Paramètres de lecture

Afficher les numéros de versets
Mode dyslexique
Police d'écriture
Taille de texte

Merci à Bibles et Publications Chrétiennes pour la conception du processus d’affichage DYS.

Un outil révolutionnaire de lecture et d'étude de la Bible en ligne. Démarrez dès aujourd'hui le plan de lecture offert dont vous avez besoin.

JÉSUS-CHRIST (7)

VI Christologie.

1.

LA CHRISTOLOGIE PRIMITIVE.

D'après les discours renfermés dans la première partie du livre des Actes, qui sont généralement considérés comme renfermant des conceptions très anciennes, la messianité de Jésus n'a été effective qu'à dater de la résurrection.

Nulle part, l'humanité de Jésus n'est aussi fortement accentuée que dans ces discours. Jésus y est désigné simplement comme le serviteur de Dieu. Dans leurs prières, les disciples disent : « Étends ta main, pour qu'il y ait des guérisons, des signes et des miracles par le nom de ton saint serviteur Jésus » (Ac 4:30). La pensée des Actes se trouve complétée, il est vrai, par l'allusion à la messianité de Jésus (Ac 4:27). Il n'en est pas moins certain que, selon les Actes, Jésus est un homme que Dieu a oint de son Esprit (Ac 10:38). Sa royauté date de sa résurrection, prélude de son exaltation dans la gloire (Ac 3:13). Auparavant, il était accrédité par Dieu au moyen d'actes de puissance (Ac 2:22), mais ce qui le caractérisait essentiellement c'était la sainteté. Messie, il l'était déjà en vertu de l'onction de l'Esprit, mais sa messianité était toute virtuelle. Voir le discours de Paul à Antioche de Pisidie : « La promesse qui avait été faite à nos pères, Dieu l'a accomplie pour nous, leurs enfants, en ressuscitant Jésus, comme il est écrit au Ps 2 : Tu es mon Fils, je t'ai engendré aujourd'hui » (Ac 13:33 et suivant). La parole du Psaume, que certains manuscrits placent dans le récit du baptême, est donc appliquée ici à la résurrection.

La résurrection elle-même, d'ailleurs, passe au second plan, l'accent étant mis sur la glorification de Jésus (Ac 2:33 2:36). La royauté de Jésus doit se réaliser sur la terre. Il y reviendra dans la gloire. Le rôle de ses disciples est de préparer sa venue en prêchant la repentance (Ac 2:38 3:19 et suivant), et en exhortant leurs contemporains à invoquer le nom de Jésus de Nazareth, afin de subsister dans les catastrophes qui précéderont la venue du Messie (Ac 2:21 4:12 10:43).

Jésus est donc le Messie glorieux de l'avenir, le Fils de l'Homme (Ac 7:55 et suivant, cf. Ac 17:31). Il est aussi le Seigneur, et cette appellation de Dieu dans l'ancienne alliance, le désigne généralement dans le livre des Actes. Son nom a une puissance merveilleuse (Ac 3:6 16:18 19:13-17). Il est l'objet de la foi. L'attitude de ses disciples est celle de l'adoration (Ac 7:59 et suivant). Ce terme : ton saint serviteur Jésus (Ac 4:27-30) pourrait nous étonner davantage, s'il n'évoquait pour nous le Serviteur de l'Éternel dont il est question dans la seconde partie du livre d'Ésaïe. Le type humble et souffrant du Serviteur se combine, dans les Ac comme dans les évangile, avec le type glorieux du Fils de l'Homme : c'est dire l'importance de la souffrance du Christ pour l'auteur d'Ac (voir en partie. Ac 8:32 et suivants). L'oeuvre de Jésus culmine dans son sacrifice : c'est la conviction de la génération apostolique tout entière. Les apôtres sont surtout des témoins de la résurrection (Ac 1:22). Le fait qui domine tout à leurs yeux, c'est que Jésus est désormais à la droite de Dieu. Mais dès lors, sa mort perd son caractère infamant. Elle concourt au dessein de Dieu. Elle est un élément du plan divin. Jésus est mort pour nos péchés, et cela, selon les Écritures. Tel est, suivant l'apôtre Paul, l'enseignement commun de l'Église primitive (1Co 15:11).

2.

L'APOTRE PAUL.

Dans le langage de l'apôtre Paul, Jésus est le Seigneur. Que signifie ce terme ? C'était le titre que les LXX donnaient au Dieu de l'A.T. Il a été aussi donné aux dieux du paganisme, partout où s'est manifestée l'influence de l'Orient. Quand un homme pieux de ce temps se choisit un dieu pour patron, il l'intitule son seigneur et se proclame lui-même son esclave. C'est ce qu'on retrouve chez l'apôtre Paul (Ro 1:1). Le terme de Seigneur comporte donc la consécration sans réserve, l'obéissance absolue. Depuis quand, et en vertu de quoi le Christ a-t-il été élevé à cette dignité ? L'apôtre le dit au début de Romains et dans Php 2 : c'est en vertu de sa résurrection que le Christ a été établi Fils de Dieu avec puissance, c'est-à-dire Seigneur. Désormais, il est Kyrios. Et ce terme n'est pas l'équivalent du terme de politesse orientale dont les Juifs se saluaient volontiers. Comme Seigneur, Jésus est associé à Dieu. Au commencement de ses lettres, Paul souhaite à ses lecteurs « grâce et paix de la part de Dieu le Père et du Seigneur Jésus-Christ ».

Cependant, Paul laisse subsister un intervalle entre le Christ et Dieu. Ceci est très nettement indiqué dans 1Co 3:21-23 : « Tout est à vous, vous êtes à Christ, et Christ est à Dieu. » Plus explicite encore est le fameux passage, 1Co 15:20-28, où l'apôtre esquisse l'avenir du monde et où, après avoir annoncé le triomphe du Christ, il déclare qu'à la fin des temps, celui-ci remettra la royauté à son Père, en sorte que « Dieu sera tout en tous » (1Co 15:28). On s'est demandé s'il n'y aurait pas des textes où tout intervalle entre le Christ et Dieu serait supprimé. Ceci ne paraît pas probable. La doxologie de Ro 9:5 dit-elle : « Que le Christ selon la chair, qui est Dieu au-dessus de toutes choses, soit béni éternellement », ou : « Que le Dieu qui est au-dessus de toutes choses soit béni éternellement » ? Il semble difficile que l'apôtre ait désigné le Christ comme le Dieu qui est au-dessus de tout. Ce serait en vérité une grave atteinte au monothéisme, et Php 2 ne nous y autorise pas.

Mais pratiquement, et jusqu'à la fin de l'ère actuelle, le Christ représente Dieu vis-à-vis de l'humanité. S'agit-il d'une divinité purement acquise ? Ce n'est guère croyable à première vue. Paul ne songe pas à l'apothéose d'un juste. Le Christ est d'emblée un Être divin. Ensuite, « Dieu l'a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom » (Php 2:9). Ce nom, c'est celui qui désigne le dominateur de l'univers, le Roi. Jésus est le Seigneur. Il s'agit d'une souveraineté divine, ou quasi divine. Les Juifs, dans leur crainte de profaner le nom de Dieu, disaient : Adonaï (le Seigneur). Partout où les LXX trouvent Adonaï, ils disent Kyrios (le Seigneur), qui devient une manière de nom propre. Ce nom, Dieu l'a donné au Christ. Et par là (étant donnée la vertu mystérieuse du nom), il lui a assigné une part de souveraineté dans le monde. C'est ce que corrobore un texte curieux de 1Co (8:5 et suivant) : « S'il y a en quelque façon, au ciel et sur la terre, des êtres qu'on appelle dieux (comme, aussi bien, il existe en fait plusieurs dieux et plusieurs seigneurs), pour nous il n'y a qu'un seul Dieu, le Père, par qui sont toutes choses, et pour qui nous sommes nous-mêmes, et qu'un seul Seigneur, Jésus-Christ, à qui l'univers doit son existence et à qui nous devons aussi la nôtre. »

L'apôtre va jusqu'à appliquer au Christ des textes de l'A. T, qui se rapportent en réalité à Dieu (voir p. ex. 1Co 1:31). Il considère que l'existence terrestre de Jésus n'a été qu'un régime de transition. Le Christ n'a fait que passer sur la terre, où il avait, revêtant la forme d'un esclave, éteint la splendeur de l'Esprit divin sous le vêtement transitoire de la chair humaine (Php 2:5,8). Lorsqu'il veut définir le Christ par rapport à l'humanité, Paul l'appelle le second Adam (1Co 15:45). A la fin des temps, selon lui, le second Adam est venu s'insérer dans la trame de l'histoire. Ceci fait songer à cette notion apocalyptique suivant laquelle ce qui avait existé à l'origine devait reparaître à la fin des temps. Il devait y avoir un nouveau déluge, un nouveau ciel, une nouvelle terre. En tant que prototype de la véritable humanité, le Christ représente l'image divine. Il est Esprit : l'homme est chair. « Le Seigneur est l'Esprit » (2Co 3:17). Il a un corps spirituel, enveloppe adéquate de l'Esprit et que caractérisent, par opposition au corps de l'homme, la gloire, l'immortalité, la puissance. Ce corps est formé de cette substance lumineuse, sorte d'éther, qui constitue le nimbe ou le nuage resplendissant qui sert de manifestation visible à Dieu, et qu'on nomme la gloire (2Co 3:18). Étant l'image de Dieu, et le premier-né de toute la création (Col 1:15), le Christ occupe dans l'univers une situation unique. Il a repoussé la tentation, qui s'offrait à lui comme au premier homme, d'usurper la royauté divine. Étant au-dessus de tous les êtres, il aurait pu être pris de vertige, et étendre la main vers le sceptre de Dieu. Au contraire, par obéissance et par amour, il s'est dépouillé de ses prérogatives : il s'est abaissé jusqu'à la mort ignominieuse de la Croix. C'est pourquoi il est le Seigneur.

Si nous examinons de plus près cette existence antérieure à la vie terrestre, nous voyons--et c'est ce qu'il y a pour nous de plus mystérieux dans cette gnose--que le Christ a un rôle cosmique. Ce n'est pas dans les ép. aux Col et aux Éph., qui contiennent les développements tardifs de la métaphysique de l'apôtre, c'est dans 1Co que Paul écrit : « Par lui est l'univers, et nous sommes par lui » (1Co 8:6). Ailleurs, il est vrai (Ro 11:36), Paul dira à propos de Dieu ce qu'il a dit à propos du Christ, parce qu'aussi-bien, l'initiative première appartient à Dieu. De même, le but suprême de l'univers, c'est Dieu. Mais le Christ est l'organe de la création : Paul développera cette considération dans l'épître aux Colossiens. Là, il a affaire à des populations dont l'âme curieuse et exaltée a soif de métaphysique. Il leur donne librement ces spéculations, sur lesquelles il n'insistait pas vis-à-vis des Corinthiens, parce que ceux-ci, nouveau-nés à la foi chrétienne, ne pouvaient encore supporter que le lait des instructions pratiques, et non la gnose, cette viande des forts. Dans cette lettre se trouve donc l'exposé de la théosophie paulinienne, que l'apôtre oppose à ces premiers essais de gnosticisme paganisant par lesquels des docteurs sans mandat entreprenaient de détourner les âmes de la simplicité chrétienne. Paul y développe le rôle du Christ dans la création, en l'opposant à ces êtres intermédiaires, à ces éons, dont l'imagination d'alors peuplait l'invisible. Col 1 renferme un véritable hymne dogmatique : « En lui, tout a été créé, ce qui est au ciel et ce qui est sur la terre : les Trônes, les Dominations, les Pouvoirs, le Visible et l'Invisible. L'univers est créé par lui et pour lui ; il est à la tête de tout, et l'univers subsiste en lui » (Col 1:16 et suivant). Ainsi, le Christ n'est pas seulement le premier-né de la création. Il en est l'auteur ; et non seulement de la création visible, mais de l'invisible. De lui procèdent les hiérarchies célestes ; et même, tout cela a été créé pour lui : il est à la fois cause et fin de l'univers. Cependant, il fait encore partie de la création ; il appartient donc lui-même au monde du devenir : il est nettement subordonné à Dieu. L'univers subsiste en lui : c'est dire que, s'il venait à manquer, l'univers s'écroulerait. Il semble difficile de concilier cette donnée avec l'existence personnelle. Le Christ apparaît comme la force organisatrice du Tout.

Mais comment s'expliquer qu'il soit représenté parfois comme la fin de la création ? --Il n'est pas nécessaire d'entendre les textes dans un sens panthéiste et de voir dans le Christ une sorte d'âme du monde. Dans le parallèle des deux Adam, le second Adam est qualifié d'Esprit qui donne la vie. Dans le récit de la Genèse, l'Esprit plane sur la face de la mer primordiale. Or, l'Esprit de Dieu est identifié, chez Paul, à l'Esprit du Christ (Ro 8:9). Avoir l'Esprit du Christ, c'est avoir le Christ en soi : « Christ en vous, l'espérance de la gloire » (Col 1:27). Le Christ peut donc habiter en beaucoup d'êtres ; et ceux-ci sont en lui. Il est un principe de vie : âme du inonde, âme des croyants. C'était une idée courante, à cette époque d'interprétations allégoriques, que celle d'êtres mi-concrets, mi-abstraits. Le Logos de Philon d'Alexandrie est à la fois un principe cosmique et l'homme idéal. D'autre part, ces expressions : de lui, par lui, pour lui, appliquées à l'unité primordiale et à la création de l'univers, sont les formules fondamentales du mysticisme gréco-égyptien. Sur le Christ, Paul transfère les attributs du Logos, avec cette différence toutefois, qui est essentielle, que la personnalité vivante est au point de départ, et non l'être impersonnel. Tandis que le Logos, chez Philon, n'est qu'une abstraction, le Christ impersonnel, chez Paul, est une émanation de l'Homme céleste, du second Adam.

On comprend les allusions que fait l'apôtre à une manifestation du Christ antérieure à sa venue sur la terre (1Co 10:1 et suivant). La manne est le type du pain de la Cène ; la source jaillissante du rocher est le type du vin de la Cène. Mais ce ne sont pas des allégories : ce sont des faits. Quant au rocher d'où jaillissait la source, c'est le Christ préexistant. On trouve des comparaisons de ce genre chez Philon. Et les commentateurs juifs de l'A.T. parlent abondamment du rocher de Moïse, qui accompagne les Israélites à travers le désert. Ainsi, l'interprétation messianique du rocher peut bien venir des rabbins. Mais chez Paul, le sens de cette histoire est que le Christ se manifeste à Israël et lui donne l'eau vive, étant l'Esprit de révélation, qui réconforte les âmes dans tous les siècles.

Il ne faut pas trop s'étonner de cet appareil théosophique. Le Christ, âme du monde, n'a pas ôte à Paul le Christ personnel. Au contraire, ce qui motive toutes ces spéculations, c'est la place souveraine que le Christ occupe dans l'âme de son apôtre, c'est l'adoration que Paul lui a vouée. Sur le chemin de Damas, il a eu affaire au Christ glorifié. C'est un être radieux, appartenant déjà au monde supérieur, qui l'a arraché par violence au milieu ancestral « comme un avorton » (1Co 15:8), et l'a fait naître brusquement à la vie nouvelle. C'est pourquoi il peut dire : « Si nous avons connu le Christ selon la chair, nous ne le connaissons plus de cette manière » (2Co 5:16). Le Christ-Esprit a agi sur lui ; le Christ historique n'a jamais été en rapport avec lui. Voilà ce qui a facilité à ses yeux cette transformation du Christ en une puissance créatrice de l'univers. Il faut ajouter que les limites de la vie personnelle sont, dans la pensée de ce temps-là, extrêmement flottantes. Si ce qu'il y a d'éternel dans le Christ, c'est l'Esprit, puissance rayonnante de Dieu, on conçoit que l'apôtre rapproche jusqu'à les identifier le Seigneur et cette activité divine créatrice.

Mais, si la connaissance historique du Christ lui paraît insuffisante, il n'en faut pas conclure que la figure même de Jésus le laisse indifférent. Le Seigneur, pour lui, c'est l'être qui a souffert ici-bas, et dont la souffrance absorbe à ce point sa pensée et son coeur, qu'il peut écrire aux Corinthiens : « Je n'ai voulu savoir parmi vous que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié » (1Co 2:2). Si nous avions la prédication missionnaire de l'apôtre, nous y trouverions des peintures de la croix qui feraient songer au réalisme poignant des Primitifs. Qu'on se souvienne de l'apostrophe aux Galates : « Vous à qui Jésus-Christ a été dépeint comme s'il eût été crucifié sous vos yeux » (Ga 3:1). La croix, dont il ne cessait d'évoquer les douleurs pour communier avec elles et les achever, en quelque sorte, en lui-même (Col 1:24) ; la résurrection, dont il a été le témoin, mis par là sur le même rang que Pierre, que Jacques, que tous les apôtres, ce qui fait son sujet de gloire : voilà les éléments essentiels de son Évangile. Question de perspective. Mais aussi, question de principe : c'est au Christ vainqueur qu'il a affaire ; c'est de lui qu'il est apôtre.

L'exemple et les préceptes de celui qui s'est ainsi donné gardent à ses yeux l'autorité absolue. Quand il parle en son propre nom, tout apôtre de Jésus-Christ qu'il est, il se borne à émettre une opinion (1Co 7:25). Mais là où il peut s'appuyer sur un précepte du Seigneur, ce n'est plus affaire d'opinion seulement. « C'est ainsi que j'ordonne dans toutes les Églises » (1Co 7:17). « Ce n'est pas moi qui le dis, c'est le Seigneur » (1Co 7:10). Son enseignement moral s'inspire de très près, et constamment, de celui de Jésus. On y retrouve à chaque instant, sinon une citation, du moins une réminiscence de l'Évangile. Les vertus sur lesquelles il insiste comme étant les vertus cardinales, ainsi l'humilité et la douceur, sont celles qui, selon les évangiles, caractérisent le Christ. Le psaume de la charité (1Co 13) est écrit à la gloire du Christ : chacune des caractéristiques de la charité est un trait de la figure de Jésus, telle qu'elle s'est gravée dans l'âme de ses disciples.

Paul n'a jamais versé dans le docétisme : le Christ n'a pas été à ses yeux un fantôme. Quand il avoue aux Philippiens son désir de s'en aller pour être avec Christ, « ce qui serait de beaucoup préférable » (Phi 1:23), il ne s'agit point, certes, d'un principe impersonnel, mais d'un être concret auquel il a consacré sa vie, et qu'il aime comme personne sur la terre ne l'aimera jamais. Qu'il ait transporté dans l'au-delà la physionomie morale du Christ, ceci paraît certain. L'amour du Christ, il ne l'a pas considéré uniquement dans l'existence historique de Jésus de Nazareth, et ce n'est pas là, peut-être, qu'il l'admire le plus. Il l'a contemplé dans ce mystère d'amour qui est l'abaissement d'un Être céleste se dépouillant de sa condition divine pour subir tous les hasards de la condition humaine, et descendant, par l'effet de sa libre naissance, jusqu'à la mort, même jusqu'à la mort de la croix ! C'est ainsi qu'il relie, dans la vie de Jésus, la terre au ciel. Il ne fait en cela qu'étendre les conséquences des récits évangéliques. Et s'il vit, dès à présent, en Christ, si, dans cette atmosphère vitale, toutes les relations prennent un caractère nouveau, il est impossible de distinguer entre ce qui est influence du personnage historique et ce qui est action constante du Ressuscité (voir A. Sabatier, l'Apôtre Paul, 3 e édit. 1896 ; Albert Schweitzer, Die Mystik des Apostels Paulus, Tûbingen 1930).

3.

L'EPITRE AUX HEBREUX.

Ce qu'il y a de particulièrement remarquable dans la christologie de l'épître aux Heb (voir art.), c'est que l'humanité du Christ y ressort plus nettement que partout ailleurs, tandis que l'auteur trouve pour exalter sa majesté des termes d'un éclat inégalé. Très informé de la tradition apostolique, il se tient près de l'histoire concrète. Il précise que Jésus est de la race de David et de la tribu de Juda (Heb 7:14), il rappelle que sa prédication a été accréditée par des signes, par des miracles, par toutes sortes de manifestations de l'Esprit (Heb 2:2,4). Il parle des contradictions que le Seigneur a essuyées. Il fait allusion à sa souffrance de Gethsémané, à sa prière à Celui qui pouvait le sauver de la mort (Heb 5:7). Il situe le supplice de Jésus « hors des portes de Jérusalem » (Heb 13:12). Il trace de Jésus un portrait magnifique. Il relève son humilité , (Heb 5:5) sa piété (Heb 5:7: le terme employé par lui, eulabeïa, signifie proprement crainte de Dieu), son obéissance et sa fidélité envers Dieu (Heb 3:2 5:8 10:5-7), sa miséricorde envers les hommes (Heb 2:17) ; enfin, en pleine lumière, au-dessus de toutes les autres vertus, sa foi par laquelle il est le modèle des croyants (Heb 12:2). Même, Jésus a connu l'espérance, qui, dans le coeur des fidèles, est associée à la foi. Il a porté la foi à son achèvement ; et il a souffert les yeux fixés sur la joie du ciel qui lui était promise (Heb 12:2). Semblable à nous en toutes choses, sauf le péché (Heb 4:15), c'est à cause de cette parfaite assimilation à notre humanité qu'il a pu être l'intercesseur de la race humaine, le véritable souverain sacrificateur. Comme les enfants des hommes, il a été un être de chair et de sang. Il a enduré la tentation (Heb 2:18), ce qui le rend capable de comprendre ceux qui sont tentés, de sympathiser avec eux (Heb 4:15). Il a conquis la sainteté de haute lutte, et la royauté du ciel a été la récompense de sa victoire.

Et cependant, ce représentant qualifié de l'humanité devant Dieu est tout autre chose encore. Il est aussi haut au-dessus des anges que la nouvelle alliance est au-dessus de l'ancienne, dont les anges furent les médiateurs. Il a existé avant le monde. « Sans père, sans mère, sans généalogie, n'ayant ni commencement ni fin » (Heb 7:3), il a pour type prophétique, à ce titre, Melchisédec. Il est le « reflet de la gloire » de Dieu, « l'empreinte de son être » (Heb 1:3) ; il porte l'univers par sa parole puissante, ce qui signifie qu'il est l'agent de la création. Aussi les titres divins s'accumulent-ils sur lui : le titre de Seigneur, avant tout, dans les textes mêmes de l'A. T, où il s'applique à Dieu (Ps 110:1, p. ex.). Il est même désigné comme Dieu (Heb 1:8 et suivant), ce qui n'empêche pas qu'ailleurs il soit subordonné à Dieu, qui est appelé son Dieu dans ce même texte (O Dieu, ton Dieu t'a oint d'une huile de joie). Ces atténuations du monothéisme sont familières à la pensée de ce temps. Et la situation du Fils à l'égard du Père est toute semblable ici à ce qu'elle est chez l'apôtre Paul. C'est au Christ que l'auteur applique la parole du Ps 8 (verset 6 et suivant) : « Tu l'as couronné de gloire et d'honneur : tu as mis toutes choses sous ses pieds. »

Mais avant tout, il a souffert, et c'est par là qu'élevé à la perfection il est devenu l'auteur et le chef du salut (Heb 2:10). Il est venu sur la terre pour s'offrir en sacrifice. Par où il met fin aux sacrifices de l'ancienne alliance (Heb 10:9 et suivant). Pour expier les péchés du monde, il fallait du sang, le Christ a offert le sien (Heb 9:18,22). Il est à la fois sacrificateur et victime. Comme sacrificateur, il relève de l'ordre de Melchisédec, qui est supérieur à celui de Lévi (Heb 7:1,17). Comme victime, il possède une vertu sanctifiante infiniment supérieure à celle des victimes que l'on offrait sous l'ancienne alliance (Heb 9:12-14). Il offre son sacrifice dans le sanctuaire céleste, tandis que le grand-prêtre de l'ancienne alliance l'offrait dans le sanctuaire terrestre. De là, le caractère permanent et définitif de ce sacrifice (Heb 10:14). Le sacrifice du Christ apporte aux hommes le pardon et l'accès du trône de grâce (Heb 10:19-22). Il a ce résultat pour tous les hommes (Heb 2:9). Il a un effet rétroactif, une valeur universelle (Heb 9:26).

Entre cette conception et celle de Paul, il y a une nuance. Paul insiste davantage sur le côté juridique de l'expiation ; l'auteur de l'épître aux Heb sur l'aspect rituel de cette même expiation. L'épître aux Heb formule, dans toute sa rigueur, ce qu'on appelle la « théologie du sang ». Mais l'idée de l'expiation par le sang est universelle en ce temps-là. Et les analogies de l'épître aux Heb avec le philonisme permettent de voir dans sa doctrine une spiritualisation de l'idée du sacrifice, que le Christ accomplit dans le tabernacle divin.

Le Christ est l'objet de la foi. Il est devenu, pour tous ceux qui lui obéissent, l'auteur du salut éternel. (Heb 5:9) Il procure la rémission des péchés. C'est par lui qu'on passe pour aller à Dieu (Heb 13:15). Et il peut sauver parfaitement ceux qui par lui s'approchent de Dieu (Heb 7:25).

Le Fils de Dieu n'est pas désigné expressément comme le Logos. Il n'en est pas moins beaucoup plus rapproché du Logos philonien que ne l'est le Logos du 4 e évangile. Sa position vis-à-vis des anges ressemble à celle du Logos. (voy. Heb 1:4) Il est le reflet ou le rayonnement de l'essence divine. Le même terme, chez Philon, est appliqué à l'âme humaine que le Logos visite, mais un terme analogue est employé à propos du Logos. Quand le Fils est appelé l'empreinte de Dieu, ceci s'applique au Logos chez Philon (De Plant., 5). L'image de Melchisédec, le grand-prêtre intemporel, est chez Philon (Allég. des Lois, 3:25 et suivant). La situation du Logos intercesseur chez Philon est semblable à celle du Fils dans l'épître aux Heb (Quis rerutn divinarum hoeres, 42). On peut multiplier ces analogies. Pourtant, il y a tout autre chose dans l'épître aux Hébreux. L'Alexandrin qui l'a écrite a pensé le christianisme avec les formes et les expressions qui lui étaient familières. Il n'y a pas ici un effort d'apologétique pour rattacher le christianisme à la philosophie du temps. L'alexan-drinisme est le terrain où s'épanouit la plante chrétienne. Aucun sol ne pouvait être plus favorable à son développement (voir E. Ménégoz, La Théol. de l'Ép. aux Héb., Paris 1893).

4.

LA 1ere EPITRE DE PIERRE.

Le Christ tient ici la même place que dans la théologie de Paul, et il se présente sous le même aspect. Il est fait allusion à sa préexistence. Il est dit que les prophètes ont tâché de découvrir le temps et les circonstances que leur indiquait l'Esprit du Christ qui était en eux (1Pi 1:11). Il y a bien là une activité personnelle, non point de création, sans doute, comme dans l'épître aux Col., mais de révélation, et qui est antérieure à l'existence historique de Jésus de Nazareth. C'est d'ailleurs l'idée générale des Pères que le Christ s'est révélé par les prophètes (Tertullien, Adv. Marc, 3°). L'auteur de l'épître de P. Identifie la révélation présente et la révélation ancienne ; le message des prophètes et celui des apôtres. Comme Paul, il admet que le Christ a revêtu la chair. Mais la chair a été anéantie par la mort ; l'Esprit est revenu à la vie : (1Pi 3:18) ce sont les deux moments essentiels de l'histoire du salut.

Pour ce qui est de la vie du Christ, nous ne trouvons guère dans l'épître de P. que des allusions à la sainteté de Jésus. Il est qualifié de juste (1Pi 3:18). Il est appelé l'Agneau sans défaut et sans tache (1Pi 1:18). Il est dit (d'après Esa 53:9) qu'il « n'a point commis de péché », et qu' « il n'y a point eu de fraude dans sa bouche » (1Pi 2:22). A part cela, aucune allusion à la vie terrestre de Jésus.

La notion du sacrifice du Christ est très voisine des affirmations pauliniennes. On a voulu la dériver des évangile ; il y a ici, pourtant, telle affirmation qui va plus loin que les textes évangéliques. L'idée dominante est la rédemption. « Vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous aviez apprise de vos pères, non par des choses périssables..., mais par le sang du Christ » (1Pi 1:18 et suivant). La notion juridique de la rançon se combine avec la notion rituelle de l'expiation. Mais ce qui est essentiel, c'est cette idée de la victime expiatoire (1Pi 2:24), où l'on retrouve l'inspiration de Esa 53, qui est même cité littéralement (cf. 1Pi 2:25 et Esa 53:7,1Pi 2:22 et Esa 53:9, voir encore Esa 53 : et suivant). Le fait premier de la foi, c'est l'aspersion par le sang de Jésus (1Pi 1:2). La relation entre le croyant et le péché est la même que dans les ép. de Paul. Le rapport entre le croyant et les péchés portés par le Christ se précise. Le sacrifice du Christ mène les hommes à Dieu, et produit chez eux, dans la communion de ses souffrances, une rupture non fatale, mais consciente et volontaire avec le péché (1Pi 4:1).

Entre la mort et la résurrection de Jésus-Christ, s'intercale ici un nouveau moment, qui est la descente aux enfers (1Pi 3:19-22). Le Christ, dépouillé de la chair, et devenu Esprit, s'en va prêcher aux esprits qui sont en prison. Il leur annonce le salut. Or ces esprits sont ceux que l'on considère comme les plus corrompus : savoir, les représentants de la génération du déluge. C'est le développement d'un thème paulinien (qu'on retrouve p. ex. Eph 4:8 et suivant) et un élargissement de l'oeuvre rédemptrice, qui est bien dans le prolongement de la prédication de Jésus.

5.

L'APOCALYPSE.

La christologie de l'Apocalypse renferme des éléments très divers. Par endroits, une conception juive du Messie guerrier : c'est le Lion de Juda, le Dominateur des païens, qui paît les peuples avec une houlette de fer (Ap 2:26 et suivant 12:5 19:15, cf. Ps 2:9, Psaumes de Salomon 17:24) ; il livre à la puissance de Satan une épouvantable bataille (Ap 19:11-16). Ailleurs, et fréquemment, des allusions précises à Jésus : à son origine davidique (Ap 5:5), à sa mort rédemptrice, dont la portée est universelle (le surnom qui lui est constamment donné, c'est l'Agneau). Enfin, dans l'adoration de l'auteur, il s'identifie à Dieu. Il est le Vivant. Il a les clés de la Mort et de l'Hadès (Ap 1:18). De ses yeux de flamme, il sonde les reins et les coeurs (Ap 2:18-23). Il pénètre les secrets des destinées humaines (Ap 5:5). Il est « le principe de la création de Dieu » (Ap 3:14). Il possède l'intimité de Dieu à un degré où nul autre ne la possède. Et le titre qui seul correspond dignement à son être, c'est « la Parole de Dieu » (Ap 19:13). Plus encore : il est le Premier et le Dernier : (Ap 1:17 2:8 22:13) la raison d'être et l'aboutissement de l'univers. Toute la création adore inséparablement « Dieu et l'Agneau » (Ap 5:13 7:10).

Rien de tout ceci ne porte atteinte à la souveraineté divine. Dieu est l'auteur de la révélation que Jésus-Christ transmet au Voyant (Ap 1:1). Jésus parle, dans les lettres aux sept Églises, de son Dieu. L'autorité qu'il est appelé à exercer sur le monde est un don de son Père (Ap 2:27). Et sa royauté apparaît parfois comme la récompense de son oeuvre d'amour (Ap 3:21 5:9), de son sacrifice, de sa victoire.

6.

LE JOHANNISME.

Le but du 4 e évang, est de démontrer que Jésus est le Messie. Sans doute, les autres évang, ont bien un caractère apologétique ; mais pour celui-ci, la démonstration de la messianité du Christ est au premier plan : « Ces choses ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu'en le croyant, vous ayez la vie par son nom » (Jn 20). Dès lors, l'auteur considère tout, dans la vie de Jésus, du point de vue messianique. C'est pour cela qu'il déplace la purification du temple, acte messianique au premier chef, pour en faire l'acte inaugural du ministère de Jésus (Jn 2:13-17).

Le terme de Messie ne comporte plus désormais, dans le langage des disciples de Jésus, aucune équivoque ; c'est pourquoi l'évangile n'hésite pas à le mettre dans la bouche du Maître. Toutefois, il emploie volontiers deux autres expressions : Fils de l'Homme, et Fils de Dieu, parce qu'elles se prêtent excellemment à définir ce messianisme spirituel qui a été celui de Jésus. Il est remarquable que le terme de Fils de l'Homme soit, comme dans la tradition synoptique, mis uniquement dans la bouche de Jésus. Il n'a point ici un sens d'humilité, mais de gloire (Jn 1:51 12:23). L'origine céleste du Fils de l'Homme est proclamée (Jn 3:13 6:62) en même temps que son retour au ciel, et son accession à la royauté divine. La qualité de juge du monde est impliquée dans le terme de Fils de l'Homme : « Il lui a donné le pouvoir d'exercer le jugement, parce qu'il est Fils de l'Homme » (Jn 5:27). Seul, le Fils de l'Homme dispense le pain de vie (Jn 6:27). Il est question, dans le même sens, de -manger la chair du Fils de l'Homme (Jn 6:53). La mort de Jésus étant le stade préliminaire de sa glorification, l'évangile parle de l'assomption du Fils de l'Homme lorsqu'il veut parler de la mort de Jésus (Jn 8:28 12:23 12:32). L'expression Fils de Dieu est moins fréquente que l'autre (neuf fois seulement), mais il faut ajouter qu'à vingt reprises il est question du Fils, de son Fils, du Fils unique

Certains de ces textes ont un sens théocratique, et ne sortent pas des cadres du messianisme juif. Jésus est et reste Messie d'Israël aux yeux de Jean-Baptiste (Jn 1:30). Il l'est aussi aux yeux de Nathanaël (Jn 1:49). Et Jésus ne trouve pas que la foi de Nathanaël soit insuffisante.

L'expression Fils de Dieu, interprétée au sens de Roi d'Israël, il ne la rectifie pas. La foi de Marthe est semblable à celle de Nathanaël : « Je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, Celui qui vient dans le monde » (Jn 11:27). Tel est le langage des croyants. Voici maintenant le langage des adversaires. A Pilate, qui leur dit : « Je ne trouve en lui aucun motif de condamnation » (Jn 19:4-6), les Juifs répondent : « Nous avons une loi, et suivant cette loi, il doit mourir, parce qu'il s'est fait le Fils de Dieu » (Jn 19:7). C'est évidemment comme faux Messie que Jésus est traduit devant Pilate, et la suite le prouve : « Si tu le relâches, tu n'es pas ami de César : quiconque se fait roi, est l'adversaire de César » (Jn 19:12).

Jésus est donc envisagé par l'évangile de Jean comme Fils de Dieu au sens théocratique. Ceci rend compte de la plupart des textes. Il y en a toutefois qui ont un sens philosophique, et qu'il faut examiner dans l'ensemble de la grande métaphysique de Jean.

Cette métaphysique est exposée dans le prologue de l'évangile, où l'on voit le Logos descendre du ciel sur la terre. Le Logos est antérieur au monde sensible. Il existe dès le commencement (Jn 1:2), ce qui n'implique pas qu'il participe à l'éternité de Dieu, mais ce qui lui confère à l'égard du monde une situation unique, analogue à celle que l'épître aux Col lui assigne.

La relation entre le Logos et la nature fait songer au philonisme, où le Logos est le plus ancien des êtres qui ont pris naissance (voir les oeuvres de Philon, éd. Cohn et Wendland, t. II, p. 26). Nous retrouvons une conception semblable dans l'épître aux Heb (Heb 1:2,3,6,7,10). L'auteur parle du Logos comme d'un être connu. En effet, il est très souvent question, chez les philosophes de ce temps, de cet intermédiaire entre Dieu et la création. Comment faut-il traduire ce terme, qui a joué un tel rôle dans l'histoire des idées ? Le Logos, c'est bien la Parole, mais la Parole douée de vie et d'énergie, devenue l'expression adéquate de la pensée, et comme la pensée en action. C'est la pensée divine agissant et modelant le monde. Le sens premier de parole doit donc s'effacer, suivant l'intuition géniale de Goethe, pour faire place au sens d'action créatrice. Il nous est dit, ensuite, que le Logos est tourné vers Dieu. C'est donc un Etre individuel, qui contemple Dieu face à face, et qui entretient avec lui des relations personnelles. Défini par son orientation, il l'est ensuite par sa nature intime. Il était Dieu Théos, mais sans article. Par le défaut d'article, l'auteur marque une nuance, encore que légère, entre le Logos et le seul vrai Dieu dont il est question ailleurs (Jn 17:3). Cependant, il ne dit pas que le Logos soit divin : ce serait chose trop simple ; et, pour le temps, trop banale. La grande différence entre le point de vue de Jean et celui de Philon, c'est que, d'emblée, le Logos est caractérisé comme une personne, comme un être distinct de Dieu. Mais ce n'est pas assez dire. Philon ne parle pas de l'état où se trouvait le Logos avant la création. Ce qui l'intéresse, c'est de savoir comment le monde a été fait, et comment Dieu s'y révèle. Son Logos est trop peu individuel, en vérité, étant l'ombre de Dieu, pour que le mystère de son existence originelle l'intéresse. Par contre, l'auteur chrétien aborde l'explication du mystère dernier. Il remonte au delà du monde visible, jusqu'aux origines de l'Être, étant mû, d'ailleurs, par l'adoration, et non par un besoin intellectuel. Ensuite il revient au commencement, c'est-à-dire à l'univers créé.

De cette création, le Verbe est l'organe. « Tout s'est réalisé par lui, rien de ce qui est ne s'est réalisé sans lui » (Jn 1:3). Nous avons vu l'apôtre Paul distinguer entre l'action divine, cause première du monde, et l'action du Seigneur, moyen de la création. Mais cette idée d'un Être intermédiaire entre le Dieu infini et l'univers n'a rien de particulier à Paul. Le Verbe est créateur, selon le 4 e évangile, parce que, dans sa communion avec Dieu, il possède la vie. En lui est la vie. Et cette vie est lumière (Jn 1:4). Elle est donc vie de l'esprit, comme elle est vie des choses. Désormais, l'auteur laissera le Verbe, pour s'en tenir à la Vie, qui est à ses yeux la notion essentielle. Et les seuls attributs du Logos qu'il retienne sont ceux qui se rapportent à la Vie, c'est-à-dire au salut du monde. Jésus est le Vivant. Il est donc, pour ses disciples, la nourriture de vie. Sa parole est l'eau vive, c'est-à-dire l'eau de source, qui jaillit des profondeurs, et qui fait vivre.

Le prologue n'est pas seulement une introduction à l'évangile Il a déteint sur l'évangile, et c'est comme un glacis philosophique qui se superpose à l'image du Christ, telle que la représente la tradition première.

Le 4e évangile, dans son affirmation de la préexistence du Christ, déborde le cadre des év. syn. Dès le début du livre, l'auteur prête à Jean-Baptiste l'affirmation catégorique de la préexistence du Messie. Par opposition à l'ensemble des hommes, Jésus est Celui qui vient d'En-haut, ou encore Celui qui vient du ciel. Sans doute, il est tel texte où il est fait allusion à la nature spirituelle de Jésus beaucoup plus qu'à sa préexistence, et où les mots : « Je suis d'En-haut » signifient : J'appartiens au monde supérieur. Il en est de même de l'idée de mission. La mission prophétique de Jésus n'a pas nécessairement un caractère métaphysique. Quand Jésus dit : « J'ai été envoyé dans le monde », il n'est pas obligatoire de toujours songer à l'Incarnation. Mais il y a des textes qui affirment nettement l'origine divine du Christ. Et notamment la déclaration péremptoire de Jn 8:58 : « Avant qu'Abraham fût, je suis. » Ce qui peut bien s'entendre de l'état mystique d'union avec Dieu, qui transporte l'âme du temps dans l'éternité, mais ce qu'il est plus aisé de rapporter à une existence du Messie, antérieure à sa mission terrestre.

On a voulu voir dans les textes du 4 e évangile l'affirmation d'une préexistence idéale, pour laquelle les points d'attache ne manqueraient pas dans le judaïsme. Mais quand le Christ fait allusion à la gloire qu'il possédait auprès de Dieu avant que le monde fût (Jn 17:5), il paraît bien difficile qu'il s'agisse d'un état purement idéal. Faut-il admettre que ce soient des lueurs d'une existence antérieure, des réminiscences de l'au-delà qui traversent l'âme du Christ ? Il y a cela, mais il y a bien davantage. Si le Christ est en état de parler du monde supérieur, c'est qu'il en vient (Jn 8:23-38). Il a connu Dieu (Jn 17:25). Il peut dire aux Juifs : Vous ne le connaissez pas, moi, je le connais (Jn 8:55). « Nul, dit le Prologue, n'a jamais vu Dieu : le Fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui qui nous l'a fait connaître » (Jn 1:18). Il y a là, en dernière analyse, l'explication du mystère de la personnalité de Jésus. Est-ce du philonisme ? Non. Car le Logos philonien ne peut pas s'incarner. Est-ce du paulinisme ? Si l'on veut. Qu'on se rappelle aussi les textes d'Hebreux et ceux d'Apo (Ap 3:14). Sur cette question de la préexistence, Jean n'a pas innové : il y a unanimité dans les premières générations chrétiennes. Voir Logos, Johannisme.

Les textes johanniques sont nombreux qui semblent affirmer que le Christ possède la connaissance de toutes choses. Il a le don de seconde vue, d'après l'entretien avec Nathanaël (Jn 1:48) et la conversation avec la Samaritaine (Jn 4:16-18) ; ou encore l'histoire de l'enfant du fonctionnaire royal de Capernaüm (Jn 4:49). Jésus possède en particulier le don de lire dans le coeur de l'homme (Jn 2:24 et suivant), Ce surnom qui, d'après Matthieu, a été donné à Simon en raison de sa foi, Jésus le lui décerne d'emblée en apercevant d'une intuition soudaine tout l'avenir qui se déroule devant le pêcheur de Galilée (Jn 1:42). Il n'y a pas là, d'ailleurs, de quoi différencier le Christ johannique du Christ synoptique, qui devine la trahison de Judas et le reniement de Pierre, qui lit dans le coeur de Lévi et dans celui de Zachée. Jésus possède enfin le don de prophétie proprement dit. Il aperçoit les campagnes déjà blanches, prêtes à être moissonnées (Jn 4:35,38). Il va jusqu'à dire à ses disciples : « Je vous ai envoyés moissonner où vous n'aviez pas travaillé », et il semble qu'il soit ici fait allusion à la grande mission de la fin du premier siècle, qui moissonnera ce que les travaux de Paul et de ses contemporains auront semé. C'est donc le Christ vivant qui parle, mais ce n'est pas le Logos des philosophes.

Par contre, quand Jésus dit : « J'ai encore d'autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie : il faut que je les amène » (Jn 10:16), ce pressentiment de la mission universelle de l'Évangile n'a rien qui dépasse l'humanité. Et que le Christ entrevoie les effets de sa mort en ce qui concerne le salut du monde (Jn 12:23 et suivant), ceci non plus ne déborde pas le cadre de l'histoire. Jésus prédit la mort de Pierre (Jn 13:36, cf. Jn 21:18 et suivant) ; mais il prédit aussi, dans les Synoptiques, la mort des fils de Zébédée (Mr 10:38 et parallèle).

Il y a cependant, dans les textes johanniques relatifs aux intuitions de Jésus, une continuité qui nous impressionne. Très peu de traces d'incertitude, en dehors du rappel de la scène de Gethsémané (Jn 12:27) et de l'épisode de Lazare (Jn 11:3). Le Christ sait exactement l'heure de sa mort (Jn 7:6 13 1 17:1). Il y a chez lui une certitude calme et continue qui fait contraste avec les progrès que nous observons chez les Syn., quant à la pensée de sa mort. Et cette impression de certitude est confirmée par le cri du disciple repentant : « Tu sais tout : tu sais que je t'aime » (Jn 21:17). Le même témoignage est rendu au Christ par la collectivité des disciples (Jn 16:30). L'omniscience du Christ est le fondement de leur foi ; et elle provient de son origine céleste. Ici encore, le Christ historique, contemplé à travers la gloire du Christ vivant, rejoint le Verbe, et les deux ne font qu'un.

Nous arrivons à la même conclusion en ce qui concerne la toute-puissance. Dans les miracles innombrables qu'il attribue à Jésus, l'auteur fait un choix. Il n'en retient que sept ; et il y a là un exemple de chaque catégorie de miracles, sauf ceux qui étaient envisagés comme moins extraordinaires, et que les exorcistes juifs prétendaient accomplir également : les guérisons de démoniaques. Et dans chaque catégorie, l'auteur a gardé ce qu'il y avait de plus extraordinaire. Des miracles rapportés par les Syn. II ne raconte que ceux qui, dans la pensée de leurs narrateurs, impliquent un pouvoir mystérieux sur la nature : le miracle des pains et la marche sur les eaux. Partout ailleurs, il renchérit sur les Syn. : ceux-ci rapportent des guérisons d'aveugles ; chez Jean, il s'agit d'un aveugle-né : (Jn 9) non d'une guérison par conséquent, mais d'un acte de création. Enfin, la résurrection du Christ est un miracle qui commande tous les autres. « Voici pourquoi mon Père m'aime, dit le Christ : c'est parce que je donne ma vie... J'ai le pouvoir de la donner, et le pouvoir de la reprendrez (Jn 10:17 et suivant). Jésus accomplit donc des actes de toute-puissance. Uni à Dieu, il ne fait qu'un avec lui (Jn 10:30). Le Père a tout remis entre ses mains (Jn 3:35). Il lui a donné pouvoir sur toute chair (Jn 17:2).

D'ailleurs, cette puissance est un pouvoir de salut. Il a la toute-puissance, en tant qu'il crée la vie éternelle dans le coeur de l'homme. C'est à Dieu, finalement, qu'il doit tout ce qu'il est, et cette toute-puissance est celle de Dieu lui-même. Elle se rapporte, en définitive, non à la création, mais à la rédemption. Et qu'il ne s'agisse pas de la toute-puissance divine, manifestée d'une façon constante dans un Être qui n'aurait que l'apparence d'un homme, c'est ce que prouve cette déclaration : « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera, lui aussi, les oeuvres que je fais ; il en fera même de plus grandes, parce que je vais au Père » (Jn 14:12). De telles paroles sauvegardent l'humanité du Christ johannique.

Il ne paraît pas probable que l'évangile de Jean assigne à la naissance de Jésus un caractère surnaturel (Jn 7:27 et suivant). Selon Jean, Jésus est d'origine nazaréenne. Il n'attache aucune importance à sa filiation davidique, se séparant sur ce point du siècle apostolique tout entier. S'il se montre indifférent au surnaturel extérieur et matériel à propos des origines de Jésus, il accentue avec d'autant plus de force le surnaturel spirituel. Ce qui ne l'empêche pas d'être, des narrateurs évangéliques, celui qui concède la plus large part à l'humanité de Jésus. Les sentiments de famille et d'amitié de Jésus sont beaucoup plus apparents que dans les Syn. : il y a la famille de Béthanie (Jn 11:5) ; puis ce mystérieux disciple qui, lors de la Cène, occupe la place d'honneur auprès de Jésus (Jn 13:28). Jésus se définit dans ses entretiens avec les Juifs, un homme qui dit la vérité qu'il a entendue de Dieu (Jn 8:40). Il partage toutes les faiblesses de l'humanité sauf celles de l'âme : il s'assied, défaillant, sur la margelle du puits de Jacob (Jn 4:6). L'agonie de Gethsémané fait défaut, et la sueur de sang ; mais le trouble intérieur manifesté par Jésus devant la mort se fait jour en de mystérieuses paroles (Jn 12:23-26). Dans l'histoire de la Passion, on a coutume de faire ressortir l'impassibilité du Christ johannique. En réalité, les Syn. accentuent fortement, dans l'attitude du Crucifié, la victoire sur la souffrance et sur la mort. Quant au Christ johannique, après avoir confié sa mère à son disciple, il murmure, épuisé : « J'ai soif. » Puis, vaincu par la souffrance, il se sent défaillir : « C'est fini », dit-il, et il rend l'âme.

Comment ces traits s'accordent-ils avec la philosophie majestueuse qui fait apparaître devant l'Église l'image d'un Dieu incarné ? Les conjectures critiques ne suffisent pas à résoudre ce problème : il faut admettre que la vie mystique intervienne ici, qui se passe au besoin de l'histoire, et qui sait l'interpréter et la refaire. L'apôtre Paul a commencé par l'idée de la vie en Christ cette transfiguration des données primitives. Le disciple idéal auquel fait allusion le 4 e évangile, a continué. Ici s'achève l'histoire du siècle apostolique ; ici commence l'histoire du Christ dans les âmes. Elle doit se poursuivre jusqu'à l'achèvement du plan de Dieu dans l'humanité.

Vous avez aimé ? Partagez autour de vous !


Ce texte est la propriété du TopChrétien. Autorisation de diffusion autorisée en précisant la source. © 2022 - www.topchretien.com
  • Contenus
  • Versions
  • Commentaires
  • Strong
  • Dictionnaire
  • Versets relatifs
  • Carte
  • Versets favoris

Pour ajouter un favori, merci de vous connecter : Se connecter

Vous avez aimé ? Partagez autour de vous !

Créer un verset illustré

Logo TopChrétien carré

Télécharger l'image

Choisissez une image

Personnalisez le verset

Alignement : | | | Haut | Milieu | Bas

Taille :

Couleur :

Police :

Personnalisez la référence

Couleur :

Police :

Taille :

De légères variations de mise en page peuvent apparaitre sur l'image téléchargée.

Versets relatifs

    • Ces vidéos ne sont pas disponibles en colonnes en dehors de la vue Bible.

      Lévitique 4

      1 Le SEIGNEUR dit à Moïse
      2 de donner aux Israélites les enseignements suivants : « Quand quelqu’un a péché sans le vouloir, quand il a commis un acte interdit par un commandement du SEIGNEUR, voici ce qu’il faut faire.
      3 Supposons ceci : C’est le grand-prêtre qui a commis un péché, et par là, il a rendu le peuple coupable. Il doit alors offrir en sacrifice au SEIGNEUR un taureau sans défaut, pour recevoir le pardon des péchés.
      4 Il conduit l’animal devant le SEIGNEUR, à l’entrée de la tente de la rencontre. Il pose la main sur la tête du taureau et il l’égorge à cet endroit.
      5 Le grand-prêtre prend du sang du taureau et il l’emporte dans la tente de la rencontre.
      6 Il trempe un doigt dans le sang et, devant le SEIGNEUR, il lance sept fois un peu de sang sur le rideau du lieu très saint, sur sa partie visible.
      7 Ensuite, le grand-prêtre met du sang sur les coins relevés de l’autel du parfum qui se trouve devant le SEIGNEUR, dans la tente de la rencontre. Puis il verse tout le sang qui reste au pied de l’autel des sacrifices qui se trouve à l’entrée de la tente.
      8 Il prend toutes les parties grasses du taureau : la graisse qui entoure les intestins et l’estomac,
      9 les deux reins avec la graisse qui les enveloppe et qui tient aux côtés de l’animal, enfin, la meilleure partie du foie. On l’enlève avec les reins.
      10 Ce sont les mêmes parties qu’on prend quand on offre un taureau en sacrifice de communion. Le grand-prêtre les brûle sur l’autel des sacrifices.
      11 Ensuite, la peau du taureau, la viande, la tête, les pattes, les intestins et l’estomac avec ce qu’ils contiennent,
      12 tout ce qui reste de l’animal, il le fait porter en dehors du camp. On porte ces restes dans un endroit pur, là où on met les cendres grasses, et on les brûle sur un feu de bois. C’est à cet endroit qu’il faut tout brûler, sur le tas des cendres grasses. »
      13 « Supposons ceci : C’est toute la communauté d’Israël qui a péché sans le vouloir et sans le savoir. Elle a fait un acte interdit par un commandement du SEIGNEUR. Dans ce cas, les Israélites sont devenus coupables.
      14 Quand ils se rendent compte de ce péché, ils doivent offrir un taureau pour recevoir le pardon de Dieu. Ils conduisent l’animal devant la tente de la rencontre.
      15 Les anciens de la communauté posent la main sur la tête du taureau, et l’un d’eux l’égorge à cet endroit, devant le SEIGNEUR.
      16 Le grand-prêtre emporte un peu de son sang dans la tente de la rencontre.
      17 Il trempe un doigt dans le sang et, devant le SEIGNEUR, il lance du sang sept fois sur le rideau du lieu très saint, sur sa partie visible.
      18 Ensuite, le grand-prêtre met du sang sur les coins relevés de l’autel qui se trouve devant le SEIGNEUR, dans la tente de la rencontre. Puis il verse tout le sang qui reste au pied de l’autel des sacrifices qui se trouve à l’entrée de la tente.
      19 Il prend toutes les parties grasses du taureau et il les brûle sur l’autel.
      20 Avec ce taureau, il fait exactement la même chose qu’avec le taureau offert pour son péché à lui. Quand le grand-prêtre fait sur la communauté d’Israël le geste du pardon des péchés, Dieu pardonne à cette communauté.
      21 Ensuite, le grand-prêtre fait porter en dehors du camp tout ce qui reste de l’animal. On le brûle comme on a brûlé le premier taureau offert pour le péché du grand-prêtre. Voilà le sacrifice pour recevoir le pardon, quand la communauté d’Israël a commis un péché. »
      22 « Supposons ceci : C’est un chef du peuple qui a péché sans le vouloir. Il a fait un acte interdit par un commandement du SEIGNEUR son Dieu, et ainsi il est devenu coupable.
      23 Quand il se rend compte de ce péché, il doit offrir un bouc sans défaut.
      24 Il pose la main sur la tête de l’animal et il l’égorge devant le SEIGNEUR, là où on tue les animaux offerts en sacrifices complets. C’est un sacrifice pour recevoir le pardon des péchés.
      25 Le prêtre trempe un doigt dans le sang du bouc et il en met sur les coins relevés de l’autel des sacrifices. Puis il verse tout le sang qui reste au pied de cet autel.
      26 Il brûle sur l’autel toutes les parties grasses, comme on le fait pour le sacrifice de communion. Quand le prêtre fait sur le chef le geste de pardon pour son péché, Dieu pardonne à ce chef. »
      27 « Supposons ceci : C’est n’importe quel Israélite qui a péché sans le vouloir. Il a fait un acte interdit par un commandement du SEIGNEUR, et ainsi il est devenu coupable.
      28 Quand il se rend compte de ce péché, il doit offrir une chèvre sans défaut pour recevoir le pardon de Dieu.
      29 Il pose la main sur la tête de l’animal et il l’égorge là où on égorge les animaux offerts en sacrifices complets.
      30 Le prêtre trempe un doigt dans le sang de la chèvre et il en met sur les coins relevés de l’autel des sacrifices. Puis il verse tout le sang qui reste au pied de cet autel.
      31 Il enlève toutes les parties grasses de la chèvre, comme on le fait pour le sacrifice de communion. Le prêtre les brûle sur l’autel pour que la fumée de bonne odeur de ce sacrifice plaise au SEIGNEUR. Il fait sur le coupable le geste de pardon pour son péché. Alors Dieu pardonne à cet homme.
      32 « Si le coupable offre un mouton en sacrifice pour recevoir le pardon, il doit amener une femelle sans défaut.
      33 Il pose la main sur la tête de l’animal et il l’égorge là où on égorge les animaux offerts en sacrifices complets.
      34 Le prêtre trempe un doigt dans le sang de l’animal et il en met sur les coins relevés de l’autel des sacrifices.
      35 Il enlève toutes les parties grasses du mouton, comme pour le sacrifice de communion. Le prêtre les brûle sur l’autel avec les autres sacrifices brûlés pour le SEIGNEUR. Il fait sur le coupable le geste de pardon pour son péché. Alors Dieu pardonne à cet homme. »

      Psaumes 2

      1 Les peuples s’agitent, pourquoi ? Ils font des projets, mais pour rien.
      2 Les rois de la terre se préparent au combat. Ceux qui ont le pouvoir se réunissent contre le SEIGNEUR et contre le roi choisi par lui.
      3 Ils disent : « Cassons leurs cordes, rejetons leurs chaînes ! »
      4 Mais il rit, celui qui est assis dans le ciel. Sur son siège royal, le Seigneur se moque d’eux.
      5 Il leur parle avec colère, et sa colère les fait trembler.
      6 Le Seigneur leur dit : « Moi, j’ai établi mon roi à Sion, sur ma montagne sainte. »
      7 « Laissez-moi annoncer ce que veut le SEIGNEUR. Le SEIGNEUR m’a dit : “Tu es mon fils, aujourd’hui, je suis devenu ton père.
      8 Demande-moi les autres peuples, et je te les donnerai en partage. Ils seront à toi, tu posséderas toute la terre.
      9 Tu dirigeras ces peuples très durement, comme des plats en terre, tu les briseras.” »
      10 Maintenant, vous les rois, soyez des sages ! Laissez-vous corriger, vous, les dirigeants du monde !
      11 Servez le SEIGNEUR avec respect. Avec joie et en tremblant, mettez-vous à genoux devant lui. Sinon il va se mettre en colère, et vous serez perdus. Oui, sa colère peut brûler tout à coup comme un feu. Ils sont heureux, tous ceux qui se réfugient dans le SEIGNEUR !

      Psaumes 8

      1 Psaume de David, pris dans le livre du chef de chorale. Avec la harpe de Gath.
      2 SEIGNEUR notre Maître, ton nom est magnifique sur toute la terre ! Ta beauté dépasse la beauté du ciel.
      3 Par la bouche des enfants, des tout-petits, tu affirmes ta puissance devant tes ennemis. Ainsi, tu fais taire tes adversaires qui sans cesse luttent contre toi.
      4 Je regarde le ciel que tes mains ont fait, la lune et les étoiles que tu as fixées.
      5 Et je me demande : Qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui ? Qu’est-ce qu’un être humain pour que tu prennes soin de lui ?
      6 Pourtant, tu l’as fait presque l’égal des anges, tu l’as couronné de gloire et d’honneur.
      7 Tu lui donnes pouvoir sur tout ce que tu as fait, tu as tout mis à ses pieds :
      8 moutons, chèvres et bœufs, tous ensemble, même les bêtes sauvages,
      9 les oiseaux du ciel et les poissons de la mer, et tout ce qui passe sur les routes des mers.

      Psaumes 110

      1 Le SEIGNEUR déclare à mon maître : « Viens t’asseoir à ma droite, je vais mettre tes ennemis sous tes pieds. »

      Esaïe 53

      1 Qui a cru à la nouvelle que nous avons apprise ? Qui a reconnu la puissance du SEIGNEUR ?
      2 Devant le SEIGNEUR, le serviteur a grandi comme une petite plante, comme une racine qui sort d’une terre sèche. Il n’avait ni la beauté ni le prestige qui attirent les regards. Son apparence n’avait rien pour nous plaire.
      3 Tout le monde le méprisait et l’évitait. C’était un homme qui souffrait, habitué à la douleur. Il était comme quelqu’un que personne ne veut regarder. Nous le méprisions, nous le comptions pour rien.
      4 Pourtant, ce sont nos maladies qu’il supportait, c’est de notre souffrance qu’il s’était chargé. Et nous, nous pensions : c’est Dieu qui le punit de cette façon, c’est Dieu qui le frappe et l’abaisse.
      5 Mais il était blessé à cause de nos fautes, il était écrasé à cause de nos péchés. La punition qui nous donne la paix est tombée sur lui. Et c’est par ses blessures que nous sommes guéris.
      6 Nous étions tous comme des moutons perdus, chacun suivait son propre chemin. Et le SEIGNEUR a fait retomber sur lui nos fautes à nous tous.
      7 On l’a fait souffrir, mais lui, il a accepté cela, il a gardé le silence. Comme un agneau qu’on mène à l’abattoir, comme un mouton qui ne crie pas quand on lui coupe sa laine, il a gardé le silence.
      8 On l’a arrêté, jugé, puis supprimé. Mais qui a fait attention à ce qui lui arrivait ? Oui, on l’a enlevé du monde des vivants. Il a été frappé à mort à cause des fautes de son peuple.
      9 Il a été enterré avec les gens mauvais. Sa tombe est avec les riches. Pourtant, il n’avait rien fait de mal et il n’avait jamais trompé personne.
      10 Mais le SEIGNEUR donne raison à son serviteur écrasé. Et il a rétabli celui qui avait offert sa vie à la place des autres. Son serviteur aura des enfants et il vivra encore longtemps. Par lui, le SEIGNEUR réalisera son projet.
      11 À cause des souffrances qu’il a supportées, il verra la lumière, il sera rempli de bonheur. Mon serviteur, le vrai juste, rendra justes un grand nombre de gens, parce qu’il s’est chargé de leurs péchés.
      12 C’est pourquoi je le mets au rang des plus grands. Il partagera les richesses des ennemis avec les puissants. En effet, il a accepté librement de mourir et d’être mis avec les bandits. Oui, il a porté les péchés de beaucoup de gens et il est intervenu pour les coupables.

      Marc 3

      1 Ensuite, Jésus retourne dans la maison de prière. Là, il y a un homme qui a la main paralysée.
      2 Les gens regardent Jésus avec attention pour voir s’il va guérir cet homme un jour de sabbat. En effet, ils cherchent une raison de l’accuser.
      3 Jésus dit à l’homme qui a la main paralysée : « Lève-toi, ici, devant tout le monde ! »
      4 Ensuite, il dit à ceux qui sont là : « Le jour du sabbat, qu’est-ce qu’il est permis de faire ? Du bien ou du mal ? De sauver la vie de quelqu’un, ou de le laisser mourir ? » Mais ils ne répondent pas.
      5 Jésus les regarde tous avec colère, il est triste parce qu’ils ne veulent pas comprendre. Il dit à l’homme : « Tends ta main ! » L’homme tend sa main et elle est guérie !
      6 Les Pharisiens sortent de la maison de prière. Aussitôt, ils se réunissent avec les gens du parti d’Hérode Antipas, pour voir comment faire mourir Jésus.
      7 Jésus part avec ses disciples vers le lac de Galilée. Une foule nombreuse le suit. Les gens viennent de Galilée, de Judée,
      8 de Jérusalem, de l’Idumée, de la région qui est de l’autre côté du Jourdain et des environs de Tyr et de Sidon. Cette grande foule vient voir Jésus, parce qu’elle a appris tout ce qu’il fait.
      9 Alors Jésus dit à ses disciples : « Préparez-moi une barque, pour que la foule ne m’écrase pas ! »
      10 En effet, Jésus a guéri beaucoup de gens, et tous ceux qui souffrent de maladies se précipitent sur lui pour le toucher.
      11 Quand les esprits mauvais voient Jésus, ils se jettent à ses pieds en criant : « Tu es le Fils de Dieu ! »
      12 Mais Jésus leur commande sévèrement : « Ne dites pas qui je suis. »
      13 Ensuite, Jésus va dans la montagne. Il appelle les hommes qu’il veut, et ils viennent auprès de lui.
      14 Parmi eux, il en choisit douze, et il leur donne le nom d’apôtres. Il les choisit pour les avoir avec lui et pour les envoyer annoncer le Royaume de Dieu.
      15 Il leur donne aussi le pouvoir de chasser les esprits mauvais.
      16 Voici les douze apôtres : Simon, à qui Jésus donne le nom de Pierre ;
      17 Jacques, fils de Zébédée, et Jean, frère de Jacques : Jésus leur donne le nom de Boanergès, c’est-à-dire « les hommes pareils au tonnerre » ;
      18 André, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques fils d’Alphée, Thaddée, Simon qu’on appelle le nationaliste
      19 et Judas Iscariote, celui qui va livrer Jésus.
      20 Jésus revient à la maison. Une grande foule se rassemble de nouveau. Alors Jésus et ses disciples n’ont même pas le temps de manger !
      21 Les gens de la famille de Jésus apprennent cela et ils se mettent en route pour venir le prendre. En effet, ils disent : « Jésus est devenu fou ! »
      22 Les maîtres de la loi, qui sont venus de Jérusalem, disent : « Jésus a en lui Satan, le chef des esprits mauvais ! Et c’est Satan qui lui donne le pouvoir de chasser ces esprits. »
      23 Alors Jésus appelle les maîtres de la loi et il leur dit, en utilisant des comparaisons : « Comment Satan, l’esprit du mal, peut-il chasser l’esprit du mal ?
      24 Quand les habitants d’un royaume font la guerre entre eux, ce royaume ne peut pas continuer à exister.
      25 Et quand les gens d’une famille se battent entre eux, cette famille ne pourra pas continuer à exister.
      26 Si Satan est en guerre contre lui-même, ou si Satan n’est pas d’accord avec lui-même, son pouvoir ne peut pas durer. Pour lui, c’est la fin.
      27 « Si quelqu’un veut entrer dans la maison d’un homme fort et voler toutes ses richesses, il doit d’abord attacher l’homme fort. Ensuite, il peut tout voler dans la maison.
      28 « Je vous le dis, c’est la vérité : les gens recevront le pardon pour tous leurs péchés et pour toutes leurs insultes contre Dieu.
      29 Mais si quelqu’un insulte l’Esprit Saint, il ne pourra jamais recevoir le pardon. Il reste toujours coupable. »
      30 Jésus parle de cette façon aux maîtres de la loi parce qu’ils ont dit : « Il a un esprit mauvais en lui. »
      31 Ensuite, la mère et les frères de Jésus arrivent. Ils restent dehors et ils envoient quelqu’un dans la maison pour l’appeler.
      32 Beaucoup de gens sont assis autour de Jésus, et on lui dit : « Ta mère et tes frères sont là, dehors, ils veulent te voir. »
      33 Jésus répond : « Qui est ma mère ? Qui sont mes frères ? »
      34 Il regarde les gens qui sont assis autour de lui, et il dit : « Voici ma mère et mes frères.
      35 Oui, si quelqu’un fait la volonté de Dieu, cette personne est mon frère, ma sœur, ma mère. »

      Marc 10

      38 Jésus leur dit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Est-ce que vous pouvez boire la coupe de souffrance que je vais boire ? Est-ce que vous pouvez être plongés dans la souffrance, comme je vais l’être ? »

      Jean 1

      2 Au commencement, la Parole était avec Dieu.
      3 Par elle, Dieu a fait toutes choses et il n’a rien fait sans elle.
      4 En elle, il y a la vie, et la vie est la lumière des êtres humains.
      18 Personne n’a jamais vu Dieu. Mais le Fils unique, qui est Dieu et qui vit auprès du Père, nous l’a fait connaître.
      30 C’est de lui que j’ai parlé quand j’ai dit : “L’homme qui vient après moi est plus important que moi, parce qu’il existait avant moi.”
      42 Il conduit Simon auprès de Jésus. Jésus regarde Simon avec attention et il lui dit : « Tu es Simon, le fils de Jean. Tu t’appelleras Céphas. » Ce nom veut dire « Pierre ».
      48 Nathanaël demande à Jésus : « Comment est-ce que tu peux me connaître ? » Jésus lui répond : « Avant que Philippe t’appelle, je t’ai vu. Tu étais sous le figuier. »
      49 Alors Nathanaël lui dit : « Maître, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d’Israël ! »
      51 Et Jésus ajoute : « Oui, je vous le dis, c’est la vérité, vous verrez le ciel ouvert et les anges de Dieu qui montent et descendent au-dessus du Fils de l’homme. »

      Jean 2

      13 C’est bientôt la fête juive de la Pâque, et Jésus va à Jérusalem.
      14 Dans le temple, il trouve des gens qui vendent des bœufs, des moutons et des colombes. Il trouve aussi des gens qui changent de l’argent. Ils sont installés à leurs tables.
      15 Alors Jésus fait un fouet avec des cordes. Il chasse du temple tous ces gens-là avec les moutons et les bœufs. Il jette par terre les pièces de ceux qui changent l’argent et il renverse leurs tables.
      16 Il dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d’ici ! Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de commerce ! »
      17 Les disciples de Jésus se rappellent cette phrase des Livres Saints : « Seigneur, j’aime beaucoup ta maison. Cet amour me brûle comme un feu. »
      24 Mais Jésus n’a pas confiance en eux, parce qu’il les connaît tous.

      Jean 3

      13 Pourtant personne n’est monté au ciel, sauf le Fils de l’homme, qui est descendu du ciel.
      35 « Le Père aime le Fils et il a tout mis dans ses mains.

      Jean 4

      6 À cet endroit, il y a le puits de Jacob. Jésus est fatigué par le voyage, et il s’assoit au bord du puits. Il est à peu près midi.
      16 Jésus lui dit : « Va appeler ton mari et reviens ici. »
      17 La femme lui répond : « Je n’ai pas de mari. » Jésus lui dit : « Tu as raison de dire : “Je n’ai pas de mari.”
      18 En effet, tu as eu cinq maris, et l’homme que tu as maintenant, ce n’est pas ton mari. Tu as dit la vérité. »
      35 Vous-mêmes, vous dites : “Encore quatre mois et ce sera la récolte.” Mais moi, je vous dis : levez les yeux et regardez les champs ! Les épis sont déjà mûrs pour la récolte.
      38 Je vous ai envoyés récolter là où vous n’avez pas travaillé. D’autres ont travaillé et vous, vous profitez de leur fatigue. »
      49 Le fonctionnaire lui répond : « Seigneur, viens chez moi avant que mon enfant meure ! »

      Jean 5

      27 Et il a donné au Fils le pouvoir de juger, parce qu’il est le Fils de l’homme.

      Jean 6

      27 Ne travaillez pas pour la nourriture qui s’abîme. Mais travaillez pour la nourriture qui dure et qui donne la vie avec Dieu pour toujours. Cette nourriture, le Fils de l’homme vous la donnera. En effet, le Père, qui est Dieu lui-même, a donné son pouvoir au Fils. »
      53 Jésus leur dit : « Oui, je vous le dis, c’est la vérité : si vous ne mangez pas le corps du Fils de l’homme et si vous ne buvez pas son sang, vous n’aurez pas la vie en vous.
      62 Alors, quand vous verrez le Fils de l’homme monter là où il était avant, qu’est-ce que vous direz ?

      Jean 7

      6 Mais Jésus leur répond : « Pour moi, ce n’est pas encore le bon moment, pour vous, c’est toujours le bon moment.
      27 Mais cet homme, nous savons d’où il vient. Quand le Messie viendra, personne ne saura d’où il vient. »

      Jean 8

      23 Jésus leur dit : « Vous, vous êtes d’en bas, et moi, je suis d’en haut. Vous appartenez à ce monde, et moi, je n’appartiens pas à ce monde.
      24 C’est pourquoi je vous ai dit : “Vous allez mourir dans vos péchés.” Oui, vous allez mourir dans vos péchés si vous ne croyez pas que moi, “Je suis”. »
      25 Ils lui demandent : « Qui es-tu ? » Jésus leur répond : « Depuis le début, je vous le dis.
      26 J’ai beaucoup de choses à dire sur vous et beaucoup à juger. Mais celui qui m’a envoyé dit la vérité, et ce que j’ai appris de lui, je le dis au monde. »
      27 Ils ne comprennent pas qu’il leur parle du Père.
      28 Alors Jésus leur dit : « Quand vous placerez le Fils de l’homme en haut, vous saurez que moi, “Je suis.” Vous saurez que je ne fais rien par moi-même, mais je dis ce que le Père m’a enseigné.
      29 Celui qui m’a envoyé est avec moi. Il ne m’a pas laissé seul parce que je fais toujours ce qui lui plaît. »
      30 Au moment où Jésus dit cela, beaucoup de gens croient en lui.
      31 Jésus dit aux Juifs qui ont cru en lui : « Si vous restez fidèles à mes paroles, vous serez vraiment mes disciples.
      32 Vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres. »
      33 Ils lui disent : « Nous sommes de la famille d’Abraham et nous n’avons jamais été esclaves de personne. Comment peux-tu nous dire : “Vous deviendrez libres” ? »
      34 Jésus leur répond : « Oui, je vous le dis, c’est la vérité : tous ceux qui commettent des péchés sont esclaves du péché.
      35 L’esclave ne reste pas toujours dans la famille. Le fils, lui, reste dans la famille pour toujours.
      36 Donc si le Fils vous rend libres, vous serez vraiment libres.
      37 Je sais que vous êtes de la famille d’Abraham. Mais vous cherchez à me faire mourir, parce que vous n’acceptez pas mes paroles.
      38 Moi, je dis ce que j’ai vu chez mon Père. Mais vous, vous faites ce que vous avez appris de votre père. »
      40 Moi, je vous ai dit la vérité que j’ai apprise de Dieu. Pourtant, maintenant, vous cherchez à me faire mourir. Abraham n’a pas fait cela.
      55 mais vous ne le connaissez pas. Moi, je le connais. Si je disais : “Je ne le connais pas”, je serais un menteur, comme vous. Mais je le connais et j’obéis à sa parole.
      58 Jésus leur répond : « Oui, je vous le dis, avant qu’Abraham existe, “Je suis”. »

      Jean 9

      1 Sur le chemin, Jésus voit un homme qui est aveugle depuis sa naissance.
      2 Les disciples de Jésus demandent : « Maître, cet homme est aveugle depuis sa naissance. Donc, qui a péché, lui ou ses parents ? »
      3 Jésus répond : « Ni lui ni ses parents. Mais puisqu’il est aveugle, on va reconnaître clairement que Dieu agit pour lui.
      4 Pendant le jour, nous devons accomplir le travail de Celui qui m’a envoyé. La nuit arrive, et personne ne pourra travailler.
      5 Pendant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. »
      6 Après que Jésus a dit cela, il crache par terre. Avec sa salive, il fait de la boue et il met la boue sur les yeux de l’aveugle.
      7 Ensuite, il lui dit : « Va te laver dans l’eau, à Siloé. » Le nom « Siloé » veut dire « Envoyé ». L’aveugle y va et il se lave. Quand il revient, il voit clair.
      8 Cet homme était un mendiant. Ses voisins et ceux qui avaient l’habitude de le voir avant disent : « Est-ce que ce n’est pas l’aveugle qui était assis et qui mendiait ? »
      9 Les uns disent : « Oui, c’est lui. » D’autres disent : « Non, c’est quelqu’un qui lui ressemble. » Mais l’homme dit : « C’est bien moi. »
      10 Alors les gens lui demandent : « Tes yeux se sont ouverts comment ? »
      11 Il répond : « L’homme qu’on appelle Jésus a fait de la boue. Il l’a mise sur mes yeux et il m’a dit : “Va à Siloé et lave-toi.” J’y suis allé, je me suis lavé et maintenant je vois clair. »
      12 Les gens lui demandent : « Où est-il, cet homme ? » Il répond : « Je ne sais pas. »
      13 On conduit chez les Pharisiens l’homme qui, avant, était aveugle.
      14 Le jour où Jésus a fait de la boue et a ouvert les yeux de l’aveugle, c’était le jour du sabbat.
      15 Les Pharisiens, eux aussi, demandent à l’homme : « Tu vois clair maintenant ? Qu’est-ce qui s’est passé ? » L’homme leur dit : « Il m’a mis de la boue sur les yeux. Je me suis lavé, et maintenant je vois. »
      16 Quelques Pharisiens disent : « L’homme qui a fait cela ne vient pas de Dieu. En effet, il ne respecte pas le jour du sabbat. » Mais d’autres disent : « Un homme qui est pécheur ne pourrait pas faire des signes aussi étonnants. » Les Pharisiens ne sont pas d’accord entre eux.
      17 Alors ils demandent encore à l’homme qui était aveugle : « Et toi, qu’est-ce que tu dis de celui qui t’a ouvert les yeux ? » Il répond : « C’est un prophète. »
      18 Mais les chefs juifs ne veulent pas croire que cet homme était aveugle, et que, maintenant, il voit clair. C’est pourquoi ils font venir ses parents,
      19 et ils leur demandent : « Est-ce que cet homme est bien votre fils ? Vous dites qu’il est aveugle depuis sa naissance ? Maintenant il voit. Qu’est-ce qui s’est donc passé ? »
      20 Les parents de l’homme répondent : « Nous le savons : c’est bien notre fils, et il était aveugle depuis sa naissance.
      21 Maintenant il voit clair. Mais ce qui s’est passé, nous ne le savons pas. Qui lui a ouvert les yeux ? Nous ne savons pas. Interrogez-le ! Il est assez grand, il répondra lui-même ! »
      22 Les parents disent cela parce qu’ils ont peur des chefs juifs. En effet, ceux-ci se sont déjà mis d’accord. Ils vont chasser de la maison de prière tous ceux qui affirment : « Jésus est le Messie ! »
      23 C’est pourquoi les parents de l’homme disent : « Il est assez grand, interrogez-le ! »
      24 Alors, pour la deuxième fois, les Pharisiens appellent l’homme qui était aveugle, et ils lui disent : « Dis la vérité devant Dieu ! Nous, nous le savons, celui qui t’a guéri est un homme pécheur. »
      25 Il leur répond : « Je ne sais pas si c’est un pécheur. Mais je sais une seule chose : j’étais aveugle et maintenant je vois clair. »
      26 Ils lui demandent : « Qu’est-ce qu’il t’a fait ? Comment est-ce qu’il t’a ouvert les yeux ? »
      27 L’homme leur répond : « Je vous l’ai déjà dit, mais vous n’avez pas écouté. Vous voulez l’entendre une deuxième fois, pourquoi donc ? Vous avez peut-être envie de devenir les disciples de Jésus, vous aussi ! »
      28 Alors ils se mettent à l’insulter. Ils lui disent : « C’est toi qui es le disciple de cet homme, nous, nous sommes les disciples de Moïse !
      29 Nous, nous savons que Dieu a parlé à Moïse, mais cet homme-là, nous ne savons pas d’où il vient. »
      30 L’aveugle guéri leur répond : « Voilà une chose étonnante ! Il m’a ouvert les yeux, et pourtant vous ne savez pas d’où il vient !
      31 Nous le savons, Dieu n’écoute pas les pécheurs. Mais il écoute celui qui est fidèle envers lui et qui fait sa volonté.
      32 On n’a jamais entendu dire : quelqu’un a ouvert les yeux d’un homme qui est né aveugle.
      33 L’homme qui fait cela vient de Dieu, sinon, il ne pourrait rien faire. »
      34 Ils lui répondent : « Depuis ta naissance, tu es tout entier dans le péché, et tu veux nous apprendre quelque chose ? » Alors ils le mettent dehors.
      35 Jésus apprend que les Pharisiens ont mis dehors l’aveugle guéri. Jésus va donc le trouver et il lui dit : « Est-ce que toi, tu crois au Fils de l’homme ? »
      36 L’homme lui répond : « Seigneur, qui est-ce ? Je veux croire en lui. »
      37 Jésus lui dit : « Eh bien, tu le vois : celui qui te parle maintenant, c’est lui. »
      38 L’homme dit : « Seigneur, je crois. » Et il se met à genoux devant Jésus.
      39 Ensuite Jésus dit : « Je suis venu dans ce monde pour que les aveugles voient clair et pour que ceux qui voient clair deviennent aveugles. Voilà le jugement. »
      40 Quelques Pharisiens sont là. Ils entendent les paroles de Jésus et ils lui demandent : « Est-ce que nous sommes aveugles, nous aussi ? »
      41 Jésus leur répond : « Si vous étiez aveugles, vous ne seriez pas pécheurs. Mais, en fait, vous dites : “Nous voyons clair.” C’est pourquoi vous restez des pécheurs. »

      Jean 10

      16 J’ai encore d’autres moutons qui ne sont pas dans cet enclos. Eux aussi, je dois les conduire. Ils écouteront ma voix, alors il y aura un seul troupeau et un seul berger.
      17 « Le Père m’aime parce que je donne ma vie, et je la recevrai à nouveau.
      30 Mon Père et moi, nous sommes un. »

      Jean 11

      3 Les deux sœurs envoient quelqu’un dire à Jésus : « Seigneur, ton ami est malade. »
      5 Jésus aime Marthe et sa sœur, et Lazare.
      27 Marthe répond à Jésus : « Oui, Seigneur, je crois que tu es le Messie, le Fils de Dieu, celui qui devait venir dans le monde. »

      Jean 12

      23 Jésus leur répond : « Maintenant, c’est le moment où le Fils de l’homme va recevoir de Dieu la gloire.
      24 Oui, je vous le dis, c’est la vérité : le grain de blé tombé dans la terre doit mourir, sinon, il reste seul. Mais s’il meurt, il donne beaucoup de grains.
      25 Celui qui aime sa vie la perdra. Mais si quelqu’un aime Dieu plus que sa vie dans ce monde, cette personne gardera sa vie et elle vivra avec Dieu pour toujours.
      26 Celui qui veut me servir doit me suivre, et mon serviteur sera là où je suis. Mon Père récompensera celui qui me servira. »
      27 « Maintenant, mon cœur est troublé. Est-ce que je vais dire : “Père, sauve-moi de ce qui va arriver en ce moment” ? Mais c’est pour cela que je suis venu, pour ce moment.
      32 Et moi, quand on me placera en haut, au-dessus de la terre, j’attirerai à moi tous les êtres humains. »

      Jean 13

      1 C’est le dernier jour avant la fête de la Pâque. Jésus sait que le grand moment arrive pour lui : il doit quitter ce monde et aller auprès du Père. Il a toujours aimé ses amis qui sont dans le monde, et il les aime jusqu’au bout.
      28 Parmi les disciples qui sont là, personne ne comprend pourquoi Jésus dit cela.
      36 Simon-Pierre dit à Jésus : « Seigneur, où vas-tu ? » Jésus lui répond : « Là où je vais, tu ne peux pas me suivre maintenant, mais tu me suivras plus tard. »

      Jean 14

      12 « Oui, je vous le dis, c’est la vérité : si quelqu’un croit en moi, il fera lui aussi les actions que je fais. Cette personne fera même des actions encore plus grandes, parce que je vais près du Père.

      Jean 16

      30 Maintenant, nous savons que tu sais tout, et tu n’as pas besoin qu’on te pose des questions. Pour cela, nous croyons que tu es venu de Dieu. »

      Jean 17

      1 Après que Jésus a dit cela, il lève les yeux vers le ciel et il prie : « Père, le moment est arrivé. Donne de la gloire à ton Fils, pour que ton Fils te donne de la gloire.
      2 Tu lui as donné le pouvoir sur tous les êtres humains. Alors il donnera la vie pour toujours à tous ceux que tu lui as donnés.
      3 Et la vie pour toujours, c’est te connaître, toi, le seul vrai Dieu, et connaître celui que tu as envoyé, Jésus-Christ.
      5 Maintenant, Père, donne-moi cette gloire que j’avais auprès de toi avant que le monde existe.
      25 Père juste, le monde ne t’a pas connu, mais moi, je t’ai connu, et mes disciples ont reconnu que tu m’as envoyé.

      Jean 19

      4 Pilate sort encore une fois et dit aux Juifs : « Écoutez ! Je vais vous amener Jésus dehors. Ainsi, vous comprendrez que je ne trouve aucune raison de le condamner. »
      5 Alors Jésus sort. Il porte la couronne d’épines et le vêtement rouge. Pilate leur dit : « Voici l’homme ! »
      6 Quand les chefs des prêtres et les gardes du temple voient Jésus, ils se mettent à crier : « Cloue-le sur une croix ! Sur une croix ! » Pilate leur dit : « Prenez-le vous-mêmes et clouez-le sur une croix. Moi, je ne trouve aucune raison de le condamner. »
      7 La foule lui répond : « Nous avons une loi, et d’après cette loi, il doit mourir. En effet, il a dit qu’il était le Fils de Dieu. »
      12 À partir de ce moment, Pilate cherche à libérer Jésus, mais la foule se met à crier : « Si tu libères cet homme, tu n’es pas un ami de l’empereur ! Tous ceux qui disent : “Je suis roi” sont des ennemis de l’empereur ! »

      Jean 20

      1 Le dimanche matin, très tôt, Marie de Magdala part vers la tombe. Il fait encore nuit. Il y avait une grosse pierre à l’entrée et Marie voit qu’on l’a enlevée.
      2 Alors elle part en courant, elle va trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait. Elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de la tombe, et nous ne savons pas où on l’a mis ! »
      3 Pierre et l’autre disciple partent, ils vont vers la tombe.
      4 Ils courent tous les deux ensemble, mais l’autre disciple court plus vite que Pierre et il arrive le premier à la tombe.
      5 Il se penche et il voit les bandes de tissu posées par terre, mais il n’entre pas.
      6 Simon-Pierre arrive après lui. Il entre dans la tombe, il regarde les bandes de tissu posées par terre.
      7 Il regarde aussi le linge qu’on avait mis sur la tête de Jésus. Ce linge n’est pas posé avec les bandes de tissu, il est enroulé à part, à un autre endroit.
      8 Alors l’autre disciple, celui qui est arrivé le premier à la tombe, entre, lui aussi. Il voit et il croit.
      9 En effet, les disciples n’avaient pas encore compris ce que les Livres Saints annonçaient : Jésus doit se relever de la mort.
      10 Ensuite les deux disciples retournent chez eux.
      11 Marie est restée dehors, près de la tombe, et elle pleure. En pleurant, elle se penche vers la tombe,
      12 elle voit deux anges habillés avec des vêtements blancs. Ils sont assis à l’endroit où on avait mis le corps de Jésus, l’un à la place de la tête, et l’autre à la place des pieds.
      13 Les anges demandent à Marie : « Pourquoi est-ce que tu pleures ? » Elle leur répond : « On a enlevé mon Seigneur, et je ne sais pas où on l’a mis. »
      14 En disant cela, elle se retourne et elle voit Jésus qui est là. Mais elle ne sait pas que c’est Jésus.
      15 Jésus lui demande : « Pourquoi est-ce que tu pleures ? Qui cherches-tu ? » Marie croit que c’est le jardinier. Alors elle lui dit : « Si c’est toi qui as emporté le corps de Jésus, dis-moi où tu l’as mis, et j’irai le prendre. »
      16 Jésus lui dit : « Marie ! » Elle le reconnaît et lui dit en hébreu : « Rabbouni ! » Cela veut dire : Maître.
      17 Jésus lui dit : « Ne me retiens pas ! En effet, je ne suis pas encore monté vers le Père. Mais va trouver mes frères et dis-leur de ma part : “Je monte vers mon Père. Il est aussi votre Père. Je monte vers mon Dieu. Il est aussi votre Dieu.” »
      18 Alors Marie de Magdala va annoncer aux disciples : « J’ai vu le Seigneur. » Et elle leur raconte ce qu’il a dit.
      19 Le soir de ce même dimanche, les disciples sont réunis dans une maison. Ils ont fermé les portes à clé parce qu’ils ont peur des chefs juifs. Jésus vient et se tient au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! »
      20 Après qu’il a dit cela, il leur montre ses mains et son côté. Les disciples sont remplis de joie en voyant le Seigneur.
      21 Jésus leur dit encore une fois : « La paix soit avec vous ! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie. »
      22 Après ces paroles, il souffle sur eux et il leur dit : « Recevez l’Esprit Saint.
      23 Quand vous pardonnerez les péchés à quelqu’un, Dieu donnera son pardon. Quand vous refuserez ce pardon à quelqu’un, Dieu le refusera aussi. »
      24 Quand Jésus est venu dans la maison, Thomas appelé le Jumeau, l’un des douze apôtres, n’était pas avec eux.
      25 Les autres disciples lui disent : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais Thomas leur répond : « Je veux voir la marque des clous dans ses mains. Je veux mettre mon doigt à la place des clous, et je veux mettre ma main dans son côté. Sinon, je ne croirai pas. »
      26 Le dimanche suivant, les disciples sont de nouveau réunis dans la maison, Thomas est avec eux. Ils ont fermé les portes à clé. Jésus vient et il se tient au milieu d’eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! »
      27 Ensuite il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici et regarde mes mains. Avance ta main et mets-la dans mon côté. Arrête de douter et crois. »
      28 Thomas lui répond : « Mon Seigneur et mon Dieu ! »
      29 Jésus lui dit : « Tu crois parce que tu m’as vu. Ils sont heureux, ceux qui n’ont pas vu et qui croient. »
      30 Devant ses disciples, Jésus a encore fait beaucoup d’autres signes étonnants, mais on ne les a pas racontés dans ce livre.
      31 Ceux qu’on a racontés ici vous permettent de croire que Jésus est le Messie, le Fils de Dieu. Alors, si vous croyez, vous aurez la vie par lui.

      Jean 21

      17 Une troisième fois, Jésus lui demande : « Simon, fils de Jean, est-ce que tu m’aimes ? » Pierre est triste parce que Jésus lui demande une troisième fois : « Est-ce que tu m’aimes ? » Et il dit à Jésus : « Seigneur, tu sais tout, tu sais bien que je t’aime. » Jésus lui dit : « Prends soin de mes moutons.
      18 Oui, je te le dis, c’est la vérité : quand tu étais jeune, tu mettais toi-même ta ceinture et tu allais où tu voulais. Quand tu seras vieux, tu étendras les mains. Un autre te mettra ta ceinture et il te conduira là où tu ne veux pas. »

      Actes 1

      22 depuis que Jean l’a baptisé jusqu’au jour où il est monté au ciel. Il faut donc qu’un de ces hommes devienne avec nous témoin que Jésus s’est relevé de la mort. »

      Actes 2

      21 Alors tous ceux qui feront appel au Seigneur seront sauvés.”
      22 « Frères israélites, écoutez ce que je vais dire : Dieu vous a montré qui était Jésus de Nazareth. En effet, au milieu de vous, Dieu a fait par Jésus des miracles, des choses extraordinaires et étonnantes, vous le savez bien.
      33 Dieu l’a fait monter jusqu’à sa droite, il a reçu du Père l’Esprit Saint promis et il nous l’a donné. Voilà ce que vous voyez et entendez maintenant.
      36 « Tout le peuple d’Israël doit donc le savoir de façon très sûre : ce Jésus que vous avez cloué sur une croix, Dieu l’a fait Seigneur et Christ. »
      38 Pierre leur répond : « Changez votre vie ! Chacun de vous doit se faire baptiser au nom de Jésus-Christ. Ainsi, Dieu pardonnera vos péchés et il vous donnera l’Esprit Saint.

      Actes 3

      6 Pierre lui dit : « Je n’ai pas d’argent, je n’ai pas d’or, mais ce que j’ai, je te le donne : Au nom de Jésus-Christ de Nazareth, lève-toi et marche ! »
      13 Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, le Dieu de nos ancêtres, a donné de la gloire à son serviteur Jésus. Vous, vous l’avez livré, vous l’avez rejeté devant Pilate. Pourtant celui-ci avait décidé de le libérer.
      19 Changez donc votre vie et revenez vers Dieu, pour qu’il efface vos péchés.

      Actes 4

      12 « C’est lui seul qui peut nous sauver. En effet, dans le monde entier, Dieu n’a donné aux hommes personne d’autre pour nous sauver. »
      27 « C’est bien vrai, Hérode Antipas et Ponce Pilate se sont réunis dans cette ville, avec les étrangers et les tribus d’Israël. C’était contre Jésus, ton serviteur saint, que tu as choisi comme Messie.
      28 De cette façon, ils ont fait tout ce que tu as décidé d’avance, tout ce que tu as voulu avec puissance.
      29 Et maintenant, Seigneur, vois comme ils nous menacent. Donne à tes serviteurs d’annoncer ta parole avec une totale assurance.
      30 Étends la main pour qu’il y ait des guérisons, des choses étonnantes et extraordinaires, par le nom de Jésus, ton serviteur saint. »

      Actes 7

      55 Mais lui, rempli de l’Esprit Saint, regarde vers le ciel : il voit la gloire de Dieu, et Jésus debout à la droite de Dieu.
      59 Pendant qu’on lui jette des pierres, Étienne prie en disant : « Seigneur Jésus, reçois ma vie. »

      Actes 8

      32 Il est en train de lire ce passage d’Ésaïe : « Il est comme un mouton qu’on mène à la boucherie, comme un agneau qui ne crie pas quand on lui coupe sa laine. Il garde le silence.

      Actes 10

      38 Vous savez comment Dieu a répandu la puissance de l’Esprit Saint sur Jésus de Nazareth. Jésus est passé partout en faisant le bien. Il guérissait tous ceux qui étaient prisonniers de l’esprit du mal, parce que Dieu était avec lui.
      43 Tous les prophètes ont parlé de lui en disant : “Toute personne qui croit en Jésus reçoit par son nom le pardon des péchés.” »

      Actes 13

      33 il l’a fait pour nous, leurs enfants, il a relevé Jésus de la mort. On lit dans le Psaume 2 : “Tu es mon Fils. Aujourd’hui, moi, je suis devenu ton Père.”

      Actes 16

      18 La servante fait cela pendant plusieurs jours. À la fin, Paul se met en colère, il se retourne et commande à l’esprit : « Au nom de Jésus-Christ, sors de cette femme ! » Et l’esprit sort tout de suite.

      Actes 17

      31 En effet, Dieu a fixé un jour où il va juger le monde entier avec justice. Il a choisi un homme pour cela et il l’a relevé de la mort. De cette façon, Dieu a montré à tous que cet homme était bien le juge qu’il avait choisi. »

      Actes 19

      13 Il y a aussi certains Juifs qui vont d’un endroit à un autre. Ils essaient de chasser les esprits mauvais des malades en prononçant le nom du Seigneur Jésus. Ils disent : « Au nom de ce Jésus que Paul annonce, sortez ! C’est un ordre ! »

      Romains 1

      1 Moi, Paul, serviteur du Christ Jésus, je vous écris. Dieu m’a appelé pour être apôtre et il m’a mis à part pour annoncer sa Bonne Nouvelle.

      Romains 8

      9 Or, vous, vous ne suivez plus ces désirs, vous suivez l’Esprit de Dieu parce qu’il habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit du Christ, il n’appartient pas au Christ.

      Romains 9

      5 et les ancêtres célèbres. C’est dans leur peuple que le Christ est né comme être humain, lui qui est Dieu au-dessus de tout. Louange à lui pour toujours ! Amen !

      Romains 11

      36 Oui, tout vient de lui, tout existe par lui et pour lui. À Dieu la gloire pour toujours ! Amen !

      1 Corinthiens 1

      31 Alors, comme les Livres Saints le disent : « Si quelqu’un veut se vanter, qu’il se vante à cause du Seigneur. »

      1 Corinthiens 2

      2 En effet, au milieu de vous, je n’ai rien voulu savoir, sinon Jésus-Christ, et Jésus-Christ cloué sur une croix.

      1 Corinthiens 3

      21 Alors, personne ne doit se vanter à cause d’un être humain, car tout vous appartient :
      22 Paul, Apollos ou Pierre, le monde, la vie, la mort, le présent, l’avenir. Tout vous appartient,
      23 mais vous, vous appartenez au Christ, et le Christ appartient à Dieu.

      1 Corinthiens 7

      10 À ceux qui sont mariés, voici ce que je commande, ou plutôt, ce n’est pas moi, c’est le Seigneur : le mari ne doit pas renvoyer sa femme, et la femme ne doit pas quitter son mari. Si elle est séparée de son mari, qu’elle reste seule, ou alors qu’elle fasse la paix avec lui.
      17 Quand Dieu vous a appelés, vous viviez dans la situation que le Seigneur vous avait donnée. Donc, à part ce que je viens de dire, chacun doit continuer à vivre dans cette situation. Voilà la règle que je donne dans toutes les Églises.
      25 Pour ceux qui ne sont pas mariés, je n’ai pas d’ordre du Seigneur. Mais je donne mon avis : c’est l’avis d’un homme digne de confiance, parce que le Seigneur a été bon pour lui.

      1 Corinthiens 8

      6 En tout cas, pour nous, il n’y a qu’un seul Dieu : c’est le Père. Tout vient de lui, et c’est pour lui que nous vivons. Et il n’y a qu’un seul Seigneur : c’est Jésus-Christ. Tout existe par lui, et c’est par lui que nous vivons.

      1 Corinthiens 10

      1 Frères et sœurs chrétiens, je veux vous rappeler ce qui est arrivé à nos ancêtres. Ils ont tous été protégés par le nuage, ils ont tous traversé la mer Rouge.

      1 Corinthiens 13

      1 Je peux parler les langues des hommes et les langues des anges. Mais si je n’aime pas les autres, je suis seulement une cloche qui sonne, une cymbale bruyante.
      2 Je peux avoir le don de parler au nom de Dieu, je peux comprendre tous les mystères et posséder toute la connaissance. Je peux avoir une foi assez grande pour déplacer les montagnes. Mais si je n’aime pas les autres, je ne suis rien !
      3 Je peux distribuer toutes mes richesses à ceux qui ont faim, je peux livrer mon corps au feu. Mais si je n’aime pas les autres, je n’y gagne rien !
      4 L’amour est patient, l’amour rend service. Il n’est pas jaloux, il ne se vante pas, il ne se gonfle pas d’orgueil.
      5 L’amour ne fait rien de honteux. Il ne cherche pas son intérêt, il ne se met pas en colère, il ne se souvient pas du mal.
      6 Il ne se réjouit pas de l’injustice, mais il se réjouit de la vérité.
      7 L’amour excuse tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout.
      8 L’amour ne disparaît jamais. Les paroles dites au nom de Dieu s’arrêteront, le don de parler en langues inconnues disparaîtra, la connaissance finira.
      9 En effet, nous ne connaissons pas tout, et les paroles dites au nom de Dieu ne sont pas complètes.
      10 Mais quand tout deviendra parfait, ce qui n’est pas complet disparaîtra.
      11 Quand j’étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant. Maintenant, je suis un homme et je n’agis plus comme un enfant.
      12 À présent, nous ne voyons pas les choses clairement, nous les voyons comme dans un miroir, mais plus tard, nous verrons face à face. À présent, je ne connais pas tout, mais plus tard, je connaîtrai comme Dieu me connaît.
      13 Maintenant, trois choses sont toujours là : la foi, l’espérance et l’amour. Mais la plus grande des trois, c’est l’amour.

      1 Corinthiens 15

      8 Finalement, après les autres, il s’est montré à moi aussi, à moi qui le méritais le moins.
      11 En tout cas, que cela vienne de moi ou d’eux, voilà la Bonne Nouvelle que nous annonçons et voilà ce que vous avez cru.
      20 Mais en réalité, le Christ s’est réveillé du milieu des morts. Parmi les morts, le Christ s’est réveillé le premier, pour que les autres morts se réveillent aussi.
      21 C’est par un homme, Adam, que la mort est venue. C’est aussi par un homme, le Christ, que les morts se relèvent.
      22 Tous les êtres humains meurent, parce qu’ils sont unis à Adam. De même, tous vont recevoir la vie, parce qu’ils sont unis au Christ,
      23 mais chacun à son rang. Le Christ, le premier, s’est déjà réveillé de la mort. Ensuite, ceux qui sont au Christ se réveilleront quand il viendra.
      24 Puis, à la fin, le Christ détruira toutes les forces mauvaises qui ont puissance et autorité sur nous. Alors il remettra son pouvoir de roi à Dieu le Père.
      25 À ce moment-là, Dieu mettra tous ses ennemis sous les pieds du Christ. En attendant, il faut que le Christ ait tout pouvoir.
      26 Le dernier ennemi qui sera détruit, c’est la mort.
      27 Oui, « Dieu a tout mis sous ses pieds ». Mais quand le Christ dira : « Maintenant, tout est en mon pouvoir », cela voudra dire : tout, sauf Dieu. En effet, c’est Dieu qui donne au Christ le pouvoir sur toutes choses.
      28 Oui, c’est Dieu qui lui donnera tout pouvoir. Et quand le Fils aura pouvoir sur toutes choses, alors lui-même sera sous le pouvoir de Dieu. Ainsi, Dieu sera tout entier en tous.
      45 Dans les Livres Saints, on lit : « Adam, le premier homme, c’est un simple être humain qui a reçu la vie. » Le dernier Adam est rempli de l’Esprit Saint, qui donne la vie.

      2 Corinthiens 3

      17 Le Seigneur ici, c’est l’Esprit Saint. Et quand l’Esprit du Seigneur est présent, la liberté est là.
      18 Notre visage à nous tous est sans voile, et la gloire du Seigneur se reflète sur nous, comme dans un miroir. Alors le Seigneur, qui est l’Esprit, nous transforme. Il nous rend semblables à lui, avec une gloire toujours plus grande.

      2 Corinthiens 5

      16 C’est pourquoi, maintenant, nous ne connaissons plus personne d’une façon humaine. Si nous avons connu le Christ de cette façon, maintenant, ce n’est plus ainsi que nous le connaissons.

      Galates 3

      1 Galates stupides, qui vous a jeté un sort ? Pourtant, on vous a mis devant les yeux Jésus-Christ cloué sur une croix !

      Ephésiens 4

      8 Dans les Livres Saints, on lit : « Quand il est monté très haut, il a emmené des prisonniers. Il a fait des dons aux êtres humains. »

      Colossiens 1

      1 Moi, Paul, je suis apôtre du Christ Jésus parce que Dieu l’a voulu. Avec Timothée notre frère, j’écris
      2 à ceux qui appartiennent à Dieu et qui sont à Colosses, nos frères et sœurs qui croient au Christ. Que Dieu notre Père vous bénisse et vous donne la paix !
      3 Nous remercions toujours Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, quand nous prions pour vous.
      4 Oui, voici ce que nous avons appris : vous croyez au Christ Jésus et vous aimez tous ceux qui appartiennent à Dieu.
      5 En effet, vous espérez ce que Dieu a préparé pour vous dans les cieux. Quand la Bonne Nouvelle, qui est la Parole vraie, est arrivée chez vous, elle vous a fait connaître cette espérance.
      6 Cette Bonne Nouvelle donne des résultats et se développe aussi dans le monde entier. Chez vous, c’est la même chose depuis que vous avez entendu parler de la bonté de Dieu, depuis que vous avez vraiment compris que Dieu vous aime.
      7 Épafras, qui est notre ami et qui travaille avec nous, vous a enseigné cela. Il nous remplace auprès de vous comme un fidèle serviteur du Christ,
      8 et il nous a fait connaître l’amour que l’Esprit Saint a mis en vous.
      9 C’est pourquoi, nous aussi, depuis que nous connaissons ces nouvelles, nous prions sans cesse pour vous. Et nous demandons à Dieu de vous donner toute la sagesse et l’intelligence qui viennent de son Esprit. Ainsi vous pourrez connaître entièrement ce qu’il attend de vous.
      10 Vous pourrez vivre comme le Seigneur le veut et faire tout ce qui lui plaît. Vous accomplirez toutes sortes d’actions bonnes et vous connaîtrez Dieu de plus en plus.
      11 Sa puissance magnifique vous rendra forts pour tout. Alors vous résisterez et vous supporterez tout avec patience.
      12 Avec joie, remerciez le Père : il vous a rendus capables de recevoir les biens qu’il garde pour ceux qui lui appartiennent dans le royaume de la lumière.
      13 Il nous a arrachés au pouvoir de la nuit et il nous a fait passer dans le royaume de son Fils très aimé.
      14 Par ce Fils, nous sommes libérés, nos péchés sont pardonnés.
      15 Le Christ est l’image du Dieu qu’on ne peut voir. Il est le Fils premier-né au-dessus de toutes les choses créées.
      16 En effet, c’est en lui que Dieu a tout créé dans les cieux et sur la terre : les choses qu’on voit et celles qu’on ne voit pas, les forces et les esprits qui ont autorité et pouvoir. Tout est créé par lui et pour lui.
      17 Le Christ existe avant toute chose, et tout ce qui existe ne tient que par lui.
      18 C’est lui qui est la tête du corps, c’est-à-dire de l’Église. Il est le commencement, celui qui, le premier, s’est levé de la mort, pour être le premier de tous, toujours et partout.
      19 Oui, Dieu a voulu habiter totalement dans son Fils,
      20 et il a voulu tout réconcilier avec lui, par son Fils et pour son Fils. Par le sang que son Fils a versé sur la croix, Dieu a fait la paix sur la terre et dans les cieux.
      21 Vous, autrefois, vous étiez des étrangers pour Dieu, vous étiez ses ennemis. En effet, vous pensiez à faire le mal et vous le faisiez !
      22 Mais maintenant, Dieu vous a réconciliés avec lui par la mort de son Fils, qui a souffert dans son corps humain. Alors vous pouvez vous présenter devant Dieu en étant saints, purs et sans faute.
      23 Mais vous devez rester solides et forts dans la foi. Ne vous éloignez pas de la Bonne Nouvelle : elle est notre espérance. Vous l’avez entendue, on l’a annoncée à tout ce qui existe sous le ciel, et moi, Paul, je suis devenu le serviteur de cette Bonne Nouvelle.
      24 Maintenant, je suis heureux de souffrir pour vous. En effet, dans mon corps, je continue à participer aux souffrances du Christ pour son corps, c’est-à-dire pour l’Église.
      25 Je suis devenu le serviteur de l’Église, pour faire le travail que Dieu m’a demandé : je dois vous annoncer la parole de Dieu tout entière.
      26 Cette Parole, c’est le mystère caché à toutes les générations depuis toujours. Maintenant, Dieu l’a montré clairement à ceux qui lui appartiennent.
      27 Il a voulu leur faire connaître la grandeur de ce mystère et sa richesse, pour tous les peuples. Ce mystère, le voici : le Christ est au milieu de vous, et par lui, vous espérez participer à la gloire de Dieu.
      28 C’est ce Christ que nous annonçons. Nous donnons à chacun des conseils et un enseignement avec toute la sagesse possible, pour que tous deviennent adultes dans le Christ.
      29 C’est pourquoi je travaille et je lutte avec la force du Christ qui agit en moi avec puissance.

      Hébreux 1

      2 Maintenant, en ces jours qui sont les derniers, Dieu nous a parlé par son Fils. C’est par ce Fils qu’il a créé le monde, et c’est lui que Dieu a choisi pour entrer en possession de toutes choses.
      3 Toute la gloire de Dieu brille sur lui. Ce Fils est vraiment ce que Dieu est, et sa parole puissante soutient le monde. Il a lavé les êtres humains de leurs péchés, puis il s’est assis dans les cieux à la droite du Dieu très puissant.
      4 Le Fils est bien plus important que les anges. En effet, Dieu lui a donné un nom plus grand que leur nom.
      6 Mais quand Dieu a envoyé son Fils premier-né dans le monde, il a dit : « Tous les anges de Dieu doivent l’adorer. »
      8 Mais Dieu a dit à son Fils : « Tu es Dieu, ton pouvoir royal durera toujours. Tu gouvernes ton peuple avec justice,
      10 Dieu a dit aussi : « Au commencement, c’est toi, Seigneur, qui as créé la terre, et tes mains ont formé le ciel.

      Hébreux 2

      2 La parole que Dieu a donnée par l’intermédiaire des anges s’est montrée vraie. Certains ne l’ont pas respectée, ils ne lui ont pas obéi, et ils ont tous reçu ce qu’ils méritaient.
      4 Dieu lui-même a montré que leurs paroles étaient vraies par des signes étonnants, des faits extraordinaires et toutes sortes d’actions puissantes, et Dieu a aussi montré cela en distribuant les dons de l’Esprit Saint comme il l’a voulu.
      9 Mais qu’est-ce que nous voyons aussi ? Jésus a été pendant quelque temps en dessous des anges, mais maintenant, il est couvert de gloire et d’honneur. Pourquoi ? Parce qu’il a souffert et parce qu’il est mort. Et grâce à la bonté de Dieu, Jésus est mort pour tous les êtres humains.
      10 C’est Dieu qui a fait le monde, et le monde existe pour lui. Or, il a voulu qu’un grand nombre de ses enfants participent à sa gloire. Puisque c’est Jésus qui les sauve, il fallait que Dieu le rende parfait au moyen de la souffrance.
      17 C’est pourquoi il devait ressembler entièrement à ses frères et à ses sœurs. Ainsi, il est devenu un grand-prêtre plein de bonté et fidèle dans le service de Dieu, pour obtenir le pardon des péchés du peuple.
      18 Oui, Jésus a souffert lui-même et il a été tenté. Il peut donc aider ceux qui sont tentés.

      Hébreux 3

      2 Autrefois, Moïse a été fidèle dans toute la maison de Dieu. De même, comme Moïse, Jésus a été fidèle à Dieu, qui a fait de lui un grand-prêtre.

      Hébreux 4

      15 Le grand-prêtre que nous avons est capable de souffrir avec nous de nos faiblesses. En effet, comme nous, il a été tenté en toutes choses, mais lui n’a pas péché.

      Hébreux 5

      5 Pour le Christ, c’est pareil. Ce n’est pas lui qui s’est donné l’honneur de devenir grand-prêtre. Il l’a reçu de Dieu, qui a dit : « Tu es mon Fils. Aujourd’hui, moi, je suis devenu ton Père. »
      7 Le Christ, pendant sa vie sur terre, a adressé à Dieu des prières et des supplications, avec de grands cris et des larmes. Il a prié Dieu, qui pouvait le sauver de la mort. Et Dieu l’a écouté, parce qu’il est resté fidèle.
      8 Le Christ est le Fils de Dieu, c’est vrai, mais par toutes ses souffrances, il a appris à obéir.
      9 Dieu l’a rendu parfait. Alors maintenant, ceux qui obéissent au Christ reçoivent par lui le salut qui dure toujours.

      Hébreux 7

      1 Ce Melkisédec était roi de Salem, et prêtre du Dieu très-haut. Abraham revenait du combat où il avait vaincu les rois. Melkisédec est allé à sa rencontre et il a béni Abraham.
      3 Il n’a pas de père, ni de mère, ni d’ancêtres. On ne parle jamais de sa naissance ni de sa mort. Il ressemble au Fils de Dieu : il reste prêtre pour toujours.
      14 Tout le monde le sait, notre Seigneur est né dans la tribu de Juda. Eh bien, Moïse n’a pas parlé de cette tribu quand il a parlé des prêtres.
      17 C’est vrai, les Livres Saints le disent : « Tu es prêtre pour toujours à la façon de Melkisédec. »
      25 C’est pourquoi il peut sauver pour toujours ceux qui s’approchent de Dieu avec son aide. En effet, Jésus est toujours vivant, il peut donc toujours prier Dieu pour eux.

      Hébreux 9

      12 Le Christ est entré une fois pour toutes dans le lieu saint, auprès de Dieu. Il n’a pas offert le sang des boucs et des jeunes taureaux, mais il a offert son sang à lui, et il nous a libérés pour toujours.
      13 Selon la coutume, on répand le sang des boucs et des taureaux et les cendres d’une vache brûlée sur ceux qui ont fait une faute. Ensuite, leur corps est purifié de cette faute, et ils peuvent de nouveau célébrer le culte.
      14 Si cela est vrai, le sang du Christ doit être encore beaucoup plus puissant. En effet, par l’Esprit Saint, le Christ s’est offert lui-même à Dieu, comme une victime sans défaut. Ainsi il purifiera notre conscience abîmée par des actions qui conduisent à la mort. Alors, nous pourrons servir le Dieu vivant.
      18 C’est pourquoi, même la première alliance a dû commencer avec le sang.
      22 D’après la loi, presque tout devient pur avec le sang. Mais si on ne répand pas de sang, les péchés ne sont pas pardonnés.
      26 Sinon, il aurait dû souffrir plusieurs fois depuis la création du monde. En fait, maintenant, en ces temps qui sont les derniers, le Christ s’est montré une fois pour toutes. De cette façon, il a détruit le péché en s’offrant lui-même en sacrifice.

      Hébreux 10

      5 C’est pourquoi, au moment où le Christ va entrer dans le monde, il dit à Dieu : « Tu n’as pas voulu de sacrifices ni d’offrandes, mais tu m’as fait un corps.
      9 Le Christ dit ensuite : « Me voici, je viens faire ce que tu veux. » Le Christ supprime les anciens sacrifices, il les remplace par le sien.
      14 Avec une seule offrande, il a rendu parfaits pour toujours ceux qui sont libérés du péché.
      19 Frères et sœurs chrétiens, nous sommes sûrs de pouvoir entrer librement dans le lieu très saint parce que Jésus a répandu son sang.
      20 Il a ouvert pour nous un chemin nouveau et vivant à travers le rideau du temple, c’est-à-dire à travers son corps humain.
      21 Et nous avons un grand-prêtre placé à la tête de la maison de Dieu.
      22 Notre cœur est nettoyé de tout ce qui le rend coupable, et notre corps a été lavé dans une eau pure. Alors approchons-nous de Dieu avec un cœur sincère et en croyant avec assurance.

      Hébreux 12

      2 Regardons toujours Jésus. C’est lui qui fait naître la foi et qui la rend parfaite. Il a accepté de mourir sur une croix sans avoir honte. En effet, il voyait d’avance la joie qu’il allait recevoir, et maintenant, il est assis à la droite de Dieu.

      Hébreux 13

      12 C’est pourquoi Jésus, lui aussi, est mort en dehors de Jérusalem, pour libérer le peuple de ses péchés avec son sang à lui.
      15 Par Jésus, offrons sans cesse à Dieu un sacrifice de louange, c’est-à-dire des chants qui le reconnaissent comme Seigneur.

      1 Pierre 1

      2 Dieu le Père vous a choisis d’avance comme il l’avait prévu. Il a fait de vous un peuple saint par son Esprit, pour que vous obéissiez à Jésus-Christ et pour que son sang répandu vous rende purs. Que Dieu vous bénisse et vous donne la paix en abondance !
      11 L’Esprit du Christ était en eux, et il a annoncé par avance les souffrances que le Christ allait supporter et la gloire qui allait suivre. Les prophètes ont cherché à comprendre à quel moment et de quelle façon ces choses allaient arriver.
      18 La façon de vivre que vous avez reçue de vos ancêtres ne menait à rien. Mais vous le savez, Dieu a payé un grand prix pour vous libérer de cette façon de vivre. En effet, il ne l’a pas fait avec des choses qui peuvent s’abîmer, comme l’or ou l’argent.

      1 Pierre 2

      22 Lui, il n’a pas fait le mal, il n’a jamais trompé personne.
      24 Sur le bois de la croix, il a porté lui-même nos péchés dans son corps. C’est pourquoi nous avons cessé de vivre pour le péché et nous pouvons mener une vie qui plaît à Dieu. C’est par ses blessures qu’il vous a guéris.
      25 Oui, vous étiez comme des moutons perdus, mais maintenant, vous êtes revenus vers le berger qui protège vos vies.

      1 Pierre 3

      18 En effet, le Christ lui-même est mort une fois pour toutes pour les péchés des êtres humains. Lui qui était innocent, il est mort pour des coupables, afin de vous conduire à Dieu. Lui, il a été tué dans son corps, mais l’Esprit Saint lui a rendu la vie.
      19 Alors il est allé annoncer la Bonne Nouvelle aux morts qui étaient en prison.
      20 Ces morts sont ceux qui ont désobéi à Dieu autrefois, quand Dieu faisait durer sa patience. C’était au moment où Noé construisait son bateau. Peu de personnes, huit en tout, sont entrées dans ce bateau et ont été sauvées à travers l’eau.
      21 C’est une image du baptême qui vous sauve aujourd’hui, vous aussi. Le sens du baptême n’est pas d’enlever les saletés du corps, mais de répondre à l’appel de Dieu avec une conscience pure. Le baptême vous sauve, parce que Jésus-Christ s’est levé de la mort.
      22 Il est monté au ciel, il est à la droite de Dieu. Maintenant, les anges et les esprits qui ont du pouvoir et de la puissance sont sous son autorité.

      1 Pierre 4

      1 Le Christ a souffert dans son corps. Alors, vous aussi, soyez sûrs d’une chose : le chrétien qui souffre dans son corps a laissé le péché. Pour vous, cette pensée doit être une arme de combat.

      Apocalypse 1

      1 Ce livre contient les réalités cachées que Jésus-Christ a fait connaître clairement. Dieu lui a fait connaître ces réalités, pour montrer à ses serviteurs ce qui doit arriver bientôt. Le Christ les a fait comprendre à son serviteur Jean en lui envoyant son ange.
      17 Quand je le vois, je tombe à ses pieds comme si j’étais mort. Mais il pose sa main droite sur moi et il dit : « N’aie pas peur ! Je suis le premier et le dernier,
      18 je suis le Vivant. J’étais mort, mais maintenant, je suis vivant pour toujours et j’ai le pouvoir sur la mort et sur le monde des morts.

      Apocalypse 2

      8 « Écris à l’ange de l’Église qui est à Smyrne : « Voici le message de celui qui est le premier et le dernier, qui était mort et qui est de nouveau vivant.
      18 « Écris à l’ange de l’Église qui est à Thyatire : « Voici le message du Fils de Dieu. Celui-ci a des yeux brillants comme du feu, et ses pieds semblent faits d’un métal très solide.
      19 Je connais tout ce que tu fais, ton amour, ta foi, les services que tu rends et ta patience, et maintenant, tu fais encore plus de choses qu’au début.
      20 Mais j’ai un reproche à te faire : tu laisses agir Jézabel. Cette femme dit qu’elle parle de la part de Dieu. Mais elle trompe mes serviteurs, elle leur apprend à abandonner le vrai Dieu et à manger les animaux offerts en sacrifice aux faux dieux.
      21 Je lui ai laissé du temps pour qu’elle change sa vie, mais elle ne veut pas, elle veut continuer à se prostituer.
      22 Alors voilà : je vais la jeter sur un lit de souffrance, avec ceux qui ont commis l’adultère avec elle. Elle va beaucoup souffrir et les autres aussi. Mais s’ils changent leur vie et n’agissent plus comme elle, cela ne leur arrivera pas.
      23 Je vais faire mourir ses enfants. Ainsi toutes les Églises le sauront : je suis celui qui connaît les pensées et les désirs des êtres humains. Je rendrai à chacun de vous selon ce qu’il a fait.
      26 Ceux qui continueront à me servir jusqu’à la fin, voilà les vainqueurs, et je leur donnerai le pouvoir que j’ai reçu de mon Père. Je leur donnerai le pouvoir sur les peuples. Ils les dirigeront très durement et ils les briseront comme on brise des plats en terre. Je leur donnerai également l’étoile du matin.

      Apocalypse 3

      14 « Écris à l’ange de l’Église qui est à Laodicée : « Voici le message de celui qui est vraiment le Oui de Dieu. Il est le témoin fidèle qui dit la vérité, il est à l’origine de tout ce que Dieu a créé.
      21 Moi, je suis vainqueur et je suis allé m’asseoir avec mon Père sur son siège royal. Alors, les vainqueurs, je les ferai asseoir aussi sur mon siège royal.

      Apocalypse 5

      5 Mais un des anciens me dit : « Ne pleure pas ! Regarde : il est vainqueur, le lion de la tribu de Juda, l’homme de la famille du roi David. Il va défaire les sept attaches et ouvrir le livre. »
      9 Ils chantent un chant nouveau : « Tu es digne de prendre le livre et de défaire ses attaches. Oui, tu as été offert en sacrifice. Avec ton sang, tu as racheté pour Dieu des gens de toute tribu et de toute langue, de tous les peuples et de tous les pays. Tu les as offerts à Dieu,
      13 Et j’entends aussi tout ce que Dieu a créé dans le ciel, sur la terre, sous la terre et sur la mer. Tout ce qui existe dans le monde chante : « Louange, honneur, gloire et pouvoir pour toujours à celui qui est assis sur le siège royal, ainsi qu’à l’Agneau ! »

      Apocalypse 7

      10 Ils crient d’une voix forte : « Notre Dieu qui est assis sur le siège royal et l’Agneau, ce sont eux qui nous sauvent. »

      Apocalypse 19

      11 Ensuite, je vois le ciel ouvert. Il y a un cheval blanc, et son cavalier s’appelle Fidèle et Vrai. Il juge et combat au moyen de la justice.
      12 Ses yeux brillent comme du feu, il porte beaucoup de couronnes sur la tête. Un nom est écrit sur lui que personne ne connaît, sauf lui.
      13 Il est habillé d’un vêtement couvert de sang et il s’appelle « Parole de Dieu ».
      14 Les armées du ciel le suivent sur des chevaux blancs. Tous portent un vêtement de toile fine, blanche et pure.
      15 Une épée pointue sort de la bouche de ce cavalier, pour frapper les peuples de la terre. Il les dirigera très durement. Il écrasera le raisin dans le pressoir à vin de la terrible colère du Dieu tout-puissant.
      16 Sur son vêtement et sur sa jambe, un nom est écrit : « Roi des rois et Seigneur des seigneurs. »

      Apocalypse 22

      13 Je suis l’Alpha et l’Oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin. »
    • Ajouter une colonne
Update Required To play the media you will need to either update your browser to a recent version or update your Flash plugin pour Firefox & Safari - Flash plugin pour Opera & Chrome.