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LOI DANS LE N.T.

La conviction que Jésus était le Christ annoncé par les prophètes, conviction commune à tous les auteurs du N.T. comme à tout le christianisme primitif, présupposait l'autorité des écrits prophétiques de l'A.T. Or, cette autorité reposait sur la certitude de l'inspiration divine de tout l'A.T. Comme pour le judaïsme, d'où il était issu, l'inspiration divine du Pentateuque et celle de la loi mosaïque ne pouvaient donc faire aucun doute pour le christianisme des premiers temps. Ce n'est qu'au II e siècle que quelques gnostiques chrétiens, surtout Marcion, ont opposé le christianisme à l'A.T., sans être d'ailleurs suivis dans cette voie par l'Église.

Les premiers chrétiens considéraient l'A. T, essentiellement comme l'Écriture sainte qui avait annoncé la venue de Jésus, le Christ. Or, à cette interprétation messianique, les livres prophétiques et même certains récits du Pentateuque, grâce à l'exégèse allégorique, se prêtaient bien mieux que les lois contenues dans les 5 livres de Moïse. Tout au plus certaines institutions préconisées par ces lois, par exemple la circoncision ou le culte du temple, pouvaient-elles être interprétées comme des allégories visant l'oeuvre du Christ, et le N.T. contient en effet certaines exégèses de ce genre. L'apôtre Paul a même réussi à trouver dans la loi des preuves de son abolition par Jésus. Mais, en général, il fallait laisser aux prescriptions de la loi leur signification d'ordonnances divines.

Le christianisme voulait d'ailleurs être lui-même une religion de l'obéissance à Dieu. Comme l'A.T. Il insistait sur l'idée de la justice de Dieu, et non seulement des auteurs du N.T. favorables à la religion de la loi, comme Jacques ou l'auteur de l'Apoc, mais même Paul, affirment souvent que chacun sera traité par Dieu selon ses oeuvres (voir par ex. Ro 2:5,7 12:19). D'autre part, tous les chrétiens étaient d'accord pour voir en Jésus non seulement le Messie présomptif qui bientôt viendrait établir le règne de Dieu sur terre, mais aussi le Sauveur, dont la personne et l'activité avaient contribué au salut de ses fidèles.

Ces deux idées communes à tous les auteurs du N.T. excluaient toute hostilité de principe contre la loi morale. D'autre part, elles les forçaient à réfléchir sur les rapports entre l'oeuvre de salut du Christ et la religion de la loi. Cette question est, en effet, abondamment traitée dans de nombreux livres du N.T., surtout dans les évangiles synoptiques et dans les épîtres de Paul. Mais Jacq., Héb., les écrits johanniques et Ac renferment également bien des passages relatifs au problème de la loi, et l'écho des discussions sur ce point se perçoit encore dans d'autres écrits néotestamentaires. Ce problème présentait d'ailleurs plusieurs aspects. Il s'agissait de savoir :

si le salut était dû uniquement à la grâce divine et à l'oeuvre du Christ ou si l'obéissance à la volonté de Dieu y contribuait également, peut-être même d'une façon décisive ;

si la volonté divine se trouvait dans la loi mosaïque même pour les disciples du Christ ;

si la révélation du mont Sinaï était identique à celle du Christ, si elle l'avait préparée ou si d'autres rapports existaient entre les deux révélations. Dans certains cas la réponse donnée à l'une de ces questions déterminait les réponses aux autres, mais souvent ces trois questions recevaient chacune une solution particulière. Très souvent enfin, tel texte ne répond qu'à l'une ou l'autre de ces questions.

Les thèses fondamentales, mentionnées plus haut, de tout le christianisme primitif limitent le nombre des attitudes possibles à l'égard de ces trois aspects du problème de la loi. Mais il demeure encore assez grand. Or presque toutes les attitudes possibles dans le cadre de la pensée chrétienne d'alors se trouvent dans les écrits du N.T. Nous essaierons de donner un tableau systématique des thèses en présence.

L'obéissance à la volonté de Dieu est-elle l'unique condition du salut pour le chrétien ou en est-elle au moins une condition indispensable ? A cette question, les chrétiens des premiers temps pouvaient donner et ont probablement donné quatre réponses. Il est vrai qu'en pratique la première se distingue si peu de la seconde que nous ne pouvons trouver aucun texte dans le N.T. où il s'agit certainement de la première. Celle-ci déclarait qu'il suffisait d'obéir à la volonté divine pour s'assurer le salut, mais que le chrétien était mieux préparé que les Juifs pieux à l'obéissance sincère. La seconde considérait la foi en Christ comme un complément indispensable des oeuvres de la loi. L'obéissance à la volonté divine et la foi forment ensemble la voie du salut. Une troisième thèse n'admettait pas qu'il y ait un seul chemin menant à la vie éternelle ; il y en avait deux, celui de l'accomplissement des exigences divines, qui était réservé aux justes, et celui du pardon divin, que Jésus-Christ avait ouvert aux pécheurs. Une dernière opinion à ce sujet, enfin, niait la possibilité d'être sauvé par l'exécution des ordres divins et ne laissait subsister que la foi en Christ comme unique moyen d'entrer dans le royaume de Dieu.

Les deux thèses qui attribuent une importance capitale pour le salut du chrétien à son obéissance à la volonté de Dieu, exprimée par la loi divine, sont plus ou moins nettement admises dans d'assez nombreux passages des évangiles, synopt, (voir par ex. Mt 23:1-3 5:17-20, Lu 1:6 2:22-24,39, Mr 10:17-31, Mt 19:17 5:21,48). La loi dont il y est question n'est pas toujours la même, mais le principe de l'obéissance à la loi divine comme condition de l'entrée dans la vie éternelle y est reconnu partout. La force avec laquelle l'évangile et les épîtres johanniques insistent sur le nouveau commandement du Christ (Jn 12:47 13:34 14:15,21,23 15:10,12,14,17 1Jn 2:3-5,7-8 3:10-12 4:21 5:2-4 2Jn 1:4-6) fait supposer que l'accomplissement de ce commandement y est considéré comme une des conditions du salut ; d'ailleurs dans Jn 12:47 14:21,23 et suivant cette idée est énoncée assez nettement. La religion du nouveau commandement n'entend cependant pas être religion de la loi, mais religion de la grâce ; car le nouveau commandement ordonne aussi la foi en Jésus-Christ (1Jn 3:22,24) et la loi de Moïse est opposée à la grâce et à la vérité venues par J. -C (Jn 1:17). L'Apoc, parle constamment des oeuvres (Ap 2:5 3:1,8,15 9:20 14:13 16:11). c'est d'après elles que les morts sont jugés lors du grand jugement (Ap 20:12) ; quelquefois aux oeuvres s'ajoute la foi (Ap 2:19 14:12) et aux commandements de Dieu le témoignage de J. -C (Ap 12:17). Mais c'est surtout Jacques qui maintient la thèse de la nécessité des oeuvres de la loi à côté de la foi : (Jas 2:14,26 1:25) la foi est morte et vaine sans les oeuvres (Jas 2:20,26) ; elle n'aide pas le prochain à elle seule (Jas 2:15 et suivant) ; sans les oeuvres la foi se trouve même chez les démons (Jas 2:19) ; Abraham n'a été justifié que par la foi et les oeuvres ; la foi concourt au salut avec les oeuvres (Jas 2:21-25).

Toutes les doctrines que nous venons d'étudier introduisent plus ou moins fortement le principe légaliste dans le christianisme. Les penseurs qui, dans le christianisme primitif, s'opposaient à ce principe pouvaient partir d'un double point de vue : ou bien reconnaître que les justes s'assuraient leur salut par les oeuvres de leur justice et affirmer tout de même que la grâce divine pouvait aussi sauver ceux qui n'étaient pas justifiés par leurs oeuvres ; ou bien nier toute influence des bonnes actions sur le sort des hommes. Quelques paroles de Jésus s'inspirent de l'idée de la double voie du salut (Mr 2:16 et suivant, Lu 15:7 25-32 Matthieu 20:1-16) Jésus était venu sauver les pécheurs, la brebis perdue, le fils prodigue, les ouvriers de la dernière heure ; comme les justes, les brebis restées au bercail, le fils resté près du père, les embauchés de la première heure n'avaient pas besoin de lui. Dans d'autres paroles de Jésus, par contre, c'est le pécheur qui est justifié par Dieu plutôt que le juste (Lu 18:9,14), car il possède l'humilité ; le juste, au contraire, est fier de ses oeuvres et, cependant, lui aussi devra reconnaître l'inutilité de tout ce qu'il a pu faire (Lu 17:10). Ce ne sont toutefois que quelques rares déclarations par lesquelles Jésus rejette la confiance dans les oeuvres. Celui qui, dans le N.T., représente le plus nettement l'opposition à la religion de la loi, c'est l'apôtre Paul. Pour lui, la conviction fondamentale au sujet de la voie vers le salut est celle de la justification non par les oeuvres, mais par la foi (voir par ex. Ro 3:27-30 4:1-25 11:5 et suivant, Ga 2:16 5:2-11, Php 3:8-11). Cette doctrine est son arme la plus importante dans sa lutte contre l'esprit légaliste dans la religion chrétienne. Le christianisme est pour lui la religion de la grâce, non de la loi. Certes, en portant les fardeaux les uns des autres, on accomplira la loi du Christ (Ga 6:2), mais ce n'est pas en cela qu'on sera justifié. Dieu jugera chacun selon ses oeuvres, mais c'est la grâce en Jésus-Christ, acceptée par la foi, qui seule permet d'entrer dans le chemin du salut. Les oeuvres ne sauraient y mener. Car le péché empêche tous les hommes d'accomplir la volonté divine (Ro 3:9,18). Quelques autres auteurs du N.T. adoptent la même attitude que Paul. D'après les Actes, le grand concile des apôtres (Ac 15) a nettement fait sien le principe de la justification par la foi (Ac 15:7,9). Les épîtres à Tim. et à Tite soulignent avec la même force que les autres épîtres pauliniennes le point de vue de la religion de la grâce (2Ti 1:8 et suivants, Tit 3:4,7).

On pourrait croire que les partisans du principe de la religion de la loi parmi les chrétiens identifiaient toujours la volonté de Dieu avec la loi mosaïque et que leurs adversaires n'admettaient pas l'autorité de celle-ci. Cependant il n'en est rien. Le légalisme chrétien pouvait parfaitement reconnaître que la loi mosaïque était remplacée par une autre loi, celle du Christ, et d'autre part même Paul pouvait admettre l'autorité de la législation du Sinaï, pourvu qu'on ne s'attendît pas à mériter le salut par l'obéissance envers elle. Dans ces conditions, l'attitude du christianisme primitif à l'égard de l'autorité de la loi de Moïse est assez complexe.

Parmi les paroles de Jésus, il y en a qui recommandent l'observation la plus stricte de la loi mosaïque dans tous ses détails, même celle des plus petits commandements, et qui adoptent ainsi l'attitude du judaïsme le plus intransigeant (Mt 5:17,20 23:1,3). D'après Mt 23:1-3 Jésus reconnaît même aux scribes et aux pharisiens une certaine autorité pour ses disciples : ceux-ci ne devront pas imiter leurs actions, car ceux-là disent et ne font pas ; mais leur enseignement mérite le plus grand respect, puisqu'ils sont assis dans la chaire de Moïse. Généralement, il est vrai, les paroles du Seigneur critiquent à la fois la vie et la doctrine des pharisiens et des scribes ; elles constatent la divergence entre la loi mosaïque et l'enseignement des docteurs du judaïsme de son temps (Mr 7:1,13). Par là, peut-être Jésus voulait-il constater uniquement l'hypocrisie des pharisiens et l'incohérence de l'enseignement des scribes ; mais il est plus naturel d'admettre qu'il oppose l'autorité de la loi respectée par le Seigneur lui-même à l'autorité factice des scribes. D'ailleurs Mt 5:17-20 est là pour prouver que l'observation intégrale de la loi est considérée comme un idéal de Jésus. Et dans divers textes du N.T. 11ous constatons l'action de cet idéal sur certains groupes d'entre les chrétiens, comme par exemple ceux d'où provient le récit de la naissance du Christ dans l'évangile de Luc (Lu 1:6 2:22,24,39), ou les adversaires de Paul au concile des apôtres (Ac 15:5). Jésus lui-même observe pour la guérison des lépreux les règles concernant la constatation de cette guérison (Mr 1:42-44, Lu 17:14).

Cependant d'autres passages des évangiles synoptiques ont une tendance toute différente. Il y est établi une distinction très nette entre grands et petits commandements. On peut faire cette distinction tout en exigeant le respect de tous les commandements. Il en est, en effet, ainsi dans Mt 23:23,26. Aussi un docteur de la loi approuve-t-il cette distinction (Mr 12:32 et suivant). Mais l'importance particulière donnée aux grands commandements nuisait facilement au respect des petits, surtout quand ceux-ci empêchaient l'observation des grands. Aussi Jésus donne-t-il très nettement la préférence aux grands principes moraux de la loi. De là ses conflits constants avec le ritualisme des pharisiens, surtout au sujet de l'observation du sabbat. Jésus subordonne celle-ci à la règle de l'amour du prochain et à celle, plus générale encore, qui ordonne de faire toujours le bien (Mr 3:4, Lu 13:16). Dans ces conditions, il n'est pas étonnant d'entendre Jésus proclamer que faire aux autres ce qu'on veut qu'ils vous fassent, c'est là toute la loi et les prophètes (Mt 7:12). Paul (Ga 5:13 et suivant) tout aussi bien que Jacques (Jas 2:8,12) font leur cette opinion de Jésus. Certes d'après Jacques, il faut accomplir tous les commandements ; mais il s'agit seulement de ceux du décalogue moral.

Une attitude toute particulière au sujet de l'obéissance à la loi de Moïse se trouve dans le livre des Actes. Il ne conteste pas que les chrétiens ne soient pas soumis à toutes les prescriptions du code mosaïque. Mais il rapporte que souvent cette liberté a été limitée par égard pour les Juifs (Ac 15 16:3 21:20 23:5 25:8),

La thèse que toute la loi se résume dans un ou plusieurs grands commandements est certes opposée à la minutie des pharisiens ou de Mt 5:17,20 et Mt 23:1,3. Mais elle considère tout de même la loi mosaïque comme l'expression de la volonté de Dieu, comme l'autorité définitive pour la vie morale. La pensée du christianisme primitif n'a pas toujours admis cette autorité. Dans beaucoup de paroles de Jésus et dans quelques textes des Actes les prescriptions de la loi mosaïque sont mises en contraste avec la volonté de Dieu, consistant soit en une décision primitive de Dieu, antérieure à la loi (Mr 10:1,12 2:27), soit en son intention la plus profonde révélée par l'action d'un de ses privilégiés de l'ancienne alliance (Mr 2:25 et suivant), ou par une vision (Ac 10:9-16,34), ou par la conscience individuelle (Lu 12:57), ou par l'observation de la nature (Mr 7:14,33), ou enfin et surtout par Jésus lui-même. Sa révélation des exigences divines abolit celle du Sinaï ou la complète. Il est le nouveau législateur, supérieur à celui de l'ancienne alliance. Il conseille au jeune homme riche d'ajouter à l'obéissance envers le décalogue la vente de ses biens au profit des pauvres (Mr 10:17-21) il déclare qu'il y a des hommes qui se sont faits eunuques pour le Royaume des cieux (Mt 19:12). Mais Jésus assume le plus nettement le rôle de législateur nouveau dans les antithèses du sermon de la montagne (Mt 5:21,48). Là il oppose à ce qui a été dit aux anciens sa nouvelle révélation de la volonté divine. Même si les commandements donnés aux anciens d'après ce passage ne sont pas tous tirés de la loi de Moïse, la façon dont Jésus proclame la volonté de Dieu suffit pour attester chez lui la certitude d'être investi par Dieu d'une autorité supérieure à celle de Moïse. Parfois, dans les antithèses, il justifie ses déclarations par des raisonnements et ne fait pas appel à une autorité spéciale qui lui reviendrait. Mais d'autres antithèses opposent simplement sa révélation nouvelle à la règle antérieure. L'idée de la nouvelle loi, la loi du Christ, qui trouve dans ces antithèses son expression classique, joue un grand rôle dans l'évangile et les ép. johanniques. Le nouveau commandement de s'aimer les uns les autres y est souvent proclamé (Jn 13:34 14:15,21,23 15:10,12,14,17 1Jn 2:3-5,7 3:10-12 4:21 5:2,4,2Jn 4-6). Paul invoque quelquefois l'autorité du Christ pour des exigences morales (1Co 7:10 14:37, Ga 6:2) et reconnaît une certaine autorité même à ceux qui ont son Esprit (1Co 7:25,40). Mais jamais il n'oppose l'autorité nouvelle à celle de Moïse. Notons enfin la remarque curieuse, mais peu claire, de 1Ti 1:9-11 ; d'après celle-ci, la loi est valable pour les malfaiteurs, mais non pour les justes.

Nous avons passé en revue les réponses souvent si divergentes données par les chrétiens des premiers temps aux questions concernant le principe légaliste et son droit dans la religion chrétienne et concernant l'autorité des lois de Moïse pour les disciples du Christ. Leur divergence est très grande. Elle est même telle pour les paroles attribuées à Jésus qu'il est difficile d'admettre qu'elles remontent toutes au Seigneur. Mais une troisième question se posait, plus complexe encore. Quel était le rapport entre l'ancienne et la nouvelle révélation, entre celle du mont Sinaï et celle de Jésus-Christ ? La nouvelle alliance était-elle l'achèvement de l'ancienne, était-elle virtuellement contenue dans celle-ci ? Ou était-elle préparée par elle, mais s'en distinguant foncièrement ? Ou y avait-il opposition irréductible entre la révélation faite à Moïse et la manifestation de Dieu en Jésus-Christ ?

Là où l'on reconnaissait à la fois le principe de la religion de la loi et l'autorité divine de la loi de Moïse, la première solution du problème s'imposait tout naturellement. L'oeuvre de Jésus apparaissait comme une aide, indispensable certes, mais d'aucune façon opposée à la réalisation de la volonté divine révélée au mont Sinaï. Or, dès qu'on abandonnait ce point de vue d'après lequel le christianisme n'était que le pharisaïsme perfectionné, la question devenait un problème bien difficile à résoudre. Aussi la plupart des penseurs chrétiens du N.T. n'ont-ils pas vraiment essayé de trouver une solution. Dans les évangiles synoptiques la transfiguration présente immédiatement les deux aspects de la question : elle nous montre Jésus en rapport étroit avec Moïse, mais nous entendons aussi la voix qui dit d'écouter Jésus (Mr 9:4,7 et parallèle). La loi a donc sa valeur positive, cependant Jésus représente la révélation supérieure. Mais quel est exactement le rapport des deux révélations, c'est ce qui n'y apparaît pas. Il en est de même de la déclaration de Jn 1:17 qui oppose la grâce et la vérité venues par Jésus-Christ à la loi donnée par Moïse, mais ne nous dit pas si la loi est absolument contraire à la vérité et à la grâce. Jn 4:21-24 reste également dans le vague. Même les antithèses de Mt 5:21,48 ne s'expriment pas clairement à ce sujet. Elles ne nous enseignent pas par qui a été dit aux anciens ce qui leur a été dit. Était-ce Dieu qui leur avait parlé par Moïse ou quelqu'un d'autre, et si c'était Dieu, comment s'expliquait le fait qu'il parlait autrement en Moïse qu'en Jésus ? Sous ce rapport Mr 10:1,13 contient une déclaration de Jésus bien plus claire : le divorce est contraire à la volonté primitive et réelle de Dieu ; Moïse, en le permettant, a fait une concession à la dureté du coeur des Israélites. La remarque d'Etienne dans son discours de Ac 7:53, qui fait remonter la loi à une intervention des anges, est très intéressante elle aussi, mais trop sommaire également.

Il n'y a que deux auteurs du N.T. qui aient exposé plus longuement leurs idées à ce sujet : saint Paul et l'épître aux Hébreux. Encore ni l'un ni l'autre n'ont-ils pu aboutir à une conception absolument cohérente.

Chez Paul, nous trouvons, l'une à côté de l'autre, trois appréciations différentes de la loi. D'après la première, la loi, en elle-même, est une révélation divine parfaite, dont le sens spirituel est celui du christianisme lui-même ; ses effets, il est vrai, ont été faussés par le péché. La loi est sainte et le commandement saint, juste et bon (Ro 7:12). La loi est spirituelle et ne s'oppose pas aux oeuvres de l'Esprit (Ro 7:14, Ga 5:23). Elle devait donner la vie (Ro 7:10). Aussi l'amour du prochain réalise-t-il les exigences de la loi (Ga 5:13 et suivant) et les chrétiens sont-ils la circoncision véritable (Php 3:2 et suivant). Le voile qui cache aux Juifs le sens authentique de l'A. T, disparaît en Christ (2Co 3:12,18). Si tout de même cette loi n'a pas produit un effet salutaire, c'est que le péché a réussi à la transformer en un instrument de mort (Ro 7:5-25). Mais par la mort du Christ l'impuissance de la loi due au péché et à la chair a été détruite et ceux qui sont en Jésus-Christ ne vivent plus selon la chair, mais selon l'Esprit et accomplissent la justice prescrite par la loi (Ro 8:14). Paul peut donc déclarer : « Nous confirmons la loi par la foi » (Ro 3:31).

Mais Paul ne pense pas toujours ainsi. Souvent la loi a pour lui ce seul mérite d'avoir annoncé sa propre abolition et rendu possible le salut par le Christ ; Galates insiste particulièrement sur cette idée. La malédiction légale du pendu a contribué à ce que Jésus-Christ ait pu l'abolir (Ga 3:10,14), et la lecture de l'histoire des deux fils d'Abraham montre à tous ceux qui veulent vraiment observer la loi que celle-ci, l'alliance du mont Sinaï, s'efface elle-même devant la liberté de la nouvelle alliance (Ga 4:21-31). Dans Ro 3:21, l'apôtre proclame également que la loi et les prophètes ont rendu témoignage à la justice par la foi, justice manifestée indépendamment de la loi. La loi a en outre été « un pédagogue pour nous conduire à Christ » (Ga 3:24 et suivant), car elle nous a donné une preuve irréfutable de la culpabilité de tous les hommes : celle-ci l'a rendue impuissante à donner la vie ; pour obtenir la vie il fallait donc aller vers le Christ (Ga 3:22-25). La loi donne la connaissance du péché et par cette connaissance nous pousse à nous soumettre à Dieu et à accepter le salut qu'il nous offre par la foi (Ro 3:19 et suivant). Par la loi, le péché est imputé (Ro 5:12,14). Elle est intervenue pour que le péché abondât (Ro 5:20 et suivant). Peut-être est-ce cette démonstration écrasante de la culpabilité de l'homme qui fait dire à l'apôtre : « Par la loi, je suis mort à la loi » (Ga 2:19). Mais ce passage ne signifie pas nécessairement que la loi en me montrant ma culpabilité m'a prouvé sa propre impuissance et en me condamnant à mort m'a soustrait à son propre empire ; il peut aussi avoir un autre sens : la loi, déclarerait alors l'apôtre, en condamnant le Christ fait mourir ses fidèles avec lui et les détache ainsi d'elle-même. (voir Ga 3:10-14, Ro 7:1,6)

Or cette condamnation de Jésus-Christ par la loi apparaît comme un méfait de celle-ci. Et ce n'est pas là le seul texte qui souligne l'opposition entre la révélation de Dieu en Jésus-Christ et celle de Moïse. Celle-ci n'est pas révélée par Dieu, du moins pas directement, mais par des anges (Ga 3:19 et suivant). Et se soumettre à elle et aux règles concernant les sabbats et les fêtes signifie non pas servir Dieu, mais s'assujettir aux anges, désignés par le terme étrange, mais assez souvent employé alors, d'éléments (voir ce mot) ou rudiments du monde (Ga 4:8,10). La loi est venue après la promesse du Christ, faite par Dieu à Abraham, et ne peut donc pas l'annuler (Ga 3:15,18). Elle est même considérée comme étant la puissance du péché (1Co 15:56) qui est mort sans elle (Ro 7:8). Aussi l'oeuvre de Moïse peut-elle être nommée le ministère de la mort (2Co 3:7). Certes, Paul a tenu à atténuer l'idée en principe hostile à la révélation mosaïque qui était contenue dans de pareils termes. (voir Ro 7:7,12,2Co 3:6-11, Ga 3:21 et suivant) Néanmoins ce point de vue joue un certain rôle dans son appréciation de la loi mosaïque.

Si ces trois appréciations se trouvent chez Paul sans que l'apôtre sente l'incohérence de sa doctrine de la loi, c'est qu'elles ont toutes les trois une importance secondaire à côté de l'idée dominante du salut par la foi et non par les oeuvres de la loi. Or cette idée pouvait s'accorder à la fois avec la thèse de la sainteté divine de la loi pourvu que son impuissance à donner le salut fût reconnue, avec celle du rôle préparatoire de la loi à l'égard de la révélation en Jésus-Christ, enfin avec celle d'une opposition entre les deux révélations. Or, le premier point de vue s'explique par la conviction de tous les chrétiens du temps de Paul qui affirmaient tous le sens messianique de la loi ; en outre la valeur de certaines prescriptions morales de cette loi ne pouvait faire de doute. D'autre part, la révélation en Jésus-Christ étant pour Paul de beaucoup supérieure à celle accordée au législateur d'Israël, celle-ci, qui tout de même provenait du Dieu de Jésus-Christ, ne pouvait avoir d'autre importance que de préparer la révélation définitive. Enfin l'idée maîtresse de la religion de la loi et celle de la religion du salut se contredisaient nettement, c'est pourquoi Paul était amené à constater une opposition entre l'ancienne et la nouvelle révélation. Peut-être sur ce dernier point a-t-il d'ailleurs été influencé par la pensée du gnosticisme juif pré-chrétien, dont l'existence est assez vraisemblable.

L'épître aux Hébreux insiste d'une part sur l'infériorité de la révélation mosaïque due aux anges (Heb 2:1 et suivant), terrifiante (Heb 12:18-21), faible (Heb 7:23,28), inefficace (Heb 8:6,13), charnelle (Heb 7:16 9:10) et passagère (Heb 8:6,13), d'autre part elle considère le culte institué par Moïse comme l'ombre du culte céleste du Christ (Heb 8:5) qui par son apparition l'a annulé.

Les opinions des auteurs du N.T. au sujet des rapports entre la révélation par Moïse et celle de Jésus-Christ ne sont donc pas plus homogènes ni même cohérentes que celles au sujet du principe légaliste de la religion et au sujet de l'autorité de la loi mosaïque pour les chrétiens. Mais ces divergences de vue ne les empêchaient pas d'être au fond tous d'accord sur le caractère de la nouvelle révélation. Tous y voyaient la révélation de l'amour divin pour les hommes en Jésus-Christ et l'enseignement, qui en dérive, du devoir des hommes de s'aimer les uns les autres. Pour défendre ce devoir, que Paul ne nie pas, Jacques combat la doctrine de la justification par la foi seule ; pour assurer toute l'efficacité possible à l'amour divin, exalté par Jacques, Paul avait établi cette doctrine (voir Foi, Oeuvres). Aug. B.

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      Matthieu 5

      17 Μὴ νομίσητε ὅτι ἦλθον καταλῦσαι τὸν νόμον ἢ τοὺς προφήτας· οὐκ ἦλθον καταλῦσαι ἀλλὰ πληρῶσαι·
      18 ἀμὴν γὰρ λέγω ὑμῖν, ἕως ἂν παρέλθῃ ὁ οὐρανὸς καὶ ἡ γῆ, ἰῶτα ἓν ἢ μία κεραία οὐ μὴ παρέλθῃ ἀπὸ τοῦ νόμου, ἕως ἂν πάντα γένηται.
      19 ὃς ἐὰν οὖν λύσῃ μίαν τῶν ἐντολῶν τούτων τῶν ἐλαχίστων καὶ διδάξῃ οὕτως τοὺς ἀνθρώπους, ἐλάχιστος κληθήσεται ἐν τῇ βασιλείᾳ τῶν οὐρανῶν· ὃς δ’ ἂν ποιήσῃ καὶ διδάξῃ, οὗτος μέγας κληθήσεται ἐν τῇ βασιλείᾳ τῶν οὐρανῶν.
      20 λέγω γὰρ ὑμῖν ὅτι ἐὰν μὴ περισσεύσῃ ὑμῶν ἡ δικαιοσύνη πλεῖον τῶν γραμματέων καὶ Φαρισαίων, οὐ μὴ εἰσέλθητε εἰς τὴν βασιλείαν τῶν οὐρανῶν.
      21 Ἠκούσατε ὅτι ἐρρέθη τοῖς ἀρχαίοις· Οὐ φονεύσεις· ὃς δ’ ἂν φονεύσῃ, ἔνοχος ἔσται τῇ κρίσει.
      48 Ἔσεσθε οὖν ὑμεῖς τέλειοι ὡς ὁ πατὴρ ὑμῶν ὁ οὐράνιος τέλειός ἐστιν.

      Matthieu 7

      12 Πάντα οὖν ὅσα ἐὰν θέλητε ἵνα ποιῶσιν ὑμῖν οἱ ἄνθρωποι, οὕτως καὶ ὑμεῖς ποιεῖτε αὐτοῖς· οὗτος γάρ ἐστιν ὁ νόμος καὶ οἱ προφῆται.

      Matthieu 19

      12 εἰσὶν γὰρ εὐνοῦχοι οἵτινες ἐκ κοιλίας μητρὸς ἐγεννήθησαν οὕτως, καὶ εἰσὶν εὐνοῦχοι οἵτινες εὐνουχίσθησαν ὑπὸ τῶν ἀνθρώπων, καὶ εἰσὶν εὐνοῦχοι οἵτινες εὐνούχισαν ἑαυτοὺς διὰ τὴν βασιλείαν τῶν οὐρανῶν. ὁ δυνάμενος χωρεῖν χωρείτω.
      17 ὁ δὲ εἶπεν αὐτῷ· Τί με ἐρωτᾷς περὶ τοῦ ἀγαθοῦ; εἷς ἐστιν ὁ ἀγαθός· εἰ δὲ θέλεις εἰς τὴν ζωὴν εἰσελθεῖν, τήρησον τὰς ἐντολάς.

      Matthieu 20

      1 Ὁμοία γάρ ἐστιν ἡ βασιλεία τῶν οὐρανῶν ἀνθρώπῳ οἰκοδεσπότῃ ὅστις ἐξῆλθεν ἅμα πρωῒ μισθώσασθαι ἐργάτας εἰς τὸν ἀμπελῶνα αὐτοῦ.
      2 συμφωνήσας δὲ μετὰ τῶν ἐργατῶν ἐκ δηναρίου τὴν ἡμέραν ἀπέστειλεν αὐτοὺς εἰς τὸν ἀμπελῶνα αὐτοῦ.
      3 καὶ ἐξελθὼν περὶ τρίτην ὥραν εἶδεν ἄλλους ἑστῶτας ἐν τῇ ἀγορᾷ ἀργούς·
      4 καὶ ἐκείνοις εἶπεν· Ὑπάγετε καὶ ὑμεῖς εἰς τὸν ἀμπελῶνα, καὶ ὃ ἐὰν ᾖ δίκαιον δώσω ὑμῖν·
      5 οἱ δὲ ἀπῆλθον. πάλιν ἐξελθὼν περὶ ἕκτην καὶ ἐνάτην ὥραν ἐποίησεν ὡσαύτως.
      6 περὶ δὲ τὴν ἑνδεκάτην ἐξελθὼν εὗρεν ἄλλους ἑστῶτας, καὶ λέγει αὐτοῖς· Τί ὧδε ἑστήκατε ὅλην τὴν ἡμέραν ἀργοί;
      7 λέγουσιν αὐτῷ· Ὅτι οὐδεὶς ἡμᾶς ἐμισθώσατο. λέγει αὐτοῖς· Ὑπάγετε καὶ ὑμεῖς εἰς τὸν ἀμπελῶνα.
      8 ὀψίας δὲ γενομένης λέγει ὁ κύριος τοῦ ἀμπελῶνος τῷ ἐπιτρόπῳ αὐτοῦ· Κάλεσον τοὺς ἐργάτας καὶ ἀπόδος αὐτοῖς τὸν μισθὸν ἀρξάμενος ἀπὸ τῶν ἐσχάτων ἕως τῶν πρώτων.
      9 καὶ ἐλθόντες οἱ περὶ τὴν ἑνδεκάτην ὥραν ἔλαβον ἀνὰ δηνάριον.
      10 καὶ ἐλθόντες οἱ πρῶτοι ἐνόμισαν ὅτι πλεῖον λήμψονται· καὶ ἔλαβον τὸ ἀνὰ δηνάριον καὶ αὐτοί.
      11 λαβόντες δὲ ἐγόγγυζον κατὰ τοῦ οἰκοδεσπότου
      12 λέγοντες· Οὗτοι οἱ ἔσχατοι μίαν ὥραν ἐποίησαν, καὶ ἴσους αὐτοὺς ἡμῖν ἐποίησας τοῖς βαστάσασι τὸ βάρος τῆς ἡμέρας καὶ τὸν καύσωνα.
      13 ὁ δὲ ἀποκριθεὶς ἑνὶ αὐτῶν εἶπεν· Ἑταῖρε, οὐκ ἀδικῶ σε· οὐχὶ δηναρίου συνεφώνησάς μοι;
      14 ἆρον τὸ σὸν καὶ ὕπαγε· θέλω δὲ τούτῳ τῷ ἐσχάτῳ δοῦναι ὡς καὶ σοί·
      15 οὐκ ἔξεστίν μοι ὃ θέλω ποιῆσαι ἐν τοῖς ἐμοῖς; ἢ ὁ ὀφθαλμός σου πονηρός ἐστιν ὅτι ἐγὼ ἀγαθός εἰμι;
      16 οὕτως ἔσονται οἱ ἔσχατοι πρῶτοι καὶ οἱ πρῶτοι ἔσχατοι.

      Matthieu 23

      1 Τότε ὁ Ἰησοῦς ἐλάλησεν τοῖς ὄχλοις καὶ τοῖς μαθηταῖς αὐτοῦ
      2 λέγων· Ἐπὶ τῆς Μωϋσέως καθέδρας ἐκάθισαν οἱ γραμματεῖς καὶ οἱ Φαρισαῖοι.
      3 πάντα οὖν ὅσα ἐὰν εἴπωσιν ὑμῖν ποιήσατε καὶ τηρεῖτε, κατὰ δὲ τὰ ἔργα αὐτῶν μὴ ποιεῖτε, λέγουσιν γὰρ καὶ οὐ ποιοῦσιν.
      23 Οὐαὶ ὑμῖν, γραμματεῖς καὶ Φαρισαῖοι ὑποκριταί, ὅτι ἀποδεκατοῦτε τὸ ἡδύοσμον καὶ τὸ ἄνηθον καὶ τὸ κύμινον, καὶ ἀφήκατε τὰ βαρύτερα τοῦ νόμου, τὴν κρίσιν καὶ τὸ ἔλεος καὶ τὴν πίστιν· ταῦτα ἔδει ποιῆσαι κἀκεῖνα μὴ ἀφιέναι.
      26 Φαρισαῖε τυφλέ, καθάρισον πρῶτον τὸ ἐντὸς τοῦ ποτηρίου καὶ τῆς παροψίδος, ἵνα γένηται καὶ τὸ ἐκτὸς αὐτοῦ καθαρόν.

      Marc 1

      42 καὶ εὐθὺς ἀπῆλθεν ἀπ’ αὐτοῦ ἡ λέπρα, καὶ ἐκαθαρίσθη.
      43 καὶ ἐμβριμησάμενος αὐτῷ εὐθὺς ἐξέβαλεν αὐτόν,
      44 καὶ λέγει αὐτῷ· Ὅρα μηδενὶ μηδὲν εἴπῃς, ἀλλὰ ὕπαγε σεαυτὸν δεῖξον τῷ ἱερεῖ καὶ προσένεγκε περὶ τοῦ καθαρισμοῦ σου ἃ προσέταξεν Μωϋσῆς εἰς μαρτύριον αὐτοῖς.

      Marc 2

      16 καὶ οἱ γραμματεῖς τῶν Φαρισαίων ἰδόντες ὅτι ἐσθίει μετὰ τῶν ἁμαρτωλῶν καὶ τελωνῶν ἔλεγον τοῖς μαθηταῖς αὐτοῦ· Ὅτι μετὰ τῶν τελωνῶν καὶ ἁμαρτωλῶν ἐσθίει;
      25 καὶ λέγει αὐτοῖς· Οὐδέποτε ἀνέγνωτε τί ἐποίησεν Δαυὶδ ὅτε χρείαν ἔσχεν καὶ ἐπείνασεν αὐτὸς καὶ οἱ μετ’ αὐτοῦ;
      27 καὶ ἔλεγεν αὐτοῖς· Τὸ σάββατον διὰ τὸν ἄνθρωπον ἐγένετο καὶ οὐχ ὁ ἄνθρωπος διὰ τὸ σάββατον·

      Marc 3

      4 καὶ λέγει αὐτοῖς· Ἔξεστιν τοῖς σάββασιν ἀγαθοποιῆσαι ἢ κακοποιῆσαι, ψυχὴν σῶσαι ἢ ἀποκτεῖναι; οἱ δὲ ἐσιώπων.

      Marc 7

      1 Καὶ συνάγονται πρὸς αὐτὸν οἱ Φαρισαῖοι καί τινες τῶν γραμματέων ἐλθόντες ἀπὸ Ἱεροσολύμων
      13 ἀκυροῦντες τὸν λόγον τοῦ θεοῦ τῇ παραδόσει ὑμῶν ᾗ παρεδώκατε· καὶ παρόμοια τοιαῦτα πολλὰ ποιεῖτε.
      14 Καὶ προσκαλεσάμενος πάλιν τὸν ὄχλον ἔλεγεν αὐτοῖς· Ἀκούσατέ μου πάντες καὶ σύνετε.
      33 καὶ ἀπολαβόμενος αὐτὸν ἀπὸ τοῦ ὄχλου κατ’ ἰδίαν ἔβαλεν τοὺς δακτύλους αὐτοῦ εἰς τὰ ὦτα αὐτοῦ καὶ πτύσας ἥψατο τῆς γλώσσης αὐτοῦ,

      Marc 9

      4 καὶ ὤφθη αὐτοῖς Ἠλίας σὺν Μωϋσεῖ, καὶ ἦσαν συλλαλοῦντες τῷ Ἰησοῦ.
      7 καὶ ἐγένετο νεφέλη ἐπισκιάζουσα αὐτοῖς, καὶ ἐγένετο φωνὴ ἐκ τῆς νεφέλης· Οὗτός ἐστιν ὁ υἱός μου ὁ ἀγαπητός, ἀκούετε αὐτοῦ.

      Marc 10

      1 Καὶ ἐκεῖθεν ἀναστὰς ἔρχεται εἰς τὰ ὅρια τῆς Ἰουδαίας καὶ πέραν τοῦ Ἰορδάνου, καὶ συμπορεύονται πάλιν ὄχλοι πρὸς αὐτόν, καὶ ὡς εἰώθει πάλιν ἐδίδασκεν αὐτούς.
      12 καὶ ἐὰν αὐτὴ ἀπολύσασα τὸν ἄνδρα αὐτῆς γαμήσῃ ἄλλον μοιχᾶται.
      13 Καὶ προσέφερον αὐτῷ παιδία ἵνα αὐτῶν ἅψηται· οἱ δὲ μαθηταὶ ἐπετίμησαν αὐτοῖς.
      17 Καὶ ἐκπορευομένου αὐτοῦ εἰς ὁδὸν προσδραμὼν εἷς καὶ γονυπετήσας αὐτὸν ἐπηρώτα αὐτόν· Διδάσκαλε ἀγαθέ, τί ποιήσω ἵνα ζωὴν αἰώνιον κληρονομήσω;
      18 ὁ δὲ Ἰησοῦς εἶπεν αὐτῷ· Τί με λέγεις ἀγαθόν; οὐδεὶς ἀγαθὸς εἰ μὴ εἷς ὁ θεός.
      19 τὰς ἐντολὰς οἶδας· Μὴ φονεύσῃς, Μὴ μοιχεύσῃς, Μὴ κλέψῃς, Μὴ ψευδομαρτυρήσῃς, Μὴ ἀποστερήσῃς, Τίμα τὸν πατέρα σου καὶ τὴν μητέρα.
      20 ὁ δὲ ἔφη αὐτῷ· Διδάσκαλε, ταῦτα πάντα ἐφυλαξάμην ἐκ νεότητός μου.
      21 ὁ δὲ Ἰησοῦς ἐμβλέψας αὐτῷ ἠγάπησεν αὐτὸν καὶ εἶπεν αὐτῷ· Ἕν σε ὑστερεῖ· ὕπαγε ὅσα ἔχεις πώλησον καὶ δὸς τοῖς πτωχοῖς, καὶ ἕξεις θησαυρὸν ἐν οὐρανῷ, καὶ δεῦρο ἀκολούθει μοι.
      22 ὁ δὲ στυγνάσας ἐπὶ τῷ λόγῳ ἀπῆλθεν λυπούμενος, ἦν γὰρ ἔχων κτήματα πολλά.
      23 Καὶ περιβλεψάμενος ὁ Ἰησοῦς λέγει τοῖς μαθηταῖς αὐτοῦ· Πῶς δυσκόλως οἱ τὰ χρήματα ἔχοντες εἰς τὴν βασιλείαν τοῦ θεοῦ εἰσελεύσονται.
      24 οἱ δὲ μαθηταὶ ἐθαμβοῦντο ἐπὶ τοῖς λόγοις αὐτοῦ. ὁ δὲ Ἰησοῦς πάλιν ἀποκριθεὶς λέγει αὐτοῖς· Τέκνα, πῶς δύσκολόν ἐστιν εἰς τὴν βασιλείαν τοῦ θεοῦ εἰσελθεῖν·
      25 εὐκοπώτερόν ἐστιν κάμηλον διὰ τῆς τρυμαλιᾶς τῆς ῥαφίδος διελθεῖν ἢ πλούσιον εἰς τὴν βασιλείαν τοῦ θεοῦ εἰσελθεῖν.
      26 οἱ δὲ περισσῶς ἐξεπλήσσοντο λέγοντες πρὸς ἑαυτούς· Καὶ τίς δύναται σωθῆναι;
      27 ἐμβλέψας αὐτοῖς ὁ Ἰησοῦς λέγει· Παρὰ ἀνθρώποις ἀδύνατον ἀλλ’ οὐ παρὰ θεῷ, πάντα γὰρ δυνατὰ παρὰ τῷ θεῷ.
      28 Ἤρξατο λέγειν ὁ Πέτρος αὐτῷ· Ἰδοὺ ἡμεῖς ἀφήκαμεν πάντα καὶ ἠκολουθήκαμέν σοι.
      29 ἔφη ὁ Ἰησοῦς· Ἀμὴν λέγω ὑμῖν, οὐδείς ἐστιν ὃς ἀφῆκεν οἰκίαν ἢ ἀδελφοὺς ἢ ἀδελφὰς ἢ μητέρα ἢ πατέρα ἢ τέκνα ἢ ἀγροὺς ἕνεκεν ἐμοῦ καὶ ἕνεκεν τοῦ εὐαγγελίου,
      30 ἐὰν μὴ λάβῃ ἑκατονταπλασίονα νῦν ἐν τῷ καιρῷ τούτῳ οἰκίας καὶ ἀδελφοὺς καὶ ἀδελφὰς καὶ μητέρας καὶ τέκνα καὶ ἀγροὺς μετὰ διωγμῶν, καὶ ἐν τῷ αἰῶνι τῷ ἐρχομένῳ ζωὴν αἰώνιον.
      31 πολλοὶ δὲ ἔσονται πρῶτοι ἔσχατοι καὶ οἱ ἔσχατοι πρῶτοι.

      Marc 12

      32 καὶ εἶπεν αὐτῷ ὁ γραμματεύς· Καλῶς, διδάσκαλε, ἐπ’ ἀληθείας εἶπες ὅτι εἷς ἐστιν καὶ οὐκ ἔστιν ἄλλος πλὴν αὐτοῦ·

      Luc 1

      6 ἦσαν δὲ δίκαιοι ἀμφότεροι ἐναντίον τοῦ θεοῦ, πορευόμενοι ἐν πάσαις ταῖς ἐντολαῖς καὶ δικαιώμασιν τοῦ κυρίου ἄμεμπτοι.

      Luc 2

      22 Καὶ ὅτε ἐπλήσθησαν αἱ ἡμέραι τοῦ καθαρισμοῦ αὐτῶν κατὰ τὸν νόμον Μωϋσέως, ἀνήγαγον αὐτὸν εἰς Ἱεροσόλυμα παραστῆσαι τῷ κυρίῳ,
      24 καὶ τοῦ δοῦναι θυσίαν κατὰ τὸ εἰρημένον ἐν τῷ νόμῳ κυρίου, ζεῦγος τρυγόνων ἢ δύο νοσσοὺς περιστερῶν.
      39 Καὶ ὡς ἐτέλεσαν πάντα τὰ κατὰ τὸν νόμον κυρίου, ἐπέστρεψαν εἰς τὴν Γαλιλαίαν εἰς πόλιν ἑαυτῶν Ναζαρέθ.

      Luc 12

      57 Τί δὲ καὶ ἀφ’ ἑαυτῶν οὐ κρίνετε τὸ δίκαιον;

      Luc 13

      16 ταύτην δὲ θυγατέρα Ἀβραὰμ οὖσαν, ἣν ἔδησεν ὁ Σατανᾶς ἰδοὺ δέκα καὶ ὀκτὼ ἔτη, οὐκ ἔδει λυθῆναι ἀπὸ τοῦ δεσμοῦ τούτου τῇ ἡμέρᾳ τοῦ σαββάτου;

      Luc 15

      7 λέγω ὑμῖν ὅτι οὕτως χαρὰ ἐν τῷ οὐρανῷ ἔσται ἐπὶ ἑνὶ ἁμαρτωλῷ μετανοοῦντι ἢ ἐπὶ ἐνενήκοντα ἐννέα δικαίοις οἵτινες οὐ χρείαν ἔχουσιν μετανοίας.
      25 Ἦν δὲ ὁ υἱὸς αὐτοῦ ὁ πρεσβύτερος ἐν ἀγρῷ· καὶ ὡς ἐρχόμενος ἤγγισεν τῇ οἰκίᾳ, ἤκουσεν συμφωνίας καὶ χορῶν,

      Luc 17

      10 οὕτως καὶ ὑμεῖς, ὅταν ποιήσητε πάντα τὰ διαταχθέντα ὑμῖν, λέγετε ὅτι Δοῦλοι ἀχρεῖοί ἐσμεν, ὃ ὠφείλομεν ποιῆσαι πεποιήκαμεν.
      14 καὶ ἰδὼν εἶπεν αὐτοῖς· Πορευθέντες ἐπιδείξατε ἑαυτοὺς τοῖς ἱερεῦσιν. καὶ ἐγένετο ἐν τῷ ὑπάγειν αὐτοὺς ἐκαθαρίσθησαν.

      Luc 18

      9 Εἶπεν δὲ καὶ πρός τινας τοὺς πεποιθότας ἐφ’ ἑαυτοῖς ὅτι εἰσὶν δίκαιοι καὶ ἐξουθενοῦντας τοὺς λοιποὺς τὴν παραβολὴν ταύτην·
      14 λέγω ὑμῖν, κατέβη οὗτος δεδικαιωμένος εἰς τὸν οἶκον αὐτοῦ παρ’ ἐκεῖνον· ὅτι πᾶς ὁ ὑψῶν ἑαυτὸν ταπεινωθήσεται, ὁ δὲ ταπεινῶν ἑαυτὸν ὑψωθήσεται.

      Jean 1

      4 ἐν αὐτῷ ζωὴ ἦν, καὶ ἡ ζωὴ ἦν τὸ φῶς τῶν ἀνθρώπων·
      17 ὅτι ὁ νόμος διὰ Μωϋσέως ἐδόθη, ἡ χάρις καὶ ἡ ἀλήθεια διὰ Ἰησοῦ Χριστοῦ ἐγένετο.

      Jean 2

      3 καὶ ὑστερήσαντος οἴνου λέγει ἡ μήτηρ τοῦ Ἰησοῦ πρὸς αὐτόν· Οἶνον οὐκ ἔχουσιν.
      7 λέγει αὐτοῖς ὁ Ἰησοῦς· Γεμίσατε τὰς ὑδρίας ὕδατος· καὶ ἐγέμισαν αὐτὰς ἕως ἄνω.

      Jean 3

      10 ἀπεκρίθη Ἰησοῦς καὶ εἶπεν αὐτῷ· Σὺ εἶ ὁ διδάσκαλος τοῦ Ἰσραὴλ καὶ ταῦτα οὐ γινώσκεις;
      22 Μετὰ ταῦτα ἦλθεν ὁ Ἰησοῦς καὶ οἱ μαθηταὶ αὐτοῦ εἰς τὴν Ἰουδαίαν γῆν, καὶ ἐκεῖ διέτριβεν μετ’ αὐτῶν καὶ ἐβάπτιζεν.
      24 οὔπω γὰρ ἦν βεβλημένος εἰς τὴν φυλακὴν ὁ Ἰωάννης.

      Jean 4

      21 λέγει αὐτῇ ὁ Ἰησοῦς· Πίστευέ μοι, γύναι, ὅτι ἔρχεται ὥρα ὅτε οὔτε ἐν τῷ ὄρει τούτῳ οὔτε ἐν Ἱεροσολύμοις προσκυνήσετε τῷ πατρί.
      22 ὑμεῖς προσκυνεῖτε ὃ οὐκ οἴδατε, ἡμεῖς προσκυνοῦμεν ὃ οἴδαμεν, ὅτι ἡ σωτηρία ἐκ τῶν Ἰουδαίων ἐστίν·
      23 ἀλλὰ ἔρχεται ὥρα καὶ νῦν ἐστιν, ὅτε οἱ ἀληθινοὶ προσκυνηταὶ προσκυνήσουσιν τῷ πατρὶ ἐν πνεύματι καὶ ἀληθείᾳ, καὶ γὰρ ὁ πατὴρ τοιούτους ζητεῖ τοὺς προσκυνοῦντας αὐτόν·
      24 πνεῦμα ὁ θεός, καὶ τοὺς προσκυνοῦντας αὐτὸν ἐν πνεύματι καὶ ἀληθείᾳ δεῖ προσκυνεῖν.

      Jean 5

      2 ἔστιν δὲ ἐν τοῖς Ἱεροσολύμοις ἐπὶ τῇ προβατικῇ κολυμβήθρα ἡ ἐπιλεγομένη Ἑβραϊστὶ Βηθεσδά, πέντε στοὰς ἔχουσα·

      Jean 12

      47 καὶ ἐάν τίς μου ἀκούσῃ τῶν ῥημάτων καὶ μὴ φυλάξῃ, ἐγὼ οὐ κρίνω αὐτόν, οὐ γὰρ ἦλθον ἵνα κρίνω τὸν κόσμον ἀλλ’ ἵνα σώσω τὸν κόσμον.

      Jean 13

      34 ἐντολὴν καινὴν δίδωμι ὑμῖν ἵνα ἀγαπᾶτε ἀλλήλους, καθὼς ἠγάπησα ὑμᾶς ἵνα καὶ ὑμεῖς ἀγαπᾶτε ἀλλήλους.

      Jean 14

      15 Ἐὰν ἀγαπᾶτέ με, τὰς ἐντολὰς τὰς ἐμὰς τηρήσετε·
      21 ὁ ἔχων τὰς ἐντολάς μου καὶ τηρῶν αὐτὰς ἐκεῖνός ἐστιν ὁ ἀγαπῶν με· ὁ δὲ ἀγαπῶν με ἀγαπηθήσεται ὑπὸ τοῦ πατρός μου, κἀγὼ ἀγαπήσω αὐτὸν καὶ ἐμφανίσω αὐτῷ ἐμαυτόν.
      23 ἀπεκρίθη Ἰησοῦς καὶ εἶπεν αὐτῷ· Ἐάν τις ἀγαπᾷ με τὸν λόγον μου τηρήσει, καὶ ὁ πατήρ μου ἀγαπήσει αὐτόν, καὶ πρὸς αὐτὸν ἐλευσόμεθα καὶ μονὴν παρ’ αὐτῷ ποιησόμεθα.

      Jean 15

      10 ἐὰν τὰς ἐντολάς μου τηρήσητε, μενεῖτε ἐν τῇ ἀγάπῃ μου, καθὼς ἐγὼ τὰς ἐντολὰς τοῦ πατρός μου τετήρηκα καὶ μένω αὐτοῦ ἐν τῇ ἀγάπῃ.
      12 Αὕτη ἐστὶν ἡ ἐντολὴ ἡ ἐμὴ ἵνα ἀγαπᾶτε ἀλλήλους καθὼς ἠγάπησα ὑμᾶς·
      14 ὑμεῖς φίλοι μού ἐστε ἐὰν ποιῆτε ἃ ἐγὼ ἐντέλλομαι ὑμῖν.
      17 ταῦτα ἐντέλλομαι ὑμῖν ἵνα ἀγαπᾶτε ἀλλήλους.

      Actes 7

      53 οἵτινες ἐλάβετε τὸν νόμον εἰς διαταγὰς ἀγγέλων, καὶ οὐκ ἐφυλάξατε.

      Actes 10

      9 Τῇ δὲ ἐπαύριον ὁδοιπορούντων ἐκείνων καὶ τῇ πόλει ἐγγιζόντων ἀνέβη Πέτρος ἐπὶ τὸ δῶμα προσεύξασθαι περὶ ὥραν ἕκτην.
      10 ἐγένετο δὲ πρόσπεινος καὶ ἤθελεν γεύσασθαι· παρασκευαζόντων δὲ αὐτῶν ἐγένετο ἐπ’ αὐτὸν ἔκστασις,
      11 καὶ θεωρεῖ τὸν οὐρανὸν ἀνεῳγμένον καὶ καταβαῖνον σκεῦός τι ὡς ὀθόνην μεγάλην τέσσαρσιν ἀρχαῖς καθιέμενον ἐπὶ τῆς γῆς,
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