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LANGUES (don des) 2.

II Remarques historiques.

-Les automatismes sont très fréquents dans l'histoire religieuse, et les « verbo-moteurs » figurent en bonne place.

1.

DANS LE PAGANISME.

Les oracles antiques étaient généralement rendus par des prêtres ou des prêtresses, que certaines pratiques suggestives avaient mis en état de « trance ». Ils étaient donc habituellement obscurs, mystérieux, et devaient parfois ressortir à la glossolalie sous ses divers aspects.

Les termes grecs servant à désigner : le devin (mantis), la divination (manteïa), le sanctuaire des oracles (manteïon), et tous les termes dérivés sont de même racine que le verbe dont Paul s'est servi dans 1Co 14:23 (maïnesihaï) et qui veut dire : être fou, hors de soi, en délire, égaré. « Proférer d'une bouche délirante » (maïnomenô stomati phihegges-thaï) était une expression consacrée pour marquer, dans la parole divinatoire, le moment d'inconscience et d'automatisme (cf. Jamblique, De Myst. Aeg., III, 8). Il y a là une véritable inspiration verbale communément admise. Plutarque estime que le dieu (Apollon) se sert de la pythie de Delphes pour se faire entendre, comme le soleil de la lune pour s'y réfléchir (Plut., De Pythioe oraculis). Platon (Timée) considère la divination comme un don, un charisme divin. L'homme dans son bon sens (ennous) ne peut atteindre à la mantique ; il faut que ses énergies conscientes (dunamis tes phronê-séôs) soient enchaînées par le rêve, la maladie ou quelque possession divine (enthousiastnos). La perte des facultés de contrôle et de direction de la pensée, du coeur, de l'âme, c'est-à-dire un état voisin de la folie (aphrosunê), telle est donc la condition préalable de l'inspiration. Divers moyens d'excitation peuvent être utilisés pour atteindre ce but, où l'homme est plein de Dieu (enthéos), en rupture d'équilibre, hors de lui, c'est-à-dire en extase (eksta-sis). Ces expressions sont appliquées par Aristote, non seulement aux devins, mais aussi aux poètes (Arist., Poet.). L'extase (voir ce mot) est comme une folie passagère (alienatio mentis), mais une folie sacrée, une « hiéromanie », qui permet à l'âme détachée du corps de s'unir à la divinité. De même le poète, suivant Platon, « est un objet sacré, mais vain et fragile, jusqu'à ce qu'il soit en dieu et hors de soi (enthéos kaï ekphrôn), jusqu'à ce que sa raison ne réside plus en lui » (ton). D'après Philon, le prophète inspiré « ne produit absolument rien qui lui appartienne en propre ; mais il est le truchement d'un autre qui lui « injecte » tout ce qu'il apporte au moment où, possédé par Dieu, dans l'inconscience, il a été privé de son jugement et a livré la citadelle de l'âme ; alors l'Esprit divin a fait irruption et s'y est établi, jouant de toute l'instrumentation vocale » (Phil., De spec. leg., IV, 8:49). Le dieu procède par allusions et par insinuations (Heraclite) ; ses oracles sont obscurs et parfois décevants (Dion Chrysost., Oratio, 10) ; leur interprétation demande quelquefois à être interprétée (Cicéron, De div., 2:56). Platon attribue ce rôle aux prophètes (Timée), et, d'après Stobseus (Serm., 79), l'homme qui interprète les oracles du dieu est lui-même suscité par le dieu. L'interprétation est donc un charisme comme dans 1Co ; mais Platon ne le distingue pas de la prophétie.

Les cultes à mystères (voir ce mot) ont ressuscité ou ranimé la mantique exaltée là où elle s'était atténuée ou avait disparu ; les orgies dionysiaques ont joué un rôle particulièrement important dans cette manière de réveil (voir Dionysos). Aussi dit-on de Dionysos : « ce démon-là est un devin ; il fait prédire ce qui doit arriver à ceux dont il s'empare et qu'il met en délire » (Euripide, Bacch.). Un exemple typique et singulièrement instructif des origines et des répercussions mystiques de certains automatismes d'inspiration nous est donné par l'évolution du culte d'Apollon. Le dieu de l'harmonie devait être, au début, quelque divinité naturiste, comme l'indiquent certains qualificatifs qu'il a conservés (dieu du loup, de la forêt, du lait, des pâturages) ; il était, sans doute, l'objet d'un culte analogue à celui de Cybèle ou de Dionysos. Par sa conjonction avec Hélios, il est devenu le dieu solaire, qui, parfois, se distingue mal de Zeus lui-même ; il est le dieu de la lumière, de la sagesse, de l'harmonie, des arts, de la musique ; un symbole ou un groupe de symboles sans réalité religieuse. Mais, à plusieurs reprises, il se trouve en contact avec des divinités inférieures qu'il absorbe et qui lui infusent un peu de leur vitalité : ainsi à Amyclée, en Laconie, où il rencontre le dieu Hyacinthe, du cycle mystérique de Déméter-Cybèle ; de même à Delphes, où il s'assimile le culte chthonien de Gaïa et de son partenaire, le serpent Python. Plus tard, affaibli et moribond, il retrouve la vie à l'approche et au voisinage de Dionysos qui devient son associé. La Pythie n'était plus qu'une sage conseillère, prudente et réservée, comme il sied à une prêtresse du dieu de la mesure. Mais voici Dionysos qui l'enivre comme une bacchante : elle retrouve l'extase et les inspirations directes. Après avoir bu au torrent sacré et mâché la feuille de laurier, la pythie monte sur le tripode, au-dessus de l'antre souterrain d'où s'échappent les vapeurs de Gaïa (la terre). Bientôt le délire sacré la saisit ; elle prononce des paroles incohérentes ; elle vaticine. Alors les prêtres du sang le plus noble de Delphes, les saints (osioï), s'exercent à interpréter sa glossolalie, survenue sous la double action des gaz méphitiques et d'un Apollon nouveau ou renouvelé. La divination est ainsi revenue à ses origines mystiques.

Plutarque nous apprend que les formes poétiques et les termes archaïques devaient être fréquents dans les oracles de la pythie, et il en cite quelques exemples (ouvr. cit.). Ce langage extatique devait donc donner parfois l'impression d'une xénoglossie. Les cas de ce genre ne sont pas rares dans l'histoire de la glossolalie. Hérodote cite le fait, qu'il qualifie de fort extraordinaire, d'un inspiré d'Apollon qui, parlant généralement en grec, se met à vaticiner en carien (8:135). Dans sa biographie d'Alexandre Abonoticus, Lucien rapporte plusieurs traits de ce genre, et il conclut à l'imposture. Aurait-il raison, que ces détails présenteraient un intérêt comme imitant des automatismes réels ; mais l'on sait combien il est difficile de discerner, chez les désintégrés psychiques, la simulation de la vérité : c'est parfois un mélange où des psychologues spécialisés ne s'y reconnaissent pas toujours. Philostrate, moins sceptique, ajoute foi aux miracles de son héros, Apollonius de Tyane, auquel il fait dire : « Je sais toutes les langues des hommes sans en avoir appris aucune... j'ai même connaissance de ce qu'ils taisent ! » (Vita Apoll., 1:19). La supercherie se rencontre, ainsi que le pensait Lucien, mais elle laisse intacte l'expression spontanée d'une mantique ou d'une glossolalie qui se retrouvent à travers les âges, dans toutes les civilisations et chez tous les peuples (cf. Rohde, Psyché, 2).

Les primitifs sont généralement les plus aptes à entrer dans cet état automatique où l'esprit « in-trancé » donne libre cours au subconscient (cf. R. Allier, La conversion chez les non-civilisés ; Le non-civilisé et nous). Le chamanisme mongol présente un cas particulièrement intéressant par ses ressemblances avec les formes les plus élémentaires du nebiisme (prophétisme) hébreu (cf. Radloff, Das Schatnanentum)

2.

CHEZ LES HEBREUX

Les charismes de l'Église primitive trouvent, d'après Reuss, de frappantes analogies dans l'histoire d'Israël (Les Prophètes, I, p. 24). L'opinion fut assez répandue dans la théologie traditionnelle que les glossolales de l'Eglise primitive étaient les héritiers des prophètes hébreux. Elle se fondait sur la parole de Joël, citée par Pierre : (Ac 2:17) « Vos fils et vos filles prophétiseront. » En fait, l'histoire du prophétisme hébreu, surtout à ses débuts, offre de nombreux cas d'automatismes sensoriels ou moteurs procédant du même état de désintégration psychique. Il y a une mantique juive dont la désignation, comme chez les Grecs, est identique à celle du délire, de la démence ou de la folie. Le terme consacré : hithnabbé désigne également l'action du voyant qui prophétise, du devin qui vaticine, du poète qui chante, de l'inspiré qu'agite la possession divine, du fou qui fait entendre des propos incohérents ou qui se livre à des gestes désordonnés.

Le terme mechougga, qui veut dire insensé, est parfois appliqué aux prophètes. (cf. 1Sa 21:15,2Ro 9:11, Jer 29:26) Quand Moïse eut choisi les 70 anciens, l'Esprit de Dieu les saisit, et ils prophétisèrent sans pouvoir s'arrêter (No 11:25,30). Saül rencontre une troupe de prophètes et, contagionné, il se met à vaticiner ; il est changé en un autre homme (1Sa 10:6-10,18:10 19:19-24,1Ro 18:28 et suivants). L'histoire de Balaam bénissant Israël alors qu'il voulait le maudire (No 23-24) est un exemple d'automatisme prophétique (cf. Jos., Ant, IV, 6:5 ; Tert., Adv. Marc, 4:28).

Les chuchotements (metsaftsefim) ou sifflements, les marmottages des nécromants et des devins (voir Divination) du temps d'Ésaïe (Esa 8:19) sont peut-être voisins de la glossolalie rudimentaire, celle du chamanisme par exemple. Les nécromants imitaient, sans doute, la vox exigua (Virg., En., 2:492) des habitants du Cheol ; mais il faut remarquer que cette imitation répondrait parfaitement aux modifications du timbre de la voix qui accompagnent souvent le remplacement du moi officiel par une personnalité seconde. Le prophétisme supérieur n'a pas échappé aux désintégrations psychiques et aux automatismes les plus variés. La formule consacrée : ainsi parle l'Eternel, qui affirme si fortement l'origine du message et la réalité de Dieu, recouvre un fond riche et mouvant de faits psychologiques. L'impression de contrainte est l'un des éléments essentiels de l'inspiration prophétique (Am 3:8, Jer 20:9, Eze 2:2 3:14 8:1). Le faux prophète, c'est celui qui « prend sa langue » pour débiter des oracles de sa façon (Jer 23:31), tandis que le vrai prophète est saisi par Yahvé qui s'empare de sa langue, et lui met ses paroles dans la bouche (Jer 8:9). Il y a donc, même chez les Hébreux, une grande variété d'automatismes phoniques, depuis les plus élémentaires jusqu'aux plus élevés (le niveau spirituel étant, d'ailleurs, indépendant de la complexité). Voir Prophète, 2.

3.

DANS LE CHRISTIANISME POST-APOSTOLIQUE.

Justin Martyr affirme à plusieurs reprises que l'Église de son temps est encore dotée de charismes (Tryph., 82, 88, 39). Irénée mentionne la glossolalie comme un don prophétique répandu dans l'Église. Tertullien reproche aux Marcionites d'être dénués de charismes, et, notamment, de ne pouvoir produire de psaume, de vision, de prière « en extase, c'est-à-dire hors de sens » (1n ecstasi, id est amentia). Lui, au contraire, peut en invoquer un grand nombre (Adv. Marc, 5:8). Ailleurs Tertullien parle d'une soeur qui tombait en extase et qui unissait aux visions des entretiens mystiques avec les anges ou avec le Seigneur ; (cf. 1Co 14:2 13:1) elle entendait ainsi des mystères. (cf. 2Co 12:4) Le montanisme, auquel Tertullien finit par se rattacher, abonda en charismes divers, et notamment en manifestations glossolaliques. Montanus, d'après Épiphane (Hoer., 48:4), décrit ainsi l'inspiration, à la manière antique : « Voici, dit le Seigneur, l'homme est comme une lyre, et moi, comme l'archet, je m'élance vers elle. L'homme dort, mais je veille. C'est moi qui ôte de leur poitrine le coeur des hommes, et qui leur donne un coeur nouveau. » Un anonyme antimontaniste, cité par Eusèbe (H.E., V, 16:7), donne à entendre que le montanisme commença par des manifestations glossolaliques et divinatoires d'origine démoniaque. Montan et ses deux acolytes, les prophétesses Prisca et Maximilla, auraient ainsi reçu comme un charisme diabolique. Weinel signale des formules d'invocation utilisées chez les gnostiques et dont certaines ressemblent étrangement aux incantations des papyrus magiques. On peut se demander, effectivement, si les assemblages incohérents de syllabes qui ressemblent au babil d'un petit enfant n'auraient pas été primitivement « glossolales ».

A partir de la crise montaniste, l'Église prend nettement position contre le charisme des langues. « Le prophète ne doit pas parler en extase », tel est le titre significatif d'un écrit qui exprime la doctrine officielle (Miltiade, d'après Eusèbe, H.E., V, 17:1). Pour échapper au reproche d'infidélité à la tradition primitive, l'orthodoxie interprète dans le sens rationnel et rassis les passages dangereux du N.T. La conception de l'auteur des Actes sur le miracle xénoglossique de la Pentecôte est encore accentuée ; elle déborde sur les textes pourtant si expressifs et clairs de 1 Corinthiens. A propos de 1Co 14:22, Calvin déclare : « Le don des langues servait à la nécessité, afin que les Apostres ne fussent point empeschez par la diversité de langues qui est par les pays, de semer l'Évangile par tout le monde. » Il soutient cette opinion curieuse, reprise, plus curieusement encore, de nos jours, par Kohler (Rev. Montaub., nov. 1911) : le danger à Corinthe, c'était l'ostentation de ceux qui, par vanité, parlaient des « langues estranges », inconnues de leurs auditeurs.

Parmi les signes de possession démoniaque, le Rituel romain mentionne le fait de parler ou de comprendre une langue qu'on ne connaît pas (1gnofa lingua loqui pluribus verbis vel loquentem intelli-gere). Ce fut souvent un chef d'accusation dans les odieux procès en sorcellerie. Il y aurait ici un chapitre à écrire sur la doctrine et la chronique des contrefaçons diaboliques des charismes divins. On pourrait mentionner également les irruptions blasphématoires qui, souvent, par le jeu des lois psychologiques, furent la traduction négative de la doctrine ecclésiastique ; leur mécanisme est analogue à celui des irruptions charismatiques. Il est probable que Paul y fait allusion dans 1Co 12:3, lorsqu'il dénonce la formule d'exécration anathèma lésons (Jésus anathème). Comp, 1Co 3:16 et Ro 8:15 (cf. Weinel, Die Wirkungen des Geistes und der Geister, p. 72). La psychiatrie et la psychanalyse se sont efforcées de mettre au clair l'étrange processus de ces inversions, dont le type général est extrêmement fréquent sous des formes bien différentes (cf. Ribot, Les maladies de la volonté, pp. 73SS ; S. Freud, Introduction à la psychanalyse ; et divers ouvrages du même auteur).

Malgré les condamnations et les désaveux officiels, jamais la glossolalie n'a cessé de se manifester en marge de l'Église et même dans l'Église. Sainte Hildegarde et sainte Thérèse, saint Vincent Ferrier et saint Louis Bertrand, suivant l'histoire ou la légende, auraient « xénoglossé », ce qui rentre dans le même cadre et s'oppose formellement au rituel et à la discipline de Rome. On montre encore à Wiesbaden des spécimens manuscrits de la langue inconnue parlée par Hildegarde, et l'on y reconnaît sans peine la notation d'une glossolalie qui, pour avoir été subconsciente, n'en a pas moins obéi à certaines lois : celles de la mémoire, de l'association et de la formation du langage. Cependant c'est dans l'hérésie que se trouvera naturellement le terrain le plus favorable aux floraisons du parler en « langues ». Un renseignement succinct de Guilbert de Nogent permet de croire que les sectes cathares ont pratiqué la glossolalie.

Le prophétisme cévenol en offre de nombreux cas, parmi des manifestations extatiques fort variées. Les prophéties étaient généralement intelligibles et du type le plus élevé, ce qui les distingue très nettement des formes élémentaires de la glossolalie ; ce qui pourtant les en rapproche et les fait rentrer dans le même grand cadre, c'est qu'elles sont en deçà ou au delà des frontières du conscient habituel, et qu'elles s'en éloignent, suivant une dégradation ou une gradation insensibles, en direction de l'inconscient total. Isabeau Vincent et les petits prophètes du Dauphiné étaient dans un état nettement somnambulique lorsqu'ils recevaient leurs inspirations. « On la tire, on la pousse, on l'appelle, on la pique jusqu'au sang, on la pince, on la brûle, rien ne la réveille ; ainsi, elle est dans une entière privation de l'usage de tous les sens... » (Jurieu, au sujet d'Isabeau Vincent, dans ses Lettres Pastorales, t. 3, liv. 3, p. 59). Quant aux discours prononcés en état de semi-conscience par les inspirés des Cévennes, ils n'en gardent pas moins un caractère automatique bien accusé. « Tous ceux que l'inspiration fait parler ont ceci de commun, c'est que les paroles sont formées dans leur bouche sans qu'ils y contribuent par aucun dessein » (Théâtre sacré des Cévennes, p. 126). Voici, entre beaucoup, deux témoignages typiques par leur précision et par la personnalité des témoins : « Je déclare solennellement », dit Jean Cavalier, « et sur le serment que je fais devant Dieu, que les paroles qui sont prononcées par mes organes se forment sans dessein de ma part, et qu'elles découlent inopinément de ma bouche, sans que mon esprit participe à cette opération merveilleuse par aucune méditation précédente, ni par aucune volonté présente de parler sur le champ. » -- « Je sens », affirme Élie Marion, « que cet Esprit forme dans ma bouche les paroles qu'il me veut faire prononcer... Il y a des fois que le premier mot qui me reste à prononcer est déjà formé dans mon idée ; mais assez souvent, j'ignore comment finira le mot que l'Esprit m'a déjà fait commencer. Pendant que je parle, mon esprit fait attention à ce que ma bouche prononce, comme si c'était un discours récité par un autre » (Avertissements prophétiques, p. 6s).

Les prophètes cévenols, comme les inspirés de Corinthe, ont connu divers genres de « langues », dont certaines, qu'il fallait interpréter, ont pu faire penser à une xénoglossie (cf. déposition de Jacques Dubois, dans le Théâtre sacré..., p. 33 ; Antoine Court, dans ses Mémoires, au sujet de la prophétesse Thibaude). Elie Marion a pratiqué une sorte de glossolalie modulée, dont le type achevé sera donné dans le hwyl gallois (E. Marion, Avertissements...) Mais si les réveillés du Pays de Galles s'expriment souvent en gallois archaïque et presque oublié, les inspirés cévenols parlent généralement en bon français, qu'ils connaissent mal. Il y a donc, dans les deux cas (et d'ailleurs, malgré l'apparence, pour la même raison que, de part et d'autre, il s'agit du langage religieux), semi-xénoglossie, comme il y a tous les degrés d'automatismes et de subconscience (cf. Théâtre sacré..., p. 42).

-- (Sur les états extatiques, et, notamment, la glossolalie des prophètes cévenols, consulter encore : J. -D. Benoît, Les Prophètes huguenots, thèse Montauban 1910 ; divers ouvrages et art. de Ch. Bost, depuis ses Prédicants... des Cévennes, 1912, jusqu'à son édition des Mémoires inédits d'Abraham Mazel et d'Élie Marion..., 1931).

Non seulement la glossolalie n'a pas disparu, mais il n'est pas certain qu'elle ait décru avec la civilisation moderne. C'est même au XIX e et au XX e siècle que l'on en trouve le plus grand nombre de manifestations observées, dans divers mouvements protestants.

Il faut mentionner l'irvingisme et ses émissions phoniques (utterances). Edouard Irving (1792-1834), pasteur de l'Église d'Ecosse et prédicateur éminent, ayant subi l'influence de certains qui recherchaient et cultivaient tous les charismes de l'Église primitive, tomba dans l'illuminisme. Destitué, il fonda un groupe qu'il nomma l'Église apostolique. Il s'efforça d'y combiner des formes solennelles et la culture des charismes, de la glossolalie en particulier. Il voyait dans l'irruption glossolalique un signe de la présence de l'Esprit, quel que fût le genre de « langue ». L'historien Carlyle, qui avait été son ami, donne de l'un des étranges « meetings » une description scandalisée (Thomas Carlyle, J. -A. Froude, pp. 213-214). Les Irvingiens ne songeaient nullement à s'excuser de leurs manifestations, dont l'étrangeté leur apparaissait comme la marque même de l'Esprit. Irving est allé jusqu'à écrire que sans le caractère inintelligible des utterances, « rien ne prouverait que c'est bien l'Esprit saint qui parle et non pas un homme ». Son collaborateur le mieux doué, Baxter, décrit l'irruption glossolalique, dont il a fait l'expérience personnelle, en termes analogues à ceux du prophétisme huguenot ou de la mantique grecque : « Les organes de la prononciation étaient mis en mouvement... », c'était un mélange de sons incompréhensibles, mais qui paraissaient ordonnés, avec de temps à autre des mots latins ou français ; on crut parfois entendre de l'espagnol ou de l'italien, mais sans jamais en rien retenir. Il s'agissait donc d'une glossolalie à forme xénoglossique (cf. R. Baxter, Narrative of Facts..., p. 133).

Parmi les mouvements protestants ou autres qui ont connu et pratiqué la glossolalie, on peut mentionner les Adventistes millerites, vers 1840, aux États-Unis, et, dans le même pays, vers 1873, les Adventistes à charisme (Gift Adventists)  ; les Mormons, dont le fondateur, Joseph Smith (1805-1844), identifiait les émissions phoniques mystérieuses, dont ses adeptes et lui-même avaient été gratifiés, avec le « parler en langues » du N.T., et, plus haut encore, avec la langue primitive, celle d'Adam et Eve au jardin d'Éden. Les notations qui en ont été faites présentent un mélange d'expressions incompréhensibles, avec des formes empruntées à diverses langues : dialectes indiens, allemands, anglais, etc.

On peut signaler encore comme manifestant une forme de charisme glossolalique : les Shakers (=trembleurs) d'Amérique, ainsi dénommés parce qu'ils considéraient les automatismes gestuels comme le principal signe de la présence de l'Esprit ; divers mouvements russes issues de l'Église orthodoxe, mais totalement émancipées. Le Pentecôtisme, étroitement apparenté aux mouvements de Réveil, doit être mentionné avec eux.

Finney, le grand revivaliste américain, dont la valeur morale et religieuse ne se conteste pas, fut gratifié de la glossolalie ; mais il n'en abusa pas plus que saint Paul.

D'autres réveilleurs ou réveillés furent moins sages ; leur conduite était conséquente à leur conception de l'Esprit, de ses signes et de ses moyens. En 1841-42, à la suite d'un Réveil, déferle en Suède une véritable marée d'automatismes religieux, où les émissions phoniques tiennent une place essentielle. Le caractère morbide en est si net que l'on appelle ces états extatiques : la maladie du prédicateur (Predigerkrankheit). Les sujets atteints tombent habituellement sur le dos ; puis, en état de « trance », à demi ou totalement insensibles, ils poussent le « rop », le cri, c'est-à-dire une explosion de sons variés, de paroles et de chants qui dure parfois jusqu'à trois heures de suite. Enfin, c'est le réveil, sans aucun souvenir du rêve.

Au début du siècle, une ère de vastes et puissants mouvements religieux s'est ouverte avec une riche floraison de charismes, parmi lesquels, en bonne place, la glossolalie. En 1902, c'est le Réveil de Torrey et Alexander en Australie. En 1904, celui du Pays de Galles, caractérisé, ainsi qu'on l'a vu, par des automatismes phoniques, et notamment par le hwyl, sorte de cantilène plus ou moins cohérente, et qui surgit dans un état de moindre conscience. En 1905, l'action des Réveils australiens et gallois se fait sentir avec une extraordinaire puissance dans la mission galloise en Hindoustan. Une nouvelle Pentecôte, avec fracas d'ouragan, visions de flammes, de formes lumineuses, et manifestations glossolaliques aussi vives que variées, se répand comme une vague sur les assemblées. Le Saint-Esprit pénètre comme un feu visible dans les corps et les embrase sans les consumer : c'est le « baptême de feu », caractéristique de ce Réveil.

Le baptême de l'Esprit, dont un des signes est la glossolalie, accompagnée d'autres charismes et notamment de celui de guérison, caractérise ce mouvement revivaliste qui a pris le nom de Pentecôtisme. Il semble avoir débuté à Topeka (Kansas) en 1900, et, dès son origine, la glossolalie y prit une place essentielle. C'est au point que lorsqu'après ses premiers grands succès à Los Angeles, à Chicago, et du Texas au Canada, il fut importé en Allemagne en 1907, on l'appela « le mouvement des langues et de la Pentecôte » (Zungen und Pfingstbewegung). Suivant cette doctrine, le parler en langues est le signe constant du complet baptême, de l'Esprit, qui doit parfaire la simple réception de l'Esprit. Sans l'entière effusion spirituelle et son charisme, il manque à la vie chrétienne son faîte et sa couronne. L'Esprit peut être là ; mais il ne s'est pas encore répandu avec abondance et puissance. La description des réunions pentecôtistes en Amérique ou en Allemagne ressemble parfois singulièrement à celle que Carlyle faisait des meetings irvingiens ; il paraît même que le Pentecôtisme ait poussé, quelquefois, l'exaltation et l'illuminisme plus loin que l'irvingisme. Dans un mouvement de cette nature et de cette extension, il arrive immanquablement que se manifestent des courants assez variés suivant la personnalité des « leaders ». Cependant la doctrine des initiateurs continue à donner le ton, et si rien ne la contrecarre, elle déroule ses conséquences normales. Or, les manifestations extatiques, même les plus choquantes, décrites par de nombreux et impartiaux observateurs, sont dans la ligne des principes, à telles enseignes que nul Pentecôtiste orthodoxe ne songerait à s'en excuser, puisqu'il y voit la marque de l'Esprit.

Excitation, délire, cris, sifflements, rugissements, chutes, automatismes somatiques, où l'individu, homme ou femme, perd totalement conscience de sa dignité, n'ont point laissé indifférent un psychologue religieux aussi averti qu'Eddison Mosiman ; son psychisme robuste en a été remué. Dans la richesse de ses manifestations variées, le Pentecôtisme présente, en abondance, tous les faits signalés au cours de cet historique. Des exemples typiques ont été relevés par les observateurs ; ils constituent, pour le psychologue, des documents d'un grand intérêt. On signale également la glossolalie psalmodiée ou chantée sous des formes diverses, dont certaines sont analogues au hwyl gallois, tandis que d'autres en sont bien différentes. On a même observé ce que l'on pourrait appeler la « glossographie » ou la « xénographie ». Une fillette de dix ans, Irène Piper, de Chicago, parlait en langues ; on lui donna de quoi écrire, et elle se mit à tracer, automatiquement, dans le sens vertical, deux pages d'hiéroglyphes que l'on prit pour du chinois, et qu'elle aurait été bien incapable d'imaginer ou d'écrire à l'état de veille.

Le processus de propagation de la glossolalie présente un très grand intérêt. Ici encore, le Pentecôtisme a donné lieu à de précieuses observations qui confirment les renseignements de l'histoire. On rencontre tous les cas : ceux d'acquisition ardemment désirée, invoquée, recherchée, mais sans technique particulière ; ceux d'invasion brutale après lutte et refus du moi officiel. Les expériences, relatées par eux-mêmes, des pasteurs A. -E. Street du mouvement américain, ou Paul du mouvement allemand, sont caractéristiques entre bien d'autres. Elles reproduisent, parfois, jusqu'aux termes des témoignages des prophètes camisards et de la mantique de tous les temps et de tous les pays. C'est toujours la première impression, avant que le sujet ait perdu conscience, d'être saisi, agi par une puissance irrésistible : « Une force extraordinaire me tint courbé à terre... ma mâchoire inférieure se mit à remuer toute seule, ainsi que ma langue ; la puissance me pénétra comme un flot... et je parlai en langues... » (M.W., ancien dans une station missionnaire de Chicago) ; « ... la forme du Seigneur vint sur moi, et, pendant tout le jour, ne cessa de travailler mon corps... un travail si intense se produisait déjà dans ma bouche que mes mâchoires, ma langue et mes lèvres faisaient des mouvements sans que j'y fusse pour rien ; quand j'essayai de parler à haute voix, c'était en vain : aucun mot allemand ne correspondait aux positions prises par les organes buccaux ; et les mots des autres langues connues de moi ne s'y adaptaient pas davantage... je compris que ma bouche parlait silencieusement dans une langue étrangère ; il me sembla qu'il se formait dans mes poumons un organe qui émettait des sons adaptés aux positions successives de ma bouche en mouvement. Il fallait que cela se fît avec une grande rapidité..., les sons semblaient sortir en tourbillonnant ; ainsi apparut une langue singulière qui fut prise pour du chinois ; dès lors, les glossolalies se succédèrent » (pasteur Paul, de Steglitz, personnalité marquante du Pentecôtisme allemand).

Il faut signaler aussi le développement de la glossolalie par l'exercice, qui la rend de plus en plus facile et complexe. « Oh ! attendez », disait un évangéliste pentecôtiste au sujet d'une femme qui balbutiait comme un nourrisson, « le Saint-Esprit en tirera bientôt quelque chose de mieux. »

Les émissions glossolaliques sont généralement accompagnées de phénomènes somatiques divers : chute brusque, mouvements de rotation, contractions musculaires, convulsions, tremblements, etc. Ces faits sont considérés comme des signes de la présence et de la puissance de l'Esprit : »... quand je remarquais que des sourcils ou des paupières s'agitaient d'une certaine façon, je savais que cela venait de Dieu » (témoignage d'une femme pentecôtiste). Des automatismes sensoriels variés entrent également dans le cortège habituel des émissions glossolaliques : visions, auditions, impressions tactiles, etc. et même cénesthésiques. Le don de guérison est signalé partout, et il a même été question de plusieurs cas de résurrection.

--Prévisions, prédictions, seconde vue, lecture de pensée, et toutes manifestations semblables, accompagnent également le mouvement des langues ou de la Pentecôte.

Le charisme de discernement des esprits est également pratiqué par les Pentecôtistes et leur sert à déceler les glossolalies démoniaques, pour exorciser les esprits parleurs. L'exorcisme est d'ailleurs couramment utilisé contre la maladie. C'est ainsi que procède l'introducteur du Pentecôtisme en France ; nous l'avons entendu, en 1932. Il est juste de reconnaître que jusqu'ici ses réunions, d'ailleurs généralement encadrées dans l'Eglise locale qui le reçoit ou qui choisit le parti de l'accueillir au lieu de s'opposer à lui, n'ont pas donné lieu aux manifestations surprenantes plus haut signalées.

Enfin le charisme d'interprétation va de pair avec celui des langues, qu'il soit donné au glossolale ou à d'autres. Il présente, lui aussi, ses processus d'invasion et ses modalités ; la traduction peut être soufflée, parlée, suggérée, ou même inscrite devant les yeux de l'interprète comme sur un tableau.

Il serait facile de multiplier indéfiniment les exemples historiques déjà nombreux, mais sans rien ajouter d'essentiel. De leur ensemble se dégage, une impression perplexe sur les faits extatiques en général, et sur la glossolalie en particulier ; mais on ne peut juger sainement de l'histoire sans en avoir au moins tenté la psychologie.

Révision Yves Petrakian 2005

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Versets relatifs

    • Nombres 11

      25 Yahweh came down in the cloud, and spoke to him, and took of the Spirit that was on him, and put it on the seventy elders: and it happened that when the Spirit rested on them, they prophesied, but they did so no more.
      30 Moses went into the camp, he and the elders of Israel.

      Nombres 23

      1 Balaam said to Balak, "Build me here seven altars, and prepare me here seven bulls and seven rams."
      2 Balak did as Balaam had spoken; and Balak and Balaam offered on every altar a bull and a ram.
      3 Balaam said to Balak, "Stand by your burnt offering, and I will go: perhaps Yahweh will come to meet me; and whatever he shows me I will tell you." He went to a bare height.
      4 God met Balaam: and he said to him, "I have prepared the seven altars, and I have offered up a bull and a ram on every altar."
      5 Yahweh put a word in Balaam's mouth, and said, "Return to Balak, and thus you shall speak."
      6 He returned to him, and behold, he was standing by his burnt offering, he, and all the princes of Moab.
      7 He took up his parable, and said, "From Aram has Balak brought me, the king of Moab from the mountains of the East. Come, curse Jacob for me. Come, defy Israel.
      8 How shall I curse whom God has not cursed? How shall I defy whom Yahweh has not defied?
      9 For from the top of the rocks I see him. From the hills I see him. Behold, it is a people that dwells alone, and shall not be reckoned among the nations.
      10 Who can count the dust of Jacob, or number the fourth part of Israel? Let me die the death of the righteous! Let my last end be like his!"
      11 Balak said to Balaam, "What have you done to me? I took you to curse my enemies, and behold, you have blessed them altogether."
      12 He answered and said, "Must I not take heed to speak that which Yahweh puts in my mouth?"
      13 Balak said to him, "Please come with me to another place, where you may see them; you shall see but the utmost part of them, and shall not see them all: and curse me them from there."
      14 He took him into the field of Zophim, to the top of Pisgah, and built seven altars, and offered up a bull and a ram on every altar.
      15 He said to Balak, "Stand here by your burnt offering, while I meet over there."
      16 Yahweh met Balaam, and put a word in his mouth, and said, "Return to Balak, and say this."
      17 He came to him, and behold, he was standing by his burnt offering, and the princes of Moab with him. Balak said to him, "What has Yahweh spoken?"
      18 He took up his parable, and said, "Rise up, Balak, and hear! Listen to me, you son of Zippor.
      19 God is not a man, that he should lie, nor the son of man, that he should repent. Has he said, and will he not do it? Or has he spoken, and will he not make it good?
      20 Behold, I have received a command to bless. He has blessed, and I can't reverse it.
      21 He has not seen iniquity in Jacob. Neither has he seen perverseness in Israel. Yahweh his God is with him. The shout of a king is among them.
      22 God brings them out of Egypt. He has as it were the strength of the wild ox.
      23 Surely there is no enchantment with Jacob; Neither is there any divination with Israel. Now it shall be said of Jacob and of Israel, What has God done!
      24 Behold, the people rises up as a lioness, As a lion he lifts himself up. He shall not lie down until he eat of the prey, and drinks the blood of the slain."
      25 Balak said to Balaam, "Neither curse them at all, nor bless them at all."
      26 But Balaam answered Balak, "Didn't I tell you, saying, 'All that Yahweh speaks, that I must do?'"
      27 Balak said to Balaam, "Come now, I will take you to another place; perhaps it will please God that you may curse me them from there."
      28 Balak took Balaam to the top of Peor, that looks down on the desert.
      29 Balaam said to Balak, "Build me here seven altars, and prepare me here seven bulls and seven rams."
      30 Balak did as Balaam had said, and offered up a bull and a ram on every altar.

      Nombres 24

      1 When Balaam saw that it pleased Yahweh to bless Israel, he didn't go, as at the other times, to meet with enchantments, but he set his face toward the wilderness.
      2 Balaam lifted up his eyes, and he saw Israel dwelling according to their tribes; and the Spirit of God came on him.
      3 He took up his parable, and said, "Balaam the son of Beor says, the man whose eye was closed says;
      4 he says, who hears the words of God, who sees the vision of the Almighty, falling down, and having his eyes open:
      5 How goodly are your tents, Jacob, and your tents, Israel!
      6 As valleys they are spread forth, as gardens by the riverside, as aloes which Yahweh has planted, as cedar trees beside the waters.
      7 Water shall flow from his buckets. His seed shall be in many waters. His king shall be higher than Agag. His kingdom shall be exalted.
      8 God brings him out of Egypt. He has as it were the strength of the wild ox. He shall eat up the nations his adversaries, shall break their bones in pieces, and pierce them with his arrows.
      9 He couched, he lay down as a lion, as a lioness; who shall rouse him up? Everyone who blesses you is blessed. Everyone who curses you is cursed."
      10 Balak's anger was kindled against Balaam, and he struck his hands together; and Balak said to Balaam, "I called you to curse my enemies, and, behold, you have altogether blessed them these three times.
      11 Therefore now flee you to your place! I thought to promote you to great honor; but, behold, Yahweh has kept you back from honor."
      12 Balaam said to Balak, "Didn't I also tell your messengers who you sent to me, saying,
      13 'If Balak would give me his house full of silver and gold, I can't go beyond the word of Yahweh, to do either good or bad of my own mind. I will say what Yahweh says'?
      14 Now, behold, I go to my people: come, I will inform you what this people shall do to your people in the latter days."
      15 He took up his parable, and said, "Balaam the son of Beor says, the man whose eye was closed says;
      16 he says, who hears the words of God, knows the knowledge of the Most High, and who sees the vision of the Almighty, Falling down, and having his eyes open:
      17 I see him, but not now. I see him, but not near. A star will come out of Jacob. A scepter will rise out of Israel, and shall strike through the corners of Moab, and break down all the sons of Sheth.
      18 Edom shall be a possession. Seir, his enemies, also shall be a possession, while Israel does valiantly.
      19 Out of Jacob shall one have dominion, and shall destroy the remnant from the city."
      20 He looked at Amalek, and took up his parable, and said, "Amalek was the first of the nations, But his latter end shall come to destruction."
      21 He looked at the Kenite, and took up his parable, and said, "Your dwelling place is strong. Your nest is set in the rock.
      22 Nevertheless Kain shall be wasted, until Asshur carries you away captive."
      23 He took up his parable, and said, "Alas, who shall live when God does this?
      24 But ships shall come from the coast of Kittim. They shall afflict Asshur, and shall afflict Eber. He also shall come to destruction."
      25 Balaam rose up, and went and returned to his place; and Balak also went his way.

      1 Samuel 10

      6 and the Spirit of Yahweh will come mightily on you, and you shall prophesy with them, and shall be turned into another man.
      7 Let it be, when these signs have come to you, that you do as occasion shall serve you; for God is with you.
      8 "You shall go down before me to Gilgal; and behold, I will come down to you, to offer burnt offerings, and to sacrifice sacrifices of peace offerings: you shall wait seven days, until I come to you, and show you what you shall do."
      9 It was so, that when he had turned his back to go from Samuel, God gave him another heart: and all those signs happened that day.
      10 When they came there to the hill, behold, a band of prophets met him; and the Spirit of God came mightily on him, and he prophesied among them.

      1 Samuel 21

      15 Do I lack madmen, that you have brought this fellow to play the madman in my presence? Shall this fellow come into my house?"

      Esaïe 8

      19 When they tell you, "Consult with those who have familiar spirits and with the wizards, who chirp and who mutter:" shouldn't a people consult with their God? Should they consult the dead on behalf of the living?

      Jérémie 8

      9 The wise men are disappointed, they are dismayed and taken: behold, they have rejected the word of Yahweh; and what kind of wisdom is in them?

      Jérémie 20

      9 If I say, I will not make mention of him, nor speak any more in his name, then there is in my heart as it were a burning fire shut up in my bones, and I am weary with forbearing, and I can't.

      Jérémie 23

      31 Behold, I am against the prophets, says Yahweh, who use their tongues, and say, He says.

      Jérémie 29

      26 Yahweh has made you priest in the place of Jehoiada the priest, that there may be officers in the house of Yahweh, for every man who is mad, and makes himself a prophet, that you should put him in the stocks and in shackles.

      Ezéchiel 2

      2 The Spirit entered into me when he spoke to me, and set me on my feet; and I heard him who spoke to me.

      Ezéchiel 3

      14 So the Spirit lifted me up, and took me away; and I went in bitterness, in the heat of my spirit; and the hand of Yahweh was strong on me.

      Ezéchiel 8

      1 It happened in the sixth year, in the sixth month, in the fifth day of the month, as I sat in my house, and the elders of Judah sat before me, that the hand of the Lord Yahweh fell there on me.

      Amos 3

      8 The lion has roared. Who will not fear? The Lord Yahweh has spoken. Who can but prophesy?

      Actes 2

      17 'It will be in the last days, says God, that I will pour out my Spirit on all flesh. Your sons and your daughters will prophesy. Your young men will see visions. Your old men will dream dreams.

      Romains 8

      15 For you didn't receive the spirit of bondage again to fear, but you received the Spirit of adoption, by whom we cry, "Abba ! Father!"

      Romains 9

      11 For being not yet born, neither having done anything good or bad, that the purpose of God according to election might stand, not of works, but of him who calls,

      1 Corinthiens 3

      16 Don't you know that you are a temple of God, and that God's Spirit lives in you?

      1 Corinthiens 12

      3 Therefore I make known to you that no man speaking by God's Spirit says, "Jesus is accursed." No one can say, "Jesus is Lord," but by the Holy Spirit.

      1 Corinthiens 14

      2 For he who speaks in another language speaks not to men, but to God; for no one understands; but in the Spirit he speaks mysteries.
      22 Therefore other languages are for a sign, not to those who believe, but to the unbelieving; but prophesying is for a sign, not to the unbelieving, but to those who believe.
      23 If therefore the whole assembly is assembled together and all speak with other languages, and unlearned or unbelieving people come in, won't they say that you are crazy?

      2 Corinthiens 12

      4 how he was caught up into Paradise, and heard unspeakable words, which it is not lawful for a man to utter.
    • Nombres 11

      Nombres 23

      1

      Le sacrifice de Balak, Balaam prononce une bénédiction au lieu de maudire Israël. (Nombres 23:1-10)
      La déception de Balak, le deuxième sacrifice, Balaam bénit de nouveau Israël. (Nombres 23:11-30)

      Alors que le camp d'Israël était bien en vue, Balaam ordonna que l'on construisit sept autels, pour sacrifier sur chacun d'eux, un bœuf et un bélier. Remarquez combien la superstition peut rendre sot, au point de croire que Dieu est à la disposition des volontés humaines ! La malédiction s'est transformée en bénédiction, par la Toute Puissance divine, et à cause de l'amour de ce Dernier pour Israël. Dieu décida de manifester Sa propre gloire, par l'intermédiaire de Balaam : Il le rencontra directement. Qui aurait pu défier Dieu et Israël, après avoir entendu les paroles que l'Éternel avait placées dans la bouche de Balaam ? Ces propos édifiants ne pouvaient conduire qu'à adorer Dieu ; en fait, il sera donné à chacun de ces hommes, selon la teneur de leurs paroles. Celui qui a pu faire parler l'ânesse, empêchant ainsi celui qui la montait de brutaliser cet animal, a placé dans la bouche de Balaam des propos qui allaient à l'encontre de son cœur. Il s'agissait là d'un grand miracle. Balaam prononça en fait une bénédiction sur Israël ! Il avoue même ne pas vouloir s'opposer davantage à la volonté divine. Il annonce qu'Israël est heureux d'être le « peuple de Dieu », étant ainsi mis à part des autres nations.

      Les Israélites, malgré leur petit nombre, étaient satisfaits de se voir respectés. Tout allait bien pour eux ! La mort est la dernière étape que les hommes doivent franchir ; même le « juste » doit mourir : cela peut nous encourager à réfléchir, de voir dans ce texte, Balaam songer à sa propre mort. Son discours est celui d'une âme bénie, non seulement pendant sa vie durant, mais aussi, dans l'avenir, après la mort.

      Cette pensée peut même faire préférer la mort à la vie, voir Philippiens 1:21* ; Balaam prononça de réelles bénédictions pour Israël, non seulement pendant sa vie ici-bas, mais aussi pour le futur. Beaucoup désirent mourir en tant que « justifiés par Dieu », sans toutefois pratiquer la piété durant leur vie ; heureux seront ceux à la fois justifiés et pieux, leur vie durant !

      Le discours de Balaam ne fut en fait qu'un souhait et non une Prière ; ce fut un vain désir, n'espérant qu'une heureuse destinée pour le peuple hébreu, sans toutefois se soucier des moyens pour y parvenir. Beaucoup cherchent à apaiser leur âme en essayant de se confier en l'avenir, sur de faux espoirs, tout en négligeant le chemin du salut, le seul moyen par lequel le pécheur peut être justifié devant Dieu !

      * Note du traducteur : cette référence a été ajoutée au commentaire original, pour en faciliter la compréhension.

      11 Balak était en colère contre Balaam. Une telle confession de Balaam, ce prophète douteux essayant de contrer les ordres divins, ne pouvait en effet qu'irriter Balak, ce prince malintentionné. Pour une deuxième fois, la malédiction prévue initialement, fut transformée en bénédiction ; cette dernière fut d'ailleurs plus marquée que la précédente !

      Les hommes changent souvent d'avis et contredisent parfois leurs propres paroles prononcées initialement ; Dieu, quant à Lui, ne change jamais ce qu'Il émet, Il accomplit toujours Ses promesses. Quand dans Sa Parole, l'Éternel demande de se repentir, cela signifie qu'il n'est pas question pour Lui de modifier Ses intentions ; les seuls changements qu'Il peut éventuellement opérer concernent la façon d'accomplir Ses desseins. Jacob, par exemple, a péché ; Dieu le constata ; il n'y avait rien de pire pour le patriarche : il risquait, s'il persistait, d'être abandonné à sa propre ruine.

      Si le Seigneur constate que nous nous confions en Sa grâce, Il nous offrira Son Salut ; si nous abandonnons nos convoitises et notre rébellion contre le ciel, nous pourrons alors Le servir et Le glorifier ; nous pourrons être certains que si Christ nous a acceptés, suite à notre repentance, nos péchés seront alors tous pardonnés. Quand on songe à la Grâce, à la Providence, au merveilleux Amour rédempteur, au Pardon miséricordieux et à la nouvelle créature spirituelle que nous sommes, que ces choses sont merveilleuses !

      Balak ne désirait pas vraiment qu'Israël courre à sa perte, quant à Balaam, il montrait résolument qu'il était préférable de craindre l'Éternel que d'être anéanti par Sa toute Puissance. Dès que Balaam montra qu'il ne maudirait pas Israël, Balak estima en fait, qu'il était préférable pour lui de se taire.

      Malgré le fait que le cœur humain soit livré à lui-même, les conseils divins demeurent toujours. Prenons la résolution de ne pas nous confier en de vaines promesses, dans lesquelles il n'y a aucune espérance possible. Appuyons-nous plutôt sur celles que Christ, la Vérité, nous a révélées et persévérons avec sérieux, dans l'exercice de la prière, Luc 18:1.

      Nombres 24

      1

      Balaam cesse de prononcer ses divinations, il prophétise sur le bonheur d'Israël. (Nombres 24:1-9)
      Balak se met en colère contre Balaam. (Nombres 24:10-14)
      Les prophéties de Balaam. (Nombres 24:15-25)

      Balaam ne s'exprimait pas tout à fait selon ses propres convictions car l'Esprit dirigeait en fait ses propos.

      Beaucoup de personnes ont leurs yeux bien ouverts, alors que leur cœur reste toujours endurci ; elles sont éclairées par le message divin, mais n'en sont pas pour autant sanctifiées. La connaissance de la Parole peut enfler le cœur des hommes ; elle leur révèle la réalité de l'enfer, mais ils se dirigent quand même dans cette terrible direction, les yeux grand ouverts.

      Ces bénédictions de Balaam sont à peu près les mêmes que celles qu'il avait prononcées précédemment. Le personnage admira la beauté d'Israël. La droiture et le fait de ne pas douter sont les qualités excellentes, que les voisins d'Israël lui enviaient. Israël est un peuple qui fructifie et qui s'accroît, il connaît l'honneur et il va de l'avant. Il sait reconnaître le chemin parcouru et quels ont été ses alliés. C'est un peuple courageux, qui marche en sécurité. Il est renommé pour sa droiture, tel un lion, non pas quand il attaque ses ennemis, mais quand il est au repos : en fait c'est Dieu, Lui-même qui permet à ce peuple de demeurer en sécurité et cela impressionne les pays voisins. L'Éternel considère que tout ce qui est fait à Israël, soit bien, soit mal, est en fait adressé à Lui-même.

      10 La dernière tentative de Balaam pour maudire Israël, se termina. Balak, vexé, exprima toute sa rage contre Balaam. Ce dernier avait en fait une excellente excuse : Dieu l'avait empêché de dire ce qu'il pensait, tout en le contraignant à bénir Israël !
      15 Balaam, animé par l'Esprit de prophétie, prédit la prospérité et la domination du peuple d'Israël. Le personnage se vante d'avoir enfin les yeux ouverts ! Autrefois, on appelait les prophètes, des voyants.

      Beaucoup entendent la Parole sans y prêter attention ni discerner la présence divine. Balaam connaissait la pensée du Très Haut. Un homme peut très bien connaître la pensée de Dieu, tout en étant, par désobéissance, dépourvu de Sa grâce. Balaam appelait l'Éternel « le Dieu Tout Puissant ». Personne, dans son entourage, ne pouvait à l'époque exprimer un plus grand respect envers Dieu, malgré le fait qu'il ne ressentait pas vis-à-vis de ce Dernier, une crainte ou un amour réels et que sa foi n'avait rien d'extraordinaire.

      Dans la mesure où un homme se rapproche des cieux, il peut s'en trouver très près, sans toutefois y être ! Cette prophétie décrit l'Éternel, qui se trouve être la « Couronne » et la « Gloire » du peuple d'Israël et plus tard, dans une certaine mesure, du roi David. Mais ce discours annonce également le côté merveilleux de notre Seigneur Jésus, le Messie promis.

      Balaam était en fait un mauvais homme : il voyait bien Christ, tout en restant éloigné de Dieu ; il ne le voyait pas comme Job, qui le discernait comme son Rédempteur personnel. Quand Jésus viendra sur les nuées, tout œil le verra ; mais beaucoup le verront comme cet homme riche, qui en enfer, voyait au loin Abraham. Christ sortira de Jacob et d'Israël, telle une Étoile et un Sceptre : l'Étoile représentera Sa Gloire et Son éclat, le Sceptre, toute Sa Puissance et Son Autorité. Christ sera le Roi, non seulement de Jacob et d'Israël, mais du monde entier ; tous seront alors gouvernés par Son Sceptre d'or, ou mis en pièces par Sa Verge de fer.

      Balaam prophétisa sur les Amalécites et les Kéniens, des peuples qu'il ne connaissait pas : même cachés dans le creux des rochers, ils ne pourront subsister, face à la Puissance de l'Éternel. Cette prophétie s'étend même jusqu'aux confins des civilisations Grecques et Romaines, annonçant les œuvres grandioses que l'Éternel accomplira avec ces nations. Ces événements seront si terribles que personne ne pourra en réchapper. Ceux qui survivront, seront comme arrachés du feu de la destruction. Que Dieu puisse nous préparer à supporter ces événements terrifiants !

      Au lieu de proférer des blasphèmes sur l'église, Balaam maudit d'abord Amalek, puis Rome, le dernier ennemi du peuple de Dieu. Non seulement Rome, dans son contexte païen, mais aussi dans la Papauté : l'antichrist et toutes les puissances qui l'entourent.

      Posons-nous cette question : est-ce que par nos connaissances, notre expérience ou notre profession, nous surpassons Balaam ? Aucune parole dite avec empressement, même dans la prédication ou la prière, ou sur la connaissance de la prophétie, n'est en fait différente ou supérieure aux vantardises de ceux qui se disent ennemis de Dieu et qui pratiquent l'injustice. La simple dépendance envers le Sang rédempteur, la Grâce qui nous sanctifie et la soumission à la Volonté divine, les efforts constants à glorifier Dieu et à aider Son peuple, ne sont peut-être pas des actes qui brillent par leur splendeur aux yeux du monde, mais qui sont en réalité des dons spirituels merveilleux, qui accompagnent notre salut. Aucun hypocrite n'est capable d'exercer de tels agissements. Le plus petit des croyants possède déjà un minimum de ces dons et aspire en fait, par la prière, à en posséder davantage.

      1 Samuel 10

      9 Tous les signes que Samuel avait prédits à Saül, s'accomplirent le jour même ; ce dernier constata que Dieu lui avait donné un autre cœur et une autre disposition d'esprit.

      Malgré tout, cette manifestation extérieure de dévotion, et ce changement soudain purent peut-être inciter le futur roi à une certaine prudence ; Saül parmi les prophètes, restait toujours le même ! L'onction qu'il reçut restait toujours pour lui une cérémonie privée. Il laissa à Dieu le soin de continuer Son œuvre, par l'intermédiaire de Samuel : le futur roi voulut rester discret et voir comment allait se dérouler la suite des événements.

      1 Samuel 21

      Esaïe 8

      Jérémie 8

      Jérémie 20

      Jérémie 23

      Jérémie 29

      Ezéchiel 2

      Ezéchiel 3

      Ezéchiel 8

      1

      Les idolâtries commises par les dirigeants Juifs. (Ezéchiel 8:1-6)
      Les superstitions auxquelles les Juifs étaient soumis, les incitant à rechercher ce que faisaient les Égyptiens. (Ezéchiel 8:7-12)
      Les Phéniciens. (Ezéchiel 8:13,14)
      Les Perses. (Ezéchiel 8:15,16)
      L’horreur de leur péché. (Ezéchiel 8:17,18)

      La main du Seigneur « saisit » Ézéchiel et, par une vision, le transporta en esprit à Jérusalem : dans la cour intérieure du temple, on préparait un endroit pour vénérer une idole. Toute la scène fut présentée au prophète sous la forme de cette vision.

      S'il plait à Dieu de révéler à un homme (comme Ézéchiel), une représentation aussi nette et distincte de Sa Gloire et de Sa Majesté, ainsi que toutes les abominations commises dans Jérusalem, on est alors en droit de supposer que la Justice et la Rétribution divines infligées à la nation d’Israël, seront à la mesure de cette révélation.

      Amos 3

      Actes 2

      Romains 8

      Romains 9

      1 Corinthiens 3

      16 Il apparaît, dans d'autres parties de l'épître aux Corinthiens, que de faux docteurs enseignaient des doctrines profanes. Un tel enseignement ne pouvait que corrompre, polluer et détruire l’édification des chrétiens d’alors. Elle devait être gardée pure et sainte devant Dieu. Ceux qui ont répandu ces vains principes, ont profané l'église de Corinthe, provoquant par là leur propre destruction.

      Christ, par son Esprit, « demeure » dans chaque véritable croyant. Les chrétiens sont saints, selon leur profession de foi : ils doivent en conséquence, rester purs et « propres », à la fois dans leur cœur comme dans leurs conversations. Celui qui estime être « le temple du Saint-Esprit », mais qui, cependant, ne se sent pas concerné par la recherche de sa sanctification personnelle, ni par la paix et la pureté au sein de l'église, se trompe en fait lui-même.

      1 Corinthiens 12

      1 Corinthiens 14

      2 Corinthiens 12

    • Nombres 11

      25 L'Eternel descendit dans la nuée et parla à Moïse. Il prit de l'Esprit qui était sur lui et le mit sur les 70 anciens. Dès que l'Esprit reposa sur eux, ceux-ci prophétisèrent, mais ce ne fut que momentané.
      30 Et Moïse retourna dans le camp, ainsi que les anciens d'Israël.

      Nombres 23

      1 Balaam dit à Balak : « Construis-moi ici 7 autels et prépare-moi ici 7 taureaux et 7 béliers. »
      2 Balak fit ce que Balaam avait dit, et Balak et Balaam offrirent un taureau et un bélier sur chaque autel.
      3 Balaam dit à Balak : « Tiens-toi près de ton holocauste, tandis que je m'éloignerai. Peut-être que l'Eternel viendra à ma rencontre. Je te dirai alors ce qu'il me révélera. » Et il se rendit sur une hauteur.
      4 Dieu vint à la rencontre de Balaam et Balaam lui dit : « J'ai dressé 7 autels et j'ai offert un taureau et un bélier sur chaque autel. »
      5 L'Eternel mit des paroles dans la bouche de Balaam et lui dit : « Retourne vers Balak et transmets-lui ce message. »
      6 Balaam retourna vers Balak ; celui-ci se tenait près de son holocauste avec tous les chefs de Moab.
      7 Balaam prononça son oracle : « Balak m'a fait descendre d'Aram, le roi de Moab m'a fait descendre des montagnes de l'Orient. ‘Viens, maudis Jacob pour moi ! Viens, irrite-toi contre Israël !’
      8 Comment pourrais-je maudire celui que Dieu n'a pas maudit ? Comment pourrais-je être irrité quand l'Eternel n'est pas irrité ?
      9 Je le vois du sommet des rochers, je le contemple du haut des collines : c'est un peuple qui habite à part et qui ne fait pas partie des nations.
      10 Qui peut compter la poussière de Jacob et dire à quel nombre correspond le quart d'Israël ? Que je meure de la mort des justes et que ma fin soit semblable à la leur ! »
      11 Balak dit à Balaam : « Que m'as-tu fait ? Je t'ai engagé pour maudire mon ennemi et voici que tu le bénis ! »
      12 Il répondit : « Ne veillerai-je pas à dire ce que l'Eternel met dans ma bouche ? »
      13 Balak lui dit : « Viens donc avec moi à un autre endroit d'où tu le verras. Tu n'en verras qu'une partie, tu ne le verras pas dans son entier. Et de là maudis-le pour moi. »
      14 Balak conduisit Balaam au champ de Tsophim, sur le sommet du Pisga. Il construisit 7 autels et offrit un taureau et un bélier sur chaque autel.
      15 Balaam dit à Balak : « Tiens-toi ici, près de ton holocauste, tandis que j'irai à la rencontre de Dieu. »
      16 L'Eternel vint à la rencontre de Balaam. Il mit des paroles dans sa bouche et lui dit : « Retourne vers Balak et transmets ce message. »
      17 Balaam retourna vers Balak ; celui-ci se tenait près de son holocauste avec les chefs de Moab. Balak lui demanda : « Qu'est-ce que l'Eternel a dit ? »
      18 Balaam prononça son oracle : « Lève-toi, Balak, écoute ! Prête-moi l'oreille, fils de Tsippor !
      19 Dieu n'est pas un homme pour mentir, ni le fils d'un homme pour revenir sur sa décision. Ce qu'il a dit, ne le fera-t-il pas ? Ce qu'il a déclaré, ne l'accomplira-t-il pas ?
      20 » Voici, j'ai reçu l'ordre de bénir : il a béni, je ne révoquerai pas sa décision.
      21 Il n'aperçoit pas de mal en Jacob, il ne voit pas d'injustice en Israël. L'Eternel, son Dieu, est avec lui ; chez lui retentit l’acclamation réservée au roi.
      22 Dieu les a fait sortir d'Egypte, il possède la force du buffle.
      23 » La magie ne peut rien contre Jacob, ni la divination contre Israël. Au moment fixé, on dit à Jacob et à Israël ce que Dieu a fait.
      24 C'est un peuple qui se lève comme une lionne et qui se dresse comme un lion. Il ne se couche pas tant qu'il n’a pas dévoré sa proie et bu le sang de ses victimes. »
      25 Balak dit à Balaam : « Si tu ne le maudis pas, au moins ne le bénis pas ! »
      26 Balaam répondit à Balak : « Ne t'ai-je pas dit que je ferais tout ce que l'Eternel dirait ? »
      27 Balak dit à Balaam : « Viens donc, je vais te conduire à un autre endroit. Peut-être Dieu trouvera-t-il bon que de là tu maudisses ce peuple pour moi. »
      28 Balak conduisit Balaam sur le sommet du Peor, d’où l’on domine le désert.
      29 Balaam dit à Balak : « Construis-moi ici 7 autels et prépare-moi ici 7 taureaux et 7 béliers. »
      30 Balak fit ce que Balaam avait dit et offrit un taureau et un bélier sur chaque autel.

      Nombres 24

      1 Balaam vit qu’il plaisait à l'Eternel de bénir Israël et il n'alla pas, comme les autres fois, à la rencontre de pratiques magiques. En revanche, il se tourna du côté du désert.
      2 En levant les yeux, Balaam vit Israël qui campait par tribus. Alors l'Esprit de Dieu fut sur lui.
      3 Balaam prononça son oracle : « Déclaration de Balaam, fils de Beor, déclaration de l'homme qui a l'œil ouvert,
      4 déclaration de celui qui entend les paroles de Dieu, de celui qui discerne la vision du Tout-Puissant, de celui qui se prosterne et dont les yeux s'ouvrent.
      5 » Qu'elles sont belles, tes tentes, Jacob, tes habitations, Israël !
      6 Elles s'étendent comme des vallées, comme des jardins près d'un fleuve, comme des aloès que l'Eternel a plantés, comme des cèdres le long de l’eau.
      7 » L'eau déborde de ses seaux et sa semence est abondamment arrosée. Son roi s'élève au-dessus d'Agag et son royaume devient puissant.
      8 Dieu l'a fait sortir d'Egypte, il possède la force du buffle. Il dévore les nations qui l’attaquent, il brise leurs os et les abat de ses flèches.
      9 » *Il plie les genoux, il se couche comme un lion, comme une lionne : qui le fera se lever ? *Béni soit celui qui te bénira et maudit soit celui qui te maudira ! »
      10 La colère de Balak s'enflamma contre Balaam. Il frappa des mains et dit à Balaam : « C'est pour maudire mes ennemis que je t'ai appelé et voici que tu les as bénis déjà trois fois.
      11 Fuis maintenant, va-t'en chez toi ! J'avais dit que je te rendrais des honneurs, mais l'Eternel t'empêche de les recevoir. »
      12 Balaam répondit à Balak : « Eh ! N'ai-je pas dit aux messagers que tu m'as envoyés :
      13 ‘Même si Balak me donnait sa maison pleine d'argent et d'or, je ne pourrais faire de moi-même ni bien ni mal qui enfreigne l'ordre de l'Eternel. Je répéterai ce que dira l'Eternel’ ?
      14 Maintenant, je retourne vers mon peuple. Viens, je vais t'annoncer ce que ce peuple fera au tien dans l’avenir. »
      15 Balaam prononça son oracle : « Déclaration de Balaam, fils de Beor, déclaration de l'homme qui a l'œil ouvert,
      16 déclaration de celui qui entend les paroles de Dieu, de celui qui possède la connaissance du Très-Haut, de celui qui discerne la vision du Tout-Puissant, de celui qui se prosterne et dont les yeux s'ouvrent.
      17 » Je le vois, mais non pour maintenant, je le contemple, mais non de près : un astre sort de Jacob, un sceptre s'élève d'Israël. Il transperce les flancs de Moab et renverse tous les descendants de Seth.
      18 Il se rend maître d'Edom, il se rend maître de Séir, ses ennemis. Israël manifeste sa force.
      19 Celui qui sort de Jacob règne en souverain, il fait mourir ceux qui s'échappent des villes. »
      20 Balaam vit Amalek et il prononça son oracle : « Amalek est la première des nations, mais un jour il sera détruit. »
      21 Balaam vit les Kéniens et il prononça son oracle : « Ton habitation est solide et ton nid est posé sur le rocher,
      22 mais le Kénien sera chassé quand l'Assyrien t'emmènera prisonnier. »
      23 Balaam prononça son oracle : « Quel malheur ! Qui survivra lorsque Dieu aura établi l’Assyrien ?
      24 Mais des bateaux viendront de Kittim : ils humilieront l'Assyrien, ils humilieront l'Hébreu et lui aussi sera détruit. »
      25 Balaam se leva, partit et retourna chez lui. Balak s'en alla aussi de son côté.

      1 Samuel 10

      6 L'Esprit de l'Eternel viendra sur toi ; tu prophétiseras avec eux et tu deviendras un autre homme.
      7 Lorsque ces signes se seront réalisés pour toi, fais ce que tu trouveras à faire, car Dieu est avec toi.
      8 Puis tu descendras avant moi à Guilgal. Je descendrai vers toi pour offrir des holocaustes et des sacrifices de communion. Tu attendras 7 jours, jusqu'à ce que j'arrive vers toi et que je te dise ce que tu dois faire. »
      9 Dès que Saül eut tourné le dos pour se séparer de Samuel, Dieu lui donna un autre cœur et tous ces signes se réalisèrent le même jour.
      10 Lorsqu'ils arrivèrent à Guibea, une troupe de prophètes vint à sa rencontre. L'Esprit de Dieu vint sur lui et il prophétisa au milieu d'eux.

      1 Samuel 21

      15 Akish dit à ses serviteurs : « Vous voyez bien que cet homme a perdu la raison. Pourquoi me l'amenez-vous ?

      Esaïe 8

      19 Si l'on vous dit : « Consultez ceux qui invoquent les esprits et les spirites, ceux qui chuchotent et murmurent ! Un peuple ne consultera-t-il pas ses dieux ? Ne consultera-t-il pas les morts en faveur des vivants ? »

      Jérémie 8

      9 Les sages sont couverts de honte, ils sont terrorisés, pris au piège. Maintenant qu’ils ont méprisé la parole de l'Eternel, où est leur sagesse ?

      Jérémie 20

      9 » Si je dis : ‘Je ne ferai plus mention de lui, je ne parlerai plus en son nom’, alors il y a dans mon cœur comme un feu dévorant qui est retenu dans mes os. Je me fatigue à essayer de le contenir, sans y parvenir.

      Jérémie 23

      31 J’en veux aux prophètes qui remuent leur langue pour imiter une déclaration solennelle de ma part, déclare l'Eternel.

      Jérémie 29

      26 ‘L'Eternel t'a désigné comme prêtre à la place du prêtre Jehojada afin qu'il y ait des inspecteurs dans la maison de l'Eternel pour surveiller tout homme qui délire et adopte un comportement de prophète, et afin que tu le mettes en prison et dans un carcan.

      Ezéchiel 2

      2 Pendant qu’il me parlait, l'Esprit est entré en moi et m’a mis debout sur mes pieds. J’ai écouté celui qui me parlait.

      Ezéchiel 3

      14 L'Esprit m’a donc enlevé et m’a emporté. Je suis parti, amer et furieux, tandis que la main de l'Eternel agissait sur moi avec puissance.

      Ezéchiel 8

      1 La sixième année, le cinquième jour du sixième mois, alors que j'étais assis dans ma maison et que les anciens de Juda étaient assis devant moi, la main du Seigneur, de l'Eternel, est tombée sur moi.

      Amos 3

      8 Le lion rugit : qui ne serait pas effrayé ? Le Seigneur, l'Eternel, parle : qui pourrait ne pas prophétiser ?

      Actes 2

      17 Dans les derniers jours, dit Dieu, je déverserai de mon Esprit sur tout être humain ; vos fils et vos filles prophétiseront, vos jeunes gens auront des visions et vos vieillards auront des rêves.

      Romains 8

      15 Et vous n'avez pas reçu un esprit d'esclavage pour être encore dans la crainte, mais vous avez reçu un Esprit d'adoption, par lequel nous crions : « Abba ! Père ! »

      Romains 9

      11 les enfants n'étaient pas encore nés et n'avaient donc fait ni bien ni mal – afin que le plan de Dieu subsiste, conformément à son choix et sans dépendre des œuvres mais de celui qui appelle –

      1 Corinthiens 3

      16 Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu et que l'Esprit de Dieu habite en vous ?

      1 Corinthiens 12

      3 C'est pourquoi je vous le déclare, personne, s'il parle par l'Esprit de Dieu, ne dit : « Jésus est maudit ! » Et personne ne peut dire : « Jésus est le Seigneur ! » si ce n'est par le Saint-Esprit.

      1 Corinthiens 14

      2 En effet, celui qui parle en langue ne parle pas aux hommes mais à Dieu, car personne ne le comprend, et c'est en esprit qu'il dit des paroles mystérieuses.
      22 Par conséquent, les langues sont un signe non pour les croyants, mais pour les non-croyants ; la prophétie, quant à elle, est un signe non pour les non-croyants, mais pour les croyants.
      23 Si donc, alors que l'Eglise entière est rassemblée, tous parlent en langues et qu’il entre de simples auditeurs ou des non-croyants, ne diront-ils pas que vous êtes fous ?

      2 Corinthiens 12

      4 a été enlevé au paradis et a entendu des paroles inexprimables qu'il n'est pas permis à un homme de redire.
    • Nombres 11

      25 Le SEIGNEUR descend dans le nuage de fumée et il parle à Moïse. Il prend une part de l’esprit qui est en Moïse et il la donne aux 70 anciens. Dès que l’esprit se pose sur eux, ils se mettent à parler comme des prophètes, mais ils ne continuent pas.
      30 Ensuite Moïse retourne au camp avec les 70 anciens.

      Nombres 23

      1 Il dit alors à Balac : « Bâtis ici sept autels et prépare-moi sept taureaux et sept béliers. »
      2 Balac obéit à Balaam. Puis tous les deux offrent un taureau et un bélier sur chaque autel.
      3 Balaam dit à Balac : « Reste ici, près des sacrifices que tu as offerts. Je vais aller un peu plus loin. Le SEIGNEUR va peut-être venir à ma rencontre. Je te dirai les paroles qu’il me fera connaître. » Ensuite Balaam va sur une colline sans arbres.
      4 Là, Dieu vient le trouver. Balaam lui dit : « J’ai fait dresser sept autels et j’ai offert un taureau et un bélier sur chacun. »
      5 Le SEIGNEUR met alors dans la bouche de Balaam les paroles qu’il doit dire. Puis il lui demande de retourner près de Balac.
      6 Balaam rejoint le roi Balac. Il le trouve debout près de ses sacrifices avec les chefs de Moab.
      7 Alors il prononce ce poème : « Balac, le roi de Moab, m’a fait venir des montagnes de l’est de la Syrie. Il m’a dit : “Viens ! Menace les Israélites ! Oui, viens ! Lance des malédictions contre les enfants de Jacob !”
      8 Mais comment maudire celui que Dieu n’a pas maudit ? Comment menacer un peuple que le SEIGNEUR ne menace pas ?
      9 Je regarde ce peuple du haut des rochers, je l’observe du sommet des collines. C’est un peuple qui habite à part, il sait qu’il est différent des autres peuples.
      10 Qui peut calculer le total des Israélites ? Les gens de la famille de Jacob sont plus nombreux que les grains de poussière. Je souhaite mourir comme ceux qui obéissent à Dieu et finir comme le peuple d’Israël. »
      11 Le roi Balac dit à Balaam : « Qu’est-ce que tu m’as fait là ? Je t’amène ici pour maudire mes ennemis, et toi, tu les couvres de bénédictions ! »
      12 Balaam répond : « Quand je parle, est-ce que je ne dois pas dire seulement les paroles que le SEIGNEUR met dans ma bouche ? »
      13 Le roi Balac continue : « Viens donc avec moi à un autre endroit. Là, tu verras tous les Israélites. D’ici, tu en voyais seulement une partie. De là-bas, tu les maudiras pour moi. »
      14 Balac emmène Balaam jusqu’à un poste de surveillance, près du sommet du mont Pisga. Là, il construit encore sept autels et il offre un taureau et un bélier sur chacun.
      15 Balaam dit au roi Balac : « Reste ici près des sacrifices que tu as offerts. Je vais aller un peu plus loin pour attendre... »
      16 Ensuite le SEIGNEUR vient trouver Balaam. Il lui met dans la bouche les paroles qu’il doit dire. Puis il lui demande de retourner près de Balac.
      17 Balaam rejoint le roi Balac. Il le trouve debout près de ses sacrifices avec les chefs de Moab. Le roi Balac demande à Balaam : « Qu’est-ce que le SEIGNEUR a dit ? »
      18 Alors Balaam prononce ce poème : « Lève-toi, Balac, fils de Sippor, écoute, écoute-moi attentivement !
      19 Dieu n’est pas un homme, il ne ment pas. Il n’est pas un être humain, il ne change pas d’avis. Quand il dit quelque chose, il le réalise, quand il fait une promesse, il la tient.
      20 Moi, j’ai accepté de bénir ce peuple, parce que le SEIGNEUR l’a béni. Je ne changerai pas.
      21 Le SEIGNEUR n’aperçoit aucune injustice dans le peuple d’Israël, non, il ne voit aucun mal dans la famille de Jacob. Il est leur Dieu, il habite avec eux, il reçoit leurs cris de joie comme un roi.
      22 C’est lui qui les a fait sortir d’Égypte avec une force terrible, pareille à la force du buffle.
      23 Il n’y a pas de magie chez les Israélites, pas de devins dans la famille de Jacob. Ils apprennent au bon moment tout ce que Dieu fait.
      24 Ce peuple se lève comme un animal sauvage, il se met debout comme un lion. Avant de se coucher, il mange la bête qu’il a prise, et il boit son sang. »
      25 Le roi Balac dit à Balaam : « Si tu ne lances pas de malédiction sur ce peuple, du moins évite de le bénir ! »
      26 Balaam lui répond : « Je t’ai prévenu : je dois dire tout ce que le SEIGNEUR dira ! »
      27 Le roi Balac continue : « Viens encore avec moi à un autre endroit. Là, Dieu acceptera peut-être que tu maudisses ce peuple pour moi. »
      28 Il emmène Balaam au sommet du mont Péor. De là, on voit tout le désert.
      29 Balaam dit à Balac : « Bâtis ici sept autels et prépare-moi sept taureaux et sept béliers. »
      30 Balac obéit à Balaam, puis il offre un taureau et un bélier sur chaque autel.

      Nombres 24

      1 Balaam comprend que le SEIGNEUR veut absolument bénir Israël. Il ne va donc pas comme les autres fois chercher son inspiration dans les pratiques magiques, mais il se tourne vers le désert.
      2 Il lève les yeux et il voit les tribus d’Israël installées dans leur camp. Alors l’esprit de Dieu vient sur lui
      3 et il prononce ce poème : « Voici ce que je déclare, moi, Balaam, fils de Béor, moi, l’homme qui voit clair.
      4 Voici ce que je dis, moi qui entends les paroles de Dieu, moi qui vois ce que le Tout-Puissant me fait voir. Oui, Dieu se montre à moi quand je l’adore.
      5 Peuple d’Israël, vous qui êtes nés de Jacob, elles sont vraiment belles, les tentes que vous habitez !
      6 Elles s’étendent comme des torrents, comme des jardins le long d’un fleuve. Elles ressemblent à de beaux arbres que le SEIGNEUR a plantés au bord de l’eau.
      7 Elles sont comme l’eau qui déborde d’un puits et arrose abondamment les champs. Le roi des Israélites sera vainqueur d’Agag, et leur royaume s’étendra.
      8 Dieu les a fait sortir d’Égypte avec une force terrible, pareille à la force du buffle. Ils avalent les autres peuples qui les attaquent. Ils brisent les os de leurs ennemis, ils les percent de flèches.
      9 Ils se baissent comme des lions, ils se couchent comme des bêtes sauvages. Qui peut les obliger à se lever ? Peuple d’Israël, qu’il soit béni, celui qui te bénira ! Qu’il soit maudit, celui qui te maudira ! »
      10 Alors Balac se met dans une violente colère contre Balaam. Il fait un geste de menaces en disant : « Je t’ai appelé ici pour maudire mes ennemis et, pour la troisième fois, tu les couvres de bénédictions !
      11 Maintenant, va-t’en d’ici, rentre chez toi ! Je t’avais promis de te couvrir d’honneur, mais le SEIGNEUR te refuse cet honneur ! »
      12 Balaam répond au roi Balac : « J’ai dit clairement aux messagers que tu m’as envoyés :
      13 “Même si Balac me donne tout l’argent et tout l’or qui remplissent sa maison, je ne peux absolument pas désobéir à l’ordre du SEIGNEUR. Je répète seulement ce que le SEIGNEUR me dit.”
      14 Eh bien, maintenant, je retourne vers mon peuple. Mais avant, viens. Je veux t’annoncer ce que les Israélites feront à ton peuple plus tard. »
      15 Et Balaam prononce ce poème : « Voici ce que j’annonce, moi, Balaam, fils de Béor, moi, l’homme qui voit clair.
      16 Voici ce que je dis, moi qui entends les paroles de Dieu, qui pénètre les secrets du Très-Haut, qui vois ce que le Tout-Puissant me fait voir. Oui, mes yeux s’ouvrent quand je l’adore.
      17 « Je vois ce qui arrivera, mais ce n’est pas pour maintenant. Je l’aperçois, mais ce n’est pas pour tout de suite. Une étoile se lève parmi ceux qui sont nés de Jacob. Un chef se lève au milieu du peuple d’Israël. Avec son bâton de roi, il frappe les Moabites à la tête, et il détruit tous les nomades du pays.
      18 Il prend aussi Séir, le pays des Édomites, ses ennemis. Les Israélites remportent la victoire.
      19 Un chef sort de la famille de Jacob, il détruit ce qui reste de leur ville. »
      20 Ensuite Balaam voit les Amalécites et il prononce cette parole : « Voici Amalec, le pays le plus puissant. Mais plus tard, il sera complètement détruit. »
      21 Balaam voit aussi les Quénites et il dit : « Vous, les Quénites, vous êtes en sécurité dans votre pays, comme dans un nid posé sur un rocher.
      22 Pourtant vos maisons seront brûlées, et les Assyriens vous feront prisonniers. »
      23 Balaam dit encore : « Hélas ! Qui peut vivre encore après que Dieu a agi ?
      24 Des bateaux arriveront de Chypre. Ces gens-là écraseront les Assyriens et même les gens de la famille d’Éber. Eux aussi seront détruits. »
      25 Après ces paroles, Balaam se met en route pour retourner dans son pays. Le roi Balac part aussi de son côté.

      1 Samuel 10

      6 Alors l’esprit du SEIGNEUR va tomber sur toi. Tu entreras en transe avec eux et tu deviendras un autre homme.
      7 Quand cela arrivera, tu sauras que Dieu est vraiment avec toi. Tu feras alors ce qu’il y aura à faire.
      8 Tu descendras au Guilgal avant moi. Et moi, j’irai te rejoindre pour offrir des sacrifices complets et des sacrifices de communion. Attends-moi là pendant sept jours. Quand je serai arrivé, je te dirai ce que tu dois faire. »
      9 Après cela, Saül quitte Samuel, et Dieu change le cœur de Saül. Tout ce que Samuel a annoncé arrive ce jour-là.
      10 Ainsi, quand Saül et le serviteur arrivent à Guibéa, un groupe de prophètes vient à leur rencontre. L’esprit de Dieu descend sur Saül, et Saül entre en transe avec eux.

      1 Samuel 21

      15 Akich dit à ses ministres : « Vous voyez bien que c’est un fou. Pourquoi est-ce que vous me l’amenez ?

      Esaïe 8

      19 Certains disent : « Consultez ceux qui appellent les morts, les devins qui prédisent l’avenir en parlant tout bas, de façon mystérieuse. Il est normal qu’un peuple consulte ses dieux, qu’il appelle les morts en faveur des vivants. » Si on vous dit cela,

      Jérémie 8

      9 Ces sages rejettent la parole du SEIGNEUR. Alors, à quoi sert leur sagesse ? Ils sont couverts de honte. Ils ont peur, ils sont pris au piège.

      Jérémie 20

      9 Je me dis alors : « Je ne penserai plus au SEIGNEUR, je ne parlerai plus de sa part. » Mais tout au fond de moi, il y a comme un feu qui me brûle. Je me fatigue pour être plus fort que lui, et je n’y arrive pas.

      Jérémie 23

      31 Oui, déclare le SEIGNEUR, je vais attaquer ces prophètes qui utilisent leur propre bouche pour faire des déclarations en mon nom.

      Jérémie 29

      26 « Le SEIGNEUR t’a établi comme prêtre à la place du prêtre Yoyada. Tu dois donc surveiller dans le temple les fous qui jouent au prophète. Tu dois les attacher avec des chaînes et un collier de fer.

      Ezéchiel 2

      2 Pendant qu’il disait cela, l’esprit de Dieu est venu en moi et il m’a fait tenir debout. Alors j’ai écouté celui qui me parlait. Il m’a dit :

      Ezéchiel 3

      14 L’esprit qui m’a soulevé de terre m’emporte. Le SEIGNEUR me fait sentir durement sa puissance, et je m’en vais, le cœur triste et troublé.

      Ezéchiel 8

      1 C’était la sixième année après la déportation. Le sixième mois, le 5 du mois, j’étais assis chez moi, et des anciens de Juda étaient assis devant moi. C’est là que la puissance du Seigneur DIEU m’a saisi tout à coup.

      Amos 3

      8 Quand le lion rugit, qui n’a pas peur ? Quand le Seigneur DIEU parle, qui ose ne pas annoncer son message ?

      Actes 2

      17 “Dieu dit : Dans les derniers jours, je donnerai mon Esprit à tous. Vos fils et vos filles parleront de ma part. Je ferai voir des choses nouvelles à vos jeunes gens, j’enverrai des rêves à vos vieillards.

      Romains 8

      15 Et l’Esprit que vous avez reçu ne fait pas de vous des esclaves qui ont encore peur, mais il fait de vous des enfants de Dieu. Et par cet Esprit, nous crions vers Dieu en lui disant : « Abba ! Père ! »

      Romains 9

      11 Ses enfants n’étaient pas encore nés, ils n’avaient encore fait ni bien ni mal. Pourtant Dieu a dit à Isaac : le frère aîné servira le plus jeune. Les Livres Saints le disent : « J’ai préféré Jacob à Ésaü. » Ceci s’est passé pour que le projet de Dieu se réalise. Dieu choisit les gens librement, ce choix ne dépend pas de leurs actes, mais il dépend seulement de Dieu qui les appelle.

      1 Corinthiens 3

      16 Vous êtes le temple de Dieu, et l’Esprit de Dieu habite en vous. Vous ne savez donc pas cela ?

      1 Corinthiens 12

      3 C’est pourquoi je veux vous faire savoir une chose : si quelqu’un parle avec l’aide de l’Esprit de Dieu, il ne peut pas dire : « Que Jésus soit maudit ! » Et sans l’aide de l’Esprit Saint, personne ne peut dire : « Jésus est le Seigneur. »

      1 Corinthiens 14

      2 Si quelqu’un parle en langues inconnues, il ne parle pas aux gens, mais à Dieu. Personne ne le comprend. Avec l’aide de l’Esprit Saint, il dit des choses mystérieuses.
      22 Donc, quand quelqu’un parle en langues inconnues, c’est un signe pour ceux qui ne croient pas, mais cela ne sert à rien pour ceux qui croient. Quand on parle au nom de Dieu, c’est un signe pour ceux qui croient, mais cela ne sert à rien pour ceux qui ne croient pas.
      23 Par exemple, toute l’Église est rassemblée, et tous parlent en langues inconnues. Des croyants qui n’y connaissent rien ou des incroyants arrivent. Ils vont penser que vous êtes fous !

      2 Corinthiens 12

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