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ISRAËL (Histoire et Religion 3.)

2.

Installation en Palestine.

Le livre des Juges est une énigme pour le lecteur superficiel. Tout paraît y être dans la confusion ; il semble que l'oeuvre accomplie par Moïse ait été réduite à néant. Il est vrai que ce livre présente un aspect plus fidèle de la situation que celui de Josué qui décrit, en un tableau idéalisé, le pays conquis et réparti sous les ordres d'un chef unique. La conquête ne fut pas faite en une fois et ne fut jamais complète. Elle fut nécessairement lente et progressive. Le livre des Juges, bien que composé à une époque plus récente (D), contient de vieux récits du type juif primitif (J), qui reflètent fidèlement le désordre et l'état chaotique des tribus. Bien qu'elles n'eussent pas de sanctuaire national et fussent exposées à descendre au niveau de l'ambiance cananéenne, les tribus restaient cependant attachées au nom sacré et aspiraient à une union plus étroite avec Jéhovah (Jug 7:18 8:23). Le cantique de Débora, magnifique poème (Jug 5:2,31), l'un des documents les plus anciens de la littérature hébraïque, dépeint la lutte de nombreuses tribus liguées contre les Cananéens. Les unes sont blâmées pour leur mollesse, les autres louées pour leur courage ; et l'on est surpris de constater que la tribu de Juda--destinée à jouer plus tard un rôle si important--n'est pas mentionnée. Des hommes qui, selon les données postérieures, semblent avoir été sauvages et superstitieux, ont laissé leurs noms écrits dans les annales de la gloire (Heb 11:32,38) et contribué, à leur manière, à édifier le Royaume. L'édifice matériel devait précéder le spirituel. Le livre des Juges, qui semble appartenir à un passé si éloigné du but à la fois objectif et religieux de cette étude, a une grande valeur aux yeux des historiens. Cananéens, Hébreux, Philistins y sont mélangés, sans que des frontières territoriales les séparent. Auxquels appartiendra la prédominance ? On ne saurait le dire encore. Ces éléments de la tradition la plus ancienne ont un prix exceptionnel. Les temps n'étant pas mûrs, il est heureux qu'aucun de ces héros n'ait fondé un royaume. C'eût été un royaume du type cananéen et non pas la fédération constituée et complétée par Saül et David. La place manque pour étudier en détail les origines et l'histoire de chacune des tribus--Moabites, Ammonites, Édomites, Amalécites--avec lesquelles les Hébreux furent en contact. Elles eurent une brève existence, s'épuisèrent en combats de tribus à tribus et disparurent sans laisser de traces dans l'histoire du monde.

Pendant trois cents ans environ avant l'arrivée des Hébreux, la Palestine avait été soumise à la domination égyptienne. Elle était divisée en petits royaumes impuissants, en raison de leurs discordes et de leur faiblesse, à repousser les invasions. Leurs recours au monarque égyptien (lettres de Tell el-Amarna) étaient inopérants. A l'Est également la situation était telle que, vers 1400, la Palestine devait régler seule ses propres affaires. Trois acteurs principaux sont en scène à cette époque : les Cananéens, les Hébreux et les Philistins. Les Cananéens furent dispersés, détruits ou absorbés par les rudes envahisseurs de l'Est, de l'Ouest et du Sud. Leur religion et leurs coutumes leur survécurent, exercèrent une influence sur les nouveaux habitants et menacèrent la foi et le culte des Hébreux. Au travers de conflits avec les éléments inférieurs, la religion de ceux-ci s'affirme cependant plus claire et plus forte. Les Hébreux formaient, au milieu des indigènes, des groupes séparés et souvent en querelle les uns avec les autres, mais l'unité de race et de religion tendait sans cesse à se manifester. Quand d'incessantes luttes eurent affaibli les Cananéens, il fallut affronter un nouvel ennemi. Les Philistins, qui ont donné leur nom au pays, vinrent de l'Ouest par la route maritime. Ces « pirates de la mer », comme on les appelle, s'établirent en sécurité sur la côte occidentale et y bâtirent des villes prospères. Ils venaient, croit-on, de l'île de Crète, et avaient hérité de la vieille civilisation égéenne. L'idée a été émise, mais non prouvée, que les Hébreux avaient adopté leur alphabet. Leur arrivée en Palestine date de l'an 1100 environ av. J. -C. C'étaient des guerriers bien armés, courageux et habiles. Pendant le siècle suivant, il s'agit d'établir qui, des Hébreux ou des Philistins, aurait la suprématie, question plus importante qu'il ne le semblait alors. Les Juges et le premier livre de Samuel sont les sources auxquelles nous pouvons puiser pour cette période. Ce sont des recueils de récits semblables à ceux des documents J et E. L'on y trouve les mêmes étranges confusions et répétitions. Il a pu exister des vies séparées de Samuel et de Saül ; cependant, à défaut de biographies méthodiques, il y a là des traditions rangées à côté les unes des autres et reflétant les idées d'époques `anciennes et d'époques tardives. La guerre contre les Philistins dura longtemps sans résultats appréciables. Il devint évident que le seul espoir de victoire pour les Hébreux résidait dans l'alliance des tribus contre l'ennemi commun et que ce résultat ne serait obtenu que par l'établissement d'une forme quelconque de royauté. Il est difficile d'apprécier le rôle joué à ce moment par Samuel ; car le « Voyant », qui exerçait son influence sur une région déterminée, a été transformé par la tradition en chef théocratique du peuple tout entier. Les voyants et les prophètes extatiques de ces temps reculés prenaient part à la vie publique, exaltaient le patriotisme du peuple par leurs appels passionnés comme « champions de Jéhovah » et comme conservateurs du passé, protestant contre les coutumes des Cananéens, telles que la culture de la vigne, l'usage du vin et autres déviations de la simplicité de la vie nomade. Ces hommes contribuèrent à sauvegarder la religion ; mais pour qu'une religion nationale pût être fondée, il fallait que le peuple en grandissant devînt partie intégrante de sa nouvelle patrie.

La vie de Saül est une tragédie. Son action dans le domaine religieux n'a rien de marquant. Des historiens attentifs pensent que la gloire de son brillant successeur l'a trop relégué dans l'ombre. Il a contribué à la cohésion du peuple. Il eut quelques succès au début de son règne, mais à la fin de sa carrière les ténèbres s'épaissirent et sa mort semble être un irréparable désastre. Cette faillite apparente, sévère avertissement aux jaloux insensés et aux nécromanciens, ne fut cependant pas complète (1Sa 19:15 28:8 et suivants). De ce naufrage, désastre pour Saül lui-même et pour sa famille, sortit pour Israël un bienfait permanent.

La littérature de cette époque (1 Samuel) offre un grand intérêt aux historiens et soulève de nombreux problèmes critiques quant à la méthode de compilation des documents et à leur valeur comparée. Entre la période dénommée des « Juges » et l'avènement de la monarchie, il n'y a pas de démarcation précise. L'admirable histoire de Samuel enfant (1Sa 1-3) se détache sur un fond sombre comme un brillant tableau. La destinée du vieux prêtre Héli et de ses fils (1Sa 4:10-18) prouve que la réalité de la religion et la pureté de l'adoration étaient dangereusement menacées par la corruption ambiante (1Sa 2:17). L'histoire de la vocation de Samuel est un des plus beaux morceaux de la narration hébraïque. De même le récit de l'élection de David (1Sa 16) fortifie la conviction que même lorsque, par la méchanceté des hommes, tout espoir semble anéanti, Dieu prépare un avenir nouveau. La plus grande catastrophe fut la perte de l'arche, symbole de la présence de Jéhovah. D'après la tradition, les Philistins lui durent la victoire, mais cette capture valut aux vainqueurs tant de tribulations qu'ils furent heureux de s'en défaire. Les récits divers qu'a inspirés cette arche sainte (coffre sacré) nous rappellent qu'en ce temps-là, quand un peuple émigrait, il devait emporter son dieu avec lui ; il fallait pour cela qu'il en eût une représentation visible. Différentes explications ont été données des origines et du contenu de l'arche (voir ce mot). Plus tard elle jouera à nouveau un rôle important et accomplira sa destinée (2Sa 6). Le vieux sanctuaire de Silo était condamné à perdre son prestige. La littérature des époques anciennes y fait de fréquentes allusions (Jug 21:19,1Sa 1:3 4:3), et plus tard Silo personnifiera le jugement de Dieu contre le culte idolâtre (Ps 78:60, Jer 7:14).

Il est impossible de tracer un tableau clair et précis de la vie religieuse, de la pensée et du culte en Palestine à cette période de l'histoire. Kamos dieu de Moab, Moloch dieu d'Amalek, Dagon dieu des Philistins et autres divinités avaient leurs territoires et leurs adorateurs. Les Hébreux admettaient que chaque dieu eût son pays (Jug 11:24). Leurs rites se ressemblaient beaucoup. Exception faite des exterminations par interdit ou des massacres des prisonniers de guerre, les sacrifices humains semblent avoir été peu pratiqués dans l'ancienne religion d'Israël. Les autres nations contemporaines n'y avaient recours que sous la pression de circonstances tragiques (2Ro 3:27). En Israël ils étaient considérés comme une apostasie (2Ro 16:3). La vie était probablement plus simple et plus austère dans le Sud. Les conditions de l'existence y étaient plus dures et le pays moins fertile. Les riches plaines du Nord, plus fécondes et prospères à maints égards, étaient aussi plus ouvertes aux influences du dehors. Cependant il n'y avait pas encore de sanctuaire national. En quelque lieu que Dieu se fût manifesté, les hommes avaient, à cet endroit précis, élevé un autel qui devait servir de mémorial (Ge 28:18 et suivant, Ex 20:24 et suivant). Parfois ces autels en remplaçaient d'autres dédiés à Baal (=Maître, Seigneur). Le Baal (voir ce mot) n'était pas le dieu et le seigneur du territoire entier, mais une divinité particulière, considérée comme propriétaire de son domaine restreint : Baal-Péor, divinité de la montagne (No 25:3,5) ; Baal-Hermon, divinité du mont Hermon (Jug 3:3). Pour conquérir la suprématie sur ces cultes indigènes, celui de Jéhovah eut des luttes à livrer. Quand il se fut établi dans les anciens sanctuaires, il courut le risque de conserver les cérémonies païennes et leurs rites sensuels. Ce conflit entre les deux formes de l'adoration dura longtemps. Ce fut beaucoup plus tard qu'il reçut une solution définitive (2Ro 10,11,18). Les Hébreux avaient besoin d'apprendre que leur Dieu, bien qu'il fût adoré en des lieux divers, était cependant le seul Dieu (De 6:4 s).

Il n'est pas aisé, on le voit, de présenter un compte rendu systématique de l'état religieux de la Palestine en ces temps reculés. Celui-ci offrait un mélange confus de croyances et de cérémonies. L'adoration de la nature et l'animisme en étaient un élément important. Les sources d'eau et les fontaines, les rochers et les arbres étaient, croyait-on, la demeure de dieux ou de démons (Esa 1:29-31, Jer 2:20). Il est difficile de détruire des croyances et des coutumes si profondément enracinées ; elles survivront sous des formes variées, et l'on peut encore les retrouver en Palestine et ailleurs. Ce que nous appelons polythéisme et paganisme exerce un attrait extraordinaire sur les races humaines à un certain stade de leur développement. La nature y est représentée et divinisée de façon grossière. Belle et pittoresque à un certain point de vue, cette forme de religion est un appel puissant aux sentiments, aux passions qui font partie intégrante de la vie humaine. La preuve évidente de la vitalité et de la valeur morale de la religion des Hébreux, nous la trouvons dans le fait que, malgré des infiltrations du syncrétisme, elle resta fidèle à son principe monothéiste et s'enrichit des combats mêmes qu'elle eut à livrer.

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      Genèse 28

      18 Jacob se lève tôt le matin. Il prend la pierre qui était sous sa tête. Il la met debout. Il verse de l’huile dessus, pour en faire une pierre sacrée.

      Exode 20

      24 Vous fabriquerez pour moi un autel en terre. Là, vous m’offrirez vos moutons, vos chèvres et vos bœufs comme sacrifices complets et comme sacrifices de communion. Et moi, je viendrai vous bénir, partout où je montrerai ma présence.

      Nombres 25

      3 Ils s’attachent au dieu Baal de Péor, alors le SEIGNEUR se met en colère contre eux.
      5 Moïse dit aux responsables d’Israël : « Chacun de vous doit tuer les hommes de sa tribu qui se sont attachés au dieu Baal de Péor ! »

      Juges 3

      3 Voici ceux que le SEIGNEUR laisse dans le pays : les cinq chefs qui dominent sur les Philistins, tous les Cananéens et les Sidoniens. Il laisse aussi les Hivites qui habitent dans les montagnes du Liban, depuis le mont Baal-Hermon jusqu’à Lebo-Hamath.

      Juges 5

      2 En Israël, les soldats sont prêts pour la guerre, le peuple s’offre volontairement pour combattre : remerciez le SEIGNEUR !
      31 SEIGNEUR, que tous tes ennemis meurent comme Sisra ! Mais que tes amis soient comme le soleil, quand il se lève dans toute sa clarté ! Et le pays connaît la paix pendant 40 ans.

      Juges 7

      18 Quand je sonnerai de la trompette, moi et tous ceux qui sont avec moi, vous sonnerez de la trompette, vous aussi, tout autour du camp. Et vous crierez : “Pour le SEIGNEUR et pour Gédéon !” »

      Juges 8

      23 Gédéon leur dit : « Ce n’est pas moi qui serai votre chef, ni mon fils. C’est le SEIGNEUR qui sera votre chef. »

      Juges 11

      24 Tu possèdes le pays que ton dieu Kemoch t’a donné. Pourquoi est-ce que nous, nous ne pouvons pas posséder ce que le SEIGNEUR notre Dieu nous a donné ?

      Juges 21

      19 Ils se rappellent alors ceci : chaque année, il y a une fête du SEIGNEUR à Silo. Cette ville est située au nord de Béthel, au sud de Lebona et à l’est de la route qui monte de Béthel à Sichem.

      1 Samuel 1

      1 À Rama-de-Souf, dans la région montagneuse d’Éfraïm, il y a un homme qui s’appelle Elcana. C’est un Éfraïmite. Il est fils de Yeroam et petit-fils d’Élihou, lui-même fils de Tohou et petit-fils de Souf.
      2 Elcana a deux femmes : Anne et Peninna. Peninna a des enfants, mais Anne n’en a pas.
      3 Chaque année, Elcana quitte Rama pour aller à Silo. Là, il adore le SEIGNEUR de l’univers et lui offre des sacrifices. Hofni et Pinhas, les deux fils d’Héli, sont prêtres du SEIGNEUR à Silo.
      4 Le jour où Elcana offre le sacrifice, il donne des morceaux de l’animal offert à sa femme Peninna. Il en donne aussi à tous ses fils et à toutes ses filles.
      5 Mais Elcana donne un morceau bien meilleur à Anne, parce qu’il l’aime beaucoup. Pourtant le SEIGNEUR ne lui a pas donné d’enfant.
      6 Peninna, l’autre femme, n’arrête pas de blesser Anne par ses paroles. Elle se moque d’elle, parce que le SEIGNEUR ne lui a pas donné d’enfant.
      7 Chaque année, c’est la même chose. Quand Anne va à la maison du SEIGNEUR, Peninna lui dit des paroles blessantes. Un jour, Anne se met à pleurer et elle refuse de manger.
      8 Elcana, son mari, lui dit : « Anne, tu pleures, pourquoi donc ? Pourquoi est-ce que tu ne veux rien manger ? Est-ce que je ne vaux pas mieux pour toi que dix fils ? »
      9 Après le repas à Silo, Anne se lève. Le prêtre Héli est assis sur son siège, à l’entrée du lieu saint.
      10 Anne est très triste. Elle prie le SEIGNEUR en pleurant beaucoup. Voici la promesse qu’elle fait :
      11 « SEIGNEUR de l’univers, je t’en prie, vois mon malheur ! Souviens-toi de moi, ne m’oublie pas ! Donne-moi un garçon. Je promets de le mettre à ton service pour toujours, et on ne lui coupera jamais les cheveux. »
      12 Anne prie le SEIGNEUR longtemps. Héli la regarde.
      13 Anne parle dans son cœur. Ses lèvres remuent, mais on n’entend pas sa voix. Héli croit qu’elle a trop bu.
      14 Il lui dit : « Est-ce que tu vas rester longtemps ainsi ? Tu as trop bu, sors d’ici ! »
      15 Anne répond : « Non, je ne suis pas ivre. Je suis une femme malheureuse, mais je n’ai pas bu. Je suis ici pour dire au SEIGNEUR ce qui me fait mal.
      16 Ne me prends pas pour une femme qui ne vaut rien. Je suis trop malheureuse et trop triste. Voilà pourquoi j’ai prié si longtemps. »
      17 Alors Héli répond : « Va en paix. Et que le Dieu d’Israël te donne ce que tu lui as demandé ! »
      18 Anne lui dit : « Reste toujours bon avec moi ! » Anne s’en va et elle accepte de manger. Son visage n’est plus triste.
      19 Le jour suivant, tôt le matin, Elcana et sa famille vont adorer le SEIGNEUR. Puis ils retournent chez eux à Rama. Elcana s’unit à sa femme Anne, et le SEIGNEUR écoute la prière de celle-ci.
      20 Anne devient enceinte, puis elle accouche d’un garçon. Alors elle dit : « Je l’ai demandé au SEIGNEUR. C’est pourquoi je lui donne le nom de Samuel. »
      21 Plus tard, Elcana se rend de nouveau à Silo avec toute sa famille. Il va offrir au SEIGNEUR le sacrifice de l’année et un autre sacrifice qu’il a promis.
      22 Mais Anne ne part pas avec son mari. Elle lui a dit : « J’attends que l’enfant soit sevré. Ensuite, je l’amènerai à Silo. Je le présenterai devant le SEIGNEUR, et il restera là-bas pour toujours. »
      23 Elcana lui a répondu : « Fais ce qui te semble bon. Reste ici jusqu’au sevrage de l’enfant. Que le SEIGNEUR réalise ce qu’il a promis ! » Anne reste donc à Rama pour allaiter son fils.
      24 Quand Samuel a l’âge d’être sevré, Anne le conduit à la maison du SEIGNEUR, à Silo. L’enfant est encore tout jeune. Elle prend avec elle un taureau de trois ans, un sac de farine et une outre de vin.
      25 Elcana et Anne offrent le taureau en sacrifice. Puis ils conduisent l’enfant près du prêtre Héli.
      26 Anne dit à Héli : « Écoute-moi, je t’en prie ! Aussi vrai que tu es vivant, c’est moi, la femme qui se tenait ici, près de toi pour prier le SEIGNEUR.
      27 Eh bien, regarde cet enfant ! C’est pour l’avoir que je priais. Et le SEIGNEUR m’a donné ce que je lui ai demandé.
      28 À mon tour, je le donne au SEIGNEUR. Pendant toute sa vie, il appartiendra au SEIGNEUR. » Puis Elcana et sa famille se mettent à genoux devant le SEIGNEUR.

      1 Samuel 2

      1 Anne prie en disant : « Grâce au SEIGNEUR, mon cœur est plein de joie. Grâce au SEIGNEUR, je relève la tête, je peux rire de mes ennemis. Le SEIGNEUR m’a sauvée ! Je suis dans la joie.
      2 Le SEIGNEUR seul est saint. Personne ne nous protège comme notre Dieu, notre solide rocher. À part toi, SEIGNEUR, il n’y a pas de Dieu.
      3 Vous qui parlez avec orgueil, arrêtez ! Ne lancez plus de paroles méprisantes ! Car le SEIGNEUR est un Dieu qui sait tout, qui juge les actions humaines.
      4 L’arc des courageux combattants se brise, mais les gens faibles retrouvent des forces.
      5 Ceux qui ne manquaient de rien cherchent du travail pour manger. Mais ceux qui avaient faim n’ont plus besoin de travailler. La femme sans enfant met au monde sept fois. Mais la mère d’enfants nombreux ne peut plus en avoir.
      6 Le SEIGNEUR fait mourir et fait vivre. Il fait descendre dans le monde des morts et en fait remonter.
      7 Le SEIGNEUR donne pauvreté et richesse. Il met au dernier rang, mais aussi au premier.
      8 Il redresse le faible qui traînait dans la poussière, il relève le pauvre de son tas d’ordures. Il les fait asseoir parmi les notables et leur accorde une place d’honneur. Car le SEIGNEUR est le maître de toute la terre, c’est lui qui l’a fixée solidement.
      9 Il protège ses amis fidèles, mais les gens mauvais meurent dans la nuit. Car ce n’est pas par sa force qu’un homme est victorieux.
      10 Du haut du ciel, le SEIGNEUR fait éclater le tonnerre pour écraser ses ennemis. Le SEIGNEUR juge le monde entier. Il donne la puissance au roi de son peuple, il augmente le pouvoir du roi qu’il a choisi. »
      11 Ensuite, Elcana retourne chez lui à Rama. Mais le petit Samuel reste à Silo pour servir le SEIGNEUR, sous la conduite du prêtre Héli.
      12 Les fils d’Héli ne valent rien et ils ne reconnaissent pas l’autorité du SEIGNEUR.
      13 Ils sont prêtres, et pourtant, voici comment ils agissent : quand quelqu’un offre un sacrifice, le serviteur du prêtre arrive au moment où on fait cuire la viande. Il tient dans sa main la fourchette à trois dents.
      14 Il pique la viande dans le récipient : marmite, bassine ou plat en terre. Il prend pour le prêtre tout ce que la fourchette ramène. Les fils d’Héli agissent ainsi avec tous les Israélites qui viennent au lieu saint de Silo.
      15 De plus, avant qu’on brûle la graisse de l’animal, le serviteur du prêtre vient quelquefois trouver l’homme qui offre le sacrifice. Il lui dit : « Donne-moi de la viande à rôtir pour le prêtre. Il n’acceptera pas de toi de la viande cuite, mais seulement de la viande crue. »
      16 Si l’homme lui répond : « Il faut d’abord brûler la graisse, ensuite, tu prendras ce que tu veux », le serviteur du prêtre lui dit : « Non, donne-moi cette viande maintenant, sinon je vais la prendre de force. »
      17 Ainsi, le péché des fils d’Héli envers le SEIGNEUR est très grave. En effet, ils traitent sans respect ce qu’on offre au SEIGNEUR.
      18 Le petit Samuel est vêtu d’un pagne de lin. Il accomplit son service devant le SEIGNEUR.
      19 Chaque année, la mère de Samuel lui coud un petit vêtement. Elle l’apporte à son fils, quand elle va à Silo avec son mari, pour offrir le sacrifice de l’année.
      20 Héli bénit Elcana et sa femme. Il dit à Elcana : « Que le SEIGNEUR te donne d’autres enfants de cette femme ! Ils remplaceront celui qu’elle a donné au SEIGNEUR. » Ensuite, Elcana et Anne retournent chez eux.
      21 Le SEIGNEUR montre sa bonté pour Anne. Elle est enceinte plusieurs fois et met au monde trois fils et deux filles. Le petit Samuel grandit devant le SEIGNEUR.
      22 Héli est devenu très vieux. Il entend raconter comment ses fils agissent envers les Israélites. On lui dit aussi qu’ils couchent avec les femmes qui sont de service à l’entrée de la tente de la rencontre.
      23 Alors il leur dit : « Quoi ? Tout le monde parle de votre mauvaise conduite. Pourquoi est-ce que vous faites des choses pareilles ?
      24 Arrêtez, mes fils ! Ils ne sont pas beaux, les bruits que j’entends sur vous dans le peuple du SEIGNEUR.
      25 Si quelqu’un commet un péché contre un homme, Dieu peut servir d’arbitre. Mais si un homme fait une faute contre le SEIGNEUR, qui servira d’arbitre ? » Les fils d’Héli n’écoutent pas leur père. En effet, le SEIGNEUR a décidé de les faire mourir.
      26 Le petit Samuel grandit. Il se rend agréable au SEIGNEUR et aux hommes.
      27 Un homme de Dieu vient trouver Héli et lui dit : « Voici ce que dit le SEIGNEUR : Quand tes ancêtres étaient en Égypte, esclaves du roi d’Égypte, je me suis fait connaître à eux,
      28 j’ai choisi ton ancêtre Aaron parmi toutes les tribus d’Israël pour qu’il devienne mon prêtre. Il devait présenter les sacrifices sur mon autel, offrir l’encens et me consulter. Je lui ai même donné, à lui et à ceux qui allaient naître de lui, une part des sacrifices offerts par les Israélites.
      29 Or, vous traitez sans respect les sacrifices et les offrandes que j’ai commandé de me présenter en tout temps. Pourquoi donc ? Vous remplissez vos ventres des meilleurs morceaux pris sur toutes les offrandes d’Israël, mon peuple. Pourquoi ? Pourquoi est-ce que tu honores tes fils plus que moi ?
      30 Voici donc ce que je déclare, moi le SEIGNEUR, Dieu d’Israël : J’avais dit que ta famille et la famille de ton père seraient mes prêtres pour toujours. Mais maintenant, j’affirme avec force que c’est fini. En effet, j’honore ceux qui m’honorent, mais ceux qui me méprisent seront couverts de honte à leur tour.
      31 Bientôt, je vais enlever de ta famille et de la famille de ton père tous ceux qui sont en pleine force. Et il n’y aura plus de gens âgés chez toi.
      32 En tout temps, tu vivras dans la peur. Tout se passera bien pour le peuple d’Israël, mais dans ta famille, les gens ne vivront pas longtemps.
      33 Pourtant, je garderai quelqu’un de ta famille près de mon autel. Mais ce sera pour brûler tes yeux de larmes et pour te remplir de désespoir. Et tous les autres hommes de ta famille mourront.
      34 « Ce qui va arriver à tes fils, Hofni et Pinhas, te prouvera ce que je dis : ils mourront tous les deux le même jour.
      35 Ensuite, je me choisirai un prêtre sûr. Il agira comme je le veux et comme je le désire. Je lui donnerai des successeurs sûrs. Ils seront prêtres à côté du roi que je choisirai.
      36 Celui qui restera en vie dans ta famille ira se mettre à genoux devant le prêtre. Il lui demandera une pièce d’argent ou de la nourriture en disant : “Je t’en prie, donne-moi n’importe quel travail à faire auprès des prêtres, pour que j’aie quelque chose à manger.” »

      1 Samuel 3

      1 Le petit Samuel est au service du SEIGNEUR sous la garde du prêtre Héli. À cette époque-là, le SEIGNEUR parle rarement à quelqu’un et il envoie rarement des visions.
      2 Une nuit, Héli dort à sa place habituelle. Il est presque aveugle.
      3 Samuel aussi dort dans la maison du SEIGNEUR, près du coffre sacré. La lampe de Dieu brûle encore.
      4 Le SEIGNEUR appelle : « Samuel ! » Samuel répond : « Je suis là. »
      5 Puis il court auprès d’Héli et lui dit : « Tu m’as appelé. Je suis là. » Mais Héli répond : « Je ne t’ai pas appelé. Retourne te coucher. » Samuel va se recoucher.
      6 Le SEIGNEUR appelle Samuel une deuxième fois : « Samuel ! » Samuel va près d’Héli et lui dit : « Tu m’as appelé. Je suis là. » Héli répond : « Je ne t’ai pas appelé, mon fils. Retourne te coucher. »
      7 Samuel ne connaît pas encore le SEIGNEUR, car celui-ci ne lui a jamais parlé.
      8 Le SEIGNEUR appelle Samuel une troisième fois. Samuel se lève. Il va près d’Héli et lui dit : « Tu m’as appelé. Je suis là. » Alors Héli comprend que c’est le SEIGNEUR qui appelle l’enfant.
      9 Il dit à Samuel : « Retourne te coucher. Et si on t’appelle, tu diras : “Parle, SEIGNEUR, ton serviteur écoute !” » Samuel va se coucher à sa place habituelle.
      10 Le SEIGNEUR vient et se tient là. Comme les autres fois, il appelle : « Samuel ! Samuel ! » Et Samuel répond : « Parle, ton serviteur écoute. »
      11 Le SEIGNEUR dit à Samuel : « Je vais frapper Israël d’un grand malheur. Tous ceux qui apprendront la nouvelle seront effrayés.
      12 Je vais envoyer à Héli et à sa famille tous les malheurs que j’ai annoncés, vraiment tous.
      13 Héli est prévenu, je condamne sa famille pour toujours à cause de sa faute. Il sait que ses fils m’insultent. Pourtant, il les laisse faire.
      14 C’est pourquoi je fais ce serment à la famille d’Héli : rien n’effacera jamais sa faute, aucun sacrifice, aucune offrande ! »
      15 Samuel reste couché jusqu’au matin. Puis il va ouvrir les portes de la maison du SEIGNEUR. Samuel a peur de raconter à Héli ce qu’il a vu.
      16 Mais Héli l’appelle et lui dit : « Samuel, mon fils ! » Samuel répond : « Je suis là ! »
      17 Héli demande : « Qu’est-ce que le SEIGNEUR t’a dit ? Ne me cache rien ! Si tu me caches un seul mot, que Dieu te punisse très sévèrement ! »
      18 Alors Samuel raconte tout à Héli, il ne lui cache rien. Héli dit : « Il est le SEIGNEUR, il peut faire ce qui lui semble bon ! »
      19 Samuel devient grand. Le SEIGNEUR est avec lui. Et tout ce que Samuel dit de la part du SEIGNEUR, le SEIGNEUR le fait.
      20 Alors dans tout le pays d’Israël, depuis Dan, au nord, jusqu’à Berchéba, au sud, les gens apprennent que Samuel est vraiment un prophète du SEIGNEUR.
      21 Le SEIGNEUR continue à se montrer à Silo. En effet, c’est à Silo que le SEIGNEUR se fait connaître à Samuel et qu’il lui communique sa parole.

      1 Samuel 4

      10 Les Philistins commencent le combat. Les Israélites sont battus et s’enfuient dans leur camp. La défaite est très dure. Les Philistins ont tué 30 000 soldats israélites.
      11 Ils prennent le coffre sacré. Les deux fils d’Héli, Hofni et Pinhas, sont tués.
      12 Le même jour, un homme de la tribu de Benjamin quitte le champ de bataille et court jusqu’à Silo. Il a déchiré ses vêtements et s’est couvert la tête de poussière en signe de deuil.
      13 Quand il arrive, Héli est assis sur son siège, au bord de la route. Il attend avec impatience, car il tremble de peur à cause du coffre sacré. L’homme vient donc annoncer la nouvelle dans la ville, et tous les habitants poussent des cris.
      14 Héli entend les cris et demande : « Qu’est-ce que cela veut dire ? » L’homme se dépêche de lui apporter la nouvelle.
      15 Héli a 98 ans et il ne voit plus rien du tout.
      16 L’homme lui dit : « Je viens d’arriver du champ de bataille. J’ai fui aujourd’hui même. » Héli lui demande : « Qu’est-ce qui est arrivé, mon fils ? »
      17 Le messager répond : « Les Israélites ont fui devant les Philistins. C’est une grande défaite pour nous. De plus, tes deux fils, Hofni et Pinhas, sont morts, et les Philistins ont pris le coffre sacré. »
      18 Dès que le messager parle du coffre sacré, Héli tombe de son siège sur le dos, près de la porte du lieu saint. Il se casse le cou et il meurt, parce qu’il est âgé et lourd. Il a été juge du peuple d’Israël pendant 40 ans.

      1 Samuel 16

      1 Le SEIGNEUR dit à Samuel : « Est-ce que tu vas pleurer Saül encore longtemps ? C’est moi qui l’ai rejeté, et il ne sera plus roi d’Israël. Prends de l’huile et va à Bethléem. Je t’envoie là-bas, chez Jessé. En effet, j’ai choisi parmi ses fils le roi qui me plaît. »
      2 Samuel demande : « Comment est-ce que je peux faire cela ? Si je vais à Bethléem, Saül va l’apprendre et il va me tuer ! » Le SEIGNEUR lui répond : « Prends avec toi un veau. Tu diras : “Je viens offrir un sacrifice au SEIGNEUR.”
      3 Invite Jessé à la cérémonie. Je te dirai ce que tu dois faire. Je te montrerai celui que j’ai choisi, et tu verseras de l’huile sur lui pour le faire roi. »
      4 Samuel fait ce que le SEIGNEUR a dit. Quand il arrive à Bethléem, les anciens de la ville sont inquiets. Ils viennent à sa rencontre et lui demandent : « Est-ce que tu viens nous annoncer une bonne nouvelle ? »
      5 Samuel répond : « Oui. Je viens offrir un sacrifice au SEIGNEUR. Rendez-vous purs pour la cérémonie et venez ensuite avec moi. » Samuel dit aussi à Jessé et à ses fils : « Rendez-vous purs, je vous invite au sacrifice. »
      6 Quand Jessé et ses fils arrivent, Samuel voit Éliab et pense : « C’est sûrement lui que le SEIGNEUR a choisi. »
      7 Mais le SEIGNEUR lui dit : « Cet homme est beau et il est grand. Mais ne fais pas attention à cela ! Ce n’est pas lui que j’ai choisi. Je ne juge pas comme les êtres humains. Les gens font attention à ce qui se voit, mais moi, je regarde le fond du cœur. »
      8 Ensuite Jessé appelle Abinadab. Il le fait passer devant Samuel, mais Samuel dit : « Ce n’est pas non plus cet homme-là que le SEIGNEUR a choisi. »
      9 Jessé fait passer encore Chamma, mais Samuel dit : « Ce n’est pas lui non plus. »
      10 Jessé fait passer ainsi sept de ses fils devant Samuel. Samuel lui dit : « Le SEIGNEUR n’a choisi aucun d’eux. »
      11 Puis il ajoute : « Est-ce que tes fils sont tous là ? » Jessé répond : « Non, il y a encore David, le plus jeune. Il garde les moutons. » Samuel lui dit : « Envoie quelqu’un le chercher ! Nous ne commencerons pas le repas du sacrifice avant son arrivée. »
      12 Aussitôt Jessé fait venir David. David a le teint clair, avec de beaux yeux et un beau visage. Alors le SEIGNEUR dit à Samuel : « C’est lui ! Verse de l’huile sur sa tête pour le faire roi ! »
      13 Samuel prend l’huile et il la verse sur la tête de David devant ses frères. L’esprit du SEIGNEUR descend sur David et, à partir de ce jour-là, il ne le quitte plus. Ensuite Samuel part et il retourne à la ville de Rama.
      14 L’esprit du SEIGNEUR a quitté Saül, et un esprit mauvais, envoyé par le SEIGNEUR, le fait souffrir.
      15 Les serviteurs de Saül lui disent : « Nous le savons, Dieu t’a envoyé un esprit mauvais qui te fait souffrir.
      16 Donne un ordre, nous t’obéirons. Nous te trouverons un homme qui sait jouer de la cithare. Ainsi, quand l’esprit mauvais viendra en toi, le musicien jouera, et cela te calmera. »
      17 Saül répond : « Trouvez-moi un bon musicien et amenez-le. »
      18 Un des serviteurs dit : « Je connais justement un fils de Jessé, de Bethléem. C’est un bon musicien, un homme de valeur et un bon combattant. Il parle avec intelligence, il est beau, et le SEIGNEUR est avec lui. »
      19 Saül envoie des messagers à Jessé pour lui dire : « Envoie-moi ton fils David, celui qui garde les moutons. »
      20 Alors Jessé prend un âne. Il charge dessus du pain, une outre de vin et un cabri. Et il envoie son fils David porter ces cadeaux à Saül.
      21 David arrive chez Saül et il se met à son service. Saül l’aime beaucoup et il en fait son porteur d’armes.
      22 Puis Saül envoie dire à Jessé : « Je veux que David reste à mon service, parce qu’il me plaît. »
      23 À partir de ce moment, quand l’esprit mauvais entre dans Saül, David prend sa cithare et il en joue. Saül se calme, il se sent mieux, et l’esprit mauvais le quitte.

      1 Samuel 19

      15 Saül envoie ses gens une deuxième fois. Il leur dit : « Retournez voir David. Ramenez-le chez moi dans son lit, pour que je le tue. »

      2 Samuel 6

      1 David rassemble de nouveau tous les meilleurs soldats d’Israël. Ils sont 30 000.
      2 Il part avec eux pour Baala, en Juda. Il veut ramener de là le coffre sacré. Ce coffre porte le nom du SEIGNEUR de l’univers, qui est assis au-dessus des chérubins.
      3 Il se trouve dans la maison d’Abinadab, sur la colline. On le place sur un char neuf et on l’emmène. Ouza et Ahio, fils d’Abinadab, conduisent le char
      4 où se trouve le coffre. Ahio marche devant.
      5 David et tous les Israélites montrent leur joie devant le SEIGNEUR en jouant de toutes sortes d’instruments en bois de cyprès : des cithares, des harpes, des tambourins, des sistres et des cymbales.
      6 Quand ils arrivent près de chez Nakon, là où on bat les céréales, les bœufs glissent. Ouza étend la main pour retenir le coffre sacré.
      7 Alors le SEIGNEUR se met en colère contre lui. Il le frappe à cet endroit, à cause de ce geste. Ouza meurt là, à côté du coffre.
      8 David est bouleversé, parce que le SEIGNEUR a brisé la vie de Ouza. Il appelle l’endroit Pérès-Ouza, et ce nom existe encore aujourd’hui.
      9 Ce jour-là, David a peur du SEIGNEUR et il dit : « Je ne peux pas recevoir le coffre du SEIGNEUR chez moi ! »
      10 Il ne veut pas prendre le coffre du SEIGNEUR chez lui, dans la « Ville de David ». Il le fait conduire dans la maison d’Obed-Édom, un homme de la ville de Gath.
      11 Le coffre reste trois mois chez lui, et le SEIGNEUR bénit Obed-Édom et sa famille.
      12 On vient dire au roi David : « Le SEIGNEUR a béni la famille d’Obed-Édom et tout ce qui est à lui, à cause du coffre sacré. » Alors David va chez Obed-Édom. Il fait amener le coffre à la « Ville de David », au milieu des cris de joie.
      13 Après que les porteurs du coffre ont avancé de six pas, David offre en sacrifice un taureau et un gros veau.
      14 Puis il danse de toutes ses forces pour le SEIGNEUR. Il porte seulement le pagne de lin des prêtres.
      15 David et tous les Israélites conduisent le coffre du SEIGNEUR à Jérusalem, au milieu des cris de joie et au son des trompettes.
      16 Au moment où le coffre arrive dans la « Ville de David », Mikal, la fille de Saül, regarde par la fenêtre. Elle voit le roi David qui saute et danse devant le coffre du SEIGNEUR. Alors elle le méprise dans son cœur.
      17 David a fait monter une tente pour le coffre. On met donc le coffre à sa place, à l’intérieur de la tente. Puis David offre au SEIGNEUR des sacrifices complets et des sacrifices de communion.
      18 Quand il a fini de les offrir, il bénit le peuple au nom du SEIGNEUR de l’univers.
      19 Ensuite, il fait distribuer de la nourriture à toute la foule des Israélites. Chaque homme et chaque femme reçoit du pain, un gâteau de dattes et un gâteau de raisins secs. Puis chacun rentre chez soi.
      20 David rentre chez lui pour saluer sa famille. Mais Mikal va à sa rencontre et lui dit : « Tu étais vraiment couvert d’honneur, aujourd’hui, toi, le roi d’Israël ! Tu t’es montré à moitié nu devant les servantes de tes serviteurs, comme un homme sans valeur pourrait le faire ! »
      21 David répond à Mikal : « J’ai fait cela pour le SEIGNEUR. Il m’a préféré à ton père et à toute ta famille. Il m’a choisi pour me mettre à la tête d’Israël, son peuple. Et je montrerai encore ma joie pour lui.
      22 Je m’abaisserai, je me ferai encore plus petit à mes yeux. Tu as parlé de mes servantes. Eh bien, en agissant ainsi, je serai honoré par elles ! »
      23 Et Mikal, fille de Saül, est morte sans avoir d’enfant.

      Psaumes 78

      60 Il a quitté sa maison à Silo, la tente plantée au milieu des humains.

      Esaïe 1

      29 Alors vous aurez honte des arbres sacrés que vous aimiez tant. Vous serez déçus des jardins que vous avez choisis pour y servir les faux dieux.
      30 Vous ressemblerez à des arbres qui perdent leurs feuilles, ou à des jardins qui manquent d’eau.
      31 L’homme fort deviendra comme de la paille, et ses actions comme une étincelle. Les deux brûleront ensemble, et personne n’éteindra ce feu.

      Jérémie 2

      20 Le Seigneur dit : « Israël, il y a longtemps que tu te révoltes contre moi. Tu as brisé tes liens avec moi et tu as dit : “Je ne veux plus être esclave.” En effet, sur n’importe quelle colline, sous n’importe quel arbre vert, tu te couches comme une prostituée.

      Jérémie 7

      14 Vous mettez votre confiance dans ce temple. Il m’est consacré, et je vous l’ai donné, à vous et à vos ancêtres. Eh bien, je vais le traiter comme j’ai traité le lieu saint de Silo.

      Hébreux 11

      32 Qu’est-ce que je peux dire encore ? Le temps va me manquer pour parler en détail de Gédéon, Barac, Samson, Jefté, David, Samuel et des prophètes.
      38 Pourtant le monde n’était pas digne de ces gens-là. Ils sont allés d’un endroit à un autre, dans les déserts, dans les montagnes, dans les abris des rochers et dans les trous de la terre.
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