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MARC (évangile de) 4.

IV Composition.

1.

LA REDACTION.

Il ne faut évidemment pas s'attendre à trouver en notre évangile une édition pure et simple de mémoires de l'apôtre. Celui-ci déjà ne pouvait manquer, à l'occasion, de compléter son propre témoignage par. les souvenirs d'autres compagnons du Seigneur ; à plus forte raison l'évangéliste, soit du vivant de l'apôtre soit après sa mort, a pu et, dirons-nous, a bien dû recueillir des traditions supplémentaires, jugées sûres dans les communautés où elles avaient cours. La question est de savoir si Marc a ramassé, intégré et assimilé ses informations en une composition homogène conservant d'un bout à l'autre son cadre historique et son individualité littéraire, ou bien si son oeuvre trahit l'utilisation d'éléments hétérogènes plus ou moins irréductibles à sa documentation première, autrement dit des sources écrites antérieures à sa propre rédaction.

La plupart des critiques modernes affirment l'emploi de sources, tout en différant entre eux quant aux proportions du caractère « composite » de Marc. Et il faut sans doute admettre en effet certains emprunts de l'évangéliste à divers ouvrages ; mais sur la voie glissante de la recherche des sources (voir Évang, syn., t. I, p. 400), il nous semble scientifiquement permis d'estimer qu'on a construit bien des hypothèses fragiles, au nom d'arguments souvent plus subjectifs que décisifs.

Morceaux caractéristiques. Qu'une page d'un genre aussi isolé que l'apocalypse de Mr 13, bloc erratique dans la littérature évangélique, puisse être considérée comme une partie ou la totalité d'une prophétie chrétienne introduite dans l'oeuvre de Marc l'hypothèse est assez probable (Év. SYN., t. I, p. 399). Par contre, bien fragile est la méthode qui tend à statuer une source particulière pour des passages relatifs à une même donnée ou à une même région ; par exemple une « source de discussions et de conflits » où Marc aurait pris les polémiques des chap. 2-3 et 12, un « cycle de Béthanie » dans les chap. 11 et 14. Pourquoi les premiers écrits chrétiens se seraient-ils forcément limités à des collections d'épisodes similaires, ou bien aux scènes situées en un certain lieu ? Pourquoi un évangéliste ne pourrait-il suivre la vie réelle aussi bien dans ses analogies et ses répétitions que dans ses nouveautés et ses diversités ? Il est vrai que l'hypothèse du cycle de Béthanie invoque aussi des considérations d'un autre ordre.

Doublets. Il se peut que certains éléments se trouvent rapportés deux fois. Ainsi les deux récits de multiplication des pains (Mr 6:30-44 8:1,10), tout à fait parallèles dans leur marche générale et ne différant que par des détails, d'ailleurs précis, doivent bien représenter deux traditions écrites distinctes du même extraordinaire événement. Il se peut aussi que la comparaison minutieuse de certains parallèles avec Matthieu et Luc donne à supposer l'emploi occasionnel par Marc d'une édition des Discours de Jésus, les Logia (voir plus loin, 2, 2°), abondamment reproduits plus tard par les deux autres synoptiques. Par contre, nous ne pouvons voir un double emploi révélant deux sources, entre les vocations particulières de certains apôtres (Mr 1:16 2:13 et suivant) et le choix définitif des Douze (Mr 3:13,19) ; ni reconnaître un doublet dans le fait que les on-dit populaires à propos de Jésus, tout comme les craintes d'Hérode, évoquent Jean-Baptiste, Élie ou l'un des prophètes : (Mr 6:14 8:28) c'est que les mêmes causes produisent les mêmes effets dans le public. Quand une répétition peut se produire dans la réalité, pourquoi l'attribuer à la systématisation des narrateurs ?

Incohérences. On appelle ainsi des désaccords plus ou moins apparents entre péricopes, dénonçant des sources inconciliables. C'est dans ce domaine que les raisonnements critiques peuvent être les plus sujets à caution. On relève d'abord des incompatibilités dans la narration. Assurément, il est facile d'admettre que Mr 9:38-41, interruption d'un enseignement méthodique, soit mal placé ou interpolé. Mais en quoi seraient contradictoires les deux déclarations progressives de Jésus sur le jeûne (Mr 2:19,21 et suivant), ou les mentions de l'apostolat, des noms des Douze et des deux surnoms (Mr 3:14 et suivants), ou le cercle des disciples, celui des Douze et celui des trois ou quatre intimes (pass.), ou le désir de repos de Jésus et l'obligation de faire du bien aux foules ? (Mr 6:30 et suivants) En quoi seraient impossibles, soit la présence de « la foule » après la confession de Pierre, laquelle est placée dans la région des « villages de Césarée de Philippe » (Mr 8:27,34), soit l'agitation de la foule réclamant la guérison de l'enfant épileptique (Mr 9:14 et suivants), car la renommée du rabbi eut vite fait de parcourir, sur route, les 45 km. (un ou deux jours de marche) qui séparaient ce Césarée de Capernaüm ? Peut-être en effet le début du séjour de Jésus à Jérusalem se présenterait-il plus naturel, et surtout plus conforme aux données de Luc si l'on tenait pour surajoutés les éléments du prétendu « cycle de Béthanie » (Lu 11:11-14,20-26 cf. Mr 14:3-9) ; mais cette suppression exige des remaniements, des raccords de temps, dans Lu 11:11,15,19,27) malgré tout beaucoup moins vraisemblables à notre avis que l'ensemble du récit de Marc.

C'est qu'on relève aussi des irrégularités dans la chronologie. Et il se peut que Marc ait incidemment groupé pour leur ressemblance certains matériaux appartenant à des moments différents, comme les deux conflits à propos du sabbat (Mr 2:23-3:6), les conflits en général (ch. 2-3), peut-être les paraboles (Mr 4:1,34) ; mais cet agencement par sujets, qui sera systématique chez Matthieu, demeure trop exceptionnel chez Marc pour y devenir un indice de sources séparées. Il nous paraît particulièrement abusif de conclure de l'incomplet à l'incohérent : si d'après Mr 1:44 Jésus cherche la solitude et aux versets suivants (Mr 2 1 et suivante trouve en pleine ville populeuse, c'est simplement parce qu'il y a là deux périodes juxtaposées sans transition ; sans doute le complot de Mr 3:6 n'est l'objet d'aucune allusion ultérieure, mais sa mention (qui peut être ici fort anticipée) n'implique pas qu'il ait joué plus tard un rôle quelconque, et d'ailleurs ces « hérodiens et pharisiens » malveillants de Galilée se retrouveront à Jérusalem (Mr 12:13). Si Marc relie tels faits particuliers par de brèves notices générales résumant toute une activité du Maître (Mr 1:39 3:7 6:6), il ne les met point par là même en contradiction avec le contexte, et il peut être hâtif de n'y voir que des passages rédactionnels. Constatons qu'il ne raconte pas tout--pas plus que les autres évangélistes ou que l'auteur du livre des Actes--, et qu'il a dû comme eux, et comme le 4 e évangile, laisser certaines périodes sans incidents notables, dans une trame historique trop peu serrée ; mais sa chronologie lacunaire n'en est pas pour autant artificielle, c'est-à-dire factice et fantaisiste : nous la dirions plutôt approximative, c'est-à-dire ordonnée dans l'ensemble et, sous la réserve des exceptions indiquées plus haut, telle qu'il pouvait se représenter la succession des faits.

Ce souci se marque nettement dans ses entrées en matière : le ministère galiléen est tout jalonné de précisions de temps et de lieux (Mr 1:16,19 21,23,29,32,35,39 2:1,13,14,15 3:1,13,20 4:1,10,35 5:1,21 6:1,6,32,53 7:24,31 8:10,13,22,27 9:2,9,28,30,33). Il est clair que l'auteur de ce jalonnement estime tracer une ligne générale exacte ; lorsqu'un jalon lui manque, il ne l'invente pas (Mr 1:40 2:23 3:7 7:1 etc.). La preuve que s'il s'y trouve des omissions, même pour des intervalles considérables, il s'y glisse peu d'interversions, c'est la gradation même qui s'en dégage, telle qu'elle est apparue ci-dessus à l'analyse (II, 1) : ces étapes progressives du ministère du Seigneur, parmi multitudes, ennemis et disciples, ne sont point construction théorique d'historiographe, mais fidèle succession de tableaux authentiques dont les témoins avaient gardé le vivant souvenir.

Entre la Galilée et la capitale (Mr 10), les mentions de temps et de lieux deviennent plus vagues (verset 1,17-32,46), mais elles reparaissent à Jérusalem (Mr 11:1,11,12,15,19 20,27 12:41 etc.) dans la manière même de la première partie. Pourtant, il se produit un changement de genre qui n'est pas dû sans doute uniquement au changement de sujet : le récit des derniers jours est par sa longueur hors de proportion avec celui des mois ou des années du ministère ; les épisodes deviennent notablement plus longs, plus didactiques, des instructions prolongées se succèdent (Mr 11:23-13:37), les scènes de la Passion s'enchaînent étroitement, par la logique des situations, dans un style qui gagne en variété. On peut soupçonner derrière ces chap. 11-16 l'utilisation d'une ou de plusieurs sources nouvelles, mais on sent combien la disposition d'ensemble de l'évangile et sa remarquable unité de langue risquent de rendre chimérique une distinction précise de ses sources.

2.

LES SOURCES.

Nous écartons donc toute rigueur de discrimination quand nous cherchons à nous représenter ainsi qu'il suit la documentation de Marc.

La prédication de Pierre. Les éléments essentiels en sont, naturellement, les souvenirs de l'apôtre, que nous avons vus transparaître dans les pages les plus descriptives et mouvementées (III, 2 et 5) : les scènes des I er et suivant chapitres, plus ou moins rattachées à la maison de Pierre à Capernaüm, à la barque qui doit être la sienne, à sa personne même, dont la vocation apostolique ouvre l'évangile de Marc (Mr 1:16 et suivants) comme celle de Jean ouvre le 4° évangile (Jn 13:5), et dont le point de vue est parfois sensible jusque dans le tour de phrase écrite où la 3 e personne du pluriel sonne comme une transposition de la 1 re dans les phrases parlées : ils vinrent =nous vînmes, se mirent à sa recherche =nous mîmes, etc. (Mr 1:29,36) ; et toutes les scènes où Pierre joue un rôle quelconque, soit comme acteur entreprenant, soit comme témoin observateur. Mais l'apôtre ne se bornait pas à ses seuls souvenirs personnels : il y ajoutait certainement les témoignages de compagnons de la première heure. L'histoire du Maître qu'il avait à répéter souvent, comme instructeur et missionnaire, n'était pas d'un dessin si compliqué que les principaux épisodes n'en pussent être bientôt fidèlement réunis par I' « interprète de Pierre ». Il n'y avait pas lieu, « pour les besoins » immédiats de l'Église primitive, de remonter à l'intimité des souvenirs de famille sur la naissance de Jésus : c'est pourquoi Marc n'a point d'évangile de l'enfance. Au contraire, sa Passion, sa mort et sa résurrection étaient le fondement de la première expérience chrétienne et du témoignage apostolique ; d'où la place prépondérante qu'elles occupent dans l'évangile. Peut-être même faut-il reconnaître le tempérament ardent et l'esprit tout pratique, non philosophique, de Pierre, dans la présentation fragmentaire et fort réduite des enseignements de Jésus, dont la doctrine devait dominer plus tard l'évangile messianique de Matthieu et l'évangile universaliste de Luc grâce à leur abondante utilisation des Logia.

Les Logia. Marc a-t-il fait aussi des emprunts à cette source des « Paroles du Seigneur » ? Le problème est fort controversé. Nous l'avons dit ailleurs (Év. SYN., t. I, p. 398), il paraît de prime abord étrange que, pouvant disposer d'une source aussi précieuse, il ne l'eût utilisée qu'en une aussi faible mesure. Il se pourrait toutefois que, sans songer à fusionner avec les mémoires qu'il rédigeait d'après un homme d'action, un ouvrage d'une telle importance dont le genre didactique était si différent, il se fût borné à prendre aux Logia quelques éléments jugés indispensables : soit des déclarations de Jésus (ou de Jean-Baptiste) dont la forme peut bien être chez lui moins primitive que dans les parallèles de Lu ou Matthieu (Mr 1:8 6:6,13 etc.), soit des instructions plus développées comme les paraboles du Royaume (Mr 4:1,34) ou la discussion sur les traditions juives (Mr 7:1,23). La critique attribue en général à cette source plus de 150 versets de Marc et même près de 200 lorsqu'elle y englobe le discours eschatologique du ch. 13, où d'autres voient pourtant un écrit indépendant, comme la phrase du verset 14 le donne à penser : « Que le lecteur fasse attention ! » (voir Ev. syn., t. I, p. 399). Ces évaluations sont naturellement des plus conjecturales, surtout si, comme on l'a fortement soutenu, le recueil des Logia connut des éditions successives, revues et augmentées.

Le récit de la Passion. Nous avons signalé quelques indices d'une source d'informations particulièrement précises, depuis l'entrée à Jérusalem jusqu'à la découverte du tombeau vide. Puisque ces tableaux du drame suprême jouaient un rôle capital dans la propagation de l'Évangile sauveur, il serait bien compréhensible que l'évangéliste eût complété les mémoires de Pierre, non seulement par ses propres réminiscences d'autres apôtres (Marc avait entendu Barnabas et Paul), mais encore par quelque document écrit, donnant ainsi dans son évangile un aperçu de la prédication évangélique de sa génération. C'est pourquoi l'analyse risque de faire fausse route, pensons-nous, lorsqu'elle cherche à démêler, dans ces chap. 14-16, les éléments de la narration pouvant provenir soit du témoin Pierre, soit des femmes, soit de témoignages occasionnels commentés ensuite par des rumeurs diverses, soit enfin du travail créateur de l'imagination des croyants. De très bonne heure les moindres renseignements recueillis parmi les fidèles ne purent manquer de constituer le domaine public de la tradition chrétienne, en perdant bientôt toute indication d'origine ; tenons-nous-en donc à présumer ici, sans prétendre à les reconstituer, une ou plusieurs sources d'informations supplémentaires.

Autres sources. A plus forte raison faut-il redoubler de réserve à mesure que diminuent en importance comme en longueur les sources supposées, lorsque les motifs qui en font tenir les éléments pour secondaires sont apparus quelque peu subjectifs. On ne voit pas pourquoi tels points de repère de l'évangile, par exemple les prophéties des souffrances du Messie (Mr 8:31 9:30 10:32 et suivants), ou dans Mr 1:12 et suivant la mention de sa tentation (même si celle-ci revêt un caractère symbolique), ne pourraient appartenir à une source principale. Nous avons déjà pris note dubitative d'un document des conflits, d'un autre de Béthanie, etc. ; le terrain devient dès lors trop conjectural pour qu'il soit utile et même de sûre méthode d'y pénétrer plus avant.

Il nous semble qu'au contraire on peut maintenant conclure à l'unité d'ensemble de l'oeuvre de Marc oeuvre en général homogène même dans son emploi de sources diverses, parce que l'auteur était encore assez proche de son sujet pour pouvoir les employer conformément à la connaissance qu'il possédait de l'histoire de son Héros. Ajoutons que la plupart des critiques ont aujourd'hui abandonné comme inutile l'hypothèse d'une première édition antérieure au Marc actuel, appelée proto-Marc, et qu'ils voient le Marc original dans notre évangile canonique à peu près sous sa forme actuelle (voir Év. syn., IV, 1, 1°, B).

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Versets relatifs

    • Lévitique 4

      1 L'Eternel dit à Moïse :
      2 « Transmets ces instructions aux Israélites : Lorsque quelqu'un péchera involontairement contre l'un des commandements de l'Eternel en faisant des choses qui ne doivent pas se faire,
      3 si c'est le prêtre consacré par onction qui a péché et a rendu par là le peuple coupable, il offrira à l'Eternel, en sacrifice d'expiation pour le péché qu'il a commis, un jeune taureau sans défaut.
      4 Il amènera le taureau à l'entrée de la tente de la rencontre, devant l'Eternel. Il posera sa main sur la tête du taureau et l’égorgera devant l'Eternel.
      5 Le prêtre consacré par onction prendra du sang du taureau et l'apportera dans la tente de la rencontre.
      6 Il trempera son doigt dans le sang et il en fera 7 fois l'aspersion devant l'Eternel, en face du voile du sanctuaire.
      7 Le prêtre mettra du sang sur les cornes de l'autel des parfums odoriférants, qui est devant l'Eternel dans la tente de la rencontre. Il versera tout le sang du taureau au pied de l'autel des holocaustes, qui est à l'entrée de la tente de la rencontre.
      8 Il enlèvera toute la graisse du taureau expiatoire, la graisse qui couvre les entrailles et toute celle qui y est attachée,
      9 les deux rognons et la graisse qui les entoure, qui couvre les flancs, et le grand lobe du foie, qu'il détachera près des rognons.
      10 Le prêtre enlèvera ces parties comme on les enlève du taureau dans le sacrifice de communion et il les brûlera sur l'autel des holocaustes.
      11 Mais la peau du taureau, toute sa viande avec sa tête, ses pattes, ses entrailles et ses excréments,
      12 le taureau entier, il l'emportera à l’extérieur du camp, dans un endroit pur où l'on jette les cendres, et il le brûlera au feu sur du bois ; c'est sur le tas de cendres qu’on le brûlera.
      13 » Si c'est toute l'assemblée d'Israël qui a péché involontairement, si sans y prêter attention elle a fait contre l'un des commandements de l'Eternel des choses qui ne doivent pas se faire et s’est ainsi rendue coupable,
      14 et si le péché commis vient à être découvert, l'assemblée offrira un jeune taureau en sacrifice d'expiation et on l'amènera devant la tente de la rencontre.
      15 Les anciens d'Israël poseront leurs mains sur la tête du taureau devant l'Eternel et l’on égorgera le taureau devant l'Eternel.
      16 Le prêtre consacré par onction apportera du sang du taureau dans la tente de la rencontre.
      17 Il trempera son doigt dans le sang et il en fera 7 fois l'aspersion devant l'Eternel, en face du voile.
      18 Il mettra du sang sur les cornes de l'autel qui est devant l'Eternel dans la tente de la rencontre. Puis il versera tout le sang au pied de l'autel des holocaustes, qui est à l'entrée de la tente de la rencontre.
      19 Il enlèvera toute la graisse du taureau et la brûlera sur l'autel.
      20 Il procédera avec ce taureau exactement comme pour le taureau expiatoire. C'est ainsi que le prêtre fera l’expiation pour eux, et le pardon leur sera accordé.
      21 Il emportera le taureau à l’extérieur du camp et il le brûlera comme le premier taureau. C'est un sacrifice d'expiation pour l'assemblée.
      22 » Si c'est un chef qui a péché, s’il a fait involontairement contre l'un des commandements de l'Eternel, son Dieu, des choses qui ne doivent pas se faire et s’est ainsi rendu coupable,
      23 et s’il vient à découvrir le péché qu'il a commis, il offrira en sacrifice un bouc mâle sans défaut.
      24 Il posera sa main sur la tête du bouc et l’égorgera à l’endroit où l'on égorge les holocaustes devant l'Eternel. C'est un sacrifice d'expiation.
      25 Le prêtre prendra avec son doigt du sang de la victime expiatoire, il en mettra sur les cornes de l'autel des holocaustes et il versera le sang au pied de l'autel des holocaustes.
      26 Il brûlera toute la graisse sur l'autel, comme la graisse du sacrifice de communion. C'est ainsi que le prêtre fera pour ce chef l'expiation de son péché, et le pardon lui sera accordé.
      27 » Si c'est quelqu'un du peuple qui a péché involontairement en faisant contre l'un des commandements de l'Eternel des choses qui ne doivent pas se faire et en se rendant ainsi coupable,
      28 et s’il vient à découvrir le péché qu'il a commis, il offrira en sacrifice une chèvre, une femelle sans défaut, pour le péché qu'il a commis.
      29 Il posera sa main sur la tête de la victime expiatoire et l’égorgera à l’endroit où l'on égorge les holocaustes.
      30 Le prêtre prendra avec son doigt du sang de la victime, il en mettra sur les cornes de l'autel des holocaustes et il versera tout le sang au pied de l'autel.
      31 Le prêtre enlèvera toute la graisse, comme on enlève la graisse du sacrifice de communion, et il la brûlera sur l'autel ; son odeur sera agréable à l'Eternel. C'est ainsi que le prêtre fera l’expiation pour cet homme, et le pardon lui sera accordé.
      32 » Si c’est un agneau qu’il offre en sacrifice d'expiation, il offrira une femelle sans défaut.
      33 Il posera sa main sur la tête de la victime et l’égorgera en sacrifice d'expiation à l’endroit où l'on égorge les holocaustes.
      34 Le prêtre prendra avec son doigt du sang de la victime, il en mettra sur les cornes de l'autel des holocaustes et il versera tout le sang au pied de l'autel.
      35 Le prêtre enlèvera toute la graisse comme on enlève la graisse de l'agneau dans le sacrifice de communion, et il la brûlera sur l'autel comme un sacrifice passé par le feu pour l'Eternel. C'est ainsi que le prêtre fera pour cet homme l'expiation du péché qu'il a commis, et le pardon lui sera accordé.

      Lamentations 1

      1 Comment ! Elle est assise solitaire, cette ville si peuplée, elle est pareille à une veuve ! Elle qui était grande parmi les nations, elle qui était une princesse parmi les provinces, la voilà maintenant astreinte à la corvée !
      2 Elle pleure durant la nuit et ses joues sont couvertes de larmes. Parmi tous ceux qui l'aimaient, pas un ne la console : tous ses amis l’ont trahie, ils sont devenus ses ennemis.
      3 Juda est en exil, accablé par la misère et un grand esclavage. Il habite au milieu des nations sans y trouver de repos. Tous ses persécuteurs l'ont rattrapé au beau milieu des détresses.
      4 Les chemins de Sion sont dans le deuil, car on ne va plus aux fêtes. Toutes ses portes sont désertes, ses prêtres gémissent, ses jeunes filles sont pleines de chagrin et elle-même est remplie d'amertume.
      5 Ses adversaires ont pris le dessus, ses ennemis sont tranquilles, car c’est l'Eternel qui l’a plongée dans le chagrin à cause du grand nombre de ses transgressions. Ses enfants ont marché en déportés devant l’adversaire.
      6 La fille de Sion a perdu toute sa splendeur. Ses chefs sont pareils à des cerfs qui n’ont rien trouvé à brouter et qui fuient, sans force, devant celui qui les pourchasse.
      7 Durant ces jours de misère et d’errance, Jérusalem s'est souvenue de tous les biens précieux dont elle jouissait par le passé. Quand sa population est tombée entre les mains de l’adversaire, il n’y a eu personne pour l’aider : ses ennemis l'ont regardée et ont ri de sa chute.
      8 Jérusalem a gravement péché. Voilà pourquoi elle inspire le dégoût. Tous ceux qui l'honoraient la méprisent, car ils ont vu sa nudité. Elle-même gémit et tourne le dos.
      9 Son impureté se trouve dans les pans de sa robe. Elle n’avait pas imaginé sa fin ; elle est tombée d'une manière étonnante et personne ne la console. « Vois ma misère, Eternel, face à l’arrogance de l’ennemi ! »
      10 L’adversaire a étendu la main sur tout ce qu'elle avait de précieux. En effet, Jérusalem a vu les nations pénétrer dans son sanctuaire, alors que tu leur avais interdit d’entrer dans ton assemblée.
      11 Toute sa population gémit, elle cherche du pain. Ils ont donné tout ce qu’ils avaient de précieux pour de la nourriture afin de retrouver des forces. « Vois, Eternel, regarde, car je suis méprisée !
      12 Que cela ne vous arrive pas, à vous qui passez sur le chemin ! Regardez et voyez s'il y a une souffrance pareille à la mienne, à celle qui me fait si mal, à celle que l'Eternel m'a infligée le jour où il a déversé toute l’ardeur de sa colère.
      13 D'en haut il a lancé un feu dans mes os et il les piétine. Il a tendu un piège sous mes pieds, il m'a fait tomber en arrière. Il m'a livrée à la dévastation, je suis constamment souffrante.
      14 Sa main a fait de mes transgressions une charge, elles se sont entremêlées, hissées sur ma nuque. Il a brisé ma force. Le Seigneur m'a livrée entre des mains auxquelles je suis incapable de résister.
      15 Le Seigneur a terrassé tous les guerriers qui étaient avec moi, il a convoqué contre moi un rassemblement pour briser mes jeunes hommes. Le Seigneur a écrasé au pressoir la jeune fille, la fille de Juda.
      16 C'est pour cela que je pleure. Mes yeux fondent en larmes car il s'est éloigné de moi, celui qui pourrait me consoler, celui qui aurait pu me redonner des forces. Mes fils sont désespérés car l'ennemi est puissant. »
      17 Sion a tendu les mains et personne ne l'a consolée ; l'Eternel a donné ses ordres contre Jacob aux adversaires qui l’entouraient et Jérusalem est devenue un objet d'horreur au milieu d'eux.
      18 « L'Eternel est juste, car je me suis révoltée contre ses ordres. Ecoutez donc, vous, tous les peuples, et voyez ma douleur ! Mes jeunes filles et mes jeunes hommes sont partis en déportation ;
      19 j'ai appelé mes amis et ils m'ont trompée ; mes prêtres et mes anciens ont expiré dans la ville, alors qu’ils cherchaient de la nourriture pour retrouver des forces.
      20 Regarde, Eternel, car je suis dans la détresse ! Je suis profondément tourmentée, profondément bouleversée, car j'ai été vraiment rebelle. Dehors, l'épée m’a privée d’enfants ; dedans, c’est la mort.
      21 On a entendu mes gémissements et personne ne m'a consolée. Tous mes ennemis ont appris mon malheur, et ils se sont réjouis de ce que tu en étais l’auteur. Tu as fait venir le jour que tu avais annoncé. Qu’ils deviennent eux aussi pareils à moi !
      22 Que toute leur méchanceté vienne devant toi ! Traite-les comme tu m'as traitée à cause de toutes mes transgressions, car mes soupirs sont nombreux et mon cœur est souffrant ! »

      Lamentations 3

      1 Je suis l'homme qui a vu la misère sous le bâton de sa fureur.
      2 Il m'a poussé, il m’a fait avancer dans les ténèbres, et non dans la lumière.
      3 Sans cesse il tourne et retourne sa main contre moi.
      4 Il a fait dépérir ma chair et ma peau, il a brisé mes os.
      5 Il a érigé des constructions contre moi, il m'a environné de poison et de douleur.
      6 Il me fait habiter dans les ténèbres, comme ceux qui sont morts depuis longtemps.
      7 Il m'a emmuré pour que je ne puisse pas sortir, il a alourdi mes chaînes.
      8 J'ai beau crier et implorer du secours, il tient ma prière enfermée.
      9 Il a barré mon chemin avec des pierres de taille, il a dévié mes sentiers.
      10 Il a été pour moi un ours en embuscade, un lion dans un endroit caché.
      11 Il a détourné mes voies, il m'a mis en pièces, il a fait de moi un homme dévasté.
      12 Il a tendu son arc et m'a dressé comme cible pour ses flèches.
      13 Il a fait pénétrer dans les profondeurs de mon être les flèches de son carquois.
      14 Je suis pour tout mon peuple un objet de moquerie, à longueur de journée je suis l'objet de leurs chansons.
      15 Il m'a rassasié d’herbes amères, il m'a enivré d'absinthe.
      16 Il a cassé mes dents avec des cailloux, il m'a piétiné dans la cendre.
      17 Tu m'as enlevé la paix, j’ai oublié ce qu’est le bonheur.
      18 Alors j'ai dit : « Je n’ai plus d’avenir, je n'ai plus d'espérance en l'Eternel ! »
      19 Souviens-toi de ma détresse et de ma misère, de l'absinthe et du poison !
      20 Moi, je m’en souviens bien et je sombre.
      21 Voici ce que je veux méditer pour garder espoir :
      22 les bontés de l'Eternel ne sont pas épuisées, ses compassions ne prennent pas fin ;
      23 elles se renouvellent chaque matin. Que ta fidélité est grande !
      24 Je le déclare, l'Eternel est mon bien, c'est pourquoi je veux m’attendre à lui.
      25 L'Eternel a de la bonté pour celui qui compte sur lui, pour celui qui le recherche.
      26 Il est bon d'attendre en silence le secours de l'Eternel.
      27 Il est bon, pour l'homme, de devoir se plier à des contraintes dans sa jeunesse.
      28 Qu’il se tienne solitaire et silencieux, lorsque l'Eternel le lui impose !
      29 Qu’il mette sa bouche dans la poussière : il y a peut-être de l’espoir.
      30 Qu’il présente la joue à celui qui le frappe, qu’il soit rassasié d’insultes !
      31 En effet, le Seigneur ne rejette pas pour toujours,
      32 mais quand il cause du chagrin, il fait preuve de compassion, tant sa bonté est grande.
      33 De fait, ce n'est pas de bon cœur qu'il humilie, qu'il cause du chagrin aux hommes.
      34 Quand on écrase et piétine tous les prisonniers d’un pays,
      35 quand on viole le droit d’un homme devant le Très-Haut,
      36 quand on fait du tort à un être humain alors qu’il défend sa cause, le Seigneur ne le voit-il pas ?
      37 Qui n’a qu’à parler pour qu’une chose se produise, si le Seigneur ne l’a pas ordonnée ?
      38 N'est-ce pas de la bouche du Très-Haut que sortent les malheurs et le bonheur ?
      39 Pourquoi l’être humain resté en vie se plaindrait-il ? Que chacun se plaigne de ses propres péchés !
      40 Réfléchissons à nos voies, examinons-les et retournons à l'Eternel !
      41 Elevons notre cœur, tout comme nos mains, vers le Dieu qui est au ciel :
      42 « Nous, nous avons commis des transgressions, nous nous sommes révoltés, et toi, tu n'as pas pardonné.
      43 Tu t'es enveloppé de colère et tu nous as poursuivis, tu as tué sans pitié.
    • Lévitique 4

      1

      L'offrande pour le péché involontaire, commis par le sacrificateur. (Lévitique 4:1-12)
      L'offrande pour le péché involontaire, commis par toute l'assemblée. (Lévitique 4:13-21)
      L'offrande pour le péché involontaire, commis par un chef. (Lévitique 4:22-26)
      L'offrande pour le péché involontaire, commis par quelqu'un du peuple. (Lévitique 4:27-35)

      Les offrandes brûlées, celles d'actions de grâce et les autres, ont été offertes, avant que la loi ne soit écrite, sur le mont Sinaï ; les patriarches, convaincus de la gravité du péché, voulaient en obtenir l'expiation. Mais le peuple Juif cherchait désormais, à son tour, à obtenir l'expiation de ses iniquités, par le biais des sacrifices : c'était en quelque sorte une image du sacrifice parfait, à venir, de Christ ; en ce futur Sacrifice, où Jésus s'est offert volontairement, le péché a été effacé.

      On suppose que les fautes mentionnées dans ce texte ont été commises au vu de tout le peuple. Il peut s'agir de délits que les Israélites ne devaient pas commettre. Les omissions sont parfois des péchés dignes d'être jugés : ce qui n'a pas été fait un jour, peut être réparé éventuellement plus tard ; mais un péché commis laisse des traces indélébiles.

      Les péchés mentionnés ici, ont peut être été commis par ignorance. Le texte mentionne en premier, ceux commis par les sacrificateurs. Il est évident que Dieu n'a jamais eu de serviteurs infaillibles en Son église, ici-bas : même le souverain sacrificateur était capable de chuter par ignorance !

      Toutes les prétentions inhérentes à une conduite parfaite sont manifestement une marque de l'Antéchrist. La bête qui était sacrifiée était mise hors du camp, pour être brûlée parmi les cendres. C'est une image de la repentance, rejetant les péchés, telles des choses détestables, que nos âmes doivent haïr. L'offrande était faite pour le péché. Ce que le peuple faisait à cette époque, nous devons le faire, pour nos péchés ; le corps du péché doit être détruit, Romains 6:6. L'apôtre rappelle cette image des sacrifices, en mentionnant celui parfait, de Christ, Heb 13:11-13.

      13 Si les conducteurs commettaient une faute, par l'intermédiaire du peuple, une offrande devait être faite, afin que la colère divine ne tombe pas sur les Israélites. Quand les sacrifices étaient offerts, les personnes concernées posaient leurs mains sur la victime expiatoire, tout en confessant leurs péchés. Les anciens devaient faire la même chose, quand les sacrifices étaient offerts pour expier les fautes communes à toute l'assemblée. La charge du péché était supportée par l'animal innocent. Quand l'offrande était terminée, il est indiqué dans le texte que l'expiation était faite et que le péché était pardonné.

      Le salut dans l'église est opéré grâce au sacrifice parfait de Christ, le Médiateur !

      22 Ceux qui dirigent les autres dans leur travail, sont responsables comme tous, devant l'Éternel, de leurs propres péchés. Tout péché, commis involontairement par un responsable, doit être indiqué à ce dernier, soit par l'examen de sa propre conscience, soit par les reproches de son entourage ; même le plus élevé des conducteurs devait se plier à cette règle et être reconnaissant envers les autres pour leur aide. Voici le genre de prière journalière que nous devrions tous faire : « Montre-moi, Seigneur, ce que je suis incapable de discerner, indique-moi mon égarement, mon ignorance ; si malgré tout, je tombe dans le péché, aide-moi à ne pas rester passif » !
      27 Ce texte décrit la procédure pour l'offrande de quelqu'un du peuple. Si, après avoir commis une faute par ignorance, éventuellement après avoir été tenté, nous voulons avoir notre péché expié, la seule solution se trouve en Christ, mort pour nous. Même les péchés commis par ignorance ont en effet besoin d'être expiés par un sacrifice ; les plus graves de ces péchés, comme les plus insignifiants, concernent la Justice divine. Personne n'échappe à cette loi, le riche comme le pauvre ; ils sont pécheurs tous deux, tout en étant au bénéfice du sacrifice de Jésus-Christ. Tous ces préceptes, relatifs aux offrandes pour les péchés, nous sensibilisent à haïr ces derniers et à rester vigilant à leur égard ; cela met aussi en valeur le sacrifice de Christ, « La » véritable Offrande, dont seul le sang est capable d'expier l'iniquité, d'une manière absolument parfaite, comparée à celle offerte par le sang des taureaux ou des chèvres.

      Si nous rejetons ce salut en Christ, malgré le fait d'avoir la Bible en mains, nous sommes victimes de notre orgueil, de notre paresse et de notre négligence. Nous avons souvent besoin de nous examiner nous-mêmes, par le biais de l'étude scrupuleuse des Écritures et de prières ferventes, étant persuadés que Dieu et l'Esprit peuvent nous convaincre. De cette façon, nous serons alors capables de détecter nos péchés commis par ignorance et d'en obtenir ensuite le pardon, par le sang de Christ.

      Lamentations 1

      1

      Il est évident que Jérémie est l'auteur du livre des Lamentations, livre qui porte d’ailleurs son nom ! Sa rédaction ne fut pas faite, avant que Jérusalem ne soit détruite par les Chaldéens.

      Pouvons-nous être amenés à considérer que le péché est la cause de toutes nos calamités ? L’épreuve peut-elle nous conduire à la soumission, au repentir, à la foi, et à la prière, dans l'espérance d’être affranchis, conformément aux promesses de la Grâce divine ?

      * Le misérable état de Jérusalem, conséquence logique de ses péchés. (Lamentations 1:1-11) Jérusalem représentée sous l’image d’une femme captive, se lamentant et recherchant la Miséricorde divine. (Lamentations 1:12-22)

      Lamentations 1:1-11 Le prophète prend parfois personnellement la parole ; en d’autres passages du livre, Jérusalem, telle une fille affligée, s’exprime également, et même parfois, certains Juifs.

      Ce texte décrit les misères de la nation juive. Jérusalem était captive, soumise à l’esclavage, en raison de l’ampleur de ses péchés ; elle n'eut aucun répit, dans sa souffrance.

      Si nous tolérons le péché, notre plus grand « adversaire », et que celui-ci nous domine, d'autres ennemis tenteront également de prendre l’avantage sur nous.

      Le peuple d’Israël supporta à l’extrême la famine et la détresse. Réduite à ce triste état, Jérusalem dut reconnaître son péché ; elle supplia l’Éternel, pour qu’Il améliore sa situation désespérée.

      Cette attitude est la seule qui puisse nous soustraire efficacement à nos fardeaux ; il est en effet tout à fait juste, à cause des transgressions de l'homme, que le Seigneur manifeste Sa colère : Il remplit alors la terre d’afflictions, de lamentations, de maladie, et de mort...

      12 Jérusalem, abattue, étendue sur le sol, appelle ceux qui passent à ses pieds, afin qu’ils considèrent si son triste exemple ne peut les concerner. Ses premières souffrances étaient déjà grandes, mais bien plus faciles à supporter que celles ressenties à cause de sa culpabilité.

      La douleur causée par l’iniquité doit nous être insupportable, elle doit affecter l'âme.

      Nous voyons dans ce texte, le mal occasionné par le péché, et nous pouvons, en conséquence, en tirer tout l'avertissement que représente la colère divine à venir. Quel que soit l’enseignement tiré des souffrances de Jérusalem, il ne peut être que bien modeste, comparé à l’instruction que peut nous apporter celles subies par Christ. Ne s’est-Il pas adressé à chacun de nous, à la croix ? N’a–t-Il pas dit : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font » ?

      Que toutes nos épreuves puissent nous mener à la croix de Christ, en nous incitant à suivre Son exemple, et à Le suivre, dans la joie !

      Lamentations 3

      1

      L’âme fidèle se lamente, face à toutes les calamites de ce texte, elle place toute son espérance en la Miséricorde divine.

      Le prophète retrace ici, la partie la plus sombre et la plus décourageante de son ministère ; il indique ensuite comment il trouva l'appui et le soulagement. Durant cette période, l’épreuve que l’Éternel faisait supporter à Jérémie, était vraiment terrible. C'était pour lui une véritable affliction, une situation misérable ; le péché, en effet, transforme la souffrance en une « coupe amère » à boire.

      La lutte entre l'incrédulité et la foi est souvent très dure. Mais le plus médiocre des croyants se méprend, s’il estime que sa force et son espérance sont vaines dans le Seigneur.

      21 Après avoir retracé sa détresse et sa déprime, le prophète montre ici comment il reprit espoir. Même si le cours des évènements est au plus bas, la Miséricorde divine fait en sorte que les pires situations n’empirent pas.

      Nous devrions observer les instants qui nous sont favorables, aussi bien que ceux qui nous sont hostiles : les compassions divines ne tarissent jamais ; nous en avons des exemples chaque jour ! Tout ce qui concerne le monde finit par périr, mais Dieu est infaillible, à jamais.

      Il est de notre devoir, et c’est en outre, un véritable encouragement, que de s’attendre paisiblement au salut de l’Éternel. Les afflictions contribuent infiniment à notre bien : beaucoup ont pu, après un certain recul, mesurer tout le bénéfice ainsi acquis, persuadés qu’elles les ont remis sur le bon chemin, particulièrement pendant leur jeunesse ; ces épreuves incitèrent parfois ces jeunes à rester humbles et sérieux, en prenant certaines distances, vis-à-vis du monde, ce qui autrement, aurait pu les rendre hautains et indisciplinés.

      Si la tribulation engendre à terme, la patience, cette dernière, produira ensuite une certaine expérience positive, qui procure une satisfaction qui est loin de rendre honteux ! Les pensées qui découlent du mal du péché, et de notre propre honte, nous convaincront que c’est grâce à la Miséricorde infinie du Seigneur, que nous ne sommes pas anéantis.

      Si nous ne pouvons pas dire en toute assurance, que le Seigneur est « tout notre bien », nous serons alors incapables d’annoncer que nous désirons bénéficier du salut, avec toute l’espérance que l’on peut tirer de Sa Parole. Heureux serons-nous, si nous pouvons vraiment considérer que notre affliction provient de la volonté divine.

      37 « Tant qu'il y a de la vie, il y a de l’espoir » ; au lieu de nous plaindre que tout va mal, nous devrions être encouragés par la conviction que tout finira par s’arranger.

      Nous sommes des hommes pécheurs, et quand nous nous plaignons, nous sommes loin de subir le châtiment que nos péchés nous font mériter. Nous devrions nous plaindre « à » Dieu, et non pas « de » Lui. Nous sommes souvent capables, au temps de l’épreuve, de critiquer et de blâmer la conduite des autres ; mais en fait, nous devrions plutôt rechercher les moyens qui pourraient nous conduire à fuir le mal, tout en nous tournant vers Dieu !

      Notre cœur doit être en phase, en harmonie avec nos prières. Si nos pensées ne sont pas conformes à notre témoignage extérieur, nous raillons Dieu, et nous nous trompons nous-mêmes.

      42 Plus le prophète constatait la désolation d’Israël, plus il en était affligé.

      Tant que le peuple continuait à pleurer, il était encore en vie, attendant sa délivrance : c’était sa seule espérance ; il ne pouvait s’attendre à aucun soulagement ni secours en dehors de celui que pouvait accorder l’Éternel.

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