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MATTHIEU (évangile de) 4.

IV Caractères.

1.

LA LANGUE.

De même que pour établir ses principes de composition, la comparaison de Matthieu avec sa source Marc est capitale pour préciser les caractères particuliers de forme et de fond du plus récent de ces deux évangiles.

En simplifiant les expressions redondantes celui-ci allège la phrase souvent embarrassée du premier. Il remplace souvent la conjonction : et (haï) de Marc par la particule grecque dé, beaucoup plus souple et nuancée. L'adverbe caractéristique de Marc : aussitôt (gr. euthus ou euthéôs), qui s'y trouvait 41 fois, ne paraît plus que 7 fois dans Matthieu ; l'adverbe : de nouveau (palin), 26 fois dans Marc n'est plus que 16 fois dans Matthieu ; le verbe au présent historique, forme vivante mais populaire, très familière à Marc (150 fois), est 93 fois dans Matthieu, dont 21 sont de Marc ; 228 fois est évité par Matthieu le verbe à l'imparfait, tournure souvent lourde en grec. Pour donner leur valeur réelle à tous ces nombres en contraste, il faut tenir compte de la proportion des deux ouvrages, Matthieu étant plus long que Marc à peu près des 2/3 de celui-ci. D'autres améliorations encore du style spontané mais gêné de Marc (la conjugaison par périphrase, ou avec l'auxiliaire : commencer à..., la reprise de la préposition des verbes composés) contribuent à rapprocher Matthieu de la langue classique.

Dans le même sens il préfère les mots usuels aux expressions souvent pittoresques mais d'un usage exceptionnel qu'il trouve chez Marc ; son vocabulaire particulier emploie davantage de termes du grec ordinaire ou de celui des LXX Dans ces révisions de forme on reconnaît une époque moins proche du sujet traité ; après les auteurs qui, sous le coup des faits extraordinaires de l'Évangile, lançaient l'explosion d'un témoignage, sans considérations secondaires, voici les rédacteurs proprement dits qui estiment le sujet digne de se conformer aux exigences littéraires pour avoir plus d'accès et de crédit auprès du public instruit.

2.

LES RECTIFICATIONS.

Ce n'est pas seulement la forme que Matthieu corrige chez Marc ; c'est aussi quelquefois le fond, lorsque tel détail du récit lui paraît être une erreur ou une inexactitude. En certains cas, ce sont incontestablement les rectifications justifiées d'un lecteur plus attentif ou mieux renseigné. C'est ainsi qu'il fait disparaître la mention erronée du sacerdoce d'Abiathar là où il aurait fallu lire : Abimélec (Mr 2:26 parallèle Mt 12:4) ; qu'il substitue au titre populaire de roi, auquel Hérode prétendait, son titre officiel de tétrarque (Mr 6:14 parallèle Mt 14:1).

Au même souci d'exactitude il faut sans doute attribuer la correction de la formule primitive relative à la résurrection : « après 3 jours » (Mr 8:31 9:31 10:34) qui devient : « le 3 e jour » dans Matthieu (Mt 16:21 17:23 20:19), ce qui est strictement plus juste pour désigner l'intervalle entre le crucifiement du vendredi soir et l'ouverture du tombeau vide le dimanche matin ; pourtant Matthieu a conservé une fois la locution ancienne (Mt 27:63), probablement sans s'en rendre compte.

Dans d'autres cas, ses modifications portent sur des noms propres : « Lévi fils d'Alphée » devient « un homme appelé Matthieu » (Mr 2:14 parallèle Mt 9:9), peut-être sous l'influence des Logia oeuvre de Matthieu ; au lieu de Géraséniens, nous avons Gadaréniens (Mr 5:1 parallèle Mt 8:28) ; au lieu du mystérieux Dalmanutha, le non moins mystérieux Magadan (Mr 8:10 parallèle Mt 15:39).

Une quantité d'autres corrections peuvent être signalées ; les principales vont nous apparaître maintenant comme provenant de conceptions religieuses particulières de l'évangéliste.

3.

L'ACCOMPLISSEMENT DES ÉCRITURES.

Nous l'avons vu plus haut, Matthieu a rattaché une grande partie du ministère du Messie à des prophéties de l'A.T., qu'il cite en les introduisant par la même formule : « Ainsi fut accompli ce qui avait été dit par... » (Mt 4:14 8:17, etc., cf. Mt 1:22 2:15,17,23). Le programme de Jésus placé par lui à l'entrée de son grand discours : « venu, non pour abolir la loi et les prophètes, mais pour les accomplir » (Mt 5:17 et suivants), domine toute la présentation de son évangile.

Il en a contracté l'habitude de rattacher les incidents aux Écritures qu'à ses yeux ils accomplissent, pour faire mieux ressortir la réalité de cet accomplissement.

Là où Marc ne parle que d'un ânon, il met en scène deux animaux, parce qu'il pense à la prophétie de Zacharie (Za 9:9), qu'il cite expressément ; et la répétition en parallèle poétique relative à l'ânon : « monté sur un âne, sur un ânon, le petit de celle qui porte le joug », s'applique pour lui distinctement à un ânon et une ânesse (Mr 11:2 et suivants parallèle Mt 21:2 et suivants).

Là où Marc écrit : « ils promirent de lui donner de l'argent », Matthieu modifie : « ils lui comptèrent 30 pièces d'argent » (Mr 14:11 parallèle Mt 26:15), se rapprochant ainsi de Za 11:12. Et un peu plus loin (Mt 27:9), à propos du champ du potier, il cite librement Za 11:12-13, mais il les attribue par inadvertance à Jérémie, sans doute influencé par le souvenir de l'achat d'un champ par ce prophète (Jer 32:6-9) et de ses images du potier (Jer 18:2 19:10).

Notre évangéliste semble commettre lui-même une erreur de nom dans une allusion aux Écritures : (Mt 23:35) il met dans le discours de Jésus la remarque tragique : « depuis le sang d'Abel jusqu'au sang de Zacharie », c'est-à-dire que les meurtres d'innocents remplissent l'A. T, depuis les premières pages (Ge 4) jusqu'aux dernières (2Ch 24:20,22) --car l'A. T, hébreu se termine par les livres des Chroniques-- ; seulement la victime mentionnée en ce dernier cas est Zacharie fils de Jéhojada, tandis que l'évangéliste lui donne machinalement un autre patronyme, qui provient du prophète (Za 11, cf. aussi Esa 8:2), « Zacharie fils de Barachie » ; on a cherché d'autres explications à cette anomalie, mais la plus naturelle est bien celle d'un lapsus échappé au rédacteur ou à l'un des premiers copistes de Matthieu, et que Luc de son côté n'a pas commis (Lu 11:51).

Ailleurs, le « vin mêlé de myrrhe » de Mr 15:23 devient dans Matthieu (Mt 27:34) un « vin mêlé de fiel », sans doute parce qu'il pense à la plainte du psalmiste : « mes adversaires mettent du fiel dans ma nourriture, et pour apaiser ma soif ils m'abreuvent de vinaigre » (Ps 69:22) ; la 2 e partie de ce verset se trouvant réalisée dans Mt 27:48, l'évangéliste a vu la réalisation de la 1re dans Mt 27:34 ; mais il fait ainsi des deux breuvages présentés au Crucifié des boissons préparées contre lui par la malveillance (comme dans le psaume), tandis que le « vin mêlé de myrrhe » était un stupéfiant, offert au supplicié par miséricorde, et que du reste celui-ci refusa pour garder sa lucidité, et le vinaigre était le mauvais vin aigri des soldats (Jn 19:29).

Cette tendance à trouver dans les évangiles les accomplissements matériels de nombreux passages de l'A. T, devait prendre un essor extraordinaire chez certains Pères de l'Église ; c'est ainsi que Justin Martyr (Apol., 13 2) affirme que « l'ânon attaché », d'après les évangiles, ne pouvait l'être qu'à un cep de vigne, car il est écrit de Juda : « Il attache à la vigne son ânon, et au meilleur cep le petit de son ânesse » (Ge 49:11). On voit par cet exemple que si le rédacteur juif de Matthieu part d'un juste point de vue lorsqu'il appuie la nouvelle alliance sur l'ancienne, il n'en est pas moins vrai que sa tendance à accentuer les interprétations littéralistes de l'A. T, l'éloigné peu à peu des événements historiques, dans la voie de l'allégorie. Il y avait été certainement précédé lui-même par les préoccupations théologiques des communautés primitives, mais c'est celui des évangiles qui y a le plus prêté.

4.

L'AUTORITE DES DISCIPLES.

Il arrive fréquemment aussi que l'évangéliste atténue ou même fasse disparaître, de Marc les traits qui pourraient sembler défavorables aux disciples de Jésus. L'observation que leur fait leur Maître : « vous ne comprenez pas cette parabole ? comment donc comprendrez-vous toutes les paraboles ? » (Mr 4:13) sonne presque comme un reproche, dans sa surprise attristée ; elle a disparu du parallèle Mt 13:16 et suivant, où tout au contraire il leur adresse une bénédiction : « quant à vous, heureux vos yeux parce qu'ils voient... ! »

La mention de leur incompréhension du miracle des pains et de l'endurcissement de leur coeur est remplacée par leur adoration prosternée devant le Fils de Dieu (Mr 6:52 parallèle Mt 14:33).

Supprimées, au moment de la transfiguration, la remarque que Pierre « ne savait pas ce qu'il disait parce qu'ils étaient effrayés », et l'ignorance des trois disciples se demandant ce que c'était que ressusciter des morts (Mr 9:6,10 parallèle Mt 17:4-9).

Supprimée de même la remarque analogue, en Gethsémané, qu' « ils ne savaient que lui répondre » (Mr 14:40 parallèle Mt 26:43).

La conclusion analogue, après une annonce de sa mort : « ils ne comprenaient point cette parole, et ils craignaient de l'interroger », devient simplement : « ils furent fort affligés » (Mr 9:32 parallèle Mt 17:23).

La leçon de Jésus sur l'humilité, provoquée chez Marc par une discussion des disciples sur le plus grand d'entre eux, est amenée chez Matthieu par la question tout impersonnelle qu'ils lui posent sur le plus grand dans le Royaume (Mr 9:33 et suivants, parallèle Mt 18:1 et suivants).

La demande intéressée de Jacques et Jean ambitionnant les premières places dans la gloire du Seigneur, est prêtée par Matthieu à leur mère, ce qui épargne les disciples ; mais le réviseur ne s'est pas avisé de modifier aussi le pluriel de la réponse de Jésus, qui s'adresse aux frères, ni la conséquence qui est l'indignation des dix autres non contre la mère mais contre les deux frères (Mr 10:35,41 parallèle Mt 20:2-24).

A ce souci d'épargner les disciples se rattachent peut-être les passages tendant à mettre en avant l'autorité de Pierre (Mt 14:28 16:17 et suivants), et que Matthieu ajoute à Marc celui-ci les ayant sans doute passés sous silence parce que Pierre lui-même (d'après qui Marc rédigea son évangile) évitait de se faire valoir (voir Marc [évangile de], III, 3).

Cette tendance de Matthieu à rehausser les Douze n'est pas d'ailleurs sans quelques exceptions : il n'a pas supprimé, loin de là, tout ce qui pouvait risquer de jeter un blâme sur leur souvenir ; il en a même conservé que Luc de son côté devait supprimer :

les reproches de Jésus pour leur manque de mémoire (Mr 8:17 parallèle Mt 16:8 parallèle Lu 12:1), sa dure réprimande à Pierre en qui s'incarne le Tentateur (Mr 8:33 parallèle Mt 16:23 parallèle Lu 9:22), le pénible épisode lui-même des deux fils de Zébédée, enfin la fuite générale des Onze après l'arrestation de leur Maître (Mr 14:50 parallèle Mt 26:56, Lu 22:53).

La tendance de Matthieu, pour n'être pas absolue, n'en est pas moins générale, et Luc la partage en une certaine mesure. Elle manifeste un respect tout particulier, nous allions dire une sorte de culte, pour les apôtres du Seigneur qui après l'Ascension et la Pentecôte avaient fondé l'Eglise sous l'action de l'Esprit. Ils ne sont plus présentés ici comme des compagnons familiers avec qui l'on a vécu, mais en eux déjà commencent à poindre des personnages qui prendront figure hiératique par l'association de leur ministère à l'action éternelle de leur Maître terrestre désormais glorifié. Tant il est-vrai que notre évangile sous sa forme actuelle ne peut avoir été conçu par l'un d'entre eux, par l'apôtre Matthieu de la tradition, mais qu'il appartient à une génération plus récente, élevée dans la vénération de la piété à l'égard des témoins, confidents, successeurs et représentants du Seigneur Jésus-Christ.

5.

LA MAJESTE DU CHRIST.

A plus forte raison son culte pour le Seigneur inspire-t-il à Matthieu une tendance à rehausser son autorité ; et ceci, doublement :

1° Négativement Il atténue ou supprime bien des éléments qui à ses yeux auraient risqué de rabaisser le Messie dans l'adoration de ses lecteurs. Sur le témoignage oculaire de Pierre, Marc avait retenu, en des tableaux mouvementés et vivants, nombre de traits de physionomie humaine de Jésus de Nazareth.

Mais Matthieu préfère généralement passer sous silence ses émotions :

indignation affligée (Mr 3:5 parallèle Mt 12:13), étonnement attristé (Mr 6:6 parallèle Mt 13:58), soupir (Mr 8:12 parallèle Mt 16:2), encore indignation (Mr 10:14 parallèle Mt 19:14), affection (Mr 10:21 parallèle Mt 19:21) ;

Il adoucit en « tristesse » le terme de « frayeur » (grec ekthambesthaï, litt, surprise terrifiée) qui, appliqué au Christ, lui aura paru excessif (Mr 14:33 parallèle Mt 26:37).

Il supprime le plus souvent les questions par où Jésus s'informe, paraissant donc ignorer ce qu'il demande :

« quel est ton nom ? » (Mr 5:9 parallèle Mt 8:29 et suivant), « qui a touché mes vêtements ? » (Mr 5:30 parallèle Mt 9:21 et suivant), « combien de pains avez-vous ? » (Mr 6:38 parallèle Mt 14:17), « sur quoi discutez-vous ? » (Mr 9:16 parallèle Mt 17:14), « combien y a-t-il de temps que cela lui arrive ? » (Mr 9:21 parallèle Mt 17:17 et suivant), « de quoi parliez-vous en chemin ? » (Mr 9:33 parallèle Mt 18:1), « où est la salle pour la Pâque ? » (Mr 14:14 parallèle Mt 26:18).
Combien plus supprimera-t-il donc les indications qui feraient supposer une certaine impuissance du Maître :

la désobéissance du lépreux, qui l'empêche d'entrer ouvertement dans les villes (Mr 1:45 parallèle Mt 8:4), l'ordre à l'esprit impur qui n'obéit pas immédiatement (Mr 5:8 parallèle Mt 8:29 et suivant), sa volonté de rester caché et l'impossibilité de l'obtenir (Mr 7:24 parallèle Mt 15:21), la terrible convulsion pendant la guérison de l'enfant démoniaque (Mr 9:25,27 parallèle Mt 17:1 et suivant).

En modifiant la première réponse de Jésus au jeune riche, il évite l'inférence (qui serait d'ailleurs inexacte) que Jésus ne se reconnaîtrait pas bon (Mr 10:18 parallèle Mt 19:17).

Il supprime la tentative des siens de se saisir de lui parce qu'il aurait perdu l'esprit (Mr 3:21 parallèle Mt 12:24).

Il juge trop énergique le verbe de Marc : « l'Esprit poussa Jésus au désert », et le remplace par « emmena » (Mr 11:2 parallèle Mt 4:1) ; la compagnie des bêtes sauvages lui paraît sans doute incompatible avec la majesté du Seigneur, mais il conserve celle des anges (Mr 1:13 parallèle Mt 4:11) ; d'après Marc les disciples « emmènent » Jésus dans la barque, d'après Mt 11 l'y « suivent » (Mr 4:36 parallèle Mt 8:23) ; le « charpentier » devient le « fils du charpentier » (Mr 6:3 parallèle Mt 13:55) ; Matthieu remplace le terme vulgaire et presque choquant de « cadavre » (ptôma), appliqué au « corps » du Crucifié (Mr 15:45 parallèle Mt 27:59).

Sa désapprobation des familiarités déplacées lui fait supprimer toutes les mentions de la foule pressant Jésus :

Mr 1:33,45 parallèle Mt 8:16,4, Mr 3:9 parallèle Mt 12:15, Mr 5:31 parallèle Mt 9:21 et suivant), l'empêchant même de prendre ses repas (Mr 3:20 parallèle Mt 12:22, Mr 6:31 parallèle Mt 14:13,
et les guérisons opérées au moyen de la salive, l'une d'elles ne se faisant que sur deux interventions de Jésus (Mr 7:8:22). Dans une annonce des outrages qu'il subira, Matthieu seul supprime le détail des crachats (Mr 8:34 parallèle Lu 18:32, Mt 20:19). Il n'est pas jusqu'au reproche que les Douze osent adresser à Jésus dans la tempête : « Seigneur, cela ne te fait-il rien que nous périssions ? » qui ne devienne l'appel d'une édifiante prière : « Seigneur, sauve-nous ! nous périssons ! » (Mr 4:38 parallèle Mt 8:25), ce qui épargne à la fois le caractère des disciples et la personne du Sauveur.

2° Positivement.

Matthieu accentue la toute-puissance et la majesté du Seigneur.

Marc disait : « on lui amena tous les malades et les démoniaques... Il guérit plusieurs malades et chassa plusieurs démons » ; Matthieu transpose : « on lui amena plusieurs démoniaques, il chassa les esprits et guérit tous les malades » (Mr 13:22,34 parallèle Mt 8:16).

Trois fois Matthieu souligne une guérison par la précision « à cette heure même » (Mt 9:23 15:25 17:18), lui qui en d'autres circonstances supprime si souvent l'adverbe « aussitôt », cher à Marc.

Il applique aussi cet adverbe au dessèchement du figuier maudit, alors que d'après Marc cet effet n'est visible que le lendemain (Mr 11:20 parallèle Mt 21:19).

Au lieu d'un démoniaque guéri au delà du lac, Matthieu en a deux (Mr 5:2 et suivants parallèle Mt 8:28) ; au lieu d'un aveugle guéri près de Jérico, Matthieu en a deux (Mr 10:46 parallèle Mt 20:30).

Lui seul fait mention de phénomènes extraordinaires consécutifs à la mort de Jésus (Mt 27:51,53).

Certes, sa foi chrétienne, si humaine et si morale tout ensemble, ne saurait être assimilée aux antiques superstitions qui multipliaient les prodiges accompagnant la mort de César (Virgile, Géorg., I, 466-497) et de ses successeurs (Suétone, pass.) pour consacrer l'apothéose impériale ; il n'en reste pas moins que dans la pensée de notre évangéliste les faits inexplicables survenus au moment où le Seigneur expirait contribuaient à sanctionner pour le public sa divinité glorieuse. Poussant plus loin dans cette voie, l'hagiographie des évangiles apocryphes--que la chrétienté devait repousser--allait plus tard se donner libre carrière en d'invraisemblables déroulements du prodigieux dans le ministère du Christ ; de ce produit stérile et faux de la pure imagination, Matthieu se trouve encore fort éloigné, dans sa sobriété d'évangile canonisé par l'Église primitive ; mais son inclination certainement inconsciente à renforcer de traits thaumaturgiques la gloire de son Sauveur trahit le goût d'une certaine piété judéo-chrétienne héritière de celle des Juifs, qui « demandent des miracles » (1Co 1:22), et présage l'orientation où s'engageront au siècle suivant tant d'amateurs de merveilleux.

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      14 He shall offer from it as his offering, an offering made by fire to Yahweh; the fat that covers the innards, and all the fat that is on the innards,
      15 and the two kidneys, and the fat that is on them, which is by the loins, and the cover on the liver, with the kidneys, he shall take away.
      16 The priest shall burn them on the altar: it is the food of the offering made by fire, for a pleasant aroma; all the fat is Yahweh's.
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      22 Let their table before them become a snare. May it become a retribution and a trap.

      Esaïe 8

      2 and I will take for myself faithful witnesses to testify: Uriah the priest, and Zechariah the son of Jeberechiah."

      Jérémie 18

      2 Arise, and go down to the potter's house, and there I will cause you to hear my words.

      Jérémie 19

      10 Then you shall break the bottle in the sight of the men who go with you,

      Jérémie 32

      6 Jeremiah said, The word of Yahweh came to me, saying,
      7 Behold, Hanamel the son of Shallum your uncle shall come to you, saying, Buy my field that is in Anathoth; for the right of redemption is yours to buy it.
      8 So Hanamel my uncle's son came to me in the court of the guard according to the word of Yahweh, and said to me, Please buy my field that is in Anathoth, which is in the land of Benjamin; for the right of inheritance is yours, and the redemption is yours; buy it for yourself. Then I knew that this was the word of Yahweh.
      9 I bought the field that was in Anathoth of Hanamel my uncle's son, and weighed him the money, even seventeen shekels of silver.

      Lamentations 2

      1 How has the Lord covered the daughter of Zion with a cloud in his anger! He has cast down from heaven to the earth the beauty of Israel, And hasn't remembered his footstool in the day of his anger.
      2 The Lord has swallowed up all the habitations of Jacob, and has not pitied: He has thrown down in his wrath the strongholds of the daughter of Judah; He has brought them down to the ground; he has profaned the kingdom and its princes.
      3 He has cut off in fierce anger all the horn of Israel; He has drawn back his right hand from before the enemy: He has burned up Jacob like a flaming fire, which devours all around.
      4 He has bent his bow like an enemy, he has stood with his right hand as an adversary, Has killed all that were pleasant to the eye: In the tent of the daughter of Zion he has poured out his wrath like fire.
      5 The Lord has become as an enemy, he has swallowed up Israel; He has swallowed up all her palaces, he has destroyed his strongholds; He has multiplied in the daughter of Judah mourning and lamentation.
      6 He has violently taken away his tabernacle, as if it were of a garden; he has destroyed his place of assembly: Yahweh has caused solemn assembly and Sabbath to be forgotten in Zion, Has despised in the indignation of his anger the king and the priest.
      7 The Lord has cast off his altar, he has abhorred his sanctuary; He has given up into the hand of the enemy the walls of her palaces: They have made a noise in the house of Yahweh, as in the day of a solemn assembly.
      8 Yahweh has purposed to destroy the wall of the daughter of Zion; He has stretched out the line, he has not withdrawn his hand from destroying; He has made the rampart and wall to lament; they languish together.
      9 Her gates are sunk into the ground; he has destroyed and broken her bars: Her king and her princes are among the nations where the law is not; Yes, her prophets find no vision from Yahweh.
      10 The elders of the daughter of Zion sit on the ground, they keep silence; They have cast up dust on their heads; they have clothed themselves with sackcloth: The virgins of Jerusalem hang down their heads to the ground.
      11 My eyes do fail with tears, my heart is troubled; My liver is poured on the earth, because of the destruction of the daughter of my people, Because the young children and the infants swoon in the streets of the city.
      12 They tell their mothers, Where is grain and wine? When they swoon as the wounded in the streets of the city, When their soul is poured out into their mothers' bosom.
      13 What shall I testify to you? what shall I liken to you, daughter of Jerusalem? What shall I compare to you, that I may comfort you, virgin daughter of Zion? For your breach is great like the sea: who can heal you?
      14 Your prophets have seen for you false and foolish visions; They have not uncovered your iniquity, to bring back your captivity, but have seen for you false oracles and causes of banishment.
      15 All that pass by clap their hands at you. They hiss and wag their head at the daughter of Jerusalem, saying, Is this the city that men called The perfection of beauty, The joy of the whole earth?
      16 All your enemies have opened their mouth wide against you; They hiss and gnash the teeth; they say, We have swallowed her up; Certainly this is the day that we looked for; we have found, we have seen it.
      17 Yahweh has done that which he purposed; he has fulfilled his word that he commanded in the days of old; He has thrown down, and has not pitied: He has caused the enemy to rejoice over you; he has exalted the horn of your adversaries.
      18 Their heart cried to the Lord: wall of the daughter of Zion, let tears run down like a river day and night; Give yourself no respite; don't let the apple of your eye cease.
      19 Arise, cry out in the night, at the beginning of the watches; Pour out your heart like water before the face of the Lord: Lift up your hands toward him for the life of your young children, that faint for hunger at the head of every street.
      20 Look, Yahweh, and see to whom you have done thus! Shall the women eat their fruit, the children that are dandled in the hands? Shall the priest and the prophet be killed in the sanctuary of the Lord?
      21 The youth and the old man lie on the ground in the streets; My virgins and my young men are fallen by the sword: You have killed them in the day of your anger; you have slaughtered, and not pitied.
      22 You have called, as in the day of a solemn assembly, my terrors on every side; There was none that escaped or remained in the day of Yahweh's anger: Those that I have dandled and brought up has my enemy consumed.

      Zacharie 9

      9 Rejoice greatly, daughter of Zion! Shout, daughter of Jerusalem! Behold, your King comes to you! He is righteous, and having salvation; lowly, and riding on a donkey, even on a colt, the foal of a donkey.

      Zacharie 11

      1 Open your doors, Lebanon, that the fire may devour your cedars.
      2 Wail, fir tree, for the cedar has fallen, because the stately ones are destroyed. Wail, you oaks of Bashan, for the strong forest has come down.
      3 A voice of the wailing of the shepherds! For their glory is destroyed: a voice of the roaring of young lions! For the pride of the Jordan is ruined.
      4 Thus says Yahweh my God: "Feed the flock of slaughter.
      5 Their buyers slaughter them, and go unpunished. Those who sell them say, 'Blessed be Yahweh, for I am rich;' and their own shepherds don't pity them.
      6 For I will no more pity the inhabitants of the land," says Yahweh; "but, behold, I will deliver the men everyone into his neighbor's hand, and into the hand of his king. They will strike the land, and out of their hand I will not deliver them."
      7 So I fed the flock of slaughter, especially the oppressed of the flock. I took for myself two staffs. The one I called "Favor," and the other I called "Union," and I fed the flock.
      8 I cut off the three shepherds in one month; for my soul was weary of them, and their soul also loathed me.
      9 Then I said, "I will not feed you. That which dies, let it die; and that which is to be cut off, let it be cut off; and let those who are left eat each other's flesh."
      10 I took my staff Favor, and cut it apart, that I might break my covenant that I had made with all the peoples.
      11 It was broken in that day; and thus the poor of the flock that listened to me knew that it was the word of Yahweh.
      12 I said to them, "If you think it best, give me my wages; and if not, keep them." So they weighed for my wages thirty pieces of silver.
      13 Yahweh said to me, "Throw it to the potter, the handsome price that I was valued at by them!" I took the thirty pieces of silver, and threw them to the potter, in the house of Yahweh.
      14 Then I cut apart my other staff, even Union, that I might break the brotherhood between Judah and Israel.
      15 Yahweh said to me, "Take for yourself yet again the equipment of a foolish shepherd.
      16 For, behold, I will raise up a shepherd in the land, who will not visit those who are cut off, neither will seek those who are scattered, nor heal that which is broken, nor feed that which is sound; but he will eat the flesh of the fat sheep, and will tear their hoofs in pieces.
      17 Woe to the worthless shepherd who leaves the flock! The sword will be on his arm, and on his right eye. His arm will be completely withered, and his right eye will be totally blinded!"

      Matthieu 1

      22 Now all this has happened, that it might be fulfilled which was spoken by the Lord through the prophet, saying,

      Matthieu 2

      15 and was there until the death of Herod; that it might be fulfilled which was spoken by the Lord through the prophet, saying, "Out of Egypt I called my son."
      17 Then that which was spoken by Jeremiah the prophet was fulfilled, saying,
      23 and came and lived in a city called Nazareth; that it might be fulfilled which was spoken through the prophets: "He will be called a Nazarene."

      Matthieu 4

      1 Then Jesus was led up by the Spirit into the wilderness to be tempted by the devil.
      11 Then the devil left him, and behold, angels came and served him.
      14 that it might be fulfilled which was spoken through Isaiah the prophet, saying,
    • Genèse 4

      1 Et l'homme connut Eve sa femme ; et elle conçut, et enfanta Caïn ; et elle dit : J'ai acquis un homme avec l'Éternel.
      2 Et elle enfanta encore son frère, Abel. Et Abel paissait le menu bétail, et Caïn labourait la terre.
      3 Et il arriva, au bout de quelque temps, que Caïn apporta, du fruit du sol, une offrande à l'Éternel.
      4 Et Abel apporta, lui aussi, des premiers-nés de son troupeau, et de leur graisse. Et l'Éternel eut égard à Abel et à son offrande ;
      5 mais à Caïn et à son offrande, il n'eut pas égard. Et Caïn fut très-irrité, et son visage fut abattu.
      6 Et l'Éternel dit à Caïn : Pourquoi es-tu irrité, et pourquoi ton visage est-il abattu ?
      7 Si tu fais bien, ne seras-tu pas agréé ? Et si tu ne fais pas bien, le péché est couché à la porte. Et son désir sera tourné vers toi, et toi tu domineras sur lui.
      8 Et Caïn parla à Abel son frère ; et il arriva, comme ils étaient aux champs, que Caïn se leva contre Abel, son frère, et le tua.
      9 Et l'Éternel dit à Caïn : Où est Abel, ton frère ? Et il dit : Je ne sais. Suis-je, moi, le gardien de mon frère ? Et il dit : Qu'as-tu fait ?
      10 La voix du sang de ton frère crie de la terre à moi.
      11 Et maintenant, tu es maudit de la terre qui a ouvert sa bouche pour recevoir de ta main le sang de ton frère.
      12 Quand tu laboureras le sol, il ne te donnera plus sa force ; tu seras errant et vagabond sur la terre.
      13 Et Caïn dit à l'Éternel : Mon châtiment est trop grand pour que j'en porte le poids.
      14 Voici, tu m'as chassé aujourd'hui de dessus la face de la terre, et je serai caché de devant ta face, et je serai errant et vagabond sur la terre ; et il arrivera que quiconque me trouvera me tuera.
      15 Et l'Éternel lui dit : C'est pourquoi quiconque tuera Caïn sera puni sept fois. Et l'Éternel mit un signe sur Caïn, afin que quiconque le trouverait ne le tuât point.
      16 Et Caïn sortit de devant l'Éternel ; et il habita dans le pays de Nod, à l'orient d'Éden.
      17 Et Caïn connut sa femme, et elle conçut, et enfanta Hénoc ; et il bâtit une ville, et appela le nom de la ville d'après le nom de son fils Hénoc.
      18 Et à Hénoc naquit Irad ; et Irad engendra Mehujaël, et Mehujaël engendra Methushaël ; et Methushaël engendra Lémec.
      19 Et Lémec prit deux femmes : le nom de l'une était Ada, et le nom de la seconde : Tsilla.
      20 Et Ada enfanta Jabal : lui, fut père de ceux qui habitent sous des tentes et ont du bétail.
      21 Et le nom de son frère fut Jubal : lui, fut père de tous ceux qui manient la harpe et la flûte.
      22 Et Tsilla, elle aussi, enfanta Tubal-Caïn, qui fut forgeur de tous les outils d'airain et de fer. Et la soeur de Tubal-Caïn fut Naama.
      23 Et Lémec dit à ses femmes : Ada et Tsilla, écoutez ma voix ; femmes de Lémec, prêtez l'oreille à ma parole : Je tuerai un homme pour ma blessure, et un jeune homme pour ma meurtrissure ;
      24 si Caïn est vengé sept fois, Lémec le sera soixante-dix-sept fois.
      25 Et Adam connut encore sa femme ; et elle enfanta un fils, et appela son nom Seth ; car, dit-elle, Dieu m'a assigné une autre semence au lieu d'Abel ; car Caïn l'a tué.
      26 Et à Seth, à lui aussi, naquit un fils ; et il appela son nom Énosh. Alors on commença à invoquer le nom de l'Éternel.

      Genèse 49

      11 Il attache à la vigne son ânon, et au cep excellent le petit de son ânesse ; il lave dans le vin son vêtement, et dans le sang des raisins son manteau.

      Lévitique 3

      1 Et si son offrande est un sacrifice de prospérités, si c'est du gros bétail qu'il présente, soit mâle, soit femelle, il le présentera sans défaut devant l'Éternel ;
      2 et il posera sa main sur la tête de son offrande, et il l'égorgera à l'entrée de la tente d'assignation ; et les fils d'Aaron, les sacrificateurs, feront aspersion du sang sur l'autel, tout autour.
      3 Et il présentera, du sacrifice de prospérités, un sacrifice fait par feu à l'Éternel : la graisse qui couvre l'intérieur, et toute la graisse qui est sur l'intérieur,
      4 et les deux rognons, et la graisse qui est dessus, qui est sur les reins, et le réseau qui est sur le foie, qu'on ôtera jusque sur les rognons ;
      5 et les fils d'Aaron feront fumer cela sur l'autel, sur l'holocauste qui est sur le bois qui est sur le feu : c'est un sacrifice par feu, une odeur agréable à l'Éternel.
      6 Et si son offrande pour le sacrifice de prospérités à l'Éternel est de menu bétail, mâle ou femelle, il le présentera sans défaut.
      7 Si c'est un agneau qu'il présente pour son offrande, il le présentera devant l'Éternel ;
      8 et il posera sa main sur la tête de son offrande, et il l'égorgera devant la tente d'assignation ; et les fils d'Aaron feront aspersion du sang sur l'autel, tout autour.
      9 Et il présentera, du sacrifice de prospérités, un sacrifice fait par feu à l'Éternel : sa graisse, la queue qu'on ôtera entière jusque contre l'échine, et la graisse qui couvre l'intérieur, et toute la graisse qui est sur l'intérieur,
      10 et les deux rognons, et la graisse qui est dessus, qui est sur les reins, et le réseau qui est sur le foie, qu'on ôtera jusque sur les rognons ;
      11 et le sacrificateur fera fumer cela sur l'autel : c'est un pain de sacrifice par feu à l'Éternel.
      12 Et si son offrande est une chèvre, il la présentera devant l'Éternel ;
      13 et il posera sa main sur sa tête, et il l'égorgera devant la tente d'assignation ; et les fils d'Aaron feront aspersion du sang sur l'autel, tout autour ;
      14 et il en présentera son offrande, un sacrifice par feu à l'Éternel : la graisse qui couvre l'intérieur, et toute la graisse qui est sur l'intérieur,
      15 et les deux rognons, et la graisse qui est dessus, qui est sur les reins, et le réseau qui est sur le foie, qu'on ôtera jusque sur les rognons ;
      16 et le sacrificateur les fera fumer sur l'autel : c'est un pain de sacrifice par feu, en odeur agréable. Toute graisse appartient à l'Éternel.
      17 C'est un statut perpétuel, en vos générations, dans toutes vos habitations : vous ne mangerez aucune graisse ni aucun sang.

      2 Chroniques 24

      20 Et l'Esprit de Dieu revêtit Zacharie, fils de Jehoïada, le sacrificateur, et il se tint debout au-dessus du peuple, et leur dit : Ainsi dit Dieu : Pourquoi transgressez-vous les commandements de l'Éternel ? Vous ne réussirez point ; car vous avez abandonné l'Éternel, et il vous abandonnera aussi.

      Psaumes 69

      22 Que leur table soit un piège devant eux, et que ce qui tend à la prospérité leur soit un filet ;

      Esaïe 8

      2 Et je me pris de fidèles témoins pour témoigner, Urie, le sacrificateur, et Zacharie, fils de Jebérékia.

      Jérémie 18

      2 Lève-toi, et descends dans la maison du potier, et là je te ferai entendre mes paroles.

      Jérémie 19

      10 Et tu briseras le vase devant les yeux des hommes qui sont allés avec toi, et tu leur diras :

      Jérémie 32

      6 Et Jérémie dit : La parole de l'Éternel vint à moi, disant :
      7 Voici, Hanameël, fils de Shallum ton oncle, vient vers toi, disant : Achète-toi mon champ qui est à Anathoth, car le droit de rachat est à toi pour l'acheter.
      8 Et Hanameël, fils de mon oncle, vint vers moi, selon la parole de l'Éternel, dans la cour de la prison, et me dit : Achète, je te prie, mon champ qui est à Anathoth, dans le pays de Benjamin, car à toi est le droit d'héritage, et à toi le rachat : achète-le pour toi. Et je connus que c'était la parole de l'Éternel.
      9 Et j'achetai de Hanameël, fils de mon oncle, le champ qui est à Anathoth ; et je lui pesai l'argent, dix-sept sicles d'argent ;

      Lamentations 2

      1 Comment, dans sa colère, le Seigneur a-t-il couvert d'un nuage la fille de Sion ! Il a jeté des cieux sur la terre la beauté d'Israël, et, au jour de sa colère, il ne s'est pas souvenu du marchepied de ses pieds.
      2 Le Seigneur a englouti, sans épargner, toutes les habitations de Jacob ; il a renversé dans sa fureur les forteresses de la fille de Juda ; il a jeté par terre, il a profané le royaume et ses princes.
      3 Il a retranché, dans l'ardeur de sa colère, toute la corne d'Israël ; il a retiré sa droite devant l'ennemi, et il a brûlé en Jacob comme un feu flamboyant qui dévore à l'entour.
      4 Il a bandé son arc comme un ennemi ; il s'est tenu là avec sa droite comme un adversaire, et il a tué tout ce qui était agréable à l'oeil dans la tente de la fille de Sion ; il a versé, comme un feu, sa fureur.
      5 Le Seigneur a été comme un ennemi ; il a englouti Israël ; il a englouti tous ses palais, il a détruit ses forteresses, et il a multiplié chez la fille de Juda le gémissement et la plainte.
      6 Il a saccagé sa clôture comme un jardin ; il a détruit le lieu de son assemblée. L'Éternel a fait oublier dans Sion jour solennel et sabbat ; et, dans l'indignation de sa colère, il a méprisé roi et sacrificateur.
      7 Le Seigneur a rejeté son autel, il a répudié son sanctuaire ; il a livré en la main de l'ennemi les murs de ses palais ; on a poussé des cris dans la maison de l'Éternel comme au jour d'une fête solennelle.
      8 L'Éternel s'est proposé de détruire la muraille de la fille de Sion ; il a étendu le cordeau, il n'a pas retiré sa main pour cesser de détruire ; et il fait mener deuil au rempart et à la muraille : ils languissent ensemble.
      9 Ses portes sont enfoncées dans la terre ; il a détruit et brisé ses barres ; son roi et ses princes sont parmi les nations ; la loi n'est plus ; ses prophètes aussi ne trouvent pas de vision de la part de l'Éternel.
      10 Les anciens de la fille de Sion sont assis par terre, ils gardent le silence ; ils ont mis de la poussière sur leur tête, ils se sont ceints de sacs ; les vierges de Jérusalem baissent leur tête vers la terre.
      11 Mes yeux se consument dans les larmes, mes entrailles sont agitées, mon foie s'est répandu sur la terre, à cause de la ruine de la fille de mon peuple, parce que les enfants et ceux qui tettent défaillent dans les places de la ville.
      12 Ils disent à leurs mères : Où est le blé et le vin ? -défaillant dans les places de la ville comme des blessés à mort, et rendant l'âme sur le sein de leurs mères.
      13 Quel témoignage t'apporterai-je ? Que comparerai-je à toi, fille de Jérusalem ? Qui est-ce que j'égalerai à toi, afin que je te console, vierge, fille de Sion ? car ta ruine est grande comme la mer : qui te guérira ?
      14 Tes prophètes ont vu pour toi la vanité et la folie, et ils n'ont pas mis à découvert ton iniquité pour détourner ta captivité ; mais ils ont vu pour toi des oracles de vanité et de séduction.
      15 Tous ceux qui passent par le chemin battent des mains sur toi ; ils sifflent et branlent la tête sur la fille de Jérusalem : Est-ce ici la ville dont on disait : La parfaite en beauté, la joie de toute la terre ?
      16 Tous tes ennemis ouvrent la bouche sur toi ; ils sifflent et grincent des dents ; ils disent : Nous les avons engloutis ; oui, c'est ici le jour que nous attendions ! Nous l'avons trouvé, nous l'avons vu !
      17 L'Éternel a fait ce qu'il s'était proposé, il a accompli sa parole qu'il avait commandée dès les jours d'autrefois ; il a renversé et n'a point épargné, et il a fait que l'ennemi s'est réjoui sur toi ; il a élevé la corne de tes adversaires.
      18 Leur coeur a crié au Seigneur. Muraille de la fille de Sion, laisse couler des larmes jour et nuit, comme un torrent ; ne te donne pas de relâche, que la prunelle de tes yeux ne cesse point !
      19 Lève-toi, crie de nuit au commencement des veilles ; répands ton coeur comme de l'eau devant la face du Seigneur. Lève tes mains vers lui pour la vie de tes petits enfants qui défaillent de faim au coin de toutes les rues.
      20 Éternel, et considère à qui tu as fait ainsi ! Les femmes dévoreront-elles leur fruit, les petits enfants dont elles prennent soin ? Tuera-t-on le sacrificateur et le prophète dans le sanctuaire du Seigneur ?
      21 L'enfant et le vieillard sont couchés par terre dans les rues ; mes vierges et mes jeunes hommes sont tombés par l'épée : tu as tué au jour de ta colère, tu as égorgé, tu n'as point épargné !
      22 Tu as convoqué, comme en un jour de fête solennelle, mes terreurs de toutes parts ; et au jour de la colère de l'Éternel, il n'y a eu ni réchappé, ni reste : ceux dont j'avais pris soin et que j'avais élevés, mon ennemi les a consumés.

      Zacharie 9

      9 Réjouis-toi avec transports, fille de Sion ; pousse des cris de joie, fille de Jérusalem ! Voici, ton roi vient à toi ; il est juste et ayant le salut, humble et monté sur un âne, et sur un poulain, le petit d'une ânesse.

      Zacharie 11

      1 Liban, ouvre tes portes, et que le feu dévore tes cèdres !
      2 Hurle, cyprès ! car le cèdre est tombé, les nobles sont dévastés. Hurlez, chênes de Basan ! car la forêt inaccessible est abattue.
      3 Une voix du hurlement des bergers, -car leur magnificence est dévastée ; une voix du rugissement des jeunes lions, -car l'orgueil du Jourdain est dévasté.
      4 dit l'Éternel, mon Dieu :
      5 Pais le troupeau de la tuerie, que leurs possesseurs tuent, sans passer pour coupables, et dont les vendeurs disent : Béni soit l'Éternel, je me suis enrichi ! et leurs bergers ne les épargnent pas.
      6 Car je n'épargnerai plus les habitants du pays, dit l'Éternel. Et voici, je ferai tomber les hommes dans les mains l'un de l'autre et dans la main de son roi ; et ils écraseront le pays ; et je ne délivrerai pas de leur main.
      7 Et je me mis à paître le troupeau de la tuerie, voire même les pauvres du troupeau ; et je pris deux bâtons : je nommai l'un Beauté, et je nommai l'autre Liens, et je me mis à paître le troupeau.
      8 Et je détruisis trois des bergers en un mois, et mon âme fut ennuyée d'eux, et leur âme aussi se dégoûta de moi.
      9 Et je dis : Je ne vous paîtrai pas : que ce qui meurt, meure ; que ce qui périt, périsse ; et quant à ce qui reste, qu'ils se dévorent l'un l'autre.
      10 Et je pris mon bâton Beauté, et je le brisai, pour rompre mon alliance, que j'avais faite avec tous les peuples.
      11 Et elle fut rompue en ce jour-là ; et les pauvres du troupeau, qui prenaient garde à moi, connurent ainsi que c'était la parole de l'Éternel.
      12 Et je leur dis : Si cela est bon à vos yeux, donnez-moi mon salaire : sinon, laissez-le. Et ils pesèrent mon salaire, trente pièces d'argent.
      13 Et l'Éternel me dit : Jette-le au potier, ce prix magnifique auquel j'ai été estimé par eux. Et je pris les trente pièces d'argent, et je les jetai au potier, dans la maison de l'Éternel.
      14 Et je brisai mon second bâton Liens, pour rompre la fraternité entre Juda et Israël.
      15 Et l'Éternel me dit : Prends encore les instruments d'un berger insensé.
      16 Car voici, je suscite un berger dans le pays, qui ne visitera pas ce qui va périr, qui ne cherchera pas ce qui est dispersé, qui ne pansera pas ce qui est blessé, et ne nourrira pas ce qui est en bon état ; mais il mangera la chair de ce qui est gras, et rompra la corne de leurs pieds.
      17 Malheur au pasteur de néant qui abandonne le troupeau ! L'épée tombera sur son bras et sur son oeil droit. Son bras sera entièrement desséché, et son oeil droit sera entièrement obscurci.

      Matthieu 1

      22 Or tout cela arriva, afin que fût accompli ce que le Seigneur a dit par le prophète, disant :

      Matthieu 2

      15 Et il fut là jusqu'à la mort d'Hérode, afin que fût accompli ce que le Seigneur avait dit par le prophète, disant : "j'ai appelé mon fils hors d'Égypte".
      17 Alors fut accompli ce qui a été dit par Jérémie le prophète, disant :
      23 ville appelée Nazareth ; en sorte que fût accompli ce qui avait été dit par les prophètes : Il sera appelé Nazaréen.

      Matthieu 4

      1 Alors Jésus fut emmené dans le désert par l'Esprit pour être tenté par le diable.
      11 Alors le diable le laisse : et voici, des anges s'approchèrent et le servirent.
      14 afin que fût accompli ce qui avait été dit par Ésaïe le prophète, disant :
    • Genèse 4

      1

      La naissance, le travail et la vie spirituelle de Caïn et d'Abel. (Genèse 4:1-7)
      Caïn tue Abel, la malédiction de Caïn. (Genèse 4:8-15)
      La conduite de Caïn, sa famille. (Genèse 4:16-18)
      Lémec et ses femmes, L'habileté des descendants de Caïn. (Genèse 4:19-24)
      La naissance d'un autre fils et petit fils d'Adam. (Genèse 4:25,26)

      Quand Caïn est né, Ève a dit : « J'ai acquis un homme avec l'Eternel ». Elle pensa peut être que cette naissance représentait la semence promise ce qui aurait pu vraiment la désappointer. Abel signifie « vanité ». Quand elle a pensé avoir la semence promise avec Caïn, dont le nom signifie « possession », l'arrivée de ce deuxième fils lui a donné des pensées vaniteuses. Notez bien que chacun de ses fils avait sa vocation. C'est la volonté de Dieu que chacun, ici bas, ait une tâche à accomplir. Les parents devraient enseigner à leurs enfants cette notion du travail. « Donnez-leur une bible et une vocation » disait un certain Mr. Dod, et Dieu sera avec eux. On peut croire que Dieu, après la chute, ait commandé à Adam de faire couler le sang des animaux innocents et qu'après leur mort, de brûler ce qui restait de leur corps. Une telle punition était déjà préfigurée, à savoir que les pécheurs méritent de subir la mort physique et la colère divine, bien représentées par l'image des souffrances de Christ. Il faut remarquer que l'adoration divine n'était pas quelque chose de nouveau. Cela existait dès les temps anciens et c'était une excellente pratique, Jer 6:16. Les offrandes de Caïn et d'Abel étaient fort différentes. Caïn a montré qu'il avait un cœur fier et incrédule, ce qui a fait rejeter son offrande. Abel s'est approché de son Dieu, en tant que pécheur, avec un sacrifice rempli d'humilité, de sincérité et d'obéissance.

      Ayant ainsi recherché le bénéfice de la Grâce, au travers de la Semence promise, son sacrifice a été tel que Dieu l'a accepté. Abel a offert ce sacrifice par la foi, à l'inverse de Caïn, Heb 11:4. Il s'est trouvé de tout temps deux sortes d'adorateurs, tels Caïn et Abel ; d'une part, il y a ceux, qui comme Caïn sont fiers et méprisent les méthodes indiquées par l'Évangile et tentent de plaire à Dieu en suivant leur propre imagination ; d'autre part, on trouve d'humbles croyants, suivant de près le chemin divin qui leur a été révélé. Caïn a cédé à sa colère envers Abel. Il a été animé d'un mauvais esprit, à savoir le mécontentement et la rébellion contre Dieu.

      Celui-ci constate avec tristesse les passions qui sont inhérentes à nos péchés. Il n'y a aucune colère, envie ou convoitise qui ne puisse échapper à Sa vue.

      Le Seigneur n'a pu, hélas, que constater la rébellion de l'homme ; ce dernier aurait pu revenir dans le droit chemin tout en étant bien accepté par Dieu. Certains interprètent cela comme une invitation à s'approcher du trône de la grâce. « Certainement, si tu agis bien, tu relèveras ton visage ; et si tu agis mal, le péché se couche à la porte, et ses désirs se portent vers toi : mais toi, domine sur lui ».

      Le mot « péché » signifie à la fois péché, mais aussi, sacrifice pour le péché. « Quoi que tu n'aies pas pratiqué le bien, ne désespère pas ; le remède est à la portée de ta main ».

      Christ s'étant volontairement offert pour nos péchés, se tient à la porte, Apocalypse 3:20. Et ceux qui n'ouvrent pas la porte pour pouvoir bénéficier de l'offre de rédemption du péché, ne méritent que la mort. Le fait que Dieu ait accepté l'offrande d'Abel n'a changé en rien le droit d'aînesse de Caïn. Pourquoi Caïn s'est-il donc mis tant en colère ? Le péché avive les discordes et les vanités, il ne peut que fausser l'impartialité de nos jugements.

      8 La malice du cœur finit par pousser au meurtre. Caïn a attaqué Abel, son propre frère, le fils de sa mère, celui qu'il aurait dû aimer, ce jeune frère, qui lui, ne lui avait jamais fait de mal. Un des rôles de Caïn était de protéger Abel. Quelle fatalité, le péché de nos premiers parents a pu entraîner et quelle colère se trouvait alors dans les cœurs ! Observez l'orgueil et l'incrédulité de Caïn. Il nia son crime, comme s'il pouvait le dissimuler devant Dieu. Il tenta de couvrir un meurtre délibéré, par un mensonge. Le meurtre est un péché que l'on ne peut cacher. Le sang appelle le sang ; le sang de la victime crie après celui du meurtrier.

      Qui peut connaître les conséquences et le poids d'une sentence divine ? Elle peut nous atteindre n'importe où et nous blesser profondément. Seuls sont en Christ ceux qui sont rachetés, ils hériteront de nombreuses bénédictions. Caïn a été maudit sur la terre. Il a été puni là même où il a exécuté son crime et où il avait placé son cœur. Chaque créature nous apporte ce en quoi Dieu l'a façonnée, soit du réconfort soit une croix à porter, soit une bénédiction ou une malédiction. Le cœur du méchant disperse ce contexte de malédiction tout autour de lui. Caïn ne s'est pas plaint de son péché, mais de sa punition. Il faut avoir une grande dureté de cœur pour être davantage affecté par ses souffrances que par ses péchés. Dieu fait preuve de sagesse et de sainteté en prolongeant la vie même des méchants.

      Il serait vain de chercher à savoir quel genre de marque portait Caïn. Il devait être connu, à la fois, pour son infamie et par la protection que Dieu lui avait procurée afin de ne pas être tué. Abel même mort, témoignait de sa souffrance. Il dénonçait la faute hideuse du meurtrier en nous avertissant qu'il est bon de tuer la colère dès qu'elle naît et en nous enseignant qu'il est profitable de rester sur la voie de la droiture. Il nous montre aussi qu'il existe une vie éternelle future où l'on trouvera toutes les récompenses, au travers de la foi en Christ et de son sacrifice réconciliateur. Il nous parle également de l'excellence de la foi dans le sacrifice et dans le sang de l'Agneau de Dieu. Abel a été massacré par Caïn car les œuvres de ce dernier étaient mauvaises, à l'inverse de celles du premier qui n'étaient que droiture, 1Jean 3:12. C'est aussi la conséquence de l'inimitié entre la Semence de la femme et celle du serpent ; cette guerre a tout détruit. Et nous sommes tous concernés par ce combat, nous ne sommes pas neutres ; notre Maître a déclaré : « celui qui n'est pas avec moi, est contre moi ».

      Engageons-nous fermement sur la voie de la vérité et de la droiture, contre Satan !

      16 Caïn a rejeté toute notion de crainte envers Dieu et, de plus, n'a même pas observé Ses préceptes. Les professeurs hypocrites, qui dissimulent ou traitent à la légère les enseignements divins, sont de ce fait, abandonnés à eux-mêmes, dans des théories grotesques et scandaleuses. Ils rejettent ainsi cette forme de piété, dont ils nient d'ailleurs toute puissance originale, à leur grande honte. Caïn s'est éloigné de la présence divine, et nous pouvons constater qu'il n'a jamais tenté de s'en rapprocher à nouveau, pour son plus grand bien. L'endroit où Caïn habitait s'appelait le « pays de Nod », ce qui signifie « secouant » ou « tremblant » ; cela montre l'agitation et le manque de paix de son esprit, il s'agissait en fait d'un « endroit où l'on vagabonde ».

      Ceux qui s'éloignent de Dieu ne peuvent trouver un vrai repos, quel que soit l'endroit où ils se trouvent. Ceux qui, sur terre, aspirent à la cité céleste, choisissent de demeurer dans des tabernacles ou dans des tentes ; Caïn, lui, n'a pas recherché ce genre de cité, mais s'est orienté vers ce qui est terrestre.

      Il en est de même pour ceux qui sont maudits par Dieu et qui cherchent par eux-mêmes à s'établir et à satisfaire leurs convoitises ici-bas.

      19 Une des premières fautes de la descendance de Caïn a été d'avoir transgressé la loi du mariage. Jusqu'ici, un homme n'avait qu'une femme à la fois ; Lémec, par contre, en prit deux. Les choses du monde sont les seules qui soient charnelles et les méchants y placent tout leur cœur et s'y attachent. Il en était ainsi au temps de Caïn : on trouvait des bergers, des musiciens, mais aucun qui soit fidèle en la foi. Il y en avait qui étaient capables d'enseigner le travail du bronze et de l'acier, mais aucun n'était apte à enseigner la connaissance de l'Eternel : on savait comment s'enrichir ou comment devenir puissant et joyeux ; mais, au sujet de Dieu, de la crainte qu'on devait éprouver à Son égard, de Son service, c'était l'ignorance. Les choses de ce monde accaparent toutes les pensées.

      Lémec s'était fait des ennemis. Il a comparé sa conduite à celle de ses ancêtres, en particulier Caïn ; il s'est trouvé plus juste que tous ces criminels. Il semble qu'il ait abusé de la patience divine en pensant que par le fait d'avoir épargné Caïn, l'Éternel laisserait finalement le péché impuni.

      25 Nos premiers parents ont été réconfortés dans leur affliction par la naissance d'un fils, dont le nom, Seth, signifie « établi » ou « placé » ; de cette descendance, l'humanité a continué sa lignée jusqu'à la fin des temps, en particulier, avec le Messie.

      Alors qu'avec Caïn, le vagabond, l'apostasie est née, au contraire, avec Seth, la véritable future lignée de l'église a réellement débuté. En Christ et son église, se trouve le seul et vrai fondement.

      Seth a marché dans les pas de son frère martyr, Abel ; il a été animé d'une grande foi, et d'une vraie droiture vis-à-vis de notre Dieu et de notre Sauveur Jésus Christ, en devenant par là le témoin vivant de la grâce divine et de l'influence du Saint Esprit.

      Dieu a donné à Adam et Ève une nouvelle possibilité de pratique religieuse au sein de leur famille. Les adorateurs de Dieu ont alors vraiment commencé à s'investir dans la religion ; certains ont même réagi contre la méchanceté qui régnait à cette époque dans le monde environnant.

      Plus les autres sont mauvais, plus nous nous devons d'exercer le bien, avec le plus grand zèle. C'est alors que l'on pourra distinguer la différence entre celui qui, sauvé, recherche la sainteté et celui qui se laisse aller, selon son propre gré, ici-bas.

      Genèse 49

      Lévitique 3

      1

      Les sacrifices d'actions de grâce, pour le gros bétail. (Lévitique 3:1-5)
      Les sacrifices d'actions de grâce, pour le menu bétail. (Lévitique 3:6-17)

      Les sacrifices d'actions de grâce font référence à Dieu, Celui qui donne toutes choses. Ces sacrifices, faits sur l'autel, engageaient à la fois les sacrificateurs et celui qui apportait l'offrande. On les appelait « sacrifices d'actions de grâce » car en eux, Dieu et Son peuple se réjouissaient ensemble, en témoignage de leur communion mutuelle. Ces sacrifices étaient offerts dans un esprit de supplication. Si un homme était en instance d'une demande de grâce, il devait ajouter à sa prière le type de sacrifice mentionné dans ce texte. Christ est notre « Paix », notre « Offrande de Paix » ; nous ne pouvons être exaucés dans nos prières, avec en plus la paix dans le cœur, que par Son intermédiaire. Ces sacrifices d'actions de grâce étaient aussi offerts à titre de reconnaissance pour les bienfaits accordés par l'Éternel. Nous devons continuellement offrir à Dieu des sacrifices de louange, par l'intermédiaire de Christ, notre « Paix » ; et cela sera plus agréable à l'Éternel que l'offrande d'un taureau ou d'un bœuf !
      6 Nous sommes ici en présence d'un texte interdisant toute consommation de graisse ou de sang par les Israélites. Tout comme la graisse, les rognons ne devaient pas non plus être mangés. Il était interdit de consommer du sang, car c'était la part réservée à Dieu, à chaque sacrifice. Ce Dernier ne voulait pas que le sang qui avait servi à l'expiation des péchés, soit utilisé à titre de mets commun, Heb 10:29 ; ceci s'applique également à nous, malgré le fait que notre péché ait été expié parfaitement par notre Sauveur. Cela permettait aux Juifs de bien faire la distinction entre les choses communes et celles qui étaient sacrées ; cela permettait aussi de les préserver de toute déviation idolâtre.

      Le peuple était ainsi bien imprégné par la solennité que représentaient le sang versé et la graisse brûlée des sacrifices. Christ, le Prince de Paix, nous donne cette paix par le sang de la croix. En Lui, le croyant est réconcilié avec Dieu ; et ayant cette paix de Dieu en son cœur, le racheté est tout disposé à la partager avec les hommes. Que le Seigneur fasse abonder Sa grâce, Sa Miséricorde et Sa paix à quiconque désire porter le nom de chrétien !

      2 Chroniques 24

      Psaumes 69

      22 Nous sommes ici dans un passage prophétique prédisant la destruction des persécuteurs de Christ. Les versets Psaumes 69:22,23 s'appliquent aux jugements que Dieu adresse aux juifs impies dans Romains 11:9,10.

      Quand la vie est basée sur les délices des sens, au travers de la corruption de notre nature, tout n'est que tromperie et encouragement au péché. L'iniquité du peuple consistait à préférer tourner les regards vers les ténèbres plutôt que vers la lumière ; sa punition n'était pas directement perceptible car elle se caractérisait par l'abandon à ses propres convoitises et par l'endurcissement de son cœur. Ceux qui rejettent le grand salut que Dieu offre peuvent craindre, en retour, que Celui-ci ne rejette sur eux toute Son indignation.

      Si les hommes pratiquent le péché, cela se déroule sous le regard du Seigneur. Mais pour ceux qui persistent dans de telles voies, la grâce est toujours présente, offerte par le Médiateur. Dieu, malgré sa Sainteté, ne ferme jamais la porte ; l'évangile n'exclut personne, même l'incroyant. Mais, quant à ceux qui ont l'orgueil de prétendre être autonomes en toute chose, ils ne pourront connaître la sainteté divine et se dirigeront inéluctablement vers l'abîme ; ils seront maîtres de leur propre sort. Ils n'éprouveront aucun besoin d'être sauvés. Il est préférable d'être pauvre et misérable avec la bénédiction du Seigneur que riche et jovial sous la malédiction divine. Ceci s'applique à Christ. Il était, ici-bas, « homme de douleur », il n'avait aucun endroit où reposer sa tête ; mais Dieu l'a glorifié.

      Recherchons le Seigneur, recherchons la modestie en toutes choses, soyons conscient de notre état inique ; Son salut nous sera alors accordé !

      Esaïe 8

      Jérémie 18

      Jérémie 19

      10 Le vase du potier, une fois cuit et durci, ne peut jamais, quand il est cassé, être réparé par l'ajout d'une pièce. Des « vases brisés », tel était le sort réservé à Juda et Jérusalem, écrasées par les Chaldéens. Aucune main humaine n'était capable de les restaurer, seule l'Éternel pouvait les guérir, si elles revenaient à Lui.

      De même que ces cadavres, provenant des sacrifices dédiés à ses idoles, jonchèrent Topheth, Dieu remplira toute cette ville des morts qui tomberont à cause de sa Justice. Quelles que puissent être les pensées des hommes, Dieu sera intraitable envers le péché et ses auteurs, conformément aux Écritures ; ce n'est pas non plus l'incrédulité des hommes qui empêchera l'exécution des Promesses ou des Menaces de l'Éternel.

      L'obstination des pécheurs à vouloir emprunter les voies de la perdition, représente la nature de leur propre faute : s'ils restent sourds à l'appel de la Parole de Dieu, c'est parce qu'ils « bouchent spirituellement » leurs oreilles. Nous avons besoin de prier, afin que Dieu, par sa Grâce, nous délivre de la dureté de notre cœur, et nous sensibilise à Sa Parole et Ses ordonnances.

      Jérémie 32

      Lamentations 2

      1

      Lamentation sur la misère de Jérusalem.

      Une triste présentation de l’église, de Jacob et d’Israël, nous est ici donnée ; ce texte semble surtout notifier les calamités que l’Éternel envoie, par Sa main puissante. Dieu n'est pas cependant l’ennemi de Son peuple, quand Il manifeste Sa colère en le corrigeant. En fait, aucune porte, aucune sécurité ne sauraient tenir ferme, quand Dieu ôte Sa protection.

      Il est juste de voir Dieu exercer Ses jugements envers ceux qui se sont corrompus dans le péché ; il est aussi normal que ceux qui n’ont pas respecté les sabbats et les ordonnances divines, ne puissent être bénis en retour.

      À quoi pourrait servir la Bible, si elle n'apporte aucune amélioration de conduite chez ceux qui la lisent ? Ceux qui méprisent les serviteurs de Dieu, ne pourront que perdre les bénéfices de leur fonction.

      Il est parfois nécessaire, malgré la douleur que cela peut occasionner, de bien montrer à ceux que Dieu a affligés, que leurs péchés sont bien à l’origine de leurs malheurs.

      10 Ce texte nous indique les causes des lamentations de Jérémie. Une multitude de personnes périrent par la famine. L’horreur était telle, que même de petits enfants furent massacrés par leur mère, pour être mangés, \\#De 28:53\\. Des multitudes tombèrent par l'épée. Tous furent trompés par les faux prophètes. Ceux des alentours en arrivaient à se moquer de Jérusalem !

      C'est un grand péché, de plaisanter des misères des autres, cela ne peut qu’aggraver leur affliction.

      Les ennemis de Jérusalem triomphèrent contre elle. Ceux qui s’opposent à l'église n’éprouvent aucun scrupule à la frapper, pour la conduire à la ruine ; mais, finalement, leurs efforts seront vains.

      Des appels à la lamentation sont ici lancés ; l’auteur est à la recherche de réconfort. La prière est un véritable baume, pouvant soulager toutes les douleurs, même les plus vives ; elle est également un remède à chaque maladie, même la plus grave. Prier, consiste à soumettre notre « problème » au Seigneur, et à se débarrasser de nos fardeaux, à Ses pieds. C’est alors qu’Il agira !

      Craignons Dieu en toute humilité, approchons-nous de Lui, et sachons nous conformer à Ses préceptes, de peur que nous tombions, au cas contraire !

      Zacharie 9

      9 Dans ce texte, le prophète tressaille de joie en discernant la future venue du Messie ; cette prophétie était d’ailleurs annoncée dans l’Ancien Testament, par différents écrits.

      Christ a revêtu la stature de « roi des Juifs, » lors de Son entrée à Jérusalem, la multitude criant : « hosanna. » Le Royaume du Seigneur est un royaume spirituel. Il ne prendra pas corps par la force ni par les armes. L’Évangile allait être prêché dans le monde entier et reçu parmi les païens !

      Le péché réduit à un état d'esclavage, c'est une véritable fosse (ou un Donjon) dans lesquels ne se trouvent, ni eau, ni confort et dont nous sommes, par nature, tous prisonniers. Par le sang précieux de Christ beaucoup de « prisonniers de Satan » ont été libérés de cette fosse horrible dans laquelle ils allaient périr inéluctablement, sans espoir d’évasion.

      Pendant que nous admirons le Seigneur, cherchons à témoigner de Sa sainteté et de Sa vérité, par nos propos, comme dans notre conduite.

      Nous bénéficions en Jésus Christ, des promesses d’accomplissement des bénédictions spirituelles de l'Évangile. De la même façon que la délivrance des Juifs était symbolique, par la Rédemption de Christ, l’invitation au salut s'adresse également à toutes les nations qui seront appelées à ce sujet.

      Les pécheurs invétérés sont de véritables « prisonniers, » mais ils bénéficient d’une espérance certaine : leur situation est triste, mais pas désespérée car il y a de l'espérance pour eux en Israël. Christ est une « forteresse », « une tour solide » dans laquelle les croyants sont à l'abri de la peur et de la colère de Dieu, de la malédiction de la loi et des assauts des ennemis spirituels.

      Nous devons nous tourner vers Lui avec une foi fervente ; nous devons nous réfugier en Lui et faire confiance en Son Nom durant toutes nos épreuves et toutes nos souffrances. Il est promis dans ce texte, que le Seigneur délivrera Son peuple. Ce passage fait également référence aux apôtres et aux prédicateurs de l'Évangile, aux premiers temps de l’église. Dieu accompagnait manifestement Ses serviteurs, leurs paroles atteignant les cœurs et les consciences de ceux qui les écoutaient.

      Ces serviteurs de Dieu étaient merveilleusement défendus durant les persécutions et étaient remplis de l'influence du Saint Esprit. Ils étaient préservés par le Bon Berger, ils faisaient partie de son troupeau et resplendissaient de la Grâce divine. Les dons, les grâces et les consolations de l'Esprit se répandirent au jour de la Pentecôte, Actes 2:1-47, pour durer ensuite, au fil des temps.

      Ces premiers chrétiens allaient connaître la persécution et la violence, mais leur Dieu allait les rendre plus que victorieux ! Plus nous sommes bénis par le Seigneur, plus nous pouvons admirer spirituellement Sa beauté. Quels que soient les dons que Dieu nous accorde, nous devons les utiliser pour Le servir avec ferveur ; à la fin de notre parcourt béni ici-bas, nous pourrons déclarer : « que Ses bontés sont magnifiques ! »

      Zacharie 11

      1

      Les destructions qui vont atteindre les Juifs. (Zacharie 11:1-3)
      Le Seigneur s'occupe des enfants d’Israël. (Zacharie 11:4-14)
      L'emblème et la malédiction d'un berger insensé. (Zacharie 11:15-17)

      \\1-3\\ La destruction de Jérusalem et de la nation juive est annoncée dans ce texte, sous forme d’expressions figuratives ; le Seigneur Jésus a également prophétisé clairement sur ce sujet dans les évangiles, annonçant que ce temps de destruction était proche.

      Comment de frêles sapins peuvent-ils rester debout, si les cèdres vigoureux tombent ? Quand les sages et les hommes bons sombrent dans le péché, entrainant avec eux les riches et les grands de ce monde, une vigilance toute particulière doit être observée.

      Au verset trois, nous pouvons constater combien il est triste pour un peuple, d'avoir comme bergers, de jeunes « lions », et de voir « l’orgueil du Jourdain » ainsi dévasté... Quand la rivière a débordé, les « lions » en sont sortis, rugissant. Le triste sort qui a été réservé à Jérusalem à cette époque devrait peut-être nous interpeler...

      4 Christ est venu en ce monde pour entre autre chose, juger la nation juive, qui était à l’époque, terriblement corrompue et dégénérée.

      Ceux qui pratiquent mal et prétendent s'en justifier sont devenus totalement aveugles... Dieu ne tiendra pas pour innocents les fautifs qui déclarent être exempts de tout péché. Comment peut-on supplier Dieu pour tenter d’obtenir une bénédiction quand on utilise des méthodes malhonnêtes, en vue de s'enrichir, ou Le remercier quand parfois, on parvient à une réussite frauduleuse ?

      Il y avait, parmi les enfants d’Israël, une décadence générale de leur piété, sans qu’ils en soient vraiment conscients. Le Bon Berger allait bien nourrir Son troupeau, mais Son attention allait se porter surtout vers les brebis misérables (verset sept.)

      Le prophète semble avoir pris deux houlettes à titre d’emblème (verset sept) ; d’une part, « la Grâce, » pour indiquer les privilèges de la nation juive dans leur unité nationale ; d’autre part « l'Union, » montrant l'harmonie qui, jusqu'alors les unifiait en tant que « troupeau de Dieu. » Mais les enfants d’Israël choisirent de rester fidèles aux faux docteurs...

      L'esprit charnel et l'amitié du monde sont les ennemis de Dieu ; Dieu haïssant les « ouvriers d'iniquité, » il était facile de prévoir la fin de Son jugement sur la nation d’Israël.

      Le prophète demanda un salaire, ou une récompense ; il reçut trente sicles d'argent. Sous la direction divine, il les jeta au potier, comme par dédain, au vu de la modicité de la somme. Cet somme d’argent est une prophétie relative au prix payé à Judas, pour sa trahison de Christ, et la triste fin qui suivit.

      Rien ne peut détruire davantage un peuple que l'affaiblissement de la fraternité qui l’anime. Ceci allait se concrétiser par la dissolution de l'alliance entre Dieu et Son peuple : lorsque le péché abonde, l'amour se refroidit et des conflits s'ensuivent.

      Ceux qui se disputent et qui se brouillent entre eux, provoquent Dieu ; Le mépris intentionnel de Christ est la cause principale de la ruine de l’humanité. Si tous les chrétiens estimaient Christ à Sa juste valeur, ils ne se disputeraient pas pour des futilités...

      15 Dieu ayant montré précédemment la misère des enfants d’Israël, abandonnés par le « Bon Berger », leur prédit ce qui les attend, lorsqu’ils seront maltraités par des « pasteurs insensés », (verset quinze).

      Cette description convient à la personnalité que Christ donne aux scribes et aux pharisiens : en effet, ils ne font rien pour tenter d’aider les faibles, ni de réconforter les âmes défaillantes, ne faisant que rechercher leur propre bien-être, en manifestant leur indifférence envers « le troupeau. »

      Un « berger insensé et idolâtre » peut avoir une bonne apparence, les fidèles lui sont soumis et le soutiennent financièrement à grands frais, mais il laisse le troupeau périr, par négligence et l’entraîne à la ruine, par sa conduite désastreuse.

      Nous voyons hélas, fréquemment ce cas dans différentes églises, voire même dans certaines nations... Tous ces hommes devraient songer au terrible avertissement que l’Éternel donna au peuple juif, à ce sujet, ainsi qu’au jugement effroyable qui suivit. Alors que ces « faux docteurs » conduisaient les enfants d’Israël à la ruine, ils allaient subir la pire des condamnations...

      Matthieu 1

      Matthieu 2

      Matthieu 4

      1

      La tentation de Christ. (Matthieu 4:1-11)
      Le début du ministère de Christ en Galilée. (Matthieu 4:12-17)
      L'appel de Simon et d'autres. (Matthieu 4:18-22)
      Jésus enseigne, et il opère des miracles. (Matthieu 4:23-25)

      Au sujet de la tentation de Christ, nous pouvons observer qu’elle eut lieu, dès qu’Il eut été déclaré Fils de Dieu et Sauveur du monde ; de grands privilèges, et des manifestations particulières de la faveur divine ne protégeront personne contre la tentation. Toutefois, si le Saint-Esprit nous témoigne que nous sommes, par adoption, des enfants de Dieu, Il saura répondre à toutes les mauvaises initiatives du « malin ».

      Christ a été dirigé, dans ce combat avec Satan. Si nous présumons de notre propre force, et poussons le diable à nous tenter, nous incitons Dieu à nous livrer à nous-mêmes.

      D'autres sont tentés lorsqu’ils sont attirés par leur propre convoitise, Jacques 1:14 ; notre Seigneur Jésus, n'ayant pas une nature corrompue, n’a donc été tenté que par le diable. Dans cette tentation de Christ il apparaît que notre « ennemi » est subtil, rancunier, et très audacieux ; mais il est possible de lui résister !

      C'est un réconfort pour nous, de savoir que Christ a souffert, lors de Sa tentation ; nous pouvons ainsi voir que cette dernière, si nous ne lui cédons pas, n’est pas un péché : elle n’est qu’une affliction. Satan essaya, dans toutes les tentations qu’il soumit à Christ, de L'amener à pécher contre Dieu.

      1. Il a tenté de le faire douter de la bonté et de la protection, que pouvait Lui donner Son Père. Un des artifices de Satan consiste à exploiter les conditions difficiles que nous pouvons traverser, dans le but de parvenir à ses fins ; ceux qui subissent une certaine misère, ont besoin de rester sur leur garde. Christ a répondu à toutes les tentations de Satan par ces paroles : « il est écrit » et pour être plus précis, Il cita l'Écriture. C'est cette méthode que nous devons utiliser lorsqu'à certains moments, nous sommes tentés de pécher. Apprenons à ne pas prendre de mauvaises solutions pour répondre à nos problèmes, même s’ils sont urgents : d'une manière ou d'une autre, le Seigneur pourvoira !

      2. Satan a tenté de faire douter Christ, quant au pouvoir de Son Père et de la protection qu’Il pouvait Lui apporter, en particulier en ce qui concernait Sa sécurité. Il n’y a rien de plus dangereux que le désespoir et la présomption, en particulier en ce qui concerne notre âme. Satan n'éprouve aucun scrupule à lancer ses assauts dans des lieux saints. N’abandonnons jamais notre « veille », quel que soit l’endroit où nous nous trouvons ! La ville sainte était un lieu privilégié pour Satan, qui pouvait facilement tenter les hommes, dans leur fierté et leur présomption. Tous les « hauts lieux » sont recouverts de chemins glissants ! Le cheminement de l’homme ici-bas fait de ce dernier une cible, vers laquelle Satan envoie ses flèches enflammées. Satan connait-il si bien l'Écriture, au point d’être capable de la citer si promptement ? Oui, assurément ! Il est possible qu’un homme ait de bonnes notions de la Parole de Dieu, en citant même des passages, et que son cœur soit en même temps rempli d'une inimitié amère contre Dieu et contre toute bonté. Satan déforme le sens de la Parole. Si nous nous écartons du droit chemin, celui de notre devoir, nous perdons alors tout bénéfice de la promesse et de la protection divines. Le passage de \\#De 8:3\\, cité contre le tentateur, fit lâcher prise à celui-ci. Cette promesse est ferme et en même temps, pleine de bonté. Devons-nous pour autant continuer à pratiquer le péché, pour que la grâce puisse abonder ? Non, assurément !

      3. Satan tenta Christ quant à l'idolâtrie, en Lui offrant des royaumes de ce monde, avec leur gloire inhérente. La gloire ici-bas est la tentation la plus agréable qui soit, pour celui qui ne réfléchit pas ou qui n'est pas sur ses gardes ; c'est par ce biais que les hommes tombent le plus facilement dans l’asservissement. Christ a été tenté, afin d'adorer Satan. Il a repoussé cette proposition avec horreur : « retire-toi, Satan » ! Certaines tentations sont ouvertement mauvaises ; on ne doit pas simplement s'y opposer, mais on doit immédiatement les rejeter. Il est bon d'être rapide et ferme dans notre résistance à la tentation. Si nous résistons au diable, il fuira loin de nous. L'âme qui « délibère » est déjà presque vaincue. Nous trouvons bien peu de gens capables de repousser résolument de tels « appâts », offerts par Satan ; quel peut être le profit pour un homme, de gagner le monde entier, s'il perd son âme ? Christ, après la tentation, fut secouru, afin d’être encouragé à continuer Son ministère, et par voie de conséquence, pour que nous soyons incités à placer notre confiance en Lui. Puisqu'Il a connu, par cette tentation, ce qu'était la souffrance, et qu'Il a su ce qu'était le secours divin après cette expérience, nous pouvons espérer que, non seulement Il aura de la compassion envers ceux qui sont tentés, mais également qu'Il viendra vers eux, au moment opportun !

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