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ISRAËL (Histoire et Religion 6.)

5.

Le royaume du Nord.

En résumé, on peut dire que cette période de deux cents ans dans le royaume du Nord fut remplie par les règnes d'hommes puissants, suivis dans la plupart des cas de règnes très courts, de meurtres et d'un état d'anarchie. Le même enseignement se dégage de beaucoup de sombres pages de l'histoire du monde : une communauté forte qui ne parvient pas à se donner un gouvernement constitutionnel est fatalement vouée à des alternatives de despotisme et d'anarchie. Si les petites tribus disséminées à l'intérieur et aux confins de la Palestine avaient formé une confédération effective, le danger menaçant que représentait pour elles la puissance assyrienne eût pu être écarté. Nous soulignons le fait sans qu'il implique un reproche, car l'art de l'organisation politique a été appris péniblement, lentement. Les conflits entre Juda, Israël et la Syrie les avaient tous affaiblis.

Jéroboam, monarque adroit et puissant, régna pendant vingt-deux ans, et transporta sa résidence à Thirtsa, à l'Ouest du Jourdain. Son fils Nadab, dont le règne ne dura que deux ans, lui succéda. Il fut tué par Baésa qui, dès son avènement, fit périr toute la maison de Jéroboam (1Ro 15:29), tragédie caractéristique de toute cette période. Sous Jéroboam le peuple s'était révolté contre Roboam, avec quelque apparence de raison, et le nouveau royaume fut rarement à l'abri de l'esprit révolutionnaire. Le trône était à la merci du premier chef assez intrépide pour tirer parti de l'agitation et du mécontentement. Ces révolutions avaient presque toutes un caractère militaire. Baésa, habile soldat, était probablement le général de l'armée de Nadab. L'un de ses premiers actes fut d'engager la lutte contre Asa en mettant le blocus devant Jérusalem. Il y eut guerre entre eux. Baésa eut un règne relativement long, mais Éla son fils régna moins de deux ans ; étant à Thirtsa, en train de boire et de s'enivrer, il fut tué par Zimri. Celui-ci n'occupa que pendant sept jours le trône qu'il avait usurpé. Omri, chef de l'armée du Nord, proclamé roi par le peuple, vint assiéger Thirtsa. Zimri, désespéré, mit le feu au palais du roi et périt dans les flammes (1Ro 16:16,19).

Omri, roi puissant, qui paraît avoir été grand homme de guerre, fonda une nouvelle dynastie. Il eut un rival, Tbibni (1Ro 16:21 et suivant), et ne parvint à le vaincre qu'après plusieurs années de guerre civile. Le palais royal de Thirtsa ayant été détruit, Omri comprit la nécessité d'avoir une capitale nouvelle et plus forte. Il montra son sens stratégique en choisissant Samarie (=Tour du Guetteur). Il y bâtit une ville à peu près imprenable, preuve en soit le siège que les Assyriens firent plus tard de cette ville et qui dura trois ans (721 av. J. -C). Elle était dans une région féconde, suffisamment arrosée. La fière colline de Samarie (Esa 28:1) descendait à l'Est en pente douce jusqu'à la vallée fertile, mais était protégée sur les autres versants par ses flancs abrupts. Pendant cent cinquante ans, elle resta debout au milieu des tempêtes de cette époque instable. Omri est regardé par plusieurs comme le vrai fondateur du royaume et, dans les annales assyriennes, Israël figure sous le nom de « Pays d'Omri ». On a malheureusement peu de détails sur son règne. Il semble avoir remporté des victoires sur les Moabites, mais dut céder des territoires aux Syriens et fut en paix avec Juda. Une prophétie avait prédit que la Palestine serait de nouveau en contact avec les grandes puissances du monde, et cela durant des siècles. L'incursion d'Assurnazirpal, qui s'avança vers le Liban et la Méditerranée (876), fut momentanée. Omri et d'autres jugèrent prudent de lui payer un tribut afin de s'assurer sa protection. Le fils d'Omri, Achab, et sa femme Jézabel sont bien connus des lecteurs de la Bible parce que leur histoire est racontée de façon captivante et surtout à cause des récits miraculeux concernant le prophète Élie qui occupe le centre du tableau, et de ses conflits avec les adorateurs de Baal. Malgré ces événements, Achab semble avoir été un chef capable, doué de sagesse et de fermeté dans la gestion des affaires. L'histoire ancienne, dont le jugement sur les rois appartient à une époque postérieure, ne lui a pas rendu justice. La famine d'une part, l'hostilité des Syriens de l'autre, lui suscitèrent de graves difficultés. Cependant, lorsque l'Assyrie sema de nouveau la terreur en Syrie, il était prêt à faire front contre elle avec les Syriens (Salmanasar II, 854 av. J. -C). Les Assyriens prétendirent avoir été vainqueurs à Karkar sur l'Oronte, mais cette victoire ne les encouragea pas à poursuivre leur campagne. La paix fut de courte durée ; et quand les armées de Juda et d'Israël combattirent côte à côte contre les Syriens (1Ro 22), Achab blessé, malgré le stratagème dont il avait usé, mourut avec la fierté d'un roi.

Ces récits renferment l'un des plus nobles spécimens de narration hébraïque : le témoignage d'Élie s'opposant à l'introduction en Israël du culte phénicien de Baal. S'ils ne peuvent être acceptés comme littéralement authentiques, ils mentionnent des faits contemporains tels que la famine, le règne de Jézabel, femme orgueilleuse, tyrannique et cruelle qui ne pouvait supporter qu'on lui résistât, comme le prouve l'histoire de la vigne de Naboth. En accord avec les idées de son temps, elle favorisa le culte de son dieu personnel, mais ce fut dans une intention politique. Achab, qui le toléra, ne semble pas avoir eu le désir de supprimer le culte de Jéhovah. Ces récits reflètent toujours l'esprit de la religion hébraïque. Celle-ci devait vaincre Baal ou mourir. En d'autres termes, les bienfaits attribués à Baal devaient l'être à Jéhovah. S'il n'était pas considéré comme le Dieu de la nature et de l'histoire, aucun progrès n'était possible. Le chapitre 18 du premier livre des Rois dépeint admirablement, avec une puissance dramatique et une passion farouche, l'opposition irréductible entre les deux religions, bien que le meurtre des prêtres de Baal rappelle les crimes de Jéhu (2Ro 10). Une leçon que l'humanité fut lente à apprendre s'en dégage en tout cas : cette façon de résoudre les problèmes religieux conduit aux désastres nationaux. Le même problème, au cours de circonstances différentes, se posa en Judée. Les conséquences de la mort d'Achab ne se firent pas attendre : révolte des Moabites, restitution d'une partie de leur territoire, massacre des hommes, des femmes, des enfants israélites : « une joie pour Kamos et pour Moab ». Son fils Achazia mourut des suites d'une chute ; il n'eût pas été capable de sauver la situation : Élie dénonce en termes saisissants son infidélité à Jéhovah (2Ro 11:6). Son frère Joram, qui remporta quelques succès dans sa lutte contre les Syriens, lui succéda. (Il faut rappeler ici qu'un autre Joram, fils de Josaphat roi de Juda, mourut peu de temps après). Alors se répète l'histoire monotone des luttes et des meurtres. Ben-Hadad, roi de Syrie, est tué par Hazaël, un de ses courtisans, et le cruel Jéhu (celui qui conduisait son char avec furie) entre en scène. Les faits sont brutaux, mais leur signification est considérable. Il profite de l'opposition soulevée par Élie et d'autres contre la maison d'Achab. C'est ici une des plus sombres pages de l'histoire des Hébreux : nulle apparence de douceur ou de sens chevaleresque ; c'est la cruauté cynique poussée à l'excès. Le roi Joram, blessé, est assassiné à Jizréel (où il avait été se faire soigner) ainsi que le jeune roi de Juda, Achazia. La reine Jézabel vit que son destin était irrévocable ; elle l'affronta, revêtue de ses habits royaux, avec une apostrophe méprisante sur les lèvres : « Est-ce la paix, Zimri, assassin de ton maître ? » (2Ro 9:31, cf. 1Ro 16:11). La servilité des courtisans, leur hâte à s'incliner devant le nouveau gouvernement, provoquent cette remarque cynique : « Qui donc a tué tous ceux-ci ? » (2Ro 10:9). On voudrait croire que ces horribles détails sont empreints d'exagération ; mais, même en l'admettant, ces drames montrent la vie nationale affaiblie, blessée à mort. C'est ce qui apparut au grand prophète disant, au nom de Jéhovah : « Dans un peu de temps je punirai la maison de Jéhu pour le sang versé à Jizréel et je mettrai fin à la royauté de la maison d'Israël » (Os 1:4). Peut-être avons-nous à peine le droit de juger ces faits d'après notre critère actuel, formé au prix de longues et douloureuses expériences. Cependant, tandis que notre sympathie est du côté de l'élément puritain qui tendait à conserver à la religion sa simplicité et sa pureté, nous sentons bien que l'union du conservatisme religieux et des ambitions politiques d'un tyran altéré de sang est destructrice de ce qui fait la grandeur d'une nation. A cet égard le passage 2Ro 10:15,31 est instructif et mérite d'être lu avec attention. La chute de la maison d'Omri amena Israël jusqu'au bord de l'abîme. C'est à la triste période des règnes de Jéhu et de son fils Joachaz que se rattachent les récits concernant Elisée. Empruntés peut-être à d'autres écrits sur les prophètes, ils sont, à quelques égards, une imitation des histoires concernant Élie. Ils reflètent l'anarchie de l'époque, mais, à part l'épisode de Naaman le Syrien, n'ont pas grande valeur au point de vue théologique et même historique.

Nous sommes peu documentés sur le règne de Jéroboam II, qui dura quarante et un ans. Damas était durement opprimée par l'Assyrie, ce qui valut du repos à Israël, alors en paix avec Juda (Am 7:10 ; environ 760). « Mais l'éclat brillant encore de ce royaume durant le règne de Jéroboam n'était autre que celui du soleil couchant, la dernière lueur d'un flambeau qui s'éteint. Sous le règne de Zacharie, son fils, Némésis atteignit la maison de Jéhu. Après avoir régné six mois, il fut tué par un certain Sallum qui, au bout d'un mois, fut à son tour détrôné par Ménahem et mis à mort au cours d'une guerre conduite avec un raffinement de cruelle barbarie. Dès lors, à pas de géant, Israël marche vers son destin » (Cornill).

Il est inutile de s'attarder à décrire les combats livrés entre factions. Les richesses d'Israël, que tant de luttes n'avaient pas épuisées, passaient à l'Assyrie sous forme de tributs. Le roi de Syrie Retsin et Pékah fils de Rémalia s'allièrent contre Juda (Esa 7) ; celui-ci fit appel à l'Assyrie. Ce Pékah, qui assassina son roi Pékahia, fut le dernier roi d'Israël et fut tué lui-même par un certain Os qui régna, comme vassal de l'Assyrie, sur les restes du royaume autrefois florissant. Il noua des intrigues avec l'Egypte, fut convaincu d'avoir fomenté un complot et jeté en prison par Salmanasar IV (725). Mais Samarie « la ville forte », même privée de roi, assiégée, résista pendant trois ans. Tel fut l'épilogue d'événements tragiques entre tous dans l'histoire du monde.

Étant données les circonstances, il est évident qu'Israël ne pouvait contribuer, de façon effective, au développement d'une religion plus spirituelle. La multiplicité de ses sanctuaires et de ses autels y faisait obstacle. Quand l'histoire d'une nation est constituée presque uniquement de guerres au dehors et au dedans, on s'étonnerait qu'il y eût place pour le progrès. Mais le désordre et les clameurs nous empêchent d'apercevoir les familles paisibles et les penseurs recueillis qui, même aux jours les plus sombres, continuent de vivre. Un fait est certain : Jéhovah, et non le Baal des Cananéens ou des Phéniciens, est le Dieu d'Israël. Le pays, dont la fécondité atteste sa présence constante, lui appartient ; la famine est le signe visible de son courroux ; les formes du culte sont empreintes, il est vrai, de paganisme ; elles n'en sont pas moins consacrées à son nom et destinées à implorer sa bénédiction.

Beaucoup de récits, frappants de beauté et de vérité, se rattachent aux dernières années du royaume du Nord. (voy. 2Ro 5 : la foi et le patriotisme d'une enfant) Que, durant cette période fatale, un prophète tel qu'Osée, qui appartenait probablement à la classe aristocratique et sacerdotale, ait pu surgir, le fait est significatif ; mais c'est à Juda que nous devons d'avoir conservé le livre qui porte son nom.

Il est inutile de discuter la théorie dénommée : « Anglo-Israélite » d'après laquelle les descendants directs des dix tribus disparues peuvent être aujourd'hui retrouvés dans certaines nations modernes. On peut avec raison la caractériser ainsi : un mélange médiocre de théologie et de politique, produisant une forme pervertie du patriotisme qui n'a aucun fondement historique solide, qui repose sur une interprétation mécanique de la prophétie et qui est incompatible avec l'esprit du christianisme, puisque, dans une large mesure, elle ramène à un vieux nationalisme suranné. En termes simples et clairs, Paul a formulé un principe éternel : « ... celui-là n'est pas Juif, qui ne l'est qu'au dehors... mais celui-là est Juif, qui l'est au dedans » (Ro 2:28 et suivant). Si cela est vrai, la préoccupation de savoir ce qu'il est advenu des « dix tribus » se justifie. L'histoire peut-elle nous éclairer sur ce point ?

« Douze tribus » : ce nombre idéal a joué un rôle dans la littérature, comme désignant les divers clans et familles qui contribuèrent à former la nation. Par la suite et comme conséquence de la conquête de Canaan, elles absorbèrent un grand nombre des habitants indigènes. De nombreux hôtes passagers devenaient membres du clan auquel ils étaient alliés (Jug 19:16). La formation et l'histoire des « douze tribus » soulèvent des

problèmes compliqués, dont beaucoup n'ont pas reçu de solution (voir Tribus d'Israël). Il est peu probable qu'il y eût à l'origine un nombre déterminé de tribus et de clans d'égale importance et, même alors, cet état de choses n'aurait pu résister à l'usure du temps. Les guerres au dedans et au dehors fortifiaient ou affaiblissaient les régions qui en étaient le théâtre. D'après les plus anciennes données, Lévi était une tribu laïque (Ge 49:5) ; elle devint plus tard, au cours de circonstances difficiles à préciser, une tribu sacerdotale (De 33:8). Des causes nombreuses étaient à l'oeuvre, tendant à briser ces divisions artificielles. L'existence des « dix tribus » à cette époque (722) était factice. Les répercussions de la conquête assyrienne sur le peuple d'Israël peuvent en partie l'expliquer, mais le champ reste ouvert aux conjectures. Il est certain que beaucoup furent déportés et que des immigrants vinrent prendre leurs places (2Ro 17:24-28), ce qui accrut le désordre et porta un coup mortel à l'individualité de la nation, tellement que leurs frères de Juda les considéraient comme un peuple hybride, vivant sur un plan inférieur. De petits groupes purent maintenir leurs relations avec Jérusalem et, même dans les localités lointaines, conserver les vieux souvenirs. On suppose que Nahum était un Israélite qui vécut en Assyrie. Son petit livre est un brillant poème plus patriotique que religieux. Il exprime avec puissance la joie provoquée dans les petites nations par la chute de l'empire que sa barbarie avait rendu célèbre. Nous prendrons contact, dans la suite, avec la communauté samaritaine. La nation était brisée et beaucoup de ses membres étaient « perdus » en ce sens qu'ils n'étaient plus en rapports et en communion avec la religion vivante des Hébreux. Les petits groupements et les haines sectaires ont une extraordinaire ténacité et se prolongent à travers bien des générations (Jn 4:9).

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      Genèse 49

      5 Siméon et Lévi sont frères ; Leurs glaives sont des instruments de violence.

      Lévitique 18

      1 L'Éternel parla à Moïse, et dit :
      2 Parle aux enfants d'Israël, et tu leur diras : Je suis l'Éternel, votre Dieu.
      3 Vous ne ferez point ce qui se fait dans le pays d'Égypte où vous avez habité, et vous ne ferez point ce qui se fait dans le pays de Canaan où je vous mène : vous ne suivrez point leurs usages.
      4 Vous pratiquerez mes ordonnances, et vous observerez mes lois : vous les suivrez. Je suis l'Éternel, votre Dieu.
      5 Vous observerez mes lois et mes ordonnances : l'homme qui les mettra en pratique vivra par elles. Je suis l'Éternel.
      6 Nul de vous ne s'approchera de sa parente, pour découvrir sa nudité. Je suis l'Éternel.
      7 Tu ne découvriras point la nudité de ton père, ni la nudité de ta mère. C'est ta mère : tu ne découvriras point sa nudité.
      8 Tu ne découvriras point la nudité de la femme de ton père. C'est la nudité de ton père.
      9 Tu ne découvriras point la nudité de ta soeur, fille de ton père ou fille de ta mère, née dans la maison ou née hors de la maison.
      10 Tu ne découvriras point la nudité de la fille de ton fils ou de la fille de ta fille. Car c'est ta nudité.
      11 Tu ne découvriras point la nudité de la fille de la femme de ton père, née de ton père. C'est ta soeur.
      12 Tu ne découvriras point la nudité de la soeur de ton père. C'est la proche parente de ton père.
      13 Tu ne découvriras point la nudité de la soeur de ta mère. Car c'est la proche parente de ta mère.
      14 Tu ne découvriras point la nudité du frère de ton père. Tu ne t'approcheras point de sa femme. C'est ta tante.
      15 Tu ne découvriras point la nudité de ta belle-fille. C'est la femme de ton fils : tu ne découvriras point sa nudité.
      16 Tu ne découvriras point la nudité de la femme de ton frère. C'est la nudité de ton frère.
      17 Tu ne découvriras point la nudité d'une femme et de sa fille. Tu ne prendras point la fille de son fils, ni la fille de sa fille, pour découvrir leur nudité. Ce sont tes proches parentes : c'est un crime.
      18 Tu ne prendras point la soeur de ta femme, pour exciter une rivalité, en découvrant sa nudité à côté de ta femme pendant sa vie.
      19 Tu ne t'approcheras point d'une femme pendant son impureté menstruelle, pour découvrir sa nudité.
      20 Tu n'auras point commerce avec la femme de ton prochain, pour te souiller avec elle.
      21 Tu ne livreras aucun de tes enfants pour le faire passer à Moloc, et tu ne profaneras point le nom de ton Dieu. Je suis l'Éternel.
      22 Tu ne coucheras point avec un homme comme on couche avec une femme. C'est une abomination.
      23 Tu ne coucheras point avec une bête, pour te souiller avec elle. La femme ne s'approchera point d'une bête, pour se prostituer à elle. C'est une confusion.
      24 Ne vous souillez par aucune de ces choses, car c'est par toutes ces choses que se sont souillées les nations que je vais chasser devant vous.
      25 Le pays en a été souillé ; je punirai son iniquité, et le pays vomira ses habitants.
      26 Vous observerez donc mes lois et mes ordonnances, et vous ne commettrez aucune de ces abominations, ni l'indigène, ni l'étranger qui séjourne au milieu de vous.
      27 Car ce sont là toutes les abominations qu'ont commises les hommes du pays, qui y ont été avant vous ; et le pays en a été souillé.
      28 Prenez garde que le pays ne vous vomisse, si vous le souillez, comme il aura vomi les nations qui y étaient avant vous.
      29 Car tous ceux qui commettront quelqu'une de ces abominations seront retranchés du milieu de leur peuple.
      30 Vous observerez mes commandements, et vous ne pratiquerez aucun des usages abominables qui se pratiquaient avant vous, vous ne vous en souillerez pas. Je suis l'Éternel, votre Dieu.

      Juges 19

      16 Et voici, un vieillard revenait le soir de travailler aux champs ; cet homme était de la montagne d'Éphraïm, il séjournait à Guibea, et les gens du lieu étaient Benjamites.

      Esaïe 7

      1 Il arriva, du temps d'Achaz, fils de Jotham, fils d'Ozias, roi de Juda, que Retsin, roi de Syrie, monta avec Pékach, fils de Remalia, roi d'Israël, contre Jérusalem, pour l'assiéger ; mais il ne put l'assiéger.
      2 On vint dire à la maison de David : Les Syriens sont campés en Éphraïm. Et le coeur d'Achaz et le coeur de son peuple furent agités, comme les arbres de la forêt sont agités par le vent.
      3 Alors l'Éternel dit à Ésaïe : Va à la rencontre d'Achaz, toi et Schear Jaschub, ton fils, vers l'extrémité de l'aqueduc de l'étang supérieur, sur la route du champ du foulon.
      4 Et dis-lui : Sois tranquille, ne crains rien, Et que ton coeur ne s'alarme pas, Devant ces deux bouts de tisons fumants, Devant la colère de Retsin et de la Syrie, et du fils de Remalia,
      5 De ce que la Syrie médite du mal contre toi, De ce qu'Éphraïm et le fils de Remalia disent :
      6 Montons contre Juda, assiégeons la ville, Et battons-la en brèche, Et proclamons-y pour roi le fils de Tabeel.
      7 Ainsi parle le Seigneur, l'Éternel : Cela n'arrivera pas, cela n'aura pas lieu.
      8 Car Damas est la tête de la Syrie, Et Retsin est la tête de Damas. (Encore soixante-cinq ans, Éphraïm ne sera plus un peuple.)
      9 La Samarie est la tête d'Éphraïm, Et le fils de Remalia est la tête de la Samarie. Si vous ne croyez pas, Vous ne subsisterez pas.
      10 L'Éternel parla de nouveau à Achaz, et lui dit :
      11 Demande en ta faveur un signe à l'Éternel, ton Dieu ; demande-le, soit dans les lieux bas, soit dans les lieux élevés.
      12 Achaz répondit : Je ne demanderai rien, je ne tenterai pas l'Éternel.
      13 Ésaïe dit alors : Écoutez donc, maison de David ! Est-ce trop peu pour vous de lasser la patience des hommes, Que vous lassiez encore celle de mon Dieu ?
      14 C'est pourquoi le Seigneur lui-même vous donnera un signe, Voici, la jeune fille deviendra enceinte, elle enfantera un fils, Et elle lui donnera le nom d'Emmanuel.
      15 Il mangera de la crème et du miel, Jusqu'à ce qu'il sache rejeter le mal et choisir le bien.
      16 Mais avant que l'enfant sache rejeter le mal et choisir le bien, Le pays dont tu crains les deux rois sera abandonné.
      17 L'Éternel fera venir sur toi, Sur ton peuple et sur la maison de ton père, Des jours tels qu'il n'y en a point eu Depuis le jour où Éphraïm s'est séparé de Juda (Le roi d'Assyrie.)
      18 En ce jour-là, l'Éternel sifflera les mouches Qui sont à l'extrémité des canaux de l'Égypte, Et les abeilles qui sont au pays d'Assyrie ;
      19 Elles viendront, et se poseront toutes dans les vallons désolés, Et dans les fentes des rochers, Sur tous les buissons, Et sur tous les pâturages.
      20 En ce jour-là, le Seigneur rasera, avec un rasoir pris à louage Au delà du fleuve, Avec le roi d'Assyrie, La tête et le poil des pieds ; Il enlèvera aussi la barbe.
      21 En ce jour-là, Chacun entretiendra une jeune vache et deux brebis ;
      22 Et il y aura une telle abondance de lait Qu'on mangera de la crème, Car c'est de crème et de miel que se nourriront Tous ceux qui seront restés dans le pays.
      23 En ce jour-là, Tout lieu qui contiendra mille ceps de vigne, Valant mille sicles d'argent, Sera livré aux ronces et aux épines :
      24 On y entrera avec les flèches et avec l'arc, Car tout le pays ne sera que ronces et épines.
      25 Et toutes les montagnes que l'on cultivait avec la bêche Ne seront plus fréquentées, par crainte des ronces et des épines : On y lâchera le boeuf, et la brebis en foulera le sol.

      Esaïe 28

      1 Malheur à la couronne superbe des ivrognes d'Éphraïm, A la fleur fanée, qui fait l'éclat de sa parure, Sur la cime de la fertile vallée de ceux qui s'enivrent !

      Osée 1

      4 Et l'Éternel lui dit : Appelle-le du nom de Jizreel ; car encore un peu de temps, et je châtierai la maison de Jéhu pour le sang versé à Jizreel, je mettrai fin au royaume de la maison d'Israël.

      Amos 7

      10 Alors Amatsia, prêtre de Béthel, fit dire à Jéroboam, roi d'Israël : Amos conspire contre toi au milieu de la maison d'Israël ; le pays ne peut supporter toutes ses paroles.

      Jean 4

      9 La femme samaritaine lui dit : Comment toi, qui es Juif, me demandes-tu à boire, à moi qui suis une femme samaritaine ? -Les Juifs, en effet, n'ont pas de relations avec les Samaritains. -

      Romains 2

      28 Le Juif, ce n'est pas celui qui en a les dehors ; et la circoncision, ce n'est pas celle qui est visible dans la chair.
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