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RÉGÉNÉRATION

La nécessité d'une nouvelle naissance pour entrer dans la vie divine est une des préoccupations centrales de la religion des hommes et tout spécialement du culte des mystères (voir ce mot).

Cette préoccupation ou, pour mieux dire, cette obsession transverbère les rites de la mort et de la résurrection d'Attis, Dionysos, Mithra, etc. Le Myste meurt à sa vie ancienne en participant mystiquement à la mort et à la résurrection de son dieu. Après quoi il est, comme disent les textes, un « deux fois né », un « re-né », un « fils engendré aujourd'hui ». Parmi ces rites symboliques de la régénération, le plus caractéristique est celui du mystère osirien de la renaissance. « On sacrifie des victimes en l'honneur d'Osiris mort. La peau de ces victimes devient, selon le rituel, la peau de Sith, le meurtrier d'Osiris, et c'est elle qui va servir de « berceau » à Osiris. On place dans cette peau la momie qui représente Osiris, ou bien le prêtre lui-même qui représente Anubis, ou un homme quelconque appelé « Tikanou » s'y couche en prenant l'attitude du foetus dans la matrice. Les charmes de la magie imitative rendent efficace ce simulacre de gestation. Quand Osiris, ou Anubis qui s'est substitué à lui, ou le Tikanou, sort de la peau, il renaît, comme s'il sortait du sein maternel. » Ici, les vues ne vont pas plus loin que dans l'étonnement de Nicodème : « Naître de nouveau », c'est « rentrer dans le sein maternel pour naître une seconde fois ».

L'Inde--dans laquelle on verra peut-être un jour, bien plutôt que dans l'Egypte, l'inspiratrice des cultes orientaux et la mère de notre mystique--renferme dans son rituel védique une cérémonie analogue à la renaissance par la peau, que nous venons de signaler dans le mystère d'Osiris. On l'appelle la diksa. Cette diksa remonte aux temps les plus reculés. Les Brahmanas montrent que l'initié à la nouvelle naissance devait se soumettre à une série d'actions symboliques très dures, lesquelles reproduisent toutes les phases de la venue au monde d'un nouveau-né. Cette cérémonie se pratique encore aujourd'hui ; si bien que pour expliquer aux populations ce que c'est que le baptême d'eau et d'Esprit qui introduit par la nouvelle naissance dans le Royaume de Jésus-Christ, les Hindous convertis disent : « C'est la diksa des chrétiens, c'est l'initiation à la sagesse de Dieu. » Ces derniers mots nous reportent à la parole de l'apôtre Paul aux Corinthiens : « Nous prêchons la sagesse de Dieu aux initiés (le mot grec que nos versions rendent ici par le terme « parfait » signifie dans le langage des mystères : « initié »), et nous la prêchons dans un mystère ; sagesse cachée, inconnue aux grands de ce monde, mais que Dieu avait prédestinée avant les siècles pour notre gloire » (1Co 2:7).

Cette nouvelle naissance que les hommes en mal de Dieu cherchaient « à tâtons » (Ac 17:27), le « mystère du Christ » (Col 4:3) la leur a apportée en la transposant dans le monde moral et spirituel. Le terme régénération (lat. regeneratio, du verbe regenerare =engendrer de nouveau) répond au grec palingenesia (=nouveau commencement), qui n'est employé que deux fois dans le N.T. (Mt 19:28 : renouvellement de toutes choses, et Tit 3:5: baptême de régénération, lavacrum regenerationis, Vulgate). Par ce mot (et le verbe anagennân qui signifie engendrer de nouveau, régénérer, cf. 1Pi 1:23) est désigné le point de départ de la vie chrétienne sous l'action de l'Esprit de Dieu. Il sert à dépeindre le radical changement opéré dans les sentiments, les pensées, la volonté de l'homme qui est entré par la foi dans la communion de Jésus-Christ. Révélation, incarnation, régénération, voilà le triptyque du salut. Ces trois doctrines constitutives de la rédemption (voir ce mot) sont enseignées dans la Bible avec une égale clarté, mais c'est dans les paroles de Jésus à Nicodème (Jn 3) qu'on les trouve le plus organiquement liées.

1.

« Si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu » (Jn 3:3). L'entrée dans le royaume de Dieu, que Jésus donne comme thème inaugural de toute sa démonstration, ne dirait rien aux hommes, si la révélation, c'est-à-dire la parole de Dieu par ses prophètes, ne leur avait enseigné dans l'A. T, ce qu'est le royaume de Dieu. C'est ici la révélation par le Père. Dieu : la personne sainte ; son royaume : une société établie dans la justice, la pureté, l'amour, la confiance et l'obéissance au Père céleste. La condition d'entrée dans ce royaume est la ressemblance avec Dieu, la communion avec lui, la sainteté. « Soyez saints car je suis saint » (Le 19:2). Mais l'homme ayant trahi la cause de Dieu (Ge 3, voir Chute), son coeur, qui est le siège de la vie intérieure (Pr 4:23), est tourné vers le mal (Ge 6:5) ; pour le rendre conscient de cet état tragique, Dieu lui donne la Loi du Sinaï. Mais « l'efficace de la Loi est de montrer la maladie sans montrer aucune espérance de guérison » (Calvin). L'espérance de guérison n'est pas dans l'oeuvre de l'homme, elle est dans une nouvelle initiative de Dieu en faveur de ceux que la Loi a amenés au repentir et à un effort pour se conformer à la volonté de Dieu ; voilà pourquoi l'A. T, donne une importance croissante à l'obéissance par opposition au sacrifice qui se rencontre dans tous les cultes humains (1Sa 15:22, Esa 1:11-17, Os 6:6, Mic 6:7 et suivant, Jer 7:22 et suivant, etc.). Dans l'expérience donnée par l'effort d'obéissance grandit le sentiment qu'une rénovation morale est nécessaire (Ps 6, Ps 19, Ps 25, Ps 32, Ps 38, Ps 51, Ps 130). De l'échec constant de la prédication des prophètes demandant au peuple élu de renoncer au péché et de se constituer en peuple de Dieu naquit, vers l'époque de l'exil, la conviction que la rénovation morale ne pourrait arriver que par une intervention créatrice, une « nouvelle alliance » dont Dieu prendrait l'initiative et par laquelle une force nouvelle, divine, transformerait les coeurs (Jer 24:7 31:33 32:39 et suivant, Eze 11:19 et suivant Eze 36:25-27). Dans tout le processus de la prédication des prophètes, entre le VIII e et le V e siècle, nous surprenons un effort héroïque pour travailler les consciences et les amener à comprendre que le renouveau moral ne sera pas une affaire collective mais individuelle (Jer 31:29 et suivant, Eze 18:31 et suivant) et que le salut de la nation de Jéhovah ne se fera que par la régénération personnelle des jéhovistes. La promesse messianique apportée par cette prédication prophétique oriente l'espérance vers le renouveau spirituel et incite les Israélites pieux à faire appel au secours d'en haut, à la manifestation de l'envoyé de Dieu. Mais l'A. T, ne dépasse pas ce stade. Il n'apporte aux hommes que ce qu'on appelle la révélation par le Père. Nous ne voyons, en effet, nulle part dans la religion de l'ancienne alliance la régénération, avec la joie qui l'accompagne et les forces spirituelles qu'elle donne, proclamée comme un fait d'expérience.

Jean-Baptiste lui-même appartient encore à l'ère prophétique, mais il jette le pont entre l'A. T, et le N.T., par l'institution du baptême (voir ce mot), où la régénération spirituelle est figurée plastiquement, et qui sert d'introduction à l'oeuvre rédemptrice que va entreprendre « l'Agneau de Dieu qui ôte le péché du monde » (Jn 1:29). C'est à ce baptême que Jésus fait allusion quand il dit à Nicodème : « Personne, s'il ne naît d'eau... ne peut entrer dans le royaume de Dieu. » Pour comprendre cette parole, il faut se reporter à la cérémonie qui s'accomplissait alors au bord du Jourdain et qui mettait en émoi toute la Palestine. Jean annonçant l'arrivée du Messie rédempteur lui aplanissait le sentier en prêchant la repentance et en provoquant dans tous les coeurs bien disposés la résolution d'entreprendre une vie nouvelle. Il recevait la confession des néophytes et, pour marquer à leurs yeux comme aux yeux de la foule le changement radical qui allait décider de leur destinée, il les plongeait dans l'eau du fleuve. Ce qui disparaissait ici avec l'homme immergé, c'était la vie mauvaise, la volonté charnelle, l'orientation animale ; ce qui reparaissait avec l'homme qui émergeait de l'eau et remontait sur la berge, c'était la créature nouvelle, décidée pour le bien, orientée vers l'Esprit ; l'eau du fleuve avait marqué et séparé les deux humanités. Le nouveau-né par l'eau était prêt à aller à la rencontre du Messie, à l'acclamer, à se mettre à son service et à le suivre après lui avoir dit, comme Jacques et André, deux baptisés de Jean : « Maître, où demeures-tu ? » C'est en vain qu'on cherche à distinguer le baptême d'eau de Jésus du baptême d'eau de Jean. Rien dans le N.T. n'y autorise. Jésus ne baptisait pas lui-même (Jn 4:2), et le baptême qu'administraient ses disciples avait la même signification que celui de Jean. Le Maître et ses disciples ne connaissaient, comme Jean, que deux baptêmes : le baptême d'eau inauguré au Jourdain avant que Jésus entrât en charge, et le baptême d'Esprit qui se rattache au jour de la Pentecôte. (cf. Lu 3:16, Ac 1:5)

On voit donc clairement que le baptême d'eau, dans les évangiles, était la part de l'homme, comme le baptême d'Esprit allait être la part de Dieu. Pierre exhorte ses auditeurs, le jour de la Pentecôte, à se faire baptiser « en vue de la rémission des péchés » (Ac 2:38). Dieu ne peut, en effet, pardonner les péchés qu'à un homme qui les reconnaît et résolument les condamne. Pour que Dieu travaille en nous, il faut que nous nous mettions du côté de Dieu : on ne peut « renaître » que si l'on a accepté de « mourir » (Ro 6:4). Voilà pourquoi Jésus dit de ceux qui avaient refusé d'aller au baptême de Jean : « Ils ont rendu inutile à leur égard le dessein de Dieu » (Lu 7:30) ; à eux-mêmes, il leur déclare : « Vous ne voulez pas venir à Moi pour avoir la vie » (Jn 5:40).

2.

Par ce « à Moi », Jésus marque la nécessité de son intervention, de son oeuvre rédemptrice, pour que l'homme qui, dans le baptême d'eau, demande la régénération puisse l'obtenir par le baptême d'Esprit. C'est ici la révélation par le Fils. Jésus en a donné la formule dans l'entretien avec Nicodème : « Dieu a tellement aimé le monde qu'il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en Lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle » (Jn 3:16). Nous n'avons pas à insister ici sur ce qui touche à la rédemption ; mais il faut bien faire ressortir que l'incarnation, dont le rôle est méconnu par les diverses formes de la philosophie kantienne, est présentée par l'Évangile dans son ensemble comme une condition absolue de la régénération. L'homme ne pouvait se régénérer lui-même par ses bonnes résolutions ; d'autre part, l'Esprit divin ne pouvait lui être rendu que si une réparation était accomplie. Cette réparation, le Fils de Dieu s'est offert pour l'accomplir, et « Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique ». C'est ici l'acte central, le pivot de toute la révélation. Désormais, de l'attitude de l'homme vis-à-vis de « la Parole faite chair » (Jn 1:14), autrement dit de l'incarnation, dépend sa régénération par l'Esprit. L'homme avait besoin de devenir une nouvelle création morale (2Co 5:17), ce qui nécessitait au point de vue moral un acte créateur. Cet acte, le Fils de Dieu est venu l'accomplir sur la terre, et nous en avons les éléments dans l'épître de saint Paul aux Philippiens (Php 2:5-11). Jésus, en effet, ne se contente pas d'appeler ses compatriotes à la repentance (Mr 1:15), de leur dire qu'ils doivent devenir « comme des enfants » pour entrer dans le Royaume de Dieu (Mt 18:2), de déclarer que les hommes sont des « malades » qui ont besoin de médecin (Mr 2:17), il révèle à ceux qui l'écoutent que le coeur de l'homme est la source du mal qui entraîne l'humanité à sa ruine (Mr 7:21), en sorte que le renouvellement moral permettant l'entrée dans le Royaume de Dieu est impossible à l'homme (Mr 10:27).

Cet enseignement, qui coupe le chemin à toute illusion relativement à la possibilité du salut par l'amélioration progressive de l'homme naturel, est précisé dans l'entretien avec Nicodème dans ces mots : « Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l'Esprit est esprit. Ne t'étonne donc pas de ce que je t'ai dit : Il faut que vous naissiez de nouveau [ou d'en haut] » (Jn 3:6 et suivants) ; ce qui est impossible à l'homme est, en effet, « possible à Dieu » (Mr 10:27), et Dieu l'a accompli dans la personne de son Fils « donné », mais aussi venu de lui-même (Jn 10:17), pour « sauver ce qui était perdu » (Lu 10:10), Jésus, le Christ, le Verbe incarné, recommencement de l'innocence sur la terre ; inauguration de la nouvelle humanité, mais aussi expiation de l'ancienne ! Car il vient, innocent, dans un monde pervers, usurpé par l'Ennemi : Satan. Il y souffrira, il y mourra crucifié. Mais sa chair sainte, clouée sur une croix, y transforme l'ignominie en victoire. La souffrance, sur la croix, n'est plus ce qu'elle a été jusque-là dans l'humanité : un obstacle. Elle se mue en moyen de grâce. Par son obéissance absolue, Jésus crucifié contraint les puissances démoniaques qui ont dressé la croix à collaborer aux desseins salvateurs de Dieu. La croix, dressée pour ôter le Christ du monde, devient dans le monde la suprême attirance du Christ, proclamant ainsi la défaite de tout ce qui est offensive contre Dieu. Comment Jésus après cela serait-il resté dans le tombeau ? Quel pouvoir aurait pu l'y retenir ? 11 en sort vivant et vivifiant le matin de Pâques. Au jour de son ascension « le filin du plus grand sauvetage que la terre ait connu s'est déroulé jusqu'au ciel ». Le contact est rétabli. La vie peut circuler de nouveau entre le ciel et la terre. L'Esprit peut descendre et créer pour Dieu la nouvelle humanité justifiée en Christ.

3.

La régénération spirituelle est la révélation par l'Esprit. Ici, c'est l'Esprit qui parle (Jn 16:13), il nous enseigne (Jn 16:14), il nous console (Jn 14:16), il subvient à notre faiblesse (Ro 8:26), il rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu (Ro 8:16). Nous avons vu plus haut que le baptême d'eau symbolisait dans l'oeuvre de la régénération la part de l'homme. Ainsi se trouvait établie la valeur morale de la régénération dans son principe. Née d'une initiative de Dieu--car tout ce qui remonte vers Dieu a commencé par descendre de Dieu--, l'oeuvre surnaturelle de l'Esprit n'est en rien une opération magique obtenue par des rites, des paroles, un sacrement ; elle est un exaucement, car elle est la conséquence d'un état d'âme, d'une attitude de la volonté, dont l'acte baptismal est le symbole. St Pierre le montre nettement quand il dit que la vertu salvatrice du baptême d'eau pour le chrétien est tout entière « dans l'engagement d'une bonne conscience devant Dieu » (1Pi 3:21). Aussi n'aurait-il pas accepté la formule du concile de Trente (7e session) qui fait du baptême d'eau non seulement le symbole, mais le sacrement de la régénération, sacrement qui confère la grâce par sa vertu propre : ex opere operato. Le baptême d'eau en lui-même est si peu l'agent indispensable de la régénération que nous voyons celle-ci, dès les premiers jours de l'Église, accordée par le baptême de l'Esprit à des croyants qui, sans le baptême d'eau, s'étaient mis dans les conditions morales voulues pour bénéficier du salut par Jésus-Christ. Dans leur cas, le baptême d'Esprit a précédé le baptême d'eau (Ac 10:44,48). « Le vent souffle où il veut et tu en entends le bruit, mais tu ne sais ni d'où il vient ni où il va ; il en est de même de quiconque est né de l'Esprit.  » Par cette déclaration, Jésus indique à Nicodème les deux caractères de l'opération de l'Esprit :

(a) elle est mystérieuse et dépasse nos connaissances dans son origine comme dans ses moyens ;

(b) elle se manifeste par des états qui sont mouvement et vie ; l'Esprit, comme le vent, démontre sa puissance dans ce qu'il anime. Toutes les définitions ou les allusions que nous trouvons dans le N.T. relativement à la régénération se rattachent à cette déclaration de Jésus.

Après la Pentecôte, les deux baptêmes d'eau et d'Esprit devaient être réunis en un seul. Jésus l'annonce : « Allez, dit-il à ses apôtres, et baptisez toutes les nations au nom (=dans la puissance) du Père, du Fils et du Saint-Esprit » (Mt 28:19). Révélation, rédemption, régénération : tout le contenu de l'Évangile « puissance de salut pour quiconque croit » (Ro 1:16). Il y a, dit saint Paul, « un seul baptême » (Eph 4:5), « le baptême de la régénération », (Tit 3:5) et ce baptême renferme les deux éléments révélés par Jésus à Nicodème. Reprenant le symbole du baptême d'eau tel que nous l'avons présenté, et l'appliquant à l'expérience chrétienne, Paul décrit la régénération en disant : « Nous avons été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité..., nous aussi nous vivions d'une vie nouvelle » (Ro 6:4). Mourir pour renaître. La mort dont il est ici question est avant tout la mort à la vie ancienne, charnelle, pécheresse : « Faites mourir l'homme terrestre » (la vie dans la chair, Col 3:5) ; dépouillez-vous « du vieil homme avec ses oeuvres » (Col 3:9, Eph 4:22) ; travail de sanctification chez les chrétiens, mais d'abord résolution initiale de changer de conduite chez ceux qui aspirent à « ressusciter avec le Christ » (Col 3:1). Dans le passage cité plus haut (Ro 6:4), Paul entend si bien désigner cette condition première : la renonciation volontaire à un état antérieur, qu'il emploie les termes : « mort, enseveli, ressuscité, » allusion directe au baptême symbolique tel que le pratiquaient Jean-Baptiste et Jésus par ses disciples : immersion, disparition, émersion. Comme Jésus a accepté volontairement de se dépouiller de sa vie céleste toute glorieuse (Php 2:6 et suivants), l'homme doit vouloir se dépouiller de sa vie terrestre toute pécheresse pour s'unir mystiquement à Jésus dans sa mort ; alors le don du Saint-Esprit lui apportera la force de réaliser son dessein d'atteindre à la vie nouvelle (Ro 6:4), laquelle fera de lui « une nouvelle créature » (2Co 5:17), un être spirituel qui a « revêtu le Christ » (Ga 3:27). L'explication de Jn 3:5 et suivant est dans Ga 5:17 et suivant et dans Ro 7 et Ro 8.

Il ne faut pas que 1Co 15:29 nous incite à voir dans la notion paulinienne du baptême un réalisme que ne justifierait pas l'enseignement de Jésus. En effet, dans son allusion au baptême pour les morts, Paul ne parle pas d'une doctrine générale du christianisme ni même d'un usage qu'il approuve, mais seulement d'un rite que pratiquaient certains chrétiens de Corinthe encore mal dégagés des mystères païens. L'apôtre, rappelant ce rite, en fait simplement argument pour montrer aux Corinthiens combien ils sont inconséquents : si vous pratiquez des rites qui supposent la résurrection de vos morts, comment refusez-vous de croire à la résurrection de Jésus-Christ ! Quant à l'idée que l'homme doit accepter pour lui la croix, mourir de la mort du Christ et s'assimiler cette mort, elle appartient déjà aux expériences de la régénération spirituelle (baptême d'Esprit). Il faut être « ressuscité avec Christ » pour se rendre compte à quel point il est nécessaire de « mourir avec Christ », et de souhaiter cette mort totale qui nous identifie à lui et fait de nous ses co-ouvriers. Kierkegaard le montre fort bien : « Christ ouvre ses bras et dit : Venez tous ! Le pasteur s'empresse d'ajouter : Ayez ce courage, jetez-vous dans ses bras, c'est la vie ! Très bien, mais prenez garde ; cet embrassement, c'est d'abord la mort. Il se nomme lui-même la Vie, il dit : venez tous, et si vous vous abandonnez complètement à lui, vous mourrez totalement. Car il n'est pas la vie « sans autre », il est la vie à travers la mort. » (Trad. Foi et Vie 1934, p. 690). Mais ici nous sommes déjà dans le symbolisme de la sainte Cène. Le baptême est un moyen de grâce en vue de la régénération, comme la sainte Cène est un moyen de grâce pour « la vie cachée avec Christ en Dieu » (Col 3:3), et c'est pourquoi on les appelle des sacrements. Mais ils ne sont ni l'un ni l'autre un rite d'initiation ramenant le christianisme au type des mystères païens. Méconnaître, dans la notion du baptême de Paul, la part du baptême d'eau, et la distinguer ainsi de l'enseignement de Jésus sur le baptême, ce serait oublier que toute la prédication de Paul avait pour but d'amener l'homme pécheur, principalement le Juif, à reconnaître ses fautes et à se détourner de sa vie charnelle pour pouvoir accéder au baptême d'Esprit. Ce serait aussi fournir des arguments à ceux qui ne veulent voir dans le christianisme que la forme la plus évoluée des religions à mystères. Prenons garde, en confondant baptême et sainte Cène, de donner au baptême de régénération un sens qu'il n'a jamais dans l'Évangile et que les théologiens postérieurs lui ont donné : le sens d'un acte rituel qui marque l'entrée dans l'Église par la vertu d'un rite magique. Nul apôtre n'a aussi énergiquement que saint Paul mis l'accent sur la nécessité du repentir et de la conversion comme condition du miracle tout gratuit de la régénération. C'est au point que le programme de son apostolat Ac 26:20 rejoint la prédication de Jean-Baptiste Mr 1:4 et Lu 3.

On peut voir par tout ce que nous venons de dire que l'enseignement donné par Jean aux foules, par Jésus à Nicodème et par saint Paul dans ses épîtres aux Églises ne fournit aucun fondement au baptême d'êtres qui, à cause de leur âge, ne peuvent avoir nulle conscience de l'acte accompli à leur égard. Le baptême des enfants ne se justifie au point de vue biblique que par le désir éprouvé par des parents chrétiens de mettre leurs nouveau-nés au bénéfice de l'alliance de grâce.

Le baptisé « d'eau et d'Esprit » (Jn 3:5) « né de Dieu » (Jn 1:12 et suivant) est une nouvelle créature (2Co 5:17), un ressuscité (Eph 2:5 et suivant) par un acte de la toute-puissance de Dieu comparable à la résurrection de Jésus-Christ d'entre les morts (Eph 1:19 2:1-6). Cet acte a pour effet de transformer, de renouveler complètement notre être intérieur, le coeur, d'où procèdent les sources de la vie et qui, empoisonné par le péché (Ro 12:2, Col 3:10, Eph 4:23, Tit 3:5), était devenu incapable de retourner de lui-même à Dieu (Ro 7:15-23,1Co 2:14 etc.). Tout cela marque le caractère mystérieux et divin de la régénération. Voici maintenant ce qui nous apprend qu'elle n'a rien de magique : obtenue par le Christ qui a vécu parmi les hommes dans l'intimité de ses disciples, elle s'opère rationnellement par la contemplation du Christ, son exemple, sa parole. Jésus avait déclaré que la parole était la semence du Royaume (Lu 8:11), il avait demandé à son Père : « Sanctifie-les par ta vérité, ta parole est la vérité » (Jn 17:17) ; saint Pierre, à son tour, faisant allusion à l'Évangile qui avait déjà opéré des miracles (Ac 11:19,24, cf. 1Th 2:13 2Th 2:13-16 Eph 1:13 Col 1:5 Jas 1:18), écrit : « Vous avez été régénérés non par une semence corruptible, mais par une semence incorruptible, par la parole de Dieu qui est vivante et qui dure à jamais..., l'Évangile » (1Pi 1:23-25).

Par ce mot « l'Évangile », nous sommes ramenés à la parole vivante, au Christ dont l'Évangile présente en même temps l'oeuvre et l'exemple ; si donc, la parole écrite nous fait passer, grâce à son enseignement, par tout un processus d'expériences qui constituent la psychologie de la régénération (éveil de l'âme, contrition, illumination croissante, nouvelle orientation de la volonté, apport spirituel d'énergie, abandon total de l'homme au Christ qui l'a attiré, persuadé, sauvé, baptisé de puissance et couronné de joie), cette régénération elle-même, dans ses effets, se modèle sur la vie du Christ et s'exprime dans la conscience qu'a le chrétien d'être l'imitateur du Christ, son co-ouvrier, et de vivre au sein d'une atmosphère nouvelle qui lui permet de marcher dans le dynamisme divin et d'être, à la suite du Christ, un « pêcheur d'hommes » (Mt 4:19). Le nouvel état où ils sont entrés est si riche dans ses ressources, si multiple dans ses manifestations, il est en même temps si nouveau dans l'expérience humaine, que les apôtres ont recours aux expressions les plus variées pour essayer de le décrire ; on sent que le sujet les émerveille et les déborde et qu'ils ne peuvent autrement que d'y revenir sans cesse pour exprimer leur joie d'être, pour la première fois au cours des siècles, des hommes unis au Dieu vivant, porteurs auprès de l'humanité malheureuse de l'Évangile universel. Jacques parle du Père des lumières qui nous a « engendrés par la parole de vérité implantée en nous » et faisant de nous « les prémices de ses créatures » (Jas 1:18-21) ; Pierre écrit à ses lecteurs qu'ils sont régénérés pour une « espérance vivifiante » (1Pi 1:3,23) comme des « enfants nouveau-nés » (1Pi 2:2), « pierres vivantes d'une maison spirituelle » (1Pi 2:1,5). Jean attribue la nouvelle naissance à un acte de « conception » dont Dieu est l'auteur (1Jn 2:29 3:9 4:7 5:1,4,18) et qui permet de demeurer en lui (1Jn 2:6), d'avoir la vie par le Christ (1Jn 4:9), de reproduire la vie du Christ (1Jn 3:16) en attendant le jour glorieux où nous lui serons faits semblables (1Jn 3:2). C'est Paul qui présente à ce sujet la plus grande variété d'expressions : « le vieil homme a été crucifié avec le Christ » (Ga 2:20, Ro 6:3,6), un nouvel homme est paru, créé à l'image de Dieu, ressuscité avec Christ et devenu « une même plante avec lui » (Eph 4:24, Col 2:20 3:1 et suivants, Ro 6:5, cf. Jn 15) ; la « nouvelle créature » (Ga 6:15,2Co 5:17, Tit 3:5 etc.) marque pour lui le passage de l'esclavage à la filialité (Ro 8:15), l'entrée dans une vie libérée de la chair et de la loi, animée et conduite par l'Esprit (Ga 5:16,18, Ro 7:8), de sorte que le chrétien vit en fils de Dieu (Ro 8:14) et en cohéritier de Christ (Ro 8:17) ; la vie a remplacé la mort, la lumière a chassé les ténèbres, l'inimitié a fait place à la paix avec Dieu, la faiblesse à la puissance, la crainte à l'amour, la perdition à la vie éternelle et glorieuse : « Les choses anciennes sont passées, et toutes choses sont devenues nouvelles » (2Co 5:17).

De tout ce qui précède, il résulte que l'expérience de la régénération n'est pas réservée à une élite dans la race ou dans l'Église, mais que, née d'un geste de miséricorde envers toutes les créatures, elle est accessible à toutes ; les plus humbles, les plus ignorants, les plus déshérités de la terre sont en état de la saisir. L'histoire montre même que c'est dans les rangs de ces petits qu'elle a été, d'emblée, le mieux comprise et le plus joyeusement acceptée (1Co 1:26). Quelle qu'ait été la vie antérieure de celui à qui Dieu accorde la grâce de la régénération, celle-ci produit chez tous des effets identiques auxquels on la reconnaît et qui se peuvent résumer en un mot : le renouvellement des inclinations. Quelles que soient les lenteurs et les difficultés que la diversité des tempéraments et des circonstances oppose à la sanctification progressive, au bout, le résultat est toujours le même : « La régénération ne signifie rien moins qu'une révolution telle, que tout homme, dépouillant toute manière mondaine de sentir, de penser, de vouloir, est amené à être en harmonie avec l'Esprit et la volonté de Dieu, à connaître vraiment le point de vue de Dieu, en sorte qu'il voit maintenant les choses comme Dieu les voit, sent les choses comme Dieu les sent, juge les choses comme Dieu les juge ; aime ce que Dieu aime, hait ce que Dieu hait, et fait des fins de Dieu les siennes propres » (J. Orr). Il suffit d'avoir sérieusement constaté la portée de ce changement et les conditions dans lesquelles il s'opère, pour comprendre qu'il n'était pas au pouvoir de l'homme de le provoquer et pour saisir toute la vérité de la parole de Jésus à Nicodème : « Il faut que vous naissiez d'en haut.  »

St Jean affirme (1Jn 3:9) que « quiconque est né de Dieu ne peut pécher parce que la semence de Dieu demeure en lui ». Cette parole, à laquelle on consent plus aisément sur le terrain de la foi que sur celui de l'expérience, est-elle en contradiction avec cette autre parole, de Paul : « Si vous vous faites circoncire, vous êtes déchus de la grâce » ? (Ga 5:4) Nous ne le pensons pas, car s'il en était ainsi Jean se contredirait lui-même. N'a-t-il pas dit à ses lecteurs chrétiens : (1Jn 1:8) « Si nous disons que nous n'avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes et la vérité n'est pas en nous... Si quelqu'un a péché, nous avons un défenseur auprès du Père, Jésus-Christ, le juste » ? (1Jn 2:1) Mais le contexte de 1Jn 3:9 nous montre qu'il s'agit dans ce passage de quiconque se remet sous l'inspiration du diable, se laisse diriger par lui et participe à l'oeuvre néfaste qu'il poursuit depuis qu'il a introduit le mal dans le monde. Paul, dans 2Co 1:21 et suivant, se tient sur le même terrain que Jean : les régénérés sont pour lui, comme pour son compagnon d'apostolat, marqués du sceau de Dieu et possesseurs des « arrhes de son Esprit » (cf. Php 2:13 et Heb 8:10 10:16).

« L'engravure que Dieu met au coeur de ceux qu'il adopte pour ses enfants, ne se peut jamais effacer » (Calvin). Il y a dans cette certitude un grand réconfort pour le chrétien, lequel sait sans doute qu'il aura à lutter contre les surprises les plus subtiles du péché tant qu'il sera condamné « à vivre dans la chair » (Phi 1:22), aux prises avec les misères de son « corps de mort » (Ro 7:24), mais il sait aussi que la semence de Dieu qui est en lui est sauvegardée par Dieu dans les mauvais jours et qu'elle aboutira au triomphe sur toutes les formes du mal. Réconfort qui implique un avertissement à la vigilance (1Co 10:12), au contrôle incessant de soi-même (2Co 13:5, Ro 8:9). Quiconque, après avoir fait profession d'être chrétien, retombe dans une vie de péché, montre par là non que l'Esprit qui régénère est impuissant à garantir ceux qui lui ont ouvert leur coeur, mais que sa régénération personnelle à lui n'était pas arrivée à maturité, qu'il avait, lui, mal « crucifié la chair avec ses passions et ses convoitises » (Ga 5:24), qu'il ne s'est pas « gardé lui-même » (1Jn 5:18) et qu'en conséquence il n'était pas « né de Dieu ». Par contre, les régénérés qui, « vivant par l'Esprit », s'efforcent de « marcher selon l'Esprit » (Ga 5:25), font l'expérience qu'à mesure qu'ils avancent dans leur vie de « nouvelles créatures », la grâce de la régénération devient chaque jour plus inamissible (Jn 10:27,29, Ro 8:31,39).

Alex. W.

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Versets relatifs

    • Genèse 3

      1 Now the serpent was more subtle than any animal of the field which Yahweh God had made. He said to the woman, "Has God really said, 'You shall not eat of any tree of the garden?'"
      2 The woman said to the serpent, "Of the fruit of the trees of the garden we may eat,
      3 but of the fruit of the tree which is in the middle of the garden, God has said, 'You shall not eat of it, neither shall you touch it, lest you die.'"
      4 The serpent said to the woman, "You won't surely die,
      5 for God knows that in the day you eat it, your eyes will be opened, and you will be like God, knowing good and evil."
      6 When the woman saw that the tree was good for food, and that it was a delight to the eyes, and that the tree was to be desired to make one wise, she took of its fruit, and ate; and she gave some to her husband with her, and he ate.
      7 The eyes of both of them were opened, and they knew that they were naked. They sewed fig leaves together, and made themselves aprons.
      8 They heard the voice of Yahweh God walking in the garden in the cool of the day, and the man and his wife hid themselves from the presence of Yahweh God among the trees of the garden.
      9 Yahweh God called to the man, and said to him, "Where are you?"
      10 The man said, "I heard your voice in the garden, and I was afraid, because I was naked; and I hid myself."
      11 God said, "Who told you that you were naked? Have you eaten from the tree that I commanded you not to eat from?"
      12 The man said, "The woman whom you gave to be with me, she gave me of the tree, and I ate."
      13 Yahweh God said to the woman, "What is this you have done?" The woman said, "The serpent deceived me, and I ate."
      14 Yahweh God said to the serpent, "Because you have done this, you are cursed above all livestock, and above every animal of the field. On your belly you shall go, and you shall eat dust all the days of your life.
      15 I will put enmity between you and the woman, and between your offspring and her offspring. He will bruise your head, and you will bruise his heel."
      16 To the woman he said, "I will greatly multiply your pain in childbirth. In pain you will bear children. Your desire will be for your husband, and he will rule over you."
      17 To Adam he said, "Because you have listened to your wife's voice, and have eaten of the tree, of which I commanded you, saying, 'You shall not eat of it,' cursed is the ground for your sake. In toil you will eat of it all the days of your life.
      18 It will yield thorns and thistles to you; and you will eat the herb of the field.
      19 By the sweat of your face will you eat bread until you return to the ground, for out of it you were taken. For you are dust, and to dust you shall return."
      20 The man called his wife Eve, because she was the mother of all living.
      21 Yahweh God made coats of skins for Adam and for his wife, and clothed them.
      22 Yahweh God said, "Behold, the man has become like one of us, knowing good and evil. Now, lest he reach out his hand, and also take of the tree of life, and eat, and live forever..."
      23 Therefore Yahweh God sent him out from the garden of Eden, to till the ground from which he was taken.
      24 So he drove out the man; and he placed Cherubs at the east of the garden of Eden, and the flame of a sword which turned every way, to guard the way to the tree of life.

      Genèse 6

      5 Yahweh saw that the wickedness of man was great in the earth, and that every imagination of the thoughts of his heart was only evil continually.

      Lévitique 19

      2 "Speak to all the congregation of the children of Israel, and tell them, 'You shall be holy; for I Yahweh your God am holy.

      1 Samuel 15

      22 Samuel said, "Has Yahweh as great delight in burnt offerings and sacrifices, as in obeying the voice of Yahweh? Behold, to obey is better than sacrifice, and to listen than the fat of rams.

      Psaumes 6

      1 <> Yahweh, don't rebuke me in your anger, neither discipline me in your wrath.
      2 Have mercy on me, Yahweh, for I am faint. Yahweh, heal me, for my bones are troubled.
      3 My soul is also in great anguish. But you, Yahweh--how long?
      4 Return, Yahweh. Deliver my soul, and save me for your loving kindness' sake.
      5 For in death there is no memory of you. In Sheol , who shall give you thanks?
      6 I am weary with my groaning. Every night I flood my bed. I drench my couch with my tears.
      7 My eye wastes away because of grief. It grows old because of all my adversaries.
      8 Depart from me, all you workers of iniquity, for Yahweh has heard the voice of my weeping.
      9 Yahweh has heard my supplication. Yahweh accepts my prayer.
      10 May all my enemies be ashamed and dismayed. They shall turn back, they shall be disgraced suddenly.

      Psaumes 19

      1 <> The heavens declare the glory of God. The expanse shows his handiwork.
      2 Day after day they pour forth speech, and night after night they display knowledge.
      3 There is no speech nor language, where their voice is not heard.
      4 Their voice has gone out through all the earth, their words to the end of the world. In them he has set a tent for the sun,
      5 which is as a bridegroom coming out of his room, like a strong man rejoicing to run his course.
      6 His going forth is from the end of the heavens, his circuit to its ends; There is nothing hidden from its heat.
      7 Yahweh's law is perfect, restoring the soul. Yahweh's testimony is sure, making wise the simple.
      8 Yahweh's precepts are right, rejoicing the heart. Yahweh's commandment is pure, enlightening the eyes.
      9 The fear of Yahweh is clean, enduring forever. Yahweh's ordinances are true, and righteous altogether.
      10 More to be desired are they than gold, yes, than much fine gold; sweeter also than honey and the extract of the honeycomb.
      11 Moreover by them is your servant warned. In keeping them there is great reward.
      12 Who can discern his errors? Forgive me from hidden errors.
      13 Keep back your servant also from presumptuous sins. Let them not have dominion over me. Then I will be upright. I will be blameless and innocent of great transgression.
      14 Let the words of my mouth and the meditation of my heart be acceptable in your sight, Yahweh, my rock, and my redeemer.

      Psaumes 25

      1 <> To you, Yahweh, do I lift up my soul.
      2 My God, I have trusted in you. Don't let me be shamed. Don't let my enemies triumph over me.
      3 Yes, no one who waits for you shall be shamed. They shall be shamed who deal treacherously without cause.
      4 Show me your ways, Yahweh. Teach me your paths.
      5 Guide me in your truth, and teach me, For you are the God of my salvation, I wait for you all day long.
      6 Yahweh, remember your tender mercies and your loving kindness, for they are from old times.
      7 Don't remember the sins of my youth, nor my transgressions. Remember me according to your loving kindness, for your goodness' sake, Yahweh.
      8 Good and upright is Yahweh, therefore he will instruct sinners in the way.
      9 He will guide the humble in justice. He will teach the humble his way.
      10 All the paths of Yahweh are loving kindness and truth to such as keep his covenant and his testimonies.
      11 For your name's sake, Yahweh, pardon my iniquity, for it is great.
      12 What man is he who fears Yahweh? He shall instruct him in the way that he shall choose.
      13 His soul shall dwell at ease. His seed shall inherit the land.
      14 The friendship of Yahweh is with those who fear him. He will show them his covenant.
      15 My eyes are ever on Yahweh, for he will pluck my feet out of the net.
      16 Turn to me, and have mercy on me, for I am desolate and afflicted.
      17 The troubles of my heart are enlarged. Oh bring me out of my distresses.
      18 Consider my affliction and my travail. Forgive all my sins.
      19 Consider my enemies, for they are many. They hate me with cruel hatred.
      20 Oh keep my soul, and deliver me. Let me not be disappointed, for I take refuge in you.
      21 Let integrity and uprightness preserve me, for I wait for you.
      22 Redeem Israel, God, out all of his troubles.

      Psaumes 32

      1 <> Blessed is he whose disobedience is forgiven, whose sin is covered.
      2 Blessed is the man to whom Yahweh doesn't impute iniquity, in whose spirit there is no deceit.
      3 When I kept silence, my bones wasted away through my groaning all day long.
      4 For day and night your hand was heavy on me. My strength was sapped in the heat of summer. Selah.
      5 I acknowledged my sin to you. I didn't hide my iniquity. I said, I will confess my transgressions to Yahweh, and you forgave the iniquity of my sin. Selah.
      6 For this, let everyone who is godly pray to you in a time when you may be found. Surely when the great waters overflow, they shall not reach to him.
      7 You are my hiding place. You will preserve me from trouble. You will surround me with songs of deliverance. Selah.
      8 I will instruct you and teach you in the way which you shall go. I will counsel you with my eye on you.
      9 Don't be like the horse, or like the mule, which have no understanding, who are controlled by bit and bridle, or else they will not come near to you.
      10 Many sorrows come to the wicked, but loving kindness shall surround him who trusts in Yahweh.
      11 Be glad in Yahweh, and rejoice, you righteous! Shout for joy, all you who are upright in heart!

      Psaumes 38

      2 For your arrows have pierced me, your hand presses hard on me.
      3 There is no soundness in my flesh because of your indignation, neither is there any health in my bones because of my sin.
      4 For my iniquities have gone over my head. As a heavy burden, they are too heavy for me.
      5 My wounds are loathsome and corrupt, because of my foolishness.
      6 I am pained and bowed down greatly. I go mourning all day long.
      7 For my waist is filled with burning. There is no soundness in my flesh.
      8 I am faint and severely bruised. I have groaned by reason of the anguish of my heart.
      9 Lord, all my desire is before you. My groaning is not hidden from you.
      10 My heart throbs. My strength fails me. As for the light of my eyes, it has also left me.
      11 My lovers and my friends stand aloof from my plague. My kinsmen stand far away.
      12 They also who seek after my life lay snares. Those who seek my hurt speak mischievous things, and meditate deceits all day long.
      13 But I, as a deaf man, don't hear. I am as a mute man who doesn't open his mouth.
      14 Yes, I am as a man who doesn't hear, in whose mouth are no reproofs.
      15 For in you, Yahweh, do I hope. You will answer, Lord my God.
      16 For I said, "Don't let them gloat over me, or exalt themselves over me when my foot slips."
    • Genèse 3

      1

      Le serpent trompe Ève. (Genèse 3:1-5)
      Adam et Ève transgressent l'ordre Divin, et sombrent dans le péché et la misère. (Genèse 3:6-8)
      Dieu cherche à dialoguer avec Adam et Ève. (Genèse 3:9-13)
      Le serpent est maudit, la Semence promise. (Genèse 3:14,15)
      La punition de la race humaine. (Genèse 3:16-19)
      Le premier vêtement de l'homme. (Genèse 3:20,21)
      Adam et Ève sont exclus du paradis. (Genèse 3:22-24)

      Satan a assailli nos premiers parents, pour les entraîner dans le péché, la tentation leur a été fatale. Le tentateur n'était, en fait, que le diable, sous l'apparence d'un serpent. Le plan satanique consistait à attirer nos premiers parents vers le péché, afin ensuite, de les séparer de Dieu. Le diable fut ainsi, au tout début, un meurtrier, le Prince des démons. La victime de cette tentation fut la femme : la tactique de l'ennemi a consisté à entrer en contact avec elle, pendant qu'elle était seule. Beaucoup de tentations sont fatales lorsque la personne visée est seule ; mais la réunion et la communion des saints augmentent infiniment leur force et leur sécurité. Satan était dans une position d'avantage en trouvant Ève près de l'arbre défendu. L'ennemi l'a tentée, de façon à atteindre ensuite Adam. Une des grandes stratégies de l'ennemi consiste à nous envoyer des tentations par le moyen de mains innocentes, mais qui ont toutefois une influence certaine sur nous. Satan a posé la question si le fait de manger de cet arbre constituait un péché. Il n'a pas, au début, dissimulé son plan, mais il a posé une question qui semblait, au premier abord, pleine d'innocence. Ceux qui se sentiraient trop sûrs d'eux, devraient observer une sage prudence avant d'entamer le dialogue avec le tentateur. Ce qu'Il a cité n'était que fausseté ; Il a employé un ton de moquerie. Le diable, ce menteur, est aussi un moqueur et ce, dès le début des temps ; ses adeptes sont également des trompeurs. Satan est très habile pour tourner le loi divine en dérision, attirant de ce fait, les âmes vers le péché ; c'est une grande sagesse de notre part de nous appuyer fermement sur les commandements divins et de les respecter de notre mieux. Dieu a-t-Il bien dit : « Tu ne mentiras pas, tu ne prendras pas Mon Nom en vain, tu ne sombreras pas dans l'ivresse » ? Toutes ces paroles prononcées sont certaines et bonnes ; avec l'aide de Sa grâce, il faut nous y soumettre. Ève a eu la faiblesse d'entamer la conversation avec le serpent : elle aurait dû percevoir le côté sournois des questions qui lui ont été posées et cela aurait dû la faire fuir. Satan a commencé à séduire l'homme par le doute, puis il l'a conduit à lui faire refuser ce qui a été établi par Dieu. L'ennemi a promis quantité d'avantages du fait de manger de ce fruit. Le but satanique a consisté à provoquer de l'insatisfaction dans le cœur de l'homme, comme si tout le contexte dans lequel il se trouvait n'était pas aussi bon qu'il le semblait, et devrait être. Aucune amélioration de condition n'était envisageable, à moins que l'esprit de l'homme ne remédie à cette situation. Satan a toujours poussé les hommes dans la recherche d'une amélioration, les persuadant de se prendre pour des dieux. L'ennemi a couru à sa perte en voulant être comme le Très Haut ; il est donc normal qu'il ait procédé de manière identique avec nos premiers parents en les animant du même désir, afin qu'ils courent aussi à leur ruine.

      Le diable manipule toujours des personnes pour son propre intérêt, en leur suggérant de fausses pensées à l'égard de Dieu et en leur faisant miroiter de faux espoirs pour les conduire au péché.

      Ayons donc toujours une excellente opinion de notre Dieu et rejetons le péché, comme le pire des maux : résistons au diable et il fuira loin de nous.

      6 Observons biens les étapes qui mènent à la transgression : aucune d'elles n'élève l'homme, mais au contraire, toutes le conduisent dans la fosse de la perdition. Au début, « Elle vit ». Un grand nombre de péchés provient de ce que l'on voit. Ne regardons pas à ce qui peut nous conduire dangereusement à la convoitise, Matthieu 5:28. Ensuite, « Elle prit ». Elle a commis cet acte de son propre chef.

      Satan peut tenter mais ne peut forcer à agir ; Il peut nous faire convoiter l'attrait négatif du péché mais Il ne peut nous y faire sombrer Lui-même, de force, Matthieu 4:6. Après, « Elle mangea ». Quand elle vit le fruit, au début, Ève pensait qu'elle ne le prendrait peut-être pas ; ou quand elle le prit, elle a peut-être pensé qu'elle ne le mangerait pas : mais elle finit par le consommer. Il est sage de s'arrêter au premier signe du péché et de s'en éloigner avant de le commettre. Ensuite, Ève en donna aussi à son mari. Ceux qui sont sur une pente dangereuse tentent d'entraîner les autres avec eux. En négligeant l'arbre de la vie, qu'il avait le droit de manger, et en consommant celui de la connaissance, qui lui, était interdit, Adam a pleinement montré qu'il se moquait de ce que Dieu lui avait dit et de ce qu'Il lui avait recommandé de ne pas faire. Il n'a fait que ce qu'il lui plaisait de faire. Son péché s'appelle tout simplement la désobéissance, Romains 5:19 ; une désobéissance au commandement divin.

      Il n'a eu aucune circonstance atténuante, mais au contraire, une pleine liberté pour accomplir totalement sa propre volonté. Il s'est détourné rapidement. Il a entraîné toute sa postérité dans le péché et la ruine. Qui peut minimiser le mal du péché commis par Adam ?

      Adam et Ève se sont aperçus, un peu tard, de leur folie, en mangeant du fruit interdit. Ils ont vu le bonheur qu'ils ont perdu, et la misère dans laquelle ils sont tombés. Le Dieu plein d'amour qu'ils ont connu a été bafoué, Sa grâce et Sa faveur ont été écartées. Observez bien à quel point le péché mène à la honte et amène les problèmes ; où qu'il entre, tout est détruit. Tôt ou tard il apporte la confusion ; ce sentiment de tristesse peut conduire, soit à la vraie repentance, qui se terminera dans la gloire céleste, soit au mépris de l'ordre divin qui fera comparaître le méchant devant Dieu, au jour du jugement. Notez à quel point de folie sont rendus ceux qui ont péché. Ils sont plus occupés par le souci de plaire aux hommes que par celui d'obtenir le pardon divin. Les hommes s'efforcent de couvrir et de diminuer la gravité de leurs péchés ; toutes ces tentatives sont vaines et frivoles ; ils sont comme nos premiers parents qui se sont vêtus de feuilles de figuier, faisant ainsi le maximum pour masquer leur faute : avouons qu'il nous est facile de faire de même. Avant de commettre le péché, Adam et Ève acceptaient les visites divines, pleines de grâces, avec joie et humilité ; maintenant ces visites sont devenues pour eux une véritable terreur. Il ne fait aucun doute qu'ils étaient remplis de confusion.

      Tout cela révèle la fausseté du tentateur et ses méthodes frauduleuses. Satan a promis la sécurité à Adam et Ève, mais en fait, ils en étaient bien dépourvus ! Nos parents furent désormais misérables et incapables de se réconforter mutuellement !

      9 Observez bien la question posée par Dieu, au début de ce texte : « Où es-tu » ? Celui qui, par son péché, s'éloigne de Dieu, devrait sérieusement considérer la situation dans laquelle il se trouve ; il est loin de toute bénédiction, en plein territoire ennemi, esclave de Satan, sur la route de la ruine totale. Cette brebis perdue erre dans un chemin sans issue ; si le Bon berger ne l'avait pas recherchée et appelée, cette âme n'aurait eu aucun espoir de bonheur et de paix. Si les pécheurs considéraient vraiment l'état dans lequel ils se trouvent, ils se tourneraient rapidement vers Dieu. Il est classique de constater que ceux qui ont pratiqué le mal nient toujours l'évidence des faits, quand on les interroge. Comme Adam, nous avons de bonnes raisons d'être effrayés quand nous nous approchons de Dieu sans être revêtus de la Justice de Christ. Le péché originel a été clairement révélé par le rappel du commandement divin à Adam. Nous sommes dans le même cas lorsque l'Esprit nous parle. Mais au lieu de reconnaître carrément leur péché, avec toute la honte qui cela entraîne, Adam et Ève l'ont esquivé, en reportant leur faute sur les autres.

      On rencontre une curieuse tendance chez ceux qui sont tentés : à les écouter on pourrait croire qu'ils sont tentés par Dieu ; comme si notre Dieu de bénédictions pouvait excuser les manquements à la Loi qu'Il a dictée. Ceux qui veulent tirer des bénéfices et des plaisirs du péché doivent s'attendre, en retour, à être blâmés et honteux. IL découle de tout cela, que les tentations de Satan ne sont toutes qu'enchantements ; tous les arguments de l'ennemi ne peuvent mener qu'à la déception ; toutes ses séductions ne sont que tricheries ; quand il semble parler honnêtement, ne le croyez pas. Ce n'est que par la déception qui suit le péché que le cœur s'endurcit. Voyez Romains 7:11;Heb 3:13.

      Mais bien que la subtilité satanique puisse nous faire tomber, cela ne nous justifiera en aucune manière. Bien qu'Il soit le Tentateur, nous, nous sommes les pécheurs. Ne nous laissons pas aller dans la facilité du péché car celui-ci aura vite fait de nous enjôler ; affermissons, au contraire notre détermination à le combattre, afin de ne pas souffrir de la déception et de la tricherie envoyées par cet ennemi juré, qui ne cherche qu'à détruire nos âmes.

      14 Dieu applique sa sentence ; Il commence là où le péché a débuté, par le serpent. Les disciples du Diable doivent partager les punitions qui Lui sont réservées. Sous l'apparence du serpent, le Diable a été découvert par Dieu, et Celui-ci l'a abaissé et puni ; le serpent a été détesté par la race humaine : Il sera aussi détruit et ruiné aux derniers jours par le Rédempteur, ce dernier lui brisera la tête. La guerre est déclarée entre la Semence de la femme et celle du serpent.

      On peut voir dans tout cela les fruits de cette inimitié : il y a une guerre perpétuelle entre la grâce et la corruption, dans les cœurs du peuple de Dieu. Satan, par ses corruptions, ébranles ces cœurs, les passe au crible, et cherche à les dévorer. Les cieux et l'enfer ne pourront jamais être réconciliés, tout comme la lumière et l'obscurité ; il en est de même avec Satan et l'âme sanctifiée. Il y a également, en ce monde, une lutte perpétuelle entre le méchant et l'homme de Dieu. Une promesse pleine de grâce est faite dans ce texte, au sujet de Christ : Il est Celui qui délivre l'homme tombé sous la puissance de Satan. On découvre ici toute la perspective de l'évangile : dès que la blessure a été faite, le remède a été fourni et révélé. C'est une révélation, pleine de grâce, représentée par un Sauveur, venu de Son plein gré, alors que l'on ne le recherchait même pas. Sans cette révélation de la grâce, qui donne l'espérance et le pardon, le pécheur convaincu sombrerait dans le désespoir et l'endurcissement.

      Par la foi en cette promesse, nos premiers parents et les patriarches qui vécurent avant le déluge, étaient justifiés et sauvés.

      Des points doivent être remarqués au sujet de Christ.

      Premièrement, Son incarnation, ou Sa venue dans la chair. C'est un grand encouragement pour le pécheur de voir que le Sauveur est la Semence de la femme, Il est os de nos os, Heb 2:11,14.

      Deuxièmement, Ses souffrances et Sa mort ; la remarque de Satan « qui brise le talon » représente Sa nature humaine meurtrie. Les souffrances de Christ sont prolongées par celles des saints qui souffrent en Son Nom. Le Diable tente le peuple de Dieu, il le persécute et le met à mort ; il en est de même avec les meurtrissures de Christ, affligé par les afflictions des siens. Mais tandis que le talon est brisé ici-bas, la Tête est dans les cieux.

      Troisièmement, Sa victoire sur Satan. Christ a réduit à néant la tentation de Satan, en extirpant les âmes de Son pouvoir. Par Sa mort Il a porté un coup fatal au royaume satanique, Il a frappé la tête du serpent d'une blessure inguérissable. Dès que l'évangile gagne du terrain, l'Ennemi finit par tomber.

      16 La femme, par son péché, est condamnée à souffrir et à être assujettie ; les punitions à ce manquement, ont été déterminées après qu'elle ait succombé au désir de ses yeux, de sa chair et de son orgueil. Le péché n'apporte que souffrance et tristesse dans le monde, ce qui provoque des torrents de larmes. Ne cherchons pas l'origine de tous nos soucis quand nous vivons dans le péché. Le commandement divin « Il dominera sur toi » s'adresse aux épouses. Si l'homme n'avait pas péché, il aurait tout régi avec sagesse et amour ; de même, la femme aurait obéi avec douceur et humilité. Adam a fait porter la responsabilité de la faute à sa femme ; mais bien qu'Ève soit en faute d'avoir persuadé son mari de manger du fruit défendu, il revient à Adam de porter la responsabilité de l'avoir écoutée. Ainsi, au jour du Jugement, les indulgences demandées par les hommes quant à leurs frivolités, se retourneront contre eux. Dieu a montré son déplaisir envers Adam. Premièrement, en maudissant son environnement habitable. Dieu avait donné à la descendance humaine une terre où il faisait bon vivre ; celle-ci est maintenant souillée par le péché humain. Adam n'a pas été maudit, comme le serpent le fut, uniquement le sol en subit les conséquences. Deuxièmement son travail et ses plaisirs sont tachés d'amertume. Le travail est notre devoir, il doit être accompli avec fidélité ; toute pratique d'oisiveté finira par être condamnée. Les désagréments et la fatigue dus au travail ne sont qu'une juste rétribution que nous devons subir avec patience ; et ce n'est même pas la punition que nous devrions avoir à cause de notre péché.

      Bien que l'homme ne soit pas astreint à manger la poussière, comme le serpent, il en est réduit à se nourrir avec l'herbe des champs. Troisièmement, la durée de sa vie sera réduite ; si l'on considère tous les ennuis qui lui sont échus après la chute, c'est presque une faveur de lui avoir donné peu de jours à vivre ici-bas.

      Bien que la mort soit redoutable par nature, et bien triste, même à la fin d'une vie bien remplie, cela aboutit toujours par cette punition. Le péché a apporté la mort dans le monde : si Adam n'avait pas commis d'iniquité, il ne serait pas mort. Il a ouvert le chemin de la tentation, mais le Seigneur a pallié à sa faute. Quelle satisfaction admirative nous pouvons avoir, devant la mort et les souffrances expiatoires de notre Seigneur Jésus !

      Il a ainsi subi la sentence prévue à l'origine pour nos premiers parents. Est-ce que les douleurs de l'enfantement sont survenues par le péché ? Nous pouvons lire en, Isa 53:11 à quel point l'âme de Christ a souffert ; Il a souffert jusqu'à la mort, Actes 2:24. Est-ce que la servitude est survenue par le péché ? Christ est né sous la loi, Galates 4:4. Il a été fait malédiction pour nous, Il a été maudit dans Sa mort, Galates 3:13. Les épines sont-elles venues par le péché ?

      Notre Sauveur a été couronné d'épines, pour nous. Est-ce que la sueur est survenue par le péché ? Il a été couvert de sueur pour nous, il a été couvert de grumeaux de sang. Est-ce que la douleur est due au péché ? Il a été fait homme de douleur ; pendant Son agonie, Son âme a été au comble de la souffrance. Est-ce que la mort est survenue suite au péché ? Il a été obéissant jusqu'à la mort. Le remède est proportionnel à la blessure. Béni soit Dieu pour son Fils, notre Seigneur Jésus-Christ.

      20 Dieu appela l'homme Adam, ce qui signifie « terre rouge » ; Adam appela la femme Ève, c'est à dire « la vie ».

      Adam a porté le nom du corps mortel, Ève celui de l'âme vivante. Le premier homme a probablement espéré entrevoir les bénédictions que pourrait offrir un rédempteur, la Semence promise, en appelant sa femme Ève, « la vie ». Car Christ a été « la vie » offerte à tous les croyants ; en Lui toutes les familles de la terre reçoivent les bénédictions. Notez aussi avec quelle attention Dieu a pris soin de nos premiers parents, malgré leur péché. Leurs vêtements sont arrivés en même temps que le péché. Ne soyons pas fiers de nos vêtements, ils ne sont en effet que le gage de notre honte originelle. Quand Dieu a fabriqué les habits de nos premiers parents, il les fit, d'une part, chauds et solides, mais aussi, simples et ordinaires ; pas de robe de pourpre, mais un manteau de peau. Que ceux qui sont revêtus de triste manière ne se plaignent pas. Ils doivent se contenter de pouvoir disposer de la nourriture et du vêtement ; ils sont au même stade qu'Adam et Ève. Quant à ceux qui sont vêtus avec raffinement, qu'ils apprennent à ne pas en faire une pierre d'achoppement. On suppose que les bêtes dont la peau a servi à faire des vêtements, n'ont pas été tuées pour servir de nourriture mais à titre de sacrifice, en image à Christ, La Victime expiatoire.

      Adam et Ève ont fabriqué des sortes de tabliers en feuilles de figuiers ; ces vêtements se sont avérés trop petits, Isa 28:20.

      Il en est ainsi pour les haillons de notre droiture. Dieu a remplacé les vêtements de nos premiers parents par de nouveaux, en peau, confortables, solides, durables et à leur pointure : il en est ainsi pour la droiture de Christ ; appuyons-nous donc, en toute confiance, sur notre Seigneur Jésus-Christ !

      22 Dieu a ordonné que l'homme sorte du jardin ; Il lui a dit qu'il ne devait en aucun cas en avoir la jouissance plus longtemps. Mais l'homme aimait bien cet endroit et ne voulait pas le quitter, ce qui a poussé Dieu à l'en expulser. Ceci révèle bien la chute d'Adam et le côté fautif de la race humaine ; la communion avec Dieu a été rompue, l'homme a été séparé des bénédictions et de la gloire du paradis. Adam a été expulsé pour travailler la terre, de laquelle il avait été tiré. Il a été envoyé sur un site de travail, non pas sur un lieu de souffrance. Nos premiers parents ont été privés des privilèges qu'ils avaient de par leur état d'innocence ; il n'ont pas pour autant été laissés dans le désespoir. Le chemin de l'arbre de vie a été barré. Il a été dorénavant impossible à l'homme d'accéder par ses propres moyens à la droiture, à la vie et à la joie car l'alliance divine a été rompue avec toute la malédiction que cela a engendré. Nous sommes tous condamnés si nous tombons sous le jugement de cette alliance divine. Dieu a révélé cela à Adam, non pas pour le conduire au désespoir, mais pour l'inciter à se tourner vers la vie et la joie que peut fournir la Semence promise, par laquelle nous pouvons entrer, en nouveauté de vie, dans la voie de la sainteté qui nous est ouverte.

      Genèse 6

      Lévitique 19

      1 Samuel 15

      Psaumes 6

      1 * Le psalmiste désapprouve la colère divine et implore sa clémence (Psaumes 6:1-7)

      Psaumes 6:1-7 Ces versets emploient le langage d'un cœur réellement humble, d'un esprit meurtri et contrit par de grandes afflictions avec une conscience à la fois humble et attentive.

      La maladie fait penser au péché et peut être considérée comme un signe de désapprobation divine à l'égard de la personne malade. L'affliction corporelle peut être tolérable si l'âme est réconfortée. La complainte de Christ, au fort de ses souffrances, montrait bien la douleur de son âme, et le désir de réconfort de la part de son Père. Chaque page de l'écriture proclame le fait que le salut ne peut venir que du Seigneur.

      L'homme est un pécheur, sa cause ne peut être rachetée que par grâce ; jamais cette grâce ne sera mieux mise en évidence que par le rachat des impies. C'est avec de bonnes raisons que nous pouvons prier que si nous sommes dans le cadre de la volonté divine, et il y a toujours beaucoup d'ouvrage à faire pour nous ou pour nos amis, Il nous prédispose à le servir. Déloger et être avec Christ est la meilleure chose pour les saints ; mais, en ce qui les concerne, leur fidélité ici-bas est plus profitable pour l'église.

      8 Quel changement radical nous trouvons dans ce texte, par rapport aux verstes précédents !

      Ayant l'assurance que Dieu a entendu sa requête, le psalmiste sait que sa douleur sera transformée en joie. Par la grâce agissant dans son cœur, il a su, sans le moindre doute, que sa prière était exaucée ; il aurait toutefois aimé recevoir une réponse. En fait ses prières seront acceptées, étant prises en main par Christ, le Médiateur. Prières adressées à Dieu, le Juge parfait et droit, avec Christ qui plaide sa cause et qui pardonne ses fautes. Un croyant, par l'intermédiaire du sang et de la justice de Christ, peut accéder directement à Dieu, ce Dieu juste et parfait, pour lui demander pardon et justification.

      Dieu est fidèle et juste pour lui donner les deux à la fois. Cet homme prie également pour la conversion de ses ennemis ou alors la prévention de leur ruine.

      Psaumes 19

      1

      La gloire des œuvres divines. (Psaumes 19:1-6)
      Sa sainteté et Sa grâce sont révélées dans sa Parole. (Psaumes 19:7-10)
      Prière pour obtenir tous ces bénéfices. (Psaumes 19:11-14)

      Les cieux racontent la gloire de Dieu et proclament sa sagesse, sa puissance et sa bonté, de façon à laisser sans excuse les impies. Ils mentionnent les œuvres divines en déclarant qu'il y a un Créateur éternel, infiniment sage, puissant et bon.

      La succession inlassable des jours et des nuits est une grande preuve de la puissance de Dieu et cela doit nous inciter à observer toute cette harmonie : le domaine naturel, la providence, les différentes variétés de lumière, le monde de l'obscurité, Esa 45:7, et tous les combats des uns contre les autres. Le soleil dans le firmament est un emblème de droiture, l'Époux de l'assemblée et la Lumière du monde diffusant ses rayons divins et le salut au moyen de l'évangile, aux nations de toute la terre. Il est ravi de la bénédiction de l'église, qu'Il a épousée ; et cette course inlassable de l'astre représente bien la lumière divine déployée autour de la terre en vue du salut. Prions pour que viennent les temps où chaque nation sur terre sera illuminée, encouragée, et remplie des fruits de bénédiction de ce salut. Il n'y a ni langage, ni parole, mais celui qui est à l'écoute peut percevoir ce message.

      Chacun peut entendre tous ces « éléments » qui témoignent, dans leur propre langue, des œuvres merveilleuses de Dieu. Rendons gloire à Dieu pour tous les réconforts et les bénéfices reçus de la lumière céleste et avec toutes ces choses, gardons les regards fixés sur le Soleil de droiture.

      7 Les Saintes Écritures nous apportent plus que le jour ou la nuit, que l'air que nous respirons ou que la lumière du soleil. Pour que l'homme puisse sortir de sa déchéance, il a besoin de la Parole de Dieu. Le mot original traduit par « loi » peut être assimilé à « doctrine », il peut être compris dans le sens de « tout ce qui nous enseigne au travers de la religion ».

      Cette entité est parfaite ; elle tend à convertir ou à détourner l'âme du péché et du monde, vers Dieu et sa Sainteté. Elle nous montre notre état pécheur et misérable, loin de Dieu, et la nécessité de retourner à Lui. Cette recommandation est sûre : celui qui est dans une certaine recherche et qui croit en ce que Dieu dit, devient sage, et est en vue d'acquérir son salut. C'est une bonne démarche vers le chemin du devoir. C'est une fontaine de réconforts vivifiants et un fondement certain pour nos espérances.

      Les commandements divins sont droits, comme d'ailleurs ils doivent l'être et en tant que tels ils réjouissent le cœur. Les commandements du Seigneur sont purs, saints, justes et bons. Avec eux nous découvrons notre besoin d'avoir un Sauveur et aussi comment découvrir le merveilleux évangile. C'est par eux que le Saint-Esprit émerveille les yeux ; ils nous conduisent à la perception de notre péché et de notre misère, ils nous conduisent sur le chemin du devoir. La crainte du Seigneur est la vraie religion, elle purifie notre chemin, à jamais. Les lois cérémonielles de ce monde passent mais la loi relative à la crainte de Dieu est toujours la même. Les jugements du Seigneur, ses préceptes, tous cela est vérité ; ils sont la droiture même et ils ne se contredisent pas ; on ne peut les mettre en défaut.

      L'or est dédié uniquement au corps et au temps présent ; mais la grâce est dédiée à l'âme et concerne l'éternité. La Parole de Dieu, reçue par la foi, est plus précieuse que l'or ; Elle est agréable à l'âme, aussi douce que du miel. Les plaisirs des sens sont rapidement ternis, et jamais satisfaits ; mais ceux de la religion sont substantiels et donnent toujours satisfaction ; il n'y a en eux aucun risque d'excès.

      11 La Parole de Dieu exhorte l'homme impie à ne pas continuer dans la voie qu'il pratique et avertit le juste pour qu'il ne se détourne pas du bon chemin. Il y a une récompense, non seulement pour avoir observé les commandements divins, mais aussi pour celui qui les observe en permanence. La religion nous console et nous soulage, elle nous aide dans nos divers chemins, elle nous donne une raison de vie et le désir de « déloger » vers Christ.

      David ne désire pas uniquement être pardonné et lavé des péchés dont il se souvient et qu'il a confessés, mais aussi de tous ceux qu'il a oubliés ou ignorés. Toutes les révélations des péchés que la Loi nous à manifestées devraient nous mener au trône de la grâce pour ensuite nous conduire dans la prière.

      C'est une dépendance caractérisant chaque chrétien, qui peut ainsi dire : je dispose d'une assurance dans le Seigneur Jésus, d'un modèle de droiture, d'une force. Aucune prière ne peut être digne d'une attention divine si elle n'est présentée au nom de notre puissant Rédempteur, au nom de Celui qui s'est chargé de notre nature, au nom de celui qui peut nous racheter auprès de Dieu, pour l'éternité. Que notre cœur puisse être sensible à l'excellence de la Parole de Dieu ; qu'il puisse aussi considérer l'horreur du péché, le danger auquel sa pratique nous expose et la situation dans laquelle il nous place.

      Psaumes 25

      1

      Confiance dans la prière. (Psaumes 25:1-7)
      Prière pour la rémission des péchés. (Psaumes 25:8-14)
      Prière pour recevoir de l'aide dans l'affliction. (Psaumes 25:15-22)

      En adorant Dieu, nous devons élever nos âmes vers Lui. Il est certain que celui qui, par la foi, s'attend à Dieu et Le cherche en toute sincérité, ne sera jamais déçu ni honteux. Le croyant le plus avancé dans la foi désire parler à Dieu et en éprouve même le besoin. Si nous désirons sincèrement savoir ce que nous devons faire au point de vue spirituel et que nous soyons résolus à le faire, nous pouvons êtres sûrs que Dieu nous dirigera dans ce domaine.

      Le psalmiste est convaincu que ses péchés sont pardonnés. Quand Dieu a pardonné le péché, Il ne s'en rappelle plus du tout, ce qui dénote une totale rémission. Ceci s'effectue par la bonté divine et non la nôtre, par sa grâce et non par notre mérite ; c'est un remède parfait pour le pardon du péché, ce dont nous avons besoin. Ce rachat, nous devons le saisir, convaincus que c'est immérité, et pleinement reconnaissants des richesses de la miséricorde et de la grâce divine. Cette miséricorde est vraiment sans limites ; elle couvre à jamais les péchés et les folies d'une jeunesse passée sans Dieu et sans espérance !

      Bénis soient le Seigneur et le sang du grand Sacrifice qui peut laver à jamais tous nos manquements !

      8 Nous sommes tous pécheurs ; et Christ vint dans le monde pour sauver les pécheurs, pour les enseigner, pour les appeler à la repentance. Nous apprécions une promesse par le caractère de celui qui l'établit ; nous dépendons donc des promesses de Dieu.

      Tous les chemins du Seigneur, à savoir, toutes ses promesses et ses providences, ne sont que miséricorde et vérité. Dans toutes les voies où Dieu nous guide, nous pouvons discerner toute l'abondance de sa miséricorde, tout l'accomplissement de sa Parole, quelles que soient les afflictions traversées. Tous les sentiers du Seigneur ne sont que miséricorde et vérité ; et cela se constate dans tout ce qu'Il accomplit. Ceux qui sont humbles, qui ne s'appuient pas sur eux-mêmes et qui désirent suivre le divin Guide, ceux-là, Il les guidera au jour du jugement, c'est à dire, suivant l'attestation de Sa Parole, Il donnera du repos à leur âme par le Sauveur.

      Même quand le corps est malade et souffre, l'âme demeure paisible en son Dieu.

      15 Le psalmiste conclut comme il a commencé, en exprimant sa dépendance envers Dieu et le désir de l'approcher.

      Il est bon de faire ainsi, d'espérer et d'attendre tranquillement le salut du Seigneur. Et si Dieu se tourne vers nous, peu importe alors ce que nous avons à Lui offrir. Bien que nous soyons fautifs devant Dieu, un peu comme ses ennemis, Il a ce sentiment intime qu'Il ne veut faire, en fait, aucun mal.

      Dieu voudrait à la longue donner du repos à Israël par rapport à tous ses ennemis alentours. Dans les cieux, Israël sera délivré à la perfection de tous ses problèmes. Béni sois-Tu notre Sauveur, Tu nous as dit, dans ta grâce, que sans Toi nous ne pouvons rien faire. Enseigne-nous comment prier, comment paraître devant Toi dans la voie que tu as choisie, comment élever notre cœur entier vers Toi et Te désirer, car Tu es le Seigneur, notre Justice.

      Psaumes 32

      1

      La joie d'un pécheur pardonné. (Psaumes 32:1,2)
      La misère qui a précédé la confession des péchés et le réconfort qui en découla. (Psaumes 32:3-7)
      Les pécheurs enseignés, les croyants encouragés. (Psaumes 32:8-11)

      Le péché est la cause de notre misère ; mais les transgressions de celui qui croit en la Loi divine sont toutes pardonnées, étant couvertes par la réconciliation.

      Christ a été sans tache, aucun péché n'a pu lui être imputé. Jésus étant reconnu Juste, nous sommes justifiés par Dieu en Lui ; notre péché ne nous est pas imputé, Dieu ayant placé sur Lui l'iniquité de nous tous, l'ayant fait victime expiatoire pour nous. Notre état de racheté est un acte divin car Dieu est le juge. C'est Lui qui justifie. Remarquez l'attitude de celui qui est justifié : il est sincère et recherche la sanctification, par la puissance du Saint-Esprit. Lors de la repentance, il ne demande pas une indulgence pour le pardon de ses péchés car le Seigneur est prêt à pardonner. Il n'abuse pas de la doctrine de la Grâce qui pardonne librement.

      À l'homme dont l'iniquité est pardonnée, toutes les bénédictions sont promises !

      3 Il est très difficile pour un homme pécheur d'accepter humblement la gratuité de la rédemption, par le biais d'une confession totale des ses péchés et par une reconnaissance de sa culpabilité. Mais l'unique et véritable chemin de la conscience paisible passe par la confession de nos péchés afin qu'ils soient pardonnés ; par cette déclaration, nous pouvons être justifiés. Bien que la repentance et la confession ne soient pas aptes en elles-mêmes à procurer le pardon des transgressions, elles sont quand même nécessaires pour acquérir la joie parfaite du pardon miséricordieux. Et qui peut témoigner de la joie ressentie, lorsque l'âme, oppressée par le péché, peut librement décharger son fardeau devant Dieu, saisissant la promesse de miséricorde en Jésus-Christ ?

      Ceux qui veulent vraiment s'adonner à la prière doivent rechercher le Seigneur ; Il les appelle par Sa Providence et par Son Esprit, Il les incite à cette recherche. C'est le moment propice, quand le cœur est plein de remords et chargé par ses fautes ; quand les refuges d'ici bas sont vains, quand aucun repos de l'âme ne peut être trouvé, c'est alors que Dieu peut appliquer son baume guérissant, par son Esprit.

      8 Dieu nous enseigne par sa Parole et nous guide par les secrets intimes de sa volonté. David adresse un avertissement aux pécheurs. Il le fait car le chemin du péché mène à la détresse. Ces versets servent de réconfort aux saints.

      Ils peuvent voir qu'une vie en communion avec Dieu est de loin la plus plaisante et agréable. Réjouissons-nous en Toi, Seigneur Jésus, réjouissons-nous en Ton salut ; alors nous serons vraiment heureux !

      Psaumes 38

      1

      Dieu hait le péché. (Psaumes 38:1-11)
      Les souffrances du psalmiste et sa prière. (Psaumes 38:12-22)

      Rien ne peut troubler davantage le cœur d'un homme bon que la perception de la colère de Dieu. La manière de garder un cœur paisible est de rester au sein de l'amour divin. Mais un sentiment de culpabilité est trop lourd à supporter ; il devrait conduire les hommes vers le désespoir et la ruine, à moins qu'ils ne soient transformés par le pardon miséricordieux de Dieu. S'il n'y avait pas de péchés dans nos âmes, il n'y aurait ni douleurs ni maladies dans nos corps. La conséquence du péché est un fardeau pour toute la création, il fait naître un réel gémissement. C'est un véritable poids qui écrase les pécheurs eux-mêmes, un fardeau qui les ruine et les mène en enfer. Quand nous sommes conscients de notre condition réelle, alors nous pouvons mesurer la valeur du bon Maître, nous pouvons Le discerner et Lui obéir. Certains restent dans une certaine rancœur car ils tardent à s'approcher de l'Ami miséricordieux. À chaque fois que nous sommes désemparés dans nos corps, nous devrions nous rappeler combien Dieu a été déshonoré dans le sien, par notre faute. Les gémissements que nous pouvons émettre ne sont pas cachés à Ses yeux ; Il sonde les cœurs et connaît toutes nos pensées, par l'Esprit. David, dans ses peines, était une image de Christ lors de son agonie, une image de Christ sur la croix, abandonné dans la souffrance.
      12 Les méchants haïssent la bonté, même quand ils en tirent bénéfice. Par les souffrances que ses ennemis lui ont occasionnées, David représente une image de Christ. En réalité nos ennemis ne nous font réellement du tort que lorsqu'ils nous éloignent de Dieu et de notre devoir. Les problèmes réels du croyant sont en fait, d'une certaine manière, utiles ; ils lui apprennent à s'attendre à une délivrance de Dieu plutôt qu'à une aide personnelle ou du monde. Moins nous serons affectés par les méchancetés et les injures du monde, plus nous serons sereins et en paix. Les problèmes de David étaient en quelque sorte à la fois un châtiment et la conséquence de ses transgressions, alors que les souffrances de Christ étaient dues à nos péchés et aux nôtres uniquement.

      De quel droit un pécheur peut-il céder à l'impatience ou à la colère quand la miséricorde divine peut pardonner ses péchés ? David était très affecté par son péché. Les hommes pieux, en regardant constamment leurs douleurs sont bien près du précipice ; mais en plaçant toujours Dieu devant eux, ils se gardent de toute chute. Si nous sommes vraiment sensibles à l'action néfaste du péché, nous aurons réellement de la patience lors de l'épreuve.

      Rien n'est plus terrible pour le cœur d'un croyant que d'avoir l'impression, au moment de l'affliction, d'être loin de Dieu ; en d'autres termes, rien ne peut davantage meurtrir la sensibilité d'un cœur que cette prière « Mon Dieu ! Ne t'éloigne pas de moi ».

      Le Seigneur est apte à secourir ceux qui lui manifestent leur entière confiance pour leur salut.

    • Genèse 3

      1 Le serpent était le plus rusé de tous les animaux sauvages que l'Eternel Dieu avait faits. Il dit à la femme : « Dieu a-t-il vraiment dit : ‘Vous ne mangerez aucun des fruits des arbres du jardin’ ? »
      2 La femme répondit au serpent : « Nous mangeons du fruit des arbres du jardin.
      3 Cependant, en ce qui concerne le fruit de l'arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit : ‘Vous n'en mangerez pas et vous n'y toucherez pas, sinon vous mourrez.’ »
      4 Le serpent dit alors à la femme : « Vous ne mourrez absolument pas,
      5 mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s'ouvriront et vous serez comme Dieu : vous connaîtrez le bien et le mal. »
      6 La femme vit que l'arbre était porteur de fruits bons à manger, agréable à regarder et précieux pour ouvrir l'intelligence. Elle prit de son fruit et en mangea. Elle en donna aussi à son mari qui était avec elle et il en mangea.
      7 Leurs yeux à tous les deux s'ouvrirent, et ils prirent conscience qu'ils étaient nus. Ils attachèrent des feuilles de figuier ensemble et s'en firent des ceintures.
      8 Quand ils entendirent la voix de l'Eternel Dieu en train de parcourir le jardin vers le soir, l'homme et sa femme se cachèrent loin de l'Eternel Dieu au milieu des arbres du jardin.
      9 Cependant, l'Eternel Dieu appela l'homme et lui dit : « Où es-tu ? »
      10 Il répondit : « J'ai entendu ta voix dans le jardin et j'ai eu peur, parce que j’étais nu. Alors je me suis caché. »
      11 L'Eternel Dieu dit : « Qui t'a révélé que tu étais nu ? Est-ce que tu as mangé du fruit de l'arbre dont je t'avais interdit de manger ? »
      12 L'homme répondit : « C’est la femme que tu as mise à mes côtés qui m'a donné de ce fruit, et j'en ai mangé. »
      13 L'Eternel Dieu dit à la femme : « Pourquoi as-tu fait cela ? » La femme répondit : « Le serpent m'a trompée et j'en ai mangé. »
      14 L'Eternel Dieu dit au serpent : « Puisque tu as fait cela, tu seras maudit parmi tout le bétail et tous les animaux sauvages. Tu marcheras sur ton ventre et tu mangeras de la poussière tous les jours de ta vie.
      15 Je mettrai l'hostilité entre toi et la femme, entre ta descendance et sa descendance : celle-ci t'écrasera la tête et tu lui blesseras le talon. »
      16 Il dit à la femme : « J'augmenterai la souffrance de tes grossesses. C'est dans la douleur que tu mettras des enfants au monde. Tes désirs se porteront vers ton mari, mais lui, il dominera sur toi. »
      17 Il dit à l'homme : « Puisque tu as écouté ta femme et mangé du fruit au sujet duquel je t'avais donné cet ordre : ‘Tu n'en mangeras pas’, le sol est maudit à cause de toi. C'est avec peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie.
      18 Il te produira des ronces et des chardons, et tu mangeras de l'herbe des champs.
      19 C'est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, et ce jusqu'à ce que tu retournes à la terre, puisque c’est d’elle que tu as été tiré. Oui, tu es poussière et tu retourneras à la poussière. »
      20 Adam appela sa femme Eve, car elle devait être la mère de tous les vivants.
      21 L'Eternel Dieu fit des habits en peau pour Adam et pour sa femme, et il les leur mit.
      22 L'Eternel Dieu dit : « Voilà que l'homme est devenu comme l'un de nous pour la connaissance du bien et du mal. Maintenant, empêchons-le de tendre la main, de prendre aussi du fruit de l'arbre de vie, d'en manger et de vivre éternellement ! »
      23 Ainsi, l'Eternel Dieu le chassa du jardin d'Eden pour qu'il cultive la terre d'où il avait été tiré.
      24 Après avoir chassé Adam, il posta à l'est du jardin d'Eden les chérubins qui agitent une épée flamboyante pour garder le chemin de l'arbre de vie.

      Genèse 6

      5 L'Eternel vit que les hommes commettaient beaucoup de mal sur la terre et que toutes les pensées de leur cœur se portaient constamment et uniquement vers le mal.

      Lévitique 19

      2 « Transmets ces instructions à toute l'assemblée des Israélites : *Vous serez saints, car je suis saint, moi, l'Eternel, votre Dieu.

      1 Samuel 15

      22 Samuel dit : « L'Eternel trouve-t-il autant de plaisir dans les holocaustes et les sacrifices que dans l'obéissance à sa voix ? Non, l'obéissance vaut mieux que les sacrifices et l'écoute attentive vaut mieux que la graisse des béliers.

      Psaumes 6

      1 Au chef de chœur, avec instruments à cordes, sur la harpe à huit cordes. Psaume de David.
      2 Eternel, ne me punis pas dans ta colère et ne me corrige pas dans ta fureur.
      3 Aie pitié de moi, Eternel, car je suis sans force ! Guéris-moi, Eternel, car je tremble de tous mes os !
      4 *Mon âme est toute troublée. Et toi, Eternel, jusqu’à quand me traiteras-tu ainsi ?
      5 Reviens, Eternel, délivre-moi, sauve-moi à cause de ta bonté,
      6 car dans la mort on n’évoque plus ton souvenir : qui te louera dans le séjour des morts ?
      7 Je m’épuise à force de gémir ; chaque nuit mon lit est trempé de mes larmes, il est inondé de mes pleurs.
      8 Mes yeux sont usés par le chagrin : tous ceux qui me persécutent les affaiblissent.
      9 *Eloignez-vous de moi, vous tous qui commettez l’injustice, car l’Eternel entend mes pleurs !
      10 L’Eternel exauce mes supplications, l’Eternel accueille ma prière.

      Psaumes 19

      1 Au chef de chœur. Psaume de David.
      2 Le ciel raconte la gloire de Dieu et l’étendue révèle l’œuvre de ses mains.
      3 Le jour en instruit un autre jour, la nuit en donne connaissance à une autre nuit.
      4 Ce n’est pas un langage, ce ne sont pas des paroles, on n’entend pas leur son.
      5 Cependant, *leur voix parcourt toute la terre, leurs discours vont jusqu’aux extrémités du monde où il a dressé une tente pour le soleil.
      6 Et le soleil, pareil à un époux qui sort de sa chambre, s’élance dans la course avec la joie d’un héros ;
      7 il se lève à une extrémité du ciel et termine sa course à l’autre extrémité : rien n’échappe à sa chaleur.
      8 La loi de l’Eternel est parfaite, elle donne du réconfort ; le témoignage de l’Eternel est vrai, il rend sage celui qui manque d’expérience.
      9 Les décrets de l’Eternel sont droits, ils réjouissent le cœur ; les commandements de l’Eternel sont clairs, ils éclairent la vue.
      10 La crainte de l’Eternel est pure, elle subsiste pour toujours ; les jugements de l’Eternel sont vrais, ils sont tous justes.
      11 Ils sont plus précieux que l’or, que beaucoup d’or fin ; ils sont plus doux que le miel, même le miel qui coule des rayons.
      12 Ton serviteur aussi est éclairé par eux ; pour celui qui les respecte, la récompense est grande.
      13 Qui discerne ses erreurs ? Pardonne-moi celles que j’ignore.
      14 Préserve aussi ton serviteur du sentiment d’orgueil : qu’il ne domine pas sur moi ! Alors je serai intègre, je ne commettrai pas de grands péchés.

      Psaumes 25

      1 De David. Eternel, je me tourne vers toi,
      2 mon Dieu, en toi je me confie. Que je ne sois pas couvert de honte ! Que mes ennemis ne se réjouissent pas à mon sujet !
      3 Aucun de ceux qui espèrent en toi ne sera couvert de honte, mais la honte est pour ceux qui sont infidèles sans raison.
      4 Eternel, fais-moi connaître tes voies, enseigne-moi tes sentiers !
      5 Conduis-moi dans ta vérité et instruis-moi, car tu es le Dieu de mon salut : je m’attends à toi chaque jour.
      6 Eternel, souviens-toi de ta compassion et de ta bonté, car elles sont éternelles !
      7 Ne te souviens pas des fautes de ma jeunesse, de mes péchés ! Souviens-toi de moi en fonction de ton amour, à cause de ta bonté, Eternel !
      8 L’Eternel est bon et droit, c’est pourquoi il montre aux pécheurs la voie à suivre.
      9 Il conduit les humbles dans la justice, il leur enseigne sa voie.
      10 Tous les sentiers de l’Eternel sont bonté et fidélité pour ceux qui gardent son alliance et ses commandements.
      11 C’est à cause de ton nom, Eternel, que tu pardonneras ma faute, car elle est grande.
      12 Quel est l’homme qui craint l’Eternel ? L’Eternel lui montre la voie qu’il doit choisir.
      13 Son âme reposera dans le bonheur, et sa descendance héritera le pays.
      14 L’Eternel confie ses secrets à ceux qui le craignent, il leur fait connaître son alliance.
      15 Je tourne constamment les yeux vers l’Eternel, car il dégagera mes pieds du piège.
      16 Regarde-moi, aie pitié de moi, car je suis abandonné et malheureux !
      17 Les angoisses de mon cœur augmentent : délivre-moi de ma détresse !
      18 Vois ma misère et ma peine, et pardonne tous mes péchés !
      19 Vois combien mes ennemis sont nombreux et de quelle haine violente ils me poursuivent !
      20 Garde mon âme et sauve-moi ! Que je ne sois pas couvert de honte, car je cherche refuge auprès de toi.
      21 Que l’intégrité et la droiture me protègent, car je mets mon espérance en toi.
      22 O Dieu, délivre Israël de toutes ses détresses !

      Psaumes 32

      1 De David, cantique. *Heureux celui dont la transgression est enlevée et dont le péché est pardonné !
      2 Heureux l’homme à qui l’Eternel ne tient pas compte de sa faute et dont l’esprit ne connaît pas la ruse !
      3 Tant que je me taisais, mon corps dépérissait ; je gémissais toute la journée,
      4 car nuit et jour ta main pesait lourdement sur moi. Ma vigueur avait fait place à la sécheresse de l’été. – Pause.
      5 Je t’ai fait connaître mon péché, je n’ai pas caché ma faute. J’ai dit : « J’avouerai mes transgressions à l’Eternel », et tu as pardonné mon péché. – Pause.
      6 C’est ainsi que tout fidèle peut te prier au moment convenable. Si de grandes eaux débordent, elles ne l’atteindront pas.
      7 Tu es un abri pour moi, tu me préserves de la détresse, tu m’entoures de chants de délivrance. – Pause.
      8 Je t’instruirai et te montrerai la voie que tu dois suivre ; je te conseillerai, j’aurai le regard sur toi.
      9 Ne soyez pas comme un cheval ou un mulet sans intelligence : on les freine avec un mors et une bride, dont on les orne, afin qu’ils ne te bousculent pas.
      10 Beaucoup de douleurs sont le lot du méchant, mais celui qui se confie en l’Eternel est environné de sa grâce.
      11 Justes, réjouissez-vous en l’Eternel et soyez dans l’allégresse ! Poussez des cris de joie, vous tous qui avez le cœur droit !

      Psaumes 38

      1 Psaume de David, comme mémorial.
      2 Eternel, ne me punis pas dans ta colère et ne me corrige pas dans ta fureur,
      3 car tes flèches m’ont atteint, et ta main a pesé lourdement sur moi.
      4 Il n’y a plus rien d’intact dans mon corps à cause de ta colère, il n’y a plus rien de sain dans mes os à cause de mon péché,
      5 car mes fautes s’élèvent au-dessus de ma tête ; pareilles à un lourd fardeau, elles sont trop pesantes pour moi.
      6 Mes plaies sont infectes et purulentes à cause de ma folie.
      7 Je suis courbé, complètement abattu ; tout le jour je marche dans la tristesse,
      8 car un mal brûle mes reins, et il n’y a plus rien d’intact dans mon corps.
      9 Je suis sans force, entièrement brisé ; le trouble de mon cœur m’arrache des gémissements.
      10 Seigneur, tu connais tous mes désirs, et mes soupirs ne te sont pas cachés.
      11 Mon cœur est agité, ma force m’abandonne, même la lumière de mes yeux disparaît.
      12 Mes amis, mes compagnons, reculent devant ma plaie, mes proches se tiennent à l’écart !
      13 Ceux qui en veulent à ma vie tendent leurs pièges, ceux qui cherchent mon malheur disent des méchancetés et méditent toute la journée des tromperies.
      14 Mais moi, pareil à un sourd, je n’entends pas ; je suis comme un muet : je n’ouvre pas la bouche.
      15 Je suis pareil à un homme qui n’entend pas et qui n’oppose aucune réplique.
      16 Eternel, c’est en toi que j’espère ; tu répondras, Seigneur, mon Dieu,
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