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LUC

Compagnon de saint Paul, considéré par la tradition unanime de l'antiquité chrétienne comme l'auteur du 3 e évangile et du livre des Actes des Apôtres.

1.

Le nom de Luc.

Sa forme grecque dans le N.T., Loukâs, était très rare chez les anciens ; on l'a trouvée dans quelques inscriptions chrétiennes et saint Augustin nomme aussi un Lucas (Ép., 179, 1), mais c'est à peine si l'on connaît aujourd'hui deux ou trois inscriptions faisant foi de l'emploi de ce nom antérieurement à saint Luc (VGT, p. 381). Loukâs est selon toute apparence un diminutif à nuance familière, l'abréviation d'un nom de composition plus classique (comp. Silas =Silouanos ou Silvain, Épaphras =Épaphrodite, Nymphas =Nymphodore, Démas =Démétrius, etc.). Mais son origine est encore obscure. On y voit généralement un abrégé de Loukanos (qui depuis la seconde moitié du 1 er siècle supplanta peu à peu l'orthographe ancienne : Leukanos), transcription grecque du latin Lucanus Ce nom bien connu, qu'illustra le poète Lucain, neveu de Sénèque et contemporain de Néron, peut désigner un Lucanien, originaire de la province du S. de l'Italie appelée Lucanie, mais ce n'est pas une raison pour attribuer (comme Godet) cette origine à Luc : Lucain lui-même venait d'Andalousie. La forme Lucanus est employée par plusieurs manuscrits de la Vieille Version Latine dans le titre du 3e évangile : secundum Lucanum (=selon Lucanus), au lieu de la traduction habituelle : secundum Lucam ou de la formule grecque kata Loukân (=selon Luc) ; elle est gravée aussi sur le bas-relief d'un sarcophage d'Arles (V e siècle), dont un moulage est au musée de Saint-Germain, et qui porte les quatre noms d'évangélistes : Matteus, Marcus, Lucanus (non Lucas), Ioannes

Ces divers textes apportent sans doute des présomptions à la dérivation Lucanus-Lucas, mais sans en fournir, à vrai dire, une preuve décisive : Lucas pourrait aussi provenir d'autres noms, tels que Lucius, Lucilius, ou même Lucianus, et des arguments nouveaux sont plus favorables au premier de ces trois, Lucius, qui est, plus exactement, un prénom latin, fort répandu, porté même par plusieurs personnages bibliques (voir Lucius). Rendel Harris et Preuschen ont récemment découvert, dans une catène arménienne, sorte d'anthologie commentée des Actes des Apôtres datant du II° siècle, la mention du nom de l'auteur présumé : un des passages écrits dans tous les manuscrits à la première personne du pluriel ( « fragments en : nous » ; voir Actes des Apôtres) adopte ici la première personne du singulier, déterminée par un nom propre : « Mais [moi], Lucius, et ceux qui étaient avec moi, nous nous embarquâmes » ; même si cette leçon, absolument isolée dans tous les manuscrits connus, est sans autorité historique, elle fournit cependant un témoin à la forme du nom propre. Or, de son côté W. Ramsay a trouvé près d'Antioche de Pisidie, en 1911/1912, des inscriptions de l'époque romaine d'où il ressort que dans cette région les noms Loukâs et Loukios pouvaient alors être interchangeables. Leur équivalence ne suffit point, du reste, à justifier l'identification (proposée par Origène, etc.) de Luc avec l'un ou l'autre des deux Lucius du N.T. : l'un, sans doute, était de Cyrène (Ac 13:1), grande ville africaine qui possédait une bonne école de médecine, mais si c'était Luc lui-même nous aurions une phrase à la première personne dès le verset 2 : « Pendant que nous célébrions le culte du Seigneur et que nous jeûnions, le Saint-Esprit nous dit... » ; l'autre, parent de saint Paul (Ro 16:21), était évidemment juif, alors que Luc, comme on le verra, était grec. Au IV e siècle, les Constitutions Apostoliques (VI, 18:5) distinguent nettement de ces deux Lucius Luc l'évangéliste. Les inscriptions signalées par Ramsay laissent d'ailleurs une incertitude : si le personnage qu'elles appellent tantôt Loukios tantôt Loukâs était oriental ou grec, c'est un nom grec qu'il portait, sous sa forme officielle et sous sa forme intime ; mais s'il était citoyen de Rome, il portait le prénom romain officiel ainsi que sa forme abrégée. Cette deuxième conclusion tendrait à confirmer l'hypothèse souvent soutenue d'après laquelle Luc aurait été affranchi, peut-être grâce à son protecteur Théophile (voir ce mot).

En effet, les noms propres gréco-latins en âs (désinence contractée) étaient souvent donnés à des esclaves et des affranchis, dont un grand nombre sous l'empire durent leur affranchissement à leurs connaissances médicales : tels les médecins particuliers de Jules César et d'Auguste ; César avait même fait citoyens romains tous les médecins de Rome. Ce sont autant d'étroites analogies pour appuyer la possibilité que Luc le médecin eût ainsi obtenu la liberté civile avec la dignité civique ; cette vraisemblable conjecture est même indépendante de la dérivation controversée du nom d'affranchi, puisque l'appellation Lucanus est un nom romain aussi caractéristique que le prénom Lucius.

2.

Luc dans les épîtres.

Luc est nommé trois fois dans le N.T., et il est à remarquer que c'est dans les trois passages où saint Paul parle aussi de Marc (voir ce mot, parag. 6, 7) ; ainsi se trouvent rapprochés les deux disciples non apôtres en qui la tradition chrétienne a reconnu des évangélistes. Dans Col 4:14 et Phm 24, deux épîtres écrites au même moment, soit déjà dans la prison de Césarée (voir Colossiens, III), soit plutôt (comme nous le croyons) pendant la première captivité de Rome, le grand apôtre présente Luc d'abord avec sa qualité : « le médecin », puis comme un ami qui lui est très cher : « le bien-aimé », ensuite comme un de ses « compagnons d'oeuvre » (grec sunergoï, terme appliqué aussi à Marc, Aristarque et Démas dans Phm 1:24, comme à Marc, Aristarque et Jésus Justus dans Col 4:11, trad. : qui travaillent avec moi), et ceux-ci envoient avec Paul leurs salutations aux destinataires des deux épîtres adressées en même temps à la communauté de Colosses et au frère qui la reçoit chez lui, Philémon. Au cours de sa seconde captivité de Rome (voir Pastorales), Paul a de nouveau Luc auprès de lui, mais alors c'est son seul compagnon (2Ti 4:11), plusieurs autres étant en mission au loin ; quant à Démas, qui se trouvait avec Luc parmi les compagnons d'oeuvre dans les circonstances précédentes (Col 4:14, Phm 1:24), il a finalement abandonné l'apôtre et déserté l'évangélisation (2Ti 4:10).

De la remarque de Paul sur les trois « seuls » compagnons de travail « circoncis », c'est-à-dire Juifs d'origine (Col 4:11), il s'ensuit que Luc nommé 3 versets plus loin était d'origine païenne. Il est loisible de supposer, mais rien ne permet d'affirmer qu'il ait d'abord été prosélyte de la synagogue avant de devenir chrétien : un esprit cultivé, comme un médecin et comme l'auteur du 3 e évang, et des Actes, ne devait avoir aucune peine à se familiariser avec les coutumes et les Ecritures d'Israël, une fois converti au christianisme qui s'édifiait sur la base de la religion de l'A.T. ; de plus, un compagnon de Paul était bien placé pour apprendre à bientôt connaître la perspective entre les deux alliances. En tout cas, issu du paganisme, Luc ne doit donc pas être identifié, comme divers auteurs anciens et modernes l'ont cru, avec des personnages de race juive : il ne peut avoir été l'un des 70 (ou des 72) disciples dont Luc (Lu 10) est seul à mentionner la mission (Idée fausse qui, sans doute, a fait choisir la péricope Lu 10:1 et suivants pour l'évangile du jour de saint Luc évangéliste, dans le paroissien romain et dans le Prayer-Book anglais) ; ni le compagnon anonyme de Cléopas (voir ce mot) dans le tableau si vivant conservé seulement par Luc (Lu 24:13,35), mais qui dépeint clairement en ces deux hommes deux fidèles Juifs (Lu 24:27-32) ; ni le disciple Silas, l'un des judéo-chrétiens de Palestine les plus en vue (Ac 15:22), et qui aurait raconté, par exemple, dans ce chap. 15, le Synode de Jérusalem à la première personne, s'il n'était autre que Luc lui-même. D'ailleurs, une fois que nous aurons admis en Luc le traditionnel auteur du 3° évangile, le soin qu'il met dans sa préface à se distinguer des « témoins oculaires » du ministère du Seigneur (Lu 1:1 et suivants) exclut toute possibilité de le retrouver dans les évangiles, non seulement parmi les Israélites précités, mais aussi bien parmi les prosélytes grecs qui obtinrent de Philippe et d'André d'être amenés à Jésus (Jn 12:30 et suivant). C'est pourquoi l'on ne saurait trouver de « passages-nous » dans l'évangile de Luc : en définitive, Luc appartient à la seconde génération chrétienne et non à la première ; il fut disciple, non de Jésus, mais de saint Paul.

3.

Luc dans le livre des Actes.

C'est précisément en compagnon du grand missionnaire qu'il apparaît aussi, mais sans se nommer, dans le livre des Actes. Le constant témoignage des premiers siècles le désigne comme l'auteur de cet ouvrage d'histoire par lequel se continue son évangile. Même les critiques qui croient devoir distinguer entre un rédacteur final inconnu, ami de Théophile, et l'auteur de la plus importante de ses sources, reconnaissent généralement en celle-ci, en tout cas, l'oeuvre de Luc, récit des missions de Paul, dont il avait été témoin et qu'il relate donc en disant : « nous » (voir Actes des Apôtres, sources...). Où donc et comment se trouvent répartis ces passages écrits à la première personne du pluriel, qui vont nous renseigner sur quelques-unes des époques les plus importantes de la carrière de Luc ? Si l'on fait abstraction d'une variante du texte dit béta (Codex de Bèze, divers manuscrits latin, etc.) dans Ac 11:28 : « comme nous étions réunis, l'un d'eux, nommé Agabus, se leva, etc. », ce qui révélerait en l'auteur un membre de l'Église d'Antioche, --erreur manifeste au milieu d'un tableau strictement impersonnel « des disciples » de cette ville (verset 26-39), --les fragments à la tournure « nous » interrompent au moins trois fois la narration générale à la troisième personne :

à l'aller du second voyage, de Troas à Philippes (Ac 16:10,17) ;

au retour du troisième, de Philippes à Jérusalem (Ac 20 5-21:18) ;

pendant tout le voyage du prisonnier, de Césarée à Rome (Ac 27 1-28:16).

L'attribution traditionnelle de ces passages à Luc se confirme par la contre-épreuve, quand on cherche si quelque autre compagnon de Paul, plus ou moins connu comme tel par ses épîtres, ne se serait pas trouvé avec lui, plutôt que Luc, au cours de ces trois périodes : ce ne pourrait être Silas, car en ce cas il aurait écrit « nous » en d'autres longs morceaux (Ac 15 etc.) ; ni Timothée, car dans Ac 20:4 il était séparé du compagnon qui écrit « nous » ; ni Épaphrodite, car étant délégué vers Paul prisonnier à Rome (Php 2:25) il n'avait pas fait avec lui le voyage de Ac 27 ; ni Tite, car, bien que passé sous silence dans les Actes, il occupa auprès de l'apôtre une place si notoire (cf. Ga 2:1 et suivant, 2Co 2:13 7:6,13 8:6,23 12:18 Tit 1:4 etc. Voir Tite) que ses mémoires (s'il en avait écrit) n'auraient jamais pu dans l'Église être mis à l'actif d'un disciple plus obscur ; bref, pour que la tradition se soit décidément attachée, dans les milieux chrétiens, à un personnage de second plan comme Luc, c'est visiblement parce qu'il est en effet à l'origine de l'ouvrage.

En suivant donc les informations si précieuses de son journal de voyage fragmentaire complétées de leurs dates approximatives (voir Chronol. du N.T., II, 3), on s'aperçoit de la présence de Luc :

D'abord aux côtés de Paul à Troas, au moment où sa seconde mission (fin de l'an 4g), hésitante depuis la Phrygie, reçoit de l'appel du Macédonien une direction imprévue et tenue pour contraignante : (Ac 16:9 et suivant) Luc partage avec Paul la conviction que cet appel vient de Dieu ; il entre dans la petite troupe des évangélistes et raconte en témoin oculaire : la traversée jusqu'en Macédoine, l'arrivée à Philippes, la réunion des femmes, la réception de Lydie, l'importunité de la pauvre esclave que l'apôtre guérit ; puis, lorsque, sur la plainte des maîtres, Paul et Silas sont emprisonnés, Luc n'est pas englobé dans les mauvais traitements (Lu 16:19 et suivants) ; il semble être demeuré à Philippes, car il n'est plus question de lui pendant le reste du voyage, ni même pendant la plus grande partie du suivant (séjour de 3 ans de Paul à Éphèse, visite en Macédoine, 3 mois en Grèce).

Mais c'est encore à Philippes qu'on le retrouve, appartenant de nouveau à l'escorte missionnaire, au retour de ce troisième voyage (printemps 56), dont Luc décrit en témoin les émouvantes étapes, dominées par de sombres pressentiments : Troas, Milet (cependant, pas de pronom « nous » dans Ac 20:16,38), Tyr, Ptolémaïs, Césarée, Jérusalem, chez Mnason puis chez Jacques (Ac 21:18). Il est facile d'admettre qu'à ce point critique Luc n'ait pu suivre de près les troubles au temple juif, l'arrestation de Paul, ses comparutions successives et sa captivité de 2 ans à Césarée.

Mais ses notes de voyage reparaissent sitôt qu'est décidé le transfèrement du prisonnier devant le tribunal de César (Ac 27:1), et elles en rapportent avec une précision exceptionnelle les incidents mouvementés, difficultés de navigation, naufrage, hivernage a Malte, escales successives jusqu'à l'installation de Paul à Rome (Ac 28:16).

La plupart de ces renseignements historiques sur Luc se placent donc chronologiquement avant ceux que nous ont fournis les épîtres (ci-dessus, parag. 2) ; même, ils s'y placent tous si les ép. aux Col et à Philémon ont été écrites seulement pendant la captivité de Rome et non pas déjà pendant celle de Césarée. Durant les deux années d'immobilisation de l'apôtre à Césarée, il était facile à un de ses compagnons jouissant comme Luc d'une pleine liberté, de se documenter dans cette ville, à Jérusalem et dans le reste de la Palestine, en vue de l'ouvrage en deux volumes, évangile du Seigneur et actes de ses apôtres, que l'auteur devait présenter à Théophile comme le résultat d'une minutieuse enquête (Lu 1:1,4). Lorsqu'on accepte ainsi la conviction de l'antiquité chrétienne quant à la composition de ces deux livres par Luc le médecin (voir Évang, synopt., IV, 1, 2°, B), leurs caractères de forme et de fond fournissent de nouvelles indications sur la personne de l'auteur, en qui l'on voit un écrivain de race, de formation gréco-romaine et plus particulièrement grecque, qui ordonne tous ses récits en fonction de l'évangélisation de l'Empire, s'intéresse personnellement aux malades, aux malheureux, aux faibles, et subit la forte empreinte de la personnalité de saint Paul, sans toujours se rendre un compte très exact, semble-t-il, de l'immense portée révolutionnaire du paulinisme, mais sans jamais se départir d'un caractère égal et conciliant, plus désireux d'arrondir les angles que de les accuser (voir Luc [évangile de]).

4.

L'origine de Luc.

Quant à son pays d'origine, ses deux brusques apparitions dans les Act., avec le pronom « nous », ne pourraient-elles pas mettre le lecteur sur la voie ? La première fois, il surgit à propos de l'appel du Macédonien et se rend avec Paul à Philippes, où il demeure quand Paul repart ; la seconde fois, Paul se retrouve avec lui à Philippes ; sa façon de définir celle-ci dans sa narration : « la première ville du district de Macédoine » (Ac 16:12), prend évidemment position pour Philippes contre les cités voisines, Amphipolis et Thessalonique, qui lui disputaient alors le titre de « première » ; en ajoutant : « et une colonie romaine » (précision unique dans les Actes, alors qu'elle eût été aussi légitime pour Antioche de Pisidie, Lystre, Corinthe, etc.), ne trahirait-il pas une certaine fibre, pour ne pas dire fierté, patriotique ? On note encore, dans Ac 16:13, avec l'incertitude d'un ancien païen non initié aux pratiques juives : « nous pensions qu'on s'y rassemblait pour la prière », la connaissance des lieux qui amène pourtant les visiteurs juste au bon endroit. C'est pourquoi Renan déjà supposait Luc originaire de Philippes. Il aurait donc été macédonien. D'où l'ingénieuse hypothèse de Ramsay (St. Paul the Traveller, pp. 200ss), qui peut se concevoir ainsi : on sait que saint Paul, au cours de ses voyages, était quelquefois malade ; (cf. Ga 4:13,2Co 12:7) en arrivant à Troas au terme d'un itinéraire mouvementé à travers les hauts-plateaux anatoliens, il consulte un médecin, Luc : esprit ouvert, coeur sympathique, celui-ci, gagné d'emblée au message apostolique du nouveau venu (en admettant qu'il ne fût pas déjà chrétien), souhaite et demande ce message pour son pays de Macédoine ; ses suggestions finissent par se dresser dans un songe de l'apôtre, sous les traits d' « un certain homme macédonien » (grec anêr Ma-kédôn tis) qui l'appelle au secours, et que Paul reconnaît pour tel... parce qu'il le connaît : c'est Luc, dont il rêve parce que Dieu confirme ainsi Lui-même l'appel de l'homme (la Pechitto dit ici : « Passe en Macédoine et viens me secourir ! »). Voilà le signe attendu des directions de son Esprit ! Conséquence : « Aussitôt après cette vision de Paul, nous cherchâmes (le premier nous de Luc) à partir pour la Macédoine, convaincus que Dieu nous appelait à y prêcher l'Évangile » (Ac 16:10). Cette hypothèse de Ramsay est tenue pour improbable dans l'article Paul [ses voyages], parag. III

Sans doute, l'origine macédonienne de Luc est contredite par une très vieille et générale tradition qui le rattachait à Antioche de Syrie. Une sorte de biographie apocryphe (vers 225), annexée à divers manuscrits latin de l'évangile de Luc le dit : Syrien d'Antioche. Pourtant, Eusèbe (Mort en 340) n'est pas très explicite : « Luc étant par sa famille [plutôt que : par sa naissance ; grec g énos] de ceux qui sont d'Antioche » (H.E., III, 4:6). Cela « ne dit pas expressément qu'il y fût né, mais du moins qu'il y avait les droits et les devoirs résultant de l'origine » (Lagrange, Comment. Luc, p. XIII). Plus tard Jérôme (Mort en 420) dit : « Luc le médecin d'Antioche » (De vir. M., 7), et Isidore de Séville (Mort en 636) : « Luc, Syrien antiochien de nationalité, médecin de profession, etc. » (De vita et ob. sanct., 82). Mais cette tradition est à peu près abandonnée aujourd'hui, comme provenant vraisemblablement de la confusion entre Luc et le Lucius prosélyte d'Antioche (Ac 13:1), peut-être aussi d'une confusion entre le Théophile patron de Luc et l'évêque Théophile d'Antioche (Mort en 182). Quant à la connaissance que l'auteur des Ac aurait d'Antioche (Ac 11, Ac 13, Ac 15), loin d'être assez particulière pour révéler en lui un Antiochien, elle passe au contraire aux yeux des critiques pour une information de seconde main, de valeur moindre que celle des morceaux écrits à la première personne. De même l'argument que Luc aurait fait ses études médicales à Tarse, parce que la cité natale de l'apôtre possédait une école de médecine célèbre, pour intéressant qu'il puisse être, n'a pas de force probante : la science médicale était alors fort en honneur en bien des cités de culture hellénique.

Un certain nombre de critiques, enfin, ont cru retrouver Luc dans l'un des deux « frères » que saint Paul délégua de Macédoine, avec Tite, auprès des Corinthiens, pour terminer la collecte destinée à l'Église de Jérusalem (2Co 8:18-22). Il semble que les noms de ces deux hommes de confiance aient dû être exprimés par l'apôtre, et l'on se demande pour quel motif ils auraient pu disparaître dans les copies ultérieures de l'épître ; certains auteurs supposent qu'ils auraient démérité dans la suite (Bbl. Cent.). Une hypothèse désobligeante de cette nature n'est pourtant par contraignante dans l'état actuel de la question. Déjà Chrysostome et Jérôme voyaient Luc dans « le frère dont l'éloge est répandu dans les Églises à cause de ce qu'il a fait pour l'Évangile » (verset 18). Il ne faut pas, toutefois, faire de ces derniers mots une allusion à la rédaction par Luc du 3 e évangile, allusion impossible dans une lettre écrite vers 55/56, longtemps avant les évangiles ; c'est cette insoutenable interprétation qui s'est glissée dans le paroissien romain, où l'épître pour l'office de saint Luc évangéliste (18 octobre) modifie le texte de Paul par les termes que nous reproduisons en italiques : « Nous avons envoyé aussi notre frère Luc, qui est devenu célèbre dans toutes les Églises par l'Évangile qu'il a publié » (voir Évangile, pour les deux significations de ce mot). Indépendamment de cette explication singulièrement inexacte, il n'est nullement impossible que les compagnons de l'apôtre au retour du troisième voyage étant les délégués des diverses Églises, porteurs de leurs contributions respectives (cf. 2Co 8:18 et Ac 20:4 et suivants), Luc ait été l'un d'eux (voir le « nous » d'Ac 20:5 et suivant), ayant à son actif son témoignage de pagano-chrétien à l'Évangile, peut-être de beaux services de médecin chrétien, et sa collaboration avec l'apôtre des païens. Ceci viendrait appuyer son origine macédonienne, qui ne pouvait que renforcer son autorité de délégué d'une Église de Macédoine. Les anciens commentateurs qui conjecturaient Luc dans le premier de ces deux auxiliaires pensaient volontiers à Apollos pour le second ; mais Calvin préfère voir Luc dans ce second, considérant que le premier devait être Barnabas. Au reste, comme toujours en pareil cas, nombreuses ont été les suggestions pour assigner des noms connus à ces deux anonymes. L'hypothèse la plus digne d'attention, au sujet de l'éventuelle allusion à Luc lui-même dans 2Co 8:18, est celle qui prend au sens propre l'expression « le frère », et fait de Luc le propre frère de Tite nommé plus haut (verset 16 ; comp, aussi 2Co 12:18, où il faut lire : « avec Tite j'ai envoyé le frère » (=son frère ?), et non pas : « l'un de nos frères »). Cette étroite parenté entre Luc, auteur du livre des Actes, et Tite (voir ce mot), l'un des principaux disciples de saint Paul, contribuerait à rendre compte du silence total de ce livre, si étrange à l'égard d'un pareil collaborateur : l'écrivain aurait tu par modestie le nom et l'oeuvre de son frère comme s'il s'agissait de lui-même ; cette hypothèse, qui paraît ne se heurter à aucune impossibilité absolue, est soutenue par quelques autorités (Souter, etc.).

5.

Légendes sur Luc.

Pour le surplus, tout est pure légende, souvent contradictoire. Épiphane fait prêcher Luc « en Dalmatie et en Gaule, en Italie et en Macédoine, mais tout d'abord en Gaule » (Adv. Hoer., II, 51:11). D'après Jérôme et une vieille biographie latine, il ne se serait jamais marié. Une tradition qui a joui d'une grande fortune, jusqu'à nos jours, le gratifie du don de la peinture : d'après le plus ancien témoignage connu, celui d'un certain Théodore le Lecteur, de Constantinople, daté suivant les historiens soit du VIII e siècle soit, au plus tôt, du VI e, l'impératrice Eudoxie aurait envoyé à sa fille Pulchérie, épouse de Théodose II, un portrait (icône) de la « mère de Dieu » peint par « Luc l'apôtre » (Pères grecs, coll. Migne, 86:165) ; ce portrait aurait été porté à Venise en 1204, d'après une Histoire Ecclésiastique (2:43) de Nicéphore Calliste (XIV e siècle). En q8o, le ménologe du pape Basile II attribue aussi à Luc le portrait de la Vierge Marie ; dans la chapelle Pauline de Sainte-Marie-Majeure, à Rome, on en montre un très ancien attribué de même à Luc ; un autre, de la chapelle Saint-Laurent, a été certifié authentique par le pape Grégoire IX (1234), etc. Pourtant, saint Augustin, qui connaissait bien la Palestine, ignorait tout de telles oeuvres ; il avait nettement déclaré : « Nous ne connaissons pas le visage de la Vierge Marie » (De Trin., 8:5 - 7). C'est au figuré que Luc avait le droit de passer pour peintre, et en particulier pour l'auteur d'un portrait de la mère du Seigneur ; car il est bien vrai que nul mieux que le 3 e évangéliste n'a dépeint la mère dans l'évangile de l'enfance, ni le fils d'un bout à l'autre de sa carrière, et c'est aux tableaux si nombreux et si vivants des personnages, des scènes et des paraboles rédigées par saint Luc, que l'art chrétien doit les plus beaux trésors de son inspiration à travers les siècles. La vérité cachée dans cette tradition fausse se rapportait donc à la plume de l'évangéliste et non pas à son pinceau.

Divers témoignages, tout aussi sujets à caution, font mourir Luc à 74 ans, à 80 ou à 94, en Béotie, en Bithynie, en Achaïe, à Constantinople, etc. Une énumération oratoire de Grégoire de Nazianze semble en faire un martyr, mais le sens en est douteux. D'après Jérôme, ses restes auraient été transférés à Constantinople. On montre dans l'église de Sainte-Justine à Padoue son prétendu sarcophage, soi-disant rapporté de Constantinople. Jn L.

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      2 de donner aux Israélites les enseignements suivants : « Quand l’un de vous veut offrir un animal en sacrifice au SEIGNEUR, il peut le choisir parmi les bœufs, les moutons ou les chèvres.

      Lévitique 3

      1 « Si quelqu’un veut offrir en sacrifice de communion un animal pris dans le troupeau de bœufs, il doit amener un taureau ou une vache sans défaut devant le SEIGNEUR.
      2 Il pose la main sur la tête de l’animal et il l’égorge à l’entrée de la tente de la rencontre. Alors les prêtres, fils d’Aaron, versent le sang sur tous les côtés de l’autel.
      3 Voici les morceaux qu’un des prêtres présente au SEIGNEUR et qu’il brûle pour lui : la graisse qui entoure les intestins et l’estomac,
      4 les deux reins avec la graisse qui les enveloppe et qui tient aux côtés de l’animal, enfin, la meilleure partie du foie. On l’enlève avec les reins.
      5 Les prêtres brûlent tout cela sur l’autel en plus du sacrifice complet placé sur le bois qui brûle. C’est un sacrifice brûlé, et sa fumée de bonne odeur plaît au SEIGNEUR.
      6 « Si quelqu’un offre au SEIGNEUR un animal pris parmi les moutons et les chèvres, en sacrifice de communion, il doit présenter un animal sans défaut, mâle ou femelle.
      7 Si c’est un agneau, il le conduit devant le SEIGNEUR.
      8 Il met la main sur la tête de l’animal et il l’égorge devant la tente de la rencontre. Alors les fils d’Aaron versent le sang sur tous les côtés de l’autel.
      9 Voici les parties grasses qu’un des prêtres présente au SEIGNEUR et qu’il brûle pour lui : toute la queue coupée près de la colonne vertébrale, toute la graisse qui entoure les intestins et l’estomac,
      10 les deux reins avec la graisse qui les enveloppe et qui tient aux côtés de l’animal, enfin, la meilleure partie du foie. On l’enlève avec les reins.
      11 Le prêtre brûle tout cela sur l’autel. C’est de la nourriture brûlée pour le SEIGNEUR.
      12 « Si quelqu’un offre un bouc ou une chèvre, il présente l’animal devant le SEIGNEUR.
      13 Il pose la main sur la tête de l’animal et il l’égorge devant la tente de la rencontre. Alors les fils d’Aaron versent le sang sur tous les côtés de l’autel.
      14 Voici les morceaux qu’un des prêtres présente au SEIGNEUR et qu’il brûle pour lui : la graisse qui entoure les intestins et l’estomac,
      15 les deux reins avec la graisse qui les enveloppe et qui tient aux côtés de l’animal, enfin, la meilleure partie du foie. On l’enlève avec les reins.
      16 Le prêtre brûle tout cela sur l’autel. C’est de la nourriture brûlée, un sacrifice à la fumée de bonne odeur. « Toutes les parties grasses sont pour le SEIGNEUR.
      17 C’est pourquoi vous ne mangerez jamais la graisse ni le sang d’un animal. C’est une règle pour toujours. Vous la respecterez de génération en génération, partout où vous habiterez. »

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      4 Ainsi, tu pourras voir que tu as reçu des enseignements solides.

      Luc 10

      1 Après cela, le Seigneur choisit 72 autres disciples. Il les envoie deux par deux devant lui, dans toutes les villes et tous les endroits où lui-même doit aller.
      2 Il leur dit : « Il y a une grande récolte à faire, mais les ouvriers ne sont pas assez nombreux. Demandez donc au propriétaire de la récolte d’envoyer encore des ouvriers pour faire sa récolte.
      3 Allez ! Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups.
      4 N’emportez pas d’argent, pas de sac, pas de sandales. Sur le chemin, ne vous arrêtez pas pour saluer les gens.
      5 « Quand vous entrez dans une maison, dites d’abord : “Paix à cette maison !”
      6 Si un ami de la paix habite là, votre paix restera avec lui, sinon, elle reviendra à vous.
      7 Restez dans cette maison, mangez et buvez ce qu’on vous donne. En effet, l’ouvrier doit recevoir un salaire. Ne passez pas de maison en maison.
      8 Quand vous entrez dans une ville où les habitants vous reçoivent, mangez ce qu’on vous présente.
      9 Guérissez les malades qui sont là et dites à tous : “Maintenant le Royaume de Dieu est près de vous !”
      10 Mais quand vous entrez dans une ville où les habitants ne vous reçoivent pas, allez sur les places publiques et dites aux gens :
      11 “Nous enlevons même la poussière de votre ville qui est collée sous nos pieds, et nous vous la rendons ! Mais vous devez le savoir : le Royaume de Dieu est tout près de vous.”
      12 Oui, je vous le dis, le jour où Dieu jugera les gens, il sera moins sévère avec les habitants de Sodome qu’avec les habitants de cette ville ! »
      13 « Quel malheur pour toi, ville de Corazin ! Quel malheur pour toi, ville de Bethsaïda ! C’est chez vous que Dieu a fait des choses extraordinaires, et non à Tyr et à Sidon. S’il avait fait ces choses là-bas, leurs habitants auraient changé leur vie depuis longtemps. Ils l’auraient montré en prenant des sacs pour s’habiller et en mettant de la cendre sur leur corps !
      14 C’est pourquoi le jour où Dieu jugera les gens, il sera moins sévère avec les habitants de Tyr et de Sidon qu’avec vous !
      15 « Et toi, ville de Capernaüm, est-ce que Dieu te fera monter jusqu’au ciel ? Au contraire, il te fera descendre chez les morts ! »
      16 Jésus dit encore à ses disciples : « Si une personne vous écoute, c’est moi qu’elle écoute. Si une personne ne vous reçoit pas, c’est moi qu’elle ne reçoit pas. Et si elle ne me reçoit pas, elle ne reçoit pas celui qui m’a envoyé. »
      17 Ensuite, les 72 disciples reviennent. Ils sont pleins de joie et ils disent : « Seigneur, même les esprits mauvais nous obéissent, quand nous leur donnons des ordres en ton nom ! »
      18 Jésus leur dit : « Je voyais Satan qui tombait du ciel comme un éclair.
      19 Écoutez ! Je vous ai donné le pouvoir de marcher sans danger sur les serpents et les scorpions, et d’écraser toute la puissance de l’esprit mauvais. Rien ne pourra vous faire du mal.
      20 Pourtant, ne soyez pas joyeux parce que les esprits mauvais vous obéissent, mais soyez joyeux parce que Dieu a écrit votre nom dans les cieux ! »
      21 Au même moment, Jésus est rempli de joie par l’Esprit Saint. Il dit : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je te dis merci. En effet, ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as fait connaître aux petits. Oui, Père, tu l’as bien voulu.
      22 « Mon Père m’a tout donné. Personne ne connaît le Fils, sauf le Père. Personne ne connaît le Père, sauf le Fils. Mais le Fils veut montrer le Père à d’autres pour qu’ils le connaissent aussi. »
      23 Ensuite, Jésus se tourne vers ses disciples et il leur dit, à eux seuls : « Vous êtes heureux de voir ce que vous voyez !
      24 Oui, je vous le dis : beaucoup de prophètes et de rois ont voulu voir ce que vous voyez, mais ils ne l’ont pas vu ! Ils ont voulu entendre ce que vous entendez, mais ils ne l’ont pas entendu ! »
      25 Alors un maître de la loi arrive. Il veut tendre un piège à Jésus et lui demande : « Maître, qu’est-ce que je dois faire pour recevoir la vie avec Dieu pour toujours ? »
      26 Jésus lui dit : « Qu’est-ce qui est écrit dans la loi ? Comment est-ce que tu le comprends ? »
      27 L’homme répond : « Tu dois aimer le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de tout ton être, de toute ta force et de toute ton intelligence. Et tu dois aimer ton prochain comme toi-même. »
      28 Jésus lui dit : « Tu as bien répondu. Fais cela et tu vivras. »
      29 Mais le maître de la loi veut montrer que sa question est juste. Il demande à Jésus : « Et qui est mon prochain ? »
      30 Jésus répond : « Un homme descend de Jérusalem à Jéricho. Des bandits l’attaquent. Ils lui prennent ses vêtements, ils le frappent et ils s’en vont en le laissant à moitié mort.
      31 Par hasard, un prêtre descend aussi sur cette route. Quand il voit l’homme, il passe de l’autre côté de la route et continue son chemin.
      32 Un lévite fait la même chose. Il arrive à cet endroit, il voit l’homme, il passe de l’autre côté de la route et continue son chemin.
      33 Mais un Samaritain en voyage arrive près de l’homme. Il le voit, et son cœur est plein de pitié pour lui.
      34 Il s’approche, il verse de l’huile et du vin sur ses blessures et il lui met des bandes de tissu. Ensuite, il le fait monter sur sa bête, il l’emmène dans une maison pour les voyageurs et il s’occupe de lui.
      35 Le jour suivant, le Samaritain sort deux pièces d’argent, il les donne au propriétaire de la maison, et il lui dit : “Occupe-toi de cet homme. Ce que tu dépenseras en plus pour lui, je le rembourserai moi-même quand je reviendrai par ici.” »
      36 Et Jésus demande : « À ton avis, lequel des trois voyageurs a été le prochain de l’homme attaqué par les bandits ? »
      37 Le maître de la loi répond : « C’est celui qui a été bon pour lui. » Alors Jésus lui dit : « Va, et toi aussi, fais la même chose ! »
      38 Jésus est en route avec ses disciples. Il entre dans un village. Là, une femme qui s’appelle Marthe le reçoit dans sa maison.
      39 Elle a une sœur qui s’appelle Marie. Marie s’assoit aux pieds du Seigneur et elle écoute ce qu’il dit.
      40 Marthe est très occupée par tout ce qu’il faut préparer. Elle vient auprès de Jésus et elle lui dit : « Seigneur, ma sœur me laisse seule pour tout préparer, cela ne te fait rien ? Dis-lui donc de m’aider ! »
      41 Le Seigneur lui répond : « Marthe, Marthe, tu es inquiète et tu as du souci pour beaucoup de choses,
      42 mais une seule est nécessaire. Marie a choisi ce qui est vraiment bon, et personne ne lui enlèvera cela. »

      Luc 16

      19 Ensuite Jésus raconte cette histoire : « Il y a un homme riche qui s’habille avec des vêtements très beaux et très chers. Chaque jour, il fait une grande fête.

      Luc 24

      13 Le même jour, deux disciples vont à un village appelé Emmaüs. C’est à deux heures de marche de Jérusalem.
      27 Et Jésus leur explique ce que les Livres Saints disent à son sujet. Il commence par les livres de Moïse, ensuite, il continue par tous les livres des prophètes.
      28 Ils arrivent près du village où les disciples devaient aller. Jésus fait semblant d’aller plus loin.
      29 Mais les deux hommes lui disent en insistant : « Reste avec nous ! C’est le soir et bientôt il va faire nuit. » Jésus entre dans la maison pour rester avec eux.
      30 Il se met à table avec eux. Il prend le pain et dit la prière de bénédiction. Ensuite, il partage le pain et il le leur donne.
      31 Alors, les disciples voient clair et ils reconnaissent Jésus. Mais, au même moment, Jésus disparaît.
      32 Ils se disent l’un à l’autre : « Oui, il y avait comme un feu dans notre cœur, pendant qu’il nous parlait sur la route et nous expliquait les Livres Saints ! »
      35 Les deux disciples leur racontent ce qui s’est passé sur la route et ils disent : « Nous avons reconnu Jésus quand il a partagé le pain. »

      Jean 12

      30 Mais Jésus dit : « Ce n’est pas pour moi que cette voix a parlé, mais c’est pour vous.

      Actes 11

      1 Les apôtres et les croyants qui sont en Judée apprennent ceci : ceux qui ne sont pas juifs ont reçu, eux aussi, la parole de Dieu.
      2 Quand Pierre revient à Jérusalem, les croyants d’origine juive se mettent à discuter avec lui.
      3 Ils lui disent : « Tu es entré chez des gens qui ne sont pas circoncis et tu as mangé avec eux ! »
      4 Alors Pierre raconte tout ce qui s’est passé depuis le début. Il leur dit :
      5 « J’étais dans la ville de Joppé et je priais. J’ai vu quelque chose qui venait de Dieu. Un objet est descendu vers moi. Il ressemblait à une grande toile qu’on tenait par les quatre coins. Elle est descendue du ciel et elle est arrivée jusqu’à moi.
      6 J’ai regardé avec attention ce qu’il y avait dans la toile, et j’ai vu des animaux à quatre pattes, des animaux qui rampent sur la terre et des oiseaux.
      7 J’ai entendu une voix qui me disait : “Pierre, lève-toi ! Tue et mange !”
      8 J’ai répondu : “Non, Seigneur ! Aucune nourriture interdite ou impure n’est jamais entrée dans ma bouche.”
      9 Une deuxième fois, j’ai entendu la voix qui venait du ciel. Elle disait : “Ce que Dieu a rendu pur, ne dis pas que c’est interdit !”
      10 Cela s’est produit trois fois, ensuite tout est remonté dans le ciel.
      11 Au même moment, trois hommes sont arrivés à la maison où j’étais. On les avait envoyés de Césarée pour me faire venir.
      12 L’Esprit Saint m’a dit : “Pars avec eux sans hésiter.” Les six frères que j’ai amenés ici m’ont accompagné à Césarée, et nous sommes entrés dans la maison de Corneille.
      13 Voici ce que Corneille nous a raconté : “J’ai vu un ange dans ma maison. Il m’a dit : Envoie des hommes à Joppé pour faire venir Simon qu’on appelle aussi Pierre.
      14 Il te dira les paroles par lesquelles Dieu va te sauver, toi et toute ta famille.”
      15 Après cela, moi, Pierre, j’ai commencé à parler à Corneille et aux autres. Pendant que je parlais, l’Esprit Saint est descendu sur eux, comme il est descendu sur nous au début.
      16 Je me suis souvenu de cette parole du Seigneur : “Jean a baptisé avec de l’eau. Mais vous, vous serez baptisés dans l’Esprit Saint.”
      17 Dieu leur a fait le même don qu’à nous quand nous avons cru au Seigneur Jésus-Christ. Donc, est-ce que moi, je pouvais empêcher Dieu d’agir ? »
      18 En entendant ces paroles, les croyants deviennent plus calmes. Ils disent : « Gloire à Dieu ! Oui, c’est vrai, ceux qui ne sont pas juifs peuvent aussi changer leur vie et entrer dans la vraie vie ! C’est Dieu qui leur donne cela. »
      19 Après la mort d’Étienne, on a commencé à faire souffrir les croyants, et ils sont partis de tous les côtés. Ils sont allés jusqu’en Phénicie, à Chypre et à Antioche, mais ils ont annoncé la parole de Dieu seulement aux Juifs.
      20 Pourtant, certains parmi eux, de Chypre et de Cyrène, viennent à Antioche, et ils annoncent la Bonne Nouvelle du Seigneur Jésus à des gens qui ne sont pas juifs.
      21 La puissance du Seigneur est avec eux, c’est pourquoi beaucoup deviennent croyants et se tournent vers le Seigneur.
      22 Les membres de l’Église de Jérusalem apprennent cela, alors ils envoient Barnabas à Antioche.
      23 Barnabas arrive et il voit que Dieu montre son amour de mille manières aux croyants. Il en est très heureux, il les encourage tous à rester fidèles au Seigneur de tout leur cœur.
      24 En effet, Barnabas est un homme bon, rempli d’Esprit Saint et de foi. Un grand nombre de personnes s’unissent ainsi au Seigneur.
      25 Ensuite, Barnabas part pour la ville de Tarse, il va chercher Saul.
      26 Il le trouve et l’emmène à Antioche de Syrie. Tous les deux passent une année entière dans cette Église. Ils enseignent beaucoup de monde. Et c’est à Antioche que, pour la première fois, les disciples sont appelés chrétiens.
      27 Un jour, des prophètes viennent de Jérusalem à Antioche.
      28 L’un d’eux s’appelle Agabus. Poussé par l’Esprit Saint, il annonce qu’il va bientôt y avoir une grande famine sur toute la terre. Et cette famine a lieu en effet au temps où Claude est empereur.
    • Lévitique 1

      2 Parle aux enfants d'Israël, et dis-leur : Quand quelqu'un d'entre vous fera une offrande à l'Éternel, il fera son offrande de bétail, de gros ou de menu bétail.

      Lévitique 3

      1 Si quelqu'un offre un sacrifice de prospérités, s'il offre du gros bétail, mâle ou femelle, il l'offrira sans défaut, devant l'Éternel ;
      2 Il appuiera sa main sur la tête de son offrande et l'égorgera à l'entrée du tabernacle d'assignation ; et les fils d'Aaron, les sacrificateurs, répandront le sang sur l'autel tout autour.
      3 Il offrira, du sacrifice de prospérités, en sacrifice fait par le feu à l'Éternel : la graisse qui couvre les entrailles, et toute la graisse qui est sur les entrailles ;
      4 Et les deux rognons, et la graisse qui est dessus, ce qui est sur les lombes, et la membrane qui recouvre le foie ; il la détachera près des rognons.
      5 Et les fils d'Aaron feront fumer cela sur l'autel, par-dessus l'holocauste placé sur le bois qu'on aura mis au feu. C'est un sacrifice fait par le feu, d'agréable odeur à l'Éternel.
      6 Si son offrande pour le sacrifice de prospérités à l'Éternel est du menu bétail, mâle ou femelle, il l'offrira sans défaut.
      7 S'il offre un agneau pour son offrande, il l'offrira devant l'Éternel ;
      8 Et il appuiera sa main sur la tête de son offrande, et l'égorgera devant le tabernacle d'assignation ; et les fils d'Aaron en répandront le sang sur l'autel tout autour.
      9 Il offrira, du sacrifice de prospérités, en sacrifice fait par le feu à l'Éternel : sa graisse, la queue entière, qu'il séparera près de l'échine, et la graisse qui couvre les entrailles, et toute la graisse qui est sur les entrailles,
      10 Et les deux rognons avec la graisse qui est sur eux, ce qui est sur les lombes, et la membrane qui recouvre le foie ; il la détachera près des rognons.
      11 Le sacrificateur fera fumer cela sur l'autel, comme aliment d'un sacrifice fait par le feu à l'Éternel.
      12 Et si son offrande est une chèvre, il l'offrira devant l'Éternel.
      13 Il appuiera la main sur sa tête, et l'égorgera devant le tabernacle d'assignation ; et les fils d'Aaron en répandront le sang sur l'autel tout autour.
      14 Et il en offrira son offrande, en sacrifice fait par le feu à l'Éternel : la graisse qui couvre les entrailles, et toute la graisse qui est sur les entrailles,
      15 Et les deux rognons avec la graisse qui est sur eux, ce qui est sur les lombes, et la membrane qui recouvre le foie ; il la détachera près des rognons.
      16 Le sacrificateur les fera fumer sur l'autel, comme aliment d'un sacrifice fait par le feu, d'agréable odeur. Toute graisse appartient à l'Éternel.
      17 C'est une ordonnance perpétuelle pour vos descendants, dans tous les lieux de votre habitation : vous ne mangerez ni graisse ni sang.

      Luc 1

      1 Plusieurs ayant entrepris d'écrire l'histoire des choses dont la vérité a été pleinement établie parmi nous ;
      4 Afin que tu reconnaisses la certitude des choses dont tu as été instruit.

      Luc 10

      1 Après cela, le Seigneur établit encore soixante et dix autres disciples ; et il les envoya deux à deux devant lui, dans toutes les villes et dans tous les lieux où lui-même devait aller.
      2 Et il leur disait : La moisson est grande ; mais il y a peu d'ouvriers ; priez donc le Maître de la moisson d'envoyer des ouvriers dans sa moisson.
      3 Allez, je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups.
      4 Ne portez ni bourse, ni sac, ni souliers ; et ne saluez personne en chemin.
      5 Et dans quelque maison que vous entriez, dites en entrant : La paix soit sur cette maison.
      6 S'il y a là un enfant de paix, votre paix reposera sur lui ; sinon elle retournera à vous.
      7 Et demeurez dans cette maison, mangeant et buvant de ce qu'on vous donnera ; car l'ouvrier est digne de son salaire. Ne passez point d'une maison à une autre maison.
      8 Et dans quelque ville que vous entriez, si l'on vous y reçoit, mangez de ce qu'on vous présentera.
      9 Guérissez les malades qui s'y trouveront, et dites-leur : Le royaume de Dieu s'est approché de vous.
      10 Mais dans quelque ville que vous entriez, si l'on ne vous reçoit pas, sortez dans les rues, et dites :
      11 Nous secouons contre vous la poussière qui s'est attachée à nous dans votre ville ; sachez pourtant que le règne de Dieu s'est approché de vous.
      12 Je vous dis qu'en ce jour-là le sort de Sodome sera plus supportable que celui de cette ville-là.
      13 Malheur à toi, Chorazin ; malheur à toi, Bethsaïda ; car si les miracles qui ont été faits au milieu de vous, avaient été faits à Tyr et à Sidon, il y a longtemps qu'elles se seraient converties, en prenant le sac et la cendre.
      14 C'est pourquoi le sort de Tyr et de Sidon sera plus supportable au Jugement que le vôtre.
      15 Et toi, Capernaüm, qui as été élevée jusqu'au ciel, tu seras abaissée jusqu'en enfer.
      16 Qui vous écoute, m'écoute ; et qui vous rejette, me rejette ; et qui me rejette, rejette celui qui m'a envoyé.
      17 Or, les soixante et dix disciples revinrent avec joie, disant : Seigneur, les démons mêmes nous sont assujettis en ton nom.
      18 Et il leur dit : Je voyais Satan tomber du ciel comme un éclair.
      19 Voici, je vous donne le pouvoir de marcher sur les serpents, sur les scorpions, et sur toutes les forces de l'ennemi ; et rien ne pourra vous nuire.
      20 Toutefois ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont assujettis ; mais réjouissez-vous plutôt de ce que vos noms sont écrits dans les cieux.
      21 En ce même instant, Jésus tressaillit de joie en son esprit et dit : Je te loue, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents, et de ce que tu les as révélées aux enfants ! Oui, ô Père, cela est ainsi, parce que tu l'as trouvé bon !
      22 Toutes choses m'ont été données par mon Père ; et nul ne connaît qui est le Fils, que le Père, ni qui est le Père, que le Fils, et celui à qui le Fils le voudra révéler.
      23 Puis, se tournant vers ses disciples, il leur dit en particulier : Heureux les yeux qui voient ce que vous voyez !
      24 Car je vous dis que plusieurs prophètes et plusieurs rois ont désiré de voir ce que vous voyez, et ne l'ont point vu ; et d'entendre ce que vous entendez, et ne l'ont point entendu.
      25 Alors un docteur de la loi se leva et dit à Jésus, pour l'éprouver : Maître, que faut-il que je fasse pour hériter de la vie éternelle ?
      26 Jésus lui dit : Qu'est-ce qui est écrit dans la loi, et qu'y lis-tu ?
      27 Il répondit : Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ta pensée ; et ton prochain comme toi-même.
      28 Et Jésus lui dit : Tu as bien répondu ; fais cela, et tu vivras.
      29 Mais cet homme voulant paraître juste, dit à Jésus : Et qui est mon prochain ?
      30 Et Jésus, reprenant la parole, dit : Un homme descendit de Jérusalem à Jérico, et tomba entre les mains des brigands, qui le dépouillèrent ; et après l'avoir blessé de plusieurs coups, ils s'en allèrent, le laissant à demi mort.
      31 Or, il se rencontra qu'un sacrificateur descendait par ce chemin-là, et ayant vu cet homme, il passa outre.
      32 Un lévite étant aussi venu dans le même endroit, et le voyant, passa outre.
      33 Mais un Samaritain, passant son chemin, vint vers cet homme, et le voyant, il fut touché de compassion.
      34 Et s'approchant, il banda ses plaies, et il y versa de l'huile et du vin ; puis il le mit sur sa monture, et le mena à une hôtellerie, et prit soin de lui.
      35 Le lendemain, en partant, il tira deux deniers d'argent, et les donna à l'hôte, et lui dit : Aie soin de lui, et tout ce que tu dépenseras de plus, je te le rendrai à mon retour.
      36 Lequel donc de ces trois te semble avoir été le prochain de celui qui est tombé entre les mains des voleurs ?
      37 Le docteur dit : C'est celui qui a exercé la miséricorde envers lui. Jésus donc lui dit : Va, et fais la même chose.
      38 Comme ils étaient en chemin, il entra dans un bourg, et une femme, nommée Marthe, le reçut dans sa maison.
      39 Elle avait une soeur nommée Marie, qui, se tenant assise aux pieds de Jésus, écoutait sa parole.
      40 Et Marthe était distraite par divers soins du ménage. Étant survenue, elle dit : Seigneur, ne considères-tu point que ma soeur me laisse servir toute seule ? Dis-lui donc qu'elle m'aide.
      41 Et Jésus lui répondit : Marthe, Marthe, tu te mets en peine et tu t'agites pour beaucoup de choses ;
      42 (10-41) mais une seule est nécessaire ; et Marie a choisi la bonne part, qui ne lui sera point ôtée.

      Luc 16

      19 Il y avait un homme riche, qui se vêtait de pourpre et de fin lin, et qui se traitait chaque jour magnifiquement.

      Luc 24

      13 Ce jour-là même, deux d'entre eux s'en allaient à un bourg, nommé Emmaüs, qui était éloigné de Jérusalem de soixante stades.
      27 Puis, commençant par Moïse et par tous les prophètes, il leur expliquait, dans toutes les Écritures, ce qui le regardait.
      28 Ainsi ils approchèrent du bourg où ils allaient, mais Jésus faisait comme s'il voulait aller plus loin.
      29 Et ils le contraignirent à s'arrêter, en lui disant : Demeure avec nous ; car le soir commence à venir, et le jour est sur son déclin. Il entra donc pour demeurer avec eux.
      30 Et comme il était à table avec eux, il prit du pain et rendit grâces ; puis l'ayant rompu, il le leur donna.
      31 Alors leurs yeux s'ouvrirent, et ils le reconnurent ; mais il disparut de devant eux.
      32 Et ils se dirent l'un à l'autre : Notre coeur ne brûlait-il pas au-dedans de nous, lorsqu'il nous parlait en chemin, et qu'il nous expliquait les Écritures ?
      35 A leur tour, ils racontèrent ce qui leur était arrivé en chemin, et comment ils l'avaient reconnu lorsqu'il avait rompu le pain.

      Jean 12

      30 Jésus prit la parole et dit : Cette voix n'est pas pour moi, mais pour vous.

      Actes 11

      1 Les apôtres et les frères qui étaient en Judée, apprirent que les Gentils avaient aussi reçu la parole de Dieu.
      2 Et lorsque Pierre fut de retour à Jérusalem, ceux de la circoncision disputaient contre lui,
      3 Et disaient : Tu es entré chez des incirconcis, et tu as mangé avec eux.
      4 Mais Pierre se mit à leur raconter par ordre, et dit :
      5 J'étais en prière dans la ville de Joppe, lorsque étant ravi en extase, j'eus une vision ; je vis descendre du ciel un vase comme une grande nappe retenue par les quatre coins, et qui vint jusqu'à moi.
      6 Et l'ayant considéré avec attention, j'y vis les quadrupèdes de la terre, les bêtes sauvages, les reptiles et les oiseaux du ciel.
      7 Puis j'entendis une voix qui me dit : Pierre, lève-toi ; tue, et mange.
      8 Et je répondis : Non, Seigneur ; car jamais rien d'impur ni de souillé n'entra dans ma bouche.
      9 La voix me parla du ciel une seconde fois, et dit : Ne regarde pas comme souillé ce que Dieu a purifié.
      10 Et cela se fit jusqu'à trois fois, après quoi tout fut retiré dans le ciel.
      11 Au même instant, trois hommes, qui m'avaient été envoyés de Césarée, se présentèrent devant la maison où j'étais.
      12 Et l'Esprit me dit d'aller avec eux, sans faire aucune difficulté. Et les six frères que voilà, vinrent avec moi, et nous entrâmes dans la maison de cet homme,
      13 Qui nous raconta comment il avait vu l'ange dans sa maison, qui s'était présenté à lui, et lui avait dit : Envoie des gens à Joppe, et fais venir Simon, surnommé Pierre,
      14 Qui te dira des choses par lesquelles tu seras sauvé, toi et toute ta maison.
      15 Et comme je commençais à parler, le Saint-Esprit descendit sur eux, ainsi qu'il était aussi descendu sur nous au commencement.
      16 Alors je me souvins de cette parole du Seigneur : Jean a baptisé d'eau ; mais vous, vous serez baptisés du Saint-Esprit.
      17 Puisque Dieu leur a fait le même don qu'à nous qui avons cru au Seigneur Jésus-Christ, qui étais-je, moi, pour m'opposer à Dieu ?
      18 Alors, ayant entendu ces choses, ils s'apaisèrent et glorifièrent Dieu, en disant : Dieu a donc aussi donné aux Gentils la repentance, afin qu'ils aient la vie.
      19 Ceux qui avaient été dispersés par la persécution arrivée à l'occasion d'Étienne, passèrent jusqu'en Phénicie, en Cypre et à Antioche, n'annonçant la parole à personne qu'aux Juifs seulement.
      20 Mais quelques-uns d'entre eux, qui étaient de Cypre et de Cyrène, étant entrés dans Antioche, parlèrent aux Grecs, leur annonçant l'Évangile du Seigneur Jésus.
      21 Et la main du Seigneur était avec eux, et un grand nombre crurent et se convertirent au Seigneur.
      22 Or, le bruit en vint aux oreilles de l'Église de Jérusalem ; et ils envoyèrent Barnabas pour passer jusqu'à Antioche.
      23 Lorsqu'il fut arrivé, et qu'il eut vu la grâce de Dieu, il s'en réjouit, et les exhorta tous à demeurer attachés au Seigneur avec un coeur ferme.
      24 Car c'était un homme de bien, plein du Saint-Esprit et de foi, et une grande multitude se joignit au Seigneur.
      25 Barnabas s'en alla ensuite à Tarse, pour chercher Saul ;
      26 Et l'ayant trouvé, il l'amena à Antioche ; et pendant toute une année, ils s'assemblèrent avec l'Église, et instruisirent un grand peuple, et ce fut à Antioche que pour la première fois les disciples furent nommés Chrétiens.
      27 En ce temps-là, des prophètes descendirent de Jérusalem à Antioche.
      28 Et l'un d'eux, nommé Agabus, se leva, et annonça par l'Esprit qu'il y aurait une grande famine par toute la terre ; ce qui arriva en effet sous Claude César.
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