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JÉSUS-CHRIST (noms et titres de)

Définition biblique de Jésus-Christ (noms et titres de) :

Une diversité de noms et titres sont utilisés dans la Bible pour faire référence à Jésus.

Sommaire

Le nom de Jésus, assez fréquent chez les Juifs, devait s'écrire en hébreu Yehôchoua ou Y échoua ; il se rattache à la racine yâcha'= sauver, et signifie probablement « JHVH sauve ». Suivant la coutume juive, qui faisait suivre le nom personnel de celui du père ou de celui du lieu d'origine ou d'habitation et quelquefois des deux, le nom complet était « Jésus de Nazareth » (Mr 1:24 10:47 14:67) ou même « Jésus de Nazareth, le fils de Joseph » (Jn 1:46). Christ, en grec Christos, équivaut à l'hébreu Mâchiakh--Omt, ou Messie. Après la mort de Jésus, cette appellation devint d'un usage courant dans l'Église pour le désigner, à tel point qu'elle fut bientôt employée comme un nom. A l'origine c'était un titre, qui signifiait « oint » : Saül, David sont appelés « oints de l'Éternel » (2Sa 1:14 19:21) ; la même expression est appliquée dans l'A. T, au grand-prêtre, à Israël et même au roi Cyrus (Ps 105:15, Esa 45:1). Dans les temps proches de l'ère chrétienne et au temps de Jésus, elle fut réservée par excellence à l'envoyé divin que, sur la promesse des prophètes, le peuple juif attendait. Déjà, lors des sombres jours de 735 av. J. -C, alors que les flots de l'armée ennemie battaient les portes, le prophète Ésaïe avait en effet proclamé la venue prochaine d'un Emmanuel, dont la naissance serait un signe de salut pour Israël (Esa 7:14 9:1-6 11:1-9, Mic 5:1-8). L'envoyé de Dieu, un descendant du roi David, était dépeint dans ces textes comme un chef de peuples, juste et fort, qui affermirait le trône d'Israël et étendrait sa domination ; prophétie reprise par Jérémie (Jer 23:5,8) et Ézéchiel (Eze 34:23 et suivant). Deux autres conceptions apparaissent encore dans l'A. T, concernant cet envoyé de Dieu :

la croyance au retour ou à la venue d'un grand prophète, sans doute Élie (De 18:15, Mal 3:1 4:5, cf. Mr 6:15 8:28) ;

l'idéal du « serviteur de l'Éternel », souffrant pour les péchés du peuple, tel qu'il est décrit dans le livre du second Ésaïe (Esa 40 à Esa 55) et tout particulièrement dans le Esa 53.

Toutefois cet idéal ne semble pas avoir tenu une grande place dans la piété juive du temps de Jésus : preuve en sont les difficultés que les disciples eurent à accepter les humiliations de leur Maître.

C'est au milieu de ces espérances que Jésus a vécu. Jusqu'à quel point ont-elles influé sur sa vocation, il est bien difficile de le savoir. Jésus eut avant tout conscience d'un appel de Dieu lui confiant une mission exceptionnelle, et c'est dans cette conviction intime qu'il faut aller chercher la source de son inspiration. Les évangiles nous le montrent, lors du baptême, recevant l'assurance qu'il est le « fils bien-aimé » (Mr 1:11). Dès lors, il parcourt villes et villages, prêchant la venue du Royaume et frappant les foules par son ton d'autorité. Mais il ne revendique pas le titre de Messie. Lorsque Jean-Baptiste lui fait demander s'il est bien « celui qui doit venir », il répond seulement en indiquant les guérisons qu'il opère (Mt 11:2-6), et lorsque Pierre affirme qu'il est « le Christ de Dieu », il interdit sévèrement aux disciples de le dire à qui que ce soit (Mr 8:29 et suivant). Une fois au moins cependant, devant le tribunal du grand-prêtre, Jésus s'est formellement déclaré le Christ, revendiquant la gloire de « siéger à la droite de Dieu et revenir sur les nuées du ciel » (Mr 14:62). Mais, sans doute, crut-il prématuré de réclamer plus tôt ce titre. Sa méthode était de susciter la conviction, non de l'imposer. Il devait d'ailleurs éprouver quelques craintes à l'égard de ce nom qui, chez le peuple, recouvrait tant d'espoirs matérialistes et politiques. Enfin il était avant tout rempli de la conviction que Dieu l'avait envoyé « chercher et sauver ce qui était perdu », certitude qui dépassait de beaucoup les conceptions messianiques de son temps, même celle de Esa 53.

I. RABBI, MAÎTRE, SEIGNEUR. 

Ces titres, divers dans nos traductions, comme dans le grec du N.T., correspondaient peut-être en araméen au même terme. Le titre de Seigneur, dans l'évangile de Marc, n'est en effet jamais adressé à Jésus par ses disciples. Par ailleurs, dans certains passages, il s'ajoute à celui de Christ, comme pour l'expliquer. Que l'on note aussi les différents parallèles de paroles rapportées par le 3 e évangile : comp. Mt 8:25 (Seigneur) à Mr 4:38 (Maître) et Lu 8:24 (Chef), ou encore Mt 17:4 (Seigneur) à Mr 9:5 (Rabbi) et Lu 9:33 (Maître). On peut ainsi supposer que, dans sa langue maternelle, on appelait Jésus « Rabbi », c'est-à-dire « mon maître », titre d'honneur ou de respect que l'on donnait en Israël à ceux qui enseignaient la loi. Maître aurait été dans les évangiles la traduction grecque du terme araméen primitif (Jn 1:38).

Quant au titre de Seigneur, il servait en hébreu (adonaï) à désigner Dieu lui-même, et en grec (kurios) s'appliquait aux rois et en particulier à l'Empereur romain. C'est bien dans ce sens de puissance souveraine et divine que le terme est appliqué par les épîtres à Jésus, et dès les plus anciennes (1Th 1:1,3,6,2Th 1:1-7), antérieures d'au moins douze ou quinze ans au plus ancien évangile ; c'est la plus haute expression de la personne de Jésus (1Co 12:3, Ro 10:9, Php 2:11, Ap 19:16), et c'est ce point de vue qui se manifeste par l'apparition dans Mathhieu, Luc et Jean du titre de Seigneur que le plus ancien évang, n'appliquait pas à Jésus (Mt 8:2, Lu 10:39, Jn 20:2 etc.).

II. FILS DE DAVID. 

était la désignation messianique la plus traditionnelle : elle vient du prophète Ésaïe. Du temps de Jésus, chacun s'attendait à voir le Messie sortir de la famille de David (Jn 7:42), et c'est certainement pour répondre à des objections faites à ce sujet que Matthieu et Luc donnent au début de leurs évangiles des généalogies (voir ce mot). Jésus n'a jamais répudié le titre quand il lui a été décerné (Mt 9:27, Mr 10:47, Mt 12:23), et il ne l'a pas revendiqué. Un passage (Mr 12:35-37) nous le montre toutefois essayant de faire saisir aux Juifs l'ambiguïté du terme et les objections qu'il soulevait. Dans l'ensemble, Jésus paraît bien n'avoir attaché aucune importance à cette naissance de sang royal.

III. ROI D'ISRAËL, ROI DES JUIFS, ROI.

se rattachent à l'expression précédente. Peuple si longtemps asservi et cherchant continuellement à relever la tête, les Juifs attendaient du Messie qu'il fût roi et chassât leurs oppresseurs. L'évangile de Jean nous apprend qu'au moins une fois la foule a voulu couronner Jésus (Jn 6:5). Cependant ce titre lui est surtout donné dans nos textes lors de son jugement par Pilate. Là, d'ailleurs, les chefs du peuple, en désignant Jésus comme « roi des Juifs », ne faisaient que lui appliquer un titre profane équivalent dans l'esprit de tous à celui de Messie, terme hébraïque peu propre sans doute à émouvoir le procurateur romain.

Jésus l'ayant alors accepté, la condamnation ne pouvait manquer de s'ensuivre. Mais Jésus l'a-t-il vraiment accepté ? D'après Mr 15:2, sa réponse semble affirmative, et d'après Lu 23:3 et suivant on la croirait plutôt négative, puisque Pilate n'y trouve rien de coupable. Dans Jn 18:33,37, Jésus hésite puis accepte le titre, mais avec la restriction que son royaume n'est pas de ce monde, réponse qui paraît la plus probable, puisqu'elle est en accord avec le reste des évangiles. Ce fut bien, cependant, pour avoir voulu se faire « roi des Juifs » que Jésus fut condamné à la croix, ainsi qu'en témoignait au-dessus de sa tête l'inscription (voir ce mot) indiquant le motif de sa mort.

IV. FILS DE DIEU.

Peut-être appliquait-on aussi ce titre au Messie du temps de Jésus. Dans l'A.T., à plusieurs reprises, il est donné aux anges (Ge 6:2, Job 16), au peuple d'Israël (Ps 82:6, Ex 4:22). Dans le N.T., nous le trouvons à propos d'Adam (Lu 3:38), ou dans la bouche même de Jésus pour désigner ceux « qui ont été jugés dignes de la résurrection » (Lu 20:36) ; dans les épîtres, il est appliqué aux croyants. Dans quel sens fut-il donné à Jésus ? Pour répondre, il est utile de distinguer entre les épîtres, l'évangile de Jean et les évangiles synoptiques :

1.

Dans les épîtres, ce titre désigne toujours Jésus. Certes, ceux « qui sont conduits par l'Esprit de Dieu » sont aussi dits « fils de Dieu » (Ro 8:14), mais le contexte du même chap, montre bien la situation unique du Christ : « son propre fils » (verset 3,32). Tel autre texte montre en lui « l'image du Dieu invisible, le premier-né de toute création » (Col 1:15), par où sont affirmées sa ressemblance avec Dieu et sa préexistence. Nous pouvons nous aussi devenir des fils de Dieu, mais Jésus seul est de toute éternité le Fils de Dieu (comp. Ga 3:26 et Ga 4:4-7).

2.

Dans le 4 e évangile, Jésus lui-même proclame sa filialité divine, non seulement devant ses disciples, mais publiquement. Il est appelé « le fils unique » du Père (Jn 1:14 3:16). Il affirme sa préexistence (Jn 6:62 8:58 17:5), cette idée étant d'ailleurs la présupposition de tout cet évang (Jn 1:1,28),.

3.

Dans les év. synoptiques, ce titre est beaucoup moins fréquent et se trouve très rarement dans la bouche du Christ (surtout si l'on considère comme altérés Mr 13:32 et Mt 11:27). Cependant des scènes comme celles du baptême (Mr 1:11) ou de la transfiguration (Mr 9:7) prouvent bien, chez l'évangéliste, la foi en la situation unique de Jésus par rapport à Dieu. Quant à Jésus lui-même, la parabole des vignerons (Mr 12:1-12) et sa réponse au grand-prêtre, lors de son jugement (Mr 14:61 et suivant), suffisent à prouver que, même d'après les synoptiques, il s'est donné pour le Fils de Dieu.

Il faut certes reconnaître que l'atmosphère des trois premiers évang, n'est pas sur ce point celle du 4 e et des épîtres. Mais faut-il voir chez Jean l'influence de la foi ardente de l'Église primitive en Jésus-Christ, fils de Dieu, ou plutôt l'effort conscient de préciser un point important, négligé par les synoptiques, que Jean connaissait bien ? Pareille question dépasse les limites de cet article. Il suffira de dire ici que dans leur ensemble les évangiles n'indiquent à aucun moment chez Jésus la conscience d'avoir à se mettre sur le même plan que ses disciples. Cette âme si droite n'a jamais cru avoir quoi que ce soit à se reprocher. Par là, comme par le ton d'amour et de respect avec lequel il parlait à son « Père », par le sentiment de son intimité profonde avec lui en même temps que par sa dépendance à son égard, Jésus nous permet de mieux saisir encore qu'avec l'emploi d'un titre sa conviction qu'il est vis-à-vis de Dieu dans une situation qu'aucun homme n'a connue.

Parole (grec Logos) Jn 1:1,14.

La notion de Parole divine personnifiée était familière aux Juifs : leurs Targums sur le Pentateuque remplacent souvent le nom de Dieu par le titre de Memra : la Parole (voir Ange de l'Éternel). Le Logos (voir ce mot), intermédiaire entre Dieu et le monde, est surtout une conception de la philosophie grecque, que le penseur juif Philon avait adaptée à ses conceptions eschatologiques. Elle répondait au désir de sauvegarder la pureté de Dieu, en le séparant du monde, créé par un intermédiaire. La manière dont le terme est introduit dans l'évangile de Jean prouve que cette idée était devenue courante dans le milieu et à l'époque où il fut écrit. Ainsi la religion nouvelle prenait la langue du temps tout en rappelant certains pressentiments du judaïsme. Et c'était pour affirmer une fois de plus le caractère unique de Jésus, non seulement supérieur à Jean-Baptiste et à Moïse, au Messie attendu par le peuple juif, ou même au Sauveur du monde (Jn 4:42), mais bien intermédiaire unique entre Dieu et la création.

V. EMMANUEL.

se trouve dans la prophétie d'Ésaïe (Esa 7:14), que l'évangile de Matthieu, écrit pour les Juifs, applique à Jésus lors de l'annonce de sa naissance à Joseph (voir Emmanuel et Prophète).

VI. FILS DE L'HOMME.

Cette expression ne se trouve pas moins de trente fois dans Matthieu, quatorze dans Marc vingt-cinq dans Luc douze dans Jn. Par contre, elle n'est plus guère employée dans les autres écrits du N.T. (dans Ac 7:56, le mot d'Etienne n'est qu'une réminiscence des paroles de Jésus devant le tribunal du grand-prêtre, et Apo 1:13 14:14 calquent manifestement Da 7:13). Remarquons aussi que dans les évangile, sauf une exception, le terme est toujours placé dans la bouche de Jésus (et encore Jn 12:34 indique-t-il que les Juifs répètent une de ses paroles). Notons enfin qu'à plusieurs reprises, Jésus se donne ce nom au moment même où l'on vient de l'appeler Messie (Mt 26:64) ou fils de Dieu, roi d'Israël (Jn 1:51).

Ces diverses remarques permettent de conclure :

que l'expression a certainement été employée par Jésus, puisque l'Église, ne l'ayant pas conservée dans son propre vocabulaire, ne pouvait oublier l'emploi qu'il en avait fait ;

que Jésus préférait ce titre à tout autre. C'est d'un passage de Daniel qu'il a probablement été tiré. Le prophète, après l'apparition des quatre animaux qui représentent quatre empires puissants et cruels, voit venir « un personnage semblable à un fils d'homme » (Da 7:13), promesse après des temps de tyrannie d'une domination plus humaine, sans doute celle des saints du Très-Haut (Da 7:18,27). Mais cette expression « un fils d'homme », vague et générale chez Daniel, prit bientôt un sens individuel et déterminé. Dans le livre des Similitudes d'Hénoch (écrit environ cent ans av. J. -C.) et dans Pseud. Esdras (fin du I er siècle ap. J. -C.) ce terme est appliqué au Messie (représenté par Hénoch comme assis sur le trône de Dieu, possédant la domination universelle et le pouvoir de juger le monde). Le fait d'ailleurs que son emploi par Jésus ne provoque aucun étonnement prouve que l'expression était connue de son temps comme un titre messianique. On a d'autre part fait remarquer qu'en hébreu comme en aram, l'expression « fils de l'homme » (ben-adam, bar-nacha) n'a pas d'autre sens que « l'homme » ou « un homme » (sens qui ressort d'ailleurs nettement de Da 7:13 comme d'Ezéch., pass.) et que cette expression pouvait même s'employer comme simple pronom personnel.

Cette remarque, toutefois, n'explique pas pourquoi un terme aussi vague aurait été gardé sous sa forme exacte par ceux qui ont traduit en grec les paroles de Jésus, si lui-même il ne lui avait donné une signification plus riche.

En fait, les disciples ont constaté que Jésus s'en est servi couramment lorsqu'il parlait de sa mission, le mettant en corrélation avec :

son pouvoir actuel (pardon des péchés, Mr 2:10 ; maître du sabbat, Mr 2:28 ; semeur de bonne semence, Mt 13:37 ; venu chercher et sauver les perdus, Lu 19:10 ; maître de la vie éternelle, Jn 6:27) ;

son humiliation (n'a pas où reposer sa tête, Mt 8:20 ; venu donner sa vie en rançon, Mr 10:45 ; doit souffrir et être méprisé, Mr 9:12 ; condamné à mort et livré aux païens, Mr 8:31 10:33 14:21 14:41 ; élevé comme le serpent dans le désert, Jn 3:14) ;

son retour en gloire (viendra sur les nuées à l'heure que l'on ne pensera pas, Mr 13:26, Mt 24, pass. ; assis à la droite de Dieu, Mr 14:62 ; jugera les nations, Mt 25:31 et suivant, Jn 5:27, voy. aussi Jn 3:13).

Pourquoi Jésus a-t-il donc préféré ce titre à tout autre ? D'abord, semble-t-il, dans un souci de convenance : de tous les noms messianiques, c'était le moins contraire à l'idée d'un envoyé de Dieu humble, serviteur des hommes, incompris et souffrant, à laquelle Jésus arrivera bientôt, si même il ne l'eut dès le début. Se dire fils de David, roi et même fils de Dieu, prêtait à confusion et rendait sa tâche plus malaisée. Mais, par ailleurs, il est impossible, devant ce choix, de n'être pas touché par l'esprit qui le caractérise, esprit d'humilité et d'amour pour l'homme : Jésus veut être un homme au milieu des hommes, un « simple homme », mais l'homme normal, l'homme parfait. En retour, de même que le Fils de Dieu est ainsi devenu un « fils d'homme », l'homme, pour devenir normal, voudra être et deviendra par lui un fils de Dieu. J-P- B.

Voir l'art, précéd, et les art. aux différents titres : Agneau de Dieu, Angle (pierre de l'), Bien-aimé, etc.

VII. ABRÉVIATIONS COURANTES CHEZ LES PREMIERS CHRÉTIENS.

Diverses abréviations des noms de J. -C, se trouvent dans les inscriptions funéraires des Catacombes : IH (les deux premières lettres de IÊsous en grec), XP (les deux premières de CHRistos), ou IX (Initiales de lêsous-CHristos). Cette dernière abréviation en lettres entrelacées) | (constitue le plus ancien monogramme chrétien connu (fresque du III e siècle). Avec Constantin c'est l'abréviation XP qui devient) | (, monogramme du Christ, appelé pour cette raison le chrisme. Une forme moins commune et plus tardive est destinée à évoquer la croix : -|-.

On trouve aussi dans les inscriptions en grec des abréviations par contraction : IHC (les deux premières lettres et la dernière de IÊsouS) et XPC (les deux premières et la dernière de CHRistoS) ; c'est IHC, latinisé plus tard en IHS, qui eut la plus grande fortune dans l'Église et devint le monogramme sacré par excellence. A certaines époques on y a vu à tort les initiales des mots latins Iesus Hominum Salvator (=Jésus Sauveur des hommes), ou même de la fameuse devise de Constantin In Hoc Signo [vinces] (=[tu vaincras] par ce signe).

Pour l'abréviation A. Oméga voir Alpha et Oméga.

--Pour l'usage du symbole ICHTHUS, voir Alphabétique, III

--Pour INRI, voir Inscription de la croix.

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      Genèse 6

      2 les fils de Dieu virent que les filles des hommes étaient belles, et ils prirent pour femmes celles qu’ils choisirent parmi elles.

      Exode 4

      22 Tu diras au pharaon : « Voici ce que dit l’Eternel : Israël est mon fils aîné.

      Lévitique 3

      1 —Si on offre en sacrifice de communion une tête de gros bétail, mâle ou femelle, on offrira un animal sans défaut à l’Eternel.
      2 On posera la main sur la tête de la victime avant de l’égorger à l’entrée de la *tente de la Rencontre. Les prêtres, descendants d’Aaron, aspergeront de son sang tous les côtés de l’autel.
      3 De ce sacrifice de communion, on offrira à l’Eternel, en les consumant par le feu, la graisse qui recouvre les entrailles et toute celle qui y est attachée,
      4 les deux rognons et la graisse qui les enveloppe et qui couvre les flancs, ainsi que le lobe du foie, qu’on ôtera avec les rognons.
      5 Les descendants d’Aaron les feront brûler sur l’autel, par-dessus l’*holocauste déjà placé sur les bûches qui sont sur le feu. Ce sera un sacrifice consumé par le feu, dont l’odeur apaise l’Eternel.
      6 Si c’est du petit bétail qu’on offre en sacrifice de communion à l’Eternel, on offrira un mâle ou une femelle sans défaut.
      7 Si l’on offre un mouton en sacrifice, on l’apportera devant l’Eternel.
      8 Celui qui l’offre posera sa main sur la tête de la victime avant de l’égorger devant la *tente de la Rencontre, et les descendants d’Aaron en aspergeront de sang tous les côtés de l’autel.
      9 On prélèvera de ce sacrifice de communion, pour l’offrir à l’Eternel en le consumant par le feu, les parties grasses : la queue entière coupée près de l’échine, la graisse qui recouvre les entrailles et toute celle qui y est attachée,
      10 les deux rognons et la graisse qui les enveloppe et qui couvre les flancs, ainsi que le lobe du foie qu’on ôtera avec les rognons.
      11 Le prêtre les fera brûler sur l’autel : c’est un aliment consumé par le feu pour l’Eternel.
      12 Si c’est une chèvre qu’on offre, on l’apportera devant l’Eternel.
      13 On posera la main sur la tête de l’animal avant de l’égorger devant la tente de la Rencontre et les descendants d’Aaron en aspergeront de sang tous les côtés de l’autel.
      14 On en offrira à l’Eternel en les consumant par le feu, la graisse qui recouvre les entrailles et toute celle qui y est attachée,
      15 les deux rognons et la graisse qui les enveloppe et qui couvre les flancs, ainsi que le lobe du foie qu’on ôtera avec les rognons.
      16 Le prêtre fera brûler ces morceaux sur l’autel ; c’est un aliment consumé par le feu, dont l’odeur apaise l’Eternel. Toute graisse revient à l’Eternel.
      17 C’est une ordonnance immuable que vous respecterez de génération en génération partout où vous habiterez : vous ne consommerez aucune graisse, ni aucun sang.

      Lévitique 4

      1 L’Eternel s’adressa à Moïse en ces termes :
      2 —Parle aux Israélites et dis-leur : Lorsque quelqu’un aura péché involontairement en commettant l’une quelconque des choses qui sont interdites par les commandements de l’Eternel, voici comment on procédera :
      3 —Si c’est le prêtre qui a reçu l’onction qui a péché et qui par là-même a chargé le peuple de culpabilité, il offrira à l’Eternel pour le péché qu’il aura commis, un jeune taureau sans défaut, en sacrifice pour le péché.
      4 Il amènera le taureau à l’entrée de la *tente de la Rencontre devant l’Eternel, il posera sa main sur la tête du taureau et l’égorgera devant l’Eternel.
      5 Le prêtre qui a reçu l’onction prendra du sang de la victime et l’apportera dans la tente de la Rencontre.
      6 Il trempera son doigt dans le sang et en aspergera sept fois le voile du sanctuaire devant l’Eternel.
      7 Puis il appliquera de ce sang sur les cornes de l’autel des parfums aromatiques, devant l’Eternel, dans la tente de la Rencontre. Il répandra tout le reste du sang du taureau sur le socle de l’autel des *holocaustes situé à l’entrée de la tente de la Rencontre.
      8 Ensuite, il enlèvera toute la graisse du taureau du sacrifice pour le péché, celle qui recouvre les entrailles et toute celle qui y est attachée,
      9 les deux rognons et la graisse qui les enveloppe et qui couvre les flancs, ainsi que le lobe du foie qu’il ôtera avec les rognons,
      10 comme on le fait pour le sacrifice de communion. Le prêtre les brûlera sur l’autel des holocaustes.
      11 Quant à la peau du taureau, toute sa viande, sa tête, ses pattes, ses entrailles avec leur contenu,
      12 soit tout le reste du taureau, il l’emportera hors du camp en un lieu rituellement pur, où sont déversées les cendres grasses, et il le brûlera sur un feu de bûches, à l’endroit où l’on déverse les cendres.
      13 —Si c’est l’ensemble de la communauté d’Israël qui s’est rendue coupable d’un péché involontaire — si, sans le savoir, l’assemblée a fait l’une des choses que l’Eternel a défendues dans ses commandements et s’est ainsi rendue coupable —
      14 l’assemblée offrira, quand on découvrira la faute, un jeune taureau en sacrifice pour le péché. On l’amènera devant la tente de la Rencontre,
      15 les responsables de la communauté poseront leurs mains sur la tête du taureau devant l’Eternel, et on l’égorgera devant lui.
      16 Le prêtre ayant reçu l’onction emportera du sang de la victime dans la tente de la Rencontre.
      17 Il y trempera son doigt et en aspergera sept fois le voile devant l’Eternel.
      18 Il appliquera du sang sur les cornes de l’autel, devant l’Eternel dans la tente de la Rencontre. Il répandra tout le reste du sang sur le socle de l’autel des holocaustes situé à l’entrée de la Tente.
      19 Ensuite, il enlèvera toute la graisse et la brûlera sur l’autel.
      20 Il suivra, pour le reste du taureau, la même procédure que pour le taureau sacrifié pour son péché. Le prêtre accomplira ainsi le rite d’*expiation pour eux, et il leur sera pardonné.
      21 Il fera transporter le taureau hors du camp et le brûlera comme il a été ordonné pour le taureau précédent. Tel est le sacrifice pour le péché de la communauté.
      22 —Si c’est un chef qui a péché en faisant involontairement l’une des choses que l’Eternel son Dieu a défendues dans ses commandements, et qu’il se soit ainsi rendu coupable,
      23 dès qu’il se rendra compte de son péché, il ira apporter comme sacrifice un bouc mâle sans défaut.
      24 Il posera sa main sur la tête de la victime avant de l’égorger à l’endroit où l’on égorge l’*holocauste devant l’Eternel. C’est un sacrifice pour le péché.
      25 Le prêtre prendra avec son doigt du sang du sacrifice offert pour le péché et en appliquera sur les cornes de l’autel des holocaustes ; puis il répandra le reste du sang sur le socle de l’autel des holocaustes.
      26 Il brûlera toute la graisse sur l’autel, comme dans le cas du sacrifice de communion. Ainsi le prêtre accomplira pour ce chef le rite d’*expiation pour son péché, et il lui sera pardonné.
      27 —Si c’est un simple membre du peuple qui a péché en faisant involontairement quelque chose que l’Eternel a défendu dans ses commandements, et qu’il se soit ainsi rendu coupable,
      28 quand il se rendra compte de son péché, il apportera comme sacrifice une chèvre sans défaut pour le péché qu’il a commis.
      29 Il posera sa main sur la tête de la victime sacrifiée pour le péché et l’égorgera dans le lieu où l’on offre l’holocauste.
      30 Puis le prêtre prendra avec son doigt du sang de la victime pour l’appliquer sur les cornes de l’autel des holocaustes, et il répandra tout le reste du sang sur le socle de l’autel.
      31 Il ôtera toute la graisse, comme on le fait pour le sacrifice de communion, et il la brûlera sur l’autel pour que l’odeur du sacrifice apaise l’Eternel. Le prêtre accomplira ainsi le rite d’expiation pour cet homme, et il lui sera pardonné.
      32 Si l’homme offre un agneau en sacrifice pour le péché, il amènera une femelle sans défaut.
      33 Il posera sa main sur la tête de la victime du sacrifice pour le péché et l’égorgera comme telle à l’endroit où l’on immole l’holocauste.
      34 Puis le prêtre prendra avec son doigt du sang de l’animal sacrifié pour le péché et le mettra sur les cornes de l’autel des holocaustes ; puis il répandra le reste du sang sur le socle de l’autel.
      35 Il enlèvera toute la graisse, comme on le fait pour l’agneau offert en sacrifice de communion ; ensuite le prêtre la brûlera sur l’autel, sur les sacrifices et offrandes consumés par le feu qui appartiennent à l’Eternel. Le prêtre accomplira ainsi le rite d’expiation pour le péché commis par cet homme, et il lui sera pardonné.

      2 Samuel 1

      14 Et David lui dit : —Comment as-tu osé tuer de ta main celui à qui l’Eternel avait conféré l’onction ?

      Job 16

      1 Alors Job répondit :
      2 J’ai entendu beaucoup de discours de ce genre, vous êtes tous de bien piètres consolateurs !
      3 Quand donc cesserez-vous de parler pour du vent ? Qu’est-ce qui vous incite à répliquer encore ?
      4 Si vous étiez vous-mêmes à la place où je suis, je pourrais parler comme vous, tenir contre vous des discours, et, à votre sujet, hocher la tête.
      5 Je vous fortifierais avec de belles phrases, je vous soulagerais en remuant mes lèvres.
      6 Cependant, si je parle, pour autant ma souffrance n’en est pas soulagée, et si je m’en abstiens, va-t-elle me quitter ?
      7 Oui, à l’heure présente, Dieu m’a poussé à bout, oui, tu as ravagé toute ma maisonnée.
      8 Oui, tu m’as terrassé ! En guise de témoin, voilà ma maigreur qui m’accuse, elle dépose contre moi.
      9 Dans sa colère, Dieu me déchire et il s’attaque à moi, il grince des dents contre moi. Mon adversaire me transperce de ses regards.
      10 Ils ouvrent contre moi leur bouche toute grande. Leurs outrages me giflent, ils se liguent tous contre moi.
      11 Dieu m’a livré au pouvoir des injustes, il m’a jeté en proie à des *méchants.
      12 Je vivais en repos, et il m’a secoué, il m’a pris par la nuque, et il m’a écrasé. Il m’a pris comme cible,
      13 ses flèches m’environnent, il transperce mes reins, sans aucune pitié ma bile coule à terre.
      14 Il m’inflige blessure après blessure. Il s’est rué sur moi comme un guerrier.
      15 J’ai cousu sur ma peau une toile de sac, et j’ai traîné ma dignité dans la poussière.
      16 Mon visage est rougi à force de pleurer, et l’obscurité la plus noire s’étend sur mes paupières.
      17 Et pourtant, la violence n’a pas souillé mes mains et ma prière est sans hypocrisie.
      18 Ne couvre pas mon sang, ô terre, et que mon cri ne soit pas étouffé.
      19 Dès à présent : j’ai un témoin au ciel, oui j’ai dans les lieux élevés, quelqu’un qui témoigne pour moi.
      20 Mes amis se moquent de moi : les yeux baignés de larmes, je me tourne vers Dieu.
      21 Qu’il arbitre entre l’homme et Dieu, et entre l’homme et son ami.
      22 Ma vie touche à sa fin et je m’en vais par le chemin d’où l’on ne revient pas.

      Psaumes 82

      6 J’avais dit : “Vous êtes des dieux, oui, vous tous, vous êtes des fils du Très-Haut !”

      Psaumes 105

      15 « Ne maltraitez pas ceux qui me sont consacrés et ne faites pas de mal à ceux qui sont mes prophètes. »

      Esaïe 7

      14 C’est pourquoi le Seigneur vous donnera lui-même un signe : Voici, la jeune fille sera enceinte et elle enfantera un fils, elle lui donnera pour nom : Emmanuel (Dieu avec nous).

      Esaïe 9

      1 Le peuple qui vivait dans les ténèbres verra briller une grande lumière : la lumière resplendira sur ceux qui habitaient le pays dominé par d’épaisses ténèbres.

      Esaïe 11

      1 Un rameau poussera sur le tronc d’Isaï, un rejeton naîtra de ses racines, et portera du fruit.

      Esaïe 40

      1 Réconfortez mon peuple, oui, réconfortez-le ! dit votre Dieu.
      2 Et parlez au cœur de Jérusalem, annoncez-lui que son temps de corvée est accompli, que son péché est *expié, qu’elle a reçu de l’Eternel deux fois le prix de ses péchés !
      3 On entend une voix qui crie dans le désert : « Dégagez un chemin pour l’Eternel, nivelez dans la steppe une route pour notre Dieu !
      4 Toute vallée sera relevée, toute montagne rabaissée ainsi que toutes les collines. Les lieux accidentés se changeront en plaine, les rochers escarpés deviendront des vallées.
      5 Alors la gloire de l’Eternel sera manifestée, et tous les hommes la verront à la fois. L’Eternel l’a promis. »
      6 Une voix interpelle : « Va, proclame un message ! » Une autre lui répond : « Que dois-je proclamer ? » « Que tout homme est pareil à l’herbe et toute gloire humaine comme la fleur des champs ;
      7 car l’herbe se dessèche et la fleur se flétrit quand le souffle de l’Eternel passe dessus. En vérité : les hommes sont pareils à de l’herbe.
      8 Oui, l’herbe se dessèche et la fleur se flétrit, mais la parole de notre Dieu subsistera toujours. »
      9 O *Sion, messagère d’une bonne nouvelle, gravis une haute montagne ! Crie avec force, Jérusalem, messagère d’une bonne nouvelle ! Oui, crie sans crainte, annonce aux villes de Juda : « Voici votre Dieu vient ! »
      10 Voici l’Eternel Dieu ; il vient avec puissance et son bras lui assure la souveraineté. Voici : ses récompenses sont avec lui, et le fruit de son œuvre va devant lui.
      11 Comme un berger, il paîtra son troupeau et il rassemblera les agneaux dans ses bras. Sur son sein, il les porte et conduit doucement les brebis qui allaitent.
      12 Qui a mesuré l’océan dans le creux de sa main ? Qui a toisé le ciel avec la largeur de sa main ? Qui a tassé dans un boisseau la poussière du sol ? Qui a bien pu peser les montagnes sur la bascule et les coteaux sur la balance ?
      13 Qui donc a mesuré l’Esprit de l’Eternel ? Qui a été son conseiller et qui son instructeur ?
      14 De qui Dieu a-t-il pris conseil pour se faire éclairer ? Qui lui a enseigné la bonne voie ? Qui lui a transmis le savoir et lui a fait connaître le chemin de l’intelligence ?
      15 Voici : les nations sont pour lui comme la goutte d’eau tombant d’un seau, ou comme un grain de sable sur le plateau de la balance. Voici : les îles et les régions côtières, il les soulève comme de la poussière.
      16 Les cèdres du Liban ne suffiraient pas à nourrir le feu de son autel, tous les animaux qui y vivent ne seraient pas assez nombreux pour l’*holocauste.
      17 Toutes les nations, à ses yeux, sont comme rien. Elles ont, pour lui, la valeur du néant et du vide.
      18 A qui comparerez-vous Dieu ? Et comment le représenterez-vous ?
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