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MYSTÈRES PAÏENS

I Généralités.

Le terme de mystère dérive probablement du verbe mueïn ou mueïsthaï et doit, en conséquence, s'entendre de quelque chose d'insolite qui provoque un murmure d'étonnement et d'admiration. Certains philologues préfèrent le rapporter au verbe mueïn = fermer les yeux, par extension initier, consacrer. Quoi qu'il en soit, ce mot s'applique, dans l'histoire religieuse, à la partie ésotérique de la religion. Dans le langage philosophique, il peut désigner les vérités les plus sublimes de la philosophie auxquelles peuvent atteindre seulement les esprits les plus éminents ; c'est ainsi que, dans le néoplatonisme, la philosophie d'Aristote était appelée ta mikra mustêria (les petits mystères) tandis que celle de Platon s'appelait ta mégala mustêria (les grands mystères). Le myste (mustês) est donc, chez les païens, l'homme initié aux pratiques secrètes du culte ; chez les philosophes, l'esprit transcendant s'élevant à la solution des problèmes les plus ardus de la pensée.

Les cultes de mystères se rattachent très probablement à l'origine au culte de famille d'où les étrangers étaient exclus ; c'est ainsi que la femme qui entrait par le mariage dans une famille devait se soumettre à certains rites nuptiaux qui constituaient une véritable initiation. Actuellement encore, chez les non-civilisés, l'agrégation du pubère à l'association religieuse tribale est précédée de cérémonies d'initiation. Cette corrélation entre le groupe et la religion a très probablement uni les mystères aux cultes nationaux. Ce n'est que beaucoup plus tard et sous la pression des sentiments universalistes que les mystères, brisant leur vieux cadre national, recrutèrent leurs adeptes dans tous les pays et dans tous les rangs de la société. En s'élargissant, ces cultes tentèrent en même temps de répondre à des besoins nouveaux de perfection morale et spirituelle. Les religions nationales s'attachaient surtout aux intérêts collectifs du groupe et se préoccupaient peu d'un commerce d'âme de l'individu avec ses dieux, d'un secours moral ou d'immortalité bienheureuse. Le coeur n'y trouvait guère sa part et c'est cette insuffisance qui assura dès le IV e siècle av. J. -C, l'énorme propagation des mystères.

Deux tendances se dégagent des informations recueillies sur ces religions initiatiques : une tendance proprement spirituelle qui conduit à l'idée du salut saisi et approprié ; une tendance intellectuelle qui conduit à un dogme, c'est-à-dire à l'expression intellectuelle des sentiments religieux éprouvés. Cette dernière tendance est surtout sensible dans les mystères orphiques et dans le culte de Mithra. Commune à tous les mystères est l'idée de la communion du croyant avec son Dieu, communion qui va jusqu'à une véritable divinisation par identification (théôsis). Cette théôsis a comme condition un sacrifice, dont l'objet peut varier, mais dont la signification reste invariable : c'est le moyen d'entrer en communion avec la divinité.

Il faudrait se garder cependant d'interpréter les mystères à la lumière du spiritualisme moderne et de trop dégager ces idées de salut, de purification et de communion de leur enrobement grossier, voire impudique. Plutarque, décrivant les rites du culte d'Isis et Osiris, déclare qu'il a dû les amputer de leurs détails les plus déshonnêtes. La distinction du fond et de la forme, la foule était incapable de la faire et elle trouvait le plus souvent dans les cérémonies compliquées et frénétiques des mystères la satisfaction de ses plus troubles instincts. Ce n'est guère qu'au III° siècle de notre ère que l'on voit un courant plus noble se dégager de cet ensemble composite et bigarré.

II Principaux cultes de mystères.

1.

DIONYSOS ET ORPHEE.

Au nom d'Orphée, le héros thrace, se rattachent d'innombrables traditions. Ce n'est qu'au VI e siècle av. J. -C, que la pratique est fermement attestée à Athènes d'une religion bachique, initiatique, placée sous le patronage d'Orphée. L'orphisme est orienté surtout vers la vie dans l'au-delà et réclame de ses adhérents la pratique de règles morales assez strictes, issues vraisemblablement de l'ascétisme pythagoricien. La cérémonie principale du culte, de caractère orgiastique, illustre le mythe thrace de Dionysos Zagreus. En voici le fond : Dionysos Zagreus, né de l'union incestueuse de Zeus et de Perséphone, fut tué et démembré par les Titans à l'instigation de Junon. Zeus recueillit le coeur de la victime, l'absorba et engendra un second Dionysos qu'il appela à partager sa souveraineté. Pour rappeler ce drame mythologique, les prêtresses sacrées, appelées thiades, célébraient une cérémonie nocturne, à la lueur des torches ; par des danses et des cris frénétiques, elles se mettaient en état de trance et, au comble de la fureur sacrée, déchiraient l'animal qui représentait Dionysos (taureau, bouc, faon) ; elles en dévoraient ensuite la chair saignante (homophagie). Par cette homophagie, les thiades étaient censées participer à la mort et à la glorification de Dionysos. Il n'y a pas à proprement parler de résurrection du dieu. Les initiés cherchaient simplement à s'assimiler les vertus divines qu'ils s'appropriaient d'autre part en mâchonnant des feuilles de lierre et de vigne, plantes consacrées à Dionysos.

Les fêtes annuelles de Dionysos présentent incontestablement un rapport avec la vie de la végétation ; mais par quelle évolution ce culte vient-il aboutir à la enfance à l'immortalité bienheureuse, il est difficile de le préciser. Il faut sans doute songer avec Loisy à l'intervention d'une personnalité éminents qui spiritualisa le sens des anciens rites et leur associa la croyance pythagoricienne à la transmigration des âmes. Voir Dionysos. CONSULTER : O. Kern, Orphicornm fragmenta (Berlin 1923) et Orpheus, eine religionsgesch. Untersuckung (Berlin 1920) ; A. Bou-lenger, Orphée, rapports de l'Orphisme et du Christianisme (Paris 1925).

2.

MYSTERES D'ELEUSIS.

Le fameux hymne homérique à Déméter permet de fermement attester au VII e siècle av. J. -C, la célébration de ces mystères. Athènes, ayant conquis Eleusis, lui emprunta son culte en réservant le recrutement du personnel sacré par moitié à des familles éleusiniennes (Eumolpides), par moitié à des familles athéniennes (Kârykes, philleïdaï). Solennisées chaque année à l'automne, les fêtes d'Eleusis furent élevées par Athènes à un degré de splendeur inouï ; d'autre part, les conditions d'initiation aux mystères étaient assez larges pour permettre à tous, même aux esclaves, d'y participer. Seuls, les meurtriers en étaient exclus.

Le mythe éleusinien associe les manifestations de la vie agraire à la fable de Coré (Perséphone). Celle-ci, fille de la terre (Déméter, Cérès), fut enlevée par Pluton, dieu des enfers. Déméter frappa alors la terre de stérilité : l'intervention de Zeus obtint la libération de la captive, que Pluton rend à la condition qu'elle reviendra partager sa VI° souterraine pendant trois mois, allusion transparente au sommeil de la végétation pendant l'hiver. L'initiation se célébrait en deux fois : la muêsis, qui assurait d'abord la qualité de myste ; l' epopteïa, degré supérieur d'initiation sur lequel nous sommes mal renseignés. Une cérémonie préalable de purification avait lieu au bord de la mer : les candidats entraînaient dans les eaux un jeune porc qu'ils sacrifiaient ensuite à Déméter.

Le drame sacré, représenté dans le telesterion, ou lieu d'initiation, figurait le rapt de Coré et sa libération. Le myste s'associait à la douleur maternelle de Déméter et prononçait la formule d'initiation que nous a transmise Clément d'Alexandrie : « J'ai jeûné, j'ai bu le cicéon » (sorte de cordial que Déméter était censée avoir bu). Il s'assimilait ensuite les vertus divines en maniant un certain nombre d'objets sacrés, en disant : « J'ai pris dans la corbeille, j'ai remis dans le boisseau et du boisseau dans la corbeille. » Bien qu'elles soient fermement attestées, on ne voit pas à quel moment se plaçaient les allusions à la vie d'outre-tombe ; nous savons seulement qu'elles étaient faites dans les ténèbres, sous condition du secret le plus absolu.

Un an après, les initiés étaient conviés aux rites de l'epopteïa, au cours desquels leur était présenté l'épi moissonné en silence. Au témoignage de Tertullien et d'Astérius, il semble qu'une idée sexuelle, tout au moins d'union et de fécondité, fût rattachée à l'ostension de l'épi. L'hiérophante entraînait à ce moment la prêtresse dans une chambre secrète et s'unissait à elle. Leur retour était salué par les cris : « la divine Brimo a enfanté Brimos » (l'épi). Ce rite symbolisait probablement la fécondation de la terre par la pluie. Quant à la croyance à l'immortalité, on peut penser avec Frazer, qui s'appuie sur de nombreuses analogies, qu'elle se rattachait à l'évolution du grain, enterré et qui renaît à la vie. CONSULTER : Paul Foucart, Les mystères d'Eleusis (Paris 1914) ; Maur. Brillant, Les mystères d'Eleusis (Paris 1920) ; R. P. LagRange, Les mystères d'Eleusis et le Christianisme, Rev. Bbl., 1919, pp. 157SS.

3.

CYBELE ET ATTIS.

Ces deux divinités phrygiennes, dont le culte fut officiellement introduit à Rome en 204 av. J. -C, illustrent, sous des formes barbares et répugnantes, la religion de la fécondité. Ces deux divinités eurent chacune leur origine propre et leur histoire ; par la suite, l'adoration les associa étroitement et les rites consacrés à Attis ne furent plus qu'un épisode printanier du culte de Cybèle, la « grande mère ».

Entre toutes les légendes du cycle d'Attis (rapportées par Pausanias, Arnobe et Diodore), celle que nous a transmise Ovide paraît bien reproduire le fond le plus populaire du mythe. Il s'agit, là encore, d'un drame d'amour et de jalousie : le jeune berger Attis, exposé parmi les roseaux, est sauvé de la mort par Cybèle qui l'aime. En dépit de cet amour, Attis se laisse entraîner par la nymphe Sangaria. Ivre de jalousie, Cybèle tue sa rivale, et, pour échapper à la folie de son amante, Attis se mutile atrocement sous un pin. Du sang répandu naissent des violettes. Attis ne meurt pas toutefois de sa mutilation, mais entre au service de Cybèle qui lui fait conduire un quadrige de lions. Ce sont les divers épisodes de ce drame que rappellent les fêtes de Cybèle et d'Attis, célébrées à l'équinoxe de printemps. Après la présentation du roseau (canna intrat) et du pin tragique (arbor intrat), les prêtres appelés galles célébraient, dans une cérémonie frénétique, le sanguem ou jour du sang. Au paroxysme de leur frénésie, ils pratiquaient sur eux-mêmes l'odieuse mutilation et faisaient oblation à la déesse du membre amputé. Cette scène atroce était suivie de trois jours de basses réjouissances (hilaria), où l'on a vu le prototype du carnaval romain. Sous l'influence du mythe d'Adonis, sans doute, le mutilé devient par la suite un ressuscité, en accord avec les aspirations à la vie d'outre-tombe qui caractérisent l'époque impériale. Le cycle des fêtes se terminait par une purification (lavatio)  ; la statue d'Attis était enterrée ; à un signal lumineux, le tombeau était ouvert et le prêtre oignait d'huile les lèvres des participants en disant : « Soyez consolés, fidèles, car le dieu est délivré ; vous aussi, vous obtiendrez la délivrance. »

Il faut distinguer ces cérémonies des mystères auxquels donna lieu plus tard le culte de la grande Mère, et au cours desquels l'initié s'aspergeait du sang d'un taureau ou d'un bélier immolé (tauro-bolium, criobolium). C'est postérieurement aussi qu'apparaît le rite de la cernophorie, offrande et ostension processionnelle de certains objets ou aliments sacrés dans des vases rituels (cerni). Ces vases étaient souvent remplacés par le tambourin et la cymbale, instruments favoris de Cybèle. De là cette formule initiatique que nous a rapportée Firmicus Maternus (350 ap. J. -C.) : « J'ai mangé du tympanon, j'ai bu à la cymbale. » D'après Maternus, les éléments de ce repas sacré consistaient en poisson et en vin, et Maternus n'hésite pas à voir dans le choix de ces éléments une intention perverse à l'égard du rituel chrétien.

Le sens de l'affreux hommage que font les galles de leur virilité à Cybèle n'a pas encore été élucidé. On y a vu une forme de mariage sacré, parallèle masculin de la prostitution sacrée ; cette mutilation serait ainsi le rite de la consécration sacerdotale. D'autres estiment que cette mutilation était censée assurer la fécondité aux membres du groupe social, la privation de l'un garantissant au grand nombre la possession du bien entrevu. En l'absence de tout document explicite, le plus sage est de penser que cette sanglante pratique remonte aux temps les plus grossiers et qu'elle s'est maintenue par la force de la tradition en utilisant le véhicule des religions populaires (Loisy). CONSULTER : Hïpding, Attis, seine Mythcn und sein Kult (Giessen 1903) ; H. Graillot, Le culte de Cybèle, mère des dieux, à Rome et dans l'Empire romain (Paris 1912).

4.

ISIS ET OSIRIS.

Nous avons proprement ici un mystère de la résurrection sur lequel nous sommes amplement renseignés par les innombrables monuments de la religion égyptienne et par l'ouvrage que Plutarque a consacré au mythe d'Isis et Osiris. Osiris fut d'abord, lui aussi, une divinité de la végétation, spécialement du blé ; mais, constamment enrichi, son culte se confondit par la suite, à Alexandrie, avec celui du dieu suprême sous le nom de Sérapis.

Le fond mythique du mystère est celui-ci (d'après G. Jéquier). Fils aîné de Qeb, le dieu-terre, et de Nouït, la déesse-ciel, Osiris personnifie en même temps la végétation et l'eau du Nil. Avec l'aide de sa soeur-femme Isis, Osiris organise le monde des hommes, ce qui suscite la jalousie de son frère Seth qui le précipite à la mer. Isis se met à la recherche des restes de son mari ; ses plaintes déchirantes remplissent l'air. Ayant retrouvé le cadavre, elle ne peut le rappeler à la vie ; cependant fécondée, elle met au monde Horus, vengeur de son père. Horus embaume le corps d'Osiris, inaugurant ainsi les rites funéraires qui assurent la vie d'outre-tombe. Et Osiris, déifié, peut jouir d'une vie nouvelle dans le séjour des morts où, comme jadis sur terre, il assure l'ordre et la paix.

Les fêtes d'Osiris avaient lieu à l'automne et comportaient deux actes : le premier, le drame funéraire, commémore le meurtre d'Osiris et la recherche du cadavre par Isis ; le second célèbre dans la joie la résurrection du héros. L'antiquité de ce culte, ses cérémonies pathétiques, le sens qui s'en dégageait lui assurèrent une rapide et large diffusion. Après avoir conquis le monde hellénistique, il connut sa plus grande faveur à Rome, sous le règne des Antonins. A l'origine, et avant d'être fortement hellénisé à l'époque des Ptolémées, le thème du mythe osirien paraît bien être celui d'un sacrifice agraire, dont la victime était un homme incarnant l'esprit de la végétation. On pense même que, dans les débuts, la victime immolée était le roi lui-même. Plus tard, le sacrifice ne se fit plus que par substitution ou par simulacre, et l'immortalité, conférée primitivement au roi seul, s'étendit à un grand nombre de personnes. Tel fut très probablement le but des mystères célébrés aux temps gréco-romains et dont la description que nous a laissée Apulée constitue un vrai manuel d'initiation. Le myste refaisait l'itinéraire qu'était censé avoir suivi le dieu mort et ressuscité : traité en cadavre, puis ranimé et ressuscité, il « foulait le seuil de Proserpine ». Puis, en vertu d'une association du mythe osirien avec le mythe solaire, l'initié s'élevait dans le monde céleste, comme le soleil monte chaque matin à l'horizon ; il devenait lui-même le dieu-soleil.

CONSULTER : A. Moret, Mystères égyptiens (Paris 1925) ; H. Gressmann, Tûd und Aujerstehung des Osiris (Leipzig 1923) ; Loisy, Les mystères païens et mystère chrétien, 2:8 éd., pp. 12ISS (Paris 1930).

5.

ADONIS.

Tel qu'il était célébré en Grèce, dès le VII e siècle av. J. -C., le culte d'Adonis n'est que l'adaptation à la religion populaire de l'hellénisme du culte sumérien consacré à Thammuz (voir ce mot), culte que l'Écriture mentionne au nombre des abominations pratiquées à Jérusalem (Eze 8:14). Le nom même d'Adonis implique son origine sémitique (adonaï =mon seigneur). Que ce soit en Mésopotamie, en Syrie ou en Grèce, le héros est toujours associé à une déesse dont il est l'amant et à laquelle, après une mort prématurée, il est rendu : c'est Istar en Babylonie, Astarté en Syrie, Aphrodite en Grèce.

De nombreux documents assyriens nous renseignent sur le culte de Thammuz-Istar qui illustrait la mort et la résurrection de la végétation. L'affabulation grecque du mythe nous est connue par deux descriptions détaillées de Lucien et de Théocrite, qui nous montrent le caractère orgiaque que revêtait le culte hellénique d'Adonis. Le thème est le suivant : Adonis, aimé d'Aphrodite, est tué par un sanglier et revendiqué à la fois par Aphrodite et par Proserpine la reine des enfers ; Zeus départage les deux déesses en décidant qu'Adonis passera une partie de l'année avec chacune d'elles, allusion claire aux deux saisons de la mort et de la vie, l'hiver et l'été. De là, les deux parties distinctes de ce culte : l'une de joie bruyante, l'autre de lamentations. A Athènes, les fêtes d'Adonis étaient célébrées en été, mai-juin.

Il n'y a pas, à proprement parler, d'initiation dans le culte d'Adonis. CONSULTER : von Baudissin, Adonis und Esmun (Leipzig 1911) ; J.G. Frazer, Adonis, Etudes de religions orientales comparées (Paris 1921).

6.

MITHRA.

Le culte de Mithra qui, au dire de Renan, faillit supplanter le christianisme au III° siècle, a son origine dans la religion populaire des hauts plateaux de l'Iran : il figure dans le panthéon hindou primitif comme le dieu de la lumière. Dans le système de Zoroastre, son rôle n'est plus que celui d'un génie inférieur soumis à Ahura-Mazda. Mais par la suite il triompha de cette situation subalterne ; Plutarque signale son rôle éminent et les inscriptions d'Artaxerxès l'invoquent au même titre qu'Ahura-Mazda. La dévotion à Mithra se répandit avec la conquête perse ; à Babylone, elle se pénétra de croyances chaldéennes et Mithra devint le dieu du soleil (Chamach). Ce phénomène de syncrétisme se retrouve en Asie Mineure ; en Phrygie, notamment, la liaison s'opère entre le dieu « invincible » et les grandes divinités indigènes, Cybèle et Attis, association qui persista à Rome où le culte de Mithra se place sous la protection de la dévotion à la grande Mère.

C'est en Asie Mineure également qu'on voit apparaître le taureau qui, depuis, resta associé à la figure de Mithra. La première représentation que nous possédions de Mithra taurophore date du II° siècle av. J. -C. : on l'y voit terrassant l'animal qu'il vient de frapper de son glaive ; du sang de la victime naissent les espèces animales et végétales, tandis que le scorpion dévore les testicules de la bête pour anéantir sa puissance créatrice. La cérémonie du taurobole ne fut incorporée que tardivement au culte de Mithra ; il l'emprunta probablement à des cultes d'Asie Mineure où elle était usitée comme cérémonie baptismale.

Le culte de Mithra ne pénétra pas dans le monde hellénique, et en Occident même sa diffusion fut tardive. Il eut pour principal véhicule les armées de Trajan, de Lucius Verus et de Septime Sévère ; il est très instructif de voir l'étroite correspondance entre la carte des expéditions militaires romaines et la carte des monuments mithriaques.

L'étonnant succès du mithriacisme à cette époque tient en grande partie à son élévation religieuse et morale : fidélité à la parole donnée, valeur de l'action, purification morale, salut promis aux fidèles. Il est, suivant S. Reinach, « un polythéisme naturiste lentement transformé par une idée morale, finissant par se simplifier et se concentrer dans un dieu unique de miséricorde et d'amour ».

Mithra est fêté le 25 décembre, jour du solstice d'hiver (11 atale solis invicti). Il naît d'un rocher ou dans une grotte et ses premiers adorateurs furent des bergers. Comme nous l'avons dit, sa prouesse principale consiste à tuer le taureau dont le sang féconde la terre. Par la cérémonie du taurobole, le myste s'assimile la vertu revivificatrice de cette immolation. Mithra apparaît ainsi comme un dieu médiateur et rédempteur.

Les initiés, constitués en militia sacra, sont appelés à franchir sept degrés d'initiation répartis en deux groupes : initiations pour les serviteurs (corax, cryphius, miles), initiations pour les participants (leo, perses, heliodromus, pater)

Les sanctuaires mithriaques étaient en général souterrains ; la statue du dieu en occupait le fond ; au centre brûlait le feu sacré. On entrait dans la religion comme dans la milice, par le sacramentum. Les enfants avaient accès aux grades inférieurs, mais ce n'était qu'à partir du grade de lion qu'on était admis à participer aux mystères. Le grand-prêtre, nommé à vie, était appelé pater patrum. Les rites de l'initiation qui comportaient des jeûnes, des ablutions et de véritables épreuves (l'eau, le feu, le fouet) s'étendaient sur une période qui allait jusqu'à quatre-vingts jours. Après l'épreuve du miel dont on enduisait les mains et la langue de l'initié, le lion était admis à la communion, oblation de pain et d'eau rougie. Les diverses épreuves s'accompagnaient d'actes de pénitence et de paroles rituelles qui relèvent le caractère moral de cette religion.

Le culte de Mithra ne visait pas seulement à la pureté dans ce monde mais à la vie éternelle dans l'autre. A la fin des temps, Mithra reviendra sur la terre ; il immolera le taureau dont la graisse mêlée au vin consacré sera pour les bons un breuvage d'immortalité. Les méchants seront anéantis par le feu. CONSULTER : F. Cumont, Textes et monuments figurés relatifs aux mystères de Mithra (Bruxelles 1896-1899), Les Mystères de Mithra (Bruxelles 1913) ; J. Toutain, Les cultes païens dans l'Empire. romain, II (Paris 1911).

III Rapports entre les religions de mystères et le christianisme.

Les mystères païens présentent d'incontestables analogies avec les rites et les doctrines du christianisme : croyance en un dieu rédempteur qui meurt et ressuscite ; appropriation de l'efficace de cette mort et de cette résurrection par le croyant ; salut lié à l'union mystique du croyant avec son dieu ; rite baptismal par aspersion, le plus souvent par l'aspersion du sang de la victime ; repas sacré ou communion dont les éléments sont parfois du pain et du vin. Ces analogies ont conduit certains historiens (Dieterich, Reitzenstein) à admettre la dépendance du christianisme, surtout sous sa forme paulinienne, à l'égard des religions de mystères. Les analogies existent. Est-ce à dire qu'elles impliquent un emprunt de la part du christianisme ? Rien ne permet de le penser. Tout au plus peut-on reconnaître à la base du développement historique du christianisme l'action de certains facteurs mystiques et spéculatifs à l'oeuvre dans les religions mystérieuses alors existantes et qui interprètent, sous des formes souvent dégradées, les sentiments éternels de l'âme religieuse avide de purification et de salut. Le terme même de mystère (9r. mustêrion), tel que l'emploie Paul (Col 1:26 2:2 4:3, Eph 3:3,10 6:19), revêt un tout autre sens que celui qu'il a dans les religions païennes. Chez celles-ci, il s'entend d'un rite sacré que les fidèles sont tenus de garder secret ; dans le N.T., l'acception du mot se rapporte à une confidence divine faite par révélation et que les apôtres ont, au contraire, mission de propager (1).

Le fait que Paul et ses collaborateurs ont connu le vocabulaire et les conceptions des religions initiatiques n'a aucune force probante. Paul emprunte de même nombre d'expressions à la langue du stade ou de l'armée. Serait-il prouvé, au surplus, que l'apôtre des Gentils aurait trouvé dans les cultes de mystères des moules pour sa pensée, qu'il serait aisé de démontrer qu'il a rempli ces moules d'un contenu absolument original (cf. A. Schweitzer, Gesch. der paulin. Forschung). La pensée de Paul est en liaison étroite avec le christianisme primitif, et l'un des éléments les plus importants de sa prédication missionnaire est précisément sa polémique contre le polythéisme. De plus, comment concilierait-on l'hypothèse de l'emprunt direct avec l'idée fondamentale de l'apôtre sur le caractère absolu de la Révélation accordée à Israël ? Pour rendre raison des analogies, il faudrait sans doute remonter au delà de l'empire romain, à la fois dans le monde hellénistique et dans le monde judaïque que les croyances orientales ont fortement pénétrés.. La parenté entre le christianisme et les religions de mystères ne peut être, en tout cas, qu'une parenté très éloignée qui exclut formellement l'idée d'un emprunt direct. A. W. D'A.

(1) Il ne faudrait pas trop presser cette opposition, sans quoi l'on sortirait des véritables données du problème. En réalité, l'adepte des mystères païens se considère comme un inspiré ; il est enthéos, rempli de Dieu, il possède la vis deificans grâce aux transports extatiques et aux révélations des mystères : révélation de la fraternité (phratries), de la rédemption (taurobole. criobole), de la manducation de Dieu (chair du bouc phrygien, pain d'Attis, gâteau d'Eleusis), de la nouvelle naissance (diksa hindoue), de la bienheureuse immortalité (le blé moissonné dans le symbole de Mithra), etc. La représentation du Mithra tauroctone décrit sur ses bas-reliefs la révélation des sources de la vie, et lui même est représenté par l'image du soleil levant (=il est lumière, et se lève sur les ténèbres de ce monde). A noter aussi que les adeptes de Mithra étaient de zélés propagandistes. D'autre part, les adeptes du culte chrétien se considèrent comme une humanité nouvelle, des initiés pat l'effusion de l'Esprit : « L'homme psychique ne comprend pas les choses qui sont de l'Esprit de Dieu, c'est spirituellement qu'on en juge » (1Co 2:14). Quand saint Paul parlant du mystère chrétien dit : « Nous prêchons la sagesse de Dieu aux parfaits » (1Co 2:6), le terme grec qu'il emploie et que nous traduisons par « parfaits » est celui-là même qui désigne dans le langage des mystères païens les initiés. Les Pères de l'Église qui ont attribué à l'artifice des démons les ressemblances constatées entre certaines manifestations des mystères païens et les rites du culte chrétien se sont fort éloignés de la psychologie biblique. Celle-ci, au contraire, ne cesse de nous montrer la Providence divine à l'oeuvre pour provoquer dans le coeur de l'homme la recherche de Dieu ; recherche à laquelle Dieu répond en se faisant trouver. « Mon coeur me dit de ta part : Cherchez ma face...  » (Ps 27:8, cf. Am 8:11). La parole : « Approchez-vous de Dieu, et il s'approchera de vous » (Jas 4:8) ne vaut pas pour le Juif seulement, mais pour toute créature. Ce n'est pas l'artifice des démons, c'est l'intuition de l'homme fait à l'image de Dieu, c'est l'élan du pécheur subissant dans l'obscur subconscient de son être l'attirance de Dieu (cf. Jn 3:19) qui a inspiré aux adorateurs païens sous des formes certes bien rudimentaires et des rites parfois très profanes « la représentation d'un Dieu vivifiant qui meurt, ressuscite, associe ses initiés a sa mort et à sa résurrection et qui les régénère en vie éternelle par l'effusion de son propre sang ». Par ces cultes où l'humanité « s'efforce à tâtons » de trouver Dieu (Ac 17:27), l'âme humaine, se dégageant peu à peu d'un naturisme mortel et d'un orgueil non moins funeste, s'élève de symbole en symbole jusqu'au mystère de Mithra, lequel parlait un si pur langage qu'il balança un temps la fortune du christianisme primitif. En tout cela, la compassion divine qui ne fait rien par la magie et qui veut que ses dons soient des exaucements, préparait l'homme à recevoir ce qu'elle lui avait d'abord fait souhaiter : la rédemption par un Dieu qui entre personnellement dans l'histoire, qui s'unit à l'humanité, qui s'offre, qui se donne, qui pardonne et qui communie avec le fidèle auquel il fait part de sa vie éternelle. L'apôtre Paul pouvait bien attribuer les actes de l'adoration païenne à une usurpation satanique, parler de la « table des démons » et de la « coupe des démons » (1Co 10:19) ; il n'en savait pas moins que l'aspiration, que l'intuition qui avait conduit les païens à ces actes ne venaient pas des démons mais de Dieu. Voilà pourquoi il emprunte le langage des mystères, pourquoi il appelle l'Evangile un mystère, et pourquoi, sûr d'être compris par toutes les âmes adorantes qui dans le paganisme cherchent le salut, il s'écrie devant l'opposition orgueilleuse des Juifs : « Puisque vous vous jugez vous-mêmes indignes de la vie éternelle, nous nous tournons vers les païens. »

--Voir art.Messie, pp. 155, 156.

N.D.L.D.

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    • Lévitique 25

      1 Yahweh said to Moses in Mount Sinai,
      2 "Speak to the children of Israel, and tell them, 'When you come into the land which I give you, then the land shall keep a Sabbath to Yahweh.
      3 Six years you shall sow your field, and six years you shall prune your vineyard, and gather in its fruits;
      4 but in the seventh year there shall be a Sabbath of solemn rest for the land, a Sabbath to Yahweh. You shall not sow your field or prune your vineyard.
      5 What grows of itself in your harvest you shall not reap, and the grapes of your undressed vine you shall not gather. It shall be a year of solemn rest for the land.
      6 The Sabbath of the land shall be for food for you; for yourself, for your servant, for your maid, for your hired servant, and for your stranger, who lives as a foreigner with you.
      7 For your livestock also, and for the animals that are in your land, shall all its increase be for food.
      8 "'You shall count off seven Sabbaths of years, seven times seven years; and there shall be to you the days of seven Sabbaths of years, even forty-nine years.
      9 Then you shall sound the loud trumpet on the tenth day of the seventh month. On the Day of Atonement you shall sound the trumpet throughout all your land.
      10 You shall make the fiftieth year holy, and proclaim liberty throughout the land to all its inhabitants. It shall be a jubilee to you; and each of you shall return to his own property, and each of you shall return to his family.
      11 That fiftieth year shall be a jubilee to you. In it you shall not sow, neither reap that which grows of itself, nor gather from the undressed vines.
      12 For it is a jubilee; it shall be holy to you. You shall eat of its increase out of the field.
      13 "'In this Year of Jubilee each of you shall return to his property.
      14 "'If you sell anything to your neighbor, or buy from your neighbor, you shall not wrong one another.
      15 According to the number of years after the Jubilee you shall buy from your neighbor. According to the number of years of the crops he shall sell to you.
      16 According to the length of the years you shall increase its price, and according to the shortness of the years you shall diminish its price; for he is selling the number of the crops to you.
      17 You shall not wrong one another; but you shall fear your God: for I am Yahweh your God.
      18 "'Therefore you shall do my statutes, and keep my ordinances and do them; and you shall dwell in the land in safety.
      19 The land shall yield its fruit, and you shall eat your fill, and dwell therein in safety.
      20 If you said, "What shall we eat the seventh year? Behold, we shall not sow, nor gather in our increase";
      21 then I will command my blessing on you in the sixth year, and it shall bring forth fruit for the three years.
      22 You shall sow the eighth year, and eat of the fruits, the old store; until the ninth year, until its fruits come in, you shall eat the old store.
      23 "'The land shall not be sold in perpetuity, for the land is mine; for you are strangers and live as foreigners with me.
      24 In all the land of your possession you shall grant a redemption for the land.
      25 "'If your brother becomes poor, and sells some of his possessions, then his kinsman who is next to him shall come, and redeem that which his brother has sold.
      26 If a man has no one to redeem it, and he becomes prosperous and finds sufficient means to redeem it;
      27 then let him reckon the years since its sale, and restore the surplus to the man to whom he sold it; and he shall return to his property.
      28 But if he isn't able to get it back for himself, then what he has sold shall remain in the hand of him who has bought it until the Year of Jubilee: and in the Jubilee it shall be released, and he shall return to his property.
      29 "'If a man sells a dwelling house in a walled city, then he may redeem it within a whole year after it has been sold. For a full year he shall have the right of redemption.
      30 If it isn't redeemed within the space of a full year, then the house that is in the walled city shall be made sure in perpetuity to him who bought it, throughout his generations. It shall not be released in the Jubilee.
      31 But the houses of the villages which have no wall around them shall be reckoned with the fields of the country: they may be redeemed, and they shall be released in the Jubilee.
      32 "'Nevertheless the cities of the Levites, the houses in the cities of their possession, the Levites may redeem at any time.
      33 The Levites may redeem the house that was sold, and the city of his possession, and it shall be released in the Jubilee; for the houses of the cities of the Levites are their possession among the children of Israel.
      34 But the field of the suburbs of their cities may not be sold; for it is their perpetual possession.
      35 "'If your brother has become poor, and his hand can't support him among you; then you shall uphold him. He shall live with you like an alien and a temporary resident.
      36 Take no interest from him or profit, but fear your God; that your brother may live among you.
      37 You shall not lend him your money at interest, nor give him your food for profit.
      38 I am Yahweh your God, who brought you forth out of the land of Egypt, to give you the land of Canaan, and to be your God.
      39 "'If your brother has grown poor among you, and sells himself to you; you shall not make him to serve as a slave.
      40 As a hired servant, and as a temporary resident, he shall be with you; he shall serve with you until the Year of Jubilee:
      41 then he shall go out from you, he and his children with him, and shall return to his own family, and to the possession of his fathers.
      42 For they are my servants, whom I brought out of the land of Egypt. They shall not be sold as slaves.
      43 You shall not rule over him with harshness, but shall fear your God.
      44 "'As for your male and your female slaves, whom you may have; of the nations that are around you, from them you may buy male and female slaves.
      45 Moreover of the children of the aliens who live among you, of them you may buy, and of their families who are with you, which they have conceived in your land; and they will be your property.
      46 You may make them an inheritance for your children after you, to hold for a possession; of them may you take your slaves forever: but over your brothers the children of Israel you shall not rule, one over another, with harshness.
      47 "'If an alien or temporary resident with you becomes rich, and your brother beside him has grown poor, and sells himself to the stranger or foreigner living among you, or to a member of the stranger's family;
      48 after he is sold he may be redeemed. One of his brothers may redeem him;
      49 or his uncle, or his uncle's son, may redeem him, or any who is a close relative to him of his family may redeem him; or if he has grown rich, he may redeem himself.
      50 He shall reckon with him who bought him from the year that he sold himself to him to the Year of Jubilee: and the price of his sale shall be according to the number of years; according to the time of a hired servant shall he be with him.
      51 If there are yet many years, according to them he shall give back the price of his redemption out of the money that he was bought for.
      52 If there remain but a few years to the year of jubilee, then he shall reckon with him; according to his years of service he shall give back the price of his redemption.
      53 As a servant hired year by year shall he be with him: he shall not rule with harshness over him in your sight.
      54 If he isn't redeemed by these means, then he shall be released in the Year of Jubilee, he, and his children with him.
      55 For to me the children of Israel are servants; they are my servants whom I brought out of the land of Egypt. I am Yahweh your God.

      Psaumes 27

      8 When you said, "Seek my face," my heart said to you, "I will seek your face, Yahweh."

      Ezéchiel 8

      14 Then he brought me to the door of the gate of Yahweh's house which was toward the north; and see, there sat the women weeping for Tammuz.

      Amos 8

      11 Behold, the days come," says the Lord Yahweh, "that I will send a famine in the land, not a famine of bread, nor a thirst for water, but of hearing the words of Yahweh.

      Jean 3

      19 This is the judgment, that the light has come into the world, and men loved the darkness rather than the light; for their works were evil.

      Actes 17

      27 that they should seek the Lord, if perhaps they might reach out for him and find him, though he is not far from each one of us.

      1 Corinthiens 2

      6 We speak wisdom, however, among those who are full grown; yet a wisdom not of this world, nor of the rulers of this world, who are coming to nothing.
      14 Now the natural man doesn't receive the things of God's Spirit, for they are foolishness to him, and he can't know them, because they are spiritually discerned.

      1 Corinthiens 10

      19 What am I saying then? That a thing sacrificed to idols is anything, or that an idol is anything?

      Ephésiens 3

      3 how that by revelation the mystery was made known to me, as I wrote before in few words,
      10 to the intent that now through the assembly the manifold wisdom of God might be made known to the principalities and the powers in the heavenly places,

      Ephésiens 6

      19 on my behalf, that utterance may be given to me in opening my mouth, to make known with boldness the mystery of the Good News,

      Colossiens 1

      26 the mystery which has been hidden for ages and generations. But now it has been revealed to his saints,

      Colossiens 2

      2 that their hearts may be comforted, they being knit together in love, and gaining all riches of the full assurance of understanding, that they may know the mystery of God, both of the Father and of Christ,

      Colossiens 4

      3 praying together for us also, that God may open to us a door for the word, to speak the mystery of Christ, for which I am also in bonds;

      Jacques 4

      8 Draw near to God, and he will draw near to you. Cleanse your hands, you sinners; and purify your hearts, you double-minded.
    • Lévitique 25

      1

      Le sabbat du pays, tous les sept ans. (Lévitique 25:1-7)
      Le jubilé tous les cinquante ans, L'oppression interdite. (Lévitique 25:8-22)
      Le droit de rachat de la terre et des maisons. (Lévitique 25:23-34)
      Compassion envers les pauvres. (Lévitique 25:35-38)
      Lois au sujet des hommes à gages, L'oppression interdite. (Lévitique 25:39-55)

      Le travail devait cesser tous les sept ans, comme aussi, le septième jour de la semaine. Ces ordonnances nous avertissent de ne pas être avides de gain : le but de la vie de l'homme ne consiste pas à rechercher systématiquement l'abondance. Dans tous nos besoins ici-bas, nous devons nous soumettre à la volonté et à la Providence divines ; nous devons nous considérer comme les « intendants » des affaires du Seigneur et gérer nos biens en conséquence.

      Cette année de répit, que le peuple devait respecter, est une image du repos spirituel que chaque croyant trouve en Christ. En Lui, nous sommes soulagés du fardeau que représente le travail quotidien de ce monde : nos tâches sont ainsi sanctifiées et la peine résultante en est adoucie ; nous sommes encouragés de vivre alors par la foi !

      8 Le mot « Jubilé » représente une sonnerie particulière, émise par des trompettes en argent. Il avait lieu le soir du grand jour de l'expiation ; la proclamation de la liberté et du salut, par l'évangile, résulte du sacrifice de notre Rédempteur. Il était bien spécifié qu'à cette époque, les terres pouvaient être vendues, mais sans léser son prochain. Le peuple ne pouvait pas vendre ni acheter du terrain sans se référer au jubilé : il devait « caler » toute transaction sur ces dates. Cette ordonnance tendait à faire respecter l'intégrité des tribus et des familles et ce, jusqu'à l'arrivée du Messie.

      La liberté de chaque homme engagé et sous contrat, ne pouvait être retrouvée qu'en cette année spécifique. Il en est ainsi de la rédemption par Christ, de l'esclavage du péché et de Satan : Il peut nous faire recouvrer la liberté, en tant qu'enfant de Dieu. Il est bien mentionné dans le texte, que toute transaction devait être faite selon cette règle : « Et nul de vous ne fera tort à son prochain » ; nul ne devait tirer avantage sur son frère, dans un contexte d'ignorance ou de nécessité : « Tu craindras ton Dieu ».

      La crainte de Dieu qui règne dans le cœur, empêche de commettre le mal envers son prochain, que ce soit en paroles ou en actes. L'Éternel a promis au peuple de le faire prospérer, si ce dernier respectait toutefois ces années de repos.

      Si nous accomplissons sérieusement notre devoir, nous pouvons être certains que Dieu veillera à notre bien-être. Les Israélites ne devaient pas réclamer de nourriture en cette année du Jubilé, où ils n'avaient ni semé, ni moissonné. Un miracle s'accomplissait alors envers le peuple de Dieu, l'encourageant ainsi à pratiquer son devoir.

      On ne perd absolument rien en obéissant à Dieu, par la foi. Certains pouvaient se demander à cette époque : « Que mangerons-nous en cette septième année » ?

      Il en est ainsi pour beaucoup de chrétiens : ils veulent anticiper et traiter eux-mêmes les problèmes qu'ils rencontrent, en se demandant quelle procédure ils peuvent entreprendre, alors qu'ils peuvent simplement demander de l'aide à Dieu pour accomplir leur devoir.

      Nous n'avons aucune excuse pour suivre la voie du « méchant », nous ne pouvons que déplorer son état. Aux yeux de ce type de personne, notre conduite peut paraître absurde, mais le sentier du devoir est toujours celui de la sûreté !

      23 Si une terre n'avait pas été rachetée avant l'année du Jubilé, elle devait retourner à celui qui l'avait vendue ou qui l'avait hypothéquée. C'est une image de la Grâce de Dieu, en Christ ; par Lui et non par notre valeur ou un quelconque mérite, nous sommes réconciliés avec Dieu. Les maisons des villes fortifiées avaient plus de valeur que celles qui se trouvaient dans les champs, elles représentaient vraiment la bénédiction divine ; « et si quelqu'un a vendu une maison d'habitation dans une ville murée, il aura son droit de rachat jusqu'à la fin de l'année de sa vente ». Cette disposition encourageait les étrangers et les prosélytes à venir habiter parmi le peuple d'Israël.
      35 La pauvreté et la décadence sont des choses, qui bien que fréquentes, sont hélas regrettables ; l'Éternel sera toujours avec le pauvre. Il le soulagera et lui témoignera Sa Miséricorde ; Il agira en sa faveur, pour lui donner le nécessaire et même de la compétence dans ses tâches. On ne doit pas oppresser les pauvres pour qu'ils remboursent leurs dettes.

      Remarquez, dans ce passage, quelles sont les ordonnances données à leur égard : « tu craindras ton Dieu », « ton frère vivra avec toi » ; on a tout à gagner en utilisant la collaboration des personnes moins aisées. Le riche peut utiliser les aptitudes du pauvre et vice-versa.

      Ceux qui jouissent de bénédictions ici-bas, doivent savoir les redistribuer à leur tour !

      39 Si un Israélite de naissance était vendu, pour rembourser un crime ou une dette, il devait servir six ans, pour être ensuite libéré la septième année. S'il se vendait de sa propre volonté, pour cause de pauvreté, tout son travail devait être en rapport avec son statut, en tant que « fils d'Abraham ». Il est demandé aux maîtres de traiter leurs serviteurs avec justice et équité, Colossiens 4:1. L'année du « Jubilé », le serviteur devait être libéré, lui et ses enfants : il devait alors retourner dans sa famille. Ceci est une image de la rédemption de la servitude du péché et de Satan, par la grâce de Dieu, en Christ, la Vérité qui nous affranchit, Jean 8:32. Il nous est impossible de racheter nos compagnons qui vivent dans le péché, par contre nous pouvons les amener à Christ. Que par la Grâce, nos vies puissent honorer l'évangile de Jésus-Christ et Son Amour, qu'elles puissent exprimer notre gratitude envers Lui et glorifier Son Saint Nom !

      Psaumes 27

      Ezéchiel 8

      Amos 8

      11 Nous rencontrons ici un des plus grands aspects du mécontentement divin. Quel que soit le moment, même au sein des périodes de grands troubles, une famine de la Parole de Dieu est le pire des jugements. Pour certains cela ne représente aucune affliction alors que pour d'autres c'est beaucoup plus significatif car ils voyagent parfois fort loin pour entendre un bon sermon et ils ressentent l'éloignement des miséricordes divines alors que les pécheurs suivent, en toute folie, leur propre voie.

      Mais alors, quand Dieu visitera une église à la dérive, les plans de celle-ci et ses efforts de recherche du chemin du salut seront vains. Même les plus zélés voudront mourir pour obtenir l'eau de la vie, que seul Christ peut accorder.

      Soyons bien conscients de nos avantages, tirons-en tous les bénéfices et éloignons-nous, craintivement, du chemin du péché.

      Jean 3

      Actes 17

      1 Corinthiens 2

      6 Ceux qui reçoivent la doctrine de Christ, en tant que message divin, ayant été éclairés par le Saint-Esprit, ne voient pas seulement en cette doctrine l'histoire du Sauveur crucifié, mais discernent aussi les desseins profonds et admirables de la sagesse divine qui l’anime. Cette doctrine annonce le « mystère manifesté aux saints », Colossiens 1:26, mystère autrefois caché aux païens ; il était auparavant uniquement révélé de manière relativement lointaine, par les prophéties, mais il est désormais annoncé ouvertement par l'Esprit divin. Jésus-Christ est le « Seigneur de gloire » ; aucune autre personne ne peut porter un tel titre. Beaucoup d’actes répréhensibles ne seraient pas commis si les hommes connaissaient véritablement la Sagesse divine, dans l’œuvre merveilleuse de la rédemption.

      Dieu de grands desseins pour ceux qui l'aiment et qui s'attendent à Lui, desseins que les hommes sont incapables de découvrir par eux-mêmes, que nul enseignement de ce monde ne peut leur révéler.

      Sachons découvrir dans l'Écriture, ce que le Seigneur a préparé pour nous, selon ce qu’Il Lui a plu de nous révéler !

      1 Corinthiens 10

      Ephésiens 3

      Ephésiens 6

      19 L'Évangile était dans l’Ancien Testament un véritable mystère, jusqu'à ce qu'il soit révélé par Dieu ; le rôle des serviteurs de Dieu consiste désormais à annoncer cette « bonne nouvelle aux hommes ! »

      Les meilleurs, les plus éminents serviteurs de Dieu ont besoin du soutien des prières des croyants. Nous devons particulièrement prier pour ceux qui sont exposés à de grandes épreuves ou à des périls, dans leur ministère.

      « Que la paix et la charité, avec la foi, soient données aux frères. » Le terme paix comporte différentes significations : - La paix avec Dieu ; - La paix de la conscience ; - La paix parmi les croyants ; - La grâce de l'Esprit, qui produit la foi et l'amour.

      Paul désire tout cela pour ceux en qui la Grâce a déjà opéré. Toutes grâces et bénédictions parviennent aux enfants de Dieu par le biais de Jésus-Christ notre Seigneur. La grâce, c'est-à-dire, la faveur de Dieu, avec tous les biens spirituels et temporels qui en découlent, est avec tous ceux qui aiment notre Seigneur Jésus-Christ en toute sincérité ; avec eux seulement !

      Colossiens 1

      Colossiens 2

      Colossiens 4

      Jacques 4

    • Lévitique 25

      1 Et l'Éternel parla à Moïse, sur la montagne de Sinaï, disant :
      2 Parle aux fils d'Israël, et dis-leur : Quand vous serez entrés dans le pays que je vous donne, le pays célébrera un sabbat à l'Éternel.
      3 Pendant six ans tu sèmeras ton champ, et pendant six ans tu tailleras ta vigne, et tu en recueilleras le rapport ;
      4 et la septième année, il y aura un sabbat de repos pour le pays, un sabbat consacré à l'Éternel : tu ne sèmeras pas ton champ, et tu ne tailleras pas ta vigne.
      5 Tu ne moissonneras pas ce qui vient de soi-même de ta moisson précédente, et tu ne vendangeras pas les grappes de ta vigne non taillée : ce sera une année de repos pour le pays.
      6 Et le sabbat du pays vous servira de nourriture, à toi, et à ton serviteur, et à ta servante, et à ton homme à gages et à ton hôte qui séjournent chez toi,
      7 et à ton bétail et aux animaux qui seront dans ton pays : tout son rapport servira de nourriture.
      8 Et tu compteras sept sabbats d'années, sept fois sept ans ; et les jours de ces sept sabbats d'années te feront quarante-neuf ans.
      9 Et, au septième mois, le dixième jour du mois, tu feras passer le son bruyant de la trompette ; le jour des propitiations, vous ferez passer la trompette par tout votre pays ;
      10 et vous sanctifierez l'année de l'an cinquantième, et vous publierez la liberté dans le pays à tous ses habitants : ce sera pour vous un jubilé ; vous retournerez chacun dans sa possession, et vous retournerez chacun à sa famille.
      11 Cette année de l'an cinquantième sera pour vous un jubilé : vous ne sèmerez pas, et vous ne moissonnerez pas ce qui vient de soi-même, et vous ne vendangerez pas la vigne non taillée ;
      12 car c'est le Jubilé : il vous sera saint ; vous mangerez en l'y prenant ce que le champ rapportera.
      13 En cette année du Jubilé, vous retournerez chacun dans sa possession.
      14 Et si vous vendez quelque chose à votre prochain, ou si vous achetez de la main de votre prochain, que nul ne fasse tort à son frère.
      15 Tu achèteras de ton prochain d'après le nombre des années depuis le Jubilé ; il te vendra d'après le nombre des années de rapport.
      16 A proportion que le nombre des années sera grand, tu augmenteras le prix ; et à proportion que le nombre des années sera petit, tu diminueras le prix, car c'est le nombre des récoltes qu'il te vend.
      17 Et nul de vous ne fera tort à son prochain, et tu craindras ton Dieu, car moi, je suis l'Éternel, votre Dieu.
      18 Et vous pratiquerez mes statuts, et vous garderez mes ordonnances, et vous les pratiquerez, et ainsi vous habiterez dans le pays en sécurité ;
      19 et le pays vous donnera son fruit, et vous mangerez à rassasiement, et vous l'habiterez en sécurité.
      20 Et si vous dites : Que mangerons-nous la septième année ; voici, nous ne semons pas, et nous ne recueillons pas nos produits ?
      21 je commanderai que ma bénédiction soit sur vous en la sixième année, et elle donnera le produit de trois ans.
      22 Et vous sèmerez la huitième année et vous mangerez du vieux produit, jusqu'à la neuvième année ; jusqu'à ce que son produit soit venu, vous mangerez le vieux.
      23 Et le pays ne se vendra pas à perpétuité, car le pays est à moi ; car vous, vous êtes chez moi comme des étrangers et comme des hôtes.
      24 Et dans tout le pays de votre possession, vous donnerez le droit de rachat pour la terre.
      25 Si ton frère est devenu pauvre, et vend une partie de sa possession, alors que celui qui a le droit de rachat, son plus proche parent, vienne et rachète la chose vendue par son frère.
      26 Mais si un homme n'a personne qui ait le droit de rachat, et que sa main ait acquis et trouvé suffisamment de quoi faire son rachat,
      27 il comptera les années depuis sa vente, et restituera le surplus à celui à qui il avait vendu, et il retournera dans sa possession.
      28 Et si sa main n'a pas trouvé suffisamment de quoi lui rendre, la chose vendue restera en la main de celui qui l'aura achetée, jusqu'à l'année du Jubilé : la chose vendue sera libérée au Jubilé, et le vendeur rentrera dans sa possession.
      29 Et si quelqu'un a vendu une maison d'habitation dans une ville murée, il aura son droit de rachat jusqu'à la fin de l'année de sa vente : son droit de rachat subsistera une année entière ;
      30 mais si elle n'est pas rachetée avant que l'année entière soit accomplie, la maison qui est dans la ville murée restera définitivement à l'acheteur, en ses générations ; elle ne sera pas libérée au Jubilé.
      31 Mais les maisons des villages qui n'ont pas de murs tout autour, seront considérées comme des champs du pays ; il y aura droit de rachat pour elles, et elles seront libérées au Jubilé.
      32 Et quant aux villes des Lévites et aux maisons des villes de leur possession, les Lévites auront un droit perpétuel de rachat.
      33 Et si quelqu'un a racheté d'un des Lévites, la maison vendue dans la ville de sa possession sera libérée au Jubilé ; car les maisons des villes des Lévites sont leur possession au milieu des fils d'Israël.
      34 Et les champs des banlieues de leurs villes ne seront pas vendus, car c'est leur possession à perpétuité.
      35 Et si ton frère est devenu pauvre, et que sa main devienne tremblante à côté de toi, tu le soutiendras, étranger ou hôte, afin qu'il vive à côté de toi.
      36 Tu ne prendras de lui ni intérêt ni usure ; et tu craindras ton Dieu, afin que ton frère vive à côté de toi.
      37 Tu ne lui donneras pas ton argent à intérêt, et tu ne lui donneras pas tes vivres à usure.
      38 Moi, je suis l'Éternel, votre Dieu, qui vous ai fait sortir du pays d'Égypte pour vous donner le pays de Canaan, pour être votre Dieu.
      39 Et si ton frère est devenu pauvre à côté de toi, et qu'il se vende à toi, tu ne lui feras pas faire un service d'esclave ;
      40 il sera avec toi comme un homme à gages et un hôte ; il te servira jusqu'à l'année du Jubilé :
      41 alors il sortira de chez toi, lui et ses fils avec lui, et il retournera à sa famille, et retournera dans la possession des pères.
      42 Car ils sont mes serviteurs, que j'ai fait sortir du pays d'Égypte ; ils ne seront pas vendus comme on vend les esclaves.
      43 Tu ne domineras pas sur lui avec dureté, et tu craindras ton Dieu.
      44 Mais quant à ton serviteur et à ta servante qui seront à toi,... d'entre les nations qui vous environnent, de ceux-là, vous achèterez des serviteurs et des servantes.
      45 Et vous en achèterez aussi des fils des étrangers qui séjournent chez vous, et de leurs familles qui sont avec vous, qu'ils engendreront dans votre pays ; et ils seront votre possession.
      46 Et vous les laisserez en héritage à vos fils après vous, pour qu'ils en aient la possession ; vous vous servirez d'eux à toujours ; mais quant à vos frères, les fils d'Israël, un homme ne dominera pas avec dureté sur son frère.
      47 Et si un étranger ou un homme qui séjourne chez toi s'est enrichi, et que ton frère qui est à côté de lui soit devenu pauvre et se soit vendu à l'étranger qui séjourne chez toi, ou à un homme issu de la famille de l'étranger,
      48 -après qu'il se sera vendu, il y aura pour lui droit de rachat ; un de ses frères le rachètera ;
      49 ou son oncle, ou le fils de son oncle le rachètera ; ou quelque proche parent de sa famille le rachètera ; ou si sa main y peut atteindre, il se rachètera lui-même.
      50 Et il comptera avec celui qui l'a acheté, depuis l'année qu'il s'est vendu à lui jusqu'à l'année du Jubilé ; et l'argent de son prix sera à raison du nombre des années ; il sera chez son maître selon les journées d'un homme à gages.
      51 S'il y a encore beaucoup d'années, il restituera le prix de son rachat à raison de celles-ci, sur le prix pour lequel il aura été acheté ;
      52 et s'il reste peu d'années jusqu'à l'année du Jubilé, il comptera avec lui ; à raison du nombre des années, il restituera le prix de son rachat.
      53 Il sera chez lui comme un homme à gages, d'année en année ; le maître ne dominera pas sur lui avec dureté devant tes yeux.
      54 Et s'il n'est racheté par un de ces moyens, il sortira l'année du Jubilé, lui et ses fils avec lui.
      55 Car les fils d'Israël me sont serviteurs ; ils sont mes serviteurs que j'ai fait sortir du pays d'Égypte. Moi, je suis l'Éternel, votre Dieu.

      Psaumes 27

      8 Mon coeur a dit pour toi : Cherchez ma face. Je chercherai ta face, ô Éternel !

      Ezéchiel 8

      14 Puis il me mena à l'entrée de la porte de la maison de l'Éternel, qui est vers le nord ; et voici des femmes assises là, pleurant Thammuz.

      Amos 8

      11 Voici, des jours viennent, dit le Seigneur, l'Éternel, où j'enverrai une famine dans le pays ; non une famine de pain, ni une soif d'eau, mais d'entendre les paroles de l'Éternel.

      Jean 3

      19 Or c'est ici le jugement, que la lumière est venue dans le monde, et que les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière, car leurs oeuvres étaient mauvaises ;

      Actes 17

      27 pour qu'ils cherchent Dieu, s'ils pourraient en quelque sorte le toucher en tâtonnant et le trouver, quoiqu'il ne soit pas loin de chacun de nous ;

      1 Corinthiens 2

      6 Or nous parlons sagesse parmi les parfaits, sagesse toutefois non pas de ce siècle, ni des chefs de ce siècle qui s'en vont ;
      14 Or l'homme animal ne reçoit pas les choses qui sont de l'Esprit de Dieu, car elles lui sont folie ; et il ne peut les connaître, parce qu'elles se discernent spirituellement.

      1 Corinthiens 10

      19 que ce qui est sacrifié à une idole soit quelque chose ? ou qu'une idole soit quelque chose ?

      Ephésiens 3

      3 comment, par révélation, le mystère m'a été donné à connaître (ainsi que je l'ai déjà écrit en peu de mots ;
      10 afin que la sagesse si diverse de Dieu soit maintenant donnée à connaître aux principautés et aux autorités dans les lieux célestes, par l'assemblée,

      Ephésiens 6

      19 et pour moi, afin qu'il me soit donné de parler à bouche ouverte pour donner à connaître avec hardiesse le mystère de l'évangile,

      Colossiens 1

      26 savoir le mystère qui avait été caché dès les siècles et dès les générations, mais qui a été maintenant manifesté à ses saints,

      Colossiens 2

      2 afin que leurs coeurs soient consolés, étant unis ensemble dans l'amour et pour toutes les richesses de la pleine certitude d'intelligence, pour la connaissance du mystère de Dieu,

      Colossiens 4

      3 priant en même temps aussi pour nous, afin que Dieu nous ouvre une porte pour la parole, pour annoncer le mystère du Christ, mystère pour lequel aussi je suis lié,

      Jacques 4

      8 Approchez-vous de Dieu, et il s'approchera de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs, et purifiez vos coeurs, vous qui êtes doubles de coeur.
    • Lévitique 25

      1 Sur le mont Sinaï, le Seigneur dit à Moïse
      2 de communiquer aux Israélites les prescriptions suivantes : « Quand vous serez entrés dans le pays que je vais vous donner, vous laisserez périodiquement le sol se reposer en mon honneur.
      3 Pendant six ans vous pourrez ensemencer vos champs, tailler vos vignes et en récolter les produits ;
      4 mais la septième année me sera consacrée, ce sera une année de repos complet pour le sol : vous ne devrez pas ensemencer vos champs ou tailler vos vignes ;
      5 vous ne devrez même pas moissonner ce qui aura poussé naturellement depuis l’année précédente ou vendanger les grappes qui auront mûri dans les vignes non soignées, car ce sera une année de repos complet pour le sol.
      6 Toutefois vous pourrez consommer ce qui aura poussé naturellement, vous, vos serviteurs et vos servantes, de même que les ouvriers salariés et les hôtes résidant chez vous.
      7 Tous ces produits serviront également à nourrir votre bétail et même les bêtes sauvages de votre pays. »
      8 « Vous laisserez s’écouler sept périodes de sept ans, soit quarante-neuf ans.
      9 Ensuite, le dixième jour du septième mois, le grand jour du Pardon des péchés, vous ferez retentir dans tout le pays une sonnerie de trompette accompagnée d’une ovation.
      10 De cette manière vous manifesterez que la cinquantième année est consacrée à Dieu, et vous proclamerez la libération pour tous les habitants du pays. Cette année portera le nom de “Jubilé”. A cette occasion, chacun d’entre vous pourra rentrer en possession de ses terres et regagner sa famille.
      11 C’est ainsi que vous célébrerez tous les cinquante ans l’année du “Jubilé”. Vous ne devrez pas ensemencer vos champs, ni moissonner les épis qui auront poussé naturellement, ni vendanger les grappes qui auront mûri dans les vignes non soignées,
      12 car c’est l’année du “Jubilé”, dont vous respecterez le caractère sacré. Par contre vous pourrez consommer ce que les champs produisent d’eux-mêmes.
      13 « Lors de l’année du “Jubilé”, chacun de vous pourra rentrer en possession de ses terres.
      14 Si vous achetez ou vendez du terrain à un compatriote, ne lui causez pas du tort.
      15 Achetez ou vendez en tenant compte des années écoulées depuis le dernier “Jubilé”, et par conséquent aussi des années de récolte qui restent jusqu’au prochain.
      16 Plus il restera d’années, plus le prix d’achat sera élevé, et moins il restera d’années, moins le prix sera élevé ; en effet, c’est un certain nombre de récoltes que l’on vend.
      17 Manifestez votre respect envers moi, le Seigneur votre Dieu, en ne causant aucun tort à votre compatriote.
      18 Mettez en pratique mes lois et prenez bien soin d’observer les règles qui viennent de moi ; alors vous habiterez en sécurité dans ce pays.
      19 La terre donnera des récoltes assez abondantes pour vous nourrir, et vous pourrez y vivre sans soucis.
      20 « Vous allez peut-être vous demander : “Aurons-nous assez à manger lorsque, tous les sept ans, nous n’aurons pas le droit d’ensemencer nos champs ni de récolter ce qu’ils produisent ?”
      21 Eh bien, moi, le Seigneur, je vous comblerai de biens au cours de la sixième année, j’ordonnerai à la terre de produire des récoltes pour trois ans.
      22 La huitième année, vous ensemencerez de nouveau vos champs, mais cette année-là vous vivrez encore de l’ancienne récolte, car vous aurez assez de réserves pour attendre la récolte de la neuvième année. »
      23 « Une terre ne pourra jamais être vendue de manière définitive, car la terre m’appartient, à moi, le Seigneur, et vous serez comme des étrangers ou des hôtes résidant dans mon pays.
      24 C’est pourquoi, dans tout le pays que je vous donnerai, vous fixerez les règles permettant à quelqu’un de racheter une de ses terres.
      25 « Quand un de vos compatriotes tombé dans la misère sera obligé de vendre une de ses terres, un de ses proches parents possédant le droit de rachat devra la racheter.
      26 Si l’homme n’a pas de parent ayant un tel droit, mais qu’il trouve les moyens de racheter lui-même sa terre,
      27 il calculera le montant dû à l’acheteur d’après le nombre d’années qui restent jusqu’au “Jubilé”, il le payera et reprendra possession de sa terre.
      28 S’il ne trouve pas de quoi faire ce remboursement, le terrain restera la propriété de l’acheteur jusqu’à l’année du “Jubilé”. A ce moment-là, le premier propriétaire en reprendra possession.
      29 « Si un homme vend une maison d’habitation située dans une ville fortifiée, le droit de rachat sera temporaire : il ne s’étendra pas au-delà d’une année à partir de la vente.
      30 Si la maison n’est pas rachetée dans le délai d’un an, elle restera définitivement la propriété de l’acheteur et de ses descendants. Ils n’auront pas à la restituer lors de l’année du “Jubilé”.
      31 Par contre les maisons situées dans les localités non fortifiées seront soumises aux mêmes règles que les terres du pays : il y aura un droit de rachat permanent pour une telle maison, et de toute façon elle reviendra au premier propriétaire lors de l’année du “Jubilé”.
      32 « Quant aux lévites, ils auront en tout temps un droit de rachat sur leurs maisons situées dans les villes lévitiques.
      33 Même si une de ces maisons a été achetée par un autre lévite, elle devra revenir au premier propriétaire lors de l’année du “Jubilé”. En effet, ces maisons-là constitueront l’unique propriété des lévites dans le pays d’Israël.
      34 Mais les champs situés dans les alentours de leurs villes ne devront pas être vendus, car ils seront la propriété définitive des lévites. »
      35 « Quand un de vos compatriotes tombé dans la misère ne pourra plus tenir ses engagements à votre égard, vous devrez lui venir en aide, afin qu’il puisse continuer à vivre à vos côtés. Vous agirez de cette manière même envers un étranger ou un hôte résidant dans votre pays.
      36 Vous ne lui demanderez pas d’intérêts, sous quelque forme que ce soit. Montrez par votre comportement que vous me respectez, et permettez-lui ainsi de vivre à vos côtés.
      37 Si vous lui prêtez de l’argent, n’exigez pas d’intérêts ; si vous lui fournissez de la nourriture, ne lui demandez pas de vous en rendre avec un supplément.
      38 Je suis le Seigneur votre Dieu ; je vous ai fait sortir d’Égypte pour vous donner le pays de Canaan et devenir votre Dieu. »
      39 « Quand un de vos compatriotes tombé dans la misère devra se vendre à vous comme serviteur, ne lui imposez pas une tâche d’esclave,
      40 mais traitez-le comme un ouvrier salarié ou un hôte résidant chez vous. Il sera à votre service jusqu’à l’année du “Jubilé”.
      41 A ce moment-là, la liberté lui sera rendue, ainsi qu’à ses enfants ; il regagnera sa famille et rentrera en possession de la terre de ses ancêtres.
      42 En effet, les Israélites sont à mon service, eux que j’ai délivrés d’Égypte ; c’est pourquoi ils ne doivent pas être vendus comme on vend des esclaves.
      43 Ne les traitez pas avec brutalité. Montrez par votre comportement que vous me respectez, moi, votre Dieu.
      44 « Si vous avez besoin d’esclaves ou de servantes, vous vous en procurerez auprès des nations qui vous entourent.
      45 Vous pourrez également en acquérir parmi les enfants des étrangers venus résider dans votre pays ou parmi les membres de leurs clans nés sur place. Ils vous appartiendront.
      46 Plus tard vous les laisserez en héritage à vos fils, afin qu’ils en aient la propriété à leur tour. Vous pourrez les garder comme esclaves à perpétuité. Par contre, que jamais personne parmi vous ne traite avec brutalité un de ses frères israélites.
      47 « Si un étranger ou un hôte résidant dans votre pays s’enrichit et qu’un de vos compatriotes tombé dans la misère se vende à lui, ou à un autre membre d’un clan d’étrangers,
      48 votre compatriote pourra bénéficier d’un droit de rachat : un de ses frères peut le racheter ;
      49 à défaut de frère, un oncle, ou un cousin, ou encore un autre parent de son clan peut le faire. Il peut également se racheter lui-même s’il en trouve les moyens.
      50 En ce cas, il comptera avec l’acheteur le nombre d’années comprises entre celle où il s’est vendu et celle du “Jubilé”, il calculera le rapport entre le prix de vente et ce nombre d’années, et évaluera le travail fourni d’après le tarif d’un salarié à la journée.
      51 Si les années jusqu’au “Jubilé” sont encore nombreuses, il restituera pour son rachat une part importante du prix de vente.
      52 Si au contraire les années restantes sont peu nombreuses, il en fera le compte et ne restituera que la part proportionnelle à ce nombre d’années.
      53 Tant qu’il reste chez son maître, il doit être considéré comme un salarié à l’année ; vous veillerez à ce que le maître ne le traite pas avec brutalité.
      54 Si votre compatriote n’est pas racheté d’une manière ou d’une autre, la liberté lui sera rendue, de même qu’à ses enfants, lors de l’année du “Jubilé”. »
      55 « Oui, les Israélites sont mes serviteurs ! Ils le sont, puisque c’est moi qui les ai fait sortir d’Égypte ! Je suis le Seigneur votre Dieu.

      Psaumes 27

      8 Je réfléchis à ce que tu as dit : « Tournez-vous vers moi. » Eh bien, Seigneur, je me tourne vers toi.

      Ezéchiel 8

      14 Il me transporta vers la porte nord de son temple. Des femmes y étaient assises et pleuraient sur la mort de Tammouz.

      Amos 8

      11 Le jour vient, dit le Seigneur, où j’enverrai la faim dans le pays. Les gens auront faim, mais non de pain ; ils auront soif, mais non pas d’eau. Ils auront faim et soif d’entendre ce que je dis.

      Jean 3

      19 Voici comment la condamnation se manifeste : la lumière est venue dans le monde, mais les hommes préfèrent l’obscurité à la lumière, parce qu’ils agissent mal.

      Actes 17

      27 Il a fait cela pour qu’ils le cherchent et qu’en essayant tant bien que mal, ils parviennent peut-être à le trouver. En réalité, Dieu n’est pas loin de chacun de nous,

      1 Corinthiens 2

      6 J’enseigne pourtant une sagesse aux chrétiens spirituellement adultes. Mais ce n’est pas la sagesse de ce monde, ni celle des puissances qui règnent sur ce monde et qui sont destinées à la destruction.
      14 L’homme qui ne compte que sur ses facultés naturelles est incapable d’accueillir les vérités communiquées par l’Esprit de Dieu : elles sont une folie pour lui ; il lui est impossible de les comprendre, car on ne peut en juger que par l’Esprit.

      1 Corinthiens 10

      19 Est-ce que je veux dire par là qu’une idole ou que la viande qui lui est offerte en sacrifice ont une valeur quelconque ?

      Ephésiens 3

      3 Dieu m’a accordé une révélation pour me faire connaître son plan secret. J’ai écrit plus haut quelques mots à ce sujet
      10 afin que maintenant, grâce à l’Église, les autorités et les puissances du monde céleste puissent connaître la sagesse divine sous tous ses aspects.

      Ephésiens 6

      19 priez aussi pour moi, afin que Dieu m’inspire les mots justes quand je m’exprime, et que je puisse révéler avec assurance le secret de la Bonne Nouvelle.

      Colossiens 1

      26 c’est-à-dire le plan secret qu’il a tenu caché depuis toujours à toute l’humanité, mais qu’il a révélé maintenant aux croyants.

      Colossiens 2

      2 Je désire que leur cœur soit rempli de courage, qu’ils soient unis dans l’amour et enrichis de toute la certitude que donne une vraie intelligence. Ils pourront connaître ainsi le secret de Dieu, c’est-à-dire le Christ lui-même :

      Colossiens 4

      3 En même temps, priez aussi pour nous, afin que Dieu nous accorde une occasion favorable de prêcher sa parole, d’annoncer le secret du Christ. En effet, c’est pour cela que je suis maintenant en prison.

      Jacques 4

      8 Approchez-vous de Dieu et il s’approchera de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs ; purifiez vos cœurs, gens indécis !
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