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JÉSUS-CHRIST (7)

VI Christologie.

1.

LA CHRISTOLOGIE PRIMITIVE.

D'après les discours renfermés dans la première partie du livre des Actes, qui sont généralement considérés comme renfermant des conceptions très anciennes, la messianité de Jésus n'a été effective qu'à dater de la résurrection.

Nulle part, l'humanité de Jésus n'est aussi fortement accentuée que dans ces discours. Jésus y est désigné simplement comme le serviteur de Dieu. Dans leurs prières, les disciples disent : « Étends ta main, pour qu'il y ait des guérisons, des signes et des miracles par le nom de ton saint serviteur Jésus » (Ac 4:30). La pensée des Actes se trouve complétée, il est vrai, par l'allusion à la messianité de Jésus (Ac 4:27). Il n'en est pas moins certain que, selon les Actes, Jésus est un homme que Dieu a oint de son Esprit (Ac 10:38). Sa royauté date de sa résurrection, prélude de son exaltation dans la gloire (Ac 3:13). Auparavant, il était accrédité par Dieu au moyen d'actes de puissance (Ac 2:22), mais ce qui le caractérisait essentiellement c'était la sainteté. Messie, il l'était déjà en vertu de l'onction de l'Esprit, mais sa messianité était toute virtuelle. Voir le discours de Paul à Antioche de Pisidie : « La promesse qui avait été faite à nos pères, Dieu l'a accomplie pour nous, leurs enfants, en ressuscitant Jésus, comme il est écrit au Ps 2 : Tu es mon Fils, je t'ai engendré aujourd'hui » (Ac 13:33 et suivant). La parole du Psaume, que certains manuscrits placent dans le récit du baptême, est donc appliquée ici à la résurrection.

La résurrection elle-même, d'ailleurs, passe au second plan, l'accent étant mis sur la glorification de Jésus (Ac 2:33 2:36). La royauté de Jésus doit se réaliser sur la terre. Il y reviendra dans la gloire. Le rôle de ses disciples est de préparer sa venue en prêchant la repentance (Ac 2:38 3:19 et suivant), et en exhortant leurs contemporains à invoquer le nom de Jésus de Nazareth, afin de subsister dans les catastrophes qui précéderont la venue du Messie (Ac 2:21 4:12 10:43).

Jésus est donc le Messie glorieux de l'avenir, le Fils de l'Homme (Ac 7:55 et suivant, cf. Ac 17:31). Il est aussi le Seigneur, et cette appellation de Dieu dans l'ancienne alliance, le désigne généralement dans le livre des Actes. Son nom a une puissance merveilleuse (Ac 3:6 16:18 19:13-17). Il est l'objet de la foi. L'attitude de ses disciples est celle de l'adoration (Ac 7:59 et suivant). Ce terme : ton saint serviteur Jésus (Ac 4:27-30) pourrait nous étonner davantage, s'il n'évoquait pour nous le Serviteur de l'Éternel dont il est question dans la seconde partie du livre d'Ésaïe. Le type humble et souffrant du Serviteur se combine, dans les Ac comme dans les évangile, avec le type glorieux du Fils de l'Homme : c'est dire l'importance de la souffrance du Christ pour l'auteur d'Ac (voir en partie. Ac 8:32 et suivants). L'oeuvre de Jésus culmine dans son sacrifice : c'est la conviction de la génération apostolique tout entière. Les apôtres sont surtout des témoins de la résurrection (Ac 1:22). Le fait qui domine tout à leurs yeux, c'est que Jésus est désormais à la droite de Dieu. Mais dès lors, sa mort perd son caractère infamant. Elle concourt au dessein de Dieu. Elle est un élément du plan divin. Jésus est mort pour nos péchés, et cela, selon les Écritures. Tel est, suivant l'apôtre Paul, l'enseignement commun de l'Église primitive (1Co 15:11).

2.

L'APOTRE PAUL.

Dans le langage de l'apôtre Paul, Jésus est le Seigneur. Que signifie ce terme ? C'était le titre que les LXX donnaient au Dieu de l'A.T. Il a été aussi donné aux dieux du paganisme, partout où s'est manifestée l'influence de l'Orient. Quand un homme pieux de ce temps se choisit un dieu pour patron, il l'intitule son seigneur et se proclame lui-même son esclave. C'est ce qu'on retrouve chez l'apôtre Paul (Ro 1:1). Le terme de Seigneur comporte donc la consécration sans réserve, l'obéissance absolue. Depuis quand, et en vertu de quoi le Christ a-t-il été élevé à cette dignité ? L'apôtre le dit au début de Romains et dans Php 2 : c'est en vertu de sa résurrection que le Christ a été établi Fils de Dieu avec puissance, c'est-à-dire Seigneur. Désormais, il est Kyrios. Et ce terme n'est pas l'équivalent du terme de politesse orientale dont les Juifs se saluaient volontiers. Comme Seigneur, Jésus est associé à Dieu. Au commencement de ses lettres, Paul souhaite à ses lecteurs « grâce et paix de la part de Dieu le Père et du Seigneur Jésus-Christ ».

Cependant, Paul laisse subsister un intervalle entre le Christ et Dieu. Ceci est très nettement indiqué dans 1Co 3:21-23 : « Tout est à vous, vous êtes à Christ, et Christ est à Dieu. » Plus explicite encore est le fameux passage, 1Co 15:20-28, où l'apôtre esquisse l'avenir du monde et où, après avoir annoncé le triomphe du Christ, il déclare qu'à la fin des temps, celui-ci remettra la royauté à son Père, en sorte que « Dieu sera tout en tous » (1Co 15:28). On s'est demandé s'il n'y aurait pas des textes où tout intervalle entre le Christ et Dieu serait supprimé. Ceci ne paraît pas probable. La doxologie de Ro 9:5 dit-elle : « Que le Christ selon la chair, qui est Dieu au-dessus de toutes choses, soit béni éternellement », ou : « Que le Dieu qui est au-dessus de toutes choses soit béni éternellement » ? Il semble difficile que l'apôtre ait désigné le Christ comme le Dieu qui est au-dessus de tout. Ce serait en vérité une grave atteinte au monothéisme, et Php 2 ne nous y autorise pas.

Mais pratiquement, et jusqu'à la fin de l'ère actuelle, le Christ représente Dieu vis-à-vis de l'humanité. S'agit-il d'une divinité purement acquise ? Ce n'est guère croyable à première vue. Paul ne songe pas à l'apothéose d'un juste. Le Christ est d'emblée un Être divin. Ensuite, « Dieu l'a souverainement élevé, et lui a donné le nom qui est au-dessus de tout nom » (Php 2:9). Ce nom, c'est celui qui désigne le dominateur de l'univers, le Roi. Jésus est le Seigneur. Il s'agit d'une souveraineté divine, ou quasi divine. Les Juifs, dans leur crainte de profaner le nom de Dieu, disaient : Adonaï (le Seigneur). Partout où les LXX trouvent Adonaï, ils disent Kyrios (le Seigneur), qui devient une manière de nom propre. Ce nom, Dieu l'a donné au Christ. Et par là (étant donnée la vertu mystérieuse du nom), il lui a assigné une part de souveraineté dans le monde. C'est ce que corrobore un texte curieux de 1Co (8:5 et suivant) : « S'il y a en quelque façon, au ciel et sur la terre, des êtres qu'on appelle dieux (comme, aussi bien, il existe en fait plusieurs dieux et plusieurs seigneurs), pour nous il n'y a qu'un seul Dieu, le Père, par qui sont toutes choses, et pour qui nous sommes nous-mêmes, et qu'un seul Seigneur, Jésus-Christ, à qui l'univers doit son existence et à qui nous devons aussi la nôtre. »

L'apôtre va jusqu'à appliquer au Christ des textes de l'A. T, qui se rapportent en réalité à Dieu (voir p. ex. 1Co 1:31). Il considère que l'existence terrestre de Jésus n'a été qu'un régime de transition. Le Christ n'a fait que passer sur la terre, où il avait, revêtant la forme d'un esclave, éteint la splendeur de l'Esprit divin sous le vêtement transitoire de la chair humaine (Php 2:5,8). Lorsqu'il veut définir le Christ par rapport à l'humanité, Paul l'appelle le second Adam (1Co 15:45). A la fin des temps, selon lui, le second Adam est venu s'insérer dans la trame de l'histoire. Ceci fait songer à cette notion apocalyptique suivant laquelle ce qui avait existé à l'origine devait reparaître à la fin des temps. Il devait y avoir un nouveau déluge, un nouveau ciel, une nouvelle terre. En tant que prototype de la véritable humanité, le Christ représente l'image divine. Il est Esprit : l'homme est chair. « Le Seigneur est l'Esprit » (2Co 3:17). Il a un corps spirituel, enveloppe adéquate de l'Esprit et que caractérisent, par opposition au corps de l'homme, la gloire, l'immortalité, la puissance. Ce corps est formé de cette substance lumineuse, sorte d'éther, qui constitue le nimbe ou le nuage resplendissant qui sert de manifestation visible à Dieu, et qu'on nomme la gloire (2Co 3:18). Étant l'image de Dieu, et le premier-né de toute la création (Col 1:15), le Christ occupe dans l'univers une situation unique. Il a repoussé la tentation, qui s'offrait à lui comme au premier homme, d'usurper la royauté divine. Étant au-dessus de tous les êtres, il aurait pu être pris de vertige, et étendre la main vers le sceptre de Dieu. Au contraire, par obéissance et par amour, il s'est dépouillé de ses prérogatives : il s'est abaissé jusqu'à la mort ignominieuse de la Croix. C'est pourquoi il est le Seigneur.

Si nous examinons de plus près cette existence antérieure à la vie terrestre, nous voyons--et c'est ce qu'il y a pour nous de plus mystérieux dans cette gnose--que le Christ a un rôle cosmique. Ce n'est pas dans les ép. aux Col et aux Éph., qui contiennent les développements tardifs de la métaphysique de l'apôtre, c'est dans 1Co que Paul écrit : « Par lui est l'univers, et nous sommes par lui » (1Co 8:6). Ailleurs, il est vrai (Ro 11:36), Paul dira à propos de Dieu ce qu'il a dit à propos du Christ, parce qu'aussi-bien, l'initiative première appartient à Dieu. De même, le but suprême de l'univers, c'est Dieu. Mais le Christ est l'organe de la création : Paul développera cette considération dans l'épître aux Colossiens. Là, il a affaire à des populations dont l'âme curieuse et exaltée a soif de métaphysique. Il leur donne librement ces spéculations, sur lesquelles il n'insistait pas vis-à-vis des Corinthiens, parce que ceux-ci, nouveau-nés à la foi chrétienne, ne pouvaient encore supporter que le lait des instructions pratiques, et non la gnose, cette viande des forts. Dans cette lettre se trouve donc l'exposé de la théosophie paulinienne, que l'apôtre oppose à ces premiers essais de gnosticisme paganisant par lesquels des docteurs sans mandat entreprenaient de détourner les âmes de la simplicité chrétienne. Paul y développe le rôle du Christ dans la création, en l'opposant à ces êtres intermédiaires, à ces éons, dont l'imagination d'alors peuplait l'invisible. Col 1 renferme un véritable hymne dogmatique : « En lui, tout a été créé, ce qui est au ciel et ce qui est sur la terre : les Trônes, les Dominations, les Pouvoirs, le Visible et l'Invisible. L'univers est créé par lui et pour lui ; il est à la tête de tout, et l'univers subsiste en lui » (Col 1:16 et suivant). Ainsi, le Christ n'est pas seulement le premier-né de la création. Il en est l'auteur ; et non seulement de la création visible, mais de l'invisible. De lui procèdent les hiérarchies célestes ; et même, tout cela a été créé pour lui : il est à la fois cause et fin de l'univers. Cependant, il fait encore partie de la création ; il appartient donc lui-même au monde du devenir : il est nettement subordonné à Dieu. L'univers subsiste en lui : c'est dire que, s'il venait à manquer, l'univers s'écroulerait. Il semble difficile de concilier cette donnée avec l'existence personnelle. Le Christ apparaît comme la force organisatrice du Tout.

Mais comment s'expliquer qu'il soit représenté parfois comme la fin de la création ? --Il n'est pas nécessaire d'entendre les textes dans un sens panthéiste et de voir dans le Christ une sorte d'âme du monde. Dans le parallèle des deux Adam, le second Adam est qualifié d'Esprit qui donne la vie. Dans le récit de la Genèse, l'Esprit plane sur la face de la mer primordiale. Or, l'Esprit de Dieu est identifié, chez Paul, à l'Esprit du Christ (Ro 8:9). Avoir l'Esprit du Christ, c'est avoir le Christ en soi : « Christ en vous, l'espérance de la gloire » (Col 1:27). Le Christ peut donc habiter en beaucoup d'êtres ; et ceux-ci sont en lui. Il est un principe de vie : âme du inonde, âme des croyants. C'était une idée courante, à cette époque d'interprétations allégoriques, que celle d'êtres mi-concrets, mi-abstraits. Le Logos de Philon d'Alexandrie est à la fois un principe cosmique et l'homme idéal. D'autre part, ces expressions : de lui, par lui, pour lui, appliquées à l'unité primordiale et à la création de l'univers, sont les formules fondamentales du mysticisme gréco-égyptien. Sur le Christ, Paul transfère les attributs du Logos, avec cette différence toutefois, qui est essentielle, que la personnalité vivante est au point de départ, et non l'être impersonnel. Tandis que le Logos, chez Philon, n'est qu'une abstraction, le Christ impersonnel, chez Paul, est une émanation de l'Homme céleste, du second Adam.

On comprend les allusions que fait l'apôtre à une manifestation du Christ antérieure à sa venue sur la terre (1Co 10:1 et suivant). La manne est le type du pain de la Cène ; la source jaillissante du rocher est le type du vin de la Cène. Mais ce ne sont pas des allégories : ce sont des faits. Quant au rocher d'où jaillissait la source, c'est le Christ préexistant. On trouve des comparaisons de ce genre chez Philon. Et les commentateurs juifs de l'A.T. parlent abondamment du rocher de Moïse, qui accompagne les Israélites à travers le désert. Ainsi, l'interprétation messianique du rocher peut bien venir des rabbins. Mais chez Paul, le sens de cette histoire est que le Christ se manifeste à Israël et lui donne l'eau vive, étant l'Esprit de révélation, qui réconforte les âmes dans tous les siècles.

Il ne faut pas trop s'étonner de cet appareil théosophique. Le Christ, âme du monde, n'a pas ôte à Paul le Christ personnel. Au contraire, ce qui motive toutes ces spéculations, c'est la place souveraine que le Christ occupe dans l'âme de son apôtre, c'est l'adoration que Paul lui a vouée. Sur le chemin de Damas, il a eu affaire au Christ glorifié. C'est un être radieux, appartenant déjà au monde supérieur, qui l'a arraché par violence au milieu ancestral « comme un avorton » (1Co 15:8), et l'a fait naître brusquement à la vie nouvelle. C'est pourquoi il peut dire : « Si nous avons connu le Christ selon la chair, nous ne le connaissons plus de cette manière » (2Co 5:16). Le Christ-Esprit a agi sur lui ; le Christ historique n'a jamais été en rapport avec lui. Voilà ce qui a facilité à ses yeux cette transformation du Christ en une puissance créatrice de l'univers. Il faut ajouter que les limites de la vie personnelle sont, dans la pensée de ce temps-là, extrêmement flottantes. Si ce qu'il y a d'éternel dans le Christ, c'est l'Esprit, puissance rayonnante de Dieu, on conçoit que l'apôtre rapproche jusqu'à les identifier le Seigneur et cette activité divine créatrice.

Mais, si la connaissance historique du Christ lui paraît insuffisante, il n'en faut pas conclure que la figure même de Jésus le laisse indifférent. Le Seigneur, pour lui, c'est l'être qui a souffert ici-bas, et dont la souffrance absorbe à ce point sa pensée et son coeur, qu'il peut écrire aux Corinthiens : « Je n'ai voulu savoir parmi vous que Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié » (1Co 2:2). Si nous avions la prédication missionnaire de l'apôtre, nous y trouverions des peintures de la croix qui feraient songer au réalisme poignant des Primitifs. Qu'on se souvienne de l'apostrophe aux Galates : « Vous à qui Jésus-Christ a été dépeint comme s'il eût été crucifié sous vos yeux » (Ga 3:1). La croix, dont il ne cessait d'évoquer les douleurs pour communier avec elles et les achever, en quelque sorte, en lui-même (Col 1:24) ; la résurrection, dont il a été le témoin, mis par là sur le même rang que Pierre, que Jacques, que tous les apôtres, ce qui fait son sujet de gloire : voilà les éléments essentiels de son Évangile. Question de perspective. Mais aussi, question de principe : c'est au Christ vainqueur qu'il a affaire ; c'est de lui qu'il est apôtre.

L'exemple et les préceptes de celui qui s'est ainsi donné gardent à ses yeux l'autorité absolue. Quand il parle en son propre nom, tout apôtre de Jésus-Christ qu'il est, il se borne à émettre une opinion (1Co 7:25). Mais là où il peut s'appuyer sur un précepte du Seigneur, ce n'est plus affaire d'opinion seulement. « C'est ainsi que j'ordonne dans toutes les Églises » (1Co 7:17). « Ce n'est pas moi qui le dis, c'est le Seigneur » (1Co 7:10). Son enseignement moral s'inspire de très près, et constamment, de celui de Jésus. On y retrouve à chaque instant, sinon une citation, du moins une réminiscence de l'Évangile. Les vertus sur lesquelles il insiste comme étant les vertus cardinales, ainsi l'humilité et la douceur, sont celles qui, selon les évangiles, caractérisent le Christ. Le psaume de la charité (1Co 13) est écrit à la gloire du Christ : chacune des caractéristiques de la charité est un trait de la figure de Jésus, telle qu'elle s'est gravée dans l'âme de ses disciples.

Paul n'a jamais versé dans le docétisme : le Christ n'a pas été à ses yeux un fantôme. Quand il avoue aux Philippiens son désir de s'en aller pour être avec Christ, « ce qui serait de beaucoup préférable » (Phi 1:23), il ne s'agit point, certes, d'un principe impersonnel, mais d'un être concret auquel il a consacré sa vie, et qu'il aime comme personne sur la terre ne l'aimera jamais. Qu'il ait transporté dans l'au-delà la physionomie morale du Christ, ceci paraît certain. L'amour du Christ, il ne l'a pas considéré uniquement dans l'existence historique de Jésus de Nazareth, et ce n'est pas là, peut-être, qu'il l'admire le plus. Il l'a contemplé dans ce mystère d'amour qui est l'abaissement d'un Être céleste se dépouillant de sa condition divine pour subir tous les hasards de la condition humaine, et descendant, par l'effet de sa libre naissance, jusqu'à la mort, même jusqu'à la mort de la croix ! C'est ainsi qu'il relie, dans la vie de Jésus, la terre au ciel. Il ne fait en cela qu'étendre les conséquences des récits évangéliques. Et s'il vit, dès à présent, en Christ, si, dans cette atmosphère vitale, toutes les relations prennent un caractère nouveau, il est impossible de distinguer entre ce qui est influence du personnage historique et ce qui est action constante du Ressuscité (voir A. Sabatier, l'Apôtre Paul, 3 e édit. 1896 ; Albert Schweitzer, Die Mystik des Apostels Paulus, Tûbingen 1930).

3.

L'EPITRE AUX HEBREUX.

Ce qu'il y a de particulièrement remarquable dans la christologie de l'épître aux Heb (voir art.), c'est que l'humanité du Christ y ressort plus nettement que partout ailleurs, tandis que l'auteur trouve pour exalter sa majesté des termes d'un éclat inégalé. Très informé de la tradition apostolique, il se tient près de l'histoire concrète. Il précise que Jésus est de la race de David et de la tribu de Juda (Heb 7:14), il rappelle que sa prédication a été accréditée par des signes, par des miracles, par toutes sortes de manifestations de l'Esprit (Heb 2:2,4). Il parle des contradictions que le Seigneur a essuyées. Il fait allusion à sa souffrance de Gethsémané, à sa prière à Celui qui pouvait le sauver de la mort (Heb 5:7). Il situe le supplice de Jésus « hors des portes de Jérusalem » (Heb 13:12). Il trace de Jésus un portrait magnifique. Il relève son humilité , (Heb 5:5) sa piété (Heb 5:7: le terme employé par lui, eulabeïa, signifie proprement crainte de Dieu), son obéissance et sa fidélité envers Dieu (Heb 3:2 5:8 10:5-7), sa miséricorde envers les hommes (Heb 2:17) ; enfin, en pleine lumière, au-dessus de toutes les autres vertus, sa foi par laquelle il est le modèle des croyants (Heb 12:2). Même, Jésus a connu l'espérance, qui, dans le coeur des fidèles, est associée à la foi. Il a porté la foi à son achèvement ; et il a souffert les yeux fixés sur la joie du ciel qui lui était promise (Heb 12:2). Semblable à nous en toutes choses, sauf le péché (Heb 4:15), c'est à cause de cette parfaite assimilation à notre humanité qu'il a pu être l'intercesseur de la race humaine, le véritable souverain sacrificateur. Comme les enfants des hommes, il a été un être de chair et de sang. Il a enduré la tentation (Heb 2:18), ce qui le rend capable de comprendre ceux qui sont tentés, de sympathiser avec eux (Heb 4:15). Il a conquis la sainteté de haute lutte, et la royauté du ciel a été la récompense de sa victoire.

Et cependant, ce représentant qualifié de l'humanité devant Dieu est tout autre chose encore. Il est aussi haut au-dessus des anges que la nouvelle alliance est au-dessus de l'ancienne, dont les anges furent les médiateurs. Il a existé avant le monde. « Sans père, sans mère, sans généalogie, n'ayant ni commencement ni fin » (Heb 7:3), il a pour type prophétique, à ce titre, Melchisédec. Il est le « reflet de la gloire » de Dieu, « l'empreinte de son être » (Heb 1:3) ; il porte l'univers par sa parole puissante, ce qui signifie qu'il est l'agent de la création. Aussi les titres divins s'accumulent-ils sur lui : le titre de Seigneur, avant tout, dans les textes mêmes de l'A. T, où il s'applique à Dieu (Ps 110:1, p. ex.). Il est même désigné comme Dieu (Heb 1:8 et suivant), ce qui n'empêche pas qu'ailleurs il soit subordonné à Dieu, qui est appelé son Dieu dans ce même texte (O Dieu, ton Dieu t'a oint d'une huile de joie). Ces atténuations du monothéisme sont familières à la pensée de ce temps. Et la situation du Fils à l'égard du Père est toute semblable ici à ce qu'elle est chez l'apôtre Paul. C'est au Christ que l'auteur applique la parole du Ps 8 (verset 6 et suivant) : « Tu l'as couronné de gloire et d'honneur : tu as mis toutes choses sous ses pieds. »

Mais avant tout, il a souffert, et c'est par là qu'élevé à la perfection il est devenu l'auteur et le chef du salut (Heb 2:10). Il est venu sur la terre pour s'offrir en sacrifice. Par où il met fin aux sacrifices de l'ancienne alliance (Heb 10:9 et suivant). Pour expier les péchés du monde, il fallait du sang, le Christ a offert le sien (Heb 9:18,22). Il est à la fois sacrificateur et victime. Comme sacrificateur, il relève de l'ordre de Melchisédec, qui est supérieur à celui de Lévi (Heb 7:1,17). Comme victime, il possède une vertu sanctifiante infiniment supérieure à celle des victimes que l'on offrait sous l'ancienne alliance (Heb 9:12-14). Il offre son sacrifice dans le sanctuaire céleste, tandis que le grand-prêtre de l'ancienne alliance l'offrait dans le sanctuaire terrestre. De là, le caractère permanent et définitif de ce sacrifice (Heb 10:14). Le sacrifice du Christ apporte aux hommes le pardon et l'accès du trône de grâce (Heb 10:19-22). Il a ce résultat pour tous les hommes (Heb 2:9). Il a un effet rétroactif, une valeur universelle (Heb 9:26).

Entre cette conception et celle de Paul, il y a une nuance. Paul insiste davantage sur le côté juridique de l'expiation ; l'auteur de l'épître aux Heb sur l'aspect rituel de cette même expiation. L'épître aux Heb formule, dans toute sa rigueur, ce qu'on appelle la « théologie du sang ». Mais l'idée de l'expiation par le sang est universelle en ce temps-là. Et les analogies de l'épître aux Heb avec le philonisme permettent de voir dans sa doctrine une spiritualisation de l'idée du sacrifice, que le Christ accomplit dans le tabernacle divin.

Le Christ est l'objet de la foi. Il est devenu, pour tous ceux qui lui obéissent, l'auteur du salut éternel. (Heb 5:9) Il procure la rémission des péchés. C'est par lui qu'on passe pour aller à Dieu (Heb 13:15). Et il peut sauver parfaitement ceux qui par lui s'approchent de Dieu (Heb 7:25).

Le Fils de Dieu n'est pas désigné expressément comme le Logos. Il n'en est pas moins beaucoup plus rapproché du Logos philonien que ne l'est le Logos du 4 e évangile. Sa position vis-à-vis des anges ressemble à celle du Logos. (voy. Heb 1:4) Il est le reflet ou le rayonnement de l'essence divine. Le même terme, chez Philon, est appliqué à l'âme humaine que le Logos visite, mais un terme analogue est employé à propos du Logos. Quand le Fils est appelé l'empreinte de Dieu, ceci s'applique au Logos chez Philon (De Plant., 5). L'image de Melchisédec, le grand-prêtre intemporel, est chez Philon (Allég. des Lois, 3:25 et suivant). La situation du Logos intercesseur chez Philon est semblable à celle du Fils dans l'épître aux Heb (Quis rerutn divinarum hoeres, 42). On peut multiplier ces analogies. Pourtant, il y a tout autre chose dans l'épître aux Hébreux. L'Alexandrin qui l'a écrite a pensé le christianisme avec les formes et les expressions qui lui étaient familières. Il n'y a pas ici un effort d'apologétique pour rattacher le christianisme à la philosophie du temps. L'alexan-drinisme est le terrain où s'épanouit la plante chrétienne. Aucun sol ne pouvait être plus favorable à son développement (voir E. Ménégoz, La Théol. de l'Ép. aux Héb., Paris 1893).

4.

LA 1ere EPITRE DE PIERRE.

Le Christ tient ici la même place que dans la théologie de Paul, et il se présente sous le même aspect. Il est fait allusion à sa préexistence. Il est dit que les prophètes ont tâché de découvrir le temps et les circonstances que leur indiquait l'Esprit du Christ qui était en eux (1Pi 1:11). Il y a bien là une activité personnelle, non point de création, sans doute, comme dans l'épître aux Col., mais de révélation, et qui est antérieure à l'existence historique de Jésus de Nazareth. C'est d'ailleurs l'idée générale des Pères que le Christ s'est révélé par les prophètes (Tertullien, Adv. Marc, 3°). L'auteur de l'épître de P. Identifie la révélation présente et la révélation ancienne ; le message des prophètes et celui des apôtres. Comme Paul, il admet que le Christ a revêtu la chair. Mais la chair a été anéantie par la mort ; l'Esprit est revenu à la vie : (1Pi 3:18) ce sont les deux moments essentiels de l'histoire du salut.

Pour ce qui est de la vie du Christ, nous ne trouvons guère dans l'épître de P. que des allusions à la sainteté de Jésus. Il est qualifié de juste (1Pi 3:18). Il est appelé l'Agneau sans défaut et sans tache (1Pi 1:18). Il est dit (d'après Esa 53:9) qu'il « n'a point commis de péché », et qu' « il n'y a point eu de fraude dans sa bouche » (1Pi 2:22). A part cela, aucune allusion à la vie terrestre de Jésus.

La notion du sacrifice du Christ est très voisine des affirmations pauliniennes. On a voulu la dériver des évangile ; il y a ici, pourtant, telle affirmation qui va plus loin que les textes évangéliques. L'idée dominante est la rédemption. « Vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous aviez apprise de vos pères, non par des choses périssables..., mais par le sang du Christ » (1Pi 1:18 et suivant). La notion juridique de la rançon se combine avec la notion rituelle de l'expiation. Mais ce qui est essentiel, c'est cette idée de la victime expiatoire (1Pi 2:24), où l'on retrouve l'inspiration de Esa 53, qui est même cité littéralement (cf. 1Pi 2:25 et Esa 53:7,1Pi 2:22 et Esa 53:9, voir encore Esa 53 : et suivant). Le fait premier de la foi, c'est l'aspersion par le sang de Jésus (1Pi 1:2). La relation entre le croyant et le péché est la même que dans les ép. de Paul. Le rapport entre le croyant et les péchés portés par le Christ se précise. Le sacrifice du Christ mène les hommes à Dieu, et produit chez eux, dans la communion de ses souffrances, une rupture non fatale, mais consciente et volontaire avec le péché (1Pi 4:1).

Entre la mort et la résurrection de Jésus-Christ, s'intercale ici un nouveau moment, qui est la descente aux enfers (1Pi 3:19-22). Le Christ, dépouillé de la chair, et devenu Esprit, s'en va prêcher aux esprits qui sont en prison. Il leur annonce le salut. Or ces esprits sont ceux que l'on considère comme les plus corrompus : savoir, les représentants de la génération du déluge. C'est le développement d'un thème paulinien (qu'on retrouve p. ex. Eph 4:8 et suivant) et un élargissement de l'oeuvre rédemptrice, qui est bien dans le prolongement de la prédication de Jésus.

5.

L'APOCALYPSE.

La christologie de l'Apocalypse renferme des éléments très divers. Par endroits, une conception juive du Messie guerrier : c'est le Lion de Juda, le Dominateur des païens, qui paît les peuples avec une houlette de fer (Ap 2:26 et suivant 12:5 19:15, cf. Ps 2:9, Psaumes de Salomon 17:24) ; il livre à la puissance de Satan une épouvantable bataille (Ap 19:11-16). Ailleurs, et fréquemment, des allusions précises à Jésus : à son origine davidique (Ap 5:5), à sa mort rédemptrice, dont la portée est universelle (le surnom qui lui est constamment donné, c'est l'Agneau). Enfin, dans l'adoration de l'auteur, il s'identifie à Dieu. Il est le Vivant. Il a les clés de la Mort et de l'Hadès (Ap 1:18). De ses yeux de flamme, il sonde les reins et les coeurs (Ap 2:18-23). Il pénètre les secrets des destinées humaines (Ap 5:5). Il est « le principe de la création de Dieu » (Ap 3:14). Il possède l'intimité de Dieu à un degré où nul autre ne la possède. Et le titre qui seul correspond dignement à son être, c'est « la Parole de Dieu » (Ap 19:13). Plus encore : il est le Premier et le Dernier : (Ap 1:17 2:8 22:13) la raison d'être et l'aboutissement de l'univers. Toute la création adore inséparablement « Dieu et l'Agneau » (Ap 5:13 7:10).

Rien de tout ceci ne porte atteinte à la souveraineté divine. Dieu est l'auteur de la révélation que Jésus-Christ transmet au Voyant (Ap 1:1). Jésus parle, dans les lettres aux sept Églises, de son Dieu. L'autorité qu'il est appelé à exercer sur le monde est un don de son Père (Ap 2:27). Et sa royauté apparaît parfois comme la récompense de son oeuvre d'amour (Ap 3:21 5:9), de son sacrifice, de sa victoire.

6.

LE JOHANNISME.

Le but du 4 e évang, est de démontrer que Jésus est le Messie. Sans doute, les autres évang, ont bien un caractère apologétique ; mais pour celui-ci, la démonstration de la messianité du Christ est au premier plan : « Ces choses ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu'en le croyant, vous ayez la vie par son nom » (Jn 20). Dès lors, l'auteur considère tout, dans la vie de Jésus, du point de vue messianique. C'est pour cela qu'il déplace la purification du temple, acte messianique au premier chef, pour en faire l'acte inaugural du ministère de Jésus (Jn 2:13-17).

Le terme de Messie ne comporte plus désormais, dans le langage des disciples de Jésus, aucune équivoque ; c'est pourquoi l'évangile n'hésite pas à le mettre dans la bouche du Maître. Toutefois, il emploie volontiers deux autres expressions : Fils de l'Homme, et Fils de Dieu, parce qu'elles se prêtent excellemment à définir ce messianisme spirituel qui a été celui de Jésus. Il est remarquable que le terme de Fils de l'Homme soit, comme dans la tradition synoptique, mis uniquement dans la bouche de Jésus. Il n'a point ici un sens d'humilité, mais de gloire (Jn 1:51 12:23). L'origine céleste du Fils de l'Homme est proclamée (Jn 3:13 6:62) en même temps que son retour au ciel, et son accession à la royauté divine. La qualité de juge du monde est impliquée dans le terme de Fils de l'Homme : « Il lui a donné le pouvoir d'exercer le jugement, parce qu'il est Fils de l'Homme » (Jn 5:27). Seul, le Fils de l'Homme dispense le pain de vie (Jn 6:27). Il est question, dans le même sens, de -manger la chair du Fils de l'Homme (Jn 6:53). La mort de Jésus étant le stade préliminaire de sa glorification, l'évangile parle de l'assomption du Fils de l'Homme lorsqu'il veut parler de la mort de Jésus (Jn 8:28 12:23 12:32). L'expression Fils de Dieu est moins fréquente que l'autre (neuf fois seulement), mais il faut ajouter qu'à vingt reprises il est question du Fils, de son Fils, du Fils unique

Certains de ces textes ont un sens théocratique, et ne sortent pas des cadres du messianisme juif. Jésus est et reste Messie d'Israël aux yeux de Jean-Baptiste (Jn 1:30). Il l'est aussi aux yeux de Nathanaël (Jn 1:49). Et Jésus ne trouve pas que la foi de Nathanaël soit insuffisante.

L'expression Fils de Dieu, interprétée au sens de Roi d'Israël, il ne la rectifie pas. La foi de Marthe est semblable à celle de Nathanaël : « Je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, Celui qui vient dans le monde » (Jn 11:27). Tel est le langage des croyants. Voici maintenant le langage des adversaires. A Pilate, qui leur dit : « Je ne trouve en lui aucun motif de condamnation » (Jn 19:4-6), les Juifs répondent : « Nous avons une loi, et suivant cette loi, il doit mourir, parce qu'il s'est fait le Fils de Dieu » (Jn 19:7). C'est évidemment comme faux Messie que Jésus est traduit devant Pilate, et la suite le prouve : « Si tu le relâches, tu n'es pas ami de César : quiconque se fait roi, est l'adversaire de César » (Jn 19:12).

Jésus est donc envisagé par l'évangile de Jean comme Fils de Dieu au sens théocratique. Ceci rend compte de la plupart des textes. Il y en a toutefois qui ont un sens philosophique, et qu'il faut examiner dans l'ensemble de la grande métaphysique de Jean.

Cette métaphysique est exposée dans le prologue de l'évangile, où l'on voit le Logos descendre du ciel sur la terre. Le Logos est antérieur au monde sensible. Il existe dès le commencement (Jn 1:2), ce qui n'implique pas qu'il participe à l'éternité de Dieu, mais ce qui lui confère à l'égard du monde une situation unique, analogue à celle que l'épître aux Col lui assigne.

La relation entre le Logos et la nature fait songer au philonisme, où le Logos est le plus ancien des êtres qui ont pris naissance (voir les oeuvres de Philon, éd. Cohn et Wendland, t. II, p. 26). Nous retrouvons une conception semblable dans l'épître aux Heb (Heb 1:2,3,6,7,10). L'auteur parle du Logos comme d'un être connu. En effet, il est très souvent question, chez les philosophes de ce temps, de cet intermédiaire entre Dieu et la création. Comment faut-il traduire ce terme, qui a joué un tel rôle dans l'histoire des idées ? Le Logos, c'est bien la Parole, mais la Parole douée de vie et d'énergie, devenue l'expression adéquate de la pensée, et comme la pensée en action. C'est la pensée divine agissant et modelant le monde. Le sens premier de parole doit donc s'effacer, suivant l'intuition géniale de Goethe, pour faire place au sens d'action créatrice. Il nous est dit, ensuite, que le Logos est tourné vers Dieu. C'est donc un Etre individuel, qui contemple Dieu face à face, et qui entretient avec lui des relations personnelles. Défini par son orientation, il l'est ensuite par sa nature intime. Il était Dieu Théos, mais sans article. Par le défaut d'article, l'auteur marque une nuance, encore que légère, entre le Logos et le seul vrai Dieu dont il est question ailleurs (Jn 17:3). Cependant, il ne dit pas que le Logos soit divin : ce serait chose trop simple ; et, pour le temps, trop banale. La grande différence entre le point de vue de Jean et celui de Philon, c'est que, d'emblée, le Logos est caractérisé comme une personne, comme un être distinct de Dieu. Mais ce n'est pas assez dire. Philon ne parle pas de l'état où se trouvait le Logos avant la création. Ce qui l'intéresse, c'est de savoir comment le monde a été fait, et comment Dieu s'y révèle. Son Logos est trop peu individuel, en vérité, étant l'ombre de Dieu, pour que le mystère de son existence originelle l'intéresse. Par contre, l'auteur chrétien aborde l'explication du mystère dernier. Il remonte au delà du monde visible, jusqu'aux origines de l'Être, étant mû, d'ailleurs, par l'adoration, et non par un besoin intellectuel. Ensuite il revient au commencement, c'est-à-dire à l'univers créé.

De cette création, le Verbe est l'organe. « Tout s'est réalisé par lui, rien de ce qui est ne s'est réalisé sans lui » (Jn 1:3). Nous avons vu l'apôtre Paul distinguer entre l'action divine, cause première du monde, et l'action du Seigneur, moyen de la création. Mais cette idée d'un Être intermédiaire entre le Dieu infini et l'univers n'a rien de particulier à Paul. Le Verbe est créateur, selon le 4 e évangile, parce que, dans sa communion avec Dieu, il possède la vie. En lui est la vie. Et cette vie est lumière (Jn 1:4). Elle est donc vie de l'esprit, comme elle est vie des choses. Désormais, l'auteur laissera le Verbe, pour s'en tenir à la Vie, qui est à ses yeux la notion essentielle. Et les seuls attributs du Logos qu'il retienne sont ceux qui se rapportent à la Vie, c'est-à-dire au salut du monde. Jésus est le Vivant. Il est donc, pour ses disciples, la nourriture de vie. Sa parole est l'eau vive, c'est-à-dire l'eau de source, qui jaillit des profondeurs, et qui fait vivre.

Le prologue n'est pas seulement une introduction à l'évangile Il a déteint sur l'évangile, et c'est comme un glacis philosophique qui se superpose à l'image du Christ, telle que la représente la tradition première.

Le 4e évangile, dans son affirmation de la préexistence du Christ, déborde le cadre des év. syn. Dès le début du livre, l'auteur prête à Jean-Baptiste l'affirmation catégorique de la préexistence du Messie. Par opposition à l'ensemble des hommes, Jésus est Celui qui vient d'En-haut, ou encore Celui qui vient du ciel. Sans doute, il est tel texte où il est fait allusion à la nature spirituelle de Jésus beaucoup plus qu'à sa préexistence, et où les mots : « Je suis d'En-haut » signifient : J'appartiens au monde supérieur. Il en est de même de l'idée de mission. La mission prophétique de Jésus n'a pas nécessairement un caractère métaphysique. Quand Jésus dit : « J'ai été envoyé dans le monde », il n'est pas obligatoire de toujours songer à l'Incarnation. Mais il y a des textes qui affirment nettement l'origine divine du Christ. Et notamment la déclaration péremptoire de Jn 8:58 : « Avant qu'Abraham fût, je suis. » Ce qui peut bien s'entendre de l'état mystique d'union avec Dieu, qui transporte l'âme du temps dans l'éternité, mais ce qu'il est plus aisé de rapporter à une existence du Messie, antérieure à sa mission terrestre.

On a voulu voir dans les textes du 4 e évangile l'affirmation d'une préexistence idéale, pour laquelle les points d'attache ne manqueraient pas dans le judaïsme. Mais quand le Christ fait allusion à la gloire qu'il possédait auprès de Dieu avant que le monde fût (Jn 17:5), il paraît bien difficile qu'il s'agisse d'un état purement idéal. Faut-il admettre que ce soient des lueurs d'une existence antérieure, des réminiscences de l'au-delà qui traversent l'âme du Christ ? Il y a cela, mais il y a bien davantage. Si le Christ est en état de parler du monde supérieur, c'est qu'il en vient (Jn 8:23-38). Il a connu Dieu (Jn 17:25). Il peut dire aux Juifs : Vous ne le connaissez pas, moi, je le connais (Jn 8:55). « Nul, dit le Prologue, n'a jamais vu Dieu : le Fils unique, qui est dans le sein du Père, est celui qui nous l'a fait connaître » (Jn 1:18). Il y a là, en dernière analyse, l'explication du mystère de la personnalité de Jésus. Est-ce du philonisme ? Non. Car le Logos philonien ne peut pas s'incarner. Est-ce du paulinisme ? Si l'on veut. Qu'on se rappelle aussi les textes d'Hebreux et ceux d'Apo (Ap 3:14). Sur cette question de la préexistence, Jean n'a pas innové : il y a unanimité dans les premières générations chrétiennes. Voir Logos, Johannisme.

Les textes johanniques sont nombreux qui semblent affirmer que le Christ possède la connaissance de toutes choses. Il a le don de seconde vue, d'après l'entretien avec Nathanaël (Jn 1:48) et la conversation avec la Samaritaine (Jn 4:16-18) ; ou encore l'histoire de l'enfant du fonctionnaire royal de Capernaüm (Jn 4:49). Jésus possède en particulier le don de lire dans le coeur de l'homme (Jn 2:24 et suivant), Ce surnom qui, d'après Matthieu, a été donné à Simon en raison de sa foi, Jésus le lui décerne d'emblée en apercevant d'une intuition soudaine tout l'avenir qui se déroule devant le pêcheur de Galilée (Jn 1:42). Il n'y a pas là, d'ailleurs, de quoi différencier le Christ johannique du Christ synoptique, qui devine la trahison de Judas et le reniement de Pierre, qui lit dans le coeur de Lévi et dans celui de Zachée. Jésus possède enfin le don de prophétie proprement dit. Il aperçoit les campagnes déjà blanches, prêtes à être moissonnées (Jn 4:35,38). Il va jusqu'à dire à ses disciples : « Je vous ai envoyés moissonner où vous n'aviez pas travaillé », et il semble qu'il soit ici fait allusion à la grande mission de la fin du premier siècle, qui moissonnera ce que les travaux de Paul et de ses contemporains auront semé. C'est donc le Christ vivant qui parle, mais ce n'est pas le Logos des philosophes.

Par contre, quand Jésus dit : « J'ai encore d'autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie : il faut que je les amène » (Jn 10:16), ce pressentiment de la mission universelle de l'Évangile n'a rien qui dépasse l'humanité. Et que le Christ entrevoie les effets de sa mort en ce qui concerne le salut du monde (Jn 12:23 et suivant), ceci non plus ne déborde pas le cadre de l'histoire. Jésus prédit la mort de Pierre (Jn 13:36, cf. Jn 21:18 et suivant) ; mais il prédit aussi, dans les Synoptiques, la mort des fils de Zébédée (Mr 10:38 et parallèle).

Il y a cependant, dans les textes johanniques relatifs aux intuitions de Jésus, une continuité qui nous impressionne. Très peu de traces d'incertitude, en dehors du rappel de la scène de Gethsémané (Jn 12:27) et de l'épisode de Lazare (Jn 11:3). Le Christ sait exactement l'heure de sa mort (Jn 7:6 13 1 17:1). Il y a chez lui une certitude calme et continue qui fait contraste avec les progrès que nous observons chez les Syn., quant à la pensée de sa mort. Et cette impression de certitude est confirmée par le cri du disciple repentant : « Tu sais tout : tu sais que je t'aime » (Jn 21:17). Le même témoignage est rendu au Christ par la collectivité des disciples (Jn 16:30). L'omniscience du Christ est le fondement de leur foi ; et elle provient de son origine céleste. Ici encore, le Christ historique, contemplé à travers la gloire du Christ vivant, rejoint le Verbe, et les deux ne font qu'un.

Nous arrivons à la même conclusion en ce qui concerne la toute-puissance. Dans les miracles innombrables qu'il attribue à Jésus, l'auteur fait un choix. Il n'en retient que sept ; et il y a là un exemple de chaque catégorie de miracles, sauf ceux qui étaient envisagés comme moins extraordinaires, et que les exorcistes juifs prétendaient accomplir également : les guérisons de démoniaques. Et dans chaque catégorie, l'auteur a gardé ce qu'il y avait de plus extraordinaire. Des miracles rapportés par les Syn. II ne raconte que ceux qui, dans la pensée de leurs narrateurs, impliquent un pouvoir mystérieux sur la nature : le miracle des pains et la marche sur les eaux. Partout ailleurs, il renchérit sur les Syn. : ceux-ci rapportent des guérisons d'aveugles ; chez Jean, il s'agit d'un aveugle-né : (Jn 9) non d'une guérison par conséquent, mais d'un acte de création. Enfin, la résurrection du Christ est un miracle qui commande tous les autres. « Voici pourquoi mon Père m'aime, dit le Christ : c'est parce que je donne ma vie... J'ai le pouvoir de la donner, et le pouvoir de la reprendrez (Jn 10:17 et suivant). Jésus accomplit donc des actes de toute-puissance. Uni à Dieu, il ne fait qu'un avec lui (Jn 10:30). Le Père a tout remis entre ses mains (Jn 3:35). Il lui a donné pouvoir sur toute chair (Jn 17:2).

D'ailleurs, cette puissance est un pouvoir de salut. Il a la toute-puissance, en tant qu'il crée la vie éternelle dans le coeur de l'homme. C'est à Dieu, finalement, qu'il doit tout ce qu'il est, et cette toute-puissance est celle de Dieu lui-même. Elle se rapporte, en définitive, non à la création, mais à la rédemption. Et qu'il ne s'agisse pas de la toute-puissance divine, manifestée d'une façon constante dans un Être qui n'aurait que l'apparence d'un homme, c'est ce que prouve cette déclaration : « En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera, lui aussi, les oeuvres que je fais ; il en fera même de plus grandes, parce que je vais au Père » (Jn 14:12). De telles paroles sauvegardent l'humanité du Christ johannique.

Il ne paraît pas probable que l'évangile de Jean assigne à la naissance de Jésus un caractère surnaturel (Jn 7:27 et suivant). Selon Jean, Jésus est d'origine nazaréenne. Il n'attache aucune importance à sa filiation davidique, se séparant sur ce point du siècle apostolique tout entier. S'il se montre indifférent au surnaturel extérieur et matériel à propos des origines de Jésus, il accentue avec d'autant plus de force le surnaturel spirituel. Ce qui ne l'empêche pas d'être, des narrateurs évangéliques, celui qui concède la plus large part à l'humanité de Jésus. Les sentiments de famille et d'amitié de Jésus sont beaucoup plus apparents que dans les Syn. : il y a la famille de Béthanie (Jn 11:5) ; puis ce mystérieux disciple qui, lors de la Cène, occupe la place d'honneur auprès de Jésus (Jn 13:28). Jésus se définit dans ses entretiens avec les Juifs, un homme qui dit la vérité qu'il a entendue de Dieu (Jn 8:40). Il partage toutes les faiblesses de l'humanité sauf celles de l'âme : il s'assied, défaillant, sur la margelle du puits de Jacob (Jn 4:6). L'agonie de Gethsémané fait défaut, et la sueur de sang ; mais le trouble intérieur manifesté par Jésus devant la mort se fait jour en de mystérieuses paroles (Jn 12:23-26). Dans l'histoire de la Passion, on a coutume de faire ressortir l'impassibilité du Christ johannique. En réalité, les Syn. accentuent fortement, dans l'attitude du Crucifié, la victoire sur la souffrance et sur la mort. Quant au Christ johannique, après avoir confié sa mère à son disciple, il murmure, épuisé : « J'ai soif. » Puis, vaincu par la souffrance, il se sent défaillir : « C'est fini », dit-il, et il rend l'âme.

Comment ces traits s'accordent-ils avec la philosophie majestueuse qui fait apparaître devant l'Église l'image d'un Dieu incarné ? Les conjectures critiques ne suffisent pas à résoudre ce problème : il faut admettre que la vie mystique intervienne ici, qui se passe au besoin de l'histoire, et qui sait l'interpréter et la refaire. L'apôtre Paul a commencé par l'idée de la vie en Christ cette transfiguration des données primitives. Le disciple idéal auquel fait allusion le 4 e évangile, a continué. Ici s'achève l'histoire du siècle apostolique ; ici commence l'histoire du Christ dans les âmes. Elle doit se poursuivre jusqu'à l'achèvement du plan de Dieu dans l'humanité.

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      Lévitique 4

      1 L’Éternel parla à Moïse et dit :
      2 Parle aux fils d’Israël et dis : Lorsque quelqu’un péchera involontairement contre l’un des commandements de l’Éternel, en commettant un acte illicite :
      3 Si c’est le sacrificateur ayant reçu l’onction qui a péché et qui a rendu par là le peuple coupable, il offrira à l’Éternel, pour le péché qu’il a commis, un jeune taureau sans défaut (en sacrifice) pour le péché.
      4 Il amènera le taureau à l’entrée de la tente de la Rencontre, devant l’Éternel ; et il posera sa main sur la tête du taureau ; il égorgera le taureau devant l’Éternel.
      5 Le sacrificateur ayant reçu l’onction prendra du sang du taureau et l’apportera dans la tente de la Rencontre ;
      6 il trempera son doigt dans le sang et il en fera sept fois l’aspersion devant l’Éternel en face du voile du sanctuaire.
      7 Le sacrificateur mettra du sang sur les cornes de l’autel des parfums aromatiques, qui est devant l’Éternel dans la tente de la Rencontre ; et il répandra tout le sang du taureau sur le socle de l’autel des holocaustes qui est à l’entrée de la tente de la Rencontre.
      8 Il enlèvera toute la graisse du taureau offert pour le péché, la graisse qui couvre les entrailles et toute la graisse qui est sur les entrailles,
      9 les deux rognons et la graisse qui les entoure, qui couvre les flancs, et la membrane qui couvre le foie, qu’il détachera près des rognons.
      10 Comme il les enlève du taureau dans le sacrifice de communion, le sacrificateur les brûlera sur l’autel des holocaustes.
      11 Mais la peau du taureau, toute sa chair, avec sa tête, ses pattes, ses entrailles et ses excréments,
      12 le taureau entier, il l’emportera hors du camp dans un lieu pur où l’on jette les cendres, et il le consumera au feu sur du bois ; c’est sur le tas de cendres qu’il sera consumé.
      13 Si c’est toute la communauté d’Israël qui a péché involontairement sans que l’assemblée s’en aperçoive, en commettant contre l’un des commandements de l’Éternel des actes illicites et en se rendant ainsi coupable,
      14 et lorsqu’on s’apercevra du péché qu’elle a commis, l’assemblée offrira un jeune taureau en sacrifice pour le péché, et on l’amènera devant la tente de la Rencontre.
      15 Les anciens de la communauté poseront leurs mains sur la tête du taureau devant l’Éternel, et l’on égorgera le taureau devant l’Éternel.
      16 Le sacrificateur ayant reçu l’onction apportera du sang du taureau dans la tente de la Rencontre ;
      17 le sacrificateur trempera son doigt dans le sang et il en fera sept fois l’aspersion devant l’Éternel, en face du voile.
      18 Il mettra du sang sur les cornes de l’autel qui est devant l’Éternel dans la tente de la Rencontre ; et il répandra tout le sang sur le socle de l’autel des holocaustes, qui est à l’entrée de la tente de la Rencontre.
      19 Il enlèvera toute la graisse du taureau et la brûlera sur l’autel.
      20 Il fera de ce taureau comme du taureau offert pour le péché ; il fera de même. C’est ainsi que le sacrificateur fera pour eux l’expiation, et il leur sera pardonné.
      21 Il emportera le taureau hors du camp et le consumera comme il a consumé le premier taureau. C’est un sacrifice pour le péché de l’assemblée.
      22 Lorsqu’un prince péchera en commettant involontairement contre l’un des commandements de l’Éternel, son Dieu, des actes illicites et en se rendant ainsi coupable,
      23 s’il s’aperçoit du péché qu’il a commis ; il présentera en oblation un bouc mâle sans défaut.
      24 Il posera sa main sur la tête du bouc, qu’il égorgera dans le lieu où l’on égorge les holocaustes devant l’Éternel. C’est un sacrifice pour le péché.
      25 Le sacrificateur prendra avec son doigt du sang de la victime offerte pour le péché, il en mettra sur les cornes de l’autel des holocaustes et répandra le sang sur le socle de l’autel des holocaustes.
      26 Il brûlera toute la graisse sur l’autel, comme la graisse du sacrifice de communion. C’est ainsi que le sacrificateur fera pour ce prince l’expiation de son péché, et il lui sera pardonné.
      27 Si c’est quelqu’un du peuple qui a péché involontairement en commettant contre l’un des commandements de l’Éternel des actes illicites et en se rendant ainsi coupable,
      28 s’il s’aperçoit du péché qu’il a commis, il présentera en oblation une chèvre, une femelle sans défaut, pour le péché qu’il a commis.
      29 Il posera sa main sur la tête de la victime offerte pour le péché ; il égorgera (la victime offerte pour) le péché à l’endroit des holocaustes.
      30 Le sacrificateur prendra avec son doigt du sang de la victime, il en mettra sur les cornes de l’autel des holocaustes et répandra tout le sang sur le socle de l’autel.
      31 Il détachera toute la graisse, comme on détache la graisse du sacrifice de communion, il la brûlera sur l’autel, et elle sera d’une agréable odeur à l’Éternel. C’est ainsi que le sacrificateur fera pour cet homme l’expiation, et il lui sera pardonné.
      32 S’il présente une brebis en oblation pour le péché, il présentera une femelle sans défaut.
      33 Il posera sa main sur la tête de la victime offerte pour le péché ; il l’égorgera en sacrifice pour le péché dans le lieu où l’on égorge les holocaustes.
      34 Le sacrificateur prendra avec son doigt du sang de la victime pour le péché, il en mettra sur les cornes de l’autel des holocaustes et répandra tout le sang sur le socle de l’autel.
      35 Il détachera toute la graisse, comme on détache la graisse de l’agneau dans le sacrifice de communion, et il la brûlera sur l’autel par-dessus les sacrifices consumés par le feu devant l’Éternel. C’est ainsi que le sacrificateur fera pour cet homme l’expiation du péché qu’il a commis, et il lui sera pardonné.

      Psaumes 2

      1 Pourquoi les nations s’agitent-elles Et les peuples ont-ils de vaines pensées ?
      2 Les rois de la terre se dressent Et les princes se liguent ensemble Contre l’Éternel et contre son messie :
      3 Brisons leurs liens, Et rejetons loin de nous leurs chaînes !
      4 Il rit, celui qui siège dans les cieux, Le Seigneur se moque d’eux.
      5 Il leur parle dans sa colère, Et dans sa fureur il les épouvante :
      6 C’est moi qui ai sacré mon roi Sur Sion, ma montagne sainte !
      7 Je publierai le décret de l’Éternel ; Il m’a dit : Tu es mon fils ! C’est moi qui t’ai engendré aujourd’hui.
      8 Demande-moi et je te donnerai les nations pour héritage, Et pour possession les extrémités de la terre ;
      9 Tu les briseras avec un sceptre de fer. Comme le vase d’un potier, tu les mettras en pièces.
      10 Et maintenant, rois, ayez du discernement ! Recevez instruction, juges de la terre !
      11 Servez l’Éternel avec crainte, Soyez dans l’allégresse, en tremblant.
      12 Embrassez le fils, de peur qu’il ne se mette en colère, Et que vous ne périssiez dans votre voie, Car sa colère est prompte à s’enflammer. Heureux tous ceux qui se réfugient en lui !

      Psaumes 8

      1 Au chef de chœur. Sur la guittith. Psaume de David.
      2 Éternel, notre Seigneur ! Que ton nom est magnifique sur toute la terre ! Toi qui établis ta majesté au-dessus des cieux.
      3 Par la bouche des enfants et des nourrissons Tu as fondé ta force à cause de tes adversaires, Pour imposer silence à l’ennemi et au vindicatif.
      4 Quand je regarde tes cieux, ouvrage de tes mains, La lune et les étoiles que tu as établies :
      5 Qu’est-ce que l’homme, pour que tu te souviennes de lui ? Et le fils de l’homme, pour que tu prennes garde à lui ?
      6 Tu l’as fait de peu inférieur à Dieu, Et tu l’as couronné de gloire et de splendeur.
      7 Tu lui as donné la domination sur les œuvres de tes mains, Tu as tout mis sous ses pieds,
      8 Les brebis comme les bœufs tous ensemble, Et même les bêtes des champs,
      9 Les oiseaux du ciel et les poissons de la mer, Tout ce qui parcourt les courants marins.

      Psaumes 110

      1 De David. Psaume. Oracle de l’Éternel à mon Seigneur : Assieds-toi à ma droite, Jusqu’à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied.

      Esaïe 53

      1 Qui a cru à ce qui nous était annoncé ? A qui le bras de l’Éternel s’est-il révélé ?
      2 Il s’est élevé devant lui comme un rejeton, Comme une racine qui sort d’une terre assoiffée ; Il n’avait ni apparence, ni éclat Pour que nous le regardions, Et son aspect n’avait rien pour nous attirer.
      3 Méprisé et abandonné des hommes, Homme de douleur Et habitué à la souffrance, Semblable à celui devant qui l’on se voile la face, Il était méprisé, Nous ne l’avons pas considéré.
      4 Certes, ce sont nos souffrances qu’il a portées, C’est de nos douleurs qu’il s’est chargé ; Et nous, nous l’avons considéré comme atteint d’une plaie ; Comme frappé par Dieu et humilié.
      5 Mais il était transpercé à cause de nos crimes, Écrasé à cause de nos fautes ; Le châtiment qui nous donne la paix est (tombé) sur lui, Et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.
      6 Nous étions tous errants comme des brebis, Chacun suivait sa propre voie ; Et l’Éternel a fait retomber sur lui la faute de nous tous.
      7 Il a été maltraité, il s’est humilié Et n’a pas ouvert la bouche, Semblable à l’agneau qu’on mène à la boucherie, A une brebis muette devant ceux qui la tondent ; Il n’a pas ouvert la bouche.
      8 Il a été emporté par la violence et le jugement ; Dans sa génération qui s’est soucié De ce qu’il était retranché De la terre des vivants, A cause des crimes de mon peuple, De la plaie qui les avait atteints ?
      9 On a mis sa tombe parmi les méchants. Son sépulcre avec le riche, Quoiqu’il n’ait pas commis de violence Et qu’il n’y ait pas eu de fraude dans sa bouche.
      10 Il a plu l’Éternel de le briser par la souffrance ; Après s’être livré en sacrifice de culpabilité, Il verra une descendance Et prolongera ses jours, Et la volonté de l’Éternel s’effectuera par lui.
      11 Après les tourments de son âme, Il rassasiera ses regards ; Par la connaissance qu’ils auront de lui, Mon serviteur juste justifiera beaucoup (d’hommes) Et se chargera de leurs fautes.
      12 C’est pourquoi je lui donnerai beaucoup (d’hommes) en partage ; Il partagera le butin avec les puissants, Parce qu’il s’est livré lui-même à la mort, Et qu’il a été compté parmi les coupables, Parce qu’il a porté le péché de beaucoup Et qu’il a intercédé pour les coupables.

      Marc 3

      1 Jésus entra de nouveau dans la synagogue. Il s’y trouvait un homme qui avait la main sèche.
      2 Ils observaient Jésus pour voir s’il le guérirait le jour du sabbat, afin de pouvoir l’accuser.
      3 Et Jésus dit à l’homme qui avait la main sèche : Lève-toi, là au milieu.
      4 Puis il leur dit : Est-il permis, le jour du sabbat, de faire du bien ou de faire du mal, de sauver une personne ou de la tuer ? Mais ils gardaient le silence.
      5 Alors, promenant ses regards sur eux avec colère, et en même temps navré de l’endurcissement de leur cœur, il dit à l’homme : Étends ta main. Il l’étendit, et sa main devint saine.
      6 Les Pharisiens sortirent et se consultèrent aussitôt avec les Hérodiens sur les moyens de le faire périr.
      7 Jésus se retira vers la mer avec ses disciples. Une grande multitude le suivit, venue de Galilée,
      8 de Judée, de Jérusalem, d’Idumée, de Transjordanie et des environs de Tyr et de Sidon. Une grande multitude, apprenant tout ce qu’il faisait, vint à lui.
      9 Il dit à ses disciples de tenir à sa disposition une petite barque, afin de ne pas être pressé par la foule.
      10 En effet, comme il guérissait beaucoup de gens, tous ceux qui avaient des maladies se jetaient sur lui pour le toucher.
      11 Les esprits impurs, quand ils le voyaient, se prosternaient devant lui et s’écriaient : Tu es le Fils de Dieu.
      12 Mais il leur recommandait avec beaucoup de sévérité de ne pas le faire connaître.
      13 Il monta ensuite sur la montagne ; il appela ceux qu’il voulut et ils vinrent à lui.
      14 Il en établit douze pour les avoir avec lui et
      15 pour les envoyer prêcher avec le pouvoir de chasser les démons.
      16 Il établit les douze : Simon, qu’il surnomma Pierre,
      17 Jacques, fils de Zébédée, et Jean, frère de Jacques, auxquels il donna le surnom de Boanergès, qui signifie fils du tonnerre ;
      18 André, Philippe, Barthélemy, Matthieu, Thomas, Jacques, (fils) d’Alphée, Thaddée, Simon le Cananite
      19 et Judas Iscariot, celui qui livra Jésus.
      20 Puis ils revinrent à la maison, et la foule s’assembla de nouveau, en sorte qu’ils ne pouvaient pas même prendre leur repas.
      21 A cette nouvelle, les gens de sa parenté vinrent pour se saisir de lui car ils disaient : Il a perdu le sens.
      22 Et les scribes qui étaient descendus de Jérusalem, dirent : Béelzébul est en lui ; c’est par le prince des démons qu’il chasse les démons.
      23 Jésus les appela et leur dit sous forme de paraboles : Comment Satan peut-il chasser Satan ?
      24 Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume ne peut subsister ;
      25 et si une maison est divisée contre elle-même, cette maison ne peut subsister.
      26 Si donc Satan se soulève contre lui-même, il est divisé et ne peut subsister, c’en est fini de lui.
      27 Personne ne peut entrer dans la maison d’un homme fort et piller ses biens, sans avoir auparavant lié cet homme fort ; alors il pillera sa maison.
      28 En vérité, je vous le dis, tous les péchés seront pardonnés aux fils des hommes, ainsi que les blasphèmes qu’ils auront proférés ;
      29 mais quiconque blasphème contre le Saint-Esprit n’obtiendra jamais de pardon : il est coupable d’un péché éternel.
      30 C’était parce qu’ils disaient : Un esprit impur est en lui.
      31 Survinrent sa mère et ses frères, qui, se tenant dehors, l’envoyèrent appeler.
      32 La foule était assise autour de lui et on lui dit : Voici, que ta mère, tes frères et tes sœurs sont dehors et te cherchent.
      33 Et il répondit : Qui est ma mère et qui sont mes frères ?
      34 Puis promenant les regards sur ceux qui étaient assis tout autour de lui, il dit : Voici ma mère et mes frères.
      35 Quiconque fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, ma sœur et ma mère.

      Marc 10

      38 Jésus leur dit : Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire, ou être baptisés du baptême dont je vais être baptisé ? Ils lui dirent : Nous le pouvons.

      Jean 1

      2 Elle était au commencement avec Dieu.
      3 Tout a été fait par elle, et rien de ce qui a été fait n’a été fait sans elle.
      4 En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes.
      18 Personne n’a jamais vu Dieu ; Dieu (le Fils) unique, qui est dans le sein du Père, lui, l’a fait connaître.
      30 C’est celui dont j’ai dit : Après moi vient un homme qui m’a précédé, car il était avant moi ;
      42 Il le conduisit vers Jésus. Jésus le regarda et dit : Tu es Simon, fils de Jonas : tu seras appelé Céphas – ce qui se traduit : Pierre.
      48 Nathanaël lui dit : D’où me connais-tu ? Jésus lui répondit : Avant que Philippe t’ait appelé, quand tu étais sous le figuier, je t’avais vu.
      49 Nathanaël reprit : Rabbi, toi tu es le Fils de Dieu, toi tu es le roi d’Israël.
      51 En vérité, en vérité, je vous le dis, vous verrez le ciel ouvert, et les anges de Dieu monter et descendre sur le Fils de l’homme.

      Jean 2

      13 La Pâque des Juifs était proche, et Jésus monta à Jérusalem.
      14 Il trouva établis dans le temple les vendeurs de bœufs, de brebis et de pigeons, et les changeurs.
      15 Il fit un fouet de cordes et les chassa tous hors du temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il dispersa la monnaie des changeurs, renversa les tables
      16 et dit aux vendeurs de pigeons : Ôtez cela d’ici, ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic.
      17 Ses disciples se souvinrent qu’il est écrit : Le zèle de ta maison me dévore.
      24 mais Jésus ne se fiait pas à eux, parce qu’il les connaissait tous,

      Jean 3

      13 Personne n’est monté au ciel, sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme [qui est dans le ciel].
      35 Le Père aime le Fils et a tout remis dans sa main.

      Jean 4

      6 Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus fatigué du voyage, était assis au bord du puits. C’était environ la sixième heure.
      16 Va, lui dit-il, appelle ton mari et reviens ici.
      17 La femme répondit : Je n’ai pas de mari. Jésus lui dit : Tu as bien fait de dire : Je n’ai pas de mari.
      18 Car tu as eu cinq maris, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari. En cela tu as dit vrai.
      35 Ne dites-vous pas qu’il y a encore quatre mois jusqu’à la moisson ? Eh bien ! je vous le dis, levez les yeux et regardez les champs qui sont blancs pour la moisson.
      38 Je vous ai envoyés moissonner ce qui ne vous a coûté aucun travail ; d’autres ont travaillé, et c’est dans leur travail que vous êtes entrés.
      49 L’officier royal lui dit : Seigneur, descends avant que mon petit enfant ne meure.

      Jean 5

      27 et il lui a donné le pouvoir d’exercer le jugement, parce qu’il est Fils de l’homme.

      Jean 6

      27 Travaillez, non en vue de la nourriture qui périt mais en vue de la nourriture qui subsiste pour la vie éternelle, celle que le Fils de l’homme vous donnera ; car c’est lui que le Père – Dieu – a marqué de son sceau.
      53 Jésus leur dit : En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fils de l’homme et si vous ne buvez son sang, vous n’avez pas la vie en vous.
      62 Et si vous voyiez le Fils de l’homme monter où il était auparavant ?

      Jean 7

      6 Jésus leur dit : Le moment n’est pas encore venu pour moi, mais pour vous le moment est toujours opportun.
      27 Cependant, celui-ci, nous savons d’où il est ; mais le Christ, quand il viendra, personne ne saura d’où il est.

      Jean 8

      23 Et il leur dit : Vous êtes d’en bas ; moi, je suis d’en haut. Vous êtes de ce monde, moi, je ne suis pas de ce monde.
      24 C’est pourquoi je vous ai dit que vous mourrez dans vos péchés ; car si vous ne croyez pas que Moi je suis, vous mourrez dans vos péchés.
      25 Qui es-tu ? lui dirent-ils. Jésus leur répondit : D’abord, pourquoi vous parlerai-je ?
      26 J’ai à votre sujet beaucoup à dire et à juger ; mais celui qui m’a envoyé est vrai, et ce que j’ai entendu de lui, je le dis au monde.
      27 Ils ne comprirent pas qu’il leur parlait du Père.
      28 Jésus donc leur dit : Quand vous aurez élevé le Fils de l’homme, alors vous connaîtrez que je suis et que je ne fais rien de moi-même, mais que je parle selon ce que le Père m’a enseigné.
      29 Celui qui m’a envoyé est avec moi ; il ne m’a pas laissé seul, parce que moi, je fais toujours ce qui lui est agréable.
      30 Comme il parlait ainsi, plusieurs crurent en lui.
      31 Jésus dit alors aux Juifs qui avaient cru en lui : Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples ;
      32 vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libres.
      33 Ils lui répondirent : Nous sommes la descendance d’Abraham et nous n’avons jamais été esclaves de personne ; comment dis-tu : Vous deviendrez libres ?
      34 Jésus leur répondit : En vérité, en vérité, je vous le dis, quiconque commet le péché est esclave du péché.
      35 Or, l’esclave ne demeure pas pour toujours dans la maison ; le fils y demeure pour toujours.
      36 Si donc le Fils vous rend libres, vous serez réellement libres.
      37 Je sais que vous êtes la descendance d’Abraham ; mais vous cherchez à me faire mourir, parce que ma parole ne trouve pas de place en vous.
      38 Moi, je dis ce que j’ai vu chez mon Père ; et vous, vous faites ce que vous avez entendu de votre père.
      40 Mais maintenant, vous cherchez à me faire mourir, moi un homme qui vous ai dit la vérité que j’ai entendue de Dieu. Cela, Abraham ne l’a pas fait.
      55 Et vous ne le connaissez pas ; moi, je le connais. Si je disais que je ne le connais pas, je serais semblable à vous, un menteur. Mais je le connais et je garde sa parole.
      58 Jésus leur dit : En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu’Abraham fût, moi, je suis.

      Jean 9

      1 Jésus vit, en passant, un homme aveugle de naissance.
      2 Ses disciples lui demandèrent : Rabbi, qui a péché, lui ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ?
      3 Jésus répondit : Ce n’est pas que lui ou ses parents aient péché ; mais c’est afin que les œuvres de Dieu soient manifestées en lui.
      4 Il nous faut travailler, tant qu’il fait jour, aux œuvres de celui qui m’a envoyé ; la nuit vient où personne ne peut travailler.
      5 Pendant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde.
      6 Après avoir dit cela, il cracha par terre et fit de la boue avec sa salive. Puis il appliqua cette boue sur les yeux de l’aveugle
      7 et lui dit : Va te laver au réservoir de Siloé – ce qui se traduit par Envoyé –. Il y alla, se lava et, quand il revint, il voyait.
      8 Ses voisins, et ceux qui auparavant avaient vu qu’il était un mendiant, disaient : N’est-ce pas là celui qui se tenait assis et qui mendiait ?
      9 Les uns disaient : C’est lui. D’autres disaient : Non, mais il lui ressemble. Et lui-même disait : C’est bien moi.
      10 Ils lui dirent donc : Comment tes yeux ont-ils été ouverts ?
      11 Il répondit : L’homme appelé Jésus a fait de la boue, me l’a appliquée sur les yeux et m’a dit : Va te laver à Siloé. J’y suis allé, je me suis lavé et j’ai recouvré la vue.
      12 Ils lui dirent : Où est cet homme ? Il répondit : Je ne sais pas.
      13 Ils menèrent vers les Pharisiens celui qui avait été aveugle.
      14 Or c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux.
      15 A leur tour, les Pharisiens lui demandèrent comment il avait recouvré la vue. Et il leur dit : Il a mis de la boue sur mes yeux, je me suis lavé et je vois.
      16 Sur quoi, quelques-uns des Pharisiens disaient : Cet homme ne vient pas de Dieu, car il n’observe pas le sabbat. D’autres disaient : Comment un homme pécheur peut-il faire de tels miracles ?
      17 Et il y eut division parmi eux. Ils dirent encore à l’aveugle : Toi, que dis-tu de lui, qu’il t’a ouvert les yeux ? Il répondit : C’est un prophète.
      18 Les Juifs ne crurent pas qu’il avait été aveugle et qu’il avait recouvré la vue, avant d’avoir appelé ses parents.
      19 Ils leur demandèrent : Est-ce là votre fils, dont vous dites qu’il est né aveugle ? Comment donc voit-il maintenant ?
      20 Ses parents répondirent : Nous savons que c’est notre fils et qu’il est né aveugle ;
      21 mais comment il voit maintenant, nous ne le savons pas, ou qui lui a ouvert les yeux, nous ne le savons pas non plus. Interrogez-le, il est assez âgé pour parler de ce qui le concerne.
      22 Ses parents dirent cela, parce qu’ils craignaient les Juifs, car les Juifs s’étaient mis d’accord : si quelqu’un confessait que Jésus était le Christ, il serait exclu de la synagogue.
      23 C’est pourquoi ses parents dirent : Il est assez âgé, interrogez-le.
      24 Les Pharisiens appelèrent une seconde fois l’homme qui avait été aveugle et lui dirent : Donne gloire à Dieu ; nous savons nous que cet homme est pécheur.
      25 Il répondit : S’il est pécheur, je ne le sais pas ; je sais une chose : j’étais aveugle, maintenant je vois.
      26 Ils lui dirent : Que t’a-t-il fait ? Comment t’a-t-il ouvert les yeux ?
      27 Il leur répondit : Je vous l’ai déjà dit, et vous n’avez pas écouté ; pourquoi voulez-vous l’entendre encore ? Voulez-vous aussi devenir ses disciples ?
      28 Ils l’insultèrent et dirent : C’est toi qui es son disciple ; nous, nous sommes disciples de Moïse.
      29 Nous savons que Dieu a parlé à Moïse ; mais celui-ci, nous ne savons d’où il est.
      30 Cet homme leur répondit : Voilà ce qui est étonnant, c’est que vous ne sachiez pas d’où il est ; et il m’a ouvert les yeux !
      31 Nous savons que Dieu n’exauce pas les pécheurs ; mais si quelqu’un honore Dieu et fait sa volonté, celui-là il l’exauce.
      32 Jamais encore on n’a entendu dire que quelqu’un ait ouvert les yeux d’un aveugle-né.
      33 Si cet homme n’était pas de Dieu, il ne pourrait rien faire.
      34 Ils lui répondirent : Tu es né tout entier dans le péché, et c’est toi qui nous enseignes ! Et ils le jetèrent dehors.
      35 Jésus apprit qu’ils l’avaient jeté dehors. Il le trouva et lui dit : Crois-tu au Fils de l’homme ?
      36 Il répondit : Qui est-il, Seigneur, afin que je croie en lui ?
      37 Tu l’as vu, lui dit Jésus, et celui qui te parle, c’est lui.
      38 Alors il dit : Je crois, Seigneur. Et il l’adora.
      39 Puis Jésus dit : Je suis venu dans ce monde pour un jugement, afin que ceux qui ne voient pas voient, et que ceux qui voient deviennent aveugles.
      40 Quelques Pharisiens qui étaient avec lui, après avoir entendu ces paroles, lui dirent : Nous aussi, sommes-nous aveugles ?
      41 Jésus leur répondit : Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché. Mais maintenant vous dites : Nous voyons ; aussi votre péché demeure.

      Jean 10

      16 J’ai encore d’autres brebis qui ne sont pas de cette bergerie ; celles-là, il faut aussi que je les amène ; elles entendront ma voix, et il y aura un seul troupeau, un seul berger.
      17 Le Père m’aime, parce que je donne ma vie, afin de la reprendre.
      30 Moi et le Père, nous sommes un.

      Jean 11

      3 Les sœurs envoyèrent dire à Jésus : Seigneur, voici, celui que tu aimes est malade.
      5 Or Jésus aimait Marthe et sa sœur et Lazare.
      27 Elle lui dit : Oui, Seigneur, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde.

      Jean 12

      23 Jésus leur répondit : L’heure est venue où le Fils de l’homme doit être glorifié.
      24 En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé ne tombe en terre et ne meurt, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit.
      25 Celui qui aime sa vie la perd, et celui qui a de la haine pour sa vie dans ce monde la conservera pour la vie éternelle.
      26 Si quelqu’un me sert, qu’il me suive, et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, le Père l’honorera.
      27 Maintenant mon âme est troublée. Et que dirai-je ?... Père, sauve-moi de cette heure ?... Mais c’est pour cela que je suis venu jusqu’à cette heure.
      32 Et moi, quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tous (les hommes) à moi.

      Jean 13

      1 Avant la fête de Pâque, sachant que l’heure était venue pour lui de passer de ce monde au Père, Jésus, qui avait aimé les siens qui étaient dans le monde, les aima jusqu’au bout.
      28 [Mais] aucun de ceux qui étaient à table ne comprit pourquoi il lui disait cela.
      36 Simon Pierre lui dit : Seigneur, où vas-tu ? Jésus répondit : Là où je vais, tu ne peux pas maintenant me suivre, mais tu me suivras plus tard.

      Jean 14

      12 En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera, lui aussi, les œuvres que moi je fais, et il en fera de plus grandes, parce que je m’en vais vers le Père ;

      Jean 16

      30 Maintenant, nous savons que tu sais toutes choses et que tu n’as pas besoin que personne t’interroge ; c’est pourquoi nous croyons que tu es sorti de Dieu.

      Jean 17

      1 Après avoir ainsi parlé, Jésus leva les yeux au ciel et dit : Père, l’heure est venue. Glorifie ton Fils, afin que le Fils te glorifie,
      2 selon que tu lui as donné pouvoir sur toute chair, afin qu’il donne la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés.
      3 Or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ.
      5 Et maintenant, toi, Père, glorifie-moi auprès de toi-même de la gloire que j’avais auprès de toi, avant que le monde fût.
      25 Père juste, le monde ne t’a pas connu ; mais moi, je t’ai connu, et ceux-ci ont connu que tu m’as envoyé.

      Jean 19

      4 Pilate sortit de nouveau et dit aux Juifs : Voici, je vous l’amène dehors, afin que vous sachiez que je ne trouve aucun motif (de condamnation) en lui.
      5 Jésus sortit donc, portant la couronne d’épines et le manteau de pourpre. Et Pilate leur dit : Voici l’homme !
      6 Lorsque les principaux sacrificateurs et les gardes le virent, ils crièrent : Crucifie ! Crucifie ! Pilate leur dit : Prenez-le vous-mêmes et crucifiez-le ; car moi, je ne trouve pas de motif (de condamnation) en lui.
      7 Les Juifs lui répondirent : Nous avons une loi, et selon la loi, il doit mourir, parce qu’il s’est fait Fils de Dieu.
      12 Dès ce moment, Pilate cherchait à le relâcher. Mais les Juifs crièrent : Si tu le relâches, tu n’es pas ami de César. Quiconque se fait roi, se déclare contre César.

      Jean 20

      1 Le premier jour de la semaine, Marie-Madeleine se rendit au tombeau dès le matin, comme il faisait encore obscur ; et elle vit que la pierre était enlevée du tombeau.
      2 Elle courut trouver Simon Pierre et l’autre disciple que Jésus aimait, et leur dit : On a enlevé du tombeau le Seigneur, et nous ne savons pas où on l’a mis.
      3 Pierre et l’autre disciple sortirent pour aller au tombeau.
      4 Ils couraient tous deux ensemble. Mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau ;
      5 il se baissa, vit les bandelettes qui étaient là, pourtant il n’entra pas.
      6 Simon Pierre qui le suivait, arriva. Il entra dans le tombeau, aperçut les bandelettes qui étaient là
      7 et le linge qu’on avait mis sur la tête de Jésus, non pas avec les bandelettes, mais roulé à une place à part.
      8 Alors l’autre disciple, qui était arrivé le premier au tombeau, entra aussi ; il vit et il crut.
      9 Car ils n’avaient pas encore compris l’Écriture, selon laquelle Jésus devait ressusciter d’entre les morts.
      10 Et les disciples s’en retournèrent chez eux.
      11 Cependant, Marie se tenait dehors, près du tombeau, et pleurait. Comme elle pleurait, elle se baissa pour regarder dans le tombeau
      12 et vit deux anges vêtus de blanc, assis à la place où avait été couché le corps de Jésus, l’un à la tête, l’autre aux pieds.
      13 Ils lui dirent : Femme, pourquoi pleures-tu ? Elle leur répondit : Parce qu’on a enlevé mon Seigneur, et je ne sais où on l’a mis.
      14 En disant cela, elle se retourna et vit Jésus debout ; mais elle ne savait pas que c’était Jésus.
      15 Jésus lui dit : Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? Pensant que c’était le jardinier, elle lui dit : Seigneur, si c’est toi qui l’as emporté, dis-moi où tu l’as mis, et je le prendrai.
      16 Jésus lui dit : Marie ! Elle se retourna et lui dit en hébreu : Rabbouni, c’est-à-dire : Maître !
      17 Jésus lui dit : Ne me touche pas ; car je ne suis pas encore monté vers mon Père. Mais va vers mes frères et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu.
      18 Marie-Madeleine vint annoncer aux disciples qu’elle avait vu le Seigneur, et qu’il lui avait dit ces choses.
      19 Le soir de ce jour, qui était le premier de la semaine, les portes du lieu où se trouvaient les disciples étaient fermées, par la crainte qu’ils avaient des Juifs ; Jésus vint, et debout au milieu d’eux, il leur dit : Que la paix soit avec vous !
      20 Quand il eut dit cela, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples se réjouirent en voyant le Seigneur.
      21 Jésus leur dit de nouveau : Que la paix soit avec vous ! Comme le Père m’a envoyé, moi aussi, je vous envoie.
      22 Après ces paroles, il souffla sur eux et leur dit : Recevez l’Esprit Saint.
      23 Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés, et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus.
      24 Thomas, appelé Didyme, l’un des douze, n’était pas avec eux, lorsque Jésus vint.
      25 Les autres disciples lui dirent donc : Nous avons vu le Seigneur. Mais il leur dit : Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets mon doigt à la place des clous, et si je ne mets ma main dans son côté, je ne croirai point.
      26 Huit jours après, les disciples de Jésus étaient de nouveau dans la maison, et Thomas avec eux. Jésus vint, les portes étant fermées, et debout au milieu d’eux, il leur dit : Que la paix soit avec vous !
      27 Puis il dit à Thomas : Avance ici ton doigt, regarde mes mains, avance aussi ta main et mets-la dans mon côté ; et ne sois pas incrédule, mais crois !
      28 Thomas lui répondit : Mon Seigneur et mon Dieu !
      29 Jésus lui dit : Parce que tu m’as vu, tu as cru. Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru !
      30 Jésus a fait encore, en présence de ses disciples, beaucoup d’autres miracles qui ne sont pas écrits dans ce livre.
      31 Mais ceci est écrit afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et qu’en croyant, vous ayez la vie en son nom.

      Jean 21

      17 Il lui dit pour la troisième fois : Simon, fils de Jonas, m’aimes-tu ? Pierre fut attristé de ce qu’il lui avait dit pour la troisième fois : M’aimes-tu ? et il lui répondit : Seigneur, tu sais toutes choses, tu sais que je t’aime. Jésus lui dit : Prends soin de mes brebis.
      18 En vérité, en vérité, je te le dis, quand tu étais plus jeune, tu attachais toi-même ton vêtement et tu allais où tu voulais ; mais quand tu seras vieux, tu étendras tes mains, et un autre te l’attachera et te mènera où tu ne voudras pas.

      Actes 1

      22 depuis le baptême de Jean, jusqu’au jour où il a été enlevé du milieu de nous, il faut qu’il y en ait un qui soit avec nous témoin de sa résurrection.

      Actes 2

      21 Alors quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé.
      22 Israélites, écoutez ces paroles ! Jésus de Nazareth, cet homme approuvé de Dieu devant vous par les miracles, les prodiges et les signes que Dieu a faits par lui au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes ;
      33 Élevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père l’Esprit Saint qui avait été promis, et il l’a répandu, comme vous le voyez et l’entendez.
      36 Que toute la maison d’Israël sache donc avec certitude que Dieu a fait Seigneur et Christ ce Jésus que vous avez crucifié.
      38 Pierre leur dit : Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ, pour le pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint-Esprit.

      Actes 3

      6 Mais Pierre lui dit : Je ne possède ni argent, ni or ; mais ce que j’ai, je te le donne : au nom de Jésus-Christ de Nazareth : lève-toi et marche !
      13 Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, le Dieu de nos pères, a glorifié son serviteur Jésus, que vous avez livré et renié devant Pilate qui avait jugé bon de le relâcher.
      19 Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés,

      Actes 4

      12 Le salut ne se trouve en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés.
      27 Car en vérité, contre ton saint serviteur Jésus, à qui tu as donné l’onction, Hérode et Ponce Pilate se sont ligués, dans cette ville, avec les nations et avec les peuples d’Israël,
      28 pour faire tout ce que ta main et ton conseil avaient déterminé d’avance.
      29 Et maintenant, Seigneur, sois attentif à leurs menaces, et donne à tes serviteurs d’annoncer ta parole en toute assurance :
      30 étends ta main, pour qu’il se produise des guérisons, des signes et des prodiges, par le nom de ton saint serviteur Jésus.

      Actes 7

      55 Mais Étienne, rempli d’Esprit Saint, fixa les regards vers le ciel et vit la gloire de Dieu et Jésus debout à la droite de Dieu.
      59 Ils lapidèrent Étienne, qui priait et disait : Seigneur Jésus reçois mon esprit !

      Actes 8

      32 Le passage de l’Écriture qu’il lisait était celui-ci : Il a été mené comme une brebis à l’abattoir ; Et, comme un agneau muet devant celui qui le tond, Il n’ouvre pas la bouche.

      Actes 10

      38 comment Dieu a oint d’Esprit Saint et de puissance Jésus de Nazareth, qui allait de lieu en lieu en faisant le bien et en guérissant tous ceux qui étaient sous l’oppression du diable ; car Dieu était avec lui.
      43 Tous les prophètes rendent de lui le témoignage que quiconque croit en lui reçoit par son nom le pardon des péchés.

      Actes 13

      33 Dieu l’a accomplie pour nous, leurs enfants, en ressuscitant Jésus, selon ce qui est écrit au Psaume 2 : Tu es mon Fils, C’est moi qui t’ai engendré aujourd’hui.

      Actes 16

      18 Elle fit cela pendant plusieurs jours. Paul, excédé, se retourna et dit à l’esprit : Je t’ordonne, au nom de Jésus-Christ, de sortir d’elle. Et il sortit à l’heure même.

      Actes 17

      31 parce qu’il a fixé un jour où il va juger le monde selon la justice, par un homme qu’il a désigné, et il en a donné à tous (une preuve digne de) foi en le ressuscitant d’entre les morts.

      Actes 19

      13 Quelques exorcistes juifs ambulants entreprirent d’invoquer sur ceux qui avaient des esprits mauvais le nom du Seigneur Jésus, en disant : Je vous adjure par Jésus, celui que Paul prêche !

      Romains 1

      1 Paul, serviteur du Christ-Jésus, appelé à être apôtre, mis à part pour l’Évangile de Dieu,

      Romains 8

      9 Pour vous, vous n’êtes plus sous l’emprise de la chair, mais sous celle de l’Esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas.

      Romains 9

      5 les patriarches, et de qui est issu, selon la chair, le Christ, qui est au-dessus de toutes choses, Dieu béni éternellement. Amen !

      Romains 11

      36 Tout est de lui, par lui et pour lui ! A lui la gloire dans tous les siècles. Amen !

      1 Corinthiens 1

      31 afin, comme il est écrit : Que celui qui se glorifie se glorifie dans le Seigneur.

      1 Corinthiens 2

      2 Car je n’ai pas jugé bon de savoir autre chose parmi vous, sinon Jésus-Christ, et Jésus-Christ crucifié.

      1 Corinthiens 3

      21 Que personne donc ne mette sa gloire dans les hommes ; car tout est à vous,
      22 soit Paul, soit Apollos, soit Céphas, soit le monde, soit la vie, soit la mort, soit les choses présentes, soit les choses à venir. Tout est à vous ;
      23 et vous êtes à Christ, et Christ est à Dieu.

      1 Corinthiens 7

      10 A ceux qui sont mariés, j’ordonne – non pas moi, mais le Seigneur – que la femme ne se sépare pas de son mari ;
      17 Seulement, que chacun marche selon la part que le Seigneur lui a faite, selon l’appel qu’il a reçu de Dieu. C’est ainsi que je l’ordonne dans toutes les Églises.
      25 Pour ce qui est des vierges, je n’ai pas d’ordre du Seigneur ; mais je donne un avis, en homme que le Seigneur, dans sa miséricorde, a rendu fidèle.

      1 Corinthiens 8

      6 néanmoins pour nous, il n’y a qu’un seul Dieu, le Père, de qui viennent toutes choses, et pour qui nous sommes, et un seul Seigneur, Jésus-Christ, par qui sont toutes choses et par qui nous sommes.

      1 Corinthiens 10

      1 Frères, je ne veux pas que vous l’ignoriez ; nos pères ont tous été sous la nuée, ils ont tous passé au travers de la mer,

      1 Corinthiens 13

      1 Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas l’amour, je suis du bronze qui résonne ou une cymbale qui retentit.
      2 Et quand j’aurais (le don) de prophétie, la science de tous les mystères et toute la connaissance, quand j’aurais même toute la foi jusqu’à transporter des montagnes, si je n’ai pas l’amour, je ne suis rien.
      3 Et quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture (des pauvres), quand je livrerais même mon corps pour être brûlé, si je n’ai pas l’amour, cela ne me sert de rien.
      4 L’amour est patient, l’amour est serviable, il n’est pas envieux ; l’amour ne se vante pas, il ne s’enfle pas d’orgueil,
      5 il ne fait rien de malhonnête, il ne cherche pas son intérêt, il ne s’irrite pas, il ne médite pas le mal,
      6 il ne se réjouit pas de l’injustice, mais il se réjouit de la vérité ;
      7 il pardonne tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout.
      8 L’amour ne succombe jamais. Que ce soient les prophéties, elles seront abolies ; les langues, elles cesseront ; la connaissance, elle sera abolie.
      9 Car c’est partiellement que nous connaissons ; c’est partiellement que nous prophétisons ;
      10 mais quand ce qui est parfait sera venu, ce qui est partiel sera aboli.
      11 Lorsque j’étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant ; lorsque je suis devenu homme, j’ai aboli ce qui était de l’enfant.
      12 Aujourd’hui nous voyons au moyen d’un miroir, d’une manière confuse, mais alors, nous verrons face à face ; aujourd’hui je connais partiellement, mais alors, je connaîtrai comme j’ai été connu.
      13 Maintenant donc ces trois choses demeurent : la foi, l’espérance, l’amour ; mais la plus grande, c’est l’amour.

      1 Corinthiens 15

      8 Après eux tous, il s’est fait voir à moi comme à l’avorton ;
      11 Ainsi donc, que ce soit moi, que ce soient eux, voilà ce que nous prêchons, et c’est ce que vous avez cru.
      20 Mais maintenant, Christ est ressuscité d’entre les morts, il est les prémices de ceux qui sont décédés.
      21 Car, puisque la mort est venue par un homme, c’est aussi par un homme qu’est venue la résurrection des morts.
      22 Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ,
      23 mais chacun en son rang : Christ comme prémices, puis ceux qui appartiennent au Christ, lors de son avènement.
      24 Ensuite viendra la fin, quand il remettra le royaume à celui qui est Dieu et Père, après avoir aboli toute principauté, tout pouvoir et toute puissance.
      25 Car il faut qu’il règne jusqu’à ce qu’il ait mis tous ses ennemis sous ses pieds.
      26 Le dernier ennemi qui sera détruit, c’est la mort.
      27 (Dieu), en effet, a tout mis sous ses pieds. Mais lorsqu’il dit que tout lui a été soumis, il est évident que celui qui lui a soumis toutes choses est excepté.
      28 Et lorsque toutes choses lui seront soumises, alors le Fils lui-même sera soumis à celui qui lui a soumis toutes choses, afin que Dieu soit tout en tous.
      45 C’est pourquoi il est écrit : Le premier homme, Adam, devint un être vivant. Le dernier Adam est devenu un esprit vivifiant.

      2 Corinthiens 3

      17 Or, le Seigneur, c’est l’Esprit ; et là où est l’Esprit du Seigneur, là est la liberté.
      18 Nous tous, qui le visage dévoilé, reflétons comme un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit.

      2 Corinthiens 5

      16 Ainsi, dès maintenant, nous ne connaissons personne selon la chair ; même si nous avons connu Christ selon la chair, maintenant nous ne le connaissons plus de cette manière.

      Galates 3

      1 O Galates insensés ! qui vous a fascinés, vous, aux yeux de qui a été dépeint Jésus-Christ crucifié ?

      Ephésiens 4

      8 C’est pourquoi il est dit : Il est monté dans les hauteurs, Il a emmené des captifs, Et il a fait des dons aux hommes.

      Colossiens 1

      1 Paul, apôtre du Christ-Jésus par la volonté de Dieu, et le frère Timothée,
      2 aux saints et fidèles frères en Christ qui sont à Colosses : Que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père !
      3 Nous rendons grâces à Dieu le Père de notre Seigneur Jésus-[Christ] et nous prions sans cesse pour vous ;
      4 nous avons en effet entendu parler de votre foi en Christ-Jésus et de l’amour que vous avez pour tous les saints,
      5 à cause de l’espérance qui vous est réservée dans les cieux, et que la parole de vérité, celle de l’Évangile, vous a précédemment fait connaître.
      6 Cet Évangile est parvenu chez vous, tout comme il porte des fruits et fait des progrès dans le monde entier ; il en est de même chez vous, depuis le jour où vous avez entendu et connu la grâce de Dieu, selon la vérité,
      7 d’après les instructions que vous avez reçues d’Épaphras notre bien-aimé compagnon de service ; il est pour vous un fidèle ministre du Christ,
      8 et il nous a signalé de quel amour l’Esprit vous anime.
      9 C’est pourquoi nous aussi, depuis le jour où nous l’avons appris, nous ne cessons de prier Dieu pour vous et de demander que vous soyez remplis de la connaissance de sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle.
      10 Marchez d’une manière digne du Seigneur pour lui plaire à tous points de vue ; portez des fruits en toute sorte d’œuvres bonnes et croissez dans la connaissance de Dieu ;
      11 devenez puissants à tous égards par sa force glorieuse, en sorte que vous soyez tout à fait persévérants et patients ;
      12 avec joie rendez grâces au Père qui vous a rendus capables d’avoir part à l’héritage des saints dans la lumière.
      13 Il nous a délivrés du pouvoir des ténèbres et nous a transportés dans le royaume de son Fils bien-aimé,
      14 en qui nous avons la rédemption, le pardon des péchés.
      15 Il est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création.
      16 Car en lui tout a été créé dans les cieux et sur la terre, ce qui est visible et ce qui est invisible, trônes, souverainetés, principautés, pouvoirs. Tout a été créé par lui et pour lui.
      17 Il est avant toutes choses, et tout subsiste en lui.
      18 Il est la tête du corps, de l’Église. Il est le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin d’être en tout le premier.
      19 Car il a plu (à Dieu) de faire habiter en lui toute plénitude
      20 et de tout réconcilier avec lui-même, aussi bien ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix.
      21 Et vous, qui étiez autrefois étrangers et ennemis par vos pensées et par vos œuvres mauvaises,
      22 il vous a maintenant réconciliés par la mort dans le corps de sa chair, pour vous faire paraître devant lui saints, sans défaut et sans reproche ;
      23 si vraiment vous demeurez dans la foi, fondés et établis pour ne pas être emportés loin de l’espérance de l’Évangile que vous avez entendu, qui a été prêché à toute créature sous le ciel, et dont moi Paul je suis devenu le serviteur.
      24 Je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous et je supplée dans ma chair à ce qui manque aux afflictions du Christ pour son corps qui est l’Église.
      25 C’est d’elle que je suis devenu serviteur. J’ai été chargé par Dieu de vous annoncer pleinement la parole de Dieu,
      26 le mystère caché de tout temps et à toutes les générations, mais dévoilé maintenant à ses saints,
      27 à qui Dieu a voulu faire connaître quelle est la glorieuse richesse de ce mystère parmi les païens, c’est-à-dire : Christ en vous, l’espérance de la gloire.
      28 C’est lui que nous annonçons, en avertissant tout homme et en instruisant tout homme en toute sagesse, afin de rendre tout homme parfait en Christ.
      29 C’est à cela que je travaille, en combattant avec sa force qui agit puissamment en moi.

      Hébreux 1

      2 Dieu nous a parlé par le Fils en ces jours qui sont les derniers. Il l’a établi héritier de toutes choses, et c’est par lui qu’il a fait les mondes.
      3 Ce Fils, qui est le rayonnement de sa gloire et l’expression de son être, soutient toutes choses par sa parole puissante ; après avoir accompli la purification des péchés, il s’est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très-hauts,
      4 devenu d’autant supérieur aux anges qu’il a hérité d’un nom bien différent du leur.
      6 Et quand de nouveau il introduit le premier-né dans le monde, il dit : Que tous les anges de Dieu l’adorent.
      8 Mais au Fils il dit : Ton trône, ô Dieu, est éternel, Et : Le sceptre de ton règne est un sceptre d’équité.
      10 Et encore : Toi, Seigneur, tu as au commencement fondé la terre, Et les cieux sont l’ouvrage de tes mains ;

      Hébreux 2

      2 Car si la parole prononcée par des anges a eu son effet, et si toute transgression et toute désobéissance ont reçu une juste rétribution,
      4 Dieu appuyant leur témoignage par des signes, des prodiges, des miracles variés et par des communications du Saint-Esprit selon sa volonté.
      9 Mais celui qui a été fait pour un peu de temps inférieur aux anges, Jésus, nous le contemplons, couronné de gloire et d’honneur, à cause de la mort qu’il a soufferte ; ainsi, par la grâce de Dieu, il a goûté la mort pour tous.
      10 Il convenait en effet à Celui par qui et pour qui tout existe, et qui a conduit beaucoup de fils à la gloire, d’élever à la perfection, par la souffrance, l’auteur de leur salut.
      17 Aussi devait-il devenir, en tout, semblable à ses frères, afin d’être un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu, pour faire l’expiation des péchés du peuple.
      18 Car du fait qu’il a souffert lui-même quand il fut tenté, il peut secourir ceux qui sont tentés.

      Hébreux 3

      2 Il a été fidèle à celui qui l’avait établi, comme Moïse le fut, dans (toute) la maison de Dieu.

      Hébreux 4

      15 Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur incapable de compatir à nos faiblesses ; mais il a été tenté comme nous à tous égards, sans (commettre de) péché.

      Hébreux 5

      5 De même, ce n’est pas le Christ qui s’est donné lui-même la gloire de devenir souverain sacrificateur, mais c’est Celui qui lui a dit : Tu es mon fils, c’est moi qui t’ai engendré aujourd’hui ;
      7 C’est lui qui, dans les jours de sa chair, offrit à grands cris et avec larmes, des prières et des supplications à Celui qui pouvait le sauver de la mort. Ayant été exaucé à cause de sa piété, il a appris,
      8 bien qu’il fût le Fils, l’obéissance par ce qu’il a souffert.
      9 Après avoir été élevé à la perfection, il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l’auteur d’un salut éternel,

      Hébreux 7

      1 Ce Melchisédek était roi de Salem, sacrificateur du Dieu Très-Haut ; il alla à la rencontre d’Abraham qui revenait de la défaite des rois, et il le bénit ;
      3 Il est sans père, sans mère, sans généalogie ; il n’a ni commencement de jours, ni fin de vie. Et, rendu semblable au Fils de Dieu, il demeure sacrificateur à perpétuité.
      14 Car il est notoire que notre Seigneur est originaire de Juda, tribu dont Moïse n’a rien dit concernant les sacrificateurs.
      17 Car ce témoignage lui est rendu : Tu es sacrificateur pour l’éternité selon l’ordre de Melchisédek.
      25 C’est pour cela aussi qu’il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur.

      Hébreux 9

      12 et il est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire, non avec le sang des boucs et des veaux, mais avec son propre sang. C’est ainsi qu’il (nous) a obtenu une rédemption éternelle.
      13 Car si le sang des boucs et des taureaux, et la cendre d’une génisse qu’on répand sur ceux qui sont souillés, les sanctifient de manière à purifier la chair,
      14 combien plus le sang du Christ – qui par l’Esprit éternel s’est offert lui-même sans tache à Dieu – purifiera-t-il notre conscience des œuvres mortes, pour que nous servions le Dieu vivant !
      18 C’est pourquoi la première alliance elle-même n’a pas été inaugurée sans (effusion de) sang.
      22 Selon la loi, presque tout est purifié avec du sang ; et sans effusion de sang, il n’y a pas de pardon.
      26 car alors, le Christ aurait dû souffrir plusieurs fois depuis la fondation du monde. Mais maintenant, à la fin des siècles, il a paru une seule fois pour abolir le péché par son sacrifice.

      Hébreux 10

      5 C’est pourquoi, en entrant dans le monde, (le Christ) dit : Tu n’as voulu ni sacrifice, ni offrande ; Mais tu m’as formé un corps.
      9 Puis il dit : Voici : je viens pour faire ta volonté. Il abolit donc le premier (culte) pour en établir un second.
      14 Car par une seule offrande, il a rendu parfaits à perpétuité ceux qui sont sanctifiés.
      19 Ainsi donc, frères, nous avons l’assurance d’un libre accès au sanctuaire par le sang de Jésus,
      20 accès que Jésus a inauguré pour nous comme un chemin nouveau et vivant au travers du voile, c’est-à-dire de sa chair ;
      21 et (nous avons) un souverain sacrificateur établi sur la maison de Dieu.
      22 Approchons-nous donc d’un cœur sincère, avec une foi pleine et entière, le cœur purifié d’une mauvaise conscience et le corps lavé d’une eau pure.

      Hébreux 12

      2 les yeux fixés sur Jésus, qui est l’auteur de la foi et qui la mène à la perfection. Au lieu de la joie qui lui était proposée, il a supporté la croix, méprisé la honte, et s’est assis à la droite du trône de Dieu.

      Hébreux 13

      12 C’est pourquoi Jésus aussi, pour sanctifier le peuple par son propre sang, a souffert hors de la porte.
      15 Par lui, offrons sans cesse à Dieu un sacrifice de louange, c’est-à-dire le fruit de lèvres qui confessent son nom.

      1 Pierre 1

      2 (élus) selon la prescience de Dieu le Père, par la sanctification de l’Esprit, pour l’obéissance et l’aspersion du sang de Jésus-Christ : Que la grâce et la paix vous soient multipliées !
      11 Ils se sont appliqués à découvrir à quelle époque et à quelles circonstances se rapportaient les indications de l’Esprit de Christ qui était en eux et qui, d’avance, attestait les souffrances de Christ et la gloire qui s’ensuivrait.
      18 Vous savez en effet que ce n’est point par des choses périssables – argent ou or – que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre, héritée de vos pères,

      1 Pierre 2

      22 lui qui n’a pas commis de péché, et dans la bouche duquel il ne s’est pas trouvé de fraude ;
      24 lui qui a porté nos péchés en son corps sur le bois, afin que, morts à nos péchés, nous vivions pour la justice ; lui dont la meurtrissure vous a guéris.
      25 Car vous étiez comme des brebis errantes, mais maintenant, vous êtes retournés vers le berger et le gardien de vos âmes.

      1 Pierre 3

      18 En effet, Christ aussi est mort une seule fois pour les péchés, lui juste pour des injustes, afin de vous amener à Dieu. Mis à mort selon la chair, il a été rendu vivant selon l’Esprit.
      19 Par cet Esprit, il est aussi allé prêcher aux esprits en prison,
      20 qui avaient été rebelles autrefois, lorsque la patience de Dieu se prolongeait, aux jours où Noé construisait l’arche dans laquelle un petit nombre de personnes, c’est-à-dire huit, furent sauvées à travers l’eau.
      21 C’était une figure du baptême qui vous sauve, à présent, et par lequel on ne se débarrasse pas de la souillure de la chair, mais qui est la demande (adressée) à Dieu d’une bonne conscience, par la résurrection de Jésus-Christ
      22 qui, monté au ciel, est à la droite de Dieu et à qui les anges, les pouvoirs et les puissances ont été soumis.

      1 Pierre 4

      1 Ainsi donc, puisque Christ a souffert dans la chair, vous aussi armez-vous de la même pensée ; car celui qui a souffert dans la chair en a fini avec le péché,

      Apocalypse 1

      1 Révélation de Jésus-Christ, que Dieu lui a donnée pour montrer à ses serviteurs ce qui doit arriver bientôt, et qu’il a fait connaître par l’envoi de son ange à son serviteur Jean,
      17 Quand je le vis, je tombai à ses pieds comme mort. Il posa sur moi sa main droite en disant : Sois sans crainte !
      18 Moi je suis le premier et le dernier, le vivant. J’étais mort, et me voici vivant aux siècles des siècles. Je tiens les clés de la mort et du séjour des morts.

      Apocalypse 2

      8 Écris à l’ange de l’Église de Smyrne : Voici ce que dit le premier et le dernier, celui qui était mort et qui est revenu à la vie :
      18 Écris à l’ange de l’Église de Thyatire : Voici ce que dit le Fils de Dieu, celui qui a les yeux comme une flamme de feu, et dont les pieds sont semblables à du bronze :
      19 Je connais tes œuvres, ton amour, ta foi, ton service, ta persévérance et tes dernières œuvres plus nombreuses que les premières.
      20 Mais ce que j’ai contre toi, c’est que tu laisses la femme Jézabel, qui se dit prophétesse, enseigner et séduire mes serviteurs, pour qu’ils se livrent à l’inconduite et qu’ils mangent des viandes sacrifiées aux idoles.
      21 Je lui ai donné du temps pour se repentir, mais elle ne veut pas se repentir de son inconduite.
      22 Voici que je la jette sur un lit ainsi que dans une grande tribulation et ceux qui commettent adultère avec elle, à moins qu’ils ne se repentent de ses œuvres.
      23 Je frapperai de mort ses enfants ; toutes les Églises connaîtront que moi, je suis celui qui sonde les reins et les cœurs, et je vous rendrai à chacun selon ses œuvres.
      26 Au vainqueur, à celui qui garde mes œuvres jusqu’à la fin, je donnerai autorité sur les nations.
      27 Avec un sceptre de fer il les fera paître, comme on brise les vases d’argile, ainsi que j’en ai reçu moi-même (le pouvoir) de mon Père.

      Apocalypse 3

      14 Écris à l’ange de l’Église de Laodicée : Voici ce que dit l’Amen, le témoin fidèle et véritable, l’auteur de la création de Dieu :
      21 Le vainqueur, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j’ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône.

      Apocalypse 5

      5 Et l’un des anciens me dit : Ne pleure pas ; voici que le lion de la tribu de Juda, le rejeton de David, a vaincu pour ouvrir le livre et ses sept sceaux.
      9 Et ils chantaient un cantique nouveau, en disant : Tu es digne de recevoir le livre et d’en ouvrir les sceaux, car tu as été immolé et tu as racheté pour Dieu, par ton sang, des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple et de toute nation ;
      13 Et toutes les créatures dans le ciel, sur la terre, sous la terre et sur la mer, et tout ce qui s’y trouve, je les entendis qui disaient : A celui qui est assis sur le trône et à l’Agneau, la louange, l’honneur, la gloire et le pouvoir aux siècles des siècles !

      Apocalypse 7

      10 Et ils criaient d’une voix forte : Le salut (est) à notre Dieu qui est assis sur le trône, et à l’Agneau.

      Apocalypse 19

      11 Puis je vis le ciel ouvert, et voici un cheval blanc. Celui qui le monte s’appelle Fidèle et Véritable, il juge et combat avec justice.
      12 Ses yeux sont une flamme de feu ; sur sa tête (se trouvent) plusieurs diadèmes ; il porte un nom écrit, que nul ne connaît, sinon lui,
      13 et il est vêtu d’un manteau trempé de sang. Son nom est la Parole de Dieu.
      14 Les armées qui sont dans le ciel le suivaient sur des chevaux blancs, revêtues de fin lin, blanc et pur.
      15 De sa bouche sort une épée tranchante pour frapper les nations. Il les fera paître avec un sceptre de fer, et il foulera la cuve du vin de l’ardente colère du Dieu Tout-Puissant.
      16 Il a sur son manteau et sur sa cuisse un nom écrit : Roi des rois et Seigneur des seigneurs.

      Apocalypse 22

      13 Je suis l’Alpha et l’Oméga, le premier et le dernier, le commencement et la fin.
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