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JÉSUS-CHRIST (6)

V La personne de Jésus.

1.

LA SAINTETE.

Si nous ne possédons pas une biographie de Jésus, nous possédons un portrait de Jésus. Et tous les documents sont conformes à ce portrait. La physionomie morale de Jésus ne varie pas. Il y a entre le 4 e évang, et les trois premiers des différences de point de vue qu'il ne faut pas méconnaître ; l'hommage rendu à la personnalité de Jésus est le même. Cette personnalité apparaît d'emblée comme unique parce que, d'emblée, elle est sainte. Y a-t-il développement moral ? Rien ne l'exclut, mais rien ne l'indique. La personnalité de Jésus apparaît toute formée. Au reste, l'idée d'un développement intérieur n'exclut pas la sainteté, si la sainteté consiste à être égal à ses devoirs dans quelque circonstance que ce soit. Les quelques indications des évangiles, sur l'enfance de Jésus sont, à cet égard, concordantes. Elles parlent d'une croissance en sagesse et en grâce, c'est-à-dire d'un développement harmonieux dans le bien. La sainteté de Jésus n'est pas une collection de vertus : c'est l'état d'une âme saine, qui obéit constamment à la volonté de Dieu, manifestée dans une conscience que rien ne trouble. C'est l'attitude de consécration permanente, où l'instinct est absolument soumis au devoir. Ce qui caractérise la sainteté, c'est également l'accord des vertus contraires. Cet accord se rencontre chez le Jésus des évangile, sans rien de systématique ni de voulu.

Il n'y a entre lui et le Père aucune séparation. « Ma nourriture, dit-il, c'est de faire la volonté de Celui qui m'a envoyé » (Jn 4:34). « Moi et le Père, nous sommes un » (Jn 10:30). « Qui de vous me convaincra de péché ? » (Jn 8:46). Ce sont des textes johanniques : ils sont le commentaire exact des actes de Jésus, tels que les expose la tradition synoptique. Sans cette communion constante avec Dieu, tout serait incompréhensible en lui : sa vie, son enseignement, sa puissance de guérison.

L'histoire ne peut pas affirmer l'existence d'un être saint. La foi seule peut parler de la sainteté de Jésus. Il y a, nous l'avons vu, une explication populaire du mystère qui est ancienne, et qui a trouvé un accueil très général : c'est la naissance miraculeuse. Ce qui tient à coeur aux narrateurs des évangiles, c'est l'intervention initiale et sanctifiante de l'Esprit aux origines de Jésus. Le miracle indéniable, pour eux comme pour nous, c'est qu'il y ait eu sur la terre un homme tel que Jésus, et les chrétiens d'aujourd'hui l'expliquent comme eux par l'action du Saint-Esprit. Il faut se rappeler ce que dit Frommel de ce fait initial d'une donnée plénière irréductible à l'analyse, inaccessible à l'humanité comme telle : le mystère d'une filiation divine dans une conscience humaine. Ce mystère est insoluble. Il ne suffit pas de dire, comme l'ont fait des théologiens modernes, que le péché originel ne se transmet pas par la mère. L'Église catholique est dans la logique, sinon dans la vérité, en admettant l'Immaculée Conception de la Vierge, ce qui ne fait d'ailleurs que reculer la difficulté.

Pour nous, la vénération qui est due à la mère du Sauveur ne dépend pas de l'authenticité d'une tradition à propos de laquelle il ne faut pas oublier que c'est l'Esprit qui donne la vie. Nous croyons que la naissance de Jésus a été environnée de pressentiments et de visions qui ont laissé leur empreinte sur l'âme pieuse d'une telle mère. Nous comprenons le prix que l'âme chrétienne attache à ces admirables récits. Quant à ceux que des difficultés historiques empêchent d'adhérer à l'explication traditionnelle, ce qui peut les tranquilliser, c'est que l'apôtre Paul n'ait fait aucune allusion à cette tradition, ce qui permet de penser qu'elle n'a fleuri qu'après lui. Quoi qu'il en soit, la foi chrétienne affirme la sainteté de Jésus.

Dans l'existence de Jésus, telle que la raconte la tradition évangélique, y a-t-il des faits qui infirment ce jugement de la foi ? On a examiné la vie de Jésus au microscope avec le désir d'y trouver une tare. On n'a rien trouvé. Il y a cependant quelques points délicats qu'il faut examiner.

Le baptême

Le baptême de Jean était un baptême de repentance, destiné à préserver de la colère à venir. Or, Jésus s'est soumis à ce baptême. Qu'il y ait eu là toujours un problème pour la tradition, c'est ce que prouve la version de l'évangile des Hébreux : « Voici que la mère et les frères du Seigneur lui dirent : Jean-Baptiste baptise pour la rémission des péchés ; allons nous faire baptiser par lui. Mais lui de leur dire : Quel péché ai-je commis, que je me fasse baptiser par lui ? A moins que ce que je dis ne soit le fait de l'ignorance. » Jésus admettait donc qu'il avait pu pécher inconsciemment. Mais ce scrupule qu'on lui prête est purement conjectural. Dans l'évangile de Matthieu, Jean arrête Jésus qui vient se faire baptiser : « C'est moi qui aurais besoin d'être baptisé par toi, et toi, tu viens à moi ! » A quoi Jésus répond :

« Laisse faire pour le moment, car il est convenable que nous accomplissions ainsi toute justice » (Mt 3:13-17). Il y aurait donc là une préoccupation de satisfaire à toutes les exigences de la loi divine, quel que fût l'état d'âme de Jésus. La tradition la plus ancienne ne sait rien de cet épisode, qui fait l'effet d'avoir été combiné pour répondre à la question dont nous parlions tout à l'heure. Cette inquiétude, en soi, était-elle ou non légitime ? Le baptême de Jean consistait à se consacrer à Dieu en prévision de la venue prochaine du Règne de Dieu. Ceci supposait en général qu'on se reconnaissait pécheur. Mais le baptême comportait, à côté de l'élément de purification, un élément de consécration. Cet élément a pu prédominer jusqu'à devenir essentiel. Comme l'a reconnu M. Loisy, « le baptême de pénitence ne rendait pas coupables ceux qui venaient sans péché pour le recevoir : un juste pouvait s'y prêter pour signifier sa volonté de vivre purement, sans avouer des péchés qu'il n'avait pas commis. Il manifestait sa résolution de se préparer, selon son pouvoir, à l'avènement du Royaume » (Év. Syn., I, 405). Jésus vient se consacrer à Dieu en vue du Règne qui s'approche. Subsidiairement, il se solidarise avec le repentir de son peuple. Et c'est alors qu'il reçoit la certitude qu'il est le Messie : donc, suivant un terme synonyme, le Saint de Dieu.

La tentation

C'est une tentation messianique. Jésus n'en a jamais connu d'autres. Il a pu être tenté par un idéal inférieur, qui était celui de son temps : le mal devait prendre pour le séduire les apparences du bien.

La parole : « Pourquoi m'appelles-tu bon ? Nul n'est bon, que Dieu seul » (Mr 10:18).

Ce qui caractérise le Jésus des évangiles, c'est une humilité qui ne prendrait pas son parti d'effacer l'intervalle entre Dieu et l'homme. La perfection divine excède nécessairement à ses yeux, étant infinie, la perfection même d'un homme parfait. Mais s'il dit à tel de ses disciples : « Si tu veux être parfait, vends tout ce que tu as, et suis-moi », c'est qu'il possède lui-même cette perfection qu'il invite son disciple à réaliser.

Les colères de Jésus.

Il a chassé les vendeurs du Temple. Ce n'était pas un acte de violence. C'était un acte de courage qui lui était imposé par sa vocation messianique, et qui devait attirer sur lui la haine et la mort. Jésus a toujours haï le mal, mais tout l'Évangile montre qu'il a aimé les hommes tels qu'ils étaient. Il faut bien admettre qu'il y a de saintes colères. Quand Jésus traite les Pharisiens de « race de vipères » (Mt 12:34), ceci peut étonner Strauss et Pécaut, mais la sainteté devrait-elle affecter à l'endroit de l'hypocrisie une onction de commande ? Plus on tient au salut des âmes, plus on a, semble-t-il, le droit de s'abandonner devant le mal à une sainte indignation.

De prétendues supercheries

C'est une invention du rationalisme vulgaire, reprise par Renan, qui, d'ailleurs, ne prenait pas la chose au tragique. Mais ce qui semblait prestidigitation à Renan apparaît aujourd'hui comme l'exercice d'une faculté supérieure.

Le procès de Jésus.

Il fournit la preuve la plus éclatante de sa sainteté. Jésus a été condamné comme Messie. La prétention ne se conçoit que s'il a possédé cette sainteté qui, selon les idées du temps, devait caractériser le Messie. Et rien n'eût été plus facile que d'établir l'imposture, s'il y avait eu des faits tendant à infirmer la sainteté. On n'a produit aucun de ces faits : on s'est borné à énoncer la prétention elle-même, et à la tenir pour blasphématoire.

Si nous considérons maintenant dans son ensemble l'attitude de Jésus, nous demanderons comment « le fils du charpentier » aurait pu arriver à l'idée qu'il était le Messie, s'il n'y avait eu en lui, dans l'ordre moral, quelque chose d'unique. Il faut bien remarquer, ici, le contraste entre Jésus et Jean-Baptiste. Jean-Baptiste est un ascète. On traite Jésus de mangeur et de buveur. Les saints ont coutume de se confiner dans l'extraordinaire. C'est en s'isolant du monde qu'ils le dominent, car le monde trouve encore dans leur subconscient des complicités. Jésus n'a jamais eu besoin de s'isoler du monde. Il a vécu au contact de ses contemporains, et parfois, quand il l'a fallu, des moins estimables d'entre eux, en restant lui-même, sans rien sacrifier de ses exigences les plus hautes. S'il y avait eu dans son âme la moindre cicatrice, il y aurait eu chez lui quelque trace de ces remords, ou tout au moins de ces scrupules, de ces regrets qui caractérisent les consciences délicates. Là encore, il se sépare des saints, en qui le sentiment du péché est si aiguisé, et d'autant plus anxieux (voir le cas de sainte Thérèse) que leur âme est plus délicate. Lui qui a accusé les Pharisiens d'hypocrisie, il était si étranger aux péchés, qu'il les pardonnait. A ce moment-là, il n'était plus solidaire des pécheurs.

Son attitude vis-à-vis des justes dont il blâme l'étroitesse, et qui sont, selon lui, étrangers à la vraie justice, ne se concevrait pas non plus s'il n'était pas vraiment un juste : c'est bien le comble de l'hypocrisie de flétrir la vertu pharisaïque en ayant une âme de péager. Et s'il n'avait possédé cette justice meilleure dont il est question dans des paroles qui se réclament de lui, il serait bien au-dessous des Pharisiens qu'il combat.

Mais la conscience humaine l'a reconnu pour saint. La conscience de ses disciples d'abord ; puis de tous ceux qui, en se plaçant sous son inspiration, ont été guéris de leurs péchés.

2.

LA MESSIANITE.

Jésus s'est-il vraiment donné pour le Messie ? C'est un point qui a été âprement contesté de nos jours. Certains auteurs se sont attachés à montrer que les textes attribuant à Jésus un rôle messianique avaient été surchargés dans la tradition chrétienne.

Avant d'en venir à l'examen de ce problème, il convient de préciser quel rôle Jésus s'est attribué à lui-même vis-à-vis de l'humanité, s'il a fait autre chose que de prêcher une doctrine, et si sa personne est à tel point solidaire de son enseignement, qu'il fasse de l'attachement à sa personne une condition de salut. Harnack a déclaré naguère que Jésus ne voulait pas d'autre foi en sa personne et d'autre attachement à celle-ci que la foi et l'attachement qui étaient impliqués dans l'observation de ses commandements. Que faut-il penser de ceci ? Il est sûr que Jésus se refuse à reconnaître pour siens ceux de ses disciples qui, tout en l'appelant Seigneur, n'auront pas mis en pratique la volonté de Dieu. La version la plus ancienne de cette parole est celle de Luc (Lu 13:27) où l'on voit ceux qui, sur la terre, ont connu personnellement Jésus, se réclamer de ces relations terrestres au jour suprême. Ils sont désavoués par le Maître, n'ayant pas été de vrais disciples de son Évangile.

Comment peut-on tirer de là que Jésus ne demande à ses auditeurs d'autre attachement que celui qui consiste dans l'observance de ses commandements ? Comme si l'amour pour Jésus n'était pas le sentiment inspirateur de l'accomplissement de ses commandements ! Dans l'ensemble, Jésus affirme son autorité de la façon la plus catégorique. L'impression qu'il a donnée, à ses auditeurs dès le premier jour, dans la synagogue de Capernaüm, c'est qu'il parlait avec autorité (Mr 1:27). Sa parole était déjà une manifestation de puissance. Il pardonnait les péchés, et ses auditeurs disaient : « Qui peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? » (Mr 2:7). Son attitude vis-à-vis de la Loi ne se comprend que s'il est au-dessus de la Loi : « Vous avez entendu qu'il a été dit aux anciens... mais moi, je vous dis... »

Voilà un fier langage, qui est celui d'un inspiré, capable, nous l'avons vu, de contredire Moïse lui-même. Langage d'un prophète ? Oui, mais d'un prophète qui n'est pas comme les autres. « Il y a ici plus que Jonas... Il y a ici plus que Salomon... » A plus forte raison y avait-il plus que Jean-Baptiste.

Quand il dit à tel de ses auditeurs : « Suis-moi », il faut bien voir ce que le fait de suivre Jésus représentait de sacrifices ; et d'abord, la rupture avec l'entourage terrestre. Sans doute, à ceux qui le suivent, il promet la vie éternelle. Mais ce n'est pas pour eux un droit dont ils puissent se prévaloir : c'est la conséquence du sacrifice, et du sacrifice pour l'amour de lui. « Quiconque perdra sa vie pour l'amour de moi (et de l'Évangile) la sauvera » (Mr 8:35). Sans doute on propose d'éliminer : pour l'amour de moi et de l'Évangile, à cause du rythme, mais il est remarquable que ces mots se retrouvent dans les textes parallèles. Ailleurs l'Évangile dit : « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi. Celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n'est pas digne de moi » (Mt 10:37). Si l'on veut que ce soit la communauté primitive qui ait dit cela, c'est donc que, d'emblée, elle a compris ainsi les exigences de son Maître. Et elle n'a jamais varié à cet égard.

Il faut se souvenir encore de l'appel à tous ceux qui sont fatigués et chargés : « Chargez-vous de mon joug, et soyez mes disciples » (Mt 11:29). Sans doute, on trouve dans ce texte admirable quelques réminiscences de l'Ecclésiastique (Sir 51:23-30). Il y avait un fonds d'allusions, de métaphores, où les prophètes puisaient les termes de l'enseignement rythmé. Ce n'est nullement une imitation littéraire : c'est l'inspiration qui se continue ; et ici, il est permis d'envisager les lois du style oral, qui ne sont pas celles de la froide littérature. Il n'y a qu'à confronter le texte de l'Évangile avec celui de l'Ecclésiastique pour voir que, si les termes se ressemblent, la parole de Jésus porte le sceau de l'originalité créatrice.

Et enfin, la grande parole : « Nul ne connaît le Père que le Fils, et celui à qui le Fils veut bien le révéler » (Mt 11:27), qui se complète de cette parole symétrique : « Nul ne connaît le Fils, que le Père. » Parole contestée bien souvent comme johannique, et qui, dit-on, désigne en réalité le Christ éternel. Il est assez vain d'affaiblir l'affirmation de Jésus en y voyant une parole définissant les rapports d'un père avec son fils, d'où Jésus conclurait à ses propres relations avec Dieu. Mais de toute manière, il ne saurait être question d'une participation à la science de Dieu, qui comporterait nécessairement une participation à sa puissance. Dans ces termes : « Tout m'a été transmis par mon Père » (Mt 11:27), il s'agit d'un enseignement limité au salut de l'homme, se rapportant donc à ce qui est l'objet propre du ministère de Jésus. On ne voit pas pourquoi ce texte, ainsi précisé et limité, ne serait pas authentique.

Enfin, quand Jésus réunit ses disciples pour un dernier repas, et que, rompant le pain, il leur dit : « Ceci est mon corps », il marque bien son intention d'associer pour jamais sa vie à leur vie. La communion est la preuve très sûre que la personne de Jésus fait bien partie de l'Évangile de Jésus.

De quels titres a-t-il revêtu cette dignité éminente de sa personne ? Le terme de Fils de Dieu, dont il se sert parfois pour caractériser la vocation de l'homme, est très rarement employé par lui au sujet de sa vocation particulière. Il ne sert pas à désigner le Messie dans la littérature du judaïsme tardif. Les Juifs parlaient de l'Oint de Dieu, non du Fils de Dieu. L'emploi courant de ce terme pour désigner le Christ peut être d'origine paulinienne.

Il semblerait naturel que Jésus eût pris le titre de Messie, qu'il trouvait dans la tradition religieuse de son peuple. Pourtant, il est plus que douteux

que Jésus se soit désigné expressément comme le Messie. On a même contesté qu'il se soit appelé le Fils de l'Homme, --ce qui était bien une façon, encore qu'enveloppée, de se désigner comme le Messie.

Une chose nous frappe à la lecture des évangiles : c'est la distance entre la notion traditionnelle du Messie--celle qui apparaît encore dans la prédication de Jean-Baptiste--et le personnage de Jésus de Nazareth. Ce contraste est tel, que certains en sont venus à se demander si Jésus avait réellement la pensée de se donner pour le Messie. Dès lors, le secret qu'il prescrit à ses disciples quant à sa messianité ne serait-il pas une invention de la tradition ? Celle-ci, croyant sur la foi des apparitions de Jésus qu'il était le Messie céleste, aurait transporté sur la terre, et dans l'existence historique de Jésus de Nazareth, sa foi messianique. C'est l'hypothèse de Wrede. Il a rapproché l'attitude qui est attribuée à Jésus dans les évangiles, de la théorie juive sur le Messie caché. Mais entre ce Messie caché quelque part sur la terre, et qui doit apparaître sur la terre également, et Jésus, Messie caché sur la terre et révélé dans l'au-delà, l'analogie est plutôt vague. L'attitude de Jésus est très explicable. En intimant à ses disciples la défense de dire qu'il était le Messie, il voulait éviter un malentendu qui n'aurait pas pu ne pas se produire. Salué du titre de Messie, ou bien il était contraint d'être le roi politique qu'on attendait, ou bien il n'était, aux yeux du public, qu'un imposteur, puisqu'il ne voulait, ni ne pouvait, remplir le programme traditionnel du Messie. Cependant, il avait la certitude d'être bien celui que son peuple attendait. Si insuffisant que fût ce nom de Messie à exprimer tout ce qu'il apportait aux hommes, c'était à peu près le seul terme qu'il eût à sa disposition. Mais il n'était pas le Messie charnel qu'on attendait. Il était le Messie en un sens nouveau et spirituel. De là l'interdiction de publier ce qu'il faisait d'extraordinaire : interdiction qui, parfois, comme dans l'histoire de la fille de Jaïrus, est assez difficile à mettre en pratique, mais qui se conçoit en elle-même. Ainsi s'explique la réponse à Pierre, dans la version la plus ancienne de la scène de Césarée de Philippe. Aucun éloge de la foi du disciple : une défense sévère de parler de sa messianité ; et ensuite, pour mettre les siens en garde contre tout malentendu, la prédiction de ses souffrances.

Il faut bien qu'il y ait eu un motif pour mettre Jésus à mort. Il a été condamné : c'est un fait ; et si inique que fût la condamnation, il y avait un motif. Et, comme il n'a pas été condamné pour ce qu'il aurait commis (la prétention d'abattre le temple n'aurait pas suffi à déterminer la condamnation au tribunal de Pilate), il fallait que ce fût pour ce qu'il voulait être. Or, l'écriteau qui a été mis sur la croix, le titulus, indiquait précisément le motif de la condamnation : Jésus de Nazareth, Roi des Juifs. Le roi des Juifs, c'était le Messie. Si on nie le titulus, on peut tout nier. Le procès romain s'écroule. Il faut tout de même admettre que Caïphe et Pilate aient eu quelque raison d'agir. Cette raison ne pouvait être tirée que de la messianité de Jésus. L'entrée à Jérusalem avait soulevé le voile. La purification du Temple avait confirmé les conclusions que l'apeurement du clergé pouvait en tirer. Le peuple juif, à l'instigation des hiérarques, a livré à Pilate son Messie. Qu'il ait vu en lui un faux Messie, c'est probable. Mais Pilate a pensé crucifier le Messie des Juifs.

Toutefois il y avait, dans la littérature messianique de l'époque, un titre qui pouvait s'appliquer plus exactement à Jésus que ce terme devenu trop charnel : c'était le terme de Fils de l'Homme, emprunté à une vision de Daniel (7:13), et où, à l'époque, dans certains milieux tout au moins, on voyait une désignation messianique. Pour désigner

le Messie, on disait habituellement le Fils de David. Mais on disait aussi, parfois, le Fils de l'Homme. C'est le cas dans les paraboles d'Hénoch et aussi dans le quatrième livre d'Esdras. Le Fils de l'Homme, dans la vision de Daniel, apparaît associé à Dieu, et jugeant le monde. Jésus s'est désigné comme tel, encore que d'une façon indirecte, devant le sanhédrin (Mt 26:64).

Voir Lietzmann, Der Alenschensohn (Fribourg-Leipzig 1896) ; Fiebig, Der Menschensokn (Tübingen 1901) ; Dupont, Le Fils de l'Homme, Paris, résumé consciencieux des travaux de la critique, tendance plutôt rationaliste.

S'il a employé ce terme pour révéler à ses juges, en cette heure suprême, le mystère de son être, c'est qu'il convenait admirablement à son dessein. Le Fils de l'Homme était un Messie céleste. Sa royauté était dans le futur. C'était en quelque sorte le vicaire de Dieu, qui devait exercer ses fonctions lors du jugement dernier. Jésus a pu s'identifier par un acte de foi avec cet être du monde transcendant. De même que, du Règne de Dieu futur, il pouvait dire : « Il est au milieu de vous », il pouvait se désigner comme le Fils de l'Homme par anticipation. Le Règne de Dieu était là, virtuellement : le Messie de même. Wellhausen, sous prétexte que le terme araméen qui correspond à Fils de l'Homme (barnacha) signifie tout simplement homme, déclare que c'est par l'effet d'un contresens que ce mot a pris dans les évangiles une signification messianique. Il n'arrive à ce résultat, d'ailleurs, qu'en niant l'authenticité de la plupart des passages où il est question du Fils de l'Homme. Mais alors, d'où vient cette désignation ? On peut bien démolir un à un les quatre-vingts textes évangéliques où se trouve le terme en question (ceux qui ont un sens messianique seraient inauthentiques ; dans les autres, il ne serait question que de l'homme en général ou d'un homme)  : on ne peut pas rendre compte d'une erreur aussi répandue. Et en admettant que barnacha puisse ne signifier qu'un homme, il faut bien reconnaître que, dans la vision de Daniel, le judaïsme a vu tout autre chose.

Aussi Bousset, qui a continué l'oeuvre négative de Wellhausen, s'est-il placé à un autre point de vue (voir Kyrios Christos). Il admet que le terme de Fils de l'Homme a généralement un sens messianique. Mais ce terme est, selon lui, caractéristique de la dogmatique messianique, qui est la plus ancienne dogmatique de l'Église. Étrange dogmatique, qui a si radicalement disparu que le terme incriminé ne se trouvera que trois fois dans la littérature chrétienne en dehors des évangiles, (à savoir : Ac 7:56 ; Justin Martyr, 1 re Apol., 1:51 ; Eusèbe, H.E., II, 23:13). Ce christianisme messianique, qui a vécu ce que vivent les rosés, car il n'a laissé d'autres traces que les reconstitutions hypothétiques de certains auteurs, nous n'avons aucun moyen de le différencier de la pensée de Jésus. Il peut paraître un peu excessif à un esprit moderne que Jésus se soit dit le Messie céleste, ce qui implique de graves et vastes conséquences. Mais la pensée de Jésus ne doit pas être appréciée avec les mesures du rationalisme. Si le terme de Fils de l'Homme est une invention des premiers disciples, comment expliquer que, dans les textes évangéliques, les disciples ne l'emploient jamais ; que, seul, le Maître y recoure, et généralement dans l'intimité, et avec une nuance très marquée de mystère ? Car on a pu démontrer que Jésus n'avait employé cette désignation que dans la seconde partie de sa carrière, à dater de Césarée de Philippe. Dans les quelques passages antérieurs à cette période, bar-nacha peut avoir signifié simplement un homme. Si Jésus s'est désigné comme le Fils de l'Homme au sens messianique, on conçoit que les évangélistes aient généralisé cette désignation. Ils ont traduit uniformément : Fils de l'Homme ; et il est vraisemblable qu'ils ont fini par substituer, çà et là, cette désignation au pronom de la première personne, employé par Jésus. Mais Jésus lui-même a d'abord recouru à cette expression, comme étant la plus spirituelle, la plus transcendante, la plus éloignée du messianisme charnel.

Nous savons aujourd'hui que les Mandéens attribuaient à Jean-Baptiste un rôle analogue à celui que la piété chrétienne reconnaît à Jésus. Ils voyaient en lui le Messie, qu'ils désignaient du titre de barnacha. Donc ce terme de Fils de l'Homme était d'un usage plus répandu qu'on n'avait jusqu'ici tendance à le croire. Il y a lieu de se demander s'il ne dérive pas des spéculations iraniennes relatives au prototype de l'humanité. On croyait assez couramment dans le monde ancien que le premier homme, entendu comme l'homme-type, l'homme idéal, devait reparaître à la fin des temps, et que finalement, les hommes seraient sauvés par ce fils d'homme, qui reproduirait l'image de leur premier ancêtre. Et c'est à cette idée que Jésus devait rattacher le sentiment qu'il avait de son rôle vis-à-vis de l'humanité.

Quelles conséquences l'emploi de ce terme devait-il impliquer pour Jésus ? Le Messie Fils de l'Homme est un Messie transcendant, supraterrestre. Il est préexistant. Il apparaît sur les nuées du ciel, dans la vision daniélique. Quant au Messie des Paraboles d'Hénoch, avant de le voir apparaître au terme de l'histoire, le Voyant l'aperçoit aux origines. Son nom a été prononcé avant que fussent créés le soleil et la terre (Hen 48:6). Il est, en somme, la première pensée de Dieu (Hen 40:6 45:3). Mais ce qui prime tout, dans l'emploi de ce terme, c'est l'idée du jugement à venir. Elle se trouve dans la réponse au grand-prêtre : elle est répandue au long de la tradition évangélique (Mr 8:38, Mt 16:27, cf. Lu 12:8). Il est parlé du jour du Fils de l'Homme comme du jour de Dieu (Lu 17:26,30). Le Roi dont il est question dans la scène du jugement dernier (Mt 25:31,46), c'est le Fils de l'Homme. Il est à la droite de Dieu : donc, associé à sa puissance et à l'exercice de sa justice souveraine. C'est ainsi qu'Etienne l'apercevra dans sa vision suprême (Ac 7:56). D'après Hégésippe, Jacques, interrogé par les Juifs sur Jésus, leur répond : « Pourquoi m'interrogez-vous sur le Fils de l'Homme ? Il siège dans le ciel à la droite de la Force suprême, et il reviendra sur les nuées du ciel » (Eus., H.E., II, 23:13).

Est-il concevable que le charpentier de Nazareth se soit attribué, et la préexistence dans le ciel, et le rôle de Juge du monde, et une sorte de vice-royauté dans l'au-delà ? Ceci, qui paraissait un blasphème au grand-prêtre, étonne certains théologiens. Mais est-il si surprenant que celui qui exerce une telle action sur la conscience humaine se soit attribué le titre de Fils de l'Homme ? Vivant en communion permanente avec Dieu, il avait conscience de réaliser pleinement la pensée de Dieu. Il était l'Homme tel que Dieu l'avait voulu. N'a-t-il pu avoir, en un temps où l'idée de préexistence était si répandue, le pressentiment d'une origine céleste ? Les év. syn. ne le disent pas expressément, mais cet aspect de la notion du Fils de l'Homme sera développé dans la théologie paulinienne. Cet acte de foi ne s'explique que par la sainteté de Jésus ; mais il la confirme. Seul a pu se dire le Fils de l'Homme un être qui était sans péché.

Ce terme avait un sens mystérieux. Les premiers chrétiens ne l'ont pas bien compris, c'est pourquoi ils l'ont laissé tomber. Mais ce qu'il renfermait de mystère était pour Jésus une raison d'y tenir. Et il devait y tenir d'autant plus, que son humanité y était pleinement affirmée. Sa royauté, il l'attendait, mais à travers un abaissement continu. C'est le sens de cette parole : « Il y a un feu que je suis venu jeter sur la terre. Et combien il me tarde que ce feu soit allumé ! Mais il y a un baptême dont je dois être baptisé ; et comme je suis dans l'angoisse jusqu'à ce que ce baptême s'accomplisse ! » (Lu 12:49 et suivant). Il allait donc s'élever par la souffrance à la gloire. Et le terme de Fils de l'Homme convenait aussi merveilleusement à son abaissement présent qu'à sa gloire future. Il faut se rappeler l'accent de mélancolie avec lequel les Psaumes parlent de l'homme, et parallèlement, du fils de l'homme : « Qu'est-ce que l'homme, que tu te souviennes de lui, et le fils de l'homme, que tu prennes garde à lui ? » (Ps 8:5).

Enfin, Jésus a fait revivre le type du Serviteur de l'Éternel. Il a été l'image vivante de celui qui « ne brisera pas le roseau froissé et n'éteindra pas le lumignon qui fume encore ». Il est venu, non pour être servi, mais pour servir. C'est un enfant des hommes qui a pris conscience, dans son humilité, de répondre aux intentions de Dieu, et que rien ne sépare de Celui qu'il révèle aux hommes. Voilà le mystère, d'où tout le reste se déduit.

Ainsi, la divinité de Jésus apparaît comme une conclusion nécessaire de la pensée chrétienne qui a Jésus pour objet. Elle est postulée par la piété à titre d'hypothèse qui, pour nous, comme pour Jésus, peut seule, semble-t-il, rendre compte de cette personne sainte.

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Versets relatifs

    • Lévitique 4

      1 Yahweh spoke to Moses, saying,
      2 "Speak to the children of Israel, saying, 'If anyone sins unintentionally, in any of the things which Yahweh has commanded not to be done, and does any one of them:
      3 if the anointed priest sins so as to bring guilt on the people, then let him offer for his sin, which he has sinned, a young bull without blemish to Yahweh for a sin offering.
      4 He shall bring the bull to the door of the Tent of Meeting before Yahweh; and he shall lay his hand on the head of the bull, and kill the bull before Yahweh.
      5 The anointed priest shall take some of the blood of the bull, and bring it to the Tent of Meeting.
      6 The priest shall dip his finger in the blood, and sprinkle some of the blood seven times before Yahweh, before the veil of the sanctuary.
      7 The priest shall put some of the blood on the horns of the altar of sweet incense before Yahweh, which is in the Tent of Meeting; and he shall pour out all of rest of the blood of the bull at the base of the altar of burnt offering, which is at the door of the Tent of Meeting.
      8 He shall take all the fat of the bull of the sin offering off of it; the fat that covers the innards, and all the fat that is on the innards,
      9 and the two kidneys, and the fat that is on them, which is by the loins, and the cover on the liver, with the kidneys, he shall take away,
      10 as it is taken off of the bull of the sacrifice of peace offerings. The priest shall burn them on the altar of burnt offering.
      11 The bull's skin, all its flesh, with its head, and with its legs, its innards, and its dung,
      12 even the whole bull shall he carry forth outside the camp to a clean place, where the ashes are poured out, and burn it on wood with fire. Where the ashes are poured out it shall be burned.
      13 "'If the whole congregation of Israel sins, and the thing is hidden from the eyes of the assembly, and they have done any of the things which Yahweh has commanded not to be done, and are guilty;
      14 when the sin in which they have sinned is known, then the assembly shall offer a young bull for a sin offering, and bring it before the Tent of Meeting.
      15 The elders of the congregation shall lay their hands on the head of the bull before Yahweh; and the bull shall be killed before Yahweh.
      16 The anointed priest shall bring of the blood of the bull to the Tent of Meeting:
      17 and the priest shall dip his finger in the blood, and sprinkle it seven times before Yahweh, before the veil.
      18 He shall put some of the blood on the horns of the altar which is before Yahweh, that is in the Tent of Meeting; and the rest of the blood he shall pour out at the base of the altar of burnt offering, which is at the door of the Tent of Meeting.
      19 All its fat he shall take from it, and burn it on the altar.
      20 Thus shall he do with the bull; as he did with the bull of the sin offering, so shall he do with this; and the priest shall make atonement for them, and they shall be forgiven.
      21 He shall carry forth the bull outside the camp, and burn it as he burned the first bull. It is the sin offering for the assembly.
      22 "'When a ruler sins, and unwittingly does any one of all the things which Yahweh his God has commanded not to be done, and is guilty;
      23 if his sin, in which he has sinned, is made known to him, he shall bring as his offering a goat, a male without blemish.
      24 He shall lay his hand on the head of the goat, and kill it in the place where they kill the burnt offering before Yahweh. It is a sin offering.
      25 The priest shall take some of the blood of the sin offering with his finger, and put it on the horns of the altar of burnt offering. He shall pour out the rest of its blood at the base of the altar of burnt offering.
      26 All its fat he shall burn on the altar, like the fat of the sacrifice of peace offerings; and the priest shall make atonement for him concerning his sin, and he will be forgiven.
      27 "'If anyone of the common people sins unwittingly, in doing any of the things which Yahweh has commanded not to be done, and is guilty;
      28 if his sin, which he has sinned, is made known to him, then he shall bring for his offering a goat, a female without blemish, for his sin which he has sinned.
      29 He shall lay his hand on the head of the sin offering, and kill the sin offering in the place of burnt offering.
      30 The priest shall take some of its blood with his finger, and put it on the horns of the altar of burnt offering; and the rest of its blood he shall pour out at the base of the altar.
      31 All its fat he shall take away, like the fat is taken away from off of the sacrifice of peace offerings; and the priest shall burn it on the altar for a pleasant aroma to Yahweh; and the priest shall make atonement for him, and he will be forgiven.
      32 "'If he brings a lamb as his offering for a sin offering, he shall bring a female without blemish.
      33 He shall lay his hand on the head of the sin offering, and kill it for a sin offering in the place where they kill the burnt offering.
      34 The priest shall take some of the blood of the sin offering with his finger, and put it on the horns of the altar of burnt offering; and all the rest of its blood he shall pour out at the base of the altar.
      35 All its fat he shall take away, like the fat of the lamb is taken away from the sacrifice of peace offerings; and the priest shall burn them on the altar, on the offerings of Yahweh made by fire; and the priest shall make atonement for him concerning his sin that he has sinned, and he will be forgiven.

      Psaumes 8

      5 For you have made him a little lower than God, and crowned him with glory and honor.

      Matthieu 3

      13 Then Jesus came from Galilee to the Jordan to John, to be baptized by him.
      14 But John would have hindered him, saying, "I need to be baptized by you, and you come to me?"
      15 But Jesus, answering, said to him, "Allow it now, for this is the fitting way for us to fulfill all righteousness." Then he allowed him.
      16 Jesus, when he was baptized, went up directly from the water: and behold, the heavens were opened to him. He saw the Spirit of God descending as a dove, and coming on him.
      17 Behold, a voice out of the heavens said, "This is my beloved Son, with whom I am well pleased."

      Matthieu 10

      37 He who loves father or mother more than me is not worthy of me; and he who loves son or daughter more than me isn't worthy of me.

      Matthieu 11

      27 All things have been delivered to me by my Father. No one knows the Son, except the Father; neither does anyone know the Father, except the Son, and he to whom the Son desires to reveal him.
      29 Take my yoke upon you, and learn from me, for I am gentle and lowly in heart; and you will find rest for your souls.

      Matthieu 12

      34 You offspring of vipers, how can you, being evil, speak good things? For out of the abundance of the heart, the mouth speaks.

      Matthieu 16

      27 For the Son of Man will come in the glory of his Father with his angels, and then he will render to everyone according to his deeds.

      Matthieu 25

      31 "But when the Son of Man comes in his glory, and all the holy angels with him, then he will sit on the throne of his glory.
      46 These will go away into eternal punishment, but the righteous into eternal life."

      Matthieu 26

      64 Jesus said to him, "You have said it. Nevertheless, I tell you, after this you will see the Son of Man sitting at the right hand of Power, and coming on the clouds of the sky."

      Marc 1

      27 They were all amazed, so that they questioned among themselves, saying, "What is this? A new teaching? For with authority he commands even the unclean spirits, and they obey him!"

      Marc 2

      7 "Why does this man speak blasphemies like that? Who can forgive sins but God alone?"

      Marc 8

      35 For whoever wants to save his life will lose it; and whoever will lose his life for my sake and the sake of the Good News will save it.
      38 For whoever will be ashamed of me and of my words in this adulterous and sinful generation, the Son of Man also will be ashamed of him, when he comes in the glory of his Father with the holy angels."

      Marc 10

      18 Jesus said to him, "Why do you call me good? No one is good except one--God.

      Luc 12

      8 "I tell you, everyone who confesses me before men, him will the Son of Man also confess before the angels of God;
      49 "I came to throw fire on the earth. I wish it were already kindled.

      Luc 13

      27 He will say, 'I tell you, I don't know where you come from. Depart from me, all you workers of iniquity.'

      Luc 17

      26 As it happened in the days of Noah, even so will it be also in the days of the Son of Man.
      30 It will be the same way in the day that the Son of Man is revealed.

      Jean 4

      34 Jesus said to them, "My food is to do the will of him who sent me, and to accomplish his work.

      Jean 8

      46 Which of you convicts me of sin? If I tell the truth, why do you not believe me?

      Jean 10

      30 I and the Father are one."

      Actes 7

      56 and said, "Behold, I see the heavens opened, and the Son of Man standing at the right hand of God!"
    • Lévitique 4

      1 Le SEIGNEUR dit à Moïse
      2 de donner aux Israélites les enseignements suivants : « Quand quelqu’un a péché sans le vouloir, quand il a commis un acte interdit par un commandement du SEIGNEUR, voici ce qu’il faut faire.
      3 Supposons ceci : C’est le grand-prêtre qui a commis un péché, et par là, il a rendu le peuple coupable. Il doit alors offrir en sacrifice au SEIGNEUR un taureau sans défaut, pour recevoir le pardon des péchés.
      4 Il conduit l’animal devant le SEIGNEUR, à l’entrée de la tente de la rencontre. Il pose la main sur la tête du taureau et il l’égorge à cet endroit.
      5 Le grand-prêtre prend du sang du taureau et il l’emporte dans la tente de la rencontre.
      6 Il trempe un doigt dans le sang et, devant le SEIGNEUR, il lance sept fois un peu de sang sur le rideau du lieu très saint, sur sa partie visible.
      7 Ensuite, le grand-prêtre met du sang sur les coins relevés de l’autel du parfum qui se trouve devant le SEIGNEUR, dans la tente de la rencontre. Puis il verse tout le sang qui reste au pied de l’autel des sacrifices qui se trouve à l’entrée de la tente.
      8 Il prend toutes les parties grasses du taureau : la graisse qui entoure les intestins et l’estomac,
      9 les deux reins avec la graisse qui les enveloppe et qui tient aux côtés de l’animal, enfin, la meilleure partie du foie. On l’enlève avec les reins.
      10 Ce sont les mêmes parties qu’on prend quand on offre un taureau en sacrifice de communion. Le grand-prêtre les brûle sur l’autel des sacrifices.
      11 Ensuite, la peau du taureau, la viande, la tête, les pattes, les intestins et l’estomac avec ce qu’ils contiennent,
      12 tout ce qui reste de l’animal, il le fait porter en dehors du camp. On porte ces restes dans un endroit pur, là où on met les cendres grasses, et on les brûle sur un feu de bois. C’est à cet endroit qu’il faut tout brûler, sur le tas des cendres grasses. »
      13 « Supposons ceci : C’est toute la communauté d’Israël qui a péché sans le vouloir et sans le savoir. Elle a fait un acte interdit par un commandement du SEIGNEUR. Dans ce cas, les Israélites sont devenus coupables.
      14 Quand ils se rendent compte de ce péché, ils doivent offrir un taureau pour recevoir le pardon de Dieu. Ils conduisent l’animal devant la tente de la rencontre.
      15 Les anciens de la communauté posent la main sur la tête du taureau, et l’un d’eux l’égorge à cet endroit, devant le SEIGNEUR.
      16 Le grand-prêtre emporte un peu de son sang dans la tente de la rencontre.
      17 Il trempe un doigt dans le sang et, devant le SEIGNEUR, il lance du sang sept fois sur le rideau du lieu très saint, sur sa partie visible.
      18 Ensuite, le grand-prêtre met du sang sur les coins relevés de l’autel qui se trouve devant le SEIGNEUR, dans la tente de la rencontre. Puis il verse tout le sang qui reste au pied de l’autel des sacrifices qui se trouve à l’entrée de la tente.
      19 Il prend toutes les parties grasses du taureau et il les brûle sur l’autel.
      20 Avec ce taureau, il fait exactement la même chose qu’avec le taureau offert pour son péché à lui. Quand le grand-prêtre fait sur la communauté d’Israël le geste du pardon des péchés, Dieu pardonne à cette communauté.
      21 Ensuite, le grand-prêtre fait porter en dehors du camp tout ce qui reste de l’animal. On le brûle comme on a brûlé le premier taureau offert pour le péché du grand-prêtre. Voilà le sacrifice pour recevoir le pardon, quand la communauté d’Israël a commis un péché. »
      22 « Supposons ceci : C’est un chef du peuple qui a péché sans le vouloir. Il a fait un acte interdit par un commandement du SEIGNEUR son Dieu, et ainsi il est devenu coupable.
      23 Quand il se rend compte de ce péché, il doit offrir un bouc sans défaut.
      24 Il pose la main sur la tête de l’animal et il l’égorge devant le SEIGNEUR, là où on tue les animaux offerts en sacrifices complets. C’est un sacrifice pour recevoir le pardon des péchés.
      25 Le prêtre trempe un doigt dans le sang du bouc et il en met sur les coins relevés de l’autel des sacrifices. Puis il verse tout le sang qui reste au pied de cet autel.
      26 Il brûle sur l’autel toutes les parties grasses, comme on le fait pour le sacrifice de communion. Quand le prêtre fait sur le chef le geste de pardon pour son péché, Dieu pardonne à ce chef. »
      27 « Supposons ceci : C’est n’importe quel Israélite qui a péché sans le vouloir. Il a fait un acte interdit par un commandement du SEIGNEUR, et ainsi il est devenu coupable.
      28 Quand il se rend compte de ce péché, il doit offrir une chèvre sans défaut pour recevoir le pardon de Dieu.
      29 Il pose la main sur la tête de l’animal et il l’égorge là où on égorge les animaux offerts en sacrifices complets.
      30 Le prêtre trempe un doigt dans le sang de la chèvre et il en met sur les coins relevés de l’autel des sacrifices. Puis il verse tout le sang qui reste au pied de cet autel.
      31 Il enlève toutes les parties grasses de la chèvre, comme on le fait pour le sacrifice de communion. Le prêtre les brûle sur l’autel pour que la fumée de bonne odeur de ce sacrifice plaise au SEIGNEUR. Il fait sur le coupable le geste de pardon pour son péché. Alors Dieu pardonne à cet homme.
      32 « Si le coupable offre un mouton en sacrifice pour recevoir le pardon, il doit amener une femelle sans défaut.
      33 Il pose la main sur la tête de l’animal et il l’égorge là où on égorge les animaux offerts en sacrifices complets.
      34 Le prêtre trempe un doigt dans le sang de l’animal et il en met sur les coins relevés de l’autel des sacrifices.
      35 Il enlève toutes les parties grasses du mouton, comme pour le sacrifice de communion. Le prêtre les brûle sur l’autel avec les autres sacrifices brûlés pour le SEIGNEUR. Il fait sur le coupable le geste de pardon pour son péché. Alors Dieu pardonne à cet homme. »

      Psaumes 8

      5 Et je me demande : Qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui ? Qu’est-ce qu’un être humain pour que tu prennes soin de lui ?

      Matthieu 3

      13 Alors Jésus vient de la Galilée jusqu’au Jourdain. Il arrive auprès de Jean pour que Jean le baptise,
      14 mais Jean n’est pas d’accord. Il dit à Jésus : « C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et c’est toi qui viens vers moi ! »
      15 Jésus lui répond : « Accepte cela pour le moment. Oui, c’est ainsi que nous devons faire tout ce que Dieu demande. » Alors Jean accepte.
      16 Dès que Jésus est baptisé, il sort de l’eau. Au même moment, le ciel s’ouvre. Jésus voit l’Esprit de Dieu qui descend comme une colombe et qui vient sur lui.
      17 Une voix vient du ciel et dit : « Celui-ci est mon Fils très aimé. C’est lui que j’ai choisi avec joie. »

      Matthieu 10

      37 « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi. Celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi.

      Matthieu 11

      27 « Mon Père m’a tout donné. Personne ne connaît le Fils, sauf le Père. Personne ne connaît le Père, sauf le Fils. Mais le Fils veut montrer le Père à d’autres pour qu’ils le connaissent aussi. »
      29 Je ne cherche pas à vous dominer. Prenez donc, vous aussi, la charge que je vous propose, et devenez mes disciples. Ainsi, vous trouverez le repos pour vous-mêmes.

      Matthieu 12

      34 Espèce de vipères ! Vous êtes mauvais ! Alors, comment est-ce que vous pouvez dire de bonnes choses ? En effet, ce qui remplit le cœur de quelqu’un, voilà ce qui sort de sa bouche.

      Matthieu 16

      27 Oui, le Fils de l’homme va venir avec ses anges, dans la gloire de son Père. Alors il récompensera chacun selon ses actions.

      Matthieu 25

      31 « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, avec tous ses anges, il s’assoira sur son siège de roi tout-puissant.
      46 Et ils partiront pour recevoir une punition qui dure toujours. Mais ceux qui ont obéi à Dieu partiront pour recevoir la vie avec Dieu pour toujours. »

      Matthieu 26

      64 Jésus lui répond : « C’est toi qui le dis. Mais je vous l’affirme, à partir de maintenant, vous verrez le Fils de l’homme assis à droite du Tout-Puissant. Il viendra sur les nuages du ciel. »

      Marc 1

      27 Tous sont très étonnés et ils se demandent entre eux : « Qu’est-ce qui se passe ? Cet homme enseigne d’une façon nouvelle et avec assurance. Il commande même aux esprits mauvais, et ils lui obéissent ! »

      Marc 2

      7 « Quoi ? Cet homme insulte Dieu ! Personne ne peut pardonner les péchés ! Dieu seul peut le faire ! »

      Marc 8

      35 En effet, celui qui veut sauver sa vie la perdra. Mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de la Bonne Nouvelle, il la sauvera.
      38 Les gens d’aujourd’hui sont pécheurs et infidèles à Dieu. Si quelqu’un a honte de moi et de mes paroles au milieu de ces gens-là, alors moi, le Fils de l’homme, j’aurai honte de lui quand je viendrai avec les anges saints, dans la gloire de mon Père. »

      Marc 10

      18 Jésus lui répond : « Pourquoi m’appelles-tu bon ? Personne n’est bon, sauf Dieu !

      Luc 12

      8 « Je vous dis encore ceci : si quelqu’un dit devant tout le monde : “J’appartiens à Jésus”, alors le Fils de l’homme dira devant les anges de Dieu : “Cette personne m’appartient.”
      49 « Je suis venu apporter un feu sur la terre, et je voudrais vraiment qu’il soit déjà allumé !

      Luc 13

      27 Mais il vous dira encore : “Je ne sais pas qui vous êtes. Allez-vous-en loin de moi, vous tous qui faites le mal !”

      Luc 17

      26 Le jour où le Fils de l’homme viendra, il se passera la même chose qu’au temps de Noé.
      30 Le jour où le Fils de l’homme apparaîtra, il se passera la même chose.

      Jean 4

      34 Jésus leur dit : « Dieu m’a envoyé dans le monde. Ma nourriture, c’est de faire ce que Dieu veut et de réaliser jusqu’au bout le travail qu’il m’a donné.

      Jean 8

      46 Parmi vous, qui peut prouver que j’ai commis des péchés ? Je dis la vérité, mais vous ne me croyez pas. Pourquoi donc ?

      Jean 10

      30 Mon Père et moi, nous sommes un. »

      Actes 7

      56 Il dit : « Je vois le ciel ouvert et le Fils de l’homme debout à la droite de Dieu. »
    • Lévitique 4

      1 L’Eternel s’adressa à Moïse en ces termes :
      2 —Parle aux Israélites et dis-leur : Lorsque quelqu’un aura péché involontairement en commettant l’une quelconque des choses qui sont interdites par les commandements de l’Eternel, voici comment on procédera :
      3 —Si c’est le prêtre qui a reçu l’onction qui a péché et qui par là-même a chargé le peuple de culpabilité, il offrira à l’Eternel pour le péché qu’il aura commis, un jeune taureau sans défaut, en sacrifice pour le péché.
      4 Il amènera le taureau à l’entrée de la *tente de la Rencontre devant l’Eternel, il posera sa main sur la tête du taureau et l’égorgera devant l’Eternel.
      5 Le prêtre qui a reçu l’onction prendra du sang de la victime et l’apportera dans la tente de la Rencontre.
      6 Il trempera son doigt dans le sang et en aspergera sept fois le voile du sanctuaire devant l’Eternel.
      7 Puis il appliquera de ce sang sur les cornes de l’autel des parfums aromatiques, devant l’Eternel, dans la tente de la Rencontre. Il répandra tout le reste du sang du taureau sur le socle de l’autel des *holocaustes situé à l’entrée de la tente de la Rencontre.
      8 Ensuite, il enlèvera toute la graisse du taureau du sacrifice pour le péché, celle qui recouvre les entrailles et toute celle qui y est attachée,
      9 les deux rognons et la graisse qui les enveloppe et qui couvre les flancs, ainsi que le lobe du foie qu’il ôtera avec les rognons,
      10 comme on le fait pour le sacrifice de communion. Le prêtre les brûlera sur l’autel des holocaustes.
      11 Quant à la peau du taureau, toute sa viande, sa tête, ses pattes, ses entrailles avec leur contenu,
      12 soit tout le reste du taureau, il l’emportera hors du camp en un lieu rituellement pur, où sont déversées les cendres grasses, et il le brûlera sur un feu de bûches, à l’endroit où l’on déverse les cendres.
      13 —Si c’est l’ensemble de la communauté d’Israël qui s’est rendue coupable d’un péché involontaire — si, sans le savoir, l’assemblée a fait l’une des choses que l’Eternel a défendues dans ses commandements et s’est ainsi rendue coupable —
      14 l’assemblée offrira, quand on découvrira la faute, un jeune taureau en sacrifice pour le péché. On l’amènera devant la tente de la Rencontre,
      15 les responsables de la communauté poseront leurs mains sur la tête du taureau devant l’Eternel, et on l’égorgera devant lui.
      16 Le prêtre ayant reçu l’onction emportera du sang de la victime dans la tente de la Rencontre.
      17 Il y trempera son doigt et en aspergera sept fois le voile devant l’Eternel.
      18 Il appliquera du sang sur les cornes de l’autel, devant l’Eternel dans la tente de la Rencontre. Il répandra tout le reste du sang sur le socle de l’autel des holocaustes situé à l’entrée de la Tente.
      19 Ensuite, il enlèvera toute la graisse et la brûlera sur l’autel.
      20 Il suivra, pour le reste du taureau, la même procédure que pour le taureau sacrifié pour son péché. Le prêtre accomplira ainsi le rite d’*expiation pour eux, et il leur sera pardonné.
      21 Il fera transporter le taureau hors du camp et le brûlera comme il a été ordonné pour le taureau précédent. Tel est le sacrifice pour le péché de la communauté.
      22 —Si c’est un chef qui a péché en faisant involontairement l’une des choses que l’Eternel son Dieu a défendues dans ses commandements, et qu’il se soit ainsi rendu coupable,
      23 dès qu’il se rendra compte de son péché, il ira apporter comme sacrifice un bouc mâle sans défaut.
      24 Il posera sa main sur la tête de la victime avant de l’égorger à l’endroit où l’on égorge l’*holocauste devant l’Eternel. C’est un sacrifice pour le péché.
      25 Le prêtre prendra avec son doigt du sang du sacrifice offert pour le péché et en appliquera sur les cornes de l’autel des holocaustes ; puis il répandra le reste du sang sur le socle de l’autel des holocaustes.
      26 Il brûlera toute la graisse sur l’autel, comme dans le cas du sacrifice de communion. Ainsi le prêtre accomplira pour ce chef le rite d’*expiation pour son péché, et il lui sera pardonné.
      27 —Si c’est un simple membre du peuple qui a péché en faisant involontairement quelque chose que l’Eternel a défendu dans ses commandements, et qu’il se soit ainsi rendu coupable,
      28 quand il se rendra compte de son péché, il apportera comme sacrifice une chèvre sans défaut pour le péché qu’il a commis.
      29 Il posera sa main sur la tête de la victime sacrifiée pour le péché et l’égorgera dans le lieu où l’on offre l’holocauste.
      30 Puis le prêtre prendra avec son doigt du sang de la victime pour l’appliquer sur les cornes de l’autel des holocaustes, et il répandra tout le reste du sang sur le socle de l’autel.
      31 Il ôtera toute la graisse, comme on le fait pour le sacrifice de communion, et il la brûlera sur l’autel pour que l’odeur du sacrifice apaise l’Eternel. Le prêtre accomplira ainsi le rite d’expiation pour cet homme, et il lui sera pardonné.
      32 Si l’homme offre un agneau en sacrifice pour le péché, il amènera une femelle sans défaut.
      33 Il posera sa main sur la tête de la victime du sacrifice pour le péché et l’égorgera comme telle à l’endroit où l’on immole l’holocauste.
      34 Puis le prêtre prendra avec son doigt du sang de l’animal sacrifié pour le péché et le mettra sur les cornes de l’autel des holocaustes ; puis il répandra le reste du sang sur le socle de l’autel.
      35 Il enlèvera toute la graisse, comme on le fait pour l’agneau offert en sacrifice de communion ; ensuite le prêtre la brûlera sur l’autel, sur les sacrifices et offrandes consumés par le feu qui appartiennent à l’Eternel. Le prêtre accomplira ainsi le rite d’expiation pour le péché commis par cet homme, et il lui sera pardonné.

      Psaumes 8

      5 je me dis : Qu’est-ce que l’homme, pour que tu en prennes soin, et qu’est-ce qu’un être humain pour qu’à lui tu t’intéresses ?

      Matthieu 3

      13 C’est à cette époque que parut Jésus. Il se rendit de la *Galilée au Jourdain, auprès de Jean, pour être baptisé par lui.
      14 Mais Jean essaya de l’en dissuader. Il lui disait : —C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et c’est toi qui viens à moi !
      15 Jésus lui répondit : —Accepte, pour le moment, qu’il en soit ainsi ! Car c’est de cette manière qu’il nous convient d’accomplir tout ce que Dieu demande. Là-dessus, Jean accepta de le baptiser.
      16 Aussitôt après avoir été baptisé, Jésus sortit de l’eau. Alors le ciel s’ouvrit pour lui et il vit l’Esprit de Dieu descendre sous la forme d’une colombe et venir sur lui.
      17 En même temps, une voix venant du ciel fit entendre ces paroles : —Celui-ci est mon Fils bien-aimé, celui qui fait toute ma joie.

      Matthieu 10

      37 —Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi. Celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi.

      Matthieu 11

      27 Mon Père a remis toutes choses entre mes mains. Personne ne connaît le Fils, si ce n’est le Père ; et personne ne connaît le Père, si ce n’est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler.
      29 Prenez mon joug sur vous et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour vous-mêmes.

      Matthieu 12

      34 Espèces de vipères ! Comment pouvez-vous tenir des propos qui soient bons alors que vous êtes mauvais ? Car ce qu’on dit vient de ce qui remplit le cœur.

      Matthieu 16

      27 Le *Fils de l’homme viendra dans la gloire de son Père, avec ses *anges, et alors il donnera à chacun ce que lui auront valu ses actes.

      Matthieu 25

      31 —Quand le *Fils de l’homme viendra dans sa gloire, avec tous ses *anges, il prendra place sur son trône glorieux.
      46 Et ils s’en iront au châtiment éternel. Tandis que les justes entreront dans la vie éternelle.

      Matthieu 26

      64 Jésus lui répondit : —Tu l’as dit toi-même. De plus, je vous le déclare : A partir de maintenant, vous verrez le *Fils de l’homme siéger à la droite du Tout-Puissant et venir en gloire sur les nuées du ciel.

      Marc 1

      27 Tous furent saisis de stupeur ; ils se demandaient entre eux : —Que se passe-t-il ? Voilà un enseignement nouveau, et donné avec autorité ! Il commande même aux esprits mauvais, et ils lui obéissent !

      Marc 2

      7 —Comment cet homme ose-t-il parler ainsi ? Il *blasphème ! Qui peut pardonner les péchés si ce n’est Dieu seul ?

      Marc 8

      35 En effet, celui qui est préoccupé de sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi et de l’Evangile, la sauvera.
      38 Si quelqu’un a honte de moi et de mes paroles au milieu des hommes de ce temps, qui sont infidèles à Dieu et qui transgressent sa *Loi, le *Fils de l’homme, à son tour, aura honte de lui quand il viendra dans la gloire de son Père avec les saints *anges.

      Marc 10

      18 —Pourquoi m’appelles-tu bon ? lui répondit Jésus. Personne n’est bon, sinon Dieu seul.

      Luc 12

      8 Je vous l’assure, tous ceux qui se déclareront pour moi devant les hommes, le *Fils de l’homme aussi se déclarera pour eux devant les *anges de Dieu.
      49 —Je suis venu jeter un feu sur la terre ; comme je voudrais qu’il soit déjà allumé !

      Luc 13

      27 Il vous répondra : « Je vous le répète, je ne sais pas d’où vous venez. Allez-vous-en, vous qui commettez le mal. »

      Luc 17

      26 —Le jour où le Fils de l’homme reviendra, les choses se passeront comme au temps de *Noé :
      30 Il en sera de même le jour où le Fils de l’homme apparaîtra.

      Jean 4

      34 —Ce qui me nourrit, leur expliqua Jésus, c’est d’accomplir la volonté de celui qui m’a envoyé et de mener à bien l’œuvre qu’il m’a confiée.

      Jean 8

      46 Qui d’entre vous peut m’accuser d’avoir commis une seule faute ? Si je dis vrai, pourquoi ne me croyez-vous pas ?

      Jean 10

      30 Or, moi et le Père, nous ne sommes qu’un.

      Actes 7

      56 —Ecoutez : je vois le ciel ouvert et le *Fils de l’homme debout à la droite de Dieu.
    • Lévitique 4

      1

      L'offrande pour le péché involontaire, commis par le sacrificateur. (Lévitique 4:1-12)
      L'offrande pour le péché involontaire, commis par toute l'assemblée. (Lévitique 4:13-21)
      L'offrande pour le péché involontaire, commis par un chef. (Lévitique 4:22-26)
      L'offrande pour le péché involontaire, commis par quelqu'un du peuple. (Lévitique 4:27-35)

      Les offrandes brûlées, celles d'actions de grâce et les autres, ont été offertes, avant que la loi ne soit écrite, sur le mont Sinaï ; les patriarches, convaincus de la gravité du péché, voulaient en obtenir l'expiation. Mais le peuple Juif cherchait désormais, à son tour, à obtenir l'expiation de ses iniquités, par le biais des sacrifices : c'était en quelque sorte une image du sacrifice parfait, à venir, de Christ ; en ce futur Sacrifice, où Jésus s'est offert volontairement, le péché a été effacé.

      On suppose que les fautes mentionnées dans ce texte ont été commises au vu de tout le peuple. Il peut s'agir de délits que les Israélites ne devaient pas commettre. Les omissions sont parfois des péchés dignes d'être jugés : ce qui n'a pas été fait un jour, peut être réparé éventuellement plus tard ; mais un péché commis laisse des traces indélébiles.

      Les péchés mentionnés ici, ont peut être été commis par ignorance. Le texte mentionne en premier, ceux commis par les sacrificateurs. Il est évident que Dieu n'a jamais eu de serviteurs infaillibles en Son église, ici-bas : même le souverain sacrificateur était capable de chuter par ignorance !

      Toutes les prétentions inhérentes à une conduite parfaite sont manifestement une marque de l'Antéchrist. La bête qui était sacrifiée était mise hors du camp, pour être brûlée parmi les cendres. C'est une image de la repentance, rejetant les péchés, telles des choses détestables, que nos âmes doivent haïr. L'offrande était faite pour le péché. Ce que le peuple faisait à cette époque, nous devons le faire, pour nos péchés ; le corps du péché doit être détruit, Romains 6:6. L'apôtre rappelle cette image des sacrifices, en mentionnant celui parfait, de Christ, Heb 13:11-13.

      13 Si les conducteurs commettaient une faute, par l'intermédiaire du peuple, une offrande devait être faite, afin que la colère divine ne tombe pas sur les Israélites. Quand les sacrifices étaient offerts, les personnes concernées posaient leurs mains sur la victime expiatoire, tout en confessant leurs péchés. Les anciens devaient faire la même chose, quand les sacrifices étaient offerts pour expier les fautes communes à toute l'assemblée. La charge du péché était supportée par l'animal innocent. Quand l'offrande était terminée, il est indiqué dans le texte que l'expiation était faite et que le péché était pardonné.

      Le salut dans l'église est opéré grâce au sacrifice parfait de Christ, le Médiateur !

      22 Ceux qui dirigent les autres dans leur travail, sont responsables comme tous, devant l'Éternel, de leurs propres péchés. Tout péché, commis involontairement par un responsable, doit être indiqué à ce dernier, soit par l'examen de sa propre conscience, soit par les reproches de son entourage ; même le plus élevé des conducteurs devait se plier à cette règle et être reconnaissant envers les autres pour leur aide. Voici le genre de prière journalière que nous devrions tous faire : « Montre-moi, Seigneur, ce que je suis incapable de discerner, indique-moi mon égarement, mon ignorance ; si malgré tout, je tombe dans le péché, aide-moi à ne pas rester passif » !
      27 Ce texte décrit la procédure pour l'offrande de quelqu'un du peuple. Si, après avoir commis une faute par ignorance, éventuellement après avoir été tenté, nous voulons avoir notre péché expié, la seule solution se trouve en Christ, mort pour nous. Même les péchés commis par ignorance ont en effet besoin d'être expiés par un sacrifice ; les plus graves de ces péchés, comme les plus insignifiants, concernent la Justice divine. Personne n'échappe à cette loi, le riche comme le pauvre ; ils sont pécheurs tous deux, tout en étant au bénéfice du sacrifice de Jésus-Christ. Tous ces préceptes, relatifs aux offrandes pour les péchés, nous sensibilisent à haïr ces derniers et à rester vigilant à leur égard ; cela met aussi en valeur le sacrifice de Christ, « La » véritable Offrande, dont seul le sang est capable d'expier l'iniquité, d'une manière absolument parfaite, comparée à celle offerte par le sang des taureaux ou des chèvres.

      Si nous rejetons ce salut en Christ, malgré le fait d'avoir la Bible en mains, nous sommes victimes de notre orgueil, de notre paresse et de notre négligence. Nous avons souvent besoin de nous examiner nous-mêmes, par le biais de l'étude scrupuleuse des Écritures et de prières ferventes, étant persuadés que Dieu et l'Esprit peuvent nous convaincre. De cette façon, nous serons alors capables de détecter nos péchés commis par ignorance et d'en obtenir ensuite le pardon, par le sang de Christ.

      Psaumes 8

      Matthieu 3

      13 Les condescendances de Christ, pleines de Grâce, sont si surprenantes, que même les croyants les plus fervents ne peuvent parfois y croire, du moins au premier abord ; elles sont si profondes et si mystérieuses, que même ceux qui pensent bien connaître l’Esprit de Christ, sont prompts à émettre des objections contre Sa Volonté. Ceux qui sont en communion avec l'Esprit de Dieu, constatent qu'ils ont besoin de faire de même avec Christ, pour approfondir leur lien spirituel.

      Christ n’a pas nié que Jean avait besoin d'être baptisé par Lui ; cependant Il déclare qu'Il devait être maintenant baptisé par l’apôtre. Christ était à ce moment, dans un état d'humilité parfaite. Notre Seigneur Jésus considérait qu'Il était ainsi « prêt » à pouvoir accomplir toute Justice, toute institution divine ; il témoignait de Son empressement à Se soumettre à tous les préceptes vertueux du Père. En Christ et par Son intermédiaire, le ciel est ouvert aux hommes !

      Cette « descente » de l'Esprit de Dieu, sur Christ, a démontré qu'Il fut revêtu sans restriction, de Son pouvoir spirituel.

      Le fruit de l'Esprit, c’est l'amour, la joie, la paix, la patience, la douceur, la bonté, la foi, la tendresse de caractère et la modération.

      Lors du baptême de Christ, trois Personnes se sont manifestées : la sainte Trinité. Le Père confirma que le Fils est Le Médiateur ; Jésus entama alors solennellement Son ministère ; le Saint-Esprit descendit sur Lui, le Médiateur, pour être transmis ensuite à Son peuple.

      En Christ, nos sacrifices spirituels sont acceptables par le ciel, car Il est « l'Autel » qui sanctifie chaque don, 1Pierre 2:5. Hors de Christ, Dieu est un feu dévorant, mais en Lui, il est un Père réconcilié avec Ses enfants !

      Telle est l'unité de l'évangile : nous devons « l’étreindre » joyeusement, par la foi !

      Matthieu 10

      Matthieu 11

      Matthieu 12

      Matthieu 16

      Matthieu 25

      31 Nous trouvons dans ce texte une description du Jugement dernier : c'est en fait la suite des explications relatives aux paraboles précédentes.

      Plus tard, aura lieu le Jugement dernier, où chacun recevra la juste rétribution de sa vie ici-bas : la félicité éternelle, ou les tourments. Christ viendra, non seulement dans la Gloire de Son Père, mais aussi dans Sa propre Gloire, en tant que Médiateur. Le méchant, comme l’homme pieux cohabitent sur cette terre, dans les mêmes villes, les mêmes églises, les mêmes familles, sans se connaître vraiment l’un l’autre ; tel est le résultat de la faiblesse du témoignage des saints, face aux hypocrisies des pécheurs : la mort surprendra les uns comme les autres... En ce jour du Jugement, ils seront alors séparés pour toujours.

      Jésus-Christ est le grand Berger ; Il sait distinguer immédiatement les âmes qui Lui appartiennent, de celles qui Lui sont étrangères. Il n’y a aucune autre distinction possible, seule sera visible la différence entre le racheté et le pécheur, entre le sanctifié et l'impie et cela, de manière irréversible. Dans le ciel, la félicité éternelle des saints sera merveilleuse. Ce sera le Royaume du Seigneur ; la plus grande des possessions ici-bas ne sera que bien modeste, face à cette bénédiction des saints dans les cieux.

      Ce Royaume est préparé : le Père l'a conçu pour les Siens, dans la grandeur de Sa Sagesse et de Sa Puissance ; le Fils l'a « acquis » pour eux ; et l'Esprit béni, en préparant les âmes des rachetés pour ce Royaume, prépare en fait le ciel pour elles : il est en tous points adapté à la nouvelle nature de ceux qui sont sanctifiés. Ce Royaume est préparé depuis la fondation du monde. La félicité en ce lieu a été prévue pour les saints, de toute éternité. Ils viendront, et en hériteront.

      Nous n’avons pas acquis notre héritage spirituel : c'est Dieu qui nous fait héritiers du ciel. Nous ne devons pas supposer que les actes de générosité que nous pourrions accomplir ici-bas, puissent donner droit au bonheur éternel. Les bonnes œuvres opérées pour Dieu, par le biais de Jésus-Christ, sont mentionnées dans ce texte, comme étant le « fruit spirituel » des croyants, rendus saints par l'Esprit de Christ ; ce fruit est le résultat de la Grâce, conférée à ceux qui accomplissent ces œuvres.

      Les méchants de ce monde ont souvent été appelés à venir à Christ, pour bénéficier de la vie et du repos éternels, mais ils se sont détournés de ces appels : de ce fait, il est juste qu’ils soient séparés de Christ. Les pécheurs condamnés, lors du Jugement, présenteront en vain des excuses. Le châtiment des méchants sera éternel ; leur culpabilité ne peut pas être révoquée.

      Ainsi la vie et la mort, le bien et le mal, la bénédiction et la malédiction, sont placés devant nous, pour que nous puissions choisir notre chemin : tel il sera, telle sera notre destin !

      Matthieu 26

      Marc 1

      Marc 2

      Marc 8

      Marc 10

      Luc 12

      Luc 13

      Luc 17

      Jean 4

      Jean 8

      Jean 10

      Actes 7

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