holocauste, sur une des montagnes que je te dirai.
      3 Et Abraham se leva de bon matin et bâta son âne et prit avec lui deux de ses jeunes hommes, et Isaac, son fils ; et il fendit le bois pour l'holocauste, et se leva, et s'en alla vers le lieu que Dieu lui avait dit.
      4 troisième jour, Abraham leva ses yeux, et vit le lieu de loin.
      5 Et Abraham dit à ses jeunes hommes : Restez ici, vous, avec l'âne ; et moi et l'enfant nous irons jusque-là, et nous adorerons : et nous reviendrons vers vous.
      6 Et Abraham prit le bois de l'holocauste, et le mit sur Isaac, son fils ; et il prit dans sa main le feu et le couteau ; et ils allaient les deux ensemble.
      7 Et Isaac parla à Abraham, son père, et dit : Mon père ! Et il dit : Me voici, mon fils. Et il dit : Voici le feu et le bois ; mais où est l'agneau pour l'holocauste ?
      8 Et Abraham dit : Mon fils, Dieu se pourvoira de l'agneau pour l'holocauste. Et ils allaient les deux ensemble.
      9 Et ils arrivèrent au lieu que Dieu lui avait dit. Et Abraham bâtit là l'autel, et arrangea le bois, et lia Isaac, son fils, et le mit sur l'autel, sur le bois.
      10 Et Abraham étendit sa main et prit le couteau pour égorger son fils.
      11 Mais l'Ange de l'Éternel lui cria des cieux, et dit : Abraham ! Abraham ! Et il dit : Me voici.
      12 Et il dit : N'étends pas ta main sur l'enfant, et ne lui fais rien ; car maintenant je sais que tu crains Dieu, et que tu ne m'as pas refusé ton fils, ton unique.
      13 Et Abraham leva ses yeux, et vit, et voici, il y avait derrière lui un bélier retenu à un buisson par les cornes ; et Abraham alla et prit le bélier, et l'offrit en holocauste à la place de son fils.
      14 Et Abraham appela le nom de ce lieu-là : Jéhovah-Jiré, comme on dit aujourd'hui : En la montagne de l'Éternel il y sera pourvu.
      15 Et l'Ange de l'Éternel cria des cieux à Abraham, une seconde fois, et dit :
      16 J'ai juré par moi-même, dit l'Éternel : Parce que tu as fait cette chose-là, et que tu n'as pas refusé ton fils, ton unique,
      17 certainement je te bénirai, et je multiplierai abondamment ta semence comme les étoiles des cieux et comme le sable qui est sur le bord de la mer ; et ta semence possédera la porte de ses ennemis.
      18 Et toutes les nations de la terre se béniront en ta semence, parce que tu as écouté ma voix.
      19 Et Abraham retourna vers ses jeunes hommes ; et ils se levèrent, et s'en allèrent ensemble à Beër-Shéba ; et Abraham habita à Beër-Shéba.
      20 Et il arriva, après ces choses, qu'on rapporta à Abraham en disant : Voici, Milca, elle aussi, a enfanté des enfants à Nakhor, ton frère :
      21 Uts, son premier-né ; et Buz, son frère ; et Kémuel, père d'Aram ;
      22 et Késed, et Hazo, et Pildash, et Jidlaph, et Béthuel.
      23 Or Béthuel engendra Rebecca. Milca enfanta ces huit à Nakhor, frère d'Abraham.
      24 Et sa concubine, nommée Reüma, elle aussi enfanta Tébakh, et Gakham, et Thakhash, et Maaca.

      Genèse 31

      45 Et Jacob prit une pierre, et la dressa en stèle.
      46 Et Jacob dit à ses frères : Amassez des pierres. Et ils prirent des pierres, et en firent un monceau ; et ils mangèrent là sur le monceau.
      47 Et Laban l'appela Jegar-Sahadutha, et Jacob l'appela Galhed.
      48 Et Laban dit : Ce monceau est aujourd'hui témoin entre moi et toi. C'est pourquoi il appela son nom Galhed,
      49 et Mitspa, parce qu'il dit : Que l'Éternel veille entre moi et toi, quand nous serons cachés l'un à l'autre.
      50 Si tu maltraites mes filles, et si tu prends des femmes outre mes filles (il n'y a aucun homme avec nous), regarde, Dieu est témoin entre moi et toi.
      51 Laban dit à Jacob : Voici ce monceau, et voici la stèle que j'ai élevée entre moi et toi ;
      52 ce monceau sera témoin, que moi je ne passerai point ce monceau pour aller vers toi, et que toi, tu ne passeras point ce monceau et cette stèle pour venir vers moi, pour faire du mal.
      53 Que le Dieu d'Abraham et le Dieu de Nakhor, le Dieu de leur père, juge entre nous. Et Jacob jura par la frayeur de son père Isaac.
      54 Et Jacob offrit un sacrifice sur la montagne et invita ses frères à manger le pain : et ils mangèrent le pain, et passèrent la nuit sur la montagne.

      Genèse 33

      3 Et il passa devant eux, et se prosterna en terre par sept fois, jusqu'à ce qu'il fût proche de son frère.

      Exode 3

      16 Va, et assemble les anciens d'Israël, et dis-leur : L'Éternel, le Dieu de vos pères, m'est apparu, le Dieu d'Abraham, d'Isaac, et de Jacob, disant : Certainement je vous ai visités, et j'ai vu ce qu'on vous fait en Égypte ;
      18 Et ils écouteront ta voix, et tu entreras, toi et les anciens d'Israël, vers le roi d'Égypte, et vous lui direz : L'Éternel, le Dieu des Hébreux, s'est rencontré avec nous ; et maintenant, nous te prions, laisse-nous aller le chemin de trois jours dans le désert, afin que nous sacrifions à l'Éternel, notre Dieu.
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