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RÉVÉLATION

(Hébr. gâlâh ; grec apokalupsis, du verbe apokalupteïn =révéler, découvrir, d'où apocalypse =révélation.)

Le mot révélation signifie au sens large toute action par laquelle une chose cachée est dévoilée aux sens de l'homme, découverte à son esprit, rendue évidente à son sens intérieur (Pr 25:9, Mt 10:26). Toute connaissance nouvelle est, à la bien prendre, une révélation. Dans le domaine religieux, révélation et connaissance de Dieu sont des notions corrélatives : on peut, à cet égard, parler de la révélation de Dieu que donnent la nature (Ps 19:2,5, Ro 1:20) et la conscience humaine (Ro 2:14).

La Bible emploie ce terme (ou celui de manifestation révélatrice) pour parler des choses qui passent du monde invisible dans le monde visible : le retour du Christ (Lu 17:30,1Co 1:17, Col 3:4 etc.), la manifestation des enfants de Dieu dans leur gloire quand Jésus sera manifesté (Ro 8:18 et suivant, Col 3:4,1Pi 5:1 4:13), l'apparition du royaume de Dieu (Lu 19:11, Mr 9:1), la fin du monde avec la manifestation de l'Homme d'iniquité et le jugement de Dieu (2Th 2:3, Ro 2:5). La venue du Christ sur la terre, envisagée comme la réalisation d'un arrêt divin préexistant, et son apparition après la résurrection sont aussi appelées des révélations (1Pi 1:20,1Ti 3:16, Mr 16:12-14, Jn 21:1-14, Ac 10:40). Mais il y a en outre nombre de passages où, tant dans l'A. T, que dans le N.T., le mot révélation est employé pour indiquer le cas où Dieu communique ses intentions et sa volonté, non par des apparitions visibles, mais par sa parole (1Sa 2:27 3:17,21 9:15 Am 3:7 Esa 22:14 Matthieu 16:17 1Co 2:10 Eph 3:5 1Pi 1:12 etc.) et aussi par « son bras » (Esa 52:10 53:1, Ps 98:1, etc., ici la « révélation » voisine avec le « prodige »). Jésus révèle le Père (Mt 11:27, Jn 17:6). En lui la révélation par la parole et la révélation par les actes se confondent ; c'est par ce double moyen qu'il manifeste sa gloire et celle de Dieu (Jn 2:11 14:8 et suivant).

Nous voici arrivés au sens du mot révélation qui fait l'originalité même de la Bible : Dieu se manifestant à Israël, lui parlant, le dirigeant par ses messagers. Tout l'ensemble de cette initiative divine au sein de l'histoire du peuple élu est désigné, en théologie, par le mot révélation. C'est cette notion que nous allons maintenant étudier, en l'envisageant sous les aspects suivants :

son affirmation,

sa possibilité,

ses moyens,

sa crédibilité,

sa méthode,

son aboutissement.

1.

Affirmation.

La Bible renferme l'affirmation très nette et souvent répétée que Dieu s'est révélé aux hommes. On peut même dire que ce qui distingue à première vue la Bible des divers livres religieux de l'antiquité c'est que, dans les écritures saintes des autres peuples, l'homme cherche Dieu et l'appelle, tandis que d'un bout à l'autre de la Bible Dieu cherche l'homme et lui parle.

Écartons d'abord une notion trop simpliste de l'action de Dieu dans l'histoire d'Israël. Edouard Naville (Archéol. de l'A.T., 1914) a dit très justement : « Pour la mentalité des anciens peuples une pensée n'existe pas indépendamment de son expression extérieure : elle doit être énoncée. Dans bien des cas, en traduisant ces textes anciens dans un langage moderne nous devrions dire « il pense » au lieu de « il dit ». Le mot « dit » n'exprime souvent qu'une activité de l'esprit, une pensée, un désir ou toute autre action mentale. » La justesse de cette remarque apparaît clairement dans des passages comme Ge 1:26 3:22 6:7. Il en est de même dans bien d'autres cas où l'expression « Dieu a dit », « l'Éternel a dit », doit être simplement interprétée comme ceci : « Dieu a inspiré », « l'Éternel a suggéré », l'homme en faisant telle chose a considéré qu'il agissait sous l'action de Dieu ou qu'il accomplissait un acte conforme à sa volonté. Si nous voulions donner dans les textes bibliques un sens absolu à tous les passages où se trouve « Dieu dit », nous devrions aussi donner un sens absolu aux inscriptions des peuples voisins d'Israël, où la même expression se rencontre. Ainsi, la stèle de Mésa (voir ce mot) s'exprime tout comme certains annalistes hébreux ; seulement ici c'est le dieu Kamos qui parle au roi de Moab : « Kamos me dit... », « alors Kamos me dit... », etc. Cette remarque faite par scrupule scientifique, il n'en demeure pas moins que la Bible est toute pleine d'interventions de Dieu, de révélations émanant de lui. On y sent que, sous une forme ou sous une autre, Dieu mène l'histoire, qu'il appelle et qu'il instruit ses ouvriers, portant à la connaissance de l'intelligence ou de la conscience humaine des vérités que ni l'une ni l'autre n'aurait pu découvrir par elle-même. Dieu enseigne dans sa révélation ce qui, suivant l'expression biblique, n'aurait pu « monter au coeur de l'homme ».

Nous ne pouvons songer à donner ici tous les passages de la Bible qui attestent cette intervention révélatrice de Dieu, sous des formes variées et par les messagers les plus divers, depuis la préhistoire (Ge 2:16 3:14-19 6:13,21 etc.), en passant par la période patriarcale (Ge 12:1-3 13:14-17 15:1-6 17:1-21 etc.) et le temps de Moïse (Ex 3:6-19 7:1-19 14:26 19,20), jusqu'au ministère des prophètes (1Ro 17:2 et suivant, Am 3:7, Esa 7:3 et suivant, Jer 1:2, Eze 1:3, Da 2:19 et suivant, cf. 1Pi 1:10-12) et à l'époque de Jésus et de ses apôtres (cf. Lu 1 et Lu 2, Mt 1 et Mt 2, Mt 11:25,27, Lu 10:21 et suivant, Mt 16:17, Jn 15:15 16:12 et suivant, etc., Ga 1:12,15-17,2Co 12:1, Ga 2:2, Eph 3:3,1Co 2:10, Ro 16:25, Ga 3:23, Eph 1:17,1Co 14:30, etc., et l'ensemble de l'Apocalypse dont le nom signifie révélation). Si l'Ancien et le Nouveau Testaments réunis portent encore aujourd'hui le nom de Bible, c'est-à-dire « le livre par excellence », c'est parce que l'expérience des siècles les a fait considérer comme le recueil des révélations de Dieu à l'humanité.

2.

Possibilité.

La révélation--intervention surnaturelle du Créateur pour éclairer et pour orienter sa créature--n'a aucun sens pour quiconque ne croit pas que Dieu est la personne parfaite, c'est-à-dire une personnalité toute-puissante et toute-libre. Mais on ne voit pas pour quelles raisons celui qui croit que Dieu est la personnalité puissante et libre par excellence tiendrait pour impossible la révélation. Serait-ce au nom de la fixité des lois de la nature ? Mais qui donc connaît toutes ces lois, toutes les résultantes de leurs combinaisons, et à qui Dieu a-t-il dit qu'il s'était fait esclave de leur jeu, tel que nous le connaissons avec nos lumières imparfaites ? Mettrons-nous le Créateur au-dessous de sa créature, qui peut, elle, avec sa courte science, affirmer sa liberté en obligeant les lois à se contredire, à se plier à des desseins qui ne sont pas conformes à leur cours naturel ? (voir Miracle). Et dans le domaine moral mettrons-nous aussi le Créateur au-dessous de sa créature en lui interdisant ce que peut un père de famille qui poursuit l'éducation de son enfant et qui intervient dans sa vie pour l'instruire, le préserver, l'attirer vers le bien, le porter dans les moments où sa force est défaillante, le mettre à même de faire les expériences qui formeront sa personnalité ? Refuser à Dieu le pouvoir de se révéler quand et comme il veut, c'est l'isoler dans une grandeur imaginaire, le faire inférieur à l'homme qu'il a créé à son image, le lier à la nature qui est son oeuvre, d'un mot c'est le nier en tant que Dieu ; et voilà pourquoi l'on n'a jamais vu une forme quelconque de théisme retenir les hommes et les amener à un progrès effectif. De ceux qui avaient cru trouver dans ces systèmes la satisfaction de leurs besoins religieux, les uns ont abandonné la religion elle-même, les autres sont allés au christianisme.

Du côté de l'homme, tout concourt aussi à manifester les possibilités de la révélation. Que nous enseigne sa nature physique ? Bergson a montré de façon lumineuse que la pensée n'est pas le produit du cerveau, que le travail du cerveau ne correspond pas à la totalité de la conscience, en sorte que la mort du cerveau n'entraîne pas la mort de la conscience, mais qu'au contraire la vie mentale déborde la vie cérébrale et que le cerveau se borne à traduire en mouvements une petite partie de ce qui se passe dans la conscience, d'où il suit que là survivance après la mort du corps devient vraisemblable même pour la philosophie dont l'observation patiente se tient en dehors de toute métaphysique. Le cerveau se trouve donc impressionné par infiniment plus d'idées et d'influences qu'il n'en peut enregistrer, « l'esprit déborde le cerveau de toute part ». De quel droit, dès lors, nierions-nous que l'Esprit de Dieu puisse se trouver au nombre des agents qui impressionnent le cerveau et entrer ainsi par le travail du cerveau dans ce que Bergson appelle le « cadre moteur de la vie » ? Et de même que nous constatons qu'une intoxication passagère du cerveau par l'alcool ou l'opium, à plus forte raison l'intoxication durable de l'aliénation, peuvent entraîner une perturbation complète, un abaissement, une dissolution de la vie mentale (cf. Bergson, Energie spirituelle, p. 80), ne pourrions-nous pas constater aussi qu'une illumination venue d'en haut et impressionnant le cerveau peut, au lieu de la troubler, sublimer la vie mentale et introduire un élément divin dans le cadre moteur de la vie ? Or, non seulement l'homme peut, comme on vient de le voir, subir ces influences, mais il les souhaite ; sa personnalité, pleine d'idéalisme inassouvi et soumise au péché par des instincts dominateurs, appelle la manifestation divine. L'histoire des religions comme la confession de consciences individuelles sont là pour en témoigner. Ce n'est pas seulement l'Hébreu, c'est l'homme qui dit à Dieu par la voix du psalmiste : « Mon coeur me dit de ta part : Cherchez ma face. Je chercherai ta face, ô Éternel » (Ps 27:8). Cette réalité humaine a inspiré l'invocation de saint Augustin : « Tu nous as faits pour toi-même, ô Seigneur, et notre coeur est inquiet tant qu'il ne repose pas en toi. » Pourquoi cette inquiétude ? Parce que tout en nous se révolte à la pensée que le péché pourrait avoir le dernier mot ici-bas et que, d'autre part, notre expérience nous enseigne que livrés à nous-mêmes nous ne pouvons pas le vaincre, l'extirper de la terre ; il faut donc, vu les hontes, les angoisses et les douleurs du monde, qu'une puissance salutaire intervienne, fasse une trouée qui nous libère ; il faut une révélation d'en haut. Celle-ci n'est pas seulement possible, elle est nécessaire, elle est postulée. L'appel à Dieu du prophète Ésaïe rend bien le cri qui sort des entrailles de l'humanité : « Oh ! si tu déchirais les cieux et si tu descendais ! »

3.

Moyens.

On demande : par quels moyens Dieu peut-il communiquer avec les hommes ? Il serait plus sage de dire : est-il un seul moyen qui soit interdit au Créateur lorsqu'il veut communiquer avec sa créature ? De quel droit limite-t-on son pouvoir ? Si un père de famille, qui sait que les tempéraments de ses enfants et leur développement sont divers, adapte ses moyens d'éducation aux fins qu'il poursuit, combien plus le Père céleste doit-il, avec les ressources illimitées que lui assurent sa toute-sagesse et sa toute-puissance, diversifier les formes de son action pour mener à bien ses desseins d'amour !

Nous distinguons ici, aussitôt, deux catégories de moyens :

(a) L'intervention directe, impérative : la vocation. Dieu arrête un homme sur son chemin et cet homme, subjugué par un contact inattendu, retourné par un appel qui lui vient du dehors, qui s'impose à lui par vision ou audition, subit l'influence, s'incline dans l'adoration et entre dans une vie nouvelle qui fait de lui un révélateur des volontés divines. Inspiré, il devient inspirateur. Tels les personnages qui nous sont familiers dans l'histoire biblique : Abraham, Moïse, Samuel, Amos, Ésaïe, Jérémie, Saul de Tarse. Quand Jésus, au bord du lac de Galilée, dit à Pierre et à Jean : « Suivez-moi ! », il accomplit dans le cadre de sa vie historique l'acte générateur par lequel Dieu s'est assuré ses ouvriers tout le long du développement de la révélation biblique. La révélation ici intervenue est de l'ordre absolu ; elle a pour but de rendre visible l'invisible, sensible le spirituel. L'homme n'est pas un pur esprit, sa certitude n'est emportée que quand tout son être peut être convaincu. Si les disciples, au matin de Pâques, ont été mis en présence du tombeau vide, si Jésus leur a accordé des apparitions pendant quarante jours, c'est parce qu'il savait que si pour eux la résurrection n'avait été qu'une affirmation spirituelle, ils n'auraient pas marché. A plus forte raison, les hommes de l'ancienne alliance avaient-ils besoin de voir l'invisible dans des manifestations où Dieu, si j'ose dire, venait à eux de l'extérieur, s'adressait à leurs sens. Nous ne sommes pas en mesure de dire exactement ce qui s'est passé à Caran, au désert de Madian, au Sinaï, dans les vocations des juges ou des prophètes, non plus que dans tous les cas où l'A. T, parle d'apparitions divines ou de « signes », mais nous pouvons tenir pour certain qu'on ne saurait ramener l'ensemble de ces apparitions à des phénomènes spirituels et intérieurs sans manquer à l'élémentaire psychologie ; c'est mal connaître l'homme que de s'imaginer que pour lui une idée nouvelle devient une idée-force tant qu'elle n'est qu'une abstraction. La première fois qu'elle se propose à lui, pour qu'elle s'impose à lui, il faut qu'elle se pose devant lui. Il y a quelque chose de vrai dans le dicton du bon sens populaire : « Je ne crois que ce que je vois. » L'homme a besoin de voir pour croire, c'est-à-dire que le monde invisible et suprasensible s'incarne et, ne serait-ce qu'à titre de symbole (voir ce mot), rend assimilables à son être de chair les réalités qui le dépassent. Pour rendre accessible à l'homme la réalité de l'amour de Dieu il a fallu la vue du Crucifié pendu au Calvaire. Quand l'homme peut dire : « J'ai vu, j'ai entendu, j'ai touché » (Ac 10:41,1Jn 1:1,1Co 15:8), il n'y a point de raisonnement qui le puisse ébranler. Cet ordre de certitude qui n'est pas communicable donne à celui qui la possède une assurance, un ascendant, contre lesquels la contradiction ne peut rien. Il se fera tuer plutôt que d'abjurer. A cette catégorie de certitude appartiennent, d'une façon générale, les miracles dont les hommes de Dieu ont été les objets et les témoins. A ce propos, Rothe a écrit une parole profonde, qu'on ne saurait trop méditer : « C'est pour la révélation elle-même, au moment même où elle s'effectue, que le miracle est important, puisqu'une révélation ne saurait s'accomplir sans miracles, et non pas pour nous qui avons vu passer dans la conscience générale ce que le miracle révélateur était primitivement destiné à annoncer. Ce n'est pas dans l'intérêt de la dogmatique que j'admets le miracle, mais parce que je ne puis m'en passer pour expliquer certains faits de 1 histoire. Bien loin de rompre les mailles du tissu historique, ils me permettent de franchir les profondes lacunes qu'il présente. » Par miracles révélateurs nous devons entendre ici la révélation par l'intervention directe et surnaturelle de Dieu dans l'histoire. La vie d'Israël, le temps de Jésus et des apôtres ont été baignés dans la lumière de cette révélation-là : Dieu saisissable dans ses actes. On peut discuter ici ou là tel récit de miracle, telle interprétation d'annaliste hébreu, mais l'ensemble demeure. La Bible est pleine de surnaturel ; elle en vit. On ne saurait l'en dépouiller sans la vider de l'atmosphère où ses acteurs respirent ; alors se poserait la question par où le miracle éconduit serait de nouveau ramené : comment ces acteurs ont-ils pu agir, être parmi les autres hommes des porteurs de la vérité, vivre saintement, enthousiasmer par leur martyre, donner à l'humanité le branle d'où le monde moderne est sorti, s'ils étaient des hommes de mentalité moins saine que le reste du genre humain, c'est-à-dire des hallucinés ?

(b) L'intervention subjective, par les rêves, les transes de l'extase, la réponse à la prière, à la méditation soutenue. Interventions divines par phénomènes intérieurs où l'Esprit de Dieu est à l'oeuvre et dans lesquelles le sujet n'est pas pris à l'improviste, à l'état de passivité, mais où sa participation mentale est, sinon toujours consciente, du moins toujours active. S'il a des visions, s'il entend des voix, s'il reçoit des réponses, s'il se sent ravir au-dessus de lui-même, il se rend compte que tout cela se passe à l'intérieur de son âme. Il s'agit ici de phénomènes de l'ordre de ceux que la psychothérapie moderne appelle « des représentations mentales vives ». Quiconque reçoit ainsi des révélations de Dieu--révélations qui voisinent avec l'intuition--sait que ces interventions divines ont été préparées en lui et qu'il s'est élevé lui-même, par l'effort de son âme, à la rencontre de Dieu. Jérémie, Ézéchiel, Daniel, saint Jean dans l'extase de Patmos, saint Paul quand il a entendu la parole révélatrice :

« Ma grâce te suffit », ont connu cet ordre-là de révélation. Et de même Moïse, qui nous apparaît dans sa vie comme un géant de la prière. Quand Jésus s'isolait sur la montagne et y passait la nuit en prière, c'était pour puiser en son Père la puissance révélatrice qu'il épanchait ensuite sur ses disciples.

Les révélations de la première catégorie sont une irruption dans la vie de l'homme, elles le terrassent. Pour obtenir les révélations de la seconde catégorie, l'homme se met dans la possibilité de les recevoir. Elles sont pour lui des exaucements. Ensemble, et sous des formes infiniment variées, dont le comment garde un élément de mystère, comme toute chose à laquelle Dieu participe, ces deux catégories nous expliquent ce qu'on doit entendre par les moyens de révélation dont Dieu s'est servi et que la Bible nous rapporte.

4.

Crédibilité.

De l'antique bacchant qui se disait enthéos =divinement inspiré, jusqu'au grand hystérique qui gesticule dans les hôpitaux de Sainte-Anne ou de la Salpêtrière, sans oublier le faux prophète qui prétendait apporter au roi d'Israël une « parole de Dieu », l'histoire de l'humanité est tout encombrée par les donneurs d'oracles. La plupart sont sincères. Lesquels méritent crédit ?

La conjugaison de l'activité mentale et de l'activité pragmatique est, pour la psychothérapie moderne, le critère le plus sûr en matière de diagnostic pathologique. Le manque d'adaptation à la réalité de la révélation apportée par un mystique quelconque oriente l'hypothèse du psychiatre vers le trouble mental. Cette constatation nous conduit, pour ce qui est du domaine religieux, à la conclusion que la révélation ne vaut en tant que manifestation divine que dans la mesure où celui qui l'apporte la justifie par la santé morale et sociale de ses actes. Par définition même, une révélation (acte de lever le voile), si elle est d'origine divine, doit avoir pour effet d'élargir l'horizon moral et religieux et d'y apporter plus de lumière. Le premier bénéficiaire de cette surnaturelle intensification des moyens mentaux et moraux doit être celui-là même qui en est l'objet.

Voici Mahomet, qui a connu la religion et la morale des deux Testaments ; il se donne comme porteur d'une révélation nouvelle supérieure. En réalité, le Coran nous présente, au point de vue éthique et spirituel, un stade fort inférieur à celui de l'Évangile. Le Coran est une régression vers la vie charnelle ; et le prophète d'Allah, dans sa pragmatique, ne s'est point fait faute d'en tirer profit. En dépit des progrès rapides de sa religion, dont l'activité missionnaire, sans coûter des millions, multiplie ses victoires grâce au dévouement des sectateurs de l'islam en Asie et en Afrique, Mahomet, grand visionnaire, initiateur religieux, politique de génie et puissant meneur d'hommes, n'a pas été un révélateur. Voici des gens qui, tout en restant sur le fondement évangélique, se sont retirés du monde, désintéressés de la peine des hommes, enfermés dans un égoïsme contemplatif. Quand, l'imagination surexcitée par des exercices dévots, ils croient entendre des voix célestes et se prennent pour des organes de la révélation, ne ressemblent-ils pas à ces enfants qui écoutent dans une conque le mugissement de la mer, sans se douter que la coquille leur renvoie simplement le bruissement de leurs artères ? Si l'on prend, au contraire, des vies comme celle de Jeanne d'Arc, de Catherine de Sienne, de sainte Thérèse, de saint François d'Assise, etc., on y peut signaler des choses étranges, mais la hauteur morale, la valeur de l'activité pratique de ces grands mystiques obligent de s'incliner devant l'illumination divine qui leur a été accordée. Le monde a été meilleur du fait qu'ils ont vécu : ils n'étaient donc pas des hallucinés.

Si maintenant nous nous tournons vers la Bible, nous y constatons au plus haut point l'accord entre la vie mentale et la vie pragmatique chez les porteurs de la révélation. Tous ont été des hommes d'action. Non seulement les lumières apportées par les témoins de Dieu dans l'histoire attestent un progrès continu--c'est comme un jour qui se lève--, mais nous les voyons vivre d'une vie tellement en harmonie avec l'enseignement révélé qu'ils apportent, que nous sommes contraints de croire non seulement à leur sincérité et à leur courage, mais au fait qu'ils ont représenté sur la terre une vie supérieure à laquelle ils n'ont pu atteindre que parce qu'ils avaient été touchés par l'Esprit. Comparez aux hommes parmi lesquels ils vivaient des individualités comme Moïse, Elie, Jérémie, Jean-Baptiste, saint Pierre, saint Paul, et vous aurez tôt fait de vous apercevoir que l'ordinaire humain ne suffit pas pour expliquer de pareilles vies. Dieu était là ; et, comme Jésus le dira un jour : la sagesse a été justifiée par ses enfants.

Si la révélation relative s'incarnait relativement dans les hommes de la Bible, co-ouvriers de Dieu pour le salut de l'humanité, que dirons-nous de l'apparition de Jésus-Christ, couronnement de la préparation révélatrice de vingt siècles chez les Abrahamides et réalisation vivante de ce que les prophètes d'Israël avaient annoncé ? « On ne retrouve jamais chez Jésus, dit Strauss, des échos d'un passé douloureux, comme chez saint Paul, Augustin, Luther ; Jésus était une belle nature qui se développa d'elle-même et s'accusa toujours plus, sans qu'aucune conversion fût nécessaire. » Cet hommage rendu à la personne du Christ par un des plus célèbres adversaires de la révélation surnaturelle dans l'histoire, fournit à cette révélation, sans qu'il le veuille, la preuve décisive de sa crédibilité. Puisque Jésus, parmi les types les plus hauts de l'humanité, a été le seul qui n'ait pas eu besoin de se convertir, puisqu'il a établi la maîtrise morale de Dieu sur lui-même et par lui sur les autres, il a, d'une façon unique et inexplicable par les moyens accoutumés, atteint le but que Dieu s'était proposé en créant le monde. Il s'est manifesté dans sa personne la révélation intégrale de Dieu : « Qui m'a vu a vu le Père » (Jn 14:9). Dès lors, il n'y a plus rien à révéler, et la religion par laquelle Jésus unit les hommes à Dieu est bien la religion définitive. Après la clarté diffuse des cultes rituels, après l'aube et l'aurore grandissante de la révélation dans l'A.T., le soleil s'est levé et nous pouvons à sa lumière apprendre à connaître toutes choses (Rothe). En même temps qu'il manifeste une vie dont la sainteté n'a jamais été atteinte et dont l'influence régénératrice donne la paix à notre âme, Jésus nous dit qu'il la tient de Dieu et qu'elle est surnaturelle. C'est bien le moins que nous le croyions.

5.

Méthode.

Il suffit de lire la Bible d'une lecture courante pour se rendre compte que la révélation qu'elle renferme ne s'y présente ni comme une philosophie ni comme une doctrine--encore qu'elle renferme une philosophie profonde et une doctrine concluante--mais qu'elle se manifeste dans des faits et dans les vérités qui reposent sur ces faits. La révélation est une histoire progressive des initiatives de Dieu et des réactions de l'homme dans le cadre de la vie d'un peuple.

Comment les rapports ont-ils commencé ? Mystère. Les premières pages de la Genèse en disent pourtant assez pour que nous ne puissions confondre l'humanité primitive avec l'humanité sauvage actuelle qui n'est qu'une dégénérescence. Il n'y a aucune raison de douter que l'humanité a commencé comme l'enfant, innocente et influençable, et que dans le début de son développement normal, Dieu, son père, a pu nouer avec elle des rapports qui étaient un commencement de religion. Nier cela sans raison, c'est réduire la révélation à une perception instinctive--dont il faudrait encore expliquer l'origine--et, en fait, ramener la religion à des concepts humains. Or, comme le péché, la tendance au mal dans l'homme et les attaches de celui-ci avec l'animalité sont des faits d'expérience, tout concourt à nous faire supposer que si l'homme, malgré ses dispositions naturelles, cherche Dieu et l'appelle, c'est qu'il l'a une première fois rencontré.

De cette révélation primitive contrariée et interrompue par la Chute, est sortie, par un immense détour, l'histoire des religions humaines jusqu'à la vocation d'Abraham. Là commence une marche ascendante qui différencie totalement l'histoire religieuse d'Israël de l'histoire religieuse de ses voisins et parents. « Pourquoi, dit fort bien Wellhausen, Kamos, le dieu de Moab, ne s'est-il pas mué en Dieu de vérité et en créateur du ciel et de la terre ? » Ce qui est vrai de Kamos est vrai de tous les dieux adorés en Édom, en Phénicie, en Caldée. Cette constatation suffit pour prouver la réalité de la révélation divine de l'A. T, ainsi que son caractère historique et progressif à travers l'évolution et les révolutions du peuple hébreu.

La révélation de l'A. T, n'était pourtant, suivant le mot de Paul, que « l'ombre des biens à venir », tant il est vrai que la lumière apportée par la révélation du N.T. en Christ a été le point culminant, l'accomplissement de tout ce qui avait existé avant lui. « Après avoir parlé à nos pères en divers temps et de diverses manières par les prophètes, Dieu, en ces derniers temps, nous a parlé par son Fils » (Heb 1:1). Cette thèse inaugurale de la lettre aux Hébreux résume parfaitement ce qu'a été la révélation dans la nouvelle alliance. Pas plus qu'on ne peut s'expliquer le processus de l'idée de Dieu en Israël sans une révélation continue, on ne peut s'expliquer la personne du Christ par l'histoire humaine et le jeu des forces naturelles. La plus sûre philosophie est celle qui, devant la psychologie du Christ, devant ses actes et devant son oeuvre, postule la révélation de Dieu : la Parole incarnée en Jésus-Christ. En effet, Jésus, dans sa morale, ne ressemble pas plus aux autres hommes qu'Israël, dans sa religion, ne ressemble aux autres peuples.

La révélation, diffuse dans les religions païennes, précise et directe dans l'histoire israélite, --Dieu ayant pris, en limitant sa révélation à l'expérience d'un peuple, le meilleur moyen pour éviter qu'elle ne se perdît dans le sable de l'humanité universelle et ne se corrompît dans la multiplicité des interprétations que lui aurait donnée la diversité des races et de leur génie--la révélation nous est parvenue par un livre. Ici encore la méthode de Dieu apparaît dans sa toute-sagesse. Les traditions orales sont toujours flottantes, le temps les amplifie, l'imagination les défigure. La révélation de Dieu, d'abord actes et paroles, est devenue écriture

Grâce à la révélation qu'elle renferme, la Bible ne ressemble pas plus aux autres livres qu'Israël ne ressemble aux autres peuples ou que Jésus homme ne ressemble aux autres hommes. L'élément divin est là. Seulement, si nous voulons en tirer le bénéfice il faut nous souvenir :

que la Bible n'est pas le compte rendu, le procès-verbal d'une révélation, mais le récit de l'histoire dans laquelle cette révélation a agi ; 2 ° que Dieu dans sa révélation à travers l'histoire hébraïque a parlé à chaque époque le langage que cette époque pouvait comprendre, en sorte que telle révélation, adéquate aux besoins de tel stade, n'est point par cela même adaptée au stade suivant. Il en est de la révélation dans sa pédagogie comme de la science dans ses recherches : la vérité se fait jour par une succession de moyens sans cesse dépassés. C'est la loi du progrès qui régit l'évolution des hommes. Nier que la révélation ait été progressive, donner une valeur absolue à tout ce qu'elle a apporté, appliquer à Abraham la même mesure qu'à saint Paul, c'est compromettre la révélation dans son cours, en confondant ses éléments permanents, éternels et justes, comme on en rencontre étape après étape depuis le début de la Bible, avec les enseignements dispensés à chaque période du développement pour les besoins immédiats de ce développement, mais qui, si on veut les maintenir opérants dans toutes les périodes subséquentes, ne manifestent plus que des expériences périmées et perdent jusqu'à leur élément de justice. Un seul livre dans la Bible est à l'épreuve de tous les temps et porte la révélation absolue : c'est celui qui nous présente la personne du Christ en qui s'est incarnée la parfaite révélation de Dieu.

Du fait d'avoir vécu à l'époque où cette révélation s'est produite et d'avoir pénétré dans son intimité, du fait d'avoir été choisis comme porteurs de cette révélation dans leur activité et dans leurs écrits, l'ensemble des auteurs du N.T. ont bénéficié--tranchons le mot--d'une inspiration qui ne s'est plus jamais retrouvée au même degré et qui fait de leurs écrits les écrits normatifs de la religion évangélique. Si quelqu'un en doute, qu'il lise la littérature du II e siècle ; qu'il sonde « l'abîme sans fond ». Schaff) qui sépare les oeuvres des Pères de l'Église des oeuvres des apôtres. Comme on l'a fait remarquer, « la plus belle production du II e siècle, l'Épître à Diognète, est incomparablement inférieure à n'importe quel livre du Nouveau Testament ; il n'y a pas de descente plus rapide dans l'histoire que celle qui suit immédiatement l'âge apostolique. Nous passons tout à coup d'écrits dont la puissance créatrice est inégalée, à des écrits d'une pauvreté intellectuelle marquée... La distinction habituellement faite entre les livres canoniques et le reste est absolument justifiée » (Gwatkin).

Avec le N.. T. l'ère de la révélation est close. Cette révélation sera le point de départ du développement religieux et social au sein des Églises chrétiennes qui se poursuit depuis vingt siècles et se poursuivra encore par l'illumination accordée aux témoins de Jésus-Christ. La raison humaine, la tradition chrétienne, les institutions ecclésiastiques pourront, si on en use avec discernement, aider puissamment à ce progrès dans lequel les Églises s'efforcent de s'assimiler tout le contenu moral, social et religieux de la révélation. Mais c'est toujours à la révélation biblique qu'il faut en revenir, puisque aussi bien notre but est la stature parfaite du Christ, du Christ des Écritures.

Il ne s'agit pas ici de fournir une théorie particulière de l'inspiration (voir ce mot). L'inspiration des Écritures, dépositaires de la révélation, participe du mystère de la vie. On la constate, on ne la définit pas. La régénération spirituelle de ceux qui y croient est son garant ; leur activité en tant qu'imitateurs de Christ assure son autorité. Aussi, malgré tous les assauts qui ont été menés contre elle, cette inspiration spéciale et unique de la Bible a-t-elle été proclamée à travers tous les âges par les Églises chrétiennes, héritières et dispensatrices de la révélation.

6.

Aboutissement.

A quoi pouvons-nous reconnaître que la révélation a abouti ? Nous avons vu au cours de cette étude que la révélation avait pour but non d'apporter aux hommes une philosophie plus vraie, une doctrine plus haute, une morale plus sûre, des expériences plus étendues, mais qu'en faisant tout cela elle visait plus loin que tout cela et qu'elle prétendait apporter à l'homme la délivrance de son péché, l'émancipation ; l'unir à son Sauveur par l'énergie divine, faire de lui l'enfant de Dieu, son adorateur, le co-ouvrier de ses desseins sur la terre, en attendant qu'il soit l'héritier de sa gloire dans le ciel. D'un mot, la révélation prétendait rendre à l'homme, toujours troublé tant qu'il cherche sa fin en lui-même, sa fin en Dieu. Autant dire que par la révélation l'homme retrouve la destinée que la Chute lui avait fait perdre. Par le Christ, en qui la révélation s'accomplit et se communique, l'homme est moralement en santé, spirituellement en force, temporellement en triomphe, puisque, « si l'homme extérieur se détruit, l'homme intérieur se renouvelle de jour en jour », et que celui qui croit a, dès ici-bas, « la vie éternelle » (2Co 4:16, Jn 6:47). Cet état de l'homme, transformé par la révélation du Christ, fait naître en lui un sentiment qu'Adolphe Monod a admirablement exprimé dans son cantique :

Que ne puis-je, ô mon Dieu, Dieu de ma délivrance, Remplir de ta louange et la terre et les cieux, Les prendre pour témoins de ma reconnaissance, Et dire au monde entier combien je suis heureux !

Une page de Bergson (ouvr. cit., p. 24) montre ici combien la philosophie la plus moderne et la plus avertie rejoint aisément, sur le terrain des réalités psychologiques et morales, les expériences de la foi : « Les philosophes qui ont spéculé sur la signification de la vie et sur la destinée de l'homme n'ont pas assez remarqué que la nature a pris la peine de nous renseigner là-dessus elle-même. Elle nous avertit par un signe précis que notre destination est atteinte. Ce signe est la joie. Je dis la joie, je ne dis pas le plaisir... La joie annonce toujours que la vie a réussi, qu'elle a gagné du terrain, qu'elle a remporté une victoire : toute grande joie a un accent triomphal. Or, si nous tenons compte de cette indication et si nous suivons cette nouvelle ligne de faits, nous trouvons que partout où il y a joie, il y a création : plus riche est la création, plus profonde est la joie. La mère qui regarde son enfant est joyeuse, parce qu'elle a conscience de l'avoir créé, physiquement et moralement. »

La constatation que Bergson fait ici, Jésus l'avait faite il y a deux mille ans lorsque, parlant des destinées célestes de ses rachetés, pour le moment livrés aux tribulations sur la terre, il disait : « Quand une femme enfante elle souffre parce que son heure est venue, mais quand l'enfant est né elle ne se souvient plus de son angoisse dans la joie qu'elle a de ce qu'un homme est né dans le monde. De même, vous êtes maintenant dans la douleur, mais je vous reverrai, votre coeur se réjouira et personne ne vous ravira votre joie » (Jn 16:21 et suivant). Personne. La joie fondée sur les choses de la terre est relative, le monde la détruit. La joie qui naît du sentiment que notre destinée est atteinte dans la communion du Christ est absolue, parce qu'en Christ la vie n'a pas de fin. Voilà pourquoi Jésus, la veille de sa mise en croix, après avoir expliqué à ses disciples qu'ils étaient désormais alimentés de son Esprit comme le sarment est pénétré par la sève du cep, conclut : « Je vous ai dit ces choses afin que ma joie soit avec vous, et que votre joie soit parfaite » (Jn 15:11). La joie du chrétien, même dans le sacrifice, dans le dépouillement, sa mort triomphante même dans la plus douloureuse agonie, sont des preuves suprêmes que la révélation aboutit à former ici-bas de nouvelles créatures, déjà citoyennes des cieux. St Paul a chanté cet aboutissement dans l'hymne à la joie qui clôt le chap. 8 de l'épître aux Romains. Alex. W.

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      Genèse 1

      26 Et Dieu dit : —Faisons les hommes pour qu’ils soient notre image, ceux qui nous ressemblent. Qu’ils dominent sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur les bestiaux sur toute la terre et sur tous les reptiles et les insectes.

      Genèse 2

      16 Et l’Eternel Dieu ordonna à l’homme : —Mange librement des fruits de tous les arbres du jardin,

      Genèse 3

      14 Alors l’Eternel Dieu dit au Serpent : —Puisque tu as fait cela, te voilà maudit parmi tout le bétail et les animaux sauvages, tu te traîneras sur le ventre et tu mangeras de la poussière tout au long de ta vie.
      22 Puis il dit : —Voici que l’homme est devenu comme l’un de nous pour le choix entre le bien et le mal. Maintenant il ne faut pas qu’il tende la main pour cueillir aussi du fruit de l’arbre de la vie, qu’il en mange et qu’il vive éternellement.

      Genèse 6

      7 Il dit alors : —Je supprimerai de la surface de la terre les hommes que j’ai créés. Oui, j’exterminerai les hommes et les animaux jusqu’aux bêtes qui se meuvent à ras de terre et aux oiseaux du ciel, car je regrette de les avoir faits.
      13 Alors Dieu dit à Noé : —J’ai décidé de mettre fin à l’existence de toutes les créatures car, à cause des hommes, la terre est remplie d’actes de violence. Je vais les détruire ainsi que la terre.
      21 Procure-toi aussi toutes sortes d’aliments et fais-en provision pour vous en nourrir, toi et eux.

      Genèse 12

      1 L’Eternel dit à Abram : —Va, quitte ton pays, ta famille et la maison de ton père pour te rendre dans le pays que je t’indiquerai.
      2 Je ferai de toi l’ancêtre d’une grande nation ; je te bénirai, je ferai de toi un homme important et tu deviendras une source de bénédiction pour d’autres.
      3 Je bénirai ceux qui te béniront et je maudirai ceux qui t’outrageront. Tous les peuples de la terre seront bénis à travers toi.

      Genèse 13

      14 L’Eternel dit à Abram après que Loth se fut séparé de lui : —Lève les yeux et regarde depuis l’endroit où tu es, vers le nord, le sud, l’est et l’ouest :

      Genèse 15

      1 Après ces événements, l’Eternel s’adressa à Abram dans une vision : —Ne crains rien, Abram, lui dit l’Eternel, je suis ton protecteur, ta récompense sera très grande.

      Genèse 17

      1 Quand Abram eut quatre-vingt-dix-neuf ans, l’Eternel lui apparut et lui dit : —Je suis le Dieu tout-puissant. Conduis ta vie sous mon regard et comporte-toi de manière irréprochable !

      Exode 3

      6 Puis il ajouta : Je suis le Dieu de tes ancêtres, le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob. Alors Moïse se couvrit le visage car il avait peur de regarder Dieu.
      7 L’Eternel reprit : —J’ai vu la détresse de mon peuple en Egypte et j’ai entendu les cris que lui font pousser ses oppresseurs. Oui, je sais ce qu’il souffre.
      8 C’est pourquoi je suis venu pour le délivrer des Egyptiens, pour le faire sortir d’Egypte et le conduire vers un bon et vaste pays, un pays ruisselant de lait et de miel ; c’est celui qu’habitent les Cananéens, les Hittites, les Amoréens, les Phéréziens, les Héviens et les Yebousiens.
      9 A présent, les cris des Israélites sont parvenus jusqu’à moi et j’ai vu à quel point les Egyptiens les oppriment.
      10 Va donc maintenant : je t’envoie vers le pharaon, pour que tu fasses sortir d’Egypte les Israélites, mon peuple.
      11 Moïse dit à Dieu : —Qui suis-je, moi, pour aller trouver le pharaon et pour faire sortir les Israélites d’Egypte ?
      12 —Je serai avec toi, lui répondit Dieu. Et voici le signe auquel on reconnaîtra que c’est moi qui t’ai envoyé : quand tu auras fait sortir le peuple hors d’Egypte, vous m’adorerez sur cette montagne-ci.
      13 Moïse reprit : —J’irai donc trouver les Israélites et je leur dirai : « Le Dieu de vos ancêtres m’a envoyé vers vous. » Mais s’ils me demandent : « Quel est son nom ? » que leur répondrai-je ?
      14 Alors Dieu dit à Moïse : —Je suis celui qui est. Puis il ajouta : Voici ce que tu diras aux Israélites : Je suis m’a envoyé vers vous.
      15 Puis tu leur diras : « L’Eternel, le Dieu de vos ancêtres, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob m’a envoyé vers vous. C’est là mon nom pour l’éternité, c’est sous ce nom que l’on se souviendra de moi pour tous les temps.
      16 Va donc, réunis les responsables d’Israël et dis-leur : L’Eternel, le Dieu de vos ancêtres, le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob m’est apparu et m’a dit : Je suis décidé à intervenir en votre faveur car j’ai vu quel traitement on vous inflige en Egypte.
      17 Aussi ai-je décidé de vous faire sortir d’Egypte, où vous êtes en proie à l’oppression, pour vous conduire dans le pays des Cananéens, des Hittites, des Amoréens, des Phéréziens, des Héviens et des Yebousiens, dans un pays ruisselant de lait et de miel. »
      18 Les responsables d’Israël t’écouteront et tu iras trouver le pharaon avec eux pour lui dire : « L’Eternel, le Dieu des Hébreux, est venu nous trouver. Maintenant, veuille donc nous accorder la permission de faire trois journées de marche dans le désert pour aller offrir un sacrifice à l’Eternel notre Dieu. »
      19 Je sais que le pharaon ne vous permettra pas de partir s’il n’y est pas contraint avec puissance.

      Exode 7

      1 L’Eternel dit à Moïse : —Regarde ! Je te fais Dieu pour le pharaon, et ton frère Aaron te servira de prophète.

      Exode 14

      19 L’*ange de Dieu qui marchait en tête du camp d’Israël passa derrière eux et la colonne de nuée se déplaça également de devant eux pour aller se tenir sur leurs arrières.
      26 L’Eternel dit à Moïse : —Etends la main sur la mer et que les eaux refluent sur les Egyptiens, sur leurs chars et sur leurs hommes d’équipage.

      Lévitique 8

      1 L’Eternel parla à Moïse en ces termes :
      2 —Prends Aaron et ses fils avec lui, prends les vêtements sacerdotaux et l’huile d’onction, fais amener le taureau pour le sacrifice pour le péché, les deux béliers et la corbeille de pains sans *levain
      3 et rassemble toute la communauté à l’entrée de la tente de la Rencontre.
      4 Moïse fit ce que l’Eternel lui avait ordonné et l’assemblée se réunit à l’entrée de la *tente de la Rencontre.
      5 Moïse transmit à la communauté ces ordres que l’Eternel lui avait donnés.
      6 Puis il fit avancer Aaron et ses fils, et les fit se laver dans l’eau.
      7 Ensuite il revêtit Aaron de la tunique, lui noua la ceinture, et lui mit la robe par dessus ; il ajouta l’*éphod et l’entoura avec la ceinture de l’éphod.
      8 Il plaça sur sa poitrine le pectoral, dans lequel il plaça l’*ourim et le toummim.
      9 Il coiffa sa tête du turban sur le devant duquel il ajusta la plaque d’or, le diadème sacré, comme l’Eternel le lui avait ordonné.
      10 Moïse prit l’huile d’onction et oignit le *tabernacle et tout ce qu’il contenait ; c’est ainsi qu’il les consacra.
      11 Il en fit sept fois aspersion sur l’autel, puis il oignit ce dernier et tous les accessoires, la cuve et son socle, pour les consacrer.
      12 Ensuite il versa de l’huile d’onction sur la tête d’Aaron et l’oignit pour le consacrer.
      13 Après cela, il fit avancer les fils d’Aaron, les revêtit de tuniques, leur mit une ceinture et les coiffa de turbans, comme l’Eternel le lui avait ordonné.
      14 Il fit approcher le taureau du sacrifice pour le péché. Aaron et ses fils posèrent leurs mains sur la tête de l’animal.
      15 Moïse l’égorgea, prit le sang et en appliqua avec son doigt sur les cornes de l’autel pour purifier l’autel. Ensuite il répandit le reste du sang sur le socle de l’autel et le consacra pour y accomplir le rite d’*expiation.
      16 Il prit toute la graisse qui recouvrait les entrailles, le lobe du foie et les deux rognons avec leur graisse, et il les fit brûler sur l’autel.
      17 Le reste du taureau, avec la peau, la viande et les excréments, il le brûla à l’extérieur du camp, comme l’Eternel le lui avait ordonné.
      18 Ensuite il fit amener le bélier destiné à l’*holocauste ; Aaron et ses fils posèrent leurs mains sur sa tête.
      19 Moïse l’égorgea, et aspergea de son sang tous les côtés de l’autel.
      20 On découpa le bélier en quartiers, et Moïse les brûla avec la tête et la graisse.
      21 On lava à l’eau les entrailles et les pattes, et Moïse fit brûler tout le bélier sur l’autel ; c’était un holocauste à l’odeur qui apaise l’Eternel, un sacrifice consumé par le feu pour lui, comme il l’avait ordonné à Moïse.
      22 Après cela, Moïse fit approcher le second bélier, le bélier d’investiture ; Aaron et ses fils posèrent leurs mains sur sa tête.
      23 Moïse l’égorgea et prit de son sang qu’il appliqua sur le lobe de l’oreille droite d’Aaron, sur le pouce de sa main droite et sur le gros orteil de son pied droit.
      24 Puis il fit avancer les fils d’Aaron et appliqua du sang sur le lobe de leur oreille droite, sur leur pouce droit et sur leur gros orteil droit. Avec le reste du sang, il aspergea tous les côtés de l’autel.
      25 Il prit la graisse, la queue, toute la graisse qui recouvrait les entrailles, le lobe du foie, les deux rognons avec leur graisse et le gigot droit.
      26 Dans la corbeille des pains sans levain qui se trouvait devant l’Eternel, il prit un gâteau de pain sans levain, un gâteau à l’huile et une galette ; il les posa sur les graisses et le gigot,
      27 plaça le tout dans les mains d’Aaron et de ses fils, et leur dit de présenter ces aliments à l’Eternel par le geste de présentation.
      28 Ensuite Moïse reprit ces offrandes de leurs mains et les fit brûler sur l’autel au-dessus de l’*holocauste. C’était un sacrifice d’investiture dont l’odeur apaise l’Eternel, un sacrifice consumé par le feu pour lui.
      29 Moïse prit aussi la poitrine du bélier d’investiture pour faire devant l’Eternel le geste de présentation ; ce morceau lui revint comme sa part, comme l’Eternel le lui avait ordonné.
      30 Moïse prit ensuite de l’huile d’onction et du sang qui était sur l’autel, et il en fit aspersion sur Aaron et sur ses vêtements, sur ses fils et leurs vêtements ; il consacra ainsi Aaron et ses vêtements, ainsi que ses fils et leurs vêtements.
      31 Moïse dit à Aaron et à ses fils : —Faites cuire la viande à l’entrée de la *tente de la Rencontre. Vous la mangerez là avec le pain qui est dans la corbeille de l’investiture, comme je vous l’ai ordonné lorsque j’ai dit : « Aaron et ses fils la mangeront ».
      32 Vous brûlerez ensuite ce qui restera de la viande et du pain.
      33 Pendant sept jours, c’est-à-dire jusqu’au terme des cérémonies de votre investiture, vous ne quitterez pas l’entrée de la tente de la Rencontre. On prendra en effet sept jours pour vous installer dans votre charge.
      34 C’est l’Eternel qui a ordonné de procéder comme on l’a fait aujourd’hui pour accomplir sur vous le rite d’*expiation.
      35 Vous resterez sept jours, jour et nuit, à l’entrée de la tente de la Rencontre et vous observerez les ordres de l’Eternel, et vous ne mourrez pas, car tel est l’ordre que j’ai reçu.
      36 Aaron et ses fils se conformèrent à tout ce que l’Eternel leur avait ordonné par l’intermédiaire de Moïse.

      1 Samuel 2

      27 Un jour, un homme de Dieu vint trouver Eli et lui dit : —Voici ce que déclare l’Eternel : « Est-ce que je ne me suis pas clairement fait connaître à tes ancêtres et à leur famille quand ils vivaient encore en Egypte, esclaves du pharaon ?

      Psaumes 19

      2 Tous les cieux proclament combien Dieu est glorieux, l’étendue céleste publie l’œuvre de ses mains.
      5 Cependant, leur voix parvient jusqu’aux confins de la terre et leurs accents dans tout l’univers. Dieu a dressé dans le ciel pour le soleil une tente.

      Psaumes 27

      8 Je pense à toi. Tu as dit : « Tournez-vous vers moi. » Oui, c’est vers toi que je me tourne, ô Eternel,

      Psaumes 98

      1 Psaume. Chantez à l’Eternel un cantique nouveau car il fait des merveilles. Par sa puissance, par son pouvoir divin, il a sauvé.

      Proverbes 25

      9 Règle ton différend avec ton prochain, et ne va pas révéler les confidences d’un autre,

      Esaïe 7

      3 Alors l’Eternel dit à Esaïe : —Va à la rencontre d’Ahaz, toi et Chear-Yachoub, ton fils. Tu le trouveras vers l’extrémité de l’aqueduc du réservoir supérieur, sur la route du champ du Teinturier.

      Esaïe 22

      14 Le Seigneur des armées célestes m’a révélé ceci : « Non, ce péché ne vous sera pas pardonné aussi longtemps que vous vivrez. » L’Eternel le déclare, le Seigneur des armées célestes.

      Esaïe 52

      10 L’Eternel a manifesté sa puissance et sa sainteté aux yeux de toutes les nations, et tous les confins de la terre verront la délivrance qu’apporte notre Dieu.

      Esaïe 53

      1 Qui a cru à notre message ? A qui a été révélée la puissance de l’Eternel ?

      Jérémie 1

      2 L’Eternel lui a parlé la treizième année du règne de Josias, fils d’Amon et roi de Juda,

      Ezéchiel 1

      3 l’Eternel adressa la parole à Ezéchiel, fils du prêtre Bouzi, au pays des Chaldéens, près du fleuve Kebar. Là, la main de l’Eternel se posa sur lui.

      Daniel 2

      19 Au cours de la nuit, dans une vision, le secret fut révélé à Daniel. Alors celui-ci loua le Dieu des cieux :

      Amos 3

      7 Ainsi, le Seigneur, l’Eternel, n’accomplit rien sans avoir d’abord révélé ses plans à ses serviteurs, les prophètes.

      Matthieu 1

      1 Voici la généalogie de Jésus-Christ, de la descendance de *David et d’*Abraham.
      2 Abraham eut pour descendant *Isaac. Isaac eut pour descendant *Jacob. Jacob eut pour descendant *Juda et ses frères.
      3 De Thamar, Juda eut pour descendant Péretz et Zérah. Péretz eut pour descendant Hetsrom. Hetsrom eut pour descendant Aram.
      4 Aram eut pour descendant Aminadab. Aminadab eut pour descendant Nahchôn, Nahchôn eut pour descendant Salma.
      5 De Rahab, Salma eut pour descendant Booz. De Ruth, Booz eut pour descendant Obed.
      6 Obed eut pour descendant Isaï. Isaï eut pour descendant le roi David. De la femme d’Urie, David eut pour descendant *Salomon.
      7 Salomon eut pour descendant Roboam. Roboam eut pour descendant Abiya. Abiya eut pour descendant Asa.
      8 Asa eut pour descendant Josaphat. Josaphat eut pour descendant Yoram. Yoram eut pour descendant Ozias.
      9 Ozias eut pour descendant Yotham. Yotham eut pour descendant Ahaz. Ahaz eut pour descendant Ezéchias.
      10 Ezéchias eut pour descendant Manassé. Manassé eut pour descendant Amôn. Amôn eut pour descendant Josias.
      11 A l’époque de la déportation à Babylone, Josias eut pour descendant Yékonia et ses frères.
      12 Après la déportation à Babylone, Yékonia eut pour descendant Chéaltiel. Chéaltiel eut pour descendant Zorobabel.
      13 Zorobabel eut pour descendant Abioud. Abioud eut pour descendant Eliaqim. Eliaqim eut pour descendant Azor.
      14 Azor eut pour descendant Sadoq. Sadoq eut pour descendant Ahim. Ahim eut pour descendant Elioud.
      15 Elioud eut pour descendant Eléazar. Eléazar eut pour descendant Matthan. Matthan eut pour descendant Jacob.
      16 Jacob eut pour descendant Joseph, l’époux de Marie laquelle donna naissance à Jésus, appelé le Christ.
      17 Il y eut donc en tout quatorze générations d’Abraham à David, quatorze de David jusqu’à la déportation à Babylone, et quatorze de cette déportation jusqu’au Christ.
      18 Voici dans quelles circonstances Jésus-Christ vint au monde : Marie, sa mère, était liée par fiançailles à Joseph ; or elle se trouva enceinte par l’action du Saint-Esprit, avant qu’ils n’aient vécu ensemble.
      19 Joseph, son futur mari, était un homme bon et droit. Il ne voulait pas la livrer au déshonneur. C’est pourquoi il se proposa de rompre ses fiançailles sans en ébruiter la raison.
      20 Il réfléchissait à ce projet quand un *ange du Seigneur lui apparut en rêve et lui dit : —Joseph, descendant de *David, ne crains pas de prendre Marie pour femme, car l’enfant qu’elle porte vient de l’Esprit Saint.
      21 Elle donnera naissance à un fils, tu l’appelleras Jésus. C’est lui, en effet, qui *sauvera son peuple de ses péchés.
      22 Tout cela arriva pour que s’accomplisse cette parole du Seigneur transmise par le *prophète :
      23 Voici, la jeune fille vierge sera enceinte. Et elle enfantera un fils que l’on appellera Emmanuel, ce qui veut dire : Dieu est avec nous.
      24 A son réveil, Joseph fit ce que l’ange du Seigneur lui avait commandé : il prit sa fiancée pour femme.
      25 Mais il n’eut pas de relations conjugales avec elle avant qu’elle ait mis au monde un fils, auquel il donna le nom de Jésus.

      Matthieu 2

      1 Jésus était né à Bethléhem en *Judée, sous le règne du roi *Hérode. Or, des mages venant de l’Orient arrivèrent à *Jérusalem.
      2 Ils demandaient : —Où est le roi des *Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu se lever son étoile, et nous sommes venus lui rendre hommage.
      3 Quand le roi Hérode apprit la nouvelle, il en fut profondément troublé, et tout Jérusalem avec lui.
      4 Il convoqua tous les chefs des *prêtres et les *spécialistes de la *Loi que comptait son peuple et il leur demanda où devait naître le *Messie.
      5 —A Bethléhem en Judée, lui répondirent-ils, car voici ce que le prophète a écrit :
      6 Et toi, Bethléhem, village de Judée, tu n’es certes pas le plus insignifiant des chefs-lieux de *Juda, car c’est de toi que sortira le chef qui, comme un berger, conduira *Israël mon peuple.
      7 Là-dessus, Hérode fit appeler secrètement les mages et se fit préciser à quel moment l’étoile leur était apparue.
      8 Puis il les envoya à Bethléhem en disant : —Allez là-bas et renseignez-vous avec précision sur cet enfant ; puis, quand vous l’aurez trouvé, venez me le faire savoir, pour que j’aille, moi aussi, lui rendre hommage.
      9 Quand le roi leur eut donné ces instructions, les mages se mirent en route. Et voici : l’étoile qu’ils avaient vu se lever les précédait. Elle parvint au-dessus de l’endroit où se trouvait le petit enfant. Et là, elle s’arrêta.
      10 En revoyant l’étoile, les mages furent remplis de joie.
      11 Ils entrèrent dans la maison, virent l’enfant avec Marie, sa mère et, tombant à genoux, ils lui rendirent hommage. Puis ils ouvrirent leurs coffrets et lui offrirent en cadeau de l’or, de l’*encens et de la *myrrhe.
      12 Cependant, Dieu les avertit par un rêve de ne pas retourner auprès d’Hérode. Ils regagnèrent donc leur pays par un autre chemin.
      13 Après leur départ, un *ange du Seigneur apparut à Joseph dans un rêve et lui dit : —Lève-toi, prends l’enfant et sa mère, et fuis en Egypte. Tu y resteras jusqu’à ce que je te dise de revenir, car Hérode fera rechercher l’enfant pour le tuer.
      14 Joseph se leva donc et partit dans la nuit, emmenant l’enfant et sa mère pour se réfugier en Egypte.
      15 Il y resta jusqu’à la mort d’Hérode. Ainsi s’accomplit ce que le Seigneur avait dit par le *prophète : J’ai appelé mon fils à sortir d’Egypte.
      16 Quand Hérode s’aperçut que les mages s’étaient moqués de lui, il devint furieux : il donna l’ordre de tuer à Bethléhem et dans les environs tous les garçons en-dessous de deux ans, conformément aux précisions que lui avaient données les mages sur l’époque où l’étoile était apparue.
      17 Ainsi s’accomplit la parole transmise par Jérémie, le prophète :
      18 On entend à Rama une voix qui gémit et d’abondants sanglots amers :. Rachel pleure ses fils et elle ne veut pas se laisser consoler car ses fils ne sont plus.
      19 Après la mort d’Hérode, un *ange du Seigneur apparut en rêve à Joseph, en Egypte,
      20 et lui dit : —Lève-toi, prends l’enfant et sa mère et retourne avec eux dans le pays d’*Israël, car ceux qui voulaient tuer l’enfant sont morts.
      21 Joseph se leva, prit l’enfant et sa mère et retourna dans le pays d’Israël.
      22 Mais il apprit qu’Archélaüs était devenu roi de Judée à la place de son père Hérode. Il eut donc peur de s’y installer, et, averti par Dieu dans un rêve, il se retira dans la province de *Galilée,
      23 où il s’établit dans une ville appelée *Nazareth. Ainsi se réalisa cette parole des prophètes : On l’appellera : le Nazaréen.

      Matthieu 10

      26 —N’ayez donc pas peur de ces gens-là ! Car tout ce qui se fait en secret sera dévoilé, et tout ce qui est caché finira par être connu.

      Matthieu 11

      25 Vers cette même époque, Jésus dit : —Je te loue, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, parce que tu as caché ces vérités aux sages et aux intelligents et que tu les as dévoilées à ceux qui sont tout petits.
      27 Mon Père a remis toutes choses entre mes mains. Personne ne connaît le Fils, si ce n’est le Père ; et personne ne connaît le Père, si ce n’est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler.

      Matthieu 16

      17 Jésus lui dit alors : —Tu es heureux, *Simon, fils de Jonas, car ce n’est pas de toi-même que tu as trouvé cela. C’est mon Père céleste qui te l’a révélé.

      Marc 9

      1 Et il ajouta : —Vraiment, je vous le déclare, quelques-uns de ceux qui sont ici présents ne mourront pas avant d’avoir vu le règne de Dieu venir avec puissance.

      Marc 16

      12 Après cela, alors que deux d’entre eux faisaient route pour se rendre à la campagne, il leur apparut sous un autre aspect.
      13 Ils revinrent à *Jérusalem et annoncèrent la nouvelle aux autres ; mais ils ne les crurent pas eux non plus.
      14 Plus tard, il se montra aux Onze pendant qu’ils étaient à table ; il leur reprocha leur incrédulité et leur aveuglement parce qu’ils n’avaient pas cru ceux qui l’avaient vu ressuscité.

      Luc 1

      1 Plusieurs personnes ont entrepris de composer un récit des événements qui se sont passés parmi nous,
      2 d’après les rapports de ceux qui en ont été les témoins oculaires depuis le début et qui sont devenus des serviteurs de la Parole de Dieu.
      3 J’ai donc décidé à mon tour de m’informer soigneusement sur tout ce qui est arrivé depuis le commencement, et de te l’exposer par écrit de manière suivie, très honorable Théophile ;
      4 ainsi, tu pourras reconnaître l’entière véracité des enseignements que tu as reçus.
      5 Il y avait, à l’époque où *Hérode était roi de *Judée, un *prêtre nommé Zacharie, qui appartenait à la classe sacerdotale d’Abia. Sa femme était une descendante d’*Aaron ; elle s’appelait Elisabeth.
      6 Tous deux étaient justes aux yeux de Dieu et observaient tous les commandements et toutes les lois du Seigneur de façon irréprochable.
      7 Ils n’avaient pas d’enfant, car Elisabeth était stérile et tous deux étaient déjà très âgés.
      8 Un jour, Zacharie assurait son service devant Dieu : c’était le tour de sa classe sacerdotale.
      9 Suivant la coutume des prêtres, il avait été désigné par le sort pour entrer dans le sanctuaire du Seigneur et y offrir l’*encens.
      10 A l’heure de l’offrande des parfums, toute la multitude du peuple se tenait en prière à l’extérieur.
      11 Tout à coup, un *ange du Seigneur lui apparut, debout à droite de l’autel des parfums.
      12 Quand Zacharie le vit, il en fut bouleversé et la peur s’empara de lui.
      13 Mais l’ange lui dit : —N’aie pas peur, Zacharie, car Dieu a entendu ta prière : ta femme Elisabeth te donnera un fils. Tu l’appelleras Jean.
      14 Il sera pour toi le sujet d’une très grande joie, et beaucoup de gens se réjouiront de sa naissance.
      15 Il sera grand aux yeux du Seigneur. Il ne boira ni vin, ni boisson alcoolisée. Il sera rempli de l’Esprit Saint dès le sein maternel.
      16 Il ramènera beaucoup d’Israélites au Seigneur, leur Dieu.
      17 Il accomplira sa mission sous le regard de Dieu, avec l’esprit et la puissance d’Elie, pour réconcilier les pères avec leurs enfants, pour amener ceux qui sont désobéissants à penser comme des hommes justes et former ainsi un peuple prêt pour le Seigneur.
      18 Zacharie demanda à l’ange : —A quoi le reconnaîtrai-je ? Car je suis moi-même déjà vieux et ma femme est très âgée.
      19 L’ange lui répondit : —Je suis Gabriel. Je me tiens devant Dieu, qui m’a envoyé pour te parler et t’annoncer cette nouvelle.
      20 Alors, voici : tu vas devenir muet et tu resteras incapable de parler jusqu’au jour où ce que je viens de t’annoncer se réalisera ; il en sera ainsi parce que tu n’as pas cru à mes paroles, qui s’accompliront au temps prévu.
      21 Pendant ce temps, la foule attendait Zacharie ; elle s’étonnait de le voir s’attarder dans le sanctuaire.
      22 Lorsqu’il sortit enfin, il était incapable de parler aux personnes rassemblées. Elles comprirent alors qu’il avait eu une vision dans le sanctuaire. Quant à lui, il leur faisait des signes et restait muet.
      23 Lorsqu’il eut terminé son temps de service, il retourna chez lui.
      24 Quelque temps après, sa femme Elisabeth devint enceinte et, pendant cinq mois, elle se tint cachée. Elle se disait :
      25 —C’est l’œuvre du Seigneur ! Il a jeté maintenant un regard favorable sur moi, et effacé ce qui faisait ma honte aux yeux de tous.
      26 Six mois plus tard, Dieu envoya l’*ange Gabriel dans une ville de *Galilée appelée *Nazareth,
      27 chez une jeune fille liée par fiançailles à un homme nommé Joseph, un descendant du roi *David. Cette jeune fille s’appelait Marie.
      28 L’ange entra chez elle et lui dit : —Réjouis-toi, toi à qui Dieu a accordé sa faveur : le Seigneur est avec toi.
      29 Marie fut profondément troublée par ces paroles ; elle se demandait ce que signifiait cette salutation.
      30 L’ange lui dit alors : —N’aie pas peur, Marie, car Dieu t’a accordé sa faveur.
      31 Voici : bientôt tu seras enceinte et tu mettras au monde un fils ; tu le nommeras Jésus.
      32 Il sera grand. Il sera appelé « Fils du Très-Haut », et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son ancêtre.
      33 Il régnera éternellement sur le peuple issu de *Jacob, et son règne n’aura pas de fin.
      34 Marie dit à l’ange : —Comment cela se fera-t-il, puisque je suis vierge ?
      35 L’ange lui répondit : —L’Esprit Saint descendra sur toi, et la puissance du Dieu très-haut te couvrira de son ombre. C’est pourquoi le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu.
      36 Vois : ta parente Elisabeth attend elle aussi un fils, malgré son grand âge ; on disait qu’elle ne pouvait pas avoir d’enfant, et elle en est à son sixième mois.
      37 Car rien n’est impossible à Dieu.
      38 Alors Marie répondit : —Je suis la servante du Seigneur. Que tout ce que tu m’as dit s’accomplisse pour moi. Et l’ange la quitta.
      39 Peu après, Marie partit pour se rendre en hâte dans une ville de montagne du territoire de *Judée.
      40 Elle entra chez Zacharie et salua Elisabeth.
      41 Au moment où celle-ci entendit la salutation de Marie, elle sentit son enfant remuer en elle. Elle fut remplie du Saint-Esprit
      42 et s’écria d’une voix forte : —Tu es bénie plus que toutes les femmes et l’enfant que tu portes est béni.
      43 Comment ai-je mérité l’honneur que la mère de mon Seigneur vienne me voir ?
      44 Car, vois-tu, au moment même où je t’ai entendu me saluer, mon enfant a bondi de joie au dedans de moi.
      45 Tu es heureuse, toi qui as cru à l’accomplissement de ce que le Seigneur t’a annoncé.
      46 Alors Marie dit : Mon âme chante la grandeur du Seigneur
      47 et mon esprit se réjouit à cause de Dieu, mon *Sauveur.
      48 Car il a bien voulu abaisser son regard sur son humble servante. C’est pourquoi, désormais, à travers tous les temps, on m’appellera bienheureuse.
      49 Car le Dieu tout-puissant a fait pour moi de grandes choses ; saint est son nom.
      50 Et sa bonté s’étendra d’âge en âge sur ceux qui le révèrent.
      51 Il est intervenu de toute sa puissance et il a dispersé les hommes dont le cœur était rempli d’orgueil.
      52 Il a précipité les puissants de leurs trônes, et il a élevé les humbles.
      53 Il a comblé de biens ceux qui sont affamés, et il a renvoyé les riches les mains vides.
      54 Oui, il a pris en main la cause d’*Israël, il a témoigné sa bonté au peuple qui le sert,
      55 comme il l’avait promis à nos ancêtres, à *Abraham et à ses descendants pour tous les temps.
      56 Marie resta environ trois mois avec Elisabeth, puis elle retourna chez elle.
      57 Le moment arriva où Elisabeth devait accoucher. Elle donna naissance à un fils.
      58 Ses voisins et les membres de sa famille apprirent combien le Seigneur avait été bon pour elle, et ils se réjouissaient avec elle.
      59 Le huitième jour après sa naissance, ils vinrent pour la *circoncision du nouveau-né. Tout le monde voulait l’appeler Zacharie comme son père,
      60 mais sa mère intervint et dit : —Non, il s’appellera Jean.
      61 —Mais, lui fit-on remarquer, personne dans ta famille ne porte ce nom-là !
      62 Alors ils interrogèrent le père, par des gestes, pour savoir quel nom il voulait donner à l’enfant.
      63 Zacharie se fit apporter une tablette et, au grand étonnement de tous, il y traça ces mots : —Son nom est Jean.
      64 A cet instant, sa bouche s’ouvrit et sa langue se délia : il parlait et louait Dieu.
      65 Tous les gens du voisinage furent remplis de crainte, et l’on parlait de tous ces événements dans toutes les montagnes de *Judée.
      66 Tous ceux qui les apprenaient en étaient profondément impressionnés et disaient : « Que sera donc cet enfant ? » Car le Seigneur était avec lui.
      67 Zacharie, son père, fut rempli de l’Esprit Saint et prophétisa en ces termes :
      68 Loué soit le Seigneur, le Dieu du peuple d’*Israël, car il a pris soin de son peuple et il l’a délivré.
      69 Pour nous, il a fait naître parmi les descendants du roi *David, son serviteur, un Libérateur plein de force.
      70 Il vient d’accomplir la promesse qu’il avait faite depuis les premiers temps par la voix de ses saints *prophètes
      71 qu’il nous délivrerait de tous nos ennemis, et du pouvoir de ceux qui nous haïssent.
      72 Il manifeste sa bonté à l’égard de nos pères et il agit conformément à son *alliance sainte.
      73 Il accomplit pour nous le serment qu’il a fait à notre ancêtre, *Abraham,
      74 de nous accorder la faveur, après nous avoir délivrés de tous nos ennemis,
      75 de le servir sans crainte en étant saints et justes en sa présence tous les jours de la vie.
      76 Et toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut, car, devant le Seigneur, tu marcheras en précurseur pour préparer sa route,
      77 en faisant savoir à son peuple que Dieu lui donne le salut et qu’il pardonne ses péchés.
      78 Car notre Dieu est plein de compassion et de bonté, et c’est pourquoi l’astre levant viendra pour nous d’en haut,
      79 pour éclairer tous ceux qui habitent dans les ténèbres et l’ombre de la mort, et pour guider nos pas sur la voie de la paix.
      80 Le petit enfant grandissait et son esprit se fortifiait. Plus tard, il vécut dans des lieux déserts jusqu’au jour où il se manifesta publiquement au peuple d’*Israël.

      Luc 2

      1 En ce temps-là, l’empereur Auguste publia un édit qui ordonnait le recensement de tous les habitants de l’Empire.
      2 Ce recensement, le premier du genre, eut lieu à l’époque où Quirinius était gouverneur de la province de *Syrie.
      3 Tout le monde allait se faire recenser, chacun dans la localité dont il était originaire.
      4 C’est ainsi que Joseph, lui aussi, partit de *Nazareth et monta de la *Galilée en *Judée, à Bethléhem, la ville de *David : il appartenait, en effet, à la famille de *David.
      5 Il s’y rendit pour se faire recenser avec Marie, sa fiancée, qui attendait un enfant.
      6 Or, durant leur séjour à Bethléhem, arriva le moment où Marie devait accoucher.
      7 Elle mit au monde un fils : son premier-né. Elle lui mit des langes et le coucha dans une mangeoire parce qu’il n’y avait pas de place pour eux dans la pièce réservée aux hôtes.
      8 Dans les champs environnants, des bergers passaient la nuit pour garder leurs troupeaux.
      9 Un *ange du Seigneur leur apparut et la gloire du Seigneur resplendit autour d’eux. Une grande frayeur les saisit.
      10 Mais l’ange les rassura : —N’ayez pas peur : je vous annonce une nouvelle qui sera pour tout le peuple le sujet d’une très grande joie.
      11 Un *Sauveur vous est né aujourd’hui dans la ville de David ; c’est lui le *Messie, le Seigneur.
      12 Et voici à quoi vous le reconnaîtrez : vous trouverez un nouveau-né dans ses langes et couché dans une mangeoire.
      13 Et tout à coup apparut, aux côtés de l’ange, une multitude d’anges de l’armée céleste qui chantaient les louanges de Dieu :
      14 Gloire à Dieu au plus haut des cieux ! Et paix sur la terre aux hommes qu’il aime.
      15 Quand les anges les eurent quittés pour retourner au ciel, les bergers se dirent l’un à l’autre : —Allons donc jusqu’à Bethléhem pour voir ce qui est arrivé, ce que le Seigneur nous a fait connaître.
      16 Ils se dépêchèrent donc d’y aller et trouvèrent Marie et Joseph avec le nouveau-né couché dans une mangeoire.
      17 Quand ils le virent, ils racontèrent ce qui leur avait été dit au sujet de cet enfant.
      18 Tous ceux qui entendirent le récit des bergers en furent très étonnés.
      19 Marie, elle, conservait le souvenir de toutes ces paroles et y repensait souvent.
      20 Les bergers s’en retournèrent, louant et glorifiant Dieu au sujet de tout ce qu’ils avaient vu et entendu : c’était bien ce que l’ange leur avait annoncé.
      21 Lorsque, huit jours plus tard, arriva le moment de *circoncire l’enfant, on lui donna le nom de Jésus : c’était le nom que l’*ange avait indiqué avant qu’il ne fût conçu.
      22 Puis, une fois passé le temps prescrit par la *Loi de *Moïse pour leur *purification, les parents de Jésus l’emmenèrent à *Jérusalem pour le présenter au Seigneur.
      23 En effet, il est écrit dans la Loi du Seigneur : Tout garçon premier-né sera consacré au Seigneur.
      24 Ils venaient aussi offrir le sacrifice requis par la Loi du Seigneur : une paire de tourterelles ou deux jeunes pigeons.
      25 Il y avait alors, à Jérusalem, un homme appelé Siméon. C’était un homme droit et pieux ; il vivait dans l’attente du salut d’*Israël, et le Saint-Esprit reposait sur lui.
      26 L’Esprit Saint lui avait révélé qu’il ne mourrait pas avant d’avoir vu le *Messie, l’Envoyé du Seigneur.
      27 Poussé par l’Esprit, il vint au *Temple. Quand les parents de Jésus apportèrent le petit enfant pour accomplir les rites qu’ordonnait la Loi,
      28 Siméon le prit dans ses bras et loua Dieu en disant :
      29 Maintenant, Seigneur, tu laisses ton serviteur s’en aller en paix : tu as tenu ta promesse ;
      30 car mes yeux ont vu le *Sauveur qui vient de toi,
      31 et que tu as suscité en faveur de tous les peuples :
      32 il est la lumière pour éclairer les nations, il sera la gloire d’*Israël ton peuple.
      33 Le père et la mère de Jésus étaient émerveillés de ce qu’il disait de lui.
      34 Siméon les bénit et dit à Marie, sa mère : —Sache-le : cet enfant est destiné à être, pour beaucoup en Israël, une occasion de chute ou de relèvement. Il sera un signe qui suscitera la contradiction :
      35 ainsi seront dévoilées les pensées cachées de bien des gens. Quant à toi, tu auras le cœur comme transpercé par une épée.
      36 Il y avait aussi une prophétesse, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était très âgée. Dans sa jeunesse, elle avait été mariée pendant sept ans,
      37 puis elle était devenue veuve et avait vécu seule jusqu’à quatre-vingt-quatre ans. Elle ne quittait jamais le Temple où elle servait Dieu, nuit et jour, par le jeûne et la prière.
      38 Elle arriva, elle aussi, au même moment ; elle louait Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient que Dieu délivre *Jérusalem.
      39 Après avoir accompli tout ce que la Loi du Seigneur ordonnait, Marie et Joseph retournèrent en Galilée, à Nazareth, leur village.
      40 Le petit enfant grandissait et se développait. Il était plein de sagesse, et la grâce de Dieu reposait sur lui.
      41 Les parents de Jésus se rendaient chaque année à *Jérusalem pour la fête de la *Pâque.
      42 Quand Jésus eut douze ans, ils y montèrent selon la coutume de la fête.
      43 Une fois la fête terminée, ils prirent le chemin du retour, mais Jésus, leur fils, resta à Jérusalem et ses parents ne s’en aperçurent pas.
      44 Ils supposaient, en effet, qu’il se trouvait avec leurs compagnons de voyage et firent ainsi une journée de marche. Ils se mirent alors à le chercher parmi leurs parents et leurs connaissances.
      45 Mais ils ne le trouvèrent pas. Aussi retournèrent-ils à Jérusalem pour le chercher.
      46 Trois jours plus tard, ils le retrouvèrent dans le *Temple, assis au milieu des maîtres ; il les écoutait et leur posait des questions.
      47 Tous ceux qui l’entendaient s’émerveillaient de son intelligence et de ses réponses.
      48 Ses parents furent très étonnés de le voir là, et sa mère lui dit : —Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Tu sais, ton père et moi, nous étions très inquiets et nous t’avons cherché partout.
      49 —Pourquoi m’avez-vous cherché ? leur répondit Jésus. Ne saviez-vous pas que je dois m’occuper des affaires de mon Père ?
      50 Mais ils ne comprirent pas ce qu’il leur disait.
      51 Il repartit donc avec eux et retourna à Nazareth. Et il leur était obéissant. Sa mère gardait précieusement dans son cœur le souvenir de tout ce qui s’était passé.
      52 Jésus grandissait et progressait en sagesse, et il se rendait toujours plus agréable à Dieu et aux hommes.

      Luc 10

      21 Au même moment, Jésus fut transporté de joie par le Saint-Esprit et s’écria : —Je te loue, ô Père, Seigneur du ciel et de la terre, parce que tu as caché ces vérités aux sages et aux intelligents, et que tu les as dévoilées à ceux qui sont tout petits. Oui, Père, car dans ta bonté, tu l’as voulu ainsi.

      Luc 17

      30 Il en sera de même le jour où le Fils de l’homme apparaîtra.

      Luc 19

      11 Comme la foule écoutait ces paroles, Jésus continua en racontant une *parabole. En effet, il se rapprochait de *Jérusalem et l’on s’imaginait que le *royaume de Dieu allait se manifester immédiatement.

      Jean 1

      1 Au commencement était celui qui est la Parole de Dieu. Il était avec Dieu, il était lui-même Dieu.

      Jean 2

      11 C’est là le premier des signes miraculeux que fit Jésus. Cela se passa à Cana en Galilée. Il révéla ainsi sa gloire, et ses disciples crurent en lui.

      Jean 6

      47 Vraiment, je vous l’assure : celui qui croit a la vie éternelle,

      Jean 14

      8 Philippe intervint : —Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffira.
      9 —Eh quoi, lui répondit Jésus, après tout le temps que j’ai passé avec vous, tu ne me connais pas encore, Philippe ! Celui qui m’a vu, a vu le Père. Comment peux-tu dire : « Montre-nous le Père ? »

      Jean 15

      11 Tout cela, je vous le dis pour que la joie qui est la mienne vous remplisse vous aussi, et qu’ainsi votre joie soit complète.
      15 Je ne vous appelle plus serviteurs, parce qu’un serviteur n’est pas mis au courant des affaires de son maître. Je vous appelle mes amis, parce que je vous ai fait part de tout ce que j’ai appris de mon Père.

      Jean 16

      12 J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais elles sont encore trop lourdes à porter pour vous.
      21 Lorsqu’une femme accouche, elle éprouve de la douleur parce que c’est le moment ; mais à peine a-t-elle donné le jour au bébé, qu’elle oublie son épreuve à cause de sa joie d’avoir mis au monde un enfant.

      Jean 17

      6 —Je t’ai fait connaître aux hommes que tu as pris du monde pour me les donner. Ils t’appartenaient, et tu me les as donnés : ils ont gardé ta Parole.

      Jean 21

      1 Quelque temps après, Jésus se montra encore à ses *disciples sur les bords du lac de Tibériade. Voici dans quelles circonstances.
      2 *Simon Pierre, Thomas appelé le Jumeau, Nathanaël de Cana en *Galilée, les fils de Zébédée et deux autres disciples se trouvaient ensemble.
      3 Simon Pierre dit aux autres : —Je m’en vais pêcher. —Nous aussi. Nous y allons avec toi, lui dirent-ils. Et les voilà partis. Ils montèrent dans un bateau, mais la nuit s’écoula sans qu’ils attrapent un seul poisson.
      4 Déjà le jour commençait à se lever, et voici : Jésus se tenait debout sur le rivage. Mais les disciples ignoraient que c’était lui.
      5 Il les appela : —Hé ! les enfants, avez-vous pris du poisson ? —Rien, répondirent-ils.
      6 —Jetez le filet du côté droit du bateau, leur dit-il alors, et vous en trouverez. Ils lancèrent donc le filet et ne purent plus le remonter, tellement il y avait de poissons.
      7 Le disciple que Jésus aimait dit alors à Pierre : —C’est le Seigneur. En entendant que c’était le Seigneur, Simon Pierre, qui avait enlevé sa tunique pour pêcher, la remit et se jeta à l’eau.
      8 Les autres disciples regagnèrent la rive avec le bateau, en remorquant le filet plein de poissons, car ils n’étaient qu’à une centaine de mètres du rivage.
      9 Une fois descendus à terre, ils aperçurent un feu de braise avec du poisson dessus, et du pain.
      10 Jésus leur dit : —Apportez quelques-uns de ces poissons que vous venez de prendre.
      11 Simon Pierre remonta dans le bateau et tira le filet à terre. Il était rempli de cent cinquante-trois gros poissons et, malgré leur grand nombre, le filet ne se déchira pas.
      12 —Venez manger, leur dit Jésus. Aucun des disciples n’osa lui demander : « Qui es-tu ? » Ils savaient que c’était le Seigneur.
      13 Jésus s’approcha, prit le pain et le leur distribua, puis il fit de même pour le poisson.
      14 C’était la troisième fois que Jésus se montrait à ses disciples, après sa résurrection.

      Actes 10

      40 Mais Dieu l’a ramené à la vie le troisième jour et lui a donné de se montrer vivant,
      41 non à tout le peuple, mais aux témoins que Dieu avait lui-même choisis d’avance, c’est-à-dire à nous. Et nous avons mangé et bu avec lui après sa résurrection d’entre les morts.

      Romains 1

      20 Car, depuis la création du monde, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité se voient dans ses œuvres quand on y réfléchit. Ils n’ont donc aucune excuse,

      Romains 2

      5 Par ton entêtement et ton refus de *changer, tu te prépares un châtiment d’autant plus grand pour le jour où se manifesteront la colère et le juste jugement de Dieu.
      14 En effet, lorsque les païens qui n’ont pas la Loi de Moïse accomplissent naturellement ce que demande cette Loi, ils se tiennent lieu de loi à eux-mêmes, alors qu’ils n’ont pas la Loi.

      Romains 8

      18 J’estime d’ailleurs qu’il n’y a aucune commune mesure entre les souffrances de la vie présente et la gloire qui va se révéler en nous.

      Romains 16

      25 Béni soit Dieu ! Il a le pouvoir de vous rendre forts dans la foi, conformément à la Bonne Nouvelle que je prêche. Elle est le message de Jésus-Christ et dévoile le plan de Dieu, tenu secret pendant les siècles passés

      1 Corinthiens 1

      17 Car ce n’est pas pour baptiser que le Christ m’a envoyé, c’est pour proclamer la Bonne Nouvelle. Et cela, sans recourir aux arguments de la sagesse humaine, afin de ne pas vider de son sens la mort du Christ sur la croix.

      1 Corinthiens 2

      10 Or, Dieu nous l’a révélé par son Esprit ; l’Esprit, en effet, scrute tout, même les pensées les plus intimes de Dieu.

      1 Corinthiens 14

      30 si l’un des assistants reçoit une révélation pendant qu’un autre parle, celui qui a la parole doit savoir se taire.

      1 Corinthiens 15

      8 En tout dernier lieu, il m’est apparu à moi, comme à celui qui suis venu après coup.

      2 Corinthiens 4

      16 Voilà pourquoi nous ne perdons pas courage. Et même si notre être extérieur se détériore peu à peu, intérieurement, nous sommes renouvelés de jour en jour.

      2 Corinthiens 12

      1 Faut-il se vanter ? Cela n’est pas convenable. J’en viendrai cependant à des visions et à des révélations du Seigneur.

      Galates 1

      12 Car je ne l’ai reçu d’aucun homme, personne ne me l’a enseigné ; c’est Jésus-Christ lui-même qui me l’a fait connaître, par une révélation.
      15 Mais Dieu m’avait mis à part dès avant ma naissance et, dans sa grâce, il m’a appelé à le connaître.

      Galates 2

      2 J’ai fait ce voyage pour obéir à une révélation divine. J’y ai exposé l’Evangile que j’annonce parmi les non-Juifs, je l’ai exposé dans un entretien particulier aux dirigeants les plus considérés. Car je ne voulais pas que tout mon travail passé et futur soit compromis.

      Galates 3

      23 Avant que soit instauré le régime de la foi, nous étions emprisonnés par la *Loi et sous sa surveillance, dans l’attente du régime de la foi qui devait être révélée.

      Ephésiens 1

      17 Je demande que le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père qui possède la gloire, vous donne, par son Esprit, sagesse et révélation, pour que vous le connaissiez ;

      Ephésiens 3

      3 Par révélation, il m’a fait connaître le secret de son plan que je viens de résumer en quelques mots.
      5 En effet, Dieu ne l’a pas fait connaître aux hommes des générations passées comme il l’a révélé maintenant, par le Saint-Esprit, à ses *apôtres, ses *prophètes qu’il a consacrés à son service.

      Colossiens 3

      4 Le jour où le Christ apparaîtra, lui qui est votre vie, alors vous paraîtrez, vous aussi, avec lui, en partageant sa gloire.

      2 Thessaloniciens 2

      3 Que personne ne vous égare d’aucune façon. Car ce jour n’arrivera pas avant qu’éclate le grand Rejet de Dieu, et qu’apparaisse l’homme de la révolte qui est destiné à la perdition,

      1 Timothée 3

      16 Voici ce que nous reconnaissons ensemble : — il est grand le secret du plan de Dieu, le Christ, qui fait l’objet de notre foi. Il s’est révélé comme un être humain, et, déclaré juste par le Saint-Esprit, il a été vu par les *anges. Il a été proclamé parmi les non-Juifs. On a cru en lui dans le monde entier. Il a été élevé dans la gloire.

      Hébreux 1

      1 A bien des reprises et de bien des manières, Dieu a parlé autrefois à nos ancêtres par les *prophètes.

      1 Pierre 1

      10 Ce salut a fait l’objet des recherches et des investigations des *prophètes qui ont annoncé d’avance la grâce qui vous était destinée.
      11 Ils cherchaient à découvrir à quelle époque et à quels événements se rapportaient les indications données par l’Esprit du Christ. Cet Esprit était en eux et annonçait à l’avance les souffrances du *Messie et la gloire dont elles seraient suivies.
      12 Il leur fut révélé que le message dont ils étaient chargés n’était pas pour eux, mais pour vous. Et ce message vous a été communiqué maintenant par ceux qui vous ont annoncé la Bonne Nouvelle sous l’action de l’Esprit Saint envoyé du ciel ; les *anges eux-mêmes ne se lassent pas de le découvrir.
      20 Dès avant la création du monde, Dieu l’avait choisi pour cela, et il a paru, dans ces temps qui sont les derniers, pour agir en votre faveur.

      1 Pierre 5

      1 Je ferai, à présent, quelques recommandations à ceux parmi vous qui sont responsables de l’Eglise. Je leur parle en tant que responsable comme eux et témoin des souffrances du Christ, moi qui ai aussi part à la gloire qui va être révélée.

      1 Jean 1

      1 Nous vous annonçons le message de celui qui est la vie. Nous vous annonçons ce qui était dès le commencement : nous l’avons entendu, nous l’avons vu de nos propres yeux, nous l’avons contemplé et nos mains l’ont touché. —
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