Paramètres de lecture

Afficher les numéros de versets
Mode dyslexique
Police d'écriture
Taille de texte

Merci à Bibles et Publications Chrétiennes pour la conception du processus d’affichage DYS.

Un outil révolutionnaire de lecture et d'étude de la Bible en ligne. Démarrez dès aujourd'hui le plan de lecture offert dont vous avez besoin.

MARIAGE

I Dans l'Ancien Testament.

L'A.T. a conservé une série d'indices qui prouvent que primitivement la famille hébraïque était fondée sur le principe de la filiation féminine, c'est-à-dire qu'elle se groupait exclusivement autour de la mère. C'est pourquoi on désigne cette organisation, qui existe encore aujourd'hui chez beaucoup de non-civilisés, par les termes de matriarcat ou de métrarchie. Dans ce type de famille, l'enfant appartient au clan de la mère. C'est elle qui lui donne son nom, usage qui a persisté en Israël jusqu'au VIII e siècle (Ge 4:1 19:36 29:32-35 30:6 14,18-24 Jug 13:24 1Sa 1:20 4:21, Esa 7:14). C'est elle qui possède la tente dans laquelle la famille habite, ce qui a donné lieu à l'euphémisme « entrer chez une femme » pour désigner des rapports avec elle. C'est dans son clan qu'entre le mari (Ge 24:5) en quittant son père et sa mère (Ge 2:24). Cette organisation maternelle explique que les frères utérins d'une jeune fille ou son oncle maternel, c'est-à-dire ses plus proches parents après la mère, se chargent de son mariage (Ge 34, Ca 8:8 et suivant), qu'Abraham peut épouser sa demi-soeur Sara (Ge 20:12), que Tamar aurait pu devenir la femme de son demi-frère Amnon (2Sa 13:13). On constate des survivances de la période matriarcale encore au temps d'Ézéchiel (Eze 22:10 et suivant), malgré les interdictions du Deutéronome (De 27:22) et de la Loi de Sainteté (Le 18:9 20:17). Mais à l'époque où cette institution était la seule forme connue de la famille, on peut difficilement parler de mariage, la coutume générale étant alors la polyandrie, ainsi que l'atteste Strabon (XVI, 4:783) pour les anciens Arabes.

La transition de l'organisation matriarcale au type patriarcal de la famille, qui est celui de toutes les sociétés sémitiques à l'époque historique, paraît être marquée par un genre de mariage dont nous trouvons également les vestiges dans l'A. T, et que Robertson Smith a nommé le mariage de tsadiqa (=amie, en arabe), car il se pratiquait surtout chez les Arabes et d'ailleurs aussi chez les Assyriens. La femme, après son mariage, restait chez ses parents et y élevait ses enfants ; le mari ne la visitait que passagèrement. Les exemples que nous offre l'A.T. sont le mariage de Samson avec la femme de Thimna (Jug 14:1 et suivants) et avec Dalila (Jug 16:4 et suivants), ainsi que ! e mariage de Gédéon avec la Sichémite (Jug 8:31) ; la femme de Moïse reste également dans son pays avec ses fils (Ex 18:2,6). L'exemple de Gédéon montre qu'il ne s'agit plus ici de matriarcat pur : son fils Abimélec se considère comme appartenant au groupe de son père, car il revendique son héritage, mais il invoque en même temps les liens qui l'unissent à la famille de sa mère (Jug 9:1 et suivant). De nombreuses raisons expliquent la disparition du type matriarcal de la famille. Dans bien des cas, l'homme considérait sa femme comme une propriété qu'il avait acquise, soit par la force, et ce sera le mariage par rapt (Jug 21:21, De 20:14,1Ro 20:3), soit en l'achetant pour une somme versée aux parents de la future épouse, et c'est le type normal du mariage chez les Israélites comme il l'est déjà dans le Code de Hammourabi, et encore aujourd'hui chez les fellahs en Egypte.

L'organisation patriarcale de la famille devait nécessairement conduire à la polygamie (Ge 36:2). Le mariage, pour l'Hébreu, n'a qu'un but : la procréation d'enfants et surtout d'enfants mâles (Ge 30:1, Ps 127:4 et suivant, Pr 17:6). Car la famille ne doit pas s'éteindre ; c'est le culte des ancêtres, ce culte familial des temps les plus anciens, qui l'exige. Or, une femme pouvait ne pas avoir d'enfants. Dans ce cas, elle avait le droit de donner, comme le fit Sara (Ge 16:1,3), sa servante personnelle à son mari en reconnaissant l'enfant que celle-ci mettrait au monde comme son enfant à elle (le mot michpâkhâ-- famille serait, d'après Schwally et Lods, dérivé de chiphkhâ-- servante, concubine). Le mari pouvait aussi épouser une seconde femme du vivant de sa première épouse. Dans les temps anciens, la règle paraît avoir été, en effet, d'avoir deux femmes légitimes (Ge 4:19 26:34 29,1Sa 1:2). La polygamie se réduisait donc généralement à la bigamie, et ceci pour des raisons purement matérielles, car l'entretien d'un harem est un luxe que seuls les grands de la terre, comme David (2Sa 3:2,5) ou Salomon (1Ro 11:3, Ca 6:8), pouvaient se permettre.

Mais la bigamie avait ses inconvénients. La femme qui avait donné des enfants à son mari méprisait souvent l'épouse stérile (Ge 16:4 et suivant, 1Sa 1:6) ; il est vrai que cette dernière traitait la femme préférée d'ennemie, hats-tsârâ . (1Sa 1:6) C'est surtout l'influence du prophétisme qui amena une appréciation plus juste du rôle de la femme, de sorte que la bigamie finit par céder la place à la monogamie. Le récit de la création la présuppose. Les Proverbes ne parlent partout que d'une seule épouse (Pr 12:4 18:22 19:14 31:10 et suivants). Osée et Ésaïe n'avaient qu'une femme (Os 1-3, Esa 8:3) ; et, après l'exil, la monogamie est la règle (Tob 1:9 8:4,7, Sir 26:1 et suivants, cf. Mt 18:25, Lu 1:5, Ac 5:1). Le mariage est devenu une institution sacrée, une « alliance de Dieu » (Pr 2:17), qui en est le témoin (Mal 2:14).

La base juridique du mariage est constituée par les fiançailles, qui consistent dans le versement, aux parents de la fiancée, d'une somme (môhar), fixée soit par l'usage (Ex 22:17), soit par le père de la future mariée (Ge 34:12 ; cf. 1Sa 18:25). La femme devient ainsi la propriété du mari : il est le baal, c'est-à-dire le propriétaire, elle est la beoulâ, c'est-à-dire la propriété. C'est pourquoi le Code de l'Alliance (Ex 22:16) considère la séduction d'une jeune fille non fiancée comme un vol à l'égard de son père et la punit par le paiement d'une somme égale au mohar. Le montant moyen du mohar nous est inconnu. Osée (Os 3:2) indique la somme de 15 sicles d'argent et une certaine quantité d'orge ; le Deutéronome fixe le mohar, comme l'avait fait déjà le Code de Hammourabi, à la somme de 50 sicles d'argent. L'argent pouvait d'ailleurs être remplacé par des prestations en nature : Jacob sert Laban pendant 14 ans pour obtenir ses deux femmes ; des jeunes filles sont données en mariage pour des faits de guerre (Jos 15:16, Jug 1:12,1Sa 17:25 18:20 et suivants). Comme le Code de Hammourabi, la loi israélite distingue du mohar les présents (mattanim) que le fiancé fait généralement à sa fiancée (Ge 24:53 34:12). L'usage voulait d'ailleurs que le père de la fiancée ne gardât pas entièrement le mohar : il le cédait à sa fille, en partie ou totalement , (berâkâ, Jos 15:19, Jug 1:15) en y ajoutant parfois une ou plusieurs esclaves (Ge 16:1 29:24,29). Cette coutume est certainement ancienne, car le rédacteur élohiste reproche assez vivement à Laban de ne pas l'avoir observée (Ge 31:14-16). Ces cadeaux, dons et présents, restaient la propriété exclusive de la femme. Le mari n'avait par conséquent aucun pouvoir sur les esclaves de son épouse, et celle-ci pouvait même reprendre sa servante quand elle l'avait donnée comme concubine à son mari (Ge 16:6). La coutume de doter ses filles en les mariant n'est attestée dans l'A. T, qu'après l'exil (Tob 8:21).

Étant la propriété du mari, la femme est mineure, et elle restera mineure pendant tout son mariage. Le père du futur marié ayant fixé son choix (Ge 24:2 28:2 38:6, Jug 14:2), la jeune fille doit se soumettre : elle ne peut pas refuser le prétendant. Il arrivait naturellement en Israël, où les jeunes filles jouissaient d'une assez grande liberté (Ge 24:11-15 29:9 et suivants, Ex 2:16,1Sa 9:11), que des unions fussent décidées par libre consentement entre les futurs conjoints ; Esaü épouse même plusieurs femmes contre la volonté de sa famille (Ge 26:34 27:46). D'autre part, les parents consultaient parfois leur fille avant de prendre une décision (Ge 24:58). Mais en général l'autorité du père qui est le chef de la famille, qui peut vendre ses enfants comme esclaves (Ex 21:7) et qui a droit de vie et de mort sur eux (Jug 11:39,2Ro 16:3 21:6, Mic 6:7, De 21:18,21), est trop grande pour qu'une jeune fille puisse s'y opposer. Une règle toutefois devait être observée : on devait éviter les unions matrimoniales avec les étrangers (Ge 29:19, cf. Jug 14:3). De là l'interdiction si fréquente du connubium avec les Cananéens (Ge 24:3-37 28:1, Ex 34:15, De 7:3), qui a été en effet un danger pour le yahvisme ; de là encore le rigorisme d'Esdras (Esd 9-10, Ne 13:23 et suivants), contre lequel le petit livre de Ruth semble protester.

Une fois mariée, la femme se soumettra à la volonté de son époux, sans toutefois être son esclave. Celui-ci peut dissoudre le mariage qu'il a contracté, sans que l'épouse puisse s'y opposer. Il n'a même pas besoin d'indiquer des raisons : il suffit qu'il prononce la formule consacrée qui, vu l'analogie babylonienne, est peut-être conservée dans Os 2:2: « Elle n'est pas ma femme et je ne suis pas son mari. » Généralement il doit lui remettre la « lettre de divorce », séphèr kerithouth (Esa 50:1, De 24:1,3, Jer 3:8, cf. Mt 5:31 19:7, Mr 10:4), pour lui permettre de se remarier, coutume qui a été adoptée par l'islamisme. Dans ce cas, le mari renonce au mohar qu'il a payé, et la femme retourne dans sa famille. La loi deutéronomique essaya, mais en termes très vagues, de protéger la femme contre un renvoi arbitraire : il faut que le mari ait remarqué chez son épouse « quelque chose de honteux » (ervath dâbhâr, De 24:1). Le Deutéronome interdit aussi à l'homme de réépouser la femme qu'il a répudiée, quand celle-ci, remariée, est devenue veuve ou a été répudiée par son second mari. Ce n'est pas là la coutume ancienne, ainsi que le prouve l'exemple d'Osée.

Sous l'influence prophétique, une tendance visant l'inviolabilité du mariage prit naissance (Mal 2:14,16), mais elle ne paraît pas avoir rencontré la faveur générale. A preuve la grande liberté sexuelle dont jouissait l'homme, même marié. La fidélité conjugale du mari n'est exigée par aucune loi ; l'adultère n'existe pas pour l'homme. Seule la femme peut en être coupable, et, dans ce pas, elle mérite la peine de mort (De 22:22, Eze 16:38 et suivants, cf. Jn 8:5) ; le Deutéronome ne se montre sévère que pour l'homme qui a porté le trouble dans un autre ménage (De 22:22). Une ancienne coutume permettait à la femme accusée d'adultère de prouver son innocence par le moyen de l'ordalie, en buvant devant le prêtre « les eaux amères qui apportent la malédiction » (No 5 : et suivants).

Le mariage étant un acte purement laïque, aucune cérémonie religieuse ne le caractérisait. Dans les temps les plus anciens, la circoncision, cette cérémonie d'initiation d'origine africaine datant d'avant l'âge du bronze, car on se servait pour l'accomplir de couteaux de pierre (Ex 4:25, Jos 5:2 et suivant), paraît avoir été un des rites du mariage. Le mot khâthân-- fiancé, signifie « circoncis », et le beau-père, khôthén, est « celui qui circoncit ».

Nous ne connaissons aucune formule officielle destinée à consacrer l'union des deux conjoints. D'après Eze 16:8, le fiancé paraît avoir juré fidélité à sa future femme. Le même passage (cf. aussi Ru 3:9) parle d'un rite curieux d'après lequel le fiancé étend sur la fiancée le pan de sa robe, acte dans lequel on a reconnu un rite de « nostrification ». Dans Mal 2:16 le mot « vêtement » signifie probablement « femme » (cf. le Coran 2:183).

Le mariage avait lieu devant des témoins (Ru 4:11), qui prononçaient une bénédiction sur le couple. L'A. T, nous en a conservé deux exemples. A la mariée on disait : « O notre soeur, puisses-tu devenir des milliers de myriades, et que ta postérité possède la porte de ses ennemis ! » (Ge 24:60), et au mari : « Que l'Eternel rende la femme qui entre dans ta maison semblable à Rachel et à Léa qui toutes les deux ont bâti la maison d'Israël ! » (Ru 4 : et suivant). L'existence d'un contrat de mariage n'est attestée qu'après l'exil (Tob 7:13), mais cette coutume est certainement plus ancienne, car le Code de Hammourabi l'exige déjà, et d'autre part une vente en Israël était généralement fixée par contrat (Jer 32:10).

La fête familiale du mariage se célébrait en grande pompe. Le soir du jour fixé, le fiancé, orné d'un diadème (Esa 61:10, Ca 3:11) et accompagné de ses parents et amis (Jug 14:11, cf. Jn 3:29), se rend dans la maison de la fiancée. Celle-ci, richement parée (Esa 49:18 61:10, Jer 2:32) et entourée de ses amies (Ps 45:15), est alors solennellement conduite dans la maison du fiancé (Jer 7:34), acte qui symbolise l'entrée de la jeune femme dans la famille de son mari. C'est alors qu'a lieu le grand festin nuptial qui dure, comme chez les anciens Arabes, généralement une semaine (Ge 29:27, Jug 14:12), parfois quinze jours (Tob 8:18 et suivant). Pendant cette semaine, mari et mariée sont considérés et fêtés comme roi et reine, coutume qui s'est maintenue jusqu'à nos jours en Syrie, et pendant ces réjouissances on chantait (Jer 7:34 33:11) et on mimait même des chants nuptiaux dont le Cantique des Cantiques nous a conservé des exemples. Dans le cas où le fiancé entrait dans la tribu de sa femme (Moïse, Jacob, Samson) ou quand il s'agissait d'une jeune fille héritière parce qu'elle n'avait pas de frère (No 27:8 36:6 et suivants), les solennités avaient lieu dans la maison de la mariée (Ge 29:22, Jug 14:10 et suivants).

Quelque dur qu'ait été en général, en Israël, le sort de la femme, car non seulement elle était astreinte aux travaux domestiques, mais c'était encore elle qui labourait les champs et gardait les troupeaux, l'épouse, quand elle était mère et surtout quand elle avait donné naissance à des garçons, était revêtue d'une autorité analogue à celle du père. Le Décalogue exige des enfants d'honorer père et mère (Ex 20:12, De 5:16), et la loi deutéronomique réclame du fils l'obéissance à sa mère comme à son père (De 21:18). D'ailleurs, la situation de la femme a évolué avec le temps. Déjà le Yahviste fait d'elle non pas la propriété, mais l'aide de l'homme ; et les prophètes, qui ont si souvent présenté le rapport entre Yahvé et son peuple sous l'image d'un mariage, lui ont certainement attribué une grande valeur morale. Rien d'étonnant que nous lisions, à la fin du livre des Proverbes, l'éloge éloquent de l'épouse vertueuse (Pr 31:10-31).

Le mari mort, la situation de la veuve (voir ce mot) était en général très triste. N'ayant pas le droit d'hériter elle-même, elle faisait, dans les temps anciens, comme chez les Arabes, simplement partie de la succession du défunt et dépendait ainsi entièrement du bon vouloir d'un des héritiers prêt à se charger d'elle. Les prophètes se plaignent amèrement des. 1njustices auxquelles elle et ses enfants sont exposés (Esa 1:17,23 10:2, Jer 7:6 22:3, Eze 22:7, Za 7:10, Ps 94:6). C'est sous l'influence du prophétisme que le Deutéronome, marchant sur les traces du Code de l'Alliance (Ex 22:22), défend vigoureusement ses intérêts : il réclame pour elle le droit et l'équité (De 10:18 24:17-19 27:19). Le même Deutéronome a codifié une ancienne coutume (cf. Ge 38:8) existant aussi chez les Arabes, celle du lévirat, d'après laquelle le frère d'un homme mort sans laisser de fils doit épouser la veuve pour continuer la famille de son frère, car le premier-né issu de ce mariage sera considéré comme fils du défunt (De 25:5). En cas de refus de la part du beau-frère, « sa belle-soeur s'approchera de lui en présence des anciens, lui ôtera son soulier du pied et lui crachera au visage... Et sa maison sera appelée en Israël la maison du déchaussé » (De 25:9, cf. aussi Ru 4:7 et suivant). C'est ce que le Talmud (b. Jeb. 101a) nomme le rite de la halîtsâ, du verbe hâlats =enlever (le soulier).

Voir Famille, Femme, etc. Ch. J.

II Dans le Nouveau Testament.

Une nouvelle ère dans l'histoire du mariage commence à l'apparition du christianisme. Celui-ci donne à la famille une cohésion qu'elle n'a jamais eue auparavant, surtout dans le monde païen.

Le système chrétien fait de la monogamie une condition essentielle de la famille. La bigamie, qui avait été pratiquée comme une chose toute naturelle dans l'ancien Israël (De 21:15 et suivants, 1Sa 1:2) et qui n'avait peut-être pas entièrement disparu chez les Juifs du premier siècle, et la polygamie, que les rois d'Israël avaient considérée comme un de leurs privilèges, furent condamnées indirectement sinon en termes exprès, par les paroles dé Jésus insistant sur l'union intime, exclusive, dans le mariage, d'un homme avec une femme. « Ils deviendront une seule chair », dit Jésus (Mt 19:5), citant Ge 2:24, passage qui pour lui établissait un principe dont on n'aurait jamais dû s'écarter.

La monogamie étant ainsi placée à la base de la famille, les devoirs du mariage deviennent très précis. Jésus ne les énumère pas tout au long, mais ils découlaient de la déclaration déjà citée : « Ils deviendront une seule chair ». Les apôtres l'ont bien compris. « Jamais personne n'a haï sa propre chair » (Eph 5:29), remarque saint Paul, qui proclame nettement le devoir essentiel de l' amour entre époux. « Que chacun de vous aime sa femme comme lui-même » (Eph 5:33), « comme sa propre chair » (Eph 5:28), ou encore, car saint Paul semble accumuler ses recommandations sur ce point et chercher les plus expressives, « comme Christ a aimé l'Église » (Eph 5:25). Il n'y a donc pas de limites à l'affection pratique et active qu'un époux doit à son épouse. St Pierre, à son tour, insiste délicatement sur les égards dus par les maris à leurs femmes : « Montrez de la sagesse dans vos rapports avec vos femmes comme avec un sexe plus faible » (1Pi 3:7). Cet avis introduit le devoir de la pureté dans le mariage, qui apparaît aussi dans le précepte de Heb 13:4 : « Que le lit conjugal soit exempt de souillure. » C'est évidemment à cette condition seulement que l'enseignement de Eph 5:33 peut être réalisé : « Que la femme respecte son mari ! »

La fidélité est un troisième devoir réclamé par le N.T., et intimement lié aux deux autres. L'A. T, l'exigeait de la femme, mais non pas du mari ; et tant qu'il y eut des esclaves en Palestine, une femme ou une jeune fille, achetée ou captive, n'était pas protégée contre son maître (De 21:11 et suivant). Les anciens païens entrés dans l'Église étaient tentés de conserver des habitudes de relâchement que personne ne leur avait jamais reprochées. Aussi l'Église dut-elle prendre une attitude très nette. Le concile de Jérusalem condamna sans rémission toute espèce d'impudicité (Ac 15:20,29), et saint Paul fut toujours ferme sur ce point : il place les écarts sexuels en tête de la liste des grands péchés (1Th 4:3, Ga 5:19,1Co 6:13).

Quant à la femme, que la plupart des écrits du N.T. considèrent comme subordonnée à l'homme (1Co 11:7,10), elle a pour premier devoir conjugal l'obéissance . (Eph 5:22, Col 3:18,1Pi 3:1) Son mari est son seigneur ! (1Co 11:3) La soumission sied à la femme, estime saint Paul, puisqu'elle a été tirée de l'homme. Cependant l'enseignement chrétien contient en germe l'idée de l'égalité des sexes (Ga 3:28), et dans le passage si curieux de 1Co 11:3-10 la subordination proclamée au début est atténuée par les remarques qui suivent (verset et suivant).

La femme acquiert, par sa foi, sa majorité morale ; elle est héritière des mêmes privilèges éternels (1Pi 3:7), mais les dernières conséquences de ce principe, en ce qui concerne les relations entre époux, ne sont point tirées. Cette infériorité où le sexe féminin est encore maintenu se manifeste dans les observations de saint Paul au sujet du mariage des jeunes filles. Un père a l'autorité la plus complète sur sa fille : il la mariera s'il le juge à propos et comme il lui semblera bon (1Co 7:36-38),

Les remarques de l'apôtre à propos du mariage des vierges ( « celui qui marie sa fille fait bien, celui qui ne la marie pas fait mieux ») nous amènent à toucher la question de la valeur relative du célibat et de l'union conjugale, dans les enseignements du N.T. Au début de l'Église chrétienne, deux opinions s'opposaient chez les Juifs au sujet de cette valeur comparative. Le point de vue israélite traditionnel, et dominant, était très favorable au mariage, tenu à la fois pour un devoir et pour un privilège.

Les mariages précoces ne soulevaient pas d'objection : un adolescent pouvait se marier dès l'âge de 14 ans ; sa fiancée pouvait n'avoir que 12 ans. Il n'était guère admis qu'on fût encore célibataire à 20 ans. Par contre, les Esséniens, avec leurs principes dualistes, considéraient le mariage comme dégradant. Jésus prit une position intermédiaire entre ces deux théories. Il admettait le célibat comme normal dans certaines circonstances : conditions physiques, ou tâche spéciale réclamant d'un homme une consécration entière et exclusive à sa vocation (Il aurait pu citer à cet égard son propre cas) ; mais il tenait ces cas pour des exceptions, qui n'élevaient point le célibat au-dessus du mariage. Il considérait celui-ci comme d'institution divine (Mt 19:4 et suivant) et comme ayant, par conséquent, une valeur morale particulière.

Quant à l'apôtre Paul, tout au moins dans la première partie de son apostolat, c'est-à-dire tant qu'il attendit de son vivant le retour du Seigneur, il manifestait peu de sympathie pour l'état de mariage. Il est bon de se marier, sans doute ; et parfois, principalement si l'on veut avoir une conduite pure (1Co 7:9), c'est un devoir impérieux ; mais en somme on fait mieux de ne point se marier, si l'on en est capable (1Co 7:1,8). Ascétisme. essénien de la part de Paul ? C'est très peu probable.

Il pensait surtout aux difficultés d'existence des chrétiens de son temps : les persécutions les menaçaient constamment et s'abattaient brutalement sur eux de temps à autre ; en des temps pareils, c'était trop d'assumer la responsabilité d'une famille. De leur côté les ministres de Dieu avaient besoin d'une grande liberté d'action : célibataires ou veufs--. comme l'était probablement saint Paul--pouvaient se consacrer plus complètement au Seigneur (1Co 7:32). Par-dessus tout, l'apparition glorieuse de Christ semblait imminente : ce n'était vraiment pas le moment de fonder une famille sur la terre.

Mais un changement dans les idées eschatologiques de l'apôtre semble avoir modifié sa manière de comprendre le mariage. Il cessa d'y voir une sorte de pis-aller, une concession faite à des besoins somme toute inférieurs. Il le sanctifia pour ainsi dire dans son esprit et en vint à le considérer comme une relation comparable à celle du Christ avec l'Église, comme un état qui, bien compris, développe en l'homme et en la femme ce qu'ils ont de plus noble. En s'exprimant comme il le fait dans Eph 5:25-32, l'apôtre élevait le mariage à un niveau inconnu aussi bien dans le judaïsme que chez les païens, et certainement bien supérieur à celui d'un célibat aisément égoïste et mesquin.

De fait, saint Paul influa sur l'Église tant par son enseignement de 1Co 7, que par celui de Eph 5. Le catholicisme romain lut surtout les passages qui semblaient conférer au célibat une valeur particulière, tandis que, dans la grande réaction du XV° s., on médita avec un sentiment de libération les mystérieuses déclarations de Eph 5, et le mariage reconquit la place d'honneur qui lui revenait dans les intentions du Créateur.

Sous l'ancienne alliance, depuis l'exil en particulier, les mariages avec des étrangères étaient considérés par les Juifs comme une infidélité à un devoir national et religieux. De telles unions étaient souillées, elles portaient atteinte à la pureté de la race et de la vie. On sait ce qu'en pensait Esdras (Esd 9:1 10:2 et suivant), et on est frappé de l'énergie presque sauvage déployée par Néhémie pour les dissoudre (Ne 13:23-25). Les Juifs devaient donc pratiquer l' endogamie. Le N.T. ne connaît plus aucune restriction de ce genre. L'auteur du premier évang, semble se plaire à citer, parmi les ancêtres du Sauveur, deux « étrangères », dont le mariage avait pu paraître anormal à certains rigoristes juifs, Rahab (Jos 6:25, Mt 1:5) et Ruth (Ru 1:4, Mt 1:5). L'évangéliste manifeste ainsi une pensée universaliste, qui correspond aux déclarations bien claires de Paul (Ga 3:28, Col 3:11).

Le N.T. ne renferme aucune interdiction de certains mariages pour cause de parenté, naturelle ou « spirituelle », suivant un terme du droit canon. Dans ce domaine, on peut tout au plus citer le cas mentionné dans 1Co 5:1, où il est question d'une union que même les païens considéraient comme incestueuse et par conséquent illicite. Toutes les théories si compliquées de l'Église catholique interdisant un grand nombre de mariages--à moins d'une dispense toujours coûteuse--pour cause de consanguinité ou d'affinité, sont fondées sur le Pentateuque ou bien ont été créées par l'imagination féconde des légistes ecclésiastiques du Moyen âge.

Il convient de dire ici quelques mots de la clause prohibitive de 1Ti 3:2,12 : « Il faut que l'évêque soit irréprochable, mari d'une seule femme... les diacres doivent être maris d'une seule femme. » S'agit-il d'une entrave à la bigamie qui pouvait encore être courante dans certains pays ? Ce n'est pas absolument impossible, mais c'est très improbable. D'après tous les textes déjà étudiés, il va de soi que la monogamie devait être la règle dans l'Église, et que toute espèce d'infidélité conjugale était interdite aux chrétiens (1Co 6:12,18), à plus forte raison à l'évêque et au diacre. L'Église d'Orient y voit l'interdiction pour ceux-ci d'un second mariage en cas de veuvage. Mais aurait-on jugé répréhensible chez un homme ce qui est expressément recommandé pour les veuves encore jeunes ? (1Ti 5:14) Plus encore que les femmes, l'évêque et le diacre devaient éviter, en restant non mariés, de donner prise à la médisance. En somme, le sens le plus probable est le suivant : évêque et diacre doivent à priori juger illicite un mariage conclu après divorce ; le divorce, facile et fréquent dans le monde grec et romain, ne doit pas être admis couramment dans l'Église.

En effet, la seule rupture admissible du mariage est celle qui résulte de la mort d'un des conjoints (Ro 7:2 et suivant, 1Co 7:39). Le N.T. condamne le divorce, qui rompt artificiellement un mariage pour lui en substituer un autre. En cela, la nouvelle alliance se distingue de l'ancienne. Aux origines du peuple israélite, la rupture des liens du mariage était aisée, du moins en ce qui concerne l'époux, car l'épouse n'avait pas les mêmes droits. Un mari pouvait renvoyer, c'est-à-dire répudier, sa femme, quand elle avait cessé de lui plaire. Peu à peu, les moeurs s'adoucirent. La loi du Deutéronome (De 24:1) exigea que le mari écrivît une « lettre de divorce ». La simple obligation de s'asseoir pour écrire cette lettre empêchait le mari d'agir avec trop de précipitation et le forçait à motiver sa décision et à expliquer ce qu'il avait « trouvé en elle de honteux », expression vague où certains rabbins voyaient la mention d'une faute morale grave, tandis que d'autres prétendaient qu'un potage brûlé justifiait une répudiation. L'enseignement prophétique ne corroborait certainement pas une conception aussi futile des liens du mariage. Le Jéhoviste, dans Ge 2:18,25, en énonçant le principe que Jésus devait reprendre plus tard, proclamait par là même l'indissolubilité du mariage. Un texte plus tardif (Mal 2:16) déclare nettement que « Dieu hait la répudiation ».

Il est assez naturel qu'on soit venu demander à Jésus, « pour l'éprouver », ce qu'il pensait de cette question controversée du divorce et des cas où il serait justifié (Mt 19:3). Le Maître ne mit aucune ambiguïté dans sa réponse. Il n'admettait pas le mariage autrement qu'indissoluble. L'autorisation de répudier une femme, accordée par Moïse--c'est-à-dire par la Loi--était pour lui une concession faite temporairement à la dureté des coeurs (Mt 19:8) ; c'était une conséquence du péché. La règle à suivre, il la trouvait clairement indiquée dans le récit jéhoviste de la création : (Ge 2:22-24) « L'homme quittera son père et sa mère et il s'attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair », c'est-à-dire un même être physique et moral. La répudiation est donc l'équivalent d'un meurtre, tout comme l'adultère est l'équivalent d'un meurtre. Une création divine se trouve détruite : « Que l'homme ne sépare pas ce que Dieu a joint ! » (Mt 19:6).

Jésus se prononce donc d'une façon tout à fait catégorique. Ses paroles, telles que nous les trouvons dans le chapitre déjà cité (Mt 19), dans le parallèle Mr 10:2,9 et dans Lu 16:18, n'ouvrent la porte à aucune exception. Jésus n'admet ni la répudiation, laquelle dépend de la seule volonté du mari, ni le divorce qui, dans le droit moderne, peut être prononcé par une cour de justice, à la requête de l'un ou de l'autre des époux. Le mot lui-même de divorce n'appartient pas à la langue du N.T. On ne le retrouve que dans l'expression « la lettre de divorce » employée dans la traduction de De 24:1.

Les verbes grecs exprimant dans le N.T. la dissolution du mariage sont : dans les Synoptiques (Mt 1:19 5:31 19:8, Mr 10:2,4, Lu 16:18), apolueïn =délier, détacher, congédier, renvoyer, répudier ; dans 1Co 7:11,13, aphiénaï-- laisser aller, rejeter, répudier ; et dans 1Co 7:10,15, khôrizesthaï =se détacher, se séparer ou être séparé.

C'est seulement dans le passage de Matthieu parallèle à Lu 16:18, qui fait partie du sermon sur la montagne, que se trouve la petite clause devenue le point de départ de discussions sans fin : « Moi, je vous dis que celui qui répudie sa femme, sauf pour cause d'infidélité, l'expose à devenir adultère » (Mt 5:32) Examinons ce qu'implique cette parole. Et tout d'abord comment devons-nous comprendre la présence, dans le texte, de cette clause qui, dans un cas tout au moins, semble légitimer la répudiation alors que les autres paroles du Maître ne lui font aucune place dans les lois du Royaume ? Est-ce l'écho d'une tradition évangélique moins rigoriste, ou faut-il l'attribuer à l'évangéliste qui, ici et là, a donné une teinte particulière à certaines paroles de Jésus ? (Comp., par ex., Mt 6:9 et Lu 11:2, Mt 5:3 et Lu 6:20). Le problème est difficile à trancher.

Si l'on admet l'authenticité de cette parole, une difficulté surgit. Qu'autorise-t-elle, en somme ? Certains exégètes estiment que Jésus ne donne pas l'adultère comme motif de divorce, mais veut seulement dire : celui qui répudie sa femme l'expose à devenir adultère à moins que, par son dérèglement, elle ne se soit déjà rendue telle. Nous revenons ainsi à peu près au sens du texte parallèle, Lu 16:18. D'autres y voient davantage et expliquent ainsi ce verset : un seul cas peut justifier une répudiation, c'est le dérèglement de la femme, qui détruit le lien conjugal ; on en infère aisément que l'infidélité du mari légitimerait de la part de la femme une demande en divorce. Dans ces deux cas, répudiation et divorce ne font que constater une faute et en tirer la conséquence logique : suppression légale d'une union devenue impossible. C'est bien le sens qui semble le plus naturel.

Mais une nouvelle question se pose, non moins grave. Si Jésus semble avoir admis que l'infidélité d'un époux rompt les liens d'un mariage et par conséquent en entraîne l'annulation, s'ensuit-il qu'il admette et autorise un nouveau mariage de l'un ou l'autre époux ou des deux ? La réponse semble assez claire : aucune parole de Jésus ne justifie un second mariage. Si le premier est rompu par la mauvaise conduite de l'un des conjoints, c'est un fait déplorable qu'il faut accepter. La réconciliation des époux est désirable (1Co 7:11) ; mais une nouvelle union, même de l'époux lésé, n'a pas de base biblique.

C'est ainsi que l'Église catholique a compris les intentions du Maître, et conséquemment elle admet, et dans certains cas ordonne, la séparation a mensa et toro d'époux désunis, mais elle ne reconnaît pas la validité d'un divorce prononcé par un tribunal qui rendrait possible un second mariage. Il est vrai qu'elle pratique l'annulation en cour de Rome, qu'on accorde parfois pour les raisons les plus futiles, et qui permet aux ex-époux, si une cour de justice déclare leur union dissoute, de se remarier quand et comme ils le voudront.

L'Église anglicane est aussi sévère sur ce point que l'Église catholique ; on peut même dire qu'elle l'est davantage, puisqu'elle n'annule pas de mariages.

Les protestants, d'autre part, ont été généralement disposés à admettre comme biblique le divorce pour cause d'adultère et le droit à un autre mariage du conjoint lésé. Mais ils ne s'en sont pas tenus là et ils ont assimilé à l'adultère d'autres fautes graves qui détruisent les relations normales entre époux, telles que la brutalité, l'ivrognerie, l'abandon prolongé du toit conjugal. De fait, peu à peu, tout a passé par la petite porte entr'ouverte dans Mt 5:32, et on s'est trouvé bien loin de l'indissolubilité du mariage proclamée par Jésus.

Comment sortir de cet imbroglio ? Il nous semble qu'il faut nettement distinguer la parole de Jésus de toutes les conséquences qu'on en a tirées pour répondre à toutes sortes de besoins pratiques :

a) Jésus a donné les lois du Royaume de Dieu. Il s'est occupé de l'état moral normal des membres de ce royaume. Pour ceux qui lui appartiennent, il n'y a qu'une formule légitime du mariage : c'est l'union pour la vie. Le chrétien véritable ne connaît pas le divorce. Il ne doit en aucun cas y chercher un moyen de sortir d'une union qui ne lui a pas apporté tout ce qu'il avait espéré.

b) La société civile est obligée de prendre en considération une quantité de faits qui sont sans relation avec le royaume de lumière et de sainteté que Jésus est venu fonder. Il lui faut tenir compte des situations irrégulières créées en dehors de l'Évangile et mettre un peu d'ordre dans beaucoup de désordre. Elle doit, par exemple, donner un état civil et constituer une légitimité à de pauvres enfants, qui, sans cela, seraient nés hors mariage et qui auraient à en subir les conséquences. Il lui importe de diminuer le nombre des faux ménages. Les préceptes du sermon sur la montagne ne sont pas tels quels applicables dans le domaine légal. Ils représentent un idéal auquel il faut tendre, une loi de perfection dont on ne peut imposer toute la rigueur à ceux qui ne se réclament pas de Jésus-Christ. L'Evangile est intransigeant, la société est opportuniste.

On remarquera que saint Paul, dans 1Co 7, parle de mariages rompus pour une autre raison que l'adultère. Il se garde de conseiller aux chrétiens le recours à une séparation pour cause de différends dans le domaine des convictions religieuses, mais il les invite à l'accepter avec résignation, si l'initiative vient de l'époux ou de l'épouse incrédule. Seulement il n'admet pas la légitimité d'un nouveau mariage du conjoint chrétien (1Co 7:11). Le serviteur de Jésus est donc appelé à se plier à une discipline plus sévère que l'homme du monde, s'il veut rester fidèle aux préceptes de l'Evangile.

En résumé, nous pouvons dire que tout ce qui tend à consolider le mariage et, par le mariage, la famille, est évangélique. Tout ce qui le discrédite et l'affaiblit est étranger à l'enseignement de Jésus et de ses apôtres. Le Maître a voulu que le mariage fût une union sainte.

Le N.T. ne donne aucune indication sur la façon dont il faut célébrer un mariage chrétien ; il s'y trouve seulement quelques allusions aux usages juifs (Mt 22:2 25:1 et suivants, Lu 14:8, Jn 2:1). Ch. B.

Vous avez aimé ? Partagez autour de vous !


Ce texte est la propriété du TopChrétien. Autorisation de diffusion autorisée en précisant la source. © 2022 - www.topchretien.com
  • Contenus
  • Versions
  • Commentaires
  • Strong
  • Dictionnaire
  • Versets relatifs
  • Carte
  • Versets favoris

Pour ajouter un favori, merci de vous connecter : Se connecter

Vous avez aimé ? Partagez autour de vous !

Créer un verset illustré

Logo TopChrétien carré

Télécharger l'image

Choisissez une image

Personnalisez le verset

Alignement : | | | Haut | Milieu | Bas

Taille :

Couleur :

Police :

Personnalisez la référence

Couleur :

Police :

Taille :

De légères variations de mise en page peuvent apparaitre sur l'image téléchargée.

Versets relatifs

    • Genèse 2

      18 Le pouvoir sur toutes les créatures a été donné à l'homme, preuve en est qu'il a donné un nom à toutes celles qu'il a vues. Cela montre aussi qu'il participe, dans ce qu'il fait, au plan que Dieu a initialement prévu. Mais bien qu'il ait une suprématie sur les créatures, rien en ce monde n'a été fait pour lui venir en aide. Notre aide ne peut provenir que de Dieu seul. Si nous plaçons notre confiance en Dieu, Celui-ci fera concourir toutes choses en vue de notre bien. Dieu a endormi profondément Adam ; bien que celui-ci n'ait pas encore commis de péché, L'Éternel a organisé toutes choses pour que Sa créature n'éprouve aucune douleur. Dieu, en tant que Père, a procuré à l'homme, la femme, son aide et sa conjointe. Cette femme, résultat de la grâce et de la providence divines, a pour ainsi dire été créée pour lui servir de compagne. Vous comprendrez ainsi l'utilité de la prudence et de la prière dans le choix de cette relation, qui est à la fois intime et durable. Ce choix se doit d'être le bon car il est fait pour toute la vie.

      Nos premiers parents n'avaient pas besoin de vêtements pour les protéger de la chaleur ou du froid, car rien ne pouvait les atteindre : ils n'avaient pas besoin de parure.

      Dans cet état d'innocence, l'homme était vraiment heureux et sans soucis. Quelle bonté Dieu leur avait témoignée ! Que de faveurs Il leur avait fait don ! Cet homme, malgré toutes ces précautions, n'a pas compris que cela a été pour son intérêt et il est tombé bien vite au point le plus bas, celui des bêtes qui périssent.

      Genèse 4

      1

      La naissance, le travail et la vie spirituelle de Caïn et d'Abel. (Genèse 4:1-7)
      Caïn tue Abel, la malédiction de Caïn. (Genèse 4:8-15)
      La conduite de Caïn, sa famille. (Genèse 4:16-18)
      Lémec et ses femmes, L'habileté des descendants de Caïn. (Genèse 4:19-24)
      La naissance d'un autre fils et petit fils d'Adam. (Genèse 4:25,26)

      Quand Caïn est né, Ève a dit : « J'ai acquis un homme avec l'Eternel ». Elle pensa peut être que cette naissance représentait la semence promise ce qui aurait pu vraiment la désappointer. Abel signifie « vanité ». Quand elle a pensé avoir la semence promise avec Caïn, dont le nom signifie « possession », l'arrivée de ce deuxième fils lui a donné des pensées vaniteuses. Notez bien que chacun de ses fils avait sa vocation. C'est la volonté de Dieu que chacun, ici bas, ait une tâche à accomplir. Les parents devraient enseigner à leurs enfants cette notion du travail. « Donnez-leur une bible et une vocation » disait un certain Mr. Dod, et Dieu sera avec eux. On peut croire que Dieu, après la chute, ait commandé à Adam de faire couler le sang des animaux innocents et qu'après leur mort, de brûler ce qui restait de leur corps. Une telle punition était déjà préfigurée, à savoir que les pécheurs méritent de subir la mort physique et la colère divine, bien représentées par l'image des souffrances de Christ. Il faut remarquer que l'adoration divine n'était pas quelque chose de nouveau. Cela existait dès les temps anciens et c'était une excellente pratique, Jer 6:16. Les offrandes de Caïn et d'Abel étaient fort différentes. Caïn a montré qu'il avait un cœur fier et incrédule, ce qui a fait rejeter son offrande. Abel s'est approché de son Dieu, en tant que pécheur, avec un sacrifice rempli d'humilité, de sincérité et d'obéissance.

      Ayant ainsi recherché le bénéfice de la Grâce, au travers de la Semence promise, son sacrifice a été tel que Dieu l'a accepté. Abel a offert ce sacrifice par la foi, à l'inverse de Caïn, Heb 11:4. Il s'est trouvé de tout temps deux sortes d'adorateurs, tels Caïn et Abel ; d'une part, il y a ceux, qui comme Caïn sont fiers et méprisent les méthodes indiquées par l'Évangile et tentent de plaire à Dieu en suivant leur propre imagination ; d'autre part, on trouve d'humbles croyants, suivant de près le chemin divin qui leur a été révélé. Caïn a cédé à sa colère envers Abel. Il a été animé d'un mauvais esprit, à savoir le mécontentement et la rébellion contre Dieu.

      Celui-ci constate avec tristesse les passions qui sont inhérentes à nos péchés. Il n'y a aucune colère, envie ou convoitise qui ne puisse échapper à Sa vue.

      Le Seigneur n'a pu, hélas, que constater la rébellion de l'homme ; ce dernier aurait pu revenir dans le droit chemin tout en étant bien accepté par Dieu. Certains interprètent cela comme une invitation à s'approcher du trône de la grâce. « Certainement, si tu agis bien, tu relèveras ton visage ; et si tu agis mal, le péché se couche à la porte, et ses désirs se portent vers toi : mais toi, domine sur lui ».

      Le mot « péché » signifie à la fois péché, mais aussi, sacrifice pour le péché. « Quoi que tu n'aies pas pratiqué le bien, ne désespère pas ; le remède est à la portée de ta main ».

      Christ s'étant volontairement offert pour nos péchés, se tient à la porte, Apocalypse 3:20. Et ceux qui n'ouvrent pas la porte pour pouvoir bénéficier de l'offre de rédemption du péché, ne méritent que la mort. Le fait que Dieu ait accepté l'offrande d'Abel n'a changé en rien le droit d'aînesse de Caïn. Pourquoi Caïn s'est-il donc mis tant en colère ? Le péché avive les discordes et les vanités, il ne peut que fausser l'impartialité de nos jugements.

      19 Une des premières fautes de la descendance de Caïn a été d'avoir transgressé la loi du mariage. Jusqu'ici, un homme n'avait qu'une femme à la fois ; Lémec, par contre, en prit deux. Les choses du monde sont les seules qui soient charnelles et les méchants y placent tout leur cœur et s'y attachent. Il en était ainsi au temps de Caïn : on trouvait des bergers, des musiciens, mais aucun qui soit fidèle en la foi. Il y en avait qui étaient capables d'enseigner le travail du bronze et de l'acier, mais aucun n'était apte à enseigner la connaissance de l'Eternel : on savait comment s'enrichir ou comment devenir puissant et joyeux ; mais, au sujet de Dieu, de la crainte qu'on devait éprouver à Son égard, de Son service, c'était l'ignorance. Les choses de ce monde accaparent toutes les pensées.

      Lémec s'était fait des ennemis. Il a comparé sa conduite à celle de ses ancêtres, en particulier Caïn ; il s'est trouvé plus juste que tous ces criminels. Il semble qu'il ait abusé de la patience divine en pensant que par le fait d'avoir épargné Caïn, l'Éternel laisserait finalement le péché impuni.

      Genèse 16

      1

      araï donne Agar à Abram. (Genèse 16:1-3)
      La mauvaise conduite d'Agar envers Saraï. (Genèse 16:4-6)
      L'Ange commande à Agar de retourner, La promesse qui lui fut faite, naissance d'Ismaël. (Genèse 16:7-16)

      Saraï, n'espérant plus avoir d'enfant, a proposé à Abram de prendre une autre épouse, afin qu'il ait une descendance ; en prenant une femme parmi ses serviteurs, ses enfants resteraient ainsi en sa propriété. Tout cela a été fait délibérément, sans demander l'avis du Seigneur. Toutes les œuvres faites sans l'approbation de la puissance divine sont vaines. Cette histoire en est un triste exemple et révèle une suite de nombreuses inquiétudes. Dans chaque situation de la vie, il y a une croix à porter : beaucoup de tests de notre foi font l'objet d'une patiente soumission, attendant l'heure prévue par le Seigneur, en nous faisant utiliser uniquement les moyens qu'Il nous a laissés sur le chemin de la croix. Les tentations folles peuvent paraître honnêtes et tout à fait convenables. La sagesse de la chair nous éloigne de la voie divine. Cela ne devrait pas être notre cas si nous demandons conseil à Dieu, par la lecture de Sa Parole et par la prière, avant d'accomplir ce qui peut nous paraître douteux.
      4 Le malheureux mariage d'Abram avec Agar a bien vite été générateur de méchanceté. Ne soyons pas étonnés lorsque les fautes et la douleur nous poursuivent, après avoir quitté la voie que nous dictait notre devoir. C'est bien ce qui est arrivé dans ce texte. Les passions des uns engendrent souvent des querelles avec les autres, au sujet des actes dont les premiers sont seuls responsables. Saraï a donné sa servante à Abram, en disant : « L'outrage qui m'est fait retombe sur toi ».

      Ce genre de propos n'est jamais tenu avec sagesse, mais plutôt avec colère et orgueil. Ceux qui ne pratiquent pas toujours l'équité et qui se vantent de suivre les voies du Seigneur sont vraiment imprudents et audacieux, ils courent à la ruine. Agar a oublié qu'elle fut la première à lancer la provocation, en méprisant sa maîtresse. Ceux qui souffrent par leurs fautes devraient savoir en endurer patiemment les conséquences, \\#1Pe 2:20\\.

      Genèse 19

      Genèse 20

      Genèse 24

      10 Le serviteur d'Abraham remercie Dieu avec une fervente piété. Nous avons un intérêt certain à recommander nos affaires à la providence divine. Le serviteur a suggéré à l'Éternel de recevoir un signe de Sa part, de façon à ne pas continuer sa mission plus loin, en cas de non réponse ; il s'agit en fait d'une prière pour que Dieu fournisse une bonne épouse pour son jeune maître ; c'était une bonne prière. Cette future épouse devait être simple, travailleuse, humble, gaie, utile, et hospitalière. Quels que soient les critères exigés par la mode, les habitudes, aussi bien que la piété, cela nous indique que ce sont les qualifications appropriées pour une épouse et une mère ; elle se doit d'être une compagne pour son mari, de gérer les soins domestiques, et d'être apte à former le caractère de ses enfants.

      Quand le serviteur est venu chercher une épouse pour son maître, il ne s'est pas rendu dans les endroits d'amusement et de plaisir du monde, il a prié pour qu'il puisse rencontrer une jeune fille sérieuse, près du puits. Il a prié pour que Dieu soit satisfait de sa façon de procéder et qu'Il aplanisse son chemin.

      Notre temps est dans la main de Dieu, non seulement en ce qui concerne les événements eux-mêmes, mais également leur accomplissement, au temps convenable. Nous devons être zélés dans la recherche de la volonté divine, de peur que le déroulement des événements ébranle notre foi, au lieu de l'affermir.

      Mais Dieu a clairement répondu au serviteur, en facilitant sa mission. Rébecca a répondu en tous points aux attributs qu'il a recherchés pour la femme qui devait être l'épouse de son maître. Quand elle est venue au puits, elle est descendue et a rempli sa cruche, puis elle est remontée pour rentrer chez elle. Elle ne s'est pas arrêtée pour regarder l'homme étrange entouré de ses chameaux, mais elle s'est occupée de ses affaires sans s'en détourner, sauf dans le but de faire une bonne action. Elle n'a pas entamé de discussion avec cet homme, par curiosité, mais elle lui a répondu avec modestie. Le serviteur étant satisfait de ce que le Seigneur ait entendu sa prière, a donné à cette jeune fille quelques ornements qu'on avait coutume de porter dans les pays de l'Est ; il a demandé en même temps à quelle famille elle appartenait. En constatant qu'elle était de la même parenté que son maître, il a incliné sa tête et adoré l'Éternel. Ces mots ont été adressés au Seigneur, mais il les a fait entendre à Rébecca, pour qu'elle puisse percevoir qui il était, et d'où il était venu.

      29 L'histoire du mariage entre Isaac et Rébecca est très particulière.

      Nous devons bien observer l'action de la providence divine dans les événements communs de la vie ici-bas ; à la vue de ces derniers, conduisons-nous avec prudence, et gratitude pour toutes Ses grâces.

      Laban était sur le point de demander d'entrer au serviteur d'Abraham, mais pas avant avoir vu l'anneau et le bracelet sur les mains de sa sœur. Nous connaissons le caractère de Laban de par sa conduite passée, et nous pouvons penser qu'il n'aurait pas été aussi bienveillant pour accueillir le serviteur, s'il n'avait pas espéré, en retour, recevoir une récompense.

      Effectuer notre travail et accomplir nos responsabilités, pour Dieu ou pour les hommes, devraient passer avant notre nourriture : c'était la viande et la boisson de notre sauveur, Jean 4:34.

      Le serviteur d'Abraham leur conta la mission que son maître lui avait confiée, et le but réel de sa visite. Il raconta ce qui était arrivé près du puits, la proposition faite à Rébecca, montrant simplement en cela, le doigt de Dieu dans cette histoire. Ces événements qui peuvent nous sembler être l'effet du hasard, d'une machination, ou de la chance, « sont conduits » par Dieu. Ces évènements ne doivent pas entraver notre foi, mais plutôt la fortifier. L'histoire se termine dans la joie, avec la proposition du serviteur, d'emmener Rébecca.

      Toute situation peut se révéler positive quand elle est placée devant le Seigneur. Le domestique d'Abraham est reconnaissant pour le franc succès de cette opération. C'était un homme humble, il n'avait pas honte des situations auxquelles il était confronté dans la vie, quelles qu'elles fussent. Tous nos soucis ici-bas seront apaisés s'ils sont placés entre les mains de Dieu.

      Genèse 26

      34 Ésaü a été stupide d'avoir épousé deux femmes, et de plus des Cananéennes, étrangères à la bénédiction d'Abraham, et sujettes à la malédiction de Noé. Il a affligé ses parents en s'étant ainsi marié sans leur conseil ni leur consentement. Il les a attristés en ayant épousé des femmes d'un pays sans religion. De tels enfants ont peu de chance de recevoir la bénédiction divine si tout ce qu'ils font est une source de peine pour leurs parents.

      Genèse 27

      Genèse 28

      1

      Isaac envoie Jacob à Paddan-Aram. (Genèse 28:1-5)
      Ésaü se marie avec la file d'Ismaël. (Genèse 28:6-9)
      La vision de Jacob. (Genèse 28:10-15)
      Le rocher Béthel. (Genèse 28:16-19)
      Le vœux de Jacob. (Genèse 28:20-22)

      Jacob a reçu les bénédictions promises, à la fois pour le monde présent et aussi pour celui qui doit venir ; il quitte son pays pour se rendre dans un autre, où l'attend un dur service. C'est, dans un sens, une juste rétribution à la duperie qu'il a faite à son père. La bénédiction lui sera accordée, malgré sa ruse utilisée pour l'obtenir. Jacob est mis à l'écart par son père, avec la charge d'une mission solennelle : il ne devait pas prendre pour épouse une des filles de Canaan.

      Ceux qui professent une réelle piété ne devraient pas se marier avec ceux pour qui la religion n'entre pas en ligne de compte. Isaac au tout début était déjà béni, sans qu'il en ait réellement conscience ; maintenant il l'est ouvertement. Cette dernière bénédiction est plus complète que l'ancienne ; c'est une bénédiction qui annonce et préfigure l'évangile. Cette promesse vise les choses célestes, dont Canaan, en quelque sorte, était le type. Ce fut le meilleur pays que Dieu ait destiné à Jacob et aux patriarches.

      Genèse 29

      9 Notez à quel point Rachel était humble et assidue à sa tâche. Personne ne doit avoir honte d'accomplir honnêtement un travail utile, même s'il ne convient pas à ses préférences.

      Quand Jacob comprit que Rachel faisait partie de sa famille, il fut tout de suite prêt à lui offrir ses services. Laban, bien qu'étant assez dur de réputation, l'a bien accueilli, et a été satisfait de voir ainsi Jacob travailler pour sa maison. Nous devons éviter de croire naïvement toutes les choses qui nous sont rapportées, mais soyons plutôt vigilants sur notre manque de charité envers notre prochain.

      Genèse 30

      1

      La famille de Jacob s'agrandit. (Genèse 30:1-13)
      Rachel donne naissance à Joseph. (Genèse 30:14-24)
      Le nouvel engagement de Jacob avec Laban, pour le servir en vue d'obtenir du bétail. (Genèse 30:25-43)

      Rachel a envié sa sœur : l'envie ne fait qu'attrister le cœur, face aux avantages des autres ; aucun péché n'est plus détestable aux yeux de Dieu ou n'est plus nuisible envers nos voisins et nous-mêmes. Rachel n'a pas compris que Dieu a établi toutes choses, et que dans d'autres domaines elle a eu la meilleure part. Soyons bien vigilants à l'égard de toutes les envies ou passions qui envahissent nos esprits. Ne portons pas de mauvais regards vers nos compagnons de travail, sachant que notre Maître fait toutes choses à la perfection. Jacob aimait Rachel, et l'a donc réprimandée pour ses propos malencontreux.

      Les réprimandes sincères révèlent l'affection réelle. Dieu peut nous réprimander au même titre que n'importe qui ; c'est à la fois un péché et une folie de substituer quelqu'un à Dieu, et de fonder notre confiance en cette personne, au lieu de s'en remettre à Dieu. Devant l'insistance de Rachel, Jacob a pris pour femme, Bilha, sa servante, et selon la coutume de cette époque, les enfants ainsi obtenus pouvaient être considérés comme appartenant à sa maîtresse. Le cœur de Rachel n'était pas animé de mauvaises pensées : elle a considéré que les enfants de sa sœur Léa, seraient plus proches d'elle, et qu'ils auraient davantage de droits que ceux de Bilha. Rachel était plus désireuse d'avoir des enfants sur qui elle aurait une autorité légitime, que ceux pour lesquels elle ne pourrait avoir que de simples sentiments d'affection. Pour manifester son autorité vis-à-vis de ces enfants, elle prend plaisir à leur donner des noms qui traduisent les marques de sa rivalité avec sa sœur.

      Remarquez comment naissent les racines d'envie et d'amertume, et quels dégâts elles font dans une famille ! Sous l'insistance de Léa, Jacob prit aussi pour femme, Zilpa, sa servante. Notez la puissance de la jalousie et de la rivalité, et admirez la Sagesse divine, qui unit un homme avec une seule femme ; car Dieu nous a appelés à vivre en paix et en toute pureté.

      14 Le désir légitime mais souvent prétentieux et déplacé, d'être la mère de la Lignée promise, avec l'honneur d'avoir beaucoup d'enfants, ainsi que le reproche d'être stérile, étaient la cause de cette rivalité inconvenante entre Rachel et Léa. La véritable source de ces rivalités semble provenir de l'influence des promesses divines faites à Abraham : une postérité à qui étaient promises les plus riches bénédictions, et de laquelle serait issu le Messie.

      Genèse 31

      Genèse 34

      1

      Dina souillée par Sichem. (Genèse 34:1-19)
      Hamor et Sichem tués par Siméon et Lévi. (Genèse 34:20-31)

      Les jeunes, et particulièrement les jeunes filles, ne peuvent être plus en sécurité qu'auprès de parents pieux. Leur propre ignorance, la flatterie et les artifices qui les attirent dans les pièges tendus par les personnes mal intentionnées, les exposent à de grands dangers. Ces jeunes personnes, particulièrement si elles sont seules, courent à leur perte en désirant aller à l'étranger, dans des pays hostiles à la vraie religion. Leurs parents sont vraiment fautifs s'ils laissent ainsi leurs enfants s'exposer inutilement au danger. Ces enfants délaissés, comme Dina, sont souvent un fardeau et une honte à leurs familles. L'intention de Dina était d'aller rencontrer les filles du pays, pour voir comment elles étaient vêtues, comment elles dansaient, et comment elles suivaient la mode ; cette jeune fille est non seulement allée voir les autres, mais elle a aussi désiré qu'on la regarde. Elle a cherché à se lier avec les Cananéens et à apprendre leurs manières. Combien tout cela lui a finalement coûté !

      Le début du péché est comme un simple filet d'eau qui finit par devenir de plus en plus important. Que de choses graves sont engendrées par un simple feu ! Nous devrions soigneusement éviter toutes les occasions de chutes et ne pas tenter d'en approcher !

      20 Les hommes de la maison de Sichem ne cherchaient qu'à se conformer à leurs rites, à plaire à leur entourage « bourgeois », et à s'enrichir, en feignant toutefois d'être assez justes devant Dieu pour éviter toute punition du ciel. Si rien ne nous rassure davantage qu'une piété sincère, il n'y a toutefois rien de pire qu'une religion simulée.

      Siméon et Lévi ont agi avec ruse. Ceux qui agissent méchamment, sous la bannière de la religion, sont les pires ennemis de la vérité, et endurcissent les cœurs de beaucoup de personnes, pour conduire finalement leur âme à la destruction. Les crimes des autres ne doivent être en aucun cas une excuse à notre conduite. Hélas ! Combien un seul péché peut conduire à d'autres ! C'est un véritable feu provoquant la désolation dans son entourage ! Les plaisirs inconsidérés mènent à l'envoûtement ; la séduction peut mener à la colère et vers une soif de vengeance ; cette dernière peut enfin conduire aussi à la ruse puis au meurtre, à la trahison ou à d'autres procédés anarchiques. À chaque fois qu'il y a des problèmes douteux relatifs au sexe, cherchons à les discerner, car souvent ils se terminent dans le sang.

    • Genèse 2

      18 L’Éternel Dieu dit : Il n’est pas bon que l’homme soit seul ; je lui ferai une aide qui sera son vis-à-vis.
      22 L’Éternel Dieu forma une femme de la côte qu’il avait prise à l’homme et il l’amena vers l’homme.
      23 Et l’homme dit : Cette fois c’est l’os de mes os, La chair de ma chair. C’est elle qu’on appellera femme, Car elle a été prise de l’homme.
      24 C’est pourquoi l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair.
      25 L’homme et sa femme étaient tous les deux nus et n’en avaient pas honte.

      Genèse 4

      1 L’homme connut Ève sa femme ; elle devint enceinte et accoucha de Caïn. Elle dit : J’ai mis au monde un homme avec (l’aide de) l’Éternel.
      19 Lémek prit deux femmes appelées l’une Ada et la seconde Tsilla.

      Genèse 16

      1 Saraï, femme d’Abram, ne lui avait pas donné d’enfant. Elle avait une servante égyptienne dont le nom était Agar.
      3 Alors Saraï, femme d’Abram, prit sa servante égyptienne Agar, et la donna comme femme à Abram, son mari, après qu’il eut habité dix ans dans le pays de Canaan.
      4 Il alla vers Agar, et elle devint enceinte. Quand elle se vit enceinte, elle regarda sa maîtresse avec mépris.
      6 Abram répondit à Saraï : Ta servante est entre tes mains ; agis à son égard comme tu le trouveras bon. Alors Saraï la maltraita, et (Agar) prit la fuite loin d’elle.

      Genèse 19

      36 Les deux filles de Loth devinrent enceintes de leur père.

      Genèse 20

      12 De plus, il est vrai qu’elle est ma sœur, fille de mon père ; seulement, elle n’est pas fille de ma mère et elle est devenue ma femme.

      Genèse 24

      2 Abraham dit à son serviteur, le plus ancien de sa maison, qui administrait tous ses biens : Tu vas mettre ta main sous ma cuisse,
      3 et je te ferai jurer par l’Éternel, le Dieu du ciel et le Dieu de la terre, de ne pas prendre pour mon fils une femme parmi les filles des Cananéens au milieu desquels j’habite.
      4 Mais tu iras dans mon pays et dans ma patrie prendre une femme pour mon fils Isaac.
      5 Le serviteur lui répondit : Peut-être la femme ne voudra-t-elle pas me suivre dans ce pays-ci ; devrai-je ramener ton fils dans le pays que tu as quitté ?
      6 Abraham lui répondit : Garde-toi d’y ramener mon fils !
      7 L’Éternel, le Dieu du ciel, qui m’a fait quitter ma famille et ma patrie, lui qui m’a parlé et qui m’a juré de donner ce pays à ma descendance, lui-même enverra son ange devant toi ; et c’est là-bas que tu prendras une femme pour mon fils.
      8 Si la femme ne veut pas te suivre, tu seras dégagé de ce serment que je te fais faire. Seulement, tu ne ramèneras pas mon fils là-bas.
      9 Le serviteur mit sa main sous la cuisse d’Abraham, son seigneur, et lui prêta serment au sujet de cette affaire.
      10 Le serviteur prit dix chameaux parmi les chameaux de son seigneur et il partit, ayant à sa disposition tous les biens de son seigneur.
      11 Il se leva et se rendit en Mésopotamie, à la ville de Nahor. Il fit agenouiller les chameaux à l’extérieur de la ville, près d’un puits d’eau, au moment où, le soir, sortent celles qui vont puiser (de l’eau).
      12 Puis il dit : Éternel, Dieu de mon seigneur Abraham, fais-moi, je te prie, rencontrer aujourd’hui (ce que je cherche) et agis avec bienveillance envers mon seigneur Abraham !
      13 Me voici placé près de la source d’eau, et les filles des gens de la ville sortent pour puiser de l’eau.
      14 Que la jeune fille à laquelle je dirai : Penche ta cruche, je te prie, pour que je boive, et qui répondra : Bois, et je donnerai aussi à boire à tes chameaux, soit celle que tu auras destinée à ton serviteur Isaac ! Ainsi je reconnaîtrai que tu agis avec bienveillance envers mon seigneur.
      15 Il n’avait pas encore fini de parler que sortit, sa cruche sur l’épaule, Rébecca, fille de Betouel, et petite-fille de Milka et de Nahor, frère d’Abraham.
      16 C’était une très belle jeune fille ; elle était vierge, et aucun homme ne l’avait connue. Elle descendit à la source, remplit sa cruche et remonta.
      17 Le serviteur courut à sa rencontre et dit : Donne-moi, je te prie, quelques gorgées d’eau de ta cruche.
      18 Elle répondit : Bois, mon seigneur ! Et elle s’empressa d’incliner sa cruche et de lui donner à boire.
      19 Quand elle eut achevé de lui donner à boire, elle dit : Je puiserai aussi pour tes chameaux, jusqu’à ce qu’ils aient assez bu.
      20 Elle s’empressa de vider sa cruche dans l’abreuvoir et courut pour puiser encore au puits, elle puisa pour tous les chameaux.
      21 L’homme s’interrogeait en silence à son sujet, pour savoir si l’Éternel faisait, oui ou non, réussir son voyage.
      22 Quand les chameaux eurent fini de boire, l’homme prit un anneau d’or, du poids d’un demi- sicle, et deux bracelets du poids de dix (sicles) d’or, pour ses poignets.
      23 Il dit : De qui es-tu la fille ? déclare-le moi, je te prie. Y a-t-il pour nous dans la maison de ton père de la place pour passer la nuit ?
      24 Elle répondit : Je suis la fille de Betouel, le fils que Milka a donné à Nahor.
      25 Elle ajouta : Il y a chez nous de la paille et du fourrage en abondance, et aussi de la place pour passer la nuit.
      26 Alors l’homme s’inclina et se prosterna devant l’Éternel,
      27 en disant : Béni soit l’Éternel, le Dieu de mon seigneur Abraham, qui n’a cessé d’exercer sa bienveillance et sa fidélité envers mon seigneur ! L’Éternel a guidé mes pas jusque dans la maison des frères de mon seigneur.
      28 La jeune fille courut raconter tout cela chez sa mère.
      29 Rébecca avait un frère, nommé Laban. Laban courut dehors vers l’homme, près de la source.
      30 Il avait vu l’anneau et les bracelets aux mains de sa sœur et il avait entendu les paroles de sa sœur Rébecca qui disait : Ainsi m’a parlé cet homme. Il vint donc vers l’homme, qui se tenait auprès des chameaux, vers la source.
      31 Il lui dit : Viens, (toi qui es) béni de l’Éternel ! Pourquoi restes-tu dehors ? J’ai déblayé la maison et une place pour les chameaux.
      32 L’homme entra dans la maison. Laban fit décharger les chameaux et donna de la paille et du fourrage aux chameaux, et de l’eau pour laver les pieds à l’homme et aux gens qui l’accompagnaient.
      33 Puis on plaça devant lui de quoi manger. Mais il dit : Je ne mangerai pas, avant d’avoir dit ce que j’ai à dire. Parle ! dit Laban.
      34 Alors il dit : Je suis le serviteur d’Abraham.
      35 L’Éternel a grandement béni mon seigneur, qui est devenu un homme important. Il lui a donné du petit et du gros bétail, de l’argent et de l’or, des serviteurs et des servantes, des chameaux et des ânes.
      36 Sara, la femme de mon seigneur a dans sa vieillesse enfanté un fils à mon seigneur ; c’est à ce fils qu’il a donné tout ce qui lui appartient.
      37 Mon seigneur m’a fait prêter serment, en (me) disant : Tu ne prendras pas pour mon fils une femme parmi les filles des Cananéens dans le pays desquels j’habite ;
      53 Le serviteur sortit des objets d’argent, des objets d’or et des vêtements, qu’il donna à Rébecca ; il fit aussi des largesses à son frère et à sa mère.
      58 Ils appelèrent donc Rébecca et lui dirent : Veux-tu aller avec cet homme ? Elle répondit : Oui.
      60 Ils bénirent Rébecca et lui dirent : Toi notre sœur, Deviens des milliers de myriades ! Que ta descendance ait Le contrôle de ceux qui te haïssent !

      Genèse 26

      29 en vertu de laquelle tu ne nous feras aucun mal, de même que nous ne t’avons pas maltraité, que nous t’avons fait seulement du bien et que nous t’avons laissé partir en paix, toi qui maintenant es béni de l’Éternel.
      34 Ésaü, âgé de quarante ans, prit pour femmes Judith, fille de Beéri, le Hittite, et Basmath, fille d’Elôn, le Hittite.

      Genèse 27

      46 Rébecca dit à Isaac : Je suis dégoûtée de la vie, à cause des filles de Heth. Si Jacob épouse une Hittite, une des filles du pays comme celles-là, à quoi me sert la vie ?

      Genèse 28

      1 Isaac appela Jacob, le bénit et lui donna cet ordre : Tu n’épouseras pas une Cananéenne.
      2 Lève-toi, va à Paddân-Aram, chez le père de ta mère, et prends là-bas une femme parmi les filles de Laban, le frère de ta mère.

      Genèse 29

      9 Il leur parlait encore lorsque survint Rachel avec le petit bétail de son père ; car elle était bergère.
      19 Laban dit : J’aime mieux te la donner à toi plutôt que de la donner à un autre homme. Reste chez moi !
      22 Laban réunit tous les gens de l’endroit et fit un festin.
      24 Laban donna sa servante Zilpa pour servante à sa fille Léa.
      27 Achève la semaine avec celle-ci, et nous te donnerons aussi l’autre pour le service que tu feras encore chez moi pendant sept autres années.
      29 Laban donna sa servante Bilha pour servante à sa fille Rachel.
      32 Léa devint enceinte. Elle accoucha d’un fils, à qui elle donna le nom de Ruben ; car, dit-elle, l’Éternel a vu mon humiliation, et maintenant mon mari m’aimera.

      Genèse 30

      1 Lorsque Rachel vit qu’elle ne donnait pas d’enfant à Jacob, elle fut jalouse de sa sœur. Rachel dit à Jacob : Donne-moi des fils, sinon je vais mourir !
      6 Rachel dit : Dieu m’a rendu justice, il a aussi entendu ma voix et m’a donné un fils. C’est pourquoi elle lui donna le nom de Dan.
      14 Ruben sortit au temps de la moisson des blés et trouva des mandragores dans les champs. Il les apporta à sa mère Léa. Alors Rachel dit à Léa : Donne-moi, je te prie, des mandragores de ton fils.
      18 Léa dit : Dieu m’a donné mon salaire, à moi qui ai donné ma servante à mon mari. Et elle lui donna le nom d’Issacar.

      Genèse 31

      14 Rachel et Léa lui répondirent : Avons-nous encore une part et un héritage dans la maison de notre père ?
      15 Ne sommes-nous pas considérées par lui comme des étrangères, puisqu’il nous a vendues et qu’il a mangé notre argent ?
      16 Toute la richesse que Dieu a arrachée à notre père nous revient à nous et à nos fils. Fais maintenant tout ce que Dieu t’a dit.

      Genèse 34

      1 Dina, la fille que Léa avait enfantée à Jacob, sortit pour voir les filles du pays.
      2 Sichem, fils du Hévien Hamor, prince du pays, la vit, l’enleva, coucha avec elle et la déshonora.
      3 Il s’attacha de toute son âme à Dina, fille de Jacob ; il aima la jeune fille et sut parler à son cœur.
      4 Sichem dit à son père Hamor : Donne-moi cette fille pour femme.
      5 Jacob apprit qu’il avait déshonoré sa fille Dina, mais comme ses fils étaient aux champs avec son troupeau, Jacob garda le silence jusqu’à leur arrivée.
      6 Hamor, père de Sichem, sortit auprès de Jacob pour lui parler.
      7 Les fils de Jacob arrivaient des champs lorsqu’ils apprirent (la chose). Ces hommes furent consternés et se mirent dans une grande colère, parce que Sichem avait commis une infamie en Israël, en couchant avec la fille de Jacob, ce qui était inadmissible.
      8 Hamor leur adressa la parole en ces termes : Mon fils Sichem s’est épris de toute son âme pour votre fille ; donnez-la lui pour femme, je vous en prie.
      9 Vous pourrez vous lier par mariage avec nous ; vous nous donnerez vos filles et vous prendrez pour vous les nôtres.
      10 Vous habiterez avec nous, et le pays sera à votre disposition ; restez, pour y commercer et y acquérir des propriétés.
      11 Sichem dit au père et aux frères de Dina : Pour obtenir votre faveur je donnerai ce que vous me direz.
      12 Exigez de moi une forte dot et beaucoup de cadeaux, et je donnerai ce que vous me direz ; mais donnez-moi la jeune fille pour femme.
      13 Les fils de Jacob répondirent avec ruse à Sichem et à son père Hamor, parce que Sichem avait déshonoré leur sœur Dina.
      14 Ils leur dirent : C’est pour nous une chose impossible que de donner notre sœur à un homme incirconcis, car ce serait un déshonneur pour nous.
      15 Nous ne consentirons à votre désir qu’à la condition que vous deveniez comme nous, et que tout mâle parmi vous soit circoncis.
      16 Nous vous donnerons alors nos filles et nous prendrons vos filles pour nous ; nous habiterons avec vous, et nous deviendrons un seul peuple.
      17 Mais si vous ne voulez pas nous écouter et vous faire circoncire, nous prendrons notre fille et nous nous en irons.
      18 Leurs paroles eurent l’assentiment de Hamor et de Sichem, fils de Hamor.
      19 Le jeune homme ne tarda pas à faire la chose, car il avait de l’affection pour la fille de Jacob ; il était le plus considéré de tous ceux de la maison de son père.
      20 Hamor et son fils Sichem se rendirent à la porte de leur ville et parlèrent ainsi aux gens de leur ville :
      21 Ces hommes sont paisibles à notre égard ; qu’ils restent dans le pays et qu’ils y commercent, le pays est bien assez vaste pour eux. Nous prendrons leurs filles pour femmes, et nous leur donnerons nos filles.
      22 Mais ces hommes ne consentiront à habiter avec nous, pour devenir un seul peuple, qu’à la condition que tout mâle parmi nous soit circoncis, comme ils le sont eux-mêmes.
      23 Leur cheptel, leurs biens et toutes leurs bêtes ne seront-ils pas à nous ? Acceptons seulement leur condition pour qu’ils restent avec nous.
      24 Tous ceux qui sortaient pour se rendre à la porte de sa ville écoutèrent Hamor ainsi que son fils Sichem, et tous les mâles qui étaient venus à la porte de la ville furent circoncis.
      25 Le troisième jour, pendant qu’ils étaient souffrants, les deux fils de Jacob, Siméon et Lévi, frères de Dina prirent chacun leur épée, arrivèrent dans la ville (qui se croyait) en sécurité, et tuèrent tous les mâles.
      26 Ils passèrent aussi au fil de l’épée Hamor et son fils Sichem ; ils reprirent Dina de la maison de Sichem et sortirent.
      27 Les fils de Jacob se jetèrent sur les morts et pillèrent la ville, parce qu’on avait déshonoré leur sœur.
      28 Ils prirent leur petit et leur gros bétail, leurs ânes, ce qui était dans la ville et ce qui était à la campagne ;
      29 ils capturèrent et pillèrent toutes leurs richesses, leurs enfants et leurs femmes, ainsi que tout ce qui se trouvait dans les maisons.
    • Genèse 2

      18 Et l'Éternel Dieu dit : Il n'est pas bon que l'homme soit seul ; je lui ferai une aide qui lui corresponde.
      22 Et l'Éternel Dieu forma une femme de la côte qu'il avait prise de l'homme, et l'amena vers l'homme.
      23 Et l'homme dit : Cette fois, celle-ci est os de mes os et chair de ma chair ; celle-ci sera appelée femme (Isha), parce qu'elle a été prise de l'homme (Ish).
      24 C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et ils seront une seule chair.
      25 Et ils étaient tous deux nus, l'homme et sa femme, et ils n'en avaient pas honte.

      Genèse 4

      1 Et l'homme connut Eve sa femme ; et elle conçut, et enfanta Caïn ; et elle dit : J'ai acquis un homme avec l'Éternel.
      19 Et Lémec prit deux femmes : le nom de l'une était Ada, et le nom de la seconde : Tsilla.

      Genèse 16

      1 Et Saraï, femme d'Abram, ne lui donnait pas d'enfant ; et elle avait une servante égyptienne, et son nom était Agar.
      3 Et Saraï, femme d'Abram, prit Agar, l'Égyptienne, sa servante, après qu'Abram eut demeuré dix ans au pays de Canaan, et la donna à Abram, son mari, pour femme.
      4 Et il vint vers Agar, et elle conçut ; et elle vit qu'elle avait conçu, et sa maîtresse fut méprisée à ses yeux.
      6 Et Abram dit à Saraï : Voici, ta servante est entre tes mains, fais-lui comme il sera bon à tes yeux. Et Saraï la maltraita, et elle s'enfuit de devant elle.

      Genèse 19

      36 Et les deux filles de Lot conçurent de leur père.

      Genèse 20

      12 Et aussi, à la vérité, elle est ma soeur, fille de mon père ; seulement, elle n'est pas fille de ma mère, et elle est devenue ma femme.

      Genèse 24

      2 Et Abraham dit à son serviteur, le plus ancien de sa maison, qui avait le gouvernement de tout ce qui était à lui : Mets, je te prie, ta main sous ma cuisse,
      3 et je te ferai jurer par l'Éternel, le Dieu des cieux et le Dieu de la terre, que tu ne prendras pas de femme pour mon fils d'entre les filles des Cananéens, parmi lesquels j'habite ;
      4 mais tu iras dans mon pays et vers ma parenté, et tu prendras une femme pour mon fils, pour Isaac.
      5 Et le serviteur lui dit : Peut-être la femme ne voudra-t-elle pas me suivre dans ce pays-ci : me faudra-t-il faire retourner ton fils dans le pays d'où tu es sorti ?
      6 Et Abraham lui dit : Garde-toi d'y faire retourner mon fils.
      7 L'Éternel, le Dieu des cieux, qui m'a pris de la maison de mon père et du pays de ma parenté, et qui m'a parlé et qui m'a juré, disant : Je donnerai à ta semence ce pays-ci ; lui-même enverra son ange devant toi, et tu prendras de là une femme pour mon fils.
      8 Et si la femme ne veut pas te suivre, alors tu seras quitte envers moi de ce serment : seulement, tu ne feras pas retourner là mon fils.
      9 Et le serviteur mit sa main sous la cuisse d'Abraham, son seigneur, et lui jura au sujet de ces choses.
      10 Et le serviteur prit dix chameaux d'entre les chameaux de son maître, et s'en alla ; or il avait tout le bien de son maître sous sa main. Et il se leva et s'en alla en Mésopotamie, à la ville de Nakhor.
      11 Et il fit agenouiller les chameaux en dehors de la ville, auprès d'un puits d'eau, au temps du soir, au temps où sortent celles qui vont puiser.
      12 Et il dit : Éternel, Dieu de mon seigneur Abraham, fais-moi faire, je te prie, une heureuse rencontre aujourd'hui, et use de grâce envers mon seigneur Abraham.
      13 Voici, je me tiens près de la fontaine d'eau, et les filles des gens de la ville sortent pour puiser de l'eau ;
      14 qu'il arrive donc que la jeune fille à laquelle je dirai : Abaisse ta cruche, je te prie, afin que je boive, et qui dira : Bois, et j'abreuverai aussi tes chameaux, soit celle que tu as destinée à ton serviteur, à Isaac ; et à cela je connaîtrai que tu as usé de grâce envers mon seigneur.
      15 Et il arriva, avant qu'il eût achevé de parler, que voici sortir Rebecca, sa cruche sur son épaule : elle était née à Bethuel, fils de Milca, femme de Nakhor, frère d'Abraham.
      16 Et la jeune fille était très-belle de visage, vierge, et nul ne l'avait connue. Et elle descendit à la fontaine, et remplit sa cruche, et remonta.
      17 Et le serviteur courut à sa rencontre et dit : Permets, je te prie, que je boive un peu d'eau de ta cruche.
      18 Et elle dit : Bois, mon seigneur. Et vite elle abaissa sa cruche sur sa main ; et lui donna à boire.
      19 Et, après qu'elle eut achevé de lui donner à boire, elle dit : Je puiserai aussi pour tes chameaux, jusqu'à ce qu'ils aient fini de boire.
      20 Et elle se hâta et vida sa cruche dans l'auge, et elle courut encore au puits pour puiser, et puisa pour tous ses chameaux.
      21 Et l'homme la regardait avec étonnement sans rien dire, pour savoir si l'Éternel aurait fait prospérer son voyage, ou non.
      22 Et il arriva, quand les chameaux eurent fini de boire, que l'homme prit un anneau d'or, du poids d'un demi-sicle, et deux bracelets pour ses mains, du poids de dix sicles d'or.
      23 Et il dit : De qui es-tu fille ? Fais-le-moi savoir, je te prie. Y a-t-il pour nous, dans la maison de ton père, un lieu pour y loger ?
      24 Et elle lui dit : Je suis fille de Bethuel, fils de Milca, qu'elle a enfanté à Nakhor.
      25 Et elle lui dit : Il y a chez nous de la paille, et aussi du fourrage en abondance, et de la place pour loger.
      26 Et l'homme s'inclina, et se prosterna devant l'Éternel, et dit :
      27 Béni soit l'Éternel, le Dieu de mon seigneur Abraham, qui ne s'est pas départi de sa grâce et de sa vérité envers mon seigneur. Lorsque j'étais en chemin, l'Éternel m'a conduit à la maison des frères de mon seigneur.
      28 Et la jeune fille courut, et rapporta ces choses dans la maison de sa mère ;
      29 or Rebecca avait un frère, nommé Laban ; et Laban courut vers l'homme, dehors, à la fontaine.
      30 Et il arriva que lorsqu'il vit l'anneau et les bracelets aux mains de sa soeur, et qu'il entendit les paroles de Rebecca, sa soeur, disant : Ainsi m'a parlé l'homme, il vint vers l'homme. Et voici, il se tenait auprès des chameaux, près de la fontaine.
      31 Et il dit : Entre, béni de l'Éternel ; pourquoi te tiens-tu dehors ? car j'ai préparé la maison, et de la place pour les chameaux.
      32 Et l'homme entra dans la maison, et on débarrassa les chameaux ; et on donna de la paille et du fourrage aux chameaux, et pour lui de l'eau pour laver ses pieds et les pieds des gens qui étaient avec lui.
      33 Et on mit devant lui de quoi manger ; mais il dit : Je ne mangerai pas avant d'avoir dit ce que j'ai à dire.
      34 Et Laban dit : Parle. Et il dit : Je suis serviteur d'Abraham.
      35 Or l'Éternel a béni abondamment mon seigneur, et il est devenu grand ; et lui a donné du menu bétail, et du gros bétail, et de l'argent, et de l'or, et des serviteurs, et des servantes, et des chameaux, et des ânes.
      36 Et Sara, femme de mon seigneur, a dans sa vieillesse enfanté un fils à mon seigneur ;
      37 et il lui a donné tout ce qu'il a. Et mon seigneur m'a fait jurer, disant : Tu ne prendras pas de femme pour mon fils d'entre les filles des Cananéens, dans le pays desquels j'habite ;
      53 et le serviteur sortit des objets d'argent et des objets d'or, et des vêtements, et les donna à Rebecca ; il fit aussi de riches présents à son frère et à sa mère.
      58 Et ils appelèrent Rebecca, et lui dirent : Iras-tu avec cette homme ? Et elle dit : J'irai.
      60 Et ils bénirent Rebecca, et lui dirent : Toi, notre soeur, deviens des milliers de myriades, et que ta semence possède la porte de ses ennemis !

      Genèse 26

      29 que tu ne nous feras pas de mal, comme nous ne t'avons pas touché, et comme nous ne t'avons fait que du bien, et t'avons renvoyé en paix. Tu es maintenant le béni de l'Éternel.
      34 Et Ésaü était âgé de quarante ans, et il prit pour femmes Judith, fille de Beéri, le Héthien, et Basmath, fille d'Élon, le Hétien ;

      Genèse 27

      46 Et Rebecca dit à Isaac ; J'ai la vie en aversion à cause des filles de Heth. Si Jacob prend une femme d'entre les filles de Heth, comme celles-ci, d'entre les filles du pays, à quoi bon pour moi de vivre ?

      Genèse 28

      1 Et Isaac appela Jacob, et le bénit, et lui commanda, et lui dit : Tu ne prendras pas de femme d'entre les filles de Canaan.
      2 Lève-toi, va à Paddan-Aram, à la maison de Bethuel, père de ta mère, et prends de là une femme d'entre les filles de Laban, frère de ta mère.

      Genèse 29

      9 Comme il parlait encore avec eux, Rachel vint avec le bétail qui était à son père ; car elle était bergère.
      19 Et Laban dit : Mieux vaut que je te la donne que de la donner à un autre homme ; demeure avec moi.
      22 Et Laban rassembla tous les gens du lieu, et fit un festin.
      24 Et Laban donna Zilpa, sa servante, à Léa, sa fille, pour servante.
      27 Accomplis la semaine de celle-ci, et nous te donnerons aussi celle-là, pour le service que tu feras chez moi encore sept autres années.
      29 Et Laban donna Bilha, sa servante, à Rachel, sa fille, pour servante.
      32 Et Léa conçut, et enfanta un fils, et elle appela son nom Ruben, car elle dit : Parce que l'Éternel a regardé mon affliction ; car maintenant mon mari m'aimera.

      Genèse 30

      1 Rachel vit qu'elle ne donnait pas d'enfants à Jacob, et Rachel fut jalouse de sa soeur, et dit à Jacob : Donne-moi des fils, sinon je meurs.
      6 Et Rachel dit : Dieu m'a fait justice, et il a aussi entendu ma voix, et m'a donné un fils ; c'est pourquoi elle appela son nom Dan.
      14 Et Ruben sortit aux jours de la moisson du froment, et il trouva des mandragores dans les champs, et les apporta à Léa, sa mère. Et Rachel dit à Léa : Donne-moi, je te prie, des mandragores de ton fils.
      18 Et Léa dit : Dieu m'a donné mon salaire, parce que j'ai donné ma servante à mon mari. Et elle appela son nom Issacar.

      Genèse 31

      14 Et Rachel et Léa répondirent et lui dirent : Avons-nous encore une portion et un héritage dans la maison de notre père ?
      15 N'avons-nous pas été réputées par lui des étrangères ? car il nous a vendues, et a même toujours mangé notre argent.
      16 Car toutes les richesses que Dieu a ôtées à notre père sont à nous et à nos enfants. Et maintenant, fais tout ce que Dieu t'a dit.

      Genèse 34

      1 Et Dina, fille de Léa, qu'elle avait enfantée à Jacob, sortit pour voir les filles du pays ;
      2 et Sichem, fils de Hamor, le Hévien, prince du pays, la vit, et la prit, et coucha avec elle, et l'humilia.
      3 Et son âme s'attacha à Dina, fille de Jacob, et il aima la jeune fille, et parla au coeur de la jeune fille.
      4 Et Sichem parla à Hamor, son père, disant : Prends-moi cette jeune fille pour femme.
      5 Et Jacob apprit qu'on avait déshonoré Dina, sa fille. Or ses fils étaient aux champs avec ses troupeaux ; et Jacob se tut jusqu'à ce qu'ils vinssent.
      6 Hamor, père de Sichem, vint vers Jacob pour parler avec lui.
      7 Et les fils de Jacob vinrent des champs lorsqu'ils apprirent ce qui était arrivé, et ces hommes furent affligés, et ils furent très-irrités, parce qu'on avait commis une infamie en Israël, en couchant avec la fille de Jacob, ce qui ne devait point se faire.
      8 Et Hamor leur parla, disant : L'âme de Sichem, mon fils, s'est attachée à votre fille ; donnez-la-lui, je vous prie, pour femme ;
      9 et alliez-vous avec nous : donnez-nous vos filles, et prenez nos filles pour vous,
      10 et habitez avec nous, et le pays sera devant vous ; habitez-y, et trafiquez, et ayez-y des possessions.
      11 Et Sichem dit au père et aux frères de Dina : Que je trouve grâce à vos yeux, et ce que vous me direz je le donnerai.
      12 Haussez beaucoup pour moi la dot et le présent, et je donnerai selon que vous me direz ; et donnez-moi la jeune fille pour femme.
      13 Et les fils de Jacob répondirent avec ruse à Sichem et à Hamor, son père, et leur parlèrent (parce qu'il avait déshonoré Dina, leur soeur) ; et ils leur dirent :
      14 Nous ne pouvons point faire cela, de donner notre soeur à un homme incirconcis, car ce serait un opprobre pour nous ;
      15 nous nous accorderons avec vous seulement sous cette condition, que vous soyez comme nous en circoncisant tout mâle parmi vous ;
      16 alors nous vous donnerons nos filles, et nous prendrons vos filles, et nous habiterons avec vous ; et nous serons un seul peuple.
      17 Mais si vous ne nous écoutez pas, pour être circoncis, nous prendrons notre fille, et nous nous en irons.
      18 Et leurs paroles furent bonnes aux yeux de Hamor, et aux yeux de Sichem, fils de Hamor.
      19 Et le jeune homme ne différa point de faire la chose ; car la fille de Jacob lui agréait beaucoup, et il était plus considéré que tous ceux de la maison de son père.
      20 Et Hamor, et Sichem, son fils, vinrent à la porte de leur ville, et parlèrent aux hommes de leur ville, disant :
      21 Ces hommes sont paisibles à notre égard ; qu'ils habitent dans le pays, et y trafiquent : et voici, le pays est vaste devant eux ; nous prendrons leurs filles pour femmes, et nous donnerons nos filles ;
      22 mais ces hommes s'accorderont avec nous, pour habiter avec nous, pour devenir un même peuple, seulement sous cette condition, que tout mâle parmi nous soit circoncis, comme ils sont circoncis.
      23 Leurs troupeaux, et leurs biens, et toutes leurs bêtes, ne seront-ils pas à nous ? Seulement accordons-nous avec eux, et ils habiteront avec nous.
      24 Et tous ceux qui sortaient par la porte de sa ville écoutèrent Hamor et Sichem, son fils ; et tout mâle fut circoncis, tous ceux qui sortaient par la porte de sa ville.
      25 Et il arriva, au troisième jour, comme ils étaient dans les souffrances, que deux fils de Jacob, Siméon et Lévi, frères de Dina, prirent chacun son épée, et vinrent hardiment contre la ville, et tuèrent tous les mâles.
      26 Et ils passèrent au fil de l'épée Hamor et Sichem, son fils, et emmenèrent Dina de la maison de Sichem, et s'en allèrent.
      27 Les fils de Jacob se jetèrent sur les tués et pillèrent la ville, parce qu'on avait déshonoré leur soeur ;
      28 ils prirent leur menu bétail, et leur gros bétail, et leurs ânes, et ce qu'il y avait dans la ville et ce qu'il y avait aux champs,
      29 et ils emmenèrent et pillèrent tous leurs biens, et tous leurs petits enfants, et leurs femmes, et tout ce qui était dans les maisons.
Afficher tous les 538 versets relatifs
Update Required To play the media you will need to either update your browser to a recent version or update your Flash plugin pour Firefox & Safari - Flash plugin pour Opera & Chrome.