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MARC (évangile de) 5.

V Valeur historique et religieuse.

L'évangile se présente donc, dans l'ensemble, non pas comme une anthologie d'anecdotes relatives à Jésus, mais comme le déroulement général de sa carrière unique entre toutes. C'est le plus ancien des témoignages venus jusqu'à nous de l'Église primitive et dont nous avons ailleurs reconnu l'autorité (Év. syn., t. I, pp. 400, 401). Sans doute l'exactitude historique peut n'en être pas toujours absolue dans le détail, et l'évangéliste a pu grouper certains matériaux par sujets, introduire en certains récits le reflet des préoccupations de l'Église de son temps (comme les amplifications apocalyptiques du discours eschatologique confondant plus ou moins la ruine de Jérusalem et l'avènement du Christ), voire laisser échapper--lui ou quelque copiste--un lapsus facile à rectifier (Abiathar au lieu d'Abimélec, Mr 2:26). Mais d'aussi légères déformations, bien explicables au cours des trois ou quatre décades écoulées entre les faits et leur narration, ne sauraient en entamer la valeur profonde. C'est le simple et vivant exposé, sans prétentions littéraires ni développements théologiques de parti, des faits extraordinaires encore tout récents d'où étaient issues l'Eglise et la mission chrétiennes, et tout rempli de souvenirs des plus intimes disciples du Seigneur, qui, après avoir participé personnellement, dans l'ignorante candeur de leur noviciat, à cette surhumaine histoire, avaient été rendus capables par l'inspiration divine d'en devenir les humbles et fervents continuateurs. Dans sa spontanéité, sa fraîcheur de souvenir, l'évangile de Marc est l'écrit le plus proche de la vie de Jésus, le témoin le plus sûr que nous puissions consulter. Lors des premières rédactions évangéliques, ce fut le document le plus consulté et le plus utilisé, puisqu'il entra presque tout entier dans Luc et Matthieu, fut connu de Jean (cf. Mr 6:37 et Jn 6:7, Mr 14:5 et Jn 12:5, etc.) et même de l'apocryphe évangile de Pierre, qui paraît le citer plus directement qu'il ne fait pour Matthieu et pour Luc.

1.

LES FAITS.

1. LE CADRE DU MINISTERE DE JESUS.

Dépositaire avant tout d'un témoignage apostolique, Marc n'a pas mis son intérêt dans la documentation extérieure, historique et sociale ; mais même à ce point de vue il nous est des plus précieux, par les données fort nombreuses quoique incidentes qu'il fournit en passant, avec son information précise. Il abonde en menus détails de la vie courante, . souvent rendus en termes expressifs qui lui sont propres, et dressant en un vivant relief l'entourage de Jésus : agriculture, commerce, pêche, domestiques, malfaiteurs, juges, armées, maladies, médecine, sépulture, cérémonies, alimentation, vêtements, logements, ustensiles, chauffage, monnaies, divisions du temps, animaux, etc. Les deux sections de Marc ont pour théâtre deux régions, Galilée et Judée, avec deux centres, Capernaüm et Jérusalem, quelques villes ou villages (Nazareth, Bethsaïda, Jérico, Béthanie, etc.) et mentions occasionnelles de contrées voisines (Tyr et Sidon, Décapole, Idumée, etc.), au delà de la mer de Galilée, du désert de Judée ou du fleuve du Jourdain. A vrai dire, les déplacements de Jésus sont souvent résumés, avec le minimum de noms d'endroits, et plus volontiers décrits que localisés ; ses tournées au bord du lac pivotent autour de Capernaüm ; les circonstances le décident parfois à se retirer à l'écart, avant de se rendre volontairement à la capitale. Sans définir les conditions politiques dont Jésus a dû tenir compte, le récit confirme pleinement ce qu'on en peut connaître par ailleurs : en Galilée gouvernait le « roi » Hérode (Mr 6:14), le tétrarque hostile, gouverneur païen sous ses dehors juifs ; Jésus était relativement en sûreté dans la tétrarchie de Philippe au delà du lac, dans le territoire de Césarée de Philippe, comme en Phénicie. Il savait du reste que le péril serait beaucoup plus grave à Jérusalem, où les autorités juives le livreraient aux autorités païennes (Mr 10:33), au pouvoir d'un César (Mr 12:17) dont le procurateur le ferait mourir d'un supplice romain. --Quant (Mr 8:34) aux pouvoirs ecclésiastiques, ce sont en Galilée les chefs de synagogues (Mr 5:22,35-38) à Jérusalem les principaux prêtres (Mr 8:31 14:1 15:1) ; dans les deux provinces, les scribes, instructeurs religieux (Mr 2:6 11:18) ; des deux grandes sectes, les Pharisiens paraissent en Galilée comme en Judée (Mr 2:16 7:1 12:13), les Sadducéens à Jérusalem seulement (Mr 12:18). Au cours de la Passion, les scribes pharisiens se fondent à l'arrière-plan et l'action passe aux mains des prêtres Sadducéens qui dominent le Temple : dès que Jésus y entre, il se heurte à la hiérarchie (Mr 11:18), qui prépare sa mort, lui fait poser par une délégation du Sanhédrin la question de son autorité (Mr 11:27 et suivants), puis par une délégation de Pharisiens et d'Hérodiens (prêtres politiciens) celle de l'impôt (Mr 12:13 et suivants), puis reprend l'offensive au sujet de la résurrection (Mr 12:18), négocie l'arrestation avec Judas (Mr 14:1,11), lui fournit une troupe (Mr 14:43) où l'on remarque un serviteur du grand-prêtre (Mr 14:47) ; c'est chez ce dernier que Jésus est amené, jugé par le Sanhédrin, condamné sous la pression de son clergé (Mr 14:53-64), livré au gouverneur romain, et ce sont les prêtres qui portent les accusations (Mr 15:3) ; si le libéralisme du Christ avait scandalisé le conservatisme des scribes, ce sont ses prétentions divines qui lui ont aliéné les prêtres, et ceux-ci l'ont condamné non pour son indépendance à l'égard de la Loi (Mr 14:58 et suivant), mais pour sa prétendue usurpation messianique (Mr 14:63 et suivant). Il y a dans ce déplacement des responsabilités, indépendamment de la condamnation officielle par le tribunal romain, la marque d'une profonde connaissance de la complexe situation religieuse du temps. --L'évangéliste se montre aussi au courant de ses conditions sociales : en Galilée, surtout des ruraux, autour des bourgs, travailleurs des champs ou du lac, « la foule » qui est le personnage principal dans les relations de Jésus ; et dans cette foule enthousiaste et mélangée, des péagers, fonctionnaires du poste central de Capernaüm, et des pécheurs en général, foule dont le Christ a compassion (Mr 2:17 6:34), à laquelle il accorde guérisons, simples instructions imagées, alors que les grands sont massés en ville (à Tibériade) autour des plaisirs d'Antipas ; --en (Mr 6:21) Judée et à Jérusalem, où pour la première fois dans l'évangile apparaissent les pauvres (Mr 10:21,46 12:42 14:5-7), Jésus n'a guère avec lui, à part quelques amis nommés ou anonymes, que les pèlerins venus de Galilée ; au procès, la foule est menée par les prêtres (Mr 15:11) ; pour le condamné, le supplicié, objet de moqueries, aucune sympathie du public, hors l'hommage de l'officier romain et la fidélité des saintes femmes... Rapproché (Mr 15:39 et suivants) des autres sources de renseignements qu'on possède sur la Palestine de cette époque, le tableau constitué par tant de traits épars en reçoit et leur apporte d'éclatantes confirmations d'où se dégage l'exactitude historique de notre évangile.

2. LE MINISTERE DE JESUS.

Dans ce cadre bien déterminé se place désormais avec la plus naturelle vraisemblance l'oeuvre brève mais définitive du Christ comme nous l'avons vue ressortir de l'analyse du livre.

Précédé par la mission de Jean-Baptiste, qui accomplit la prophétie messianique (Mr 1:2 et suivants), consacré Sors de son baptême comme « Fils bien-aimé de Dieu » (Mr 1:11), c'est bien en Messie juif que Jésus ouvre son ministère. Il répète la prédication de Jean, mais il l'approfondit : (Mr 1:15) n'attendant pas ses auditeurs dans le désert (Mr 1:5), il va les chercher dans la populeuse Galilée (Mr 1:14-17) ; il confirme ses appels mieux que par un acte symbolique comme le baptême : par sa puissance réelle sur les malades (Mr 1:27), tout en répudiant dès le début les hommages compromettants des détraqués nerveux, considérés comme victimes des démons (Mr 1:34 3:11 5:7). Dès le début il s'applique le titre de Fils de l'homme, qui tout en le solidarisant avec l'humanité (cf. Eze 2:1-3, etc., Da 7:13) le met à part comme l'homme-type, l'homme normal, détenteur de droits divins tels que le pardon des péchés, l'appréciation des règles du sabbat, les rétributions futures (Mr 2:10-28 8:38 et suivant). Mais ses dons extraordinaires demeurent inexplicables aux témoins : son village de Nazareth s'étonne et lui en veut (Mr 6:2 et suivant), sa famille le croit fou (Mr 3:21), les scribes venus de Jérusalem l'accusent de possession satanique (Mr 3:22 et suivants). Il décrit les aspects du Royaume de Dieu en des paraboles que ni la foule ni même les disciples ne comprennent dans leur portée spirituelle (Mr 4:10,33). Entre temps, le bruit court que c'est un prophète, égal à ceux de l'A.T., peut-être Élie lui-même au retour annoncé, ou bien, après le martyre de Jean, sa réapparition miraculeuse (Mr 6:14 8:28 9:11). Les disciples eux-mêmes partagent l'incertitude du public (Mr 4:41) ; tout le long du ministère en Galilée Jésus a souvent réprimé ou fui les acclamations populaires (Mr 1:44 5:43 6:45 7:24,36 9:30). on ne l'y voit pas se définir ouvertement comme le Messie, et personne n'en répand la découverte sensationnelle.

C'est aux Douze qu'elle était réservée, mais ils ne devaient la proclamer que sur la question directe de leur Maître relative à sa personne ; la réponse lapidaire de Pierre : « Tu es le Christ ! » (Mr 8:29) marque décisivement l'éveil de leur foi en Lui : désormais ils appartiennent au Christ (Mr 9:41) ; et celui-ci leur parle de sa gloire céleste (Mr 8:38), dont une sorte d'anticipation est révélée aux trois disciples témoins de sa transfiguration : plus grand que les prophètes, même qu'Élie et Moïse, Jésus est le Fils bien-aimé de Dieu (Mr 9:7), à l'avance apparu pour eux dans un rayonnement d'En-haut. Seulement, cette grandiose révélation du ciel se double des tragiques perspectives de la terre : de la confession de foi de Pierre, Jésus a tout de suite tiré les inévitables conséquences, voulues dans le plan de Dieu, en annonçant aux Douze ses souffrances et sa mort (Mr 8:34), sinistre prédiction à laquelle il revient plusieurs fois par la suite, en la complétant de l'assurance de sa résurrection (Mr 9:9,12,31 10:33 et suivant). Mais le profil de la croix pour leur Maître, qui les entraînerait à sa suite comme eux-mêmes porteurs de croix (Mr 8:34 et suivants), les inquiète sans les convaincre : ils semblent avoir peur de comprendre (Mr 9:10,32) ; c'est alors au contraire qu'ils se jettent à l'extrême opposé, vers les espérances de grandeur et de domination, et le Seigneur cherche à les ramener aux lois fondamentales du Royaume de Dieu, celles du service et du sacrifice, dont lui-même va donner l'exemple rédempteur (Mr 9:33-35 10:21,24,29-31 35-45).

Une fois quittée la Galilée, plus de risques d'engouements politiques en faveur du rabbi populaire ; donc plus de raisons pour garder la réserve sur sa personne révélatrice de Dieu. Sa messianité est connue des disciples et de la grande foule qui les accompagne (Mr 10:46), évidemment les pèlerins de la Pâque. A Jérico retentit pour la première fois le titre messianique de Fils de David (Mr 10:47 et suivant) ; en vue de Jérusalem ce sont les acclamations messianiques des fidèles (Mr 11:10), bientôt suivies des conflits : leçon du temple, leçon du figuier (Mr 11:12,25). Au cours des discussions avec les chefs juifs, Jésus se qualifie clairement de Fils bien-aimé de Dieu, et d'Héritier (Mr 12:6), il fait allusion à sa messianité par sa question sur le Christ Fils de David (Mr 12:35 et suivants). A l'adjuration du grand-prêtre : « C'est toi qui es le Christ, le Fils du Dieu béni ? » il répond nettement : « Je le suis », et s'associe aux visions messianiques de Daniel (Mr 14:61). C'est en qualité de Messie qu'il est condamné, comme l'exprime en termes intelligibles au juge romain l'épithète « le roi des Juifs » (Mr 15:2,9,12,26). et les suprêmes outrages des passants contre « le Christ, roi d'Israël », les railleries des témoins à propos du secours d'Élie (Mr 15:32,36) montrent à quel point tous les Juifs mêlés au drame le sentaient dominé par l'évocation du Messie que décidément cet homme avait prétendu incarner. Dans le témoignage même de l'officier païen, tout remué par le spectacle de la mort d'un héros (un « fils de Dieu »), l'évangéliste voit sans doute un hommage du paganisme pieux à celui « qui était véritablement le Fils de Dieu » (Mr 15:39).

La fin de Marc s'étant perdue (voir ci-dessus, II, 2), l'évangile ne mène pas le lecteur jusqu'à l'apparition du Christ ressuscité ; mais le récit de l'ensevelissement du Crucifié et de la visite des femmes au tombeau établit avec une précision absolue le fait qu'au surlendemain du supplice ce tombeau était vide, et que « Jésus de Nazareth » allait être vu par ses disciples, ressuscité, comme il le leur avait annoncé.

Telle est la trame simple et psychologique dans sa dramatique progression, que nous vaut le plus ancien recueil évangélique sur le ministère de Jésus. Aucune âme chrétienne ne la suivra sans ressentir avec une émotion profonde la valeur historique et religieuse de son témoignage.

2.

LES IDÉES.

Le point de vue objectif du narrateur des actes de Jésus ne pouvait donner une grande place au développement de la pensée du Seigneur. Si mince que puisse paraître toutefois la théologie d'un évangile écrit sans préoccupation dogmatique, les paroles du Maître inextricablement unies à son activité et ses diverses instructions conservées par Marc nous ouvrent des points de vue révélateurs sur l'essentiel tout au moins de sa doctrine.

1. LA DOCTRINE DANS MARC.

1° Dieu.

Le Dieu de Jésus-Christ, dans Marc est tout-puissant (Mr 10:27 12 24 14:36) et, dans l'absolu, il est le seul Être bon (Mr 10:18). La parabole des vignerons le décrit comme Maître, ayant le droit d'exiger le service (Mr 12:2) et le pouvoir de châtier les rebelles (Mr 12:9). Elle montre aussi en Dieu le Père de Jésus, envoyé de sa part aux hommes (Mr 12:6 et suivant) ; trois autres fois le Christ désigne Dieu comme son Père ou comme le Père (Mr 8:38 13 32 14:36) ; une seule fois comme le Père des hommes en général, duquel le pardon est conditionné par le pardon qu'ils s'accordent entre eux (Mr 11:25 et suivant). Il convient enfin de rattacher à la volonté de Dieu l'expression consacrée : « Il fallait... » ; elle établit que les souffrances du Messie et sa victoire (Mr 8:31) faisaient partie du plan rédempteur divin.

2° Jésus.

Comme nous l'avons noté, le titre de Fils de l'Homme que s'attribue Jésus affirme par là, quoique ce ne fût pas une désignation proprement messianique, son autorité dans le Royaume de Dieu (Mr 2:10,28) ; toutefois il l'emploie le plus souvent à propos de sa Passion (Mr 8:31 9:12,31 10:33), voulue d'En-haut, de sa résurrection (Mr 8:31 9:9,31) et de sa gloire future (Mr 14:62 13:26 8:38), mettant ainsi dans cette expression la relation nécessaire entre lui et le salut des hommes qu'il apportait au monde, telle qu'elle se définit dans son programme de Sauveur : « Le Fils de l'homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie pour la rançon d'e plusieurs » (Mr 10:45). L'image de la rançon pour le pécheur est ensuite complétée par le symbole de la communion en son corps et en son sang, sceau de l'alliance avec Dieu (Mr 14:22,25). Quant au titre de Fils de Dieu, Jésus ne se l'attribue jamais ; il le reçoit seulement, soit de la voix du ciel, qui le désigne comme l'unique objet de l'amour divin, remplissant sa mission d'En-haut à la satisfaction de Dieu (Mr 1:11 9:7), soit des témoignages de malades démoniaques (Mr 3:11 5:7 ; cf. le Saint de Dieu, Mr 12:4), soit dans l'adjuration du grand-prêtre acceptée par Jésus (Mr 14:61), soit enfin dans le cri du centenier (Mr 15:39) ; la qualité de Fils de Dieu ressort en tout cas des paroles mêmes de Jésus citées au paragraphe précédent, où il désigne Dieu tout spécialement comme son Père. La proclamation du ciel au baptême et à la transfiguration, comme la déclaration rédemptrice de Jésus peuvent renfermer l'idée de la préexistence du Christ, mais seulement implicite (Mr 1:11 9:7 10:45). L'ensemble de ces passages montre d'abord la subordination au Père de Celui qui le prie, qui ignore le jour et l'heure suprêmes (Mr 13:32), puis la conscience en Jésus d'une harmonie profonde entre la volonté du Père et la sienne (Mr 14:36), enfin la remise à Jésus par le Père du droit de juger au dernier jour (Mr 8:38 9:1). Voir Jésus-Christ (noms et titres de).

3° Le Royaume de Dieu.

Cette expression, qu'emploie Marc était la plus générale dans le langage messianique juif. C'est le point de départ des appels de Jean-Baptiste (Mr 1:15). Les conditions d'appartenance au Royaume sont la conduite, l'état d'âme : repentance (Mr 1:4,15), renoncement (Mr 9:47 10:23 et suivants), humilité (Mr 10:14 et suivant), amour pour Dieu et pour le prochain suivant le sommaire de la Loi (Mr 12:28,34). Mais le mystère du Royaume implique les souffrances, la résurrection et le triomphe glorieux du Christ ; et il faut prévoir le temps nécessaire au développement du Royaume (Mr 4:26-29,30-32). Certaines manifestations peuvent en être prochaines (Mr 9:1), et il peut traverser des crises comme en décrivent les tableaux eschatologiques (Mr 13), mais le Seigneur transporte aussi la perspective du Royaume de Dieu dans la gloire du ciel (Mr 14:25). Voir Royaume de Dieu.

4° Salut et jugement.

Aussi, tout en affirmant certaines sanctions divines déjà dans la vie présente, Jésus reporte-t-il nettement la vie éternelle au siècle à venir (Mr 10:29 et suivant). Les conditions de l'acquisition de ce salut, ce sont les relations personnelles avec lui-même : suivre avec lui la voie du sacrifice, n'avoir pas honte de lui dans le monde pervers (Mr 8:34-38), entretenir sous son influence la repentance et la foi qui obtient le pardon de Dieu (Mr 1:15 2:5 6:12) ; à cet égard, les malades guéris par Jésus grâce à leur foi représentent le pécheur sauvé (Mr 5:34 10:52). La part du Seigneur dans le salut ne se borne point, du reste, aux appels et à l'exemple de Jésus de Nazareth : il faudra le don de sa propre vie en rançon, de son propre sang comme sacrifice de la nouvelle alliance ; le cycle intégral de son oeuvre rédemptrice est : service, sacrifice, salut (Mr 10:45 14:24). Quant au jugement futur, il est indiqué dans Marc par la certitude qu'un jour tout sera mis en lumière (Mr 4:22), que le Fils de l'homme aura honte des infidèles (Mr 8:38), que le péché non dominé mènera à la géhenne (Mr 9:43,48), que chacun sera salé de feu (Mr 9:49), et que Dieu fera périr les révoltés (Mr 12:9).

On voit combien la valeur religieuse de tous ces éléments doctrinaux réside en ce qu'ils sont inséparables de la personne même de Jésus-Christ ; c'est pourquoi ils constituent déjà un noyau fort important de la doctrine chrétienne.

2. L'INDEPENDANCE DOCTRINALE DE MARC.

On est donc loin aujourd'hui des théories critiques qui naguère considéraient Marc comme un ouvrage de théologie polémique soit à l'appui, soit à l'encontre du paulinisme. Même en se contentant d'y déceler des idées tributaires de la pensée de saint Paul, on exagère, bien souvent l'influence du grand apôtre sur l'évangéliste. La nécessité de la mort du Messie n'est point une conception spécifiquement paulinienne : ne suffit-il pas que Jésus l'ait affirmée ? (cf. Esa 53) Les condamnations par Jésus des pratiques juives dans Marc (Mr 2:23-3:6 7:1,23) restent sur le terrain pratique des discussions de cas précis, indépendamment de la théorie paulinienne sur le régime de la Loi aboli par le régime de la foi (Ga 3). La citation par Jésus de Esa 6:9 et suivant à propos des paraboles et de l'incompréhension des foules (Mr 4 : et suivant) ne se réduit point à la théorie paulinienne de l'endurcissement d'Israël (Ro 9-11,11:8), car il y a loin de la situation de fait devant laquelle se trouvait Jésus et qui devait le mener au Calvaire, au système de l'apôtre qui doit aboutir à l'évangélisation des païens. Qu'on voie plus simplement dans ce passage d'Esaïe l'expérience décevante de tout messager de Dieu parmi les hommes, et l'on comprendra pourquoi ce passage se trouve--sans portée théologique particulière--si souvent cité dans le N.T. (Mr 4:11 8:18, Mt 13:14, Lu 8:10, Jn 12:40, Ac 28:28 et suivant, Ro 11:8). On peut sans doute, à la rigueur, tirer argument, en faveur de la mission de Paul auprès des païens, de textes comme (Mr 7:27 9:38 13:10). mais cela n'autorise nullement à y voir une apologie intentionnelle de l'apôtre. On peut relever l'analogie des formules de Mr 11:5 et de Ga 4:4 (le temps accompli), ou de Mr 14:36 et de Ga 4:6 (les seules mentions bibliques du terme : abba), ou de l'opposition de la chair et de l'esprit dans Mr 14:38 et Ga 5:13 et suivant, Ro 8, etc. ; mais ces rencontres occasionnelles de locutions religieuses déjà répandues correspondent en chaque cas à des situations différentes. Les rapprochements les plus intéressants pourraient être celui de la malédiction du figuier (Mr 11:12,20) avec la notion paulinienne de la malédiction de la Loi (Ro 7 etc.), ou celui de la déchirure du voile du temple (Mr 15:38) avec le deutéro-paulinisme de l'épître aux Hébreux (Heb 10:20) ; mais il s'agit alors de faits qui ont pu influer sur les doctrines, et non de doctrines ayant pu créer les faits. La langue même de Marc est indépendante de celle de Paul ; les termes comme les idées qu'ils ont en commun appartenaient au patrimoine de la chrétienté primitive. L'influence de la pensée de Paul sur la doctrine dans Marc est donc à peu près insignifiante.

Une analogie avec Marc a déjà été signalée, à propos de l'analyse de l'évangile, dans deux des premiers discours de Pierre (Ac 1:21 et suivant Ac 10:37,43) : de Pierre, précisément, informateur de Marc. En dehors de ces passages les résumés des discours de Pierre rédigés par l'auteur des Actes diffèrent du contenu de la prédication du même Pierre d'après son interprète Marc : ceux des Act., dont la rédaction a subi, elle, à travers Luc, une indéniable influence paulinienne, sont des discussions scripturaires avec des Juifs (sauf justement la prédication chez Corneille), tandis qu'à Rome Marc entendait Pierre parler en témoin devant des auditeurs en majorité païens. Du reste, même dans les discours des 1 er et suivant chapitres des Ac on retrouverait quelques idées maîtresses de Marc comme celle du dessein divin relatif à la Passion (Ac 2:23), ou comme la conception de Jésus serviteur (le grec d'Ac 3:13,26 dit même : enfant), Saint de Dieu (Ac 3:14, cf. Mr 12:4), pierre de l'angle (Ac 4:11, cf. Mr 12:10), etc. De toutes ces comparaisons, la valeur religieuse comme la valeur historique de notre évangile ressort de plus en plus apparente et sensible.

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      Esaïe 6

      9 Il dit (alors) : Va, tu diras à ce peuple : Écoutez toujours, Mais ne comprenez rien ! Regardez toujours, Mais n’en apprenez rien !

      Esaïe 53

      1 Qui a cru à ce qui nous était annoncé ? A qui le bras de l’Éternel s’est-il révélé ?
      2 Il s’est élevé devant lui comme un rejeton, Comme une racine qui sort d’une terre assoiffée ; Il n’avait ni apparence, ni éclat Pour que nous le regardions, Et son aspect n’avait rien pour nous attirer.
      3 Méprisé et abandonné des hommes, Homme de douleur Et habitué à la souffrance, Semblable à celui devant qui l’on se voile la face, Il était méprisé, Nous ne l’avons pas considéré.
      4 Certes, ce sont nos souffrances qu’il a portées, C’est de nos douleurs qu’il s’est chargé ; Et nous, nous l’avons considéré comme atteint d’une plaie ; Comme frappé par Dieu et humilié.
      5 Mais il était transpercé à cause de nos crimes, Écrasé à cause de nos fautes ; Le châtiment qui nous donne la paix est (tombé) sur lui, Et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.
      6 Nous étions tous errants comme des brebis, Chacun suivait sa propre voie ; Et l’Éternel a fait retomber sur lui la faute de nous tous.
      7 Il a été maltraité, il s’est humilié Et n’a pas ouvert la bouche, Semblable à l’agneau qu’on mène à la boucherie, A une brebis muette devant ceux qui la tondent ; Il n’a pas ouvert la bouche.
      8 Il a été emporté par la violence et le jugement ; Dans sa génération qui s’est soucié De ce qu’il était retranché De la terre des vivants, A cause des crimes de mon peuple, De la plaie qui les avait atteints ?
      9 On a mis sa tombe parmi les méchants. Son sépulcre avec le riche, Quoiqu’il n’ait pas commis de violence Et qu’il n’y ait pas eu de fraude dans sa bouche.
      10 Il a plu l’Éternel de le briser par la souffrance ; Après s’être livré en sacrifice de culpabilité, Il verra une descendance Et prolongera ses jours, Et la volonté de l’Éternel s’effectuera par lui.
      11 Après les tourments de son âme, Il rassasiera ses regards ; Par la connaissance qu’ils auront de lui, Mon serviteur juste justifiera beaucoup (d’hommes) Et se chargera de leurs fautes.
      12 C’est pourquoi je lui donnerai beaucoup (d’hommes) en partage ; Il partagera le butin avec les puissants, Parce qu’il s’est livré lui-même à la mort, Et qu’il a été compté parmi les coupables, Parce qu’il a porté le péché de beaucoup Et qu’il a intercédé pour les coupables.

      Ezéchiel 2

      1 Il me dit : Fils d’homme, tiens-toi sur tes pieds, et je te parlerai.
      2 Dès qu’il m’eut adressé ces mots, l’Esprit entra en moi et me fit tenir sur mes pieds ; et j’écoutai celui qui me parlait.
      3 Il me dit : Fils d’homme, c’est moi qui t’envoie vers les Israélites, vers les nations en révolte, qui se sont révoltées contre moi ; eux et leurs pères ont été criminels à mon égard, jusqu’à ce jour-ci ;

      Daniel 7

      13 Je regardais pendant mes visions nocturnes, Et voici que sur les nuées du ciel Arriva comme un fils d’homme ; Il s’avança vers l’Ancien des jours, Et on le fit approcher de lui.

      Matthieu 13

      14 Et pour eux s’accomplit cette prophétie d’Ésaïe : Vous entendrez bien, et vous ne comprendrez point. Vous regarderez bien, et vous ne verrez point.

      Marc 1

      2 Selon ce qui est écrit dans le prophète Ésaïe : Voici, j’envoie devant toi mon messager Pour frayer ton chemin ;
      4 Jean parut ; il baptisait dans le désert et prêchait le baptême de repentance pour le pardon des péchés.
      5 Tout le pays de Judée et tous les habitants de Jérusalem se rendaient auprès de lui ; et ils se faisaient baptiser par lui dans le fleuve du Jourdain en confessant leurs péchés.
      11 Et une voix (se fit entendre) des cieux : Tu es mon Fils bien-aimé, objet de mon affection.
      14 Après que Jean eut été livré, Jésus alla dans la Galilée ; il prêchait la bonne nouvelle de Dieu
      15 et disait : Le temps est accompli et le royaume de Dieu est proche. Repentez-vous, et croyez à la bonne nouvelle.
      16 En passant le long de la mer de Galilée, il vit Simon et André, frère de Simon, qui jetaient leurs filets dans la mer ; en effet ils étaient pêcheurs.
      17 Jésus leur dit : Suivez-moi et je vous ferai devenir pêcheurs d’hommes.
      27 Tous furent saisis de stupeur, de sorte qu’ils se demandaient les uns aux autres : Qu’est-ce que ceci ? Une nouvelle doctrine (donnée) avec autorité ! Il commande même aux esprits impurs, et ils lui obéissent.
      34 Il guérit beaucoup de malades qui souffraient de divers maux. Il chassa aussi beaucoup de démons, mais il ne laissait pas les démons parler, parce qu’ils le connaissaient.
      44 et lui dit : Garde-toi de rien dire à personne, mais va te montrer au sacrificateur, et présente pour ta purification ce que Moïse a prescrit,

      Marc 2

      5 Jésus, voyant leur foi, dit au paralytique : Mon enfant, tes péchés te sont pardonnés.
      6 Il y avait là quelques scribes qui étaient assis et qui raisonnaient en eux-mêmes :
      10 Or, afin que vous sachiez que le Fils de l’homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés :
      11 Je te l’ordonne, dit-il au paralytique, lève-toi, prends ton lit et va dans ta maison.
      12 Et à l’instant, il se leva, prit son lit et sortit en présence de tous, de sorte qu’ils étaient hors d’eux-mêmes et glorifiaient Dieu en disant : Nous n’avons jamais rien vu de pareil.
      13 Jésus sortit de nouveau du côté de la mer ; toute la foule venait à lui, et il les enseignait.
      14 En passant, il vit Lévi, fils d’Alphée, assis au bureau des péages. Il lui dit : Suis-moi. (Lévi) se leva et le suivit.
      15 Comme Jésus était à table dans la maison de Lévi, beaucoup de péagers et de pécheurs avaient pris place avec lui et avec ses disciples, car ils étaient nombreux et ils le suivaient.
      16 Les scribes (du parti) des Pharisiens, le voyant manger avec les péagers et les pécheurs, dirent à ses disciples : Pourquoi mange-t-il avec les péagers et les pécheurs ?
      17 Jésus, qui avait entendu, leur dit : Ce ne sont pas les bien-portants qui ont besoin de médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.
      18 Les disciples de Jean et les Pharisiens jêunaient. Ils vinrent dire à Jésus : Pourquoi les disciples de Jean et ceux des Pharisiens jeûnent-ils, tandis que tes disciples ne jeûnent pas ?
      19 Jésus leur répondit : les amis de l’époux peuvent-ils jeûner pendant que l’époux est avec eux ? Aussi longtemps qu’ils ont l’époux avec eux, ils ne peuvent jeûner.
      20 Les jours viendront où l’époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront en ce jour-là.
      21 Personne ne coud une pièce de drap neuf à un vieil habit ; autrement le morceau neuf emporterait le tout et la déchirure serait pire.
      22 Et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement le vin fait rompre les outres, et le vin et les outres sont perdus ; mais il faut mettre le vin nouveau dans des outres neuves.
      23 Il arriva un jour de sabbat que Jésus traversa des champs de blé. Ses disciples, chemin faisant, se mirent à arracher des épis.
      24 Les Pharisiens lui dirent : Vois, pourquoi font-ils ce qui n’est pas permis un jour de sabbat ?
      25 Jésus leur répondit : N’avez-vous jamais lu ce que fit David, lorsqu’il fut dans le besoin et qu’il eut faim, lui et ses gens ?
      26 Comment il entra dans la maison de Dieu du temps du souverain sacrificateur Abiathar, mangea les pains de proposition, qu’il n’est permis qu’aux sacrificateurs de manger, et en donna même à ses gens.
      27 Puis il leur dit : Le sabbat a été fait pour l’homme, et non l’homme pour le sabbat,
      28 de sorte que le Fils de l’homme est maître même du sabbat.

      Marc 3

      1 Jésus entra de nouveau dans la synagogue. Il s’y trouvait un homme qui avait la main sèche.
      2 Ils observaient Jésus pour voir s’il le guérirait le jour du sabbat, afin de pouvoir l’accuser.
      3 Et Jésus dit à l’homme qui avait la main sèche : Lève-toi, là au milieu.
      4 Puis il leur dit : Est-il permis, le jour du sabbat, de faire du bien ou de faire du mal, de sauver une personne ou de la tuer ? Mais ils gardaient le silence.
      5 Alors, promenant ses regards sur eux avec colère, et en même temps navré de l’endurcissement de leur cœur, il dit à l’homme : Étends ta main. Il l’étendit, et sa main devint saine.
      6 Les Pharisiens sortirent et se consultèrent aussitôt avec les Hérodiens sur les moyens de le faire périr.
      11 Les esprits impurs, quand ils le voyaient, se prosternaient devant lui et s’écriaient : Tu es le Fils de Dieu.
      21 A cette nouvelle, les gens de sa parenté vinrent pour se saisir de lui car ils disaient : Il a perdu le sens.
      22 Et les scribes qui étaient descendus de Jérusalem, dirent : Béelzébul est en lui ; c’est par le prince des démons qu’il chasse les démons.

      Marc 4

      1 Jésus se mit de nouveau à enseigner au bord de la mer. Il s’assembla auprès de lui une si grande foule qu’il monta s’asseoir dans une barque, sur la mer. Toute la foule était à terre près de la mer.
      2 Il les enseignait longuement en paraboles et leur disait dans son enseignement :
      3 Écoutez : Le semeur sortit pour semer.
      4 Comme il semait, une partie (de la semence) tomba le long du chemin : les oiseaux vinrent et la mangèrent.
      5 Une autre partie tomba dans un endroit pierreux, où elle n’avait pas beaucoup de terre ; elle leva aussitôt, parce qu’elle ne trouva pas une terre profonde ;
      6 mais quand le soleil se leva, elle fut brûlée et sécha faute de racines.
      7 Une autre partie tomba parmi les épines : les épines montèrent et l’étouffèrent, et elle ne donna point de fruit.
      8 Une autre partie tomba dans la bonne terre : elle donna du fruit qui montait et croissait : un grain en rapporta trente, un autre soixante et un autre cent.
      9 Puis il dit : Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende.
      10 Lorsqu’il fut en particulier, ceux qui l’entouraient avec les douze l’interrogèrent sur les paraboles.
      11 Il leur dit : C’est à vous qu’a été donné le mystère du royaume de Dieu, mais pour ceux du dehors, tout se passe en paraboles,
      12 afin que tout en regardant bien, ils ne voient pas et qu’en entendant bien, ils ne comprennent pas, de peur qu’ils ne se convertissent et qu’il ne leur soit pardonné.
      13 Il leur dit encore : Vous ne comprenez pas cette parabole ; comment donc comprendrez-vous toutes les (autres) paraboles ?
      14 Le semeur sème la parole.
      15 Ceux qui sont le long du chemin où la parole est semée, ce sont ceux qui ne l’ont pas plutôt entendue que Satan arrive et enlève la parole qui a été semée en eux.
      16 Et de même, ceux qui ont reçu la semence dans les endroits pierreux, ce sont ceux qui entendent la parole et la reçoivent aussitôt avec joie,
      17 mais ils n’ont pas de racine en eux-mêmes ; ce sont les hommes d’un moment ; et dès que survient la tribulation ou la persécution à cause de la parole, ils y trouvent une occasion de chute.
      18 D’autres ont reçu la semence parmi les épines ; ce sont ceux qui entendent la parole,
      19 mais en qui les soucis du monde, la séduction des richesses et l’invasion des autres convoitises, étouffent la parole et la rendent infructueuse.
      20 D’autres ont reçu la semence dans la bonne terre ; ce sont ceux qui entendent la parole, l’acceptent, et portent du fruit : un grain en donne trente, un autre soixante, et un autre cent.
      21 Il leur disait encore : Est-ce que la lampe se met sous le boisseau ou sous le lit ? N’est-ce pas sur le chandelier ?
      22 Car il n’est rien de caché qui ne doive être manifesté, rien de couvert qui ne doive venir au grand jour.
      23 Si quelqu’un a des oreilles pour entendre, qu’il entende.
      24 Il leur disait encore : Prenez garde à ce que vous entendez. On vous mesurera avec la mesure avec laquelle vous mesurez et on y ajoutera pour vous.
      25 Car on donnera à celui qui a ; mais à celui qui n’a pas, on ôtera même ce qu’il a.
      26 Il dit encore : Il en est du royaume de Dieu comme d’un homme qui jette de la semence en terre ;
      27 qu’il dorme ou qu’il veille, nuit et jour, la semence germe et croît sans qu’il sache comment.
      28 La terre produit d’elle-même, premièrement l’herbe, puis l’épi, enfin le blé bien formé dans l’épi ;
      29 et dès que le fruit est mûr, on y met la faucille, car la moisson est là.
      30 Il dit encore : A quoi comparerons-nous le royaume de Dieu, ou par quelle parabole le représenterons-nous ?
      31 Il est semblable à un grain de moutarde qui, lorsqu’on le sème en terre, est la plus petite de toutes les semences de la terre ;
      32 mais une fois semé, il monte, devient plus grand que toutes les plantes potagères et pousse de grandes branches, en sorte que les oiseaux du ciel peuvent habiter sous son ombre.
      33 C’est par beaucoup de paraboles de ce genre qu’il leur annonçait la parole, selon qu’ils étaient capables de l’entendre.
      34 Il ne leur parlait pas sans parabole ; mais en privé, il expliquait tout à ses disciples.
      35 Ce même jour sur le soir, Jésus leur dit : Passons sur l’autre rive.
      36 Après avoir renvoyé la foule, ils l’emmenèrent dans la barque où il se trouvait, et il y avait aussi d’autres barques avec lui.
      37 Il s’éleva une forte bourrasque, et les vagues se jetaient dans la barque au point qu’elle se remplissait déjà.
      38 Et lui, il dormait à la poupe sur le coussin. Ils le réveillèrent et lui dirent : Maître, tu ne te soucies pas de ce que nous périssons ?
      39 Il se réveilla, menaça le vent et dit à la mer : Silence, tais-toi. Le vent cessa et un grand calme se fit.
      40 Puis il leur dit : Pourquoi avez-vous tellement peur ? Comment n’avez-vous pas de foi ?
      41 Ils furent saisis d’une grande crainte et se dirent les uns aux autres : Quel est donc celui-ci, car même le vent et la mer lui obéissent ?

      Marc 5

      7 et s’écria d’une voix forte : Que me veux-tu, Jésus, Fils du Très-Haut ? Je t’en conjure (au nom) de Dieu, ne me tourmente pas.
      22 Alors vint un des chefs de la synagogue, nommé Jaïrus, qui le vit, se jeta à ses pieds
      34 Mais Jésus lui dit : Ma fille, ta foi t’a sauvée ; va en paix et sois guérie de ton mal.
      35 Il parlait encore, lorsque survinrent de chez le chef de la synagogue des gens qui dirent : Ta fille est morte ; pourquoi importuner encore le maître ?
      43 Jésus leur fit de vives recommandations, afin que personne ne le sache, et il leur dit de donner à manger à la jeune fille.

      Marc 6

      2 Quand le sabbat fut venu, il se mit à enseigner dans la synagogue. Ses nombreux auditeurs étaient étonnés et disaient : D’où cela lui vient-il ? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée ? Et comment de tels miracles se font-ils par ses mains ?
      12 Ils partirent et prêchèrent la repentance.
      14 Le roi Hérode l’apprit ; en effet le nom de Jésus devenait célèbre et l’on disait : Jean-Baptiste est ressuscité d’entre les morts et c’est pour cela qu’il a le pouvoir de faire des miracles.
      21 Cependant un jour opportun arriva, lorsqu’Hérode, à l’anniversaire de sa naissance, donna un festin à ses dignitaires, aux chefs militaires et aux principaux de la Galilée.
      34 Quand il sortit de la barque, Jésus vit une grande foule et en eut compassion, parce qu’ils étaient comme des brebis qui n’ont pas de berger ; et il se mit à les enseigner longuement.
      37 Jésus leur répondit : Donnez-leur vous-mêmes à manger. Mais ils lui dirent : Irons-nous acheter des pains pour deux cents deniers et leur donnerons-nous à manger ?
      45 Aussitôt après, il obligea ses disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l’autre rive, vers Bethsaïda, pendant que lui-même renverrait la foule.

      Marc 7

      1 Les Pharisiens et quelques scribes venus de Jérusalem s’assemblèrent autour de Jésus.
      23 Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans et rendent l’homme impur.
      24 Jésus partit de là et s’en alla dans le territoire de Tyr. Il entra dans une maison ; il voulait que personne ne le sache, mais il ne put rester caché.
      27 Jésus lui dit : Laisse d’abord les enfants se rassasier, car il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens.
      36 Jésus leur recommanda de n’en parler à personne, mais plus il le leur recommandait, plus ils publiaient (la nouvelle).

      Marc 8

      18 Avez-vous le cœur endurci ? Vous avez des yeux et vous ne voyez pas, vous avez des oreilles et vous n’entendez pas ? Ne vous rappelez-vous pas,
      28 Ils dirent : Jean-Baptiste ; d’autres, Élie ; d’autres, l’un des prophètes.
      29 Mais vous, leur demanda-t-il, qui dites-vous que je suis ? Pierre lui répondit : Tu es le Christ.
      31 Il commença alors à leur apprendre qu’il fallait que le Fils de l’homme souffre beaucoup, qu’il soit rejeté par les anciens, par les principaux sacrificateurs et par les scribes, qu’il soit mis à mort et qu’il ressuscite trois jours après.
      34 Puis il appela la foule avec ses disciples et leur dit : Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive.
      35 Quiconque en effet voudra sauver sa vie la perdra, mais quiconque perdra sa vie à cause de moi et de l’Évangile la sauvera.
      36 Et que sert-il à un homme de gagner le monde entier, s’il perd son âme ?
      37 Que donnerait un homme en échange de son âme ?
      38 En effet quiconque aura honte de moi et de mes paroles au milieu de cette génération adultère et pécheresse, le Fils de l’homme aussi aura honte de lui, quand il viendra dans la gloire de son Père avec les saints anges.

      Marc 9

      1 Il leur dit encore : En vérité, je vous le dis, quelques-uns de ceux qui se tiennent ici ne gôuteront point la mort avant d’avoir vu le royaume de Dieu venir avec puissance.
      7 Une nuée vint les envelopper, et de la nuée sortit une voix : Celui-ci est mon fils bien-aimé, écoutez-le.
      9 Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur recommanda de ne raconter à personne ce qu’ils avaient vu, jusqu’à ce que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts.
      10 Ils retinrent cette parole, tout en discutant entre eux : Qu’est-ce que ressusciter d’entre les morts ?
      11 Les disciples lui posèrent cette question : Pourquoi les scribes disent-ils : Il faut qu’Élie vienne d’abord ?
      12 Il leur répondit : « Élie vient d’abord et rétablit toutes choses ». Comment est-il écrit du Fils de l’homme qu’il doit souffrir beaucoup et être méprisé ?
      30 Ils partirent de là et traversèrent la Galilée. Jésus ne voulait pas qu’on le sache.
      31 Car il enseignait ses disciples et leur disait : Le Fils de l’homme sera livré entre les mains des hommes ; ils le feront mourir, et, trois jours après sa mort, il ressuscitera.
      32 Mais les disciples ne comprenaient pas cette parole, et ils craignaient de le questionner.
      33 Ils arrivèrent à Capernaüm. Lorsqu’il fut dans la maison, Jésus leur demanda : De quoi discutiez-vous en chemin ?
      34 Mais ils gardèrent le silence, car en chemin, ils s’étaient entretenus sur la question de savoir qui était le plus grand.
      35 Alors il s’assit, appela les douze et leur dit : Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous.
      38 Jean lui dit : Maître, nous avons vu un homme qui chasse les démons en ton nom et qui ne nous suit pas, et nous l’en avons empêché, parce qu’il ne nous suit pas.
      41 Et quiconque vous donnera à boire un verre d’eau en mon nom, parce que vous êtes au Christ, en vérité, je vous le dis, il ne perdra point sa récompense.
      43 Si ta main est pour toi une occasion de chute, coupe-la ; mieux vaut pour toi entrer manchot dans la vie, que d’avoir les deux mains et d’aller dans la géhenne, dans le feu qui ne s’éteint pas
      47 Et si ton œil est pour toi une occasion de chute, arrache-le ; mieux vaut pour toi entrer borgne dans le royaume de Dieu, que d’avoir deux yeux et d’être jeté dans la géhenne,
      48 où leur ver ne meurt pas, et où le feu ne s’éteint pas.
      49 Car tout homme sera salé de feu.

      Marc 10

      14 Jésus, en le voyant, fut indigné et leur dit : Laissez venir à moi les petits enfants, et ne les en empêchez pas ; car le royaume de Dieu est pour leurs pareils.
      18 Jésus lui dit : Pourquoi m’appelles-tu bon ? Personne n’est bon, si ce n’est Dieu seul.
      21 Jésus l’ayant regardé l’aima ; puis il lui dit : Il te manque une chose ; va, vends tout ce que tu as, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans le ciel. Puis viens et suis-moi.
      23 Jésus, regardant autour de lui, dit à ses disciples : Qu’il est difficile à ceux qui ont des biens d’entrer dans le royaume de Dieu !
      24 Les disciples étaient stupéfaits par ses paroles. Et Jésus reprit et leur dit : Mes enfants, qu’il est difficile d’entrer dans le royaume de Dieu.
      27 Jésus les regarda et dit : Cela est impossible aux hommes, mais non à Dieu, car tout est possible à Dieu.
      29 Jésus répondit : En vérité, je vous le dis, il n’est personne qui ait quitté, à cause de moi et de l’Évangile, maison, frères, sœurs, mère, père, enfants ou terres,
      33 Voici : nous montons à Jérusalem, et le Fils de l’homme sera livré aux principaux sacrificateurs et aux scribes. Ils le condamneront à mort, le livreront aux païens,
      35 Les deux fils de Zébédée, Jacques et Jean, s’approchèrent de Jésus et lui dirent : Maître, nous désirons que tu fasses pour nous ce que nous te demanderons.
      45 Car le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour beaucoup.
      46 Ils arrivèrent à Jéricho. Et lorsque Jésus en sortit avec ses disciples et une assez grande foule, un mendiant aveugle, Bartimée, fils de Timée, était assis au bord du chemin.
      47 Il entendit que c’était Jésus de Nazareth et se mit à crier : Fils de David, Jésus, aie pitié de moi !
      52 Et Jésus lui dit : Va, ta foi t’a sauvé. Aussitôt il recouvra la vue et se mit à suivre Jésus sur le chemin.

      Marc 11

      5 Quelques-uns de ceux qui étaient là leur dirent : Que faites-vous et pourquoi détachez-vous cet ânon ?
      10 Béni soit le règne qui vient, le règne de David, notre Père ! Hosanna dans les lieux très hauts !
      12 Le lendemain, comme ils sortaient de Béthanie, Jésus eut faim.
      18 Les principaux sacrificateurs et les scribes l’entendirent et cherchèrent les moyens de le faire périr ; ils le craignaient, parce que toute la foule était frappée par sa doctrine.
      20 Le matin, en passant, les disciples virent le figuier séché jusqu’aux racines.
      25 Et lorsque vous êtes debout en prière, si vous avez quelque chose contre quelqu’un, pardonnez, afin que votre Père qui est dans les cieux vous pardonne aussi vos fautes.
      27 Ils se rendirent de nouveau à Jérusalem, et pendant que Jésus se promenait dans le temple, les principaux sacrificateurs, les scribes et les anciens vinrent à lui

      Marc 12

      2 La saison venue, il envoya un serviteur vers les vignerons pour recevoir de leur part des fruits de la vigne.
      4 Il envoya de nouveau vers eux un autre serviteur ; ils le frappèrent à la tête et l’outragèrent.
      6 Seul son fils bien-aimé lui restait ; il l’envoya vers eux le dernier en disant : Ils respecteront mon fils.
      9 Que fera le maître de la vigne ? Il viendra, fera périr les vignerons et donnera la vigne à d’autres.
      10 N’avez-vous pas lu cette (parole de l’) Écriture : La pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient Est devenue la principale, celle de l’angle ;
      13 Ils envoyèrent auprès de Jésus quelques-uns des Pharisiens et des Hérodiens afin de le prendre au piège de ses propres paroles.
      17 Alors il leur dit : Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. Et ils étaient dans l’étonnement à son sujet.
      18 Les Sadducéens qui disent qu’il n’y a pas de résurrection, vinrent auprès de lui et lui posèrent cette question :
      24 Jésus leur dit : Voici pourquoi vous êtes dans l’erreur : vous ne comprenez ni les Écritures, ni la puissance de Dieu.
      28 Un des scribes, qui les avait entendus discuter et voyait que Jésus avait bien répondu, s’approcha et lui demanda : Quel est le premier de tous les commandements ?
      34 Jésus, voyant qu’il avait répondu avec intelligence, lui dit : Tu n’es pas loin du royaume de Dieu. Et personne n’osa plus lui poser de questions.
      35 Jésus prit la parole et se mit à enseigner dans le temple : Comment les scribes (peuvent-ils) dire que le Christ est fils de David ?
      42 Il vint aussi une pauvre veuve, et elle y mit deux petites pièces faisant un quart de sou.

      Marc 13

      1 Lorsque Jésus sortit du temple, un de ses disciples lui dit : Maître, regarde, quelles pierres, quelles constructions !
      2 Jésus lui répondit : Vois-tu ces grandes constructions ? Il ne restera pas pierre sur pierre qui ne soit renversée.
      3 Il s’assit sur le mont des Oliviers en face du temple. Et Pierre, Jacques, Jean et André lui posèrent en privé cette question :
      4 Dis-nous, quand cela arrivera-t-il, et quel sera le signe annonçant la fin de toutes ces choses ?
      5 Jésus se mit alors à leur dire : Prenez garde que personne ne vous séduise.
      6 Car plusieurs viendront sous mon nom et diront : C’est moi. Et ils séduiront beaucoup de gens.
      7 Quand vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerre, ne vous alarmez pas, car cela doit arriver. Mais ce ne sera pas encore la fin.
      8 Une nation s’élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume, et il y aura par endroits des tremblements de terre, il y aura des famines. Ce sera le commencement des douleurs.
      9 Prenez garde à vous-mêmes ; on vous livrera aux tribunaux, et vous serez battus de verges dans les synagogues ; vous comparaîtrez devant les gouverneurs et devant les rois, à cause de moi, pour leur servir de témoignage.
      10 Il faut premièrement que la bonne nouvelle soit prêchée à toutes les nations.
      11 Quand on vous emmènera pour vous livrer, ne vous inquiétez pas d’avance de ce que vous direz, mais dites ce qui vous sera donné à l’heure même ; car ce n’est pas vous qui parlerez, mais l’Esprit Saint.
      12 Le frère livrera son frère à la mort, et le père son enfant : les enfants se soulèveront contre leurs parents et les feront mourir.
      13 Vous serez haïs de tous à cause de mon nom, mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé.
      14 Lorsque vous verrez l’abomination de la désolation établie là où elle ne doit pas être – que le lecteur fasse attention – alors, que ceux qui seront en Judée fuient dans les montagnes ;
      15 que celui qui sera sur la terrasse ne descende pas et ne rentre pas pour prendre quelque chose dans sa maison ;
      16 et que celui qui sera dans les champs ne retourne pas en arrière pour prendre son manteau.
      17 Malheur aux femmes qui seront enceintes et à celles qui allaiteront en ces jours-là.
      18 Priez pour que cela n’arrive pas en hiver.
      19 Car ce seront des jours de tribulation telle qu’il n’y en a pas eu jusqu’à maintenant de semblable depuis le commencement du monde que Dieu a créé et qu’il n’y en aura jamais plus.
      20 Et, si le Seigneur n’avait abrégé ces jours, personne ne serait sauvé ; mais il les a abrégés à cause des élus qu’il a choisis.
      21 Si quelqu’un vous dit alors : Le Christ est ici, ou : Il est là, ne le croyez pas.
      22 Car il s’élèvera de faux christs et de faux prophètes ; ils opéreront des signes et des prodiges pour égarer si possible les élus.
      23 Soyez sur vos gardes, je vous ai tout prédit.
      24 Mais dans ces jours, après cette tribulation, le soleil s’obscurcira, la lune ne donnera plus sa clarté,
      25 les étoiles tomberont du ciel, et les puissances qui sont dans les cieux seront ébranlées.
      26 Alors on verra le Fils de l’homme venir sur les nuées avec beaucoup de puissance et de gloire.
      27 Alors il enverra ses anges et rassemblera ses élus des quatre vents, de l’extrémité de la terre jusqu’à l’extrémité du ciel.
      28 Recevez l’enseignement de la parabole du figuier : dès que ses branches deviennent tendres et que les feuilles poussent, vous savez que l’été est proche.
      29 De même, vous aussi, quand vous verrez ces choses arriver, sachez que (le Fils de l’homme) est proche, à la porte.
      30 En vérité, je vous le dis, cette génération ne passera point que tout cela n’arrive.
      31 Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point.
      32 Pour ce qui est du jour ou de l’heure, personne ne les connaît, pas même les anges dans le ciel, pas même le Fils, mais le Père (seul).
      33 Prenez garde, veillez (et priez), car vous ne savez quand ce sera le moment.
      34 Il en sera comme d’un homme qui part en voyage, laisse sa maison, donne pouvoir à ses serviteurs, à chacun sa tâche, et commande au portier de veiller.
      35 Veillez donc, car vous ne savez quand viendra le maître de la maison, le soir, ou au milieu de la nuit, ou au chant du coq, ou le matin ;
      36 craignez qu’il n’arrive à l’improviste et ne vous trouve endormis.
      37 Ce que je vous dis, je le dis à tous : Veillez.

      Marc 14

      1 La fête de Pâque et des pains sans levain devait avoir lieu deux jours après. Les principaux sacrificateurs et les scribes cherchaient comment se saisir de Jésus par ruse et le mettre à mort.
      5 On aurait pu le vendre plus de trois cents deniers, et les donner aux pauvres. Et ils s’irritaient contre cette femme.
      11 Ils l’écoutèrent avec joie et promirent de lui donner de l’argent. Et Judas cherchait une occasion favorable pour le livrer.
      22 Pendant qu’ils mangeaient, Jésus prit du pain, et après avoir dit la bénédiction, il le rompit et le leur donna en disant : Prenez, ceci est mon corps.
      24 Et il leur dit : Ceci est mon sang (le sang) de l’alliance, qui est répandu pour beaucoup.
      25 En vérité, je vous le dis, je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu’au jour où j’en boirai du nouveau, dans le royaume de Dieu.
      36 Il disait : Abba, Père, toutes choses te sont possibles, éloigne de moi cette coupe. Toutefois non pas ce que je veux, mais ce que tu veux.
      38 Veillez et priez, afin de ne pas entrer en tentation ; l’esprit est bien disposé, mais la chair est faible.
      43 Aussitôt, comme il parlait encore, survint Judas, l’un des douze, et avec lui une foule armée d’épées et de bâtons, (envoyée) par les principaux sacrificateurs, les scribes et les anciens.
      47 Un de ceux qui étaient là tira l’épée, frappa le serviteur du souverain sacrificateur et lui emporta l’oreille.
      53 Ils emmenèrent Jésus chez le souverain sacrificateur, où se réunirent tous les principaux sacrificateurs, les anciens et les scribes.
      54 Pierre le suivit de loin, jusque dans l’intérieur de la cour du souverain sacrificateur. Assis avec les gardes, il se chauffait près du feu.
      55 Les principaux sacrificateurs et tout le sanhédrin cherchaient un témoignage contre Jésus pour le faire mourir, et ils n’en trouvaient pas ;
      56 car plusieurs rendaient de faux témoignages contre lui, mais les témoignages ne concordaient pas.
      57 Quelques-uns se levèrent et portèrent un faux témoignage contre lui en disant :
      58 Nous l’avons entendu dire : Je détruirai ce temple fait par la main de l’homme et en trois jours j’en bâtirai un autre qui ne sera pas fait par la main de l’homme.
      59 Et même sur ce point-là, leurs témoignages ne concordaient pas.
      60 Alors le souverain sacrificateur se leva au milieu de l’assemblée, interrogea Jésus et dit : Ne réponds-tu rien ? Qu’est-ce que ces gens témoignent contre toi ?
      61 Jésus garda le silence et ne répondit rien. Le souverain sacrificateur l’interrogea de nouveau et lui dit : Es-tu le Christ, le Fils du (Dieu) Béni ?
      62 Jésus répondit : Je le suis. Et vous verrez le Fils de l’homme assis à la droite du Tout-Puissant et venant avec les nuées du ciel.
      63 Alors le souverain sacrificateur déchira ses vêtements et dit : Qu’avons-nous encore besoin de témoins ?
      64 Vous avez entendu le blasphème. Que vous en semble ? Tous le condamnèrent comme passible de mort.

      Marc 15

      1 Dès le matin, les principaux sacrificateurs tinrent conseil avec les anciens, les scribes et tout le sanhédrin. Après avoir lié Jésus, ils l’emmenèrent et le livrèrent à Pilate.
      2 Pilate l’interrogea : Es-tu le roi des Juifs ? Jésus lui répondit : Tu le dis.
      3 Les principaux sacrificateurs portaient contre lui plusieurs accusations.
      9 Pilate leur répondit : Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs ?
      11 Mais les principaux sacrificateurs soulevèrent la foule, pour que Pilate leur relâche plutôt Barabbas.
      12 Pilate reprit la parole et leur dit : Que voulez-vous donc que je fasse de celui que vous appelez le roi des Juifs ?
      26 L’inscription indiquant le motif de sa condamnation portait ces mots : Le roi des Juifs.
      32 Que le Christ, le roi d’Israël, descende maintenant de la croix, afin que nous voyions et que nous croyions ! Ceux qui étaient crucifiés avec lui l’insultaient aussi.
      36 Et l’un d’eux courut remplir de vinaigre une éponge, la fixa à un roseau et lui donna à boire en disant : Laissez, voyons si Élie viendra le descendre.
      38 Le voile du temple se déchira en deux de haut en bas.
      39 Le centurion, qui se tenait en face de Jésus, voyant qu’il avait expiré de la sorte, dit : Cet homme était vraiment le Fils de Dieu.

      Luc 8

      10 Il répondit : Il vous a été donné de connaître les mystères du royaume de Dieu ; mais pour les autres, cela leur est dit en paraboles, afin qu’en voyant ils ne voient point, et qu’en entendant ils ne comprennent point.

      Jean 6

      7 Philippe lui répondit : Les pains qu’on aurait pour deux cents deniers ne suffiraient pas pour que chacun en reçoive un peu.

      Jean 12

      5 Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum trois cents deniers pour les donner aux pauvres ?
      40 Il a aveuglé leurs yeux Et endurci leur cœur, De peur qu’ils ne voient des yeux, Qu’ils ne comprennent du cœur, Qu’ils ne se convertissent Et que je ne les guérisse.

      Actes 1

      21 Ainsi, parmi ceux qui nous ont accompagnés tout le temps que le Seigneur Jésus allait et venait avec nous,

      Actes 2

      23 cet homme, livré selon le dessein arrêté et selon la prescience de Dieu, vous l’avez fait mourir en le clouant (à la croix) par la main des impies.

      Actes 3

      13 Le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob, le Dieu de nos pères, a glorifié son serviteur Jésus, que vous avez livré et renié devant Pilate qui avait jugé bon de le relâcher.
      14 Mais vous, vous avez renié le Saint et le Juste, et vous avez demandé comme une faveur qu’on vous remette un meurtrier.
      26 C’est à vous premièrement que Dieu, après avoir suscité son serviteur, l’a envoyé pour vous bénir, en détournant chacun de vous de ses iniquités.

      Actes 4

      11 C’est lui : La pierre rejetée par vous, les bâtisseurs, Et devenue la principale, celle de l’angle.

      Actes 10

      37 Vous savez ce qui est arrivé dans toute la Judée, après avoir commencé en Galilée, à la suite du baptême que Jean a prêché :
      43 Tous les prophètes rendent de lui le témoignage que quiconque croit en lui reçoit par son nom le pardon des péchés.

      Actes 28

      28 Sachez donc que ce salut de Dieu a été envoyé aux païens : eux, ils l’écouteront.

      Romains 7

      1 Ignorez-vous, frères – je parle à des gens qui connaissent la loi – que la loi régit l’homme, aussi longtemps qu’il vit ?
      2 Ainsi, une femme mariée est liée par la loi à son mari tant qu’il est vivant ; mais si le mari meurt, elle est dégagée de la loi qui la liait à son mari.
      3 Si donc, du vivant de son mari, elle devient la femme d’un autre homme, elle sera appelée adultère, mais si le mari meurt, elle est libérée de la loi : elle n’est donc pas adultère en devenant la femme d’un autre.
      4 De même, mes frères, vous aussi vous êtes morts à l’égard de la loi, par le corps du Christ, pour appartenir à un autre, à celui qui est ressuscité d’entre les morts, afin que nous portions des fruits pour Dieu.
      5 Car, lorsque nous étions (sous l’emprise) de la chair, les passions des péchés provoquées par la loi agissaient dans nos membres et nous faisaient porter du fruit pour la mort.
      6 Mais maintenant, nous sommes dégagés de la loi, car nous sommes morts à ce qui nous tenait captifs, de sorte que nous servons sous le régime nouveau de l’Esprit et non plus sous le régime ancien de la lettre.
      7 Que dirons-nous donc ? La loi est-elle péché ? Certes non ! Mais je n’ai connu le péché que par la loi. Car je n’aurais pas connu la convoitise, si la loi n’avait dit : Tu ne convoiteras pas.
      8 Et le péché, profitant de l’occasion, produisit en moi par le commandement toutes sortes de convoitises ; car sans loi, le péché est mort.
      9 Pour moi, autrefois sans loi, je vivais ; mais quand le commandement est venu, le péché a pris vie, et moi je mourus.
      10 Ainsi, le commandement qui mène à la vie se trouva pour moi mener à la mort.
      11 Car le péché, profitant de l’occasion, me séduisit par le commandement, et par lui me fit mourir.
      12 Ainsi la loi est sainte, et le commandement saint, juste et bon.
      13 Ce qui est bon est-il donc devenu pour moi la mort ? Certes non ! Mais le péché, afin de se manifester en tant que péché, a produit en moi la mort par ce qui est bon, afin que, par le commandement, le péché apparaisse démesurément péché.
      14 Nous savons, en effet, que la loi est spirituelle ; mais moi, je suis charnel, vendu au péché.
      15 Car ce que j’accomplis, je ne le comprends pas. Ce que je veux, je ne le pratique pas, mais ce que je hais, voilà ce que je fais.
      16 Si ce que je ne veux pas, je le fais, je déclare, d’accord avec la loi, qu’elle est bonne.
      17 Maintenant, ce n’est plus moi qui accomplis cela, mais le péché qui habite en moi.
      18 Car je le sais : ce qui est bon n’habite pas en moi, c’est-à-dire dans ma chair. Car je suis à même de vouloir, mais non pas d’accomplir le bien.
      19 Je ne fais pas le bien que je veux, mais je pratique le mal que je ne veux pas.
      20 Si je fais ce que je ne veux pas, ce n’est plus moi qui l’accomplis, mais le péché qui habite en moi.
      21 Je trouve donc cette loi pour moi qui veux faire le bien : le mal est présent à côté de moi.
      22 Car je prends plaisir à la loi de Dieu, dans mon for intérieur,
      23 mais je vois dans mes membres une autre loi, qui lutte contre la loi de mon intelligence et qui me rend captif de la loi du péché qui est dans mes membres.
      24 Malheureux que je suis ! Qui me délivrera de ce corps de mort ?
      25 Grâces soient rendues à Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur !... Ainsi donc, par mon intelligence, je suis esclave de la loi de Dieu, tandis que, par ma chair, je suis esclave de la loi du péché.

      Romains 8

      1 Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Christ-Jésus, [qui marchent non selon la chair mais selon l’Esprit].
      2 En effet, la loi de l’Esprit de vie en Christ-Jésus m’a libéré de la loi du péché et de la mort.
      3 Car – chose impossible à la loi, parce que la chair la rendait sans force – Dieu, en envoyant à cause du péché son propre Fils dans une chair semblable à celle du péché, a condamné le péché dans la chair ;
      4 et cela, pour que la justice prescrite par la loi soit accomplie en nous, qui marchons, non selon la chair, mais selon l’Esprit.
      5 En effet, ceux qui vivent selon la chair ont les tendances de la chair, tandis que ceux qui vivent selon l’Esprit ont celles de l’Esprit.
      6 Avoir les tendances de la chair, c’est la mort ; avoir celles de l’Esprit, c’est la vie et la paix.
      7 Car les tendances de la chair sont ennemies de Dieu, parce que la chair ne se soumet pas à la loi de Dieu, elle en est même incapable.
      8 Or ceux qui sont sous l’emprise de la chair ne peuvent plaire à Dieu.
      9 Pour vous, vous n’êtes plus sous l’emprise de la chair, mais sous celle de l’Esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu’un n’a pas l’Esprit de Christ, il ne lui appartient pas.
      10 Et si Christ est en vous, le corps, il est vrai, est mort à cause du péché, mais l’esprit est vie à cause de la justice.
      11 Et si l’Esprit de celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, celui qui a ressuscité le Christ-Jésus d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous.
      12 Ainsi donc, frères, nous sommes débiteurs, mais non de la chair, pour vivre encore selon la chair.
      13 Si vous vivez selon la chair, vous allez mourir ; mais si par l’Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez,
      14 car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu.
      15 Et vous n’avez pas reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte, mais vous avez reçu un Esprit d’adoption, par lequel nous crions : Abba ! Père !
      16 L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu.
      17 Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d’être aussi glorifiés avec lui.
      18 J’estime qu’il n’y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps présent et la gloire à venir qui sera révélée pour nous.
      19 Aussi la création attend-elle avec un ardent désir la révélation des fils de Dieu.
      20 Car la création a été soumise à la vanité – non de son gré, mais à cause de celui qui l’y a soumise –
      21 avec une espérance : cette même création sera libérée de la servitude de la corruption, pour avoir part à la liberté glorieuse des enfants de Dieu.
      22 Or, nous savons que, jusqu’à ce jour, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l’enfantement.
      23 Bien plus : nous aussi, qui avons les prémices de l’Esprit, nous aussi nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps.
      24 Car c’est en espérance que nous avons été sauvés. Or, l’espérance qu’on voit n’est plus espérance : ce qu’on voit, peut-on l’espérer encore ?
      25 Mais si nous espérons ce que nous ne voyons pas, nous l’attendons avec persévérance.
      26 De même aussi l’Esprit vient au secours de notre faiblesse, car nous ne savons pas ce qu’il convient de demander dans nos prières. Mais l’Esprit lui-même intercède par des soupirs inexprimables ;
      27 et celui qui sonde les cœurs connaît quelle est l’intention de l’Esprit : c’est selon Dieu qu’il intercède en faveur des saints.
      28 Nous savons, du reste, que toutes choses coopèrent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein.
      29 Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin qu’il soit le premier-né d’un grand nombre de frères.
      30 Et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés ; et ceux qu’il a appelés, il les a aussi justifiés, et ceux qu’il a justifiés, il les a aussi glorifiés.
      31 Que dirons-nous donc à ce sujet ? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ?
      32 Lui qui n’a pas épargné son propre Fils, mais qui l’a livré pour nous tous, comment ne nous donnera-t-il pas aussi tout avec lui, par grâce ?
      33 Qui accusera les élus de Dieu ? Dieu est celui qui justifie !
      34 Qui les condamnera ? Le Christ-Jésus est celui qui est mort ; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous !
      35 Qui nous séparera de l’amour de Christ ? La tribulation, ou l’angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou le dénuement, ou le péril, ou l’épée ?
      36 Selon qu’il est écrit : A cause de toi, l’on nous met à mort tout le jour. On nous considère comme des brebis qu’on égorge.
      37 Mais dans toutes ces choses, nous sommes plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés.
      38 Car je suis persuadé que ni la mort, ni la vie, ni les anges, ni les dominations, ni le présent, ni l’avenir,
      39 ni les puissances, ni les êtres d’en-haut, ni ceux d’en-bas, ni aucune autre créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu en Christ-Jésus notre Seigneur.

      Romains 9

      1 Je dis la vérité en Christ, je ne mens pas, ma conscience m’en rend témoignage par le Saint-Esprit :
      2 j’ai une grande tristesse et un chagrin continuel dans le cœur.
      3 Car je souhaiterais être moi-même anathème (et séparé) du Christ pour mes frères, mes parents selon la chair,
      4 qui sont les Israélites, à qui appartiennent l’adoption, la gloire, les alliances, la loi, le culte, les promesses,
      5 les patriarches, et de qui est issu, selon la chair, le Christ, qui est au-dessus de toutes choses, Dieu béni éternellement. Amen !
      6 Ce n’est pas que la parole de Dieu soit devenue caduque. Car tous ceux qui descendent d’Israël ne sont pas Israël.
      7 Parce qu’ils sont la descendance d’Abraham, tous ne sont pas ses enfants ; mais (il est dit) : En Isaac tu auras une descendance appelée de ton nom,
      8 c’est-à-dire : ce ne sont pas les enfants de la chair qui sont enfants de Dieu, mais ce sont les enfants de la promesse qui sont comptés comme descendance.
      9 Voici, en effet, la parole de la promesse : A cette même époque, je viendrai et Sara aura un fils.
      10 Bien plus, il en fut ainsi de Rébecca, qui conçut seulement d’Isaac notre père ;
      11 car les enfants n’étaient pas encore nés et ils n’avaient fait ni bien ni mal, pourtant – afin que le dessein de Dieu demeure selon l’élection qui dépend non des œuvres, mais de celui qui appelle –
      12 il fut dit à Rébecca :
      13 L’aîné sera asservi au plus jeune ; selon qu’il est écrit : J’ai aimé Jacob Et j’ai haï Ésaü.
      14 Que dirons-nous donc ? Y a-t-il en Dieu de l’injustice ? Certes non !
      15 Car il dit à Moïse : Je ferai miséricorde à qui je ferai miséricorde, et j’aurai compassion de qui j’aurai compassion.
      16 Ainsi donc, cela ne dépend ni de celui qui veut, ni de celui qui court, mais de Dieu qui fait miséricorde.
      17 Car l’Écriture dit à Pharaon : Je t’ai suscité tout exprès pour montrer en toi ma puissance et pour que mon nom soit publié par toute la terre.
      18 Ainsi, il fait miséricorde à qui il veut, et il endurcit qui il veut.
      19 Tu me diras donc : Qu’a-t-il encore à blâmer ? Car qui résiste à sa volonté ?
      20 Toi plutôt, qui es-tu pour discuter avec Dieu ? Le vase modelé dira-t-il au modeleur : Pourquoi m’as-tu fait ainsi ?
      21 Le potier n’est-il pas maître de l’argile, pour faire avec la même pâte un vase destiné à l’honneur et un vase destiné au mépris ?
      22 Et si Dieu, voulant montrer sa colère et faire connaître sa puissance, a supporté avec une grande patience des vases de colère formés pour la perdition ?
      23 Et s’il a voulu faire connaître la richesse de sa gloire à des vases de miséricorde qu’il a d’avance préparés pour la gloire ?
      24 C’est-à-dire à nous qu’il a appelés, non seulement d’entre les Juifs, mais encore d’entre les païens,
      25 comme il le dit dans Osée : Celui qui n’était pas mon peuple, je l’appellerai mon peuple, Et celle qui n’était pas la bien-aimée, je l’appellerai bien-aimée ;
      26 Et là même où on leur disait : vous n’êtes pas mon peuple ! Ils seront appelés fils du Dieu vivant.
      27 Ésaïe, de son côté, s’écrie au sujet d’Israël : Quand le nombre des fils d’Israël serait comme le sable de la mer, Un reste seulement sera sauvé.
      28 Car le Seigneur exécutera pleinement et promptement sa parole sur la terre.
      29 Et, comme Ésaïe l’avait dit auparavant : Si le Seigneur des armées ne nous avait laissé un germe, Nous serions devenus comme Sodome, Nous aurions été semblables à Gomorrhe.
      30 Que dirons-nous donc ? Les païens, qui ne recherchaient pas la justice, ont obtenu la justice – la justice qui vient de la foi –
      31 tandis qu’Israël, qui recherchait une loi qui donne la justice, n’est pas parvenu à cette loi.
      32 Pourquoi ? Parce qu’Israël l’a cherchée, non par la foi, mais comme provenant des œuvres. Ils se sont heurtés à la pierre d’achoppement,
      33 selon qu’il est écrit : Voici, je mets en Sion une pierre d’achoppement Et un rocher de scandale, Et celui qui croit en lui ne sera pas confus.

      Romains 10

      1 Frères, le vœu de mon cœur et ma prière à Dieu pour eux, c’est qu’ils soient sauvés.
      2 Car je leur rends ce témoignage, qu’ils ont du zèle pour Dieu, mais sans connaissance.
      3 En ignorant la justice de Dieu, et en cherchant à établir leur propre justice, ils ne se sont pas soumis à la justice de Dieu ;
      4 car Christ est la fin de la loi, en vue de la justice pour tout croyant.
      5 En effet, Moïse écrit à propos de la justice qui vient de la loi L’homme qui la mettra en pratique vivra par elle.
      6 Mais voici comment parle la justice qui vient de la foi : Ne dis pas en ton cœur : Qui montera au ciel ? C’est en faire descendre Christ ;
      7 ou : Qui descendra dans l’abîme ? C’est faire remonter Christ d’entre les morts.
      8 Que dit-elle donc ? La parole est près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur. Or, c’est la parole de la foi, que nous prêchons.
      9 Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité d’entre les morts, tu seras sauvé.
      10 Car en croyant du cœur on parvient à la justice, et en confessant de la bouche on parvient au salut, selon ce que dit l’Écriture :
      11 Quiconque croit en lui ne sera pas confus.
      12 Il n’y a pas de différence, en effet, entre le Juif et le Grec : ils ont tous le même Seigneur, qui est riche pour tous ceux qui l’invoquent.
      13 Car quiconque invoquera le nom du Seigneur sera sauvé.
      14 Comment donc invoqueront-ils celui en qui ils n’ont pas cru ? Et comment croiront-ils en celui dont ils n’ont pas entendu parler ? Et comment entendront-ils parler de lui, sans prédicateurs ?
      15 Et comment y aura-t-il des prédicateurs, s’ils ne sont pas envoyés ? selon qu’il est écrit : Qu’ils sont beaux, Les pieds de ceux qui annoncent de bonnes nouvelles.
      16 Mais tous n’ont pas obéi à la bonne nouvelle. Aussi Ésaïe dit-il : Seigneur, qui a cru à ce que nous avons fait entendre ?
      17 Ainsi la foi vient de ce qu’on entend, et ce qu’on entend vient de la parole du Christ.
      18 Mais je dis : N’ont-ils pas entendu ? Au contraire ! Leur voix est allée par toute la terre, Et leurs paroles jusqu’aux extrémités du monde.
      19 Mais je dis : Israël ne l’a-t-il pas su ? Le premier, Moïse dit : Je vous rendrai jaloux de ce qui n’est pas une nation ; Par une nation sans intelligence, je provoquerai votre irritation.
      20 Et Ésaïe pousse la hardiesse jusqu’à dire : J’ai été trouvé par ceux qui ne me cherchaient pas, Je me suis manifesté à ceux qui ne m’interrogeaient pas.
      21 Mais à l’égard d’Israël il dit : Tout le jour j’ai tendu mes mains vers un peuple rebelle et contredisant.

      Romains 11

      1 Je dis donc : Dieu a-t-il rejeté son peuple ? Certes non ! Car moi aussi, je suis Israélite, de la descendance d’Abraham, de la tribu de Benjamin.
      2 Dieu n’a pas rejeté son peuple qu’il a connu d’avance. Ne savez-vous pas ce que dit l’Écriture dans le passage où Élie adresse à Dieu cette plainte contre Israël :
      3 Seigneur, ils ont tué tes prophètes, ils ont renversé tes autels ; je suis resté moi seul, et ils cherchent à m’ôter la vie ?
      4 Mais quelle est la réponse divine ? Je me suis réservé sept mille hommes, qui n’ont pas fléchi le genou devant Baal.
      5 De même aussi, dans le temps présent, il y a un reste selon l’élection de la grâce.
      6 Or, si c’est par grâce, ce n’est plus par les œuvres ; autrement la grâce n’est plus une grâce. [Et si c’est par les œuvres, ce n’est plus une grâce, autrement l’œuvre n’est plus une œuvre].
      7 Quoi donc ? Ce qu’Israël cherche, il ne l’a pas obtenu, mais les élus l’ont obtenu, les autres ont été endurcis,
      8 selon qu’il est écrit : Dieu leur a donné un esprit d’assoupissement, Des yeux pour ne pas voir, Et des oreilles pour ne pas entendre, Jusqu’à ce jour. Et David dit :
      9 Que leur table soit pour eux un piège, Un filet, une occasion de chute, et une rétribution !
      10 Que leurs yeux soient obscurcis pour ne pas voir, Et tiens continuellement leur dos courbé !
      11 Je dis donc : Ont-ils trébuché afin de tomber ? Certes non ! Mais, par leur chute, le salut a été donné aux païens, afin de provoquer leur jalousie.
      12 Or, si leur chute a été la richessse du monde, et leur défaite la richesse des païens, combien plus en sera-t-il ainsi de leur complet relèvement ?
      13 Je vous le dis à vous, païens : en tant qu’apôtre des païens, moi je glorifie mon ministère,
      14 afin, s’il est possible, de provoquer la jalousie parmi ceux de ma race et d’en sauver quelques-uns.
      15 Car si leur mise à l’écart a été la réconciliation du monde, que sera leur réintégration, sinon une vie d’entre les morts ?
      16 Or, si les prémices sont saintes, la pâte l’est aussi ; et si la racine est sainte, les branches le sont aussi.
      17 Mais si quelques-unes des branches ont été retranchées, et si toi, olivier sauvage, tu as été greffé à leur place, et si tu as participé à la racine et à la sève de l’olivier,
      18 ne te glorifie pas aux dépens des branches. Si tu te glorifies, (sache que) ce n’est pas toi qui portes la racine, mais que c’est la racine qui te porte.
      19 Tu diras donc : des branches ont été retranchées, afin que moi, je sois greffé.
      20 Fort bien ; elles ont été retranchées à cause de leur manque de foi, et toi, tu subsistes par la foi. N’aie pas de pensées hautaines, mais de la crainte ;
      21 car si Dieu n’a pas épargné les branches naturelles, il ne t’épargnera pas non plus.
      22 Considère donc la bonté et la sévérité de Dieu : sévérité envers ceux qui sont tombés, et bonté de Dieu envers toi, si tu demeures dans cette bonté ; autrement, toi aussi tu seras retranché.
      23 Eux de même, s’ils ne demeurent pas dans l’incrédulité, ils seront greffés ; car Dieu est puissant pour les greffer de nouveau.
      24 Si toi, tu as été coupé de l’olivier naturellement sauvage et, contrairement à ta nature, greffé sur l’olivier franc, à plus forte raison eux seront-ils greffés selon leur nature sur leur propre olivier.
      25 Car je ne veux pas, frères, que vous ignoriez ce mystère, afin que vous ne vous regardiez pas comme sages : il y a endurcissement partiel d’Israël jusqu’à ce que la totalité des païens soit entrée.
      26 Et ainsi tout Israël sera sauvé, selon qu’il est écrit : Le libérateur viendra de Sion, Il détournera de Jacob les impiétés ;
      27 Et telle sera mon alliance avec eux, Lorsque j’ôterai leurs péchés.
      28 En ce qui concerne l’Évangile, ils sont ennemis à cause de vous ; mais en ce qui concerne l’élection, ils sont aimés à cause de leurs pères.
      29 Car les dons gratuits et l’appel de Dieu sont irrévocables.
      30 De même que vous avez autrefois désobéi à Dieu et que par leur désobéissance vous avez maintenant obtenu miséricorde,
      31 de même ils ont maintenant désobéi, afin d’obtenir miséricorde, eux aussi [maintenant], par la miséricorde qui vous a été faite.
      32 Car Dieu a enfermé tous les hommes dans la désobéissance, pour faire miséricorde à tous.
      33 O profondeur de la richesse, de la sagesse et de la connaissance de Dieu ! Que ses jugements sont insondables et ses voies incompréhensibles ! En effet,
      34 Qui a connu la pensée du Seigneur, Ou qui a été son conseiller ?
      35 Qui lui a donné le premier, pour qu’il ait à recevoir en retour ?
      36 Tout est de lui, par lui et pour lui ! A lui la gloire dans tous les siècles. Amen !

      Galates 3

      1 O Galates insensés ! qui vous a fascinés, vous, aux yeux de qui a été dépeint Jésus-Christ crucifié ?
      2 Voici seulement ce que je veux apprendre de vous : Est-ce en pratiquant la loi que vous avez reçu l’Esprit, ou en écoutant avec foi ?
      3 Etes-vous tellement insensés ? Après avoir commencé par l’Esprit, allez-vous maintenant finir par la chair ?
      4 Avez-vous fait tant d’expériences en vain ? Si du moins c’est en vain ! – Celui qui vous accorde l’Esprit,
      5 et qui opère des miracles parmi vous, le fait-il donc parce que vous pratiquez la loi, ou parce que vous écoutez avec foi ?
      6 Ainsi, Abraham crut Dieu, et cela lui fut compté comme justice.
      7 Reconnaissez-le donc ; ceux qui ont la foi sont fils d’Abraham.
      8 Aussi l’Écriture, prévoyant que Dieu justifierait les païens par la foi, a d’avance annoncé cette bonne nouvelle à Abraham : Toutes les nations seront bénies en toi ;
      9 de sorte que ceux qui ont la foi sont bénis avec Abraham le croyant.
      10 Tous ceux en effet qui dépendent des œuvres de la loi sont sous la malédiction, car il est écrit : Maudit soit quiconque n’observe pas tout ce qui est écrit dans le livre de la loi, pour le mettre en pratique.
      11 Et que nul ne soit justifié devant Dieu par la loi, cela est évident puisque : Le juste vivra par la foi.
      12 Or, la loi ne provient pas de la foi ; mais (elle dit) : Celui qui mettra ces choses en pratique vivra par elles.
      13 Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous – car il est écrit : Maudit soit quiconque est pendu au bois –
      14 afin que, pour les païens, la bénédiction d’Abraham se trouve en Jésus-Christ et que, par la foi, nous recevions la promesse de l’Esprit.
      15 Frères, je parle à la manière des hommes : quand un testament est établi en bonne forme, bien que fait par un homme, personne ne l’abolit ou n’y fait d’adjonction.
      16 Or les promesses ont été faites à Abraham et à sa descendance. Il n’est pas dit : et aux descendances, comme s’il s’agissait de plusieurs, mais comme à une seule : et à ta descendance, c’est-à-dire, à Christ.
      17 Voici ce que je veux dire : un testament déjà établi en bonne forme par Dieu ne peut pas être annulé par la loi survenue quatre cent trente ans plus tard, ce qui anéantirait la promesse –
      18 Car si l’héritage venait de la loi, il ne viendrait plus de la promesse, or, c’est par la promesse que Dieu a accordé sa grâce à Abraham.
      19 Pourquoi donc la loi ? Elle a été donnée ensuite à cause des transgressions, jusqu’à ce que vienne la descendance à qui la promesse avait été faite ; elle a été promulguée par des anges, au moyen d’un médiateur.
      20 Or le médiateur n’est pas (médiateur) d’un seul, tandis que Dieu est unique.
      21 La loi est-elle donc contre les promesses (de Dieu) ? Certes non ! S’il avait été donné une loi qui puisse procurer la vie, la justice viendrait réellement de la loi.
      22 Mais l’Écriture a tout enfermé sous le péché, afin que la promesse soit donnée par la foi en Jésus-Christ à ceux qui croient.
      23 Avant que la foi vienne, nous étions enfermés sous la surveillance de la loi, en vue de la foi qui devait être révélée.
      24 Ainsi la loi a été un précepteur (pour nous conduire) à Christ, afin que nous soyons justifiés par la foi.
      25 La foi étant venue, nous ne sommes plus sous ce précepteur.
      26 Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Christ-Jésus :
      27 vous tous, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ.
      28 Il n’y a plus ni Juif ni Grec, il n’y a plus ni esclave ni libre, il n’y a plus ni homme ni femme, car vous tous, vous êtes un en Christ-Jésus.
      29 Et si vous êtes à Christ, alors vous êtes la descendance d’Abraham, héritiers selon la promesse.

      Galates 4

      4 mais lorsque les temps furent accomplis, Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme, né sous la loi,
      6 Et parce que vous êtes des fils, Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils, qui crie : Abba ! Père !

      Galates 5

      13 Frères, vous avez été appelés à la liberté ; seulement ne faites pas de cette liberté un prétexte pour (vivre selon) la chair, mais par amour, soyez serviteurs les uns des autres.

      Hébreux 10

      20 accès que Jésus a inauguré pour nous comme un chemin nouveau et vivant au travers du voile, c’est-à-dire de sa chair ;
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