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MARTHE

Nom araméen (Martha, fém. de Mâréh =Maître, ou Seigneur, dans l'aram, de Da 2:47 5:23) ; absent de l'A.T., mais fréquent dans le Talmud comme nom propre féminin. Plutarque cite une Martha, prophétesse syrienne ; dans les papyrus les Martha sont nombreuses (engagement d'une nourrice, acquit d'une dette, en 14 et en 10 av. J. -C) ; vers l'an 100 av. J. -C, une Juive de la grande île de Délos s'appelait Marthinè, adaptation probable du nom de Marthe en pays grec.

Marthe paraît dans le N.T. en trois circonstances : Lu 10:38,42, Jn 11:1-30 12:1,8. Soeur de Marie et de Lazare, elle habitait Béthanie près de Jérusalem (Jn 11:1-18) et Jésus s'arrêtait souvent chez elle (Jn 12:1), pour un repas (Lu 10:38) ou pour la nuit (Mt 21:17). Elle était certainement l'aînée : (Lu 10:38) si une fois elle est nommée la seconde (Jn 11:1), c'est lorsque l'attention est ramenée sur Marie qui avait oint le Seigneur (Jn 11:2) ; mais habituellement elle est nommée la première (Jn 11:5,19). On a parfois supposé que Marthe était veuve, épouse ou fille de Simon le lépreux, chez qui aurait eu lieu une « onction de Béthanie » (Mt 26:6) ; hypothèse peu vraisemblable (voir Simon, parag. 8).

Les différents récits présentent en tout cas Marthe comme maîtresse de maison (Lu 10:38, Jn 11:20) et, selon la coutume orientale, c'est elle qui servait à table (Lu 10:40, Jn 12:2).

Lu 10:38-42.

On a souvent opposé Marthe, l'active, à Marie, la contemplative, pour conclure que la « bonne part » (Lu 10:42) choisie par Marie était la contemplation. C'est oublier que Luc place cet incident, aussitôt après la parabole du bon Samaritain (Lu 10:30-37), comme correctif et avertissement pour ceux qui, préoccupés d'imiter le Samaritain, négligeraient la prière et l'adoration. Calvin (Comment.) écrit : « Saint Luc dit que Marie était aux pieds de Jésus. Veut-il dire qu'elle n'a fait autre chose de sa vie ? Mais au contraire, le Seigneur nous commande de tellement distribuer le temps que celui qui désire profiter de l'école de Christ ne soit point toujours auditeur oisif, mais qu'il mette en oeuvre et pratique ce qu'il aura appris. Car il y a temps d'ouïr et temps de faire et de mettre la main à la besogne. » Absorbée par les soins du ménage, Marthe s'offusque de voir Marie assise aux pieds de Jésus. Elle s'agite parce qu'elle doit être à la fois à la table et à la cuisine, puisque sa soeur « la laisse servir toute seule ». Comme le Maître ne semble pas attacher l'importance qu'il convient à son activité, elle le rappelle à l'ordre : « Cela ne te fait-il donc rien que ma soeur me laisse servir toute seule ? » Puis elle commande : « Dis-lui donc de m'aider ! » Nature active, peu désireuse de passer inaperçue, assez vive, peut-être un peu jalouse, Marthe remet chacun à sa place. Avec douceur : « Marthe, Marthe... », répétition affectueuse, car « Jésus aimait Marthe et sa soeur et Lazare » (Jn 11:5), mais avec fermeté il lui reproche, non son activité, mais son agitation : elle donne trop d'importance aux préparatifs du repas, la VI° spirituelle étant malgré tout la chose essentielle, la seule indispensable. En résumé, (1) elle aurait mieux fait de traiter Jésus en ami, sans cérémonie, et non comme un hôte de marque à qui l'on doit un repas de choix ; (2) les besognes d'une réception exagérée empêchent Marthe de profiter de la visite et de suivre la conversation de Jésus ; (3) par son agitation et ses réprimandes, sans le savoir elle se recherche elle-même, critique son Maître et sa soeur et crée une atmosphère défavorable aux entretiens intimes et profonds. Complication inutile, négligence de la vie intérieure, esprit de jugement sont les dangers de l'activité excessive, ou activisme.

Jn 11:1-44.

Dans ce récit de la résurrection de Lazare, même contraste entre les deux soeurs. Apprenant l'arrivée de Jésus, Marthe se lève et court à sa rencontre. Marie, plus réservée, ne s'y décidera qu'à l'appel de Jésus dont sa soeur viendra lui faire part (Jn 11:28). Toutes deux énoncent le même reproche discret : « Si tu avais été là, il ne serait pas mort, » le regret qu'elles ont dû dire et redire au chevet de Lazare, lorsque Jésus semblait insensible à leur attente (Jn 11:3). Mais Marie n'en dit pas plus, prosternée à ses pieds, tandis que Marthe engage la conversation, où Jésus va se proclamer « la résurrection et la vie ». Marthe qui savait, par le catéchisme de la synagogue, que la résurrection viendra au dernier jour (Jn 11:24), peut déclarer maintenant qu'elle croit en lui, le Christ, le Fils de Dieu (Jn 11:27). Elle franchit ainsi la distance entre la croyance du cerveau : ce Je sais... » et la foi de l'âme : « Je crois... » (Jn 11:24,27), se montrant par là capable elle aussi de « choisir la bonne part » ; ce qui ne l'empêche pas de manifester encore, à l'occasion, son sens avisé des réalités pratiques (Jn 11:39).

Jn 12:1,8.

Rien n'indique ici la maison du repas. La mention de Lazare à table (Jn 12:2) ne suppose pas forcément qu'il y soit comme invité (Calvin) ; elle peut avoir pour but de signaler simplement la présence du miraculé et de souligner qu'il était le voisin immédiat de Jésus, « couché à côté de lui » (Jn 12:1). L'indication (Jn 12:1) que Marthe servait ne prouve rien non plus, puisqu'elle a pu servir chez elle aussi bien que dans la maison de Simon le lépreux. Cette onction de Béthanie pourrait être la même que celle de Mt 26:6 ; et la première onction, à laquelle il a été fait allusion dans Jn 11:2, ferait penser à celle de Lu 7:37 chez Simon le Pharisien, laquelle pourtant se place en Galilée. Pour ces divers rapprochements, inséparables du problème d'identifier plusieurs Maries, voir Marie, parag. 6 et 7. En quelque endroit que se passe la scène, les deux soeurs se retrouvent dans des attitudes analogues : Marthe sert (Jn 12:2) et Marie est aux pieds de Jésus (Jn 12:3). Rien ne peut faire croire toutefois que l'incident de Lu 10:30,37 (voir ci-dessus, 1°) se soit produit au cours de ce repas-ci. D'ailleurs, tandis que Marie manifeste son amour par une nouvelle onction (verset 3), Marthe, servante attentive, a peut-être compris maintenant que le service n'est pas une corvée, mais la manifestation la plus élevée de l'amour. (cf. Mt 20:26,28, Mr 9:35 10:45)

D'après la légende, Marthe se serait embarquée avec Lazare pour la Gaule (voir ce mot). L'Église catholique la fête le 29 juillet. Jq. L.

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Versets relatifs

    • Daniel 2

      47 Le roi adressa la parole à Daniel et dit : En vérité, votre Dieu est le Dieu des dieux et le Seigneur des rois, et il révèle les mystères, puisque tu as pu découvrir ce mystère.

      Daniel 5

      23 Tu t’es élevé contre le Seigneur des cieux ; tu as fait apporter devant toi les vases de sa maison, et vous y avez bu du vin, toi et tes grands, tes femmes et tes concubines ; tu as loué les dieux d’argent, d’or, de bronze, de fer, de bois et de pierre, qui ne voient pas, qui n’entendent pas et qui n’ont pas la connaissance, et tu n’as pas glorifié le Dieu qui a dans sa main ton souffle et toutes tes voies.

      Matthieu 20

      26 Il n’en sera pas de même parmi nous. Mais quiconque veut être grand parmi vous sera votre serviteur
      28 C’est ainsi que le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour beaucoup.

      Matthieu 21

      17 Il les laissa et sortit de la ville pour aller à Béthanie où il passa la nuit.

      Matthieu 26

      6 Comme Jésus était à Béthanie, dans la maison de Simon le lépreux,

      Marc 9

      35 Alors il s’assit, appela les douze et leur dit : Si quelqu’un veut être le premier, qu’il soit le dernier de tous et le serviteur de tous.

      Marc 10

      45 Car le Fils de l’homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour beaucoup.

      Luc 7

      37 Et voici qu’une femme pécheresse, qui était dans la ville, sut qu’il était à table dans la maison du Pharisien ; elle apporta un vase d’albâtre plein de parfum

      Luc 10

      30 Jésus reprit la parole et dit : Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho. Il tomba au milieu des brigands, qui le dépouillèrent, le rouèrent de coups et s’en allèrent en le laissant à demi-mort.
      31 Par hasard, un sacrificateur descendait par le même chemin ; il vit cet homme et passa outre.
      32 Un Lévite arriva de même à cet endroit ; il le vit et passa outre.
      33 Mais un Samaritain, qui voyageait, arriva près de lui, le vit et en eut compassion.
      34 Il s’approcha et banda ses plaies, en y versant de l’huile et du vin ; puis il le plaça sur sa propre monture, le conduisit à une hôtellerie et prit soin de lui.
      35 Le lendemain, il sortit deux deniers, les donna à l’hôtelier et dit : Prends soin de lui, et ce que tu dépenseras en plus, je te le paierai moi-même à mon retour.
      36 Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de celui qui était tombé au milieu des brigands ?
      37 Il répondit : C’est celui qui a exercé la miséricorde envers lui. Et Jésus lui dit : Va, et toi, fais de même.
      38 Pendant qu’ils étaient en route, il entra dans un village, et une femme, du nom de Marthe, le reçut dans sa maison.
      39 Elle avait une sœur, appelée Marie, qui s’assit aux pieds du Seigneur, et qui écoutait sa parole.
      40 Marthe était absorbée par les nombreux soucis du service ; elle survint et dit : Seigneur, tu ne te mets pas en peine de ce que ma sœur me laisse seule pour servir ? Dis-lui donc de m’aider.
      41 Le Seigneur lui répondit : Marthe, Marthe, tu t’inquiètes et tu t’agites pour beaucoup de choses.
      42 Or une seule chose est nécessaire. Marie a choisi la bonne part, qui ne lui sera pas ôtée.

      Jean 11

      1 Il y avait un malade, Lazare, de Béthanie, village de Marie et de Marthe, sa sœur.
      2 Marie était celle qui oignit de parfum le Seigneur et lui essuya les pieds avec ses cheveux, et c’était son frère Lazare qui était malade.
      3 Les sœurs envoyèrent dire à Jésus : Seigneur, voici, celui que tu aimes est malade.
      4 Après avoir entendu cela Jésus dit : Cette maladie n’est pas pour la mort, mais pour la gloire de Dieu, afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle.
      5 Or Jésus aimait Marthe et sa sœur et Lazare.
      6 Quand il eut appris que celui-ci était malade, il resta encore deux jours à l’endroit où il était ;
      7 puis il dit aux disciples : Retournons en Judée.
      8 Les disciples lui dirent : Rabbi, les Juifs tout récemment cherchaient à te lapider, et tu y retournes !
      9 Jésus répondit : N’y a-t-il pas douze heures dans le jour ? Si quelqu’un marche pendant le jour, il ne trébuche pas, parce qu’il voit la lumière de ce monde ;
      10 mais si quelqu’un marche pendant la nuit, il trébuche, parce que la lumière n’est pas en lui.
      11 Après ces paroles, il leur dit : Lazare, notre ami, s’est endormi, mais je pars pour le réveiller.
      12 Les disciples lui dirent : Seigneur, s’il s’est endormi, il sera sauvé.
      13 Jésus avait parlé de sa mort, mais eux pensèrent qu’il parlait de l’assoupissement du sommeil.
      14 Alors, Jésus leur dit ouvertement : Lazare est mort.
      15 Et, pour vous, je me réjouis de n’avoir pas été là, afin que vous croyiez. Mais allons vers lui.
      16 Sur ce, Thomas, appelé Didyme, dit aux autres disciples : Allons, nous aussi, afin de mourir avec lui.
      17 A son arrivée, Jésus trouva que Lazare était déjà, depuis quatre jours, dans le tombeau.
      18 Or, Béthanie était près de Jérusalem, à quinze stades environ.
      19 Beaucoup de Juifs étaient venus vers Marthe et Marie pour les consoler au sujet de leur frère.
      20 Lorsque Marthe apprit que Jésus arrivait, elle alla à sa rencontre, tandis que Marie restait assise à la maison.
      21 Marthe dit à Jésus : Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort.
      22 Mais maintenant même, je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te le donnera.
      23 Jésus lui dit : Ton frère ressuscitera.
      24 Je sais, lui répondit Marthe, qu’il ressuscitera à la résurrection, au dernier jour.
      25 Jésus lui dit : Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort ;
      26 et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ?
      27 Elle lui dit : Oui, Seigneur, je crois que tu es le Christ, le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde.
      28 Après avoir dit cela, elle s’en alla. Puis elle appela Marie, sa sœur, et lui dit secrètement : Le Maître est ici, et il t’appelle.
      29 Dès que Marie eut entendu, elle se leva promptement et se rendit vers lui ;
      30 car Jésus n’était pas encore entré dans le village, mais il était à l’endroit où Marthe l’avait rencontré.
      31 Les Juifs qui étaient dans la maison avec Marie et qui la consolaient, la virent se lever promptement et sortir ; ils la suivirent, pensant qu’elle allait au tombeau pour y pleurer.
      32 Lorsque Marie fut arrivée là où était Jésus et qu’elle le vit, elle tomba à ses pieds et lui dit : Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort.
      33 Quand Jésus vit qu’elle pleurait, et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi, il frémit en son esprit et fut troublé.
      34 Il dit : Où l’avez-vous mis ? Seigneur, lui répondirent-ils, viens et vois.
      35 Jésus pleura.
      36 Les Juifs dirent donc : Voyez comme il l’aimait !
      37 Et quelques-uns d’entre eux dirent : Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas faire aussi que cet homme ne meure pas ?
      38 Jésus, frémissant de nouveau en lui-même, se rendit au tombeau. C’était une grotte, et une pierre était placée devant.
      39 Jésus dit : Ôtez la pierre. Marthe, la sœur du mort, lui dit : Seigneur, il sent déjà, car c’est le quatrième jour.
      40 Jésus lui dit : Ne t’ai-je pas dit que si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ?
      41 Ils ôtèrent donc la pierre. Jésus leva les yeux en haut et dit : Père, je te rends grâces de ce que tu m’as exaucé.
      42 Pour moi, je savais que tu m’exauces toujours, mais j’ai parlé à cause de la foule de ceux qui se tiennent ici, afin qu’ils croient que c’est toi qui m’as envoyé.
      43 Après avoir dit cela, il cria d’une voix forte : Lazare, sors !
      44 Et le mort sortit, les pieds et les mains liés de bandelettes, et le visage enveloppé d’un linge. Jésus leur dit : Déliez-le, et laissez-le aller.

      Jean 12

      1 Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie, où était Lazare qu’il avait ressuscité d’entre les morts.
      2 Là, on lui fit un repas ; Marthe servait et Lazare était un de ceux qui se trouvaient à table avec lui.
      3 Marie prit une livre d’un parfum de nard pur de grand prix, en répandit sur les pieds de Jésus et lui essuya les pieds avec ses cheveux ; et la maison fut remplie de l’odeur du parfum.
      8 Vous avez toujours les pauvres avec vous, mais moi, vous ne m’avez pas toujours.
    • Daniel 2

      Daniel 5

      Matthieu 20

      Matthieu 21

      Matthieu 26

      6 Le fait de verser ce parfum sur la tête de Christ était le témoignage du plus haut respect à Son égard.

      Si le cœur d’une personne possède un véritable amour pour Jésus-Christ, rien ne sera considéré comme trop beau pour Lui être offert. Plus les serviteurs de Christ sont remis en cause quant à leur service, plus le Seigneur manifeste Son approbation à leur égard.

      L’acte de foi et d'amour de cette femme, était si remarquable, qu'il méritait d’être rapporté dans l’évangile : il ressemble à la foi et à l'amour de Marie, toujours restée discrète durant le ministère de Jésus. En tous lieux où l'évangile devait être prêché, cette histoire devait être relatée. Cette prophétie est accomplie !

      Marc 9

      Marc 10

      Luc 7

      Luc 10

      38 Le fait qu’un sermon soit prêché dans une maison ordinaire ne le rend pas mauvais pour autant ; quand nos amis nous visitent, on doit tout faire pour que leur âme en tire du bénéfice. Quand on est « assis » spirituellement aux pieds du Seigneur, cela révèle un empressement à recevoir Sa parole, et une soumission à Ses commandements.

      Marthe était occupée à recevoir Jésus et ceux qui étaient venus avec lui. Cette attitude nous montre le respect qu’elle avait envers notre Seigneur Jésus et en même temps le souci des affaires de la maison. Mais sa conduite était quelque peu blâmable : elle montrait trop de zèle dans son service, elle y consacrait toute son énergie, ne recherchant que la perfection.

      Les affaires du monde peuvent nous « piéger », si elles sont une entrave au service de Dieu, et si elles nuisent au bien de notre âme. Que de temps utile est parfois gaspillé, combien de dépenses sont parfois inadéquates, même pour accueillir des serviteurs de l'évangile !

      Bien que Marthe soit quelque peu fautive, elle manifestait cependant une grande dévotion, et sa conduite générale n'a jamais failli.

      La faveur divine est nécessaire à notre bonheur ; le salut de Christ est nécessaire à notre « sécurité » spirituelle. Quand cela est bien compris, toutes les autres tâches seront accomplies convenablement !

      Christ a déclaré que Marie avait choisi la bonne part. Pour elle, le nécessaire a été accompli : se placer sous la « houlette » de Christ. Lors de notre départ dans l’au-delà, tout ce qui nous appartient ici-bas nous sera enlevé ; par contre, rien ne nous séparera de l'Amour de Christ ! Les hommes et les démons ne peuvent pas nous ôter cet Amour, cela serait contraire à la Volonté divine.

      Accomplissons avec diligence l’essentiel et le nécessaire de notre tâche !

      Jean 11

      1

      La maladie de Lazare. (Jean 11:1-6)
      Christ revient en Judée. (Jean 11:7-10)
      La mort de Lazare. (Jean 11:11-16)
      Christ arrive à Béthanie. (Jean 11:17-32)
      Il ressuscite Lazare. (Jean 11:33-46)
      Les pharisiens complotent contre Jésus. (Jean 11:47-53)
      Les Juifs recherchent Jésus. (Jean 11:54-57)

      Il n’est pas nouveau de voir certaines personnes, aimées de Christ, tomber malades ; les disfonctionnements corporels nous rappellent notre faiblesse, ils manifestent aussi souvent la Grâce de Dieu à l’égard de Son peuple.

      Jésus n'est pas venu ici-bas pour nous préserver des afflictions, mais pour nous sauver de nos péchés, et de la colère divine à venir ; il nous incombe cependant de recourir à la Puissance du Seigneur, quand nos parents ou nos amis sont malades ou dans l’affliction. Puissions-nous être spirituellement « en phase » avec les actions parfois incompréhensibles de la Providence divine, afin qu’elles manifestent toutes la Gloire de Dieu, que ce soit dans la maladie, les déceptions, voire le décès d’un proche... Si Dieu en ressort glorifié, nous en serons alors les plus heureux !

      Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare. Les familles dans lesquelles l'amour et la paix abondent, sont grandement privilégiées ; quant à celles que Jésus aime, et au sein desquelles Il est le « bien-aimé », elles sont encore plus heureuses. Ce cas semble hélas assez rare...

      Dieu accorde toujours Sa Grâce, même si Elle semble parfois tarder. Quand l'œuvre de délivrance est différée, qu’elle soit matérielle ou spirituelle, publique ou personnelle, elle s'accomplit toujours au temps marqué par le Seigneur !

      7 Christ ne pousse jamais les Siens à braver le danger seuls : Il les accompagne toujours !

      Nous avons quelquefois tendance à estimer que nous sommes suffisamment zélés pour le Seigneur, alors qu’en réalité nous ne le sommes souvent que pour assurer notre richesse, notre réputation, nos aises, et notre sécurité ; en fait, nous avons besoin de tester réellement nos motivations...

      Le temps nécessaire à notre ministère et à notre témoignage nous sera toujours octroyé par le Seigneur jusqu’à ce que notre tâche soit terminée. Un homme trouve toujours le réconfort et la satisfaction spirituelle tant qu'il est sur le chemin du devoir, conformément à la parole de Dieu et pleinement dirigé par la Providence divine.

      Christ, où qu'Il pût aller, marchait durant le jour : il en sera ainsi pour nous, si nous suivons Ses pas. Si un homme marche selon la voie de son cœur, dans le train de ce monde, s'il se fie davantage à ses propres raisonnements charnels plutôt qu’à la Volonté et à la Puissance divines, il succombe alors aux tentations et aux pièges. Il trébuche parce qu'il n'y a pas de lumière en lui ; la lumière spirituelle qui est en nous est un véritable guide pour nos actions morales : cette lumière éclaire alors tous nos faits et gestes !

      11 Puisque nous sommes certains de ressusciter au dernier jour, pourquoi l'espérance de cette résurrection à la vie éternelle ne nous ôterait-t-elle pas toute crainte de quitter notre corps et de mourir ? Ce passage dans l’au-delà consiste en fait à nous dévêtir de notre parure mortelle et à nous « endormir ».

      Un véritable chrétien ne dort que lorsqu'il meurt ; il se repose des travaux « du jour ». La mort est préférable au sommeil, car ce dernier n’est qu’un court repos, alors que la mort est la fin des soucis et des labeurs terrestres.

      Les disciples pensaient qu'il était maintenant inutile pour Christ d'aller voir Lazare, et de se montrer au peuple... Quand il y a un risque à pratiquer de bonnes œuvres, nous espérons alors que d’autres s’en chargeront ! Quand Jésus a ressuscité Lazare, beaucoup furent amenés à croire en Lui, et la foi de ceux qui croyaient déjà, fut affermie.

      Approchons-nous de Christ ; la mort ne peut pas nous séparer de Son amour, ni nous mettre hors de portée de Son appel. Comme le fit Thomas dans ce texte, les chrétiens doivent s'encourager mutuellement dans les moments difficiles.

      L’obéissance du Seigneur Jésus, lors de Sa mort à la croix, doit nous inciter à accepter sereinement de mourir, à l'heure où Dieu nous appelle...

      17 Nous trouvons dans ce texte une maison où il y avait la crainte de Dieu, et sur laquelle la bénédiction reposait ; c’était cependant une maison en deuil... La Grâce est capable de soulager la peine du cœur, mais pas la tristesse d’une demeure.

      Lorsque Dieu, par Sa Grâce et Sa Providence, s’approche de nous, plein de miséricorde, nous devons, comme Marthe, marcher par la foi, l'espérance et la prière, afin de Le rencontrer. Quand Marthe est allée à la rencontre de Jésus, Marie était encore assise dans la maison ; cette attitude avait été quelque temps auparavant, louée par le Seigneur, alors qu’elle était à Ses pieds pour entendre Sa Parole ; mais aujourd’hui, au jour de la détresse, le cœur de Marie était mélancolique.

      Il est sage de veiller à ne pas céder aux tentations, et chercher à ne pas tomber dans la moindre faiblesse à cet égard. Lorsque nous ne savons pas très bien ce que nous devons demander ou attendre du Seigneur, remettons Lui toutes choses ; laissons Le opérer comme bon Lui semble, ce sera bien !.

      Pour affermir l’espérance de Marthe, notre Seigneur lui déclara qu'Il était Lui-même la Résurrection et la Vie. Dans tous les sens du terme, Il est « la » Résurrection, la source, la substance, les prémices et la cause de la vie. Après la mort, l'âme rachetée vit dans la félicité ; après la résurrection, le corps et l'âme sont gardés ensemble de tout mal, pour toujours.

      Lorsque nous avons lu ou entendu dans la Parole de Dieu, tout ce qui concerne le « grandiose » de l'au-delà, nous pouvons alors nous demander : « crois-tu vraiment tout cela » ? Les épreuves, comme les consolations éphémères de ce monde peuvent nous paraître bien faibles, comparées à la félicité éternelle !

      Lorsque Christ, notre Maître s’approche de nous, Il nous appelle. Il vient Lui-même avec Sa Parole et Ses ordonnances et nous invite à les observer ; ceux qui, paisiblement, sont « assis spirituellement »aux pieds du Seigneur, afin d’être enseignés, peuvent trouver toute consolation au jour de l’épreuve : restez à Ses pieds pour trouver Sa faveur !

      33 Nous voyons dans ce texte l’émotion que Jésus manifeste envers la famille de Lazare : cela prouve la tendre affection qu’Il avait à son égard.

      Devant toutes les afflictions des croyants, Jésus est affligé. Son inquiétude pour eux apparaît dans Sa question au sujet de la dépouille de Son ami décédé. Ayant revêtu ici-bas une nature humaine, Christ réagit comme un homme. Il l'a démontré par Ses larmes, lors de cette scène de la mort de Lazare...

      Christ était un homme de douleurs, habitué à la souffrance. Il versa des larmes de compassion. Il n'a jamais affiché ce genre de fausse sensibilité de laquelle beaucoup se glorifient devant la moindre détresse des autres, mais qui en réalité, demeurent, le cœur endurci, face au véritable malheur. Jésus nous laisse ici un exemple, en quittant le côté plaisant de Son ministère, afin de consoler cette famille affligée.

      Nous n'avons pas un « Souverain Sacrificateur » qui ne puisse pas compatir à nos infirmités. Pour ramener une âme à la vie, le premier pas consiste à ôter la dalle du « sépulcre spirituel » dans laquelle elle se trouve : elle outrepasse alors les divers préjugés qui pourraient la retenir et le chemin est tout tracé pour laisser la Parole entrer dans son cœur.

      Si nous saisissons la Parole de Christ, en comptant sur Son pouvoir et Sa fidélité, nous verrons alors la Gloire de Dieu : nous connaîtrons la félicité ! Notre Seigneur Jésus nous a enseigné, par Son propre exemple, à invoquer Dieu le Père dans la prière ; Il nous a commandé de nous approcher de Lui, tels des enfants vers leur père, en toute humilité, mais cependant avec une « sainte hardiesse ». Christ a ouvertement manifesté cette attitude devant Dieu, devant le tombeau de Lazare, en élevant les yeux et d'une voix forte, afin que tous puissent être convaincus que le Père L'avait envoyé en tant Fils bien-aimé, en ce monde.

      Jésus aurait pu ressusciter Lazare discrètement, par Son pouvoir et par l'action invisible de l'Esprit de vie ; mais il l'a fait par un appel retentissant. C'est une image de l'appel de l'évangile, par lequel les âmes spirituellement mortes sortent de la « tombe du péché » : au son de la trompette de l'archange, au « dernier jour », tous ceux qui dorment dans la poussière seront réveillés et appelés devant le grand tribunal.

      Le « sépulcre » du péché, le monde, n’est pas un lieu où doivent rester définitivement ceux à qui Christ a donné Sa vie : ils doivent en sortir. Lazare a été totalement ranimé : il a non seulement recouvré la vie, mais aussi la santé. Le pécheur est incapable de régénérer seul son âme, il doit pour cela utiliser la Grâce ; le croyant ne peut pas se sanctifier lui-même, mais il doit d’abord se débarrasser de tout obstacle et de tout fardeau spirituels.

      Nous sommes incapables de convertir nos parents et nos amis à Christ, par contre, nous devons les instruire, les prévenir, et les inviter à s’approcher de Lui !

      Jean 12

      1

      Marie oint le Seigneur. (Jean 12:1-11)
      Il entre à Jérusalem. (Jean 12:12-19)
      Les Grecs cherchent à voir Jésus. (Jean 12:20-26)
      Une voix du ciel porte témoignage à Christ. (Jean 12:27-33)
      Son entretien avec le peuple. (Jean 12:34-36)
      L'incrédulité des Juifs. (Jean 12:37-43)
      Christ s'adresse à eux. (Jean 12:44-50)

      Christ avait auparavant blâmé Marthe, lorsqu’elle s’était beaucoup trop occupée du service de sa maison. Elle n'avait pas commis de faute dans le sens où elle aurait été trop absorbée par la pratique de ses occupations ménagères ; Marthe a continué à servir, mais en écoutant les paroles pleines de Grâce du Seigneur. En oignant de parfum les pieds de Jésus, Marie Lui a témoigné son amour, Celui qui auparavant avait tant donné pour elle et sa famille.

      Christ, « l'Oint de Dieu », doit être l’objet de notre adoration. Puisque Dieu a témoigné devant tous, lors du baptême de Son Fils, la joie qu’Il avait par Lui, portons Lui « l'onction spirituelle » de toute notre affection !

      Le péché horrible de Judas était masqué par un prétexte plausible, (le don de cet argent aux pauvres). Nous ne devons pas avoir de préjugés contre le ministère de ceux qui ne servent pas le Seigneur conformément à nos habitudes personnelles. L’amour de l'argent est le leitmotiv du voleur. La Grâce de Christ nous fait considérer avec amour tout ce qui concerne la piété, Elle extrait le meilleur, du pire, comme du bien.

      Le fait que les principaux sacrificateurs se soient consultés pour anéantir le miracle de la résurrection de Lazare, en voulant le tuer, témoigne d'une réelle méchanceté, d’une redoutable malice et folie, ne pouvant s’expliquer que par l'inimitié désespérée du cœur humain, envers Dieu. Les sacrificateurs résolurent donc de faire mourir Lazare, celui que le Seigneur avait ramené à la vie...

      Le succès de l'évangile dérange souvent les hommes, à tel point qu'ils parlent et agissent comme s'ils espéraient obtenir une victoire sur le Tout-puissant Lui-même !

    • Daniel 2

      47 Puis il dit à Daniel : « Votre Dieu est vraiment le plus grand de tous les dieux, et le maître des rois. Lui seul révèle les mystères, puisque tu as été capable de me dévoiler ce mystère-ci. »

      Daniel 5

      23 Tu as défié le Dieu du ciel lorsque tu as fait apporter les coupes sacrées venant de son temple, et que vous vous en êtes servis pour boire du vin, toi, tes hauts fonctionnaires, tes femmes et tes épouses de second rang. De plus tu as chanté les louanges des dieux d’argent et d’or, de bronze et de fer, de bois et de pierre, des dieux qui ne voient rien, n’entendent rien et ne savent rien ; et tu as refusé de rendre gloire au Dieu qui tient dans sa main ta vie présente et ta destinée.

      Matthieu 20

      26 Mais cela ne doit pas se passer ainsi parmi vous. Au contraire, si l’un de vous veut être grand, il doit être votre serviteur,
      28 c’est ainsi que le Fils de l’homme n’est pas venu pour se faire servir, mais il est venu pour servir, et donner sa vie comme rançon pour libérer une multitude de gens. »

      Matthieu 21

      17 Puis il les quitta et sortit de la ville pour se rendre à Béthanie où il passa la nuit.

      Matthieu 26

      6 Jésus était à Béthanie, dans la maison de Simon le lépreux.

      Marc 9

      35 Alors Jésus s’assit, il appela les douze disciples et leur dit : « Si quelqu’un veut être le premier, il doit être le dernier de tous et le serviteur de tous. »

      Marc 10

      45 Car le Fils de l’homme lui-même n’est pas venu pour se faire servir, mais il est venu pour servir et donner sa vie comme rançon pour libérer une multitude de gens. »

      Luc 7

      37 Il y avait dans cette ville une femme de mauvaise réputation. Lorsqu’elle apprit que Jésus était à table chez le Pharisien, elle apporta un flacon d’albâtre plein de parfum

      Luc 10

      30 Jésus répondit : « Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho lorsque des brigands l’attaquèrent, lui prirent tout ce qu’il avait, le battirent et s’en allèrent en le laissant à demi-mort.
      31 Il se trouva qu’un prêtre descendait cette route. Quand il vit l’homme, il passa de l’autre côté de la route et s’éloigna.
      32 De même, un lévite arriva à cet endroit, il vit l’homme, passa de l’autre côté de la route et s’éloigna.
      33 Mais un Samaritain, qui voyageait par là, arriva près du blessé. Quand il le vit, il en eut profondément pitié.
      34 Il s’en approcha encore plus, versa de l’huile et du vin sur ses blessures et les recouvrit de pansements. Puis il le plaça sur sa propre bête et le mena dans un hôtel, où il prit soin de lui.
      35 Le lendemain, il sortit deux pièces d’argent, les donna à l’hôtelier et lui dit : “Prends soin de cet homme ; lorsque je repasserai par ici, je te paierai moi-même ce que tu auras dépensé en plus pour lui.” »
      36 Jésus ajouta : « Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de l’homme attaqué par les brigands ? »
      37 Le maître de la loi répondit : « Celui qui a été bon pour lui. » Jésus lui dit alors : « Va et fais de même. »
      38 Tandis que Jésus et ses disciples étaient en chemin, il entra dans un village où une femme, appelée Marthe, le reçut chez elle.
      39 Elle avait une sœur, appelée Marie, qui, après s’être assise aux pieds du Seigneur, écoutait ce qu’il enseignait.
      40 Marthe était très affairée à tout préparer pour le repas. Elle survint et dit : « Seigneur, cela ne te fait-il rien que ma sœur me laisse seule pour accomplir tout le travail ? Dis-lui donc de m’aider. »
      41 Le Seigneur lui répondit : « Marthe, Marthe, tu t’inquiètes et tu t’agites pour beaucoup de choses,
      42 mais une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part, qui ne lui sera pas enlevée. »

      Jean 11

      1 Un homme appelé Lazare tomba malade. Il habitait Béthanie, le village où vivaient Marie et sa sœur Marthe.
      2 – Marie était cette femme qui répandit du parfum sur les pieds du Seigneur et les essuya avec ses cheveux, et c’était son frère Lazare qui était malade. –
      3 Les deux sœurs envoyèrent quelqu’un dire à Jésus : « Seigneur, ton ami est malade. »
      4 Lorsque Jésus apprit cette nouvelle, il dit : « La maladie de Lazare ne le fera pas mourir ; elle doit servir à montrer la puissance glorieuse de Dieu et à manifester ainsi la gloire du Fils de Dieu. »
      5 Jésus aimait Marthe et sa sœur, ainsi que Lazare.
      6 Or, quand il apprit que Lazare était malade, il resta encore deux jours à l’endroit où il se trouvait,
      7 puis il dit à ses disciples : « Retournons en Judée. »
      8 Les disciples lui répondirent : « Maître, il y a très peu de temps on cherchait à te tuer à coups de pierres là-bas et tu veux y retourner ? »
      9 Jésus leur dit : « Il y a douze heures dans le jour, n’est-ce pas ? Si quelqu’un marche pendant le jour, il ne trébuche pas, parce qu’il voit la lumière de ce monde.
      10 Mais si quelqu’un marche pendant la nuit, il trébuche, parce qu’il n’y a pas de lumière en lui. »
      11 Après avoir dit cela, Jésus ajouta : « Notre ami Lazare s’est endormi, mais je vais aller le réveiller. »
      12 Les disciples répondirent : « Seigneur, s’il s’est endormi, il guérira. »
      13 En fait, Jésus avait parlé de la mort de Lazare, mais les disciples pensaient qu’il parlait du sommeil ordinaire.
      14 Jésus leur dit alors clairement : « Lazare est mort.
      15 Je me réjouis pour vous de n’avoir pas été là-bas, parce que ainsi vous croirez en moi. Mais allons auprès de lui. »
      16 Alors Thomas – surnommé le Jumeau – dit aux autres disciples : « Allons-y, nous aussi, pour mourir avec notre Maître ! »
      17 Quand Jésus arriva, il apprit que Lazare était dans la tombe depuis quatre jours déjà.
      18 Béthanie est proche de Jérusalem, à moins de trois kilomètres,
      19 et beaucoup de Juifs étaient venus chez Marthe et Marie pour les consoler de la mort de leur frère.
      20 Quand Marthe apprit que Jésus arrivait, elle partit à sa rencontre ; mais Marie resta assise à la maison.
      21 Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort.
      22 Mais je sais que même maintenant Dieu te donnera tout ce que tu lui demanderas. »
      23 Jésus lui dit : « Ton frère se relèvera de la mort. »
      24 Marthe répondit : « Je sais qu’il se relèvera lors de la résurrection des morts, au dernier jour. »
      25 Jésus lui dit : « Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, même s’il meurt ;
      26 et celui qui vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » –
      27 « Oui, Seigneur, répondit-elle, je crois que tu es le Messie, le Fils de Dieu, celui qui devait venir dans le monde. »
      28 Sur ces mots, Marthe s’en alla appeler sa sœur Marie et lui dit tout bas : « Le Maître est là et il te demande de venir. »
      29 Dès que Marie eut entendu cela, elle se leva et courut au-devant de Jésus.
      30 Or, Jésus n’était pas encore entré dans le village, mais il se trouvait toujours à l’endroit où Marthe l’avait rencontré.
      31 Quand les Juifs qui étaient dans la maison avec Marie pour la consoler la virent se lever et sortir en hâte, ils la suivirent. Ils pensaient qu’elle allait au tombeau pour y pleurer.
      32 Marie arriva là où se trouvait Jésus ; dès qu’elle le vit, elle se jeta à ses pieds et lui dit : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort. »
      33 Jésus vit qu’elle pleurait, ainsi que ceux qui étaient venus avec elle. Il en fut profondément ému et troublé,
      34 et il leur demanda : « Où l’avez-vous mis ? » Ils lui répondirent : « Seigneur, viens et tu verras. »
      35 Jésus pleura.
      36 Les Juifs dirent alors : « Voyez comme il l’aimait ! »
      37 Mais quelques-uns d’entre eux dirent : « Lui qui a guéri les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas aussi empêcher Lazare de mourir ? »
      38 Jésus, de nouveau profondément ému, se rendit au tombeau. C’était une caverne, dont l’entrée était fermée par une grosse pierre.
      39 « Enlevez la pierre », dit Jésus. Marthe, la sœur du mort, lui dit : « Seigneur, il doit sentir mauvais, car il y a déjà quatre jours qu’il est ici. »
      40 Jésus lui répondit : « Ne te l’ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. »
      41 On enleva donc la pierre. Jésus leva les yeux vers le ciel et dit : « Père, je te remercie de m’avoir écouté.
      42 Je sais que tu m’écoutes toujours, mais je le dis à cause de ces gens qui m’entourent, afin qu’ils croient que tu m’as envoyé. »
      43 Cela dit, il cria très fort : « Lazare, sors de là ! »
      44 Le mort sortit, les pieds et les mains entourés de bandes et le visage enveloppé d’un linge. Jésus dit alors : « Déliez-le et laissez-le aller. »

      Jean 12

      1 Six jours avant la Pâque, Jésus se rendit à Béthanie, où vivait Lazare, l’homme qu’il avait ramené d’entre les morts.
      2 Là, on lui offrit un repas, servi par Marthe. Lazare était un de ceux qui se trouvaient à table avec Jésus.
      3 Marie prit alors un demi-litre d’un parfum très cher, fait de nard pur, et le répandit sur les pieds de Jésus, puis elle les essuya avec ses cheveux. Toute la maison se remplit de l’odeur du parfum.
      8 Vous aurez toujours des pauvres avec vous, mais moi, vous ne m’aurez pas toujours avec vous. »
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