Paramètres de lecture

Afficher les numéros de versets
Mode dyslexique
Police d'écriture
Taille de texte

Merci à Bibles et Publications Chrétiennes pour la conception du processus d’affichage DYS.

Un outil révolutionnaire de lecture et d'étude de la Bible en ligne. Démarrez dès aujourd'hui le plan de lecture offert dont vous avez besoin.

OSÉE

Le premier des douze « petits prophètes ». L'une des plus grandes personnalités de l'A.T. Il a fait jaillir dans le monde des âmes une source d'eau vive que rien, par la suite, n'a pu tarir.

1.

La personne d'Osée.

Nous avons sur elle un petit nombre de renseignements précis. Il était fils d'un nommé Bééri (Os 11), et sa femme s'appelait Gomer, fille (c-à-d, probablement originaire) de Diblaïm (Os 13). Conformément à une habitude chère aux prophètes, il avait appelé ses enfants de noms symboliques (Os 1:5,6,9) par lesquels s'exprimait son profond pessimisme en présence de la situation morale et politique de la nation où il vivait : Jizréel (écho lointain et sévère du massacre par lequel Jéhu avait exterminé la famille d'Achab, 2Ro 9 et 2Ro 10) ; Lo-Ruhama (celle dont on n'a pas pitié) ; Lo-Ammi (pas mon peuple). D'autre part, Os 2:1 paraît signifier que le ménage du prophète fut troublé par des événements douloureux (voir plus bas, parag. 3).

Quelques indications plus générales sur la personnalité d'Osée ressortent d'une étude attentive de son livre. Comme Amos, il prophétise dans le royaume du Nord, mais, à la différence de son prédécesseur, qui était venu des montagnes de Juda, il appartient, lui, selon toute vraisemblance, au terroir d'Israël. Il cite en effet uniquement des localités ressortissant au royaume des Dix Tribus, et les spécialistes croient pouvoir reconnaître chez lui quelques formes particulières à l'hébreu septentrional. On est en droit aussi d'affirmer avec certitude qu'il est un rural. Il parle des « villes » d'une manière abstraite et dédaigneuse (Os 8:14 13:10) et de la vie des champs, au contraire, avec une compréhension et une poésie qui font penser aux paraboles de l'Évangile. Il connaît le monde des plantes (Os 2:15 9:10 10:1,4) et les labeurs de la culture et de la moisson (Os 10:11,12) ; il est familier avec le travail des bêtes domestiques (Os 10:11 11:4) et avec le vol des oiseaux (Os 7 8:1) ; il a vu les animaux sauvages et la menace qu'ils font peser sur les habitants de la campagne (Os 5:14 13:7 et suivant). Enfin et surtout, comme tout bon citoyen des champs, il est sensible à la rosée (Os 6:4), à la pluie fécondante (Os 6:3), au vent d'Orient qui dessèche toutes choses (Os 13:5). Déjà là se marque la qualité de son âme sensible et vibrante.

--On a soutenu qu'il appartenait à une famille sacerdotale. Mais sa sévérité à l'égard des prêtres rend cette hypothèse peu probable. Par contre il n'y a pas lieu de douter qu'il ait porté officiellement (à la différence d'Amos) le nom de prophète (Os 9:7). Mais il a condamné le prophétisme vulgaire avec la même force que le sacerdotalisme (Os 4:5) et les noms qu'il a donnés à ses enfants semblent bien montrer que, dès le début, il s'est distingué des bandes de prophètes courtisans qui gagnaient leur vie à prophétiser le bonheur. En tout cas, la passion qui anime ses oracles, la souffrance qu'ils expriment, la puissance spirituelle qui s'en dégage prouvent que dans l'âme de ce prophète « de profession » habitait une admirable « vocation ».

2.

L'époque d'Osée.

La suscription du livre mentionne, comme contemporains du prophète, Ozias, Achaz, Ézéchias, rois de Juda, et Jéroboam, fils de Joas, roi d'Israël (Os 11). Comme toute l'activité d'Osée a eu pour théâtre le royaume du Nord, il est normal de penser que les noms des rois de Juda sont ici adventices, ajoutés par un copiste de bonne volonté à l'usage des lecteurs Judéens du livre, à une époque postérieure. Quant au Jéroboam fils de Joas, roi d'Israël, que la suscription cite in fine, c'est le personnage connu dans l'histoire sous le nom de Jéroboam II le dernier grand roi des Dix Tribus, dont le gouvernement fut marqué par des succès'politiques et un essor économique remarquables, et qui mourut, après un règne de 40 ans, en 744. Il semble d'ailleurs probable que les mots : « au temps de Jéroboam » ne concernent que le contenu des chap. 1-3 d'Osée, lesquels alors seraient de peu antérieurs à 744.

--Les chap. 4-14, par contre, se révèlent comme étant en pleine harmonie avec la période excessivement troublée qui s'ouvre pour Israël avec l'assassinat, après six mois seulement de règne, de Zacharie, fils de Jéroboam II A ce moment, les facteurs extérieurs viennent se joindre aux dissensions intestines pour affaiblir le royaume un moment si prospère. C'était l'affaiblissement de la puissance assyrienne qui avait valu aux petites nations de l'Asie Antérieure quelques années de tranquillité. Mais l'avènement de l'énergique Tiglath-Piléser III (745-727) rend à la grande puissance mésopotamienne sa vigueur combative. Et pendant ce temps, à Samarie, les révolutions de palais se succèdent. Challoum, meurtrier et successeur de Zacharie, ne règne qu'un mois. Il est remplacé par Ménahem, qui garde le pouvoir 10 ans mais est obligé de verser un lourd tribut au roi d'Assyrie triomphant. Pékahia, son fils, au bout de 2 ans, est victime d'une nouvelle conspiration qui met sur le trône Pékah, fils de Rémalia. Celui-ci a la désastreuse idée d'entreprendre (735). de concert avec Retsin, de Damas, une guerre fratricide contre le royaume de Juda. Appelé au secours par les Jérusalémites affolés, Tiglath-Piléser, se hâte de profiter de l'occasion, et il enlève au royaume d'Israël une bonne partie de son territoire, emmenant les habitants en captivité. Ceci n'est du reste qu'une préface à des événements plus graves. Pékah, assassiné par les partisans de la soumission à l'Assyrie, est remplacé par Osée, fils d'Ela, qui paie d'abord fidèlement tribut aux vainqueurs, mais qui ne sait pas résister aux intrigues politiques provoquées dans toute la région par la mort de Tiglath-Piléser, et qui attire ainsi sur son pays une nouvelle attaque assyrienne, dont l'aboutissement sera, en 722, sous Sargon, la chute définitive de Samarie (2Ro 15 et 2Ro 17).

--Il est impossible de savoir si Osée le prophète a connu ces heures sinistres de l'effondrement de son peuple., Les oracles que nous avons de lui n'en parlent pas. Mais tout au long des derniers chapitres de son livre on sent venir la catastrophe. Et l'on ne pourrait rien comprendre aux sombres prophéties qui remplissent ces pages si l'on ignorait les troubles que traversait Israël à l'époque où elles furent écrites.

3.

Le livre d'Osée.

Comme nous l'avons constaté précédemment (parag. 2), le livre qui porte le nom d'Osée est composé de deux parties distinctes : d'un côté les chap. -1-3, sans doute antérieurs à 744 ; et de l'autre les chap. 4-14, s'échelonnant sur les années 743-725 environ.

Les chap. 1-3 posent un des problèmes critiques les plus délicats de l'A.T. L'histoire de cette « femme de prostitution » que le prophète épouse sur l'ordre de Yahvé, qu'il chasse ensuite à cause de son inconduite, mais à qui finalement, après un temps d'épreuve, il pardonne, la réinstallant dans ses prérogatives d'épouse et de mère, cette histoire reproduit-elle des faits réels qui auraient eu pour théâtre le ménage d'Osée, ou n'est-elle qu'une allégorie destinée à présenter sous un jour saisissant l'infidélité d'Israël ? Luther défendait la première interprétation, Calvin soutenait la seconde, et les avis ont été longtemps très partagés sur ce point. Il semblait cependant que, sous l'influence de Wellhausen notamment, la théorie allégorique était de plus en plus abandonnée et que l'unanimité était sur le point de se faire sur la réalité des événements relatés dans ces trois chap., lorsque des études récentes ont de nouveau tout remis en question. Après avoir critiqué vigoureusement (dans son Introduction) l'interprétation allégorique, le professeur Lucien Gautier ne craignait pas d'avouer, sur la fin de sa vie, que de graves hésitations lui étaient venues à ce sujet.

--Peut-être cependant la difficulté d'interprétation que mettent en lumière ces oscillations de la recherche historique n'est-elle qu'apparente, et destinée à s'évanouir si, avec le prof. Paul Humbert, une distinction nécessaire est établie entre le chap. I er, qui mentionne des faits réels, de l'ordre biographique, et les chap. 2-3, qui contiennent des exhortations de forme allégorique. La plupart des difficultés des deux opinions contraires disparaissent dès l'instant qu'une telle distinction est adoptée. Ainsi les « allégoristes » avaient toujours échoué à expliquer le fait que le nom de la femme d'Osée dans 13 n'avait aucune signification symbolique ; mais cette objection n'a plus de force si nous admettons le caractère autobiographique du chap. 1 er. Inversement, les « réalistes » étaient impuissants à expliquer, dans les chap. 2 et 3, la coexistence de deux histoires de femme infidèle, analogues dans leur contexture générale, mais historiquement difficiles à concilier ; cette difficulté n'existe plus dès que les chap, en question sont considérés comme allégoriques ; parlant à l'âme de son peuple, le prophète utilise sous deux formes différentes le même thème de la femme infidèle à la fois punie et aimée.

--La répartition des chap. 1-3 d'Osée entre deux éléments, l'un autobiographique, l'autre symbolique, nous paraît donc s'imposer. Mais il y aurait, d'autre part, exagération certaine à pousser cette distinction jusqu'à la séparation absolue, et à isoler complètement l'un de l'autre ces deux éléments qui, si distincts qu'ils soient, demeurent solidaires. Littérairement parlant il n'y a pas, entre eux, solution de continuité : le prophète commence par parler de lui-même et de sa famille ; puis, par un mouvement de pensée qui n'est peut-être pas très conforme aux exigences de notre logique, mais qui semble assez dans la ligne du génie oriental, il en vient à adresser un appel véhément à la conscience et au coeur de son peuple. Insensiblement l'autobiographie a coulé en allégorie. Au point de vue spirituel aussi les liens sont étroits entre le chap. 1 er et ce qui le suit. N'est-ce pas le fait autobiographique discrètement mentionné dans 12 qui explique, au moins en grande partie, les magnifiques allégories des chap. 2 et 3 ? S'il n'avait pas souffert par sa femme, Osée aurait-il compris si profondément les sentiments de Yahvé souffrant par son peuple ? S'il n'avait pas éprouvé une telle indignation contre l'épouse infidèle, aurait-il su mettre des accents si pathétiques dans la bouche de Yahvé trompé par la nation infidèle ? S'il n'avait pas aimé Gomer d'un amour espérant contre toute espérance, aurait-il pu parler d'une manière si émouvante des perspectives d'un retour d'Israël à son Dieu ? « On ne peut pas supposer que tout le contenu de ces chapitres soit une étude abstraite de psychologie des émotions. C'est une expérience humaine actuelle qui donne à Osée la clef de la vérité divine » (Cheyne).

--Dans le séculaire débat qui a pour objet la signification du début du livre d'Osée, nous en venons par conséquent à adopter une position synthétique : dans l'esprit du prophète, c'est l'allégorie qui est l'essentiel. Il n'écrit pas pour se raconter lui-même, mais pour accomplir son ministère de prophète en parlant à son peuple. Mais il s'appuie pour cela sur des faits personnels, qu'il indique avec une extrême sobriété. Les deux éléments biographique et symbolique se complètent et s'éclairent mutuellement : les merveilleuses pensées des chap. 2 et 3 ont leurs racines dans les faits rappelés au chap. I er ; et à son tour, l'étrange affirmation de 12, qui nous montre l'Éternel ordonnant à son serviteur de prendre une femme de prostitution, s'illumine si nous nous rendons compte qu'aux yeux du prophète ébloui, une série d'événements qui lui a apporté de si hautes révélations divines ne peut qu'avoir été voulue de Dieu entièrement et dès ses tout premiers débuts. (La lecture des chap. 1-3 est grandement facilitée si l'on retranche quelques passages visiblement interpolés comme Os 1:7 2:1-3 et peut-être Os 2:21 et suivant. Quant à Os 2:8 et suivant, sa place normale est à la suite de Os 2:15)

La seconde partie du livre d'Osée (chap. 4-14) est toute différente de la première. Ce n'est plus un récit s'achevant en une allégorie prestigieuse ; c'est une série de courts oracles qui se succèdent le plus souvent sans lien, et dont l'aspect entrecoupé correspond bien à la période troublée qui les a vus naître et à la nature passionnée du prophète qui les a prononcés. Les invectives les plus sévères voisinent avec les effusions les plus tendres. Et les efforts tentés pour retrouver dans ce chaos un plan n'ont abouti qu'à des résultats tout à fait décevants. Le plus probable est qu'à une exception près, les oracles nous sont donnés dans leur ordre chronologique, tels qu'ils sont sortis, tout brûlants, de l'âme du prophète.

--Le texte de ces chap, est extrêmement difficile à interpréter. D'une part il est rempli d'allusions à des faits que nous ne connaissons pas et de jeux de mots intraduisibles ; et d'autre part il est matériellement en très mauvais état : les fautes de copie, peut-être aussi les gloses interprétatives, y sont nombreuses ; la traduction des LXX, mauvaise elle-même, est d'un secours médiocre, et les tentatives de correction des exégètes n'aboutissent pas toujours à des résultats satisfaisants. En plusieurs endroits, il faut simplement renoncer à comprendre. --D'une façon générale, les historiens sont d'accord pour éliminer comme postérieures la plupart des mentions de Juda qui parsèment le livre. (Os 4:15 5:5,10,12,13,14 6:4,11 8:14 10:11 12:1-3)

Ces mentions donnent presque toujours l'impression de survenir artificiellement, et elles étonnent dans une prédication entièrement consacrée à agir sur l'Israël du Nord. Il est donc naturel d'y voir des adjonctions dues à un annotateur judéen postérieur, désireux d'annexer en quelque sorte Osée à son pays. Cet annotateur (qui était peut-être plusieurs) paraît avoir quelquefois ajouté des phrases entières, quelquefois substitué simplement le mot de Juda à celui d'Israël.

--Les chercheurs sont moins unanimes au sujet des fragments contenant des promesses, c'est-à-dire essentiellement les chap, 11 et 14. K. Marti et Cheyne, notamment, nient l'authenticité de ces passages qu'ils estiment impossibles à concilier avec les autres prophéties, toutes plus menaçantes les unes que les autres, d'Osée. Mais une telle logique paraît trop rigoureuse, et pas assez conforme à la réalité psychologique. D'une même âme, lorsqu'elle est passionnée comme celle d'Osée surtout, peuvent bien jaillir successivement les accents de l'indignation qui condamne et ceux de la tendresse qui espère. Des contrastes analogues se rencontrent chez Jérémie, dans l'épître aux Philippiens, dans l'Évangile lui-même. Selon ses dispositions intérieures du moment, selon les réactions de ses auditeurs, un prophète peut fort bien jeter à certains moments le feu et la flamme de la condamnation, et d'autres fois essayer d'obtenir la conversion de ses auditeurs par une prédication d'amour. Et par suite il n'y a pas lieu, sous prétexte qu'elles ne rendent pas le même son que les autres, de rejeter les paroles dites de promesses. Il convient seulement d'admettre que l'oracle eschatologique du chap. 14 n'est probablement pas à sa place chronologique. Il doit dater d'une période où la situation était moins grave que celle supposée par le chap. 13. On l'aura mis à la fin du livre pour que celui-ci, conformément à la règle générale, se termine sur une note d'espérance.

4.

Le message d'Osée.

On a dit souvent que, par opposition avec Amos, le prédicateur de la justice de Dieu, Osée était le chantre de l'amour divin. Cette affirmation est exacte, à condition toutefois de ne pas envisager l'amour divin sous le seul angle de la compassion, de l'indulgence et de la tendresse. Car le livre d'Osée fait entendre, dans la bouche de l'Éternel, des grondements d'indignation, des condamnations impitoyables, qui égalent et peut-être même dépassent tout ce qu'a pu exprimer Amos. Osée croit de toutes ses forces à l'amour de Dieu, mais comme il voit le plus souvent cet amour bafoué par les infidélités du peuple, il en résulte chez lui des explosions de colère qui n'effacent pas, mais parfois tendent à submerger les déclarations plus tendres. « L'amour de Dieu est une chose terrible. » Ces mots d'un de ses meilleurs commentateurs, G.A. Smith, rendent bien l'impression que donne la lecture du livre d'Osée. On pourrait aussi parler, ici plus que partout ailleurs, de la sainte jalousie (voir ce mot, parag. II) de Dieu à l'égard de sa créature. L'Eternel souffre et condamne parce qu'il aime.

--Ce message de l'amour divin indigné et souffrant était psychologiquement nécessaire au moment où il a retenti. Il fallait en effet que la prédication austère du Dieu juste apportée par Amos fût complétée. Mais comment eût-elle pu l'être sans danger si l'amour de Dieu avait été prêché uniquement sous sa forme indulgente et tendre ? Israël eût alors été ramené à sa conception ancienne d'un Dieu facile et toujours bienveillant pour son peuple. Au lieu qu'en entendant Osée, il apprend à connaître le véritable caractère de Dieu qui aime son peuple d'une manière inouïe, mais qui, précisément à cause de cela, exige de lui fidélité, ou du moins repentance sincère. --Pour exprimer les droits que l'amour de Dieu a sur Israël, Osée emploie diverses images, celle de la relation du père vis-à-vis de son fils (Os 11:1-4), celle du Créateur (Os 8:14), celle de l'Alliance (Os 6:7, cf. Os 8:1-12). Mais la parabole à laquelle il a recours le plus souvent, non seulement dans les chap. 1-3, mais aussi dans le reste du livre, c'est celle du mariage, de l'union conjugale qui unit deux êtres par le tréfonds de leur personne, et dont toute violation est un crime.

Dieu est l'époux d'Israël, et par conséquent toute infidélité à Dieu est un adultère, une prostitution. Inlassablement Osée revient sur cette pensée, interprétant à sa lumière le passé et le présent de la nation. Prostitution, l'adhésion au culte des Baals consentie par les Hébreux arrivant en Palestine sous le prétexte que c'était des Baals que venaient « le blé, le moût et l'huile » (Os 4:7). Prostitution, l'actuel culte des hauts-lieux (Os 4:13). Prostitution, l'adoration des idoles (Os 4 17 8:4 10:5 11:2) Prostitution, la mauvaise conduite et les paroles mensongères (Os 7:13). Maintes fois d'ailleurs la dénonciation de cette prostitution symbolique se mue en indignation contre la prostitution réelle qui était pratiquée jusque dans les lieux de culte et qui paraît à cette époque avoir une grande extension parmi le peuple (Os 4:12-14 ; [cf. le passage si profond où Osée montre les effets stérilisants de l'inconduite dans la vie des individus et de la nation, Os 9:10-14]). Ajoutons à tout cela la polémique ardente contre les alliances étrangères, considérées, elles aussi, comme une grave infidélité à l'Éternel (Os 5:13 7:11 8:9 10:4,6 12:2 14:3), et les attaques lancées contre la royauté débauchée et impie, qui a été établie sans le consentement de Yahvé et qui usurpe sa place (Os 7:3-7 8:4 13:10 ; [cf. aussi Os 9:9 10:9, si du moins, comme certains le pensent, l'expression : jour de Guibéa, se rapporte à la fondation de la royauté ; d'autres voient là plutôt une allusion au scandale de Jug 20:13 et suivants. M. Humbert, avec les LXX, fait de Guibéa un nom commun : les collines ; nous aurions alors ici une allusion au culte des hauts-lieux]).

Mentionnons encore les invectives contre les prêtres infidèles à leur mission et avides (Os 4:1,10 6:9), celles contre les prophètes trompeurs également (Os 4:5), et nous aurons une idée des principaux sujets d'indignation d'Osée. Toutes ces infidélités méritent un châtiment. Et la parole du prophète ne tarit pas quand elle décrit les catastrophes que le péché du peuple attirera sur lui. Le lion qui déchire (Os 5:14), l'aigle qui fond sur sa proie (Os 8:1), la tempête qui dévaste (Os 8:7), le filet de l'oiseleur (Os 9:8), la plante vénéneuse dans le sillon des champs (Os 10:4), le dur travail du labour (Os 10:11), les attaques de la panthère et de l'ourse (Os 13:7 et suivant), le vent d'orient qui dessèche (Os 13:15), la carie et la teigne qui rongent (Os 5:13), autant d'images qui lui servent à décrire la calamité qui, voulue de Dieu, va frapper l'Israël infidèle.

N'y a-t-il donc aucune espérance ? S'il n'y en avait aucune, l'Éternel ne serait pas un Dieu d'amour. A côté de l'indignation habite en lui une infinie tendresse pour le peuple qui est le sien. Et les plus beaux passages d'Osée sont ceux où il décrit, dans le passé et dans le présent, cette affection impénitente de Yahvé pour Israël. Comme un père, Yahvé a aimé son peuple au temps de sa jeunesse (Os 11:1), il a guidé ses premiers pas chancelants (Os 11:3). Comme un cultivateur qui use envers ses bêtes de tendres ménagements, Yahvé a aidé Israël dans les passages difficiles, il a relâché le joug qui lui faisait mal, il l'a abondamment nourri (Os 11:4). Maintenant encore, les épouvantables iniquités du peuple ne parviennent pas à empêcher le Dieu qui aime de sentir passer en lui les vagues de l'amour qui veut pardonner : « Mon coeur s'agite au dedans de moi ; toutes mes compassions sont émues. Non, je n'agirai pas selon mon ardente colère. Car je suis Dieu, et non pas homme... » (Os 11:9).

--Seulement, pour que la délivrance désirée par Dieu se produise, il faut que certaines conditions soient, par le peuple, réalisées. Profondément imbu des principes qui sont la gloire du prophétisme hébreu, Osée ne saurait laisser croire que Dieu puisse pardonner sans que le pécheur « revienne ». A de certains moments, ce retour d'Israël apparaît, chez notre prophète, comme conditionné par un nouveau séjour au désert (Os 2:9 3:3 12:10), et dans cette idée se manifeste la nostalgie des Israélites pieux pour lesquels le passé se partage en deux périodes, celle de Moïse, des tentes, des troupeaux et du culte sans cérémonial, qui est l'âge d'or de la foi ; et celle de la vie en Canaan, avec « le vin, le moût et l'huile » mais aussi avec les Baals, avec les sacrifices païens, avec les idoles. Osée se montre ici le frère spirituel des Naziréens et des Récabites, ces protestataires de l'idéal nomade, qui eurent sans aucun doute une grande influence pour le maintien de la foi yahviste.

Mais il suit aussi parfois une ligne moins archaïque. Il formule des exigences d'ordre moral qui s'apparentent avec celles d'Amos, et que reprendront les prophètes postérieurs : « Semez la justice, moissonnez la miséricorde ; défrichez-vous un champ nouveau ! » (Os 10:12, cf. Jer 4:3). Il donne, de la repentance qui devrait être celle du peuple, une description à la fois très actuelle de forme et éternelle d'inspiration : « Israël, reviens à l'Éternel ton Dieu... Apportez avec vous des paroles et revenez à l'Éternel. Dites : Pardonne-nous nos iniquités. Nous t'offrirons l'hommage de nos lèvres. L'Assyrien et la cavalerie de l'Egypte ne seront plus nos sauveurs. Et nous ne dirons plus à l'ouvrage de nos mains : Notre Dieu ! » (Os 14:1,3). Enfin, sous-jacente à toute la prédication d'Osée se trouve l'invitation pressante et mille fois répétée à connaître l'Éternel (Os 4:1,6 5:4 2:10-23 11:3 6:6 8:2). Cette connaissance n'est pas conçue uniquement comme quelque chose d'intellectuel ; c'est un attachement à l'Éternel, une intimité avec lui semblable à celle de l'amour conjugal, une obéissance à sa volonté, une vie selon son esprit. Car « Yahvé aime la piété et non les sacrifices, la connaissance de Dieu plus que les holocaustes » (Os 6:6). Malheureusement le peuple n'a pas cette connaissance.

Malgré ses prétentions et ses bons mouvements passagers, (Os 8:2) il ne sert pas Dieu de cette manière. Quand, sous le coup du malheur, il fait mine de revenir à l'Eternel, c'est une repentance superficielle qui se dissipe comme la rosée (Os 6:1,6). Et c'est pour cela que les menaces de mort se multiplient à l'horizon et que la destruction semble désormais inévitable. « Les rachèterai-je du séjour des morts ; les délivrerai-je de la mort ? O mort, où est ta peste ? O séjour des morts, où est ta destruction ? Plus de compassion ! » (Os 13:14 : c'est le passage cité, avec un sens tout à fait différent d'ailleurs, par saint Paul dans 1Co 15:55).

Toutes les données psychologiques et religieuses de la parabole de l'enfant prodigue se trouvent donc dans le message d'Osée. Mais on sent qu'à de certains moments il ne croît plus au retour possible, non pas par la faute du Père, mais par celle de l'absent. De là le son sauvage que rendent certaines pages de son livre. Il reste cependant que, sous une forme abrupte, ce livre est le premier qui ait révélé au monde la véritable réalité de l'Amour de Dieu. Dans l'activité de Jérémie, dans les évangiles, dans la 1 re ép. de Jean, retentiront des échos de cette parole et de cette expérience. Et Paul exprimera la pensée profonde de son lointain prédécesseur lorsqu'il écrira dans son épître aux Romains : « Ne_sais-tu pas que c'est la bonté de Dieu qui t'appelle à la repentance ? » (Ro 2:4). A. AL

Vous avez aimé ? Partagez autour de vous !


Ce texte est la propriété du TopChrétien. Autorisation de diffusion autorisée en précisant la source. © 2022 - www.topchretien.com
  • Contenus
  • Versions
  • Commentaires
  • Strong
  • Dictionnaire
  • Versets relatifs
  • Carte
  • Versets favoris

Pour ajouter un favori, merci de vous connecter : Se connecter

Vous avez aimé ? Partagez autour de vous !

Créer un verset illustré

Logo TopChrétien carré

Télécharger l'image

Choisissez une image

Personnalisez le verset

Alignement : | | | Haut | Milieu | Bas

Taille :

Couleur :

Police :

Personnalisez la référence

Couleur :

Police :

Taille :

De légères variations de mise en page peuvent apparaitre sur l'image téléchargée.

Versets relatifs

    • Lévitique 1

      1 L'Éternel appela Moïse ; de la tente d'assignation, il lui parla et dit :
      2 Parle aux enfants d'Israël, et dis-leur : Lorsque quelqu'un d'entre vous fera une offrande à l'Éternel, il offrira du bétail, du gros ou du menu bétail.
      3 Si son offrande est un holocauste de gros bétail, il offrira un mâle sans défaut ; il l'offrira à l'entrée de la tente d'assignation, devant l'Éternel, pour obtenir sa faveur.
      4 Il posera sa main sur la tête de l'holocauste, qui sera agréé de l'Éternel, pour lui servir d'expiation.
      5 Il égorgera le veau devant l'Éternel ; et les sacrificateurs, fils d'Aaron, offriront le sang, et le répandront tout autour sur l'autel qui est à l'entrée de la tente d'assignation.
      6 Il dépouillera l'holocauste, et le coupera par morceaux.
      7 Les fils du sacrificateur Aaron mettront du feu sur l'autel, et arrangeront du bois sur le feu.
      8 Les sacrificateurs, fils d'Aaron, poseront les morceaux, la tête et la graisse, sur le bois mis au feu sur l'autel.
      9 Il lavera avec de l'eau les entrailles et les jambes ; et le sacrificateur brûlera le tout sur l'autel. C'est un holocauste, un sacrifice consumé par le feu, d'une agréable odeur à l'Éternel.
      10 Si son offrande est un holocauste de menu bétail, d'agneaux ou de chèvres, il offrira un mâle sans défaut.
      11 Il l'égorgera au côté septentrional de l'autel, devant l'Éternel ; et les sacrificateurs, fils d'Aaron, en répandront le sang sur l'autel tout autour.
      12 Il le coupera par morceaux ; et le sacrificateur les posera, avec la tête et la graisse, sur le bois mis au feu sur l'autel.
      13 Il lavera avec de l'eau les entrailles et les jambes ; et le sacrificateur sacrifiera le tout, et le brûlera sur l'autel. C'est un holocauste, un sacrifice consumé par le feu, d'une agréable odeur à l'Éternel.
      14 Si son offrande à l'Éternel est un holocauste d'oiseaux, il offrira des tourterelles ou de jeunes pigeons.
      15 Le sacrificateur sacrifiera l'oiseau sur l'autel ; il lui ouvrira la tête avec l'ongle, et la brûlera sur l'autel, et il exprimera le sang contre un côté de l'autel.
      16 Il ôtera le jabot avec ses plumes, et le jettera près de l'autel, vers l'orient, dans le lieu où l'on met les cendres.
      17 Il déchirera les ailes, sans les détacher ; et le sacrificateur brûlera l'oiseau sur l'autel, sur le bois mis au feu. C'est un holocauste, un sacrifice consumé par le feu, d'une agréable odeur à l'Éternel.

      Lévitique 13

      1 L'Éternel parla à Moïse et à Aaron, et dit :
      2 Lorsqu'un homme aura sur la peau de son corps une tumeur, une dartre, ou une tache blanche, qui ressemblera à une plaie de lèpre sur la peau de son corps, on l'amènera au sacrificateur Aaron, ou à l'un de ses fils qui sont sacrificateurs.
      3 Le sacrificateur examinera la plaie qui est sur la peau du corps. Si le poil de la plaie est devenu blanc, et que la plaie paraisse plus profonde que la peau du corps, c'est une plaie de lèpre : le sacrificateur qui aura fait l'examen déclarera cet homme impur.
      4 S'il y a sur la peau du corps une tache blanche qui ne paraisse pas plus profonde que la peau, et que le poil ne soit pas devenu blanc, le sacrificateur enfermera pendant sept jours celui qui a la plaie.
      5 Le sacrificateur l'examinera le septième jour. Si la plaie lui paraît ne pas avoir fait de progrès et ne pas s'être étendue sur la peau, le sacrificateur l'enfermera une seconde fois pendant sept jours.
      6 Le sacrificateur l'examinera une seconde fois le septième jour. Si la plaie est devenue pâle et ne s'est pas étendue sur la peau, le sacrificateur déclarera cet homme pur : c'est une dartre ; il lavera ses vêtements, et il sera pur.
      7 Mais si la dartre s'est étendue sur la peau, après qu'il s'est montré au sacrificateur pour être déclaré pur, il se fera examiner une seconde fois par le sacrificateur.
      8 Le sacrificateur l'examinera. Si la dartre s'est étendue sur la peau, le sacrificateur le déclarera impur ; c'est la lèpre.
      9 Lorsqu'il y aura sur un homme une plaie de lèpre, on l'amènera au sacrificateur.
      10 Le sacrificateur l'examinera. S'il y a sur la peau une tumeur blanche, si cette tumeur a fait blanchir le poil, et qu'il y ait une trace de chair vive dans la tumeur,
      11 c'est une lèpre invétérée dans la peau du corps de cet homme : le sacrificateur le déclarera impur ; il ne l'enfermera pas, car il est impur.
      12 Si la lèpre fait une éruption sur la peau et couvre toute la peau de celui qui a la plaie, depuis la tête jusqu'aux pieds, partout où le sacrificateur portera ses regards, le sacrificateur l'examinera ;
      13 et quand il aura vu que la lèpre couvre tout le corps, il déclarera pur celui qui a la plaie : comme il est entièrement devenu blanc, il est pur.
      14 Mais le jour où l'on apercevra en lui de la chair vive, il sera impur ;
      15 quand le sacrificateur aura vu la chair vive, il le déclarera impur : la chair vive est impure, c'est la lèpre.
      16 Si la chair vive change et devient blanche, il ira vers le sacrificateur ;
      17 le sacrificateur l'examinera, et si la plaie est devenue blanche, le sacrificateur déclarera pur celui qui a la plaie : il est pur.
      18 Lorsqu'un homme aura eu sur la peau de son corps un ulcère qui a été guéri,
      19 et qu'il se manifestera, à la place où était l'ulcère, une tumeur blanche ou une tache d'un blanc rougeâtre, cet homme se montrera au sacrificateur.
      20 Le sacrificateur l'examinera. Si la tache paraît plus enfoncée que la peau, et que le poil soit devenu blanc, le sacrificateur le déclarera impur : c'est une plaie de lèpre, qui a fait éruption dans l'ulcère.
      21 Si le sacrificateur voit qu'il n'y a point de poil blanc dans la tache, qu'elle n'est pas plus enfoncée que la peau, et qu'elle est devenue pâle, il enfermera cet homme pendant sept jours.
      22 Si la tache s'est étendue sur la peau, le sacrificateur le déclarera impur : c'est une plaie de lèpre.
      23 Mais si la tache est restée à la même place et ne s'est pas étendue, c'est une cicatrice de l'ulcère : le sacrificateur le déclarera pur.
      24 Lorsqu'un homme aura eu sur la peau de son corps une brûlure par le feu, et qu'il se manifestera sur la trace de la brûlure une tache blanche ou d'un blanc rougeâtre, le sacrificateur l'examinera.
      25 Si le poil est devenu blanc dans la tache, et qu'elle paraisse plus profonde que la peau, c'est la lèpre, qui a fait éruption dans la brûlure ; le sacrificateur déclarera cet homme impur : c'est une plaie de lèpre.
      26 Si le sacrificateur voit qu'il n'y a point de poil blanc dans la tache, qu'elle n'est pas plus enfoncée que la peau, et qu'elle est devenu pâle, il enfermera cet homme pendant sept jours.
      27 Le sacrificateur l'examinera le septième jour. Si la tache s'est étendue sur la peau, le sacrificateur le déclarera impur : c'est une plaie de lèpre.
      28 Mais si la tache est restée à la même place, ne s'est pas étendue sur la peau, et est devenue pâle, c'est la tumeur de la brûlure ; le sacrificateur le déclarera pur, car c'est la cicatrice de la brûlure.
      29 Lorsqu'un homme ou une femme aura une plaie à la tête ou à la barbe,
      30 le sacrificateur examinera la plaie. Si elle paraît plus profonde que la peau, et qu'il y ait du poil jaunâtre et mince, le sacrificateur déclarera cet homme impur : c'est la teigne, c'est la lèpre de la tête ou de la barbe.
      31 Si le sacrificateur voit que la plaie de la teigne ne paraît pas plus profonde que la peau, et qu'il n'y a point de poil noir, il enferma pendant sept jours celui qui a la plaie de la teigne.
      32 Le sacrificateur examinera la plaie le septième jour. Si la teigne ne s'est pas étendue, s'il n'y a point de poil jaunâtre, et si elle ne paraît pas plus profonde que la peau,
      33 celui qui a la teigne se rasera, mais il ne rasera point la place où est la teigne ; et le sacrificateur l'enfermera une seconde fois pendant sept jours.
      34 Le sacrificateur examinera la teigne le septième jour. Si la teigne ne s'est pas étendue sur la peau, et si elle ne paraît pas plus profonde que la peau, le sacrificateur le déclarera pur ; il lavera ses vêtements, et il sera pur.
      35 Mais si la teigne s'est étendue sur la peau, après qu'il a été déclaré pur, le sacrificateur l'examinera.
      36 Et si la teigne s'est étendue sur la peau, le sacrificateur n'aura pas à rechercher s'il y a du poil jaunâtre : il est impur.
      37 Si la teigne lui paraît ne pas avoir fait de progrès, et qu'il y ait crû du poil noir, la teigne est guérie : il est pur, et le sacrificateur le déclarera pur.
      38 Lorsqu'un homme ou une femme aura sur la peau de son corps des taches, des taches blanches,
      39 le sacrificateur l'examinera. S'il y a sur la peau de son corps des taches d'un blanc pâle, ce ne sont que des taches qui ont fait éruption sur la peau : il est pur.
      40 Lorsqu'un homme aura la tête dépouillée de cheveux, c'est un chauve : il est pur.
      41 S'il a la tête dépouillée de cheveux du côté de la face, c'est un chauve par-devant : il est pur.
      42 Mais s'il y a dans la partie chauve de devant ou de derrière une plaie d'un blanc rougeâtre, c'est la lèpre qui a fait éruption dans la partie chauve de derrière ou de devant.
      43 Le sacrificateur l'examinera. S'il y a une tumeur de plaie d'un blanc rougeâtre dans la partie chauve de derrière ou de devant, semblable à la lèpre sur la peau du corps,
      44 c'est un homme lépreux, il est impur : le sacrificateur le déclarera impur ; c'est à la tête qu'est sa plaie.
      45 Le lépreux, atteint de la plaie, portera ses vêtements déchirés, et aura la tête nue ; il se couvrira la barbe, et criera : Impur ! Impur !
      46 Aussi longtemps qu'il aura la plaie, il sera impur : il est impur. Il habitera seul ; sa demeure sera hors du camp.
      47 Lorsqu'il y aura sur un vêtement une plaie de lèpre, sur un vêtement de laine ou sur un vêtement de lin,
      48 à la chaîne ou à la trame de lin, ou de laine, sur une peau ou sur quelque ouvrage de peau,
      49 et que la plaie sera verdâtre ou rougeâtre sur le vêtement ou sur la peau, à la chaîne ou à la trame, ou sur un objet quelconque de peau, c'est une plaie de lèpre, et elle sera montrée au sacrificateur.
      50 Le sacrificateur examinera la plaie, et il enfermera pendant sept jours ce qui en est attaqué.
      51 Il examinera la plaie le septième jour. Si la plaie s'est étendue sur le vêtement, à la chaîne ou à la trame, sur la peau ou sur l'ouvrage quelconque fait de peau, c'est une plaie de lèpre invétérée : l'objet est impur.
      52 Il brûlera le vêtement, la chaîne ou la trame de laine ou de lin, l'objet quelconque de peau sur lequel se trouve la plaie, car c'est une lèpre invétérée : il sera brûlé au feu.
      53 Mais si le sacrificateur voit que la plaie ne s'est pas étendue sur le vêtement, sur la chaîne ou sur la trame, sur l'objet quelconque de peau,
      54 il ordonnera qu'on lave ce qui est attaqué de la plaie, et il l'enfermera une seconde fois pendant sept jours.
      55 Le sacrificateur examinera la plaie, après qu'elle aura été lavée. Si la plaie n'a pas changé d'aspect et ne s'est pas étendue, l'objet est impur : il sera brûlé au feu ; c'est une partie de l'endroit ou de l'envers qui a été rongée.
      56 Si le sacrificateur voit que la plaie est devenue pâle, après avoir été lavée, il l'arrachera du vêtement ou de la peau, de la chaîne ou de la trame.
      57 Si elle paraît encore sur le vêtement, à la chaîne ou à la trame, ou sur l'objet quelconque de peau, c'est une éruption de lèpre : ce qui est attaqué de la plaie sera brûlé au feu.
      58 Le vêtement, la chaîne ou la trame, l'objet quelconque de peau, qui a été lavé, et d'où la plaie a disparu, sera lavé une seconde fois, et il sera pur.
      59 Telle est la loi sur la plaie de la lèpre, lorsqu'elle attaque les vêtements de laine ou de lin, la chaîne ou la trame, ou un objet quelconque de peau, et d'après laquelle ils seront déclarés purs ou impurs.

      Juges 20

      13 Livrez maintenant les gens pervers qui sont à Guibea, afin que nous les fassions mourir et que nous ôtions le mal du milieu d'Israël. Mais les Benjamites ne voulurent point écouter la voix de leurs frères, les enfants d'Israël.

      Jérémie 4

      3 Car ainsi parle l'Éternel aux hommes de Juda et de Jérusalem : Défrichez-vous un champ nouveau, Et ne semez pas parmi les épines.

      Lamentations 1

      1 Eh quoi ! elle est assise solitaire, cette ville si peuplée ! Elle est semblable à une veuve ! Grande entre les nations, souveraine parmi les états, Elle est réduite à la servitude !
      2 Elle pleure durant la nuit, et ses joues sont couvertes de larmes ; De tous ceux qui l'aimaient nul ne la console ; Tous ses amis lui sont devenus infidèles, Ils sont devenus ses ennemis.
      3 Juda est en exil, victime de l'oppression et d'une grande servitude ; Il habite au milieu des nations, Et il n'y trouve point de repos ; Tous ses persécuteurs l'ont surpris dans l'angoisse.
      4 Les chemins de Sion sont dans le deuil, car on ne va plus aux fêtes ; Toutes ses portes sont désertes, Ses sacrificateurs gémissent, Ses vierges sont affligées, et elle est remplie d'amertume.
      5 Ses oppresseurs triomphent, ses ennemis sont en paix ; Car l'Éternel l'a humiliée, A cause de la multitude de ses péchés ; Ses enfants ont marché captifs devant l'oppresseur.
      6 La fille de Sion a perdu toute sa gloire ; Ses chefs sont comme des cerfs Qui ne trouvent point de pâture, Et qui fuient sans force devant celui qui les chasse.
      7 Aux jours de sa détresse et de sa misère, Jérusalem s'est souvenue De tous les biens dès longtemps son partage, Quand son peuple est tombé sans secours sous la main de l'oppresseur ; Ses ennemis l'ont vue, et ils ont ri de sa chute.
      8 Jérusalem a multiplié ses péchés, C'est pourquoi elle est un objet d'aversion ; Tous ceux qui l'honoraient la méprisent, en voyant sa nudité ; Elle-même soupire, et détourne la face.
      9 La souillure était dans les pans de sa robe, et elle ne songeait pas à sa fin ; Elle est tombée d'une manière étonnante, et nul ne la console. -Vois ma misère, ô Éternel ! Quelle arrogance chez l'ennemi ! -
      10 L'oppresseur a étendu la main Sur tout ce qu'elle avait de précieux ; Elle a vu pénétrer dans son sanctuaire les nations Auxquelles tu avais défendu d'entrer dans ton assemblée.
      11 Tout son peuple soupire, il cherche du pain ; Ils ont donné leurs choses précieuses pour de la nourriture, Afin de ranimer leur vie. -Vois, Éternel, regarde comme je suis avilie !
      12 Je m'adresse à vous, à vous tous qui passez ici ! Regardez et voyez s'il est une douleur pareille à ma douleur, A celle dont j'ai été frappée ! L'Éternel m'a affligée au jour de son ardente colère.
      13 D'en haut il a lancé dans mes os un feu qui les dévore ; Il a tendu un filet sous mes pieds, Il m'a fait tomber en arrière ; Il m'a jetée dans la désolation, dans une langueur de tous les jours.
      14 Sa main a lié le joug de mes iniquités ; Elles se sont entrelacées, appliquées sur mon cou ; Il a brisé ma force ; Le Seigneur m'a livrée à des mains auxquelles je ne puis résister.
      15 Le Seigneur a terrassé tous mes guerriers au milieu de moi ; Il a rassemblé contre moi une armée, Pour détruire mes jeunes hommes ; Le Seigneur a foulé au pressoir la vierge, fille de Juda.
      16 C'est pour cela que je pleure, que mes yeux fondent en larmes ; Car il s'est éloigné de moi, celui qui me consolerait, Qui ranimerait ma vie. Mes fils sont dans la désolation, parce que l'ennemi a triomphé. -
      17 Sion a étendu les mains, Et personne ne l'a consolée ; L'Éternel a envoyé contre Jacob les ennemis d'alentour ; Jérusalem a été un objet d'horreur au milieu d'eux. -
      18 L'Éternel est juste, Car j'ai été rebelle à ses ordres. Écoutez, vous tous, peuples, et voyez ma douleur ! Mes vierges et mes jeunes hommes sont allés en captivité.
      19 J'ai appelé mes amis, et ils m'ont trompée. Mes sacrificateurs et mes anciens ont expiré dans la ville : Ils cherchaient de la nourriture, Afin de ranimer leur vie.
      20 Éternel, regarde ma détresse ! Mes entrailles bouillonnent, Mon coeur est bouleversé au dedans de moi, Car j'ai été rebelle. Au dehors l'épée a fait ses ravages, au dedans la mort.
      21 On a entendu mes soupirs, et personne ne m'a consolée ; Tous mes ennemis ont appris mon malheur, Ils se sont réjouis de ce que tu l'as causé ; Tu amèneras, tu publieras le jour où ils seront comme moi.
      22 Que toute leur méchanceté vienne devant toi, Et traite-les comme tu m'as traitée, A cause de toutes mes transgressions ! Car mes soupirs sont nombreux, et mon coeur est souffrant.
    • Lévitique 1

      1

      Dieu a institué diverses sortes d'offrandes et de sacrifices, afin d'assurer au peuple le pardon des offenses, à condition que le tout soit offert avec obéissance et avec une foi réelle.

      L'Éternel a aussi institué les sacrificateurs et les Lévites, en ayant défini leurs vêtements propres à leurs différents offices ; Il a dicté leur conduite à tenir et a indiqué par qui elle devait leur être octroyée. Les différentes fêtes, avec leur date respective, leur furent également prescrites. Tout cela a été indiqué à Israël pour bien montrer que le salaire du péché c'est la mort et que sans le sang de Christ, l'Agneau de Dieu innocent, il ne pouvait y avoir de pardon des fautes.

      * Les offrandes. (Lévitique 1:1,2) Préceptes à observer pour le bétail, (Lévitique 1:3-9) Pour le menu bétail et les oiseaux. (Lévitique 1:10-17)

      Lévitique 1:1,2 Les offrandes pour les sacrifices ont été une ordonnance propre à la véritable religion, depuis la chute de l'homme jusqu'à la venue de Christ. Mais jusqu'à ce que les Israélites n'arrivent dans le désert, rien de bien particulier n'avait été défini à ce sujet par l'Éternel. Le principe général de toutes ces ordonnances est clair : les sacrifices sont une image de Christ ; ils mettent au jour le devoir des croyants ainsi que le type et la nature de la communion à entretenir avec Dieu. Il n'y a guère de choses se rapportant au Seigneur Jésus, qui ne soient mentionnées par les Écritures, en particulier dans ces instructions données au peuple.

      Le livre du Lévitique débute par les lois relatives aux Sacrifices ; les plus anciens étaient les sacrifices d'offrandes brûlées : Dieu donna en effet à Moïse toutes les instructions à leur sujet. Il était clair que le peuple désirait apporter des offrandes à l'Éternel.

      La lumière naturelle qui illumine le monde, pousse l'homme à se tourner vers son Créateur, vers Dieu. Immédiatement après la chute, dans le livre de la Genèse, les sacrifices furent en effet décrétés.

      3 Dans les ordonnances données par le livre du Lévitique, les mystères du monde spirituel sont représentés par des éléments de la nature : les pratiques qui vont suivre, relatives aux sacrifices et aux offrandes, en sont une représentation. Sans cette idée sous-jacente, ces cérémonies sembleraient n'avoir aucun sens. Dans ces éléments, nous trouvons une représentation des souffrances du Fils de Dieu, sacrifié pour les péchés du monde entier. Le corps brûlé de l'animal, n'était qu'une piètre représentation du châtiment éternel que nous méritions tous ; en fait, c'est notre Seigneur Jésus qui a supporté corps et âme cette malédiction, lorsqu'Il est mort sous le poids de nos iniquités.

      Remarquons bien les éléments suivants : - La bête à sacrifier devait être sans défaut. Cela signifie que Christ était pur et parfait, capable de rendre sain Son peuple racheté. - La personne offrant le sacrifice devait le faire sans contrainte. Tout acte de piété, destiné à plaire à Dieu, doit être accompli avec amour. Christ s'est Lui-même volontairement offert, par amour pour nous. - La bête devait être offerte à la porte du tabernacle, sur l'autel de bronze des sacrifices. Cette offrande était ainsi sanctifiée : c'est une image du pécheur, incapable d'entrer en communion avec Dieu, sans être sanctifié par un sacrifice. - Celui qui offrait le sacrifice devait apposer sa main sur la tête de la victime : cela signifiait qu'il souhaitait que son offrande soit bien acceptée. - Le sacrifice devait être exécuté devant l'Éternel, selon un rite et une manière bien précis, en vue d'honorer Dieu. Cela signifie aussi pour les chrétiens, qu'ils doivent sacrifier tout ce qui vient de la chair : les affections corrompues comme les convoitises. - Les sacrificateurs devaient épandre le sang sur l'autel ; le sang étant la vie, c'est par lui que le péché pouvait être expié. C'est une image de la purification et de l'apaisement de nos consciences par l'aspersion du sang de Jésus-Christ, et ce par le biais de la foi. - La bête sacrifiée devait être divisée en plusieurs morceaux, pour être ensuite brûlée sur l'autel. Ce sacrifice consumé est aussi une image des horribles souffrances de Christ ; c'est également un modèle pour les chrétiens, qui doivent offrir leur être, dans le « feu de la sainteté », donnant ainsi leur esprit, leur âme et leur corps à Dieu. - Il est mentionné que le sacrifice était d'odeur agréable à l'Éternel : il en a été de même pour Christ qui est mort, en toute obéissance à Dieu, en vue de Lui offrir un sacrifice parfait ; les sacrifices spirituels des chrétiens ne peuvent être acceptés par Dieu qu'au travers de Christ, 1Pierre 2:5.

      10 Ceux qui ne pouvaient offrir un taureau, pouvaient apporter un mouton ou une chèvre ; quant à ceux qui ne pouvaient offrir aucun de ces animaux, ils avaient l'agrément divin s'ils amenaient une tourterelle ou un pigeon. Ces créatures n'étaient sélectionnées pour être sacrifiées, que si leur caractère était doux, calme et inoffensif ; cela nous rappelle l'innocence et l'humilité que l'on rencontrait dans la personne de Christ, ici-bas et qui devrait se trouver également chez les chrétiens.

      L'offrande du pauvre était également une image de l'expiation faite par Jésus-Christ, elle avait autant de valeur que la plus coûteuse : elle exprimait une réelle repentance, la foi et le dévouement à Dieu. Nous n'avons aucune excuse si nous négligeons notre devoir dans le service divin. De même qu'un Israélite pouvait offrir un taureau ou une chèvre, nous pouvons offrir à Dieu, qui Le premier, nous a déjà donné, le sacrifice de notre cœur brisé, ou celui de notre louange et de nos remerciements. Plus nous nous consacrons au service divin, plus nous nous engageons pour Lui, cherchant toute occasion pour accomplir de notre mieux, Sa volonté. En toutes choses Dieu pourvoit aux éléments nécessaires pour Son service, que ce soit le temps ou les moyens ; là où la providence divine a donné à l'homme une opulence de richesse, Dieu n'acceptera pas d'offrande qui ne soit faite avec un cœur contrit.

      Consacrons-nous, corps et âme, à Son service, quelle qu'en soit la difficulté requise ; entreprenons, accomplissons et souffrons pour notre Seigneur !

      Lévitique 13

      1

      Les ordonnances données aux sacrificateurs, au sujet du jugement des lépreux. (Lévitique 13:1-17)
      Directives diverses. (Lévitique 13:18-44)
      Les lois que doivent observer les lépreux. (Lévitique 13:45,46)
      La lèpre qui souille les vêtements. (Lévitique 13:47-59)

      Le fléau de la lèpre était vraiment une chose impure, plus grave que la maladie en elle-même. Christ n'a pas guéri les lépreux, Il les a purifiés. La lèpre était une maladie commune chez les Hébreux, pendant qu'ils étaient en Égypte et même plus tard. Nous n'avons aucune raison de penser que ce fléau existait auparavant parmi ce peuple. Leur détresse et la nature de leur tâche d'esclavage ont favorisé l'apparition de cette maladie. En fait, ce fut un fléau infligé directement par la main de Dieu. La lèpre envoyée sur Miriam, Guéhazi et Uzza, était une punition à cause de leur péché respectif ; il n'existait pas, à cette époque, de « produit miracle » pour distinguer une plaie ordinaire de la lèpre. Seuls les sacrificateurs étaient aptes à en juger la nature.

      Ceci est une image des pollutions morales, de l'esprit, que les hommes engendrent par leurs péchés. Ces derniers sont en effet la « lèpre de l'âme », la souillure de la conscience, que seul Christ est capable de nettoyer. Le sacrificateur pouvait seulement déclarer s'il s'agissait, ou non, de la lèpre (par la loi il est possible de discerner le péché), mais Christ, quant à Lui, peut guérir le pécheur et le purifier de tout péché. Il est à la fois important et difficile de juger notre état spirituel. Nous avons tous de bonnes raisons de suspecter notre « santé » morale, étant bien conscients de la présence possible de « plaies spirituelles » qui pourraient nous souiller ; la véritable question consiste à savoir si nous sommes purs ou impurs. Certains indices permettaient à l'époque de déceler si la lèpre était présente ; en ce qui nous concerne, nous devons être capables de discerner la « gale » de l'amertume de notre âme.

      Le sacrificateur devait prendre du temps avant de rendre son jugement. Cela nous enseigne à tous, en tant que responsables, ou même en tant que simples fidèles d'une assemblée, à ne pas nous hâter de faire des réprimandes, ou à ne pas juger avec précipitation. Si les fautes de certaines personnes amènent ces dernières à être jugées, il ne faut pas oublier que « tous ont péché ».

      Dans ce texte cité, si la personne incriminée s'avérait être pure, ses vêtements devaient être lavés, car il y avait eu suspicion de présence de lèpre.

      Nous avons besoin d'être lavés de nos iniquités, par le sang de Christ ; car qui peut prétendre : « je suis pur de tout péché » ?

      18 Le sacrificateur savait quel jugement infliger, selon qu'il s'agissait de la lèpre ou d'une plaie classique.

      Tel est le sort de ceux qui ont fui les pollutions du monde, mais qui sont toujours astreints à fréquenter ce dernier. La brûlure mentionnée au verset Lévitique 13:24 en est un exemple : les « plaies » qui résultent des conflits et des disputes ne sont que les fruits de la corruption, cela prouve que les hommes sont impurs. Les mensonges que l'on peut commettre dans notre vie ne peuvent qu'apporter de nombreuses épreuves. Songez à la quantité de maladies qui nous assaillent ! Toutes sont dues au péché. Si nous possédons une bonne constitution, un corps sain et une bonne santé, nous ne pouvons que glorifier Dieu ! Une attention particulière devait être portée, si la tête était attaquée par la lèpre. Il en va de même si les dirigeants sont captifs du péché : leurs jugements seront faussés, des principes corrompus se verront appliqués et l'impureté la plus amère règnera. La situation n'en sera que plus dure à redresser.

      Une bonne santé dans la foi ne peut que prévenir toute attaque de « lèpre », à la tête d'une communauté.

      45 Dès que le sacrificateur avait déclaré qu'un homme était lépreux, ce dernier devait cesser son travail, il était isolé de sa famille, de ses amis, il devait abandonner tout le confort dont il jouissait ici-bas. Cet homme devait alors s'humilier devant le Dieu Tout-Puissant, il devait également accepter son état d'impureté, sans regimber contre le jugement du sacrificateur : il devait accepter sa punition.

      Il en est ainsi pour nous ; nous devons accepter la honte de notre péché et avec des cœurs contrits, nous devons nous écrier : « impur, impur » ! Si le cœur est impur, la vie en est de même ; l'impureté naît de la corruption originale et des transgressions quotidiennes ; elle ne peut en conséquence, que nous séparer à jamais de toute communion avec Dieu, de tout espoir de joie en Lui ; cette situation serait irréversible si la miséricorde divine n'intervenait pas.

      Le lépreux devait avertir les autres, afin qu'ils ne s'approchent pas de lui. Il devait séjourner « hors du camp » et lors de l'arrivée en Canaan, il devait éviter les villes, les villages, il devait demeurer avec ceux qui étaient dans le même état.

      Ceci est une image de la pureté qui devrait régner dans nos églises, aujourd'hui, au temps de l'évangile.

      47 Le vêtement qui était suspecté d'infection par la lèpre n'était pas brûlé dans l'immédiat. Si, après enquête, une tache de lèpre apparaissait réellement, il était brûlé, lui, ou du moins la partie infectée. S'il était prouvé qu'il ne se trouvait aucune infection, il était alors lavé et bon pour être à nouveau porté. Cela est une image réelle du mal qui réside dans l'iniquité. Ce mal pollue non seulement la conscience de l'individu, mais il tache également tout ce qu'il possède et tout ce qu'il fait. Ceux qui cèdent à leur convoitise et qui s'enorgueillissent du port de vêtements élégants, peuvent spirituellement être atteints par la lèpre. Mais la robe de la droiture ne se froisse jamais, elle n'est jamais attaquée par la vermine !

      Juges 20

      Jérémie 4

      3 Un cœur non repentant ressemble à une terre non labourée, ne nécessitant qu'une remise en état de production ; en fait, si ce sol nous appartient, il n'est en fait que jachère : il est envahi par les épines et les herbes, état classique d'un cœur corrompu.

      Supplions le Seigneur, afin qu'Il crée en nous un cœur propre, et un esprit bien disposé. « Si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu », Jean 3:3*.

      * Référence ajoutée par le traducteur pour faciliter la compréhension du texte.

      Lamentations 1

      1

      Il est évident que Jérémie est l'auteur du livre des Lamentations, livre qui porte d’ailleurs son nom ! Sa rédaction ne fut pas faite, avant que Jérusalem ne soit détruite par les Chaldéens.

      Pouvons-nous être amenés à considérer que le péché est la cause de toutes nos calamités ? L’épreuve peut-elle nous conduire à la soumission, au repentir, à la foi, et à la prière, dans l'espérance d’être affranchis, conformément aux promesses de la Grâce divine ?

      * Le misérable état de Jérusalem, conséquence logique de ses péchés. (Lamentations 1:1-11) Jérusalem représentée sous l’image d’une femme captive, se lamentant et recherchant la Miséricorde divine. (Lamentations 1:12-22)

      Lamentations 1:1-11 Le prophète prend parfois personnellement la parole ; en d’autres passages du livre, Jérusalem, telle une fille affligée, s’exprime également, et même parfois, certains Juifs.

      Ce texte décrit les misères de la nation juive. Jérusalem était captive, soumise à l’esclavage, en raison de l’ampleur de ses péchés ; elle n'eut aucun répit, dans sa souffrance.

      Si nous tolérons le péché, notre plus grand « adversaire », et que celui-ci nous domine, d'autres ennemis tenteront également de prendre l’avantage sur nous.

      Le peuple d’Israël supporta à l’extrême la famine et la détresse. Réduite à ce triste état, Jérusalem dut reconnaître son péché ; elle supplia l’Éternel, pour qu’Il améliore sa situation désespérée.

      Cette attitude est la seule qui puisse nous soustraire efficacement à nos fardeaux ; il est en effet tout à fait juste, à cause des transgressions de l'homme, que le Seigneur manifeste Sa colère : Il remplit alors la terre d’afflictions, de lamentations, de maladie, et de mort...

      12 Jérusalem, abattue, étendue sur le sol, appelle ceux qui passent à ses pieds, afin qu’ils considèrent si son triste exemple ne peut les concerner. Ses premières souffrances étaient déjà grandes, mais bien plus faciles à supporter que celles ressenties à cause de sa culpabilité.

      La douleur causée par l’iniquité doit nous être insupportable, elle doit affecter l'âme.

      Nous voyons dans ce texte, le mal occasionné par le péché, et nous pouvons, en conséquence, en tirer tout l'avertissement que représente la colère divine à venir. Quel que soit l’enseignement tiré des souffrances de Jérusalem, il ne peut être que bien modeste, comparé à l’instruction que peut nous apporter celles subies par Christ. Ne s’est-Il pas adressé à chacun de nous, à la croix ? N’a–t-Il pas dit : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font » ?

      Que toutes nos épreuves puissent nous mener à la croix de Christ, en nous incitant à suivre Son exemple, et à Le suivre, dans la joie !

    • Lévitique 1

      1 Or l'Éternel appela Moïse, et lui parla du tabernacle d'assignation, en disant :
      2 Parle aux enfants d'Israël, et dis-leur : Quand quelqu'un d'entre vous fera une offrande à l'Éternel, il fera son offrande de bétail, de gros ou de menu bétail.
      3 Si son offrande est un holocauste de gros bétail, il offrira un mâle sans défaut ; il l'offrira à l'entrée du tabernacle d'assignation, devant l'Éternel, pour obtenir sa faveur.
      4 Et il appuiera sa main sur la tête de l'holocauste, et il sera agréé en sa faveur, pour faire expiation pour lui.
      5 Puis il égorgera le veau devant l'Éternel ; et les fils d'Aaron, les sacrificateurs, offriront le sang, et le répandront tout autour sur l'autel, qui est à l'entrée du tabernacle d'assignation.
      6 Ensuite, il dépouillera l'holocauste, et le coupera suivant ses parties.
      7 Alors les fils d'Aaron, le sacrificateur, mettront du feu sur l'autel, et arrangeront du bois sur le feu ;
      8 Et les fils d'Aaron, les sacrificateurs, arrangeront les morceaux, la tête et la graisse, sur le bois, qu'on aura mis au feu sur l'autel.
      9 Il lavera dans l'eau les entrailles et les jambes, et le sacrificateur fera fumer le tout sur l'autel, en holocauste, en sacrifice fait par le feu, d'agréable odeur à l'Éternel.
      10 Si son offrande est de menu bétail, d'agneaux ou de chèvres pour holocauste,
      11 Il offrira un mâle sans défaut ; et il l'égorgera au côté Nord de l'autel, devant l'Éternel ; et les fils d'Aaron, les sacrificateurs, en répandront le sang sur l'autel tout autour.
      12 Il le coupera suivant ses parties, séparant sa tête et sa graisse ; et le sacrificateur les arrangera sur le bois qu'on aura mis au feu sur l'autel.
      13 Il lavera dans l'eau les entrailles et les jambes ; et le sacrificateur offrira le tout, et le fera fumer sur l'autel ; c'est un holocauste, un sacrifice fait par le feu, d'agréable odeur à l'Éternel.
      14 Si son offrande à l'Éternel est un holocauste d'oiseaux, il fera son offrande de tourterelles ou de pigeonneaux.
      15 Le sacrificateur l'approchera de l'autel, lui brisera la tête, et fera fumer l'oiseau sur l'autel, et son sang sera exprimé contre la paroi de l'autel ;
      16 Il ôtera son jabot avec ses plumes, et le jettera près de l'autel, vers l'Orient, au lieu où sera la cendre.
      17 Puis il le déchirera par les ailes, sans les séparer, et le sacrificateur le fera fumer sur l'autel, sur le bois mis au feu ; c'est un holocauste, un sacrifice fait par le feu, d'agréable odeur à l'Éternel.

      Lévitique 13

      1 L'Éternel parla aussi à Moïse et à Aaron, en disant :
      2 Quand un homme aura sur la peau de son corps une tumeur, une éruption, ou une tache blanche, qui sera devenue sur la peau de son corps une plaie de lèpre, on l'amènera à Aaron, le sacrificateur, ou à l'un de ses fils, les sacrificateurs.
      3 Le sacrificateur regardera la plaie qui est sur la peau du corps. Si le poil de la plaie est devenu blanc, et si l'apparence de la plaie est plus enfoncée que la peau du corps, c'est une plaie de lèpre : le sacrificateur le verra et déclarera cet homme souillé.
      4 Mais s'il y a une tache blanche sur la peau du corps, et que son apparence ne soit pas plus enfoncée que la peau, et si son poil n'est pas devenu blanc, le sacrificateur enfermera pendant sept jours celui qui a la plaie.
      5 Le sacrificateur l'examinera au septième jour ; et si la plaie lui paraît s'être arrêtée, si la plaie ne s'est pas étendue sur la peau, le sacrificateur l'enfermera une seconde fois pendant sept jours.
      6 Et le sacrificateur l'examinera une seconde fois au septième jour. Si la plaie est devenue pâle, et ne s'est pas étendue sur la peau, le sacrificateur déclarera cet homme pur ; c'est une éruption. Il lavera ses vêtements et sera pur.
      7 Mais si l'éruption s'étend sur la peau, après qu'il aura paru devant le sacrificateur pour être déclaré pur, il se montrera une seconde fois au sacrificateur,
      8 Le sacrificateur l'examinera ; et si l'éruption s'est étendue sur la peau, le sacrificateur le déclarera souillé ; c'est la lèpre.
      9 Quand il y aura une plaie de lèpre sur un homme, on l'amènera au sacrificateur. Et le sacrificateur l'examinera.
      10 S'il y a une tumeur blanche sur la peau, et qu'elle ait rendu le poil blanc, et qu'il y ait trace de chair vive dans la tumeur,
      11 C'est une lèpre invétérée dans la peau de son corps, et le sacrificateur le déclarera souillé ; il ne l'enfermera pas, car il est souillé.
      12 Mais si la lèpre fait une éruption sur la peau, et que la lèpre couvre toute la peau de celui qui a la plaie, de la tête aux pieds, partout où peut voir le sacrificateur,
      13 Le sacrificateur l'examinera, et si la lèpre a couvert toute sa chair, il déclarera pur celui qui a la plaie ; il est devenu tout blanc ; il est pur.
      14 Mais le jour où il y paraîtra de la chair vive, il sera souillé.
      15 Quand le sacrificateur aura vu la chair vive, il le déclarera souillé ; la chair vive est souillée, c'est la lèpre.
      16 Mais si la chair vive change et devient blanche, il ira vers le sacrificateur ;
      17 Et le sacrificateur l'examinera ; et si la plaie est devenue blanche, le sacrificateur déclarera pur celui qui a la plaie : il est pur.
      18 Quand quelqu'un aura eu sur la peau de son corps un ulcère qui aura été guéri,
      19 Et qu'à la place où était l'ulcère, il y aura une tumeur blanche, ou une tache blanche rougeâtre, cet homme se montrera au sacrificateur.
      20 Le sacrificateur l'examinera. Si la tache paraît plus enfoncée que la peau, et que le poil soit devenu blanc, alors le sacrificateur le déclarera souillé ; c'est une plaie de lèpre, qui a fait éruption dans l'ulcère.
      21 Mais si le sacrificateur voit qu'il n'y a point de poil blanc dans la tache, et qu'elle n'est pas plus enfoncée que la peau, et qu'elle est devenue pâle, le sacrificateur enfermera cet homme pendant sept jours.
      22 Et si elle s'étend sur la peau, le sacrificateur le déclarera souillé : c'est une plaie de lèpre.
      23 Mais si la tache est restée à la même place, et ne s'est pas étendue, c'est une cicatrice d'ulcère ; le sacrificateur le déclarera pur.
      24 Lorsqu'un homme aura sur la peau une brûlure faite par le feu, et que la marque de la brûlure sera une tache d'un blanc rougeâtre ou blanche,
      25 Le sacrificateur l'examinera ; et si le poil est devenu blanc dans la tache, et que son apparence soit plus enfoncée que la peau, c'est la lèpre ; elle a fait éruption dans la brûlure. Le sacrificateur déclarera cet homme souillé : c'est une plaie de lèpre.
      26 Mais si le sacrificateur voit qu'il n'y a point de poil blanc dans la tache, qu'elle n'est pas plus enfoncée que la peau, et qu'elle est devenue pâle, le sacrificateur enfermera cet homme pendant sept jours.
      27 Le sacrificateur l'examinera au septième jour ; si la tache s'est étendue sur la peau, le sacrificateur le déclarera souillé : c'est une plaie de lèpre.
      28 Mais si la tache est restée à la même place, ne s'est pas étendue sur la peau, et est devenue pâle, c'est la tumeur de la brûlure. Le sacrificateur le déclarera pur, car c'est la cicatrice de la brûlure.
      29 Lorsqu'un homme ou une femme aura une plaie à la tête, ou à la barbe,
      30 Le sacrificateur examinera la plaie. Si son apparence est plus profonde que la peau, et qu'elle contienne du poil jaunâtre et grêle, le sacrificateur le déclarera souillé : c'est de la teigne, c'est la lèpre de la tête ou de la barbe.
      31 Mais si le sacrificateur, regardant la plaie de la teigne, voit que son apparence n'est pas plus profonde que la peau, et qu'il n'y a point de poil noir, le sacrificateur enfermera pendant sept jours celui qui a la plaie de la teigne.
      32 Le septième jour le sacrificateur examinera la plaie. Si la teigne ne s'est pas étendue, s'il n'y a point de poil jaunâtre, et que l'apparence de la teigne ne soit pas plus profonde que la peau,
      33 L'homme se rasera, mais il ne rasera pas l'endroit de la teigne ; et le sacrificateur enfermera une seconde fois, pendant sept jours, celui qui a la teigne.
      34 Puis, le sacrificateur examinera la teigne au septième jour. Si la teigne ne s'est pas étendue sur la peau, et que son apparence ne soit pas plus profonde que la peau, le sacrificateur le déclarera pur ; il lavera ses vêtements et il sera pur.
      35 Mais si la teigne s'est étendue sur la peau, après qu'il aura été déclaré pur,
      36 Le sacrificateur l'examinera. Et si la teigne s'est étendue sur la peau, le sacrificateur ne cherchera point de poil jaunâtre : il est souillé.
      37 Mais si la teigne lui paraît s'être arrêtée, et qu'il y ait poussé du poil noir, la teigne est guérie : il est pur, et le sacrificateur le déclarera pur.
      38 Lorsqu'un homme ou une femme aura sur la peau de son corps des taches, des taches blanches,
      39 Le sacrificateur l'examinera. S'il y a sur la peau de son corps des taches d'un blanc pâle, c'est une tache blanche qui a fait éruption sur la peau : il est pur.
      40 Lorsqu'un homme aura la tête dépouillée de cheveux, c'est un chauve : il est pur.
      41 Et si sa tête est dépouillée de cheveux du côté de la face, c'est un front chauve : il est pur.
      42 Mais s'il y a dans la partie chauve de derrière ou de devant, une plaie d'un blanc rougeâtre, c'est une lèpre qui a fait éruption dans la partie chauve de derrière ou de devant.
      43 Le sacrificateur l'examinera ; et si la tumeur de la plaie est d'un blanc rougeâtre, dans la partie chauve de derrière ou de devant, semblable à la lèpre de la peau du corps,
      44 Cet homme est lépreux, il est souillé ; le sacrificateur le déclarera souillé ; sa plaie est à la tête.
      45 Or le lépreux qui sera atteint de la plaie aura ses vêtements déchirés, et la tête nue ; il se couvrira la barbe et criera : Souillé ! souillé !
      46 Tout le temps qu'il aura la plaie, il sera souillé ; il est souillé ; il demeurera seul, son habitation sera hors du camp.
      47 Quand il y aura une plaie de lèpre sur un vêtement, sur un vêtement de laine, ou sur un vêtement de lin,
      48 Sur un feutre ou sur un tissu de lin ou de laine, sur une peau ou sur quelque ouvrage fait de peau,
      49 Et que la plaie sera verdâtre ou rougeâtre sur le vêtement ou sur la peau, sur le feutre ou sur le tissu, ou sur un objet quelconque de peau, c'est une plaie de lèpre ; elle sera montrée au sacrificateur.
      50 Le sacrificateur examinera la plaie, et il en enfermera pendant sept jours ce qui a la plaie.
      51 Et le septième jour il examinera la plaie. Si la plaie s'est étendue sur le vêtement, sur le feutre ou sur le tissu, sur la peau, ou sur l'ouvrage quelconque fait de peau, c'est une plaie de lèpre rongeante, l'objet est souillé.
      52 Il brûlera donc le vêtement, le feutre ou le tissu de laine ou de lin, ou tout objet fait de peau, sur lequel sera la plaie, car c'est une lèpre rongeante : il sera brûlé au feu.
      53 Mais si le sacrificateur voit que la plaie ne s'est pas étendue sur le vêtement, sur le feutre ou sur le tissu, ou sur l'objet quelconque fait de peau,
      54 Le sacrificateur commandera qu'on lave ce qui a la plaie, et il l'enfermera pendant sept jours, une seconde fois.
      55 Et le sacrificateur examinera la plaie après qu'elle aura été lavée. Si la plaie n'a point changé d'aspect et ne s'est pas étendue, l'objet est souillé ; tu le brûleras au feu ; c'est une corrosion à l'envers ou à l'endroit de la partie dénudée.
      56 Mais si le sacrificateur voit que la plaie est devenue pâle après avoir été lavée, il l'arrachera du vêtement, ou de la peau, du feutre ou du tissu.
      57 Si elle paraît encore sur le vêtement, sur le feutre ou sur le tissu, ou sur tout objet fait de peau, c'est une éruption de lèpre ; tu brûleras au feu l'objet où est la plaie.
      58 Mais le vêtement, le feutre ou le tissu, l'objet quelconque fait de peau, que tu auras lavé, et dont la plaie aura disparu, sera lavé une seconde fois, et il sera pur.
      59 Telle est la loi concernant la plaie de la lèpre sur un vêtement de laine ou de lin, sur un feutre ou sur un tissu, ou sur un objet quelconque fait de peau, pour le déclarer pur ou souillé.

      Juges 20

      13 Livrez-nous maintenant ces hommes pervers qui sont à Guibea, afin que nous les fassions mourir, et que nous ôtions le mal du milieu d'Israël. Mais les Benjamites ne voulurent point écouter la voix de leurs frères, les enfants d'Israël.

      Jérémie 4

      3 Car ainsi a dit l'Éternel aux hommes de Juda et de Jérusalem : Défrichez-vous des terres nouvelles, et ne semez pas parmi les épines.

      Lamentations 1

      1 Comment est-elle assise solitaire, la ville si peuplée ! Celle qui était grande entre les nations est semblable à une veuve ; la princesse des provinces est devenue tributaire !
      2 Elle pleure durant la nuit, et les larmes couvrent ses joues ; de tous ceux qu'elle aimait aucun ne la console ; tous ses amis ont agi perfidement contre elle, ils sont devenus ses ennemis.
      3 Juda s'est exilé devant l'affliction et la grandeur de sa servitude ; il demeure au milieu des nations, et il n'y trouve point de repos ; tous ses persécuteurs l'ont saisi dans l'angoisse.
      4 Les chemins de Sion sont dans le deuil, car personne ne vient plus aux fêtes solennelles ; toutes ses portes sont désertes, ses sacrificateurs gémissent, ses vierges sont désolées, et elle est remplie d'amertume.
      5 Ses adversaires ont le dessus, ses ennemis prospèrent ; car l'Éternel l'a affligée, à cause de la multitude de ses forfaits ; ses petits enfants ont marché captifs devant l'ennemi.
      6 Et la fille de Sion a perdu toute sa splendeur ; ses chefs sont devenus comme des cerfs qui ne trouvent point de pâture, et ils s'en vont, privés de force, devant celui qui les chasse.
      7 Aux jours de son affliction et de son exil, Jérusalem s'est souvenue de toutes les choses désirables qu'elle possédait depuis les jours anciens. Quand son peuple est tombé par la main de l'ennemi et que personne n'est venu à son aide, ses adversaires l'ont vue et se sont moqués de ses sabbats.
      8 Jérusalem a grièvement péché ; c'est pourquoi elle est devenue un objet de dégoût ; tous ceux qui l'honoraient la méprisent, parce qu'ils ont vu sa nudité ; elle-même gémit et détourne la tête !
      9 Sa souillure était dans les pans de sa robe, et elle ne s'est pas souvenue de sa fin. Elle a été prodigieusement abaissée ; elle n'a point de consolateur ! Regarde, ô Éternel ! mon affliction ; car l'ennemi triomphe.
      10 L'adversaire a étendu la main sur tout ce qu'elle avait de plus désirable ; car elle a vu entrer dans son sanctuaire les nations, au sujet desquelles tu avais donné cet ordre : Elles n'entreront point dans ton assemblée.
      11 Tout son peuple gémit, ils cherchent du pain ; ils ont donné ce qu'ils avaient de plus précieux pour de la nourriture, afin de ranimer leur vie. Vois, ô Éternel, et regarde combien je suis méprisée !
      12 N'êtes-vous pas touchés, vous tous qui passez par le chemin ? Regardez et voyez s'il est une douleur pareille à la douleur dont j'ai été frappée, moi que l'Éternel afflige au jour de l'ardeur de sa colère.
      13 D'en haut, il a envoyé dans mes os un feu qui s'en est rendu maître ; il a tendu un filet sous mes pieds, et m'a fait tomber en arrière. Il m'a mise dans la désolation, dans une langueur de tous les jours.
      14 Le joug de mes iniquités est lié par sa main. Elles sont entrelacées et pèsent sur mon cou ; il a fait fléchir ma force ; le Seigneur m'a livrée à des mains auxquelles je ne puis résister.
      15 Le Seigneur a renversé au milieu de moi tous les hommes vaillants ; il a convoqué contre moi une assemblée, pour mettre en pièces mes jeunes gens d'élite. Le Seigneur a foulé au pressoir la vierge, fille de Juda !
      16 C'est pour cela que je pleure, et que mon oeil, mon oeil se fond en eau ; car le consolateur qui ranimait mon âme s'est éloigné de moi ; mes enfants sont dans la désolation, parce que l'ennemi a été le plus fort.
      17 Sion étend ses mains, et personne ne la console ; l'Éternel a ordonné aux ennemis de Jacob de l'entourer de toutes parts. Jérusalem est devenue parmi eux comme un objet d'horreur.
      18 L'Éternel est juste ; car j'ai été rebelle à sa parole. Peuples, écoutez tous, je vous prie, et regardez ma douleur ! Mes vierges et mes jeunes gens sont allés en captivité.
      19 J'ai appelé mes amis, mais ils m'ont trompée. Mes sacrificateurs et mes anciens ont expiré dans la ville, lorsqu'ils cherchaient de la nourriture pour ranimer leur vie.
      20 Regarde, ô Éternel ! car je suis dans la détresse : mes entrailles bouillonnent, mon coeur est bouleversé au-dedans de moi, car j'ai été fort rebelle. Au-dehors, l'épée fait ses ravages ; au-dedans, c'est la mort !
      21 Ils m'entendent gémir ; et personne ne me console. Tous mes ennemis ont appris mon malheur ; ils se réjouissent de ce que tu l'as fait. Tu feras venir le jour que tu as annoncé, et ils seront semblables à moi.
      22 Que toute leur malice vienne devant toi, et traite-les comme tu m'as traitée, à cause de toutes mes transgressions ; car mes gémissements sont en grand nombre, et mon coeur est languissant.
Afficher tous les 213 versets relatifs
Update Required To play the media you will need to either update your browser to a recent version or update your Flash plugin pour Firefox & Safari - Flash plugin pour Opera & Chrome.