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INSPIRATION

Le mot vient du verbe inspirer, dérivé lui-même de deux mots latins : in (=dans) et spirare (=souffler), et qui signifie par conséquent « mettre un souffle, un esprit dans quelqu'un ». A strictement parler, l'homme seul est apte à recevoir une inspiration ; inspiré par l'influence d'un autre homme, il peut l'être aussi par des paysages ou des objets qu'il contemple, par des sons qu'il entend, par des événements qui se répercutent en lui ; mais surtout l'inspiration lui viendra de l'Être qui le dépasse infiniment, de Dieu. Lorsqu'on étend l'idée d'inspiration à des actes ou à des objets inanimés, c'est somme toute par manière de parler ; dire qu'une action, qu'une oeuvre d'art ou qu'un livre sont inspirés signifie qu'on en considère l'auteur comme une personnalité inspirée.

Nous aurons à traiter successivement deux points nettement distincts, qui répondent aux deux questions suivantes :

Qu'entend-on dans la Bible en disant d'un homme qu'il est inspiré ?

Qu'entend-on en affirmant que les Saintes Écritures sont inspirées ?

I L'inspiration de l'homme d'après la Bible.

Un homme est considéré comme inspiré lorsqu'il agit sous l'impulsion d'une force qui le domine ; cette force est en général l'Esprit divin. Mais la Bible présente cette intervention de l'Esprit sous des formes nombreuses, dont quelques-unes sont très différentes de ce que nous appelons inspiration.

1. L'Esprit de Dieu anime tout être humain

L'Esprit de Dieu constitue le principe de vie dans l'être humain (Ge 2:7, Job 33:4) et peut même rendre la vie à des corps morts (Eze 37:9 et suivant, Ap 11:11) ; les animaux doivent l'existence à cet Esprit (Ps 104:30). Plus encore, cet Esprit se mouvait déjà sur la terre informe et vide (Ge 12).

2. L'intelligence et la sagesse sont inspirées à l'homme

L'Esprit représente plus encore que la vie ; c'est par lui que l'homme est un être doué d'intelligence (De 34:9, Job 32:8 35:11). Une sagesse au-dessus de la moyenne est un effet de l'Esprit (Ge 41:38, Ex 31:3 35:31, No 27:18,1Ro 3:28, Esa 11:2 42:1). Les qualités morales en proviennent également (Ne 9:20, Ps 51:12, Esa 63:10, Eze 36:26).

3. Le courage, l'habileté, la force physique sont parfois des formes d'inspiration

Ainsi dans Jug 6:34 11:29 14:6 15:4 Parfois même des actes que nous jugeons cruels sont considérés comme inspirés par l'Esprit (Jug 14:19).

4. Une inspiration divine est à l'origine de certaines intuitions subites, de ce que nous appelons « des inspirations ».

Cette signification se rencontre fréquemment dans le N. T (Lu 2:27 12:12, Ac 10:19 11:12).

5.

Mais lorsque la Bible parle de personnes inspirées, il s'agit avant tout de ceux qui ont été appelés par Dieu à une tâche spéciale

Les juges furent des inspirés, les premiers rois aussi (Jug 3:10 13:25,1Sa 10:6,9 11:5 16:13,2Sa 23:2).

Les prophètes sont saisis par l'Esprit divin : (2Ch 24:20, Ne 9:30, Esa 6 61:1, Jer 42:7, Eze 1-3 11:5, Am 7, Mic 3:8, Hab 2:1, Za 1:6, 2Pi 1:21), etc. Eux-mêmes se sentent pris par l'Esprit de Dieu (Esa 8:11, Jer 20:9, Am 3:8). Mais cette inspiration d'En-haut n'a rien de mécanique, puisqu'elle s'exprime parfois par l'intermédiaire d'un autre homme, ainsi Moïse et Aaron (Ex 4:16). D'ailleurs un prophète ne reçoit l'Esprit de l'Éternel que dans la mesure où il reste fidèle (Jer 15:19). Si les prophètes ou d'autres inspirés connaissent l'avenir, c'est par une intervention de l'Esprit (2Ch 20:14, Lu 2:25 et suivant, Ac 11:6 20:23). Des prédictions fausses sont une preuve que le prophète n'a pas été inspiré par Dieu (De 18:21 et suivant, Jer 23:16 28:15), à moins que ce ne soit Dieu lui-même qui ait envoyé un esprit de mensonge (1Ro 22:12 et suivant). Il arrive en effet que Dieu inspire le méchant qu'il veut perdre (Ex 4:21, Jug 9:23,2Ro 19:7), qu'il envoie un esprit mauvais (1Sa 16:14), provoquant la maladie (1Sa 18:10).

6. Plus encore que les prophètes, le Christ est Celui sur qui Dieu a mis son Esprit

Voir Mt 3:16 12:18, Lu 11:5, Ac 10:38. Les évangiles relèvent une intervention particulière de l'Esprit en certaines circonstances graves de la vie du Christ (Mt 4:1, Lu 10:21 etc.).

7. L'inspiration de l'Esprit dans l'Église primitive

La première Pentecôte est une manifestation de l'Esprit (Ac 2:4). L'Esprit saisit Saul de Tarse pour en faire un apôtre (Ac 9:17) ; il le guide en mainte occasion (Ac 13:9 15:28, Ro 15:19,1Co 7:40,1Th 1:5). L'Esprit confère le droit et le pouvoir d'exercer des fonctions dans l'Église (Ac 6:3,5 11:24 13:2 20:28 cf. No 11:25). Les charismes sont des dons de l'Esprit (Jn 20:22, Ro 12:6 et suivant, 1Co 12:1,11,28). Mais saint Paul met en garde contre les fausses inspirations (2Th 2:2, Mt 7:15 et suivant) ; de même 1Jn 4:1, qui recommande d'éprouver les esprits pour savoir s'ils sont de Dieu.

8. Avoir l'Esprit de Dieu signifie aussi, et plus simplement, être pieux

Ainsi dans No 11:17,29,2Ch 15:1 Eze 11:19 37:14, Za 12:10. Le N.T. considère souvent la piété chrétienne comme inspirée par l'Esprit (Lu 11:13, Jn 14:26, Ro 8:4,9,1Co 2:10 3:16 Eph 4:30 1Th 4:8 5:19, Jude 1:19). La vie chrétienne est le fruit de l'Esprit (Ac 13:52, Ro 14:17, Eph 5:18, Col 3:16). D'autre part, c'est l'Esprit qui fait comprendre les Écritures (Lu 24:25) et c'est par l'Esprit qu'on se convertit à la foi chrétienne (Ac 8:18 9:31 10:44 11:16 15:8 19:6,2Co 4:6). Si les persécutés rendent fidèlement leur témoignage, c'est qu'ils sont soutenus par l'Esprit (Mt 10:19, Ac 1:8 7:55)

9. Conclusion

Tels sont les divers sens que la Bible attribue à l'idée d'inspiration. Dans le langage religieux habituel, la notion d'inspiration se rapporte au fait que Dieu choisit, au cours des âges, certaines personnalités auxquelles Il se révèle, leur donnant un message particulier à transmettre à leurs contemporains. Dieu exige leur obéissance ; ils le savent, et cette conviction personnelle est l'une des formes de l'action de l'Esprit en eux ; le degré et la réalité de leur inspiration correspondent à l'exactitude de leur soumission à la volonté divine. Les prophètes ont été des inspirés parce qu'ils n'ont pas fermé leur coeur aux ordres de Dieu ; tout chrétien dont la vie est transformée par la foi est aussi un inspiré, en un certain sens. Mais parmi tous ceux dont parle la Bible, le Christ occupe une place unique : lui seul fut pleinement inspiré parce qu'en parfaite communion avec Dieu.

II L'inspiration des Saintes Écritures.

De tout temps les croyants, tant juifs que chrétiens, ont vu dans les Écritures saintes des livres inspirés. Mais cette inspiration a été comprise de plusieurs manières, que nous examinerons successivement. Prenant notre point de départ dans la pensée juive, nous indiquerons dans leurs grandes lignes les conceptions chrétiennes de l'inspiration biblique, en ayant soin de distinguer, à partir de la Réforme, entre les théories protestantes et les explications catholiques.

A. --L'INSPIRATION DES SAINTES ÉCRITURES DANS LE JUDAÏSME

Longtemps avant l'ère chrétienne, les Juifs ont vu dans leurs livres sacrés des livres écrits sous l'influence divine. Plus tard, le Talmud a distingué entre l'inspiration de Moïse, vrai secrétaire auquel Dieu dicta le Pentateuque, et celle de second ordre des autres écrivains sacrés, qui laisse une part plus grande à leur personnalité. Au Moyen âge, les théologiens juifs, poursuivant ces distinctions, reconnaissent trois degrés dans l'inspiration : au premier rang Moïse, puis les écrits dictés par l'esprit prophétique, puis le reste ; d'autres penseurs juifs vont plus loin et distinguent quatre degrés, même huit et onze degrés, d'inspiration dans les Écritures. Le judaïsme alexandrin, d'autre part, enseignait que le don de prophétie, possédé par les écrivains de l'A.T., existe aussi chez tout homme pieux et sage (voir préface de l'Ecclésiastique ou Siracide, et Sag 7:27). Et l'on prétendait même que les traducteurs de la version des LXX, qui ont mis en grec l'A.T., avaient été inspirés jusque dans leurs fautes de traduction ! Aux yeux de ces penseurs alexandrins (Philon, Josèphe), l'inspiration se présente comme une sorte d'extase.

B. --L'INSPIRATION DES SAINTES ÉCRITURES DANS LE CHRISTIANISME

1.

Avant la Réforme.

Les premiers penseurs chrétiens, qui auraient pu être influencés par les conceptions du judaïsme alexandrin, puisqu'ils écrivaient également en grec, n'abordent pas la question de l'inspiration des Écritures. Le Symbole des Apôtres ne renferme rien à ce sujet ; les Pères apostoliques (début du II° siècle) n'établissent pas de distinction précise entre l'inspiration des écrivains sacrés et celle dont ils reconnaissent l'existence chez tous les croyants ou qu'ils s'attribuent à eux-mêmes. Bientôt apparaît, chez quelques Pères, l'idée d'une inspiration passive. Les écrivains sacrés sont comparés à des lyres que touche l'artiste divin (Justin, Cohort. ad Graec, 8, col. 256s). Mais il ne s'agit en général que des écrivains de l'A.T., auxquels on ne craint pas d'associer la Sibylle (Justin). D'autres, tel Origène, voient dans l'inspiration un degré supérieur de l'illumination que possèdent tous les croyants.

Bientôt l'Église est unanime à enseigner que les prophètes n'ont jamais cessé d'avoir une pleine possession d'eux-mêmes. St Jérôme distingue entre les styles plus ou moins purs de leurs écrits et relève des fautes syntaxiques chez saint Paul ; ce qui ne l'empêche pas de conclure à une inspiration divine des Écritures. Plus tard saint Thomas d'Aquin, tout en décrivant l'inspiration comme un phénomène passif en un certain sens, découvre dans ce phénomène des formes diverses et des degrés différents ; l'homme qui sert d'instrument au Saint-Esprit peut, par sa faute, nuire à l'effet de ce dernier.

Parmi les précurseurs de la Réforme, Savona-role, qui se dit lui-même prophète, tient la Bible pour venue de Dieu ; toutefois il remarque que Dieu n'a pas employé les écrivains sacrés comme des machines, mais a laissé parler les bergers en bergers, les femmes en femmes, etc.

2.

La Réforme.

La Réforme s'est faite au nom de la Bible ; mais les Réformateurs y ont vu surtout un trésor religieux ; pour tout ce qui ne touche pas directement au domaine religieux, ils ont usé des Écritures avec une grande liberté. Luther, qui considère la Bible « comme si Dieu même y parlait », qui la proclame « reine, seule digne de commander et à qui tous doivent obéissance », qui même déclare qu'une de ses syllabes, un de ses titres, vaut plus que ciel et terre, n'en relève pas moins chez les auteurs sacrés des inexactitudes (Mt 24 et Mr 13 confondent deux sujets), des raisonnements peu solides (Ga 4:22 et suivant). « Christ est le maître, écrit-il, l'Écriture est le serviteur. Voici la vraie pierre de touche pour juger tous les livres : il faut voir s'ils font les affaires du Christ ou non. Le livre qui n'enseigne pas le Christ n'est pas non plus apostolique, serait-ce saint Pierre ou saint Paul qui l'eût écrit. En retour, celui qui prêche Christ est apostolique, aurait-il pour auteur Judas, Anne, Pilate ou Hérode... Jean accorde peu de place aux actes du Christ, beaucoup à ses paroles. Les autres évang, s'étendent sur les actes, moins sur l'enseignement ; c'est pourquoi le premier est l'évangile capital, l'unique, le plus cher, celui qu'il faut préférer à tous les autres. En somme l'évangile de Jean et sa première épître, les épîtres de Paul, en particulier les Romains, les Galates, les Éphésiens et la première épître de Pierre, voilà les livres qui te montrent Christ et qui t'enseignent tout ce qu'il t'est nécessaire et bon de savoir, quand même tu n'entendrais ni ne verrais jamais d'autres livres. Au regard de ceux-là, l'épître de saint Jacques est une véritable épître de paille, car elle n'a rien d'Évangéliste. » Rappelons encore ce que le réformateur dit des prophètes de l'A.T. : « Sans aucun doute, les prophètes ont étudié dans les livres de Moïse, et les derniers venus dans ceux de leurs devanciers ; et, pleins de l'Esprit de Dieu, ils ont mis par écrit leurs bonnes pensées. Mais cela n'empêche pas que ces docteurs, scrutant les Écritures, aient parfois rencontré de la balle, de la paille ou de l'étoupe, et pas toujours de l'argent, de l'or ou du diamant. Néanmoins, le fondement subsiste et le feu consume le reste. » Calvin fait reposer la certitude des croyants sur le fait « qu'ils tiennent pour arrêté et conclu que les Écritures sont venues du ciel, comme s'ils oyaient là Dieu parler de sa propre bouche ». La preuve excellente et seule suffisante de cette conviction est pour lui « le témoignage secret du Saint-Esprit » en nous. « L'Écriture a de quoi se faire connaître, dit-il, voire d'un sentiment aussi notoire et infaillible comme ont les choses blanches ou noires de montrer leur couleur et les choses douces ou amères de montrer leur saveur... Veuillons ou non, elles nous poindront si vivement, elles perceront tellement notre coeur, elles se ficheront tellement au dedans des moelles... que il est aisé d'apercevoir que les saintes Écritures ont quelque propriété divine à inspirer les hommes » (Inst, chrét.). Mais ces déclarations n'ont pas empêché Calvin de mettre en doute l'authenticité de la deuxième ép. de Pierre et de s'exprimer avec une très grande liberté sur les contradictions des récits évangéliques et sur le caractère douteux de l'Apoc, de Jean, qu'il n'a jamais commentée. Zwingle, qui célèbre admirablement la Bible, accorde d'autre part à l'homme spirituel, « à cette parole que Dieu a placée dans notre coeur », le droit de « juger la parole extérieure ». Il affirme d'ailleurs que la Bible, tout en contenant des erreurs de détail, n'en renferme aucune sur les choses essentielles. Les mêmes idées se retrouvent chez les autres réformateurs (Mélanchton, Bul-linger, etc.), et inspirent les symboles ecclésiastiques de la première période.

3.

Le Protestantisme après la Réforme.

Un siècle plus tard, le protestantisme, engagé dans une âpre lutte avec l'Église catholique romaine qui invoque l'autorité de la tradition, cherche lui aussi à s'appuyer sur un principe d'autorité. Cette autorité, ce sera la Bible. Les théologiens protestants des XVII° et XVIIIe siècles sont ainsi amenés à préciser la doctrine de l'inspiration biblique, autant pour les besoins de la controverse que pour donner une base solide à leurs constructions dogmatiques. La largeur de vue des Réformateurs est oubliée ; on se refuse à admettre même la possibilité d'une contradiction de détail dans les récits sacrés et l'on affirme qu'il n'y a absolument rien dans la Bible qui ne soit le produit de l'inspiration. Les écrivains bibliques ont été parfaitement passifs ; ils ont écrit sous dictée, mieux encore, ils n'étaient que la plume que Dieu fait mouvoir. En 1714, un superintendant de Gotha, G. Nitzsch, se demande si l'Écriture sainte ne serait peut-être pas « Dieu lui-même et non point une créature ».

Le piétisme allemand ramène une notion plus vivante de la Bible ; c'est Bengel qui exhorte les chrétiens à manger le pain de vie sans se tourmenter de quelques grains de gravier qui pourraient s'être mêlés au pur froment. Enfin une étude plus approfondie du texte biblique amène les théologiens allemands à faire une distinction entre l'inspiration proprement dite et les Écritures, qui ne sont que le document de la révélation.

En pays de langue française, les discussions relatives à l'inspiration biblique furent soulevées principalement par la publication du livre de Gaussen sur la Théopneustie (Genève 1840). S'appuyant sur 2Pi 1:21 ( « C'est poussés par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu ») et 2Ti 3:16 ( « Toute écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice... »), Gaussen concluait à l'inspiration « plénière » des Écritures ; les écrits bibliques sont théopneustiques, c-à-d, inspirés par Dieu (du grec théos =Dieu, et pneuma--souffle, esprit), et ne peuvent contenir aucune erreur quelconque, ni de chronologie ni de physique, ni la moindre contradiction de détail. C'est là un miracle, que Gaussen reconnaît sans chercher à l'expliquer. La même tendance, plus absolue encore, se rencontre dans les livres d'Ag. de Gasparin.

Les adversaires de l'inspiration verbale (Alex. Vinet, Aug. Sabatier, etc.) montrèrent que les auteurs sacrés, si l'on examine à la fois leurs propres déclarations et les faits bibliques, n'ont pas été élevés au-dessus de toute imperfection humaine, ni surtout privés de toute activité spontanée et naturelle. La Bible, document de la révélation, a été rédigée par des témoins compétents, pénétrés (surtout en ce qui concerne les auteurs du N.T.) de ce même souffle de l'Esprit qui éclaire tout croyant (1Jn 2:20,27), mais qui fut porté chez eux à une puissance exceptionnelle.. En Amérique et ailleurs, les « fondamentalistes » ont repris les idées de la théopneustie.

4.

Le Catholicisme depuis la Réforme.

Du Concile de Trente au XIXe siècle.

Le concile de Trente (1546) avait légitimé le droit de l'Église à dresser la liste officielle des Livres saints. Mais bientôt se dessina un double courant au sujet de l'action du Saint-Esprit sur les écrivains sacrés.

Pour les uns, ceux-ci n'ont eu besoin d'aucune révélation immédiate pour rédiger leurs écrits ; ils ont été assistés par un secours particulier du Saint-Esprit qui leur a suggéré ce qu'ils avaient à écrire.

Pour d'autres, l'inspiration se subdivise en trois moments :

Dieu révèle à l'écrivain les choses qu'il ignore ;

Dieu le presse d'écrire ce qu'il sait (c'est la « motion spéciale de Dieu ») avec l'assistance du Saint-Esprit pour qu'il n'oublie rien de ce qu'il doit écrire ;

en plus de ces deux interventions, Dieu suggère tous les mots, les dicte en quelque sorte. Telle fut l'opinion du théologien Banez, adoptée par l'école thomiste sous le nom de théorie bannézienne et longtemps en faveur.

Le XIXe siècle ; le Concile du Vatican.

La caractéristique des études bibliques du XIXe siècle est la distinction nettement établie entre la révélation immédiate ou prophétie, et l'inspiration scripturaire, qui n'entraîne pas nécessairement une révélation directe du contenu de l'Écriture. Mais des vues divergentes se manifestèrent ; elles furent condamnées par le Concile du Vatican (1870), fournissant ainsi à l'Église l'occasion de formuler ce que tout catholique doit entendre par inspiration biblique. Tous les livres bibliques, déclare le Concile, ont été écrits sous l'inspiration du Saint-Esprit et ont Dieu pour auteur. Cette formule paraissait précise ; mais les théologiens ne manquèrent pas de l'interpréter. Dieu, remarquèrent-ils, n'a pas écrit lui-même ; il s'est servi des hommes ; puis il faut distinguer entre les choses que l'écrivain ne connaissait pas, et que Dieu lui a révélées, et celles qu'il connaissait ou pouvait connaître par lui-même, et que Dieu l'a seulement engagé à écrire. Cet ensemble de choses révélées représente l'élément formel de l'Écriture ; les mots qui les expriment n'en sont que l'élément matériel. Or, pour qu'on puisse déclarer d'un écrit qu'il est inspiré, il suffit que l'élément formel provienne de Dieu ; les mots ont donc pu être écrits par les écrivains sacrés eux-mêmes, jouissant pleinement de leurs facultés naturelles ; Dieu leur a laissé le libre choix des termes qu'ils ont employés.

Décision de Léon XIII : l'Encyclique « Pro-videntissimus Deus ». Cette manière d'expliquer l'inspiration, devenue quasi officielle, semblait définitivement établie, et tous les manuels de théologie catholique la reproduisaient, lorsque Léon XIII imposa une nouvelle façon de voir par son Encyclique Providentissimus Deus (18 nov. 1893). Le pape repoussait catégoriquement la distinction entre élément formel et élément matériel de l'inspiration ; il n'admettait pas qu'on dît que les écrivains sacrés, conservant leurs facultés, sont sujets à l'erreur. « Dieu les a tellement assistés, quand ils écrivaient, qu'ils ont d'abord conçu dans leur esprit, puis fidèlement voulu rendre, enfin exprimé exactement et avec une infaillible vérité, tout ce que Dieu leur ordonnait d'écrire, ni plus ni moins ; autrement il ne serait pas lui-même l'auteur de la Sainte Écriture. »

L'Encyclique condamnait également ceux qui, pour résoudre les difficultés suscitées par les découvertes scientifiques et historiques, avaient distingué dans les livres saints une partie divine et inspirée contenant l'enseignement moral et religieux, et une autre partie, tout humaine celle-là,. renfermant des opinions sans rapport direct avec la religion et pouvant par conséquent contenir des erreurs. Léon XIII est très net et déclare qu'il ne sera jamais permis de restreindre l'inspiration à certaines parties de la Bible ou d'accorder que l'écrivain sacré ait pu se tromper.

Interprétation de l'Encyclique « Providentissimus Deus ». Les termes de l'Encyclique étaient formels ; tous les théologiens et professeurs catholiques s'empressèrent d'y adhérer entièrement. Mais ils formulèrent bientôt de nouvelles et subtiles distinctions, par lesquelles ils parvinrent à faire dire au texte papal à peu près le contraire de ce que le pape avait déclaré. Ainsi Léon XIII avait insisté sur l'inspiration verbale des Écritures. Mais on fit observer que Dieu n'a pas transmis aux auteurs sacrés des livres tout faits ; il les leur a fait faire, ne dictant ni les mots ni les idées. L'écrivain biblique a exécuté son travail comme un écrivain ordinaire qui choisit les expressions propres à rendre ses idées, les arrange, les dispose d'une façon personnelle ; de sorte que la rédaction est vraiment de lui, tout entière, mais elle n'en demeure pas moins due à l'influence de la « motion divine » initiale ; donc il y a bien inspiration verbale. On alla même plus loin dans l'interprétation de la pensée de Léon XIII On assura que ses déclarations permettaient de soutenir non seulement que Dieu avait fait faire les livres bibliques, mais qu'il s'était contenté de les laisser faire ; d'où la conclusion, très logique, que tout dans l'Écriture n'est pas inspiré. Léon XIII avait écrit : « Les écrivains sacrés, en matière scientifique, ont parlé selon les apparences. » Mettant à part les passages qui ont trait aux sciences de la nature, on nota que la Bible ne donne pas d'enseignement sur ces questions, mais se contente d'en faire une description imagée, dans le langage familier de l'antiquité et suivant les apparences extérieures. Le théologien n'a donc pas à chercher dans la Bible une physique révélée, et encore moins à l'imposer aux physiciens et aux naturalistes. Toutefois ces passages sont inspirés, puisque l'Encyclique affirme l'inspiration verbale de toute l'Écriture ; mais ils ne constituent pas un enseignement, ils ne sont qu'une description. Donc la Bible, bien qu'inspirée tout entière, n'enseigne aucune erreur.

Benoît XV et l'Encyclique « Spiritus Para-clitus ». Benoît XV jugea nécessaire de mettre un terme à ces interprétations fantaisistes de la pensée de Léon XIII Dans l'Encyclique Spiritus Para-clitus (30 sept. 1920), il s'élève contre ceux qui expliquent certains passages bibliques en contradiction avec la science moderne ou avec les récentes découvertes archéologiques en prétendant qu'il s'agit là d'une manière de parler en usage à l'époque. Benoît XV blâme les théologiens qui développent de semblables idées. « Ils ne craignent pas de se réclamer, écrit-il, pour soutenir cette théorie, des paroles mêmes du pape Léon XIII qui aurait déclaré qu'on peut transporter dans le domaine de l'histoire les principes admis en matière de phénomènes naturels. Ainsi, de même que, dans l'ordre physique, les écrivains sacrés ont parlé suivant les apparences, de même, prétend-on, quand il s'agissait d'événements qu'ils ne connaissaient pas, ils les ont relatés tels qu'ils paraissaient établis d'après l'opinion commune du temps ou des relations inexactes d'autres témoins ; en outre, ils n'ont pas mentionné les sources de leurs informations et ils n'ont pas personnellement garanti les récits empruntés à d'autres auteurs. A quoi bon réfuter une théorie injurieuse à notre prédécesseur en même temps que fausse et pleine d'erreurs ? Comment, si on admettait la théorie de ces auteurs, sauvegarderait-on au récit sacré cette vérité pure de toute fausseté, à laquelle notre prédécesseur déclare, dans tout le contexte de sa lettre, qu'il ne faut pas toucher ? »

Pour être quelque peu complet, il faudrait encore parler de la théorie des citations implicites ou tacites qui permet aux exégètes catholiques d'échapper une fois de plus, malgré toutes les précisions des Encycliques pontificales, aux règles doctrinales qui leur sont imposées.

C. --L'INSPIRATION DES SAINTES ÉCRITURES : CONCLUSION

On le voit, les penseurs chrétiens, quels qu'ils soient, anciens ou modernes, catholiques ou protestants, tous affirment l'inspiration des saintes Écritures. Les divergences et discussions ne commencent qu'au moment où l'on cherche à définir les limites de cette inspiration. Or l'histoire de l'Église--en particulier l'histoire des études bibliques au sein de l'Église romaine à partir de la Réforme--prouve à l'évidence qu'il est impossible d'imposer d'autorité une certaine conception de l'inspiration des saintes Écritures à l'exclusion de toute autre explication. La raison profonde de ce fait--car c'est un fait--nous paraît être la suivante : comme l'étymologie l'indique (voir le début de cet art.), être inspiré signifie que l'on est sous l'influence d'un esprit qui fait agir et penser autrement que lorsqu'on est livré à ses propres forces. Or, n'est-ce pas le privilège de l'être humain d'être apte à sentir passer en lui le souffle du Dieu vivant ? Soutenir qu'une inspiration divine s'est en quelque sorte matérialisée dans des mots, n'est-ce pas donner à la notion d'inspiration une signification que la Bible ne présente guère ? Seuls des êtres humains peuvent être inspirés, parce qu'ils ont été créés « à l'image de Dieu » ; un livre, même la Bible, n'est pas une création « à l'image de Dieu ». Certes, la Bible est inspirée ; mais elle l'est parce que des hommes inspirés par Dieu l'ont écrite. Les Réformateurs l'avaient compris ; sur ce point, comme en beaucoup d'autres, la piété et la pensée protestantes contemporaines ne peuvent que gagner en revenant aux idées admirablement équilibrées et saines d'un Luther ou d'un Calvin. Edm. R.

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      5 Abram prit Saraï, sa femme, et Lot, fils de son frère, avec tous les biens qu'ils possédaient et les serviteurs qu'ils avaient acquis à Charan. Ils partirent pour aller dans le pays de Canaan, et ils arrivèrent au pays de Canaan.
      6 Abram parcourut le pays jusqu'au lieu nommé Sichem, jusqu'aux chênes de Moré. Les Cananéens étaient alors dans le pays.
      7 L'Éternel apparut à Abram, et dit : Je donnerai ce pays à ta postérité. Et Abram bâtit là un autel à l'Éternel, qui lui était apparu.
      8 Il se transporta de là vers la montagne, à l'orient de Béthel, et il dressa ses tentes, ayant Béthel à l'occident et Aï à l'orient. Il bâtit encore là un autel à l'Éternel, et il invoqua le nom de l'Éternel.
      9 Abram continua ses marches, en s'avançant vers le midi.
      10 Il y eut une famine dans le pays ; et Abram descendit en Égypte pour y séjourner, car la famine était grande dans le pays.
      11 Comme il était près d'entrer en Égypte, il dit à Saraï, sa femme : Voici, je sais que tu es une femme belle de figure.
      12 Quand les Égyptiens te verront, ils diront : C'est sa femme ! Et ils me tueront, et te laisseront la vie.
      13 Dis, je te prie, que tu es ma soeur, afin que je sois bien traité à cause de toi, et que mon âme vive grâce à toi.
      14 Lorsque Abram fut arrivé en Égypte, les Égyptiens virent que la femme était fort belle.
      15 Les grands de Pharaon la virent aussi et la vantèrent à Pharaon ; et la femme fut emmenée dans la maison de Pharaon.
      16 Il traita bien Abram à cause d'elle ; et Abram reçut des brebis, des boeufs, des ânes, des serviteurs et des servantes, des ânesses, et des chameaux.
      17 Mais l'Éternel frappa de grandes plaies Pharaon et sa maison, au sujet de Saraï, femme d'Abram.
      18 Alors Pharaon appela Abram, et dit : Qu'est-ce que tu m'as fait ? Pourquoi ne m'as-tu pas déclaré que c'est ta femme ?
      19 Pourquoi as-tu dit : C'est ma soeur ? Aussi l'ai-je prise pour ma femme. Maintenant, voici ta femme, prends-la, et va-t-en !
      20 Et Pharaon donna ordre à ses gens de le renvoyer, lui et sa femme, avec tout ce qui lui appartenait.

      Genèse 41

      38 Et Pharaon dit à ses serviteurs : Trouverions-nous un homme comme celui-ci, ayant en lui l'esprit de Dieu ?

      Exode 4

      16 Il parlera pour toi au peuple ; il te servira de bouche, et tu tiendras pour lui la place de Dieu.
      21 L'Éternel dit à Moïse : En partant pour retourner en Égypte, vois tous les prodiges que je mets en ta main : tu les feras devant Pharaon. Et moi, j'endurcirai son coeur, et il ne laissera point aller le peuple.

      Exode 31

      3 Je l'ai rempli de l'Esprit de Dieu, de sagesse, d'intelligence, et de savoir pour toutes sortes d'ouvrages,

      Exode 35

      31 Il l'a rempli de l'Esprit de Dieu, de sagesse, d'intelligence, et de savoir pour toutes sortes d'ouvrages.

      Nombres 11

      17 Je descendrai, et là je te parlerai ; je prendrai de l'esprit qui est sur toi, et je le mettrai sur eux, afin qu'ils portent avec toi la charge du peuple, et que tu ne la portes pas à toi seul.
      25 L'Éternel descendit dans la nuée, et parla à Moïse ; il prit de l'esprit qui était sur lui, et le mit sur les soixante-dix anciens. Et dès que l'esprit reposa sur eux, ils prophétisèrent ; mais ils ne continuèrent pas.
      29 Moïse lui répondit : Es-tu jaloux pour moi ? Puisse tout le peuple de l'Éternel être composé de prophètes ; et veuille l'Éternel mettre son esprit sur eux !

      Nombres 27

      1 Les filles de Tselophchad, fils de Hépher, fils de Galaad, fils de Makir, fils de Manassé, des familles de Manassé, fils de Joseph, et dont les noms étaient Machla, Noa, Hogla, Milca et Thirsta,
      18 L'Éternel dit à Moïse : Prends Josué, fils de Nun, homme en qui réside l'esprit ; et tu poseras ta main sur lui.

      Juges 3

      10 L'esprit de l'Éternel fut sur lui. Il devint juge en Israël, et il partit pour la guerre. L'Éternel livra entre ses mains Cuschan Rischeathaïm, roi de Mésopotamie, et sa main fut puissante contre Cuschan Rischeathaïm.

      Juges 6

      34 Gédéon fut revêtu de l'esprit de l'Éternel ; il sonna de la trompette, et Abiézer fut convoqué pour marcher à sa suite.

      Juges 9

      2 Dites, je vous prie, aux oreilles de tous les habitants de Sichem : Vaut-il mieux pour vous que soixante-dix hommes, tous fils de Jerubbaal, dominent sur vous, ou qu'un seul homme domine sur vous ? Et souvenez-vous que je suis votre os et votre chair.
      23 Alors Dieu envoya un mauvais esprit entre Abimélec et les habitants de Sichem, et les habitants de Sichem furent infidèles à Abimélec,

      Juges 11

      29 L'esprit de l'Éternel fut sur Jephthé. Il traversa Galaad et Manassé ; il passa à Mitspé de Galaad ; et de Mitspé de Galaad, il marcha contre les fils d'Ammon.

      Juges 13

      25 Et l'esprit de l'Éternel commença à l'agiter à Machané Dan, entre Tsorea et Eschthaol.

      Juges 14

      6 L'esprit de l'Éternel saisit Samson ; et, sans avoir rien à la main, Samson déchira le lion comme on déchire un chevreau. Il ne dit point à son père et à sa mère ce qu'il avait fait.
      19 L'esprit de l'Éternel le saisit, et il descendit à Askalon. Il y tua trente hommes, prit leurs dépouilles, et donna les vêtements de rechange à ceux qui avaient expliqué l'énigme. Il était enflammé de colère, et il monta à la maison de son père.

      Juges 15

      4 Samson s'en alla. Il attrapa trois cents renards, et prit des flambeaux ; puis il tourna queue contre queue, et mit un flambeau entre deux queues, au milieu.

      1 Samuel 10

      6 L'esprit de l'Éternel te saisira, tu prophétiseras avec eux, et tu seras changé en un autre homme.

      1 Samuel 16

      14 L'esprit de l'Éternel se retira de Saül, qui fut agité par un mauvais esprit venant de l'Éternel.

      1 Samuel 18

      10 Le lendemain, le mauvais esprit de Dieu saisit Saül, qui eut des transports au milieu de la maison. David jouait, comme les autres jours, et Saül avait sa lance à la main.

      2 Samuel 23

      2 L'esprit de l'Éternel parle par moi, Et sa parole est sur ma langue.

      2 Chroniques 15

      1 L'esprit de Dieu fut sur Azaria, fils d'Obed,

      2 Chroniques 20

      14 Alors l'esprit de l'Éternel saisit au milieu de l'assemblée Jachaziel, fils de Zacharie, fils de Benaja, fils de Jeïel, fils de Matthania, Lévite, d'entre les fils d'Asaph.

      2 Chroniques 24

      20 Zacharie, fils du sacrificateur Jehojada, fut revêtu de l'esprit de Dieu ; il se présenta devant le peuple et lui dit : Ainsi parle Dieu : Pourquoi transgressez-vous les commandements de l'Éternel ? Vous ne prospérerez point ; car vous avez abandonné l'Éternel, et il vous abandonnera.

      Néhémie 9

      20 Tu leur donnas ton bon esprit pour les rendre sages, tu ne refusas point ta manne à leur bouche, et tu leur fournis de l'eau pour leur soif.
      30 Tu les supportas de nombreuses années, tu leur donnas des avertissements par ton esprit, par tes prophètes ; et ils ne prêtèrent point l'oreille. Alors tu les livras entre les mains des peuples étrangers.

      Job 32

      8 Mais en réalité, dans l'homme, c'est l'esprit, Le souffle du Tout Puissant, qui donne l'intelligence ;

      Job 33

      4 L'esprit de Dieu m'a créé, Et le souffle du Tout Puissant m'anime.

      Job 35

      11 Qui nous instruit plus que les bêtes de la terre, Et nous donne l'intelligence plus qu'aux oiseaux du ciel ?

      Psaumes 51

      12 (51 : 14) Rends-moi la joie de ton salut, Et qu'un esprit de bonne volonté me soutienne !

      Psaumes 104

      30 Tu envoies ton souffle : ils sont créés, Et tu renouvelles la face de la terre.

      Esaïe 6

      1 L'année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur assis sur un trône très élevé, et les pans de sa robe remplissaient le temple.
      2 Des séraphins se tenaient au-dessus de lui ; ils avaient chacun six ailes ; deux dont ils se couvraient la face, deux dont ils se couvraient les pieds, et deux dont ils se servaient pour voler.
      3 Ils criaient l'un à l'autre, et disaient : Saint, saint, saint est l'Éternel des armées ! toute la terre est pleine de sa gloire !
      4 Les portes furent ébranlées dans leurs fondements par la voix qui retentissait, et la maison se remplit de fumée.
      5 Alors je dis : Malheur à moi ! je suis perdu, car je suis un homme dont les lèvres sont impures, j'habite au milieu d'un peuple dont les lèvres sont impures, et mes yeux ont vu le Roi, l'Éternel des armées.
      6 Mais l'un des séraphins vola vers moi, tenant à la main une pierre ardente, qu'il avait prise sur l'autel avec des pincettes.
      7 Il en toucha ma bouche, et dit : Ceci a touché tes lèvres ; ton iniquité est enlevée, et ton péché est expié.
      8 J'entendis la voix du Seigneur, disant : Qui enverrai-je, et qui marchera pour nous ? Je répondis : Me voici, envoie-moi.
      9 Il dit alors : Va, et dis à ce peuple : Vous entendrez, et vous ne comprendrez point ; Vous verrez, et vous ne saisirez point.
      10 Rends insensible le coeur de ce peuple, Endurcis ses oreilles, et bouche-lui les yeux, Pour qu'il ne voie point de ses yeux, n'entende point de ses oreilles, Ne comprenne point de son coeur, Ne se convertisse point et ne soit point guéri.
      11 Je dis : Jusqu'à quand, Seigneur ? Et il répondit : Jusqu'à ce que les villes soient dévastées Et privées d'habitants ; Jusqu'à ce qu'il n'y ait personne dans les maisons, Et que le pays soit ravagé par la solitude ;
      12 Jusqu'à ce que l'Éternel ait éloigné les hommes, Et que le pays devienne un immense désert,
      13 Et s'il y reste encore un dixième des habitants, Ils seront à leur tour anéantis. Mais, comme le térébinthe et le chêne Conservent leur tronc quand ils sont abattus, Une sainte postérité renaîtra de ce peuple.

      Esaïe 8

      11 Ainsi m'a parlé l'Éternel, quand sa main me saisit, Et qu'il m'avertit de ne pas marcher dans la voie de ce peuple :

      Esaïe 11

      2 L'Esprit de l'Éternel reposera sur lui : Esprit de sagesse et d'intelligence, Esprit de conseil et de force, Esprit de connaissance et de crainte de l'Éternel.

      Esaïe 42

      1 Voici mon serviteur, que je soutiendrai, Mon élu, en qui mon âme prend plaisir. J'ai mis mon esprit sur lui ; Il annoncera la justice aux nations.

      Esaïe 61

      1 L'esprit du Seigneur, l'Éternel, est sur moi, Car l'Éternel m'a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux ; Il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le coeur brisé, Pour proclamer aux captifs la liberté, Et aux prisonniers la délivrance ;

      Esaïe 63

      10 Mais ils ont été rebelles, ils ont attristé son esprit saint ; Et il est devenu leur ennemi, il a combattu contre eux.

      Jérémie 15

      19 C'est pourquoi ainsi parle l'Éternel : Si tu te rattaches à moi, je te répondrai, et tu te tiendras devant moi ; Si tu sépares ce qui est précieux de ce qui est vil, tu seras comme ma bouche. C'est à eux de revenir à toi, Mais ce n'est pas à toi de retourner vers eux.

      Jérémie 20

      9 Si je dis : Je ne ferai plus mention de lui, Je ne parlerai plus en son nom, Il y a dans mon coeur comme un feu dévorant Qui est renfermé dans mes os. Je m'efforce de le contenir, et je ne le puis.

      Jérémie 23

      16 Ainsi parle l'Éternel des armées : N'écoutez pas les paroles des prophètes qui vous prophétisent ! Ils vous entraînent à des choses de néant ; Ils disent les visions de leur coeur, Et non ce qui vient de la bouche de l'Éternel.

      Jérémie 28

      15 Et Jérémie, le prophète, dit à Hanania, le prophète : Écoute, Hanania ! L'Éternel ne t'a point envoyé, et tu inspires à ce peuple une fausse confiance.

      Jérémie 42

      7 Dix jours après, la parole de l'Éternel fut adressée à Jérémie.

      Ezéchiel 1

      1 La trentième année, le cinquième jour du quatrième mois, comme j'étais parmi les captifs du fleuve du Kebar, les cieux s'ouvrirent, et j'eus des visions divines.
      2 Le cinquième jour du mois, c'était la cinquième année de la captivité du roi Jojakin, -
      3 la parole de l'Éternel fut adressée à Ézéchiel, fils de Buzi, le sacrificateur, dans le pays des Chaldéens, près du fleuve du Kebar ; et c'est là que la main de l'Éternel fut sur lui.
      4 Je regardai, et voici, il vint du septentrion un vent impétueux, une grosse nuée, et une gerbe de feu, qui répandait de tous côtés une lumière éclatante, au centre de laquelle brillait comme de l'airain poli, sortant du milieu du feu.
      5 Au centre encore, apparaissaient quatre animaux, dont l'aspect avait une ressemblance humaine.
      6 Chacun d'eux avait quatre faces, et chacun avait quatre ailes.
      7 Leurs pieds étaient droits, et la plante de leurs pieds était comme celle du pied d'un veau, ils étincelaient comme de l'airain poli.
      8 Ils avaient des mains d'homme sous les ailes à leurs quatre côtés ; et tous les quatre avaient leurs faces et leurs ailes.
      9 Leurs ailes étaient jointes l'une à l'autre ; ils ne se tournaient point en marchant, mais chacun marchait droit devant soi.
      10 Quand à la figure de leurs faces, ils avaient tous une face d'homme, tous quatre une face de lion à droite, tous quatre une face de boeuf à gauche, et tous quatre une face d'aigle.
      11 Leurs faces et leurs ailes étaient séparées par le haut ; deux de leurs ailes étaient jointes l'une à l'autre, et deux couvraient leurs corps.
      12 Chacun marchait droit devant soi ; ils allaient où l'esprit les poussait à aller, et ils ne se tournaient point dans leur marche.
      13 L'aspect de ces animaux ressemblait à des charbons de feu ardents, c'était comme l'aspect des flambeaux, et ce feu circulait entre les animaux ; il jetait une lumière éclatante, et il en sortait des éclairs.
      14 Et les animaux couraient et revenaient comme la foudre.
      15 Je regardais ces animaux ; et voici, il y avait une roue sur la terre, près des animaux, devant leurs quatre faces.
      16 A leur aspect et à leur structure, ces roues semblaient être en chrysolithe, et toutes les quatre avaient la même forme ; leur aspect et leur structure étaient tels que chaque roue paraissait être au milieu d'une autre roue.
      17 En cheminant, elles allaient de leurs quatre côtés, et elles ne se tournaient point dans leur marche.
      18 Elles avaient une circonférence et une hauteur effrayantes, et à leur circonférence les quatre roues étaient remplies d'yeux tout autour.
      19 Quand les animaux marchaient, les roues cheminaient à côté d'eux ; et quand les animaux s'élevaient de terre, les roues s'élevaient aussi.
      20 Ils allaient où l'esprit les poussait à aller ; et les roues s'élevaient avec eux, car l'esprit des animaux était dans les roues.
      21 Quand ils marchaient, elles marchaient ; quand ils s'arrêtaient, elles s'arrêtaient ; quand ils s'élevaient de terre, les roues s'élevaient avec eux, car l'esprit des animaux était dans les roues.
      22 Au-dessus des têtes des animaux, il y avait comme un ciel de cristal resplendissant, qui s'étendait sur leurs têtes dans le haut.
      23 Sous ce ciel, leurs ailes étaient droites l'une contre l'autre, et ils en avaient chacun deux qui les couvraient, chacun deux qui couvraient leurs corps.
    • Genèse 2

      7 וַיִּיצֶר֩ יְהוָ֨ה אֱלֹהִ֜ים אֶת־הָֽאָדָ֗ם עָפָר֙ מִן־הָ֣אֲדָמָ֔ה וַיִּפַּ֥ח בְּאַפָּ֖יו נִשְׁמַ֣ת חַיִּ֑ים וַֽיְהִ֥י הָֽאָדָ֖ם לְנֶ֥פֶשׁ חַיָּֽה׃

      Genèse 12

      1 וַיֹּ֤אמֶר יְהוָה֙ אֶל־אַבְרָ֔ם לֶךְ־לְךָ֛ מֵאַרְצְךָ֥ וּמִמּֽוֹלַדְתְּךָ֖ וּמִבֵּ֣ית אָבִ֑יךָ אֶל־הָאָ֖רֶץ אֲשֶׁ֥ר אַרְאֶֽךָּ׃
      2 וְאֶֽעֶשְׂךָ֙ לְג֣וֹי גָּד֔וֹל וַאֲבָ֣רֶכְךָ֔ וַאֲגַדְּלָ֖ה שְׁמֶ֑ךָ וֶהְיֵ֖ה בְּרָכָֽה׃
      3 וַאֲבָֽרֲכָה֙ מְבָ֣רְכֶ֔יךָ וּמְקַלֶּלְךָ֖ אָאֹ֑ר וְנִבְרְכ֣וּ בְךָ֔ כֹּ֖ל מִשְׁפְּחֹ֥ת הָאֲדָמָֽה׃
      4 וַיֵּ֣לֶךְ אַבְרָ֗ם כַּאֲשֶׁ֨ר דִּבֶּ֤ר אֵלָיו֙ יְהוָ֔ה וַיֵּ֥לֶךְ אִתּ֖וֹ ל֑וֹט וְאַבְרָ֗ם בֶּן־חָמֵ֤שׁ שָׁנִים֙ וְשִׁבְעִ֣ים שָׁנָ֔ה בְּצֵאת֖וֹ מֵחָרָֽן׃
      5 וַיִּקַּ֣ח אַבְרָם֩ אֶת־שָׂרַ֨י אִשְׁתּ֜וֹ וְאֶת־ל֣וֹט בֶּן־אָחִ֗יו וְאֶת־כָּל־רְכוּשָׁם֙ אֲשֶׁ֣ר רָכָ֔שׁוּ וְאֶת־הַנֶּ֖פֶשׁ אֲשֶׁר־עָשׂ֣וּ בְחָרָ֑ן וַיֵּצְא֗וּ לָלֶ֙כֶת֙ אַ֣רְצָה כְּנַ֔עַן וַיָּבֹ֖אוּ אַ֥רְצָה כְּנָֽעַן׃
      6 וַיַּעֲבֹ֤ר אַבְרָם֙ בָּאָ֔רֶץ עַ֚ד מְק֣וֹם שְׁכֶ֔ם עַ֖ד אֵל֣וֹן מוֹרֶ֑ה וְהַֽכְּנַעֲנִ֖י אָ֥ז בָּאָֽרֶץ׃
      7 וַיֵּרָ֤א יְהוָה֙ אֶל־אַבְרָ֔ם וַיֹּ֕אמֶר לְזַ֨רְעֲךָ֔ אֶתֵּ֖ן אֶת־הָאָ֣רֶץ הַזֹּ֑את וַיִּ֤בֶן שָׁם֙ מִזְבֵּ֔חַ לַיהוָ֖ה הַנִּרְאֶ֥ה אֵלָֽיו׃
      8 וַיַּעְתֵּ֨ק מִשָּׁ֜ם הָהָ֗רָה מִקֶּ֛דֶם לְבֵֽית־אֵ֖ל וַיֵּ֣ט אָהֳלֹ֑ה בֵּֽית־אֵ֤ל מִיָּם֙ וְהָעַ֣י מִקֶּ֔דֶם וַיִּֽבֶן־שָׁ֤ם מִזְבֵּ֙חַ֙ לַֽיהוָ֔ה וַיִּקְרָ֖א בְּשֵׁ֥ם יְהוָֽה׃
      9 וַיִּסַּ֣ע אַבְרָ֔ם הָל֥וֹךְ וְנָס֖וֹעַ הַנֶּֽגְבָּה׃
      10 וַיְהִ֥י רָעָ֖ב בָּאָ֑רֶץ וַיֵּ֨רֶד אַבְרָ֤ם מִצְרַ֙יְמָה֙ לָג֣וּר שָׁ֔ם כִּֽי־כָבֵ֥ד הָרָעָ֖ב בָּאָֽרֶץ׃
      11 וַיְהִ֕י כַּאֲשֶׁ֥ר הִקְרִ֖יב לָב֣וֹא מִצְרָ֑יְמָה וַיֹּ֙אמֶר֙ אֶל־שָׂרַ֣י אִשְׁתּ֔וֹ הִנֵּה־נָ֣א יָדַ֔עְתִּי כִּ֛י אִשָּׁ֥ה יְפַת־מַרְאֶ֖ה אָֽתְּ׃
      12 וְהָיָ֗ה כִּֽי־יִרְא֤וּ אֹתָךְ֙ הַמִּצְרִ֔ים וְאָמְר֖וּ אִשְׁתּ֣וֹ זֹ֑את וְהָרְג֥וּ אֹתִ֖י וְאֹתָ֥ךְ יְחַיּֽוּ׃
      13 אִמְרִי־נָ֖א אֲחֹ֣תִי אָ֑תְּ לְמַ֙עַן֙ יִֽיטַב־לִ֣י בַעֲבוּרֵ֔ךְ וְחָיְתָ֥ה נַפְשִׁ֖י בִּגְלָלֵֽךְ׃
      14 וַיְהִ֕י כְּב֥וֹא אַבְרָ֖ם מִצְרָ֑יְמָה וַיִּרְא֤וּ הַמִּצְרִים֙ אֶת־הָ֣אִשָּׁ֔ה כִּֽי־יָפָ֥ה הִ֖וא מְאֹֽד׃
      15 וַיִּרְא֤וּ אֹתָהּ֙ שָׂרֵ֣י פַרְעֹ֔ה וַיְהַֽלְל֥וּ אֹתָ֖הּ אֶל־פַּרְעֹ֑ה וַתֻּקַּ֥ח הָאִשָּׁ֖ה בֵּ֥ית פַּרְעֹֽה׃
      16 וּלְאַבְרָ֥ם הֵיטִ֖יב בַּעֲבוּרָ֑הּ וַֽיְהִי־ל֤וֹ צֹאן־וּבָקָר֙ וַחֲמֹרִ֔ים וַעֲבָדִים֙ וּשְׁפָחֹ֔ת וַאֲתֹנֹ֖ת וּגְמַלִּֽים׃
      17 וַיְנַגַּ֨ע יְהוָ֧ה ׀ אֶת־פַּרְעֹ֛ה נְגָעִ֥ים גְּדֹלִ֖ים וְאֶת־בֵּית֑וֹ עַל־דְּבַ֥ר שָׂרַ֖י אֵ֥שֶׁת אַבְרָֽם׃
      18 וַיִּקְרָ֤א פַרְעֹה֙ לְאַבְרָ֔ם וַיֹּ֕אמֶר מַה־זֹּ֖את עָשִׂ֣יתָ לִּ֑י לָ֚מָּה לֹא־הִגַּ֣דְתָּ לִּ֔י כִּ֥י אִשְׁתְּךָ֖ הִֽוא׃
      19 לָמָ֤ה אָמַ֙רְתָּ֙ אֲחֹ֣תִי הִ֔וא וָאֶקַּ֥ח אֹתָ֛הּ לִ֖י לְאִשָּׁ֑ה וְעַתָּ֕ה הִנֵּ֥ה אִשְׁתְּךָ֖ קַ֥ח וָלֵֽךְ׃
      20 וַיְצַ֥ו עָלָ֛יו פַּרְעֹ֖ה אֲנָשִׁ֑ים וַֽיְשַׁלְּח֥וּ אֹת֛וֹ וְאֶת־אִשְׁתּ֖וֹ וְאֶת־כָּל־אֲשֶׁר־לֽוֹ׃

      Genèse 41

      38 וַיֹּ֥אמֶר פַּרְעֹ֖ה אֶל־עֲבָדָ֑יו הֲנִמְצָ֣א כָזֶ֔ה אִ֕ישׁ אֲשֶׁ֛ר ר֥וּחַ אֱלֹהִ֖ים בּֽוֹ׃

      Exode 4

      16 וְדִבֶּר־ה֥וּא לְךָ֖ אֶל־הָעָ֑ם וְהָ֤יָה הוּא֙ יִֽהְיֶה־לְּךָ֣ לְפֶ֔ה וְאַתָּ֖ה תִּֽהְיֶה־לּ֥וֹ לֵֽאלֹהִֽים׃
      21 וַיֹּ֣אמֶר יְהוָה֮ אֶל־מֹשֶׁה֒ בְּלֶכְתְּךָ֙ לָשׁ֣וּב מִצְרַ֔יְמָה רְאֵ֗ה כָּל־הַמֹּֽפְתִים֙ אֲשֶׁר־שַׂ֣מְתִּי בְיָדֶ֔ךָ וַעֲשִׂיתָ֖ם לִפְנֵ֣י פַרְעֹ֑ה וַאֲנִי֙ אֲחַזֵּ֣ק אֶת־לִבּ֔וֹ וְלֹ֥א יְשַׁלַּ֖ח אֶת־הָעָֽם׃

      Exode 31

      3 וָאֲמַלֵּ֥א אֹת֖וֹ ר֣וּחַ אֱלֹהִ֑ים בְּחָכְמָ֛ה וּבִתְבוּנָ֥ה וּבְדַ֖עַת וּבְכָל־מְלָאכָֽה׃

      Exode 35

      31 וַיְמַלֵּ֥א אֹת֖וֹ ר֣וּחַ אֱלֹהִ֑ים בְּחָכְמָ֛ה בִּתְבוּנָ֥ה וּבְדַ֖עַת וּבְכָל־מְלָאכָֽה׃

      Nombres 11

      17 וְיָרַדְתִּ֗י וְדִבַּרְתִּ֣י עִמְּךָ֮ שָׁם֒ וְאָצַלְתִּ֗י מִן־הָר֛וּחַ אֲשֶׁ֥ר עָלֶ֖יךָ וְשַׂמְתִּ֣י עֲלֵיהֶ֑ם וְנָשְׂא֤וּ אִתְּךָ֙ בְּמַשָּׂ֣א הָעָ֔ם וְלֹא־תִשָּׂ֥א אַתָּ֖ה לְבַדֶּֽךָ׃
      25 וַיֵּ֨רֶד יְהוָ֥ה ׀ בֶּעָנָן֮ וַיְדַבֵּ֣ר אֵלָיו֒ וַיָּ֗אצֶל מִן־הָר֙וּחַ֙ אֲשֶׁ֣ר עָלָ֔יו וַיִּתֵּ֕ן עַל־שִׁבְעִ֥ים אִ֖ישׁ הַזְּקֵנִ֑ים וַיְהִ֗י כְּנ֤וֹחַ עֲלֵיהֶם֙ הָר֔וּחַ וַיִּֽתְנַבְּא֖וּ וְלֹ֥א יָסָֽפוּ׃
      29 וַיֹּ֤אמֶר לוֹ֙ מֹשֶׁ֔ה הַֽמְקַנֵּ֥א אַתָּ֖ה לִ֑י וּמִ֨י יִתֵּ֜ן כָּל־עַ֤ם יְהוָה֙ נְבִיאִ֔ים כִּי־יִתֵּ֧ן יְהוָ֛ה אֶת־רוּח֖וֹ עֲלֵיהֶֽם׃

      Nombres 27

      1 וַתִּקְרַ֜בְנָה בְּנ֣וֹת צְלָפְחָ֗ד בֶּן־חֵ֤פֶר בֶּן־גִּלְעָד֙ בֶּן־מָכִ֣יר בֶּן־מְנַשֶּׁ֔ה לְמִשְׁפְּחֹ֖ת מְנַשֶּׁ֣ה בֶן־יוֹסֵ֑ף וְאֵ֙לֶּה֙ שְׁמ֣וֹת בְּנֹתָ֔יו מַחְלָ֣ה נֹעָ֔ה וְחָגְלָ֥ה וּמִלְכָּ֖ה וְתִרְצָֽה׃
      18 וַיֹּ֨אמֶר יְהוָ֜ה אֶל־מֹשֶׁ֗ה קַח־לְךָ֙ אֶת־יְהוֹשֻׁ֣עַ בִּן־נ֔וּן אִ֖ישׁ אֲשֶׁר־ר֣וּחַ בּ֑וֹ וְסָמַכְתָּ֥ אֶת־יָדְךָ֖ עָלָֽיו׃

      Juges 3

      10 וַתְּהִ֨י עָלָ֥יו רֽוּחַ־יְהוָה֮ וַיִּשְׁפֹּ֣ט אֶת־יִשְׂרָאֵל֒ וַיֵּצֵא֙ לַמִּלְחָמָ֔ה וַיִּתֵּ֤ן יְהוָה֙ בְּיָד֔וֹ אֶת־כּוּשַׁ֥ן רִשְׁעָתַ֖יִם מֶ֣לֶךְ אֲרָ֑ם וַתָּ֣עָז יָד֔וֹ עַ֖ל כּוּשַׁ֥ן רִשְׁעָתָֽיִם׃

      Juges 6

      34 וְר֣וּחַ יְהוָ֔ה לָבְשָׁ֖ה אֶת־גִּדְע֑וֹן וַיִּתְקַע֙ בַּשּׁוֹפָ֔ר וַיִזָּעֵ֥ק אֲבִיעֶ֖זֶר אַחֲרָֽיו׃

      Juges 9

      2 דַּבְּרוּ־נָ֞א בְּאָזְנֵ֨י כָל־בַּעֲלֵ֣י שְׁכֶם֮ מַה־טּ֣וֹב לָכֶם֒ הַמְשֹׁ֨ל בָּכֶ֜ם שִׁבְעִ֣ים אִ֗ישׁ כֹּ֚ל בְּנֵ֣י יְרֻבַּ֔עַל אִם־מְשֹׁ֥ל בָּכֶ֖ם אִ֣ישׁ אֶחָ֑ד וּזְכַרְתֶּ֕ם כִּֽי־עַצְמֵכֶ֥ם וּבְשַׂרְכֶ֖ם אָנִֽי׃
      23 וַיִּשְׁלַ֤ח אֱלֹהִים֙ ר֣וּחַ רָעָ֔ה בֵּ֣ין אֲבִימֶ֔לֶךְ וּבֵ֖ין בַּעֲלֵ֣י שְׁכֶ֑ם וַיִּבְגְּד֥וּ בַעֲלֵי־שְׁכֶ֖ם בַּאֲבִימֶֽלֶךְ׃

      Juges 11

      29 וַתְּהִ֤י עַל־יִפְתָּח֙ ר֣וּחַ יְהוָ֔ה וַיַּעֲבֹ֥ר אֶת־הַגִּלְעָ֖ד וְאֶת־מְנַשֶּׁ֑ה וַֽיַּעֲבֹר֙ אֶת־מִצְפֵּ֣ה גִלְעָ֔ד וּמִמִּצְפֵּ֣ה גִלְעָ֔ד עָבַ֖ר בְּנֵ֥י עַמּֽוֹן׃

      Juges 13

      25 וַתָּ֙חֶל֙ ר֣וּחַ יְהוָ֔ה לְפַעֲמ֖וֹ בְּמַחֲנֵה־דָ֑ן בֵּ֥ין צָרְעָ֖ה וּבֵ֥ין אֶשְׁתָּאֹֽל׃

      Juges 14

      6 וַתִּצְלַ֨ח עָלָ֜יו ר֣וּחַ יְהוָ֗ה וַֽיְשַׁסְּעֵ֙הוּ֙ כְּשַׁסַּ֣ע הַגְּדִ֔י וּמְא֖וּמָה אֵ֣ין בְּיָד֑וֹ וְלֹ֤א הִגִּיד֙ לְאָבִ֣יו וּלְאִמּ֔וֹ אֵ֖ת אֲשֶׁ֥ר עָשָֽׂה׃
      19 וַתִּצְלַ֨ח עָלָ֜יו ר֣וּחַ יְהוָ֗ה וַיֵּ֨רֶד אַשְׁקְל֜וֹן וַיַּ֥ךְ מֵהֶ֣ם ׀ שְׁלֹשִׁ֣ים אִ֗ישׁ וַיִּקַּח֙ אֶת־חֲלִ֣יצוֹתָ֔ם וַיִּתֵּן֙ הַחֲלִיפ֔וֹת לְמַגִּידֵ֖י הַחִידָ֑ה וַיִּ֣חַר אַפּ֔וֹ וַיַּ֖עַל בֵּ֥ית אָבִֽיהוּ׃

      Juges 15

      4 וַיֵּ֣לֶךְ שִׁמְשׁ֔וֹן וַיִּלְכֹּ֖ד שְׁלֹשׁ־מֵא֣וֹת שׁוּעָלִ֑ים וַיִּקַּ֣ח לַפִּדִ֗ים וַיֶּ֤פֶן זָנָב֙ אֶל־זָנָ֔ב וַיָּ֨שֶׂם לַפִּ֥יד אֶחָ֛ד בֵּין־שְׁנֵ֥י הַזְּנָב֖וֹת בַּתָּֽוֶךְ׃

      1 Samuel 10

      6 וְצָלְחָ֤ה עָלֶ֙יךָ֙ ר֣וּחַ יְהוָ֔ה וְהִתְנַבִּ֖יתָ עִמָּ֑ם וְנֶהְפַּכְתָּ֖ לְאִ֥ישׁ אַחֵֽר׃

      1 Samuel 16

      14 וְר֧וּחַ יְהוָ֛ה סָ֖רָה מֵעִ֣ם שָׁא֑וּל וּבִֽעֲתַ֥תּוּ רֽוּחַ־רָעָ֖ה מֵאֵ֥ת יְהוָֽה׃

      1 Samuel 18

      10 וַיְהִ֣י מִֽמָּחֳרָ֗ת וַתִּצְלַ֣ח רוּחַ֩ אֱלֹהִ֨ים ׀ רָעָ֤ה ׀ אֶל־שָׁאוּל֙ וַיִּתְנַבֵּ֣א בְתוֹךְ־הַבַּ֔יִת וְדָוִ֛ד מְנַגֵּ֥ן בְּיָד֖וֹ כְּי֣וֹם ׀ בְּי֑וֹם וְהַחֲנִ֖ית בְּיַד־שָׁאֽוּל׃

      2 Samuel 23

      2 ר֥וּחַ יְהוָ֖ה דִּבֶּר־בִּ֑י וּמִלָּת֖וֹ עַל־לְשׁוֹנִֽי׃

      2 Chroniques 15

      1 וַעֲזַרְיָ֙הוּ֙ בֶּן־עוֹדֵ֔ד הָיְתָ֥ה עָלָ֖יו ר֥וּחַ אֱלֹהִֽים׃

      2 Chroniques 20

      14 וְיַחֲזִיאֵ֡ל בֶּן־זְכַרְיָ֡הוּ בֶּן־בְּ֠נָיָה בֶּן־יְעִיאֵ֧ל בֶּן־מַתַּנְיָ֛ה הַלֵּוִ֖י מִן־בְּנֵ֣י אָסָ֑ף הָיְתָ֤ה עָלָיו֙ ר֣וּחַ יְהוָ֔ה בְּת֖וֹךְ הַקָּהָֽל׃

      2 Chroniques 24

      20 וְר֣וּחַ אֱלֹהִ֗ים לָֽבְשָׁה֙ אֶת־זְכַרְיָה֙ בֶּן־יְהוֹיָדָ֣ע הַכֹּהֵ֔ן וַֽיַּעֲמֹ֖ד מֵעַ֣ל לָעָ֑ם וַיֹּ֨אמֶר לָהֶ֜ם כֹּ֣ה ׀ אָמַ֣ר הָאֱלֹהִ֗ים לָמָה֩ אַתֶּ֨ם עֹבְרִ֜ים אֶת־מִצְוֺ֤ת יְהוָה֙ וְלֹ֣א תַצְלִ֔יחוּ כִּֽי־עֲזַבְתֶּ֥ם אֶת־יְהוָ֖ה וַיַּֽעֲזֹ֥ב אֶתְכֶֽם׃

      Néhémie 9

      20 וְרוּחֲךָ֨ הַטּוֹבָ֔ה נָתַ֖תָּ לְהַשְׂכִּילָ֑ם וּמַנְךָ֙ לֹא־מָנַ֣עְתָּ מִפִּיהֶ֔ם וּמַ֛יִם נָתַ֥תָּה לָהֶ֖ם לִצְמָאָֽם׃
      30 וַתִּמְשֹׁ֤ךְ עֲלֵיהֶם֙ שָׁנִ֣ים רַבּ֔וֹת וַתָּ֨עַד בָּ֧ם בְּרוּחֲךָ֛ בְּיַד־נְבִיאֶ֖יךָ וְלֹ֣א הֶאֱזִ֑ינוּ וַֽתִּתְּנֵ֔ם בְּיַ֖ד עַמֵּ֥י הָאֲרָצֹֽת׃

      Job 32

      8 אָ֭כֵן רֽוּחַ־הִ֣יא בֶאֱנ֑וֹשׁ וְנִשְׁמַ֖ת שַׁדַּ֣י תְּבִינֵֽם׃

      Job 33

      4 רֽוּחַ־אֵ֥ל עָשָׂ֑תְנִי וְנִשְׁמַ֖ת שַׁדַּ֣י תְּחַיֵּֽנִי׃

      Job 35

      11 מַ֭לְּפֵנוּ מִבַּהֲמ֣וֹת אָ֑רֶץ וּמֵע֖וֹף הַשָּׁמַ֣יִם יְחַכְּמֵֽנוּ׃

      Psaumes 51

      12 לֵ֣ב טָ֭הוֹר בְּרָא־לִ֣י אֱלֹהִ֑ים וְר֥וּחַ נָ֝כ֗וֹן חַדֵּ֥שׁ בְּקִרְבִּֽי׃

      Psaumes 104

      30 תְּשַׁלַּ֣ח ר֭וּחֲךָ יִבָּרֵא֑וּן וּ֝תְחַדֵּ֗שׁ פְּנֵ֣י אֲדָמָֽה׃

      Esaïe 6

      1 בִּשְׁנַת־מוֹת֙ הַמֶּ֣לֶךְ עֻזִּיָּ֔הוּ וָאֶרְאֶ֧ה אֶת־אֲדֹנָ֛י יֹשֵׁ֥ב עַל־כִּסֵּ֖א רָ֣ם וְנִשָּׂ֑א וְשׁוּלָ֖יו מְלֵאִ֥ים אֶת־הַהֵיכָֽל׃
      2 שְׂרָפִ֨ים עֹמְדִ֤ים ׀ מִמַּ֙עַל֙ ל֔וֹ שֵׁ֧שׁ כְּנָפַ֛יִם שֵׁ֥שׁ כְּנָפַ֖יִם לְאֶחָ֑ד בִּשְׁתַּ֣יִם ׀ יְכַסֶּ֣ה פָנָ֗יו וּבִשְׁתַּ֛יִם יְכַסֶּ֥ה רַגְלָ֖יו וּבִשְׁתַּ֥יִם יְעוֹפֵֽף׃
      3 וְקָרָ֨א זֶ֤ה אֶל־זֶה֙ וְאָמַ֔ר קָד֧וֹשׁ ׀ קָד֛וֹשׁ קָד֖וֹשׁ יְהוָ֣ה צְבָא֑וֹת מְלֹ֥א כָל־הָאָ֖רֶץ כְּבוֹדֽוֹ׃
      4 וַיָּנֻ֙עוּ֙ אַמּ֣וֹת הַסִּפִּ֔ים מִקּ֖וֹל הַקּוֹרֵ֑א וְהַבַּ֖יִת יִמָּלֵ֥א עָשָֽׁן׃
      5 וָאֹמַ֞ר אֽוֹי־לִ֣י כִֽי־נִדְמֵ֗יתִי כִּ֣י אִ֤ישׁ טְמֵֽא־שְׂפָתַ֙יִם֙ אָנֹ֔כִי וּבְתוֹךְ֙ עַם־טְמֵ֣א שְׂפָתַ֔יִם אָנֹכִ֖י יוֹשֵׁ֑ב כִּ֗י אֶת־הַמֶּ֛לֶךְ יְהוָ֥ה צְבָא֖וֹת רָא֥וּ עֵינָֽי׃
      6 וַיָּ֣עָף אֵלַ֗י אֶחָד֙ מִן־הַשְּׂרָפִ֔ים וּבְיָד֖וֹ רִצְפָּ֑ה בְּמֶ֨לְקַחַ֔יִם לָקַ֖ח מֵעַ֥ל הַמִּזְבֵּֽחַ׃
      7 וַיַּגַּ֣ע עַל־פִּ֔י וַיֹּ֕אמֶר הִנֵּ֛ה נָגַ֥ע זֶ֖ה עַל־שְׂפָתֶ֑יךָ וְסָ֣ר עֲוֺנֶ֔ךָ וְחַטָּאתְךָ֖ תְּכֻפָּֽר׃
      8 וָאֶשְׁמַ֞ע אֶת־ק֤וֹל אֲדֹנָי֙ אֹמֵ֔ר אֶת־מִ֥י אֶשְׁלַ֖ח וּמִ֣י יֵֽלֶךְ־לָ֑נוּ וָאֹמַ֖ר הִנְנִ֥י שְׁלָחֵֽנִי׃
      9 וַיֹּ֕אמֶר לֵ֥ךְ וְאָמַרְתָּ֖ לָעָ֣ם הַזֶּ֑ה שִׁמְע֤וּ שָׁמ֙וֹעַ֙ וְאַל־תָּבִ֔ינוּ וּרְא֥וּ רָא֖וֹ וְאַל־תֵּדָֽעוּ׃
      10 הַשְׁמֵן֙ לֵב־הָעָ֣ם הַזֶּ֔ה וְאָזְנָ֥יו הַכְבֵּ֖ד וְעֵינָ֣יו הָשַׁ֑ע פֶּן־יִרְאֶ֨ה בְעֵינָ֜יו וּבְאָזְנָ֣יו יִשְׁמָ֗ע וּלְבָב֥וֹ יָבִ֛ין וָשָׁ֖ב וְרָ֥פָא לֽוֹ׃
      11 וָאֹמַ֕ר עַד־מָתַ֖י אֲדֹנָ֑י וַיֹּ֡אמֶר עַ֣ד אֲשֶׁר֩ אִם־שָׁא֨וּ עָרִ֜ים מֵאֵ֣ין יוֹשֵׁ֗ב וּבָתִּים֙ מֵאֵ֣ין אָדָ֔ם וְהָאֲדָמָ֖ה תִּשָּׁאֶ֥ה שְׁמָמָֽה׃
      12 וְרִחַ֥ק יְהוָ֖ה אֶת־הָאָדָ֑ם וְרַבָּ֥ה הָעֲזוּבָ֖ה בְּקֶ֥רֶב הָאָֽרֶץ׃
      13 וְע֥וֹד בָּהּ֙ עֲשִׂ֣רִיָּ֔ה וְשָׁ֖בָה וְהָיְתָ֣ה לְבָעֵ֑ר כָּאֵלָ֣ה וְכָאַלּ֗וֹן אֲשֶׁ֤ר בְּשַׁלֶּ֙כֶת֙ מַצֶּ֣בֶת בָּ֔ם זֶ֥רַע קֹ֖דֶשׁ מַצַּבְתָּֽהּ׃

      Esaïe 8

      11 כִּי֩ כֹ֨ה אָמַ֧ר יְהוָ֛ה אֵלַ֖י כְּחֶזְקַ֣ת הַיָּ֑ד וְיִסְּרֵ֕נִי מִלֶּ֛כֶת בְּדֶ֥רֶךְ הָֽעָם־הַזֶּ֖ה לֵאמֹֽר׃

      Esaïe 11

      2 וְנָחָ֥ה עָלָ֖יו ר֣וּחַ יְהוָ֑ה ר֧וּחַ חָכְמָ֣ה וּבִינָ֗ה ר֤וּחַ עֵצָה֙ וּגְבוּרָ֔ה ר֥וּחַ דַּ֖עַת וְיִרְאַ֥ת יְהוָֽה׃

      Esaïe 42

      1 הֵ֤ן עַבְדִּי֙ אֶתְמָךְ־בּ֔וֹ בְּחִירִ֖י רָצְתָ֣ה נַפְשִׁ֑י נָתַ֤תִּי רוּחִי֙ עָלָ֔יו מִשְׁפָּ֖ט לַגּוֹיִ֥ם יוֹצִֽיא׃

      Esaïe 61

      1 ר֛וּחַ אֲדֹנָ֥י יְהוִ֖ה עָלָ֑י יַ֡עַן מָשַׁח֩ יְהוָ֨ה אֹתִ֜י לְבַשֵּׂ֣ר עֲנָוִ֗ים שְׁלָחַ֙נִי֙ לַחֲבֹ֣שׁ לְנִשְׁבְּרֵי־לֵ֔ב לִקְרֹ֤א לִשְׁבוּיִם֙ דְּר֔וֹר וְלַאֲסוּרִ֖ים פְּקַח־קֽוֹחַ׃

      Esaïe 63

      10 וְהֵ֛מָּה מָר֥וּ וְעִצְּב֖וּ אֶת־ר֣וּחַ קָדְשׁ֑וֹ וַיֵּהָפֵ֥ךְ לָהֶ֛ם לְאוֹיֵ֖ב ה֥וּא נִלְחַם־בָּֽם׃

      Jérémie 15

      19 לָכֵ֞ן כֹּֽה־אָמַ֣ר יְהוָ֗ה אִם־תָּשׁ֤וּב וַאֲשִֽׁיבְךָ֙ לְפָנַ֣י תַּֽעֲמֹ֔ד וְאִם־תּוֹצִ֥יא יָקָ֛ר מִזּוֹלֵ֖ל כְּפִ֣י תִֽהְיֶ֑ה יָשֻׁ֤בוּ הֵ֙מָּה֙ אֵלֶ֔יךָ וְאַתָּ֖ה לֹֽא־תָשׁ֥וּב אֲלֵיהֶֽם׃

      Jérémie 20

      9 וְאָמַרְתִּ֣י לֹֽא־אֶזְכְּרֶ֗נּוּ וְלֹֽא־אֲדַבֵּ֥ר עוֹד֙ בִּשְׁמ֔וֹ וְהָיָ֤ה בְלִבִּי֙ כְּאֵ֣שׁ בֹּעֶ֔רֶת עָצֻ֖ר בְּעַצְמֹתָ֑י וְנִלְאֵ֥יתִי כַּֽלְכֵ֖ל וְלֹ֥א אוּכָֽל׃

      Jérémie 23

      16 כֹּֽה־אָמַ֞ר יְהוָ֣ה צְבָא֗וֹת אַֽל־תִּשְׁמְע֞וּ עַל־דִּבְרֵ֤י הַנְּבִאִים֙ הַנִּבְּאִ֣ים לָכֶ֔ם מַהְבִּלִ֥ים הֵ֖מָּה אֶתְכֶ֑ם חֲז֤וֹן לִבָּם֙ יְדַבֵּ֔רוּ לֹ֖א מִפִּ֥י יְהוָֽה׃

      Jérémie 28

      15 וַיֹּ֨אמֶר יִרְמְיָ֧ה הַנָּבִ֛יא אֶל־חֲנַנְיָ֥ה הַנָּבִ֖יא שְׁמַֽע־נָ֣א חֲנַנְיָ֑ה לֹֽא־שְׁלָחֲךָ֣ יְהוָ֔ה וְאַתָּ֗ה הִבְטַ֛חְתָּ אֶת־הָעָ֥ם הַזֶּ֖ה עַל־שָֽׁקֶר׃

      Jérémie 42

      7 וַיְהִ֕י מִקֵּ֖ץ עֲשֶׂ֣רֶת יָמִ֑ים וַיְהִ֥י דְבַר־יְהוָ֖ה אֶֽל־יִרְמְיָֽהוּ׃

      Ezéchiel 1

      1 וַיְהִ֣י ׀ בִּשְׁלֹשִׁ֣ים שָׁנָ֗ה בָּֽרְבִיעִי֙ בַּחֲמִשָּׁ֣ה לַחֹ֔דֶשׁ וַאֲנִ֥י בְתֽוֹךְ־הַגּוֹלָ֖ה עַל־נְהַר־כְּבָ֑ר נִפְתְּחוּ֙ הַשָּׁמַ֔יִם וָאֶרְאֶ֖ה מַרְא֥וֹת אֱלֹהִֽים׃
      2 בַּחֲמִשָּׁ֖ה לַחֹ֑דֶשׁ הִ֚יא הַשָּׁנָ֣ה הַחֲמִישִׁ֔ית לְגָל֖וּת הַמֶּ֥לֶךְ יוֹיָכִֽין׃
      3 הָיֹ֣ה הָיָ֣ה דְבַר־יְ֠הוָה אֶל־יְחֶזְקֵ֨אל בֶּן־בּוּזִ֧י הַכֹּהֵ֛ן בְּאֶ֥רֶץ כַּשְׂדִּ֖ים עַל־נְהַר־כְּבָ֑ר וַתְּהִ֥י עָלָ֛יו שָׁ֖ם יַד־יְהוָֽה׃
      4 וָאֵ֡רֶא וְהִנֵּה֩ ר֨וּחַ סְעָרָ֜ה בָּאָ֣ה מִן־הַצָּפ֗וֹן עָנָ֤ן גָּדוֹל֙ וְאֵ֣שׁ מִתְלַקַּ֔חַת וְנֹ֥גַֽהּ ל֖וֹ סָבִ֑יב וּמִ֨תּוֹכָ֔הּ כְּעֵ֥ין הַחַשְׁמַ֖ל מִתּ֥וֹךְ הָאֵֽשׁ׃
      5 וּמִ֨תּוֹכָ֔הּ דְּמ֖וּת אַרְבַּ֣ע חַיּ֑וֹת וְזֶה֙ מַרְאֵֽיהֶ֔ן דְּמ֥וּת אָדָ֖ם לָהֵֽנָּה׃
      6 וְאַרְבָּעָ֥ה פָנִ֖ים לְאֶחָ֑ת וְאַרְבַּ֥ע כְּנָפַ֖יִם לְאַחַ֥ת לָהֶֽם׃
      7 וְרַגְלֵיהֶ֖ם רֶ֣גֶל יְשָׁרָ֑ה וְכַ֣ף רַגְלֵיהֶ֗ם כְּכַף֙ רֶ֣גֶל עֵ֔גֶל וְנֹ֣צְצִ֔ים כְּעֵ֖ין נְחֹ֥שֶׁת קָלָֽל׃
      8 *וידו **וִידֵ֣י אָדָ֗ם מִתַּ֙חַת֙ כַּנְפֵיהֶ֔ם עַ֖ל אַרְבַּ֣עַת רִבְעֵיהֶ֑ם וּפְנֵיהֶ֥ם וְכַנְפֵיהֶ֖ם לְאַרְבַּעְתָּֽם׃
      9 חֹֽבְרֹ֛ת אִשָּׁ֥ה אֶל־אֲחוֹתָ֖הּ כַּנְפֵיהֶ֑ם לֹא־יִסַּ֣בּוּ בְלֶכְתָּ֔ן אִ֛ישׁ אֶל־עֵ֥בֶר פָּנָ֖יו יֵלֵֽכוּ׃
      10 וּדְמ֣וּת פְּנֵיהֶם֮ פְּנֵ֣י אָדָם֒ וּפְנֵ֨י אַרְיֵ֤ה אֶל־הַיָּמִין֙ לְאַרְבַּעְתָּ֔ם וּפְנֵי־שׁ֥וֹר מֵֽהַשְּׂמֹ֖אול לְאַרְבַּעְתָּ֑ן וּפְנֵי־נֶ֖שֶׁר לְאַרְבַּעְתָּֽן׃
      11 וּפְנֵיהֶ֕ם וְכַנְפֵיהֶ֥ם פְּרֻד֖וֹת מִלְמָ֑עְלָה לְאִ֗ישׁ שְׁ֚תַּיִם חֹבְר֣וֹת אִ֔ישׁ וּשְׁתַּ֣יִם מְכַסּ֔וֹת אֵ֖ת גְּוִיֹתֵיהֶֽנָה׃
      12 וְאִ֛ישׁ אֶל־עֵ֥בֶר פָּנָ֖יו יֵלֵ֑כוּ אֶ֣ל אֲשֶׁר֩ יִֽהְיֶה־שָׁ֨מָּה הָר֤וּחַ לָלֶ֙כֶת֙ יֵלֵ֔כוּ לֹ֥א יִסַּ֖בּוּ בְּלֶכְתָּֽן׃
      13 וּדְמ֨וּת הַחַיּ֜וֹת מַרְאֵיהֶ֣ם כְּגַחֲלֵי־אֵ֗שׁ בֹּֽעֲרוֹת֙ כְּמַרְאֵ֣ה הַלַּפִּדִ֔ים הִ֕יא מִתְהַלֶּ֖כֶת בֵּ֣ין הַחַיּ֑וֹת וְנֹ֣גַהּ לָאֵ֔שׁ וּמִן־הָאֵ֖שׁ יוֹצֵ֥א בָרָֽק׃
      14 וְהַחַיּ֖וֹת רָצ֣וֹא וָשׁ֑וֹב כְּמַרְאֵ֖ה הַבָּזָֽק׃
      15 וָאֵ֖רֶא הַחַיּ֑וֹת וְהִנֵּה֩ אוֹפַ֨ן אֶחָ֥ד בָּאָ֛רֶץ אֵ֥צֶל הַחַיּ֖וֹת לְאַרְבַּ֥עַת פָּנָֽיו׃
      16 מַרְאֵ֨ה הָאוֹפַנִּ֤ים וּמַעֲשֵׂיהֶם֙ כְּעֵ֣ין תַּרְשִׁ֔ישׁ וּדְמ֥וּת אֶחָ֖ד לְאַרְבַּעְתָּ֑ן וּמַרְאֵיהֶם֙ וּמַ֣עֲשֵׂיהֶ֔ם כַּאֲשֶׁ֛ר יִהְיֶ֥ה הָאוֹפַ֖ן בְּת֥וֹךְ הָאוֹפָֽן׃
      17 עַל־אַרְבַּ֥עַת רִבְעֵיהֶ֖ן בְּלֶכְתָּ֣ם יֵלֵ֑כוּ לֹ֥א יִסַּ֖בּוּ בְּלֶכְתָּֽן׃
      18 וְגַ֨בֵּיהֶ֔ן וְגֹ֥בַהּ לָהֶ֖ם וְיִרְאָ֣ה לָהֶ֑ם וְגַבֹּתָ֗ם מְלֵאֹ֥ת עֵינַ֛יִם סָבִ֖יב לְאַרְבַּעְתָּֽן׃
      19 וּבְלֶ֙כֶת֙ הַֽחַיּ֔וֹת יֵלְכ֥וּ הָאוֹפַנִּ֖ים אֶצְלָ֑ם וּבְהִנָּשֵׂ֤א הַֽחַיּוֹת֙ מֵעַ֣ל הָאָ֔רֶץ יִנָּשְׂא֖וּ הָאוֹפַנִּֽים׃
      20 עַ֣ל אֲשֶׁר֩ יִֽהְיֶה־שָּׁ֨ם הָר֤וּחַ לָלֶ֙כֶת֙ יֵלֵ֔כוּ שָׁ֥מָּה הָר֖וּחַ לָלֶ֑כֶת וְהָאוֹפַנִּ֗ים יִנָּשְׂאוּ֙ לְעֻמָּתָ֔ם כִּ֛י ר֥וּחַ הַחַיָּ֖ה בָּאוֹפַנִּֽים׃
      21 בְּלֶכְתָּ֣ם יֵלֵ֔כוּ וּבְעָמְדָ֖ם יַֽעֲמֹ֑דוּ וּֽבְהִנָּשְׂאָ֞ם מֵעַ֣ל הָאָ֗רֶץ יִנָּשְׂא֤וּ הָאֽוֹפַנִּים֙ לְעֻמָּתָ֔ם כִּ֛י ר֥וּחַ הַחַיָּ֖ה בָּאוֹפַנִּֽים׃
      22 וּדְמ֞וּת עַל־רָאשֵׁ֤י הַחַיָּה֙ רָקִ֔יעַ כְּעֵ֖ין הַקֶּ֣רַח הַנּוֹרָ֑א נָט֥וּי עַל־רָאשֵׁיהֶ֖ם מִלְמָֽעְלָה׃
      23 וְתַ֙חַת֙ הָרָקִ֔יעַ כַּנְפֵיהֶ֣ם יְשָׁר֔וֹת אִשָּׁ֖ה אֶל־אֲחוֹתָ֑הּ לְאִ֗ישׁ שְׁתַּ֤יִם מְכַסּוֹת֙ לָהֵ֔נָּה וּלְאִ֗ישׁ שְׁתַּ֤יִם מְכַסּוֹת֙ לָהֵ֔נָּה אֵ֖ת גְּוִיֹּתֵיהֶֽם׃
    • Genèse 2

      Genèse 12

      1

      Dieu appelle Abram, et le bénit avec une promesse relative à Christ. (Genèse 12:1-3)
      Abram part de Charan. (Genèse 12:4,5)
      Il séjourne en Canaan, Et adore Dieu sur place. (Genèse 12:6-9)
      Abram est poussé par la famine, vers l'Égypte, Il fait prendre sa femme pour sa sœur. (Genèse 12:10-20)

      Dieu a choisi Abram et l'a sélectionné parmi tous ses amis idolâtres ; Il a ainsi commencé à constituer Son peuple, duquel la véritable adoration sera instituée, et ce, jusqu'à la venue de Christ. Abram et sa postérité représentent presque le seul sujet de l'histoire de la Bible. Abram a été éprouvé pour voir s'il aimait Dieu avant toute chose, et s'il pouvait tout quitter pour suivre l'Éternel. Ses proches et la maison de son père étaient pour lui l'objet d'une tentation permanente et il ne pouvait continuer à vivre avec eux sans risquer de se détourner de la sainteté.

      Ceux qui s'éloignent de leurs péchés et qui se tournent vers Dieu en tireront un bénéfice indéniable. Le commandement que Dieu donna à Abram est identique à celui donné par l'évangile : les affections naturelles doivent céder le pas à la Grâce divine. Le péché et toutes les occasions qui le provoquent doivent être abandonnés, particulièrement quand on est en mauvaise compagnie.

      Nous avons dans ce texte de grandes et précieuses promesses : tous les préceptes divins, s'ils sont respectés, conduisent à des promesses.

      1- « Je ferai de toi une grande nation ». Quand Dieu choisit Abram comme père de Son peuple, Il lui promit d'être aussi la tête d'une autre nation.

      2- « Je te bénirai ». Les croyants obéissants peuvent être sûrs d'hériter des bénédictions divines.

      3- « Je rendrai ton nom grand ». Le nom des croyants fidèles sera certainement grand.

      4- « Tu seras une source de bénédiction ». Les hommes bons sont la bénédiction d'une nation.

      5- « Je bénirai ceux qui te béniront et je maudirai ceux qui te maudiront ». Dieu prendra soin de bénir ceux qui rendront des services à Son peuple.

      6- « Et toutes les familles de la terre seront bénies en toi ». Jésus Christ est la grande bénédiction donnée à ce monde, la plus grande qu'il ait pu recevoir. Toutes les bénédictions réelles ici-bas proviennent d'Abram et de sa postérité. Par lui, nous avons la Bible, un Sauveur, et l'Évangile. Voilà toutes les valeurs sur lesquelles l'église peut s'appuyer.

      4 Abram était persuadé que la bénédiction du Tout Puissant pourrait le garder de tout faux pas, comblerait ses vœux, au delà de tous désirs ; il savait également que la misère serait la seule rançon de sa désobéissance.

      Il en est ainsi des croyants, qui sont justifiés par la foi, en Christ : ils ont la paix avec Dieu. Ils tiennent bon, sur le chemin qui mène à Canaan. Ils ne sont pas découragés par les difficultés rencontrées sur leur voie, ils ne sont pas tentés par les délices qu'ils pourraient entrevoir.

      Ceux qui sont en route vers les cieux doivent persévérer jusqu'à la fin. Quelles que soient nos entreprises, en accord avec les commandements divins et en toute soumission à Sa providence, tout tendra vers la réussite et la satisfaction finales. Canaan n'était pas, comme d'autres pays, sous une domination étrangère, c'était l'image d'un royaume céleste, vivement convoitée par les patriarches.

      6 Abram découvrit la contrée habitée par les Cananéens, qui étaient, en fait, de mauvais voisins. Il voyagea sans s'arrêter. C'est parfois la part des hommes justes de n'avoir aucun lieu où séjourner durablement, voyageant ça et là, dans toutes les conditions.

      Les croyants doivent se considérer comme des étrangers et des voyageurs dans ce monde, Heb 11:8,13,14. Mais observez bien comment Abram tira son réconfort en Dieu. Alors qu'il pouvait déjà avoir une certaine satisfaction, sur place avec les Cananéens, il a plutôt recherché un plaisir intense dans la communion intime avec Dieu, qui l'a conduit et qui ne l'a pas délaissé.

      La communion avec Dieu n'existe que par la lecture de la Parole et par la prière. Dieu ne se révèle à son peuple que graduellement ; au début l'Éternel avait promis de montrer le pays à Abram, maintenant, Il le lui donne : le réconfort s'accroît parallèlement à la Grâce. Il semblerait qu'Abram ait pris le commandement de Dieu comme l'annonce d'une terre promise, comme un symbole de bénédiction ; il avait les yeux fixés vers le ciel, Heb 11:16.

      Dès qu'il fut arrivé en Canaan, il s'est considéré comme un étranger et n'a cherché qu'à adorer Dieu, lui et sa famille. Il n'avait pas seulement en tête le côté cérémoniel et religieux des sacrifices, mais il recherchait plutôt la présence et le Nom de son Dieu ; ce type de sacrifice spirituel plaît vraiment à Dieu. Abram a mentionné le Nom de l'Eternel ; il a montré à sa famille et à son entourage qu'il connaissait le vrai Dieu et Sa sainteté. L'adoration familiale est une bonne chose ; ce n'est pas une nouvelle mode, c'est une véritable institution des saints.

      Abram était riche et avait une famille nombreuse ; il n'avait pas de lieu établi et se trouvait au sein de ses ennemis ; quel que soit l'endroit où il plantait sa tente, il construisait un autel : où que nous puissions aller, n'oublions pas de pratiquer nos habitudes religieuses !

      10 Il n'y a aucun endroit sur terre dénué de tout problème ou de soucis. Il y avait une famine en Canaan, le « pays merveilleux » ; là où se trouvait Abram, le modèle de la fidélité, on ne trouvait que méchanceté. La joie et la pureté parfaites ne se rencontrent qu'au ciel. Lorsqu'il quitta Canaan, Abram se rendit en Égypte, ce qui pourrait faire penser à un aller sans retour, afin de pallier au manque de nourriture. Sur place il dissimula son état, en tant qu'époux de Sara, et lui dit, ainsi qu'à ses serviteurs, de faire de même. Il cacha la vérité et par ce fait il exposa sa femme et les Égyptiens au péché. La qualité la plus remarquable d'Abram était sa foi ; il tomba quand même dans l'incrédulité et le doute vis-à-vis de la divine Providence, même après que Dieu lui soit apparu deux fois. Quelle chute de la part de ce pilier de la foi ! Si Dieu ne nous délivrait pas souvent de nos détresses et de nos situations désespérées, le tout, à cause de notre propre péché et notre folie, nous irions droit à la ruine. Il ne rend pas ce que nous méritons. Bénis soient les châtiments qui nous détournent du chemin d'iniquité, et qui nous montrent quel est notre véritable devoir, en particulier celui de réparer nos méfaits. Le reproche qu'a fait Pharaon à Abram était juste : « Qu'est-ce que tu m'as fait » ? Quelle inconvenance de la part d'un honnête homme !

      Ceux qui se disent religieux, et qui pratiquent l'injustice et la tromperie, à la limite du mensonge, doivent tôt ou tard s'attendre à de mauvaises « retombées » ; ils doivent même remercier ceux qui les éclairent dans leur mauvais cheminement.

      Le rejet d'Abram fut une bonne chose. Pharaon avait une telle crainte, vis-à-vis d'Abram, qu'il ne voulait absolument pas le tuer. Nous sommes souvent perplexes en voyant toutes les craintes non fondées, qui nous assaillent. Bien souvent nous sommes craintifs, et ce sans raison. Pharaon a ordonné à ses serviteurs de ne faire aucun mal à Abram. Ceux qui ont un certain pouvoir ne doivent pas seulement veiller à ne pas faire le mal, ils doivent être également attentifs à ce que leurs serviteurs fassent de même.

      Genèse 41

      Exode 4

      Exode 31

      Exode 35

      Nombres 11

      Nombres 27

      1

      Les filles de Tselophchad demandent leur héritage ; La loi sur les héritages. (Nombres 27:1-11)
      Dieu annonce à Moïse qu'il va mourir. (Nombres 27:12-14)
      Josué désigné pour succéder à Moïse. (Nombres 27:15-23)

      Les cinq filles de Tselophchad se considéraient comme déshéritées, n'ayant ni père ni frère pour recevoir une possession, parmi Israël. Elles avaient la foi en la Parole de l'Éternel, étant convaincues qu'elles auraient part, au temps convenable, au partage des terres du pays ; leur démarche est un véritable exemple de modestie, exempt de tout murmure ou de mécontentement. Elles demandèrent en toute simplicité à posséder une portion de terrain, dans le pays de Canaan.

      On ne peut qu'admirer leur foi : - Elles avaient une entière confiance en la véracité et la puissance de la promesse divine relatives au don du pays de Canaan à Israël. - Elles étaient animées d'un vif désir de posséder un nom et un lieu dans la terre promise, véritable image du « ciel ». - Elles avaient un sentiment respectueux pour leur père : leur nom de famille leur était cher et elles ne voulaient pas qu'il s'éteigne.

      L'Éternel n'a jamais rien fait qui puisse contrecarrer la demande légitime de Ses enfants. Il est réconfortant pour des parents qui sont sur le point de quitter cette terre, de savoir que, malgré leurs iniquités dont ils se sont éventuellement repentis, Dieu continuera à exercer Sa fidélité envers leur descendance. Dieu en Personne exécute Ses jugements. Il est attentif à tous les comportements, non seulement de ceux des nations, mais aussi de ceux des familles privées, selon Sa Volonté. La demande des filles de Tselophchad est donc acceptée. Ceux qui recherchent un héritage dans la terre promise, verront leur prière exaucée, avec d'ailleurs, tout un lot de bénédictions supplémentaires !

      Juges 3

      Juges 6

      Juges 9

      Juges 11

      29 Plusieurs leçons importantes peuvent être tirées du vœu que fit Jephté à l'Éternel : - Cet engagement peut être le résultat d'un doute et d'un manque de confiance, éléments que l'on rencontre, même dans le cœur des plus grands croyants. - Nos vœux envers Dieu ne devraient pas être formulés pour satisfaire nos désirs personnels, mais au contraire, pour exprimer notre gratitude à Son égard. - Nous devons observer la plus grande prudence quand nous faisons un vœu, de peur d'être ensuite conduits dans des situations inextricables. - Ce que nous avons promis solennellement à Dieu, nous devons l'accomplir, même s'il s'agit d'un vœu légitime, cruel et difficile à tenir. - Il est bon pour les enfants d'obéir joyeusement à leurs parents, sous le regard du Seigneur. Il est difficile de dire ce que fit Jephté pour respecter son engagement envers Dieu ; on peut supposer qu'il n'offrit pas sa fille en holocauste. Un tel sacrifice eut été en effet en abomination à Éternel ; il est vraisemblable qu'il ait obligé sa fille au célibat, ne voulant pas qu'elle soit séparée de sa famille.

      Au sujet de ce passage, ainsi que certains autres dans la Parole, pour lesquels les avis des experts sont partagés, nous ne devons pas rester perplexes ; ce qui est nécessaire quant à l'obtention de notre salut, Dieu merci, est expliqué clairement !

      Si nous pouvons nous souvenir de toutes les promesses que Christ nous a faites au sujet de l'enseignement du Saint Esprit, étant ainsi Lui-même notre Maître céleste, nous serons à même de discerner quelle est la vérité qui se dégage de chaque passage, afin que cela puisse être utile à notre édification.

      Juges 13

      Juges 14

      Juges 15

      1 Samuel 10

      1 Samuel 16

      14 Saül était vraiment troublé. L'esprit de l'Éternel s'était retiré de lui. Si Dieu et Sa Grâce ne règnent pas dans notre cœur, le péché et Satan sauront vite nous accaparer. Le diable, avec la permission divine, a désorganisé et terrorisé Saül. Ce dernier était alors soucieux et sujet à des sautes d'humeur incontrôlées : il devenait agité, irritable, contrarié, avec parfois un brin de folie. Il est regrettable que la musique, qui d'ordinaire, tend à calmer l'esprit, ne soit pas capable de prévenir la vanité et la convoitise humaines, elle serait ainsi un moyen de mener le cœur dans le « chemin étroit », celui qui mène à Dieu. En fait, elle peut nous éloigner éventuellement de l'Esprit, mais, hélas, elle ne sait pas nous sortir d'un mauvais état d'âme.

      La musique, les déviations malsaines, les mauvaises compagnies, ou les affaires douteuses, peuvent en certaines circonstances « leurrer » une conscience en quête d'apaisement ; mais rien ne peut effectuer un traitement aussi radical que celui du sang de Christ, lorsque ce Dernier est reçu par la foi et quand l'Esprit de sanctification, sous le sceau du grand Pardon, nous procure Son réconfort. Tous les autres essais qui tentent de contrecarrer la « dépression spirituelle », ne conduisent en final, qu'à la détresse, que ce soit ici-bas, où dans l'au-delà.

      1 Samuel 18

      2 Samuel 23

      2 Chroniques 15

      1

      Le peuple établit une alliance solennelle avec Dieu.

      - La réforme complète au sein du peuple semblait si difficile, que cela décourageait Asa, tant qu'il n'était pas assuré d'avoir le consentement et l'appui divins. Le roi et ses sujets offrirent des sacrifices à Dieu, ils Lui rendirent des actions de grâce pour Ses faveurs reçues, et lui adressèrent différentes supplications. Nos prières et nos louanges sont aujourd'hui nos « sacrifices spirituels ».

      Chaque enfant d'Israël, d'un commun accord, s'engagea à rechercher l'Éternel avec zèle.

      Qu'est-ce que la dévotion, sinon le fait de rechercher Dieu, s'enquérir de Ses conseils en toute occasion ? Ne mentionnons pas notre piété, si nous ne la pratiquons pas de tout notre cœur, que Dieu doit posséder tout entier, ou pas du tout !

      Notre appartenance à Dieu, notre Sauveur, devrait être témoignée avec la plus grande solennité, devant tous. Ce qui est fait avec hypocrisie devient vite une corvée !

      2 Chroniques 20

      14 L'Esprit de prophétie descendit sur un Lévite, au sein de l'assemblée des enfants d'Israël. L'Esprit, tel le vent, souffle sur ceux qui sont à l'écoute de la voix divine. Il les encourage à placer leur confiance en Dieu.

      Que le chrétien, véritable combattant, sorte à la rencontre de ses ennemis spirituels, et le Dieu de Paix le fera devenir plus qu'un conquérant ! Lors de nos épreuves, grâce au Seigneur, nous prendrons alors le dessus. Nous aurons l'avantage sur l'ennemi, mais en fait, toute la gloire en revient à Dieu !

      2 Chroniques 24

      Néhémie 9

      Job 32

      Job 33

      Job 35

      Psaumes 51

      Psaumes 104

      Esaïe 6

      1

      La vision d'Ésaïe, contemplant le temple. (Esaïe 6:1-8)
      L'Éternel annonce l'aveuglement qui doit tomber sur la nation juive, et la destruction qui suivra. (Esaïe 6:9-13)

      Dans cette vision, il est possible de contempler le temple, même dans le lieu Très Saint. Le prophète, debout, à l'extérieur de cet édifice, peut voir l'Éternel sur Son grand trône, se tenant au-dessus de l'arche de l'alliance, entre les chérubins et les séraphins ; la Gloire de Dieu remplissait entièrement le temple.

      « Contempler Dieu sur son trône ». Cette vision est commentée dans Jean 12:41 ; Ésaïe voyait alors la Gloire de Christ, il décrivait ce Dernier, en tant que notre Sauveur, notre Dieu. Dieu est assis sur le trône de la Miséricorde ; grâce à Jésus, « le lieu Très Saint » nous est désormais accessible : par la foi, il nous est possible de voir le temple de Dieu, Son église ici-bas, remplie de Sa gloire. Les pans de Sa robe remplissaient le temple ; ils remplissent également le monde entier, parce ce dernier est le « temple » de Dieu : il demeure en effet dans chaque cœur repentant !

      Distinguons les différents personnages qui Le servaient : Au-dessus du trône se tenaient des anges, les séraphins, dont le nom signifie littéralement, « brûleurs » ; ils « brûlent » en effet dans l'Amour de Dieu, et magnifient avec zèle, Sa Gloire et Sa haine du péché. Les séraphins en se couvrant la face, montraient qu'ils se soumettaient docilement aux ordres divins, bien qu'ils ne puissent pas comprendre en totalité les motivations secrètes de l'Esprit de l'Éternel, Son gouvernement, et Ses Promesses.

      Toutes les vaines considérations de ce monde, toute ambition, toute ignorance, et tout orgueil devraient être évincés à la simple contemplation de Christ, dans Sa gloire.

      Cette terrible vision de la Majesté divine, accabla le prophète, pécheur par nature. Nous serions anéantis, s'il n'existait pas de Médiateur entre nous et le Dieu trois fois Saint. Cet aperçu de la gloire divine est suffisant, pour nous convaincre que toutes nos prétentions de droiture ne sont en fait que de piètres « haillons » ! Aucun homme n'oserait s'adresser au Seigneur, s'il voyait directement la Justice, la Sainteté, et la Majesté de Dieu, sans discerner en même temps Sa Miséricorde et Sa Grâce merveilleuses, par le biais de Jésus-Christ !

      Le charbon ardent, porté par l'ange, peut exprimer de la part du prophète, son assurance d'être pardonné, et de voir son travail béni, grâce à l'expiation de Christ. Pour restaurer et soulager l'âme, rien n'est plus puissant que la paix et le réconfort en Christ.

      L'abandon du péché est nécessaire avant toute communion confiante avec Dieu, soit par la prière, soit par le biais de la prédication ; ceux qui se plaindront devant Dieu, de la lourdeur du fardeau de leur péché, avec tout le danger que cela comporte, se verront soulagés en Christ. Ceux que Dieu envoie en Son Nom, pour annoncer la Bonne Nouvelle, peuvent être assurés qu'ils seront soutenus par ce Dernier.

      9 Dieu envoie Ésaïe pour prédire la ruine de Son peuple. Beaucoup entendent la Parole de Dieu, sans toutefois en discerner toute la puissance.

      Dieu parfois, dans Sa Justice parfaite, aveugle l'esprit des hommes, parce qu'ils refusent d'entendre Sa Vérité et de recevoir Son Amour. Mais quand on recherche humblement Christ, on n'a nullement besoin de craindre quoi que ce soit, par exemple, tout jugement spirituel, du moment que l'on se repend des péchés commis. Que chacun prie pour que l'Esprit-Saint nous fasse réellement percevoir à quel point la Miséricorde divine est précieuse, et combien elle nous protège des redoutables fléaux que le ciel peut envoyer.

      Nous voyons dans ce texte, que l'Éternel a préservé une partie du peuple, un dixième, qui Lui reste fidèle. Béni soit Dieu : Il préserve toujours Son église !

      Certaines assemblées, voire certains de leurs dirigeants, peuvent hélas parfois s'avérer stériles... Malgré tout, la « semence spirituelle », subsistera et de nombreuses branches pourront toujours renaître !

      Esaïe 8

      Esaïe 11

      Esaïe 42

      1

      Le caractère et la venue de Christ. (Esaïe 42:1-4)
      Les bénédictions inhérentes à Son Royaume. (Esaïe 42:5-12)
      Les avantages de la véritable piété. (Esaïe 42:13-17)
      L'incrédulité et l'aveuglement réprouvés. (Esaïe 42:18-25)

      La prophétie annoncée dans ce texte est maintenant accomplie par Christ, Matthieu 12:17. Que nos âmes puissent se confier et se réjouir en Lui, pour le plus grand plaisir de Dieu !

      Le Saint-Esprit ne fit pas que descendre ici-bas, Il révéla en plus, pleinement la Personne du Père ! L'Esprit Saint supporte patiemment les erreurs commises par les pécheurs. Son rôle est essentiellement spirituel ; Il ne cherche pas les honneurs de ce monde. Il est plein de compassion envers les opprimés, envers ceux qui sont en proie aux doutes et aux craintes, envers les « roseaux brisés ». Ceux qui ne sont que de faibles « lumignons » spirituels, seront revivifiés par Sa Puissance. Il ne les délaissera jamais, ni ne permettra qu'ils soient tentés au-delà de ce qu'ils sont capables de supporter.

      Christ, par Ses nombreux miracles accomplis, ainsi que par Sa résurrection, a révélé pleinement la Vérité et la voie de la piété. Par la puissance de Son évangile et par Sa Grâce, Il établit les fondements de la sainteté envers les hommes, afin qu'ils suivent les chemins de la Justice et de la Sagesse. Même les nations les plus éloignées ont soif de cet évangile.

      Si nous sommes convaincus par la véracité de l'appel que nous adresse Jésus-Christ, et si nous savons que le Père ne recherche que notre bien, nous pourrons alors Le contempler pleinement, croire en Sa Parole, et Lui obéir !

      Esaïe 61

      1

      Le Messie, Son caractère et son rôle. (Esaïe 61:1-3)
      Ses Promesses, relatives aux futures bénédictions de l'église. (Esaïe 61:4-9)
      L'église vénère Dieu pour Ses Grâces. (Esaïe 61:10,11)

      Les prophètes, lors de leurs écrits, ont été « dirigés » par l'Esprit de Dieu : ce Dernier leur a dicté ce qu'il fallait annoncer, et les a incités à diffuser ces saintes Paroles ; Christ a été conduit par l'Esprit en permanence, sans restriction, ce qui Le « qualifia », en tant qu'homme, pour accomplir l'œuvre qu'Il était venu réaliser.

      Les pauvres sont généralement les mieux disposés pour recevoir l'évangile, Jacques 2:5 ; si nous acceptons la « Bonne Nouvelle » avec humilité, nous serons alors en mesure d'en tirer les meilleurs profits ! Christ a prêché que les « pauvres en esprit » hériteront du royaume des cieux, que les débonnaires hériteront de la terre !

      En Christ nous avons toute satisfaction. Quand le péché domine sur nous, nous sommes alors liés à la puissance de Satan ; mais le « Fils », par Son Esprit, est toujours disposé à nous libérer ; nous sommes alors en effet vraiment libres !

      Le péché et Satan étaient voués à être détruits : Christ a triomphé sur eux à la croix ! Mais les âmes qui rejettent l'offre du salut, seront considérées comme des ennemis. Il fut prédit que Christ serait un Consolateur : il en est ainsi ; Il est envoyé pour soulager les affligés et ceux qui Le recherchent, non pas le monde incrédule.

      Il fera tout ceci pour Son peuple, afin que ce dernier puisse abonder dans les « fruits de la Droiture » et qu'il devienne « le plan de l'Éternel ». Ni la Miséricorde divine, ni l'expiation de Christ, ni l'évangile de la Grâce, ne tirent profit des mérites que leur octroie ce texte.

      Les âmes repentantes doivent rester humbles, elles sont amenées à connaître leur propre caractère, par la vertu de l'Esprit-Saint, en sorte qu'elles puissent ressentir leur besoin réel : l'Ami et le Sauveur des pécheurs ! La doctrine de Christ contient en effet cette bonne et heureuse Nouvelle, pour ceux qui se sont humiliés devant Dieu !

      Esaïe 63

      Jérémie 15

      Jérémie 20

      Jérémie 23

      Jérémie 28

      Jérémie 42

      7 Si nous voulons vraiment, dans les circonstances difficiles, connaître la pensée du Seigneur, nous devons alors savoir être patients et prier.

      Dieu est toujours disposé à accorder de nouveau Sa miséricorde, à ceux qu'Il a affligés ; Il ne rejette jamais ceux qui comptent sur Ses promesses. La véracité de Sa Parole est suffisante pour faire taire les craintes injustifiées de Son peuple ; ces dernières peuvent tendre parfois à le décourager, quant à son devoir ici-bas.

      Quelles que soient les pertes ou les souffrances que nous pourrions craindre, en obéissant à Dieu, Sa Parole nous affirme qu’Il veillera à les neutraliser ; le Seigneur protégera et délivrera tous ceux qui Lui font confiance et qui Le servent.

      C'est de la folie de quitter inconsidérément « la place » que nous occupons, par peur des difficultés, là où notre piété et notre sainteté sont manifestes : nous ne nous exposerons alors qu’à des problèmes fâcheux. Ces derniers, que nous pensions pouvoir esquiver, finiront toujours par ressurgir, à cause de notre péché. Nous pouvons appliquer ce précepte à tous les ennuis rencontrés ici-bas : ceux qui pensent pouvoir les éviter en fuyant, pourront constater qu’ils les suivent toujours !

      Les pécheurs qui se cachent de la face divine, lors des appels solennels au repentir, devraient être réprimandés avec toute la sévérité qu’ils méritent : leurs actes sont plus révélateurs que leurs paroles !

      Nous ne savons pas toujours ce qui peut contribuer à notre bien ; nos différentes passions et certaines idées dont notre cœur raffole, nous sont souvent nuisibles, et parfois mortelles.

      Ezéchiel 1

      1

      Ézéchiel était un sacrificateur ; il fut déporté en captivité, en Chaldée, avec Jéhoïakin. Toutes ses prophéties semblent lui avoir été révélées dans ce pays, en un lieu situé au nord de Babylone.

      Le but principal du livre semble être le soulagement de ses frères en captivité. Ézéchiel doit avertir ces derniers, des calamités redoutables qui risquent de s’abattre sur la Judée, à cause des faux prophètes et des nations environnantes.

      Mais le prophète doit annoncer également la future restauration d'Israël et de Juda, alors dans la dispersion, ainsi que le sort merveilleux qui leur est réservé aux derniers jours, à l’avènement du Messie.

      On trouvera également dans ce livre de nombreuses informations relatives à Christ, en particulier dans la conclusion.

      * Ézéchiel, dans sa vision, discerne Dieu et Ses anges. (Ezéchiel 1:1-14) L’action de la Providence divine. (Ezéchiel 1:15-25) Révélation du Fils de l’homme, sur Son trône céleste. (Ezéchiel 1:26-28)

      Ezéchiel 1:1-14 Quand nous sommes dans l'affliction, c'est une grâce d’avoir la Parole de Dieu à disposition ; il nous est même recommandé de La lire diligemment ! La « voix » de Dieu est venue ici-bas, dans la plénitude de Sa Lumière et de Sa Puissance, par le Saint-Esprit.

      Ces visions semblent avoir été révélées au prophète pour qu’il puisse contempler les aspects grandioses et élevés de l’Éternel. Leur but était aussi de terroriser les pécheurs, tout en réconfortant ceux qui craignent Dieu, en toute humilité.

      Les versets Ezéchiel 1:4-14, décrivent la première partie de la vision, représentant Dieu, assisté et servi par une multitude d’anges, qui sont en fait, tous Ses messagers et Ses ministres, accomplissant Ses commandements. Cette vision était impressionnante : elle représentait la révérence et la crainte solennelles du mécontentement de l’Éternel, ressenties par les pécheurs, en même temps que l’espoir du bénéfice de Ses bénédictions. Le feu était entouré de gloire. Bien que nous ne puissions pas, par notre recherche personnelle, découvrir l’ensemble des perfections de Dieu, Il permet cependant, de nous en révéler tout l'éclat.

      L’ensemble des créatures vivantes émanait du milieu du feu ; la puissance et l’existence des anges proviennent de Dieu. Ces derniers possèdent le pouvoir de compréhension de l’homme, et même davantage.

      Le lion caractérise la force et la hardiesse. Le bœuf représente la diligence et la patience, ainsi que l’inlassable persévérance au travail qu'il doit effectuer. L’aigle est remarquable pour sa vue perçante et redoutable, même quand il est très haut dans le ciel. Les anges, qui surpassent les hommes sur tous ces points, possèdent ces qualités. Ils ont des ailes ; quelle que soit la mission que Dieu leur assigne, ils ne perdent pas une minute pour l’accomplir. Ils se tiennent bien droits, fermes et sereins. Ils possèdent des ailes pour se mouvoir, mais aussi des mains pour agir.

      Beaucoup de personnes donnent l’impression d’être rapides, mais en fait, ne sont pas très actives ; elles courent çà et là, mais ne font rien de concret : elles ont des « ailes », mais pas de « mains ». Quand les anges sont portés par leurs ailes, leurs mains accomplissent le devoir qui leur est assigné. Quel que soit le lieu où elles doivent accomplir leur service, elles s’y rendent sans détour.

      Quand nous nous dirigeons directement vers un but, nous allons de l’avant ; quand nous servons Dieu avec tout notre cœur, nous sommes plus efficaces dans notre tâche.

      Quand les animaux se déplaçaient, ils ne se tournaient pas çà et là. Ils ne commettaient aucune erreur, leur travail n’avait pas besoin d’être revu. Ils se dirigeaient directement, là où l'Esprit de Dieu leur avait commandé d’aller.

      Le prophète pouvait discerner cette vision, par la lumière qui émanait directement des créatures vivantes : leur aspect était comme les charbons ardents ; c’était des séraphins, ou des « flambeaux » : cela dénotait l'ardeur de leur amour envers Dieu, et leur zèle pour accomplir Son service.

      Nous pouvons tirer des leçons profitables de la description de tels sujets, même si nous nous ne pouvons pas en comprendre la totalité du sens. Sachons nous occuper des tâches qui se rapportent à notre devoir et à notre paix, laissons les choses « cachées » au Seigneur, à qui elles appartiennent.

      15 La Providence, représentée vraisemblablement ici par les roues, est à l’origine des divers changements de ce monde. Parfois le texte mentionne une roue spécifique, ou alors, il parle des autres en général ; dans tous les cas, le mouvement axial de ces roues est régulier et stable.

      Nous ne devons pas être découragés, face à l'adversité ; les « roues » divines « tournent » à la perfection et savent élever les hommes pieux au temps marqué, alors qu’elles abaissent ceux qui comptent sur leurs propres forces, alors qu’elles connaissent la prospérité : ils ne se doutent pas qu’elles peuvent tomber à tout moment.

      La roue (verset Ezéchiel 1:15) se trouve à côté des animaux ; les anges accomplissent les tâches de la Providence divine. L'esprit des animaux se trouvait dans les roues ; une seule et même Sagesse, une même Puissance, et la Sainteté parfaite de Dieu, guident et régissent les anges : ce sont elles qui dirigent les événements de ce monde, ici-bas.

      Chaque roue possédait quatre faces, dénotant ainsi que la Providence divine s'exerce de toutes parts. Remarquez la manière dont les roues de la Providence se déplacent : dans tous les cas, un visage est tourné vers vous. Leur aspect et leur déplacement montraient qu’une roue se trouvait toujours au milieu d'une autre roue ! Beaucoup d’aspects de la Providence nous paraissent bien impénétrables et inexplicables, cependant, Elle agit toujours en toute Sagesse, de la meilleure manière qui soit. Le mouvement de ces roues était régulier et constant. Elles se dirigeaient conformément à la volonté de l’Esprit, sans se retourner.

      Si nous suivions sans broncher, les conseils de l'Esprit, nous n’aurions jamais à nous repentir de notre conduite.

      Les dimensions des jantes de ces roues étaient si grandes qu’elles faisaient peur au prophète, quand elles étaient en mouvement. Le fait de considérer la dimension de l’Esprit divin devrait nous inciter à la crainte. Les roues étaient pleines d’yeux, tout autour d’elles. Tous les actes de la Providence sont dirigés par la Sagesse infinie de Dieu. Tous les événements sont contrôlés par les « yeux » du Seigneur, sachant discerner en tout lieu, le bien et le mal ; pour Dieu, il n’y a aucune place pour la chance ou le hasard. Au dessus de la tête des animaux se trouvait un ciel de cristal, à la fois merveilleux, mais aussi terrible. Ce que nous prenons pour un « nuage obscur », est en fait pour Dieu clair comme cristal : Il est capable de voir et de considérer tous les habitants de la terre.

      Quand les animaux s’arrêtaient, les ailes retombaient, afin que la voix de Dieu puisse être clairement entendue. La « voix » de la Providence sert à sensibiliser les oreilles des hommes, au message de la Parole de Dieu. Le « vacarme » de ce monde devrait ne pas couvrir notre attention, afin que nous soyons à l’écoute du message céleste ; car comment pourrons-nous nous échapper, si nous nous détournons de Celui qui nous parle des cieux ?

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