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INSPIRATION

Le mot vient du verbe inspirer, dérivé lui-même de deux mots latins : in (=dans) et spirare (=souffler), et qui signifie par conséquent « mettre un souffle, un esprit dans quelqu'un ». A strictement parler, l'homme seul est apte à recevoir une inspiration ; inspiré par l'influence d'un autre homme, il peut l'être aussi par des paysages ou des objets qu'il contemple, par des sons qu'il entend, par des événements qui se répercutent en lui ; mais surtout l'inspiration lui viendra de l'Être qui le dépasse infiniment, de Dieu. Lorsqu'on étend l'idée d'inspiration à des actes ou à des objets inanimés, c'est somme toute par manière de parler ; dire qu'une action, qu'une oeuvre d'art ou qu'un livre sont inspirés signifie qu'on en considère l'auteur comme une personnalité inspirée.

Nous aurons à traiter successivement deux points nettement distincts, qui répondent aux deux questions suivantes :

Qu'entend-on dans la Bible en disant d'un homme qu'il est inspiré ?

Qu'entend-on en affirmant que les Saintes Écritures sont inspirées ?

I L'inspiration de l'homme d'après la Bible.

Un homme est considéré comme inspiré lorsqu'il agit sous l'impulsion d'une force qui le domine ; cette force est en général l'Esprit divin. Mais la Bible présente cette intervention de l'Esprit sous des formes nombreuses, dont quelques-unes sont très différentes de ce que nous appelons inspiration.

1. L'Esprit de Dieu anime tout être humain

L'Esprit de Dieu constitue le principe de vie dans l'être humain (Ge 2:7, Job 33:4) et peut même rendre la vie à des corps morts (Eze 37:9 et suivant, Ap 11:11) ; les animaux doivent l'existence à cet Esprit (Ps 104:30). Plus encore, cet Esprit se mouvait déjà sur la terre informe et vide (Ge 12).

2. L'intelligence et la sagesse sont inspirées à l'homme

L'Esprit représente plus encore que la vie ; c'est par lui que l'homme est un être doué d'intelligence (De 34:9, Job 32:8 35:11). Une sagesse au-dessus de la moyenne est un effet de l'Esprit (Ge 41:38, Ex 31:3 35:31, No 27:18,1Ro 3:28, Esa 11:2 42:1). Les qualités morales en proviennent également (Ne 9:20, Ps 51:12, Esa 63:10, Eze 36:26).

3. Le courage, l'habileté, la force physique sont parfois des formes d'inspiration

Ainsi dans Jug 6:34 11:29 14:6 15:4 Parfois même des actes que nous jugeons cruels sont considérés comme inspirés par l'Esprit (Jug 14:19).

4. Une inspiration divine est à l'origine de certaines intuitions subites, de ce que nous appelons « des inspirations ».

Cette signification se rencontre fréquemment dans le N. T (Lu 2:27 12:12, Ac 10:19 11:12).

5.

Mais lorsque la Bible parle de personnes inspirées, il s'agit avant tout de ceux qui ont été appelés par Dieu à une tâche spéciale

Les juges furent des inspirés, les premiers rois aussi (Jug 3:10 13:25,1Sa 10:6,9 11:5 16:13,2Sa 23:2).

Les prophètes sont saisis par l'Esprit divin : (2Ch 24:20, Ne 9:30, Esa 6 61:1, Jer 42:7, Eze 1-3 11:5, Am 7, Mic 3:8, Hab 2:1, Za 1:6, 2Pi 1:21), etc. Eux-mêmes se sentent pris par l'Esprit de Dieu (Esa 8:11, Jer 20:9, Am 3:8). Mais cette inspiration d'En-haut n'a rien de mécanique, puisqu'elle s'exprime parfois par l'intermédiaire d'un autre homme, ainsi Moïse et Aaron (Ex 4:16). D'ailleurs un prophète ne reçoit l'Esprit de l'Éternel que dans la mesure où il reste fidèle (Jer 15:19). Si les prophètes ou d'autres inspirés connaissent l'avenir, c'est par une intervention de l'Esprit (2Ch 20:14, Lu 2:25 et suivant, Ac 11:6 20:23). Des prédictions fausses sont une preuve que le prophète n'a pas été inspiré par Dieu (De 18:21 et suivant, Jer 23:16 28:15), à moins que ce ne soit Dieu lui-même qui ait envoyé un esprit de mensonge (1Ro 22:12 et suivant). Il arrive en effet que Dieu inspire le méchant qu'il veut perdre (Ex 4:21, Jug 9:23,2Ro 19:7), qu'il envoie un esprit mauvais (1Sa 16:14), provoquant la maladie (1Sa 18:10).

6. Plus encore que les prophètes, le Christ est Celui sur qui Dieu a mis son Esprit

Voir Mt 3:16 12:18, Lu 11:5, Ac 10:38. Les évangiles relèvent une intervention particulière de l'Esprit en certaines circonstances graves de la vie du Christ (Mt 4:1, Lu 10:21 etc.).

7. L'inspiration de l'Esprit dans l'Église primitive

La première Pentecôte est une manifestation de l'Esprit (Ac 2:4). L'Esprit saisit Saul de Tarse pour en faire un apôtre (Ac 9:17) ; il le guide en mainte occasion (Ac 13:9 15:28, Ro 15:19,1Co 7:40,1Th 1:5). L'Esprit confère le droit et le pouvoir d'exercer des fonctions dans l'Église (Ac 6:3,5 11:24 13:2 20:28 cf. No 11:25). Les charismes sont des dons de l'Esprit (Jn 20:22, Ro 12:6 et suivant, 1Co 12:1,11,28). Mais saint Paul met en garde contre les fausses inspirations (2Th 2:2, Mt 7:15 et suivant) ; de même 1Jn 4:1, qui recommande d'éprouver les esprits pour savoir s'ils sont de Dieu.

8. Avoir l'Esprit de Dieu signifie aussi, et plus simplement, être pieux

Ainsi dans No 11:17,29,2Ch 15:1 Eze 11:19 37:14, Za 12:10. Le N.T. considère souvent la piété chrétienne comme inspirée par l'Esprit (Lu 11:13, Jn 14:26, Ro 8:4,9,1Co 2:10 3:16 Eph 4:30 1Th 4:8 5:19, Jude 1:19). La vie chrétienne est le fruit de l'Esprit (Ac 13:52, Ro 14:17, Eph 5:18, Col 3:16). D'autre part, c'est l'Esprit qui fait comprendre les Écritures (Lu 24:25) et c'est par l'Esprit qu'on se convertit à la foi chrétienne (Ac 8:18 9:31 10:44 11:16 15:8 19:6,2Co 4:6). Si les persécutés rendent fidèlement leur témoignage, c'est qu'ils sont soutenus par l'Esprit (Mt 10:19, Ac 1:8 7:55)

9. Conclusion

Tels sont les divers sens que la Bible attribue à l'idée d'inspiration. Dans le langage religieux habituel, la notion d'inspiration se rapporte au fait que Dieu choisit, au cours des âges, certaines personnalités auxquelles Il se révèle, leur donnant un message particulier à transmettre à leurs contemporains. Dieu exige leur obéissance ; ils le savent, et cette conviction personnelle est l'une des formes de l'action de l'Esprit en eux ; le degré et la réalité de leur inspiration correspondent à l'exactitude de leur soumission à la volonté divine. Les prophètes ont été des inspirés parce qu'ils n'ont pas fermé leur coeur aux ordres de Dieu ; tout chrétien dont la vie est transformée par la foi est aussi un inspiré, en un certain sens. Mais parmi tous ceux dont parle la Bible, le Christ occupe une place unique : lui seul fut pleinement inspiré parce qu'en parfaite communion avec Dieu.

II L'inspiration des Saintes Écritures.

De tout temps les croyants, tant juifs que chrétiens, ont vu dans les Écritures saintes des livres inspirés. Mais cette inspiration a été comprise de plusieurs manières, que nous examinerons successivement. Prenant notre point de départ dans la pensée juive, nous indiquerons dans leurs grandes lignes les conceptions chrétiennes de l'inspiration biblique, en ayant soin de distinguer, à partir de la Réforme, entre les théories protestantes et les explications catholiques.

A. --L'INSPIRATION DES SAINTES ÉCRITURES DANS LE JUDAÏSME

Longtemps avant l'ère chrétienne, les Juifs ont vu dans leurs livres sacrés des livres écrits sous l'influence divine. Plus tard, le Talmud a distingué entre l'inspiration de Moïse, vrai secrétaire auquel Dieu dicta le Pentateuque, et celle de second ordre des autres écrivains sacrés, qui laisse une part plus grande à leur personnalité. Au Moyen âge, les théologiens juifs, poursuivant ces distinctions, reconnaissent trois degrés dans l'inspiration : au premier rang Moïse, puis les écrits dictés par l'esprit prophétique, puis le reste ; d'autres penseurs juifs vont plus loin et distinguent quatre degrés, même huit et onze degrés, d'inspiration dans les Écritures. Le judaïsme alexandrin, d'autre part, enseignait que le don de prophétie, possédé par les écrivains de l'A.T., existe aussi chez tout homme pieux et sage (voir préface de l'Ecclésiastique ou Siracide, et Sag 7:27). Et l'on prétendait même que les traducteurs de la version des LXX, qui ont mis en grec l'A.T., avaient été inspirés jusque dans leurs fautes de traduction ! Aux yeux de ces penseurs alexandrins (Philon, Josèphe), l'inspiration se présente comme une sorte d'extase.

B. --L'INSPIRATION DES SAINTES ÉCRITURES DANS LE CHRISTIANISME

1.

Avant la Réforme.

Les premiers penseurs chrétiens, qui auraient pu être influencés par les conceptions du judaïsme alexandrin, puisqu'ils écrivaient également en grec, n'abordent pas la question de l'inspiration des Écritures. Le Symbole des Apôtres ne renferme rien à ce sujet ; les Pères apostoliques (début du II° siècle) n'établissent pas de distinction précise entre l'inspiration des écrivains sacrés et celle dont ils reconnaissent l'existence chez tous les croyants ou qu'ils s'attribuent à eux-mêmes. Bientôt apparaît, chez quelques Pères, l'idée d'une inspiration passive. Les écrivains sacrés sont comparés à des lyres que touche l'artiste divin (Justin, Cohort. ad Graec, 8, col. 256s). Mais il ne s'agit en général que des écrivains de l'A.T., auxquels on ne craint pas d'associer la Sibylle (Justin). D'autres, tel Origène, voient dans l'inspiration un degré supérieur de l'illumination que possèdent tous les croyants.

Bientôt l'Église est unanime à enseigner que les prophètes n'ont jamais cessé d'avoir une pleine possession d'eux-mêmes. St Jérôme distingue entre les styles plus ou moins purs de leurs écrits et relève des fautes syntaxiques chez saint Paul ; ce qui ne l'empêche pas de conclure à une inspiration divine des Écritures. Plus tard saint Thomas d'Aquin, tout en décrivant l'inspiration comme un phénomène passif en un certain sens, découvre dans ce phénomène des formes diverses et des degrés différents ; l'homme qui sert d'instrument au Saint-Esprit peut, par sa faute, nuire à l'effet de ce dernier.

Parmi les précurseurs de la Réforme, Savona-role, qui se dit lui-même prophète, tient la Bible pour venue de Dieu ; toutefois il remarque que Dieu n'a pas employé les écrivains sacrés comme des machines, mais a laissé parler les bergers en bergers, les femmes en femmes, etc.

2.

La Réforme.

La Réforme s'est faite au nom de la Bible ; mais les Réformateurs y ont vu surtout un trésor religieux ; pour tout ce qui ne touche pas directement au domaine religieux, ils ont usé des Écritures avec une grande liberté. Luther, qui considère la Bible « comme si Dieu même y parlait », qui la proclame « reine, seule digne de commander et à qui tous doivent obéissance », qui même déclare qu'une de ses syllabes, un de ses titres, vaut plus que ciel et terre, n'en relève pas moins chez les auteurs sacrés des inexactitudes (Mt 24 et Mr 13 confondent deux sujets), des raisonnements peu solides (Ga 4:22 et suivant). « Christ est le maître, écrit-il, l'Écriture est le serviteur. Voici la vraie pierre de touche pour juger tous les livres : il faut voir s'ils font les affaires du Christ ou non. Le livre qui n'enseigne pas le Christ n'est pas non plus apostolique, serait-ce saint Pierre ou saint Paul qui l'eût écrit. En retour, celui qui prêche Christ est apostolique, aurait-il pour auteur Judas, Anne, Pilate ou Hérode... Jean accorde peu de place aux actes du Christ, beaucoup à ses paroles. Les autres évang, s'étendent sur les actes, moins sur l'enseignement ; c'est pourquoi le premier est l'évangile capital, l'unique, le plus cher, celui qu'il faut préférer à tous les autres. En somme l'évangile de Jean et sa première épître, les épîtres de Paul, en particulier les Romains, les Galates, les Éphésiens et la première épître de Pierre, voilà les livres qui te montrent Christ et qui t'enseignent tout ce qu'il t'est nécessaire et bon de savoir, quand même tu n'entendrais ni ne verrais jamais d'autres livres. Au regard de ceux-là, l'épître de saint Jacques est une véritable épître de paille, car elle n'a rien d'Évangéliste. » Rappelons encore ce que le réformateur dit des prophètes de l'A.T. : « Sans aucun doute, les prophètes ont étudié dans les livres de Moïse, et les derniers venus dans ceux de leurs devanciers ; et, pleins de l'Esprit de Dieu, ils ont mis par écrit leurs bonnes pensées. Mais cela n'empêche pas que ces docteurs, scrutant les Écritures, aient parfois rencontré de la balle, de la paille ou de l'étoupe, et pas toujours de l'argent, de l'or ou du diamant. Néanmoins, le fondement subsiste et le feu consume le reste. » Calvin fait reposer la certitude des croyants sur le fait « qu'ils tiennent pour arrêté et conclu que les Écritures sont venues du ciel, comme s'ils oyaient là Dieu parler de sa propre bouche ». La preuve excellente et seule suffisante de cette conviction est pour lui « le témoignage secret du Saint-Esprit » en nous. « L'Écriture a de quoi se faire connaître, dit-il, voire d'un sentiment aussi notoire et infaillible comme ont les choses blanches ou noires de montrer leur couleur et les choses douces ou amères de montrer leur saveur... Veuillons ou non, elles nous poindront si vivement, elles perceront tellement notre coeur, elles se ficheront tellement au dedans des moelles... que il est aisé d'apercevoir que les saintes Écritures ont quelque propriété divine à inspirer les hommes » (Inst, chrét.). Mais ces déclarations n'ont pas empêché Calvin de mettre en doute l'authenticité de la deuxième ép. de Pierre et de s'exprimer avec une très grande liberté sur les contradictions des récits évangéliques et sur le caractère douteux de l'Apoc, de Jean, qu'il n'a jamais commentée. Zwingle, qui célèbre admirablement la Bible, accorde d'autre part à l'homme spirituel, « à cette parole que Dieu a placée dans notre coeur », le droit de « juger la parole extérieure ». Il affirme d'ailleurs que la Bible, tout en contenant des erreurs de détail, n'en renferme aucune sur les choses essentielles. Les mêmes idées se retrouvent chez les autres réformateurs (Mélanchton, Bul-linger, etc.), et inspirent les symboles ecclésiastiques de la première période.

3.

Le Protestantisme après la Réforme.

Un siècle plus tard, le protestantisme, engagé dans une âpre lutte avec l'Église catholique romaine qui invoque l'autorité de la tradition, cherche lui aussi à s'appuyer sur un principe d'autorité. Cette autorité, ce sera la Bible. Les théologiens protestants des XVII° et XVIIIe siècles sont ainsi amenés à préciser la doctrine de l'inspiration biblique, autant pour les besoins de la controverse que pour donner une base solide à leurs constructions dogmatiques. La largeur de vue des Réformateurs est oubliée ; on se refuse à admettre même la possibilité d'une contradiction de détail dans les récits sacrés et l'on affirme qu'il n'y a absolument rien dans la Bible qui ne soit le produit de l'inspiration. Les écrivains bibliques ont été parfaitement passifs ; ils ont écrit sous dictée, mieux encore, ils n'étaient que la plume que Dieu fait mouvoir. En 1714, un superintendant de Gotha, G. Nitzsch, se demande si l'Écriture sainte ne serait peut-être pas « Dieu lui-même et non point une créature ».

Le piétisme allemand ramène une notion plus vivante de la Bible ; c'est Bengel qui exhorte les chrétiens à manger le pain de vie sans se tourmenter de quelques grains de gravier qui pourraient s'être mêlés au pur froment. Enfin une étude plus approfondie du texte biblique amène les théologiens allemands à faire une distinction entre l'inspiration proprement dite et les Écritures, qui ne sont que le document de la révélation.

En pays de langue française, les discussions relatives à l'inspiration biblique furent soulevées principalement par la publication du livre de Gaussen sur la Théopneustie (Genève 1840). S'appuyant sur 2Pi 1:21 ( « C'est poussés par le Saint-Esprit que des hommes ont parlé de la part de Dieu ») et 2Ti 3:16 ( « Toute écriture est inspirée de Dieu, et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice... »), Gaussen concluait à l'inspiration « plénière » des Écritures ; les écrits bibliques sont théopneustiques, c-à-d, inspirés par Dieu (du grec théos =Dieu, et pneuma--souffle, esprit), et ne peuvent contenir aucune erreur quelconque, ni de chronologie ni de physique, ni la moindre contradiction de détail. C'est là un miracle, que Gaussen reconnaît sans chercher à l'expliquer. La même tendance, plus absolue encore, se rencontre dans les livres d'Ag. de Gasparin.

Les adversaires de l'inspiration verbale (Alex. Vinet, Aug. Sabatier, etc.) montrèrent que les auteurs sacrés, si l'on examine à la fois leurs propres déclarations et les faits bibliques, n'ont pas été élevés au-dessus de toute imperfection humaine, ni surtout privés de toute activité spontanée et naturelle. La Bible, document de la révélation, a été rédigée par des témoins compétents, pénétrés (surtout en ce qui concerne les auteurs du N.T.) de ce même souffle de l'Esprit qui éclaire tout croyant (1Jn 2:20,27), mais qui fut porté chez eux à une puissance exceptionnelle.. En Amérique et ailleurs, les « fondamentalistes » ont repris les idées de la théopneustie.

4.

Le Catholicisme depuis la Réforme.

Du Concile de Trente au XIXe siècle.

Le concile de Trente (1546) avait légitimé le droit de l'Église à dresser la liste officielle des Livres saints. Mais bientôt se dessina un double courant au sujet de l'action du Saint-Esprit sur les écrivains sacrés.

Pour les uns, ceux-ci n'ont eu besoin d'aucune révélation immédiate pour rédiger leurs écrits ; ils ont été assistés par un secours particulier du Saint-Esprit qui leur a suggéré ce qu'ils avaient à écrire.

Pour d'autres, l'inspiration se subdivise en trois moments :

Dieu révèle à l'écrivain les choses qu'il ignore ;

Dieu le presse d'écrire ce qu'il sait (c'est la « motion spéciale de Dieu ») avec l'assistance du Saint-Esprit pour qu'il n'oublie rien de ce qu'il doit écrire ;

en plus de ces deux interventions, Dieu suggère tous les mots, les dicte en quelque sorte. Telle fut l'opinion du théologien Banez, adoptée par l'école thomiste sous le nom de théorie bannézienne et longtemps en faveur.

Le XIXe siècle ; le Concile du Vatican.

La caractéristique des études bibliques du XIXe siècle est la distinction nettement établie entre la révélation immédiate ou prophétie, et l'inspiration scripturaire, qui n'entraîne pas nécessairement une révélation directe du contenu de l'Écriture. Mais des vues divergentes se manifestèrent ; elles furent condamnées par le Concile du Vatican (1870), fournissant ainsi à l'Église l'occasion de formuler ce que tout catholique doit entendre par inspiration biblique. Tous les livres bibliques, déclare le Concile, ont été écrits sous l'inspiration du Saint-Esprit et ont Dieu pour auteur. Cette formule paraissait précise ; mais les théologiens ne manquèrent pas de l'interpréter. Dieu, remarquèrent-ils, n'a pas écrit lui-même ; il s'est servi des hommes ; puis il faut distinguer entre les choses que l'écrivain ne connaissait pas, et que Dieu lui a révélées, et celles qu'il connaissait ou pouvait connaître par lui-même, et que Dieu l'a seulement engagé à écrire. Cet ensemble de choses révélées représente l'élément formel de l'Écriture ; les mots qui les expriment n'en sont que l'élément matériel. Or, pour qu'on puisse déclarer d'un écrit qu'il est inspiré, il suffit que l'élément formel provienne de Dieu ; les mots ont donc pu être écrits par les écrivains sacrés eux-mêmes, jouissant pleinement de leurs facultés naturelles ; Dieu leur a laissé le libre choix des termes qu'ils ont employés.

Décision de Léon XIII : l'Encyclique « Pro-videntissimus Deus ». Cette manière d'expliquer l'inspiration, devenue quasi officielle, semblait définitivement établie, et tous les manuels de théologie catholique la reproduisaient, lorsque Léon XIII imposa une nouvelle façon de voir par son Encyclique Providentissimus Deus (18 nov. 1893). Le pape repoussait catégoriquement la distinction entre élément formel et élément matériel de l'inspiration ; il n'admettait pas qu'on dît que les écrivains sacrés, conservant leurs facultés, sont sujets à l'erreur. « Dieu les a tellement assistés, quand ils écrivaient, qu'ils ont d'abord conçu dans leur esprit, puis fidèlement voulu rendre, enfin exprimé exactement et avec une infaillible vérité, tout ce que Dieu leur ordonnait d'écrire, ni plus ni moins ; autrement il ne serait pas lui-même l'auteur de la Sainte Écriture. »

L'Encyclique condamnait également ceux qui, pour résoudre les difficultés suscitées par les découvertes scientifiques et historiques, avaient distingué dans les livres saints une partie divine et inspirée contenant l'enseignement moral et religieux, et une autre partie, tout humaine celle-là,. renfermant des opinions sans rapport direct avec la religion et pouvant par conséquent contenir des erreurs. Léon XIII est très net et déclare qu'il ne sera jamais permis de restreindre l'inspiration à certaines parties de la Bible ou d'accorder que l'écrivain sacré ait pu se tromper.

Interprétation de l'Encyclique « Providentissimus Deus ». Les termes de l'Encyclique étaient formels ; tous les théologiens et professeurs catholiques s'empressèrent d'y adhérer entièrement. Mais ils formulèrent bientôt de nouvelles et subtiles distinctions, par lesquelles ils parvinrent à faire dire au texte papal à peu près le contraire de ce que le pape avait déclaré. Ainsi Léon XIII avait insisté sur l'inspiration verbale des Écritures. Mais on fit observer que Dieu n'a pas transmis aux auteurs sacrés des livres tout faits ; il les leur a fait faire, ne dictant ni les mots ni les idées. L'écrivain biblique a exécuté son travail comme un écrivain ordinaire qui choisit les expressions propres à rendre ses idées, les arrange, les dispose d'une façon personnelle ; de sorte que la rédaction est vraiment de lui, tout entière, mais elle n'en demeure pas moins due à l'influence de la « motion divine » initiale ; donc il y a bien inspiration verbale. On alla même plus loin dans l'interprétation de la pensée de Léon XIII On assura que ses déclarations permettaient de soutenir non seulement que Dieu avait fait faire les livres bibliques, mais qu'il s'était contenté de les laisser faire ; d'où la conclusion, très logique, que tout dans l'Écriture n'est pas inspiré. Léon XIII avait écrit : « Les écrivains sacrés, en matière scientifique, ont parlé selon les apparences. » Mettant à part les passages qui ont trait aux sciences de la nature, on nota que la Bible ne donne pas d'enseignement sur ces questions, mais se contente d'en faire une description imagée, dans le langage familier de l'antiquité et suivant les apparences extérieures. Le théologien n'a donc pas à chercher dans la Bible une physique révélée, et encore moins à l'imposer aux physiciens et aux naturalistes. Toutefois ces passages sont inspirés, puisque l'Encyclique affirme l'inspiration verbale de toute l'Écriture ; mais ils ne constituent pas un enseignement, ils ne sont qu'une description. Donc la Bible, bien qu'inspirée tout entière, n'enseigne aucune erreur.

Benoît XV et l'Encyclique « Spiritus Para-clitus ». Benoît XV jugea nécessaire de mettre un terme à ces interprétations fantaisistes de la pensée de Léon XIII Dans l'Encyclique Spiritus Para-clitus (30 sept. 1920), il s'élève contre ceux qui expliquent certains passages bibliques en contradiction avec la science moderne ou avec les récentes découvertes archéologiques en prétendant qu'il s'agit là d'une manière de parler en usage à l'époque. Benoît XV blâme les théologiens qui développent de semblables idées. « Ils ne craignent pas de se réclamer, écrit-il, pour soutenir cette théorie, des paroles mêmes du pape Léon XIII qui aurait déclaré qu'on peut transporter dans le domaine de l'histoire les principes admis en matière de phénomènes naturels. Ainsi, de même que, dans l'ordre physique, les écrivains sacrés ont parlé suivant les apparences, de même, prétend-on, quand il s'agissait d'événements qu'ils ne connaissaient pas, ils les ont relatés tels qu'ils paraissaient établis d'après l'opinion commune du temps ou des relations inexactes d'autres témoins ; en outre, ils n'ont pas mentionné les sources de leurs informations et ils n'ont pas personnellement garanti les récits empruntés à d'autres auteurs. A quoi bon réfuter une théorie injurieuse à notre prédécesseur en même temps que fausse et pleine d'erreurs ? Comment, si on admettait la théorie de ces auteurs, sauvegarderait-on au récit sacré cette vérité pure de toute fausseté, à laquelle notre prédécesseur déclare, dans tout le contexte de sa lettre, qu'il ne faut pas toucher ? »

Pour être quelque peu complet, il faudrait encore parler de la théorie des citations implicites ou tacites qui permet aux exégètes catholiques d'échapper une fois de plus, malgré toutes les précisions des Encycliques pontificales, aux règles doctrinales qui leur sont imposées.

C. --L'INSPIRATION DES SAINTES ÉCRITURES : CONCLUSION

On le voit, les penseurs chrétiens, quels qu'ils soient, anciens ou modernes, catholiques ou protestants, tous affirment l'inspiration des saintes Écritures. Les divergences et discussions ne commencent qu'au moment où l'on cherche à définir les limites de cette inspiration. Or l'histoire de l'Église--en particulier l'histoire des études bibliques au sein de l'Église romaine à partir de la Réforme--prouve à l'évidence qu'il est impossible d'imposer d'autorité une certaine conception de l'inspiration des saintes Écritures à l'exclusion de toute autre explication. La raison profonde de ce fait--car c'est un fait--nous paraît être la suivante : comme l'étymologie l'indique (voir le début de cet art.), être inspiré signifie que l'on est sous l'influence d'un esprit qui fait agir et penser autrement que lorsqu'on est livré à ses propres forces. Or, n'est-ce pas le privilège de l'être humain d'être apte à sentir passer en lui le souffle du Dieu vivant ? Soutenir qu'une inspiration divine s'est en quelque sorte matérialisée dans des mots, n'est-ce pas donner à la notion d'inspiration une signification que la Bible ne présente guère ? Seuls des êtres humains peuvent être inspirés, parce qu'ils ont été créés « à l'image de Dieu » ; un livre, même la Bible, n'est pas une création « à l'image de Dieu ». Certes, la Bible est inspirée ; mais elle l'est parce que des hommes inspirés par Dieu l'ont écrite. Les Réformateurs l'avaient compris ; sur ce point, comme en beaucoup d'autres, la piété et la pensée protestantes contemporaines ne peuvent que gagner en revenant aux idées admirablement équilibrées et saines d'un Luther ou d'un Calvin. Edm. R.

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      5 Abram prit Saraï, sa femme, et Lot, fils de son frère, avec tous les biens qu'ils possédaient et les serviteurs qu'ils avaient acquis à Charan. Ils partirent pour aller dans le pays de Canaan, et ils arrivèrent au pays de Canaan.
      6 Abram parcourut le pays jusqu'au lieu nommé Sichem, jusqu'aux chênes de Moré. Les Cananéens étaient alors dans le pays.
      7 L'Éternel apparut à Abram, et dit : Je donnerai ce pays à ta postérité. Et Abram bâtit là un autel à l'Éternel, qui lui était apparu.
      8 Il se transporta de là vers la montagne, à l'orient de Béthel, et il dressa ses tentes, ayant Béthel à l'occident et Aï à l'orient. Il bâtit encore là un autel à l'Éternel, et il invoqua le nom de l'Éternel.
      9 Abram continua ses marches, en s'avançant vers le midi.
      10 Il y eut une famine dans le pays ; et Abram descendit en Égypte pour y séjourner, car la famine était grande dans le pays.
      11 Comme il était près d'entrer en Égypte, il dit à Saraï, sa femme : Voici, je sais que tu es une femme belle de figure.
      12 Quand les Égyptiens te verront, ils diront : C'est sa femme ! Et ils me tueront, et te laisseront la vie.
      13 Dis, je te prie, que tu es ma soeur, afin que je sois bien traité à cause de toi, et que mon âme vive grâce à toi.
      14 Lorsque Abram fut arrivé en Égypte, les Égyptiens virent que la femme était fort belle.
      15 Les grands de Pharaon la virent aussi et la vantèrent à Pharaon ; et la femme fut emmenée dans la maison de Pharaon.
      16 Il traita bien Abram à cause d'elle ; et Abram reçut des brebis, des boeufs, des ânes, des serviteurs et des servantes, des ânesses, et des chameaux.
      17 Mais l'Éternel frappa de grandes plaies Pharaon et sa maison, au sujet de Saraï, femme d'Abram.
      18 Alors Pharaon appela Abram, et dit : Qu'est-ce que tu m'as fait ? Pourquoi ne m'as-tu pas déclaré que c'est ta femme ?
      19 Pourquoi as-tu dit : C'est ma soeur ? Aussi l'ai-je prise pour ma femme. Maintenant, voici ta femme, prends-la, et va-t-en !
      20 Et Pharaon donna ordre à ses gens de le renvoyer, lui et sa femme, avec tout ce qui lui appartenait.

      Genèse 41

      38 Et Pharaon dit à ses serviteurs : Trouverions-nous un homme comme celui-ci, ayant en lui l'esprit de Dieu ?

      Exode 4

      16 Il parlera pour toi au peuple ; il te servira de bouche, et tu tiendras pour lui la place de Dieu.
      21 L'Éternel dit à Moïse : En partant pour retourner en Égypte, vois tous les prodiges que je mets en ta main : tu les feras devant Pharaon. Et moi, j'endurcirai son coeur, et il ne laissera point aller le peuple.

      Exode 31

      3 Je l'ai rempli de l'Esprit de Dieu, de sagesse, d'intelligence, et de savoir pour toutes sortes d'ouvrages,

      Exode 35

      31 Il l'a rempli de l'Esprit de Dieu, de sagesse, d'intelligence, et de savoir pour toutes sortes d'ouvrages.

      Nombres 11

      17 Je descendrai, et là je te parlerai ; je prendrai de l'esprit qui est sur toi, et je le mettrai sur eux, afin qu'ils portent avec toi la charge du peuple, et que tu ne la portes pas à toi seul.
      25 L'Éternel descendit dans la nuée, et parla à Moïse ; il prit de l'esprit qui était sur lui, et le mit sur les soixante-dix anciens. Et dès que l'esprit reposa sur eux, ils prophétisèrent ; mais ils ne continuèrent pas.
      29 Moïse lui répondit : Es-tu jaloux pour moi ? Puisse tout le peuple de l'Éternel être composé de prophètes ; et veuille l'Éternel mettre son esprit sur eux !

      Nombres 27

      1 Les filles de Tselophchad, fils de Hépher, fils de Galaad, fils de Makir, fils de Manassé, des familles de Manassé, fils de Joseph, et dont les noms étaient Machla, Noa, Hogla, Milca et Thirsta,
      18 L'Éternel dit à Moïse : Prends Josué, fils de Nun, homme en qui réside l'esprit ; et tu poseras ta main sur lui.

      Juges 3

      10 L'esprit de l'Éternel fut sur lui. Il devint juge en Israël, et il partit pour la guerre. L'Éternel livra entre ses mains Cuschan Rischeathaïm, roi de Mésopotamie, et sa main fut puissante contre Cuschan Rischeathaïm.

      Juges 6

      34 Gédéon fut revêtu de l'esprit de l'Éternel ; il sonna de la trompette, et Abiézer fut convoqué pour marcher à sa suite.

      Juges 9

      2 Dites, je vous prie, aux oreilles de tous les habitants de Sichem : Vaut-il mieux pour vous que soixante-dix hommes, tous fils de Jerubbaal, dominent sur vous, ou qu'un seul homme domine sur vous ? Et souvenez-vous que je suis votre os et votre chair.
      23 Alors Dieu envoya un mauvais esprit entre Abimélec et les habitants de Sichem, et les habitants de Sichem furent infidèles à Abimélec,

      Juges 11

      29 L'esprit de l'Éternel fut sur Jephthé. Il traversa Galaad et Manassé ; il passa à Mitspé de Galaad ; et de Mitspé de Galaad, il marcha contre les fils d'Ammon.

      Juges 13

      25 Et l'esprit de l'Éternel commença à l'agiter à Machané Dan, entre Tsorea et Eschthaol.

      Juges 14

      6 L'esprit de l'Éternel saisit Samson ; et, sans avoir rien à la main, Samson déchira le lion comme on déchire un chevreau. Il ne dit point à son père et à sa mère ce qu'il avait fait.
      19 L'esprit de l'Éternel le saisit, et il descendit à Askalon. Il y tua trente hommes, prit leurs dépouilles, et donna les vêtements de rechange à ceux qui avaient expliqué l'énigme. Il était enflammé de colère, et il monta à la maison de son père.

      Juges 15

      4 Samson s'en alla. Il attrapa trois cents renards, et prit des flambeaux ; puis il tourna queue contre queue, et mit un flambeau entre deux queues, au milieu.

      1 Samuel 10

      6 L'esprit de l'Éternel te saisira, tu prophétiseras avec eux, et tu seras changé en un autre homme.

      1 Samuel 16

      14 L'esprit de l'Éternel se retira de Saül, qui fut agité par un mauvais esprit venant de l'Éternel.

      1 Samuel 18

      10 Le lendemain, le mauvais esprit de Dieu saisit Saül, qui eut des transports au milieu de la maison. David jouait, comme les autres jours, et Saül avait sa lance à la main.

      2 Samuel 23

      2 L'esprit de l'Éternel parle par moi, Et sa parole est sur ma langue.

      2 Chroniques 15

      1 L'esprit de Dieu fut sur Azaria, fils d'Obed,

      2 Chroniques 20

      14 Alors l'esprit de l'Éternel saisit au milieu de l'assemblée Jachaziel, fils de Zacharie, fils de Benaja, fils de Jeïel, fils de Matthania, Lévite, d'entre les fils d'Asaph.

      2 Chroniques 24

      20 Zacharie, fils du sacrificateur Jehojada, fut revêtu de l'esprit de Dieu ; il se présenta devant le peuple et lui dit : Ainsi parle Dieu : Pourquoi transgressez-vous les commandements de l'Éternel ? Vous ne prospérerez point ; car vous avez abandonné l'Éternel, et il vous abandonnera.

      Néhémie 9

      20 Tu leur donnas ton bon esprit pour les rendre sages, tu ne refusas point ta manne à leur bouche, et tu leur fournis de l'eau pour leur soif.
      30 Tu les supportas de nombreuses années, tu leur donnas des avertissements par ton esprit, par tes prophètes ; et ils ne prêtèrent point l'oreille. Alors tu les livras entre les mains des peuples étrangers.

      Job 32

      8 Mais en réalité, dans l'homme, c'est l'esprit, Le souffle du Tout Puissant, qui donne l'intelligence ;

      Job 33

      4 L'esprit de Dieu m'a créé, Et le souffle du Tout Puissant m'anime.

      Job 35

      11 Qui nous instruit plus que les bêtes de la terre, Et nous donne l'intelligence plus qu'aux oiseaux du ciel ?

      Psaumes 51

      12 (51 : 14) Rends-moi la joie de ton salut, Et qu'un esprit de bonne volonté me soutienne !

      Psaumes 104

      30 Tu envoies ton souffle : ils sont créés, Et tu renouvelles la face de la terre.

      Esaïe 6

      1 L'année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur assis sur un trône très élevé, et les pans de sa robe remplissaient le temple.
      2 Des séraphins se tenaient au-dessus de lui ; ils avaient chacun six ailes ; deux dont ils se couvraient la face, deux dont ils se couvraient les pieds, et deux dont ils se servaient pour voler.
      3 Ils criaient l'un à l'autre, et disaient : Saint, saint, saint est l'Éternel des armées ! toute la terre est pleine de sa gloire !
      4 Les portes furent ébranlées dans leurs fondements par la voix qui retentissait, et la maison se remplit de fumée.
      5 Alors je dis : Malheur à moi ! je suis perdu, car je suis un homme dont les lèvres sont impures, j'habite au milieu d'un peuple dont les lèvres sont impures, et mes yeux ont vu le Roi, l'Éternel des armées.
      6 Mais l'un des séraphins vola vers moi, tenant à la main une pierre ardente, qu'il avait prise sur l'autel avec des pincettes.
      7 Il en toucha ma bouche, et dit : Ceci a touché tes lèvres ; ton iniquité est enlevée, et ton péché est expié.
      8 J'entendis la voix du Seigneur, disant : Qui enverrai-je, et qui marchera pour nous ? Je répondis : Me voici, envoie-moi.
      9 Il dit alors : Va, et dis à ce peuple : Vous entendrez, et vous ne comprendrez point ; Vous verrez, et vous ne saisirez point.
      10 Rends insensible le coeur de ce peuple, Endurcis ses oreilles, et bouche-lui les yeux, Pour qu'il ne voie point de ses yeux, n'entende point de ses oreilles, Ne comprenne point de son coeur, Ne se convertisse point et ne soit point guéri.
      11 Je dis : Jusqu'à quand, Seigneur ? Et il répondit : Jusqu'à ce que les villes soient dévastées Et privées d'habitants ; Jusqu'à ce qu'il n'y ait personne dans les maisons, Et que le pays soit ravagé par la solitude ;
      12 Jusqu'à ce que l'Éternel ait éloigné les hommes, Et que le pays devienne un immense désert,
      13 Et s'il y reste encore un dixième des habitants, Ils seront à leur tour anéantis. Mais, comme le térébinthe et le chêne Conservent leur tronc quand ils sont abattus, Une sainte postérité renaîtra de ce peuple.

      Esaïe 8

      11 Ainsi m'a parlé l'Éternel, quand sa main me saisit, Et qu'il m'avertit de ne pas marcher dans la voie de ce peuple :

      Esaïe 11

      2 L'Esprit de l'Éternel reposera sur lui : Esprit de sagesse et d'intelligence, Esprit de conseil et de force, Esprit de connaissance et de crainte de l'Éternel.

      Esaïe 42

      1 Voici mon serviteur, que je soutiendrai, Mon élu, en qui mon âme prend plaisir. J'ai mis mon esprit sur lui ; Il annoncera la justice aux nations.

      Esaïe 61

      1 L'esprit du Seigneur, l'Éternel, est sur moi, Car l'Éternel m'a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux ; Il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le coeur brisé, Pour proclamer aux captifs la liberté, Et aux prisonniers la délivrance ;

      Esaïe 63

      10 Mais ils ont été rebelles, ils ont attristé son esprit saint ; Et il est devenu leur ennemi, il a combattu contre eux.

      Jérémie 15

      19 C'est pourquoi ainsi parle l'Éternel : Si tu te rattaches à moi, je te répondrai, et tu te tiendras devant moi ; Si tu sépares ce qui est précieux de ce qui est vil, tu seras comme ma bouche. C'est à eux de revenir à toi, Mais ce n'est pas à toi de retourner vers eux.

      Jérémie 20

      9 Si je dis : Je ne ferai plus mention de lui, Je ne parlerai plus en son nom, Il y a dans mon coeur comme un feu dévorant Qui est renfermé dans mes os. Je m'efforce de le contenir, et je ne le puis.

      Jérémie 23

      16 Ainsi parle l'Éternel des armées : N'écoutez pas les paroles des prophètes qui vous prophétisent ! Ils vous entraînent à des choses de néant ; Ils disent les visions de leur coeur, Et non ce qui vient de la bouche de l'Éternel.

      Jérémie 28

      15 Et Jérémie, le prophète, dit à Hanania, le prophète : Écoute, Hanania ! L'Éternel ne t'a point envoyé, et tu inspires à ce peuple une fausse confiance.

      Jérémie 42

      7 Dix jours après, la parole de l'Éternel fut adressée à Jérémie.

      Ezéchiel 1

      1 La trentième année, le cinquième jour du quatrième mois, comme j'étais parmi les captifs du fleuve du Kebar, les cieux s'ouvrirent, et j'eus des visions divines.
      2 Le cinquième jour du mois, c'était la cinquième année de la captivité du roi Jojakin, -
      3 la parole de l'Éternel fut adressée à Ézéchiel, fils de Buzi, le sacrificateur, dans le pays des Chaldéens, près du fleuve du Kebar ; et c'est là que la main de l'Éternel fut sur lui.
      4 Je regardai, et voici, il vint du septentrion un vent impétueux, une grosse nuée, et une gerbe de feu, qui répandait de tous côtés une lumière éclatante, au centre de laquelle brillait comme de l'airain poli, sortant du milieu du feu.
      5 Au centre encore, apparaissaient quatre animaux, dont l'aspect avait une ressemblance humaine.
      6 Chacun d'eux avait quatre faces, et chacun avait quatre ailes.
      7 Leurs pieds étaient droits, et la plante de leurs pieds était comme celle du pied d'un veau, ils étincelaient comme de l'airain poli.
      8 Ils avaient des mains d'homme sous les ailes à leurs quatre côtés ; et tous les quatre avaient leurs faces et leurs ailes.
      9 Leurs ailes étaient jointes l'une à l'autre ; ils ne se tournaient point en marchant, mais chacun marchait droit devant soi.
      10 Quand à la figure de leurs faces, ils avaient tous une face d'homme, tous quatre une face de lion à droite, tous quatre une face de boeuf à gauche, et tous quatre une face d'aigle.
      11 Leurs faces et leurs ailes étaient séparées par le haut ; deux de leurs ailes étaient jointes l'une à l'autre, et deux couvraient leurs corps.
      12 Chacun marchait droit devant soi ; ils allaient où l'esprit les poussait à aller, et ils ne se tournaient point dans leur marche.
      13 L'aspect de ces animaux ressemblait à des charbons de feu ardents, c'était comme l'aspect des flambeaux, et ce feu circulait entre les animaux ; il jetait une lumière éclatante, et il en sortait des éclairs.
      14 Et les animaux couraient et revenaient comme la foudre.
      15 Je regardais ces animaux ; et voici, il y avait une roue sur la terre, près des animaux, devant leurs quatre faces.
      16 A leur aspect et à leur structure, ces roues semblaient être en chrysolithe, et toutes les quatre avaient la même forme ; leur aspect et leur structure étaient tels que chaque roue paraissait être au milieu d'une autre roue.
      17 En cheminant, elles allaient de leurs quatre côtés, et elles ne se tournaient point dans leur marche.
      18 Elles avaient une circonférence et une hauteur effrayantes, et à leur circonférence les quatre roues étaient remplies d'yeux tout autour.
      19 Quand les animaux marchaient, les roues cheminaient à côté d'eux ; et quand les animaux s'élevaient de terre, les roues s'élevaient aussi.
      20 Ils allaient où l'esprit les poussait à aller ; et les roues s'élevaient avec eux, car l'esprit des animaux était dans les roues.
      21 Quand ils marchaient, elles marchaient ; quand ils s'arrêtaient, elles s'arrêtaient ; quand ils s'élevaient de terre, les roues s'élevaient avec eux, car l'esprit des animaux était dans les roues.
      22 Au-dessus des têtes des animaux, il y avait comme un ciel de cristal resplendissant, qui s'étendait sur leurs têtes dans le haut.
      23 Sous ce ciel, leurs ailes étaient droites l'une contre l'autre, et ils en avaient chacun deux qui les couvraient, chacun deux qui couvraient leurs corps.
    • Genèse 2

      7 Le Seigneur Dieu prit de la poussière du sol et en façonna un être humain. Puis il lui insuffla dans les narines le souffle de vie, et cet être humain devint vivant.

      Genèse 12

      1 Le Seigneur dit à Abram : « Quitte ton pays, ta parenté et la maison de ton père et va dans le pays que je te montrerai.
      2 Je ferai naître de toi une grande nation ; je te bénirai et je rendrai ton nom célèbre. Tu seras une bénédiction pour les autres.
      3 Je bénirai ceux qui te béniront, mais je maudirai ceux qui te maudiront. A travers toi, je bénirai toutes les nations de la terre. »
      4 Abram, qui était âgé de soixante-quinze ans, accepta de quitter Haran comme le lui ordonnait le Seigneur. Loth partit avec lui.
      5 Abram prit donc avec lui sa femme Saraï et son neveu Loth ; ils emportaient toutes leurs richesses et emmenaient les esclaves achetés à Haran. Ils se dirigèrent vers le pays de Canaan. Lorsqu’ils arrivèrent au pays de Canaan,
      6 ils le traversèrent jusqu’au chêne sacré de Moré, à Sichem. – A cette époque, les Cananéens habitaient la région. –
      7 Le Seigneur apparut à Abram et lui dit : « Je donnerai ce pays à ta descendance. » Abram construisit un autel au Seigneur à l’endroit où il lui était apparu.
      8 De là, il passa dans la région montagneuse, à l’est de Béthel ; il installa son camp entre la ville de Béthel, à l’ouest, et celle d’Aï, à l’est. Il y construisit un autre autel et il pria Dieu en l’appelant “Seigneur”.
      9 Puis de campement en campement, Abram prit la direction du Néguev.
      10 Il y eut une famine dans le pays ; elle devint si grave qu’Abram partit pour l’Égypte, afin d’y séjourner quelque temps.
      11 Au moment de pénétrer dans ce pays, il dit à sa femme Saraï : « Écoute, je sais que tu es belle.
      12 Quand les Égyptiens te verront, ils se diront que tu es ma femme ; ils me tueront et te garderont en vie.
      13 Dis-leur donc que tu es ma sœur, afin qu’on me traite bien à cause de toi ; ainsi j’aurai la vie sauve grâce à toi. »
      14 Lorsque Abram arriva en Égypte, les Égyptiens remarquèrent que sa femme était très belle.
      15 Des officiers du Pharaon la virent et firent son éloge à leur maître. On emmena la femme au palais du roi.
      16 A cause d’elle, le Pharaon se montra bienveillant pour Abram. Il lui donna des moutons, des chèvres et des bœufs, des serviteurs et des servantes, des ânes, des ânesses et des chameaux.
      17 Mais le Seigneur frappa le Pharaon et sa famille de grands malheurs à cause de Saraï, la femme d’Abram.
      18 Le Pharaon convoqua Abram et lui demanda : « Pourquoi m’as-tu fait cela ? Pourquoi ne m’as-tu pas averti que c’était ta femme ?
      19 Pourquoi as-tu dit que c’était ta sœur, si bien que je l’ai prise pour femme ? Maintenant, voilà ta femme ; prends-la et va-t’en ! »
      20 Le Pharaon donna alors à ses serviteurs l’ordre de reconduire Abram à la frontière avec sa femme et tout ce qui lui appartenait.

      Genèse 41

      38 le Pharaon leur dit : « Cet homme est rempli de l’Esprit de Dieu. Pourrions-nous trouver quelqu’un de plus compétent que lui ? »

      Exode 4

      16 C’est lui qui s’adressera au peuple à ta place : il sera ton porte-parole, et toi tu seras comme le dieu qui l’inspire.
      21 Le Seigneur lui dit encore : « Je t’ai rendu capable de faire toutes sortes de prodiges. Quand tu seras de retour en Égypte, tu auras soin de les réaliser devant le Pharaon. Moi, je le pousserai à s’obstiner et à ne pas laisser partir les Israélites.

      Exode 31

      3 et je l’ai rempli de mon Esprit, pour le rendre très habile et intelligent. Il connaît toutes sortes de techniques :

      Exode 35

      31 et il l’a rempli de son Esprit pour le rendre très habile et intelligent. Bessalel connaît toutes sortes de techniques :

      Nombres 11

      17 Je descendrai m’entretenir avec toi à cet endroit. Je prélèverai un peu de l’Esprit que je t’ai donné, pour en répandre sur eux ; ils pourront dès lors t’aider à porter la charge que représente ce peuple, et tu ne seras plus seul pour cela.
      25 Le Seigneur descendit dans la colonne de fumée et s’entretint avec Moïse. Il préleva un peu de l’Esprit qu’il avait donné à Moïse, pour en répandre sur les soixante-dix anciens. Dès que l’Esprit fut sur eux, ils commencèrent à parler comme des prophètes, mais ils ne continuèrent pas.
      29 Moïse lui répondit : « Es-tu jaloux pour moi ? Si seulement le Seigneur répandait son Esprit sur tous les Israélites, pour qu’ils deviennent tous des prophètes ! »

      Nombres 27

      1 Mala, Noa, Hogla, Milka et Tirsa étaient les filles de Selofad, membre d’un clan de Manassé, qui descendait de Joseph par Manassé, Makir, Galaad et Héfer. Ces cinq femmes vinrent
      18 Le Seigneur répondit à Moïse : « Josué, fils de Noun, est un homme animé de mon Esprit. Appelle-le auprès de toi et pose ta main sur lui.

      Juges 3

      10 L’Esprit du Seigneur s’empara d’Otniel, qui devint le chef du peuple d’Israël. Otniel partit en guerre et le Seigneur lui accorda la victoire sur le roi Kouchan-Richataïm.

      Juges 6

      34 Mais l’Esprit du Seigneur s’empara de Gédéon. Celui-ci sonna de la trompette pour appeler les hommes du clan d’Abiézer à le suivre.

      Juges 9

      2 « Allez demander aux citoyens de la ville s’ils préfèrent être gouvernés par les soixante-dix fils de Yeroubaal ou par un seul homme. Et rappelez-vous que je suis de votre famille. »
      23 Après quoi Dieu envoya un esprit de discorde entre le roi et les citoyens de Sichem, et ceux-ci se révoltèrent contre Abimélek.

      Juges 11

      29 L’Esprit du Seigneur s’empara de Jefté. Il parcourut la région de Galaad et le territoire de Manassé, puis il se rendit à Mispé en Galaad, pour passer dans le territoire des Ammonites.

      Juges 13

      25 Il se trouvait au camp de Dan, entre Sora et Èchetaol, lorsque l’Esprit du Seigneur le poussa à l’action pour la première fois.

      Juges 14

      6 Alors l’Esprit du Seigneur s’empara de Samson et, de ses mains nues, il mit le lion en pièces comme s’il s’agissait d’un simple chevreau. Il ne raconta pas son exploit à ses parents.
      19 Alors l’Esprit du Seigneur s’empara de Samson qui se rendit à Ascalon. Il y tua trente hommes, prit leurs vêtements et les donna comme habits de fête à ceux qui avaient trouvé la réponse de la devinette. Puis, rempli de colère, il retourna chez son père.

      Juges 15

      4 Il partit et captura trois cents renards. Il se procura des torches, il attacha les renards deux à deux par la queue et fixa une torche à chaque paire de queues.

      1 Samuel 10

      6 Alors l’Esprit du Seigneur s’emparera de toi ; tu seras saisi de la même excitation qu’eux et tu deviendras un autre homme.

      1 Samuel 16

      14 L’Esprit du Seigneur avait quitté Saül, et un esprit mauvais, envoyé par le Seigneur, le tourmentait.

      1 Samuel 18

      10 Le lendemain, un esprit mauvais envoyé par Dieu s’empara de Saül, qui se mit à divaguer dans sa propre maison. David lui jouait de la lyre, comme les autres jours, et Saül tenait sa lance à la main.

      2 Samuel 23

      2 L’Esprit du Seigneur s’exprime par moi, il place sa parole sur ma langue.

      2 Chroniques 15

      1 Azaria, fils d’Oded, fut saisi par l’Esprit de Dieu ;

      2 Chroniques 20

      14 En pleine assemblée, l’Esprit du Seigneur s’empara de Yaziel, un lévite, fils de Zacharie et petit-fils de Benaya, lui-même fils de Yéiel, petit-fils de Mattania et descendant d’Assaf.

      2 Chroniques 24

      20 Alors l’Esprit de Dieu s’empara du prêtre Zacharie, fils de Yoyada. Zacharie se dressa face à la foule et proclama : « Écoutez ce que Dieu déclare : “Pourquoi désobéissez-vous à mes commandements ? Vous n’en tirerez aucun profit ! Vous m’avez abandonné : eh bien, je vous abandonnerai, moi aussi !” »

      Néhémie 9

      20 Dans ta bonté, tu leur as donné ton Esprit pour les rendre intelligents. Sans cesse tu leur as prodigué de la manne pour les nourrir, et de l’eau pour apaiser leur soif.
      30 De longues années, tu les as supportés ; tes prophètes, animés de ton Esprit, les interpellaient de ta part, mais ils n’ont pas écouté. Alors tu les as livrés au pouvoir de peuples étrangers.

      Job 32

      8 En vérité, ce qui rend l’homme intelligent c’est l’Esprit, c’est l’inspiration du Dieu très-grand.

      Job 33

      4 C’est par l’Esprit de Dieu que j’ai été créé, c’est le souffle du Dieu très-grand qui me fait vivre.

      Job 35

      11 qui fait notre instruction grâce aux bêtes sauvages, et nous apprend la sagesse grâce aux oiseaux ? »

      Psaumes 51

      12 O Dieu, crée en moi un cœur pur ; renouvelle et affermis mon esprit.

      Psaumes 104

      30 Tu leur rends le souffle et les voilà recréés, tout devient nouveau à la surface du sol.

      Esaïe 6

      1 C’était l’année où mourut le roi Ozias. Dans une vision, j’aperçus le Seigneur assis sur un trône très élevé. Les pans de son manteau remplissaient le temple.
      2 Des anges flamboyants se tenaient au-dessus de lui. Ils avaient chacun six ailes : deux leur servaient à se cacher le visage, deux à se voiler le corps et deux à voler.
      3 Ils criaient l’un à l’autre : « Saint, saint, saint, le Seigneur de l’univers ! La terre entière est remplie de sa glorieuse présence. »
      4 Leur voix faisait trembler les portes sur leurs pivots, et le temple se remplit de fumée.
      5 Je dis alors : « Hélas, me voilà condamné au silence car mes lèvres sont indignes de Dieu, et j’appartiens à un peuple aux lèvres tout aussi indignes de lui. Or j’ai vu, de mes yeux, le Roi, le Seigneur de l’univers ! »
      6 Mais l’un des anges flamboyants vola vers moi. Avec des pincettes il tenait une braise qu’il avait prise sur l’autel.
      7 Il en toucha ma bouche et me dit : « Ceci a touché tes lèvres, ton indignité est supprimée, ton péché est effacé. »
      8 J’entendis alors le Seigneur demander : « Qui vais-je envoyer ? Qui sera notre porte-parole ? » – « Moi, répondis-je, tu peux m’envoyer. »
      9 Il reprit : « Va dire à ce peuple : “Vous aurez beau écouter, vous n’entendrez pas. Vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas.”
      10 Rends-les donc insensibles, durs d’oreille et aveugles ; empêche leurs yeux de voir, leurs oreilles d’entendre et leur intelligence de comprendre, sinon ils reviendraient à moi et ils seraient guéris. »
      11 Je demandai alors : « Jusqu’à quand, Seigneur ? » Il me répondit : « Jusqu’à ce que les villes soient dévastées et dépeuplées, les maisons vidées de leurs occupants et la campagne réduite en désert.
      12 « Oui, le Seigneur éloignera la population du pays. Beaucoup de terres y resteront en friche.
      13 Si même le dixième échappe encore au désastre, à son tour il aura le sort des rejetons qui poussent de la souche d’un chêne ou d’un térébinthe abattu : on les livre au feu. Mais cette souche est le gage divin d’un nouveau commencement. »

      Esaïe 8

      11 Le Seigneur me saisit et m’avertit de ne pas imiter le comportement de ce peuple. Voici ce qu’il me déclara :

      Esaïe 11

      2 L’Esprit du Seigneur est sans cesse avec lui, l’Esprit qui donne sagesse et discernement, aptitude à décider et vaillance, l’Esprit qui fait connaître le Seigneur et enseigne à l’honorer.

      Esaïe 42

      1 Voici mon serviteur, dit le Seigneur, je le tiens par la main, j’ai plaisir à l’avoir choisi. J’ai mis mon Esprit sur lui pour qu’il apporte aux nations le droit que j’instaure.

      Esaïe 61

      1 Le Seigneur Dieu me remplit de son Esprit, car il m’a consacré et m’a donné pour mission d’apporter aux pauvres une bonne nouvelle, et de prendre soin des désespérés ; de proclamer aux déportés qu’ils seront libres désormais et de dire aux prisonniers que leurs chaînes vont tomber ;

      Esaïe 63

      10 Mais ils ont été rebelles, ils ont déçu son Esprit saint. Il s’est donc fait leur ennemi et il s’est mis à les combattre.

      Jérémie 15

      19 Voici ce que déclara le Seigneur : « Si tu reviens à moi, je te reprendrai à mon service. Si tu es prêt à exprimer non plus des propos sans valeur mais ce qui mérite d’être dit, tu seras mon porte-parole. C’est aux gens de Juda de s’aligner sur toi, et non pas à toi de t’aligner sur eux !

      Jérémie 20

      9 Si j’en viens à me dire : « Je ne veux plus y penser, je ne parlerai plus de la part de Dieu », alors au plus profond de moi il y a comme un feu qui me brûle. Je m’épuise à le maîtriser, mais je n’y parviens pas.

      Jérémie 23

      16 Voici ce que déclare le Seigneur de l’univers : « N’écoutez pas ce que vous disent les prophètes ; ils vous bercent d’illusions. Les révélations qu’ils vous annoncent sortent de leur propre esprit, cela ne vient pas de moi.

      Jérémie 28

      15 Puis Jérémie dit encore au prophète Hanania : « Écoute bien, Hanania : le Seigneur ne t’a pas envoyé ; tu as poussé ce peuple à croire à des mensonges.

      Jérémie 42

      7 Au bout d’une dizaine de jours, Jérémie reçut une parole du Seigneur.

      Ezéchiel 1

      1 Le cinquième jour du quatrième mois de ma trentième année, je me trouvai parmi les déportés sur les rives du Kébar ; je vis le ciel s’ouvrir et Dieu m’envoya des visions.
      2 C’était la cinquième année depuis que le roi Joakin avait été déporté.
      3 C’est ainsi que, dans le pays des Babyloniens, sur les rives du Kébar, le Seigneur m’adressa sa parole, à moi, Ézékiel, fils du prêtre Bouzi ; là, la puissance du Seigneur me saisit.
      4 Voici ce que je vis : une rafale de vent arrivait du nord, amenant un gros nuage d’où jaillissaient des flammes. Le nuage était entouré de clarté. Son centre embrasé scintillait comme un métal brillant.
      5 On y distinguait les formes de quatre êtres vivants qui présentaient une apparence humaine.
      6 Chacun d’eux avait quatre visages et quatre ailes.
      7 Leurs jambes étaient droites ; leurs pieds ressemblaient aux sabots d’un veau et brillaient comme du bronze poli.
      8 Sous chacune de leurs quatre ailes, il y avait une main d’homme. Ces mains étaient tournées dans les quatre directions comme leurs visages et leurs ailes.
      9 Les extrémités de leurs ailes se touchaient l’une l’autre. Ils avançaient droit devant eux sans tourner leur corps.
      10 Leurs visages étaient comme des faces humaines, et chacun d’eux avait une face de lion à droite, une face de taureau à gauche et une face d’aigle.
      11 Deux de leurs ailes, déployées vers le haut, se rejoignaient entre elles, et deux leur couvraient le corps.
      12 Ils avançaient chacun droit devant soi. Ils allaient là où ils voulaient sans avoir à tourner leur corps.
      13 Entre les êtres vivants on apercevait comme des braises enflammées, on voyait bouger des sortes de torches. Le feu était éblouissant et des éclairs en jaillissaient.
      14 Les êtres vivants allaient et venaient à toute allure ; ils semblaient aussi rapides que la foudre.
      15 En les observant, je vis à côté de chacun d’eux une roue qui touchait terre.
      16 Les roues offraient l’aspect scintillant d’une pierre précieuse. Elles étaient toutes semblables et paraissaient construites de telle manière qu’elles s’imbriquaient les unes dans les autres.
      17 Elles pouvaient se déplacer dans les quatre directions sans avoir à pivoter.
      18 Elles étaient d’une hauteur effrayante et couvertes de reflets brillants sur tout leur pourtour.
      19 Lorsque les êtres vivants avançaient, les roues avançaient à côté d’eux, et lorsqu’ils s’élevaient de terre, elles s’élevaient également.
      20 Ils allaient là où ils voulaient et les roues se déplaçaient en même temps qu’eux, car la volonté des êtres vivants animait les roues.
      21 Ainsi, chaque fois qu’ils avançaient, qu’ils s’arrêtaient ou qu’ils s’élevaient de terre, les roues faisaient le même mouvement en même temps, puisqu’elles étaient animées par la volonté des êtres.
      22 Une sorte de voûte s’étendait au-dessus des têtes des êtres vivants, aussi resplendissante de clarté que le cristal.
      23 Sous cette voûte, chacun des êtres avait deux ailes tendues bien droit l’une vers l’autre, tandis que les deux autres lui couvraient le corps.
    • Genèse 2

      7 L’Eternel Dieu façonna l’homme avec de la poussière du sol, il lui insuffla dans les narines le souffle de vie, et l’homme devint un être vivant.

      Genèse 12

      1 L’Eternel dit à Abram : —Va, quitte ton pays, ta famille et la maison de ton père pour te rendre dans le pays que je t’indiquerai.
      2 Je ferai de toi l’ancêtre d’une grande nation ; je te bénirai, je ferai de toi un homme important et tu deviendras une source de bénédiction pour d’autres.
      3 Je bénirai ceux qui te béniront et je maudirai ceux qui t’outrageront. Tous les peuples de la terre seront bénis à travers toi.
      4 Abram partit donc comme l’Eternel le lui avait demandé, et Loth s’en alla avec lui. Abram avait soixante-quinze ans quand il quitta Harân.
      5 Il emmena Saraï, sa femme, son neveu Loth, les biens et les serviteurs qu’ils avaient acquis à Harân, et ils se mirent en route pour aller au pays de Canaan. Quand ils furent arrivés,
      6 Abram traversa le pays jusqu’à un lieu appelé Sichem, jusqu’au chêne de Moré. A cette époque-là, les Cananéens habitaient le pays.
      7 L’Eternel apparut à Abram et lui dit : —Je donnerai ce pays à ta descendance. Abram érigea là un autel à l’Eternel qui lui était apparu.
      8 Puis il leva son camp pour se rendre dans la région montagneuse à l’est de Béthel ; il établit son campement entre Béthel, à l’ouest, et Aï, à l’est. Il y construisit un autre autel à l’Eternel et le pria.
      9 Ensuite Abram repartit vers le sud ; d’étape en étape, il gagna le *Néguev.
      10 Une famine survint dans le pays. Alors Abram se rendit en Egypte pour y séjourner quelque temps, car la famine sévissait dans le pays.
      11 Lorsqu’il approchait de l’Egypte, il dit à Saraï sa femme : —Ecoute, je sais que tu es très belle.
      12 Quand les Egyptiens te verront, ils se diront : « C’est sa femme. » Ils me tueront et te laisseront en vie.
      13 Dis-leur donc que tu es ma sœur, pour qu’on me traite bien à cause de toi. Ainsi, grâce à toi, ma vie sera épargnée.
      14 En effet, quand Abram arriva en Egypte, les Egyptiens remarquèrent la grande beauté de sa femme.
      15 Des gens de la cour du pharaon la remarquèrent et la vantèrent à leur maître, de sorte qu’elle fut enlevée et emmenée au palais royal.
      16 A cause d’elle, le pharaon traita Abram avec bonté. Il lui offrit des moutons, des chèvres, des bovins, des ânes, des serviteurs, des servantes, des ânesses et des chameaux.
      17 Mais l’Eternel infligea de grands maux au pharaon et aux gens de sa maison, à cause de Saraï, la femme d’Abram.
      18 Alors le pharaon fit venir Abram et lui dit : —Pourquoi m’as-tu fait cela ? Pourquoi ne m’as-tu pas dit qu’elle était ta femme ?
      19 Pourquoi l’as-tu présentée comme ta sœur ? A cause de cela, j’en ai fait ma femme. Maintenant, voilà ta femme ; reprends-la et va-t’en !
      20 Et le pharaon chargea ses gens de le reconduire avec sa femme et avec tout ce qu’il possédait.

      Genèse 41

      38 Alors le pharaon leur dit : —Trouverions-nous un homme aussi compétent que celui-ci en qui habite l’Esprit de Dieu ?

      Exode 4

      16 Il sera ton porte-parole devant le peuple, il te servira de bouche, et tu seras pour lui comme le dieu qui parle à son prophète.
      21 L’Eternel dit à Moïse : —Maintenant que tu es en route pour retourner en Egypte, considère tous les miracles que je t’ai donné le pouvoir d’accomplir. Tu les feras devant le pharaon. Moi, je lui donnerai un cœur obstiné, de sorte qu’il ne permettra pas au peuple de s’en aller.

      Exode 31

      3 et je l’ai rempli de l’Esprit de Dieu qui lui confère de l’habileté, de l’intelligence et de la compétence pour exécuter toutes sortes d’ouvrages,

      Exode 35

      31 Il l’a rempli d’Esprit de Dieu qui lui confère habileté, intelligence et compétence pour exécuter toutes sortes d’ouvrages,

      Nombres 11

      17 Alors je descendrai m’entretenir là avec toi, je prendrai de l’Esprit qui est sur toi et je le leur donnerai, pour qu’ils portent avec toi la charge de ce peuple, de sorte que tu n’auras plus à la porter seul.
      25 L’Eternel descendit dans la nuée et lui parla ; il prit de l’Esprit qui reposait sur lui et le donna à ces soixante-dix responsables. Quand l’Esprit se fut posé sur eux, ils se mirent à parler sous son inspiration, comme des prophètes — c’est l’unique fois que cela leur arriva.
      29 Moïse lui répondit : —Serais-tu jaloux pour moi ? Que l’Eternel, au contraire, accorde son Esprit à tous les membres de son peuple pour qu’ils deviennent tous des prophètes !

      Nombres 27

      1 Tselophhad, un descendant de Joseph par Manassé, Makir, Galaad et Hépher, avait eu cinq filles : Mahla, Noa, Hogla, Milka et Tirtsa. Elles vinrent
      18 L’Eternel dit à Moïse : —Prends avec toi Josué, fils de Noun, un homme en qui réside l’Esprit, et pose ta main sur lui.

      Juges 3

      10 L’Esprit de l’Eternel vint sur lui et il prit la direction d’Israël. Il partit en guerre contre Kouchân-Richeatayim, roi de Mésopotamie, et l’Eternel lui donna la victoire sur lui.

      Juges 6

      34 L’Esprit de l’Eternel s’empara de Gédéon qui se mit à sonner du cor. Alors les hommes de la famille d’Abiézer se rassemblèrent pour le suivre.

      Juges 9

      2 —Posez donc à tous les notables de Sichem la question suivante : « Que vaut-il mieux pour vous ? Etre gouvernés par les soixante-dix fils de Yeroubbaal ou par un seul homme ? Souvenez-vous que nous sommes du même sang, vous et moi ! »
      23 Après quoi Dieu envoya un esprit de discorde entre Abimélek et les notables de Sichem qui se révoltèrent contre Abimélek.

      Juges 11

      29 Alors l’Esprit de l’Eternel descendit sur Jephté. Celui-ci traversa les territoires de Galaad et de Manassé, puis il passa à Mitspa en Galaad, et de là, il s’avança pour attaquer les Ammonites.

      Juges 13

      25 L’Esprit de l’Eternel commença à le pousser à l’action lorsqu’il était à Mahané-Dan entre Tsorea et Echtaol.

      Juges 14

      6 Alors l’Esprit de l’Eternel fondit sur lui et, les mains nues, Samson déchira le lion en deux, comme on le fait d’un chevreau. Il se garda de raconter la chose à ses parents.
      19 Alors l’Esprit de l’Eternel fondit sur lui, il se rendit à Askalon, y tua trente hommes, s’empara de leurs vêtements et donna les habits de rechange à ceux qui lui avaient révélé le sens de la devinette. Il rentra chez lui, bouillant de colère.

      Juges 15

      4 Là-dessus, il s’en alla et attrapa trois cents chacals. Après quoi, il prit des torches, attacha les animaux deux par deux par leurs queues en fixant une torche entre chaque paire de queues.

      1 Samuel 10

      6 Alors, l’Esprit de l’Eternel tombera sur toi, tu deviendras tout exalté comme eux et tu seras changé en un autre homme.

      1 Samuel 16

      14 L’Esprit de l’Eternel se retira de Saül, tandis qu’un mauvais esprit envoyé par l’Eternel se mit à le tourmenter.

      1 Samuel 18

      10 Dès le lendemain, un mauvais esprit envoyé par Dieu s’empara de Saül, de sorte qu’il entra dans un état d’exaltation au milieu de sa maison. Comme les autres jours, David jouait de son instrument. Saül avait sa lance en main.

      2 Samuel 23

      2 L’Esprit de l’Eternel s’est exprimé par moi, ses paroles sont sur ma langue.

      2 Chroniques 15

      1 L’Esprit de Dieu saisit Azariahou, fils d’Oded,

      2 Chroniques 20

      14 Alors l’Esprit de l’Eternel vint sur Yahaziel, fils de Zacharie, descendant de Benaya, de Yeïel et de Mattania, un lévite de la lignée d’Asaph, au milieu de l’assemblée.

      2 Chroniques 24

      20 Alors l’Esprit de Dieu se saisit de Zacharie, fils du prêtre Yehoyada, il se présenta devant le peuple et dit : —Voici ce que Dieu vous déclare : « Pourquoi enfreignez-vous les commandements de l’Eternel ? Vous ne réussirez rien ! Puisque vous avez abandonné l’Eternel, il vous a abandonnés. »

      Néhémie 9

      20 Tu leur as donné ton bon Esprit pour leur accorder du discernement. Tu ne leur as pas refusé la manne dont tu les nourrissais et tu as continué à leur donner de l’eau pour étancher leur soif.
      30 Tu les as supportés pendant de longues années et, inlassablement, ton Esprit les a avertis par l’intermédiaire de tes prophètes, mais ils n’ont pas écouté. Alors tu les as livrés aux nations étrangères.

      Job 32

      8 Mais, en réalité, en l’homme, c’est l’Esprit, l’inspiration du Tout-Puissant qui lui donne l’intelligence.

      Job 33

      4 Oui, c’est l’Esprit de Dieu qui m’a formé, c’est le souffle du Tout-Puissant qui me fait vivre.

      Job 35

      11 lui qui nous instruit mieux que les bêtes des champs et qui nous rend plus sages que les oiseaux du ciel ? »

      Psaumes 51

      12 O Dieu, crée en moi un cœur pur ! Fais renaître en moi un esprit bien disposé !

      Psaumes 104

      30 Si tu envoies ton souffle, ils sont créés, tu renouvelles l’aspect de la terre.

      Esaïe 6

      1 L’année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur siégeant sur un trône très élevé. Les pans de son vêtement remplissaient le Temple.
      2 Des séraphins se tenaient au-dessus de lui ; chacun d’eux avait six ailes : deux ailes pour se couvrir le visage, deux autres pour se voiler le corps, et les deux dernières pour voler.
      3 S’adressant l’un à l’autre, ils proclamaient : Saint, saint, saint est le Seigneur des *armées célestes. Toute la terre est pleine de sa gloire.
      4 Les montants des portes du Temple se mirent à trembler au son de ces voix, tandis que le sanctuaire se remplit de fumée.
      5 Je m’écriai : —Malheur à moi ! Je suis perdu, car j’ai les lèvres impures et j’habite au milieu d’un peuple aux lèvres impures. Et voici que, de mes yeux, j’ai vu le Roi, le Seigneur des armées célestes.
      6 Alors l’un des séraphins vola vers moi, il tenait à la main une braise qu’il avait prise sur l’autel avec des pincettes.
      7 Il m’en toucha la bouche, et me dit : —Maintenant que ceci vient d’être appliqué sur tes lèvres, ta faute est enlevée et ton péché est *expié.
      8 Et j’entendis alors le Seigneur qui disait : —Qui enverrai-je ? Qui marchera pour nous ? Alors je répondis : —Je suis prêt, envoie-moi.
      9 Et le Seigneur me dit : « Va, et dis à ce peuple : Vous aurez beau entendre, vous ne comprendrez pas ; oui, vous aurez beau voir, vous ne percevrez rien.
      10 Rends ce peuple insensible, ferme-lui les oreilles et bouche-lui les yeux pour qu’il ne voie pas de ses yeux, pour qu’il n’entende pas de ses oreilles et pour qu’il ne comprenne pas, et qu’il ne puisse pas retourner au Seigneur afin d’être guéri. »
      11 Je demandai alors : « Jusques à quand, Seigneur ? » Et il me répondit : « Jusqu’à ce que les villes soient dévastées et privées d’habitants, qu’il n’y ait plus personne dans les maisons, et que ce territoire soit réduit en désert et dévasté.
      12 L’Eternel enverra ses habitants au loin, et le pays sera à l’état d’abandon.
      13 S’il y subsiste encore un dixième du peuple, à son tour, il sera embrasé par le feu. Mais, comme un térébinthe ou comme un chêne qui conserve sa souche, quand il est abattu, la souche de ce peuple sera une semence sainte. »

      Esaïe 8

      11 Car voici ce que l’Eternel m’a déclaré lorsque, par sa puissance, il m’a saisi et qu’il m’a averti de ne pas suivre le chemin emprunté par ce peuple :

      Esaïe 11

      2 L’Esprit de l’Eternel reposera sur lui, et cet Esprit lui donnera le discernement, la sagesse, le conseil et la force ; il lui fera connaître l’Eternel et s’attacher à lui.

      Esaïe 42

      1 « Voici mon serviteur, que je soutiens, celui que j’ai choisi, qui fait toute ma joie. Je lui ai donné mon Esprit et il établira la justice pour les nations.

      Esaïe 61

      1 L’Esprit de l’Eternel, du Seigneur, est sur moi car l’Eternel m’a oint pour annoncer aux humiliés une bonne nouvelle. Oui, il m’a envoyé afin de panser ceux qui ont le cœur brisé, d’annoncer aux captifs leur délivrance et à ceux qui sont prisonniers leur mise en liberté,

      Esaïe 63

      10 Mais eux, ils se sont rebellés et ils ont attristé son Esprit Saint. Dès lors, il s’est changé pour eux en ennemi, et les a combattus.

      Jérémie 15

      19 Voici la réponse de l’Eternel : « Si tu reviens à moi, je te rétablirai. Tu pourras te tenir à mon service. Si ce qui est précieux, tu le sépares de ce qui est vulgaire, tu seras mon porte-parole : ils reviendront à toi, mais ce n’est pas à toi de revenir vers eux.

      Jérémie 20

      9 Et lorsque je me dis : « Je veux oublier sa parole et je ne parlerai plus en son nom », il y a, dans mon cœur, comme un feu qui m’embrase enfermé dans mes os, je m’épuise à le contenir et n’y arrive pas !

      Jérémie 23

      16 « Voici ce que déclare le Seigneur des *armées célestes : N’écoutez pas ce que proclament les prophètes dans leurs discours : ils vous bercent sans fin d’illusions mensongères car ce qu’ils vous racontent, ce ne sont que révélations de leur propre invention et non pas ce qui sort de la bouche de l’Eternel.

      Jérémie 28

      15 Puis le prophète Jérémie dit au prophète Hanania : —Ecoute bien, Hanania ! L’Eternel ne t’a pas mandaté et tu fais croire des mensonges à ce peuple.

      Jérémie 42

      7 Dix jours plus tard, l’Eternel adressa la parole au prophète Jérémie.

      Ezéchiel 1

      1 Le cinquième jour du quatrième mois de la trentième année, je me trouvais parmi les déportés, près du fleuve Kebar. Le ciel s’ouvrit et Dieu m’envoya des visions.
      2 Le cinquième jour du mois de cette année-là, c’est-à-dire la cinquième année de la captivité du roi Yehoyakîn,
      3 l’Eternel adressa la parole à Ezéchiel, fils du prêtre Bouzi, au pays des Chaldéens, près du fleuve Kebar. Là, la main de l’Eternel se posa sur lui.
      4 Je vis soudain un vent de tempête venant du nord qui poussait devant lui un énorme nuage sillonné d’éclairs. Ce nuage était entouré d’une clarté éblouissante. En son centre, il y avait l’éclat d’un métal au milieu du feu.
      5 En son milieu, je distinguais quelque chose qui ressemblait à quatre êtres vivants ; par leur aspect, ils ressemblaient à des hommes.
      6 Chacun d’eux avait quatre faces et quatre ailes.
      7 Leurs jambes étaient droites ; leurs pieds étaient comme ceux d’un taureau et brillaient comme du bronze poli.
      8 Sous leurs ailes apparaissaient des mains humaines qui étaient tournées dans les quatre directions, de même que leurs faces et leurs ailes à tous les quatre.
      9 Leurs ailes se touchaient l’une l’autre par leurs extrémités. Quand ils se déplaçaient, ils ne se tournaient pas, mais chacun avançait droit devant soi.
      10 Leurs faces ressemblaient à celle d’un homme, et ils avaient tous les quatre une face de lion à droite, une face de taureau à gauche, et une face d’aigle.
      11 Chacun d’eux avait deux paires d’ailes : deux de ces ailes se déployaient vers le haut et touchaient celles des autres, les deux autres couvraient leurs corps.
      12 Chacun d’eux avançait droit devant soi, ils allaient là où l’Esprit les poussait à aller sans qu’aucun d’eux ne se tourne.
      13 Ces êtres vivants avaient l’aspect de braises incandescentes : ils paraissaient embrasés comme des torches brillantes. Le feu courait entre ces êtres vivants ; ils avaient l’éclat du feu et des éclairs jaillissaient de ce feu.
      14 Ces êtres couraient, allant et venant en tous sens, comme des éclairs.
      15 En contemplant ces êtres vivants, j’aperçus à côté de chacun d’eux une roue qui touchait terre.
      16 Les quatre roues étaient pareilles : elles semblaient faites en chrysolithe et paraissaient encastrées l’une au milieu de l’autre.
      17 Elles pouvaient donc se déplacer dans les quatre directions sans pivoter.
      18 Les jantes des quatre roues étaient d’une dimension énorme et terrifiante. Elles étaient couvertes d’yeux sur toute leur circonférence.
      19 Quand les êtres vivants se déplaçaient, les roues se déplaçaient à côté d’eux, et quand ils s’élevaient de terre, elles s’élevaient aussi.
      20 Ils allaient là où l’Esprit les poussait à aller. Les roues s’élevaient en même temps qu’eux, car l’Esprit qui animait les êtres vivants animait aussi les roues.
      21 Quand les êtres vivants s’avançaient, se tenaient arrêtés ou s’élevaient de terre, les roues s’avançaient, se tenaient arrêtées ou s’élevaient de terre en même temps qu’eux, car l’Esprit qui animait les êtres vivants animait aussi les roues.
      22 Au-dessus de la tête de ces êtres vivants s’étendait quelque chose qui ressemblait à une étendue céleste et qui avait l’éclat éblouissant du cristal.
      23 Sous cette étendue, ils tendaient leurs ailes jusqu’à toucher celles de leurs voisins, et chacun en avait deux qui lui couvraient le corps.
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