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JÉRÉMIE (le prophète)

Définition biblique de Jérémie (le prophète) :

Jérémie fut appelé au ministère prophétique en la treizième année du règne de Josias, fils d'Amon (626 av. J. -C.). Il exerça son ministère son les règnes de Josias et de Jojakim. 

Sommaire

I. L'APPEL AU MINISTÈRE.

Jérémie fut appelé au ministère prophétique en la treizième année du règne de Josias, fils d'Amon (626 av. J. -C.). Comme, selon son propre témoignage, il était alors fort jeune, âgé sans doute d'environ 25 ans, la date de sa naissance doit être reportée vers l'an 650, durant le règne de Manassé, ce fils d'Ézéchias qui, rompant avec les traditions paternelles et ruinant toute l'oeuvre religieuse d'Ésaïe, fit succéder à une période brillante pour le Yahvisme cinquante années de réaction païenne. Cette réaction s'étant prolongée, par delà le court règne de son successeur Amon, durant la minorité de Josias, sans qu'aucun symptôme de réveil religieux se fût manifesté, on note chez Sophonie, prophète et descendant du roi Ézéchias, l'annonce d'un terrible jugement au « jour de la colère de l'Éternel ».

Les premières prophéties de Jérémie ne semblent pas non plus indiquer un changement dans l'orientation religieuse de la cour. Dans le parallèle entre les deux soeurs : l'infidèle Israël, qui a reçu de Dieu sa lettre de divorce, et la perfide Juda (Jer 3:6 et suivants), il reproche à celle-ci avec plus d'amertume encore qu'à sa soeur de pratiquer l'idolâtrie « sur toute haute colline et sous tout arbre vert ».

Selon la relation du livre des Chroniques, le coeur du jeune roi se serait tourné vers l'Éternel dès la huitième année de son règne et la purification religieuse aurait commencé dès la douzième année. Quoi qu'il en soit, ce ne fut qu'en la dix-huitième année qu'éclata la réforme et, lors de sa vocation, ce n'est pas seulement contre les chefs et les prêtres que Jérémie est établi par Dieu « comme un mur d'airain », mais contre les rois de Juda : preuve certaine qu'aucune réformation n'avait encore été promulguée ou amorcée. Seuls les travaux entrepris pour la réparation du Temple de Jérusalem sont une indication assez nette des nouvelles dispositions de Josias.

La vocation de Jérémie ne fut pas seulement motivée par l'état religieux du royaume de Juda, mais par sa situation politique, devenue de plus en plus dangereuse dans le conflit des nations environnantes. Il sera « prophète pour les nations » ; il dénoncera les dangers prochains qui menacent Juda, et, de la part de Dieu, il décrétera la ruine d'une nation ou son élévation. Il est établi sur les royaumes « pour abattre et pour arracher, pour bâtir et pour planter » (Jer 1:10).

Le nom de Jérémie (Irmeyâhou, abrév. Irmeyah, racine râmâh, c-à-d. Yahvé jette ou fonde) offre par sa double acception, peut-être intentionnelle, une curieuse analogie avec la double mission dont il est chargé. Il était originaire d'Anathoth, village situé à une heure et demie de marche au Nord-E, de Jérusalem, sur le territoire de Benjamin et en bordure de la profonde dépression du Jourdain. Là vivaient d'anciennes familles sacerdotales, issues vraisemblablement du grand-prêtre Abiathar, qui fut exilé par Salomon. Son père Hilkija, l'un des prêtres d'Anathoth, ne saurait donc être identifié avec le grand-prêtre Hilkija qui fut l'instigateur de la réforme de Josias, et qui devait appartenir à la race tsadokite héritière de la souveraine sacrificature. Au reste, la réforme eut pour effet de fermer les sanctuaires de province et dut mettre fin au sacerdoce des prêtres d'Anathoth, sacerdoce que Jérémie ne paraît pas avoir jamais exercé.

Bien qu'élevé dans un milieu de traditionnelle et ardente piété, il ne fut guère compris ni soutenu par les siens et ne trouva chez ses concitoyens, surtout après son adhésion à la réforme, que défiance ou hostilité déclarée. Cependant il conserva toujours un amour profond pour son village natal, où il résida, aussi longtemps que le lui permit la haine grandissante de ses ennemis, auxquels il adressa de pressants avertissements dans les périodes d'invasion (Fuyez, enfants de Benjamin, Jer 6:1) et où il racheta, à la veille de la ruine de Jérusalem, une propriété de famille abandonnée par son cousin Hanaméel fuyant en Egypte. Aussi resta-t-il toujours pour les habitants de la capitale le provincial obstinément appelé, non sans une nuance de dédain, Jérémie d'Anathoth (Jer 29:27).

Son livre est, de tous les ouvrages prophétiques, celui qui contient le plus de détails biographiques sur son auteur. Un grand nombre d'épisodes se mêlent aux prophéties. Les portions en prose, qui occupent une place notable dans l'ouvrage, étant les moins suspectées par la critique et provenant, selon toute vraisemblance, de Baruc, fidèle disciple et ami du prophète, constituent une base solide sur laquelle on peut édifier une biographie sinon complète, du moins assez large et tout à fait sûre.

Jérémie rapporte lui-même sa vocation (Jer 1). Nous ne trouvons dans son récit ni les grandioses manifestations de l'Éternel, dont furent favorisés Ésaïe dans le Temple de Jérusalem ou Ézéchiel sur les bords du fleuve Kébar, ni l'enthousiasme du premier qui, à l'ouïe de l'appel impersonnel retentissant dans le Temple, s'offre spontanément : « Me voici, envoie-moi ! » ou l'obéissance émue du second, qui dévore le rouleau contenant son message prophétique et le trouve « doux comme le miel ». La simplicité du récit fait ressortir le caractère tragique de cette lutte morale entre le Dieu qui a élu Jérémie dès avant sa naissance, qui l'a prédestiné à être entre ses mains le douloureux instrument d'une oeuvre gigantesque, et le prophète qui s'effraye, se défend contre cette fatale destinée, se retranche derrière sa jeunesse, son inexpérience, un défaut d'éloquence, pour éluder l'inévitable.

Deux appels de Dieu furent nécessaires pour vaincre sa résistance. Le premier l'avait établi prophète pour les nations, avait développé son programme et l'avait consacré, Dieu lui-même touchant sa bouche pour y mettre ses paroles (Jer 1:4-10). Le second lui fournit le secret d'un courage invincible (Jer 1:11,19). La vision de l'amandier (le châqéd =[arbre] vigilant) dont les branches fleuries avant la fin de l'hiver sont un symbole de la vigilance divine, et la vision de la chaudière qui vient du nord déverser ses flots bouillants sur le pays, lui prouvent que Dieu veille à l'exécution de ses desseins, et saura châtier par l'invasion l'infidélité des rois, des prêtres et du peuple de Juda. Fort de l'appui de son Dieu, Jérémie se lèvera pour entreprendre sans crainte son ministère de luttes et de souffrances.

Ses premiers discours (Jer 2ss) témoignent à la fois de l'affliction où le jetaient l'irrémédiable attachement du peuple à l'idolâtrie, ou tout au moins aux formes idolâtriques du culte de l'Éternel, et sa crainte de le voir subir le châtiment déjà dispensé à l'Israël des Dix Tribus. Les prophètes ne se consolaient pas de la ruine de Samarie, provoquée en partie par l'hostilité de Jérusalem ; et Jérémie, comparant les deux soeurs rivales, annonce qu'elles devront passer toutes les deux par les mêmes épreuves pour aboutir, par la réconciliation et la repentance, au pardon de Dieu. Les maisons de Juda et d'Israël marcheront ensemble revenant du pays du nord ; Sion sera le but de leur voyage et là l'Éternel établira son Trône (Jer 3:17 et suivant). La menace du nord s'accentue : des hordes barbares, les Scythes, ont déjà bousculé maints royaumes et submergé l'Asie Antérieure. Coup sur coup on annonce leur arrivée à Dan, puis sur les monts d'Éphraïm (Jer 4:15). Ils vont encercler Jérusalem, mais celle-ci refuse de se repentir en se couvrant du sac symbolique ; elle met sa confiance dans les faux dieux. Jérémie parcourt ses rues et il ne trouve pas un homme, pas un qui pratique la justice ; repoussé par les petits, il se tourne vers les grands, mais tous prennent un visage plus dur que le roc, aucun ne veut écouter la prophétie (Jer 5:1,14).

Les discours suivants, qui ont le même objet, montrent que l'invasion a déferlé en vagues successives, exerçant ses ravages sans parvenir à prendre pied dans le pays. Nous assistons à des retours offensifs de l'ennemi. On avait espéré la paix ; et voici, le hennissement des chevaux se fait entendre de nouveau du côté de Da Jérémie exhorte les enfants de Benjamin à se réfugier dans les villes fortes. Dans le bourg d'Anathoth l'épreuve n'est pas salutaire, le prophète se plaint amèrement de ses compatriotes perfides et médisants (Jer 9:3,6). L'envie le prend de les quitter et de se construire une cabane au désert pour y fuir leurs calomnies et pleurer à son aise les morts de la « fille de son peuple ».

II. LA REFORME DU ROI JOSIAS.

Une nouvelle phase de la carrière de Jérémie s'ouvre avec la réforme de Josias. Le prophète est à Jérusalem, contemplant la restauration du Temple ordonnée par le jeune roi et témoin stupéfait de l'enthousiasme qu'elle suscite chez ces adorateurs obstinés de Baal et de la « reine du Ciel », qui expriment toute leur espérance de salut dans cette exclamation trois fois répétée : « C'est ici le Temple de l'Éternel ! » Jérémie se place devant la porte et prononce son célèbre discours en faveur d'une réforme à la fois religieuse (réformez vos voies) et morale (réformez vos oeuvres), seule condition pour épargner à ce Temple le sort du sanctuaire de Silo où Dieu avait jadis fait résider son nom, et à Juda le sort des enfants d'Éphraïm (Jer 7:1,15). Mais ce discours n'est pas écouté et Jérémie dénonce la fureur de l'Éternel contre les holocaustes hypocrites, contre le bûcher de Topheth (Jer 7:16,34), contre le culte des astres, de cette armée des cieux devant laquelle on exposera les os exhumés des rois et des prêtres qui se sont prosternés devant elle (Jer 8:1-3). De telles imprécations et les jugements non moins sévères portés par Sophonie, joints à la frayeur salutaire subie lors de l'invasion des Scythes, durent hâter chez Josias la résolution de secouer le joug du parti idolâtrique.

L'occasion de la réforme fut la découverte, dans une des salles du Temple, du « Livre de la loi ». Ce livre, qui n'est pas autrement désigné, fut. trouvé dans la chambre qui servait de réserve aux « lévites, gardiens du seuil » et où l'on pénétra sur l'ordre du roi pour y prendre les sommes nécessaires aux travaux de réparation (2Ch 34:14-18). Il n'est pas question ici, non plus que dans le livre des Rois (2Ro 22:8 et suivant), de démolitions qui auraient permis d'extraire ce document d'une cachette située dans les fondations ou sous le socle d'une statue. Cette opinion assez répandue ne s'appuie sur aucun texte. Quoi qu'il en soit, ce livre transmis par le grand-prêtre Hilkija à Saphan le secrétaire fut lu par celui-ci à Josias, qui, à l'ouïe des menaces de Dieu contenues dans ce livre, déchira ses vêtements, consulta la prophétesse Hulda et, sur sa confirmation des menaces divines, convoqua tout le peuple à une grande assemblée sur la place du Temple, pour proclamer le retour à l'alliance avec l'Éternel.

Une conversion en masse s'ensuivit, qui eut deux conséquences immédiates : la destruction des idoles et l'abolition des sanctuaires de province. Nous ignorons quel rôle joua Jérémie dans cet événement qui comblait tous ses voeux. Nul doute qu'il n'y ait été mêlé, qu'il ne soit entré de plein coeur dans l'alliance fondée sur ce document de la loi mosaïque (où l'on s'accorde généralement à voir le Deutéronome sous sa forme primitive), et que de là ne date son amitié pour le secrétaire Saphan, dont plus tard la protection lui sauva la vie.

Jérémie semble avoir entrepris une sorte de mission itinérante pour faire connaître spécialement au peuple des campagnes les termes de l'alliance. Cette mission, qui dura sans doute plusieurs mois et le conduisit jusqu'au nord du royaume, n'eut pas un résultat satisfaisant (Jer 11:10). Partout les ordres du roi étaient enfreints, l'idolâtrie pratiquée plus ou moins clandestinement, et aucun changement du coeur ne pouvait être constaté. Il revient à Jérusalem avec le même message et voici qu'elle était redevenue (ou restée) la cité corrompue, remplissant de crimes jusqu'au saint lieu.

Rentré à Anathoth, Jérémie y fut longtemps en butte à la malveillance de ses compatriotes et n'échappa que par miracle à un complot dirigé contre lui : « l'Éternel m'en a informé » (Jer 11:18 et suivants). Ses frères eux-mêmes et « la maison de son père » le trahissaient et méditaient de mettre fin par le meurtre à ses prédications. Il est probable qu'il quitta Anathoth pour se fixer définitivement à Jérusalem. Cet incident suffit à démontrer qu'il était entièrement favorable à la réforme deutéronomique qui fermait les sanctuaires de province, et, malgré l'échec relatif de cette réforme, le prophète se fiant à l'appui du roi Josias, à son prestige grandissant, mettait tout son espoir dans l'alliance mosaïque solennellement renouvelée.

III. LA MORT DU ROI JOSIAS.

La catastrophe de Méguiddo, où périt Josias, anéantit cette espérance. Ayant réussi, grâce à l'affaiblissement presque soudain de l'empire assyrien, à étendre son pouvoir jusqu'aux anciennes limites du royaume davidique, Josias voulut barrer la route au roi d'Egypte Néco II, dont les troupes, débarquées au port de Dor au sud du Carmel, traversaient la plaine de Jizréel pour se porter au secours de l'Assyrie. Il fut tué dans la bataille (609).

Déjà Ninive avait succombé. Une tablette récemment découverte a fourni sur la ruine de l'empire assyrien, et sur la chronologie de cette période, de nouvelles informations. Le rôle des Scythes, très contesté par quelques critiques, surtout à propos des discours de Jérémie, fut en réalité prépondérant. Après avoir ravagé l'Assyrie, ils aidèrent puissamment les Mèdes (Cyaxare) et les Babyloniens (Nabopolassar) à s'emparer de Ninive, dès l'année 612, puis à chasser quelques années après les Assyriens de la nouvelle capitale Harran, où ils s'étaient transportés.

IV. LE RÈGNE DE JOJAKIM.

A Jérusalem, la douleur fut grande lorsqu'on apprit la mort de Josias. Jérémie s'associa au deuil national en récitant une complainte, qui ne nous est pas parvenue (2Ch 35:25). Sallum, fils cadet de Josias, monta sur le trône en dépit des droits de son aîné et prit le nom de Joachaz ; mais il fut renversé trois mois après par le roi d'Egypte, et remplacé par l'héritier légitime Jojakim (608). Déjà Jérémie, inquiet sur le sort de l'alliance, s'était présenté à la cour de Joachaz pour l'exhorter à suivre les traditions paternelles (Jer 22:1,5). Il s'attira sans doute par cette démarche l'inimitié de Jojakim, qui fut dès lors et durant tout son règne l'ennemi du prophète. Il nous reste un fragment d'une complainte prononcée par Jérémie sur le triste sort de Sallum exilé en Egypte (Jer 22:10,12). L'ère des grandes épreuves s'ouvrait à la fois pour le prophète et pour les fidèles yahvistes. Toute l'oeuvre de Josias était compromise par la rentrée en faveur du parti hostile à la réforme religieuse. Dès le début du règne, nous trouvons Jérémie aux prises avec les prêtres et les prophètes du Temple, cherchant par un effort désespéré à enrayer le funeste courant, qui devait aboutir par l'infidélité religieuse à la rupture des relations avec Dieu, seule sauvegarde de l'indépendance nationale.

Reprenant la prédication qui, quinze ans auparavant, avait produit une si forte impression, Jérémie déclara que l'abandon de l'alliance avec Dieu entraînerait pour le Temple le sort du sanctuaire de Silo et ferait de Jérusalem un objet de malédiction pour toutes les nations de la terre (Jer 26). La répétition de ces menaces, en un moment si critique, se justifie pleinement, comme une suprême épreuve, où devait se jouer la destinée de Juda. Il est surprenant que quelques critiques aient pu soupçonner une confusion entre ces deux discours, prononcés l'un devant la porte du Temple (Jer 7), l'autre dans le parvis, et dont le succès fut si inégal. Nous ne possédons de ce dernier qu'un très bref résumé. Des troubles s'ensuivirent, suscités par les prêtres et par les prophètes attachés au Temple, au cours desquels Jérémie n'échappa à la lapidation que grâce à l'intervention des autorités civiles. Appelé à se défendre de l'accusation d'avoir « prophétisé contre la ville », il revendique en faveur de ses prédictions une révélation divine et affirme la réalité de sa vocation : « L'Éternel m'a envoyé pour annoncer toutes ces choses » ; il ne peut autrement. Le peuple d'Israël n'était pas assez déchu et n'avait pas assez perdu la notion du ministère prophétique, pour n'être pas impressionné par cette attitude et ces paroles d'une si énergique éloquence. Maintenant s'accomplissait la promesse divine : « Je t'établis sur tout le pays comme une colonne de fer, un mur d'airain. » La sentence d'acquittement prononcée, quelques anciens s'enhardissant rappelèrent les prédictions semblables de Michée : « Sion sera changée en champs labourés, Jérusalem en monceaux de pierres, la colline du Temple en épaisse forêt » (Mic 3:12). La piété d'Ézéchias avait détourné le châtiment divin. Dès lors la cause était entendue ; Jérémie fut relâché, pour une bonne part grâce à la bienveillance d'Ahikam, fils de son vieil ami le secrétaire royal Saphan. Plus tard un autre fils de Saphan, Gué-maria, lui prêtera une salle pour la lecture publique de ses prophéties ; et plus tard encore, un fils d'Ahikam, Guédalia, le protégera au lendemain de la ruine de Jérusalem, comme gouverneur de la Judée.

La petite troupe des partisans de Jérémie devait déjà compter le jeune Baruc, dont le concours lui devint si précieux, et le prophète Urie, dont la mise à mort dans des conditions tragiques et déloyales fut saluée comme une revanche par le parti hostile. Ce sanglant événement lui inspira dès lors la plus profonde aversion pour le roi Jojakim et les plus vives appréhensions pour l'avenir de Juda. Sa foi en l'immutabilité de l'alliance mosaïque, déjà si fortement ébranlée, va faire place à une conception nouvelle, que Dieu lui inspire dans sa célèbre visite à la poterie : « Comme l'argile dans la main du potier, ainsi êtes-vous dans ma main, maison d'Israël » (Jer 18:5). Achetant un vase de terre, Jérémie descend dans la vallée de Hinnom, où se dressait le bûcher de Topheth, jadis consacré à Moloc et souillé par Josias. Là il brise solennellement le vase, pour figurer la ruine future de la nation et, cette action symbolique accomplie, il remonte dans la cour du Temple, où ses prédictions répétées lui valent d'être mis pour la première fois en prison. Relâché dès le lendemain par le même prêtre Pasur, fils d'Immer, qui l'avait arrêté, Jérémie lui prédit un avenir de terreur et de captivité par la prochaine apparition du roi de Babylone (Jer 18-20:6). En effet, en la quatrième année du règne de Jojakim, la sanglante défaite des Égyptiens à Carkémis, ancienne capitale des Héthiens (ou Hittites) sur l'Euphrate, allait changer une fois de plus la face du monde, en mettant au premier plan la grandiose figure de Nabuchodonosor (Nabou-koudour-outsour, appelé dans la Bible Nébucadnetsar). Dès lors l'Egypte perd définitivement son rôle de grande puissance, exposée sans cesse à l'invasion des Caldéens, puis des Perses, et incapable de soutenir les diverses coalitions qui s'efforceront de secouer le joug de ces empires.

Les prophètes, toujours hostiles à l'alliance égyptienne et, depuis Méguiddo, à la suzeraineté égyptienne, à laquelle Jojakim, malgré la défaite de Carkémis, demeura fidèle jusqu'au bout, virent dans la puissance babylonienne, née sur les ruines de Ninive, l'instrument du châtiment divin. Jérémie se plaint : depuis vingt-trois ans que la parole de l'Éternel lui a été adressée, ses oracles ont été dédaignés, mais Dieu va appeler contre Juda « Nébucadnetsar son serviteur », qui le tiendra sous son joug pendant soixante-dix ans. Cette période d'asservissement écoulée, Babylone perdra à son tour son hégémonie (Jer 25).

Une sécheresse qui désola la pays fut une occasion pour le prophète de renouveler ses sombres prédictions et d'en signaler la cause dans l'incurable infidélité religieuse de Juda dont « le péché est gravé avec un burin de fer » (Jer 14ss). Ici encore le conflit éclate avec les prophètes attitrés qui encouragent le peuple. Pour Jérémie, ce fléau est le symbole et le signe avant-coureur de la ruine inévitable. Il ébauche, au nom du peuple, une confession et une prière : mais, hélas, quand Moïse et Samuel intercéderaient, l'Éternel ne sera plus favorable (Jer 15:1). C'est alors que Dieu invite Jérémie à abandonner toute idée de fonder une famille (Jer 16:1) ; car, dans les malheurs qui approchent, il n'y aura place ni pour les chants des fiançailles et les cris de réjouissance, ni même pour le pain du deuil et la coupe de consolation, tant les morts se succéderont sans laisser le temps de la sépulture. A cette vision, les plaintes du prophète deviennent plus poignantes, ses larmes coulent nuit et jour. Il se tourne vers Dieu qui l'a saisi, qui l'a vaincu : il voudrait se taire, mais il sent alors dans son coeur comme un feu dévorant (Jer 20:7 et suivants).

Nous sommes bien près de la fin du règne de Jojakim. Après s'être soumis aux conditions du vainqueur, le roi a saisi une occasion propice : le brusque départ de Nabuchodonosor, rappelé à Babylone par la mort de son père Nabopolassar, pour ourdir une intrigue avec l'Egypte et s'affranchir du joug caldéen. A peine monté sur le trône, le roi de Babylone ne put se remettre immédiatement en campagne, mais suscita contre le royaume de Juda des bandes de pillards transjordaniens, aidés de quelques éléments caldéens, qui exercèrent d'affreux ravages dans les campagnes palestiniennes. Les discours de Jérémie se ressentent de la douleur de son peuple. De nombreux réfugiés se pressaient dans les rues de Jérusalem. Parmi eux se trouvait une tribu de Récabites, qui menait dans le pays de Galaad la vie nomade et restait fidèle à la tradition naziréenne. Jérémie, pour éprouver leur sincérité, convoque chez l'un de ses partisans, Hanan prophète du Temple, le chef des Récabites et quelques-uns des notables de la tribu. Il leur offre des coupes de vin et, sur leur refus, il tire de leur exemple une leçon pour Israël. Les Récabites obéissent à la tradition ancestrale, Israël n'obéit plus à la voix de l'Éternel (Jer 35).

V. LA CONSIGNATION DES PROPHÉTIES.

Ce fut à cette époque, selon toute vraisemblance, que Jérémie, aidé de son secrétaire Baruc, entreprit de consigner sur un rouleau les prophéties qu'il avait prononcées depuis sa vocation. Cette première rédaction, disposée en trois parties, comprenait des oracles sur Israël, sur Juda et sur les nations. Son but : faire entendre aux Judéens les menaces divines, obtenir leur repentance et le pardon de Dieu (Jer 36:1,3). La rédaction dut être longue, et à mesure qu'elle avançait, l'âme du jeune Baruc s'affligeait de tous les malheurs annoncés. Jérémie, devinant ce combat intérieur, lui adressa un court oracle pour l'exhorter à accepter sans amertume les décrets de Dieu (Jer 45).

L'année suivante, au neuvième mois, à l'occasion d'un jeûne qui attirait une grande foule venue de toutes les parties du royaume, ce livre fut lu par Baruc « aux oreilles du peuple » dans une salle donnant sur le parvis du Temple près de la Porte Neuve. L'émotion fut considérable, surtout parmi les chefs, qui s'empressèrent de porter le rouleau chez le roi, dans l'espoir que, comme jadis au temps de Josias, la frayeur salutaire causée par les menaces prophétiques le porterait à la repentance. Mais nullement intimidé, Jojakim, après audition de quelques pages, saisit le livre et, le coupant en plusieurs morceaux, le jeta dans un brasier où il fut entièrement consumé. Jérémie et Baruc durent rester cachés pour échapper à la colère du roi.

A l'approche de l'armée caldéenne, conduite par Nabuchodonosor en personne, Jérémie reçut l'ordre de reconstituer le volume détruit et d'en confier le soin à Baruc. Au cours de ce travail, il fut fait au livre primitif de copieuses adjonctions (Jer 36:32), parmi lesquelles figurait un sévère oracle contre Jojakim (Jer 36:30 et suivant). Le roi mourut et laissa le trône à son fils Jéconia (ou Jojakin), dont le règne éphémère (trois mois) se termina par la prise de Jérusalem (598).

VI. LA PRISE DE JÉRUSALEM.

Jérémie prélude à la catastrophe par une action symbolique. Il se revêt, à l'exemple du grand-prêtre, d'une ceinture de fin lin et il va la cacher ensuite dans un creux de rocher (non aux bords de l'Euphrate, mais à Pherath, bourg des environs d'Ana-thoth : voir Aïn-Fara). Malgré la sécheresse de ce sol rocheux, la ceinture ne tarde pas à se trouver gâtée et inutilisable (Jer 13:1-7). Ainsi est rompu le lien entre Dieu et Israël. Dieu « abandonne sa maison et son héritage, il livre l'objet de son amour à ses ennemis » (Jer 12 Jer 13).

La première prise de Jérusalem marqua en réalité la fin du royaume de Juda. [Matthania, dernier fils de Josias, prit le titre de roi sous le nom de Sédécias, mais fut vassal de Babylone (2Ro 24:17). Dans la pensée de Jérémie, cette vassalité voulue de Dieu, le joug de Babylone, ne devait pas être secouée, mais acceptée comme un châtiment mérité. La vision de deux paniers de figues (Jer 24), où les bonnes figues représentent l'élite de la nation emmenée en captivité, et les mauvaises le reste du peuple demeuré à Jérusalem, nous instruit à ce sujet. Et mieux encore la lettre aux exilés (Jer 29), où le prophète leur conseillait de s'établir en Babylonie, d'y construire et d'y planter, de rejeter les songes décevants des faux prophètes qui les excitaient contre les vainqueurs. Les soixante-dix ans d'oppression annoncés jadis devront s'écouler avant que Dieu mette fin à la captivité.

Fidèle à cette conception, Jérémie dut lutter longtemps contre la fausse prophétie, contre Sémaja de Babylone, qui osa porter plainte contre lui au sujet de sa lettre (Jer 29:24,32) ; contre Hanania, qui exhortait le roi à se joindre à la coalition suscitée de nouveau par l'Egypte contre le joug de Babylone et en prédisait le succès. Jérémie, affublé d'un joug de bois symbolique, prêchait au peuple la soumission (Jer 27-28). Lors du voyage d'enquête fait par Sédécias à Babylone, Jérémie remit à Séraja, frère de Baruc, premier chambellan, un message secret pour les exilés, avec mission de jeter après lecture ce document dans l'Euphrate (Jer 51:59-64). La prédiction qu'il y faisait de la ruine certaine de Babylone ne fixait aucune échéance et ne contredisait ni ses plus intimes convictions, ni son opposition à la révolte.

Sédécias, aveuglé, se décida à rompre avec son suzerain, qui ne tarda pas à envahir l'Asie Antérieure et assiégea Jérusalem. Dès le début du siège, Sédécias s'adresse à Jérémie pour obtenir une consultation de l'Éternel. Le prophète prononce l'oracle qu'il ne cessera de répéter avec obstination, malgré les fureurs soulevées, malgré les apparences de la trahison, malgré les persécutions du dehors et les tourments de son propre coeur torturé : « Quiconque restera dans la ville y mourra ; quiconque en sortira pour se rendre aux Caldéens aura la vie sauve » (Jer 21). L'armée du pharaon Hophra ayant réussi à créer une diversion, Jérémie voulut profiter de ce répit pour se rendre à Anathoth. Arrêté et accusé de passer aux Caldéens, il fut enfermé d'abord dans une maison privée, puis, après une entrevue secrète avec Sédécias, dans la « cour de la prison », où il lui fut permis de recevoir ses amis et de continuer son ministère prophétique. Mais, de nombreux transfuges ayant à sa voix passé dans le camp caldéen, le parti militaire obtint sa condamnation à mort. Il fut descendu dans une citerne boueuse d'où la pitié d'un eunuque éthiopien le retira, sans doute avec la connivence du roi. Consulté une dernière fois en secret par Sédécias sur sa fuite ou sa reddition, il ne put décider le roi à obéir à l'oracle. Sédécias, arrêté dans sa fuite vers Jérico, fut amené à Ribla, quartier général de Nabuchodonosor, où il dut assister au massacre de ses fils et, après avoir eu les yeux crevés, partir pour l'exil. Ainsi périt la dynastie judéenne.

Le ministère de Jérémie se poursuivit à Mitspa, résidence du gouverneur de Judée Guédalia. Après son entrée à Jérusalem, Nebouzaradan, chef de la garde caldéenne, avait remis Jérémie en liberté. Pourtant celui-ci avait été joint aux caravanes d'exilés qui prenaient le chemin de Babylone. A Rama il fut relâché et Nebouzaradan lui offrit de grands honneurs s'il consentait à le suivre en Caldée. Malgré la perspective d'une activité nouvelle auprès des captifs, Jérémie, par un mutisme significatif, rejeta cette offre injurieuse qui témoignait d'une méconnaissance absolue de ses véritables sentiments à l'égard des ennemis de sa patrie.

Le séjour à Mitspa, que l'on réduit généralement à quelques mois, fut probablement d'une assez longue durée et permit à Jérémie de reprendre la suite de ses prophéties. La nouvelle rédaction de son livre, signalée au ch. 30, ne saurait se placer ailleurs. Postérieure à la ruine de Jérusalem, elle avait pour but de promettre le retour des captifs d'Israël et de Juda, par l'adjonction de ce que l'on a appelé à juste titre le recueil de consolation (Jer 30-33). L'oeuvre de restauration pieusement entreprise par Guédalia commençait à porter ses fruits, lorsque le gouverneur fut lâchement assassiné par un Juif de race royale, Ismaël, au cours d'un repas. Le meurtre eut lieu au septième mois (Jer 41:1 et suivants), le mois de tisri (sept. -oct.).

La prise de Jérusalem ayant eu lieu en la onzième année de Sédécias, au 4 e mois (d'après la notice Jer 39:2), il ne se serait écoulé jusque-là que trois mois. Chose à noter cependant, rien n'indique qu'il s'agisse de la même année. La notice est manifestement surajoutée au texte et les récits qui se succèdent dans les ch. 39-41 forment des morceaux indépendants. La mention du mois de tisri (Jer 41:1) a pour but de justifier l'arrivée à Mitspa d'une caravane de Juifs montant à Jérusalem pour porter « l'offrande et l'encens à la maison de l'Éternel » ; elle spécifie qu'il s'agissait de la fête des Tabernacles. La reprise de cette fête ne saurait s'expliquer sans un laps de temps plus considérable. Au reste, l'entrée de Nebouzaradan à Jérusalem n'eut lieu qu'au 5 e mois, et tous les faits relatés : démolition des remparts, dispersion des Judéens, constitution de bandes armées dans le désert de Judée et d'un parti nationaliste à la cour du roi d'Ammon sous la direction d'Ismaël, la conspiration de ce dernier et les avertissements adressés à Guedalia par un chef de bande nommé Johanan, le regain de confiance et le retour aux champs, les diverses récoltes mentionnées, --tout cela exige plusieurs années.

Or il se trouve que le livre de Jérémie mentionne une nouvelle transportation de captifs, qui eut lieu en la 23 e année de Nabuchodonosor, soit cinq ans après la ruine de Jérusalem, sans qu'on puisse saisir le motif de cette mesure rigoureuse (Jer 52:30). S'il fallait y voir des représailles pour le meurtre de Guédalia et le massacre de la garnison caldéenne, il serait naturel de conclure que quatre ans au moins s'écoulèrent avant le tragique événement, qui entraîna Jérémie, à la suite de Johanan et d'une foule de fugitifs, sur la route de l'Egypte (cf. les craintes exprimées par les fugitifs, Jer 41:16 43:3). Un séjour prolongé du prophète à Mitspa donne la clef de bien des questions critiques posées par diverses parties de son livre.

Les dernières pages de la biographie du prophète, où ne se trouvent plus que des résumés impersonnels de son activité et de ses discours, nous montrent Jérémie parvenu à une hôtellerie près de Bethléhem, menaçant de la fureur de Dieu ceux qui se réfugieraient en Egypte, emmené malgré cet oracle et ne cessant, à Daphné comme à Pathros, de protester contre cette infidélité au sol natal et aux ordres divins. Son ministère si douloureux s'acheva dans une lutte suprême contre l'idolâtrie des Juifs d'Egypte, spécialement des femmes qui y avaient transporté le culte de la « Reine du ciel ». Sa biographie se termine brusquement avec l'un de ses discours les plus enflammés (Jer 44). La tradition extra-canonique veut qu'il ait été lapidé par ses compatriotes irrités. Nous ignorons la durée de son séjour en Egypte, mais il comptait à son arrivée à Daphné quarante-quatre ans de ministère et environ soixante-neuf ans d'âge auxquels s'ajoutent au moins quelques années pour les derniers événements qui mirent fin à sa carrière presque surhumaine de fidèle martyr de l'Éternel.

VII. L'ORGANISATION DU LIVRE DE JÉRÉMIE.

Les rédactions successives du livre de Jérémie expliquent les graves désordres logiques et chronologiques qui y régnent d'un bout à l'autre. Dans bien des cas, des dates précises permettent de reconstituer le fil des événements ; mais trop souvent les données des discours sont applicables à des périodes diverses de la vie du prophète, et des passages entiers, parmi les plus caractéristiques, se retrouvent presque littéralement dans des prophéties appartenant à des recueils différents.

La première rédaction, commencée en la 4 e année de Jojakim et achevée l'année suivante (Jer 36:9), n'aurait été l'objet d'une lecture publique, d'après les LXX, qu'en la 8 e année de ce roi, et en la 5 e de Nabuchodonosor. Cette date, plus rapprochée de l'invasion des Caldéens, paraît la plus vraisemblable : elle explique mieux que celle de la bataille de Carkémis à la fois le contenu du rouleau et la célébration solennelle d'un jeûne national qui fut l'occasion de sa lecture par Baruc. Il va sans dire que la distinction n'est pas possible entre le premier rouleau détruit et le second qui le remplaça. Il est probable que Jérémie ne se borna pas à ajouter en appendice quelques discours, mais compléta et peut-être modifia assez sensiblement ses prophéties antérieures. Cette reconstitution ne fut pas achevée avant la première prise de Jérusalem, et comprit encore plusieurs prophéties datant du règne de Jéconia. Les rédactions postérieures amenèrent des changements importants dans ce premier recueil par l'introduction de quelques fragments historiques et de suscriptions destinées à former des groupes de prophéties. L'ordre primitif : oracles sur Israël, sur Juda, sur les Nations, ne fut pas entièrement respecté, bien qu'il forme encore le cadre général du livre. Les oracles sur Israël et sur Juda sont mélangés dans le premier groupe de prophéties et, lors de la constitution du second recueil, plusieurs oracles sur l'Israël des Dix Tribus, parmi les plus beaux, ont passé d'un recueil à l'autre. Le récit de la vocation formait-il déjà l'introduction du livre ? Cela paraît vraisemblable.

Le noyau du premier recueil se retrouve dans les ch. 2-20, divisés artificiellement par les suscriptions postérieures en cinq groupes de prophéties. On remarque que dans chaque groupe les divers oracles sont délimités par une formule provenant de l'auteur : « L'Éternel me dit... » L'ordre chronologique est défectueux : le 5 e groupe, prophéties sur le vase du potier (ch. 18-20), doit être antérieur au 4 e, prophéties sur la sécheresse, datant de Jojakim (ch. 14-17). En outre le morceau Jer 12:7 et suivants et le chapitre 13, datant de Jéconia, ont été ajoutés par erreur au 3 e groupe (11-13) qui, avec le 1 er groupe (2-6) et le 2 e (7-10), se rapporte au règne de Josias (Invasion des Scythes, réforme). La prophétie sur la sanctification du sabbat, dont l'authenticité a été contestée (Jer 17:19-27), s'expliquerait mieux à l'époque de la réforme, lorsque Jérémie s'efforçait de faire adopter par le peuple les clauses de l'alliance deutéronomique ; et ses rapports évidents avec l'oracle de Sophonie (Sop 3), qui plaident singulièrement en sa faveur, la rattachent au règne de Josias (2 e ou 3 e groupe).

Les prophéties sur Juda ne devaient pas se terminer sur la note douloureuse du ch. 20 (verset 14-18), où Jérémie maudit le jour de sa naissance. Un 6 e groupe devait comprendre les ch. 12 (verset 7,17) et 13, très proches de la première prise de Jérusalem, et se clore avec le ch. 22 où sont rassemblés des lamentations sur Josias et sur Joachaz, un jugement très sévère sur Jojakim et un oracle sur le triste sort réservé à Jéconia.

Les oracles sur les Nations formaient la 3 e partie du recueil primitif. Ils étaient probablement introduits par la prophétie du ch. 25 où Jérémie, par une image hardie, montre les nations s'enivrant à la coupe de la fureur de l'Éternel, et énumère les peuples qui seront précisément les objets de ces oracles. Les deux magnifiques prophéties contre l'Egypte (Jer 46) rappellent en plusieurs passages les imprécations de Sophonie : « Ce jour est au Seigneur, c'est un jour de vengeance » (Jer 46:10). Elles se rapportent à la bataille de Carkémis et se terminent par un oracle sur Israël (Jer 46:27,28) qui semble indiquer chez le prophète l'espoir de trouver dans le nouveau maître du monde, destructeur de l'Assyrie et vainqueur de l'Egypte, un libérateur des captifs d'Israël, comme le sera plus tard Cyrus. Le recueil d'oracles sur Moab et la plupart des prophéties contre les peuples voisins (Jer 47-49) devaient clore le premier rouleau.

La seconde rédaction fut faite sans doute à Mitspa, car c'est au lendemain de la ruine de Jérusalem que Jérémie reçut de nouveau l'ordre de prendre un rouleau et d'y mettre par écrit ses prophéties antérieures (Jer 30:1-4). D'après la suscription générale du livre, les prophéties s'étendent en effet du règne de Josias jusqu'à la 11 e année de Sédécias au 5 e mois (Jer 1:2 et suivant). Le noyau de ce nouveau recueil est constitué par les ch. 30-33. Jérémie y transcrivit des discours remontant au début de son ministère sous Josias et promettant le retour des Israélites des Dix Tribus. Ces discours empruntés au premier rouleau et qui offrent des ressemblances frappantes avec les prophéties des ch. 2 et 3, trouvaient ici une nouvelle application (cf. en particulier Jer 30:10,18-21 31:2-22) et ont dû être légèrement modifiés en vue de consoler les captifs de Sion (Jer 31:15 etc.). Le recueil contient en outre des prophéties contemporaines de la première prise de Jérusalem, la prophétie sur la Nouvelle Alliance (Jer 31:27,37), des discours composés lors de son séjour dans la cour de la prison (Jer 32 Jer 33). Cette seconde rédaction fut faite avec la collaboration de Baruc, qui dut ajouter à ce noyau de discours les récits mêlés de prophéties des ch. 21, 23-24 et les plus récents oracles contre les Nations. Ce fut sans doute aussi Baruc qui compléta le recueil primitif par quelques portions en prose (Jer 19-Jer 20 Jer 25).

Une troisième rédaction, commencée peut-être à Mitspa, fut faite en Egypte par les soins de Baruc, mais avec la collaboration de Jérémie, ce qui explique l'absence de tout récit sur les dernières années et sur la mort du prophète. Toute la partie historique, qui comprend les ch. 26 à 45 (avec la seule interruption du recueil de consolations : 30 à 33) fut rédigée alors, et Baruc y mit comme conclusion le court oracle que son maître lui avait adressé lors de la première rédaction (Jer 45).

Comment et à quelle époque le désordre actuel du livre, tant dans les prophéties que dans les récits historiques, prit-il naissance ? Nous ne sommes pas en mesure de répondre à cette question. Tout au plus peut-on apercevoir que des rapprochements réels ou imaginaires ont incité les copistes à intervertir l'ordre des morceaux. Par exemple, les ch. 20 (sous Jojakim) et 21 (sous Sédécias) se succèdent parce que deux individus y sont mentionnés qui se trouvent porter le même nom Pashkour (Vers. Syn., Pasur). Le ch. 22 (sous Jéconia) est placé à la suite parce qu'il débute par un oracle offrant la plus grande analogie avec la fin du ch. 21 (cf. Jer 21:12 et Jer 22:3). Une dernière opération fit adjoindre au livre, que clôt sans conteste la notice : « Jusqu'ici les paroles de Jérémie » (Jer 51:64), le supplément historique du ch. 52 qui n'a rien de commun avec lui.

L'authenticité d'un grand nombre de fragments et de quelques morceaux importants a été contestée. La ressemblance avec Ésaïe II a fait douter de plusieurs d'entre eux, particulièrement des ch. 30-31 du recueil de consolations, et on les attribue pour ce motif soit à ce prophète, soit à un auteur écrivant après le retour de l'exil. Mais les rapports de style avec des prophéties non contestées de Jérémie (ch. 2-3, etc.) sont encore plus étroits. Les espérances messianiques sont les mêmes que celles de notre prophète au ch. 23, et l'allusion qui y est faite au récit de sa vocation (Jer 31:28) est décisive en faveur de l'authenticité.

La grande prophétie contre Babylone (Jer 50 Jer 51) est rejetée par la plupart des critiques pour diverses raisons : sa longueur et sa monotonie, les nombreuses répétitions d'une péricope à l'autre, la ressemblance avec la prophétie correspondante d'Ésaïe (Esa 13-14), toutes deux paraissant assister à la chute de Babylone et provenir d'un auteur contemporain de l'invasion perse ; enfin les sentiments de Jérémie favorables à Babylone. Ce dernier argument est le fait d'une singulière méconnaissance de toute l'attitude du prophète vis-à-vis des Caldéens. Selon son oracle du ch. 25, les soixante-dix ans d'oppression écoulés, la Caldée devait à son tour succomber et le prophète était en droit de décrire cette chute comme un événement inévitable, inscrit dans les décrets de Dieu. Au reste, nous avons affaire ici non à un discours d'une longueur démesurée, mais à un recueil de prophéties, ayant comme les ch. 30-33 le caractère d'un recueil de consolations, et composé d'oracles prononcés à différentes époques. Là est la solution du problème.

Le noyau de ce recueil peut bien être, d'après la notice terminale, le volume datant de la 4 e année de Sédécias et dont un exemplaire devait être jeté dans l'Euphrate. Mais bien des strophes sont antérieures à cette date, se rapportant probablement à la première prise de Jérusalem sous Jéconia ; d'autres font clairement allusion à la destruction de la ville et du temple. (cf. Jer 50:28 51:11) Chose à noter, les ennemis appelés contre Babylone viendront du nord et ce seront non les Perses mais les Mèdes, ce qui situe le recueil à une époque antérieure à l'avènement de Cyrus.

A toutes les complications dont les rédactions successives sont l'origine, s'ajoute la question épineuse soulevée par l'ordre différent adopté dans la version des LXX et par leurs nombreuses omissions et additions. Les oracles contre les Nations, qui, dans le texte hébreu, figurent à la fin du livre (ch. 46-51), occupent une place centrale dans la version des LXX, où ils constituent les chapitres de Jer 25:13-31:40. Ils n'y sont d'ailleurs pas rangés dans le même ordre, le grec fournissant en tête les oracles contre les grandes nations Élam, Egypte, Babylone, puis les oracles contre les petits peuples : Philistie, Édom, etc. ; tandis que l'hébreu intercale les petits peuples entre l'Egypte en tête et Élam-Babylone en fin du recueil. Il résulte de cette disposition que les ch. 32-51 des LXX correspondent aux ch. 25:15 -45 5 du texte hébreu (25:14 étant supprimé). Le ch. 52 est identique. L'ordre adopté par la version grecque offre cet intérêt que le Jérémie des LXX s'achève sur le court oracle adressé par le prophète à son fidèle disciple Baruc (ch. 45 du texte hébreu) et, si l'on fait abstraction de l'appendice historique dont l'origine est postérieure (ch. 52), se poursuit par le livre apocryphe de Baruc.

De nombreuses hypothèses ont été émises pour expliquer cette divergence. Selon la dernière en date et la plus plausible, la version grecque aurait été faite d'après deux recueils séparés : le premier coïncidant dans son ensemble avec le recueil primitif de Jérémie (1re rédaction) et le second avec les recueils suivants. En un mot, la fusion de ces recueils et leur rédaction finale, peut-être déjà achevée en Palestine, était encore inconnue à Alexandrie au II° siècle av. J. -C. De là viendrait en définitive que la version des LXX soit plus fidèle à l'ordre primitif du livre, où les oracles sur les Nations, du moins ceux qui sont anciens, devaient se trouver à la suite du ch. 25, --non, il est vrai, entre le verset 13 et le verset 15, mais après la prophétie (voir 15-38) qui leurs sert d'introduction mieux que de conclusion.

Deux traducteurs différents ont été signalés pour chaque moitié du livre, dont le second est très inférieur au premier et s'est permis un plus grand nombre d'omissions. La majeure partie des omissions est due, soit à l'ignorance du sens véritable du texte, soit au désir de simplifier les formules et les épithètes. La plupart des passages ajoutés sont des gloses. Dans bien des cas, le texte original est facile à reconstituer d'après le rythme du vers, le parallélisme des stiques et la symétrie des strophes. Des progrès notables ont été faits dans ce sens, qui permettent de rendre au texte tout son relief et toute sa valeur poétique.

Le style de Jérémie est bien le reflet de sa personnalité. Son âme poétique est très proche de la nature, s'exprime en des images tirées du sol natal, de ces paysages palestiniens qu'il a profondément aimés : la branche d'amandier, les rives touffues du Jourdain, d'où se fait entendre le rugissement du lion, les oiseaux migrateurs, la cigogne qui connaît dans les cieux sa saison, la cabane de voyageur au désert... La mesure de l'élégie (qinâh), qu'il affectionne particulièrement, traduit la sensibilité de son coeur, que martèle l'épreuve sans l'ébranler, mais non sans lui arracher des plaintes poignantes. Nul mieux que lui n'a trouvé des accents angoissés pour exprimer les inquiétudes et les terreurs du peuple dans les périodes d'invasion, ou pour traduire l'appel désolé de Dieu à ses « enfants rebelles » et la réponse des pécheurs repentants : « Nous voici, nous venons à toi, car c'est toi, Éternel, qui es notre Dieu ! » Nul n'a trouvé des accents de pareille tendresse pour consoler les exilés : « Reviens, vierge d'Israël, vers ces villes qui sont à toi... » « Je les ramène par un chemin uni où ils ne chancellent pas, car je suis un Père pour Israël. » On saisit ici sur le vif l'influence exercée par Jérémie sur Ésaïe II.

Le caractère de Jérémie ressort clairement de telles expressions, qui atténuent ce que plusieurs de ses sentences, de ses sarcasmes, font préjuger de sévérité hautaine ou d'injuste pessimisme. Il se faisait violence à lui-même pour dénoncer l'incurable attachement du peuple au péché, ou l'indifférence criminelle des dirigeants : « Ils pansent à la légère la plaie de la fille de mon peuple. » S'il s'est dressé comme « une muraille d'airain » contre tous ceux qui entretenaient les funestes illusions du peuple, cette rigidité se résolvait dans sa vie intime en réflexions douloureuses : « Malheur à moi, ma mère, de ce que tu m'as fait naître homme de dispute pour tout le pays » (Jer 15:10) et, s'adressant à Dieu, il résume tout son ministère dans cette confession : « C'est pour t'obéir que je n'ai pas refusé d'être pasteur ; car, tu le sais, je n'ai pas désiré le jour du malheur » (Jer 17:16).

Quant à l'attitude de Jérémie lors du siège de Jérusalem, qui l'a fait accuser de trahison, et où de nos jours encore on croit voir une lamentable défaillance, elle fut nécessitée par son inflexible fidélité aux oracles que Dieu l'avait chargé de prononcer. A ses yeux, la royauté israélite était condamnée. Dieu ayant donné le pouvoir au roi de Babylone pour une période de soixante-dix ans. Dès lors, la révolte de Sédécias contre son suzerain était une révolte contre Dieu et un acte de déloyauté à l'égard de ce prince, auquel il était lié par un pacte solennel. Le seul moyen de salut, tant pour Sédécias lui-même que pour le peuple, consistait à rentrer dans l'ordre, à se soumettre aux conditions du souverain, même ennemi, imposé comme un châtiment par la volonté divine. Nul doute que, si Jérémie avait été écouté, les horreurs du siège n'eussent été épargnées à Jérusalem et la ruine du Temple évitée.

La pensée religieuse de Jérémie marque un progrès notable sur celle de ses devanciers. Par delà le siècle d'Ésaïe, où s'est développée la conception grandiose de Sion inviolable, de Jérusalem métropole religieuse du monde, arbitre des nations et dispensatrice de la paix, Jérémie donne la main à Amos et à Osée, pour dénoncer la plaie secrète et incurable par où s'échappe la vie d'Israël, pour regretter l'époque du désert, le premier amour et la première alliance. A vrai dire, Jérémie a d'abord espéré en la réforme de Josias pour le renouvellement de l'alliance compromise, et il a longtemps lutté avant d'admettre qu'elle fût rompue. Il a assisté impuissant et désolé, non seulement à l'échec de la réforme parmi le peuple, trop attaché aux idoles, mais à la mainmise sur le livre de la loi opérée audacieusement par les Scribes, qui ne se sont pas bornés à en prendre des copies, mais se sont empressés d'en tirer parti en faveur des ambitions de la caste. Jérémie leur en adresse le reproche non déguisé : « Comment pouvez-vous dire : Nous sommes des sages et la loi de l'Éternel est avec nous (avec notre parti) ? » L'oeuvre des Scribes était en réalité funeste à la loi, qu'elle détournait de son sens moral : « C'est pour le mensonge que travaille la plume mensongère des Scribes » (Jer 8:8). Déjà se dessine le mouvement qui fera de la loi, dès l'apparition d'un premier document officiel--pourtant le moins législatif et le plus imprégné de sentiments religieux--un instrument de domination pour les prêtres, la videra de son contenu spirituel et aboutira au règne de la lettre.

Dès lors, les sages enfoncés dans leur mensonge n'ont plus rien compris des desseins de Dieu (Jer 9:12). Ils se sont « glorifiés de leur sagesse » au lieu de chercher la gloire de Dieu, et, en contrecarrant les plans divins de salut, en persécutant Jérémie et les autres prophètes, en encourageant les rois de Juda dans des voies politiques funestes, ils ont conduit le peuple à sa ruine. Sans doute les menaces prophétiques sont toujours conditionnelles et les châtiments de Dieu n'ont pas pour but d'anéantir Israël. Même après la première prise de Jérusalem, Jérémie ne croit pas encore au rejet d'Israël. « Malheur à toi, Jérusalem ! jusques à quand tarderas-tu à te purifier ? » (Jer 13:27). Il y a toujours place par la purification au pardon de Dieu. Toutefois les leçons apprises chez le potier lui ont montré en Israël un vase que Dieu peut mettre au rebut s'il ne lui est plus utile, et remplacer par un autre à sa convenance. Les promesses de Dieu ne sont pas absolues, mais conditionnelles, et sa patience peut être lassée.

L'action symbolique de la ceinture de lin marque l'instant où Jérémie fut convaincu de la rupture de l'alliance. Dès lors sa pensée s'est reportée vers l'avenir, vers une ère messianique, où Dieu susciterait à David un « germe juste » (Jer 23:6), où l'Éternel serait le Dieu de « toutes les familles d'Israël » enfin réconciliées (Jer 31:1), où toutes les nations « seraient bénies » en l'Israël nouveau et « se glorifieraient de lui » (Jer 4:2). La dynastie royale s'éteindra, mais « les jours viennent » où Dieu suscitera un descendant spirituel de David, héritier de ses promesses, qui méritera de s'appeler « l'Éternel notre justice ».

En ces jours-là, sera traitée une nouvelle alliance qui remplacera l'alliance périmée (Jer 31:31). La vision de la nouvelle alliance, qui domine toute la seconde période du ministère de Jérémie, a été longuement préparée par ses pénibles expériences. A la lumière de ces expériences, sa religion s'est faite plus spiritualiste, et il a prêché la circoncision du coeur (Jer 4:4), plus individualiste, et il a préparé la prédication d'Ézéchiel, plus finaliste, et il a hardiment détourné ses regards du passé, de la loi gravée sur des tables de pierre, pour contempler l'ère d'une alliance nouvelle où la loi serait inscrite dans les coeurs.

A juste titre Jérémie peut être considéré comme un précurseur du Christ ; tel était le sentiment des contemporains de Jésus, qui, à l'ouïe de son Évangile, disaient de lui : « C'est Jérémie » (Mt 16:14).

Ed. B.

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    • Lévitique 1

      1 L’Eternel appela Moïse et lui dit depuis la *tente de la Rencontre :
      2 —Parle aux Israélites en ces termes : —Lorsque l’un d’entre vous offrira un animal en sacrifice à l’Eternel, il apportera un animal pris parmi le gros ou le petit bétail.
      3 Si c’est du gros bétail qu’on offre en *holocauste, on apportera un mâle sans défaut et on l’offrira à l’entrée de la *tente de la Rencontre afin d’être agréé par l’Eternel.
      4 Celui qui l’offre posera sa main sur la tête de l’animal et celui-ci sera accepté comme victime *expiatoire pour lui.
      5 Il égorgera le jeune taureau devant l’Eternel, et les descendants d’Aaron, les prêtres, offriront le sang. Ils en aspergeront tous les côtés de l’autel qui se trouve à l’entrée de la *tente de la Rencontre.
      6 On enlèvera la peau de la victime et on la découpera en quartiers.
      7 Puis les descendants du prêtre Aaron allumeront le feu sur l’autel et empileront des bûches sur le feu.
      8 Ensuite, ils disposeront les quartiers de viande, la tête et les parties grasses sur le bois en feu qui est sur l’autel.
      9 On lavera à l’eau les entrailles et les pattes, puis le prêtre brûlera le tout sur l’autel. C’est un holocauste, un sacrifice consumé par le feu dont l’odeur apaise l’Eternel.
      10 Si c’est du petit bétail qu’on offre en holocauste, on apportera un mouton ou un chevreau mâle et sans défaut.
      11 On l’égorgera devant l’Eternel, du côté nord de l’autel, et les prêtres, descendants d’Aaron, aspergeront de son sang tous les côtés de l’autel.
      12 On découpera la victime en quartiers, et le prêtre les disposera avec la tête et les parties grasses sur le bois en feu qui est sur l’autel.
      13 On lavera à l’eau les entrailles et les pattes, et le prêtre offrira le tout et le brûlera sur l’autel. C’est un holocauste, un sacrifice consumé par le feu, dont l’odeur apaise l’Eternel.
      14 Si quelqu’un offre des oiseaux comme holocauste à l’Eternel, il apportera des tourterelles ou des pigeonneaux.
      15 Le prêtre apportera la victime devant l’autel, lui détachera la tête qu’il brûlera sur l’autel ; il fera couler le sang contre la paroi de l’autel.
      16 Il enlèvera le jabot avec son contenu et le jettera près de l’autel, du côté est, dans le dépôt des cendres.
      17 Il ouvrira l’oiseau entre les ailes sans les détacher. Ensuite il le brûlera sur les bûches placées sur le feu de l’autel. C’est un holocauste, un sacrifice consumé par le feu, dont l’odeur apaise l’Eternel.

      Lévitique 2

      1 —Lorsque quelqu’un apportera à l’Eternel une offrande, elle consistera en fleur de farine qu’il arrosera d’huile et sur laquelle il mettra de l’*encens.
      2 Il l’apportera aux prêtres, descendants d’Aaron. L’un d’eux prendra une pleine poignée de farine arrosée d’huile, avec tout l’encens, et le prêtre la fera brûler pour servir de mémorial sur l’autel. C’est une offrande consumée par le feu, dont l’odeur apaise l’Eternel.
      3 Ce qui restera de cette offrande reviendra à Aaron et à ses descendants comme part très sainte de ce qui est consumé par le feu pour être offert à l’Eternel.
      4 Lorsqu’on apportera une offrande de pâte cuite au four, elle consistera en gâteaux sans *levain faits avec de la fleur de farine pétrie avec de l’huile, et en galettes sans levain arrosées d’huile.
      5 Si c’est une offrande rôtie sur le gril qu’on apporte, elle sera également faite de fleur de farine pétrie avec de l’huile sans addition de *levain.
      6 On la coupera en morceaux et on versera de l’huile dessus : c’est une offrande.
      7 Si c’est une offrande de céréales cuite à la poêle qu’on apporte, elle sera composée de fleur de farine et d’huile.
      8 On apportera l’offrande ainsi préparée à l’Eternel pour la remettre au prêtre qui l’approchera de l’autel.
      9 Il en prélèvera ce qui doit être offert comme mémorial et le brûlera sur l’autel. C’est une offrande consumée par le feu dont l’odeur apaise l’Eternel.
      10 Ce qui restera de l’offrande sera pour Aaron et ses fils, comme part très sainte de ce qui est consumé par le feu pour être offert à l’Eternel.
      11 Quelle que soit l’offrande qu’on apportera à l’Eternel, elle ne devra pas être confectionnée avec du levain, car on ne brûlera jamais ni levain ni miel pour l’Eternel.
      12 On en offrira à l’Eternel comme présents des premiers fruits, mais ils ne seront pas placés sur l’autel comme offrandes d’odeur apaisante.
      13 On salera toute offrande qu’on apportera. On n’omettra jamais de mettre du sel, qui représente l’alliance conclue par ton Dieu.
      14 Si on apporte à l’Eternel une offrande des premiers épis de la moisson, on présentera des grains qu’on aura broyés après avoir grillé les épis au feu pour cette offrande.
      15 Vous y verserez de l’huile et vous mettrez de l’*encens dessus ; c’est une offrande.
      16 Le prêtre brûlera comme mémorial une partie du grain et de l’huile avec tout l’encens. C’est une offrande consumée par le feu pour être offerte à l’Eternel.

      Lévitique 5

      1 —Si, dans une procédure de justice, quelqu’un entend la formule d’adjuration et ne dit pas ce qu’il sait alors qu’il est témoin ou qu’il a vu ou appris quelque chose, il portera la responsabilité de sa faute.
      2 Si quelqu’un touche par inadvertance une chose rituellement impure, que ce soit le cadavre d’une bête sauvage ou domestique impure, ou celui d’un reptile impur, il deviendra lui-même impur et sera coupable.
      3 Si quelqu’un touche par mégarde une impureté humaine dont le contact rend impur, dès qu’il s’en rendra compte, il sera coupable.
      4 Si quelqu’un s’est laissé aller de façon irréfléchie à prononcer un serment — qu’il lui fasse tort ou qu’il soit à son avantage — quel que puisse être ce serment, dès qu’il s’en rendra compte, il sera coupable.
      5 Si donc quelqu’un se trouve en faute dans l’un de ces cas, il avouera son péché,
      6 et, comme réparation envers l’Eternel pour la faute qu’il a commise, il apportera une femelle de petit bétail, brebis ou chèvre, en sacrifice pour le péché. Le prêtre accomplira pour lui le rite d’expiation pour son péché.
      7 —Si l’homme n’a pas les moyens de se procurer une brebis ou une chèvre, il apportera à l’Eternel, comme réparation pour son péché, deux tourterelles ou deux pigeonneaux ; l’un sera offert comme sacrifice pour le péché, l’autre comme holocauste.
      8 Il les apportera au prêtre qui offrira en premier lieu l’oiseau destiné au sacrifice pour le péché ; il lui rompra la nuque sans détacher complètement la tête,
      9 puis il fera l’aspersion du sang du sacrifice pour le péché sur la paroi de l’autel ; le reste du sang sera répandu sur le socle de l’autel. C’est un sacrifice pour le péché.
      10 Il offrira le second oiseau en holocauste selon la règle. Le prêtre accomplira ainsi pour cet homme le rite d’expiation pour sa faute, et il lui sera pardonné.
      11 S’il n’a pas les moyens de se procurer deux tourterelles ou deux pigeonneaux, il apportera en offrande pour sa faute trois kilogrammes de fleur de farine, en guise de sacrifice pour le péché. Il n’y versera pas d’huile, il n’y ajoutera pas d’*encens, car c’est un sacrifice pour le péché.
      12 Il l’apportera au prêtre, qui en prendra une pleine poignée pour servir de mémorial et la brûlera sur l’autel, sur les sacrifices et offrandes consumés par le feu qui appartiennent à l’Eternel. C’est un sacrifice pour le péché.
      13 Le prêtre accomplira ainsi le rite d’*expiation pour la faute que cet homme a commise, dans l’un ou l’autre des cas énumérés, et il lui sera pardonné. Le reste sera pour le prêtre, comme dans le cas de l’offrande.
      14 L’Eternel parla encore à Moïse :
      15 —Si quelqu’un se rend coupable d’une infraction, d’une faute involontaire à l’égard de ce qui est consacré à l’Eternel, il apportera à l’Eternel en guise de réparation un bélier sans défaut, choisi dans le troupeau, d’après ton estimation de sa valeur en pièces d’argent, selon l’unité de poids en vigueur au sanctuaire, pour le sacrifice de réparation.
      16 De plus, il apportera une compensation pour la faute qu’il a commise envers le sanctuaire ; cette compensation sera majorée d’un cinquième, et il la remettra au prêtre, qui fera l’expiation pour lui avec le bélier offert en sacrifice de réparation, et il lui sera pardonné.
      17 Si quelqu’un pèche en faisant sans le savoir l’une des choses que l’Eternel a interdites dans ses commandements, il sera tenu pour coupable et portera la responsabilité de sa faute.
      18 Il apportera au prêtre, pour le sacrifice de réparation, un bélier sans défaut, choisi dans le troupeau d’après ton estimation, et le prêtre accomplira pour lui le rite d’expiation pour la faute qu’il a commise involontairement, sans s’en rendre compte, et il lui sera pardonné.
      19 C’est un sacrifice de réparation, car cet homme était effectivement coupable envers l’Eternel.

      Lévitique 13

      1 L’Eternel parla à Moïse et à Aaron en ces termes :
      2 —Si une boursouflure, une dartre ou une tache sur la peau de quelqu’un devient une plaie qui fait suspecter une maladie de peau évolutive, du genre lèpre, on le présentera au prêtre Aaron ou à l’un de ses descendants.
      3 Celui-ci examinera cette affection de la peau. Si, à l’endroit malade, les poils sont devenus blancs et si la plaie forme une dépression dans la peau, c’est bien un cas de maladie de peau évolutive. Sur la base de l’examen, le prêtre déclarera cette personne impure.
      4 Mais si la tache blanche ne forme pas de dépression visible de la peau, et si le poil n’est pas devenu blanc, le prêtre isolera le sujet pendant sept jours.
      5 Le septième jour, il l’examinera. S’il constate que le mal est resté stationnaire sans s’étendre sur la peau, il isolera le malade une deuxième semaine,
      6 puis il procédera à un nouvel examen. Si la partie malade s’est estompée, et ne s’est pas étendue sur la peau, le prêtre déclarera cet homme pur ; c’est une simple dartre. La personne lavera ses vêtements et sera pure.
      7 Mais si la dartre s’étend sur la peau après que le prêtre a examiné la personne et l’ait déclarée pure, celle-ci retournera se faire examiner par le prêtre.
      8 Si celui-ci constate une extension de la dartre sur la peau, il déclarera la personne impure : c’est une maladie de peau évolutive.
      9 Lorsqu’un homme sera atteint d’une maladie de peau évolutive, on l’amènera au prêtre
      10 qui l’examinera. S’il constate une boursouflure blanche sur la peau qui ait fait blanchir le poil et qu’il y ait un bourgeonnement de chair vive dans la tumeur,
      11 c’est une maladie de peau infectieuse et chronique. Le prêtre déclarera cet homme impur ; il ne sera pas nécessaire de l’isoler, car il est manifestement impur.
      12 Mais si cette affection s’étend sur toute la peau du malade et le couvre de la tête aux pieds, où que porte le regard du prêtre,
      13 celui-ci procédera à un nouvel examen. S’il constate que l’éruption couvre tout le corps du malade, il le déclarera pur : puisqu’il est devenu complètement blanc, il est pur.
      14 Toutefois, le jour où l’on apercevra sur lui de la chair vive, il devient impur.
      15 Après avoir constaté la présence de cette chair vive, le prêtre déclarera la personne impure : la chair vive est impure : c’est une maladie de peau évolutive.
      16 Si la chair vive redevient blanche, la personne retournera auprès du prêtre
      17 qui l’examinera. S’il constate que la plaie est effectivement devenue blanche, il déclarera la chair pure, et la personne sera en état de pureté.
      18 Si quelqu’un avait sur la peau un abcès qui a guéri,
      19 mais qu’à la place de cet abcès apparaisse une boursouflure blanche ou une tache d’un blanc rougeâtre, cette personne se fera examiner par le prêtre.
      20 Si celui-ci constate un creux dans la peau et un blanchissement du poil, il déclarera cette personne impure : c’est une affection de peau infectieuse qui est en train de bourgeonner dans l’abcès.
      21 Mais si, à l’examen, le prêtre constate qu’il n’y a pas de poil blanc à cet endroit, ni de creux dans la peau et que la tache s’est estompée, il isolera le malade pendant sept jours.
      22 Si la tache s’étend sur la peau, il le déclarera impur : il a une maladie.
      23 Mais si la tache est restée stationnaire, sans s’étendre, ce n’est que la cicatrice de l’abcès ; alors le prêtre le déclarera pur.
      24 Autre cas : lorsque la peau de quelqu’un aura une brûlure causée par le feu et qu’il se forme sur l’endroit de cette brûlure une tache blanche ou d’un blanc rougeâtre,
      25 le prêtre l’examinera ; si le poil a viré au blanc dans la tache et s’il y a une dépression dans la peau, c’est une affection de peau infectieuse qui s’est développée sur la brûlure. Le prêtre déclarera cette personne impure, car elle est atteinte d’une maladie de peau évolutive.
      26 Si, au contraire, le prêtre, à l’examen, ne constate pas de poils blancs dans la tache, ni de dépression dans la peau, et si la tache s’est estompée, il isolera le sujet pendant sept jours.
      27 Il l’examinera le septième jour, si la tache s’est étendue sur la peau, il le déclarera impur car il est atteint d’une maladie de peau infectieuse.
      28 Mais si la tache est restée stationnaire, sans s’étendre, et qu’elle s’est estompée, c’était une boursouflure due à la brûlure ; le prêtre déclarera donc le sujet pur, car c’est la cicatrice de la brûlure.
      29 Si un homme ou une femme a une plaie à la tête ou au menton,
      30 le prêtre examinera cette plaie. Si elle forme une dépression dans la peau et qu’il s’y trouve du poil jaunâtre ou clairsemé, il déclarera cette personne impure : c’est la teigne, c’est-à-dire une maladie de peau infectieuse de la tête ou du menton.
      31 Mais si le prêtre constate, à l’examen, qu’il n’y a pas de dépression visible de la peau, sans toutefois qu’il y ait de poil noir, il isolera le sujet pendant sept jours.
      32 Le septième jour, s’il constate que l’éruption ne s’est pas étendue, qu’elle ne renferme pas de poil de couleur douteuse et que la plaie ne semble pas plus profonde que la peau,
      33 le malade se rasera — sauf à l’endroit de la plaie — et le prêtre l’isolera de nouveau pour sept jours.
      34 Le septième jour, il examinera le mal. Si le mal ne s’est pas étendu sur la peau et s’il ne forme pas de dépression visible, il le déclarera pur ; le sujet lavera ses vêtements et il sera pur.
      35 Mais si la teigne s’est étendue sur la peau après que le malade a été déclaré pur,
      36 le prêtre en fera le constat et n’aura pas besoin de vérifier si le poil est de couleur jaunâtre : la personne est impure.
      37 Si le mal semble stationnaire et que des poils sombres ont poussé à l’endroit malade, c’est qu’il est guéri et pur. Le prêtre déclarera la personne pure.
      38 Si un homme ou une femme a des taches blanches sur la peau,
      39 le prêtre l’examinera ; si les taches sont d’un blanc pâle, c’est une éruption bénigne : le sujet est pur.
      40 Lorsqu’un homme perd ses cheveux, c’est une calvitie ; il est pur.
      41 Si la tête se dégarnit sur le devant, c’est une calvitie du front ; il est pur.
      42 Mais si une plaie d’un blanc rougeâtre apparaît dans la partie chauve sur la tête ou sur le front, c’est une maladie de peau infectieuse qui s’est déclarée dans la partie chauve.
      43 Si, à l’examen, le prêtre constate que la plaie provoque une boursouflure d’un blanc rougeâtre sur le crâne ou sur le front chauve, et qu’elle a l’aspect d’une maladie évolutive de la peau,
      44 l’homme a une maladie infectieuse, il est impur, et le prêtre doit le déclarer impur. C’est à la tête que le mal l’a frappé.
      45 La personne atteinte d’une telle maladie de la peau portera des vêtements déchirés et aura la tête décoiffée ; elle se couvrira la partie inférieure du visage et criera : « Impur ! Impur ! »
      46 Tant qu’elle a ce mal, elle est impure. Elle habitera à l’écart, à l’extérieur du camp.
      47 —Si une tache de moisissure, du genre lèpre, apparaît sur des vêtements en laine ou en lin,
      48 ou sur un tissu ou un tricot de lin ou de laine, ou encore sur une peau ou sur un objet en cuir,
    • Lévitique 1

      1 וַיִּקְרָ֖א אֶל־מֹשֶׁ֑ה וַיְדַבֵּ֤ר יְהוָה֙ אֵלָ֔יו מֵאֹ֥הֶל מוֹעֵ֖ד לֵאמֹֽר׃
      2 דַּבֵּ֞ר אֶל־בְּנֵ֤י יִשְׂרָאֵל֙ וְאָמַרְתָּ֣ אֲלֵהֶ֔ם אָדָ֗ם כִּֽי־יַקְרִ֥יב מִכֶּ֛ם קָרְבָּ֖ן לַֽיהוָ֑ה מִן־הַבְּהֵמָ֗ה מִן־הַבָּקָר֙ וּמִן־הַצֹּ֔אן תַּקְרִ֖יבוּ אֶת־קָרְבַּנְכֶֽם׃
      3 אִם־עֹלָ֤ה קָרְבָּנוֹ֙ מִן־הַבָּקָ֔ר זָכָ֥ר תָּמִ֖ים יַקְרִיבֶ֑נּוּ אֶל־פֶּ֝תַח אֹ֤הֶל מוֹעֵד֙ יַקְרִ֣יב אֹת֔וֹ לִרְצֹנ֖וֹ לִפְנֵ֥י יְהוָֽה׃
      4 וְסָמַ֣ךְ יָד֔וֹ עַ֖ל רֹ֣אשׁ הָעֹלָ֑ה וְנִרְצָ֥ה ל֖וֹ לְכַפֵּ֥ר עָלָֽיו׃
      5 וְשָׁחַ֛ט אֶת־בֶּ֥ן הַבָּקָ֖ר לִפְנֵ֣י יְהוָ֑ה וְ֠הִקְרִיבוּ בְּנֵ֨י אַהֲרֹ֤ן הַֽכֹּֽהֲנִים֙ אֶת־הַדָּ֔ם וְזָרְק֨וּ אֶת־הַדָּ֤ם עַל־הַמִּזְבֵּ֙חַ֙ סָבִ֔יב אֲשֶׁר־פֶּ֖תַח אֹ֥הֶל מוֹעֵֽד׃
      6 וְהִפְשִׁ֖יט אֶת־הָעֹלָ֑ה וְנִתַּ֥ח אֹתָ֖הּ לִנְתָחֶֽיהָ׃
      7 וְ֠נָתְנוּ בְּנֵ֨י אַהֲרֹ֧ן הַכֹּהֵ֛ן אֵ֖שׁ עַל־הַמִּזְבֵּ֑חַ וְעָרְכ֥וּ עֵצִ֖ים עַל־הָאֵֽשׁ׃
      8 וְעָרְכ֗וּ בְּנֵ֤י אַהֲרֹן֙ הַכֹּ֣הֲנִ֔ים אֵ֚ת הַנְּתָחִ֔ים אֶת־הָרֹ֖אשׁ וְאֶת־הַפָּ֑דֶר עַל־הָעֵצִים֙ אֲשֶׁ֣ר עַל־הָאֵ֔שׁ אֲשֶׁ֖ר עַל־הַמִּזְבֵּֽחַ׃
      9 וְקִרְבּ֥וֹ וּכְרָעָ֖יו יִרְחַ֣ץ בַּמָּ֑יִם וְהִקְטִ֨יר הַכֹּהֵ֤ן אֶת־הַכֹּל֙ הַמִּזְבֵּ֔חָה עֹלָ֛ה אִשֵּׁ֥ה רֵֽיחַ־נִיח֖וֹחַ לַֽיהוָֽה׃
      10 וְאִם־מִן־הַצֹּ֨אן קָרְבָּנ֧וֹ מִן־הַכְּשָׂבִ֛ים א֥וֹ מִן־הָעִזִּ֖ים לְעֹלָ֑ה זָכָ֥ר תָּמִ֖ים יַקְרִיבֶֽנּוּ׃
      11 וְשָׁחַ֨ט אֹת֜וֹ עַ֣ל יֶ֧רֶךְ הַמִּזְבֵּ֛חַ צָפֹ֖נָה לִפְנֵ֣י יְהוָ֑ה וְזָרְק֡וּ בְּנֵי֩ אַהֲרֹ֨ן הַכֹּהֲנִ֧ים אֶת־דָּמ֛וֹ עַל־הַמִּזְבֵּ֖חַ סָבִֽיב׃
      12 וְנִתַּ֤ח אֹתוֹ֙ לִנְתָחָ֔יו וְאֶת־רֹאשׁ֖וֹ וְאֶת־פִּדְר֑וֹ וְעָרַ֤ךְ הַכֹּהֵן֙ אֹתָ֔ם עַל־הָֽעֵצִים֙ אֲשֶׁ֣ר עַל־הָאֵ֔שׁ אֲשֶׁ֖ר עַל־הַמִּזְבֵּֽחַ׃
      13 וְהַקֶּ֥רֶב וְהַכְּרָעַ֖יִם יִרְחַ֣ץ בַּמָּ֑יִם וְהִקְרִ֨יב הַכֹּהֵ֤ן אֶת־הַכֹּל֙ וְהִקְטִ֣יר הַמִּזְבֵּ֔חָה עֹלָ֣ה ה֗וּא אִשֵּׁ֛ה רֵ֥יחַ נִיחֹ֖חַ לַיהוָֽה׃
      14 וְאִ֧ם מִן־הָע֛וֹף עֹלָ֥ה קָרְבָּנ֖וֹ לַֽיהוָ֑ה וְהִקְרִ֣יב מִן־הַתֹּרִ֗ים א֛וֹ מִן־בְּנֵ֥י הַיּוֹנָ֖ה אֶת־קָרְבָּנֽוֹ׃
      15 וְהִקְרִיב֤וֹ הַכֹּהֵן֙ אֶל־הַמִּזְבֵּ֔חַ וּמָלַק֙ אֶת־רֹאשׁ֔וֹ וְהִקְטִ֖יר הַמִּזְבֵּ֑חָה וְנִמְצָ֣ה דָמ֔וֹ עַ֖ל קִ֥יר הַמִּזְבֵּֽחַ׃
      16 וְהֵסִ֥יר אֶת־מֻרְאָת֖וֹ בְּנֹצָתָ֑הּ וְהִשְׁלִ֨יךְ אֹתָ֜הּ אֵ֤צֶל הַמִּזְבֵּ֙חַ֙ קֵ֔דְמָה אֶל־מְק֖וֹם הַדָּֽשֶׁן׃
      17 וְשִׁסַּ֨ע אֹת֣וֹ בִכְנָפָיו֮ לֹ֣א יַבְדִּיל֒ וְהִקְטִ֨יר אֹת֤וֹ הַכֹּהֵן֙ הַמִּזְבֵּ֔חָה עַל־הָעֵצִ֖ים אֲשֶׁ֣ר עַל־הָאֵ֑שׁ עֹלָ֣ה ה֗וּא אִשֵּׁ֛ה רֵ֥יחַ נִיחֹ֖חַ לַיהוָֽה׃

      Lévitique 2

      1 וְנֶ֗פֶשׁ כִּֽי־תַקְרִ֞יב קָרְבַּ֤ן מִנְחָה֙ לַֽיהוָ֔ה סֹ֖לֶת יִהְיֶ֣ה קָרְבָּנ֑וֹ וְיָצַ֤ק עָלֶ֙יהָ֙ שֶׁ֔מֶן וְנָתַ֥ן עָלֶ֖יהָ לְבֹנָֽה׃
      2 וֶֽהֱבִיאָ֗הּ אֶל־בְּנֵ֣י אַהֲרֹן֮ הַכֹּהֲנִים֒ וְקָמַ֨ץ מִשָּׁ֜ם מְלֹ֣א קֻמְצ֗וֹ מִסָּלְתָּהּ֙ וּמִשַּׁמְנָ֔הּ עַ֖ל כָּל־לְבֹנָתָ֑הּ וְהִקְטִ֨יר הַכֹּהֵ֜ן אֶת־אַזְכָּרָתָהּ֙ הַמִּזְבֵּ֔חָה אִשֵּׁ֛ה רֵ֥יחַ נִיחֹ֖חַ לַיהוָֽה׃
      3 וְהַנּוֹתֶ֙רֶת֙ מִן־הַמִּנְחָ֔ה לְאַהֲרֹ֖ן וּלְבָנָ֑יו קֹ֥דֶשׁ קָֽדָשִׁ֖ים מֵאִשֵּׁ֥י יְהוָֽה׃
      4 וְכִ֥י תַקְרִ֛ב קָרְבַּ֥ן מִנְחָ֖ה מַאֲפֵ֣ה תַנּ֑וּר סֹ֣לֶת חַלּ֤וֹת מַצֹּת֙ בְּלוּלֹ֣ת בַּשֶּׁ֔מֶן וּרְקִיקֵ֥י מַצּ֖וֹת מְשֻׁחִ֥ים בַּשָּֽׁמֶן׃
      5 וְאִם־מִנְחָ֥ה עַל־הַֽמַּחֲבַ֖ת קָרְבָּנֶ֑ךָ סֹ֛לֶת בְּלוּלָ֥ה בַשֶּׁ֖מֶן מַצָּ֥ה תִהְיֶֽה׃
      6 פָּת֤וֹת אֹתָהּ֙ פִּתִּ֔ים וְיָצַקְתָּ֥ עָלֶ֖יהָ שָׁ֑מֶן מִנְחָ֖ה הִֽוא׃
      7 וְאִם־מִנְחַ֥ת מַרְחֶ֖שֶׁת קָרְבָּנֶ֑ךָ סֹ֥לֶת בַּשֶּׁ֖מֶן תֵּעָשֶֽׂה׃
      8 וְהֵבֵאתָ֣ אֶת־הַמִּנְחָ֗ה אֲשֶׁ֧ר יֵעָשֶׂ֛ה מֵאֵ֖לֶּה לַיהוָ֑ה וְהִקְרִיבָהּ֙ אֶל־הַכֹּהֵ֔ן וְהִגִּישָׁ֖הּ אֶל־הַמִּזְבֵּֽחַ׃
      9 וְהֵרִ֨ים הַכֹּהֵ֤ן מִן־הַמִּנְחָה֙ אֶת־אַזְכָּ֣רָתָ֔הּ וְהִקְטִ֖יר הַמִּזְבֵּ֑חָה אִשֵּׁ֛ה רֵ֥יחַ נִיחֹ֖חַ לַיהוָֽה׃
      10 וְהַנּוֹתֶ֙רֶת֙ מִן־הַמִּנְחָ֔ה לְאַהֲרֹ֖ן וּלְבָנָ֑יו קֹ֥דֶשׁ קָֽדָשִׁ֖ים מֵאִשֵּׁ֥י יְהוָֽה׃
      11 כָּל־הַמִּנְחָ֗ה אֲשֶׁ֤ר תַּקְרִ֙יבוּ֙ לַיהוָ֔ה לֹ֥א תֵעָשֶׂ֖ה חָמֵ֑ץ כִּ֤י כָל־שְׂאֹר֙ וְכָל־דְּבַ֔שׁ לֹֽא־תַקְטִ֧ירוּ מִמֶּ֛נּוּ אִשֶּׁ֖ה לַֽיהוָֽה׃
      12 קָרְבַּ֥ן רֵאשִׁ֛ית תַּקְרִ֥יבוּ אֹתָ֖ם לַיהוָ֑ה וְאֶל־הַמִּזְבֵּ֥חַ לֹא־יַעֲל֖וּ לְרֵ֥יחַ נִיחֹֽחַ׃
      13 וְכָל־קָרְבַּ֣ן מִנְחָתְךָ֮ בַּמֶּ֣לַח תִּמְלָח֒ וְלֹ֣א תַשְׁבִּ֗ית מֶ֚לַח בְּרִ֣ית אֱלֹהֶ֔יךָ מֵעַ֖ל מִנְחָתֶ֑ךָ עַ֥ל כָּל־קָרְבָּנְךָ֖ תַּקְרִ֥יב מֶֽלַח׃
      14 וְאִם־תַּקְרִ֛יב מִנְחַ֥ת בִּכּוּרִ֖ים לַיהוָ֑ה אָבִ֞יב קָל֤וּי בָּאֵשׁ֙ גֶּ֣רֶשׂ כַּרְמֶ֔ל תַּקְרִ֕יב אֵ֖ת מִנְחַ֥ת בִּכּוּרֶֽיךָ׃
      15 וְנָתַתָּ֤ עָלֶ֙יהָ֙ שֶׁ֔מֶן וְשַׂמְתָּ֥ עָלֶ֖יהָ לְבֹנָ֑ה מִנְחָ֖ה הִֽוא׃
      16 וְהִקְטִ֨יר הַכֹּהֵ֜ן אֶת־אַזְכָּרָתָ֗הּ מִגִּרְשָׂהּ֙ וּמִשַּׁמְנָ֔הּ עַ֖ל כָּל־לְבֹנָתָ֑הּ אִשֶּׁ֖ה לַיהוָֽה׃

      Lévitique 5

      1 וְנֶ֣פֶשׁ כִּֽי־תֶחֱטָ֗א וְשָֽׁמְעָה֙ ק֣וֹל אָלָ֔ה וְה֣וּא עֵ֔ד א֥וֹ רָאָ֖ה א֣וֹ יָדָ֑ע אִם־ל֥וֹא יַגִּ֖יד וְנָשָׂ֥א עֲוֺנֽוֹ׃
      2 א֣וֹ נֶ֗פֶשׁ אֲשֶׁ֣ר תִּגַּע֮ בְּכָל־דָּבָ֣ר טָמֵא֒ אוֹ֩ בְנִבְלַ֨ת חַיָּ֜ה טְמֵאָ֗ה א֤וֹ בְּנִבְלַת֙ בְּהֵמָ֣ה טְמֵאָ֔ה א֕וֹ בְּנִבְלַ֖ת שֶׁ֣רֶץ טָמֵ֑א וְנֶעְלַ֣ם מִמֶּ֔נּוּ וְה֥וּא טָמֵ֖א וְאָשֵֽׁם׃
      3 א֣וֹ כִ֤י יִגַּע֙ בְּטֻמְאַ֣ת אָדָ֔ם לְכֹל֙ טֻמְאָת֔וֹ אֲשֶׁ֥ר יִטְמָ֖א בָּ֑הּ וְנֶעְלַ֣ם מִמֶּ֔נּוּ וְה֥וּא יָדַ֖ע וְאָשֵֽׁם׃
      4 א֣וֹ נֶ֡פֶשׁ כִּ֣י תִשָּׁבַע֩ לְבַטֵּ֨א בִשְׂפָתַ֜יִם לְהָרַ֣ע ׀ א֣וֹ לְהֵיטִ֗יב לְ֠כֹל אֲשֶׁ֨ר יְבַטֵּ֧א הָאָדָ֛ם בִּשְׁבֻעָ֖ה וְנֶעְלַ֣ם מִמֶּ֑נּוּ וְהוּא־יָדַ֥ע וְאָשֵׁ֖ם לְאַחַ֥ת מֵאֵֽלֶּה׃
      5 וְהָיָ֥ה כִֽי־יֶאְשַׁ֖ם לְאַחַ֣ת מֵאֵ֑לֶּה וְהִ֨תְוַדָּ֔ה אֲשֶׁ֥ר חָטָ֖א עָלֶֽיהָ׃
      6 וְהֵבִ֣יא אֶת־אֲשָׁמ֣וֹ לַיהוָ֡ה עַ֣ל חַטָּאתוֹ֩ אֲשֶׁ֨ר חָטָ֜א נְקֵבָ֨ה מִן־הַצֹּ֥אן כִּשְׂבָּ֛ה אֽוֹ־שְׂעִירַ֥ת עִזִּ֖ים לְחַטָּ֑את וְכִפֶּ֥ר עָלָ֛יו הַכֹּהֵ֖ן מֵחַטָּאתֽוֹ׃
      7 וְאִם־לֹ֨א תַגִּ֣יע יָדוֹ֮ דֵּ֣י שֶׂה֒ וְהֵבִ֨יא אֶת־אֲשָׁמ֜וֹ אֲשֶׁ֣ר חָטָ֗א שְׁתֵּ֥י תֹרִ֛ים אֽוֹ־שְׁנֵ֥י בְנֵֽי־יוֹנָ֖ה לַֽיהוָ֑ה אֶחָ֥ד לְחַטָּ֖את וְאֶחָ֥ד לְעֹלָֽה׃
      8 וְהֵבִ֤יא אֹתָם֙ אֶל־הַכֹּהֵ֔ן וְהִקְרִ֛יב אֶת־אֲשֶׁ֥ר לַחַטָּ֖את רִאשׁוֹנָ֑ה וּמָלַ֧ק אֶת־רֹאשׁ֛וֹ מִמּ֥וּל עָרְפּ֖וֹ וְלֹ֥א יַבְדִּֽיל׃
      9 וְהִזָּ֞ה מִדַּ֤ם הַחַטָּאת֙ עַל־קִ֣יר הַמִּזְבֵּ֔חַ וְהַנִּשְׁאָ֣ר בַּדָּ֔ם יִמָּצֵ֖ה אֶל־יְס֣וֹד הַמִּזְבֵּ֑חַ חַטָּ֖את הֽוּא׃
      10 וְאֶת־הַשֵּׁנִ֛י יַעֲשֶׂ֥ה עֹלָ֖ה כַּמִּשְׁפָּ֑ט וְכִפֶּ֨ר עָלָ֧יו הַכֹּהֵ֛ן מֵחַטָּאת֥וֹ אֲשֶׁר־חָטָ֖א וְנִסְלַ֥ח לֽוֹ׃
      11 וְאִם־לֹא֩ תַשִּׂ֨יג יָד֜וֹ לִשְׁתֵּ֣י תֹרִ֗ים אוֹ֮ לִשְׁנֵ֣י בְנֵי־יוֹנָה֒ וְהֵבִ֨יא אֶת־קָרְבָּנ֜וֹ אֲשֶׁ֣ר חָטָ֗א עֲשִׂירִ֧ת הָאֵפָ֛ה סֹ֖לֶת לְחַטָּ֑את לֹא־יָשִׂ֨ים עָלֶ֜יהָ שֶׁ֗מֶן וְלֹא־יִתֵּ֤ן עָלֶ֙יהָ֙ לְבֹנָ֔ה כִּ֥י חַטָּ֖את הִֽיא׃
      12 וֶהֱבִיאָהּ֮ אֶל־הַכֹּהֵן֒ וְקָמַ֣ץ הַכֹּהֵ֣ן ׀ מִ֠מֶּנָּה מְל֨וֹא קֻמְצ֜וֹ אֶת־אַזְכָּרָתָה֙ וְהִקְטִ֣יר הַמִּזְבֵּ֔חָה עַ֖ל אִשֵּׁ֣י יְהוָ֑ה חַטָּ֖את הִֽוא׃
      13 וְכִפֶּר֩ עָלָ֨יו הַכֹּהֵ֜ן עַל־חַטָּאת֧וֹ אֲשֶׁר־חָטָ֛א מֵֽאַחַ֥ת מֵאֵ֖לֶּה וְנִסְלַ֣ח ל֑וֹ וְהָיְתָ֥ה לַכֹּהֵ֖ן כַּמִּנְחָֽה׃
      14 וַיְדַבֵּ֥ר יְהוָ֖ה אֶל־מֹשֶׁ֥ה לֵּאמֹֽר׃
      15 נֶ֚פֶשׁ כִּֽי־תִמְעֹ֣ל מַ֔עַל וְחָֽטְאָה֙ בִּשְׁגָגָ֔ה מִקָּדְשֵׁ֖י יְהוָ֑ה וְהֵבִיא֩ אֶת־אֲשָׁמ֨וֹ לַֽיהוָ֜ה אַ֧יִל תָּמִ֣ים מִן־הַצֹּ֗אן בְּעֶרְכְּךָ֛ כֶּֽסֶף־שְׁקָלִ֥ים בְּשֶֽׁקֶל־הַקֹּ֖דֶשׁ לְאָשָֽׁם׃
      16 וְאֵ֣ת אֲשֶׁר֩ חָטָ֨א מִן־הַקֹּ֜דֶשׁ יְשַׁלֵּ֗ם וְאֶת־חֲמִֽישִׁתוֹ֙ יוֹסֵ֣ף עָלָ֔יו וְנָתַ֥ן אֹת֖וֹ לַכֹּהֵ֑ן וְהַכֹּהֵ֗ן יְכַפֵּ֥ר עָלָ֛יו בְּאֵ֥יל הָאָשָׁ֖ם וְנִסְלַ֥ח לֽוֹ׃
      17 וְאִם־נֶ֙פֶשׁ֙ כִּ֣י תֶֽחֱטָ֔א וְעָֽשְׂתָ֗ה אַחַת֙ מִכָּל־מִצְוֺ֣ת יְהוָ֔ה אֲשֶׁ֖ר לֹ֣א תֵעָשֶׂ֑ינָה וְלֹֽא־יָדַ֥ע וְאָשֵׁ֖ם וְנָשָׂ֥א עֲוֺנֽוֹ׃
      18 וְ֠הֵבִיא אַ֣יִל תָּמִ֧ים מִן־הַצֹּ֛אן בְּעֶרְכְּךָ֥ לְאָשָׁ֖ם אֶל־הַכֹּהֵ֑ן וְכִפֶּר֩ עָלָ֨יו הַכֹּהֵ֜ן עַ֣ל שִׁגְגָת֧וֹ אֲשֶׁר־שָׁגָ֛ג וְה֥וּא לֹֽא־יָדַ֖ע וְנִסְלַ֥ח לֽוֹ׃
      19 אָשָׁ֖ם ה֑וּא אָשֹׁ֥ם אָשַׁ֖ם לַיהוָֽה׃

      Lévitique 13

      1 וַיְדַבֵּ֣ר יְהוָ֔ה אֶל־מֹשֶׁ֥ה וְאֶֽל־אַהֲרֹ֖ן לֵאמֹֽר׃
      2 אָדָ֗ם כִּֽי־יִהְיֶ֤ה בְעוֹר־בְּשָׂרוֹ֙ שְׂאֵ֤ת אֽוֹ־סַפַּ֙חַת֙ א֣וֹ בַהֶ֔רֶת וְהָיָ֥ה בְעוֹר־בְּשָׂר֖וֹ לְנֶ֣גַע צָרָ֑עַת וְהוּבָא֙ אֶל־אַהֲרֹ֣ן הַכֹּהֵ֔ן א֛וֹ אֶל־אַחַ֥ד מִבָּנָ֖יו הַכֹּהֲנִֽים׃
      3 וְרָאָ֣ה הַכֹּהֵ֣ן אֶת־הַנֶּ֣גַע בְּעֽוֹר־הַ֠בָּשָׂר וְשֵׂעָ֨ר בַּנֶּ֜גַע הָפַ֣ךְ ׀ לָבָ֗ן וּמַרְאֵ֤ה הַנֶּ֙גַע֙ עָמֹק֙ מֵע֣וֹר בְּשָׂר֔וֹ נֶ֥גַע צָרַ֖עַת ה֑וּא וְרָאָ֥הוּ הַכֹּהֵ֖ן וְטִמֵּ֥א אֹתֽוֹ׃
      4 וְאִם־בַּהֶרֶת֩ לְבָנָ֨ה הִ֜וא בְּע֣וֹר בְּשָׂר֗וֹ וְעָמֹק֙ אֵין־מַרְאֶ֣הָ מִן־הָע֔וֹר וּשְׂעָרָ֖ה לֹא־הָפַ֣ךְ לָבָ֑ן וְהִסְגִּ֧יר הַכֹּהֵ֛ן אֶת־הַנֶּ֖גַע שִׁבְעַ֥ת יָמִֽים׃
      5 וְרָאָ֣הוּ הַכֹּהֵן֮ בַּיּ֣וֹם הַשְּׁבִיעִי֒ וְהִנֵּ֤ה הַנֶּ֙גַע֙ עָמַ֣ד בְּעֵינָ֔יו לֹֽא־פָשָׂ֥ה הַנֶּ֖גַע בָּע֑וֹר וְהִסְגִּיר֧וֹ הַכֹּהֵ֛ן שִׁבְעַ֥ת יָמִ֖ים שֵׁנִֽית׃
      6 וְרָאָה֩ הַכֹּהֵ֨ן אֹת֜וֹ בַּיּ֣וֹם הַשְּׁבִיעִי֮ שֵׁנִית֒ וְהִנֵּה֙ כֵּהָ֣ה הַנֶּ֔גַע וְלֹא־פָשָׂ֥ה הַנֶּ֖גַע בָּע֑וֹר וְטִהֲר֤וֹ הַכֹּהֵן֙ מִסְפַּ֣חַת הִ֔יא וְכִבֶּ֥ס בְּגָדָ֖יו וְטָהֵֽר׃
      7 וְאִם־פָּשֹׂ֨ה תִפְשֶׂ֤ה הַמִּסְפַּ֙חַת֙ בָּע֔וֹר אַחֲרֵ֧י הֵרָאֹת֛וֹ אֶל־הַכֹּהֵ֖ן לְטָהֳרָת֑וֹ וְנִרְאָ֥ה שֵׁנִ֖ית אֶל־הַכֹּהֵֽן׃
      8 וְרָאָה֙ הַכֹּהֵ֔ן וְהִנֵּ֛ה פָּשְׂתָ֥ה הַמִּסְפַּ֖חַת בָּע֑וֹר וְטִמְּא֥וֹ הַכֹּהֵ֖ן צָרַ֥עַת הִֽוא׃
      9 נֶ֣גַע צָרַ֔עַת כִּ֥י תִהְיֶ֖ה בְּאָדָ֑ם וְהוּבָ֖א אֶל־הַכֹּהֵֽן׃
      10 וְרָאָ֣ה הַכֹּהֵ֗ן וְהִנֵּ֤ה שְׂאֵת־לְבָנָה֙ בָּע֔וֹר וְהִ֕יא הָפְכָ֖ה שֵׂעָ֣ר לָבָ֑ן וּמִֽחְיַ֛ת בָּשָׂ֥ר חַ֖י בַּשְׂאֵֽת׃
      11 צָרַ֨עַת נוֹשֶׁ֤נֶת הִוא֙ בְּע֣וֹר בְּשָׂר֔וֹ וְטִמְּא֖וֹ הַכֹּהֵ֑ן לֹ֣א יַסְגִּרֶ֔נּוּ כִּ֥י טָמֵ֖א הֽוּא׃
      12 וְאִם־פָּר֨וֹחַ תִּפְרַ֤ח הַצָּרַ֙עַת֙ בָּע֔וֹר וְכִסְּתָ֣ה הַצָּרַ֗עַת אֵ֚ת כָּל־ע֣וֹר הַנֶּ֔גַע מֵרֹאשׁ֖וֹ וְעַד־רַגְלָ֑יו לְכָל־מַרְאֵ֖ה עֵינֵ֥י הַכֹּהֵֽן׃
      13 וְרָאָ֣ה הַכֹּהֵ֗ן וְהִנֵּ֨ה כִסְּתָ֤ה הַצָּרַ֙עַת֙ אֶת־כָּל־בְּשָׂר֔וֹ וְטִהַ֖ר אֶת־הַנָּ֑גַע כֻּלּ֛וֹ הָפַ֥ךְ לָבָ֖ן טָה֥וֹר הֽוּא׃
      14 וּבְי֨וֹם הֵרָא֥וֹת בּ֛וֹ בָּשָׂ֥ר חַ֖י יִטְמָֽא׃
      15 וְרָאָ֧ה הַכֹּהֵ֛ן אֶת־הַבָּשָׂ֥ר הַחַ֖י וְטִמְּא֑וֹ הַבָּשָׂ֥ר הַחַ֛י טָמֵ֥א ה֖וּא צָרַ֥עַת הֽוּא׃
      16 א֣וֹ כִ֥י יָשׁ֛וּב הַבָּשָׂ֥ר הַחַ֖י וְנֶהְפַּ֣ךְ לְלָבָ֑ן וּבָ֖א אֶל־הַכֹּהֵֽן׃
      17 וְרָאָ֙הוּ֙ הַכֹּהֵ֔ן וְהִנֵּ֛ה נֶהְפַּ֥ךְ הַנֶּ֖גַע לְלָבָ֑ן וְטִהַ֧ר הַכֹּהֵ֛ן אֶת־הַנֶּ֖גַע טָה֥וֹר הֽוּא׃
      18 וּבָשָׂ֕ר כִּֽי־יִהְיֶ֥ה בֽוֹ־בְעֹר֖וֹ שְׁחִ֑ין וְנִרְפָּֽא׃
      19 וְהָיָ֞ה בִּמְק֤וֹם הַשְּׁחִין֙ שְׂאֵ֣ת לְבָנָ֔ה א֥וֹ בַהֶ֖רֶת לְבָנָ֣ה אֲדַמְדָּ֑מֶת וְנִרְאָ֖ה אֶל־הַכֹּהֵֽן׃
      20 וְרָאָ֣ה הַכֹּהֵ֗ן וְהִנֵּ֤ה מַרְאֶ֙הָ֙ שָׁפָ֣ל מִן־הָע֔וֹר וּשְׂעָרָ֖הּ הָפַ֣ךְ לָבָ֑ן וְטִמְּא֧וֹ הַכֹּהֵ֛ן נֶֽגַע־צָרַ֥עַת הִ֖וא בַּשְּׁחִ֥ין פָּרָֽחָה׃
      21 וְאִ֣ם ׀ יִרְאֶ֣נָּה הַכֹּהֵ֗ן וְהִנֵּ֤ה אֵֽין־בָּהּ֙ שֵׂעָ֣ר לָבָ֔ן וּשְׁפָלָ֥ה אֵינֶ֛נָּה מִן־הָע֖וֹר וְהִ֣יא כֵהָ֑ה וְהִסְגִּיר֥וֹ הַכֹּהֵ֖ן שִׁבְעַ֥ת יָמִֽים׃
      22 וְאִם־פָּשֹׂ֥ה תִפְשֶׂ֖ה בָּע֑וֹר וְטִמֵּ֧א הַכֹּהֵ֛ן אֹת֖וֹ נֶ֥גַע הִֽוא׃
      23 וְאִם־תַּחְתֶּ֜יהָ תַּעֲמֹ֤ד הַבַּהֶ֙רֶת֙ לֹ֣א פָשָׂ֔תָה צָרֶ֥בֶת הַשְּׁחִ֖ין הִ֑וא וְטִהֲר֖וֹ הַכֹּהֵֽן׃
      24 א֣וֹ בָשָׂ֔ר כִּֽי־יִהְיֶ֥ה בְעֹר֖וֹ מִכְוַת־אֵ֑שׁ וְֽהָיְתָ֞ה מִֽחְיַ֣ת הַמִּכְוָ֗ה בַּהֶ֛רֶת לְבָנָ֥ה אֲדַמְדֶּ֖מֶת א֥וֹ לְבָנָֽה׃
      25 וְרָאָ֣ה אֹתָ֣הּ הַכֹּהֵ֡ן וְהִנֵּ֣ה נֶהְפַּךְ֩ שֵׂעָ֨ר לָבָ֜ן בַּבַּהֶ֗רֶת וּמַרְאֶ֙הָ֙ עָמֹ֣ק מִן־הָע֔וֹר צָרַ֣עַת הִ֔וא בַּמִּכְוָ֖ה פָּרָ֑חָה וְטִמֵּ֤א אֹתוֹ֙ הַכֹּהֵ֔ן נֶ֥גַע צָרַ֖עַת הִֽוא׃
      26 וְאִ֣ם ׀ יִרְאֶ֣נָּה הַכֹּהֵ֗ן וְהִנֵּ֤ה אֵֽין־בַּבֶּהֶ֙רֶת֙ שֵׂעָ֣ר לָבָ֔ן וּשְׁפָלָ֥ה אֵינֶ֛נָּה מִן־הָע֖וֹר וְהִ֣וא כֵהָ֑ה וְהִסְגִּיר֥וֹ הַכֹּהֵ֖ן שִׁבְעַ֥ת יָמִֽים׃
      27 וְרָאָ֥הוּ הַכֹּהֵ֖ן בַּיּ֣וֹם הַשְּׁבִיעִ֑י אִם־פָּשֹׂ֤ה תִפְשֶׂה֙ בָּע֔וֹר וְטִמֵּ֤א הַכֹּהֵן֙ אֹת֔וֹ נֶ֥גַע צָרַ֖עַת הִֽוא׃
      28 וְאִם־תַּחְתֶּיהָ֩ תַעֲמֹ֨ד הַבַּהֶ֜רֶת לֹא־פָשְׂתָ֤ה בָעוֹר֙ וְהִ֣וא כֵהָ֔ה שְׂאֵ֥ת הַמִּכְוָ֖ה הִ֑וא וְטִֽהֲרוֹ֙ הַכֹּהֵ֔ן כִּֽי־צָרֶ֥בֶת הַמִּכְוָ֖ה הִֽוא׃
      29 וְאִישׁ֙ א֣וֹ אִשָּׁ֔ה כִּֽי־יִהְיֶ֥ה ב֖וֹ נָ֑גַע בְּרֹ֖אשׁ א֥וֹ בְזָקָֽן׃
      30 וְרָאָ֨ה הַכֹּהֵ֜ן אֶת־הַנֶּ֗גַע וְהִנֵּ֤ה מַרְאֵ֙הוּ֙ עָמֹ֣ק מִן־הָע֔וֹר וּב֛וֹ שֵׂעָ֥ר צָהֹ֖ב דָּ֑ק וְטִמֵּ֨א אֹת֤וֹ הַכֹּהֵן֙ נֶ֣תֶק ה֔וּא צָרַ֧עַת הָרֹ֛אשׁ א֥וֹ הַזָּקָ֖ן הֽוּא׃
      31 וְכִֽי־יִרְאֶ֨ה הַכֹּהֵ֜ן אֶת־נֶ֣גַע הַנֶּ֗תֶק וְהִנֵּ֤ה אֵין־מַרְאֵ֙הוּ֙ עָמֹ֣ק מִן־הָע֔וֹר וְשֵׂעָ֥ר שָׁחֹ֖ר אֵ֣ין בּ֑וֹ וְהִסְגִּ֧יר הַכֹּהֵ֛ן אֶת־נֶ֥גַע הַנֶּ֖תֶק שִׁבְעַ֥ת יָמִֽים׃
      32 וְרָאָ֨ה הַכֹּהֵ֣ן אֶת־הַנֶּגַע֮ בַּיּ֣וֹם הַשְּׁבִיעִי֒ וְהִנֵּה֙ לֹא־פָשָׂ֣ה הַנֶּ֔תֶק וְלֹא־הָ֥יָה ב֖וֹ שֵׂעָ֣ר צָהֹ֑ב וּמַרְאֵ֣ה הַנֶּ֔תֶק אֵ֥ין עָמֹ֖ק מִן־הָעֽוֹר׃
      33 וְהִ֨תְגַּלָּ֔ח וְאֶת־הַנֶּ֖תֶק לֹ֣א יְגַלֵּ֑חַ וְהִסְגִּ֨יר הַכֹּהֵ֧ן אֶת־הַנֶּ֛תֶק שִׁבְעַ֥ת יָמִ֖ים שֵׁנִֽית׃
      34 וְרָאָה֩ הַכֹּהֵ֨ן אֶת־הַנֶּ֜תֶק בַּיּ֣וֹם הַשְּׁבִיעִ֗י וְ֠הִנֵּה לֹא־פָשָׂ֤ה הַנֶּ֙תֶק֙ בָּע֔וֹר וּמַרְאֵ֕הוּ אֵינֶ֥נּוּ עָמֹ֖ק מִן־הָע֑וֹר וְטִהַ֤ר אֹתוֹ֙ הַכֹּהֵ֔ן וְכִבֶּ֥ס בְּגָדָ֖יו וְטָהֵֽר׃
      35 וְאִם־פָּשֹׂ֥ה יִפְשֶׂ֛ה הַנֶּ֖תֶק בָּע֑וֹר אַחֲרֵ֖י טָהֳרָתֽוֹ׃
      36 וְרָאָ֙הוּ֙ הַכֹּהֵ֔ן וְהִנֵּ֛ה פָּשָׂ֥ה הַנֶּ֖תֶק בָּע֑וֹר לֹֽא־יְבַקֵּ֧ר הַכֹּהֵ֛ן לַשֵּׂעָ֥ר הַצָּהֹ֖ב טָמֵ֥א הֽוּא׃
      37 וְאִם־בְּעֵינָיו֩ עָמַ֨ד הַנֶּ֜תֶק וְשֵׂעָ֨ר שָׁחֹ֧ר צָֽמַח־בּ֛וֹ נִרְפָּ֥א הַנֶּ֖תֶק טָה֣וֹר ה֑וּא וְטִהֲר֖וֹ הַכֹּהֵֽן׃
      38 וְאִישׁ֙ אֽוֹ־אִשָּׁ֔ה כִּֽי־יִהְיֶ֥ה בְעוֹר־בְּשָׂרָ֖ם בֶּהָרֹ֑ת בֶּהָרֹ֖ת לְבָנֹֽת׃
      39 וְרָאָ֣ה הַכֹּהֵ֗ן וְהִנֵּ֧ה בְעוֹר־בְּשָׂרָ֛ם בֶּהָרֹ֖ת כֵּה֣וֹת לְבָנֹ֑ת בֹּ֥הַק ה֛וּא פָּרַ֥ח בָּע֖וֹר טָה֥וֹר הֽוּא׃
      40 וְאִ֕ישׁ כִּ֥י יִמָּרֵ֖ט רֹאשׁ֑וֹ קֵרֵ֥חַ ה֖וּא טָה֥וֹר הֽוּא׃
      41 וְאִם֙ מִפְּאַ֣ת פָּנָ֔יו יִמָּרֵ֖ט רֹאשׁ֑וֹ גִּבֵּ֥חַ ה֖וּא טָה֥וֹר הֽוּא׃
      42 וְכִֽי־יִהְיֶ֤ה בַקָּרַ֙חַת֙ א֣וֹ בַגַּבַּ֔חַת נֶ֖גַע לָבָ֣ן אֲדַמְדָּ֑ם צָרַ֤עַת פֹּרַ֙חַת֙ הִ֔וא בְּקָרַחְתּ֖וֹ א֥וֹ בְגַבַּחְתּֽוֹ׃
      43 וְרָאָ֨ה אֹת֜וֹ הַכֹּהֵ֗ן וְהִנֵּ֤ה שְׂאֵת־הַנֶּ֙גַע֙ לְבָנָ֣ה אֲדַמְדֶּ֔מֶת בְּקָרַחְתּ֖וֹ א֣וֹ בְגַבַּחְתּ֑וֹ כְּמַרְאֵ֥ה צָרַ֖עַת ע֥וֹר בָּשָֽׂר׃
      44 אִישׁ־צָר֥וּעַ ה֖וּא טָמֵ֣א ה֑וּא טַמֵּ֧א יְטַמְּאֶ֛נּוּ הַכֹּהֵ֖ן בְּרֹאשׁ֥וֹ נִגְעֽוֹ׃
      45 וְהַצָּר֜וּעַ אֲשֶׁר־בּ֣וֹ הַנֶּ֗גַע בְּגָדָ֞יו יִהְי֤וּ פְרֻמִים֙ וְרֹאשׁוֹ֙ יִהְיֶ֣ה פָר֔וּעַ וְעַל־שָׂפָ֖ם יַעְטֶ֑ה וְטָמֵ֥א ׀ טָמֵ֖א יִקְרָֽא׃
      46 כָּל־יְמֵ֞י אֲשֶׁ֨ר הַנֶּ֥גַע בּ֛וֹ יִטְמָ֖א טָמֵ֣א ה֑וּא בָּדָ֣ד יֵשֵׁ֔ב מִח֥וּץ לַֽמַּחֲנֶ֖ה מוֹשָׁבֽוֹ׃
      47 וְהַבֶּ֕גֶד כִּֽי־יִהְיֶ֥ה ב֖וֹ נֶ֣גַע צָרָ֑עַת בְּבֶ֣גֶד צֶ֔מֶר א֖וֹ בְּבֶ֥גֶד פִּשְׁתִּֽים׃
      48 א֤וֹ בִֽשְׁתִי֙ א֣וֹ בְעֵ֔רֶב לַפִּשְׁתִּ֖ים וְלַצָּ֑מֶר א֣וֹ בְע֔וֹר א֖וֹ בְּכָל־מְלֶ֥אכֶת עֽוֹר׃
    • Lévitique 1

      1 Yahweh called to Moses, and spoke to him out of the Tent of Meeting, saying,
      2 "Speak to the children of Israel, and tell them, 'When anyone of you offers an offering to Yahweh, you shall offer your offering of the livestock, from the herd and from the flock.
      3 "'If his offering is a burnt offering from the herd, he shall offer a male without blemish. He shall offer it at the door of the Tent of Meeting, that he may be accepted before Yahweh.
      4 He shall lay his hand on the head of the burnt offering, and it shall be accepted for him to make atonement for him.
      5 He shall kill the bull before Yahweh. Aaron's sons, the priests, shall present the blood and sprinkle the blood around on the altar that is at the door of the Tent of Meeting.
      6 He shall flay the burnt offering, and cut it into pieces.
      7 The sons of Aaron the priest shall put fire on the altar, and lay wood in order on the fire;
      8 and Aaron's sons, the priests, shall lay the pieces, the head, and the fat in order on the wood that is on the fire which is on the altar;
      9 but its innards and its legs he shall wash with water. The priest shall burn the whole on the altar, for a burnt offering, an offering made by fire, of a pleasant aroma to Yahweh.
      10 "'If his offering is from the flock, from the sheep, or from the goats, for a burnt offering, he shall offer a male without blemish.
      11 He shall kill it on the north side of the altar before Yahweh. Aaron's sons, the priests, shall sprinkle its blood around on the altar.
      12 He shall cut it into its pieces, with its head and its fat. The priest shall lay them in order on the wood that is on the fire which is on the altar,
      13 but the innards and the legs he shall wash with water. The priest shall offer the whole, and burn it on the altar. It is a burnt offering, an offering made by fire, of a pleasant aroma to Yahweh.
      14 "'If his offering to Yahweh is a burnt offering of birds, then he shall offer his offering of turtledoves, or of young pigeons.
      15 The priest shall bring it to the altar, and wring off its head, and burn it on the altar; and its blood shall be drained out on the side of the altar;
      16 and he shall take away its crop with its filth, and cast it beside the altar on the east part, in the place of the ashes.
      17 He shall tear it by its wings, but shall not divide it apart. The priest shall burn it on the altar, on the wood that is on the fire. It is a burnt offering, an offering made by fire, of a pleasant aroma to Yahweh.

      Lévitique 2

      1 "'When anyone offers an offering of a meal offering to Yahweh, his offering shall be of fine flour; and he shall pour oil on it, and put frankincense on it.
      2 He shall bring it to Aaron's sons, the priests; and he shall take his handful of its fine flour, and of its oil, with all its frankincense; and the priest shall burn its memorial on the altar, an offering made by fire, of a pleasant aroma to Yahweh.
      3 That which is left of the meal offering shall be Aaron's and his sons'. It is a most holy thing of the offerings of Yahweh made by fire.
      4 "'When you offer an offering of a meal offering baked in the oven, it shall be unleavened cakes of fine flour mixed with oil, or unleavened wafers anointed with oil.
      5 If your offering is a meal offering of the griddle, it shall be of unleavened fine flour, mixed with oil.
      6 You shall cut it in pieces, and pour oil on it. It is a meal offering.
      7 If your offering is a meal offering of the pan, it shall be made of fine flour with oil.
      8 You shall bring the meal offering that is made of these things to Yahweh: and it shall be presented to the priest, and he shall bring it to the altar.
      9 The priest shall take from the meal offering its memorial, and shall burn it on the altar, an offering made by fire, of a pleasant aroma to Yahweh.
      10 That which is left of the meal offering shall be Aaron's and his sons'. It is a thing most holy of the offerings of Yahweh made by fire.
      11 "'No meal offering, which you shall offer to Yahweh, shall be made with yeast; for you shall burn no yeast, nor any honey, as an offering made by fire to Yahweh.
      12 As an offering of firstfruits you shall offer them to Yahweh: but they shall not ascend for a pleasant aroma on the altar.
      13 Every offering of your meal offering you shall season with salt; neither shall you allow the salt of the covenant of your God to be lacking from your meal offering. With all your offerings you shall offer salt.
      14 "'If you offer a meal offering of first fruits to Yahweh, you shall offer for the meal offering of your first fruits grain in the ear parched with fire, bruised grain of the fresh ear.
      15 You shall put oil on it, and lay frankincense on it: it is a meal offering.
      16 The priest shall burn as its memorial, part of its bruised grain, and part of its oil, along with all its frankincense: it is an offering made by fire to Yahweh.

      Lévitique 5

      1 "'If anyone sins, in that he hears the voice of adjuration, he being a witness, whether he has seen or known, if he doesn't report it, then he shall bear his iniquity.
      2 "'Or if anyone touches any unclean thing, whether it is the carcass of an unclean animal, or the carcass of unclean livestock, or the carcass of unclean creeping things, and it is hidden from him, and he is unclean, then he shall be guilty.
      3 "'Or if he touches the uncleanness of man, whatever his uncleanness is with which he is unclean, and it is hidden from him; when he knows of it, then he shall be guilty.
      4 "'Or if anyone swears rashly with his lips to do evil, or to do good, whatever it is that a man might utter rashly with an oath, and it is hidden from him; when he knows of it, then he shall be guilty of one of these.
      5 It shall be, when he is guilty of one of these, he shall confess that in which he has sinned:
      6 and he shall bring his trespass offering to Yahweh for his sin which he has sinned, a female from the flock, a lamb or a goat, for a sin offering; and the priest shall make atonement for him concerning his sin.
      7 "'If he can't afford a lamb, then he shall bring his trespass offering for that in which he has sinned, two turtledoves, or two young pigeons, to Yahweh; one for a sin offering, and the other for a burnt offering.
      8 He shall bring them to the priest, who shall first offer the one which is for the sin offering, and wring off its head from its neck, but shall not sever it completely.
      9 He shall sprinkle some of the blood of the sin offering on the side of the altar; and the rest of the blood shall be drained out at the base of the altar. It is a sin offering.
      10 He shall offer the second for a burnt offering, according to the ordinance; and the priest shall make atonement for him concerning his sin which he has sinned, and he shall be forgiven.
      11 "'But if he can't afford two turtledoves, or two young pigeons, then he shall bring his offering for that in which he has sinned, the tenth part of an ephah of fine flour for a sin offering. He shall put no oil on it, neither shall he put any frankincense on it, for it is a sin offering.
      12 He shall bring it to the priest, and the priest shall take his handful of it as the memorial portion, and burn it on the altar, on the offerings of Yahweh made by fire. It is a sin offering.
      13 The priest shall make atonement for him concerning his sin that he has sinned in any of these things, and he will be forgiven; and the rest shall be the priest's, as the meal offering.'"
      14 Yahweh spoke to Moses, saying,
      15 "If anyone commits a trespass, and sins unwittingly, in the holy things of Yahweh; then he shall bring his trespass offering to Yahweh, a ram without blemish from the flock, according to your estimation in silver by shekels, after the shekel of the sanctuary, for a trespass offering.
      16 He shall make restitution for that which he has done wrong in the holy thing, and shall add a fifth part to it, and give it to the priest; and the priest shall make atonement for him with the ram of the trespass offering, and he will be forgiven.
      17 "If anyone sins, and does any of the things which Yahweh has commanded not to be done; though he didn't know it, yet he is guilty, and shall bear his iniquity.
      18 He shall bring a ram without blemish from of the flock, according to your estimation, for a trespass offering, to the priest; and the priest shall make atonement for him concerning the thing in which he sinned and didn't know it, and he will be forgiven.
      19 It is a trespass offering. He is certainly guilty before Yahweh."

      Lévitique 13

      1 Yahweh spoke to Moses and to Aaron, saying,
      2 "When a man shall have a rising in his body's skin, or a scab, or a bright spot, and it becomes in the skin of his body the plague of leprosy, then he shall be brought to Aaron the priest, or to one of his sons, the priests:
      3 and the priest shall examine the plague in the skin of the body: and if the hair in the plague has turned white, and the appearance of the plague is deeper than the body's skin, it is the plague of leprosy; and the priest shall examine him, and pronounce him unclean.
      4 If the bright spot is white in the skin of his body, and its appearance isn't deeper than the skin, and its hair hasn't turned white, then the priest shall isolate the infected person for seven days.
      5 The priest shall examine him on the seventh day, and, behold, if in his eyes the plague is arrested, and the plague hasn't spread in the skin, then the priest shall isolate him for seven more days.
      6 The priest shall examine him again on the seventh day; and behold, if the plague has faded, and the plague hasn't spread in the skin, then the priest shall pronounce him clean. It is a scab. He shall wash his clothes, and be clean.
      7 But if the scab spreads on the skin, after he has shown himself to the priest for his cleansing, he shall show himself to the priest again.
      8 The priest shall examine him; and behold, if the scab has spread on the skin, then the priest shall pronounce him unclean. It is leprosy.
      9 "When the plague of leprosy is in a man, then he shall be brought to the priest;
      10 and the priest shall examine him. Behold, if there is a white rising in the skin, and it has turned the hair white, and there is raw flesh in the rising,
      11 it is a chronic leprosy in the skin of his body, and the priest shall pronounce him unclean. He shall not isolate him, for he is unclean.
      12 "If the leprosy breaks out all over the skin, and the leprosy covers all the skin of the infected person from his head even to his feet, as far as it appears to the priest;
      13 then the priest shall examine him; and, behold, if the leprosy has covered all his flesh, he shall pronounce him clean of the plague. It has all turned white: he is clean.
      14 But whenever raw flesh appears in him, he shall be unclean.
      15 The priest shall examine the raw flesh, and pronounce him unclean: the raw flesh is unclean. It is leprosy.
      16 Or if the raw flesh turns again, and is changed to white, then he shall come to the priest;
      17 and the priest shall examine him; and, behold, if the plague has turned white, then the priest shall pronounce him clean of the plague. He is clean.
      18 "When the body has a boil on its skin, and it has healed,
      19 and in the place of the boil there is a white rising, or a bright spot, reddish-white, then it shall be shown to the priest;
      20 and the priest shall examine it; and behold, if its appearance is lower than the skin, and its hair has turned white, then the priest shall pronounce him unclean. It is the plague of leprosy. It has broken out in the boil.
      21 But if the priest examines it, and behold, there are no white hairs in it, and it isn't deeper than the skin, but is dim, then the priest shall isolate him seven days.
      22 If it spreads in the skin, then the priest shall pronounce him unclean. It is a plague.
      23 But if the bright spot stays in its place, and hasn't spread, it is the scar from the boil; and the priest shall pronounce him clean.
      24 "Or when the body has a burn from fire on its skin, and the raw flesh of the burn becomes a bright spot, reddish-white, or white,
      25 then the priest shall examine it; and behold, if the hair in the bright spot has turned white, and its appearance is deeper than the skin; it is leprosy. It has broken out in the burning, and the priest shall pronounce him unclean. It is the plague of leprosy.
      26 But if the priest examines it, and behold, there is no white hair in the bright spot, and it isn't lower than the skin, but is faded; then the priest shall isolate him seven days.
      27 The priest shall examine him on the seventh day. If it has spread in the skin, then the priest shall pronounce him unclean. It is the plague of leprosy.
      28 If the bright spot stays in its place, and hasn't spread in the skin, but is faded, it is the swelling from the burn, and the priest shall pronounce him clean; for it is the scar from the burn.
      29 "When a man or woman has a plague on the head or on the beard,
      30 then the priest shall examine the plague; and behold, if its appearance is deeper than the skin, and the hair in it is yellow and thin, then the priest shall pronounce him unclean: it is an itch, it is leprosy of the head or of the beard.
      31 If the priest examines the plague of itching, and behold, its appearance isn't deeper than the skin, and there is no black hair in it, then the priest shall isolate him the person infected with itching seven days.
      32 On the seventh day the priest shall examine the plague; and behold, if the itch hasn't spread, and there is no yellow hair in it, and the appearance of the itch isn't deeper than the skin,
      33 then he shall be shaved, but he shall not shave the itch; and the priest shall shut him up who has the itch seven more days.
      34 On the seventh day, the priest shall examine the itch; and behold, if the itch hasn't spread in the skin, and its appearance isn't deeper than the skin, then the priest shall pronounce him clean. He shall wash his clothes, and be clean.
      35 But if the itch spreads in the skin after his cleansing,
      36 then the priest shall examine him; and behold, if the itch has spread in the skin, the priest shall not look for the yellow hair; he is unclean.
      37 But if in his eyes the itch is arrested, and black hair has grown in it; the itch is healed, he is clean. The priest shall pronounce him clean.
      38 "When a man or a woman has bright spots in the skin of the body, even white bright spots;
      39 then the priest shall examine them; and behold, if the bright spots on the skin of their body are a dull white, it is a harmless rash, it has broken out in the skin; he is clean.
      40 "If a man's hair has fallen from his head, he is bald. He is clean.
      41 If his hair has fallen off from the front part of his head, he is forehead bald. He is clean.
      42 But if there is in the bald head, or the bald forehead, a reddish-white plague; it is leprosy breaking out in his bald head, or his bald forehead.
      43 Then the priest shall examine him; and, behold, if the rising of the plague is reddish-white in his bald head, or in his bald forehead, like the appearance of leprosy in the skin of the flesh,
      44 he is a leprous man. He is unclean. The priest shall surely pronounce him unclean. His plague is on his head.
      45 "The leper in whom the plague is shall wear torn clothes, and the hair of his head shall hang loose. He shall cover his upper lip, and shall cry, 'Unclean! Unclean!'
      46 All the days in which the plague is in him he shall be unclean. He is unclean. He shall dwell alone. Outside of the camp shall be his dwelling.
      47 "The garment also that the plague of leprosy is in, whether it is a woolen garment, or a linen garment;
      48 whether it is in warp, or woof; of linen, or of wool; whether in a skin, or in anything made of skin;
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