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PÉCHÉ (2.)

II Les origines.

Les antiques traditions relatées dans les premiers chapitres de la Genèse (voir Création, Chute) expriment, au sujet du péché, un certain nombre de conceptions qui sont essentielles à la piété israélite et à la piété chrétienne et qui constituent les assises inébranlables de la doctrine biblique de la rédemption et du salut.

Première affirmation : le caractère originel du péché... Celui-ci fait son apparition dans le monde dès le commencement de notre race. L'homme est la réalisation suprême de la puissance créatrice : terme dernier de toute une série d'actes qui, du chaos primitif, ont fait sortir le monde inorganique et qui, au milieu des choses inanimées, ont suscité les êtres vivants, il participe à la matière et à l'animalité, mais il possède, en même temps, un souffle divin (Ge 2:7) ; il est fait, lui seul parmi tout ce qui existe, à l'image de son glorieux Créateur (1:26) ; enfin il est chargé de dominer sur l'ensemble de la création (Ge 1:26,28) et il est revêtu d'un pouvoir de contrôle et de direction (Ge 2:15).

Mais, tout aussitôt, nous voyons se produire le grand drame, dans lequel l'homme contrevient aux dispositions prises pour son bonheur et pour le salut du monde. A peine créé, à peine installé avec sa compagne dans une existence pourvue de tout ce qui devait en assurer l'heureux développement, il dévie de la voie droite, celle de l'harmonie avec son Créateur, celle de sa destinée divine ; et cette déviation qui, dès l'aurore de la vie humaine, va troubler l'ordre de choses prévu et établi par Dieu, c'est le péché. Sans doute, nous le verrons, Dieu n'est pas et ne peut être vaincu. Mais le péché n'en est pas moins un fait primordial, qui influera désormais sur le cours de la destinée humaine et dont la Providence aura elle-même à tenir compte dans la réalisation de ses desseins éternels.

Seconde affirmation : le caractère accidentel du péché... Le péché tel que nous le fait connaître la Bible n'est pas, comme chez Zoroastre, un principe éternel, inhérent à la nature des choses et enveloppant de ses mailles fatales la victime humaine. Il n'est pas, comme dans la Védanta hindoue et dans la philosophie platonicienne, un fait inséparable de l'individualité ou de la matière. Il n'est pas, comme le prétendent les gnostiques, un moment nécessaire du développement humain. Non, dès ses premières pages, la Bible adopte une interprétation opposée : l'homme était voué à la sainteté, il était fait pour le bonheur et c'est dans l'obéissance et dans l'accord avec son Père céleste qu'il aurait dû poursuivre son immortelle destinée. Par une initiative personnelle, par un acte de sa liberté, il a rompu le pacte qui l'unissait à Dieu et le péché est, au bout du compte, une désobéissance volontaire, une rébellion insensée, dont la responsabilité incombe à la créature et non au Créateur.

La Genèse ne nous explique pas l'origine première du mal dans l'univers : elle en constate l'existence et elle l'incarne dans ce personnage mystérieux du serpent, qui rappelle Tiamat, le monstre de la mythologie assyrienne, ennemi des dieux et destructeur de leur oeuvre, et que la théologie chrétienne identifiera plus tard avec le diable. Mais si le mythe symbolique de la chute ne nous apprend rien sur la provenance et sur la nature de cet esprit mauvais, dont l'action va avoir de si tristes conséquences pour le monde, il décrit en termes imagés son apparition et son influence dans le coeur humain et manifeste un sens de la vérité psychologique tout à fait remarquable.

Le tentateur s'adresse à la femme, considérée par l'antiquité et par l'Orient comme l'être le plus faible et le plus accessible (voir Chute). Dès l'abord, il réussit à obtenir d'elle une oreille complaisante à ses suggestions. Il essaye de mettre en doute la réalité de la défense, l'existence même de la loi morale (Ge 3:1,3). Mais comme celle-ci est indubitable, il s'attache à en faire soupçonner le bien-fondé. Il insinue dans le coeur de son interlocutrice des doutes sur la sagesse et sur la bonté du Créateur (verset 5). Enfin, il provoque en elle, tout à la fois, la soif de la jouissance et l'orgueilleuse ambition de l'indépendance. Gagnée au mal, la femme fait partager ses mauvais désirs à son mari et tous les deux, oubliant leurs devoirs d'obéissance et de gratitude, s'éloignent de la voie tracée par le Père céleste et se laissent entraîner par les suggestions du mal.

Derrière les symboles du récit primitif, qu'il serait vain de railler ou de mépriser, on reconnaît aisément la marche habituelle de la tentation. Le tort de l'homme est de ne pas savoir dire non au mal. Cette faute est celle d'Adam et celle de tous ses descendants, dans la mesure où ils participent au même péché. Mais la faute originelle était loin d'être fatale : elle aurait pu et elle aurait dû être évitée. Elle constitue, au début de l'histoire humaine, l'accident tragique qui a mis l'homme en opposition avec Dieu et en contradiction avec son essence véritable.

Troisième affirmation : le caractère religieux du péché... Dès l'origine, le péché est étroitement lié par la Bible à une conception religieuse de l'existence. Il ne se comprend que s'il y a deux êtres face à face : un Dieu qui commande et qui. en vertu de sa perfection morale et de sa bonté infinie, a le droit de commander ; un homme qui désobéit au commandement divin et qui se révolte contre le Créateur. La morale tout humaine, dont on a voulu exclure Dieu, peut faire intervenir la notion du mal, celle d'un ordre de choses contraire à l'idéal. Seule, une morale religieuse a le pouvoir de mettre en jeu le concept singulièrement plus riche et plus expressif du péché. Et les différences qui existent en réalité entre deux notions analogues seulement en apparence suffit à faire mesurer l'abîme qui sépare les deux morales et la supériorité incontestable de la morale religieuse sur toute morale purement laïque.

D'abord, le péché dépasse infiniment le mal, au point de vue de son intensité et de son horreur tragique : celui-ci est simplement le bouleversement de l'ordre humain, celui-là désorganise le plan divin et constitue une atteinte à la sainteté et à l'amour du Dieu infiniment juste et bon.

Ensuite, le péché surpasse le mal par l'étendue de son domaine : le mal nuit à l'homme ; le péché, en plus du tort fait à l'homme, offense Dieu. Le péché comporte donc toute une série nouvelle de manquements, dont on ne saurait tenir compte si l'on se place à un point de vue purement humain.

Enfin, si le mal embrasse une certaine catégorie d'actes que l'on réprouve, le péché va jusqu'au fond de l'âme humaine ; il constitue essentiellement une disposition fondamentale de notre être caché, qui se traduit extérieurement par les actions méchantes. Les péchés divers sont les manifestations et les fruits de ce trouble profond apporté à nos relations avec Dieu, qui s'appelle le péché

Ainsi, entre le mal et le péché, il y a une triple différence d'intensité, d'étendue et de nature : l'infinie grandeur de la Bible vient de ce que, seule elle nous fait pleinement connaître l'Adversaire que nous avons à combattre et à détruire.

Le péché, ainsi caractérisé par la Bible, conduit l'homme aux conséquences les plus tragiques : c'est ce que nous montre encore le récit de la Genèse.

Avec une implacable logique, l'expérience du mal conduit la créature à la honte, au remords, à la souffrance, à cette séparation d'avec Dieu, qui constitue une véritable mort spirituelle. L'homme est chassé de la contrée charmante où il vivait paisible et heureux, mais l'expulsion du paradis terrestre est moins une initiative divine que la constatation d'un état de fait, voulu par l'homme lui-même. Ce n'est pas Dieu qui éloigne l'homme de sa présence et de sa communion vivifiantes, mais l'homme qui s'est séparé de Dieu et qui, par sa faute, a fait venir sur lui le châtiment et la mort, fruits inéluctables de sa désobéissance et de sa rébellion.

Seulement si la créature a voulu le péché et a cherché son malheur, Dieu ne l'abandonne pas et il a pitié d'elle (Ge 3:21). Au moment même où celle-ci prend conscience de son état de perdition, il lui fait entrevoir l'oeuvre de rédemption et de relèvement qu'il poursuivra désormais dans une humanité pécheresse et malheureuse (verset 13).

Les traditions subséquentes sur l'humanité préhistorique et sur les patriarches nous offrent des révélations qui sont les corollaires des vérités essentielles mises en lumière par le récit de la chute.

D'abord, le péché contre Dieu ne tarde pas à devenir le péché contre l'homme ; mais, en le devenant, il continue à être, avant tout, une offense contre Dieu... Caïn cède à la même puissance de rébellion que ses parents et, par là, il devient le meurtrier de son frère (Ge 4:3,8) ; cet acte sanguinaire est, du reste, envisagé comme un crime contre l'Éternel (verset 10).

Il serait inexact de voir dans le péché de Caïn la conséquence fatale de la chute d'Adam. La Bible insiste au contraire sur le fait que le crime aurait pu être évité (verset 7b). C'est volontairement, par un acte de liberté, que Caïn cède, comme ses parents, à l'impulsion qui le pousse au mal : il se laisse aller à la jalousie, puis à la violence et enfin au crime. Mais, une fois commis, le péché n'en déploie pas moins toutes les conséquences qu'il renferme : primitivement violation du commandement divin, il devient, subsidiairement, le trouble profond apporté aux relations humaines. Seulement, quelle qu'en soit la forme, individuelle ou sociale, il reste essentiellement une désobéissance à la volonté divine.

Un tel principe est affirmé encore dans des incidents comme celui de Joseph et de la femme de Potiphar. Ce n'est pas seulement par droiture morale que Joseph se refuse à tromper la confiance de son maître et à céder à la tentation. C'est surtout parce que s'y laisser aller, ce serait « un grand mal et un péché contre Dieu » (Ge 39:9)

Après Caïn, après Lémec (Ge 4:23), la multiplication des péchés conduit nécessairement l'humanité, malgré certaines exceptions, comme celles d'Hénoc (Ge 5:21,24) et de Noé (Ge 6:8), à un endurcissement toujours plus grand et à une séparation toujours plus marquée d'avec son Dieu ; la Genèse ne manque pas de relever cette autre conséquence du péché. C'est un état de décadence, où « toutes les pensées du coeur des hommes se portaient chaque jour uniquement vers le mal », si bien que « l'Éternel se repentit d'avoir fait l'homme sur la terre et en fut affligé en son coeur » (Ge 6:5 et suivant). De là le déluge et la destruction d'une humanité rebelle, la souffrance et la mort se manifestant toujours comme les fruits nécessaires du péché et de la révolte.

Après le déluge, l'homme persiste dans sa révolte et son éloignement, ainsi que le prouve l'histoire de la tour de Babel (Ge 11:1,9). Aussi, à cause de la faute commise par Adam et renouvelée par ses descendants, la création semble avoir décidément manqué son objet, et toute la préhistoire de l'humanité, d'après la Bible, se résume dans un endurcissement croissant et dans une opposition toujours plus complète à la volonté divine.

Cet état de choses entraîne une troisième conséquence que l'histoire biblique fait encore apparaître. La Providence divine ne peut se résigner au triomphe du mal : elle désire, malgré les obstacles accumulés, assurer l'avenir spirituel de l'humanité, et elle est conduite à adopter le principe de l'élection, c'est-à-dire à abandonner l'ensemble de l'humanité à sa perdition pour faire le salut de la minorité qui a été choisie. C'est ainsi que Dieu fait alliance avec Noé, puis avec Abraham et les patriarches. Une telle alliance est possible, car nous avons là des personnalités qui vivent dans la communion de Dieu. Noé « marchait avec Dieu » (Ge 6:9). Abraham commence sa carrière par un acte d'obéissance et de confiance (Ge 12:1-4). Au contraire, son petit-fils, Ésaü, incapable d'apprécier le privilège de l'élection, se verra écarté de l'alliance au bénéfice de Jacob, car, malgré ses grands défauts, celui-ci comprend la valeur des bénédictions divines. On voit par là comment l'élection conduit à un élargissement de l'idée du péché : c'est commettre une faute contre Dieu que de mépriser l'alliance qu'il a conclue avec les hommes de son choix.

De ces hommes-là sortira une humanité nouvelle, le peuple de Dieu, dont la destinée devait être de revenir à la voie de l'obéissance et de la fidélité, abandonnée par l'humanité primitive sous la néfaste influence du péché.

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Versets relatifs

    • Genèse 1

      26 L'homme a été le dernier des êtres créés : c'est à la fois un honneur et une faveur qui lui ont été faits. L'homme a été toutefois créé le même jour que les animaux. Son corps a été tiré de la terre, tout comme pour eux. Tant que l'être humain est en vie, il habite dans le même environnement terrestre que l'animal. Dieu nous interdit de nous conduire de la même manière que les bêtes, sous prétexte que nous avons un corps sujet aux mêmes instincts et aux mêmes penchants !

      L'homme a été créé pour être une créature différente des autres. La chair et l'esprit, les cieux et la terre sont présents en même temps devant le Créateur. Dieu dit : « Faisons l'homme ». L'homme, quand il fut créé, était destiné à glorifier le Père, le Fils et le Saint Esprit.

      Nous sommes baptisés en Son Nom, nous ne pouvons demeurer sur terre que par Lui. (Il n'y a que l'âme de l'homme qui ne peut rechercher l'image de Dieu). Au début, l'homme a été créé juste, Ec 7:29. Son intelligence a su discerner clairement les préceptes divins ; il n'a commis aucune erreur ni faute dans la connaissance des Préceptes divins ; il a consenti immédiatement, en toutes choses, à suivre la volonté de Dieu. Ses pensées n'étaient pas détournées, et il ne s'est pas dirigé vers de mauvaises passions. Ses pensées ont été tout de suite polarisées vers les meilleurs sujets. Nos premiers parents étaient ainsi, dans un état de sainteté, heureux, ayant l'image de Dieu en eux. Mais maintenant, combien cet aspect de Dieu, aux yeux de sa créature, est défiguré ! Que le seigneur inonde nos âmes de Sa grâce !

      Genèse 2

      15 Après que Dieu ait créé Adam, Il le plaça dans le jardin d'Éden. Toute prétention autonomiste éventuelle du premier homme a été ainsi étouffée. Seul Celui qui nous a conçus peut nous rendre heureux ; Celui qui a créé notre corps et notre esprit est le seul capable de donner vie aux deux à la fois. Même dans ce paradis d'Éden, l'homme devait travailler.

      Personne n'a été envoyé sur terre pour rester inactif. Celui qui a fait nos âmes et nos corps, nous a donné les moyens de pouvoir travailler. S'il nous a donné la terre pour y habiter, Il a tout agencé pour que nous puissions exécuter nos diverses tâches. Ceux à qui les cieux sont promis, bien qu'ils vivent encore ici-bas, ont un devoir à remplir : ils se doivent de partager leur temps et leurs dons avec les autres. De plus, s'ils le font sous le regard de Dieu, ils le servent de manière effective, tels des enfants sur les genoux de leur Père. Notez, que déjà le mot « homme » était déjà défini : il était honorable ; cet homme avait déjà son utilité, même dans ce paradis. Il y a un réel plaisir à accomplir les œuvres que Dieu nous demande de faire, dans ce qu'Il a prévu pour nous. Adam n'aurait pu être heureux s'il avait été libre : là encore, nous rencontrons la loi divine ; celui qui ne travaille pas, n'a pas le droit de manger 2Th 3:10.

      Genèse 3

      1

      Le serpent trompe Ève. (Genèse 3:1-5)
      Adam et Ève transgressent l'ordre Divin, et sombrent dans le péché et la misère. (Genèse 3:6-8)
      Dieu cherche à dialoguer avec Adam et Ève. (Genèse 3:9-13)
      Le serpent est maudit, la Semence promise. (Genèse 3:14,15)
      La punition de la race humaine. (Genèse 3:16-19)
      Le premier vêtement de l'homme. (Genèse 3:20,21)
      Adam et Ève sont exclus du paradis. (Genèse 3:22-24)

      Satan a assailli nos premiers parents, pour les entraîner dans le péché, la tentation leur a été fatale. Le tentateur n'était, en fait, que le diable, sous l'apparence d'un serpent. Le plan satanique consistait à attirer nos premiers parents vers le péché, afin ensuite, de les séparer de Dieu. Le diable fut ainsi, au tout début, un meurtrier, le Prince des démons. La victime de cette tentation fut la femme : la tactique de l'ennemi a consisté à entrer en contact avec elle, pendant qu'elle était seule. Beaucoup de tentations sont fatales lorsque la personne visée est seule ; mais la réunion et la communion des saints augmentent infiniment leur force et leur sécurité. Satan était dans une position d'avantage en trouvant Ève près de l'arbre défendu. L'ennemi l'a tentée, de façon à atteindre ensuite Adam. Une des grandes stratégies de l'ennemi consiste à nous envoyer des tentations par le moyen de mains innocentes, mais qui ont toutefois une influence certaine sur nous. Satan a posé la question si le fait de manger de cet arbre constituait un péché. Il n'a pas, au début, dissimulé son plan, mais il a posé une question qui semblait, au premier abord, pleine d'innocence. Ceux qui se sentiraient trop sûrs d'eux, devraient observer une sage prudence avant d'entamer le dialogue avec le tentateur. Ce qu'Il a cité n'était que fausseté ; Il a employé un ton de moquerie. Le diable, ce menteur, est aussi un moqueur et ce, dès le début des temps ; ses adeptes sont également des trompeurs. Satan est très habile pour tourner le loi divine en dérision, attirant de ce fait, les âmes vers le péché ; c'est une grande sagesse de notre part de nous appuyer fermement sur les commandements divins et de les respecter de notre mieux. Dieu a-t-Il bien dit : « Tu ne mentiras pas, tu ne prendras pas Mon Nom en vain, tu ne sombreras pas dans l'ivresse » ? Toutes ces paroles prononcées sont certaines et bonnes ; avec l'aide de Sa grâce, il faut nous y soumettre. Ève a eu la faiblesse d'entamer la conversation avec le serpent : elle aurait dû percevoir le côté sournois des questions qui lui ont été posées et cela aurait dû la faire fuir. Satan a commencé à séduire l'homme par le doute, puis il l'a conduit à lui faire refuser ce qui a été établi par Dieu. L'ennemi a promis quantité d'avantages du fait de manger de ce fruit. Le but satanique a consisté à provoquer de l'insatisfaction dans le cœur de l'homme, comme si tout le contexte dans lequel il se trouvait n'était pas aussi bon qu'il le semblait, et devrait être. Aucune amélioration de condition n'était envisageable, à moins que l'esprit de l'homme ne remédie à cette situation. Satan a toujours poussé les hommes dans la recherche d'une amélioration, les persuadant de se prendre pour des dieux. L'ennemi a couru à sa perte en voulant être comme le Très Haut ; il est donc normal qu'il ait procédé de manière identique avec nos premiers parents en les animant du même désir, afin qu'ils courent aussi à leur ruine.

      Le diable manipule toujours des personnes pour son propre intérêt, en leur suggérant de fausses pensées à l'égard de Dieu et en leur faisant miroiter de faux espoirs pour les conduire au péché.

      Ayons donc toujours une excellente opinion de notre Dieu et rejetons le péché, comme le pire des maux : résistons au diable et il fuira loin de nous.

      Genèse 4

      8 La malice du cœur finit par pousser au meurtre. Caïn a attaqué Abel, son propre frère, le fils de sa mère, celui qu'il aurait dû aimer, ce jeune frère, qui lui, ne lui avait jamais fait de mal. Un des rôles de Caïn était de protéger Abel. Quelle fatalité, le péché de nos premiers parents a pu entraîner et quelle colère se trouvait alors dans les cœurs ! Observez l'orgueil et l'incrédulité de Caïn. Il nia son crime, comme s'il pouvait le dissimuler devant Dieu. Il tenta de couvrir un meurtre délibéré, par un mensonge. Le meurtre est un péché que l'on ne peut cacher. Le sang appelle le sang ; le sang de la victime crie après celui du meurtrier.

      Qui peut connaître les conséquences et le poids d'une sentence divine ? Elle peut nous atteindre n'importe où et nous blesser profondément. Seuls sont en Christ ceux qui sont rachetés, ils hériteront de nombreuses bénédictions. Caïn a été maudit sur la terre. Il a été puni là même où il a exécuté son crime et où il avait placé son cœur. Chaque créature nous apporte ce en quoi Dieu l'a façonnée, soit du réconfort soit une croix à porter, soit une bénédiction ou une malédiction. Le cœur du méchant disperse ce contexte de malédiction tout autour de lui. Caïn ne s'est pas plaint de son péché, mais de sa punition. Il faut avoir une grande dureté de cœur pour être davantage affecté par ses souffrances que par ses péchés. Dieu fait preuve de sagesse et de sainteté en prolongeant la vie même des méchants.

      Il serait vain de chercher à savoir quel genre de marque portait Caïn. Il devait être connu, à la fois, pour son infamie et par la protection que Dieu lui avait procurée afin de ne pas être tué. Abel même mort, témoignait de sa souffrance. Il dénonçait la faute hideuse du meurtrier en nous avertissant qu'il est bon de tuer la colère dès qu'elle naît et en nous enseignant qu'il est profitable de rester sur la voie de la droiture. Il nous montre aussi qu'il existe une vie éternelle future où l'on trouvera toutes les récompenses, au travers de la foi en Christ et de son sacrifice réconciliateur. Il nous parle également de l'excellence de la foi dans le sacrifice et dans le sang de l'Agneau de Dieu. Abel a été massacré par Caïn car les œuvres de ce dernier étaient mauvaises, à l'inverse de celles du premier qui n'étaient que droiture, 1Jean 3:12. C'est aussi la conséquence de l'inimitié entre la Semence de la femme et celle du serpent ; cette guerre a tout détruit. Et nous sommes tous concernés par ce combat, nous ne sommes pas neutres ; notre Maître a déclaré : « celui qui n'est pas avec moi, est contre moi ».

      Engageons-nous fermement sur la voie de la vérité et de la droiture, contre Satan !

      Genèse 5

      21 Énoch était le septième enfant d'Adam. Cet homme pieux marchait avec Dieu : cela montre la réconciliation avec le Seigneur ; cette marche avec Dieu ne peut avoir lieu que si ce dernier l'agrée, Amos 3:3. Ce type de vie sous-entend la présence de piété, de droiture et de sobriété. Marcher avec Dieu signifie, en fait : Le placer devant nous, pour que nous puissions agir en permanence sous Son regard. Il faut rechercher à plaire à Dieu en toutes choses, et à ne l'offenser en aucune manière. Il faut Le suivre comme Ses enfants. Le Saint Esprit, n'a pas dit « Énoch vécut », mais au contraire, « Énoch marcha avec Dieu ». C'était pour lui un souci constant et sa tâche principale ; alors que les autres ne suivent que leurs idées, dans le monde, lui, vécut pour Dieu. Cela représentait sa joie de vivre.

      Énoch a été enlevé vers un monde meilleur. Il n'a pas vécu comme les autres, par conséquent, il n'a pas quitté le monde comme eux, par la mort. On ne l'a plus trouvé, car Dieu le prit, Heb 11:5. Il n'a vécu que trois cent soixante cinq ans, ce qui représente environ la moitié d'espérance de vie des hommes de l'époque.

      Dieu rappelle souvent à Lui ceux qu'Il apprécie particulièrement ; le temps qu'ils perdent sur terre est gagné dans les cieux et ce, avec un incomparable avantage. Remarquez comment l'enlèvement d'Énoch s'est effectué : « et il ne fut plus, car Dieu le prit ». Il ne vécut plus en ce monde ; il a été changé, comme le seront les saints qui vivront le moment de la seconde venue de Christ.

      Ceux qui commencent à marcher avec Dieu dès leur jeunesse, peuvent espérer cheminer avec Lui longtemps, paisiblement et efficacement. La vraie marche du chrétien, dans la sainteté, tout au long de l'année, jusqu'à ce que Dieu le reprenne, vaut mieux que celle d'un esprit religieux sans spiritualité et plein de vaines critiques. De plus, marcher pleinement avec Dieu est synonyme de protection, de réconfort et de devoir ici-bas.

      Genèse 6

      8 Noé n'a pas rencontré la faveur auprès de son Entourage ; il a été haï et persécuté à la fois pour sa conduite et pour sa prédication envers le monde condamné : mais il a trouvé grâce aux yeux de Dieu, ce qui est de loin la meilleure part. Cela devrait être notre but principal ; cherchons premièrement à Lui être agréable.

      Tandis que le reste du monde vivait dans la méchanceté, Noé, quant à lui, est resté intègre. La bénédiction divine envers Noé a provoqué en lui cette bonne conduite. Il était un homme juste, juste devant Dieu, par sa foi en la Semence promise. Il a, de ce fait, été rendu saint, en ayant une conduite pure, en particulier dans la tenue de sa conversation. Il n'était pas seulement honnête, il était également pieux ; cela se traduisait par une recherche permanente de la volonté divine.

      Dieu porte favorablement Ses regards sur ceux qui Le recherchent avec foi. Il est facile d'être pieux quand la religion est à la mode ; mais il faut avoir une foi solide pour contrer les pensées et tendances de ce monde, pour être le seul qui puisse être, comme Noé, agréé par Dieu.

      On rencontrait toutes sortes de péchés parmi les hommes de cette époque. Les principes divins étaient bafoués. La terre était pleine de violence à cause du péché, ce qui a pleinement justifié la résolution divine de détruire le monde. Cette corruption s'est même répandue partout. Quand la méchanceté se généralise, la ruine ne tarde pas ; bien qu'il y en ait certains parmi le peuple qui prient le Seigneur, ce qui remonte un peu le niveau général de piété, le jugement ne tardera pas à être exécuté ; mais quand toutes les âmes outrepassent les limites et que personne ne cherche à limiter le débordement, que reste-t-il, à part le déluge de la colère divine ?

      Genèse 11

      1

      Un seul langage mondial, la construction de Babel. (Genèse 11:1-4)
      Les langues confondues, Les bâtisseurs de Babel dispersés. (Genèse 11:5-9)
      Les descendants de Sem. (Genèse 11:10-26)
      Térakh, père d'Abram, grand-père de Lot, Ils partent pour Charan. (Genèse 11:27-32)

      Avec quelle rapidité les hommes retrouvent leurs sentiments d'orgueil démesuré et retournent à leurs délits !

      Bien que la désolation du déluge fût encore présente à leur esprit et qu'ils aient encore en mémoire la droiture de Noé, leur méchanceté ne tarda pas à s'accroître de manière considérable. Seule la grâce et la sanctification offertes par le Saint Esprit sont capables d'enrayer la débauche du péché et sa dépravation, inhérentes au cœur et à la nature de l'homme. Le but de Dieu était de voir la race humaine constituer de nombreuses nations, des peuples et des pays. Au mépris de la volonté divine et contre la recommandation de Noé, la majorité des hommes de cette époque a voulu bâtir une ville et une tour, afin qu'ils puissent y vivre, réunis tous ensemble. C'est alors que l'idolâtrie a commencé et Babel en devint un des principaux centres. Ils ont ainsi lancé un autre défi à Dieu, encore plus impertinent et déterminé. Apprenons à inciter les autres à l'amour et aux bonnes œuvres, avec le même élan qu'ont les pécheurs à entraîner leurs compagnons dans le mauvais chemin.

      Genèse 12

      1

      Dieu appelle Abram, et le bénit avec une promesse relative à Christ. (Genèse 12:1-3)
      Abram part de Charan. (Genèse 12:4,5)
      Il séjourne en Canaan, Et adore Dieu sur place. (Genèse 12:6-9)
      Abram est poussé par la famine, vers l'Égypte, Il fait prendre sa femme pour sa sœur. (Genèse 12:10-20)

      Dieu a choisi Abram et l'a sélectionné parmi tous ses amis idolâtres ; Il a ainsi commencé à constituer Son peuple, duquel la véritable adoration sera instituée, et ce, jusqu'à la venue de Christ. Abram et sa postérité représentent presque le seul sujet de l'histoire de la Bible. Abram a été éprouvé pour voir s'il aimait Dieu avant toute chose, et s'il pouvait tout quitter pour suivre l'Éternel. Ses proches et la maison de son père étaient pour lui l'objet d'une tentation permanente et il ne pouvait continuer à vivre avec eux sans risquer de se détourner de la sainteté.

      Ceux qui s'éloignent de leurs péchés et qui se tournent vers Dieu en tireront un bénéfice indéniable. Le commandement que Dieu donna à Abram est identique à celui donné par l'évangile : les affections naturelles doivent céder le pas à la Grâce divine. Le péché et toutes les occasions qui le provoquent doivent être abandonnés, particulièrement quand on est en mauvaise compagnie.

      Nous avons dans ce texte de grandes et précieuses promesses : tous les préceptes divins, s'ils sont respectés, conduisent à des promesses.

      1- « Je ferai de toi une grande nation ». Quand Dieu choisit Abram comme père de Son peuple, Il lui promit d'être aussi la tête d'une autre nation.

      2- « Je te bénirai ». Les croyants obéissants peuvent être sûrs d'hériter des bénédictions divines.

      3- « Je rendrai ton nom grand ». Le nom des croyants fidèles sera certainement grand.

      4- « Tu seras une source de bénédiction ». Les hommes bons sont la bénédiction d'une nation.

      5- « Je bénirai ceux qui te béniront et je maudirai ceux qui te maudiront ». Dieu prendra soin de bénir ceux qui rendront des services à Son peuple.

      6- « Et toutes les familles de la terre seront bénies en toi ». Jésus Christ est la grande bénédiction donnée à ce monde, la plus grande qu'il ait pu recevoir. Toutes les bénédictions réelles ici-bas proviennent d'Abram et de sa postérité. Par lui, nous avons la Bible, un Sauveur, et l'Évangile. Voilà toutes les valeurs sur lesquelles l'église peut s'appuyer.

      4 Abram était persuadé que la bénédiction du Tout Puissant pourrait le garder de tout faux pas, comblerait ses vœux, au delà de tous désirs ; il savait également que la misère serait la seule rançon de sa désobéissance.

      Il en est ainsi des croyants, qui sont justifiés par la foi, en Christ : ils ont la paix avec Dieu. Ils tiennent bon, sur le chemin qui mène à Canaan. Ils ne sont pas découragés par les difficultés rencontrées sur leur voie, ils ne sont pas tentés par les délices qu'ils pourraient entrevoir.

      Ceux qui sont en route vers les cieux doivent persévérer jusqu'à la fin. Quelles que soient nos entreprises, en accord avec les commandements divins et en toute soumission à Sa providence, tout tendra vers la réussite et la satisfaction finales. Canaan n'était pas, comme d'autres pays, sous une domination étrangère, c'était l'image d'un royaume céleste, vivement convoitée par les patriarches.

      Genèse 39

    • Genèse 1

      26 Puis Dieu dit : Faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu'il domine sur les poissons de la mer, et sur les oiseaux des cieux, et sur le bétail, et sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre.
      28 Et Dieu les bénit ; et Dieu leur dit : Croissez et multipliez, et remplissez la terre, et l'assujettissez, et dominez sur les poissons de la mer et sur les oiseaux des cieux, et sur tout animal qui se meut sur la terre.

      Genèse 2

      7 Et l'Éternel Dieu forma l'homme de la poussière de la terre, et souffla dans ses narines une respiration de vie ; et l'homme devint une âme vivante.
      15 L'Éternel Dieu prit donc l'homme et le plaça dans le jardin d'Éden, pour le cultiver et pour le garder.

      Genèse 3

      1 Or, le serpent était le plus fin de tous les animaux des champs, que l'Éternel Dieu avait faits ; et il dit à la femme : Quoi ! Dieu aurait dit : Vous ne mangerez point de tout arbre du jardin !
      3 Mais quant au fruit de l'arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : Vous n'en mangerez point, et vous n'y toucherez point, de peur que vous ne mouriez.
      21 Et l'Éternel Dieu fit à Adam et à sa femme des robes de peau, et les en revêtit.

      Genèse 4

      3 Or, au bout de quelque temps, Caïn offrit des fruits de la terre une oblation à l'Éternel ;
      8 Et Caïn parla à Abel, son frère. Et comme ils étaient aux champs, Caïn s'éleva contre Abel son frère, et le tua.
      23 Et Lémec dit à ses femmes : Ada et Tsilla, écoutez ma voix ; femmes de Lémec, prêtez l'oreille à ma parole : Oui ! j'ai tué un homme pour ma blessure, et un jeune homme pour ma meurtrissure.

      Genèse 5

      21 Hénoc vécut soixante-cinq ans, et engendra Méthushélah.
      24 Hénoc marcha donc avec Dieu, puis il disparut, car Dieu le prit.

      Genèse 6

      5 Et l'Éternel vit que la malice de l'homme était grande sur la terre, et que toute l'imagination des pensées de son coeur n'était que mauvaise en tout temps.
      8 Mais Noé trouva grâce aux yeux de l'Éternel.
      9 Voici les descendants de Noé. Noé fut un homme juste, intègre, dans son temps ; Noé marcha avec Dieu.

      Genèse 11

      1 Or toute la terre avait le même langage et les mêmes mots.
      9 C'est pourquoi son nom fut appelé Babel (confusion) ; car l'Éternel y confondit le langage de toute la terre, et de là l'Éternel les dispersa sur toute la face de la terre.

      Genèse 12

      1 Et l'Éternel avait dit à Abram : Va-t'en hors de ton pays, et de ta parenté, et de la maison de ton père, vers le pays que je te montrerai.
      2 Et je te ferai devenir une grande nation, et je te bénirai, et je rendrai ton nom grand, et tu seras une bénédiction.
      3 Et je bénirai ceux qui te béniront, et je maudirai ceux qui te maudiront ; et toutes les familles de la terre seront bénies en toi.
      4 Et Abram s'en alla, comme l'Éternel le lui avait dit, et Lot alla avec lui. Et Abram était âgé de soixante et quinze ans quand il sortit de Charan.

      Genèse 39

      9 Nul n'est plus grand dans cette maison que moi, et il ne m'a rien interdit que toi, parce que tu es sa femme. Comment ferais-je un si grand mal, et pécherais-je contre Dieu ?
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