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PROPHÈTE 5.

V Le patriotisme des prophètes.

On a pu voir déjà, par ce qui précède, combien se trompent les modernes littérateurs qui présentent les prophètes jéhovistes comme des génies « puissants et solitaires », des visionnaires exclusivement tournés vers les choses futures, des exaltés ou des rêveurs mystiques. Les hommes de Dieu n'étaient en réalité ni des penseurs abstraits, ni des illuminés se nourrissant de chimères, ni des sermonneurs entre ciel et terre, ni de ceux dont les utopies sociales font des sans-patrie. Ce qui fait que leur action a été si durable et que, malgré l'impopularité où les mettaient leurs exigences, ils ont donné le branle au progrès d'où devait sortir, avec ses conséquences morales, la religion de l'Esprit, c'est qu'ils ont participé intensément à la vie de leur peuple, qu'ils ont été mêlés à ses luttes, ses douleurs, ses espérances, qu'ils ont souffert pour lui et par lui. Dans le milieu où grandissait Israël, l'amoralité des dieux entretenait les peuples dans une superstition grossière ; les troupeaux humains se mouvaient suivant l'ambition de conquérants farouches ; victimes des conflits incessants des grands empires, les petites nations végétaient dans des transes continuelles et le repos précaire qu'assurait la vassalité. Les prophètes hébreux entreprirent d'affranchir leurs tribus de ce cercle. infernal. En révélant à Israël son élection par Jéhovah, le Dieu vivant, personnification du bien et libre des contingences où les autres divinités succombaient, ils éveillèrent son âme à l'idée de patrie, élevèrent sa destinée au-dessus des catastrophes temporelles, lui assignèrent une mission qui devait triompher des siècles et ouvrirent devant lui une carrière où il allait devenir le principal éducateur de l'humanité. Mais, comme les grâces inhérentes à l'élection nécessitaient chez le peuple élu l'attitude morale dont nous avons indiqué plus haut la portée, les mandataires de Jéhovah se sont trouvés être par là, non seulement de puissants novateurs, des animateurs idéalistes, mais aussi des censeurs irréductibles que la masse de leurs contemporains supportait avec peine et contre lesquels toutes les passions mauvaises s'ameutaient. C'est à cette contradiction que les prophètes jéhovistes doivent d'avoir inauguré dans la société des hommes le plus beau et le plus désintéressé des patriotismes. Ce patriotisme fut parmi les marques les plus authentiques de leur grandeur et les signes les plus évidents de leur inspiration.

Moïse, le premier des prophètes, l'homme que No 12:4,8 place au-dessus des prophètes dans l'ordre des rapports avec Jéhovah, est le plus grand patriote de tous les temps. Avant l'appel de Dieu, il montre déjà son patriotisme en tuant l'Égyptien (Ex 2:11 et suivants). Par amour pour ses frères, il quitte la cour d'Egypte. Puis, d'une poussière de tribus esclaves que le pharaon était en train d'abrutir et d'anéantir par une lente persécution, il fait un peuple, à travers le désert, et marque ce peuple d'une si forte empreinte, l'anime d'un tel souffle, lui donne de telles institutions, lui assure une fixité telle, que ce peuple, au cours de siècles d'épreuves, malgré ses défaillances, ses défaites, ses exils, sa dispersion dans toutes les parties du monde, d'un monde hostile et tortionnaire, garde sa cohésion, sa loi, son espérance, ses allures, son type caractérisé, et continue à rapporter tout cela, après trois mille ans de vie miraculeuse d'endurance et d'unité, à son fondateur Moïse. Cherchez dans l'histoire un exemple comme celui-là, vous ne le trouverez pas, et de loin. En présence de ce fait, l'explication de l'origine du jéhovisme donnée par Loisy (Relig, Isr., pp. 905SS) pose un problème d'histoire que la critique rationaliste ne résout pas. On peut ramener cette explication à la déclaration de Holscher, que Loisy d'ailleurs suit à peu près pas à pas : « La religion de Yahvé n'a jamais été fondée ; le Moïse que nous connaissons n'est pas un fondateur de religion, mais l'ancêtre des prêtres de Kadès, c'est-à-dire une figure légendaire en rapport avec le culte du lieu » (voir les pages consacrées par Hölscher à Moïse et au sacerdoce de Kadès, Propheten, pp. 107-115).

--Après le premier trait : le génie patriotique, le deuxième trait : le désintéressement. Moïse, créateur de son peuple, ne réclame rien pour lui. Les rois se font servir, adorer : Moïse sert son peuple et adore Jéhovah. Rien pour lui. Quand Jéhovah, irrité par le veau d'or, décide de détruire Israël et propose à Moïse une destinée de gloire, Moïse lui répond : « Pardonne à ce peuple, ou efface-moi de ton livre » (Ex 32:10,32). Il préférerait disparaître oublié, maudit, anéanti à jamais, plutôt que de voir son peuple privé d'avenir. --Troisième trait : s'il veut son peuple, il le veut pour Dieu. Il ne dit pas : Israël « au-dessus de tout », ni « Jéhovah avec nous », il n'écrit pas, comme l'a fait un nationaliste de nos jours et de notre race : « Que ma patrie fasse mal ou bien, je l'approuve, parce que c'est ma patrie. » Moïse dit : Jéhovah premier servi. Sa patrie ne vaut qu'en tant qu'elle travaille à la gloire de Dieu, qu'elle vit dans l'obéissance à Dieu, qu'elle réalise ici-bas le plan de Dieu, et il donne à son peuple les éléments d'une éducation où lui seraient épargnées, s'il y restait fidèle, les défaillances qui épuisent, les infidélités qui déshonorent, les révoltes qui écartent Dieu et vouent à la mort. Il l'établit dans le cadre du bonheur par le bien (cf. Décalogue et les principes formulés dans De 5 De 6).

Les prophètes jéhovistes venus après Moïse sont tous restés dans la ligne de son patriotisme. Samuel, rejeté par Israël qui lui a préféré un roi, en est tellement affecté dans sa sollicitude pour son peuple qu'il « crie à Jéhovah toute la nuit » (1Sa 15:11), ce qui ne l'empêche pas de dire à ceux qu'il aime malgré leur ingratitude : « Loin de moi de cesser de prier pour vous ! » (1Sa 12:23). Et de fait, jusqu'au bout, Samuel s'efforce de détourner les conséquences fatales de la faute d'Israël (1Sa 12 à 16).

Quel patriotisme dans le désespoir d'Élie fuyant vers l'Horeb (1Ro 19), dans le courage d'Amos, ce campagnard rustique, qui va jusqu'au sanctuaire du roi d'Israël pour disputer son peuple au formalisme corrupteur (Am 7:10,15), et qui intercède de façon touchante auprès de Jéhovah pour son peuple (Am 7:2) :

Seigneur Jéhovah, fais grâce ! Comment Jacob subsisterait-il ? Il est si petit !

Combien l'amour du patriote transparaît dans la manière dont Osée fait parler Jéhovah : (Os 11:1-4)

Quand Israël était jeune, je l'aimais, Et j'appelai mon fils hors d'Egypte... C'est moi qui guidais les pas d'Éphraïm, Le soutenant par les bras, L'attirant à moi par les liens de la bonté, Par les chaînes de l'amour...

dans ce défi jeté par Michée aux Assyriens (Mic 4:11,13) :

Que Sion soit violée, disent-ils,

Que nos yeux se repaissent de cette vue !

Mais ils ne connaissent pas

Les pensées de Jéhovah

Et ne comprennent pas son dessein

Qui est de les amasser

Comme les gerbes sur l'aire !

Lève-toi donc, fille de Sion,

Ecrase-les sous tes pieds !

dans le scandale éprouvé par Habacuc en face des tortures infligées par les Assyriens à Israël : (Hab 1 1,2)

Jusques à quand, ô Jéhovah, t'implorerai-je,

Sans que tu entendes mon appel ?

dans l'apostrophe cinglante d'Ésaïe à l'armée de Sanchérib qui assiège Jérusalem (Esa 37:22,28,29).

Elie te méprise, elle se rit de toi,

La vierge, fille de Sion,

Elle hoche la tête derrière toi,

La fille de Jérusalem...

Je sais, dit Jéhovah, quand tu t'assieds,

Quand tu sors et quand tu entres,

Et quand tu es en fureur contre moi.

Parce que tu es furieux contre moi

Et que ton arrogance est montée à mes oreilles,

Je mettrai ma boucle à tes narines

Et mon mors à tes lèvres,

Et je te ferai retourner

Par le chemin par lequel tu es venu.

Jérémie, le seul prophète dont la biographie nous soit assez connue pour que nous puissions pénétrer ses sentiments et le suivre dans les péripéties de son ministère, nous offre le spectacle d'un conflit tragique entre le patriotisme que rien ne peut abattre et la vocation prophétique qui oblige l'homme de Dieu à annoncer à ses concitoyens le châtiment et la ruine.

Appels passionnés à son peuple : (Jer 2 12,13,17,19)

Cieux, soyez stupéfaits,

Frémissez d'épouvante et d'horreur, dit Jéhovah,

Car mon peuple a commis un double péché.

Ils m'ont abandonné, moi, la source d'eau vive,

Pour se creuser des citernes, citernes crevassées

Qui ne retiennent pas l'eau...

Parce que tu as abandonné Jéhovah, ton Dieu,

Lorsqu'il te dirigeait dans la bonne voie,

Ta méchanceté te châtiera,

Ton infidélité te punira.

Tu sauras et tu verras

Que c'est une chose mauvaise et amère

Que d'abandonner Jéhovah.

Fureur contre les faux prophètes et les prêtres : (Jer 6:14 et suivant)

Ils pansent à la légère

La plaie de la fille de mon peuple.

Paix, paix, disent-ils, alors qu'il n'y a point de paix.

Ils seront confondus pour leurs abominations,

Mais ils ne connaissent pas la honte.

Ils ne savent pas rougir !

Désespoir en présence des insuccès de sa mission ; il s'en prend à Dieu même : (Jer 20 7,10,14,18)

Tu m'as séduit, et je me suis laissé faire.

Tous se moquent de moi :

« Accusez-le, et nous l'accuserons. »

Tous ceux qui étaient en paix avec moi

Observent si je chancelle :

« Nous tirerons vengeance de lui ! »...

Maudit soit le jour où je suis né !

Pourquoi suis-je sorti du sein maternel

Pour voir la souffrance et la douleur

Et pour consumer mes jours dans la honte ?

Désillusion de constater que ses efforts sont vains et que l'endurcissement de ses concitoyens amènera inéluctablement la destruction de son peuple : (Jer 8 18 9:1 4:19 et suivant)

Où trouverai-je consolation à ma douleur ?

Mon coeur souffre au dedans de moi.

Oh ! si ma tête était une source d'eau

Et mes yeux une fontaine de larmes,

Je pleurerais jour et nuit

Les morts de la fille de mon peuple !

Mes entrailles, mes entrailles !

Mon coeur est torturé,

Le coeur me bat, je ne puis me taire,

Car tu entends, mon âme, le son de la trompette ;

C'est le cri de guerre, on annonce ruines sur ruines !

Tout le pays est ravagé.

Le miracle est que cet homme à l'âme si sensible, au caractère si impressionnable, n'ait jamais quitté la brèche pour aller chercher le silence qui lui aurait assuré la paix. S'il ne l'a pas fait, il le déclare ouvertement, c'est qu'il ne l'a pas pu. Son patriotisme l'empêchait de se soustraire aux ordres de Jéhovah : » Il y a dans mon coeur comme un feu dévorant... » Inspiré par la flamme sacrée, il oppose pendant quarante ans son patriotisme éclairé au patriotisme aveugle des prêtres et des faux prophètes qui, illusionnés par la grâce exceptionnelle accordée à Jérusalem au temps d'Ézéchias, s'imaginent que Sion est intangible et que jamais des mains profanes ne toucheront au sanctuaire de Jéhovah. Conspué, persécuté, accusé de traîtrise, frappé, prisonnier menacé de mort--et il serait mort en effet sans la compassion d'un humble esclave noir qui le tira hors de la fosse où il devait périr (cf. Jer 36:26 20:1-3 37:18 26:7,11, etc.) --, abandonné par le peuple lui-même, ce qui achève de faire de lui le prototype de Jésus-Christ, Jérémie, après avoir vu se réaliser l'une après l'autre ses prophéties de châtiment et de ruine, annoncera à ceux de ses compatriotes qui lui sont restés attachés l'aurore de la nouvelle alliance, celle qui établira entre Jéhovah et les Israélites repentants la communion du coeur : « Je t'aime d'un amour éternel » (Jer 31:3). Cette aurore ne devait pas briller aux yeux du prophète, mais elle s'est levée au temps de l'Évangile, achevant d'attester que c'était bien à Jérémie et non à ses contradicteurs que les desseins de Dieu avaient été révélés.

Sur la terre de Babylone, Ézéchiel, « la sentinelle de Jéhovah », se dépense comme pasteur des déportés, « maison de rebelles », sans se laisser décourager par leur ingratitude, leurs moqueries, leurs récriminations. Il suffit, pour mesurer l'amour dont il les aime, de lire les pages enflammées dans lesquelles il fulmine contre les nations qui ont fait souffrir Israël (ch. 25-32) : Ammon, Moab, les Philistins, Tyr l'orgueilleuse et l'Egypte traîtresse ; et sa fureur vengeresse les poursuit jusque dans les profondeurs du cheol (voir ce mot) :

Descends, couche-toi parmi les incirconcis !

Là est l'Assyrien...

Là est Elam...

Là sont Mésec et Tubal...

Là sont Édom, ses rois, ses princes...

Pharaon les verra !

Le glaive est brandi.

Entraînez l'Egypte et toute sa multitude

Au sein du séjour des morts ! (Ezéch, 32:19,22,24,26,29,31,32).

Nulle part enfin le patriotisme n'a resplendi avec plus d'éclat que dans l'oeuvre du dernier grand prophète, le second Ésaïe, qui habita probablement l'Egypte, où son devancier, et probablement son maître, Jérémie, avait achevé dans le martyre sa vie mouvementée. A l'époque où Ésaïe II écrivait ses sourates, qui devaient circuler chez les dispersés d'Israël, relever et spiritualiser l'espoir de leurs colonies et les préparer à la grande consolation, le peuple élu n'avait plus ni royaume ni temple. Jérusalem gisait à terre, lamentable monceau de ruines. Jéhovah avait révélé à son prophète que le nationalisme d'autrefois avait vécu, qu'il ne reviendrait pas, que la religion de Jéhovah était désormais pour tous les peuples, que tous étaient appelés, car Jéhovah était le Dieu de toute la multitude humaine... N'importe, le second Ésaïe aura beau prêcher l'universalisme jéhoviste et atteindre dans ses prédications aux accents les plus sublimes, accents définitifs qui introduiront l'Évangile, son âme de patriote reste tout entière aux tribus de Jacob et ne laisse rien tomber des droits des ancêtres : (Esa 41:9 et suivant)

Race d'Abraham que j'ai aimé,

Toi que j'ai prise aux extrémités de la terre

Et que j'ai appelée d'une contrée lointaine...

Ne crains rien, car je suis avec toi ;

Ne promène pas des regards inquiets,

Car je suis ton Dieu.

Je te fortifierai, je viens à ton secours ;

Je te soutiens de ma droite triomphante.

Et c'est toujours sa terre bien-aimée, avec sa capitale Jérusalem, qui reste le centre de ses visions, le lieu d'élection où s'accomplira la restauration nouvelle : (Esa 52:9 et suivant)

Eclatez ensemble en cris de joie,

Ruines de Jérusalem !

Car l'Éternel console son peuple,

II rachète Jérusalem.

Jéhovah découvre le bras de sa sainteté

Aux yeux de toutes les nations,

Et toutes les extrémités de la terre verront

Le salut de notre Dieu !

La rancoeur contre les anciens bourreaux de Sion gronde dans l'âme du prophète : (Esa 47:1,3,5)

Descends, assieds-toi dans la poussière,

Vierge, fille de Babylone !

J'exercerai ma vengeance,

Je n'épargnerai personne...

Accroupis-toi en silence

Et va dans les ténèbres,

Fille des Caldéens !

Mais les temps sont révolus. Jérusalem délivrée, exaltée, verra les adorateurs de toutes les nations se presser autour de ses autels : (Esa 56:7)

Car ma maison sera appelée

Une maison de prière pour tous les peuples.

Cette vision d'avenir, où le patriotisme et l'inspiration semblent se soutenir mutuellement pour élever plus haut encore le verbe du prophète, sert d'introduction à l'apocalypse rayonnante où le deuxième Ésaïe, dépassant les réalités de la terre, voit la cité de Dieu, immatérielle et couronnée d'allégresse, grouper autour d'elle une création nouvelle et réunir dans ses murs de lumière l'humanité régénérée, consolée et bienheureuse à jamais. Cette cité, c'est encore Jérusalem.

Lève-toi, sois éclairée,

Car ta lumière arrive

Et la clarté de Jéhovah se lève sur toi...

Les fils de tes tyrans viendront s'humilier devant toi,

Ils t'appelleront la ville de Jéhovah,

La Sion du Saint d'Israël...

Ce ne sera plus le soleil

Qui sera la lumière de tes jours,

Ni la lune qui t'éclairera de sa lueur,

Mais Jéhovah sera ta lumière à toujours,

Ton Dieu sera ta gloire,

Et ton soleil ne se couchera plus. (Esa 60:1,14,19,20, cf. chap. 65).

C'est ainsi que les prophètes jéhovistes, en frayant par leur patriotisme la voie providentielle où Dieu et l'homme devaient se retrouver, ont témoigné pour tous les temps de l'authenticité du contact avec l'invisible.

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      Exode 2

      11 Lorsque Moïse fut devenu adulte, il alla rendre visite à ses frères de race et fut témoin des pénibles travaux qu’on leur imposait. Il vit un Egyptien qui rouait de coups l’un de ses frères hébreux.

      Exode 32

      10 Et maintenant, laisse-moi faire : ma colère s’enflammera contre eux et je les exterminerai. Mais je ferai de toi une grande nation.
      32 Mais maintenant, veuille pardonner ce péché. Sinon, efface-moi du livre que tu as écrit.

      Nombres 12

      4 Alors l’Eternel ordonna soudainement à Moïse, à Aaron et à Miryam : —Rendez-vous tous les trois à la *tente de la Rencontre ! Ils y allèrent.
      8 C’est de vive voix que je lui parle, de façon claire et non dans un langage énigmatique, et il voit l’Eternel de façon visible. Comment donc avez-vous osé critiquer mon serviteur Moïse ?

      1 Samuel 12

      1 Samuel dit à tout le peuple d’Israël : —Vous avez vu que je vous ai accordé tout ce que vous m’avez demandé : j’ai établi un roi sur vous.
      2 Maintenant, voici le roi qui vous dirigera. Quant à moi, je suis devenu vieux, mes cheveux ont blanchi et mes fils sont parmi vous. Je vous ai dirigés depuis ma jeunesse jusqu’à ce jour.
      3 Je me tiens aujourd’hui devant vous. Répondez-moi devant l’Eternel et devant celui qui a reçu son onction : De qui ai-je pris le bœuf ? De qui ai-je pris l’âne ? Ai-je exploité ou opprimé l’un de vous ? De qui ai-je accepté un présent pour fermer les yeux sur sa conduite ? Dites-le, et je vous rendrai tout ce que j’aurais pris injustement.
      4 Ils lui répondirent : —Tu ne nous as ni exploités, ni opprimés, et tu n’as jamais rien accepté de personne.
      5 Il reprit : —L’Eternel est donc témoin devant vous, et celui qui a reçu l’onction de sa part l’est aussi aujourd’hui : vous n’avez rien trouvé à me reprocher. Le peuple confirma : —Oui, il en est témoin.
      6 Samuel dit encore au peuple : —C’est l’Eternel qui a établi Moïse et Aaron et qui a fait sortir nos ancêtres d’Egypte.
      7 Maintenant donc, comparaissez en sa présence et je vais vous citer tous les actes puissants qu’il a accomplis pour vous sauver, vous et vos ancêtres.
      8 Après que Jacob fut venu en Egypte, lorsque vos ancêtres ont imploré l’Eternel, il a envoyé Moïse et Aaron qui les ont fait sortir d’Egypte pour les établir dans le pays où nous sommes.
      9 Mais eux, ils ont délaissé l’Eternel leur Dieu. C’est pourquoi il les a livrés à Sisera, le chef de l’armée de Hatsor, aux Philistins et au roi de Moab qui leur ont fait la guerre.
      10 Alors ils ont de nouveau imploré l’Eternel en confessant : « Nous avons péché, car nous avons abandonné l’Eternel et nous avons adoré les dieux *Baals et *Astartés. Mais à présent, délivre-nous de nos ennemis et nous te servirons. »
      11 Alors l’Eternel a envoyé Gédéon, Baraq et Jephté, et finalement moi, Samuel. Il vous a délivrés de tous les ennemis qui vous entourent et vous avez habité le pays en sécurité.
      12 Lorsque vous avez vu Nahach le roi des Ammonites venir vous attaquer, vous êtes venus me dire : « Nous ne voulons pas continuer ainsi ; il faut qu’un roi règne sur nous. » Comme si l’Eternel n’était pas votre roi !
      13 Eh bien, maintenant, voici votre roi selon ce que vous avez choisi et demandé. C’est l’Eternel qui l’a établi sur vous.
      14 Si désormais vous révérez l’Eternel, si vous lui rendez votre culte, si vous lui obéissez sans vous révolter contre ses paroles et si vous et votre roi qui règne sur vous, vous suivez l’Eternel votre Dieu, tout ira bien.
      15 Mais si vous n’écoutez pas l’Eternel et si vous êtes rebelles à ses commandements, l’Eternel vous frappera sévèrement, ainsi que votre roi, comme il a frappé sévèrement vos ancêtres.
      16 Maintenant, restez encore là, et observez la chose extraordinaire que l’Eternel va accomplir sous vos yeux.
      17 Ne sommes-nous pas actuellement au temps de la moisson des blés ? Eh bien, je vais invoquer l’Eternel et il fera tonner et pleuvoir pour que vous soyez bien conscients que vous avez commis une grave faute aux yeux de l’Eternel en demandant un roi.
      18 Alors Samuel invoqua l’Eternel, et l’Eternel fit tonner et pleuvoir ce jour-là. Tout le peuple fut saisi d’une grande crainte à l’égard de l’Eternel et de Samuel.
      19 Tous supplièrent Samuel : —Intercède pour tes serviteurs auprès de l’Eternel ton Dieu afin que nous ne mourions pas, car nous avons ajouté à toutes nos fautes celle de demander un roi pour nous.
      20 Samuel rassura le peuple : —Soyez sans crainte ! Oui, vous êtes bien coupables de ce mal, mais ne vous détournez pas de l’Eternel et servez-le de tout votre cœur.
      21 Ne vous éloignez pas de lui, sinon vous courrez après des choses de néant qui sont inutiles et incapables de secourir, parce qu’elles ne sont que néant.
      22 Il a plu à l’Eternel de faire de vous son peuple. C’est pourquoi il ne vous abandonnera pas, car il tient à faire honneur à son grand nom.
      23 En ce qui me concerne, que l’Eternel me garde de commettre une faute contre lui en cessant de prier pour vous. Je continuerai à vous enseigner le bon et droit chemin.
      24 De votre côté, révérez l’Eternel et servez-le sincèrement de tout votre cœur en considérant les grandes choses qu’il a accomplies pour vous.
      25 Mais si vous faites le mal, vous serez détruits, vous et votre roi.

      1 Samuel 15

      11 —Je décide d’annuler ce que j’ai fait en établissant Saül roi, car il s’est détourné de moi et il n’a pas tenu compte de mes ordres. Samuel en fut bouleversé et il implora l’Eternel toute la nuit.

      Esaïe 37

      22 Voici la parole que l’Eternel prononce contre lui : « *Sion, la jeune fille, n’a que mépris pour toi et se moque de toi, la fille de Jérusalem hoche la tête à ton sujet.
      28 Mais moi je sais quand tu t’assieds, quand tu sors, quand tu rentres, quand tu t’emportes contre moi.

      Esaïe 41

      9 toi que je suis allé chercher aux confins de la terre et que j’ai appelé de ses extrémités, toi à qui j’avais dit : “Tu es mon serviteur”, je t’ai choisi et non pas rejeté :

      Esaïe 47

      1 « Va, descends de ton trône et assieds-toi dans la poussière, population, communauté de Babylone, assieds-toi sur le sol car tu es détrônée, communauté des Chaldéens, car on ne t’appellera plus la douce, la voluptueuse.
      3 Ainsi ta nudité sera vue au grand jour et ton opprobre apparaîtra. Je vais exercer ma rétribution et je n’épargnerai personne.
      5 « Assieds-toi en silence, entre dans les ténèbres, communauté des Chaldéens, car on ne t’appellera plus la reine des royaumes.

      Esaïe 52

      9 Poussez des cris de joie, ensemble faites éclater votre allégresse, vous, ruines de Jérusalem ! Car l’Eternel a consolé son peuple et délivré Jérusalem.

      Esaïe 56

      7 je les ferai venir à ma montagne sainte et je les réjouirai au Temple où l’on me prie, et j’agréerai leurs *holocaustes et autres sacrifices offerts sur mon autel. Car on appellera mon Temple : “La Maison de prière pour tous les peuples.”

      Esaïe 60

      1 « Lève-toi, resplendis, car voici ta lumière, car sur toi s’est levée la gloire du Seigneur.
      14 Les descendants de ceux qui t’humiliaient viendront se courber devant toi, et ceux qui t’insultaient se prosterneront à tes pieds. Et l’on t’appellera : “Cité de l’Eternel, la *Sion du Saint d’Israël”.
      19 « Ce ne sera plus le soleil qui, désormais, te donnera la lumière du jour ; la clarté de la lune ne luira plus sur toi la nuit. Car l’Eternel sera ta lumière à toujours, oui, ton Dieu sera ta splendeur.

      Jérémie 2

      12 Cieux, étonnez-vous-en, soyez-en horrifiés et consternés, l’Eternel le déclare.
      13 Car mon peuple a commis un double mal : il m’a abandonné, moi, la source d’eaux vives, et il s’est creusé des citernes, des citernes fendues et qui ne retiennent pas l’eau.
      17 Pourquoi donc tout cela t’arrive-t-il ? N’est-ce pas pour avoir délaissé l’Eternel ton Dieu, alors même qu’il te guidait sur le chemin ?
      19 Car ta méchanceté entraînera ton châtiment, et ta révolte fera venir ta punition. Sache et vois bien combien il est mauvais, combien il est amer de t’être détourné de l’Eternel, ton Dieu, et de ne plus avoir aucun respect pour moi. L’Eternel le déclare, le Seigneur des *armées célestes.

      Jérémie 4

      19 Je suis bouleversé, je me tords de douleur, et mon cœur bat très fort ! C’est le tumulte en moi, je ne peux pas me taire car j’ai bien entendu le son du cor, le cri de guerre.

      Jérémie 6

      14 Ils guérissent superficiellement mon peuple du désastre en disant : “Tout va bien ! Tout va vraiment très bien !” alors que rien ne va.

      Jérémie 8

      18 ce sera sans remède. » La douleur me submerge, mon cœur est abattu.

      Jérémie 9

      1 Oh ! que n’ai-je, au désert, un gîte de nomades ! Je quitterais mon peuple et je m’en irais loin de lui, car ce sont tous des adultères, une bande de traîtres !

      Jérémie 20

      1 Le prêtre Pachhour, fils d’Immer, qui était le responsable en chef du Temple de l’Eternel, entendit Jérémie prophétiser de cette manière ;
      7 Tu m’as séduit, ô Eternel, et je me suis laissé séduire ! Tu t’es servi de la force avec moi et tu l’as emporté. A longueur de journée, je suis un objet de risée, tous se moquent de moi.
      10 J’ai entendu les propos menaçants que profère la foule : « De toutes parts, c’est la terreur. Dénoncez-le ! crient-ils. Nous le dénoncerons ! » Tous les gens qui étaient avec moi en bon termes guettent ma chute : « Qu’il se laisse séduire, et nous aurons gagné ; alors nous le tiendrons et nous nous vengerons de lui ! »
      14 Maudit soit à jamais le jour où je suis né ! Que ce jour où ma mère m’a fait naître en ce monde ne soit jamais béni !
      18 A quoi bon être sorti de son sein si c’est pour faire l’expérience de la souffrance, de la détresse, pour consumer ma vie dans le mépris ?

      Jérémie 26

      7 Les prêtres, les prophètes et tout le peuple entendirent Jérémie prononcer ces paroles dans la cour du Temple.
      11 Alors les prêtres et les prophètes dirent aux ministres et à toute la foule : —Cet homme mérite d’être condamné à mort, car il a prophétisé contre cette ville, comme vous l’avez entendu de vos propres oreilles.

      Jérémie 31

      3 Dès les temps reculés, l’Eternel lui est apparu et lui a dit : D’un amour éternel, je t’aime, c’est pourquoi je t’attire par l’affection que je te porte.

      Jérémie 36

      26 Au contraire, le roi ordonna à Yerahméel, prince de sang, à Seraya, fils d’Azriel, et à Chélémia, fils d’Abdéel, d’arrêter Baruch le secrétaire et le prophète Jérémie ; mais l’Eternel les tint cachés.

      Jérémie 37

      18 Puis Jérémie demanda au roi Sédécias : —Quel crime ai-je commis contre toi, contre tes ministres et contre ce peuple pour que vous m’ayez jeté en prison ?

      Ezéchiel 32

      19 « En quoi vaudrais-tu mieux que d’autres ? Descends et couche-toi à côté des incirconcis !
      22 « Car là est couchée l’Assyrie et toute son armée autour de son tombeau, tous sont tombés blessés à mort sous les coups de l’épée.
      24 « Là est couché Elam et toute son armée entourant son tombeau. Tous sont tombés blessés à mort sous les coups de l’épée. Peuple d’incirconcis, les voilà descendus au séjour souterrain, eux qui terrorisaient le monde des vivants, et ils portent sur eux leur déshonneur avec tous ceux qui sont descendus dans la fosse.
      26 Là sont Méchek, Toubal et toute leur armée autour de leurs tombeaux. Tous ces incirconcis ont péri par l’épée, eux qui terrorisaient le monde des vivants.
      29 « Là sont Edom, ses rois et tous ses princes qui, malgré leur vaillance, se trouvent avec ceux que l’épée a tués. Eux aussi sont couchés à côté des incirconcis et de tous ceux qui sont descendus dans la fosse.
      31 En les voyant, le pharaon pourra se consoler du sort de son peuple nombreux. Le pharaon et son armée périront par l’épée. C’est là ce que déclare le Seigneur, l’Eternel.

      Osée 11

      1 « Quand Israël était enfant, je l’ai aimé, alors j’ai appelé mon fils à sortir de l’Egypte.
      2 D’autres l’ont appelé : et il s’est éloigné à cause d’eux. C’est aux *Baals qu’il sacrifie, aux idoles taillées qu’il offre de l’*encens.
      3 Pourtant, c’est moi qui, pour ses premiers pas, ai guidé Ephraïm, et qui l’ai porté dans mes bras, mais il n’a pas voulu savoir que moi, je prenais soin de lui.
      4 C’est par des liens d’une tendresse tout humaine et des cordes d’amour que je le conduisais, et j’ai été pour lui comme quelqu’un qui porte un nourrisson contre ses joues pour lui tendre à manger.

      Amos 7

      2 Quand les criquets eurent fini de dévorer l’herbe des champs, je dis : —O Seigneur, Eternel, pardonne-nous, de grâce ! Sinon, comment Jacob pourra-t-il subsister, lui qui est si petit ?
      10 Alors Amatsia, prêtre de Béthel, envoya un message à Jéroboam, roi d’Israël, pour lui dire : —Amos conspire contre toi dans le royaume d’Israël, et le pays ne saurait tolérer plus longtemps tous ses discours.
      15 Mais l’Eternel m’a pris de derrière le troupeau et il m’a dit : « Va prophétiser à Israël, mon peuple.

      Michée 4

      11 Mais pour l’instant, de nombreuses nations se sont rassemblées contre toi disant : « Qu’elle soit profanée, et que nos yeux contemplent la ruine de *Sion ! »
      13 « Debout, foulez le blé, habitants de *Sion, je rendrai vos cornes d’acier et vos sabots de bronze, et vous écraserez de nombreux peuples ; vous *vouerez exclusivement leurs biens à l’Eternel, et vous offrirez leurs richesses au Seigneur de toute la terre. »

      Habacuc 1

      1 Proclamation dont l’Eternel a donné la révélation à Habaquq le prophète.
      2 Jusques à quand, ô Eternel, appellerai-je à l’aide sans que tu entendes mon cri ? Jusques à quand devrai-je crier vers toi : « A la violence ! » sans que tu nous délivres ?
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