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MARIE

1.

Marie, soeur de Moïse.

La forme hébraïque du nom est Miriam. Il apparaît pour la première fois au moment où le peuple vient de traverser la mer Rouge, qui a englouti les poursuivants (Ex 15:20 et suivant). Marie prend son tambourin. Toutes les femmes l'imitent. Elles forment un cortège dont Marie a pris la tête. Elles chantent en choeur tout en frappant sur leurs tambourins, et Marie leur répond. De ce chant de victoire, il ne reste qu'un mince fragment :

Chantez à Jéhovah. Il s'est souverainement élevé. Il a jeté dans la mer le cheval et le cavalier.

Marie est prophétesse, comme le seront Débora et Hulda. Michée la met sur le même rang que Moïse et Aaron (Mic 6:4). Elle exerce une grande influence sur son frère Aaron. Et tous deux, s'autorisant de leurs pouvoirs prophétiques, font des représentations à Moïse, qui vient d'épouser une Éthiopienne. Ce qui vaut à Marie une punition sévère (No 12:1,15). Enfin, Marie meurt dans l'oasis de Kadès, où les Israélites se sont établis ; et le peuple célèbre ses funérailles (No 20:1).

2.

La Vierge Marie.

I LES ORIGINES.

Marie (Mariant ou Miriam ; voir Bardenhewer, Der Name Maria, Gesch. und Bedeut. desselben) est désignée dans l'évangile de Luc (Lu 1:27) comme une descendante de David. Mais il n'est pas certain qu'il ne s'agisse pas ici des origines de Joseph. Il est parlé également de sa parente Elisabeth (Lu 1:36) ; or, celle-ci était de la race d'Aaron (Lu 1:5). Marie était donc du sang le plus pur d'Israël.

Nous ne savons rien d'elle, au surplus, en-dehors de ses fiançailles avec Joseph (Mt 1:18, Lu 1:27). Elle ne joue un rôle important que dans ces récits des origines de Jésus où une si délicate poésie enveloppe toutes choses. L'épisode de l'Annonciation nous montre en elle la femme qui est l'objet d'une grâce en raison de laquelle elle est « bénie entre les femmes » (Lu 1:42). Elle n'est pas « pleine de grâce », comme le veut la traduction usuelle de l'Église Romaine, mais elle a été véritablement « comblée de grâces » (Lu 1:28) ; ou encore, elle a « trouvé grâce devant Dieu » (Lu 1:30). Et ce qu'il y a de plus admirable dans ce récit, c'est l'humilité de celle que, suivant le Magnificat (Lu 14:8), tous les âges appelleront bienheureuse. (Le Magnificat [v. ce mot], ce psaume que Luc (Lu 1:46-55) attribue à Marie, est un hymne de l'Eglise ancienne, composé d'après l'analogie des chants d'Israël.)

Le rôle de Marie, pour si humble qu'apparaisse la « servante du Seigneur », est ici très grand. Et, si la messianité promise à l'être saint qui naîtra d'elle garde le coloris théocratique dont l'espérance d'Israël revêtait son Messie, ce n'est pas une raison de mettre en doute l'historicité d'un récit qui semble représenter la tradition la plus ancienne du judéo-christianisme. Mais l'évangile de Luc qui l'a d'abord recueillie, n'est pas antérieur à l'an 80. Marie est donc morte depuis bien des années, et la poésie qui a fleuri parmi les collines de Nazareth est celle de l'âme chrétienne, apportant déjà à la mère du Fils de Dieu l'hommage d'une vénération qui prendra ensuite le caractère d'un culte.

Ceci est très naturel. Ce qui doit nous étonner davantage, c'est le contraste entre ces récits qui ont inspiré le génie des vieux maîtres et la sobriété de la tradition la plus ancienne relative à Marie. Les événements merveilleux de la Nativité semblent n'avoir pas laissé plus de traces dans le coeur de Marie que l'annonce qui lui avait été faite par l'ange. On peut concevoir, d'ailleurs, qu'à une époque tourmentée par la fièvre messianique, l'âme pure et ardente de celle qui devait être la mère de Jésus ait été d'abord soulevée au-dessus de la réalité médiocre à laquelle, ensuite, elle a dû s'adapter.

Toutefois, l'épisode du voyage à Jérusalem à la fête de Pâques (Lu 2:41,50) ne montre pas chez elle d'autres sentiments que l'inquiétude naturelle à une mère, contrastant avec la réponse de Jésus où apparaît d'emblée une si haute conscience du divin. « Les parents de Jésus ne comprirent pas ce qu'il leur disait » (Lu 2:50).

On peut discuter sur l'influence relative du père et de la mère dans l'éducation des enfants de Palestine. Mais il est sûr que la mère avait en Israël, comme partout, l'éducation religieuse du premier âge. Et, ayant été seule de bonne heure, Marie a dû exercer dans l'humble maison de Nazareth une particulière influence. La tâche était lourde. Marie avait au moins sept enfants à élever (Mr 6:3 ; voir Jésus-Christ, II, 4). Il ne faut pas s'étonner si les réalités pauvres de la vie quotidienne ont fini par éteindre dans son âme la splendeur initiale des visions qui avaient préparé la naissance de Jésus.

Dans l'épisode symbolique des noces de Cana (Jn 2:1-11), la mère de Jésus joue un rôle modeste.

Ensuite, c'est le conflit qui met en opposition la vocation de Jésus et la sollicitude mal éclairée des siens (Mr 3:20,31-35) Si l'on comprend aisément que la tendresse d'une mère se soit émue d'un dévouement où elle voyait les symptômes d'une exaltation singulièrement dangereuse, on comprend moins que la Madone de l'Adoration des bergers et des mages, la Vierge de l'Annonciation, ait pu se laisser troubler par l'inquiétude au point de vouloir arracher son fils à son ministère.

Sans doute, la carrière de Jésus, si différente de ce que devait faire attendre la perspective messianique que ses visions avaient placée devant elle, avait pu lui causer un étonnement profond. Il y a l'analogie de Jean-Baptiste faisant demander à Jésus : « Es-tu celui qui doit venir ? » (Mt 11:3, Lu 7:19). Mais une démarche qui a pour conséquence le douloureux : « Qui est ma mère et qui sont mes frères ? » a paru à beaucoup de bons esprits peu conciliable avec les souvenirs que Marie gardait, au témoignage de l'évangile de l'Enfance ; que, même, elle repassait dans son coeur (Lu 2:19).

Dès lors, le récit des évangiles, syn. ne parle plus de Marie. Elle n'est pas citée au nombre des femmes qui suivaient Jésus. Il y avait là une autre Marie, qui était sans doute une de ses parentes (Marie, mère de Jacques). Elle-même n'est pas mentionnée par la plus ancienne tradition évangélique comme ayant assisté Jésus au Calvaire. Mais une tradition précieuse, qui se place sous l'autorité du disciple mystérieux dont Jean dit que Jésus l'aimait (Jn 19:26 et suivant), réintègre Marie à sa place naturelle : au pied de la croix. Il semble que le but de cet épisode soit d'expliquer l'histoire de Marie dans l'Eglise primitive.

Dès lors, en effet, elle a cru. Les Actes la mentionnent au nombre des premiers'disciples, rassemblés dans la chambre haute. Il y a là, outre les Onze, « les femmes », Marie, mère de Jésus, et ses fils (Ac 1:14). Ensuite, le silence de l'histoire se fait. La légende va commencer.

Certains ont pensé que la maison où Marie avait trouvé accueil, à Jérusalem, pouvait être celle de Jean, surnommé Marc. Après la mort de son fils et la Résurrection, qui devait amener la communauté naissante à se transporter au lieu où son Maître avait souffert et où elle l'avait vu ressuscité, Marie aurait été accueillie chez un disciple de Jérusalem qui aurait porté le nom très répandu de Jean, et qu'il serait normal d'identifier avec Jean-Marc. Sans doute ce jeune homme serait-il désigné par son surnom grec de Marc pour être distingué du fils de Zébédée, dont le rôle fut important dans l'Église primitive (voir parag. 3, Marie, mère de Marc). Mais il se peut que Marie ait été recueillie chez quelque autre disciple, --chez Jean fils de Zébédée lui-même, --installé désormais à Jérusalem.

Ensuite, elle rentre dans l'ombre, et il faut admirer l'humilité de celle qui, jusqu'au bout, alors qu'elle était entourée de la vénération de l'Eglise naissante, n'a voulu être que « l'humble servante du Seigneur »

II DÉVELOPPEMENT DU CULTE DE MARIE.

Dès lors, Marie va gravir, lentement d'abord, plus rapidement ensuite, les degrés du trône céleste que lui a érigé la dévotion catholique. Le prestige unique qui s'attache à la virginité dans le monde ancien favorisera d'emblée cette ascension. Un jour, il faudra que cette virginité soit perpétuelle, ce qui obligera à faire violence au sens naturel des mots en transformant les frères de Jésus en cousins (voir Frères du Seigneur), ou à y voir des enfants d'un premier mariage de Joseph (voir ce mot) : ce sera la supposition d'Epiphane.

Les évangiles apocryphes ont préparé l'avènement de Marie en fournissant à l'art chrétien ses premiers motifs. Il y a dans les Catacombes un beau portrait de Marie, tenant dans ses bras le petit enfant Jésus (qui est ici, contrairement à ce qui sera dans l'avenir, le personnage central). L'expression de la tendresse maternelle est très émouvante. Les autres portraits de la Mère du Sauveur n'auront pas le même accent de réalité--qu'il s'agisse des peintures des Catacombes, des mosaïques, des représentations figurées sur les sarcophages. L'art chrétien aura d'abord quelque chose d'hiératique. Il s'humanisera peu à peu au cours des siècles. Les traits ne seront pas les mêmes : les Vierges de van Eyck et de Memling ne ressembleront guère à celles de Botticelli ou de Fra Angelico. Mais ce sera toujours la beauté humaine, transfigurée par l'expression sainte. Sans doute, l'idéal redescendra sur la terre au XVI e siècle. Et tandis que l'art sacré de Byzance et de la Russie conservera son caractère hiératique, l'Occident verra dans ses représentations de la Vierge une occasion de traduire sa vision de la beauté féminine ; mais toujours avec une expression de mystère qui est un pressentiment de l'au-delà.

Les artistes ne se sont jamais préoccupés dans les temps d'autrefois de représenter exactement le type de Marie. Il est tout à fait exceptionnel que la Mère qui se tient au pied de la croix ait son âge véritable. Normalement, elle reste jeune ; et ceci répond à l'idée de croyants qui se représentent que les traits de la Vierge, expression de l'éternelle beauté, n'ont pu subir les flétrissures de l'âge.

Si, maintenant, nous considérons le progrès de la doctrine relative à Marie, nous chercherons son point de départ dans les évang, apocryphes. Ils nous renseignent très abondamment sur les origines de Marie. Sa naissance a déjà un caractère miraculeux, étant donné l'âge avancé de ses parents. Joachim et Anne. A trois ans, elle est consacrée à Dieu. Elle reste dans le Temple jusqu'à douze ans. Elle y est servie par les anges. A douze ans, elle est fiancée à Joseph, qui est un veuf d'un certain âge. Tout ceci n'a d'ailleurs aucune valeur historique, non plus que l'histoire de la mort de Marie et de l'élévation de son corps au ciel (Assomption).

Le culte de Marie n'est pas apparu de très bonne heure. Épiphane (en 370) blâme des hérétiques qu'il appelle les Collyridiens, et oui rendent un culte à Marie. C'est la controverse nestorienne qui a amené les docteurs de l'Église, au concile d'Éphèse, à donner à Marie le titre de Théotokos -- Mère de Dieu au lieu de Christotokos (=Mère du Christ) comme disaient les Nestoriens. Les conséquences de cette décision sont bientôt apparues. Le culte de Marie s'est répandu très rapidement dans l'ensemble de l'Église. En 668, le Panthéon fut consacré à Marie. Le culte de sainte Anne y vint renforcer celui de Marie et lui donner la signification que l'Église des temps modernes devait définir par le dogme de l'Immaculée Conception.

Comment ce dogme se justifie-t-il ? --La maternité divine de Marie, nous dit-on, est une conséquence du dogme de l'Incarnation. Et elle comporte nécessairement d'extraordinaires privilèges. Le Fils de Dieu, étant en mesure de choisir et de former sa mère, a dû la choisir et la former digne de lui. Marie est préservée de la tache originelle. Exempte de toute souillure, Dieu l'a comblée de ses libéralités. Elle est le chef-d'oeuvre de Dieu, qui « se devait de ne produire aucune autre merveille qui surpassât l'âme de la Vierge » (R.P. Pinard de la Boullaye, Marie Chef-d'oeuvre de Dieu, p. 197 : confér. de N. -D. de Paris, carême 1931 ; éd. Spes). Étant la plus parfaite des mères, elle devait attendre du Verbe Incarné un amour tel, qu'aucune créature n'a jamais pu en provoquer un semblable. La dévotion mariale « est née avec le premier sourire de l'Enfant-Dieu répondant au premier sourire de Marie » (ouvr. cit., p. 23). Jésus a dû conférer à sa mère tous les droits qui convenaient à ses fonctions incomparables. Il suffit pour s'en rendre compte de comprendre ce que doit le plus parfait des fils à la plus parfaite des mères (ouvr. cit., p. 26). Jésus devait donc associer sa mère à la rédemption de l'humanité. Elle méritait d'être élue, étant la plus sainte des vierges. Elle est l'Eve véritable, la Mère des vivants. Elle est le refuge des pécheurs, une avocate toujours prête à intercéder pour nous, étant un coeur de femme et un coeur de mère. Et, outre tous les privilèges qu'elle a reçus, il y a la prérogative suprême : le droit de grâce. Le Verbe de Dieu, étant l'idéal des fils, doit saisir dans chaque requête de sa mère une occasion nouvelle de lui témoigner sa reconnaissance.

Dès lors, il faut passer par Marie pour aller au ciel. Son intercession est toute-puissante : c'est dire due ses prières sont des ordres pour Dieu. Elle est donc Médiatrice universelle. Souveraine des élus, Corédemptrice. Elle est la Reine du Ciel. Le culte qui lui est rendu n'est pas un culte absolu de latrie. mais c'est un culte d'hyperdoulie. Elle a dû posséder une très ample connaissance des vérités surnaturelles, comme conséquence des dons divins qui lui convenaient en raison de sa maternité divine. Elle a plus de part encore que le Saint-Esprit dans l'inspiration de l'Écriture. Vis-à-vis des fidèles, elle remplace Dieu.

Tout cela est l'oeuvre des Jésuites. La proclamation du dogme de l'Immaculée Conception, en 1854, a consacré leur triomphe. Mais c'est aussi la revanche du paganisme, la dévotion mariale ayant pour but et pour raison d'être de faire coopérer le principe féminin à l'oeuvre de la rédemption.

Depuis le XI° siècle, un office spécial est consacré à Marie dans les cloîtres. Il y a un jour de la semaine qui lui appartient : le samedi, porte du dimanche (Marie n'est-elle pas la porte du ciel ?). Il y a un mois tout entier qui lui est consacré. Et à la dévotion au Sacré-Coeur de Jésus va s'ajouter désormais la dévotion au Sacré-Coeur de Marie.

Ce prodigieux développement du culte de Marie a de bien faibles attaches dans la réalité historique. Le protestantisme s'en tient nécessairement à l'enseignement biblique. Il ne peut penser de la Vierge Marie autre chose que ce qu'en ont pensé Jésus-Christ et les apôtres. Rien dans les évangiles n'autorise à voir en Marie plus qu'une mère pieuse et tendre. Il nous est permis de nous incliner devant celle qui fut la mère d'un tel fils. Nous pouvons aller jusqu'à symboliser en elle les vertus idéales de la mère. Certaines communautés protestantes, en réaction contre la brutalité d'une époque qui méconnaît trop aisément la pure essence de l'amour maternel, révèrent le souvenir de Marie. Mais rien ne serait plus contraire à la pensée de Jésus que de rendre un culte à une personne de sa famille terrestre.

3.

Marie, mère de Jean-Marc.

Il est question d'elle dans Ac 12:12. Les réunions de prière de l'Église se tiennent dans sa maison, au temps où Hérode Agrippa persécute l'Église. Pierre, délivré de prison, s'y rend naturellement. Il n'y retrouvera pas « Jacques et les frères » (Ac 12:17), qui forment un autre groupe. Mais la maison de Marie est un lieu d'asile. Le « Jean surnommé Marc » dont il est question ne serait-il pas le disciple qui a recueilli chez lui la mère de Jésus ? Cette maison ne serait-elle pas celle où la Vierge a terminé sa carrière ? Marie, mère de Marc, ne serait-elle pas en réalité la mère de Jésus ? On se l'est parfois demandé. Si l'on s'en tient au sens naturel du récit, Marie, mère de Jean-Marc, était veuve. Son fils avait également l'affection de Pierre et celle de Paul. On a pensé souvent que le jardin de Gethsémané lui appartenait. On a vu en lui le jeune homme qui s'enfuit en abandonnant à ses agresseurs son vêtement de nuit (Mr 14:51 et suivant). Et on a émis sur ce sujet bien d'autres conjectures.

La maison de Marie était une vaste demeure, avec vestibule - (Ac 12:12). La tradition la place sur la colline de Sion. Un texte arabe, en 614, la mentionne parmi les endroits dignes d'être visités à Jérusalem (Rev. Bbl., 1897). La tradition y a groupé (sans avoir pour cela, d'ailleurs, des raisons particulières) les souvenirs les plus sacrés de l'Église primitive : la Cène, l'Ascension, Pentecôte. Voir MARC.

4.

Marie, mère de Jacques et de Joses.

Elle est nommée parmi les témoins de la crucifixion (Mr 15:40, Mt 27:56,61). Dans la suite du récit, Matthieu l'appelle « l'autre Marie » (Mt 28:1). Et cette « autre Marie » est bien la mère de Jacques dont il est parlé dans le récit de la résurrection (Mr 16:1, Lu 24:10). Mais dans le récit johannique, il n'est plus question d'elle : sa place est tenue par Marie de Clopas (Jn 19:25). On identifie parfois Clopas et Alphée (voir ces mots). Les deux noms correspondraient au même nom araméen : Halphaï (cf. Lightfoot, Ep. Gal, p. 256). Hégésippe (Eusèbe, H.E., III, 11:4) déclare que Siméon, frère de Jacques, était cousin du Seigneur, son père Clopas étant frère de Joseph. Mais tous ces rapprochements sont assez artificiels. On ne peut pas savoir si cette Marie est fille ou femme de Clopas. Il semble qu'elle soit désignée par Jn (Jn 19:25) comme la soeur de la mère de Jésus. Ce qui est probable, c'est que nous avons affaire en elle à la mère de Jacques et de Joses. Ce Jacques est désigné parfois (Mr 15:40) comme Jacques le Petit, par opposition au fils de Zébédée. La mention de Joses est troublante. D'après Marc les frères de Jésus étaient Jacques, Joses, Jude et Simon (Mr 6:3). Ces noms sont extrêmement répandus, d'ailleurs. Quant au nom de Marie, il était d'une fréquence qu'on a peine à concevoir. Un manuscrit de Matthieu donne aussi à la mère des fils de Zébédée le nom de Marie (Mt 27:56). Le Syr. sin. a lu dans Mr 15:40 : « Marie, fille de Jacques, mère de Joseph, et Salomé. » Et dans Mt 27:56 : « Marie, fille de Jacques et mère de Joseph. » On voit comme il est difficile de retrouver exactement les liens de parenté qui unissaient toutes ces personnes. Ce qui serait inadmissible, ce serait que « l'autre Marie » fût soeur de la mère de Jésus. Mais elle pourrait avoir été sa belle-soeur, et avoir eu des enfants qui auraient porté les mêmes noms que deux des enfants de Marie. Il n'y a toutefois aucune raison décisive pour enlever à Marie, au profit de la « mère de Jacques et de Joses », les enfants que lui attribue la plus ancienne tradition évangélique.

Quoi qu'il en soit, la « mère de Jacques et de Joses » a été la seule parente de Jésus qui ait compris sa vocation, et qui l'ait suivi.

5.

Marie-Madeleine.

Nommée Magdeleine d'après son lieu d'origine, Magdala (voir ce mot ; probablement el-Medjdel, au Nord-O, de Tibériade). Elle est mentionnée tout d'abord au chap. 8 de Luc (Lu 8:2), comme l'une des femmes qui, ayant été guéries « des mauvais esprits et des infirmités », ont assisté de leurs biens Jésus et ses disciples. La guérison de Marie-Magdeleine avait été particulièrement merveilleuse : il était sorti d'elle sept démons. Comment faut-il entendre cette expression ? Il se peut que Marie-Magdeleine ait été simplement une malade ; et si l'on veut, une grande malade. Si, véritablement, elle devait la vie à Jésus, ceci suffirait à expliquer son dévouement. Mais il se peut aussi que l'évangile fasse allusion à un état de péché. Les sept démons ne doivent pas nécessairement être pris à la lettre, comme s'il s'agissait d'un chiffre précis de maladies. Le nombre sept désigne un ensemble. Maladie, ou péché ? Il se peut qu'il y ait eu tout à la fois la maladie proprement dite et le péché. On ne voit pas que Jésus ait jamais séparé ces deux aspects de la souffrance humaine, qu'il était venu guérir. Il y voyait pareillement des manifestations de Satan. Dans le cas de Marie de Magdala, il peut y avoir eu un état morbide compliqué de troubles mentaux.

Marie, selon les évangiles, menait une existence indépendante, et elle avait de la fortune. On comprend donc que, dans la pécheresse anonyme dont parle Lu 7, la tradition ait vu de bonne heure Marie-Magdeleine. Si sa guérison a été essentiellement morale ; si, de pécheresse, elle est devenue l'ardente disciple de Jésus, attachée à lui au même titre que les Douze, ceci ne peut guère se concevoir sans une pénitence publique, semblable à celle de la pécheresse qui oignit les pieds de Jésus dans la demeure du pharisien. Et la vie de sacrifice menée par Marie-Magdeleine se conçoit mieux si, en offrant sa fortune, elle a entendu purifier des gains dont l'origine avait été impure.

Cependant, le cas de Marie-Magdeleine n'est pas unique. Il nous est dit qu'il y avait plusieurs femmes qui suivaient Jésus en l'assistant de leurs biens (Lu 8:3). Quant à l'offrande du festin, la légende a une tendance à rapporter à une personnalité notoire les gestes d'un inconnu, plutôt qu'à faire l'inverse. On peut dire à cela qu'il pouvait sembler gênant de rappeler, à propos de celle qui fut la messagère de la résurrection, un passé fort humiliant. Mais n'était-ce pas une façon de mettre en lumière l'oeuvre de la grâce ? La question reste obscure.

Marie de Magdala a accompagné Jésus dans son dernier voyage à Jérusalem, avec Marie, mère de Jacques le Petit et de Joses, Salomé, et plusieurs autres (Mr 15:40 et suivant). Elle a assisté de loin à son supplice, escortée de ses compagnes. Ensuite, elle a observé les démarches de Joseph d'Arimathée ; et, ayant regardé où on mettait le corps du Seigneur (Mr 15:47), elle est revenue quand le sabbat a été terminé, avec des aromates destinés à l'embaumement (Mr 16:1). « Il faisait encore obscur », dit Jean (Jn 20:1). Elle a donc été la première à se. rendre compte de la disparition du corps de Jésus, et c'est à elle aussi qu'il est apparu tout d'abord (Jn 20:11,17). Il ne lui a pas été permis d'approcher celui qu'elle ne devait rencontrer désormais que sur le plan spirituel (Jn 20:17) ; mais elle a reçu de lui la mission de dire à ses frères : « Je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. »

Dès lors, Marie de Magdala disparaît de l'histoire évangélique. Ce n'est pas sur son témoignage, c'est sur celui de Pierre que se fondera d'abord le récit paulinien de la Résurrection. Mais dans la légende, Marie de Magdala va jouer un rôle considérable. Selon la tradition grecque, elle aurait été la fille de la Cananéenne. Nicéphore (H.E., I, 33) raconte qu'elle est allée à Rome pour accuser Pilate, et qu'elle est morte à Éphèse. La tradition latine confond Marie de Magdala avec Marie de Béthanie. Marthe et Lazare l'accompagneront, ainsi que Trophime et Maximin, dans la barque sans voiles que la tempête jettera sur le rivage de la Provence, et la Sainte-Baume abritera les austérités de la pécheresse repentie que la dévotion populaire aime à se représenter achevant sa carrière, comme elle l'a commencée, par une expiation (cf. Faillon, Monuments inédits sur l'apostolat de sainte Marie-Madeleine en Provence ; Lacordaire, Vie de sainte Marie-Madeleine)

6.

Marie de Béthanie.

Elle et sa soeur Marthe apparaissent pour la première fois dans Luc (Lu 10:38-42). Là, Marie est assise aux pieds de Jésus, écoutant ses paroles. Mais nous ne savons pas où elle demeure : il est seulement question d'un « village ». Toutefois, il y a lieu de croire qu'il s'agit d'un endroit où Jésus a coutume de se rendre. Et on ne voit pas pourquoi ce ne serait pas Béthanie, où Marie apparaît avec la même attitude. La caractéristique des deux soeurs est d'ailleurs identique (Jn 11:1 et suivants). Mystique et contemplative, Marie ne fait guère songer à Marie-Magdeleine, avec laquelle la tradition devait un jour la confondre, et qui est une mystique, elle aussi, mais du type agissant. Jésus a eu beaucoup d'auditrices fidèles et compréhensives, et le nom de Marie était tellement répandu, que les identifications de ce genre semblent puériles. Personne n'eût songé à celle-là, si Jn 11 avait dit à propos de Marie de Béthanie : « C'était cette Marie qui avait oint de myrrhe le Seigneur et qui avait frotté ses pieds avec ses cheveux » (Jn 11:2). Plutôt que de se jeter dans des difficultés sans fin, il conviendrait sans doute de s'en tenir à la tradition de Marc (Mr 14:3-9) et Matthieu (Mt 26:6-13). On peut admettre que Jn 11:2 soit une glose de quelque lecteur, incorporée par erreur au texte de l'évangile.

D'après les deux passages parallèles de Marc et Matthieu, le festin de Béthanie eut lieu deux jours avant la Pâque, « dans la maison de Simon le lépreux ». Le récit de Jean (Jn 12:1,3) ne précise pas l'endroit du festin. C'est un repas qui est donné en l'honneur de Jésus, six jours avant la Pâque. Marthe a offert ses services, et Marie accomplit un acte de dévotion passionnée qui est très conforme à sa nature. Dans Lu 10:39, elle reste assise aux pieds de Jésus. Dans l'histoire de Lazare (Jn 11:32), elle se prosterne aux pieds du Maître. Ici, elle essuie les pieds de Jésus avec ses cheveux.

Marc et Matthieu ne parlent pas de Marie, et la femme inconnue dont ils racontent l'histoire a oint la tête du Maître : c'est l'onction royale, l'hommage d'une auditrice fidèle au Roi de l'avenir. Jésus, pour défendre celle qu'on accuse d'inutile prodigalité, dit : « Elle a oint mon corps pour ma sépulture » (Mr 14:8). Et la tradition ajoute : « Partout où cet Évangile sera prêché..., ce qu'elle a fait sera raconté en mémoire d'elle » (Mr 14:9).

7.

Les trois Maries.

Le problème des trois Maries résulte de la présence simultanée dans la tradition de trois femmes dont les gestes offrent d'étonnantes analogies : Marie de Magdala, Marie de Béthanie, et la pécheresse anonyme de Lu 7:36-50

L'enseignement catholique est formel : il y a identité entre les trois Maries. La critique indépendante a coutume d'affirmer l'existence distincte des trois Maries. L'Église catholique elle-même, d'ailleurs, a été longtemps dans l'incertitude.

Clément d'Alexandrie n'admettait qu'une Marie Poedag. , (II, 8, t. VIII, col. 430) ; par contre, Origène croyait à l'existence de trois personnes distinctes In Matth., XXXV, (t. XIII, col. 1721).

Les Constitutions Apostoliques distinguent entre la pécheresse et Marie de Béthanie (III, 6, t. I, col. 769). Tertullien les identifie (De Pudicitia, XI, t. II, col. 1001). Jérôme (Interpret. Origen. 1 Cant., Hom. I et II, t. XXIII, col. 1123, 1130 ; In Matthieu :, IV, 26,7, t. XXII, col. 191) pense qu'il y a eu deux onctions de Jésus : l'une, par une pécheresse inconnue ; l'autre, par Marie. Augustin est demeuré fort indécis. Grégoire-le-Grand, qui n'avait pas les mêmes scrupules d'historien et de psychologue, a toujours affirmé catégoriquement l'identité des trois Maries (Epist., XXV, t. LXXVII, col. 877 ; Expos, in 1 Reg., IV, 3, 13, t. LXXIX, col. 243). Son opinion a prévalu dans l'Église du Moyen âge.

La Renaissance devait faire entendre une note différente. Lefèvre d'Étaples affirma la distinction des trois Maries dans des écrits qui eurent un grand retentissement (De Maria Magdalena, Paris 1516, 1518 ; De tribus et unica Magdalena, Paris 1519). Il se déchaîna une controverse ardente. John Fisher, évêque de Rochester, écrivit pour combattre Lefèvre : De unica Magdalena libri tres (Paris 1519) ; Noël Beda le soutint (Scholastica Declaratio sententice et ritus Ecclesice de unica Magdalena, Paris 1519). La Sorbonne prit position dans le même sens, et condamna formellement, en 1521, la thèse de Lefèvre d'Étaples. Sans doute, Bossuet (Sur les trois Madeleine, éd. Migne, Paris 1856, t. V, col. 1647) penche encore à distinguer trois Maries. Mais aujourd'hui, l'accord est fait dans l'ordre liturgique. L'Office de l'Église, au 22 juillet, célèbre le souvenir de la pécheresse, de la soeur de Lazare, de la fervente amie de Jésus ressuscité.

Ceci nous montre-t-il, comme le pense Lesètre (Identité des trois Maries, Dict. Bibl, de Vigouroux, 814SS), qu'il n'existe aucune raison démonstrative contre l'unité des trois Maries ? Voyons de plus près les preuves que l'on donne en faveur de cette unité.

Jean, en présentant Marie, soeur de Marthe, comme celle qui avait précédemment oint le Sauveur, ne peut que se référer au récit de Luc (Lu 7:36,50), le seul qui ait parlé avant lui d'une onction du Sauveur. Il s'agit donc de la pécheresse.

Cette identification entraîne celle de Marie, soeur de Marthe, avec Marie-Magdeleine. Celle-ci, partout où elle apparaît dans l'Évangile (à la suite de Jésus, au Calvaire, à la Résurrection), est celle qui aime beaucoup (Lu 7:47), pour qui la meilleure part, c'est d'entendre le Seigneur (Lu 10:42), et qui, lorsqu'il s'agit de rendre témoignage à Jésus, ne se laisse arrêter par aucune crainte (Jn 12:3). Il fallait être averti pour faire de la pécheresse et de la soeur de Marthe une même personne. Mais il semble naturel d'identifier Marie-Magdeleine avec la pécheresse d'une part, et de l'autre avec la soeur de Marthe.

Si Marie-Magdeleine a eu sept démons, ceci ne la désigne pas nécessairement comme ayant été pécheresse ; mais c'est une supposition très possible, --même, probable.

En somme, la théorie admise officiellement par l'Église catholique, qui n'est pas sans soulever de grandes difficultés, se fonde avant tout sur des considérations psychologiques. Et il se peut en effet, bien que ce soit assez difficile à concevoir, que Marie de Béthanie ait été une femme de mauvaise vie. Il est très possible aussi que, parmi les sept démons dont parle l'évangile à propos de Marie de Magdala, il y ait ceux qui hantent l'âme d'une pécheresse. Mais les raisons positives de cette identification semblent bien faibles (voir plus haut, parag. 5). Luc a entendu parler de la pécheresse. Il sait qui est Marie. Il ne les identifie pas. Jn 11 a pas identifié Marie de Béthanie et Marie de Magdala. Pourtant, cette identification eût été aisée. Les qualités de l'apôtre sont-elles nécessairement celles de la contemplative, assise aux pieds de Jésus ? La messagère de la résurrection n'a-t-elle pas eu plutôt les qualités de Marthe ? On en peut disputer, mais il est au moins imprudent de confondre, contre Jean, Marie de Béthanie et Marie de Magdala. Le plus vraisemblable est qu'il y ait eu deux Maries : l'une Galiléenne, active et enthousiaste : Marie de Magdala ; l'autre, Judéenne, adoratrice recueillie du Maître. La pécheresse de Luc ne se confond ni avec l'une, ni avec l'autre.

H. M.

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Versets relatifs

    • Exode 15

      20 Alors la prophétesse Miriam, sœur d’Aaron, prend son tambourin. Toutes les femmes d’Israël la suivent en dansant au son des tambourins.

      Nombres 12

      1 Moïse a pris pour femme une Kouchite. Alors Miriam et Aaron le critiquent à cause de ce mariage.
      15 On chasse donc Miriam du camp pour une semaine. Les Israélites ne partent pas avant son retour.

      Nombres 20

      1 Toute la communauté d’Israël arrive dans le désert de Tsin pendant le premier mois, et elle s’installe à Cadès. Miriam meurt à cet endroit et on l’enterre.

      Michée 6

      4 Je t’ai fait sortir d’Égypte. Je t’ai délivré de l’esclavage. Je t’ai donné comme chefs Moïse, Aaron et Miriam, leur sœur. Est-ce que tu me reproches cela ?

      Matthieu 1

      18 Voici comment Jésus-Christ est né. Marie, sa mère, est promise en mariage à Joseph. Mais, avant d’habiter avec Joseph, Marie attend un enfant par la puissance de l’Esprit Saint.

      Matthieu 11

      3 pour demander à Jésus : « Est-ce que tu es le Messie qui doit venir ? Ou bien devons-nous en attendre un autre ? »

      Matthieu 26

      6 Jésus est à Béthanie dans la maison de Simon le lépreux.
      7 Alors, pendant le repas, une femme s’approche de lui, avec un très beau vase, plein d’un parfum très cher. Elle verse le parfum sur la tête de Jésus.
      8 Quand les disciples voient cela, ils ne sont pas contents du tout et ils disent : « Elle a gaspillé ce parfum ! Pourquoi ?
      9 On pouvait le vendre très cher et ensuite donner l’argent aux pauvres ! »
      10 Jésus entend cela et il dit : « Pourquoi est-ce que vous faites de la peine à cette femme ? Ce qu’elle a fait pour moi est une bonne action.
      11 Vous aurez toujours des pauvres avec vous, mais moi, vous ne m’aurez pas toujours.
      12 Elle a mis du parfum sur mon corps : d’avance, elle m’a préparé pour la tombe.
      13 Je vous le dis, c’est la vérité : partout où on annoncera cette Bonne Nouvelle, dans le monde entier, on racontera ce que cette femme a fait, et on se souviendra d’elle. »

      Matthieu 27

      56 Parmi elles, il y a Marie de Magdala, Marie la mère de Jacques et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée.
      61 Marie de Magdala et l’autre Marie sont là, assises en face de la tombe.

      Matthieu 28

      1 Après le sabbat, le dimanche, au lever du jour, Marie de Magdala et l’autre Marie vont voir la tombe.

      Marc 3

      20 Jésus revient à la maison. Une grande foule se rassemble de nouveau. Alors Jésus et ses disciples n’ont même pas le temps de manger !
      31 Ensuite, la mère et les frères de Jésus arrivent. Ils restent dehors et ils envoient quelqu’un dans la maison pour l’appeler.

      Marc 6

      3 Pourtant, c’est bien le charpentier, le fils de Marie, le frère de Jacques, de José, de Jude et de Simon, et ses sœurs vivent ici chez nous ! » Cela empêche les gens de Nazareth de croire en Jésus.

      Marc 14

      3 Jésus est à Béthanie, dans la maison de Simon le lépreux. Il est en train de manger. Une femme arrive, avec un très beau vase plein d’un parfum très cher, fait avec du nard pur. Elle casse le vase et elle verse le parfum sur la tête de Jésus.
      4 Alors quelques-uns des invités ne sont pas contents du tout et ils se disent entre eux : « Elle a gaspillé ce parfum ! Pourquoi ?
      5 On pouvait le vendre pour plus de 300 pièces d’argent et ensuite donner l’argent aux pauvres ! » Ils critiquent la femme.
      6 Mais Jésus leur dit : « Laissez-la tranquille ! Pourquoi est-ce que vous l’ennuyez ? Ce qu’elle a accompli pour moi est une bonne action.
      7 Vous aurez toujours des pauvres avec vous. Et vous pourrez leur faire du bien chaque fois que vous le voudrez. Mais moi, vous ne m’aurez pas toujours.
      8 Cette femme a fait ce qu’elle a pu. Elle a mis du parfum sur mon corps : d’avance, elle l’a préparé pour la tombe.
      9 Je vous le dis, c’est la vérité : partout où on annoncera la Bonne Nouvelle, dans le monde entier, on racontera ce que cette femme vient de faire et on se souviendra d’elle. »
      51 Un jeune homme suit Jésus. Il est couvert seulement d’un drap. On l’arrête,

      Marc 15

      40 Quelques femmes aussi sont là et elles regardent de loin. Parmi elles, il y a Marie de Magdala, Marie, la mère de Jacques le Jeune et de José, et Salomé.
      47 Marie de Magdala et Marie, mère de José, regardent l’endroit où on met Jésus.

      Marc 16

      1 Quand le sabbat est fini, Marie de Magdala, Marie la mère de Jacques et Salomé achètent des huiles parfumées pour aller les mettre sur le corps de Jésus.

      Luc 1

      5 Au moment où Hérode le Grand est roi de Judée, il y a un prêtre appelé Zakarie. Il fait partie de la famille d’Abia, une famille de prêtres. Sa femme appartient au clan d’Aaron et elle s’appelle Élisabeth.
      27 Il l’envoie chez une jeune fille, promise en mariage à un homme appelé Joseph. Joseph a pour ancêtre le roi David, et le nom de la jeune fille est Marie.
      28 L’ange entre chez elle et lui dit : « Réjouis-toi ! Le Seigneur Dieu t’a montré son amour d’une manière particulière. Il est avec toi. »
      30 L’ange lui dit : « N’aie pas peur, Marie ! Oui, Dieu t’a montré son amour d’une manière particulière.
      36 Écoute ! Élisabeth, qui est de ta famille, elle aussi est enceinte et elle aura un fils. Pourtant elle est vieille. On disait qu’elle ne pouvait pas avoir d’enfant, et maintenant, elle est enceinte depuis six mois !
      42 Elle dit d’une voix forte : « Dieu te bénit plus que toutes les autres femmes, et il bénit aussi l’enfant que tu portes en toi !
      46 Marie dit alors : « Oui, vraiment, le Seigneur est grand ! Je le chante !
      47 Mon cœur est dans la joie à cause de Dieu qui me sauve.
      48 Il a fait attention à moi, sa servante sans importance. Oui, à partir de maintenant, les gens de tous les temps diront mon bonheur.
      49 Le Dieu tout-puissant a fait pour moi des choses magnifiques. Son nom est saint.
      50 Il sera plein de bonté pour toujours envers ceux qui le respectent avec confiance.
      51 Il agit avec beaucoup de puissance, il chasse ceux qui ont le cœur orgueilleux.
      52 Il renverse les rois de leurs sièges, et il relève les petits.
      53 Il donne beaucoup de richesses à ceux qui ont faim, et les riches, il les renvoie les mains vides.
      54 Il vient au secours du peuple d’Israël, son serviteur. Il n’oublie pas de montrer sa bonté.
      55 Voilà ce qu’il a promis à nos ancêtres, à Abraham et à sa famille pour toujours. »

      Luc 2

      19 Marie retient tout ce qui s’est passé, elle réfléchit à cela dans son cœur.
      41 Chaque année, les parents de Jésus vont à Jérusalem pour la fête de la Pâque.
      50 Mais ses parents ne comprennent pas cette parole.

      Luc 7

      1 Quand Jésus a fini de dire tout cela aux gens, il entre dans la ville de Capernaüm.
      2 Là, il y a un officier de l’armée romaine. Cet officier a un serviteur très malade qui est mourant, et il l’aime beaucoup.
      3 Quand l’officier entend parler de Jésus, il envoie quelques anciens des Juifs pour lui demander : « Viens sauver mon serviteur ! »
      4 Les anciens arrivent auprès de Jésus, et ils le supplient en disant : « Cet homme mérite que tu fasses cela pour lui !
      5 En effet, il aime notre peuple, et c’est lui qui a fait construire notre maison de prière. »
      6 Alors Jésus va avec les anciens. Il est presque arrivé à la maison. À ce moment-là, l’officier envoie des amis pour lui dire : « Seigneur, ne te dérange pas, je ne suis pas digne que tu entres chez moi.
      7 Voilà aussi pourquoi je n’ai pas osé venir moi-même vers toi. Mais dis seulement un mot, et mon serviteur sera guéri.
      8 Moi, j’obéis à un chef et je commande à des soldats. Je dis à l’un : “Va !” et il va. Je dis à un autre : “Viens !” et il vient. Je dis à mon serviteur : “Fais ceci !” et il le fait. »
      9 Quand Jésus entend cela, il admire l’officier. Il se retourne et dit à la foule qui le suit : « Je vous le dis, même dans le peuple d’Israël, je n’ai jamais trouvé une foi aussi grande. »
      10 Les amis que l’officier romain a envoyés retournent chez lui et ils trouvent le serviteur en bonne santé.
      11 Ensuite, Jésus va dans une ville appelée Naïn. Ses disciples et une grande foule marchent avec lui.
      12 Au moment où il arrive à l’entrée de la ville, on conduit un mort au cimetière. C’est le fils unique d’une veuve. Beaucoup de gens de la ville accompagnent cette femme.
      13 Quand le Seigneur la voit, il est plein de pitié pour elle et il lui dit : « Ne pleure pas. »
      14 Il s’avance et il touche le cercueil. Les porteurs s’arrêtent. Jésus dit : « Jeune homme, réveille-toi ! C’est un ordre ! »
      15 Alors le mort s’assoit et il se met à parler. Jésus le rend à sa mère.
      16 Tous les gens sont effrayés, ils disent : « Gloire à Dieu ! Un grand prophète est arrivé chez nous ! Dieu est venu au secours de son peuple ! »
      17 Dans toute la Judée et dans les environs, on raconte ce que Jésus a fait.
      18 Les disciples de Jean vont raconter toutes ces choses à leur maître. Alors Jean appelle deux de ses disciples.
      19 Il les envoie vers le Seigneur pour lui demander : « Est-ce que tu es le Messie qui doit venir ? Ou bien devons-nous en attendre un autre ? »
      20 Les disciples arrivent auprès de Jésus et lui disent : « Jean-Baptiste nous a envoyés vers toi pour te demander : “Est-ce que tu es le Messie qui doit venir ? Ou bien devons-nous en attendre un autre ?” »
      21 À ce moment-là, Jésus guérit beaucoup de malades, d’infirmes et de gens qui ont des esprits mauvais, et il donne la vue à beaucoup d’aveugles.
      22 Ensuite, il répond aux disciples de Jean : « Allez raconter à Jean ce que vous avez vu et entendu : les aveugles voient clair, les boiteux marchent bien, les lépreux sont guéris, les sourds entendent, les morts se réveillent, les pauvres reçoivent la Bonne Nouvelle.
      23 Il est heureux, celui qui ne refuse pas de croire en moi ! »
      24 Les disciples envoyés par Jean repartent, et Jésus se met à parler de Jean aux foules qui sont là. Il leur dit : « Qu’est-ce que vous êtes allés regarder dans le désert ? Un roseau secoué par le vent ?
      25 Non ! Alors, qu’est-ce que vous êtes allés voir ? Un homme habillé de vêtements élégants ? Mais ceux qui ont de beaux vêtements et qui vivent dans la richesse habitent dans les palais des rois !
      26 Qu’est-ce que vous êtes allés voir ? Un prophète ? Oui, je vous le dis, et même plus qu’un prophète ! En effet, Jean est celui que les Livres Saints annoncent
      27 quand Dieu dit : “Je vais envoyer mon messager devant toi. Il préparera le chemin pour toi.” »
      28 Jésus ajoute : « Je vous le dis : il n’y a jamais eu un homme plus important que Jean. Pourtant, celui qui est le plus petit dans le Royaume de Dieu est plus important que lui.
      29 Tout le monde a écouté Jean, même les employés des impôts. Ils ont dit : “Dieu veut nous sauver !”, et ils ont demandé le baptême de Jean.
      30 Mais les Pharisiens et les maîtres de la loi ont refusé ce que Dieu voulait pour eux, ils n’ont pas voulu du baptême de Jean. »
      31 Jésus dit encore : « À qui est-ce que je vais comparer les gens d’aujourd’hui ? À qui ressemblent-ils ?
      32 Ils ressemblent à des enfants assis sur la place du village. Les uns crient aux autres : “Pour vous, nous avons joué un air de flûte, mais vous n’avez pas dansé ! Nous avons chanté un chant de funérailles, mais vous n’avez pas pleuré !”
      33 En effet, Jean-Baptiste est venu, il ne mange pas de pain, il ne boit pas de vin, et vous dites : “Il est fou !”
      34 Le Fils de l’homme est venu, il mange et il boit, et vous dites : “Regardez ! Cet homme pense seulement à manger et à boire ! Il est l’ami des pécheurs et des employés des impôts !”
      35 Mais tous ceux qui acceptent la sagesse de Dieu reconnaissent qu’elle agit bien. »
      36 Un Pharisien invite Jésus à manger avec lui. Jésus entre dans la maison du Pharisien et il se met à table.
      37 À ce moment-là, une femme de la ville arrive, c’est une prostituée. Elle a appris que Jésus est dans la maison du Pharisien. Elle apporte un très beau vase, plein de parfum,
      38 et elle se place derrière Jésus, à ses pieds. Elle pleure. Elle se met à mouiller les pieds de Jésus avec ses larmes. Ensuite, elle les essuie avec ses cheveux, elle les embrasse et elle verse du parfum dessus.
      39 Le Pharisien qui a invité Jésus voit cela. Il se dit : « Cet homme n’est sûrement pas un prophète ! En effet, la femme qui le touche est une prostituée, et il ne le sait pas ! »
      40 Alors Jésus dit au Pharisien : « Simon, j’ai quelque chose à te dire. » Le Pharisien répond : « Parle, maître. »
      41 Jésus dit : « Quelqu’un a prêté de l’argent à deux hommes. L’un des deux lui doit 500 pièces d’argent, et l’autre 50,
      42 mais ils ne peuvent pas rembourser. Alors celui qui a prêté l’argent supprime leur dette à tous les deux. Quel est celui qui l’aimera le plus ? »
      43 Simon répond : « À mon avis, c’est celui à qui il a supprimé la plus grosse dette. » Jésus lui dit : « Tu as raison. »
      44 Puis il se tourne vers la femme, et il dit à Simon : « Tu vois cette femme ? Je suis entré dans ta maison, et tu ne m’as pas versé d’eau sur les pieds. Mais elle, elle m’a mouillé les pieds avec ses larmes et elle les a essuyés avec ses cheveux.
      45 Tu ne m’as pas embrassé, mais elle, depuis qu’elle est entrée, elle m’embrasse sans cesse les pieds.
      46 Tu n’as pas versé de parfum sur ma tête, mais elle, elle a versé du parfum sur mes pieds.
      47 C’est pourquoi je te dis une chose : ses nombreux péchés sont pardonnés, et c’est pour cela qu’elle a montré beaucoup d’amour. Mais celui à qui on pardonne peu montre peu d’amour. »
      48 Et Jésus dit à la femme : « Tes péchés sont pardonnés. »
      49 Ceux qui mangent avec lui se mettent à penser : « Qui est cet homme ? Il ose même pardonner les péchés ! »
    • Exode 15

      20 Et Marie, la prophétesse, soeur d'Aaron, prit un tambourin en sa main, et toutes les femmes sortirent après elle, avec des tambourins et en choeurs ;

      Nombres 12

      1 Marie et Aaron parlèrent contre Moïse à l'occasion de la femme éthiopienne qu'il avait prise, car il avait pris une femme éthiopienne.
      15 Et Marie demeura exclue hors du camp sept jours ; et le peuple ne partit pas jusqu'à ce que Marie eût été recueillie.

      Nombres 20

      1 Et les fils d'Israël, toute l'assemblée, vinrent au désert de Tsin, le premier mois ; et le peuple habita à Kadès ; et Marie mourut là, et y fut enterrée.

      Michée 6

      4 Car je t'ai fait monter du pays d'Égypte, et je t'ai racheté de la maison de servitude ; et j'ai envoyé devant toi Moïse, Aaron et Marie.

      Matthieu 1

      18 Or la naissance de Jésus Christ arriva ainsi : sa mère, Marie, étant fiancée à Joseph, avant qu'ils fussent ensemble, se trouva enceinte par l'Esprit Saint.

      Matthieu 11

      3 Es-tu celui qui vient, ou devons-nous en attendre un autre ?

      Matthieu 26

      6 Et comme Jésus était à Béthanie dans la maison de Simon le lépreux,
      7 une femme, ayant un vase d'albâtre plein d'un parfum de grand prix, vint à lui et le répandit sur sa tête comme il était à table.
      8 Et les disciples, le voyant, en furent indignés, disant : A quoi bon cette perte ?
      9 Car ce parfum aurait pu être vendu pour une forte somme, et être donné aux pauvres.
      10 Et Jésus, le sachant, leur dit : Pourquoi donnez-vous du déplaisir à cette femme ? car elle a fait une bonne oeuvre envers moi ;
      11 car vous avez toujours les pauvres avec vous, mais moi, vous ne m'avez pas toujours ;
      12 car cette femme, en répandant ce parfum sur mon corps, l'a fait pour ma sépulture.
      13 vérité, je vous dis : En quelque lieu que cet évangile soit prêché dans le monde entier, on parlera aussi de ce que cette femme a fait, en mémoire d'elle.

      Matthieu 27

      56 entre lesquelles étaient Marie de Magdala, et Marie, la mère de Jacques et de Joses, et la mère des fils de Zébédée.
      61 Et Marie de Magdala et l'autre Marie étaient là, assises vis-à-vis du sépulcre.

      Matthieu 28

      1 Or, sur le tard, le jour du sabbat, au crépuscule du premier jour de la semaine, Marie de Magdala et l'autre Marie vinrent voir le sépulcre.

      Marc 3

      20 Et ils viennent à la maison ; et la foule s'assemble de nouveau, en sorte qu'ils ne pouvaient pas même manger leur pain.
      31 Ses frères et sa mère donc viennent ; et se tenant dehors, ils l'envoyèrent appeler ;

      Marc 6

      3 Celui-ci n'est-il pas le charpentier, le fils de Marie, et le frère de Jacques et de Joses et de Jude et de Simon ; et ses soeurs ne sont-elles pas ici auprès de nous ? Et ils étaient scandalisés en lui.

      Marc 14

      3 Et comme il était à Béthanie dans la maison de Simon le lépreux, et qu'il était à table, une femme vint, ayant un vase d'albâtre plein d'un parfum de nard pur et de grand prix ; et, ayant brisé le vase, elle le répandit sur sa tête.
      4 Et quelques-uns étaient là, qui s'indignaient en eux-mêmes et disaient : A quoi bon la perte de ce parfum ?
      5 Car ce parfum aurait pu être vendu plus de trois cents deniers, et être donné aux pauvres ; et ils la reprenaient vivement.
      6 Mais Jésus dit : Laissez-là ; pourquoi lui donnez-vous du déplaisir ? Elle a fait une bonne oeuvre envers moi ;
      7 car vous avez toujours les pauvres avec vous, et quand vous voudrez, vous pourrez leur faire du bien ; mais moi, vous ne m'avez pas toujours.
      8 Ce qui étaient en son pouvoir, elle l'a fait ; elle a anticipé le moment d'oindre mon corps pour ma sépulture.
      9 Et en vérité, je vous dis : en quelque lieu que cet évangile soit prêché dans le monde entier, on parlera aussi de ce que cette femme a fait, en mémoire d'elle.
      51 Et un certain jeune homme le suivit, enveloppé d'une toile de fin lin sur le corps nu ; et ils le saisissent ;

      Marc 15

      40 Et il y avait aussi des femmes qui regardaient de loin, entre lesquelles étaient aussi Marie de Magdala, et Marie, la mère de Jacques le mineur et de Joses, et Salomé,
      47 Et Marie de Magdala, et Marie, la mère de Joses, regardaient où on le mettait.

      Marc 16

      1 Et le sabbat étant passé, Marie de Magdala, et Marie, la mère de Jacques, et Salomé, achetèrent des aromates pour venir l'embaumer.

      Luc 1

      5 Aux jours d'Hérode, roi de Judée, il y avait un certain sacrificateur, nommé Zacharie, de la classe d'Abia ; et sa femme était des filles d'Aaron, et son nom était Élisabeth.
      27 à une vierge, fiancée à un homme dont le nom était Joseph, de la maison de David ; et le nom de la vierge était Marie.
      28 Et l'ange étant entré auprès d'elle, dit : Je te salue, toi que Dieu fait jouir de sa faveur ! Le Seigneur est avec toi ; tu es bénie entre les femmes.
      30 Et l'ange lui dit : Ne crains pas, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu.
      36 Et voici, Élisabeth ta parente, elle aussi a conçu un fils dans sa vieillesse, et c'est ici le sixième mois pour celle qui était appelée stérile ;
      42 elle s'écria à haute voix et dit : Tu es bénie entre les femmes, et béni est le fruit de ton ventre !
      46 Et Marie dit : Mon âme magnifie le Seigneur,
      47 et mon esprit s'est réjoui en Dieu mon Sauveur,
      48 car il a regardé l'humble état de son esclave ; car voici, désormais toutes les générations me diront bienheureuse ;
      49 car le Puissant m'a fait de grandes choses, et son nom est saint ;
      50 et sa miséricorde est de générations en générations sur ceux qui le craignent.
      51 a agi puissamment par son bras ; il a dispersé les orgueilleux dans la pensée de leur coeur ;
      52 il a fait descendre les puissants de leurs trônes, et il a élevé les petits ;
      53 il a rempli de biens ceux qui avaient faim, et il a renvoyé les riches à vide ;
      54 il a pris la cause d'Israël, son serviteur, pour se souvenir de sa miséricorde
      55 selon qu'il avait parlé à nos pères) envers Abraham et envers sa semence, à jamais.

      Luc 2

      19 Et Marie gardait toutes ces choses par devers elle, les repassant dans son coeur.
      41 Et ses parents allaient chaque année à Jérusalem, à la fête de Pâque.
      50 Et ils ne comprirent pas la parole qu'il leur disait.

      Luc 7

      1 Or, quand il eut achevé tous ses discours, le peuple l'entendant, il entra dans Capernaüm.
      2 Et l'esclave d'un certain centurion, à qui il était fort cher, était malade et s'en allait mourir.
      3 Et ayant ouï parler de Jésus, il envoya vers lui des anciens des Juifs, le priant de venir sauver son esclave.
      4 Et étant venus à Jésus, ils le priaient instamment, disant : Il est digne que tu lui accordes cela,
      5 car il aime notre nation et nous a lui-même bâti la synagogue.
      6 Et Jésus alla avec eux. Et déjà comme il n'était plus guère loin de la maison, le centurion envoya des amis vers lui, lui disant : Seigneur, ne te donne pas de fatigue, car je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit ;
      7 c'est pourquoi je ne me suis pas cru digne moi-même non plus d'aller vers toi ; mais dis une parole et mon serviteur sera guéri.
      8 Car moi aussi, je suis un homme placé sous l'autorité d'autrui, ayant sous moi des soldats ; et je dis à l'un : Va, et il va ; et à un autre : Viens, et il vient ; et à mon esclave : Fais cela, et il le fait.
      9 Et Jésus, ayant entendu ces choses, l'admira ; et se tournant vers la foule qui le suivait, il dit : Je vous dis que je n'ai pas trouvé, même en Israël, une si grande foi.
      10 Et ceux qui avaient été envoyés, s'en étant retournés à la maison, trouvèrent bien portant l'esclave malade.
      11 Et le jour suivant, il arriva que Jésus allait à une ville appelée Naïn, et plusieurs de ses disciples et une grande foule allaient avec lui.
      12 Et comme il approchait de la porte de la ville, voici, on portait dehors un mort, fils unique de sa mère, et elle était veuve ; et une foule considérable de la ville était avec elle.
      13 Et le Seigneur, la voyant, fut ému de compassion envers elle et lui dit : Ne pleure pas.
      14 Et s'approchant, il toucha la bière ; et ceux qui la portaient s'arrêtèrent ; et il dit : Jeune homme, je te dis, lève-toi.
      15 Et le mort se leva sur son séant, et commença à parler ; et il le donna à sa mère.
      16 Et ils furent tous saisis de crainte, et ils glorifiaient Dieu, disant : Un grand prophète a été suscité parmi nous, et Dieu a visité son peuple.
      17 Et le bruit de ce fait se répandit à son sujet dans toute la Judée et dans le pays d'alentour.
      18 Et les disciples de Jean lui rapportèrent toutes ces choses.
      19 Et ayant appelé deux de ses disciples, Jean les envoya vers Jésus, disant : Es-tu celui qui vient, ou devons-nous en attendre un autre ?
      20 Et les hommes, étant venus à lui, dirent : Jean le baptiseur nous a envoyés auprès de toi, disant : Es-tu celui qui vient, ou devons-nous en attendre un autre ?
      21 (En cette heure-là, il guérit plusieurs personnes de maladies et de fléaux et de mauvais esprits, et il donna la vue à plusieurs aveugles)
      22 Et Jésus, répondant, leur dit : Allez, et rapportez à Jean les choses que vous avez vues et entendues : que les aveugles recouvrent la vue, que les boiteux marchent, que les lépreux sont rendus nets, que les sourds entendent, que les morts ressuscitent, et que l'évangile est annoncé aux pauvres.
      23 Et bienheureux est quiconque n'aura pas été scandalisé en moi.
      24 Et lorsque les messagers de Jean s'en furent allés, il se mit à dire de Jean aux foules : Qu'êtes-vous allés voir au désert ? Un roseau agité par le vent ?
      25 Mais qu'êtes-vous allés voir ? Un homme vêtu de vêtements précieux ? Voici, ceux qui sont vêtus magnifiquement et qui vivent dans les délices, sont dans les palais des rois.
      26 Mais qu'êtes-vous allés voir ? Un prophète ? Oui, vous dis-je, et plus qu'un prophète.
      27 C'est ici celui dont il est écrit :" Voici, j'envoie mon messager devant ta face, lequel préparera ton chemin devant toi " ;
      28 car je vous dis : Parmi ceux qui sont nés de femme, il n'y a aucun prophète plus grand que Jean le baptiseur ; mais le moindre dans le royaume de Dieu est plus grand que lui.
      29 (Et tout le peuple qui entendait cela, et les publicains, justifiaient Dieu, ayant été baptisés du baptême de Jean ;
      30 mais les pharisiens et les docteurs de la loi rejetaient contre eux-mêmes le conseil de Dieu, n'ayant pas été baptisés par lui.)
      31 A qui donc comparerai-je les hommes de cette génération, et à qui ressemblent-ils ?
      32 Ils sont semblables à des petits enfants qui sont assis au marché et qui crient les uns aux autres et disent : Nous vous avons joué de la flûte et vous n'avez pas dansé ; nous vous avons chanté des complaintes et vous n'avez pas pleuré.
      33 Car Jean le baptiseur est venu, ne mangeant pas de pain et ne buvant pas de vin, et vous dites : Il a un démon.
      34 Le fils de l'homme est venu, mangeant et buvant, et vous dites : Voici un mangeur et un buveur, un ami des publicains et des pécheurs.
      35 Et la sagesse a été justifiée par tous ses enfants.
      36 Et un des pharisiens le pria de manger avec lui. Et entrant dans la maison du pharisien, il se mit à table.
      37 Et voici, une femme dans la ville, qui était une pécheresse, et qui savait qu'il était à table dans la maison du pharisien, apporta un vase d'albâtre plein de parfum ;
      38 et se tenant derrière à ses pieds, et pleurant, elle se mit à les arroser de ses larmes, et elle les essuyait avec les cheveux de sa tête, et couvrait ses pieds de baisers, et les oignait avec le parfum.
      39 Et le pharisien qui l'avait convié, voyant cela, dit en lui-même : Celui-ci, s'il était prophète, saurait qui et quelle est cette femme qui le touche, car c'est une pécheresse.
      40 Et Jésus, répondant, lui dit : Simon, j'ai quelque chose à te dire. Et il dit : Maître, dis-le.
      41 Un créancier avait deux débiteurs : l'un lui devait cinq cents deniers, et l'autre cinquante ;
      42 et comme ils n'avaient pas de quoi payer, il quitta la dette à l'un et à l'autre. Dis donc lequel des deux l'aimera le plus.
      43 Et Simon, répondant, dit : J'estime que c'est celui à qui il a été quitté davantage. Et il lui dit : Tu as jugé justement.
      44 Et se tournant vers la femme, il dit à Simon : Vois-tu cette femme ? Je suis entré dans ta maison ; tu ne m'as pas donné d'eau pour mes pieds, mais elle a arrosé mes pieds de ses larmes et les a essuyés avec ses cheveux.
      45 Tu ne m'as pas donné de baiser ; mais elle, depuis que je suis entré, n'a pas cessé de couvrir mes pieds de baisers.
      46 Tu n'as pas oint ma tête d'huile, mais elle a oint mes pieds avec un parfum.
      47 C'est pourquoi je te dis : Ses nombreux péchés sont pardonnés, car elle a beaucoup aimé ; mais celui à qui il est peu pardonné, aime peu.
      48 Et il dit à la femme : Tes péchés sont pardonnés.
      49 Et ceux qui étaient à table avec lui, se mirent à dire en eux-mêmes : Qui est celui-ci qui même pardonne les péchés ?
    • Exode 15

      20 Et Marie, la prophétesse, soeur d'Aaron, prit dans sa main le tambourin, et toutes les femmes sortirent après elle, avec des tambourins et en dansant.

      Nombres 12

      1 Or Marie et Aaron parlèrent contre Moïse, au sujet de la femme éthiopienne qu'il avait prise ; car il avait pris une femme éthiopienne.
      15 Ainsi Marie fut enfermée sept jours hors du camp ; et le peuple ne partit point, jusqu'à ce que Marie y eût été reçue.

      Nombres 20

      1 Or, les enfants d'Israël, toute l'assemblée, arrivèrent au désert de Tsin, au premier mois, et le peuple s'arrêta à Kadès ; et Marie mourut là, et y fut ensevelie.

      Michée 6

      4 Car je t'ai fait monter du pays d'Égypte, je t'ai racheté de la maison de servitude, et j'ai envoyé devant toi Moïse, Aaron et Marie.

      Matthieu 1

      18 Or, la naissance de Jésus-Christ arriva ainsi : Marie, sa mère, ayant été fiancée à Joseph, se trouva enceinte par la vertu du Saint-Esprit, avant qu'ils eussent été ensemble.

      Matthieu 11

      3 Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ?

      Matthieu 26

      6 Et Jésus étant à Béthanie, dans la maison de Simon le lépreux,
      7 Une femme s'approcha de lui, ayant un vase d'albâtre plein d'un parfum de grand prix, et le lui répandit sur la tête pendant qu'il était à table.
      8 Et ses disciples, voyant cela, en furent indignés et dirent : A quoi bon cette perte ?
      9 Car on pouvait vendre bien cher ce parfum, et en donner l'argent aux pauvres.
      10 Mais Jésus, connaissant cela, leur dit : Pourquoi faites-vous de la peine à cette femme ? car elle a fait une bonne action à mon égard.
      11 Vous aurez toujours des pauvres avec vous ; mais vous ne m'aurez pas toujours ;
      12 Et si elle a répandu ce parfum sur mon corps, elle l'a fait pour ma sépulture.
      13 Je vous dis en vérité que, dans tous les endroits du monde où cet Évangile sera prêché, ce qu'elle a fait sera aussi raconté, en mémoire d'elle.

      Matthieu 27

      56 Entre lesquelles étaient Marie de Magdala, et Marie, mère de Jacques et de Joses, et la mère des fils de Zébédée.
      61 Et Marie de Magdala et l'autre Marie étaient là assises vis-à-vis du sépulcre.

      Matthieu 28

      1 Après le sabbat, à l'aube du premier jour de la semaine, Marie de Magdala et l'autre Marie vinrent pour voir le sépulcre.

      Marc 3

      20 Puis ils retournèrent à la maison ; et une multitude s'y assembla encore, de sorte qu'ils ne pouvaient pas même prendre leur repas.
      31 Ses frères et sa mère arrivèrent donc, et se tenant dehors ils l'envoyèrent appeler ; et la multitude était assise autour de lui.

      Marc 6

      3 N'est-ce pas là le charpentier, le fils de Marie, le frère de Jacques, de Joses, de Jude et de Simon ? Ses soeurs ne sont-elles pas ici parmi nous ? Et ils se scandalisaient à son sujet.

      Marc 14

      3 Et Jésus étant à Béthanie, à table, dans la maison de Simon le lépreux, une femme vint à lui avec un vase d'albâtre, plein d'un parfum de nard pur et de grand prix, qu'elle lui répandit sur la tête, ayant rompu le vase.
      4 Et quelques-uns en furent indignés en eux-mêmes, et dirent : Pourquoi perdre ainsi ce parfum ?
      5 Car on pouvait le vendre plus de trois cents deniers, et les donner aux pauvres. Ainsi ils murmuraient contre elle.
      6 Mais Jésus dit : Laissez-la ; pourquoi lui faites-vous de la peine ? Elle a fait une bonne action à mon égard.
      7 Car vous aurez toujours des pauvres avec vous ; et toutes les fois que vous voudrez, vous pourrez leur faire du bien ; mais vous ne m'aurez pas toujours.
      8 Elle a fait ce qui était en son pouvoir ; elle a embaumé par avance mon corps pour ma sépulture.
      9 Je vous dis en vérité, que dans tous les endroits du monde où cet évangile sera prêché, ce qu'elle a fait sera aussi raconté en mémoire d'elle.
      51 Et un jeune homme le suivait, enveloppé seulement d'une étoffe légère ; et les jeunes gens le prirent.

      Marc 15

      40 Il y avait aussi des femmes qui regardaient de loin, parmi lesquelles étaient Marie de Magdala, et Marie, mère de Jacques le petit et de Joses, et Salomé,
      47 Et Marie de Magdala et Marie, mère de Joses, regardaient où on le mettait.

      Marc 16

      1 Après que le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques, et Salomé, achetèrent des aromates pour venir embaumer le corps.

      Luc 1

      5 Au temps d'Hérode, roi de Judée, il y avait un sacrificateur nommé Zacharie, du rang d'Abia ; sa femme était de la race d'Aaron, et elle s'appelait Élisabeth.
      27 appelée Nazareth, à une vierge fiancée à un homme nommé Joseph, de la maison de David ; et cette vierge s'appelait Marie.
      28 Et l'ange étant entré auprès d'elle, lui dit : Je te salue, toi qui as été reçue en grâce ; le Seigneur est avec toi ; tu es bénie entre les femmes.
      30 Alors l'ange lui dit : Marie, ne crains point, car tu as trouvé grâce devant Dieu.
      36 Et voilà, Élisabeth ta parente a aussi conçu un fils en sa vieillesse ; et c'est ici le sixième mois de celle qui était appelée stérile.
      42 Et élevant la voix, elle s'écria : Tu es bénie entre les femmes, et le fruit de ton sein est béni.
      46 Alors Marie dit : Mon âme magnifie le Seigneur,
      47 Et mon esprit se réjouit en Dieu mon Sauveur ;
      48 Parce qu'il a regardé la bassesse de sa servante. Et voici désormais tous les âges me diront bienheureuse.
      49 Car le Tout-Puissant m'a fait de grandes choses ; son nom est saint ;
      50 Et sa miséricorde s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent.
      51 Il a déployé la force de son bras ; il a dissipé les desseins que les orgueilleux formaient dans leur coeur ;
      52 Il a détrôné les puissants, et il a élevé les petits ;
      53 Il a rempli de biens ceux qui avaient faim, et il a renvoyé les riches à vide.
      54 Il a pris en sa protection Israël son serviteur ;
      55 Et comme il en avait parlé à nos pères, il s'est souvenu de sa miséricorde envers Abraham et sa postérité pour toujours.

      Luc 2

      19 Et Marie conservait toutes ces choses, les repassant dans son coeur.
      41 Or, son père et sa mère allaient tous les ans à Jérusalem, à la fête de Pâque.
      50 Mais ils ne comprirent point ce qu'il leur disait.

      Luc 7

      1 Après que Jésus eut achevé tous ces discours devant le peuple qui l'écoutait, il entra dans Capernaüm.
      2 Or, le serviteur d'un centenier, auquel il était fort cher, étant malade, allait mourir.
      3 Et le centenier ayant entendu parler de Jésus, envoya vers lui des anciens des Juifs, pour le prier de venir guérir son serviteur.
      4 Ceux-ci étant donc venus vers Jésus, le prièrent instamment, disant : Il est digne que tu lui accordes cela ; car il aime notre nation,
      5 Et c'est lui qui nous a fait bâtir la synagogue.
      6 Jésus donc s'en alla avec eux. Et comme déjà il n'était plus loin de la maison, le centenier envoya vers lui des amis, lui dire : Seigneur, ne t'incommode point, car je ne mérite pas que tu entres sous mon toit.
      7 C'est pourquoi je ne me suis pas jugé digne moi-même d'aller vers toi ; mais dis une parole, et mon serviteur sera guéri.
      8 Car, quoique je sois un homme soumis à la puissance d'autrui, j'ai sous moi des soldats ; et je dis à l'un : Va, et il va ; et à l'autre : Viens, et il vient ; et à mon serviteur : Fais ceci, et il le fait.
      9 Jésus ayant entendu cela, admira le centenier et se tournant, il dit à la troupe qui le suivait : Je vous dis que je n'ai pas trouvé une si grande foi, même en Israël.
      10 Et quand ceux qui avaient été envoyés furent de retour à la maison, ils trouvèrent le serviteur qui avait été malade, se portant bien.
      11 Le jour suivant, Jésus allait à une ville appelée Naïn, et plusieurs de ses disciples et une grande troupe allaient avec lui.
      12 Et comme il approchait de la porte de la ville, voici on portait en terre un mort, fils unique de sa mère, qui était veuve, et il y avait avec elle un grand nombre de gens de la ville.
      13 Et le Seigneur l'ayant vue, fut touché de compassion pour elle, et lui dit : Ne pleure point.
      14 Et s'étant approché, il toucha la bière, et ceux qui la portaient s'arrêtèrent ; et il dit : Jeune homme, je te le dis, lève-toi.
      15 Et le mort s'assit et commença à parler. Et Jésus le rendit à sa mère.
      16 Et la crainte les saisit tous, et ils glorifièrent Dieu, en disant : Un grand prophète s'est élevé parmi nous, et Dieu a visité son peuple.
      17 Et ce propos se répandit par toute la Judée, et dans tout le pays d'alentour.
      18 Or, toutes ces choses furent rapportées à Jean par ses disciples.
      19 Et Jean appela deux de ses disciples et les envoya vers Jésus, pour lui dire : Es-tu celui qui devait venir, ou devons-nous en attendre un autre ?
      20 Ces hommes donc, étant venus vers Jésus, lui dirent : Jean-Baptiste nous a envoyés vers toi, pour te dire : Es-tu celui qui devait venir, ou devons-nous en attendre un autre ?
      21 Or, à cette même heure, Jésus guérit plusieurs personnes de leurs maladies, de leurs infirmités et des malins esprits, et il rendit la vue à plusieurs aveugles.
      22 Puis répondant, il leur dit : Allez, et rapportez à Jean ce que vous avez vu et entendu ; que les aveugles recouvrent la vue, les boiteux marchent, les lépreux sont nettoyés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, l'évangile est annoncé aux pauvres,
      23 Et heureux est celui qui ne se scandalise pas à mon sujet.
      24 Ceux que Jean avait envoyés étant partis, Jésus se mit à dire au peuple au sujet de Jean : Qu'êtes-vous allés voir au désert ? Un roseau agité du vent ?
      25 Mais qu'êtes-vous allés voir ? Un homme vêtu d'habits précieux ? Voilà, ceux qui sont magnifiquement vêtus, et qui vivent dans les délices, sont dans les maisons des rois.
      26 Mais qu'êtes-vous allés voir ? Un prophète ? Oui, vous dis-je, et plus qu'un prophète.
      27 C'est celui de qui il est écrit : Voici, j'envoie mon messager devant ta face, qui préparera le chemin devant toi.
      28 Car je vous dis qu'entre ceux qui sont nés de femme, il n'y a point de prophète plus grand que Jean-Baptiste ; et cependant, le plus petit dans le royaume de Dieu est plus grand que lui.
      29 Et tout le peuple qui l'a entendu, et les péagers, ont justifié Dieu, ayant été baptisés du baptême de Jean.
      30 Mais les pharisiens et les docteurs de la loi, ne s'étant pas fait baptiser par lui, ont rejeté pour leur perte le dessein de Dieu.
      31 Alors le Seigneur dit : A qui donc comparerai-je les hommes de cette génération, et à qui ressemblent-ils ?
      32 Ils ressemblent aux enfants assis dans la place publique, et qui crient les uns aux autres, et disent : Nous vous avons joué de la flûte, et vous n'avez point dansé, nous nous sommes lamentés, et vous n'avez point pleuré.
      33 Car Jean-Baptiste est venu, ne mangeant point de pain, et ne buvant point de vin ; et vous dites : Il a un démon.
      34 Le Fils de l'homme est venu, mangeant et buvant ; et vous dites : Voilà un mangeur et un buveur, un ami des péagers et des gens de mauvaise vie.
      35 Mais la sagesse a été justifiée par tous ses enfants.
      36 Un pharisien ayant prié Jésus de manger chez lui, il entra dans la maison du pharisien, et se mit à table.
      37 Et une femme de la ville, qui était de mauvaise vie, ayant su qu'il était à table dans la maison du pharisien, y apporta un vase d'albâtre, plein de parfum.
      38 Et se tenant derrière, aux pieds de Jésus en pleurant, elle se mit à lui arroser les pieds de ses larmes, et elle les essuyait avec les cheveux de sa tête ; elle lui baisait les pieds, et les oignait de parfum.
      39 Le pharisien qui l'avait convié, voyant cela, dit en lui-même : Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et qu'elle est de mauvaise vie.
      40 Alors Jésus, prenant la parole, lui dit : Simon, j'ai quelque chose à te dire. Et il lui répondit : Maître, dis-le.
      41 Un créancier avait deux débiteurs, l'un devait cinq cents deniers, et l'autre cinquante.
      42 Et comme ils n'avaient pas de quoi payer, il leur remit à tous deux leur dette. Dis-moi donc, lequel des deux l'aimera le plus ?
      43 Simon répondit : J'estime que c'est celui à qui il a le plus remis. Jésus lui dit : Tu as fort bien jugé.
      44 Alors, se tournant vers la femme, il dit à Simon : Vois-tu cette femme ? Je suis entré dans ta maison, et tu ne m'as point donné d'eau pour me laver les pieds ; mais elle a arrosé mes pieds de larmes, et les a essuyés avec ses cheveux.
      45 Tu ne m'as point donné de baiser ; mais elle, depuis que je suis entré, n'a cessé de me baiser les pieds.
      46 Tu n'as pas oint ma tête d'huile ; mais elle a oint mes pieds d'une huile odoriférante.
      47 C'est pourquoi je te le dis, ses péchés, qui sont en grand nombre, lui ont été pardonnés ; car elle a beaucoup aimé ; mais celui à qui on pardonne peu, aime peu.
      48 Puis il dit à la femme : Tes péchés te sont pardonnés.
      49 Et ceux qui étaient à table avec lui se mirent à dire en eux-mêmes : Qui est celui-ci, qui même pardonne les péchés ?
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