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INSPIRATION

Le mot vient du verbe inspirer, dérivé lui-même de deux mots latins : in (=dans) et spirare (=souffler), et qui signifie par conséquent « mettre un souffle, un esprit dans quelqu'un ». A strictement parler, l'homme seul est apte à recevoir une inspiration ; inspiré par l'influence d'un autre homme, il peut l'être aussi par des paysages ou des objets qu'il contemple, par des sons qu'il entend, par des événements qui se répercutent en lui ; mais surtout l'inspiration lui viendra de l'Être qui le dépasse infiniment, de Dieu. Lorsqu'on étend l'idée d'inspiration à des actes ou à des objets inanimés, c'est somme toute par manière de parler ; dire qu'une action, qu'une oeuvre d'art ou qu'un livre sont inspirés signifie qu'on en considère l'auteur comme une personnalité inspirée.

Nous aurons à traiter successivement deux points nettement distincts, qui répondent aux deux questions suivantes :

Qu'entend-on dans la Bible en disant d'un homme qu'il est inspiré ?

Qu'entend-on en affirmant que les Saintes Écritures sont inspirées ?

I L'inspiration de l'homme d'après la Bible.

Un homme est considéré comme inspiré lorsqu'il agit sous l'impulsion d'une force qui le domine ; cette force est en général l'Esprit divin. Mais la Bible présente cette intervention de l'Esprit sous des formes nombreuses, dont quelques-unes sont très différentes de ce que nous appelons inspiration.

1. L'Esprit de Dieu anime tout être humain

L'Esprit de Dieu constitue le principe de vie dans l'être humain (Ge 2:7, Job 33:4) et peut même rendre la vie à des corps morts (Eze 37:9 et suivant, Ap 11:11) ; les animaux doivent l'existence à cet Esprit (Ps 104:30). Plus encore, cet Esprit se mouvait déjà sur la terre informe et vide (Ge 12).

2. L'intelligence et la sagesse sont inspirées à l'homme

L'Esprit représente plus encore que la vie ; c'est par lui que l'homme est un être doué d'intelligence (De 34:9, Job 32:8 35:11). Une sagesse au-dessus de la moyenne est un effet de l'Esprit (Ge 41:38, Ex 31:3 35:31, No 27:18,1Ro 3:28, Esa 11:2 42:1). Les qualités morales en proviennent également (Ne 9:20, Ps 51:12, Esa 63:10, Eze 36:26).

3. Le courage, l'habileté, la force physique sont parfois des formes d'inspiration

Ainsi dans Jug 6:34 11:29 14:6 15:4 Parfois même des actes que nous jugeons cruels sont considérés comme inspirés par l'Esprit (Jug 14:19).

4. Une inspiration divine est à l'origine de certaines intuitions subites, de ce que nous appelons « des inspirations ».

Cette signification se rencontre fréquemment dans le N. T (Lu 2:27 12:12, Ac 10:19 11:12).

5.

Mais lorsque la Bible parle de personnes inspirées, il s'agit avant tout de ceux qui ont été appelés par Dieu à une tâche spéciale

Les juges furent des inspirés, les premiers rois aussi (Jug 3:10 13:25,1Sa 10:6,9 11:5 16:13,2Sa 23:2).

Les prophètes sont saisis par l'Esprit divin : (2Ch 24:20, Ne 9:30, Esa 6 61:1, Jer 42:7, Eze 1-3 11:5, Am 7, Mic 3:8, Hab 2:1, Za 1:6, 2Pi 1:21), etc. Eux-mêmes se sentent pris par l'Esprit de Dieu (Esa 8:11, Jer 20:9, Am 3:8). Mais cette inspiration d'En-haut n'a rien de mécanique, puisqu'elle s'exprime parfois par l'intermédiaire d'un autre homme, ainsi Moïse et Aaron (Ex 4:16). D'ailleurs un prophète ne reçoit l'Esprit de l'Éternel que dans la mesure où il reste fidèle (Jer 15:19). Si les prophètes ou d'autres inspirés connaissent l'avenir, c'est par une intervention de l'Esprit (2Ch 20:14, Lu 2:25 et suivant, Ac 11:6 20:23). Des prédictions fausses sont une preuve que le prophète n'a pas été inspiré par Dieu (De 18:21 et suivant, Jer 23:16 28:15), à moins que ce ne soit Dieu lui-même qui ait envoyé un esprit de mensonge (1Ro 22:12 et suivant). Il arrive en effet que Dieu inspire le méchant qu'il veut perdre (Ex 4:21, Jug 9:23,2Ro 19:7), qu'il envoie un esprit mauvais (1Sa 16:14), provoquant la maladie (1Sa 18:10).

6. Plus encore que les prophètes, le Christ est Celui sur qui Dieu a mis son Esprit

Voir Mt 3:16 12:18, Lu 11:5, Ac 10:38. Les évangiles relèvent une intervention particulière de l'Esprit en certaines circonstances graves de la vie du Christ (Mt 4:1, Lu 10:21 etc.).

7. L'inspiration de l'Esprit dans l'Église primitive

La première Pentecôte est une manifestation de l'Esprit (Ac 2:4). L'Esprit saisit Saul de Tarse pour en faire un apôtre (Ac 9:17) ; il le guide en mainte occasion (Ac 13:9 15:28, Ro 15:19,1Co 7:40,1Th 1:5). L'Esprit confère le droit et le pouvoir d'exercer des fonctions dans l'Église (Ac 6:3,5 11:24 13:2 20:28 cf. No 11:25). Les charismes sont des dons de l'Esprit (Jn 20:22, Ro 12:6 et suivant, 1Co 12:1,11,28). Mais saint Paul met en garde contre les fausses inspirations (2Th 2:2, Mt 7:15 et suivant) ; de même 1Jn 4:1, qui recommande d'éprouver les esprits pour savoir s'ils sont de Dieu.

8. Avoir l'Esprit de Dieu signifie aussi, et plus simplement, être pieux

Ainsi dans No 11:17,29,2Ch 15:1 Eze 11:19 37:14, Za 12:10. Le N.T. considère souvent la piété chrétienne comme inspirée par l'Esprit (Lu 11:13, Jn 14:26, Ro 8:4,9,1Co 2:10 3:16 Eph 4:30 1Th 4:8 5:19, Jude 1:19). La vie chrétienne est le fruit de l'Esprit (Ac 13:52, Ro 14:17, Eph 5:18, Col 3:16). D'autre part, c'est l'Esprit qui fait comprendre les Écritures (Lu 24:25) et c'est par l'Esprit qu'on se convertit à la foi chrétienne (Ac 8:18 9:31 10:44 11:16 15:8 19:6,2Co 4:6). Si les persécutés rendent fidèlement leur témoignage, c'est qu'ils sont soutenus par l'Esprit (Mt 10:19, Ac 1:8 7:55)

9. Conclusion

Tels sont les divers sens que la Bible attribue à l'idée d'inspiration. Dans le langage religieux habituel, la notion d'inspiration se rapporte au fait que Dieu choisit, au cours des âges, certaines personnalités auxquelles Il se révèle, leur donnant un message particulier à transmettre à leurs contemporains. Dieu exige leur obéissance ; ils le savent, et cette conviction personnelle est l'une des formes de l'action de l'Esprit en eux ; le degré et la réalité de leur inspiration correspondent à l'exactitude de leur soumission à la volonté divine. Les prophètes ont été des inspirés parce qu'ils n'ont pas fermé leur coeur aux ordres de Dieu ; tout chrétien dont la vie est transformée par la foi est aussi un inspiré, en un certain sens. Mais parmi tous ceux dont parle la Bible, le Christ occupe une place unique : lui seul fut pleinement inspiré parce qu'en parfaite communion avec Dieu.

II L'inspiration des Saintes Écritures.

De tout temps les croyants, tant juifs que chrétiens, ont vu dans les Écritures saintes des livres inspirés. Mais cette inspiration a été comprise de plusieurs manières, que nous examinerons successivement. Prenant notre point de départ dans la pensée juive, nous indiquerons dans leurs grandes lignes les conceptions chrétiennes de l'inspiration biblique, en ayant soin de distinguer, à partir de la Réforme, entre les théories protestantes et les explications catholiques.

A. --L'INSPIRATION DES SAINTES ÉCRITURES DANS LE JUDAÏSME

Longtemps avant l'ère chrétienne, les Juifs ont vu dans leurs livres sacrés des livres écrits sous l'influence divine. Plus tard, le Talmud a distingué entre l'inspiration de Moïse, vrai secrétaire auquel Dieu dicta le Pentateuque, et celle de second ordre des autres écrivains sacrés, qui laisse une part plus grande à leur personnalité. Au Moyen âge, les théologiens juifs, poursuivant ces distinctions, reconnaissent trois degrés dans l'inspiration : au premier rang Moïse, puis les écrits dictés par l'esprit prophétique, puis le reste ; d'autres penseurs juifs vont plus loin et distinguent quatre degrés, même huit et onze degrés, d'inspiration dans les Écritures. Le judaïsme alexandrin, d'autre part, enseignait que le don de prophétie, possédé par les écrivains de l'A.T., existe aussi chez tout homme pieux et sage (voir préface de l'Ecclésiastique ou Siracide, et Sag 7:27). Et l'on prétendait même que les traducteurs de la version des LXX, qui ont mis en grec l'A.T., avaient été inspirés jusque dans leurs fautes de traduction ! Aux yeux de ces penseurs alexandrins (Philon, Josèphe), l'inspiration se présente comme une sorte d'extase.

B. --L'INSPIRATION DES SAINTES ÉCRITURES DANS LE CHRISTIANISME

1.

Avant la Réforme.

Les premiers penseurs chrétiens, qui auraient pu être influencés par les conceptions du judaïsme alexandrin, puisqu'ils écrivaient également en grec, n'abordent pas la question de l'inspiration des Écritures. Le Symbole des Apôtres ne renferme rien à ce sujet ; les Pères apostoliques (début du II° siècle) n'établissent pas de distinction précise entre l'inspiration des écrivains sacrés et celle dont ils reconnaissent l'existence chez tous les croyants ou qu'ils s'attribuent à eux-mêmes. Bientôt apparaît, chez quelques Pères, l'idée d'une inspiration passive. Les écrivains sacrés sont comparés à des lyres que touche l'artiste divin (Justin, Cohort. ad Graec, 8, col. 256s). Mais il ne s'agit en général que des écrivains de l'A.T., auxquels on ne craint pas d'associer la Sibylle (Justin). D'autres, tel Origène, voient dans l'inspiration un degré supérieur de l'illumination que possèdent tous les croyants.

Bientôt l'Église est unanime à enseigner que les prophètes n'ont jamais cessé d'avoir une pleine possession d'eux-mêmes. St Jérôme distingue entre les styles plus ou moins purs de leurs écrits et relève des fautes syntaxiques chez saint Paul ; ce qui ne l'empêche pas de conclure à une inspiration divine des Écritures. Plus tard saint Thomas d'Aquin, tout en décrivant l'inspiration comme un phénomène passif en un certain sens, découvre dans ce phénomène des formes diverses et des degrés différents ; l'homme qui sert d'instrument au Saint-Esprit peut, par sa faute, nuire à l'effet de ce dernier.

Parmi les précurseurs de la Réforme, Savona-role, qui se dit lui-même prophète, tient la Bible pour venue de Dieu ; toutefois il remarque que Dieu n'a pas employé les écrivains sacrés comme des machines, mais a laissé parler les bergers en bergers, les femmes en femmes, etc.

2.

La Réforme.

La Réforme s'est faite au nom de la Bible ; mais les Réformateurs y ont vu surtout un trésor religieux ; pour tout ce qui ne touche pas directement au domaine religieux, ils ont usé des Écritures avec une grande liberté. Luther, qui considère la Bible « comme si Dieu même y parlait », qui la proclame « reine, seule digne de commander et à qui tous doivent obéissance », qui même déclare qu'une de ses syllabes, un de ses titres, vaut plus que ciel et terre, n'en relève pas moins chez les auteurs sacrés des inexactitudes (Mt 24 et Mr 13 confondent deux sujets), des raisonnements peu solides (Ga 4:22 et suivant). « Christ est le maître, écrit-il, l'Écriture est le serviteur. Voici la vraie pierre de touche pour juger tous les livres : il faut voir s'ils font les affaires du Christ ou non. Le livre qui n'enseigne pas le Christ n'est pas non plus apostolique, serait-ce saint Pierre ou saint Paul qui l'eût écrit. En retour, celui qui prêche Christ est apostolique, aurait-il pour auteur Judas, Anne, Pilate ou Hérode... Jean accorde peu de place aux actes du Christ, beaucoup à ses paroles. Les autres évang, s'étendent sur les actes, moins sur l'enseignement ; c'est pourquoi le premier est l'évangile capital, l'unique, le plus cher, celui qu'il faut préférer à tous les autres. En somme l'évangile de Jean et sa première épître, les épîtres de Paul, en particulier les Romains, les Galates, les Éphésiens et la première épître de Pierre, voilà les livres qui te montrent Christ et qui t'enseignent tout ce qu'il t'est nécessaire et bon de savoir, quand même tu n'entendrais ni ne verrais jamais d'autres livres. Au regard de ceux-là, l'épître de saint Jacques est une véritable épître de paille, car elle n'a rien d'Évangéliste. » Rappelons encore ce que le réformateur dit des prophètes de l'A.T. : « Sans aucun doute, les prophètes ont étudié dans les livres de Moïse, et les derniers venus dans ceux de leurs devanciers ; et, pleins de l'Esprit de Dieu, ils ont mis par écrit leurs bonnes pensées. Mais cela n'empêche pas que ces docteurs, scrutant les Écritures, aient parfois rencontré de la balle, de la paille ou de l'étoupe, et pas toujours de l'argent, de l'or ou du diamant. Néanmoins, le fondement subsiste et le feu consume le reste. » Calvin fait reposer la certitude des croyants sur le fait « qu'ils tiennent pour arrêté et conclu que les Écritures sont venues du ciel, comme s'ils oyaient là Dieu parler de sa propre bouche ». La preuve excellente et seule suffisante de cette conviction est pour lui « le témoignage secret du Saint-Esprit » en nous. « L'Écriture a de quoi se faire connaître, dit-il, voire d'un sentiment aussi notoire et infaillible comme ont les choses blanches ou noires de montrer leur couleur et les choses douces ou amères de montrer leur saveur... Veuillons ou non, elles nous poindront si vivement, elles perceront tellement notre coeur, elles se ficheront tellement au dedans des moelles... que il est aisé d'apercevoir que les saintes Écritures ont quelque propriété divine à inspirer les hommes » (Inst, chrét.). Mais ces déclarations n'ont pas empêché Calvin de mettre en doute l'authenticité de la deuxième ép. de Pierre et de s'exprimer avec une très grande liberté sur les contradictions des récits évangéliques et sur le caractère douteux de l'Apoc, de Jean, qu'il n'a jamais commentée. Zwingle, qui célèbre admirablement la Bible, accorde d'autre part à l'homme spirituel, « à cette parole que Dieu a placée dans notre coeur », le droit de « juger la parole extérieure ». Il affirme d'ailleurs que la Bible, tout en contenant des erreurs de détail, n'en renferme aucune sur les choses essentielles. Les mêmes idées se retrouvent chez les autres réformateurs (Mélanchton, Bul-linger, etc.), et inspirent les symboles ecclésiastiques de la première période.

3.

Le Protestantisme après la Réforme.

Un siècle plus tard, le protestantisme, engagé dans une âpre lutte avec l'Église catholique romaine qui invoque l'autorité de la tradition, cherche lui aussi à s'appuyer sur un principe d'autorité. Cette autorité, ce sera la Bible. Les théologiens protestants des XVII° et XVIIIe siècles sont ainsi amenés à préciser la doctrine de l'inspiration biblique, autant pour les besoins de la controverse que pour donner une base solide à leurs constructions dogmatiques. La largeur de vue des Réformateurs est oubliée ; on se refuse à admettre même la possibilité d'une contradiction de détail dans les récits sacrés et l'on affirme qu'il n'y a absolument rien dans la Bible qui ne soit le produit de l'inspiration. Les écrivains bibliques ont été parfaitement passifs ; ils ont écrit sous dictée, mieux encore, ils n'étaient que la plume que Dieu fait mouvoir. En 1714, un superintendant de Gotha, G. Nitzsch, se demande si l'Écriture sainte ne serait peut-être pas « Dieu lui-même et non point une créature ».

Le piétisme allemand ramène une notion plus vivante de la Bible ; c'est Bengel qui exhorte les chrétiens à manger le pain de vie sans se tourmenter de quelques grains de gravier qui pourraient s'être mêlés au pur froment. Enfin une étude plus approfondie du texte biblique amène les théologiens allemands à faire une distinction entre l'inspiration proprement dite et les Écritures, qui ne sont que le document de la révélation.

En pays de langue française, les discussions relatives à l'inspiration biblique furent soulevées principalement par la publication du livre de Gaussen sur la Théopneustie (Genève 1840). S'appuyant sur 2Pi 1:21 ( « C'est poussés par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu ») et 2Ti 3:16 ( « Toute écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice... »), Gaussen concluait à l'inspiration « plénière » des Écritures ; les écrits bibliques sont théopneustiques, c-à-d, inspirés par Dieu (du grec théos =Dieu, et pneuma--souffle, esprit), et ne peuvent contenir aucune erreur quelconque, ni de chronologie ni de physique, ni la moindre contradiction de détail. C'est là un miracle, que Gaussen reconnaît sans chercher à l'expliquer. La même tendance, plus absolue encore, se rencontre dans les livres d'Ag. de Gasparin.

Les adversaires de l'inspiration verbale (Alex. Vinet, Aug. Sabatier, etc.) montrèrent que les auteurs sacrés, si l'on examine à la fois leurs propres déclarations et les faits bibliques, n'ont pas été élevés au-dessus de toute imperfection humaine, ni surtout privés de toute activité spontanée et naturelle. La Bible, document de la révélation, a été rédigée par des témoins compétents, pénétrés (surtout en ce qui concerne les auteurs du N.T.) de ce même souffle de l'Esprit qui éclaire tout croyant (1Jn 2:20,27), mais qui fut porté chez eux à une puissance exceptionnelle.. En Amérique et ailleurs, les « fondamentalistes » ont repris les idées de la théopneustie.

4.

Le Catholicisme depuis la Réforme.

Du Concile de Trente au XIXe siècle.

Le concile de Trente (1546) avait légitimé le droit de l'Église à dresser la liste officielle des Livres saints. Mais bientôt se dessina un double courant au sujet de l'action du Saint-Esprit sur les écrivains sacrés.

Pour les uns, ceux-ci n'ont eu besoin d'aucune révélation immédiate pour rédiger leurs écrits ; ils ont été assistés par un secours particulier du Saint-Esprit qui leur a suggéré ce qu'ils avaient à écrire.

Pour d'autres, l'inspiration se subdivise en trois moments :

Dieu révèle à l'écrivain les choses qu'il ignore ;

Dieu le presse d'écrire ce qu'il sait (c'est la « motion spéciale de Dieu ») avec l'assistance du Saint-Esprit pour qu'il n'oublie rien de ce qu'il doit écrire ;

en plus de ces deux interventions, Dieu suggère tous les mots, les dicte en quelque sorte. Telle fut l'opinion du théologien Banez, adoptée par l'école thomiste sous le nom de théorie bannézienne et longtemps en faveur.

Le XIXe siècle ; le Concile du Vatican.

La caractéristique des études bibliques du XIXe siècle est la distinction nettement établie entre la révélation immédiate ou prophétie, et l'inspiration scripturaire, qui n'entraîne pas nécessairement une révélation directe du contenu de l'Écriture. Mais des vues divergentes se manifestèrent ; elles furent condamnées par le Concile du Vatican (1870), fournissant ainsi à l'Église l'occasion de formuler ce que tout catholique doit entendre par inspiration biblique. Tous les livres bibliques, déclare le Concile, ont été écrits sous l'inspiration du Saint-Esprit et ont Dieu pour auteur. Cette formule paraissait précise ; mais les théologiens ne manquèrent pas de l'interpréter. Dieu, remarquèrent-ils, n'a pas écrit lui-même ; il s'est servi des hommes ; puis il faut distinguer entre les choses que l'écrivain ne connaissait pas, et que Dieu lui a révélées, et celles qu'il connaissait ou pouvait connaître par lui-même, et que Dieu l'a seulement engagé à écrire. Cet ensemble de choses révélées représente l'élément formel de l'Écriture ; les mots qui les expriment n'en sont que l'élément matériel. Or, pour qu'on puisse déclarer d'un écrit qu'il est inspiré, il suffit que l'élément formel provienne de Dieu ; les mots ont donc pu être écrits par les écrivains sacrés eux-mêmes, jouissant pleinement de leurs facultés naturelles ; Dieu leur a laissé le libre choix des termes qu'ils ont employés.

Décision de Léon XIII : l'Encyclique « Pro-videntissimus Deus ». Cette manière d'expliquer l'inspiration, devenue quasi officielle, semblait définitivement établie, et tous les manuels de théologie catholique la reproduisaient, lorsque Léon XIII imposa une nouvelle façon de voir par son Encyclique Providentissimus Deus (18 nov. 1893). Le pape repoussait catégoriquement la distinction entre élément formel et élément matériel de l'inspiration ; il n'admettait pas qu'on dît que les écrivains sacrés, conservant leurs facultés, sont sujets à l'erreur. « Dieu les a tellement assistés, quand ils écrivaient, qu'ils ont d'abord conçu dans leur esprit, puis fidèlement voulu rendre, enfin exprimé exactement et avec une infaillible vérité, tout ce que Dieu leur ordonnait d'écrire, ni plus ni moins ; autrement il ne serait pas lui-même l'auteur de la Sainte Écriture. »

L'Encyclique condamnait également ceux qui, pour résoudre les difficultés suscitées par les découvertes scientifiques et historiques, avaient distingué dans les livres saints une partie divine et inspirée contenant l'enseignement moral et religieux, et une autre partie, tout humaine celle-là,. renfermant des opinions sans rapport direct avec la religion et pouvant par conséquent contenir des erreurs. Léon XIII est très net et déclare qu'il ne sera jamais permis de restreindre l'inspiration à certaines parties de la Bible ou d'accorder que l'écrivain sacré ait pu se tromper.

Interprétation de l'Encyclique « Providentissimus Deus ». Les termes de l'Encyclique étaient formels ; tous les théologiens et professeurs catholiques s'empressèrent d'y adhérer entièrement. Mais ils formulèrent bientôt de nouvelles et subtiles distinctions, par lesquelles ils parvinrent à faire dire au texte papal à peu près le contraire de ce que le pape avait déclaré. Ainsi Léon XIII avait insisté sur l'inspiration verbale des Écritures. Mais on fit observer que Dieu n'a pas transmis aux auteurs sacrés des livres tout faits ; il les leur a fait faire, ne dictant ni les mots ni les idées. L'écrivain biblique a exécuté son travail comme un écrivain ordinaire qui choisit les expressions propres à rendre ses idées, les arrange, les dispose d'une façon personnelle ; de sorte que la rédaction est vraiment de lui, tout entière, mais elle n'en demeure pas moins due à l'influence de la « motion divine » initiale ; donc il y a bien inspiration verbale. On alla même plus loin dans l'interprétation de la pensée de Léon XIII On assura que ses déclarations permettaient de soutenir non seulement que Dieu avait fait faire les livres bibliques, mais qu'il s'était contenté de les laisser faire ; d'où la conclusion, très logique, que tout dans l'Écriture n'est pas inspiré. Léon XIII avait écrit : « Les écrivains sacrés, en matière scientifique, ont parlé selon les apparences. » Mettant à part les passages qui ont trait aux sciences de la nature, on nota que la Bible ne donne pas d'enseignement sur ces questions, mais se contente d'en faire une description imagée, dans le langage familier de l'antiquité et suivant les apparences extérieures. Le théologien n'a donc pas à chercher dans la Bible une physique révélée, et encore moins à l'imposer aux physiciens et aux naturalistes. Toutefois ces passages sont inspirés, puisque l'Encyclique affirme l'inspiration verbale de toute l'Écriture ; mais ils ne constituent pas un enseignement, ils ne sont qu'une description. Donc la Bible, bien qu'inspirée tout entière, n'enseigne aucune erreur.

Benoît XV et l'Encyclique « Spiritus Para-clitus ». Benoît XV jugea nécessaire de mettre un terme à ces interprétations fantaisistes de la pensée de Léon XIII Dans l'Encyclique Spiritus Para-clitus (30 sept. 1920), il s'élève contre ceux qui expliquent certains passages bibliques en contradiction avec la science moderne ou avec les récentes découvertes archéologiques en prétendant qu'il s'agit là d'une manière de parler en usage à l'époque. Benoît XV blâme les théologiens qui développent de semblables idées. « Ils ne craignent pas de se réclamer, écrit-il, pour soutenir cette théorie, des paroles mêmes du pape Léon XIII qui aurait déclaré qu'on peut transporter dans le domaine de l'histoire les principes admis en matière de phénomènes naturels. Ainsi, de même que, dans l'ordre physique, les écrivains sacrés ont parlé suivant les apparences, de même, prétend-on, quand il s'agissait d'événements qu'ils ne connaissaient pas, ils les ont relatés tels qu'ils paraissaient établis d'après l'opinion commune du temps ou des relations inexactes d'autres témoins ; en outre, ils n'ont pas mentionné les sources de leurs informations et ils n'ont pas personnellement garanti les récits empruntés à d'autres auteurs. A quoi bon réfuter une théorie injurieuse à notre prédécesseur en même temps que fausse et pleine d'erreurs ? Comment, si on admettait la théorie de ces auteurs, sauvegarderait-on au récit sacré cette vérité pure de toute fausseté, à laquelle notre prédécesseur déclare, dans tout le contexte de sa lettre, qu'il ne faut pas toucher ? »

Pour être quelque peu complet, il faudrait encore parler de la théorie des citations implicites ou tacites qui permet aux exégètes catholiques d'échapper une fois de plus, malgré toutes les précisions des Encycliques pontificales, aux règles doctrinales qui leur sont imposées.

C. --L'INSPIRATION DES SAINTES ÉCRITURES : CONCLUSION

On le voit, les penseurs chrétiens, quels qu'ils soient, anciens ou modernes, catholiques ou protestants, tous affirment l'inspiration des saintes Écritures. Les divergences et discussions ne commencent qu'au moment où l'on cherche à définir les limites de cette inspiration. Or l'histoire de l'Église--en particulier l'histoire des études bibliques au sein de l'Église romaine à partir de la Réforme--prouve à l'évidence qu'il est impossible d'imposer d'autorité une certaine conception de l'inspiration des saintes Écritures à l'exclusion de toute autre explication. La raison profonde de ce fait--car c'est un fait--nous paraît être la suivante : comme l'étymologie l'indique (voir le début de cet art.), être inspiré signifie que l'on est sous l'influence d'un esprit qui fait agir et penser autrement que lorsqu'on est livré à ses propres forces. Or, n'est-ce pas le privilège de l'être humain d'être apte à sentir passer en lui le souffle du Dieu vivant ? Soutenir qu'une inspiration divine s'est en quelque sorte matérialisée dans des mots, n'est-ce pas donner à la notion d'inspiration une signification que la Bible ne présente guère ? Seuls des êtres humains peuvent être inspirés, parce qu'ils ont été créés « à l'image de Dieu » ; un livre, même la Bible, n'est pas une création « à l'image de Dieu ». Certes, la Bible est inspirée ; mais elle l'est parce que des hommes inspirés par Dieu l'ont écrite. Les Réformateurs l'avaient compris ; sur ce point, comme en beaucoup d'autres, la piété et la pensée protestantes contemporaines ne peuvent que gagner en revenant aux idées admirablement équilibrées et saines d'un Luther ou d'un Calvin. Edm. R.

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      4 Abram, qui était âgé de soixante-quinze ans, accepta de quitter Haran comme le lui ordonnait le Seigneur. Loth partit avec lui.
      5 Abram prit donc avec lui sa femme Saraï et son neveu Loth ; ils emportaient toutes leurs richesses et emmenaient les esclaves achetés à Haran. Ils se dirigèrent vers le pays de Canaan. Lorsqu’ils arrivèrent au pays de Canaan,
      6 ils le traversèrent jusqu’au chêne sacré de Moré, à Sichem. – A cette époque, les Cananéens habitaient la région. –
      7 Le Seigneur apparut à Abram et lui dit : « Je donnerai ce pays à ta descendance. » Abram construisit un autel au Seigneur à l’endroit où il lui était apparu.
      8 De là, il passa dans la région montagneuse, à l’est de Béthel ; il installa son camp entre la ville de Béthel, à l’ouest, et celle d’Aï, à l’est. Il y construisit un autre autel et il pria Dieu en l’appelant “Seigneur”.
      9 Puis de campement en campement, Abram prit la direction du Néguev.
      10 Il y eut une famine dans le pays ; elle devint si grave qu’Abram partit pour l’Égypte, afin d’y séjourner quelque temps.
      11 Au moment de pénétrer dans ce pays, il dit à sa femme Saraï : « Écoute, je sais que tu es belle.
      12 Quand les Égyptiens te verront, ils se diront que tu es ma femme ; ils me tueront et te garderont en vie.
      13 Dis-leur donc que tu es ma sœur, afin qu’on me traite bien à cause de toi ; ainsi j’aurai la vie sauve grâce à toi. »
      14 Lorsque Abram arriva en Égypte, les Égyptiens remarquèrent que sa femme était très belle.
      15 Des officiers du Pharaon la virent et firent son éloge à leur maître. On emmena la femme au palais du roi.
      16 A cause d’elle, le Pharaon se montra bienveillant pour Abram. Il lui donna des moutons, des chèvres et des bœufs, des serviteurs et des servantes, des ânes, des ânesses et des chameaux.
      17 Mais le Seigneur frappa le Pharaon et sa famille de grands malheurs à cause de Saraï, la femme d’Abram.
      18 Le Pharaon convoqua Abram et lui demanda : « Pourquoi m’as-tu fait cela ? Pourquoi ne m’as-tu pas averti que c’était ta femme ?
      19 Pourquoi as-tu dit que c’était ta sœur, si bien que je l’ai prise pour femme ? Maintenant, voilà ta femme ; prends-la et va-t’en ! »
      20 Le Pharaon donna alors à ses serviteurs l’ordre de reconduire Abram à la frontière avec sa femme et tout ce qui lui appartenait.

      Genèse 41

      38 le Pharaon leur dit : « Cet homme est rempli de l’Esprit de Dieu. Pourrions-nous trouver quelqu’un de plus compétent que lui ? »

      Exode 4

      16 C’est lui qui s’adressera au peuple à ta place : il sera ton porte-parole, et toi tu seras comme le dieu qui l’inspire.
      21 Le Seigneur lui dit encore : « Je t’ai rendu capable de faire toutes sortes de prodiges. Quand tu seras de retour en Égypte, tu auras soin de les réaliser devant le Pharaon. Moi, je le pousserai à s’obstiner et à ne pas laisser partir les Israélites.

      Exode 31

      3 et je l’ai rempli de mon Esprit, pour le rendre très habile et intelligent. Il connaît toutes sortes de techniques :

      Exode 35

      31 et il l’a rempli de son Esprit pour le rendre très habile et intelligent. Bessalel connaît toutes sortes de techniques :

      Nombres 11

      17 Je descendrai m’entretenir avec toi à cet endroit. Je prélèverai un peu de l’Esprit que je t’ai donné, pour en répandre sur eux ; ils pourront dès lors t’aider à porter la charge que représente ce peuple, et tu ne seras plus seul pour cela.
      25 Le Seigneur descendit dans la colonne de fumée et s’entretint avec Moïse. Il préleva un peu de l’Esprit qu’il avait donné à Moïse, pour en répandre sur les soixante-dix anciens. Dès que l’Esprit fut sur eux, ils commencèrent à parler comme des prophètes, mais ils ne continuèrent pas.
      29 Moïse lui répondit : « Es-tu jaloux pour moi ? Si seulement le Seigneur répandait son Esprit sur tous les Israélites, pour qu’ils deviennent tous des prophètes ! »

      Nombres 27

      1 Mala, Noa, Hogla, Milka et Tirsa étaient les filles de Selofad, membre d’un clan de Manassé, qui descendait de Joseph par Manassé, Makir, Galaad et Héfer. Ces cinq femmes vinrent
      18 Le Seigneur répondit à Moïse : « Josué, fils de Noun, est un homme animé de mon Esprit. Appelle-le auprès de toi et pose ta main sur lui.

      Juges 3

      10 L’Esprit du Seigneur s’empara d’Otniel, qui devint le chef du peuple d’Israël. Otniel partit en guerre et le Seigneur lui accorda la victoire sur le roi Kouchan-Richataïm.

      Juges 6

      34 Mais l’Esprit du Seigneur s’empara de Gédéon. Celui-ci sonna de la trompette pour appeler les hommes du clan d’Abiézer à le suivre.

      Juges 9

      2 « Allez demander aux citoyens de la ville s’ils préfèrent être gouvernés par les soixante-dix fils de Yeroubaal ou par un seul homme. Et rappelez-vous que je suis de votre famille. »
      23 Après quoi Dieu envoya un esprit de discorde entre le roi et les citoyens de Sichem, et ceux-ci se révoltèrent contre Abimélek.

      Juges 11

      29 L’Esprit du Seigneur s’empara de Jefté. Il parcourut la région de Galaad et le territoire de Manassé, puis il se rendit à Mispé en Galaad, pour passer dans le territoire des Ammonites.

      Juges 13

      25 Il se trouvait au camp de Dan, entre Sora et Èchetaol, lorsque l’Esprit du Seigneur le poussa à l’action pour la première fois.

      Juges 14

      6 Alors l’Esprit du Seigneur s’empara de Samson et, de ses mains nues, il mit le lion en pièces comme s’il s’agissait d’un simple chevreau. Il ne raconta pas son exploit à ses parents.
      19 Alors l’Esprit du Seigneur s’empara de Samson qui se rendit à Ascalon. Il y tua trente hommes, prit leurs vêtements et les donna comme habits de fête à ceux qui avaient trouvé la réponse de la devinette. Puis, rempli de colère, il retourna chez son père.

      Juges 15

      4 Il partit et captura trois cents renards. Il se procura des torches, il attacha les renards deux à deux par la queue et fixa une torche à chaque paire de queues.

      1 Samuel 10

      6 Alors l’Esprit du Seigneur s’emparera de toi ; tu seras saisi de la même excitation qu’eux et tu deviendras un autre homme.

      1 Samuel 16

      14 L’Esprit du Seigneur avait quitté Saül, et un esprit mauvais, envoyé par le Seigneur, le tourmentait.

      1 Samuel 18

      10 Le lendemain, un esprit mauvais envoyé par Dieu s’empara de Saül, qui se mit à divaguer dans sa propre maison. David lui jouait de la lyre, comme les autres jours, et Saül tenait sa lance à la main.

      2 Samuel 23

      2 L’Esprit du Seigneur s’exprime par moi, il place sa parole sur ma langue.

      2 Chroniques 15

      1 Azaria, fils d’Oded, fut saisi par l’Esprit de Dieu ;

      2 Chroniques 20

      14 En pleine assemblée, l’Esprit du Seigneur s’empara de Yaziel, un lévite, fils de Zacharie et petit-fils de Benaya, lui-même fils de Yéiel, petit-fils de Mattania et descendant d’Assaf.

      2 Chroniques 24

      20 Alors l’Esprit de Dieu s’empara du prêtre Zacharie, fils de Yoyada. Zacharie se dressa face à la foule et proclama : « Écoutez ce que Dieu déclare : “Pourquoi désobéissez-vous à mes commandements ? Vous n’en tirerez aucun profit ! Vous m’avez abandonné : eh bien, je vous abandonnerai, moi aussi !” »

      Néhémie 9

      20 Dans ta bonté, tu leur as donné ton Esprit pour les rendre intelligents. Sans cesse tu leur as prodigué de la manne pour les nourrir, et de l’eau pour apaiser leur soif.
      30 De longues années, tu les as supportés ; tes prophètes, animés de ton Esprit, les interpellaient de ta part, mais ils n’ont pas écouté. Alors tu les as livrés au pouvoir de peuples étrangers.

      Job 32

      8 En vérité, ce qui rend l’homme intelligent c’est l’Esprit, c’est l’inspiration du Dieu très-grand.

      Job 33

      4 C’est par l’Esprit de Dieu que j’ai été créé, c’est le souffle du Dieu très-grand qui me fait vivre.

      Job 35

      11 qui fait notre instruction grâce aux bêtes sauvages, et nous apprend la sagesse grâce aux oiseaux ? »

      Psaumes 51

      12 O Dieu, crée en moi un cœur pur ; renouvelle et affermis mon esprit.

      Psaumes 104

      30 Tu leur rends le souffle et les voilà recréés, tout devient nouveau à la surface du sol.

      Esaïe 6

      1 C’était l’année où mourut le roi Ozias. Dans une vision, j’aperçus le Seigneur assis sur un trône très élevé. Les pans de son manteau remplissaient le temple.
      2 Des anges flamboyants se tenaient au-dessus de lui. Ils avaient chacun six ailes : deux leur servaient à se cacher le visage, deux à se voiler le corps et deux à voler.
      3 Ils criaient l’un à l’autre : « Saint, saint, saint, le Seigneur de l’univers ! La terre entière est remplie de sa glorieuse présence. »
      4 Leur voix faisait trembler les portes sur leurs pivots, et le temple se remplit de fumée.
      5 Je dis alors : « Hélas, me voilà condamné au silence car mes lèvres sont indignes de Dieu, et j’appartiens à un peuple aux lèvres tout aussi indignes de lui. Or j’ai vu, de mes yeux, le Roi, le Seigneur de l’univers ! »
      6 Mais l’un des anges flamboyants vola vers moi. Avec des pincettes il tenait une braise qu’il avait prise sur l’autel.
      7 Il en toucha ma bouche et me dit : « Ceci a touché tes lèvres, ton indignité est supprimée, ton péché est effacé. »
      8 J’entendis alors le Seigneur demander : « Qui vais-je envoyer ? Qui sera notre porte-parole ? » – « Moi, répondis-je, tu peux m’envoyer. »
      9 Il reprit : « Va dire à ce peuple : “Vous aurez beau écouter, vous n’entendrez pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas.”
      10 Rends-les donc insensibles, durs d’oreille et aveugles ; empêche leurs yeux de voir, leurs oreilles d’entendre et leur intelligence de comprendre, sinon ils reviendraient à moi et ils seraient guéris. »
      11 Je demandai alors : « Jusqu’à quand, Seigneur ? » Il me répondit : « Jusqu’à ce que les villes soient dévastées et dépeuplées, les maisons vidées de leurs occupants et la campagne réduite en désert.
      12 « Oui, le Seigneur éloignera la population du pays. Beaucoup de terres y resteront en friche.
      13 Si même le dixième échappe encore au désastre, à son tour il aura le sort des rejetons qui poussent de la souche d’un chêne ou d’un térébinthe abattu : on les livre au feu. Mais cette souche est le gage divin d’un nouveau commencement. »

      Esaïe 8

      11 Le Seigneur me saisit et m’avertit de ne pas imiter le comportement de ce peuple. Voici ce qu’il me déclara :

      Esaïe 11

      2 L’Esprit du Seigneur est sans cesse avec lui, l’Esprit qui donne sagesse et discernement, aptitude à décider et vaillance, l’Esprit qui fait connaître le Seigneur et enseigne à l’honorer.

      Esaïe 42

      1 Voici mon serviteur, dit le Seigneur, je le tiens par la main, j’ai plaisir à l’avoir choisi. J’ai mis mon Esprit sur lui pour qu’il apporte aux nations le droit que j’instaure.

      Esaïe 61

      1 Le Seigneur Dieu me remplit de son Esprit, car il m’a consacré et m’a donné pour mission d’apporter aux pauvres une bonne nouvelle, et de prendre soin des désespérés ; de proclamer aux déportés qu’ils seront libres désormais et de dire aux prisonniers que leurs chaînes vont tomber ;

      Esaïe 63

      10 Mais ils ont été rebelles, ils ont déçu son Esprit saint. Il s’est donc fait leur ennemi et il s’est mis à les combattre.

      Jérémie 15

      19 Voici ce que déclara le Seigneur : « Si tu reviens à moi, je te reprendrai à mon service. Si tu es prêt à exprimer non plus des propos sans valeur mais ce qui mérite d’être dit, tu seras mon porte-parole. C’est aux gens de Juda de s’aligner sur toi, et non pas à toi de t’aligner sur eux !

      Jérémie 20

      9 Si j’en viens à me dire : « Je ne veux plus y penser, je ne parlerai plus de la part de Dieu », alors au plus profond de moi il y a comme un feu qui me brûle. Je m’épuise à le maîtriser, mais je n’y parviens pas.

      Jérémie 23

      16 Voici ce que déclare le Seigneur de l’univers : « N’écoutez pas ce que vous disent les prophètes ; ils vous bercent d’illusions. Les révélations qu’ils vous annoncent sortent de leur propre esprit, cela ne vient pas de moi.

      Jérémie 28

      15 Puis Jérémie dit encore au prophète Hanania : « Écoute bien, Hanania : le Seigneur ne t’a pas envoyé ; tu as poussé ce peuple à croire à des mensonges.

      Jérémie 42

      7 Au bout d’une dizaine de jours, Jérémie reçut une parole du Seigneur.

      Ezéchiel 1

      1 Le cinquième jour du quatrième mois de ma trentième année, je me trouvai parmi les déportés sur les rives du Kébar ; je vis le ciel s’ouvrir et Dieu m’envoya des visions.
      2 C’était la cinquième année depuis que le roi Joakin avait été déporté.
      3 C’est ainsi que, dans le pays des Babyloniens, sur les rives du Kébar, le Seigneur m’adressa sa parole, à moi, Ézékiel, fils du prêtre Bouzi ; là, la puissance du Seigneur me saisit.
      4 Voici ce que je vis : une rafale de vent arrivait du nord, amenant un gros nuage d’où jaillissaient des flammes. Le nuage était entouré de clarté. Son centre embrasé scintillait comme un métal brillant.
      5 On y distinguait les formes de quatre êtres vivants qui présentaient une apparence humaine.
      6 Chacun d’eux avait quatre visages et quatre ailes.
      7 Leurs jambes étaient droites ; leurs pieds ressemblaient aux sabots d’un veau et brillaient comme du bronze poli.
      8 Sous chacune de leurs quatre ailes, il y avait une main d’homme. Ces mains étaient tournées dans les quatre directions comme leurs visages et leurs ailes.
      9 Les extrémités de leurs ailes se touchaient l’une l’autre. Ils avançaient droit devant eux sans tourner leur corps.
      10 Leurs visages étaient comme des faces humaines, et chacun d’eux avait une face de lion à droite, une face de taureau à gauche et une face d’aigle.
      11 Deux de leurs ailes, déployées vers le haut, se rejoignaient entre elles, et deux leur couvraient le corps.
      12 Ils avançaient chacun droit devant soi. Ils allaient là où ils voulaient sans avoir à tourner leur corps.
      13 Entre les êtres vivants on apercevait comme des braises enflammées, on voyait bouger des sortes de torches. Le feu était éblouissant et des éclairs en jaillissaient.
      14 Les êtres vivants allaient et venaient à toute allure ; ils semblaient aussi rapides que la foudre.
      15 En les observant, je vis à côté de chacun d’eux une roue qui touchait terre.
      16 Les roues offraient l’aspect scintillant d’une pierre précieuse. Elles étaient toutes semblables et paraissaient construites de telle manière qu’elles s’imbriquaient les unes dans les autres.
      17 Elles pouvaient se déplacer dans les quatre directions sans avoir à pivoter.
      18 Elles étaient d’une hauteur effrayante et couvertes de reflets brillants sur tout leur pourtour.
      19 Lorsque les êtres vivants avançaient, les roues avançaient à côté d’eux, et lorsqu’ils s’élevaient de terre, elles s’élevaient également.
      20 Ils allaient là où ils voulaient et les roues se déplaçaient en même temps qu’eux, car la volonté des êtres vivants animait les roues.
      21 Ainsi, chaque fois qu’ils avançaient, qu’ils s’arrêtaient ou qu’ils s’élevaient de terre, les roues faisaient le même mouvement en même temps, puisqu’elles étaient animées par la volonté des êtres.
      22 Une sorte de voûte s’étendait au-dessus des têtes des êtres vivants, aussi resplendissante de clarté que le cristal.
      23 Sous cette voûte, chacun des êtres avait deux ailes tendues bien droit l’une vers l’autre, tandis que les deux autres lui couvraient le corps.
    • Genèse 2

      Genèse 12

      1

      Dieu appelle Abram, et le bénit avec une promesse relative à Christ. (Genèse 12:1-3)
      Abram part de Charan. (Genèse 12:4,5)
      Il séjourne en Canaan, Et adore Dieu sur place. (Genèse 12:6-9)
      Abram est poussé par la famine, vers l'Égypte, Il fait prendre sa femme pour sa sœur. (Genèse 12:10-20)

      Dieu a choisi Abram et l'a sélectionné parmi tous ses amis idolâtres ; Il a ainsi commencé à constituer Son peuple, duquel la véritable adoration sera instituée, et ce, jusqu'à la venue de Christ. Abram et sa postérité représentent presque le seul sujet de l'histoire de la Bible. Abram a été éprouvé pour voir s'il aimait Dieu avant toute chose, et s'il pouvait tout quitter pour suivre l'Éternel. Ses proches et la maison de son père étaient pour lui l'objet d'une tentation permanente et il ne pouvait continuer à vivre avec eux sans risquer de se détourner de la sainteté.

      Ceux qui s'éloignent de leurs péchés et qui se tournent vers Dieu en tireront un bénéfice indéniable. Le commandement que Dieu donna à Abram est identique à celui donné par l'évangile : les affections naturelles doivent céder le pas à la Grâce divine. Le péché et toutes les occasions qui le provoquent doivent être abandonnés, particulièrement quand on est en mauvaise compagnie.

      Nous avons dans ce texte de grandes et précieuses promesses : tous les préceptes divins, s'ils sont respectés, conduisent à des promesses.

      1- « Je ferai de toi une grande nation ». Quand Dieu choisit Abram comme père de Son peuple, Il lui promit d'être aussi la tête d'une autre nation.

      2- « Je te bénirai ». Les croyants obéissants peuvent être sûrs d'hériter des bénédictions divines.

      3- « Je rendrai ton nom grand ». Le nom des croyants fidèles sera certainement grand.

      4- « Tu seras une source de bénédiction ». Les hommes bons sont la bénédiction d'une nation.

      5- « Je bénirai ceux qui te béniront et je maudirai ceux qui te maudiront ». Dieu prendra soin de bénir ceux qui rendront des services à Son peuple.

      6- « Et toutes les familles de la terre seront bénies en toi ». Jésus Christ est la grande bénédiction donnée à ce monde, la plus grande qu'il ait pu recevoir. Toutes les bénédictions réelles ici-bas proviennent d'Abram et de sa postérité. Par lui, nous avons la Bible, un Sauveur, et l'Évangile. Voilà toutes les valeurs sur lesquelles l'église peut s'appuyer.

      4 Abram était persuadé que la bénédiction du Tout Puissant pourrait le garder de tout faux pas, comblerait ses vœux, au delà de tous désirs ; il savait également que la misère serait la seule rançon de sa désobéissance.

      Il en est ainsi des croyants, qui sont justifiés par la foi, en Christ : ils ont la paix avec Dieu. Ils tiennent bon, sur le chemin qui mène à Canaan. Ils ne sont pas découragés par les difficultés rencontrées sur leur voie, ils ne sont pas tentés par les délices qu'ils pourraient entrevoir.

      Ceux qui sont en route vers les cieux doivent persévérer jusqu'à la fin. Quelles que soient nos entreprises, en accord avec les commandements divins et en toute soumission à Sa providence, tout tendra vers la réussite et la satisfaction finales. Canaan n'était pas, comme d'autres pays, sous une domination étrangère, c'était l'image d'un royaume céleste, vivement convoitée par les patriarches.

      6 Abram découvrit la contrée habitée par les Cananéens, qui étaient, en fait, de mauvais voisins. Il voyagea sans s'arrêter. C'est parfois la part des hommes justes de n'avoir aucun lieu où séjourner durablement, voyageant ça et là, dans toutes les conditions.

      Les croyants doivent se considérer comme des étrangers et des voyageurs dans ce monde, Heb 11:8,13,14. Mais observez bien comment Abram tira son réconfort en Dieu. Alors qu'il pouvait déjà avoir une certaine satisfaction, sur place avec les Cananéens, il a plutôt recherché un plaisir intense dans la communion intime avec Dieu, qui l'a conduit et qui ne l'a pas délaissé.

      La communion avec Dieu n'existe que par la lecture de la Parole et par la prière. Dieu ne se révèle à son peuple que graduellement ; au début l'Éternel avait promis de montrer le pays à Abram, maintenant, Il le lui donne : le réconfort s'accroît parallèlement à la Grâce. Il semblerait qu'Abram ait pris le commandement de Dieu comme l'annonce d'une terre promise, comme un symbole de bénédiction ; il avait les yeux fixés vers le ciel, Heb 11:16.

      Dès qu'il fut arrivé en Canaan, il s'est considéré comme un étranger et n'a cherché qu'à adorer Dieu, lui et sa famille. Il n'avait pas seulement en tête le côté cérémoniel et religieux des sacrifices, mais il recherchait plutôt la présence et le Nom de son Dieu ; ce type de sacrifice spirituel plaît vraiment à Dieu. Abram a mentionné le Nom de l'Eternel ; il a montré à sa famille et à son entourage qu'il connaissait le vrai Dieu et Sa sainteté. L'adoration familiale est une bonne chose ; ce n'est pas une nouvelle mode, c'est une véritable institution des saints.

      Abram était riche et avait une famille nombreuse ; il n'avait pas de lieu établi et se trouvait au sein de ses ennemis ; quel que soit l'endroit où il plantait sa tente, il construisait un autel : où que nous puissions aller, n'oublions pas de pratiquer nos habitudes religieuses !

      10 Il n'y a aucun endroit sur terre dénué de tout problème ou de soucis. Il y avait une famine en Canaan, le « pays merveilleux » ; là où se trouvait Abram, le modèle de la fidélité, on ne trouvait que méchanceté. La joie et la pureté parfaites ne se rencontrent qu'au ciel. Lorsqu'il quitta Canaan, Abram se rendit en Égypte, ce qui pourrait faire penser à un aller sans retour, afin de pallier au manque de nourriture. Sur place il dissimula son état, en tant qu'époux de Sara, et lui dit, ainsi qu'à ses serviteurs, de faire de même. Il cacha la vérité et par ce fait il exposa sa femme et les Égyptiens au péché. La qualité la plus remarquable d'Abram était sa foi ; il tomba quand même dans l'incrédulité et le doute vis-à-vis de la divine Providence, même après que Dieu lui soit apparu deux fois. Quelle chute de la part de ce pilier de la foi ! Si Dieu ne nous délivrait pas souvent de nos détresses et de nos situations désespérées, le tout, à cause de notre propre péché et notre folie, nous irions droit à la ruine. Il ne rend pas ce que nous méritons. Bénis soient les châtiments qui nous détournent du chemin d'iniquité, et qui nous montrent quel est notre véritable devoir, en particulier celui de réparer nos méfaits. Le reproche qu'a fait Pharaon à Abram était juste : « Qu'est-ce que tu m'as fait » ? Quelle inconvenance de la part d'un honnête homme !

      Ceux qui se disent religieux, et qui pratiquent l'injustice et la tromperie, à la limite du mensonge, doivent tôt ou tard s'attendre à de mauvaises « retombées » ; ils doivent même remercier ceux qui les éclairent dans leur mauvais cheminement.

      Le rejet d'Abram fut une bonne chose. Pharaon avait une telle crainte, vis-à-vis d'Abram, qu'il ne voulait absolument pas le tuer. Nous sommes souvent perplexes en voyant toutes les craintes non fondées, qui nous assaillent. Bien souvent nous sommes craintifs, et ce sans raison. Pharaon a ordonné à ses serviteurs de ne faire aucun mal à Abram. Ceux qui ont un certain pouvoir ne doivent pas seulement veiller à ne pas faire le mal, ils doivent être également attentifs à ce que leurs serviteurs fassent de même.

      Genèse 41

      Exode 4

      Exode 31

      Exode 35

      Nombres 11

      Nombres 27

      1

      Les filles de Tselophchad demandent leur héritage ; La loi sur les héritages. (Nombres 27:1-11)
      Dieu annonce à Moïse qu'il va mourir. (Nombres 27:12-14)
      Josué désigné pour succéder à Moïse. (Nombres 27:15-23)

      Les cinq filles de Tselophchad se considéraient comme déshéritées, n'ayant ni père ni frère pour recevoir une possession, parmi Israël. Elles avaient la foi en la Parole de l'Éternel, étant convaincues qu'elles auraient part, au temps convenable, au partage des terres du pays ; leur démarche est un véritable exemple de modestie, exempt de tout murmure ou de mécontentement. Elles demandèrent en toute simplicité à posséder une portion de terrain, dans le pays de Canaan.

      On ne peut qu'admirer leur foi : - Elles avaient une entière confiance en la véracité et la puissance de la promesse divine relatives au don du pays de Canaan à Israël. - Elles étaient animées d'un vif désir de posséder un nom et un lieu dans la terre promise, véritable image du « ciel ». - Elles avaient un sentiment respectueux pour leur père : leur nom de famille leur était cher et elles ne voulaient pas qu'il s'éteigne.

      L'Éternel n'a jamais rien fait qui puisse contrecarrer la demande légitime de Ses enfants. Il est réconfortant pour des parents qui sont sur le point de quitter cette terre, de savoir que, malgré leurs iniquités dont ils se sont éventuellement repentis, Dieu continuera à exercer Sa fidélité envers leur descendance. Dieu en Personne exécute Ses jugements. Il est attentif à tous les comportements, non seulement de ceux des nations, mais aussi de ceux des familles privées, selon Sa Volonté. La demande des filles de Tselophchad est donc acceptée. Ceux qui recherchent un héritage dans la terre promise, verront leur prière exaucée, avec d'ailleurs, tout un lot de bénédictions supplémentaires !

      Juges 3

      Juges 6

      Juges 9

      Juges 11

      29 Plusieurs leçons importantes peuvent être tirées du vœu que fit Jephté à l'Éternel : - Cet engagement peut être le résultat d'un doute et d'un manque de confiance, éléments que l'on rencontre, même dans le cœur des plus grands croyants. - Nos vœux envers Dieu ne devraient pas être formulés pour satisfaire nos désirs personnels, mais au contraire, pour exprimer notre gratitude à Son égard. - Nous devons observer la plus grande prudence quand nous faisons un vœu, de peur d'être ensuite conduits dans des situations inextricables. - Ce que nous avons promis solennellement à Dieu, nous devons l'accomplir, même s'il s'agit d'un vœu légitime, cruel et difficile à tenir. - Il est bon pour les enfants d'obéir joyeusement à leurs parents, sous le regard du Seigneur. Il est difficile de dire ce que fit Jephté pour respecter son engagement envers Dieu ; on peut supposer qu'il n'offrit pas sa fille en holocauste. Un tel sacrifice eut été en effet en abomination à Éternel ; il est vraisemblable qu'il ait obligé sa fille au célibat, ne voulant pas qu'elle soit séparée de sa famille.

      Au sujet de ce passage, ainsi que certains autres dans la Parole, pour lesquels les avis des experts sont partagés, nous ne devons pas rester perplexes ; ce qui est nécessaire quant à l'obtention de notre salut, Dieu merci, est expliqué clairement !

      Si nous pouvons nous souvenir de toutes les promesses que Christ nous a faites au sujet de l'enseignement du Saint Esprit, étant ainsi Lui-même notre Maître céleste, nous serons à même de discerner quelle est la vérité qui se dégage de chaque passage, afin que cela puisse être utile à notre édification.

      Juges 13

      Juges 14

      Juges 15

      1 Samuel 10

      1 Samuel 16

      14 Saül était vraiment troublé. L'esprit de l'Éternel s'était retiré de lui. Si Dieu et Sa Grâce ne règnent pas dans notre cœur, le péché et Satan sauront vite nous accaparer. Le diable, avec la permission divine, a désorganisé et terrorisé Saül. Ce dernier était alors soucieux et sujet à des sautes d'humeur incontrôlées : il devenait agité, irritable, contrarié, avec parfois un brin de folie. Il est regrettable que la musique, qui d'ordinaire, tend à calmer l'esprit, ne soit pas capable de prévenir la vanité et la convoitise humaines, elle serait ainsi un moyen de mener le cœur dans le « chemin étroit », celui qui mène à Dieu. En fait, elle peut nous éloigner éventuellement de l'Esprit, mais, hélas, elle ne sait pas nous sortir d'un mauvais état d'âme.

      La musique, les déviations malsaines, les mauvaises compagnies, ou les affaires douteuses, peuvent en certaines circonstances « leurrer » une conscience en quête d'apaisement ; mais rien ne peut effectuer un traitement aussi radical que celui du sang de Christ, lorsque ce Dernier est reçu par la foi et quand l'Esprit de sanctification, sous le sceau du grand Pardon, nous procure Son réconfort. Tous les autres essais qui tentent de contrecarrer la « dépression spirituelle », ne conduisent en final, qu'à la détresse, que ce soit ici-bas, où dans l'au-delà.

      1 Samuel 18

      2 Samuel 23

      2 Chroniques 15

      1

      Le peuple établit une alliance solennelle avec Dieu.

      - La réforme complète au sein du peuple semblait si difficile, que cela décourageait Asa, tant qu'il n'était pas assuré d'avoir le consentement et l'appui divins. Le roi et ses sujets offrirent des sacrifices à Dieu, ils Lui rendirent des actions de grâce pour Ses faveurs reçues, et lui adressèrent différentes supplications. Nos prières et nos louanges sont aujourd'hui nos « sacrifices spirituels ».

      Chaque enfant d'Israël, d'un commun accord, s'engagea à rechercher l'Éternel avec zèle.

      Qu'est-ce que la dévotion, sinon le fait de rechercher Dieu, s'enquérir de Ses conseils en toute occasion ? Ne mentionnons pas notre piété, si nous ne la pratiquons pas de tout notre cœur, que Dieu doit posséder tout entier, ou pas du tout !

      Notre appartenance à Dieu, notre Sauveur, devrait être témoignée avec la plus grande solennité, devant tous. Ce qui est fait avec hypocrisie devient vite une corvée !

      2 Chroniques 20

      14 L'Esprit de prophétie descendit sur un Lévite, au sein de l'assemblée des enfants d'Israël. L'Esprit, tel le vent, souffle sur ceux qui sont à l'écoute de la voix divine. Il les encourage à placer leur confiance en Dieu.

      Que le chrétien, véritable combattant, sorte à la rencontre de ses ennemis spirituels, et le Dieu de Paix le fera devenir plus qu'un conquérant ! Lors de nos épreuves, grâce au Seigneur, nous prendrons alors le dessus. Nous aurons l'avantage sur l'ennemi, mais en fait, toute la gloire en revient à Dieu !

      2 Chroniques 24

      Néhémie 9

      Job 32

      Job 33

      Job 35

      Psaumes 51

      Psaumes 104

      Esaïe 6

      1

      La vision d'Ésaïe, contemplant le temple. (Esaïe 6:1-8)
      L'Éternel annonce l'aveuglement qui doit tomber sur la nation juive, et la destruction qui suivra. (Esaïe 6:9-13)

      Dans cette vision, il est possible de contempler le temple, même dans le lieu Très Saint. Le prophète, debout, à l'extérieur de cet édifice, peut voir l'Éternel sur Son grand trône, se tenant au-dessus de l'arche de l'alliance, entre les chérubins et les séraphins ; la Gloire de Dieu remplissait entièrement le temple.

      « Contempler Dieu sur son trône ». Cette vision est commentée dans Jean 12:41 ; Ésaïe voyait alors la Gloire de Christ, il décrivait ce Dernier, en tant que notre Sauveur, notre Dieu. Dieu est assis sur le trône de la Miséricorde ; grâce à Jésus, « le lieu Très Saint » nous est désormais accessible : par la foi, il nous est possible de voir le temple de Dieu, Son église ici-bas, remplie de Sa gloire. Les pans de Sa robe remplissaient le temple ; ils remplissent également le monde entier, parce ce dernier est le « temple » de Dieu : il demeure en effet dans chaque cœur repentant !

      Distinguons les différents personnages qui Le servaient : Au-dessus du trône se tenaient des anges, les séraphins, dont le nom signifie littéralement, « brûleurs » ; ils « brûlent » en effet dans l'Amour de Dieu, et magnifient avec zèle, Sa Gloire et Sa haine du péché. Les séraphins en se couvrant la face, montraient qu'ils se soumettaient docilement aux ordres divins, bien qu'ils ne puissent pas comprendre en totalité les motivations secrètes de l'Esprit de l'Éternel, Son gouvernement, et Ses Promesses.

      Toutes les vaines considérations de ce monde, toute ambition, toute ignorance, et tout orgueil devraient être évincés à la simple contemplation de Christ, dans Sa gloire.

      Cette terrible vision de la Majesté divine, accabla le prophète, pécheur par nature. Nous serions anéantis, s'il n'existait pas de Médiateur entre nous et le Dieu trois fois Saint. Cet aperçu de la gloire divine est suffisant, pour nous convaincre que toutes nos prétentions de droiture ne sont en fait que de piètres « haillons » ! Aucun homme n'oserait s'adresser au Seigneur, s'il voyait directement la Justice, la Sainteté, et la Majesté de Dieu, sans discerner en même temps Sa Miséricorde et Sa Grâce merveilleuses, par le biais de Jésus-Christ !

      Le charbon ardent, porté par l'ange, peut exprimer de la part du prophète, son assurance d'être pardonné, et de voir son travail béni, grâce à l'expiation de Christ. Pour restaurer et soulager l'âme, rien n'est plus puissant que la paix et le réconfort en Christ.

      L'abandon du péché est nécessaire avant toute communion confiante avec Dieu, soit par la prière, soit par le biais de la prédication ; ceux qui se plaindront devant Dieu, de la lourdeur du fardeau de leur péché, avec tout le danger que cela comporte, se verront soulagés en Christ. Ceux que Dieu envoie en Son Nom, pour annoncer la Bonne Nouvelle, peuvent être assurés qu'ils seront soutenus par ce Dernier.

      9 Dieu envoie Ésaïe pour prédire la ruine de Son peuple. Beaucoup entendent la Parole de Dieu, sans toutefois en discerner toute la puissance.

      Dieu parfois, dans Sa Justice parfaite, aveugle l'esprit des hommes, parce qu'ils refusent d'entendre Sa Vérité et de recevoir Son Amour. Mais quand on recherche humblement Christ, on n'a nullement besoin de craindre quoi que ce soit, par exemple, tout jugement spirituel, du moment que l'on se repend des péchés commis. Que chacun prie pour que l'Esprit-Saint nous fasse réellement percevoir à quel point la Miséricorde divine est précieuse, et combien elle nous protège des redoutables fléaux que le ciel peut envoyer.

      Nous voyons dans ce texte, que l'Éternel a préservé une partie du peuple, un dixième, qui Lui reste fidèle. Béni soit Dieu : Il préserve toujours Son église !

      Certaines assemblées, voire certains de leurs dirigeants, peuvent hélas parfois s'avérer stériles... Malgré tout, la « semence spirituelle », subsistera et de nombreuses branches pourront toujours renaître !

      Esaïe 8

      Esaïe 11

      Esaïe 42

      1

      Le caractère et la venue de Christ. (Esaïe 42:1-4)
      Les bénédictions inhérentes à Son Royaume. (Esaïe 42:5-12)
      Les avantages de la véritable piété. (Esaïe 42:13-17)
      L'incrédulité et l'aveuglement réprouvés. (Esaïe 42:18-25)

      La prophétie annoncée dans ce texte est maintenant accomplie par Christ, Matthieu 12:17. Que nos âmes puissent se confier et se réjouir en Lui, pour le plus grand plaisir de Dieu !

      Le Saint-Esprit ne fit pas que descendre ici-bas, Il révéla en plus, pleinement la Personne du Père ! L'Esprit Saint supporte patiemment les erreurs commises par les pécheurs. Son rôle est essentiellement spirituel ; Il ne cherche pas les honneurs de ce monde. Il est plein de compassion envers les opprimés, envers ceux qui sont en proie aux doutes et aux craintes, envers les « roseaux brisés ». Ceux qui ne sont que de faibles « lumignons » spirituels, seront revivifiés par Sa Puissance. Il ne les délaissera jamais, ni ne permettra qu'ils soient tentés au-delà de ce qu'ils sont capables de supporter.

      Christ, par Ses nombreux miracles accomplis, ainsi que par Sa résurrection, a révélé pleinement la Vérité et la voie de la piété. Par la puissance de Son évangile et par Sa Grâce, Il établit les fondements de la sainteté envers les hommes, afin qu'ils suivent les chemins de la Justice et de la Sagesse. Même les nations les plus éloignées ont soif de cet évangile.

      Si nous sommes convaincus par la véracité de l'appel que nous adresse Jésus-Christ, et si nous savons que le Père ne recherche que notre bien, nous pourrons alors Le contempler pleinement, croire en Sa Parole, et Lui obéir !

      Esaïe 61

      1

      Le Messie, Son caractère et son rôle. (Esaïe 61:1-3)
      Ses Promesses, relatives aux futures bénédictions de l'église. (Esaïe 61:4-9)
      L'église vénère Dieu pour Ses Grâces. (Esaïe 61:10,11)

      Les prophètes, lors de leurs écrits, ont été « dirigés » par l'Esprit de Dieu : ce Dernier leur a dicté ce qu'il fallait annoncer, et les a incités à diffuser ces saintes Paroles ; Christ a été conduit par l'Esprit en permanence, sans restriction, ce qui Le « qualifia », en tant qu'homme, pour accomplir l'œuvre qu'Il était venu réaliser.

      Les pauvres sont généralement les mieux disposés pour recevoir l'évangile, Jacques 2:5 ; si nous acceptons la « Bonne Nouvelle » avec humilité, nous serons alors en mesure d'en tirer les meilleurs profits ! Christ a prêché que les « pauvres en esprit » hériteront du royaume des cieux, que les débonnaires hériteront de la terre !

      En Christ nous avons toute satisfaction. Quand le péché domine sur nous, nous sommes alors liés à la puissance de Satan ; mais le « Fils », par Son Esprit, est toujours disposé à nous libérer ; nous sommes alors en effet vraiment libres !

      Le péché et Satan étaient voués à être détruits : Christ a triomphé sur eux à la croix ! Mais les âmes qui rejettent l'offre du salut, seront considérées comme des ennemis. Il fut prédit que Christ serait un Consolateur : il en est ainsi ; Il est envoyé pour soulager les affligés et ceux qui Le recherchent, non pas le monde incrédule.

      Il fera tout ceci pour Son peuple, afin que ce dernier puisse abonder dans les « fruits de la Droiture » et qu'il devienne « le plan de l'Éternel ». Ni la Miséricorde divine, ni l'expiation de Christ, ni l'évangile de la Grâce, ne tirent profit des mérites que leur octroie ce texte.

      Les âmes repentantes doivent rester humbles, elles sont amenées à connaître leur propre caractère, par la vertu de l'Esprit-Saint, en sorte qu'elles puissent ressentir leur besoin réel : l'Ami et le Sauveur des pécheurs ! La doctrine de Christ contient en effet cette bonne et heureuse Nouvelle, pour ceux qui se sont humiliés devant Dieu !

      Esaïe 63

      Jérémie 15

      Jérémie 20

      Jérémie 23

      Jérémie 28

      Jérémie 42

      7 Si nous voulons vraiment, dans les circonstances difficiles, connaître la pensée du Seigneur, nous devons alors savoir être patients et prier.

      Dieu est toujours disposé à accorder de nouveau Sa miséricorde, à ceux qu'Il a affligés ; Il ne rejette jamais ceux qui comptent sur Ses promesses. La véracité de Sa Parole est suffisante pour faire taire les craintes injustifiées de Son peuple ; ces dernières peuvent tendre parfois à le décourager, quant à son devoir ici-bas.

      Quelles que soient les pertes ou les souffrances que nous pourrions craindre, en obéissant à Dieu, Sa Parole nous affirme qu’Il veillera à les neutraliser ; le Seigneur protégera et délivrera tous ceux qui Lui font confiance et qui Le servent.

      C'est de la folie de quitter inconsidérément « la place » que nous occupons, par peur des difficultés, là où notre piété et notre sainteté sont manifestes : nous ne nous exposerons alors qu’à des problèmes fâcheux. Ces derniers, que nous pensions pouvoir esquiver, finiront toujours par ressurgir, à cause de notre péché. Nous pouvons appliquer ce précepte à tous les ennuis rencontrés ici-bas : ceux qui pensent pouvoir les éviter en fuyant, pourront constater qu’ils les suivent toujours !

      Les pécheurs qui se cachent de la face divine, lors des appels solennels au repentir, devraient être réprimandés avec toute la sévérité qu’ils méritent : leurs actes sont plus révélateurs que leurs paroles !

      Nous ne savons pas toujours ce qui peut contribuer à notre bien ; nos différentes passions et certaines idées dont notre cœur raffole, nous sont souvent nuisibles, et parfois mortelles.

      Ezéchiel 1

      1

      Ézéchiel était un sacrificateur ; il fut déporté en captivité, en Chaldée, avec Jéhoïakin. Toutes ses prophéties semblent lui avoir été révélées dans ce pays, en un lieu situé au nord de Babylone.

      Le but principal du livre semble être le soulagement de ses frères en captivité. Ézéchiel doit avertir ces derniers, des calamités redoutables qui risquent de s’abattre sur la Judée, à cause des faux prophètes et des nations environnantes.

      Mais le prophète doit annoncer également la future restauration d'Israël et de Juda, alors dans la dispersion, ainsi que le sort merveilleux qui leur est réservé aux derniers jours, à l’avènement du Messie.

      On trouvera également dans ce livre de nombreuses informations relatives à Christ, en particulier dans la conclusion.

      * Ézéchiel, dans sa vision, discerne Dieu et Ses anges. (Ezéchiel 1:1-14) L’action de la Providence divine. (Ezéchiel 1:15-25) Révélation du Fils de l’homme, sur Son trône céleste. (Ezéchiel 1:26-28)

      Ezéchiel 1:1-14 Quand nous sommes dans l'affliction, c'est une grâce d’avoir la Parole de Dieu à disposition ; il nous est même recommandé de La lire diligemment ! La « voix » de Dieu est venue ici-bas, dans la plénitude de Sa Lumière et de Sa Puissance, par le Saint-Esprit.

      Ces visions semblent avoir été révélées au prophète pour qu’il puisse contempler les aspects grandioses et élevés de l’Éternel. Leur but était aussi de terroriser les pécheurs, tout en réconfortant ceux qui craignent Dieu, en toute humilité.

      Les versets Ezéchiel 1:4-14, décrivent la première partie de la vision, représentant Dieu, assisté et servi par une multitude d’anges, qui sont en fait, tous Ses messagers et Ses ministres, accomplissant Ses commandements. Cette vision était impressionnante : elle représentait la révérence et la crainte solennelles du mécontentement de l’Éternel, ressenties par les pécheurs, en même temps que l’espoir du bénéfice de Ses bénédictions. Le feu était entouré de gloire. Bien que nous ne puissions pas, par notre recherche personnelle, découvrir l’ensemble des perfections de Dieu, Il permet cependant, de nous en révéler tout l'éclat.

      L’ensemble des créatures vivantes émanait du milieu du feu ; la puissance et l’existence des anges proviennent de Dieu. Ces derniers possèdent le pouvoir de compréhension de l’homme, et même davantage.

      Le lion caractérise la force et la hardiesse. Le bœuf représente la diligence et la patience, ainsi que l’inlassable persévérance au travail qu'il doit effectuer. L’aigle est remarquable pour sa vue perçante et redoutable, même quand il est très haut dans le ciel. Les anges, qui surpassent les hommes sur tous ces points, possèdent ces qualités. Ils ont des ailes ; quelle que soit la mission que Dieu leur assigne, ils ne perdent pas une minute pour l’accomplir. Ils se tiennent bien droits, fermes et sereins. Ils possèdent des ailes pour se mouvoir, mais aussi des mains pour agir.

      Beaucoup de personnes donnent l’impression d’être rapides, mais en fait, ne sont pas très actives ; elles courent çà et là, mais ne font rien de concret : elles ont des « ailes », mais pas de « mains ». Quand les anges sont portés par leurs ailes, leurs mains accomplissent le devoir qui leur est assigné. Quel que soit le lieu où elles doivent accomplir leur service, elles s’y rendent sans détour.

      Quand nous nous dirigeons directement vers un but, nous allons de l’avant ; quand nous servons Dieu avec tout notre cœur, nous sommes plus efficaces dans notre tâche.

      Quand les animaux se déplaçaient, ils ne se tournaient pas çà et là. Ils ne commettaient aucune erreur, leur travail n’avait pas besoin d’être revu. Ils se dirigeaient directement, là où l'Esprit de Dieu leur avait commandé d’aller.

      Le prophète pouvait discerner cette vision, par la lumière qui émanait directement des créatures vivantes : leur aspect était comme les charbons ardents ; c’était des séraphins, ou des « flambeaux » : cela dénotait l'ardeur de leur amour envers Dieu, et leur zèle pour accomplir Son service.

      Nous pouvons tirer des leçons profitables de la description de tels sujets, même si nous nous ne pouvons pas en comprendre la totalité du sens. Sachons nous occuper des tâches qui se rapportent à notre devoir et à notre paix, laissons les choses « cachées » au Seigneur, à qui elles appartiennent.

      15 La Providence, représentée vraisemblablement ici par les roues, est à l’origine des divers changements de ce monde. Parfois le texte mentionne une roue spécifique, ou alors, il parle des autres en général ; dans tous les cas, le mouvement axial de ces roues est régulier et stable.

      Nous ne devons pas être découragés, face à l'adversité ; les « roues » divines « tournent » à la perfection et savent élever les hommes pieux au temps marqué, alors qu’elles abaissent ceux qui comptent sur leurs propres forces, alors qu’elles connaissent la prospérité : ils ne se doutent pas qu’elles peuvent tomber à tout moment.

      La roue (verset Ezéchiel 1:15) se trouve à côté des animaux ; les anges accomplissent les tâches de la Providence divine. L'esprit des animaux se trouvait dans les roues ; une seule et même Sagesse, une même Puissance, et la Sainteté parfaite de Dieu, guident et régissent les anges : ce sont elles qui dirigent les événements de ce monde, ici-bas.

      Chaque roue possédait quatre faces, dénotant ainsi que la Providence divine s'exerce de toutes parts. Remarquez la manière dont les roues de la Providence se déplacent : dans tous les cas, un visage est tourné vers vous. Leur aspect et leur déplacement montraient qu’une roue se trouvait toujours au milieu d'une autre roue ! Beaucoup d’aspects de la Providence nous paraissent bien impénétrables et inexplicables, cependant, Elle agit toujours en toute Sagesse, de la meilleure manière qui soit. Le mouvement de ces roues était régulier et constant. Elles se dirigeaient conformément à la volonté de l’Esprit, sans se retourner.

      Si nous suivions sans broncher, les conseils de l'Esprit, nous n’aurions jamais à nous repentir de notre conduite.

      Les dimensions des jantes de ces roues étaient si grandes qu’elles faisaient peur au prophète, quand elles étaient en mouvement. Le fait de considérer la dimension de l’Esprit divin devrait nous inciter à la crainte. Les roues étaient pleines d’yeux, tout autour d’elles. Tous les actes de la Providence sont dirigés par la Sagesse infinie de Dieu. Tous les événements sont contrôlés par les « yeux » du Seigneur, sachant discerner en tout lieu, le bien et le mal ; pour Dieu, il n’y a aucune place pour la chance ou le hasard. Au dessus de la tête des animaux se trouvait un ciel de cristal, à la fois merveilleux, mais aussi terrible. Ce que nous prenons pour un « nuage obscur », est en fait pour Dieu clair comme cristal : Il est capable de voir et de considérer tous les habitants de la terre.

      Quand les animaux s’arrêtaient, les ailes retombaient, afin que la voix de Dieu puisse être clairement entendue. La « voix » de la Providence sert à sensibiliser les oreilles des hommes, au message de la Parole de Dieu. Le « vacarme » de ce monde devrait ne pas couvrir notre attention, afin que nous soyons à l’écoute du message céleste ; car comment pourrons-nous nous échapper, si nous nous détournons de Celui qui nous parle des cieux ?

    • Genèse 2

      7 L'Eternel Dieu façonna l'homme avec la poussière de la terre. Il insuffla un souffle de vie dans ses narines et *l'homme devint un être vivant.

      Genèse 12

      1 L'Eternel dit à Abram : « *Quitte ton pays, ta patrie et ta famille et va dans le pays que je te montrerai.
      2 Je ferai de toi une grande nation, je te bénirai, je rendrai ton nom grand et tu seras une source de bénédiction.
      3 Je bénirai ceux qui te béniront et je maudirai ceux qui te maudiront, et *toutes les familles de la terre seront bénies en toi. »
      4 Abram partit conformément à la parole de l'Eternel, et Lot partit avec lui. Abram était âgé de 75 ans lorsqu'il quitta Charan.
      5 Il prit sa femme Saraï et Lot, le fils de son frère. Il prit aussi tous les biens et les serviteurs dont ils étaient devenus propriétaires à Charan, et ils partirent pour se rendre dans le pays de Canaan, où ils arrivèrent.
      6 Abram traversa le pays jusqu'à l'endroit appelé Sichem, jusqu'aux chênes de Moré. Les Cananéens occupaient alors le pays.
      7 L'Eternel apparut à Abram et dit : « C’est à ta descendance que je donnerai ce pays. » Abram construisit là un autel en l’honneur de l'Eternel qui lui était apparu.
      8 Il partit de là vers la région montagneuse qui se trouve à l'est de Béthel et il dressa ses tentes. Béthel était à l'ouest et Aï à l'est. Là, il construisit un autel en l’honneur de l'Eternel et fit appel au nom de l'Eternel.
      9 Puis Abram continua par étapes en direction du Néguev.
      10 Il y eut une famine dans le pays et Abram descendit en Egypte pour y séjourner, car la famine pesait lourdement sur le pays.
      11 Comme il était sur le point d’entrer en Egypte, il dit à sa femme Saraï : « Ecoute-moi ! Je sais que tu es une belle femme.
      12 Quand les Egyptiens te verront, ils diront : ‘C'est sa femme’et ils me tueront, tandis que toi, ils te laisseront en vie.
      13 Présente-toi donc comme ma sœur afin que je sois bien traité à cause de toi et que je reste en vie grâce à toi. »
      14 Lorsque Abram fut arrivé en Egypte, les Egyptiens virent que la femme était très belle.
      15 Les intendants du pharaon la virent et la vantèrent au pharaon, si bien que la femme fut emmenée chez le pharaon.
      16 Il traita bien Abram à cause d'elle et Abram reçut des brebis, des bœufs, des ânes, des serviteurs et des servantes, des ânesses et des chameaux.
      17 Cependant, l'Eternel frappa le pharaon et sa famille de grands fléaux à cause de Saraï, la femme d'Abram.
      18 Alors le pharaon appela Abram et dit : « Qu'est-ce que tu m'as fait ? Pourquoi ne m'as-tu pas informé que c'est ta femme ?
      19 Pourquoi as-tu prétendu que c’était ta sœur ? De ce fait, je l'ai prise pour femme ! Voici maintenant ta femme. Prends-la et va-t’en ! »
      20 Et le pharaon donna l'ordre à ses gens de le renvoyer, lui et sa femme, avec tout ce qui lui appartenait.

      Genèse 41

      38 Le pharaon dit à ses serviteurs : « Pourrions-nous trouver un homme tel que celui-ci, qui a en lui l'Esprit de Dieu ? »

      Exode 4

      16 C'est lui qui parlera pour toi au peuple : il te servira de bouche et toi, tu tiendras pour lui la place de Dieu.
      21 L'Eternel dit à Moïse : « En partant pour retourner en Egypte, vois tous les prodiges que j'ai mis dans ta main : tu les feras devant le pharaon. De mon côté, j'endurcirai son cœur et il ne laissera pas partir le peuple.

      Exode 31

      3 Je l'ai rempli de l'Esprit de Dieu, d’habileté, d'intelligence et de savoir-faire pour toutes sortes de travaux.

      Exode 35

      31 Il l'a rempli de l'Esprit de Dieu, d’habileté, d'intelligence et de savoir-faire pour toutes sortes de travaux.

      Nombres 11

      17 Je descendrai te parler là. Je prendrai de l'Esprit qui est sur toi et je le mettrai sur eux, afin qu'ils portent la charge du peuple avec toi et que tu ne la portes pas tout seul.
      25 L'Eternel descendit dans la nuée et parla à Moïse. Il prit de l'Esprit qui était sur lui et le mit sur les 70 anciens. Dès que l'Esprit reposa sur eux, ceux-ci prophétisèrent, mais ce ne fut que momentané.
      29 Moïse lui répondit : « Es-tu jaloux pour moi ? Si seulement tout le peuple de l'Eternel était composé de prophètes ! Si seulement l'Eternel mettait son Esprit sur eux ! »

      Nombres 27

      1 Les filles de Tselophchad – le descendant de Hépher, fils de Galaad, fils de Makir, fils de Manassé, des clans de Manassé, fils de Joseph – s’appelaient Machla, Noa, Hogla, Milca et Thirtsa. Elles s’approchèrent
      18 L'Eternel dit à Moïse : « Prends Josué, fils de Nun. C’est un homme en qui réside l'Esprit. Tu poseras ta main sur lui.

      Juges 3

      10 L'Esprit de l'Eternel reposa sur lui. Il devint juge en Israël et partit en guerre. L'Eternel livra entre ses mains Cushan-Risheathaïm, le roi de Mésopotamie, et il exerça une puissante domination sur Cushan-Risheathaïm.

      Juges 6

      34 Gédéon fut revêtu de l'Esprit de l'Eternel. Il sonna de la trompette et la famille d’Abiézer fut convoquée pour marcher à sa suite.

      Juges 9

      2 « Je vous en prie, dites à tous les habitants de Sichem : ‘Vaut-il mieux pour vous que 70 hommes, tous fils de Jerubbaal, dominent sur vous, ou bien un seul homme ?’Et souvenez-vous que je suis fait des mêmes os et de la même chair que vous. »
      23 Alors Dieu envoya un mauvais esprit entre Abimélec et les habitants de Sichem, et ceux-ci furent infidèles à Abimélec.

      Juges 11

      29 L'Esprit de l'Eternel reposa sur Jephthé. Il traversa Galaad et Manassé, puis il passa à Mitspé de Galaad. De là, il marcha contre les Ammonites.

      Juges 13

      25 L'Esprit de l'Eternel commença à le pousser à l’action à Machané-Dan, entre Tsorea et Eshthaol.

      Juges 14

      6 L'Esprit de l'Eternel vint sur Samson et, sans rien à la main, il déchira le lion comme s’il s’agissait d’un chevreau. Il ne dit pas à son père et à sa mère ce qu'il avait fait.
      19 L'Esprit de l'Eternel vint sur lui et il descendit à Askalon. Il y tua 30 hommes, prit leurs affaires et donna les vêtements de rechange à ceux qui avaient donné l’explication de l'énigme. Rempli de colère, il remonta chez son père.

      Juges 15

      4 Samson s'en alla. Il attrapa 300 renards et prit des flambeaux. Puis il attacha les renards par la queue, deux par deux, en mettant une torche au milieu des queues.

      1 Samuel 10

      6 L'Esprit de l'Eternel viendra sur toi ; tu prophétiseras avec eux et tu deviendras un autre homme.

      1 Samuel 16

      14 L'Esprit de l'Eternel se retira de Saül, et celui-ci fut tourmenté par un mauvais esprit envoyé par l'Eternel.

      1 Samuel 18

      10 Le lendemain, le mauvais esprit envoyé par Dieu vint sur Saül, qui eut des accès de délire au milieu de sa maison. David jouait comme les autres jours et Saül avait sa lance à la main.

      2 Samuel 23

      2 » L'Esprit de l'Eternel parle par moi et c’est sa parole qui est sur ma langue.

      2 Chroniques 15

      1 L'Esprit de Dieu reposa sur Azaria, fils d'Oded,

      2 Chroniques 20

      14 Alors l'Esprit de l'Eternel reposa, au milieu de l'assemblée, sur Jachaziel, fils de Zacharie et descendant de Benaja, Jeïel et Matthania. C’était un Lévite, un descendant d'Asaph.

      2 Chroniques 24

      20 Alors l’Esprit de Dieu revêtit Zacharie, le fils du prêtre Jehojada. Il se présenta devant le peuple et lui annonça : « Voici ce que dit Dieu : Pourquoi transgressez-vous les commandements de l'Eternel ? Vous ne rencontrerez aucun succès, car vous avez abandonné l'Eternel, de sorte qu’il vous abandonnera. »

      Néhémie 9

      20 » Tu leur as donné ton bon Esprit pour les rendre sages, tu ne les as pas privés de ta manne et tu as continué à leur fournir de l'eau pour étancher leur soif.
      30 Tu as fait preuve de patience envers eux de nombreuses années durant, tu les as avertis par ton Esprit, par l’intermédiaire de tes prophètes, et ils n’ont pas prêté l'oreille. Alors tu les as livrés entre les mains de populations étrangères.

      Job 32

      8 Mais en réalité, dans l'homme, c'est l'Esprit, le souffle du Tout-Puissant qui donne la capacité de comprendre.

      Job 33

      4 l'Esprit de Dieu m'a créé, le souffle du Tout-Puissant m'anime.

      Job 35

      11 qui nous instruit par les bêtes de la terre et nous enseigne la sagesse par les oiseaux du ciel ?’

      Psaumes 51

      12 O Dieu, crée en moi un cœur pur, renouvelle en moi un esprit bien disposé !

      Psaumes 104

      30 Tu envoies ton souffle, et ils sont créés ; tu renouvelles ainsi la surface de la terre.

      Esaïe 6

      1 L'année de la mort du roi Ozias, j’ai vu le Seigneur assis sur un trône très élevé ; le bord inférieur de son vêtement remplissait le temple.
      2 Des séraphins se tenaient au-dessus de lui. Ils avaient chacun six ailes : deux dont ils se couvraient le visage, deux dont ils se couvraient les pieds et deux dont ils se servaient pour voler.
      3 Ils se criaient l'un à l'autre : « *Saint, saint, saint est l'Eternel, le maître de l’univers ! Sa gloire remplit toute la terre ! »
      4 Les montants des portes se sont mis à trembler à cause de la voix qui retentissait et le temple a été rempli de fumée.
      5 Alors j’ai dit : « Malheur à moi ! Je suis perdu, car je suis un homme aux lèvres impures, j'habite au milieu d'un peuple aux lèvres impures et mes yeux ont vu le roi, l'Eternel, le maître de l’univers ! »
      6 Cependant, l'un des séraphins a volé vers moi, tenant une braise qu'il avait prise sur l'autel à l’aide de pincettes.
      7 Il a touché ma bouche avec elle et a dit : « Puisque ceci a touché tes lèvres, ta faute est enlevée et ton péché est expié. »
      8 J'ai entendu le Seigneur dire : « Qui vais-je envoyer et qui va marcher pour nous ? » J’ai répondu : « Me voici, envoie-moi ! »
      9 Il a alors ordonné : * « Va dire à ce peuple : ‘Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas, vous aurez beau regarder, vous ne saurez pas.’
      10 Rends insensible le cœur de ce peuple, endurcis ses oreilles et ferme-lui les yeux pour qu'il ne voie pas de ses yeux, n'entende pas de ses oreilles, ne comprenne pas de son cœur, ne se convertisse pas et ne soit pas guéri. »
      11 J’ai dit : « Jusqu'à quand, Seigneur ? » Et il a répondu : « Jusqu'à ce que la dévastation ait privé les villes d'habitants et les maisons d’êtres humains et que le territoire soit dévasté, désertique,
      12 jusqu'à ce que l'Eternel ait éloigné les êtres humains et qu’une grande partie du pays soit abandonnée.
      13 S'il y reste encore un dixième des habitants, à leur tour ils passeront par les flammes. Cependant, tout comme le térébinthe et le chêne conservent leur souche quand ils sont abattus, la souche de ce peuple donnera une sainte descendance. »

      Esaïe 8

      11 Oui, voici ce que m’a dit l'Eternel, avec toute la force de son autorité, pour m’avertir de ne pas suivre la voie qui était celle de ce peuple :

      Esaïe 11

      2 L'Esprit de l'Eternel reposera sur lui : Esprit de sagesse et de discernement, Esprit de conseil et de puissance, Esprit de connaissance et de crainte de l'Eternel.

      Esaïe 42

      1 *Voici mon serviteur, celui que je soutiendrai, celui que j’ai choisi et qui a toute mon approbation. J'ai mis mon Esprit sur lui ; il révélera le droit aux nations.

      Esaïe 61

      1 *L'Esprit du Seigneur, de l'Eternel, est sur moi parce que l'Eternel m'a consacré par onction pour annoncer de bonnes nouvelles aux pauvres ; il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux déportés la liberté et aux prisonniers la délivrance,

      Esaïe 63

      10 Cependant, ils se sont révoltés, ils ont attristé son Esprit saint, de sorte qu’il s’est transformé pour eux en ennemi, il a lui-même combattu contre eux.

      Jérémie 15

      19 C'est pourquoi, voici ce qu’a dit l’Eternel : « Si tu reviens à moi, je te ferai revenir et tu te tiendras devant moi. Si tu sépares ce qui est précieux de ce qui est sans valeur, tu seras comme ma bouche. C'est à eux de revenir vers toi, ce n'est pas à toi de revenir vers eux.

      Jérémie 20

      9 » Si je dis : ‘Je ne ferai plus mention de lui, je ne parlerai plus en son nom’, alors il y a dans mon cœur comme un feu dévorant qui est retenu dans mes os. Je me fatigue à essayer de le contenir, sans y parvenir.

      Jérémie 23

      16 » Voici ce que dit l’Eternel, le maître de l’univers : N'écoutez pas les paroles des prophètes qui vous font leurs prédictions ! Ils vous entraînent dans l’illusion. Ils transmettent les visions de leur invention, et non ce qui vient de la bouche de l'Eternel.

      Jérémie 28

      15 Le prophète Jérémie dit alors au prophète Hanania : « Ecoute donc, Hanania ! L'Eternel ne t'a pas envoyé et tu as donné un sentiment de confiance trompeur à ce peuple.

      Jérémie 42

      7 Au bout de 10 jours, la parole de l'Eternel fut adressée à Jérémie,

      Ezéchiel 1

      1 La trentième année, le cinquième jour du quatrième mois, je faisais partie des exilés, près du fleuve Kebar. Le ciel s’est ouvert et j’ai eu des visions divines.
      2 Le cinquième jour du mois – c'était la cinquième année de l’exil du roi Jojakin –
      3 la parole de l'Eternel a été adressée à Ezéchiel, le fils du prêtre Buzi, dans le pays des Babyloniens, près du fleuve Kebar. C’est là que la main de l'Eternel a reposé sur lui.
      4 Alors que je regardais, un vent impétueux est arrivé du nord, ainsi qu’une grande nuée et une gerbe de feu. Tout autour, une lumière rayonnait. Au centre, il y avait comme un éclat étincelant qui sortait du milieu du feu.
      5 Au centre encore, quelque chose ressemblait à quatre êtres vivants. Leur aspect était proche de celui des hommes.
      6 Chacun d'eux avait quatre visages et quatre ailes.
      7 Leurs jambes étaient droites, et leurs pieds pareils aux sabots d'un taureau. Ils étincelaient comme du bronze poli.
      8 Ils avaient des mains d'homme sous leurs ailes, sur les quatre côtés. Sur les quatre côtés, il y avait aussi leurs visages et leurs ailes, ceci pour chacun des quatre êtres vivants.
      9 Leurs ailes se touchaient l'une l'autre. Ils se déplaçaient sans dévier, chacun allait droit devant lui.
      10 Un de leurs visages ressemblait à celui des hommes, mais tous les quatre avaient aussi une face de lion à droite, une face de taureau à gauche et une face d'aigle.
      11 Voilà pour leurs visages. Leurs ailes étaient déployées vers le haut. Deux de leurs ailes touchaient celle d’un autre et deux couvraient leur corps.
      12 Chacun allait droit devant lui. Ils allaient là où l'Esprit allait. Ils se déplaçaient, et ils se déplaçaient sans dévier.
      13 Ces êtres vivants ressemblaient, par leur aspect, à des braises incandescentes. C'était pareil à l'aspect de torches enflammées. Un feu circulait entre les êtres vivants. Il jetait de la lumière et il en sortait des éclairs.
      14 Les êtres vivants couraient et revenaient comme la foudre.
      15 Je regardais ces êtres vivants et j’ai vu que sur la terre se trouvait une roue, à côté de chacun des êtres vivants aux quatre visages.
      16 Dans leur aspect et leur structure, les roues avaient un éclat pareil à celui de la chrysolithe, et toutes les quatre étaient pareilles. Leur aspect et leur structure étaient tels que chaque roue paraissait être au milieu d'une autre roue.
      17 Dans leurs déplacements, elles pouvaient suivre les quatre directions prises par les êtres vivants, et elles se déplaçaient sans dévier.
      18 La hauteur de leurs jantes était effrayante, et les jantes des quatre roues étaient couvertes d'yeux tout autour.
      19 Les roues suivaient les êtres vivants dans leurs déplacements : quand les êtres vivants s'élevaient au-dessus de la terre, les roues s'élevaient aussi.
      20 Ils allaient là où l'Esprit allait, et les roues s'élevaient simultanément avec eux, car l'esprit des êtres vivants était dans les roues.
      21 Quand ils se déplaçaient, elles se déplaçaient, et quand ils s'arrêtaient, elles s'arrêtaient ; quand ils s'élevaient au-dessus de la terre, les roues s'élevaient simultanément avec eux, car l'esprit des êtres vivants était dans les roues.
      22 Au-dessus de la tête des êtres vivants, la voûte céleste ressemblait à l’éclat d’un cristal. C’était impressionnant. Voilà l’étendue qu’il y avait au-dessus de leurs têtes.
      23 Sous la voûte céleste, leurs ailes étaient tendues l'une contre l'autre, et ils en avaient chacun deux qui les couvraient, ils en avaient chacun deux qui couvraient leur corps.
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