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LOI DANS L'A.T.

La notion de la loi divine est une des plus essentielles de la religion de l'A.T. On pourrait même la nommer la notion centrale. Aussi le rôle fondamental de la loi divine dans la religion du peuple d'Israël, surtout dans la dernière phase de son histoire pré-chrétienne, dans le judaïsme, a-t-il été reconnu de tout temps par les Juifs et par les chrétiens. Ceux-ci ont considéré le judaïsme comme la religion de la loi par excellence. Il y a sans doute d'autres religions encore qui sont pénétrées de l'esprit du légalisme religieux. Car l'idée de la volonté divine est d'une importance extraordinaire dans presque toutes les religions quelque peu évoluées. Cette volonté est censée souvent se manifester par des décisions momentanées, mais il y a chez tous les peuples civilisés de nombreuses manifestations religieuses qui s'accomplissent d'après des règles fixes. Et comme la réglementation du commerce entre la divinité et l'homme ne peut provenir que des dieux, ces peuples conçoivent d'une façon plus ou moins nette l'idée de lois divines soit écrites, soit non écrites.

Parmi les religions antiques, la religion romaine a un caractère légaliste très net. L'observation stricte des prescriptions divines y passait pour la condition indispensable de tout rapport entre les Romains et leurs dieux.

Probablement dans la religion des Perses la même tendance dominait également.

Mais quelle que soit l'importance de l'idée de la loi divine dans d'autres religions antiques ou modernes, elle ne saurait y jouer un rôle plus considérable que dans la religion de l'A. T, et dans le judaïsme du début de notre ère. En effet parmi les nombreuses raisons pour lesquelles l'Église chrétienne a conservé l'A. T, comme Ecriture sainte, l'énergie avec laquelle ce livre insiste sur l'obligation absolue d'obéir à la volonté de Dieu n'est pas la moindre. Or, pour un grand nombre des auteurs de ce livre, la volonté divine s'identifie avec les prescriptions de la loi divine écrite qui en forme elle-même une partie si importante.

Mais même les auteurs qui ne partagent pas cette opinion ont pour la plupart une attitude franchement légaliste. Car tout en ignorant ou même en rejetant la législation mosaïque du Pentateuque ou certaines de ses parties, ils considèrent comme l'élément le plus important de la piété l'accomplissement des exigences divines. C'est cet accord foncier qui a permis au judaïsme de réunir tous les écrits de l'A.T., malgré leurs différences, en un même recueil sacré servant de base à sa propre piété si nettement légaliste.

L'inspiration générale de la religion de l'A. T, est donc celle d'une religion de la loi. Cependant, elle se manifeste d'une façon quelquefois très différente dans différentes parties du recueil. Les traits d'une religion de la loi, communs à toute la religion de l'A.T., ne devront pas nous faire oublier les aspects divers que présente son légalisme religieux. On peut même constater à certains endroits une opposition plus ou moins consciente à l'égard des thèses fondamentales de la pensée religieuse légaliste.

Pour tout l'A.T. l'Éternel est avant tout la volonté souveraine à laquelle tout doit se soumettre. Partout sa volonté se fait, et il n'y a que l'homme qui puisse lui désobéir. Or cette désobéissance même atteste que l'homme se trouve en face d'une volonté divine qui prescrit et ordonne. C'est surtout à des hommes privilégiés, les patriarches, les rois et les prophètes, qu'il donne ses ordres. Mais ceux-ci visent généralement le peuple entier.

La religion israélite n'est pas en première ligne une religion individuelle, ce sont les rapports entre Dieu et son peuple qui y ont la plus grande importance. Dans ces rapports la nature du Dieu de l'A. T, éclate avec le plus de force, dans le commerce avec son peuple l'Éternel manifeste le plus nettement sa volonté souveraine. C'est au peuple élu entier que s'adresseront ses exigences. Il ne s'agit donc pas surtout d'ordres divins visant l'action d'un individu dans une situation particulière, la volonté divine règle davantage la vie collective de la nation dans ses manifestations ordinaires, ses prescriptions ont pour la plupart un caractère général, ce sont des lois.

Ces lois divines tantôt font appel à l'obéissance collective, tantôt devront être observées isolément par chaque membre du peuple. Le décalogue moral d'Ex 20, par exemple, exige des actes individuels de chaque Israélite, la loi concernant le sacrifice expiatoire (Le 16) se rapporte à un acte collectif dont l'exécution, il est vrai, incombe au sacrificateur. Dans les prescriptions pénales c'est l'individu qui doit en observer la règle, mais la collectivité doit y veiller et, le cas échéant, infliger la peine.

Ce caractère mi-individuel, mi-collectif des dispositions de la loi mosaïque présentait une certaine difficulté pour la conception religieuse du judaïsme ultérieur. Car on ne savait déterminer exactement si c'était la collectivité ou l'individu qui méritait les récompenses et les châtiments divins. Il n'est donc pas étonnant de constater que le judaïsme du début de notre ère tantôt s'attendait à voir le salut accordé à chaque individu qui avait obéi à la loi, tantôt croyait que ce salut viendrait pour tout le peuple au moment où, dans son ensemble, celui-ci accomplirait la loi.

Le terme de salut que nous venons d'employer n'appartient pas en propre à la religion de la loi comme telle. Mais l'espérance que l'on croit pouvoir fonder sur l'observation de la loi en est l'élément fondamental. Car le motif essentiel pour l'obéissance à la loi divine dans la religion de l'A. T, comme dans toute autre religion de la loi, c'est l'espoir de voir la soumission récompensée par la divinité et la crainte d'être châtié en cas de désobéissance.

A part quelques rares exceptions les auteurs de l'A. T, sont profondément convaincus de l'importance incomparable des oeuvres des hommes. Dieu rendra à chacun selon ses oeuvres. Voilà ce qu'enseigne le Ps 1. Mais en faisant cela, il exprime une des idées les plus répandues à travers l'A.T.

Dieu donne à l'homme qui obéit à ses ordres le bonheur mérité, et celui qui lui désobéit doit s'attendre à son courroux et à son châtiment. C'est là le point de départ de la prédication des prophètes. Les malheurs qu'ils prédisent sont des peines que les hommes ont méritées par leurs péchés. Les psal-mistes, les sages, les historiens ne sont, pour la plupart, pas moins catégoriques à ce sujet.

Les récits de la Genèse nous parlent du châtiment de ceux qui n'ont pas écouté la voix de l'Éternel et de l'aide accordée par Dieu à ceux qui ont exécuté ses ordres. Mais c'est surtout dans les différents codes de lois du Pentateuque que l'on insiste sur le souci de l'Éternel de traiter le peuple d'Israël selon ses oeuvres. Nous trouvons dans l'Exode et dans le Lévitique plusieurs passages de ce genre (Ex 23:20,33, Le 20:22-24 25:18-22 26:3,46) et ils abondent dans le Deutéronome (De 4:1,31 6:10,25 7:12-15 8:2,5 11:1,32 15:4,6 28:1-68 30:15-20 31:15-21 32:46).

Les promesses faites dans tous ces passages visent d'ailleurs presque exclusivement le bien-être du peuple dans son ensemble ; de même les châtiments annoncés pour le cas de désobéissance sont presque tous des malheurs qui frappent la nation entière. Et même là où il s'agit de souffrances individuelles, comme par ex. De 28:30 et suivant, ces souffrances ne sont là que pour constituer avec d'autres la détresse de la collectivité. Et la malédiction de De 27:15,26 est certes dirigée contre des individus ayant commis certains péchés, mais c'est le peuple qui la prononce et c'est lui qui doit la réaliser au nom de Dieu par les peines terribles dont il frappera les criminels visés par elle. Dieu n'entend pas directement châtier les fautes individuelles. Pour les punir, la collectivité lui sert d'intermédiaire. C'est la nation qui aura à appliquer les peines édictées dans les lois contre les criminels. En faisant cela, elle évitera d'être rendue responsable des péchés de ses membres.

Certes, cette idée de la responsabilité collective ne sera pas maintenue jusqu'au bout par le légalisme religieux du peuple juif. Pour les psalmistes par exemple, et avant eux déjà chez certains prophètes, la responsabilité individuelle prend de plus en plus d'importance. Il n'en reste pas moins vrai que les lois elles-mêmes rendent le peuple entier responsable devant Dieu et que le même point de vue domine chez la plupart des prophètes et historiens.

Cette responsabilité collective du peuple, admise par les différents codes du Pentateuque, est entièrement conforme à l'idée que ces législations et, pour ainsi dire, tout l'A. T, développent sur la nature et la provenance de l'obligation de se soumettre à la loi divine. En effet on n'invoque pas l'idée générale du devoir de tout homme d'obéir à Dieu. C'est l'alliance entre l'Éternel et le peuple d'Israël, conclue lors de la sortie d'Egypte et du séjour dans le désert, qui oblige ce peuple dans son ensemble à l'obéissance envers les commandements de son Dieu. La valeur de ces lois, la supériorité de leurs principes moraux ou de l'organisation politique, sociale et économique préconisée par elles n'est donc pas la raison pour laquelle la nation israélite les a adoptées ou continue à les observer. Elle est tenue de s'acquitter des obligations que lui impose le contrat conclu avec Dieu.

Cette notion de l'alliance entre le Dieu d'Israël et son peuple apparaît surtout puissante dans les récits qui rapportent l'adoption de la loi au mont Sinaï. Le peuple y déclare plusieurs fois qu'il veut obéir aux commandements de Dieu (Ex 19:7 24:3-8). Mais l'Éternel ne se contente pas de ces déclarations.

Avant l'entrée dans la Terre promise, Moïse présente encore la loi aux enfants d'Israël et ceux-ci sont considérés comme l'ayant adoptée tacitement (De 26:16-19).

Après la conquête de Canaan l'assemblée de Sichem doit encore se prononcer pour ou contre la loi divine et elle choisit l'alliance avec Dieu (Jos 24:16,18,22-24). On aurait pu croire que cette adoption définitive de la législation mosaïque serait la dernière manifestation de ce genre. En effet, Dieu ayant tenu ses promesses, c'était aux Israélites à tenir les leurs. Cependant la force de l'idée de l'alliance divine dans la piété israélite est telle que plusieurs fois dans la suite, des cérémonies extraordinaires renouvellent l'alliance et les promesses d'obéissance (2Ro 11:17 22:8-23:25 et Esd 10, Ne 9-10). Celles de ces manifestations qui ont eu lieu dans la 18 e année du roi Josias et du temps d'Esdras et de Néhémie constituent l'une et l'autre des étapes décisives dans l'histoire religieuse d'Israël. Ces deux événements si importants ont cependant, tous les deux, dans la conscience de leurs auteurs, le caractère d'un retour à l'obéissance à une loi révélée antérieurement.

Quel qu'ait été en fait l'auteur du code deutéronomique introduit en Juda par la réforme de Josias, le roi et son peuple ont été convaincus de sa provenance mosaïque. Et il n'en fut pas autrement en ce qui concerne la réforme d'Esdras. Comme la réforme du XVI e et suivant, les réformes de Josias et d'Esdras n'ont pas la prétention de s'appuyer sur une révélation nouvelle.

La loi divine pour ces réformateurs comme pour la plupart des Israélites avait été une fois pour toutes révélée à Moïse. L'autorité de celui qui avait conduit le peuple d'Israël hors d'Egypte et à travers le désert sert d'appui à celle de la loi. Mais l'autorité de Moïse n'est nullement celle d'un homme, car le législateur n'a été que l'instrument de la volonté divine. C'est de la bouche de Dieu qu'il a recueilli les ordonnances contenues dans les différents codes dont il est l'auteur présumé. Selon (Ex 31:18) certains de ces commandements ont été écrits de la main même de Dieu (Ex 31:18).

Cette interprétation matérialiste de l'idée de la révélation divine des lois est une exception. Mais généralement Moïse est considéré comme un inspiré qui est en rapports particuliers avec l'Éternel et qui a eu ainsi connaissance de ses volontés. Son oeuvre se compare à celle des prophètes qui, eux aussi, font connaître au peuple les décisions divines. Cependant, pour la tradition israélite, Moïse est placé bien au-dessus des autres prophètes. Un passage du Deutéronome (De 34:10-12) déclare qu'aucun prophète ne lui est comparable.

Pour la plupart des auteurs de l'A. T, l'oeuvre des prophètes ultérieurs n'avait d'autre but que le retour du peuple à l'obéissance envers la loi transmise par Dieu au grand législateur. Les prophètes eux-mêmes considèrent souvent le temps du désert comme celui où le peuple connaissait le mieux la volonté divine (Am 5:25). Même lorsqu'ils critiquent les lois attribuées à Moïse, ils ne mettent généralement pas en doute l'autorité du héros national et religieux. Ce sont des scribes qui ont faussé la loi divine (Jer 8:8).

Toutefois Ézéchiel admet qu'une des prescriptions de la loi mosaïque a été imposée par l'Éternel à son peuple pour son malheur afin de lui enlever la vie (Eze 20:24 et suivant). C'est d'ailleurs ce même prophète que nous voyons rivaliser en quelque sorte avec l'autorité du voyant du Sinaï. En effet, la législation cultuelle des derniers chapitres de son livre n'est pas présentée comme provenant d'un code mosaïque ; c'est la révélation divine accordée à Ézéchiel lui-même, qui en est la source (Eze 41 à Eze 48). Mais c'est là une attitude tout à fait exceptionnelle dans l'histoire de la religion de l'A.T.

Pour la conscience de la plupart des Israélites, Moïse n'était pas un prophète comme un autre ; les autres prophètes ne pouvaient pas prétendre à son autorité de législateur. C'est à lui seul que la loi avait été révélée le jour où il était monté au sommet du mont Sinaï vers la gloire de l'Éternel. C'est tout au plus pour l'avenir qu'on pouvait s'attendre, d'après De 18:15,18, à l'apparition d'un prophète de la même autorité.

Pour la religion de l'A. T, l'autorité de Moïse est donc presque incontestée. Il a connu la volonté divine et c'est lui qui l'a fait connaître d'une façon parfaite aux enfants d'Israël. On devrait donc s'attendre à ce que la législation mosaïque domine toute l'histoire religieuse du peuple d'Israël. En effet, de grandes parties de cette histoire sont entièrement déterminées par le souci d'obéir parfaitement à cette législation. Josias, Esdras, le pharisaïsme et le rabbinisme le prouvent. Cependant, plusieurs raisons ont empêché qu'il en fût toujours ainsi. D'abord l'autorité de Moïse a préexisté à la codification des lois présumées mosaïques. On a donc pu mettre dans ce cadre préexistant des contenus très variés, et la lutte a pu s'engager sur la question de savoir lequel de ces contenus si divers convenait au cadre. Ensuite, même lorsque la législation mosaïque fut définitivement codifiée, son interprétation pouvait se faire de différentes manières et cela d'autant plus qu'elle n'était pas entièrement homogène en elle-même. Enfin, la vie religieuse du peuple d'Israël manifesta çà et là des tendances contraires aux principes fondamentaux de la piété légaliste.

Depuis un temps bien reculé, les Israélites étaient convaincus que la volonté divine leur avait été révélée par Moïse. Cependant cette conviction n'impliquait pas que tous fussent d'accord sur le contenu de cette révélation. Au contraire, l'opinion sur les conditions de l'alliance avec l'Éternel différa longtemps suivant les milieux. C'est cette variabilité des conceptions concernant la législation mosaïque qui explique l'histoire si complexe du Pentateuque et notamment les différents codes qui s'y trouvent. Tous étaient inspirés par le principe immuable de la religion d'Israël, d'après lequel Dieu était le dieu de la nation israélite et Israël était son peuple. Mais ce principe permettait bien des interprétations diverses.

Le seul livre de l'Exode nous rapporte deux décalogues très différents l'un de l'autre à quelques chapitres d'intervalle (Ex 20:2-17 34:17-26). Et quelles divergences entre le livre de l'alliance (Ex 21 Ex 22 Ex 23) et le code deutéronomique, entre celui-ci et le code sacerdotal, par exemple le code des lois de Sainteté ! (Le 10 à Le 26) Quelles discordances parfois à l'intérieur de ces codes si divers ! C'est que la législation divine révélée à Moïse n'a pas été dès l'origine une législation codifiée. Longtemps elle ne fut qu'une tradition orale.

Comme chez les autres peuples, les usages et coutumes préexistèrent longtemps en Israël au droit codifié, la loi non écrite à la loi écrite. Or, cette tradition orale fut entre les mains d'hommes privilégiés, surtout des prêtres. Mais ceux-ci ne la conservèrent pas seulement, ils la modifièrent aussi selon les différents besoins qui se firent sentir dans la vie du peuple. Les changements intervenus dans la vie politique, économique, sociale, les modifications de pensée et de sentiments, l'imitation des coutumes étrangères, l'influence du droit codifié des autres peuples, tout cela devait nécessairement agir sur les dépositaires de la tradition et les pousser à transformer consciemment ou inconsciemment les règles qui régissaient les rapports des hommes entre eux ou avec la divinité.

Mais même lorsqu'il s'agissait de changements conscients, les détenteurs de la tradition croyaient pouvoir les rattacher à l'origine de la tradition, c'est-à-dire à l'autorité de Moïse. Ces transformations des coutumes n'étaient cependant pas toutes conçues dans le même esprit ; l'individualité de celui qui les pratiquait, ses intérêts, son ambiance, son temps en déterminaient le caractère. En outre, aussi longtemps que les prêtres étaient répandus à travers toute la Terre sainte, les foyers de ces traditions étaient assez nombreux. De là une grande richesse des traditions et une grande diversité aussi.

Cependant, aussi longtemps que toutes les prescriptions de ces traditions procédaient d'une même conception fondamentale, les divergences n'étaient pas de grande importance.

Mais, à un certain moment, les grands prophètes, Amos, Osée, Ésaïe, Jérémie et d'autres, dégagèrent les tendances morales et monothéistes de la tradition mosaïque de ses autres éléments et, en faisant appel aux usages du désert (Am 5:25), voulurent refouler la piété essentiellement cultuelle qui dominait alors en Israël. Ils ne remportèrent pas une victoire complète. Le décalogue cultuel de Ex 34 se maintint à-côté du décalogue moral de Ex 20. Et les traditions concernant les pratiques du culte furent codifiées en grand nombre, surtout après l'exil dans le code sacerdotal.

Cependant, à partir de la réforme deutéronomiste de Josias, ce culte eut un caractère nettement monothéiste. Rien dans la loi mosaïque codifiée ne s'oppose à la tendance monothéiste. C'est même là le point de contact entre le mouvement prophétique et les aspirations du clergé de Jérusalem qui leur a permis de conclure le compromis que représente la réforme deutéronomique. Les prêtres du sanctuaire de Jérusalem y centralisèrent le culte dans l'intérêt du monothéisme prêché par les prophètes.

Mais par ce compromis le monothéisme essentiellement moraliste d'un Amos fut abandonné. On maintint les revendications sociales de la morale des grands prophètes, mais on maintint aussi l'importance de ces nombreuses pratiques cultuelles qui réussissaient si facilement à refouler au second plan les exigences morales de Dieu.

Aussi un grand nombre de pratiques cultuelles non codifiées pénétrèrent-elles dans la loi écrite, par le code sacerdotal du V e siècle. Ces pratiques passaient depuis longtemps pour révélées par Moïse ; mais, inscrites dans le code divin, elles y renforcèrent l'importance des prescriptions relatives aux cérémonies extérieures du culte.

Or, le plein épanouissement de ces tendances cultuelles, dans un code qui se réclamait de l'autorité du législateur d'Israël, se heurtait non seulement aux tendances anticultuelles de l'enseignement prophétique, mais encore à une objection sérieuse d'ordre historique qu'avait d'ailleurs déjà formulée le prophète Amos. En effet, comment concevoir que Moïse au désert eût proclamé une législation présupposant l'existence d'un sanctuaire stable ? Mais l'ingéniosité du clergé sut triompher de cette objection.

Dans la législation deutéronomique, les prescriptions cultuelles se rapportant au temple de Jérusalem sont présentées comme établies d'avance pour la future demeure de l'Éternel. Le code sacerdotal se sert pour le même effet d'un autre procédé. Il transporte, pour ainsi dire, le temple de Jérusalem au désert, donne à ce sanctuaire transportable des nomades le nom de tabernacle (voir ce mot) et peut ainsi appliquer toute la législation cultuelle à la vie nomade du peuple d'Israël au désert. Il nous présente donc comme des lois divines les règles du culte observées à Jérusalem, tantôt par des récits en apparence historiques, qui en racontent la première application, tantôt en en rapportant la révélation à Moïse.

Le souci des grands prophètes de veiller à la pureté des intentions religieuses et leur enseignement moral à tendance sociale ont donc inspiré un certain nombre de prescriptions de la loi. Il en est ainsi par exemple pour celle que Jésus a qualifiée de premier et plus grand des commandements et de même pour celle qui lui est semblable (De 6:5, Le 19:18) ; pour la recommandation de craindre et d'aimer Dieu (De 10:12, Le 19:32) et pour celle d'avoir le coeur circoncis (De 10:16).

C'est de la piété prophétique que proviennent les ordres divins visant la protection des membres faibles de la nation et des étrangers, comme par exemple Ex 22:21-24, De 24:17-22, Le 19:33 et suivant Cependant la majorité écrasante des prescriptions de la loi se rapporte soit au droit pénal, soit av droit civil, soit enfin et surtout au culte et aux pratiques rituelles, par exemple aux sacrifices ou aux questions de pureté, d'impureté et de purification rituelles.

Il n'y a donc rien d'étonnant à voir protester la piété authentiquement prophétique contre une législation qui, tout en satisfaisant à certaines exigences du prophétisme, accorde une telle place aux pratiques extérieures du culte et d'une piété ritualiste.

C'est ainsi que l'attitude de Jérémie à l'égard de la loi considérée comme divine par ses contemporains, c-à-d, la loi deutéronomique, n'est pas toujours celle d'un admirateur. Il avait, il est vrai, commencé par prêcher à ses concitoyens l'obéissance à cette loi (Jer 11:1,5). Mais bientôt il constata que même ceux qui la connaissaient ne pratiquaient pas la justice (Jer 5:1,9) et que les dépositaires de la loi n'avaient pas connu Dieu (Jer 2:8). Finalement, il nia l'importance des prescriptions cultuelles et rituelles du code deutéronomique. Il opposa la circoncision du coeur à la circoncision charnelle (Jer 9:25 et suivant) et contesta même la provenance mosaïque et l'origine divine des commandements au sujet des holocaustes et des sacrifices (Jer 7:21 et suivant). Il alla jusqu'à dire que la plume menteuse des scribes avait transformé en mensonge la loi de l'Éternel, dont la possession prétendue remplissait d'orgueil et d'assurance le coeur de ses compatriotes (Jer 8:8). Et ce n'était pas seulement le contenu de la loi que critiquait Jérémie. Il se rendait compte en même temps du peu d'efficacité de son action. Elle était écrite sur des pierres, mais elle n'agissait sur l'homme que par l'enseignement d'autrui. Aussi la nouvelle alliance, annoncée par le prophète, serait-elle écrite par Dieu dans le coeur même de son peuple (Jer 31:31-34 32:39 et suivant).

Ézéchiel n'est pas convaincu, lui non plus, de l'excellence de toutes les prescriptions de la loi mosaïque. Il n'en nie pas, il est vrai, l'origine divine, mais il prétend que Dieu a donné une de ces lois, qui est mauvaise, pour châtier Israël (Eze 20:24 et suivant).

Cependant, tout en mettant en doute l'autorité absolue des codes mosaïques, ni Jérémie ni Ézéchiel n'ont contesté les principes essentiels du légalisme religieux. C'est sur la loi divine, quand elle sera écrite dans les coeurs des hommes, que d'après Jérémie reposera la nouvelle alliance. Et le prophète exilé en Babylonie annonce une législation divine nouvelle qui lui a été révélée. D'ailleurs, les deux prophètes sont convaincus de l'idée fondamentale du légalisme religieux et toute leur prédication s'en est inspirée. Ils ne doutent pas que Dieu punira ceux qui lui désobéissent et récompensera ceux qui font ce qu'il ordonne.

Cette idée fondamentale de la religion de la loi dans l'A. T, est cependant mise en doute par l'Ecclésiaste et par le livre de Job. Ces ouvrages contiennent certes une série de passages où cette idée est nettement proclamée ; par exemple les discours d'Élihu dans Job (Job 32 à Job 37) et la fin de l'Ecclésiaste (Ec 12:14 et suivant). Mais la partie la plus importante du livre de Job, la plainte de Job, formule contre cette thèse des objections sérieuses ; et le sceptique désabusé qui, dans l'Ecclésiste, affirme si hautement la vanité de toutes choses, en doute également. L'expérience lui a montré que souvent le juste périt et le méchant prolonge ses jours (Ec 8:10), qu'une même destinée est réservée à l'un et à l'autre (Ec 2:14) et que parfois même le juste se perd par sa justice (Ec 7:15).

Les plaintes de Job n'invoquent pas seulement l'expérience pour réfuter la thèse de la justice de Dieu qui châtierait les désobéissants et récompenserait l'obéissance envers ses lois, elles nient aussi le droit moral de Dieu de traiter ainsi les hommes. Comme ceux-ci sont tous faibles, leur créateur qui connaît leur faiblesse ne devrait pas s'en prendre à eux pour tous leurs péchés (Job 14). Cette critique de l'idée de la justice ne vise pas nécessairement l'obligation d'obéir à la loi divine. Elle peut laisser subsister le respect désintéressé à l'égard de cette loi. Mais en tout cas cette critique s'oppose à un des éléments essentiels de la religion de la loi telle que la présentent et les différents codes de loi du Pentateuque et la grande majorité des autres écrits de l'A.T.

Toutefois, dans le livre de Job lui-même, cette critique a été rendue inoffensive par des développements contraires, surtout ceux des discours d'Élihu. Aussi ne constate-t-on aucune influence du point de vue particulier des plaintes de Job sur la piété ultérieure du judaïsme. Celle-ci continue à être déterminée par l'attente de voir Dieu traiter chaque homme selon son obéissance ou sa désobéissance à la loi.

Les différents écrits apocryphes de l'A.T., les livres pseudépigraphes et la plupart des autres ouvrages juifs du temps hellénistique et romain sont d'accord sur ce point. Il en est de même pour les docteurs juifs de cette période, dont les doctrines nous ont été transmises par les traditions juives contenues dans la Mischna et dans le Talmud (voir ce mot). Comme ces penseurs juifs reconnaissent l'autorité des livres canoniques de l'A. T, et surtout du Pentateuque, il n'en pouvait d'ailleurs presque pas être autrement.

Ces différents écrivains et docteurs n'ont certes pas tous la même opinion sur tous les problèmes concernant la religion de la loi. Tout en admettant les principes fondamentaux du légalisme religieux, ils se distinguent assez nettement les uns des autres sur différents points. Avant tout, la pensée- du judaïsme hellénistique se sépare de celle du judaïsme palestinien par l'influence qu'ont eue sur elle les spéculations des philosophes grecs sur les lois.

Les Juifs hellénistes étaient tout naturellement amenés à comparer la législation mosaïque aux lois des peuples parmi lesquels ils vivaient. Il s'agissait pour eux de démontrer la supériorité du code israélite et, comme les philosophes grecs avaient insisté surtout sur la valeur morale d'une bonne législation, il fallait prouver la perfection morale des lois de Moïse. C'est à quoi s'évertuent tous les penseurs du judaïsme helléniste officiel, l'auteur de la lettre d'Aristée, celui du 4 e livre des Macchabées, Philon et Josèphe. C'est en partie à cet effet qu'ils se servent de l'interprétation allégorique. Par elle, ils réussissent à trouver un sens moral à certaines prescriptions curieuses de la loi mosaïque, par exemple à celles qui concernent les aliments purs. Philon d'Alexandrie identifie même la législation divine du Pentateuque avec la loi naturelle des Stoïciens. Ceux-ci enseignaient qu'avant tout droit positif, il y avait eu de toute éternité la loi de la nature, identique à la morale parfaite. Or, le penseur juif estime que la loi donnée par le créateur de la nature ne peut être autre que la loi de la nature elle-même. Cette thèse de Philon et les autres doctrines intéressantes qu'il a enseignées au sujet de la loi tendent toutes à prouver la perfection divine de la législation mosaïque.

La préoccupation des auteurs juifs hellénistes de justifier les lois juives aux yeux de leurs contemporains païens ne se rencontre presque pas chez les auteurs palestiniens du même temps. Pour la grande majorité d'entre eux, l'origine divine de ces lois et leur perfection absolue sont hors de doute. Il y en a même qui font remonter les prescriptions du code mosaïque au delà du temps du grand législateur. De nombreux passages du livre des Jubilés parlent de lois éternelles écrites sur des tables célestes. Ces lois sont connues antérieurement à Moïse, surtout par les patriarches. Il est vrai que la révélation décisive et définitive est celle du mont Sinaï (Jub. 33:10, 16). Pour l'apocalypse syriaque de Baruch (ApoBa 57:1, 3), la loi également, sans avoir été écrite alors, a été connue et observée par tous les patriarches.

En général, les auteurs juifs de ce temps sont convaincus que la loi peut être observée par les hommes. Il s'agit seulement d'en connaître exactement le sens. C'est à cette connaissance exacte de la portée de ses prescriptions que s'applique surtout le judaïsme palestinien dans sa majorité, qui maintient la tendance légaliste de la religion de l'A.T. Les docteurs de la loi, leurs disciples et tous ceux qui adoptent leur point de vue, surtout les pharisiens (voir ce mot), s'efforcent à déterminer dans tous les détails la manière et les limites de l'application de chaque précepte. Les penseurs hellénistes utilisent donc la législation divine avant tout comme un moyen d'éducation morale, les penseurs palestiniens lui donnent avant tout une interprétation juridique.

Mais la pensée moraliste et la pensée juridique présupposent en principe l'une et l'autre la possibilité pour l'homme d'exécuter les prescriptions de la loi. Certes, on reconnaît, comme d'ailleurs la loi elle-même et tout l'A.T., que la faiblesse de l'homme le prédispose au péché. C'est pour cela que le peuple d'Israël a si souvent dû être châtié par Dieu et c'est pour la même raison que la loi prescrit des rites de purification et d'expiation. L'A. T, et les auteurs juifs ultérieurs, les docteurs palestiniens aussi bien que Philon, vantent la miséricorde divine. Malgré ces réserves, on est cependant convaincu que l'homme peut accomplir les ordres de la loi lorsqu'il en a la ferme volonté et qu'il s'y fait aider par Dieu. Ce n'est que dans le 4 e Esdras que percent à ce sujet des appréhensions et des doutes sérieux.

Chez la plupart de ses représentants, le judaïsme reste donc du temps de Jésus une religion légaliste, légalisme plutôt moraliste chez ceux des Juifs qui vivent en contact avec la pensée grecque, légalisme plutôt juridique chez les Juifs de la Palestine et de la Babylonie. Cependant, il est très vraisemblable que dès avant la naissance du christianisme cette tendance légaliste ait rencontré une critique sérieuse dans certains milieux juifs. Il ne s'agit pas seulement de l'opposition pratique qui de tout temps avait existé à côté de la religion de la loi.

Du temps de Jésus, cette opposition pratique était représentée par des gens du peuple, qui ne connaissaient pas assez la loi, par les péagers et les pécheurs qui, pour des raisons égoïstes, se soustrayaient à son empire, par des prêtres Sadducéens qui désiraient une religion tempérée, sans exigences excessives. Opposition pratique, en tout cas, et non de principe. Mais il paraît probable qu'une opposition de principe se soit aussi fait jour dans quelques milieux juifs, assez restreints il est vrai. Aucun document ne nous renseigne directement sur leur critique religieuse du principe légaliste, mais certains indices imposent presque l'hypothèse de leur activité antérieure au christianisme.

Nous ne compterons pas parmi ces indices l'abstention des sacrifices et l'adoration tournée vers le soleil, chez les Esséniens. Car nous ne savons pas s'ils avaient conscience de désobéir à la loi par ces actions, s'ils ne justifiaient pas leur attitude par quelque interprétation de la loi. Cela n'est pas impossible ; Philon lui-même, pour qui la loi est la révélation divine la plus absolue, en élimine, par une interprétation allégorique, certaines prescriptions qui le choquent.

Le principe légaliste est nié, au contraire, par des Juifs que combat le grand exégète d'Alexandrie. Ceux-ci manifestent certes le plus grand respect pour le Pentateuque, ils n'en laissent cependant subsister que le sens allégorique et ne croient pas obligatoire d'en observer les commandements.

Toutefois il y avait probablement dans le monde juif un mouvement bien plus radical. Il niait, lui aussi, l'obligation d'obéir à la loi. Il ne le faisait pas en lui prêtant un autre sens que celui d'une loi ; au contraire, il lui reconnaissait très volontiers ce caractère de loi et en tirait des arguments pour critiquer la religion de la loi. Selon cette pensée la religion de la loi était une religion inférieure, oeuvre d'un mauvais principe, d'un dieu méchant. A ce dieu, cette théorie opposait un dieu bon qui apportait le salut en combattant le dieu mauvais et sa loi.

Aucun texte juif ne nous est parvenu qui développe cette doctrine. Les docteurs juifs de l'époque semblent, il est vrai, viser ce système là où ils combattent les hérétiques, les minim. Mais en outre, nous rencontrons dans la suite trois mouvements distincts qui, tous les trois, l'ont, selon toute vraisemblance, puisé dans le judaïsme. Ce sont d'abord certains gnostiques pagano-chrétiens, ensuite le gnosticisme judaïsant des Pseudo-Clémentines, enfin le mandéisme.

D'après les Pères de l'Eglise, le gnosticisme chrétien dérivait de Simon le Magicien, ce Samaritain dont la doctrine était, selon leurs témoignages, résolument hostile au dieu de la loi. En effet, une série de gnostiques, entre autres Cerdon et Marcion, ont opposé, eux aussi, au dieu de la loi, réputé méchant, le dieu de l'Évangile, et ils ont amèrement critiqué le principe du légalisme religieux. A son tour, le roman chrétien des Pseudo-Clémentines n'expose pas seulement, en la combattant, la doctrine de Simon le Magicien, mais il nous fait connaître aussi une doctrine judéo-chrétienne qui tout en admettant l'autorité absolue de la loi divine authentique ne voit pourtant dans le Pentateuque qu'une loi divine faussée.

Enfin, les Mandéens (voir ce mot), communauté religieuse du sud de la Mésopotamie, ont conservé jusqu'à nos jours des écritures sacrées dans lesquelles Adonaï, le dieu des Juifs, sa ville de Jérusalem et sa loi mensongère sont opposés à la vraie religion du Dieu sauveur et de son envoyé Jean-Baptiste.

Les doctrines du gnosticisme chrétien, surtout celles de Marcion, s'expliquent en partie par l'influence des idées pauliniennes, et Marcion s'est considéré lui-même comme le vrai disciple de Paul. Mais ce n'est qu'une partie de sa doctrine qu'il tient de cet apôtre, et le fond qui lui est commun avec la gnose de Simon le Magicien, celle des Pseudo-Clémentines et celle des Mandéens provient probablement d'un gnosticisme juif qui, antérieur au christianisme, était déjà résolument hostile à la religion de la loi.

Mais malgré l'existence probable d'une tendance opposée au légalisme religieux dans le sein même du judaïsme, celui-ci restait dans son ensemble ce qu'avait été essentiellement la religion de l'A.T. canonique, c'est-à-dire une religion de la loi.

Voir Alliance, Décalogue, Prophète, Rétribution, etc. Aug. B.

Révision Yves Petrakian 2005

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Versets relatifs

    • Exode 19

      7 Moïse vint appeler les anciens du peuple, et il mit devant eux toutes ces paroles, comme l'Éternel le lui avait ordonné.

      Exode 20

      1 Alors Dieu prononça toutes ces paroles, en disant :
      2 Je suis l'Éternel, ton Dieu, qui t'ai fait sortir du pays d'Égypte, de la maison de servitude.
      3 Tu n'auras pas d'autres dieux devant ma face.
      4 Tu ne te feras point d'image taillée, ni de représentation quelconque des choses qui sont en haut dans les cieux, qui sont en bas sur la terre, et qui sont dans les eaux plus bas que la terre.
      5 Tu ne te prosterneras point devant elles, et tu ne les serviras point ; car moi, l'Éternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux, qui punis l'iniquité des pères sur les enfants jusqu'à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me haïssent,
      6 et qui fais miséricorde jusqu'en mille générations à ceux qui m'aiment et qui gardent mes commandements.
      7 Tu ne prendras point le nom de l'Éternel, ton Dieu, en vain ; car l'Éternel ne laissera point impuni celui qui prendra son nom en vain.
      8 Souviens-toi du jour du repos, pour le sanctifier.
      9 Tu travailleras six jours, et tu feras tout ton ouvrage.
      10 Mais le septième jour est le jour du repos de l'Éternel, ton Dieu : tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton bétail, ni l'étranger qui est dans tes portes.
      11 Car en six jours l'Éternel a fait les cieux, la terre et la mer, et tout ce qui y est contenu, et il s'est reposé le septième jour : c'est pourquoi l'Éternel a béni le jour du repos et l'a sanctifié.
      12 Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent dans le pays que l'Éternel, ton Dieu, te donne.
      13 Tu ne tueras point.
      14 Tu ne commettras point d'adultère.
      15 Tu ne déroberas point.
      16 Tu ne porteras point de faux témoignage contre ton prochain.
      17 Tu ne convoiteras point la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras point la femme de ton prochain, ni son serviteur, ni sa servante, ni son boeuf, ni son âne, ni aucune chose qui appartienne à ton prochain.
      18 Tout le peuple entendait les tonnerres et le son de la trompette ; il voyait les flammes de la montagne fumante. A ce spectacle, le peuple tremblait, et se tenait dans l'éloignement.
      19 Ils dirent à Moïse : Parle-nous toi-même, et nous écouterons ; mais que Dieu ne nous parle point, de peur que nous ne mourions.
      20 Moïse dit au peuple : Ne vous effrayez pas ; car c'est pour vous mettre à l'épreuve que Dieu est venu, et c'est pour que vous ayez sa crainte devant les yeux, afin que vous ne péchiez point.
      21 Le peuple restait dans l'éloignement ; mais Moïse s'approcha de la nuée où était Dieu.
      22 L'Éternel dit à Moïse : Tu parleras ainsi aux enfants d'Israël : Vous avez vu que je vous ai parlé depuis les cieux.
      23 Vous ne ferez point des dieux d'argent et des dieux d'or, pour me les associer ; vous ne vous en ferez point.
      24 Tu m'élèveras un autel de terre, sur lequel tu offriras tes holocaustes et tes sacrifices d'actions de grâces, tes brebis et tes boeufs. Partout où je rappellerai mon nom, je viendrai à toi, et je te bénirai.
      25 Si tu m'élèves un autel de pierre, tu ne le bâtiras point en pierres taillées ; car en passant ton ciseau sur la pierre, tu la profanerais.
      26 Tu ne monteras point à mon autel par des degrés, afin que ta nudité ne soit pas découverte.

      Exode 21

      1 Voici les lois que tu leur présenteras.
      2 Si tu achètes un esclave hébreu, il servira six années ; mais la septième, il sortira libre, sans rien payer.
      3 S'il est entré seul, il sortira seul ; s'il avait une femme, sa femme sortira avec lui.
      4 Si c'est son maître qui lui a donné une femme, et qu'il en ait eu des fils ou des filles, la femme et ses enfants seront à son maître, et il sortira seul.
      5 Si l'esclave dit : J'aime mon maître, ma femme et mes enfants, je ne veux pas sortir libre, -
      6 alors son maître le conduira devant Dieu, et le fera approcher de la porte ou du poteau, et son maître lui percera l'oreille avec un poinçon, et l'esclave sera pour toujours à son service.
      7 Si un homme vend sa fille pour être esclave, elle ne sortira point comme sortent les esclaves.
      8 Si elle déplaît à son maître, qui s'était proposé de la prendre pour femme, il facilitera son rachat ; mais il n'aura pas le pouvoir de la vendre à des étrangers, après lui avoir été infidèle.
      9 S'il la destine à son fils, il agira envers elle selon le droit des filles.
      10 S'il prend une autre femme, il ne retranchera rien pour la première à la nourriture, au vêtement, et au droit conjugal.
      11 Et s'il ne fait pas pour elle ces trois choses, elle pourra sortir sans rien payer, sans donner de l'argent.
      12 Celui qui frappera un homme mortellement sera puni de mort.
      13 S'il ne lui a point dressé d'embûches, et que Dieu l'ait fait tomber sous sa main, je t'établirai un lieu où il pourra se réfugier.
      14 Mais si quelqu'un agit méchamment contre son prochain, en employant la ruse pour le tuer, tu l'arracheras même de mon autel, pour le faire mourir.
      15 Celui qui frappera son père ou sa mère sera puni de mort.
      16 Celui qui dérobera un homme, et qui l'aura vendu ou retenu entre ses mains, sera puni de mort.
      17 Celui qui maudira son père ou sa mère sera puni de mort.
      18 Si des hommes se querellent, et que l'un d'eux frappe l'autre avec une pierre ou avec le poing, sans causer sa mort, mais en l'obligeant à garder le lit,
      19 celui qui aura frappé ne sera point puni, dans le cas où l'autre viendrait à se lever et à se promener dehors avec son bâton. Seulement, il le dédommagera de son interruption de travail, et il le fera soigner jusqu'à sa guérison.
      20 Si un homme frappe du bâton son esclave, homme ou femme, et que l'esclave meure sous sa main, le maître sera puni.
      21 Mais s'il survit un jour ou deux, le maître ne sera point puni ; car c'est son argent.
      22 Si des hommes se querellent, et qu'ils heurtent une femme enceinte, et la fasse accoucher, sans autre accident, ils seront punis d'une amende imposée par le mari de la femme, et qu'ils paieront devant les juges.
      23 Mais s'il y a un accident, tu donneras vie pour vie,
      24 oeil pour oeil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied,
      25 brûlure pour brûlure, blessure pour blessure, meurtrissure pour meurtrissure.
      26 Si un homme frappe l'oeil de son esclave, homme ou femme, et qu'il lui fasse perdre l'oeil, il le mettra en liberté, pour prix de son oeil.
      27 Et s'il fait tomber une dent à son esclave, homme ou femme, il le mettra en liberté, pour prix de sa dent.
      28 Si un boeuf frappe de ses cornes un homme ou une femme, et que la mort en soit la suite, le boeuf sera lapidé, sa chair ne sera point mangée, et le maître du boeuf ne sera point puni.
      29 Mais si le boeuf était auparavant sujet à frapper, et qu'on en ait averti le maître, qui ne l'a point surveillé, le boeuf sera lapidé, dans le cas où il tuerait un homme ou une femme, et son maître sera puni de mort.
      30 Si on impose au maître un prix pour le rachat de sa vie, il paiera tout ce qui lui sera imposé.
      31 Lorsque le boeuf frappera un fils ou une fille, cette loi recevra son application ;
      32 mais si le boeuf frappe un esclave, homme ou femme, on donnera trente sicles d'argent au maître de l'esclave, et le boeuf sera lapidé.
      33 Si un homme met à découvert une citerne, ou si un homme en creuse une et ne la couvre pas, et qu'il y tombe un boeuf ou un âne,
      34 le possesseur de la citerne paiera au maître la valeur de l'animal en argent, et aura pour lui l'animal mort.
      35 Si le boeuf d'un homme frappe de ses cornes le boeuf d'un autre homme, et que la mort en soit la suite, ils vendront le boeuf vivant et en partageront le prix ; ils partageront aussi le boeuf mort.
      36 Mais s'il est connu que le boeuf était auparavant sujet à frapper, et que son maître ne l'ait point surveillé, ce maître rendra boeuf pour boeuf, et aura pour lui le boeuf mort.

      Exode 22

      1 Si un homme dérobe un boeuf ou un agneau, et qu'il l'égorge ou le vende, il restituera cinq boeufs pour le boeuf et quatre agneaux pour l'agneau.
      2 Si le voleur est surpris dérobant avec effraction, et qu'il soit frappé et meure, on ne sera point coupable de meurtre envers lui ;
      3 mais si le soleil est levé, on sera coupable de meurtre envers lui. Il fera restitution ; s'il n'a rien, il sera vendu pour son vol ;
      4 si ce qu'il a dérobé, boeuf, âne, ou agneau, se trouve encore vivant entre ses mains, il fera une restitution au double.
      5 Si un homme fait du dégât dans un champ ou dans une vigne, et qu'il laisse son bétail paître dans le champ d'autrui, il donnera en dédommagement le meilleur produit de son champ et de sa vigne.
      6 Si un feu éclate et rencontre des épines, et que du blé en gerbes ou sur pied, ou bien le champ, soit consumé, celui qui a causé l'incendie sera tenu à un dédommagement.
      7 Si un homme donne à un autre de l'argent ou des objets à garder, et qu'on les vole dans la maison de ce dernier, le voleur fera une restitution au double, dans le cas où il serait trouvé.
      8 Si le voleur ne se trouve pas, le maître de la maison se présentera devant Dieu, pour déclarer qu'il n'a pas mis la main sur le bien de son prochain.
      9 Dans toute affaire frauduleuse concernant un boeuf, un âne, un agneau, un vêtement, ou un objet perdu, au sujet duquel on dira : C'est cela ! -la cause des deux parties ira jusqu'à Dieu ; celui que Dieu condamnera fera à son prochain une restitution au double.
      10 Si un homme donne à un autre un âne, un boeuf, un agneau, ou un animal quelconque à garder, et que l'animal meure, se casse un membre, ou soit enlevé, sans que personne l'ait vu,
      11 le serment au nom de l'Éternel interviendra entre les deux parties, et celui qui a gardé l'animal déclarera qu'il n'a pas mis la main sur le bien de son prochain ; le maître de l'animal acceptera ce serment, et l'autre ne sera point tenu à une restitution.
      12 Mais si l'animal a été dérobé chez lui, il sera tenu vis-à-vis de son maître à une restitution.
      13 Si l'animal a été déchiré, il le produira en témoignage, et il ne sera point tenu à une restitution pour ce qui a été déchiré.
      14 Si un homme emprunte à un autre un animal, et que l'animal se casse un membre ou qu'il meure, en l'absence de son maître, il y aura lieu à restitution.
      15 Si le maître est présent, il n'y aura pas lieu à restitution. Si l'animal a été loué, le prix du louage suffira.
      16 Si un homme séduit une vierge qui n'est point fiancée, et qu'il couche avec elle, il paiera sa dot et la prendra pour femme.
      17 Si le père refuse de la lui accorder, il paiera en argent la valeur de la dot des vierges.
      18 Tu ne laisseras point vivre la magicienne.
      19 Quiconque couche avec une bête sera puni de mort.
      20 Celui qui offre des sacrifices à d'autres dieux qu'à l'Éternel seul sera voué à l'extermination.
      21 Tu ne maltraiteras point l'étranger, et tu ne l'opprimeras point ; car vous avez été étrangers dans le pays d'Égypte.
      22 Tu n'affligeras point la veuve, ni l'orphelin.
      23 Si tu les affliges, et qu'ils viennent à moi, j'entendrai leurs cris ;
      24 ma colère s'enflammera, et je vous détruirai par l'épée ; vos femmes deviendront veuves, et vos enfants orphelins.
      25 Si tu prêtes de l'argent à mon peuple, au pauvre qui est avec toi, tu ne seras point à son égard comme un créancier, tu n'exigeras de lui point d'intérêt.
      26 Si tu prends en gage le vêtement de ton prochain, tu le lui rendras avant le coucher du soleil ;
      27 car c'est sa seule couverture, c'est le vêtement dont il s'enveloppe le corps : dans quoi coucherait-il ? S'il crie à moi, je l'entendrai, car je suis miséricordieux.
      28 Tu ne maudiras point Dieu, et tu ne maudiras point le prince de ton peuple.
      29 Tu ne différeras point de m'offrir les prémices de ta moisson et de ta vendange. Tu me donneras le premier-né de tes fils.
      30 Tu me donneras aussi le premier-né de ta vache et de ta brebis ; il restera sept jours avec sa mère ; le huitième jour, tu me le donneras.
      31 Vous serez pour moi des hommes saints. Vous ne mangerez point de chair déchirée dans les champs : vous la jetterez aux chiens.

      Exode 23

      1 Tu ne répandras point de faux bruit. Tu ne te joindras point au méchant pour faire un faux témoignage.
      2 Tu ne suivras point la multitude pour faire le mal ; et tu ne déposeras point dans un procès en te mettant du côté du grand nombre, pour violer la justice.
      3 Tu ne favoriseras point le pauvre dans son procès.
      4 Si tu rencontres le boeuf de ton ennemi ou son âne égaré, tu le lui ramèneras.
      5 Si tu vois l'âne de ton ennemi succombant sous sa charge, et que tu hésites à le décharger, tu l'aideras à le décharger.
    • Exode 19

      7 Moïse revint au camp, convoqua les anciens d’Israël et leur communiqua tout ce que le Seigneur lui avait ordonné.

      Exode 20

      1 Voici les paroles que Dieu adressa à Israël :
      2 « Je suis le Seigneur ton Dieu, c’est moi qui t’ai fait sortir d’Égypte où tu étais esclave.
      3 « Tu n’adoreras pas d’autres dieux que moi.
      4 « Tu ne te fabriqueras aucune idole, aucun objet qui représente ce qui est dans le ciel, sur la terre ou dans l’eau sous la terre ;
      5 tu ne t’inclineras pas devant des statues de ce genre, tu ne les adoreras pas. En effet, je suis le Seigneur ton Dieu, un Dieu exigeant. Si quelqu’un est en tort à mon égard, j’interviens contre lui et ses descendants, jusqu’à la troisième ou la quatrième génération ;
      6 mais je traite avec bonté pendant mille générations ceux qui m’aiment et obéissent à mes commandements.
      7 « Tu ne prononceras pas mon nom de manière abusive, car moi, le Seigneur ton Dieu, je tiens pour coupable celui qui agit ainsi.
      8 « N’oublie jamais de me consacrer le jour du sabbat.
      9 Tu as six jours pour travailler et faire tout ton ouvrage.
      10 Le septième jour, c’est le sabbat qui m’est réservé, à moi, le Seigneur ton Dieu ; tu ne feras aucun travail ce jour-là, ni toi, ni tes enfants, ni tes serviteurs ou servantes, ni ton bétail, ni l’étranger qui réside chez toi.
      11 Car en six jours j’ai créé le ciel, la terre, la mer et tout ce qu’ils contiennent, puis je me suis reposé le septième jour. C’est pourquoi moi, le Seigneur, j’ai béni le jour du sabbat et je veux qu’il me soit consacré.
      12 « Respecte ton père et ta mère, afin de jouir d’une longue vie dans le pays que moi, le Seigneur ton Dieu, je te donne.
      13 « Tu ne commettras pas de meurtre.
      14 « Tu ne commettras pas d’adultère.
      15 « Tu ne commettras pas de vol.
      16 « Tu ne prononceras pas de faux témoignage contre ton prochain.
      17 « Tu ne convoiteras rien de ce qui appartient à ton prochain, ni sa maison, ni sa femme, ni son serviteur, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne. »
      18 Tous les Israélites entendirent les coups de tonnerre et la sonnerie de trompette, tous virent les éclairs et la montagne fumante ; ils se mirent à trembler de peur et se tinrent à distance.
      19 Ils dirent à Moïse : « Parle-nous toi-même, et nous t’écouterons ; mais que Dieu ne nous parle pas directement, sinon nous mourrons. »
      20 Moïse leur répondit : « Ne craignez rien ! Si Dieu s’est approché de vous, c’est pour vous mettre à l’épreuve ; il veut que vous reconnaissiez son autorité et que vous ne commettiez pas de péché. »
      21 Les Israélites restèrent donc à distance, tandis que Moïse s’approchait de l’épais nuage où se tenait Dieu.
      22 Le Seigneur dit à Moïse : « Voici ce que tu transmettras de ma part aux Israélites : “Vous l’avez vu, c’est du haut du ciel que je me suis adressé à vous.
      23 Vous ne vous fabriquerez pas d’idoles en argent ou en or, pour adorer d’autres dieux à côté de moi.
      24 Vous me construirez un autel de terre, sur lequel vous m’offrirez vos moutons, vos chèvres et vos bœufs en sacrifices complets ou en sacrifices de communion. Et moi, je viendrai vous bénir en tout endroit où je manifesterai ma présence.
      25 Si vous me construisez un autel de pierres, ne le faites pas en pierres de taille, car en taillant les pierres au ciseau, vous les rendriez impropres à un usage sacré.
      26 Vous ne me construirez pas un autel auquel on accède par des marches, afin que l’on n’aperçoive pas d’en bas la nudité de celui qui y monterait.” »

      Exode 21

      1 Le Seigneur ajouta : « Voici d’autres règles que tu exposeras aux Israélites :
      2 Quand vous achèterez un esclave hébreu, il sera esclave pour six ans ; la septième année il pourra s’en aller librement sans rien devoir à personne.
      3 S’il était célibataire quand il est devenu esclave, il s’en ira seul ; s’il était marié, sa femme s’en ira avec lui.
      4 Si c’est son maître qui lui donne une femme, et que celle-ci mette au monde des enfants, garçons ou filles, la femme et les enfants resteront propriété du maître, et l’homme s’en ira seul.
      5 Si par contre l’homme déclare aimer son maître, sa femme et ses enfants, et ne désire pas les quitter pour être libre,
      6 le maître en prendra Dieu à témoin ; il placera l’homme contre la porte ou contre le montant de porte de sa maison, et là, il lui percera l’oreille au moyen d’un poinçon. Dès lors l’homme sera pour toujours à son service.
      7 « Quand un homme vendra sa fille comme esclave, celle-ci ne retrouvera pas sa liberté dans les mêmes conditions qu’un esclave mâle.
      8 Si son maître l’a achetée pour en faire une de ses femmes, puis s’en désintéresse, il doit laisser le père la racheter ; il n’a pas le droit de la vendre à des étrangers : ce serait une trahison.
      9 S’il l’a achetée pour la donner à son fils, il la traitera selon le droit applicable aux filles.
      10 Si le maître prend une autre femme, il ne diminuera en rien ce qu’il doit à la première, en fait de nourriture, de vêtements ou de relations conjugales.
      11 S’il ne lui donne pas satisfaction dans ces trois domaines, elle pourra reprendre sa liberté sans rien devoir à personne. »
      12 « Celui qui frappe et tue un être humain doit être mis à mort.
      13 Toutefois s’il n’y a pas eu de guet-apens, s’il s’agit d’un accident que Dieu n’a pas empêché, l’auteur de l’accident pourra se réfugier dans un endroit que je vous indiquerai.
      14 Par contre, si dans un geste de haine un homme en tue un autre, par ruse, vous l’arrêterez pour le mettre à mort, même s’il s’est réfugié près de mon autel.
      15 « Celui qui frappe son père ou sa mère doit être mis à mort.
      16 « Celui qui enlève une personne doit être mis à mort, qu’il ait vendu sa victime ou qu’on la trouve encore chez lui.
      17 « Celui qui maudit son père ou sa mère doit être mis à mort. »
      18 « Supposons que, au cours d’une dispute, un homme en frappe un autre du poing ou avec une pierre, et que la victime ne meure pas mais doive seulement s’aliter ;
      19 si elle peut de nouveau se lever et se promener dehors, avec une canne, celui qui a frappé ne sera pas condamné, à condition de dédommager la victime pour son temps d’immobilisation et de payer les frais de guérison.
      20 « Si quelqu’un, à coups de bâton, bat à mort son esclave, homme ou femme, il doit être puni.
      21 Toutefois si la victime survit un jour ou deux, il ne doit pas être puni, car elle était sa propriété.
      22 « Si, au cours d’une dispute entre hommes, une femme enceinte est heurtée et que cela provoque un accouchement prématuré, mais sans conséquence grave pour la femme, le coupable devra payer, après arbitrage, l’indemnité réclamée par le mari.
      23 Mais s’il en résulte une conséquence grave pour la femme, le coupable sera puni : vie pour vie,
      24 œil pour œil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied,
      25 brûlure pour brûlure, blessure pour blessure, coup pour coup.
      26 « Si quelqu’un frappe son esclave, homme ou femme, et lui crève un œil, il accordera la liberté à la victime, en compensation de son œil.
      27 S’il lui casse une dent, il lui accordera de même la liberté, en compensation de sa dent.
      28 « Si un taureau tue à coups de cornes un homme ou une femme, on le mettra à mort en lui jetant des pierres. On ne pourra pas en manger la viande. Quant au propriétaire, il ne sera pas tenu pour responsable.
      29 Toutefois si le taureau avait déjà l’habitude de donner des coups de cornes et que le propriétaire, averti, ne l’ait pas surveillé, si alors l’animal cause la mort de quelqu’un, il sera tué à coups de pierres, et son propriétaire aussi sera mis à mort.
      30 Si on admet que le propriétaire puisse verser une rançon pour sauver sa vie, il devra payer à titre de compensation la somme qu’on lui imposera.
      31 Si le taureau tue à coups de cornes un enfant, garçon ou fille, les mêmes mesures seront applicables.
      32 Si le taureau tue un esclave, homme ou femme, le propriétaire de l’animal devra verser trente pièces d’argent au maître de la victime, et le taureau sera tué à coups de pierres.
      33 « Si un homme ouvre ou creuse une citerne, néglige de la recouvrir, et qu’un bœuf ou un âne tombe dedans,
      34 le propriétaire de la citerne devra verser une compensation en argent au propriétaire de l’animal. Mais dans ce cas, le cadavre de l’animal lui reviendra.
      35 « Si le taureau de quelqu’un blesse à mort le taureau d’un autre homme, on vendra le taureau vivant, puis les deux propriétaires se partageront l’argent et l’animal mort.
      36 Toutefois si le taureau était déjà connu pour donner des coups de cornes et que le propriétaire ne l’ait pas surveillé, celui-ci devra remplacer le taureau mort par un vivant. Mais dans ce cas, le cadavre de l’animal lui reviendra en entier. »
      37 « Si un homme vole un bœuf, un mouton ou une chèvre, puis qu’il tue ou vende l’animal, il devra donner cinq bœufs, ou quatre moutons, ou quatre chèvres comme compensation au propriétaire.

      Exode 22

      1 « Si un voleur est surpris la nuit en flagrant délit d’effraction et qu’il reçoive un coup mortel, on ne considérera pas cela comme un meurtre ;
      2 mais si la chose arrive alors que le soleil est levé, c’est un meurtre. Si un voleur n’a pas les moyens d’indemniser sa victime, il sera vendu comme esclave.
      3 « Si une bête volée, bœuf, âne, mouton ou chèvre, est retrouvée vivante chez le voleur, il devra alors restituer cette bête-là plus une autre. »
      4 « Si un homme laisse son bétail brouter le champ ou la vigne d’un autre propriétaire, il devra donner comme compensation les produits de son meilleur champ ou de sa meilleure vigne.
      5 « Si un homme brûle des buissons épineux et que le feu s’étende à des gerbes de blé, à des épis mûrs ou même à du blé encore en herbe, en tant que responsable de l’incendie, il devra indemniser le propriétaire.
      6 « Si un homme reçoit en dépôt d’un autre de l’argent ou des objets de valeur, et qu’un voleur s’en empare dans sa maison, le voleur, s’il est retrouvé, devra rembourser le double.
      7 Si le voleur n’est pas retrouvé, l’homme qui a reçu le dépôt prendra Dieu à témoin et jurera qu’il ne s’est pas emparé lui-même des biens de l’autre.
      8 Dans toute affaire litigieuse concernant un bœuf, un âne, un mouton ou une chèvre, un manteau ou n’importe quel objet perdu, les deux personnes revendiquant la propriété de l’animal ou de l’objet devront se présenter devant Dieu : celle que Dieu déclarera coupable devra restituer le double à l’autre.
      9 « Supposons qu’un homme confie à la garde de son voisin un âne, un bœuf, un mouton, une chèvre ou toute autre bête, et que la bête meure, se blesse ou soit enlevée par des pillards sans que personne en soit témoin ;
      10 le voisin devra alors prêter serment au nom du Seigneur et jurer qu’il ne s’est pas emparé lui-même du bien de l’autre. Le propriétaire de l’animal acceptera ce serment et le voisin n’aura pas de compensation à verser.
      11 Par contre, si le voisin s’est fait voler l’animal chez lui, il devra indemniser le propriétaire.
      12 Si l’animal a été tué par une bête sauvage, l’homme devra en apporter les restes comme preuve, et dès lors, il n’aura rien à rembourser.
      13 « Si un homme emprunte une bête à son voisin et que la bête se blesse ou meure en l’absence du propriétaire, l’emprunteur devra la rembourser.
      14 Par contre, si le propriétaire était présent, l’emprunteur n’aura rien à rembourser. Si la bête était prise en location, le prix de location sera considéré comme remboursement. »
      15 « Si un homme séduit une jeune fille qui n’est pas encore fiancée et qu’il couche avec elle, il devra l’épouser, en remettant au père le cadeau traditionnel.
      16 Si le père refuse de la lui accorder, le séducteur devra quand même lui verser l’équivalent en argent du cadeau traditionnel remis pour pouvoir épouser une jeune fille.
      17 « Vous ne devez pas laisser vivre une femme qui pratique la sorcellerie.
      18 « Celui qui s’accouple à un animal doit être mis à mort.
      19 « Celui qui offre des sacrifices à des dieux étrangers au lieu d’en offrir seulement au Seigneur doit être mis à mort.
      20 « Vous ne devez pas maltraiter ou exploiter les étrangers installés chez vous ; rappelez-vous que vous étiez aussi des étrangers en Égypte.
      21 N’opprimez pas non plus les veuves et les orphelins.
      22 Si vous les opprimez, ils m’appelleront à leur secours, moi, le Seigneur, et je vous assure que j’entendrai leur appel.
      23 Je me mettrai en colère et je vous ferai mourir à la guerre ; alors ce seront vos femmes qui deviendront veuves et vos enfants orphelins.
      24 « Si vous prêtez de l’argent à un compatriote pauvre, n’agissez pas comme les autres créanciers, ne lui réclamez pas d’intérêts.
      25 « Si vous prenez en gage le manteau de quelqu’un, rendez-le-lui avant le coucher du soleil,
      26 car il n’a que cela pour se couvrir et protéger son corps. S’il en est privé, dans quoi s’enveloppera-t-il pour se coucher ? Il m’appellera au secours et je l’entendrai, car je suis un Dieu bienveillant.
      27 « Vous ne devez ni m’insulter, moi, votre Dieu, ni maudire le chef de votre peuple.
      28 « Vous devez m’apporter sans retard la part qui me revient de vos moissons et de vos vendanges. « Vous devez me consacrer l’aîné de vos fils.
      29 « En ce qui concerne le premier petit d’une vache, d’une brebis ou d’une chèvre, on doit le laisser pendant sept jours auprès de sa mère ; le huitième jour, offrez-le-moi en sacrifice.
      30 « Vous devez m’appartenir sans restriction. Ne consommez donc pas la viande d’un animal qui a été déchiré par des bêtes sauvages ; jetez-la aux chiens. »

      Exode 23

      1 « Vous ne devez pas propager de faux bruits, ni porter un faux témoignage en faveur de malfaiteurs.
      2 Ne vous laissez pas entraîner par une majorité à faire ce qui est mal ; dans un procès, ne témoignez pas sous l’influence de la majorité, si elle cherche à fausser le cours de la justice.
      3 Ne favorisez personne lors d’un procès, même pas un pauvre.
      4 « Si vous rencontrez le bœuf ou l’âne égaré de votre ennemi, ramenez-le-lui.
      5 Si vous apercevez son âne effondré sous la charge qu’il porte, ne passez pas outre ; aidez plutôt votre ennemi à remettre la bête sur ses pattes.
    • Exode 19

      7 Moïse vint appeler les anciens du peuple et leur exposa toutes ces paroles, comme l'Eternel le lui avait ordonné.

      Exode 20

      1 Alors Dieu prononça toutes ces paroles :
      2 « Je suis l'Eternel, ton Dieu, qui t'ai fait sortir d'Egypte, de la maison d'esclavage.
      3 » Tu n'auras pas d'autres dieux devant moi.
      4 » Tu ne te feras pas de sculpture sacrée ni de représentation de ce qui est en haut dans le ciel, en bas sur la terre et dans l’eau plus bas que la terre.
      5 Tu ne te prosterneras pas devant elles et tu ne les serviras pas, car moi, l'Eternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux. Je punis la faute des pères sur les enfants jusqu'à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me détestent,
      6 et j’agis avec bonté jusqu'à 1000 générations envers ceux qui m'aiment et qui respectent mes commandements.
      7 » Tu n’utiliseras pas le nom de l'Eternel, ton Dieu, à la légère, car l'Eternel ne laissera pas impuni celui qui utilisera son nom à la légère.
      8 » Souviens-toi de faire du jour du repos un jour saint.
      9 Pendant 6 jours, tu travailleras et tu feras tout ce que tu dois faire.
      10 Mais le septième jour est le jour du repos de l'Eternel, ton Dieu. Tu ne feras aucun travail, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton esclave, ni ta servante, ni ton bétail, ni l'étranger qui habite chez toi.
      11 En effet, en 6 jours l'Eternel *a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qui s’y trouve, et *il s'est reposé le septième jour. Voilà pourquoi l'Eternel a béni le jour du repos et en a fait un jour saint.
      12 * » Honore ton père et ta mère afin de vivre longtemps dans le pays que l'Eternel, ton Dieu, te donne.
      13 » Tu ne commettras pas de meurtre.
      14 » Tu ne commettras pas d'adultère.
      15 » Tu ne commettras pas de vol.
      16 » Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain.
      17 » Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain ; tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain, ni son esclave, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni quoi que ce soit qui lui appartienne. »
      18 Tout le peuple entendait les coups de tonnerre et le son de la trompette et voyait les flammes de la montagne fumante. A ce spectacle, le peuple tremblait et se tenait à bonne distance.
      19 Ils dirent à Moïse : « Parle-nous, toi, et nous écouterons ; mais que Dieu ne nous parle pas, sinon nous mourrions. »
      20 Moïse dit au peuple : « N’ayez pas peur, car c'est pour vous mettre à l'épreuve que Dieu est venu et c'est pour que vous ayez sa crainte devant les yeux afin de ne pas pécher. »
      21 Le peuple restait à bonne distance, mais Moïse s'approcha de la nuée où se trouvait Dieu.
      22 L'Eternel annonça à Moïse : « Voici ce que tu diras aux Israélites : ‘Vous avez vu que je vous ai parlé depuis le ciel.
      23 Vous ne ferez pas de dieux en argent et en or pour me les associer ; vous ne vous en ferez pas.
      24 C’est un autel en terre que tu me construiras et tu y offriras tes holocaustes et tes sacrifices de communion, tes pièces de petit et de gros bétail. Partout où je rappellerai mon nom, je viendrai vers toi et te bénirai.
      25 Si tu me construis un autel de pierre, tu ne le feras pas en pierres taillées, car en passant ton ciseau sur la pierre, tu la rendrais profane.
      26 Tu ne monteras pas à mon autel par des marches afin de ne pas dévoiler ta nudité.’

      Exode 21

      1 » Voici les règles que tu leur présenteras.
      2 Si tu achètes un esclave hébreu, il servira six années, mais la septième il sortira libre, sans rien payer.
      3 S'il est entré seul, il sortira seul ; s'il avait une femme, sa femme sortira avec lui.
      4 Si c'est son maître qui lui a donné une femme et qu'il en ait eu des fils ou des filles, la femme et ses enfants appartiendront à son maître et il sortira seul.
      5 Supposons que l'esclave dise : ‘J'aime mon maître, ma femme et mes enfants, je ne veux pas sortir libre.’
      6 Alors son maître le conduira devant Dieu, le fera approcher de la porte ou de son montant et lui percera l'oreille avec un poinçon. Ainsi l'esclave sera pour toujours à son service.
      7 » Si un homme vend sa fille comme esclave, elle ne sortira pas libre comme le font les esclaves de sexe masculin.
      8 Si elle déplaît à son maître alors qu’il avait pensé la prendre pour femme, celui-ci facilitera son rachat ; mais il n'aura pas le droit de la vendre à des étrangers, ce serait la trahir.
      9 S'il la destine à son fils, il agira envers elle conformément au droit en vigueur pour les filles.
      10 S'il prend une autre femme, il ne supprimera rien à la nourriture, aux vêtements et au droit conjugal de la première.
      11 Et s'il ne fait pas pour elle ces trois choses, elle pourra sortir sans rien payer, sans donner d'argent.
      12 » Celui qui frappera un homme mortellement sera puni de mort.
      13 S'il ne lui a pas tendu de piège et que Dieu l'ait fait tomber entre ses mains, je te désignerai un endroit où il pourra se réfugier.
      14 Mais si quelqu'un agit méchamment contre son prochain en employant la ruse pour le tuer, tu iras jusqu’à l’arracher de mon autel pour le faire mourir.
      15 » Celui qui frappera son père ou sa mère sera puni de mort.
      16 » Celui qui enlèvera un homme, qu’il l’ait vendu ou qu’on l’ait trouvé entre ses mains, sera puni de mort.
      17 * » Celui qui maudira son père ou sa mère sera puni de mort.
      18 » Si des hommes se battent et que l'un d'eux frappe l'autre avec une pierre ou avec le poing, sans causer sa mort mais en l'obligeant à garder le lit,
      19 celui qui a frappé ne sera pas puni dans le cas où l'autre viendrait à se lever et à se promener dehors avec son bâton. Seulement, il le dédommagera de son interruption de travail et le fera soigner jusqu'à sa guérison.
      20 » Si un maître frappe son esclave, homme ou femme, avec un bâton et que l'esclave meure sous ses coups, il sera puni.
      21 Mais si l’esclave survit un jour ou deux, le maître ne sera pas puni, car c'est son argent.
      22 » Si des hommes se battent, heurtent une femme enceinte et la font accoucher sans qu’il n’y ait de conséquence malheureuse, ils seront punis d'une amende imposée par le mari de la femme, qu'ils paieront devant les juges.
      23 Mais s'il y a une conséquence malheureuse, tu donneras vie pour vie,
      24 *œil pour œil, dent pour dent, main pour main, pied pour pied,
      25 brûlure pour brûlure, blessure pour blessure, plaie pour plaie.
      26 » Si un homme frappe l'œil de son esclave, homme ou femme, et qu'il lui fasse perdre l'œil, il le laissera partir libre pour prix de son œil.
      27 Et s'il fait tomber une dent à son esclave, homme ou femme, il le laissera partir libre pour prix de sa dent.
      28 » Si un bœuf frappe de ses cornes un homme ou une femme et que la mort en résulte, le bœuf sera lapidé. On ne mangera pas sa viande et le maître du bœuf ne sera pas puni.
      29 Mais si le bœuf avait déjà tendance à frapper et si on en avait averti son maître, qui ne l'a pas surveillé, dans le cas où il tuerait un homme ou une femme, le bœuf sera lapidé et son maître sera puni de mort.
      30 Si on impose au maître un prix pour le rachat de sa vie, il paiera tout ce qui lui sera imposé.
      31 Si c’est un fils ou une fille que le bœuf frappe, on lui appliquera cette règle ;
      32 mais si c’est un esclave, homme ou femme, on donnera 30 pièces d'argent au maître de l'esclave et le bœuf sera lapidé.
      33 » Si un homme retire le couvercle d’une citerne, ou bien si un homme en creuse une sans la couvrir, et qu'il y tombe un bœuf ou un âne,
      34 le possesseur de la citerne paiera au maître la valeur de l'animal en argent et gardera l'animal mort.
      35 » Si le bœuf d'un homme frappe de ses cornes le bœuf d'un autre homme et que la mort en résulte, ils vendront le bœuf vivant et en partageront le prix ; ils partageront aussi le bœuf mort.
      36 Mais s'il est connu que le bœuf avait déjà tendance à frapper et si son maître ne l'a pas surveillé, ce maître rendra bœuf pour bœuf et gardera le bœuf mort.
      37 » Si un homme vole un bœuf ou un agneau et qu'il l'égorge ou le vende, il restituera 5 bœufs pour le bœuf et 4 agneaux pour l'agneau.

      Exode 22

      1 » Si un voleur est surpris en train de commettre un vol avec effraction, qu'il soit frappé et qu’il meure, on ne sera pas coupable de meurtre envers lui ;
      2 toutefois si le soleil est levé, on sera coupable de meurtre envers lui. Un voleur devra faire une restitution : s'il n'a rien, il sera vendu pour rembourser son vol ;
      3 si ce qu'il a volé, bœuf, âne ou agneau, est encore vivant entre ses mains, il fera une restitution au double.
      4 » Si un homme fait brouter son bétail dans un champ ou une vigne et qu'il le laisse aller brouter dans le champ d’un autre, il donnera en dédommagement le meilleur produit de son champ et de sa vigne.
      5 » Si un feu éclate et rencontre des ronces, et que du blé en gerbes ou sur pied, ou bien le champ, soit brûlé, celui qui a causé l'incendie sera tenu de donner un dédommagement.
      6 » Si un homme confie à un autre la garde d'argent ou d’objets et qu'on les vole dans la maison de cette personne, le voleur fera une restitution au double, dans le cas où on le trouverait.
      7 Si on ne trouve pas le voleur, le maître de la maison se présentera devant Dieu pour déclarer qu'il n'a pas porté la main sur le bien de son prochain.
      8 » Dans toute affaire litigieuse concernant un bœuf, un âne, un agneau, un vêtement ou un objet perdu dont quelqu’un revendiquera la propriété, la cause des deux parties ira jusqu'à Dieu. Celui que Dieu condamnera fera à son prochain une restitution au double.
      9 » Si un homme confie à un autre la garde d’un âne, un bœuf, un agneau ou un autre animal et que l'animal meure, se casse un membre ou soit enlevé sans que personne ne l'ait vu,
      10 on fera intervenir entre les deux parties le serment au nom de l'Eternel. Celui qui a eu la garde de l'animal déclarera qu'il n'a pas porté la main sur le bien de son prochain. Le maître de l'animal devra accepter ce serment et l'autre ne sera pas tenu de le dédommager.
      11 En revanche, si l'animal a été volé chez lui, il sera tenu de dédommager son maître.
      12 Si l'animal a été déchiqueté, il apportera ses restes en guise de témoignage et il ne sera pas tenu à un dédommagement pour l’animal déchiqueté.
      13 » Si un homme emprunte un animal à un autre et que l'animal se casse un membre ou meure en l'absence de son maître, il devra donner un dédommagement.
      14 Si le maître est présent, il n’y aura pas de dédommagement. Si l'animal a été loué, le prix de la location suffira.
      15 » Si un homme séduit une jeune fille vierge qui n'est pas fiancée et couche avec elle, il paiera sa dot et la prendra pour femme.
      16 Si le père refuse de la lui accorder en mariage, il paiera en argent la valeur de la dot des jeunes filles vierges.
      17 » Tu ne laisseras pas vivre la magicienne.
      18 » Celui qui couche avec une bête sera puni de mort.
      19 » Celui qui offre des sacrifices à d'autres dieux qu'à l'Eternel seul sera voué à l'extermination.
      20 » Tu ne maltraiteras pas l'étranger et tu ne l'opprimeras pas, car vous avez été étrangers en Egypte.
      21 » Tu ne feras pas de mal à la veuve ni à l'orphelin.
      22 Si tu leur fais du mal et qu'ils viennent à moi, j'entendrai leurs cris.
      23 Ma colère s'enflammera et je vous détruirai par l'épée ; ce sont vos femmes qui deviendront veuves, et vos enfants orphelins.
      24 » Si tu prêtes de l'argent à quelqu'un de mon peuple, au pauvre qui est avec toi, tu ne te comporteras pas envers lui comme un créancier, tu n'exigeras de lui aucun intérêt.
      25 » Si tu prends en gage le vêtement de ton prochain, tu le lui rendras avant le coucher du soleil.
      26 En effet, c'est sa seule couverture, c'est le vêtement dont il s'enveloppe le corps. Dans quoi coucherait-il ? S'il crie à moi, je l'entendrai, car je suis plein de grâce.
      27 » Tu ne maudiras pas Dieu et *tu ne parleras pas mal des chefs de ton peuple.
      28 » Tu ne tarderas pas à m'offrir la part qui me revient de ta moisson et de ta vendange. Tu me donneras le premier-né de tes fils.
      29 Tu me donneras aussi le premier-né de ta vache et de ta brebis ; il restera 7 jours avec sa mère et le huitième jour, tu me le donneras.
      30 » Vous serez des hommes saints pour moi. Vous ne mangerez aucune viande trouvée déchiquetée dans les champs : vous la jetterez aux chiens.

      Exode 23

      1 » Tu ne propageras pas de faux bruit. Tu ne t’associeras pas au méchant pour faire un faux témoignage.
      2 » Tu ne suivras pas la majorité pour faire le mal et tu ne déposeras pas dans un procès en te mettant du côté du grand nombre pour violer la justice.
      3 » Tu ne favoriseras pas le faible dans son procès.
      4 » Si tu rencontres le bœuf ou l’âne de ton ennemi alors qu’il est égaré, tu le lui ramèneras.
      5 Si tu vois l'âne de ton ennemi s’effondrer sous sa charge et que tu hésites à le décharger, tu l'aideras néanmoins à le décharger.
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