Paramètres de lecture

Afficher les numéros de versets
Mode dyslexique
Police d'écriture
Taille de texte

Merci à Bibles et Publications Chrétiennes pour la conception du processus d’affichage DYS.

Un outil révolutionnaire de lecture et d'étude de la Bible en ligne. Démarrez dès aujourd'hui le plan de lecture offert dont vous avez besoin.

MATTHIEU (évangile de) 3.

III Composition.

1.

LES SOURCES.

1 ° L'EVANGILE DE MARC. La comparaison de l'analyse qui précède avec celle de Marc et plus encore la comparaison des deux évangiles eux-mêmes disposés en colonnes parallèles synoptiques, prouve ce fait fondamental que la source d'ordre historique de Matthieu c'est Marc dont Matthieu s'est approprié la presque totalité (environ 93 pour cent). Et cet apport de Marc constitue un peu plus de la moitié de Matthieu.

Sur la centaine de péricopes qu'on peut convenir de distinguer dans Marc il n'en manque que 8 dans Matthieu, dont 4 sont propres à Marc :

intervention de la famille de Jésus qui craint pour sa raison (Mr 3:20 et suivant),

parabole de la semence (Mr 4:26-29)

guérison : un sourd-muet (Mr 7:32-36)

guérison : un aveugle à Bethsaïda (Mr 8:22-26),

--et dont 4 ne se retrouvent que dans Luc :

guérison d'un démoniaque (Mr 1:23,28),

retraite de Jésus dans la solitude (Mr 1:3-38),

l'exorciste (Mr 9:38,41),

les deux pites de la veuve (Mr 12:41,44).

Il faudrait ajouter à ces épisodes quelques fragments ou éléments de détail abandonnés à Marc dans les contextes que Matthieu lui a empruntés :

les bêtes sauvages lors de la tentation (Mr 1:13), la barque commandée par Jésus (Mr 3:9), le surnom de Boanerges (Mr 3:17), le retour des Douze et l'invitation du Maître au repos (Mr 6:30 et suivant), l'explication des purifications juives (Mr 7:3), la formule imagée sur le sel (Mr 9:50), la défense aux porteurs de traverser le temple (Mr 11:16), l'approbation du scribe (Mr 12:32-34), la fuite du jeune homme (Mr 14:51 et suivant), la surprise de Pilate pour la mort si prompte de Jésus (Mr 15:44), le souci des femmes au sujet de la lourde pierre du tombeau (Mr 16:3),

--sans compter de fréquentes abréviations des récits de Marc qui en laissent tomber bien des membres de phrase. On le verra plus loin, cette tendance à abréger comme la plupart de ces suppressions trouvent leurs explications, en rapport avec les principaux caractères de Matthieu.

2° LES « LOGIA » .

Le second document de très grand prix que Matthieu s'est assimilé (comme Luc aussi de son côté), c'est donc le recueil des « Discours du Seigneur » remontant sans doute à l'apôtre Matthieu, et que les savants qui cherchent à le distinguer dans Matthieu et dans Luc désignent surtout par les initiales S (Source ; voir Bbl. Cent.) ou Q (all. Quelle, même sens).

Quoiqu'il ne soit pas toujours possible de le reconnaître à coup sûr dans la fusion qu'en ont opérée ces évangiles, la comparaison entre Luc et Matthieu et sa nature didactique permettent une idée approchée de ses proportions dans notre évangile : l'apport des Logia constitue à peu près 30 pour cent de Matthieu, dont le quart environ se trouve aussi dans Luc. Un certain nombre de ces propos du Seigneur sont introduits ici et là au fur et à mesure des épisodes de son ministère, mais la plus grande partie en est groupée en résumés d'entretiens prolongés, qu'on a pris l'habitude d'appeler des « discours ».

La plupart de ces enseignements continus sont encadrés par un certain type de formules, dues peut-être à la source elle-même des Logia :

soit l'introduction de Mt 4:17, « dès lors, Jésus commença à prêcher et à dire » ; ou celle de Mt 5:2, « alors, ouvrant la bouche, il se mit à les enseigner, en disant... » ; soit surtout la conclusion en refrain qui sert de transition pour rattacher au fil de l'évangile le discours terminé : « or il arriva, quand Jésus eut achevé ces discours, que les foules furent frappées... » (Mt 7:28) ; « or il arriva, quand Jésus eut achevé de donner ces instructions à ses douze disciples, qu'il partit de là... » (Mt 11:1) ; « or il arriva, quand Jésus eut achevé ces paraboles, qu'il partit de là » (Mt 13:53) ; « or il arriva, quand Jésus eut achevé ces discours, qu'il partit de là... » (Mt 19:1) ; « or il arriva, quand Jésus eut achevé tous ces discours, qu'il dit à ses disciples... » (Mt 26:1).

Les instructions qui se ferment sur cette formule 5 fois répétée sont précisément les 5 grands discours de Jésus conservés par Matthieu et qui en développent les doctrines fondamentales :

la charte du Royaume, discours sur la montagne (ch. 5-7),

la mission, instructions aux Douze envoyés par le Maître (Mt 10),

les paraboles du Royaume, discours au bord du lac (Mt 13),

la grandeur dans le Royaume, instructions sur l'humilité, l'amour des petits, le pardon (Mt 18),

l'attente du Royaume à venir, dans la vigilance, la fidélité, la bienfaisance (Mt 25). Ce dernier discours, composé de paraboles, pourrait être la seconde partie, positive, après la première, négative, constituée par les invectives du Christ contre l'hypocrisie pharisienne (Mt 23), ces deux grands mouvements oratoires étant actuellement séparés par l'apocalypse synoptique (Mt 24), que possédait déjà Marc et qui pourrait être une page isolée plus ou moins artificiellement rattachée ici à la mention du temple (Mt 24:1 et suivants) ; on peut d'ailleurs considérer aussi ces trois longs chapitres 23-25 comme constituant aux yeux de l'évangéliste un seul discours, --les appels suprêmes du Sauveur :

(a) pour maudire la trahison du clergé,

(b) pour annoncer la ruine d'Israël et l'avènement du Juge,

(c) pour illustrer les devoirs des fidèles dans l'attente des derniers temps.

Bien des éléments de ces discours que Luc reproduit aussi d'après les Logia sont distribués à travers son évangile en morceaux beaucoup plus courts et donnant plus fréquemment l'impression de conversations spontanées, d'entretiens de circonstance ; voy. par exemple l'oraison dominicale, enclavée par Matthieu (Mt 6:9,13) dans les exhortations de la montagne sur l'aumône, la prière et le jeûne, mais jaillissant dans Luc (Lu 11:1 et suivants) d'une occasion naturelle, le désir des disciples que le Seigneur leur enseigne à prier ; c'est ainsi que Matthieu (Mt 11:4-30) réunit aussi divers développements du Maître, à propos de Jean-Baptiste, des villes rebelles et des coeurs dociles, qui sont dispersés dans Luc entre les Lu 7, Lu 16 et Lu 10.

Pourtant, à y regarder de plus près, on constate que Luc a davantage introduit ses emprunts aux Logia par séries massives, comme des parenthèses interrompant le cadre historique de Marc tandis que Matthieu a fondu les siens à peu près tout le long de son évangile (sauf les ch. 14 et 16) de manière à les harmoniser autant que possible avec les données de Marc qu'il a été amené pour cette raison à déplacer en certaines périodes.

Il n'en demeure pas moins que des trois synoptiques, c'est Matthieu qui de beaucoup accorde le plus d'ampleur à la forme du discours proprement dit : soit que les diverses autres sources de Luc aient décidé celui-ci à réduire la longueur des exhortations, ou lui aient fourni dans les paraboles qui lui sont propres un genre oratoire plus varié que la harangue continue, soit que l'édition des Logia par lui utilisée ait été déjà plus morcelée que celle dont Matthieu fit usage, le coloris didactique de Matthieu lui est imprimé, non par les fragments des Logia répartis chez lui au cours des incidents du ministère, mais par les quelques mémorables circonstances auxquelles il a rattaché le souvenir d'un enseignement-programme du Seigneur. Si Marc est surtout l'évangile des faits, Matthieu est surtout l'évangile des discours.

3° AUTRES SOURCES.

Les éléments de Matthieu étrangers à l'apport de Marc et des Logia représentent par leur addition pure et simple une proportion d'un peu moins du cinquième.

Ils ont trait à des sujets fort disparates.

Citons :

la généalogie de Jésus (Mt 1:1-17) l' évangile de l'enfance la naissance de Jésus racontée au point de vue de Joseph, les mages, la fuite en Egypte et le retour (Mt 1:18-2:23) ; quelques brefs récits de guérisons spéciales (Mt 9:27-31,32-34 15:29-31). Trois incidents où Pierre joue le premier rôle (Mt 14:28,31 16:17,19 17:24,27), --ce qui ne suffit pas à prouver l'existence d'une source particulière, exploitée par Matthieu, consacrée à ce seul apôtre ; l'épisode de la mort de Judas (Mt 27:3,10) ; deux apparitions du Ressuscité (Mt 28:9,16-20).

Quelques menues indications dans le récit de la dernière semaine :

la riposte de Jésus aux prêtres par le passage d'un psaume (Mt 21:15 et suivant), sa parole sur l' épée et sur les 12 légions d'anges (Mt 26:52,54), Pilate et sa femme, le même se lavant les mains (Mt 27:19,24 et suivant) ;

Par-ci par-là peut-être des embellissements de la tradition : les prodiges qui suivent la mort de Jésus (Mt 27:51,54), les histoires de la garde au tombeau (Mt 27:62,66 28:11,15).

Enfin de minimes particularités de rédaction ou des façons personnelles à l'évangéliste de se représenter les choses, conformément à sa mentalité que notre étude dégage peu à peu devant nous. Il se peut que le discours eschatologique (Mt 24) représente une source distincte, du reste commune à Marc, Luc et Matthieu (voir plus haut, 2°, à propos du 5 e grand discours).

Certains ont aussi supposé, non sans quelques motifs, l'emploi d'une collection de passages de l'A. T, tenus pour messianiques (voir Ev. SYN., t. I, p. 400) ; ainsi pourraient s'expliquer quelques-uns des incidents précités, que l'auteur rattache plus ou moins directement à l'accomplissement des Écritures, notamment par la formule stéréotypée : « ainsi fut accompli ce qui avait été dit... » (Mt 1:22 2:15,17,23 27:9 etc.). Mais cette hypothèse elle-même ne s'impose pas absolument ; à part la pièce d'allure officielle de la généalogie et la page eschatologique, aucun des éléments susmentionnés n'est d'une importance primordiale et ne postule nécessairement un document écrit intégré par Matthieu ; ce sont des renseignements issus des milieux chrétiens dans l'intervalle qui sépara les rédactions de Marc et de Matthieu. Fallût-il même supposer quelque source secondaire, la façon dont l'évangéliste a mis en oeuvre ses deux grandes sources dans l'unité de sa langue soignée et de ses matériaux solidement ordonnés, montre qu'il a vraiment élaboré un évangile personnel et tout à fait original.

2.

LA DISPOSITION.

Il nous est très précieux en effet, possédant séparément les évangiles de Marc et de Matthieu et sachant l'un source de l'autre, de prendre sur le fait, par leur comparaison, les changements que Matthieu a opérés sur Marc et par là les méthodes de composition dont il s'est inspiré. Nous pourrons ainsi constater :

(a) la fidélité du rédacteur de Matthieu pour conserver l'essentiel de Mc ;

(b) sa liberté pour en modifier les détails ;

(c) son point de vue particulier, révélé par ses principes de compilation.

Cette comparaison doit porter tout d'abord sur la disposition de ses matériaux.

1° DEPLACEMENTS.

A l'intérieur du plan général de la « synopse », Matthieu change parfois l'ordre des péricopes de Marc. La plupart de ces transpositions proviennent visiblement de son principe d'établir des séries d'incidents similaires ou d'instructions connexes, ce qui a l'avantage de masser les tableaux de l'activité de Jésus et d'en rendre par là l'exposé plus frappant.

Ainsi, la succession de trois miracles de la toute-puissance de Jésus, sur la tempête, les démons, la paralysie d'un pécheur (Mt 8:23-9:8), est prise respectivement à Mr 4, Mr 5 et Mr 2. La guérison du lépreux ne pouvant être rattachée comme dans Marc (Mr 1:35,45) à la retraite de Jésus dans la solitude, que Matthieu n'a pas gardée, est insérée plus loin lorsque Jésus se trouve dans la campagne (Mt 8:1 et suivants) ; mais avant de reprendre au récit de Marc la guérison de la belle-mère de Pierre, localisée « dans la maison » de celui-ci, Matthieu ajoute une troisième guérison, inconnue de Marc celle du serviteur du centenier (Mt 8:5 et suivants), située à Capernaüm, ce qui introduit naturellement la mention subséquente de la maison de Pierre dans ce même village.

Lorsque Matthieu détache du contexte de Marc une parole de Jésus, pour la relier à un développement plus en harmonie avec elle, ce déplacement a d'ordinaire pour effet de la situer plus tôt :

Il prend aux paraboles du Royaume (Mr 4:21) la parole sur la lampe et le boisseau, et la case dans le discours sur la montagne (Mt 5:15 ; le contexte parallèle de Mr 4 est seulement dans Mt 13).

Le verset suivant de Marc (Mr 4:22), sur les secrets destinés à être manifestés, au lieu de demeurer dans le parallèle de Mt 13, est avancé jusqu'en Mt 10:26, instructions aux Douze.

Dans ces mêmes instructions, la parole sur le verre d'eau (Mt 10:42), parallèle à Mr 9:41, est anticipée sur Mt 18:5 ; et la déclaration sur le sel sans saveur (Mr 9:50), au lieu de rester dans le parallèle Mt 18:9, est avancée jusqu'en Mt 5:13.

L'exhortation au pardon avant la prière, tardive dans Mr 11:25 qui la situe après l'entrée à Jérusalem, paraît aussi déjà dans le discours sur la montagne, passage relatif à la prière (Mt 6:14), au lieu du parallèle Mt 21:22.

Les transpositions de ce genre se trouvent surtout au cours du ministère galiléen : d'abord parce que c'est la période où les épisodes de l'activité du Maître et ses miracles sont le plus nombreux, ensuite parce que les trois grands discours des ch. 5-7, 10 et 13 ont attiré à leurs masses des enseignements plus disséminés dans Marc. A partir de la confession de Pierre (Mt 16), et déjà depuis le ch. 14, Matthieu observe beaucoup mieux, et longtemps d'une façon complète, le parallélisme avec Marc. On peut tout juste relever l'interversion de la purification du temple et de la malédiction du figuier, qui évite l'interruption de Marc entre ce dernier acte symbolique du Seigneur et le commentaire qu'il en fait (Mt 21:12,22 ; cf. Mr 11:11-25).

2° ABREVIATIONS OU DEVELOPPEMENTS,

(a) Matthieu, beaucoup plus long que Marc abrège pourtant très fréquemment son texte, sans doute afin de réserver de la place pour ses nouveaux et considérables éléments, ceux du volume des Logia et les autres. Il supprime les répétitions superflues, sortes de pléonasmes où se trahissait souvent l'influence sur Marc du parallélisme hébreu.

De Mr 11:5 il garde : « le Royaume des cieux (=de Dieu) est proche », aussi supprime-t-il : « le temps est accompli », et comme il garde : « repentez-vous », il supprime : « et croyez à l'Evangile » (Mt 4:17) ; ainsi il diminue de moitié le verset de Marc.

De Mr 13:2 il garde : « quand le soir fut venu », aussi supprime-t-il : « après le coucher du soleil » (Mt 8:16).

De Mr 14:2 il condense les deux propositions : « la lèpre disparut, et il devint net », en : « il fut nettoyé de sa lèpre » (Mt 8:3).

Voir aussi comment Mr 4:39 est abrégé dans Mt 8:26.

Il arrive même que par souci de brièveté Matthieu fasse disparaître une locution de Marc en trois termes (Mr 6:4 parallèle Mt 13:57), lui qui suivant une autre tendance dont il sera question plus loin ajoute une quantité de ces expressions triples.

Supprimés aussi, fréquemment, des détails narratifs qui lui auront paru superflus, parce que ce sont généralement les traits descriptifs qui intéressaient le témoin oculaire Pierre et son secrétaire Marc, mais qui perdent de leur valeur à mesure que les témoins sont plus éloignés des faits, et qui même peuvent leur paraître parfois trop familiers :

les bêtes sauvages (Mr 11:3 parallèle Mt 4:11), les ouvriers (Mr 1:20 parallèle Mt 4:22), André, Jacques et Jean (Mr 12:9 parallèle Mt 8:14), la poupe et le coussin (Mr 4:38 parallèle Mt 8:24), pour 200 deniers (Mr 6:37 parallèle Mt 14:17), la comparaison d'un foulon (Mr 9:3 parallèle Mt 17:2), plus de 300 deniers (Mr 14:5 parallèle Mt 26:9), le jeune fuyard sans vêtements (Mr 14:51 parallèle Mt 26:56), Alexandre et Rufus (Mr 15:21 parallèle Mt 27:32), l'achat du linceul (Mr 15:46 parallèle Mt 27:59), etc.

(b) D'autre part, Matthieu allonge aussi, et considérablement, le texte de Marc ; on devine que ces développements concernent des paroles, qui deviennent ainsi des entretiens ou vont s'agglomérer aux discours chaque fois que Marc la source historique, offre l'occasion d'insérer des extraits des Logia, la source doctrinale.

Les 2 versets de Mr 1:7 et suivant, aperçu de la prédication du Précurseur, en deviennent 6 dans Mt 3:7,12.

Les 2 versets de Mr 1:12 et suivant, indication du fait de la tentation de Jésus, en deviennent 11 dans Mt 4:1,11, dialogue entre le Diable et le Seigneur, qu'évidemment celui-ci avait un jour raconté aux disciples.

Les 9 versets de Mr 3:22-30 sur Béelzébul et le péché contre le Saint-Esprit, en deviennent 22 dans Mt 12:24,45.

Les 34 premiers versets de Mr 4 constituent une péricope assez longue--le plus long passage didactique de Marc en dehors du discours eschatologique (ch. 13) -- ; mais le chapitre parallèle de Matthieu possède 52 versets, par l'adjonction de suppléments considérables.

Les exhortations de Mr 6:7-11, noyau fort réduit des instructions aux Douze envoyés en mission, deviennent une quarantaine de versets du grand discours de Mt 10.

De même, les avertissements de Jésus en 3 versets dans Mr 12:38-40 sont le noyau du long discours de Mt 23 contre les scribes et les pharisiens. Le discours eschatologique lui-même, commun aux trois synoptiques, est complété dans Matthieu par tout un chapitre nouveau, le ch. 25, sur la préparation dans la vie présente aux rétributions de l'éternité.

La simple énumération de tels exemples, choisis parmi d'autres, est démonstrative : tel était bien l'objectif de Matthieu d'enchâsser l'enseignement du Christ dans le récit de ses oeuvres emprunté à Marc ; et il faut reconnaître toute la valeur de ses notices parsemées au cours de l'ouvrage comme des jalons indicateurs : « Dès lors, Jésus commença à prêcher et à dire... (Mt 4:17) Jésus allait par toute la Galilée, enseignant dans les synagogues, prêchant l'Évangile du royaume et guérissant... (Mt 4:23) Ouvrant la bouche il se mit à les enseigner, en disant... (Mt 5:2) Il parcourait villes et villages, enseignant dans les synagogues, prêchant l'Évangile du royaume et guérissant... (Mt 9:35) Quand il eut achevé de donner ces instructions à ses douze disciples, il partit de là pour aller enseigner et prêcher... (Mt 11:1) Étant allé dans sa patrie, il enseignait dans la synagogue (Mt 13:54). Le peuple, entendant ces paroles, était frappé de son enseignement... » (Mt 22:33). Il faudra tenir le plus grand compte de ce point de vue dominant de notre évangile pour en apprécier les caractéristiques et la valeur historique et religieuse.

3° GROUPEMENTS.

En continuant à démêler de près ses procédés de disposition, on constate chez le rédacteur de Matthieu un esprit de système assez singulier, et qui n'est pas sans importance.

(1) Symétriques

En remaniant ses matériaux pour établir ces rapprochements, juxtapositions, constructions bloquées de discours ou collections dramatiques de faits, Matthieu recherche les effets : répétitions, parallèles ou contrastes. C'est par un souci de symétrie déjà raffiné qu'il dispose la totalité du ministère galiléen en une série de groupes où chaque fois l'activité de Jésus s'articule sur un texte prophétique et aboutit à l'un de ses grands discours,

(a) Début d'activité messianique, rattachée à une prophétie d'Ésaïe (Mt 4:15) et finissant par le discours sur la montagne (Mt 4:12-7:27), suivi de la formule de transition signalée plus haut » (Mt 7:28 et suivant)

(b) suite de l'activité messianique, rattachée à une prophétie d'Ésaïe (Mt 8:17) et finissant par le discours missionnaire aux Douze (Mt 8:1-10:42), suivi de la même formule (Mt 11:1) ;

(c) actes et instructions messianiques, rattachés à une prophétie d'Ésaïe (Mt 12:18,21) et finissant par les paraboles du Royaume (Mt 11:2-13:52), rattachées elles-mêmes à une prophétie d'Ésaïe (Mt 13:14 et suivant) et à la parole d'un psaume (Mt 13:35), et suivies de la formule habituelle (Mt 13:53) ;

(d) activité messianique nouvelle en Galilée et aux environs, rattachée à une prophétie d'Ésaïe (Mt 15:8 et suivant) et finissant par le discours sur les petits et le pardon (Mt 13:54-18:35), suivi de la formule consacrée (Mt 19:1).

Pour artificiel que puisse nous paraître un tel schéma, destiné à encadrer et à classer une activité et une prédication dont les qualités les plus apparentes étaient en tout cas la spontanéité, l'à-propos des actions et des commentaires devant l'imprévu de la vie, dans la liberté de la toute-puissance inspirée, il faut convenir que ce schéma n'est pourtant pas dans Matthieu l'effet du hasard, car il faut le suivre plus loin et reconnaître une préoccupation de symétrie encore plus poussée de sa part.

(2) Numériques

L'évangéliste affectionne en effet les groupements suivant certains chiffres : surtout 3, mais aussi 5 et 7. On pourrait relever près de 40 groupes de 3, presque tous particuliers à Matthieu ; nous nous bornons aux plus frappants.

--D'abord des groupes de faits :

la généalogie est comprimée en 3 sections de 14 (7 x 2) noms chacune (Mt 1:1,17) ; 3 épisodes dans l'évangile de l'enfance (mages, fuite, retour, ch. 2) ; 3 tentations (Mt 4:3,10) ; 3 guérisons (lèpre, paralysie, fièvre, Mt 8:1,15) ; 3 miracles de la toute-puissance de Jésus (tempête, démoniaques, péché, Mt 8:23-9:8) ; à Gethsémané, 3 appels aux disciples (Mt 26:38,40,45) et 3 appels à Dieu (Mt 26 39,42,44) ; 3 déclarations au moment de l'arrestation (Mt 26:50-52-35) ; 3 péchés contre le sang innocent (Judas, Pilate, le peuple, Mt 27:4-24,25) ; 3 phénomènes lors de la mort du Seigneur (le voile, le tremblement de terre, les résurrections, Mt 27:51,53) ; 3 groupes de témoins à la résurrection (femmes, gardes, disciples, Mt 28:1-10,11-15,16).

--Les groupes de paroles sont beaucoup plus nombreux :

3 cas de pratique de la justice (aumône, prière, jeûne, Mt 6:1,18) ; 3 fois la défense : « ne soyez point en souci » (Mt 6:25-31,34) ; 3 oeuvres faites « en ton nom » (Mt 7:22) ; 3 fois l'encouragement à ne pas craindre (Mt 10 36,28,31) ; 3 caractères de la maison (vide, balayée, ornée, Mt 12:44) ; 3 paraboles de la culture (semeur, ivraie, moutarde, Mt 13:1,32) ; 3 paraboles sur la déchéance des Juifs (les deux fils, les vignerons, le festin, Mt 21:28-22:14) ; 3 facultés dans le sommaire de la loi (coeur, âme, pensée, Mt 22:37) ; nombreux groupes de 3 dans le discours du ch. 23 : festins, synagogues, places (verset 6 et suivant), titres de maître, père et directeur (verset 8,10), serments par l'autel, le temple et le ciel (verset 20,22), menthe, anis, cumin opposés à justice, miséricorde, fidélité (verset 23), envoi de prophètes, sages et scribes (verset 34) ; 3 paraboles de la vigilance (serviteur, dix vierges, talents, Mt 24:43-25:30),

Enfin--et ceci est très frappant dans la triomphale conclusion de l'évangile--, le dernier message du Christ ressuscité à ses disciples se divise en 3 phrases :

une proclamation (toute-puissance m'a été donnée...), un programme (allez donc...), une promesse (et voici...), dont la 2° contient 3 devoirs : enseignez, baptisez, apprenez à garder, le 2 e devoir étant à remplir au nom des 3 personnes divines : Père, Fils, Saint-Esprit (Mt 28:18-20).

Les groupes de 5 sont moins fréquents.

Nous avons vu que 5 grands discours sont marqués dans Matthieu par leur formule finale. Le discours sur la montagne renferme lui-même 5 rectifications des conceptions fausses de la loi, avec la formule : « Vous avez entendu..., mais moi je vous dis » (Mt 5:21,27,33 38,43). seulement, comme ce développement traite 6 sujets, l'un d'eux a été privé de la formule (verset 31), afin qu'elle ne fût bien répétée que 5 fois.

Dans les ch. 21 et 22, au cours des suprêmes débats on compte 5 sujets de discussion : autorité, impôt, résurrection, grand commandement, Fils de David (Mt 21:23,27 22:15,46).

Il se trouve que c'est le seul évangile qui conserve la parabole des 5 vierges sages et des 5 vierges folles, et celle des talents, où le premier serviteur en reçoit d'abord 5 et plus tard 5 autres (Mt 25).

On voit aussi quelques groupes de 7 :

Les paraboles du Royaume (Mt 13) ; il y en aurait 8 si Matthieu avait gardé les 3 de Marc portant toutes sur les semences, mais c'est sans doute pour avoir un total de 7 qu'il a supprimé celle de la semence (Mr 4:26,29), où peuvent se distinguer quelques traits analogues à celle de l'ivraie (sommeil et ignorance du semeur, croissance constante, différence entre l'herbe et l'épi, moisson et faucille), sans que par ces ressemblances les deux paraboles fassent vraiment double emploi.

Le ch. 23 énumère non pas 8, mais 7 malédictions (car celle du verset 14 ne se trouve pas dans les plus anciens manuscrits). De même il n'y aurait que 7 béatitudes dans Mt 5 si la 3° (Mt 5:5 équiv, à Ps 37:11) était, comme certains le pensent, une addition postérieure. On peut soutenir aussi que l'oraison dominicale, qui dans Lu 11:2,4 a 5 requêtes, en a 7 dans Mt 6:9,13. Enfin, lorsque Jésus parle dans Lu 17:4 de péché suivi de repentir 7 fois par jour, le parallèle de Mt 18:21 et suivant lui fait recommander le pardon non pas 7 fois mais 70 fois 7 fois.

Nous avons limité ces citations à des cas indiscutables, faisant abstraction par exemple des modes de division possibles des grands discours en 5 ou en 7 parties, qui peuvent ne correspondre nullement aux intentions de l'évangéliste. Un certain nombre sont évidemment volontaires ; d'autres peuvent être d'ordre simplement oratoire, comme ceux du ch. 23 ; d'autres, purement fortuits ; enfin quelques-uns représentent un fait réel, comme les 3 appels de Jésus en Gethsémané, qui se trouvent déjà dans Marc ou les 3 tentations, qui se trouvent également dans Luc.

Les 4 évangiles peuvent avoir de ces rencontres non cherchées, tels les 3 exemples d'exaucement du fils (pain ou pierre, poisson ou serpent, oeuf ou scorpion) conservés par Luc alors que par exception Mt 11 a gardé que les deux premiers (Lu 11 : et suivant, Mt 7:9). Ce qui est à relever chez Matthieu, c'est le grand nombre qu'il en a introduit consciemment : pour avoir 3 termes il enlève à Mr 12:30 l'une des 4 facultés du sommaire de la loi (la force), ou il ajoute sans doute un terme aux Logia qui d'après Luc (Lu 11:42) n'en avaient que 2 (2 fois de suite : rue et menthe, justice et amour).

Les classements numériques, quelque peu fantaisistes et arbitraires, ne risquent pas toutefois d'entraîner à de graves déformations un auteur maître de son sujet et plein du témoignage qu'il veut rendre à son Maître en toute sincérité. Les considérations de ce genre jouaient du reste chez les Juifs un rôle qui sans doute n'avait rien de magique, mais qui pouvait dépendre de certaines spéculations mystiques (voir Nombre) : ils tenaient en honneur, comme du reste tout l'Orient, précisément ces chiffres 3, 5 et 7 : Le 7, nombre premier, imposé à la semaine antique par les phases de la lune, consacré par tout le système sabbatique sacerdotal, paraît souvent comme un nombre typique dans l'A. T, et plus encore dans l'Apocalypse.

Les Israélites eurent d'abord 3 fêtes annuelles, puis plus tard 5, auxquelles correspondaient les 5 rouleaux sacrés : les Megillôt (voir Bible, parag. 3) ; leur Loi avait 5 livres (Pentateuque), leurs Ps 5 divisions, qui se retrouvent dans leur littérature apocryphe et apocalyptique : Siracide, Apo d'Hénoc, Sentences des Pères. On a supposé--et l'hypothèse nous paraît des plus vraisemblables--que ces classifications par 3, 5, 7 (et 10) contribuaient à faciliter le souvenir des élèves et des maîtres en des temps où presque tout l'enseignement était confié à la mémoire ; si le système des poèmes alphabétiques (voir ce mot) a pu être tenu dans une certaine mesure pour un moyen mnémotechnique, à combien plus forte raison les chiffres ont-ils pu jouer ce rôle utile dans l'instruction des catéchumènes des synagogues juives et par suite des assemblées judéo-chrétiennes.

En conséquence, les préoccupations de classement symétrique et numérique chez notre évangéliste, et peut-être avant lui chez le rédacteur des Logia (voy. par ex. les 3 paires de verbes répétées deux fois, aussi bien dans Luc que dans Matthieu : demandez, cherchez, frappez... Mt 7:7 et suivant parallèle Lu 11:9 et suivant), --ce qui s'expliquerait assez bien comme une sorte de pli professionnel de l'ancien receveur d'impôts et teneur de registres Matthieu, --doivent bien nous révéler en lui :

(a) un auteur juif, qui, sans doute intentionnellement, écrit le Pentateuque de la nouvelle alliance, la loi du Royaume en 5 discours, et qui aime en distribuer les éléments suivant des divisions simples, déjà chères aux auteurs des Écritures de l'A.T. ;

(b) un auteur systématique, qui ne prétend pas faire avant tout oeuvre chronologique, mais qui, préférant les vues synthétiques à la suite exacte des faits (dans la mesure où il pouvait la connaître), ordonne son évangile en fonction des enseignements du Messie ;

(c) un auteur didactique, à la fois saisi par la grandeur du Roi, par la splendeur de sa doctrine et par la nécessité de faire connaître l'un et l'autre à ses coreligionnaires égarés, sans doctrine et sans Roi.

Vous avez aimé ? Partagez autour de vous !


Ce texte est la propriété du TopChrétien. Autorisation de diffusion autorisée en précisant la source. © 2022 - www.topchretien.com
  • Contenus
  • Versions
  • Commentaires
  • Strong
  • Dictionnaire
  • Versets relatifs
  • Carte
  • Versets favoris

Pour ajouter un favori, merci de vous connecter : Se connecter

Vous avez aimé ? Partagez autour de vous !

Créer un verset illustré

Logo TopChrétien carré

Télécharger l'image

Choisissez une image

Personnalisez le verset

Alignement : | | | Haut | Milieu | Bas

Taille :

Couleur :

Police :

Personnalisez la référence

Couleur :

Police :

Taille :

De légères variations de mise en page peuvent apparaitre sur l'image téléchargée.

Versets relatifs

    • Lévitique 2

      1

      L'offrande de farine. (Lévitique 2:1-11)
      L'offrande des premiers fruits. (Lévitique 2:12-16)

      Les offrandes de fleur de farine peuvent, dans un certain sens, être une image de Christ : Dieu nous a en effet présenté Jésus, comme étant le Pain de vie, pour nos âmes ; cela souligne aussi notre obligation de reconnaissance envers Dieu, ainsi que la pratique des bonnes œuvres, pour les bienfaits de Sa Providence. Le terme de « gâteau » était, et est toujours actuellement utilisé pour définir plusieurs sortes de mets. La plus grande partie de cette offrande était destinée à être consommée, à titre de nourriture et non brûlée. Les offrandes de gâteau ont été décrites après celles qui devaient être brûlées : si nous ne portons aucun intérêt au sacrifice de Jésus-Christ et si notre cœur n'est pas consacré à Dieu, aucune offrande de notre part, ne peut être acceptée par Lui.

      Le levain est le symbole de l'orgueil, de la malice et de l'hypocrisie ; le miel représente quant à lui, le plaisir sensuel. Le « levain » est en opposition directe avec l'humilité, l'amour et la sincérité, ces trois dernières choses étant approuvées par Dieu ; elles poussent les hommes à l'exercice de la piété et à la pratique des bonnes œuvres.

      Christ, dans Son sacrifice, était totalement dénué des différents « attributs » du levain ; Sa vie de souffrance et Son agonie étaient en totale opposition avec les plaisirs du monde. Son peuple est appelé à Le suivre et à Lui ressembler.

      12 Le sel est présent dans toutes les offrandes. Dans ce texte, Dieu laisse entendre aux Israélites que vu leur état de cœur, leurs sacrifices sont sans « saveur ». Tous les actes pieux doivent âtre accomplis avec un esprit vénéré. Le christianisme est le « sel » de la terre. Des instructions sont données au sujet de l'offrande des prémices. Si, après avoir eu une bonne récolte, un homme, dans un esprit de reconnaissance à Dieu, décide de Lui présenter une offrande, il doit alors Lui apporter ses premiers épis. Quelque soit l'offrande faite à Dieu, elle doit être composée de ce qu'il y a de meilleur, même si dans le cas du peuple d'Israël, certains épis n'étaient pas encore tout à fait mûrs. De l'huile et de l'encens devaient être ajoutés à cette offrande. La sagesse et l'humilité doivent agrémenter l'âme et le service des jeunes, afin de les rendre « agréables », par leurs « prémices », aux yeux de Dieu. Ce Dernier aime des premiers fruits de l'Esprit ainsi que la manifestation d'une piété et d'un engagement précoces.

      Le saint Amour divin est le « feu » par lequel toutes nos offrandes doivent être consumées. L'encens qui devait accompagner les offrandes, est une image de la médiation et de l'intercession de Christ, par Lequel, tout notre service pieux est agréé. Si toutes les ordonnances de ce texte sont aujourd'hui obsolètes, nous devons bénir Dieu de nous les avoir laissées dans Sa Parole.

      Toute cette excellence, dans les offrandes de l'époque, se retrouve en Christ, dans Son œuvre de Médiateur qui elle, est toujours d'actualité ! Notre dépendance à Son égard doit être entière : nous ne devons pas quitter Christ des yeux dans tout ce que nous accomplissons, si nous voulons que notre piété soit agréée par Dieu.

      Lévitique 7

      1

      Au sujet de la loi du sacrifice de culpabilité. (Lévitique 7:1-10)
      Au sujet de du sacrifice d'actions de grâces. (Lévitique 7:11-27)
      Le rituel des sacrifices d'actions de grâces. (Lévitique 7:28-34)
      La conclusion de toutes ces ordonnances. (Lévitique 7:35-38)

      Dans le sacrifice de culpabilité et celui d'expiation, le corps de la victime était partagé : une part était destinée à l'autel et l'autre au sacrificateur ; celui qui apportait son sacrifice ne récupérait rien, comme c'était d'ailleurs le cas dans les offrandes d'actions de grâces. Le sacrifice de culpabilité manifestait la repentance et la douleur que l'on éprouvait après avoir péché : il était plutôt judicieux de jeûner que de festoyer ! Le sacrifice d'actions de grâces est une image de la communion avec Dieu, Christ nous ayant réconciliés avec Lui. Ce sacrifice manifeste également l'expression de la joie et de la gratitude du pécheur pardonné, associée aux privilèges du croyant convaincu.
      11 Comme dans le sacrifice d'actions de grâce, dans un esprit de miséricorde, Dieu laissa plutôt au peuple une certaine liberté dans la pratique des sacrifices, au vu de la conviction de son péché ; en effet, Dieu acceptait davantage ces offrandes faites librement, en toute sincérité, plutôt que d'autres, devant répondre, par obligation au rituel de l'expiation : l'Éternel montrait ainsi le fait d'une réelle Propitiation. La principale raison d'interdiction de consommer du sang, dès les temps les plus reculés, venait du fait qu'il fallait respecter celui qui allait être versé plus tard par notre Seigneur, pour notre expiation. Ce précepte figuratif a pris fin lors de la mort de Christ, date à laquelle les sacrifices ont cessé. Cette ordonnance relative au sang, n'a donc plus raison d'être aujourd'hui pour les croyants.
      28 Quand le sacrificateur recevait une offrande à sacrifier, il pouvait garder la poitrine et l'épaule droite de la victime. Quand cette dernière était exécutée, celui qui avait apporté cette offrande devait en présenter une partie à Dieu ; cela signifiait qu'il offrait ce sacrifice à l'Éternel avec un cœur joyeux. Il devait, de ses propres mains, apporter ce qui devait être consumé, devant le Dieu des cieux ; ensuite il devait agiter la poitrine de la victime, de côté et d'autre, devant l'Éternel, le Dieu de la terre entière. Nous devons être convaincus et encouragés, en « consommant » le sacrifice parfait de Christ, notre « Sacrifice d'actions de grâces ».

      Dans le texte, ce sacrifice d'actions de grâces n'était pas réservé au sacrificateur uniquement, ou à tous les grands dignitaires locaux, mais il l'était également pour tout le peuple.

      Prenons garde de ne pas tarder à faire expier nos fautes par Dieu : beaucoup pensent en effet qu'ils auront tout le temps de se repentir devant Lui, au moment de leur mort : ils iront alors en enfer ; ils doivent en fait, offrir leur « sacrifice d'actions de grâces » maintenant. N'attendons pas que la patience de Dieu soit épuisée : ce n'est pas en enfer que nous pourrons crier à Christ pour se repentir de nos fautes !

      35 Les actes solennels relatifs à l'adoration religieuse, ne sont pas des choses que l'on doit faire, selon notre bon plaisir : nous sommes vraiment en « péril » si nous ne les accomplissons pas. Le respect des commandements ordonnés par Christ est d'ailleurs aussi important et nécessaire que l'était celui des lois données par Moïse !

      Lévitique 14

      1

      Les lois de purification du lépreux. (Lévitique 14:1-9)
      Les sacrifices qu'un lépreux doit offrir. (Lévitique 14:10-32)
      La lèpre dans une maison. (Lévitique 14:33-53)
      Liste des lois concernant la lèpre. (Lévitique 14:54-57)

      Le sacrificateur était incapable d'ôter la lèpre. Mais une fois que l'Éternel avait guéri cette maladie, diverses ordonnances devaient être observées, en mémoire de tout ce que Dieu faisait pour Son peuple. Ces ordonnances divines représentaient les devoirs des pécheurs de l'époque, qui se repentaient sincèrement.

      Tout cela est une image de la « lèpre spirituelle » inhérente au péché : si nous devons nous séparer de ceux qui marchent dans les voies de l'iniquité, nous ne devons pas pour autant les abandonner ; nous devons les avertir du danger qu'ils courent, en toute fraternité. Ils pourront se repentir envers Dieu: Ils seront alors, par la grâce, accueillis joyeusement par le Père, plein d'affection. Nous devrions veiller à ce que les pécheurs ne soient pas encouragés à continuer dans la voie de la perdition ; veillons également à ce que ceux qui se repentent ne soient pas découragés.

      Nous voyons dans ce texte que si l'on constatait que le lépreux était guéri, le sacrificateur devait déclarer le fait avec tout le cérémonial requis. Des deux oiseaux consacrés à cette guérison, l'un était sacrifié, l'autre était trempé dans le sang du précédent : c'est une image de Christ, versant Son sang pour les pécheurs, avant qu'Il ne soit élevé vers les cieux. Le sacrificateur qui avait déclaré que la lèpre avait disparu, devait se purifier lui-même de toute souillure. Ceux qui ont eu la grâce d'avoir leurs péchés pardonnés, doivent veiller à rester purs, en s'éloignant désormais de toute pollution spirituelle. Tous ceux qui fondent leur espérance en Christ doivent tendre vers la sanctification !

      10 Le lépreux, une fois purifié, devait se présenter devant l'Éternel, avec ses offrandes. Quand Dieu nous a guéris de la maladie ou nous a ôté l'épreuve, quand nous sommes à nouveau libérés, nous devons alors Lui manifester notre reconnaissance. Nous devons nous présenter devant Lui, accompagnés par le Sacrificateur qui nous a sanctifié : le Seigneur Jésus. En plus du rituel du sacrifice, du sang et de l'huile devaient être répandus sur celui qui avait été guéri et qui devait être purifié. Là où le sang de Christ est répandu pour la justification, l'huile du Saint-Esprit est appliquée pour la sanctification ; ces deux choses ne peuvent être séparées. Dans ce texte, nous voyons les dispositions légales qui étaient prises en faveur des lépreux. Le pauvre comme le riche pouvaient s'approcher de l'autel divin. Si le sacrifice du pauvre était accepté, celui du riche l'était également, avec la même cérémonie ; ces deux âmes avaient autant de valeur aux yeux de l'Éternel ; il en est de même aujourd'hui, au temps de l'évangile, avec Christ. Dans tous les cas un agneau devait être sacrifié. Aucun pécheur ne peut être sauvé s'il ne s'adresse pas à l'Agneau, sacrifié pour lui. Cet Agneau, Christ, nous a rachetés par Son sang !
      33 La lèpre ne doit pas s'étendre à l'intérieur d'une maison, ni demeurer sur un vêtement. Le péché qui s'installe dans une demeure est un véritable fléau, il envahit le cœur. Les chefs de famille devraient être vigilants à ce sujet et à la moindre apparition de l'iniquité, ils devraient faire le nécessaire afin de l'éradiquer, quelle qu'en soit la nature. Si la lèpre faisait son apparition dans une maison, la partie infectée devait être ôtée. Si on laisse stagner la lèpre, sans réagir, la maison entière doit être détruite. Il est préférable pour le propriétaire de ne plus avoir de demeure plutôt que de vivre dans une maison infectée. La « lèpre » du péché ruine les familles et les églises. Quand ce stade est atteint, elle attaque alors le corps humain et la seule issue est la mort.
    • Lévitique 2

      1 « Si quelqu’un veut apporter au Seigneur une offrande végétale, il doit prendre de la farine sur laquelle il verse de l’huile et dépose de l’encens ;
      2 il l’apporte aux prêtres, fils d’Aaron. On y prélève une poignée de farine mêlée d’huile, et tout l’encens. L’un des prêtres brûle sur l’autel cette partie de l’offrande appelée “mémorial”. Le Seigneur apprécie la fumée odorante de ce qui est ainsi consumé.
      3 Le reste de l’offrande revient à Aaron et à ses fils : c’est une part strictement réservée au Seigneur, parce qu’elle provient d’un présent qui lui a été offert.
      4 « S’il s’agit d’une offrande cuite au four, on ne peut apporter que des gâteaux à l’huile sans levain ou des galettes sans levain arrosées d’huile.
      5 S’il s’agit d’une offrande cuite sur la plaque, elle doit consister en farine pétrie avec de l’huile, mais sans levain ;
      6 on la rompt en morceaux sur lesquels on verse encore de l’huile. C’est une offrande végétale.
      7 S’il s’agit d’une offrande cuite dans la poêle, elle doit être composée de farine et d’huile.
      8 On amène l’offrande ainsi préparée pour le Seigneur, et on la remet au prêtre, qui l’apporte à l’autel.
      9 Il en prélève la part appelée “mémorial” et la brûle sur l’autel. Le Seigneur apprécie la fumée odorante de ce qui est ainsi consumé.
      10 Le reste de l’offrande revient à Aaron et à ses fils : c’est une part strictement réservée au Seigneur, parce qu’elle provient d’un présent qui lui a été offert.
      11 « Aucune offrande destinée au Seigneur ne doit contenir de levain. On n’utilisera jamais de levain ou de miel dans la préparation d’une offrande qui sera consumée pour le Seigneur.
      12 On peut lui en offrir lorsqu’on lui apporte les premiers produits de la nature, mais on ne doit pas en brûler sur l’autel dans une offrande à la fumée odorante.
      13 « On doit déposer du sel sur chaque offrande végétale. Jamais on ne négligera d’en mettre, car le sel symbolise l’alliance conclue par Dieu avec vous. C’est pourquoi une offrande de sel sera jointe à tout sacrifice.
      14 « Lorsque vous apporterez au Seigneur une offrande des premiers produits de vos terres, vous commencerez par griller des épis au feu, puis vous en écraserez les grains. Au moment de l’apporter,
      15 vous verserez de l’huile et déposerez de l’encens dessus. Ce sera une offrande végétale.
      16 Le prêtre en brûlera la part appelée “mémorial”, à savoir une partie du grain et de l’huile, avec tout l’encens. Ce qui est ainsi consumé, c’est ce qui appartient au Seigneur. »

      Lévitique 7

      1 « Règles concernant le sacrifice de réparation : Il s’agit d’une offrande strictement réservée à Dieu.
      2 On doit égorger l’animal à l’endroit où l’on égorge les animaux offerts en sacrifices complets, puis on asperge de son sang les côtés de l’autel.
      3 On présente au Seigneur les morceaux gras suivants : la queue, la graisse qui recouvre les entrailles,
      4 les deux rognons avec la graisse qui y adhère ainsi qu’aux flancs, et le lobe du foie qu’on détache en même temps que les rognons.
      5 Le prêtre brûle le tout sur l’autel. C’est un sacrifice de réparation, consumé pour le Seigneur.
      6 Seuls les hommes des familles sacerdotales peuvent manger de la viande de cet animal ; ils la consommeront dans un endroit réservé du sanctuaire, puisqu’elle est strictement réservée à Dieu.
      7 Ces règles concernant le sacrifice de réparation sont identiques à celles concernant le sacrifice pour obtenir le pardon. La viande de l’animal revient au prêtre qui a présidé la cérémonie de pardon. »
      8 « Lorsqu’un homme offre un sacrifice complet, la peau de l’animal revient au prêtre qui préside la cérémonie.
      9 Les offrandes végétales, qu’elles soient cuites au four, dans la poêle ou sur la plaque, reviennent au prêtre qui préside la cérémonie.
      10 Par contre les offrandes non cuites sont partagées à égalité entre les prêtres, aussi bien celles qui sont préparées avec de l’huile que les autres. »
      11 « Règles concernant le sacrifice de communion offert au Seigneur :
      12 Quand un sacrifice est offert pour accompagner un chant de louange, on apporte, en plus de l’animal à sacrifier, des gâteaux à l’huile cuits sans levain, des galettes sans levain arrosées d’huile et des gâteaux faits de farine pétrie avec de l’huile.
      13 On apporte en outre une offrande de pain levé pour accompagner le sacrifice de louange.
      14 On prélève sur ces offrandes une pièce de chaque espèce, pour le Seigneur ; ces gâteaux-là reviennent ensuite au prêtre qui a aspergé de sang les côtés de l’autel.
      15 Quant à la viande de l’animal sacrifié, elle doit être consommée le jour même. On ne doit rien en garder pour le lendemain.
      16 « Quand un sacrifice de communion est offert de manière spontanée ou pour accomplir un vœu, on peut manger une partie de la viande le jour même du sacrifice et une autre partie le lendemain.
      17 S’il en reste le surlendemain, on doit la jeter au feu.
      18 Si, le troisième jour, quelqu’un mange de la viande provenant du sacrifice, celui qui a offert le sacrifice ne peut pas obtenir la faveur du Seigneur : son sacrifice est tenu pour nul, car la viande est devenue impropre à tout usage religieux. Celui qui en mange se rend coupable d’une faute.
      19 Si la viande est entrée en contact avec quelque chose d’impur, on ne doit pas la consommer, mais la jeter au feu. « Il faut être en état de pureté pour manger la viande du sacrifice.
      20 Si quelqu’un est en état d’impureté personnelle et mange de la viande d’un sacrifice de communion offert au Seigneur, il sera exclu de la communauté d’Israël ;
      21 et il en ira de même pour quiconque en consomme après avoir été en contact avec un être humain impur, un animal impur ou une bestiole impure. »
      22 Le Seigneur dit à Moïse
      23 de communiquer aux Israélites les règles suivantes : « Vous ne devez consommer aucun morceau gras d’un animal, bœuf, mouton ou chèvre.
      24 La graisse d’une bête crevée ou tuée par des animaux sauvages ne doit pas être mangée, mais peut servir à n’importe quel autre usage.
      25 Si quelqu’un mange un morceau gras d’un animal destiné à être consumé en sacrifice pour le Seigneur, il sera exclu de la communauté d’Israël.
      26 Vous ne devez jamais consommer non plus le sang d’un oiseau ou d’une bête, quel que soit l’endroit où vous habitez.
      27 Si quelqu’un consomme du sang, il sera également exclu de la communauté d’Israël. »
      28 Le Seigneur dit à Moïse
      29 de communiquer aux Israélites encore les règles suivantes : « Lorsqu’un homme offre un sacrifice de communion, il donne au Seigneur la part qui lui revient ;
      30 il apporte lui-même ce qui est réservé au Seigneur, à savoir les morceaux gras et la poitrine de l’animal. La poitrine doit lui être offerte avec le geste rituel de présentation.
      31 Le prêtre brûle alors les morceaux gras sur l’autel. Quant à la poitrine, elle revient à Aaron et à ses fils.
      32 Vous devez également prélever le gigot droit de l’animal sacrifié et le remettre au prêtre.
      33 C’est en effet la part attribuée à celui des fils d’Aaron qui apporte à l’autel le sang et les morceaux gras de l’animal.
      34 Le Seigneur lui-même vous ordonne, à vous les Israélites, de mettre de côté la poitrine et le gigot des animaux offerts en sacrifices de communion, pour les donner au prêtre Aaron et à ses descendants, car ces morceaux-là leur sont réservés pour toujours. »
      35 Ces parts prélevées sur les sacrifices offerts au Seigneur revinrent à Aaron et à ses fils, dès qu’ils furent installés dans leur ministère de prêtres du Seigneur.
      36 Le Seigneur ordonna aux Israélites de les leur remettre, le jour où il les consacra. Cette prescription doit être observée en tout temps.
      37 Telles sont les règles concernant les sacrifices complets, les offrandes végétales, les sacrifices pour obtenir le pardon, les sacrifices de réparation, les sacrifices d’installation et les sacrifices de communion.
      38 Le Seigneur les a transmises à Moïse sur le mont Sinaï, dans le désert, le jour même où il a ordonné aux Israélites de lui offrir des sacrifices.

      Lévitique 14

      1 Le Seigneur dit à Moïse :
      2 « Voici comment doit se dérouler la cérémonie de purification d’un lépreux : Lorsqu’on va le présenter au prêtre,
      3 celui-ci sort du camp pour l’examiner. Si l’homme est guéri de sa lèpre,
      4 le prêtre ordonne qu’on apporte pour lui deux oiseaux vivants et purs, du bois de cèdre, de la laine teinte en cramoisi et une branche d’hysope.
      5 Il fait égorger l’un des oiseaux au-dessus d’un récipient en terre contenant de l’eau de source.
      6 Il prend l’autre oiseau et le plonge, avec le bois de cèdre, la laine cramoisie et la branche d’hysope, dans le sang de l’oiseau qu’on a égorgé ;
      7 il fait alors sept aspersions sur l’homme qui doit être purifié de la lèpre. Il déclare l’homme pur, puis il laisse l’oiseau vivant s’envoler vers la pleine campagne.
      8 L’homme lave ses vêtements, rase tous ses poils et prend un bain qui le purifie. Ensuite il regagne le camp, mais demeure hors de sa tente pendant une semaine.
      9 Le septième jour, il rase de nouveau ses cheveux, sa barbe, ses sourcils et tous ses autres poils, puis il lave ses vêtements et prend un bain. Alors il est purifié.
      10 « Le huitième jour, l’homme prend deux agneaux sans défaut, une agnelle d’un an, sans défaut, une offrande de neuf kilos de farine pétrie avec de l’huile, et un demi-litre d’huile.
      11 Le prêtre qui préside la cérémonie place l’homme, avec ses présents, devant le Seigneur, à l’entrée de la tente de la rencontre.
      12 Il prend celui des agneaux qui est destiné à un sacrifice de réparation, de même que le demi-litre d’huile, et il les présente devant le Seigneur avec le geste rituel.
      13 Il égorge l’agneau à l’endroit où l’on égorge un animal offert en sacrifice pour le pardon ou en sacrifice complet, c’est-à-dire dans un endroit réservé du sanctuaire ; en effet, le sacrifice de réparation, comme le sacrifice pour le pardon, est une offrande strictement réservée à Dieu et qui revient au prêtre.
      14 Le prêtre prend du sang de l’animal et en dépose sur le lobe de l’oreille droite de l’homme, ainsi que sur le pouce de sa main droite et de son pied droit.
      15 Il prend ensuite l’huile et en verse dans sa main gauche :
      16 il y trempe son index droit et fait sept aspersions devant le Seigneur ;
      17 puis il en dépose un peu sur le lobe de l’oreille droite de l’homme, ainsi que sur le pouce de sa main droite et de son pied droit, là où il a déjà déposé du sang de l’agneau.
      18 Il verse l’huile qui reste dans sa main sur la tête de l’homme et effectue sur lui le geste rituel de la purification, devant le Seigneur.
      19 Le prêtre offre le sacrifice pour obtenir le pardon de Dieu et effectue de nouveau sur l’homme le geste qui le libère de son impureté. Après quoi il égorge l’animal destiné au sacrifice complet
      20 et le brûle en entier sur l’autel avec l’offrande de farine. Alors, une dernière fois, il effectue sur l’homme le geste rituel qui le rend pur. »
      21 « Si l’homme est pauvre et n’a pas à sa disposition les offrandes nécessaires, il prend un seul agneau, destiné au sacrifice de réparation et qui sera présenté au Seigneur pour obtenir la purification, une offrande de trois kilos de farine pétrie avec de l’huile, et un demi-litre d’huile.
      22 Il prend aussi deux tourterelles ou deux pigeons, suivant ce qu’il possède, l’un destiné à un sacrifice pour le pardon et l’autre à un sacrifice complet.
      23 Le huitième jour, il apporte ces présents au prêtre, à l’entrée de la tente de la rencontre, devant le Seigneur, pour la cérémonie de purification.
      24 Le prêtre prend l’agneau et l’huile, et les présente au Seigneur avec le geste rituel.
      25 Il égorge l’agneau, prend de son sang et en dépose sur le lobe de l’oreille droite de l’homme, ainsi que sur le pouce de sa main droite et de son pied droit.
      26 Il verse de l’huile dans sa main gauche :
      27 avec son index droit, il en fait sept aspersions devant le Seigneur ;
      28 puis il en dépose un peu sur le lobe de l’oreille droite de l’homme, ainsi que sur le pouce de sa main droite et de son pied droit, là où il a déjà déposé du sang de l’agneau.
      29 Il verse l’huile qui reste dans sa main sur la tête de l’homme, et effectue sur lui le geste rituel de la purification, devant le Seigneur.
      30 Le prêtre prend une des tourterelles ou un des pigeons – suivant ce que l’homme possédait –
      31 et il l’offre en sacrifice pour obtenir le pardon ; puis il offre l’autre oiseau en sacrifice complet, accompagné de l’offrande de farine. Il effectue alors sur l’homme le geste rituel de la purification, devant le Seigneur. »
      32 Telles sont les instructions concernant un lépreux qui n’a pas à sa disposition ce qui est normalement nécessaire pour la cérémonie de purification.
      33 Le Seigneur dit à Moïse et à Aaron :
      34 « Quand vous serez entrés dans le pays de Canaan, que je vais vous donner en propriété, si je fais apparaître une tache de moisissure dans une maison de votre nouveau pays,
      35 le propriétaire de la maison ira annoncer au prêtre : “J’ai aperçu une sorte de tache dans ma maison.”
      36 Le prêtre ordonnera de vider la maison avant de s’y rendre lui-même pour examiner la tache ; de cette manière, rien de ce qui se trouvait dans la maison ne sera tenu pour impur. Ensuite le prêtre entrera dans la maison pour y examiner
      37 la tache : si la tache comporte des cavités verdâtres ou rougeâtres, si elle forme comme un creux dans le mur de la maison,
      38 le prêtre sortira sur le pas de la porte et fermera la maison pour une semaine.
      39 Le septième jour, le prêtre reviendra pour un nouvel examen : si la tache s’est étendue sur le mur de la maison,
      40 le prêtre ordonnera d’arracher les pierres atteintes de moisissure et de les jeter dans un lieu impur, hors de la ville.
      41 Il fera gratter le crépi de tous les murs intérieurs de la maison et on déversera les déchets dans le lieu impur, hors de la ville.
      42 Ensuite on prendra d’autres pierres pour remplacer les premières et un autre enduit pour recrépir la maison.
      43 « Si la tache de moisissure se manifeste de nouveau dans la maison, après qu’on aura ôté les pierres endommagées, puis gratté et recrépi les murs,
      44 le prêtre ira procéder à un nouvel examen : si la tache a effectivement reparu, c’est que la moisissure ne peut pas être éliminée de la maison ; celle-ci est impure.
      45 Il faudra démolir la maison, aussi bien les parties en pierres que celles en bois, et transporter les décombres, avec le crépi, dans le lieu impur, hors de la ville.
      46 « Quiconque pénètre dans la maison pendant les jours où elle doit être fermée, devient impur et le reste jusqu’au soir.
    • Lévitique 2

      1 Si quelqu’un présente en oblation à l’Éternel une offrande, son oblation sera de fleur de farine ; il versera de l’huile dessus et il y ajoutera de l’encens.
      2 Il l’apportera aux sacrificateurs, fils d’Aaron ; il prendra une pleine poignée de cette fleur de farine, arrosée d’huile, avec tout l’encens, et le sacrificateur brûlera cela sur l’autel comme mémorial. C’est une (offrande) consumée par le feu, d’une agréable odeur à l’Éternel.
      3 Ce qui restera de l’offrande sera pour Aaron et pour ses fils ; c’est une portion très sainte des sacrifices consumés par le feu devant l’Éternel.
      4 Si tu présentes en oblation une offrande de ce qui est cuit au four, (qu’on se serve) de fleur de farine, et que ce soient des gâteaux sans levain, pétris à l’huile et des galettes sans levain arrosées d’huile.
      5 Si ton oblation est une offrande cuite à la poêle, elle sera de fleur de farine pétrie à l’huile, sans levain.
      6 Tu la rompras en morceaux et tu verseras de l’huile dessus : c’est une offrande.
      7 Si ton oblation est une offrande cuite sur le gril, elle sera faite de fleur de farine pétrie à l’huile.
      8 Tu apporteras l’offrande qui sera faite avec ces produits à l’Éternel ; elle sera présentée au sacrificateur, qui la mettra près de l’autel.
      9 Le sacrificateur en prélèvera ce qui doit être offert comme mémorial et le brûlera sur l’autel. C’est une offrande consumée par le feu d’une agréable odeur à l’Éternel.
      10 Ce qui restera de l’offrande sera pour Aaron et pour ses fils ; c’est une portion très sainte des sacrifices consumée par le feu devant l’Éternel.
      11 Aucune des offrandes que vous présenterez à l’Éternel ne sera faite avec du levain ; car vous ne brûlerez rien qui contienne du levain ou du miel parmi les (offrandes) consumées par le feu devant l’Éternel.
      12 Vous pourrez en offrir à l’Éternel comme oblation de prémices ; mais il n’en sera pas présenté sur l’autel comme (offrande d’une) agréable odeur.
      13 Tu mettras du sel sur toutes tes offrandes en oblation, tu ne laisseras pas ton offrande manquer de sel de l’alliance de ton Dieu ; sur toutes tes oblations tu présenteras du sel.
      14 Si tu fais à l’Éternel une offrande de prémices, tu présenteras des épis rôtis au feu, du blé nouveau broyé, comme offrande de tes prémices.
      15 Tu verseras de l’huile dessus et tu mettras de l’encens ; c’est une offrande.
      16 Le sacrificateur brûlera comme mémorial une portion du grain broyé et de l’huile avec tout l’encens. C’est une (offrande) consumée par le feu devant l’Éternel.

      Lévitique 7

      1 Voici la loi qui concerne le sacrifice de culpabilité : c’est une chose très sainte.
      2 C’est dans le lieu où l’on égorge l’holocauste, qu’on égorgera la victime pour le sacrifice de culpabilité. On en répandra le sang sur le pourtour de l’autel.
      3 On en offrira toute la graisse, la queue, la graisse qui couvre les entrailles,
      4 les deux rognons et la graisse qui les entoure, qui couvre les flancs et la membrane qui couvre le foie, qu’on détachera près des rognons.
      5 Le sacrificateur brûlera cela sur l’autel en sacrifice consumé par le feu devant l’Éternel. C’est un sacrifice de culpabilité.
      6 Tout mâle parmi les sacrificateurs en mangera ; on le mangera dans un lieu saint ; c’est une chose très sainte.
      7 Il en est du sacrifice de culpabilité comme du sacrifice pour le péché ; la loi est la même pour les deux : la victime sera pour la sacrificateur qui fera l’expiation.
      8 Quand un sacrificateur offre l’holocauste de quelqu’un, la peau de l’holocauste qu’il a offert sera pour la sacrificateur.
      9 Toute offrande cuite au four, préparée sur le gril ou à la poêle, sera pour le sacrificateur qui l’a offerte.
      10 Toute offrande pétrie à l’huile ou sèche sera pour tous les fils d’Aaron, sans distinction.
      11 Voici la loi qui concerne le sacrifice de communion qu’on offrira à l’Éternel.
      12 Si quelqu’un l’offre par reconnaissance, il offrira, avec le sacrifice de reconnaissance, des gâteaux sans levain pétris à l’huile, des galettes arrosées d’huile et de la fleur de farine faite en gâteaux pétris à l’huile.
      13 Il offrira son oblation avec des gâteaux de pain levé, en plus de son sacrifice de reconnaissance (et) de communion.
      14 On présentera en prélèvement pour l’Éternel une portion de chaque oblation ; elle sera pour le sacrificateur qui a répandu le sang de la victime de communion.
      15 La chair du sacrifice de reconnaissance (et) de communion sera mangée le jour de son oblation, on n’en laissera rien jusqu’au matin.
      16 Si l’oblation de quelqu’un correspond à un vœu ou à une offrande volontaire, le sacrifice sera mangé le jour où on l’offrira, et ce qui en restera sera mangé le lendemain.
      17 Ce qui restera de la chair du sacrifice sera consumé au feu le troisième jour.
      18 Dans le cas où quelqu’un oserait manger de la chair de son sacrifice de communion le troisième jour, le sacrifice ne sera pas agréé ; il n’en sera pas tenu compte à celui qui l’a offert ; ce sera une chose impropre, et celui qui en mangera portera (le poids de) sa faute.
      19 La chair qui a touché quelque chose d’impur ne sera pas mangée ; elle sera consumée au feu. Quant à la chair, quiconque est pur peut manger de la chair,
      20 mais celui qui, se trouvant en état d’impureté, mangera de la chair du sacrifice de communion qui appartient à l’Éternel, celui-là sera retranché de son peuple.
      21 Et celui qui touchera quelque chose d’impur, une souillure humaine, un animal impur, une impureté abominable quelconque, et qui mangera de la chair du sacrifice de communion qui appartient à l’Éternel, celui-là sera retranché de son peuple.
      22 L’Éternel parla à Moïse et dit :
      23 Parle aux Israélites ; dis-leur : Vous ne mangerez pas de graisse de bœuf, de mouton ni de chèvre.
      24 La graisse d’une bête morte ou déchirée pourra servir à un usage quelconque ; mais vous ne devez pas en manger.
      25 En effet quiconque mangera de la graisse des animaux dont on offre à l’Éternel des sacrifices consumés par le feu, celui-là sera retranché de son peuple.
      26 Vous ne consommerez pas de sang, ni d’oiseau, ni de bétail, partout où vous habiterez.
      27 Toute personne qui consommera du sang quelconque, sera retranchée de son peuple.
      28 L’Éternel parla à Moïse et dit :
      29 Parle aux Israélites ; dis-leur : Celui qui offrira à l’Éternel son sacrifice de communion apportera son oblation à l’Éternel, prise sur son sacrifice de communion.
      30 Il apportera de ses propres mains en sacrifice consumé par le feu devant l’Éternel la graisse qu’il apportera avec la poitrine, la poitrine pour faire devant l’Éternel le geste de la dédier.
      31 Le sacrificateur brûlera la graisse sur l’autel, et la poitrine sera pour Aaron et pour ses fils.
      32 Dans vos sacrifices de communion, vous donnerez au sacrificateur la cuisse droite, en la prélevant.
      33 Celui des fils d’Aaron qui offrira le sang et la graisse du sacrifice de communion aura la cuisse droite pour sa part.
      34 Car je prends sur les sacrifices de communion offerts par les Israélites la poitrine qu’on dédie et la cuisse qu’on prélève, je les donne au sacrificateur Aaron et à ses fils, par une prescription perpétuelle, de la part des Israélites.
      35 C’est là (le droit que) l’onction d’Aaron et de ses fils (leur donnera) sur les sacrifices consumés par le feu devant l’Éternel, depuis le jour où ils seront présentés afin d’exercer le sacerdoce pour l’Éternel.
      36 C’est ce que l’Éternel ordonne aux Israélites de leur donner le jour où ils reçoivent l’onction ; ce sera une prescription perpétuelle parmi leurs descendants.
      37 Telle est la loi de l’holocauste, de l’offrande, du sacrifice pour le péché, du sacrifice de culpabilité, de l’investiture et du sacrifice de communion.
      38 L’Éternel en donna l’ordre à Moïse sur le mont Sinaï, le jour où il ordonna aux Israélites de présenter leurs oblations à l’Éternel dans le désert du Sinaï.

      Lévitique 14

      1 L’Éternel parla à Moïse et dit :
      2 Voici quelle sera la loi concernant le lépreux, le jour de sa purification. On l’amènera vers le sacrificateur.
      3 Le sacrificateur sortira du camp. Si le sacrificateur voit que le lépreux est guéri de la plaie de la lèpre,
      4 le sacrificateur ordonnera que l’on prenne, pour celui qui doit être purifié, deux oiseaux vivants et purs, du bois de cèdre, du cramoisi et de l’hysope.
      5 Le sacrificateur ordonnera qu’on égorge l’un des oiseaux sur un vase de terre, sur de l’eau courante.
      6 Quant à l’oiseau vivant, il le prendra, ainsi que le bois de cèdre, le cramoisi et l’hysope ; il les trempera, ainsi que l’oiseau vivant, dans le sang de l’oiseau égorgé sur l’eau courante.
      7 Il en fera sept fois l’aspersion sur celui qui doit être purifié de la lèpre. Puis il le déclarera pur et lâchera dans la campagne l’oiseau vivant.
      8 Celui qui se purifie nettoiera ses vêtements, rasera tout son poil et se lavera dans l’eau ; et il sera pur. Ensuite il pourra rentrer dans le camp, mais il restera sept jours hors de sa tente.
      9 Le septième jour, il rasera tout son poil, sa tête, sa barbe, ses sourcils, il rasera tout son poil ; il nettoiera ses vêtements, lavera son corps dans l’eau et il sera pur.
      10 Le huitième jour, il prendra deux agneaux sans défaut et une brebis d’un an sans défaut, trois dixièmes de fleur de farine en offrande pétrie à l’huile et un log d’huile.
      11 Le sacrificateur qui fait la purification placera l’homme qui se purifie et ces offrandes devant l’Éternel, à l’entrée de la tente de la Rencontre.
      12 Le sacrificateur prendra l’un des agneaux et l’offrira en sacrifice de culpabilité, avec le log d’huile ; il fera devant l’Éternel le geste de les dédier.
      13 Il égorgera l’agneau dans le lieu où l’on égorge (la victime pour) le péché et l’holocauste, dans le lieu saint ; car, la victime de culpabilité comme la victime pour le péché, est pour le sacrificateur : c’est une chose très sainte.
      14 Le sacrificateur prendra du sang (de la victime) de culpabilité ; le sacrificateur en mettra sur le lobe de l’oreille droite de celui qui se purifie, sur le pouce de sa main droite et sur le pouce de son pied droit.
      15 Le sacrificateur prendra du log d’huile et il en versera dans le creux de sa main gauche.
      16 Le sacrificateur trempera le doigt de sa main droite dans l’huile qui est dans le creux de sa main gauche et fera avec le doigt sept fois l’aspersion de l’huile devant l’Éternel.
      17 Le sacrificateur mettra de l’huile qui lui reste dans la main sur le lobe de l’oreille droite de celui qui se purifie, sur le pouce de sa main droite et sur le pouce de son pied droit, par-dessus le sang de la victime de culpabilité.
      18 Le sacrificateur mettra ce qui lui reste d’huile dans la main sur la tête de celui qui se purifie ; et le sacrificateur fera pour lui l’expiation devant l’Éternel.
      19 Puis le sacrificateur accomplira le sacrifice pour le péché ; il fera pour celui qui se purifie l’expiation de sa souillure. Ensuite il égorgera l’holocauste.
      20 Le sacrificateur offrira sur l’autel l’holocauste et l’offrande ; le sacrificateur fera pour cet homme l’expiation, et il sera pur.
      21 S’il est pauvre et que ses ressources soient insuffisantes, il prendra un seul agneau comme sacrifice de culpabilité, pour qu’on fasse le geste de le dédier en vue de faire l’expiation pour lui. Il prendra un seul dixième de fleur de farine pétrie à l’huile pour l’offrande, un log d’huile
      22 et deux tourterelles ou deux jeunes pigeons, selon les ressources dont il dispose, l’un comme sacrifice pour le péché, l’autre comme holocauste.
      23 Le huitième jour, il apportera pour sa purification toutes ces offrandes au sacrificateur, à l’entrée de la tente de la Rencontre, devant l’Éternel.
      24 Le sacrificateur prendra l’agneau pour le sacrifice de culpabilité et le log d’huile ; et il fera devant l’Éternel le geste de le dédier.
      25 Il égorgera l’agneau du sacrifice de culpabilité. Le sacrificateur prendra du sang de la victime de culpabilité ; il en mettra sur le lobe de l’oreille droite de celui qui se purifie, sur le pouce de sa main droite et sur le pouce de son pied droit.
      26 Le sacrificateur versera de l’huile dans le creux de sa main gauche.
      27 Il fera avec le doigt de sa main droite sept fois l’aspersion de l’huile qui est dans sa main gauche, devant l’Éternel.
      28 Le sacrificateur mettra de l’huile qui est dans sa main sur le lobe de l’oreille droite de celui qui se purifie, sur le pouce de sa main droite et sur le pouce de son pied droit, à la place (où il a mis) du sang de la victime de culpabilité.
      29 Le sacrificateur mettra ce qui lui reste d’huile dans la main sur la tête de celui qui se purifie, afin de faire pour lui l’expiation devant l’Éternel.
      30 Puis il offrira l’une des tourterelles ou l’un des jeunes pigeons pris sur les ressources dont il dispose,
      31 ce qu’il aura pu se procurer, l’un en sacrifice pour le péché, l’autre en holocauste, avec l’offrande ; et le sacrificateur fera pour celui qui se purifie l’expiation devant l’Éternel.
      32 Telle est la loi pour la purification de celui qui a une plaie de lèpre, et dont les ressources sont insuffisantes.
      33 L’Éternel parla à Moïse et à Aaron et dit :
      34 Lorsque vous serez arrivés au pays de Canaan, dont je vous donne la possession, si je mets une plaie de lèpre sur une maison du pays que vous posséderez,
      35 celui à qui appartiendra la maison ira le déclarer au sacrificateur en disant : J’aperçois comme une plaie dans ma maison.
      36 Le sacrificateur donnera des ordres ; on videra la maison avant que le sacrificateur entre pour examiner la plaie ; ainsi tout ce qui est dans la maison ne deviendra pas impur. Après cela, le sacrificateur entrera pour examiner la maison.
      37 Il examinera la plaie. S’il voit que la plaie offre sur les murs de la maison des cavités verdâtres ou rougeâtres, paraissant plus enfoncées que le mur,
      38 le sacrificateur sortira de la maison, et, quand il sera à la porte de la maison, il fera fermer la maison pour sept jours.
      39 Le sacrificateur y retournera le septième jour. S’il voit que la plaie s’est étendue sur les murs de la maison,
      40 le sacrificateur ordonnera qu’on ôte les pierres où se trouve la plaie, et qu’on les jette hors de la ville, dans un lieu impur.
      41 Il fera râcler tout l’intérieur de la maison ; et l’on répandra hors de la ville, dans un lieu impur, la poussière qu’on aura râclée.
      42 On prendra d’autres pierres, que l’on mettra à la place des (premières) pierres ; et l’on prendra d’autre mortier, pour recrépir la maison.
      43 Si la plaie revient et fait éruption dans la maison, après qu’on a ôté les pierres, râclé et recrépi la maison,
      44 le sacrificateur y retournera. S’il voit que la plaie s’est étendue dans la maison, c’est une lèpre pernicieuse dans la maison : celle-ci est impure.
      45 On abattra la maison, ses pierres, sa charpente, et tout le mortier de la maison ; on les importera hors de la ville, dans un lieu impur.
      46 Celui qui entrera dans la maison pendant tout le temps qu’elle est fermée sera impur jusqu’au soir.
Afficher tous les 1545 versets relatifs
Update Required To play the media you will need to either update your browser to a recent version or update your Flash plugin pour Firefox & Safari - Flash plugin pour Opera & Chrome.