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GOUVERNEMENT

Autorité qui régit une société politique, religieuse ou autre. Nous appuyant sur cette définition, nous l'étudierons dans les périodes successives de l'histoire d'Israël. Le gouvernement comme tel y est très confus : il apparaît d'abord comme exercé par un seul homme (Abraham, Isaac, Jacob), puis par plusieurs à la fois (chefs de tribus) ; il se réduit à un roi (David) plus ou moins entouré de ministres, et quelques fois tributaire des grands empires, Assyrie, Egypte. Après l'exil, le gouvernement passe aux scribes et aux prêtres, pour peu de temps, puisque bientôt, conquis par l'un ou l'autre de ses voisins puissants, Israël, redevenu tributaire, a des chefs imposés par son suzerain.

1.

Période des patriarches.

Le « peuple d'Israël » ne se compose que d'une ou quelques familles. Abraham, Isaac ou Jacob en sont les chefs. Celui qui exerce le gouvernement n'est qu'un seul homme, mais de lui dépendent un clan de femmes, de servantes, plus tard de serviteurs et de leurs familles ; sa richesse n'est pas en terres mais en troupeaux, surtout en menu bétail. Ce sont des nomades (voir Vie nomade et pastorale) : Abraham voyage en Caldée, Palestine, Egypte, pour finir par s'établir en Palestine. Ces chefs de famille ont un gouvernement tout à fait autoritaire et despotique, leur parole fait loi pour tout le clan (Ge 12 Ge 13 Ge 14 Ge 22). Ils s'allient à d'autres chefs de clan avec une pleine indépendance (Ge 31:45-54 33:3-11), explicable par la nature encore primitive de ces peuplades.

2.

Période des anciens.

Nous voyons ensuite le gouvernement du clan exercé par les anciens, réellement les plus âgés de chaque tribu (Ex 3:16,18 18:21 et suivant). Moïse établit cette charge sur le conseil de son beau-père Jéthro. Le peuple était devenu trop nombreux pour être gouverné par un seul homme. Ces anciens seront donc des sortes de juges de paix, l'autorité suprême restant entre les mains d'un seul chef : Moïse, puis Josué. Le peuple d'Israël est divisé en tribus qui possèdent tout un collège de dignitaires, depuis le « chef de tribu » jusqu'au plus petit « chef de famille ». Cette division est faite par Moïse : sous l'inspiration de Dieu, il désigne les anciens, les chefs de tribus, et même son successeur Josué (De 31:7). Il est aisé de comprendre comment cette disposition du peuple en tribus aboutit à l'apparition de juges.

3.

Période des juges.

Le gouvernement étant ainsi--d'après la loi de Moïse--entre les mains du chef de tribu, on vit occasionnellement des hommes résolus prendre la direction de tous les habitants d'une région, généralement pour se défendre contre l'envahisseur. Le juge n'héritait pas cette dignité, elle ne lui était pas donnée par ordre divin ; seule sa valeur morale (Samuel) ou militaire (Gédéon, Abimélec) la lui faisait obtenir. Ils sont loin d'être des modèles religieux ; tels, comme Abimélec, ne sont que des chefs de pillards sanguinaires, peut-être nécessaires pour sauver l'existence du peuple d'Israël menacée. La charge de juge (y. ce mot), souvent temporaire, ne devient jamais complètement nationale, même sous Débora, qui ne peut rallier toutes les tribus (Jug 5:15,17). Des villes importantes dépendent les villes de leur ressort, litt, leurs « filles » (Jos 17:11) ; et les autorités locales sont des anciens ou les principaux personnages (Jug 8:6,14,16 11:6). Avec les deux derniers juges, Héli et Samuel, l'autorité s'étend ; ils s'établissent en un endroit fixe du pays, à Silo où se trouve l'arche, unissant leur rôle de juge à ceux de sacrificateur et de voyant, renforçant d'autant leur autorité. Pendant ce temps les chefs de tribus deviennent « anciens de la ville », sans grande importance dans le gouvernement du pays, ne s'occupant que des affaires locales (Jug 8:14,16 11:5-9 Ru 4:2-11). Lorsque Samuel vieillit, ses fils incapables étant hors de cause pour lui succéder (1Sa 8:1 et suivant), la partie du peuple qui reconnaissait son autorité politique réclame un roi (voir ce mot). Ce régime, pratiqué chez les peuples voisins, leur semblait devoir assurer aux Israélites la suprématie militaire, en particulier sur les Philistins qui les harcelaient.

4.

Période des rois.

Saül et David, quoique portant le titre de rois et ayant été oints, ne sont en fait que des chefs de bandes, obligés d'imposer leur autorité par les armes (1Sa 11:12,2Sa 2 2Sa 3 2Sa 5). Le choix de Samuel sous l'inspiration divine est ratifié par le peuple (1Sa 11:12,15,2Sa 2:4 5:1,3), mais pendant les dernières années de Saül, ces deux chefs guerroient l'un contre l'autre. Ce n'est qu'après sept ans et demi de règne (2Sa 5:5) que David peut prendre Jérusalem et établir son autorité sur tout le pays. Les rois n'ont de pouvoir absolu que pour autant qu'ils sont de puissants chefs d'armée (David, Achab, Jéhu). Au premier signe de faiblesse, les conspirations et les révoltes éclatent (2Sa 10 2Sa 15 2Sa 18).

Sous le règne de David puis de Salomon, l'autorité royale devient absolue sur tout le pays, grâce à la forte personnalité de David, à sa foi inébranlable en Dieu, influence dont bénéficiera son fils Salomon qui, par sa sagesse et sa richesse, assurera à la royauté l'apogée de la gloire. Après lui le pays se divise en deux royaumes ; dans l'un, Juda, la royauté est héréditaire, ce qui ne peut surprendre, puisque le roi, dans un si petit territoire, n'est après tout qu'un chef de famille ; dans l'autre, au contraire, les manoeuvres de palais, les changements de dynasties sont fréquents (1Ro 10 15:13 23-25 etc.). L'on peut y voir une lutte des dix tribus se disputant la suprématie, aucune n'étant assez forte militairement ni religieusement pour la conserver longtemps. Peu à peu les cours prirent les moeurs des autres cours orientales, malgré les réprimandes sévères des prophètes de Jéhovah (Élie, Nathan, Amos). A côté du luxe, des harems, des officiers du palais (2Sa 8:16,1Ro 4), les prophètes s'élèvent aussi contre la dissolution des moeurs (Am 4:6), levées d'impôts, monopoles royaux (1Ro 10:15,28-29), travail forcé (1Ro 5:15), « coupes du roi » (Am 7:1), biens confisqués (1Ro 21), même des mainmises sur les trésors du Temple (2Ro 18:15).

Le roi est chef du pays, mais peut prendre conseil des ministres (1Ro 12:6) ; il est chef de l'armée, mais peut prendre conseil des généraux (2Ro 11:12). S'il n'a plus l'autorité religieuse, qui est toute aux mains soit des prêtres soit des prophètes de Jéhovah ou des faux dieux, il est encore juge et ses sujets peuvent s'adresser directement à lui (2Ro 8:3), qui rend alors la justice à la manière de saint Louis (2Sa 15:2,2Ro 15:5). Les « anciens de la ville » existent encore, obéissent en général sans discussion aux ordres royaux (1Ro 20:7,2Ro 10:1,5 23:1). D'après le Deutéronome ils semblent avoir le droit de mettre à exécution leurs décisions (De 19:1 21:2,19 etc.) ; l'influence religieuse se fait nettement sentir dans leur organisation (Esa 28:6, De 31:9) ; en effet, pour les Israélites, la justice a été de tout temps une attribution divine.

5.

Période de l'exil.

Les habitants, jugés inoffensifs, que les conquérants laissèrent en Palestine, subirent une surveillance sévère. Sous la domination des Perses, qui suivit celle des Babyloniens, le royaume de Juda n'est plus qu'une partie de la province ouest de l'Euphrate, il a son gouverneur nommé par le roi (Ne 5:14). Cyrus rendit une certaine liberté aux Juifs et autorisa leur retour en Palestine, ainsi que la reconstruction du Temple ; nous voyons alors l'autorité exercée de nouveau par des anciens (Esd 5:9 6:7 10:8, Ne 2:16) et principalement par le grand-prêtre (Aggée).

6.

Après l'exil.

Après le retour de la captivité, en l'absence d'autorité civile, le pouvoir du chef religieux, le grand-prêtre, s'accroît considérablement. Pendant la seconde moitié de la domination persane, qui dura deux siècles, les Juifs de haute Egypte réclament l'aide du grand-prêtre de Jérusalem. Sous le règne d'Alexandre le Gd, la civilisation grecque pénétra en Palestine ; on vit alors se former une sorte de gouvernement autonome, le « Sénat », appelé plus tard Sanhédrin (voir ce mot), composé des notabilités de la prêtrise (1Ma 12:6 14:20) ; le grand-prêtre est alors le véritable chef de l'Etat. Simon Macchabée est nommé grand-prêtre, capitaine et gouverneur en 142 (1Ma 14). Aristobule prend même le titre de roi en 105 av. J. -C, et Alexandre Jannée frappe monnaie à sa propre effigie (78). Sa veuve abandonna le parti Sadducéen ou aristocratique et éleva au pouvoir le parti des Pharisiens, parti populaire. Ses fils, se disputant la couronne et le titre de grand-prêtre, attirèrent le général romain Pompée, qui grâce à cette situation instable conquit toute la Palestine.

La domination romaine toléra et même appuya l'autorité très réelle de la maison royale d'Hérode le Gd. Celui-ci, par d'habiles manoeuvres, avait profité du passage d'Auguste à la poursuite d'Antoine, pour se faire nommer roi des Juifs. A sa mort, ses successeurs perdent la faveur impériale, un procurateur romain gouverne la province S. de Judée, tandis qu'Hérode Antipas est tétrarque de Galilée et de Pérée.

Le grand-prêtre (nommé par les Romains) et le Sanhédrin reprennent le pouvoir perdu sous les Hérodes, le gouvernement passe une fois de plus entre les mains de l'aristocratie (Josèphe, Ant., XX, 10). Sauf le droit de vie et de mort, le Sanhédrin a tous les pouvoirs judiciaires, les synagogues remplissant le rôle de juges de paix locaux (Mt 5:22). Son autorité s'étend même aux Juifs dispersés qui jouissaient d'une certaine autonomie dans les autres parties de l'empire romain (Alexandrie, Éléphantine, etc.). L'ambition de la famille du grand-prêtre Anne (Caïphe, Jonathan) amena le grand soulèvement de 70, réprimé avec énergie par Vespasien, puis par Titus. Les grands-prêtres furent massacrés, Jérusalem complètement détruite et les Juifs dispersés dans le monde. Dès ce moment la Palestine n'existe plus comme pays, elle n'est qu'une partie délaissée de la Syrie, province romaine, et plus tard département abandonné de quelque potentat oriental.

Voir Palestine au siècle de J. -C. Ml M.

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      Genèse 12

      1 L’Eternel dit à Abram : —Va, quitte ton pays, ta famille et la maison de ton père pour te rendre dans le pays que je t’indiquerai.
      2 Je ferai de toi l’ancêtre d’une grande nation ; je te bénirai, je ferai de toi un homme important et tu deviendras une source de bénédiction pour d’autres.
      3 Je bénirai ceux qui te béniront et je maudirai ceux qui t’outrageront. Tous les peuples de la terre seront bénis à travers toi.
      4 Abram partit donc comme l’Eternel le lui avait demandé, et Loth s’en alla avec lui. Abram avait soixante-quinze ans quand il quitta Harân.
      5 Il emmena Saraï, sa femme, son neveu Loth, les biens et les serviteurs qu’ils avaient acquis à Harân, et ils se mirent en route pour aller au pays de Canaan. Quand ils furent arrivés,
      6 Abram traversa le pays jusqu’à un lieu appelé Sichem, jusqu’au chêne de Moré. A cette époque-là, les Cananéens habitaient le pays.
      7 L’Eternel apparut à Abram et lui dit : —Je donnerai ce pays à ta descendance. Abram érigea là un autel à l’Eternel qui lui était apparu.
      8 Puis il leva son camp pour se rendre dans la région montagneuse à l’est de Béthel ; il établit son campement entre Béthel, à l’ouest, et Aï, à l’est. Il y construisit un autre autel à l’Eternel et le pria.
      9 Ensuite Abram repartit vers le sud ; d’étape en étape, il gagna le *Néguev.
      10 Une famine survint dans le pays. Alors Abram se rendit en Egypte pour y séjourner quelque temps, car la famine sévissait dans le pays.
      11 Lorsqu’il approchait de l’Egypte, il dit à Saraï sa femme : —Ecoute, je sais que tu es très belle.
      12 Quand les Egyptiens te verront, ils se diront : « C’est sa femme. » Ils me tueront et te laisseront en vie.
      13 Dis-leur donc que tu es ma sœur, pour qu’on me traite bien à cause de toi. Ainsi, grâce à toi, ma vie sera épargnée.
      14 En effet, quand Abram arriva en Egypte, les Egyptiens remarquèrent la grande beauté de sa femme.
      15 Des gens de la cour du pharaon la remarquèrent et la vantèrent à leur maître, de sorte qu’elle fut enlevée et emmenée au palais royal.
      16 A cause d’elle, le pharaon traita Abram avec bonté. Il lui offrit des moutons, des chèvres, des bovins, des ânes, des serviteurs, des servantes, des ânesses et des chameaux.
      17 Mais l’Eternel infligea de grands maux au pharaon et aux gens de sa maison, à cause de Saraï, la femme d’Abram.
      18 Alors le pharaon fit venir Abram et lui dit : —Pourquoi m’as-tu fait cela ? Pourquoi ne m’as-tu pas dit qu’elle était ta femme ?
      19 Pourquoi l’as-tu présentée comme ta sœur ? A cause de cela, j’en ai fait ma femme. Maintenant, voilà ta femme ; reprends-la et va-t’en !
      20 Et le pharaon chargea ses gens de le reconduire avec sa femme et avec tout ce qu’il possédait.

      Genèse 13

      1 Abram quitta donc l’Egypte avec sa femme et tout ce qu’il possédait en direction du *Néguev. Loth était avec lui.
      2 Abram était très riche en troupeaux, en argent et en or.
      3 D’étape en étape, il retourna du Néguev jusqu’à Béthel, au lieu où il avait auparavant établi son campement, entre Béthel et Aï,
      4 c’est-à-dire à l’endroit où était l’autel qu’il avait précédemment érigé, et il y pria l’Eternel.
      5 Loth, qui accompagnait Abram, avait aussi des moutons, des chèvres, des bovins et des tentes,
      6 et le pays ne suffisait pas pour qu’ils puissent habiter ensemble, car leurs troupeaux étaient trop nombreux,
      7 et, de plus, les Cananéens et les Phéréziens habitaient alors le pays. Alors, les bergers d’Abram se disputèrent avec ceux de Loth.
      8 Abram dit à Loth : —Nous sommes de la même famille. Il ne faut donc pas qu’il y ait dispute entre moi et toi, entre mes bergers et les tiens.
      9 Séparons-nous plutôt. Tout le pays est à ta disposition. Si tu vas à gauche, j’irai à droite, et si tu vas à droite, j’irai à gauche.
      10 Alors Loth regarda et vit toute la plaine du *Jourdain qui s’étendait jusqu’à Tsoar : avant que l’Eternel eût détruit Sodome et Gomorrhe, elle était comme le jardin de l’Eternel, comme la terre d’Egypte.
      11 Loth choisit donc pour lui toute la plaine du *Jourdain et il se dirigea vers l’est. Ainsi, ils se séparèrent l’un de l’autre.
      12 Abram se fixa dans le pays de Canaan, et Loth s’établit au milieu des villes de la plaine, dressant ses tentes jusqu’aux environs de Sodome.
      13 Or, les gens de Sodome étaient pervertis, ils commettaient de grands péchés contre l’Eternel.
      14 L’Eternel dit à Abram après que Loth se fut séparé de lui : —Lève les yeux et regarde depuis l’endroit où tu es, vers le nord, le sud, l’est et l’ouest :
      15 tout le pays que tu vois, je te le donnerai, à toi et à ta descendance pour toujours.
      16 Je rendrai ta descendance aussi nombreuse que les grains de poussière de la terre ; si l’on peut compter les grains de poussière de la terre, alors on pourra aussi compter ta descendance.
      17 Lève-toi, parcours le pays en long et en large car je te le donnerai.
      18 Alors Abram déplaça son campement et vint se fixer près des chênes de Mamré aux environs d’Hébron, et il bâtit là un autel à l’Eternel.

      Genèse 14

      1 Il arriva au temps d’Amraphel, roi de Chinéar, d’Aryok, roi d’Ellasar, de Kedorlaomer, roi d’Elam, et de Tideal, roi de Goyim,
      2 que ces quatre rois firent la guerre à Béra, roi de Sodome, à Bircha, roi de Gomorrhe, à Chineab, roi d’Adma, à Chémeéber, roi de Tseboïm et au roi de Béla, c’est-à-dire Tsoar.
      3 Ces derniers rassemblèrent leurs troupes dans la vallée de Siddim que recouvre aujourd’hui la mer Morte.
      4 Pendant douze ans, ils avaient été assujettis à Kedorlaomer, mais la treizième année, ils se révoltèrent.
      5 Un an plus tard, Kedorlaomer se mit en campagne avec les rois qui lui étaient alliés et ils battirent les Rephaïm à Achteroth-Qarnaïm, puis les Zouzim à Ham, et les Emim à Chavé-Qiryataïm.
      6 Ils défirent les Horiens dans leur montagne de Séir, et les poursuivirent jusqu’au chêne de Parân, aux confins du désert.
      7 En revenant sur leurs pas, ils arrivèrent à Eyn-Michpath, — c’est-à-dire Qadech — ravagèrent tout le pays des Amalécites et battirent les Amoréens qui habitaient Hatsatsôn-Tamar.
      8 C’est alors que les rois de Sodome, de Gomorrhe, d’Adma, de Tseboïm et de Béla, c’est-à-dire Tsoar, s’avancèrent et se mirent en position de combat dans la vallée de Siddim
      9 pour attaquer Kedorlaomer, roi d’Elam, Tideal, roi de Goyim, Amraphel, roi de Chinéar et Aryok, roi d’Ellasar. Ils étaient quatre rois contre cinq.
      10 Les rois de Sodome et de Gomorrhe prirent la fuite. Or, il y avait dans la vallée de Siddim beaucoup de puits de bitume, et des fuyards y tombèrent ; les rescapés s’enfuirent dans la montagne.
      11 Les vainqueurs s’emparèrent de tous les biens de Sodome et de Gomorrhe, ils prirent toutes leurs réserves de vivres et s’en allèrent.
      12 Ils enlevèrent aussi Loth le neveu d’Abram, avec ses biens, car il demeurait à Sodome.
      13 Un rescapé vint annoncer la nouvelle à Abram l’Hébreu qui habitait près des chênes de Mamré l’Amoréen, un frère d’Echkol et d’Aner ; ces trois frères étaient tous trois des alliés d’Abram.
      14 Quand Abram apprit que son parent avait été emmené captif, il arma trois cent dix-huit hommes bien entraînés, nés dans sa maison, et poursuivit les quatre rois jusqu’à Dan.
      15 Il divisa sa troupe et attaqua les ennemis pendant la nuit avec ses serviteurs, il les battit et les poursuivit jusqu’à Hoba au nord de Damas.
      16 Il récupéra tout le butin, il ramena aussi Loth son parent, ainsi que ses biens, les femmes et les autres prisonniers.
      17 Lorsque Abram revint après avoir battu Kedorlaomer et les rois qui étaient avec lui, le roi de Sodome vint à sa rencontre dans la vallée de Chavé qui est la vallée royale.
      18 Melchisédek, roi de Salem, qui était prêtre du Dieu très-haut, apporta du pain et du vin.
      19 Il bénit Abram en ces termes : —Que le Dieu très-haut qui a formé le ciel et la terre bénisse Abram,
      20 et béni soit le Dieu très-haut qui t’a donné la victoire sur tes ennemis ! Et Abram lui donna le dixième de tout le butin.
      21 Le roi de Sodome dit alors à Abram : —Rends-moi les personnes et garde les biens pour toi.
      22 Abram lui répondit : —Je jure à main levée vers l’Eternel, le Dieu très-haut qui a formé le ciel et la terre,
      23 que je ne prendrai rien de ce qui t’appartient, pas même un fil ou une courroie de soulier, pour que tu ne puisses pas dire : « J’ai enrichi Abram. »
      24 Je ne veux rien si ce n’est ce qu’ont mangé les jeunes gens. De plus, la part des hommes qui m’ont accompagné, Aner, Echkol et Mamré, eux, ils la prendront.

      Genèse 22

      1 Après ces événements, Dieu mit Abraham à l’épreuve. Il l’appela : —Abraham ! Et celui-ci répondit : —Me voici.
      2 —Prends Isaac, ton fils unique, que tu aimes, lui dit Dieu, et va au pays de Morija. Là, tu me l’offriras en sacrifice sur l’une des collines, celle que je t’indiquerai.
      3 Le lendemain, Abraham se leva de grand matin, sella son âne et emmena deux de ses serviteurs ainsi que son fils Isaac ; il fendit du bois pour l’*holocauste, puis il se mit en route en direction de l’endroit que Dieu lui avait indiqué.
      4 Après trois jours de marche, Abraham, levant les yeux, aperçut le lieu dans le lointain.
      5 Alors il dit à ses serviteurs : —Restez ici avec l’âne ; le garçon et moi, nous irons jusque là-bas pour adorer Dieu, puis nous reviendrons vers vous.
      6 Abraham chargea le bois de l’holocauste sur son fils Isaac ; il prit lui-même des braises pour le feu et le couteau, puis tous deux s’en allèrent ensemble.
      7 Isaac s’adressa à son père Abraham et lui dit : —Mon père ! Abraham dit : —Qu’y a-t-il, mon fils ? —Voici le feu et le bois, dit-il, mais où est l’agneau pour l’holocauste ?
      8 Abraham répondit : —Mon fils, Dieu pourvoira lui-même à l’agneau pour l’holocauste. Et ils poursuivirent leur chemin tous deux ensemble.
      9 Quand ils furent arrivés à l’endroit que Dieu lui avait indiqué, Abraham construisit un autel et y disposa les bûches. Puis il ligota son fils Isaac et le mit sur l’autel par-dessus le bois.
      10 Alors Abraham prit en main le couteau pour immoler son fils.
      11 A ce moment-là, l’*ange de l’Eternel lui cria du haut du ciel : —Abraham ! Abraham ! —Me voici, répondit-il.
      12 L’ange reprit : —Ne porte pas la main sur le garçon, ne lui fais pas de mal, car maintenant je sais que tu révères Dieu puisque tu ne m’as pas refusé ton fils unique.
      13 Alors Abraham aperçut un bélier qui s’était pris les cornes dans un buisson. Il s’en saisit et l’offrit en *holocauste à la place de son fils.
      14 Abraham appela ce lieu-là : Adonaï-Yireéh (le Seigneur pourvoira). C’est pourquoi on dit aujourd’hui : Sur la montagne du Seigneur, il sera pourvu.
      15 Puis l’*ange de l’Eternel appela une seconde fois Abraham du haut du ciel
      16 et lui dit : —Je le jure par moi-même, parole de l’Eternel, puisque tu as fait cela, puisque tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique,
      17 je te comblerai de bénédictions, je multiplierai ta descendance et je la rendrai aussi nombreuse que les étoiles du ciel et que les grains de sable au bord de la mer. Ta descendance dominera sur ses ennemis.
      18 Tous les peuples de la terre seront bénis à travers ta descendance parce que tu m’as obéi.
      19 Abraham revint vers ses serviteurs et ils se remirent ensemble en route pour rentrer à Beer-Chéba où Abraham continua d’habiter.
      20 Après ces événements, on annonça à Abraham que Milka avait donné des enfants à Nahor, son frère :
      21 Outs son premier-né, Bouz le second, Qemouel, père d’Aram,
      22 Késéd, Hazo, Pildach, Yidlaph et Betouel.
      23 Betouel fut le père de Rébecca. Ce sont là les huit fils que Milka avait donnés à Nahor, frère d’Abraham.
      24 Son épouse de second rang Reouma lui donna aussi des enfants : Tébah, Gaham, Tahach et Maaka.

      Genèse 31

      45 Alors Jacob prit une pierre et l’érigea en *stèle.
      46 Puis il dit aux siens : —Ramassez des pierres ! Ils ramassèrent des pierres, les entassèrent et, tous ensemble, ils mangèrent là sur ce tas de pierre.
      47 Laban le nomma Yegar-Sahadouta (Le tas de pierre du témoignage) et Jacob l’appela Galed (Le tas de pierre-témoin).
      48 Laban déclara : —Ce tas de pierre sert aujourd’hui de témoin entre toi et moi. C’est pourquoi on le nomma Galed.
      49 On l’appelle aussi Mitspa (Le lieu du guet), car Laban avait dit encore : —Que l’Eternel fasse le guet entre nous deux quand nous nous serons perdus de vue l’un et l’autre.
      50 Si tu maltraites mes filles et si tu prends d’autres femmes en plus d’elles, ce n’est pas un homme qui nous servira d’arbitre, mais prends-y garde : c’est Dieu qui sera témoin entre moi et toi.
      51 Puis il ajouta : Vois ce tas de pierre et cette *stèle que j’ai dressés entre moi et toi.
      52 Ce tas de pierre et cette stèle nous serviront de témoins. Je ne dois pas dépasser ce tas de pierre et cette stèle dans ta direction, et tu ne dois pas les dépasser dans ma direction avec de mauvaises intentions.
      53 Le Dieu d’Abraham et le Dieu de Nahor — c’était le Dieu de leur père — seront juges entre nous ! Jacob prêta serment par le Dieu que redoutait son père Isaac.
      54 Puis il offrit un sacrifice sur la montagne et invita sa parenté à un repas. Ils mangèrent donc ensemble et passèrent la nuit sur la montagne.

      Genèse 33

      3 Lui-même passa devant eux. Il se prosterna sept fois jusqu’à terre avant d’arriver devant son frère.

      Exode 3

      16 Va donc, réunis les responsables d’Israël et dis-leur : L’Eternel, le Dieu de vos ancêtres, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob m’est apparu et m’a dit : Je suis décidé à intervenir en votre faveur car j’ai vu quel traitement on vous inflige en Egypte.
      18 Les responsables d’Israël t’écouteront et tu iras trouver le pharaon avec eux pour lui dire : « L’Eternel, le Dieu des Hébreux, est venu nous trouver. Maintenant, veuille donc nous accorder la permission de faire trois journées de marche dans le désert pour aller offrir un sacrifice à l’Eternel notre Dieu. »

      Exode 18

      21 Pour le reste, choisis parmi le peuple des hommes capables, attachés à Dieu, respectueux de la vérité, incorruptibles ; tu les placeras à la tête du peuple comme chefs de « milliers », chefs de « centaines », chefs de « cinquantaines » et chefs de « dizaines ».

      Josué 17

      11 Manassé reçut encore plusieurs villes dans les territoires d’Aser et d’Issacar : Beth-Cheân et les villes qui en dépendent, Yibleam et les villes qui en dépendent, ainsi que Dor, Eyn-Dor, Taanak, Meguiddo avec leurs habitants et les villes qui en dépendent, c’est-à-dire trois contrées.

      Juges 5

      15 Les princes d’Issacar ont rejoint Débora, et toute sa tribu sur les pas de Baraq s’est précipitée dans la plaine. Dans les rangs de Ruben, on a délibéré et discuté sans fin.
      17 Galaad est resté au-delà du *Jourdain, et Dan n’a pas bougé d’auprès de ses vaisseaux. Aser est demeuré près du bord de la mer et il s’est cantonné auprès des ports paisibles.

      Juges 8

      6 Mais les chefs de Soukkoth lui répondirent : —Tiens-tu déjà Zébah et Tsalmounna en ton pouvoir pour que nous donnions du pain à ta troupe ?
      14 Il mit la main sur un jeune homme de Soukkoth qu’il questionna et qui lui inscrivit les noms des soixante-dix-sept chefs et responsables de Soukkoth.
      16 Alors il fit saisir les responsables de la ville et les fit fouetter à coups de chardons et d’épines du désert.

      Juges 11

      5 Quand ils attaquèrent les Israélites, les responsables de Galaad allèrent chercher Jephté, dans la région de Tob.
      6 Ils lui dirent : —Viens prendre le commandement de nos troupes pour que nous combattions les Ammonites.

      Ruth 4

      2 Booz fit approcher dix hommes parmi les responsables de la ville et leur demanda de s’asseoir avec eux. Lorsqu’ils se furent installés,
      3 il s’adressa ainsi au plus proche parent : —Noémi, qui est revenue du pays de Moab, met en vente le champ d’Elimélek, notre parent.
      4 J’ai pensé t’en informer et te proposer de le racheter par-devant les habitants de la ville et les responsables de mon peuple ici présents. Si tu veux exercer ton droit de rachat, fais-le. Sinon, déclare-le moi, que je le sache, car tu viens en premier lieu pour disposer du droit de rachat, et je viens directement après toi. L’homme lui répondit : —Oui, je veux le racheter.
      5 Booz poursuivit : —Si tu acquiers le champ de la main de Noémi, tu prendras pour femme Ruth la Moabite, la veuve du défunt, pour donner au défunt une descendance qui héritera de son *patrimoine.
      6 —Dans ces conditions, dit le plus proche parent, je ne peux pas racheter pour mon compte, car je ferais tort à mon propre patrimoine. Reprends donc à ton compte mon droit de rachat, car je ne puis en profiter moi-même.
      7 Autrefois, en Israël, lorsqu’on procédait à un rachat ou à un échange de biens, la coutume voulait que l’un des contractants ôte sa sandale et la donne à l’autre pour valider la transaction.
      8 Ainsi, l’homme qui avait le droit de rachat dit à Booz : « Acquiers le champ », et il retira sa sandale.
      9 Alors Booz déclara aux responsables et à tous ceux qui étaient là : —Vous êtes témoins aujourd’hui que j’ai acquis de la main de Noémi tout ce qui appartenait à Elimélek et tout ce qui était à Kilyôn et à Mahlôn.
      10 De ce fait, je prends aussi pour femme Ruth la Moabite, la veuve de Mahlôn, pour susciter au défunt une descendance qui recevra son héritage et pour que son nom ne disparaisse pas dans son lignage et dans sa ville natale. Vous en êtes témoins aujourd’hui.
      11 Alors tous ceux qui se trouvaient à la porte et tous les responsables dirent : —Oui : nous en sommes témoins ! Que l’Eternel rende la femme qui entre dans ta famille semblable à Rachel et à Léa qui, à elles deux, ont donné naissance à tout le peuple d’Israël ! Puisses-tu toi-même prospérer à Ephrata et devenir célèbre à Bethléhem !

      1 Samuel 8

      1 Samuel, devenu vieux, confia à ses fils l’administration de la justice en Israël.

      1 Samuel 11

      12 Alors le peuple dit à Samuel : —Où sont donc ces hommes qui disaient : « Ce Saül va-t-il régner sur nous ? » Qu’on nous les livre et nous les mettrons à mort.

      2 Samuel 2

      1 Après ces événements, David consulta l’Eternel et lui demanda s’il devait aller s’installer dans l’une des villes de Juda. L’Eternel lui répondit : —Oui. —Dans laquelle dois-je aller ? —A Hébron.
      2 David s’y rendit donc avec ses deux femmes Ahinoam de Jizréel et Abigaïl, veuve de Nabal, de Karmel.
      3 Il emmena aussi ses compagnons et leurs familles, et ils s’établirent dans les localités aux alentours d’Hébron.
      4 Les dirigeants de la tribu de Juda vinrent à Hébron pour y établir David roi de leur tribu en lui conférant l’onction d’huile. On vint informer David que les hommes de Yabéch en Galaad avaient enterré Saül.
      5 David leur envoya des messagers pour leur dire : —Que l’Eternel vous bénisse pour avoir accompli cet acte de bonté envers votre seigneur Saül en l’ensevelissant dans un tombeau.
      6 A présent, que l’Eternel vous témoigne à son tour sa grande bonté. Et moi-même, je veux aussi agir envers vous avec la même bonté que la vôtre.
      7 Alors maintenant, soyez forts et montrez-vous vaillants ! Votre seigneur Saül est mort ; mais sachez que les gens de Juda m’ont établi roi sur eux par l’onction.
      8 Cependant Abner, fils de Ner, général en chef de l’armée de Saül, avait emmené Ich-Bocheth, un des fils de Saül à Mahanaïm
      9 et l’avait fait proclamer roi sur Galaad, sur les Achourites, sur Jizréel, sur Ephraïm, sur Benjamin et sur tout Israël.
      10 Ich-Bocheth, fils de Saül, avait quarante ans quand il devint roi sur Israël et il régna deux ans. Mais la tribu de Juda se rallia à David
      11 qui régna sept ans et six mois à Hébron sur cette tribu.
      12 Abner, fils de Ner, et les hommes d’Ich-Bocheth, fils de Saül, quittèrent Mahanaïm pour marcher sur Gabaon.
      13 Joab, fils de Tserouya, et les hommes de David se mirent aussi en marche. Les deux troupes se rejoignirent près de l’étang de Gabaon, et elles prirent position l’une en face de l’autre, de part et d’autre de cet étang.
      14 Abner proposa à Joab : —Que quelques-uns de nos jeunes hommes se mesurent en combat singulier devant nous ! —D’accord, répondit Joab.
      15 Douze soldats se présentèrent pour Benjamin et pour Ich-Bocheth, fils de Saül, et douze parmi les hommes de David.
      16 Chaque soldat saisit son adversaire par la tête et lui plongea son épée dans le côté, si bien qu’ils tombèrent tous ensemble. On appela cet endroit près de Gabaon : le champ des Rocs.
      17 Alors s’engagea un combat extrêmement violent. Abner et les hommes d’Israël furent battus ce jour-là par les hommes de David.
      18 Parmi les combattants se trouvaient les trois fils de Tserouya : Joab, Abichaï et Asaël. Asaël était agile comme une gazelle sauvage.
      19 Il se lança à la poursuite d’Abner et le suivit sans dévier ni à droite ni à gauche.
      20 Abner se retourna et demanda : —Est-ce toi, Asaël ? —Oui, c’est moi !
      21 —Passe à droite ou à gauche, lui dit Abner, attaque l’un de ces jeunes soldats et empare-toi de son équipement ! Mais Asaël ne voulut pas le laisser échapper.
      22 Abner insista : —Cesse de me poursuivre. Pourquoi m’obligerais-tu à t’abattre ? Comment oserais-je ensuite regarder ton frère Joab en face ?
      23 Mais Asaël refusa de le lâcher. Alors Abner lui enfonça la pointe de sa lance dans le ventre et l’arme ressortit par le dos. Asaël s’affaissa sur place et mourut là. Tous ceux qui arrivèrent à l’endroit où Asaël était mort, s’arrêtèrent là.
      24 Joab et Abichaï continuèrent à poursuivre Abner. Le soleil se couchait quand ils atteignirent la colline d’Amma en face de Guiah, sur le chemin du désert de Gabaon.
      25 Alors les Benjaminites se rassemblèrent autour d’Abner en formation serrée et occupèrent le sommet d’une colline.
      26 Abner cria en direction de Joab : —N’allons-nous pas cesser de nous combattre par l’épée ? Ne comprends-tu pas que tout cela finira par beaucoup d’amertume ? Quand est-ce que tu diras à tes hommes de ne plus poursuivre leurs compatriotes ?
      27 Joab répondit : —Aussi vrai que Dieu est vivant, je t’assure que si tu n’avais pas parlé ainsi, mes gens vous auraient pourchassés jusqu’à demain matin.
      28 Puis Joab sonna du cor, et toute la troupe s’arrêta et cessa de poursuivre et de combattre Israël.
      29 Abner et ses hommes marchèrent toute la nuit dans la vallée du *Jourdain, puis ils franchirent le Jourdain et traversèrent le Bitrôn pour arriver à Mahanaïm.
      30 Joab revint de la poursuite d’Abner et rassembla toute sa troupe ; en plus d’Asaël, dix-neuf hommes de David manquaient à l’appel.
      31 Mais les hommes de David en avaient tué trois cent soixante parmi les Benjaminites et les hommes d’Abner.
      32 Ils emportèrent le corps d’Asaël et l’enterrèrent dans le sépulcre de son père à Bethléhem. Joab et ses hommes marchèrent toute la nuit et atteignirent Hébron au point du jour.

      2 Samuel 3

      1 La guerre dura longtemps entre la maison de Saül et celle de David, mais la maison de David devenait de plus en plus puissante, tandis que celle de Saül ne cessait de s’affaiblir.
      2 Il naquit à David des fils à Hébron : son premier-né s’appelait Amnôn, il était fils d’Ahinoam de Jizréel.
      3 Son deuxième, Kileab, était fils d’Abigaïl, veuve de Nabal de Karmel ; le troisième, Absalom, était le fils de Maaka, fille de Talmaï, le roi de Guechour ;
      4 le quatrième, Adoniya, était le fils de Haggith ; le cinquième, Chephatia, était le fils d’Abital ;
      5 et le sixième Yitream, fils d’Egla, femme de David. Tels sont les fils de David qui naquirent à Hébron.
      6 Tant que dura la guerre entre la maison de Saül et celle de David, Abner renforça son influence dans la maison de Saül.
      7 Or, Saül avait eu une épouse de second rang, Ritspa, fille d’Aya. Ich-Bocheth fit un reproche à Abner en lui disant : —Pourquoi as-tu couché avec l’épouse de mon père ?
      8 A ces mots, Abner entra dans une violente colère et lança à Ich-Bocheth : —Est-ce que je suis un chien au service de Juda ? Depuis toujours, j’ai traité avec faveur la famille de Saül, ton père, ses frères et ses amis, et je ne t’ai pas laissé tomber entre les mains de David, et voilà que tu viens aujourd’hui me reprocher une faute avec cette femme !
      9 Que Dieu me punisse très sévèrement si je n’œuvre pas à la réalisation de ce que l’Eternel a promis à David.
      10 Car il a juré d’enlever la royauté à la famille de Saül et d’affermir l’autorité royale de David sur Israël et sur Juda depuis Dan jusqu’à Beer-Chéba.
      11 Ich-Bocheth ne put lui répliquer un seul mot car il avait peur de lui.
      12 Abner envoya des émissaires auprès de David pour lui faire cette proposition : —A qui doit appartenir ce pays ? Conclus une alliance avec moi et je t’aiderai à rallier tout Israël autour de toi.
      13 —D’accord, leur répondit David, je ferai alliance avec toi, mais à une condition : je ne te recevrai pas si tu ne m’envoies pas d’abord Mikal, la fille de Saül, lorsque tu viendras me rencontrer.
      14 En même temps, David envoya des messagers à Ich-Bocheth, fils de Saül, pour lui dire : —Rends-moi ma femme Mikal que j’ai acquise au prix de cent prépuces de Philistins.
      15 Ich-Bocheth la fit enlever chez son second mari Paltiel, fils de Laïch,
      16 qui la suivit en pleurant jusqu’à Bahourim. Là, Abner lui ordonna de retourner chez lui — et il s’en alla.
      17 Abner engagea des pourparlers avec les responsables d’Israël. Il leur dit : —Depuis longtemps déjà vous souhaitez que David devienne votre roi.
      18 Le moment est venu de passer aux actes. Rappelez-vous que l’Eternel a promis à David : « C’est par David, mon serviteur, que je délivrerai mon peuple Israël des Philistins et de tous ses ennemis. »
      19 Abner s’entretint de la même manière avec les responsables de la tribu de Benjamin, puis il se rendit à Hébron pour communiquer à David les décisions prises en accord avec les autres Israélites et toute la tribu de Benjamin.
      20 Il arriva chez David à Hébron accompagné de vingt hommes. David leur offrit à tous un festin.
      21 Puis Abner lui dit : —Je m’en vais rassembler tout Israël autour de mon seigneur le roi ; ils concluront une alliance avec toi, et tu régneras partout où tu voudras. David le laissa partir et celui-ci s’en alla en paix.
      22 Peu après, Joab et les hommes de David rentrèrent d’une expédition militaire en rapportant un butin considérable. Abner n’était plus chez David à Hébron, puisque celui-ci l’avait laissé repartir en paix.
      23 Quand Joab et toute l’armée qui l’accompagnait arrivèrent, on informa Joab qu’Abner, fils de Ner, était venu trouver le roi et que celui-ci l’avait laissé repartir en paix.
      24 Alors Joab se rendit auprès du roi et lui dit : —Qu’as-tu fait ? Abner est venu vers toi et toi, tu l’as laissé repartir librement !
      25 Tu le connais donc, cet Abner, fils de Ner : c’est pour te tromper qu’il est venu, pour apprendre quels sont tes plans de campagne et pour savoir tout ce que tu fais.
      26 Joab sortit de chez David et sans que celui-ci en sache rien, il envoya sur les pas d’Abner des messagers qui lui firent rebrousser chemin depuis la citerne de Sira.
      27 Quand Abner fut de retour à Hébron, Joab l’entraîna à l’écart à l’intérieur de la porte de la ville comme pour lui parler confidentiellement, et là il le poignarda en plein ventre et le tua pour venger la mort de son frère Asaël.
      28 Quand David apprit ce qui s’était passé, il s’écria : —Je suis à jamais innocent devant l’Eternel, moi ainsi que mon royaume, du meurtre d’Abner, fils de Ner.
      29 Que la responsabilité de ce meurtre retombe sur Joab et sa famille ! Qu’il ne cesse d’y avoir parmi ses descendants quelqu’un qui soit atteint d’un flux ou de la lèpre, ou qui s’appuie sur des béquilles, ou qui meure par l’épée, ou qui manque de nourriture !
      30 Joab et son frère Abichaï avaient assassiné Abner, parce qu’il avait tué leur frère Asaël au cours de la bataille de Gabaon.
      31 David ordonna à Joab et à toute la troupe qui l’accompagnait : —Déchirez vos vêtements, revêtez-vous d’un habit de toile de sac et portez le deuil pour Abner ! Le roi David marchait derrière le cercueil.
      32 On enterra Abner à Hébron ; le roi éclata en sanglots sur son tombeau et tout le peuple se mit à pleurer.
      33 Puis le roi entonna sur Abner la complainte que voici : Fallait-il qu’Abner meure comme les *insensés ?
      34 Tu n’avais pas les mains liées ni les pieds enchaînés. Pourtant tu es tombé comme lorsque l’on tombe devant des gens pervers. Et tout le peuple se remit à pleurer sur lui.
      35 Ensuite tout le monde pressa David de prendre quelque nourriture pendant qu’il faisait encore jour. Mais il fit ce serment : —Que Dieu me punisse très sévèrement si je mange un seul morceau de pain ou quoi que ce soit d’autre avant le coucher du soleil.
      36 Tout le peuple en eut connaissance et l’approuva, comme du reste il approuvait tout ce que faisait le roi.
      37 Toute l’armée et tout Israël reconnurent ce jour-là que le roi n’était pour rien dans l’assassinat d’Abner, fils de Ner.
      38 Le roi dit à ses officiers : —Est-ce que vous vous rendez compte qu’un prince et un grand chef est tombé aujourd’hui en Israël ?
      39 Même si j’ai reçu l’onction royale, je suis encore faible, et ces gens, les fils de Tserouya, sont trop puissants pour moi. Que l’Eternel lui-même punisse celui qui a commis ce crime selon le mal qu’il a fait !

      2 Samuel 5

      1 Des représentants de toutes les tribus d’Israël vinrent auprès de David à Hébron et lui dirent : —Nous voici ! Nous sommes de ta race et de ton sang.
      2 Autrefois déjà, du temps où Saül était notre roi, c’est toi qui dirigeais les expéditions militaires d’Israël. Or l’Eternel t’a promis que tu serais le berger d’Israël son peuple et que tu en deviendrais le chef.
      3 Ainsi tous les responsables d’Israël vinrent trouver le roi à Hébron. Là, le roi David conclut une alliance avec eux devant l’Eternel, et ils lui conférèrent l’onction pour le faire roi d’Israël.
      4 David était âgé de trente ans à son avènement, et son règne dura quarante ans.
      5 Il régna sept ans et six mois sur Juda à Hébron, et il régna trente-trois ans sur tout Israël et Juda à Jérusalem.
      6 Le roi marcha avec ses hommes sur Jérusalem pour combattre les Yebousiens qui habitaient la région. Ceux-ci déclarèrent à David : —Tu n’entreras pas ici ! Même des aveugles et des boiteux te repousseraient. C’était une manière de dire : David n’entrera pas dans la ville.
      7 Mais David s’empara de la forteresse de *Sion, qu’on appelle la cité de David.
      8 Ce jour-là, David avait déclaré à ses hommes : Celui qui veut battre les Yebousiens n’a qu’à grimper par le canal souterrain pour les atteindre. Quant à ces boiteux et ces aveugles, je les déteste. C’est de là que vient le dicton : Les aveugles et les boiteux n’entreront pas dans ma maison.
      9 David s’installa dans la forteresse qu’il appela la cité de David. Il fit des constructions tout autour, depuis les terrasses aménagées pour les cultures jusque vers l’intérieur.
      10 David devenait de plus en plus puissant, et l’Eternel, le Dieu des armées célestes, était avec lui.
      11 Hiram, le roi de Tyr, envoya une délégation à David, en lui faisant livrer du bois de cèdre et en lui envoyant des charpentiers et des tailleurs de pierre qui lui construisirent un palais.
      12 David reconnut alors que l’Eternel le confirmait comme roi sur Israël et qu’il donnait de l’éclat à son règne à cause d’Israël, son peuple.
      13 Après son départ d’Hébron et son installation à Jérusalem, David épousa encore d’autres femmes de premier et de second rang, dont il eut des fils et des filles.
      14 Voici les noms de ses enfants nés à Jérusalem : Chammoua, Chobab, Nathan, Salomon,
      15 Yibhar, Elichoua, Néphég, Yaphia,
      16 Elichama, Elyada et Eliphéleth.
      17 Lorsque les Philistins apprirent que David avait été établi roi d’Israël par l’onction, ils se mirent tous en campagne à sa recherche. David en fut informé et se retira dans la forteresse.
      18 Les Philistins arrivèrent et se déployèrent dans la vallée des Rephaïm.
      19 David consulta l’Eternel et lui demanda : —Dois-je attaquer les Philistins ? Me donneras-tu la victoire sur eux ? L’Eternel répondit à David : —Attaque-les ! Car je t’assure que je te donnerai la victoire sur les Philistins.
      20 David se rendit donc jusqu’à Baal-Peratsim et les battit là. Puis il déclara : —Comme les eaux rompent une digue, l’Eternel a fait une brèche devant moi dans les rangs de mes ennemis. C’est pourquoi on a donné à ce lieu le nom de Baal-Peratsim (le Maître des brèches).
      21 Les Philistins abandonnèrent leurs idoles sur place, et David et ses gens les emportèrent.
      22 Les Philistins revinrent à l’attaque et se déployèrent de nouveau dans la vallée des Rephaïm.
      23 David consulta l’Eternel qui lui répondit : —Ne les attaque pas de front ! Contourne-les par leurs arrières, puis reviens sur eux en face de la forêt des mûriers.
      24 Quand tu entendras un bruissement de pas dans les cimes des mûriers, alors hâte-toi, car je me serai mis en campagne devant toi pour battre l’armée des Philistins.
      25 David fit ce que l’Eternel lui avait ordonné, et il battit les Philistins en les poursuivant depuis Guéba jusqu’à l’entrée de Guézer.

      2 Samuel 8

      16 Joab, fils de Tserouya, était à la tête de l’armée ; Josaphat, fils d’Ahiloud, était archiviste ;

      2 Samuel 10

      1 Quelque temps après, le roi des Ammonites mourut, et Hanoun son fils régna à sa place.
      2 David se dit : « Je veux témoigner de la bonté au jeune roi comme son père m’en a témoigné. » David lui envoya donc certains de ses hauts fonctionnaires pour lui présenter ses condoléances à l’occasion de la mort de son père. Lorsque ceux-ci arrivèrent au pays des Ammonites,
      3 les dirigeants de ce peuple dirent à Hanoun, leur souverain : —Crois-tu que ce soit pour honorer la mémoire de ton père que David t’envoie des gens t’adresser des condoléances ? N’est-ce pas plutôt pour reconnaître et espionner la ville afin de la détruire ?
      4 Alors Hanoun s’empara des ambassadeurs de David, leur fit raser la moitié de la barbe et leur fit couper les habits à mi-corps jusqu’en bas du dos, puis il les renvoya.
      5 Ceux-ci en furent si honteux que, lorsqu’on informa David de ce qui s’était passé, il envoya des messagers à leur rencontre pour leur faire dire : —Restez à Jéricho jusqu’à ce que votre barbe ait repoussé ; vous reviendrez ensuite.
      6 Les Ammonites comprirent qu’ils s’étaient rendus odieux à David. Alors ils envoyèrent des hommes pour enrôler à leur solde vingt mille mercenaires chez les Syriens de Beth-Rehob et de Tsoba, mille hommes chez le roi de Maaka, et douze mille chez celui de Tob.
      7 Quand David l’apprit, il envoya contre eux Joab à la tête de toute l’armée des soldats de métier.
      8 Les Ammonites firent une sortie et se rangèrent en ordre de bataille à la porte de leur capitale, tandis que les Syriens de Tsoba et de Rehob avec les soldats de Tob et de Maaka restaient à part en rase campagne.
      9 Voyant qu’il aurait à faire face sur deux fronts à la fois, devant et derrière lui, Joab sélectionna ses meilleurs soldats et les fit ranger en ordre de bataille face aux Syriens ;
      10 il confia le commandement du reste de l’armée à son frère Abichaï qui le rangea en ordre de bataille pour affronter les Ammonites.
      11 Joab dit à son frère : —Si tu vois que les Syriens l’emportent sur moi, tu viendras à ma rescousse ; si les Ammonites sont plus forts que toi, c’est moi qui viendrai à ton secours.
      12 Bon courage, et luttons vaillamment pour défendre notre peuple et les villes de notre Dieu ! Et que l’Eternel fasse ce qu’il jugera bon !
      13 Alors Joab et sa troupe s’avancèrent pour le combat contre les Syriens. Ceux-ci prirent la fuite devant eux.
      14 Quand les Ammonites virent que les Syriens avaient pris la fuite, ils s’enfuirent à leur tour devant Abichaï et se retirèrent dans la ville. Alors Joab mit fin à la campagne contre les Ammonites et rentra à Jérusalem.
      15 Les Syriens, voyant qu’ils avaient été mis en fuite par les Israélites, rassemblèrent toutes leurs troupes.
      16 Le roi Hadadézer envoya des messagers pour mobiliser les Syriens établis de l’autre côté de l’Euphrate. Ils arrivèrent à Hélam avec, à leur tête, Chobak, le chef de l’armée de Hadadézer.
      17 Quand David en fut informé, il mobilisa tout Israël, traversa le *Jourdain et marcha sur Hélam. Les Syriens se rangèrent en ordre de bataille pour affronter David et engagèrent le combat,
      18 mais ils furent mis en fuite par les Israélites. David leur tua sept cents chevaux attelés aux chars et quarante mille soldats sur char. Il frappa aussi Chobak, leur général en chef, qui mourut sur le champ de bataille.
      19 Quand tous les rois vassaux de Hadadézer virent qu’ils avaient été battus par Israël, ils firent la paix avec les Israélites et leur furent assujettis. Après cela, les Syriens n’osèrent plus venir au secours des Ammonites.

      2 Samuel 15

      1 Après cela, Absalom se procura un char et des chevaux ainsi qu’une garde personnelle de cinquante hommes qui couraient devant son char.
      2 Il se levait de bon matin et se postait au bord de la route qui conduisait à l’entrée de la ville. Chaque fois que passait un homme qui se rendait auprès du roi pour demander justice à propos d’un litige, Absalom l’interpellait et lui demandait : —De quelle ville viens-tu ? L’autre répondait : —Ton serviteur est de telle tribu d’Israël.
      3 Alors Absalom lui disait : —Ta cause est juste et tu es dans ton bon droit, mais vois-tu, personne ne t’écoutera chez le roi.
      4 Puis il ajoutait : —Ah ! si je rendais la justice dans ce pays ! Tous ceux qui seraient en litige ou en procès viendraient me trouver et je leur ferais justice !
      5 Quand quelqu’un s’approchait pour s’incliner devant lui, il lui tendait la main, le saisissait et l’embrassait.
      6 Absalom agissait ainsi envers tous ceux d’Israël qui se rendaient auprès du roi pour demander justice. De cette manière, il conquit insidieusement les suffrages des gens d’Israël.
      7 Au bout de quatre ans, Absalom dit au roi : —Permets-moi d’aller à Hébron pour accomplir un *vœu que j’ai fait à l’Eternel.
      8 En effet, pendant son séjour à Guechour en Syrie, ton serviteur a fait ce vœu : Si l’Eternel me laisse retourner à Jérusalem, je lui offrirai un sacrifice.
      9 Le roi lui dit : —Va en paix ! Absalom partit donc et se rendit à Hébron.
      10 De là, il envoya des émissaires dans toutes les tribus d’Israël pour dire : —Dès que vous entendrez une sonnerie de cor, vous pourrez dire : « Absalom est devenu roi à Hébron. »
      11 Deux cents hommes de Jérusalem, invités par Absalom, partirent de bonne foi avec lui, sans se douter de ses intentions.
      12 Pendant qu’Absalom offrait les sacrifices, il envoya chercher Ahitophel, le Guilonite, conseiller de David, dans la ville de Guilo. Ainsi la conjuration devint puissante et le parti d’Absalom fut de plus en plus nombreux.
      13 On vint annoncer à David que les Israélites prenaient parti pour Absalom.
      14 Alors David dit à tous ses ministres qui étaient avec lui à Jérusalem : —Allons, fuyons au plus vite, sans quoi personne n’échappera à Absalom. Hâtez-vous de partir, sinon il nous prendra de vitesse et nous rattrapera ; il nous précipitera alors dans le malheur et massacrera toute la population de la ville.
      15 Les ministres lui dirent : —Quelle que soit la décision que prenne notre seigneur le roi, nous sommes là à sa disposition.
      16 Le roi partit à pied, suivi de tous ses proches. Il ne laissa que dix épouses de second rang pour garder le palais.
      17 Il sortit accompagné de toute la population, et ils firent halte près de la dernière maison de la ville.
      18 Tous ses fonctionnaires marchaient à ses côtés, ainsi que sa garde personnelle composée des Kérétiens et des Pélétiens, tandis que les six cents Gathiens, qui l’avaient suivi depuis Gath, précédaient le roi.
      19 Le roi demanda à Ittaï, le chef des Gathiens : —Pourquoi veux-tu venir, toi aussi avec nous ? Rebrousse chemin et reste avec le nouveau roi ! Après tout, tu es un étranger ici et tu es en exil loin de ta patrie.
      20 Tu n’es à mon service que depuis peu de temps, alors pourquoi t’entraînerais-je aujourd’hui dans une aventure ? Moi-même je m’en vais sans savoir où. Retourne plutôt et emmène tes compagnons avec toi ! Que l’Eternel te témoigne sa grande bonté !
      21 Mais Ittaï répondit au roi : —Aussi vrai que l’Eternel est vivant et que mon seigneur le roi est vivant, ton serviteur restera avec mon seigneur le roi partout où il ira, soit pour mourir, soit pour vivre.
      22 David lui répondit : —C’est bon ! Va donc et passe devant ! Ittaï de Gath passa devant avec tous ses hommes et tous les membres de leurs familles.
      23 A mesure que la troupe passait, toute la population du pays se lamentait à grands cris. Le roi franchit la vallée du Cédron avec toute sa suite et s’avança sur la route qui mène au désert.
      24 Tsadoq vint aussi avec tous les lévites qui portaient le *coffre de l’alliance de Dieu. Ils déposèrent le coffre de Dieu à terre tandis qu’Abiatar offrait des sacrifices jusqu’à ce que toute la population eut fini de sortir de la ville.
      25 Mais le roi dit à Tsadoq : —Ramène le coffre de Dieu dans la ville. Si l’Eternel m’est favorable, il me fera revenir et me permettra de revoir le coffre ainsi que le sanctuaire.
      26 Si, par contre, il déclare : « Je ne prends plus plaisir en toi », eh bien, qu’il me traite comme bon lui semblera.
      27 Le roi dit encore au prêtre Tsadoq : —N’es-tu pas un prophète ? Retourne tranquillement dans la ville et que ton fils Ahimaats et Jonathan, fils d’Abiatar, vos deux fils vous accompagnent.
      28 Quant à moi, j’attendrai aux défilés du désert jusqu’à ce que je reçoive un message de votre part qui me donne des nouvelles.
      29 Ainsi Tsadoq et Abiatar rapportèrent le coffre de Dieu à Jérusalem et ils y restèrent.
      30 Cependant David gravissait pieds nus et la tête voilée la montée des Oliviers, il s’avançait en pleurant. Tous ceux qui l’accompagnaient s’étaient aussi voilé la tête et montaient en pleurant.
      31 On vint rapporter à David qu’Ahitophel s’était joint aux conspirateurs autour d’Absalom. David s’écria : —O Eternel, rends les conseils d’Ahitophel inefficaces !
      32 Lorsque David eut atteint le sommet de la colline où l’on adore Dieu, Houchaï l’Arkien, son conseiller personnel, vint à sa rencontre, son vêtement déchiré et la tête couverte de poussière.
      33 David lui dit : —Si tu me suis, tu me seras à charge.
      34 Mais si, au contraire, tu retournes à la ville et si tu dis à Absalom : « Je suis ton serviteur, ô roi ! J’ai été jusqu’ici au service de ton père, mais maintenant c’est toi que je veux servir », tu pourras contrecarrer en ma faveur les conseils d’Ahitophel.
      35 De plus, tu auras l’appui des prêtres Tsadoq et Abiatar. Tu leur rapporteras tout ce que tu apprendras au palais royal.
      36 Leurs deux fils, Ahimaats, fils de Tsadoq, et Jonathan, fils d’Abiatar, sont avec eux : vous me communiquerez par leur intermédiaire toutes les nouvelles que vous apprendrez.
      37 Houchaï, l’ami de David, retourna donc en ville au moment où Absalom faisait son entrée à Jérusalem.

      2 Samuel 18

      1 David passa en revue les troupes qui étaient avec lui et il nomma des officiers, chefs de « milliers » et de « centaines ».
      2 Ensuite, il partagea l’armée en trois corps qu’il confia à Joab, à Abichaï, fils de Tserouya, frère de Joab, et à Ittaï, de Gath. Puis il annonça à la troupe qu’il les accompagnerait lui-même au combat.
      3 Mais les soldats s’écrièrent : —Non, tu ne dois pas venir avec nous ! Car si nous étions mis en fuite, on ne ferait pas attention à nous, et si même la moitié d’entre nous succombait, on n’y attacherait pas d’importance, mais toi, tu comptes autant que dix mille d’entre nous ; d’autre part, il est préférable que tu puisses à tout moment venir à notre aide depuis la ville.
      4 Le roi leur dit : —Je ferai ce que vous jugerez bon. Il se plaça donc près de la porte de la ville et toute l’armée sortit par « centaines » et par « milliers ».
      5 Le roi donna cet ordre à Joab, à Abichaï et à Ittaï : —Par égard pour moi, ménagez le jeune Absalom ! Toute la troupe l’entendit donner cet ordre à tous les chefs de l’armée au sujet d’Absalom.
      6 L’armée sortit dans la campagne pour aller combattre Israël. La bataille s’engagea dans la forêt d’Ephraïm.
      7 L’armée d’Israël fut battue là par les hommes de David, elle subit une lourde perte de vingt mille hommes.
      8 Les combattants s’éparpillèrent sur toute la région et, ce jour-là, ceux qui trouvèrent la mort dans la forêt furent plus nombreux que ceux qui furent tués par l’épée.
      9 Absalom se trouva soudain face à face avec des hommes de David ; il s’enfuit sur son mulet qui s’engagea sous les branches enchevêtrées d’un grand chêne. Sa chevelure s’accrocha aux branches de l’arbre et il demeura suspendu entre ciel et terre tandis que son mulet s’échappait sous lui.
      10 Un soldat le vit et le rapporta à Joab. Il dit : —Je viens de voir Absalom suspendu à un chêne.
      11 Joab lui dit : —Comment ? Tu l’as vu ! Alors pourquoi ne l’as-tu pas abattu sur-le-champ ? Je t’aurais bien donné dix pièces d’argent et une ceinture d’apparat.
      12 Mais le soldat lui répondit : —Non, même si tu me pesais et me mettais en main mille pièces d’argent, je ne porterais pas la main sur le fils du roi, car nous avons entendu l’ordre que le roi t’a donné, à toi comme à Abichaï et à Ittaï, lorsqu’il a dit : « Par égard pour moi, épargnez le jeune Absalom. »
      13 D’ailleurs, si j’avais agi traîtreusement au péril de ma vie, le roi aurait fini par le découvrir — car rien ne lui demeure caché — et toi-même tu te serais bien gardé d’intervenir en ma faveur.
      14 Joab s’écria : —Je n’ai pas de temps à perdre à rester là avec toi. Il empoigna trois épieux et les planta dans la poitrine d’Absalom retenu vivant au milieu du chêne.
      15 Puis les dix soldats qui portaient les armes de Joab entourèrent aussitôt Absalom et lui portèrent leurs coups pour l’achever.
      16 Alors Joab fit sonner du cor pour arrêter le combat. Son armée cessa de poursuivre celle d’Israël et prit le chemin du retour, car Joab voulait épargner le peuple.
      17 On saisit le corps d’Absalom et on le jeta dans une fosse profonde en pleine forêt, puis on accumula sur lui un énorme tas de pierres. Pendant ce temps, les hommes d’Israël s’enfuirent, chacun chez soi.
      18 De son vivant, Absalom s’était fait ériger la *stèle qui est dans la vallée royale, car il disait : —Je n’ai pas de fils pour perpétuer mon nom. Il avait donné son propre nom à la stèle qui s’appelle encore aujourd’hui le Monument d’Absalom.
      19 Ahimaats, fils de Tsadoq, dit à Joab : —Permets-moi de courir annoncer au roi la nouvelle que l’Eternel lui a rendu justice en le délivrant de ses ennemis.
      20 Joab lui répondit : —Si tu y vas, tu ne seras pas porteur d’une bonne nouvelle aujourd’hui. Tu pourras être une autre fois porteur de bonnes nouvelles. Mais aujourd’hui, ce ne sera pas une bonne nouvelle puisque le fils du roi est mort.
      21 Joab dit à un Ethiopien : —Va raconter au roi ce que tu as vu. L’homme s’inclina devant Joab et partit en courant.
      22 Ahimaats, fils de Tsadoq, revint à la charge et insista auprès de Joab : —Advienne que pourra ! Laisse-moi courir derrière cet Ethiopien. Mais Joab lui dit : —Pourquoi veux-tu courir, mon ami ? Pareille nouvelle ne te vaudra aucune récompense !
      23 Advienne que pourra, répéta-t-il, je voudrais y courir. —Eh bien, cours donc, lui dit Joab. Ahimaats s’élança sur le chemin de la plaine du *Jourdain et dépassa l’Ethiopien.
      24 David était assis entre la porte extérieure et la porte intérieure de la ville. La sentinelle se rendit sur le rempart, au-dessus de la porte, et scruta l’horizon. Soudain, elle aperçut au loin un homme qui courait seul.
      25 La sentinelle cria la nouvelle pour en informer le roi. Celui-ci lui répondit : —S’il est seul, il apporte une bonne nouvelle. L’homme poursuivait sa course et s’approchait.
      26 Alors la sentinelle aperçut un autre homme qui courait. Elle cria au gardien de la porte : —Voilà un autre coureur isolé. Le roi déclara : —Lui aussi apporte une bonne nouvelle.
      27 La sentinelle reprit : —A la manière de courir du premier, je crois reconnaître Ahimaats, fils de Tsadoq. Le roi dit : —C’est un homme de bien, et il apporte certainement une bonne nouvelle.
      28 Ahimaats s’approcha et s’écria en s’adressant au roi : —Tout va bien ! Puis il se prosterna devant le roi, le visage contre terre, et dit : —Béni soit l’Eternel ton Dieu, qui t’a donné la victoire sur ceux qui avaient osé s’attaquer au roi mon seigneur.
      29 Le roi lui demanda : —Est-ce que le jeune Absalom est sain et sauf ? Ahimaats répondit : —Au moment où Joab m’a envoyé vers toi en même temps qu’un autre serviteur, j’ai vu qu’on s’agitait beaucoup, mais je ne sais pas pourquoi.
      30 Le roi lui dit : —Mets-toi de côté et tiens-toi là. Il s’écarta et attendit.
      31 Alors l’Ethiopien arriva et dit : —C’est une bonne nouvelle que je viens apprendre au roi mon seigneur, car l’Eternel t’a rendu justice aujourd’hui en te délivrant de tous ceux qui s’étaient révoltés contre toi.
      32 Le roi lui demanda alors : —Le jeune Absalom, est-il sain et sauf ? L’Ethiopien répondit : —Que tous les ennemis de mon seigneur le roi et tous ceux qui se révoltent contre toi pour te faire du mal subissent le même sort que ce jeune homme.

      Esdras 5

      9 Nous avons interrogé les responsables parmi eux et nous leur avons demandé : Qui vous a donné l’autorisation de rebâtir ce sanctuaire et de relever ces murs ?

      Esdras 6

      7 Laissez se poursuivre les travaux de reconstruction de ce temple. Que le gouverneur des Juifs et leurs responsables le rebâtissent sur son ancien emplacement.

      Esdras 10

      8 Les chefs et les responsables du peuple avaient décidé que ceux qui ne se présenteraient pas dans un délai de trois jours verraient tous leurs biens *voués à l’Eternel et seraient eux-mêmes exclus de la communauté des anciens déportés.

      Néhémie 2

      16 Les chefs de la ville ignoraient où j’étais allé et ce que j’avais fait. Jusque là, je n’avais informé ni les Juifs, ni les prêtres, ni les notables, ni les chefs, ni les autres responsables qui s’occupaient des travaux.

      Néhémie 5

      14 Depuis le jour où j’avais été nommé gouverneur de la province de Juda, c’est-à-dire depuis la vingtième année jusqu’à la trente-deuxième année du règne d’Artaxerxès, soit pendant douze ans, ni moi ni mes proches nous n’avons vécu des revenus dus au gouverneur.

      Esaïe 28

      6 Il insufflera la justice à qui rend la justice, et il sera la force de celui qui repousse l’ennemi jusqu’aux portes.

      Amos 4

      6 « Moi, je vous ai laissés le ventre vide dans toutes vos cités, j’ai fait manquer de pain dans toutes vos bourgades. Malgré cela, vous n’êtes pas revenus jusqu’à moi, l’Eternel le déclare.

      Amos 7

      1 Or voici ce que me fit voir le Seigneur, l’Eternel. Il y avait un essaim de criquets au temps où le regain commençait à pousser. C’était après la coupe que l’on fait pour le roi.

      Matthieu 5

      22 Eh bien, moi, je vous dis : Celui qui se met en colère contre son frère sera traduit en justice. Celui qui lui dit « imbécile » passera devant le tribunal, et celui qui le traite de fou est bon pour le feu de l’enfer.

      Romains 4

      1 Prenons l’exemple d’*Abraham, l’ancêtre de notre peuple, selon la descendance physique. Que pouvons-nous dire à son sujet ? Quelle a été son expérience ?
      2 S’il a été déclaré juste en raison de ce qu’il a fait, alors certes, il peut se vanter. Mais ce n’est pas ainsi que Dieu voit la chose !
      3 En effet, que dit l’Ecriture ? Abraham a eu *confiance en Dieu, et Dieu, en portant sa foi à son crédit, l’a déclaré juste.
      4 Si quelqu’un accomplit un travail, on lui compte son salaire non pas comme si on lui faisait une faveur, mais d’après ce qui lui est dû.
      5 Et si quelqu’un n’accomplit pas d’œuvre mais place sa confiance en Dieu qui déclare justes les pécheurs, Dieu le déclare juste en portant sa foi à son crédit.
      6 *David exprime aussi de la même manière le bonheur de l’homme que Dieu déclare juste sans qu’il ait produit d’œuvres pour le mériter :
      7 Heureux ceux dont les fautes ont été pardonnées et dont les péchés ont été effacés.
      8 Heureux l’homme au compte de qui le Seigneur ne porte pas le péché.
      9 Ce bonheur est-il réservé aux seuls *circoncis, ou est-il aussi accessible aux incirconcis ? Nous venons de le dire : Abraham a été déclaré juste par Dieu qui a porté sa foi à son crédit.
      10 A quel moment cela a-t-il eu lieu ? Quand il était circoncis ou quand il était encore incirconcis ? Ce n’est pas quand il était circoncis, mais quand il ne l’était pas encore.
      11 Et Dieu lui donna ensuite le signe de la circoncision comme sceau de la justice qu’il avait déjà reçue par la foi avant d’être circoncis. Il est devenu ainsi le père de tous ceux qui croient sans être circoncis pour qu’eux aussi soient déclarés justes par Dieu de la même manière.
      12 Il est aussi devenu le père des circoncis qui ne se contentent pas d’avoir la circoncision, mais qui suivent l’exemple de la foi que notre père Abraham a manifestée alors qu’il était encore incirconcis.
      13 Car la promesse de recevoir le monde en héritage a été faite à Abraham et à sa descendance non parce qu’il avait obéi à la *Loi, mais parce que Dieu l’a déclaré juste à cause de sa foi.
      14 En effet, s’il faut être sous le régime de la Loi pour avoir droit à cet héritage, alors la foi est sans objet et la promesse est annulée.
      15 Car la Loi produit la colère de Dieu. Or, là où il n’y a pas de Loi, il n’y a pas non plus de transgression.
      16 Voilà pourquoi l’héritage est promis à la foi : c’est pour qu’il soit un don de la grâce. Ainsi, la promesse se trouve confirmée à toute la descendance d’Abraham, c’est-à-dire non seulement à celle qui est sous le régime de la Loi, mais aussi à celle qui partage la foi d’Abraham. Il est notre père à tous,
      17 comme le dit l’Ecriture : Je t’ai établi pour être le père d’une multitude de peuples. Placé en présence de Dieu, il mit sa confiance en celui qui donne la vie aux morts et appelle à l’existence ce qui n’existe pas.
      18 Alors que tout lui interdisait d’espérer, il a espéré et il a cru. Ainsi il est devenu le père d’une multitude de peuples conformément à ce que Dieu lui avait dit : Ta descendance sera nombreuse.
      19 Il considéra son corps, qui était comme mort — il avait presque cent ans — et celui de Sara, qui ne pouvait plus donner la vie, et sa foi ne faiblit pas.
      20 Au contraire : loin de mettre en doute la promesse et de refuser de croire, il trouva sa force dans la foi, en reconnaissant la grandeur de Dieu
      21 et en étant absolument persuadé que Dieu est capable d’accomplir ce qu’il a promis.
      22 C’est pourquoi, Dieu l’a déclaré juste en portant sa foi à son crédit.
      23 Or si cette parole : Dieu a porté sa foi à son crédit a été consignée dans l’Ecriture, ce n’est pas seulement pour Abraham.
      24 Elle nous concerne nous aussi. Car la foi sera aussi portée à notre crédit, à nous qui plaçons notre confiance en celui qui a ressuscité des morts Jésus notre Seigneur ;
      25 il a été livré pour nos fautes, et Dieu l’a ressuscité pour que nous soyons déclarés justes.

      Romains 15

      5 Que Dieu, source de toute patience et de tout réconfort, vous donne de vivre en plein accord les uns avec les autres, conformément à l’enseignement de Jésus-Christ.
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