Paramètres de lecture

Afficher les numéros de versets
Mode dyslexique
Police d'écriture
Taille de texte

Merci à Bibles et Publications Chrétiennes pour la conception du processus d’affichage DYS.

Un outil révolutionnaire de lecture et d'étude de la Bible en ligne. Démarrez dès aujourd'hui le plan de lecture offert dont vous avez besoin.

ROIS (livre des)

1.

Division, nom, sujet.

La division actuelle en 2 livres était inconnue des Juifs encore à l'époque où Jérôme traduisit la Bible en latin (IV e siècle de notre ère). Elle vient des LXX, passa dans la Vulgate, et seulement depuis 1517 dans la Bible hébraïque (édition de Bomberg). La version grecque compte 4 livres des règnes (Basileiôn), et Jérôme 4 livres des règnes ou des rois (Regnorum ou Regum)  ; ce sont les 2 livres actuels de Samuel et les 2 des Rois. Notre ouvrage est donc en réalité unique.

Partant de la fin du règne de David (1Ro 1-2), il consacre les chapitres suivants (3-11) au règne de Salomon. Les destinées des deux royaumes d'Israël et de Juda jusqu'à la chute du premier sont exposées parallèlement dans la partie centrale du livre, de beaucoup la plus étendue (1Ro 12:1 à 2Ro 17:41). Les derniers chapitres (2Ro 18 à 25) continuent l'histoire de Juda de 722 à 586, c'est-à-dire jusqu'à la prise de Jérusalem par Nébucadnetsar, la déportation et (sorte d'appendice : 2Ro 25:27-30) la mise en liberté du roi captif Jéhojakin.

2.

But du livre.

Tout le long de l'ouvrage, le procédé d'exposition est aussi simple que rigide : chaque règne est raconté séparément ; puis ces petites biographies royales sont rangées par ordre chronologique d'après la date de l'avènement de chaque souverain. Il en résulte certaines étrangetés : ainsi Josaphat est devenu roi de Juda après qu'en Israël Achab a commencé de régner ; dans la vie d'Achab, il est donc plusieurs fois question de Josaphat avant qu'on sache qu'il occupait le trône de Jérusalem. En outre, toutes les biographies sont coulées dans un moule uniforme. Pour chaque roi d'Israël on indique au début la durée de son règne, et l'année du règne du souverain de Juda coïncidant avec celle de son avènement ; à la fin, en mentionnant sa mort, on renvoie aux sources à consulter pour ce le reste de ses actions » (plus amples renseignements). Le cadre est le même pour les règnes Judéens, mais en outre on mentionne au début l'âge de chaque nouveau monarque, le nom de sa mère, et à la fin le lieu de sa sépulture.

Plus frappant encore est le soin du rédacteur à caractériser chaque règne. On constate aisément qu'il juge le roi suivant sa fidélité plus ou moins grande aux prescriptions du code deutéronomique, et dans les termes mêmes de cette loi. Il reproche à peu près exclusivement à ceux des souverains qui « firent le mal aux yeux de l'Éternel » des manquements aux règles du culte. Cela montre combien, contrairement aux intentions des prophètes, l'élément cultuel de la réforme introduite sous Josias avait prédominé.

Les trois principales infidélités sont en effet :

a) de n'avoir pas aboli les hauts-lieux après la construction du temple ; ex. : Roboam (1Ro 14:21 à 34) ;

b) d'avoir rompu avec le sanctuaire et le clergé de Jérusalem, « péché de Jéroboam, fils de Nébat », imputé littéralement à cinq rois (1Ro 15:26,34 16:19 26 31), et, en d'autres termes, « suivant l'exemple de ses pères », à neuf de leurs successeurs (2Ro 8:18,27 16:2 21:2-20 23:32,37 24:9-19) ;

c) d'avoir adoré des dieux étrangers, « le péché d'Achab » ou « le péché des rois d'Israël ».

Par contre, des louanges sont adressées à ceux des rois de Juda qui ont combattu les cultes des hauts-lieux (2Ro 18:3 22:2 23:25) ; l'éloge subit une restriction lorsque le souverain a toléré ces sanctuaires que condamne le Deutéronome (1Ro 15:11-14 22:43 et suivant, 2Ro 12:3 14:3 15:3,34).

Il importe de noter que, quand bien même les jugements formulés à propos des rois de Juda présentent quelque variété (quelques-uns ont « fait ce qui est droit aux yeux de l'Éternel »), le rédacteur leur reproche à tous de n'avoir pas aboli les hauts-lieux. Font seuls exception Ézéchias et Josias, auxquels, par erreur, est attribuée à peu près la même initiative réformatrice. L'infidélité commune à tous les rois d'Israël est plus grave encore : tous, même Zimri qui régna 3 jours, ont commis le péché de Jéroboam I er, c'est-à-dire ont rompu avec le temple de Jérusalem. De très bonne foi, le rédacteur commet en ce qui les concerne le même anachronisme que pour les rois de Juda antérieurs à Josias : il juge les siècles passés d'après une loi qu'ils avaient foncièrement ignorée, et pour cause ; le culte des hauts-lieux, l'adoration des images, le sacerdoce accessible à tous, les dates variées des fêtes locales, tout cela, au temps de Jéroboam, avait libre cours aussi bien qu'avant l'apparition de la royauté en Israël.

« Nos pères n'ont pas obéi aux paroles de ce livre. » Telle pourrait être l'épigraphe de l'ouvrage sur tous les ancêtres de Josias, à la seule exception d'Ézéchias ; l'auteur est obligé de porter une sentence défavorable, parce qu'il les juge d'après les paroles du « livre », le Deutéronome.

Même inspiration dans les discours attribués à certains des personnages dont l'histoire est racontée, en particulier aux prophètes, qui y interviennent parfois assez inopinément. Même couleur, à plus forte raison encore, dans les considérations personnelles que l'auteur formule çà et là, par exemple quand il définit les causes de la ruine du royaume septentrional (2Ro 17:18,21-23 etc.). Il va jusqu'à citer expressément « le livre de la Loi de Moïse » (De 24:16,2Ro 14:6). C'est dans les termes mêmes de la loi découverte en 621 que Salomon fait part au roi de Tyr, Hiram, de son intention d'élever un temple à l'Éternel (1Ro 5:2-5, De 12:8-11).

Le choix des matières traitées trahit aussi le point de vue très spécial qui domine tout l'ouvrage. On constate une disproportion singulière entre les diverses biographies. Pour la plus grande partie, elles se réduisent au cadre commun à tous les rois, à des données statistiques, aux appréciations stéréotypées et à des renseignements tenant en peu de lignes, alors même qu'il s'agit de souverains aussi importants qu'Omri ou Jéroboam II entre autres. Nous sommes loin d'une histoire générale des deux royaumes.

Le tableau des éléments plus développés, reliés entre eux par ces biographies sommaires et quasi uniformes, achève de caractériser l'esprit qui présida à l'élaboration du livre. Ce sont (abstraction faite de 1Ro 1 et 2 qui se rattache à l'histoire de David et dont les sources ne sont autres que celles du livre de Samuel) :

le règne de Salomon (1Ro 3:11) ;

la séparation des deux royaumes, définie par l'abandon du temple dont les Israélites du N. se rendent coupables (1Ro 12-14) ;

les histoires d'Élie et d'Elisée, champions de l'Éternel, en lutte contre la pénétration du culte de Baal en terre israélite (1Ro 17 à 2Ro 10) ;

Athalie et Joas (2Ro 11 2Ro 12) ; la chute d'Athalie entraîne l'abolition du culte de Baal en Juda ; Joas instaure une nouvelle administration du temple ;

les changements opérés dans le sanctuaire par Achaz (2Ro 16) ;

Ézéchias et Ésaïe, épisodes merveilleux qui culminent dans la délivrance de Jérusalem assiégée par Sanchérib (2Ro 18 à 20) ;

la réforme de Josias (2Ro 22 et 2Ro 23).

L'intérêt de l'auteur gravite ainsi essentiellement autour du temple et de la lutte entreprise par les prophètes contre le paganisme ; plus du tiers de son livre est rempli par les histoires d'Élie, d'Elisée et d'Athalie. En définitive, il a voulu composer une histoire religieuse de la période royale, du point de vue du Deutéronome. C'est à titre très exceptionnel qu'il a admis certains récits profanes un peu développés, soit dans la biographie de Salomon, soit à l'état de rares fragments dans les histoires d'Élie et d'Elisée. Pour l'histoire profane, la note finale insérée après chaque règne a soin de renvoyer à d'autres ouvrages. Ces vues essentiellement religieuses et pratiques donnent le secret de l'interprétation exacte requise par le livre des Rois.

3.

Sources : procédés présidant à leur utilisation.

Tandis que les livres qui précèdent celui des Rois dans le canon biblique ne renvoient que fort rarement à d'autres textes auxquels ils empruntent de brèves citations (No 21:14, citant le « livre des guerres de l'Éternel » ; Jos 10:13,2Sa 1:18, extraits du « livre du Juste »), les notes finales de l'histoire des règnes mentionnent trois sources auxquelles l'auteur a puisé :

le livre des faits et gestes de Salomon (1Ro 11:41) ;

le livre des annales (ou chroniques) des rois de Juda : 15 références, de 1Ro 14:29 à 2Ro 24:5 ;

le livre des annales (ou chroniques) des rois d'Israël : 18 fois invoqué, de 1Ro 14:19 à 2Ro 15:31.

S'agit-il d'annales officielles, rédigées par un fonctionnaire royal, secrétaire (scribe, sôpher, cf. 2Ro 25:3) ou bien archiviste (mazkîr, cf. 1Ro 4:3), comme les chroniques ou mémoires des rois de Perse, conservées dans la « maison du trésor » que les auteurs des livres d'Esdras et d'Esther (Ne 12:23, Est 2:23) désignent comme ici, sous le nom de sépher dibré hayyâmîm ? L'existence de documents semblables n'est pas incompatible avec les changements presque continuels de dynasties dans le royaume du Nord. On sait, par exemple, que les rois de Perse continuèrent les chroniques des rois caldéens par eux détrônés (Esd 4:15) ; des inscriptions cunéiformes rapportent que Cyrus fit même rédiger celle du règne de Nabonid. Mais le caractère officiel des recueils auxquels l'auteur des Rois se réfère semble peu compatible avec la possibilité pour le premier venu d'aller les consulter comme on l'y invite. C'étaient apparemment des exposés qui, sous un titre imposant, gardaient une allure plus populaire, en utilisant peut-être et abrégeant les pièces mêmes de la chancellerie royale.

Les « annales des rois de Juda » sont citées pour la dernière fois à propos de Jojakim, qui régna jusqu'en 597. Mais on ne peut pas savoir à quelle époque exacte les premières pages en avaient été rédigées. En remarquant que l'auteur du livre biblique des Chroniques parle indifféremment des « annales des rois de Juda et d'Israël » ou « d'Israël et de Juda », on pourrait attribuer les trois titres des sources citées par le livre des Rois comme désignant trois sections d'un seul et même ensemble relatif aux deux royaumes. Mais la date tardive où fut compilé l'ouvrage du Chroniqueur ne permet guère de supposer qu'après les tribulations de l'exil et du retour il ait encore puisé directement aux mêmes documents que l'auteur des Rois. Les « annales des rois de Juda » ont fourni à celui-ci des données statistiques plus étendues que celles « des rois d'Israël » ; elles semblent donc bien avoir eu une existence indépendante.

Au surplus, notre écrivain a-t-il à proprement parler utilisé des sources auxquelles il n'a recours que pour renvoyer ses lecteurs les consulter s'ils veulent connaître les faits, spécialement ceux de l'histoire profane, qu'il s'abstient de narrer lui-même ? On n'est pas rigoureusement fondé à affirmer que les « annales » contenaient aussi l'histoire religieuse des règnes et furent mises à contribution dans cet ordre d'idées. Mais l'hypothèse reste fort vraisemblable. Comme les autres historiographes de l'époque deutéronomique, le rédacteur du livre des Rois aurait donc seulement retouché des ouvrages antérieurs au sien. Son rôle aurait consisté :

à entremêler l'histoire des rois d'Israël à celle des rois de Juda ;

à supprimer ou résumer tout ce qui n'intéressait pas directement l'histoire religieuse ;

à formuler ses appréciations et jugements, ainsi que certaines modifications de détail, le tout conditionné par les exigences de la loi deutéronomique.

Tel qu'il est, écrit tardivement, racontant les événements de deuxième ou de troisième main, ce livre garde néanmoins une réelle valeur historique. Cela ressortirait en particulier d'une comparaison suivie avec la compilation tardive et autrement tendancieuse des Chroniques. Mais, même considéré en soi, le travail de notre écrivain nous apporte directement ou par l'intermédiaire des « annales » l'utilisation de sources anciennes, quelques-unes très voisines des faits. La reconstitution de ces sources atteint parfois un degré de vraisemblance comparable à la solidité de la plupart des résultats aujourd'hui acquis par la critique de l'historiographie israélite relative aux temps antérieurs (Hexateuque, Juges, Samuel), car l'auteur a su respecter les différences de style, de points de vue, d'esprit, de traditions qui existaient entre ces documents.

On est ainsi amené à reconnaître qu'il utilisa pour son récit du règne de Salomon :

Certains actes officiels de l'époque (1Ro 4:1,6,7-19).

Une chronique anecdotique de ce règne, dont le noyau primitif doit remonter à deux générations seulement après Salomon, c'est-à-dire encore au IX e siècle, 1Ro 5:12-32 7:1-12 13-51 8:1-13 9:11-14,16-17,24 9:26-28 10:16-20,28 11:7 11:14-28,40. Embellissements ultérieurs : le songe et le jugement de Salomon (1Ro 3:4-13,16-28) la reine de Séba (1Ro 10:1,10,13 etc.). Chronique et amplifications auront formé le « livre des Actes de Salomon », expressément visé dans 1Ro 11:41.

Dans l'histoire d'Élie et d'Elisée (1Ro 17 2Ro 10), on reconnaît trois couches de traditions :

Des mémoires sur Achab et Jéhu, écrits probablement vers l'an 800 par un auteur fort bien informé et aussi littéraire que celui de 2Sa 9-20. C'est de l'histoire vivante et vécue, remarquablement impartiale (1Ro 20 et 1Ro 22,2Ro 9 et 2Ro 10 ; en détacher quelques additions reconnaissables à leur allure vague, incolore, conventionnelle : 1Ro 20:13,14-22-28 22:28,35,38 2Ro 9:7-10),

Une biographie populaire du prophète Élie, très idéalisée, mais remarquable par son coloris littéraire et la grandeur tout épique qu'elle confère aux épisodes narrés. Ces pages sont postérieures aux précédentes, mais ne se concevraient pas après l'apparition d'Amos en 760. Ce sont : 1Ro 17-19 21, chapitres auxquels s'ajoute peut-être 2Ro 1:2-8,17

Un recueil de traditions sur Elisée : 2Ro 2:1,8,15 13:14,21, de valeur religieuse et littéraire très inégale, et en général très inférieure à celle du cycle d'Élie. Le héros est surtout exalté comme thaumaturge. Les récits les moins suspects sont compris dans 2Ro 3 6:24-7:20. La plupart de ces éléments ressortissent au folklore. L'ensemble était achevé avant 722, peut-être vers 750 ; ce cycle émane d'un milieu populaire religieusement arriéré, resté étranger ou réfractaire au mouvement du grand prophétisme.

Les récits relatifs à Athalie, Joas, Amatsia (2Ro 11-16) laissent reconnaître l'utilisation d'au moins trois documents, car la déposition d'Athalie en combine visiblement deux, d'origine judéenne : l'un explique l'événement comme une révolution militaire et politique, l'autre en fait une explosion de sentiments religieux et populaires ; et d'autre part l'histoire de la guerre entre Israël et Juda sous Amatsia (2Ro 14:8,14) ne peut provenir que du royaume du Nord. Ces pages d'historiographie furent rédigées entre 760 et 621.

Pour le règne d'Ézéchias (2Ro 18 à 20), on discerne également trois sources :

une chronique fort exacte, reconnaissant qu'Ézéchias fut défait par Sanchérib (2Ro18:14,16) ;

un récit populaire, déjà très idéalisé, célébrant la retraite de Sanchérib qui accomplit une prédiction d'Ésaïe (2Ro 18:17,19 19:36 et suivant) ;

une série de traditions encore plus merveilleuses sur la maladie et la guérison d'Ézéchias, suivies d'une ambassade de Mérodac-Baladan (2Ro 20).

Il est possible que primitivement la chronique seule ait figuré dans le livre des Rois. Le deuxième document est postérieur non seulement à 621, mais aussi, semble-t-il, à Ézéchiel, de qui doit provenir l'image comparant l'Egypte à un roseau (Eze 29:6). En tout cas, le troisième suppose la déportation en Babylonie, au moins celle de 597, et paraît même trahir l'influence du Deutéro-Esaïe (2Ro 20:16 et suivant).

Par contre les chap. 22-23, réforme de Josias, doivent provenir de la main même de l'auteur, qui aura été témoin de ce grand événement.

En résumé, les sources sont nombreuses et le plus souvent reproduites avec fidélité. Plusieurs d'entre elles assurent au livre une sérieuse valeur historique.

4.

Chronologie.

Ses données chronologiques comprennent :

les années de règne, durée de pouvoir de chaque roi ;

les synchronismes entre les règnes en Israël et en Juda.

Ces deux séries de chiffres ne concordent pas. Si les totaux sont sensiblement égaux pour la période comprise entre la séparation des deux royaumes et la chute de Samarie : 258 et 260 ans, les nombres partiels diffèrent parfois considérablement. De ces deux ordres d'indications, les années de règne ont à priori le plus de chances de reposer sur une tradition ancienne, les contemporains se rappelant sans beaucoup de peine la durée du règne de chacun de leurs rois. Au contraire, les synchronismes trahissent des calculs faits après coup, suivant une chronologie divergente.

D'autre part, les années de règne donnent, d'abord depuis la séparation des deux royaumes jusqu'à la mort simultanée de Joram d'Israël et d'Achazia de Juda, tués par Jéhu à Jizréel, ensuite de Jéhu jusqu'à la chute de Samarie :

Pour Israël Pour Juda

Jusqu'à Jéhu... 98 ans 95 ans

De Jéhu à la fin de Samarie.. 143 ans 7 mois 165 ans

________________________

Totaux... 241 ans 7 mois 200 ans

Aucun de ces chiffres ne s'accorde avec les données absolument sûres que fournit la chronologie assyrienne et qui sont : pour l'avènement de Jéhu (mention de son tribut sur l'obélisque de Salmanasar III) : 842 ; pour la prise de Samarie : 722/721. Entre ces deux dates, il n'y eut donc que 121 ans, au lieu de 143 et 7 mois ou 165 des années de règne, et des 170 des synchronismes. Nous savons encore, par les inscriptions assyriennes, que le tribut de Ménahem se place en 738 ; entre cette année-là et celle de la prise de Samarie, on compte 16 ans, contre les 31 que donnent les années de règne et les 38 des synchronismes.

Pour expliquer ces désaccords, on a supposé des fautes de copistes, des corrections inexactes (synchronismes), ou que, dans l'un des royaumes, la dernière année d'un souverain et la première de son successeur n'en faisaient qu'une, l'autre royaume datant du nouveau règne l'année seulement qui suivait celle de la mort du roi précédent (système babylonien). On remarque aussi que les années partirent tantôt du printemps, tantôt de l'automne. Toutes ces observations ou conjectures ne sauraient suffire à trancher la difficulté. Il semble qu'en fait on n'ait guère compté en Israël d'après les années de règne avant le VII e siècle (cf. Jér., puis Ezéch.) ; auparavant, on prenait surtout pour point de repère un événement fortuit, resté fameux, tremblement de terre (Am 1:1) ; mort d'un roi (Esa 6:1 14:28), siège (Esa 20:1), et seulement par exception un avènement (1Ro 14:25,2Ro 12:7). Il semble en résulter que les données traditionnelles sur les anciens règnes présentaient des lacunes, que l'on chercha à combler au moyen d'évaluations approximatives, par exemple en comptant par générations, en tout cas jusqu'à l'époque des Juges. Le problème ne peut donc aboutir à une solution satisfaisante. On retiendra seulement deux conclusions :

Les synchronismes ont été calculés par un auteur autre que celui des années de règne. Dès lors, ou les années de règne sont attribuables au rédacteur même du livre des Rois, et les synchronismes furent ajoutés après coup à son oeuvre achevée ; ou les années de règne remontent aux « annales », et notre auteur aurait la paternité des synchronismes, ce qui s'expliquerait assez vraisemblablement dans son oeuvre de fusion entre Annales des rois d'Israël et Annales des rois de Juda.

La chronologie réelle de la période royale ne peut partir que des données sûres résultant de la liste assyrienne des éponymes. Cette grande inscription énonce pour 228 années (893-666) une série de personnages d'après lesquels chacune reçoit un nom ; ce sont en majeure partie des rois, éponymes pour la seconde année de leurs règnes respectifs. La liste mentionne aussi les principaux événements de l'année. Elle concorde en partie avec le canon de Ptolémée demeuré célèbre, qui date de 150 environ ap. J. -C, et qui donne la durée de tous les règnes de Babylone et de Perse depuis Nabonassar (747) jusqu'à Alexandre le Grand, mort en 323. Grâce aux éclipses mentionnées dans ces deux documents, l'astronomie permet d'en contrôler la rigoureuse exactitude. Il suffit enfin de ramener leurs chiffres à notre numération chronologique fondée sur l'ère chrétienne.

De la sorte, la première date sûrement établie pour l'histoire d'Israël est celle de la bataille de Karkar (854), à laquelle Achab participa. Puis viennent : le tribut de Jéhu (842), celui de Ménahem (738), l'hommage de Ménahem à Tiglath-Piléser à Damas (732), la prise de Samarie (722/721), le siège de Jérusalem par Sanchérib (701), la première année de Nébucadnetsar (604), la ruine de Jérusalem (586). Il ne reste plus qu'à insérer dans les mailles de ce réseau les règnes des rois d'Israël et de Juda, en modifiant par des conjectures vraisemblables les nombres d'années que donne le livre des Rois. Ainsi avons-nous procédé pour les dates attribuées à chaque souverain dans l'article qui lui est consacré. Comp. art. Chronol. de l'A.T.

5.

Date de rédaction.

Étant donné le coloris si authentiquement deutéronomiste, le livre ne peut pas avoir été composé avant la réforme de 621. D'autre part il est antérieur au code sacerdotal, qui apparaîtra avec Esdras en 458, car il ignore tous les éléments caractéristiques de cette législation, par exemple la distinction entre prêtres et lévites, la descendance aaronide du clergé, l'existence d'un sanctuaire central pour tout Israël avant la construction du temple de Salomon. Seules quelques rares interpolations très récentes trahissent l'influence du code sacerdotal (dans la description du temple).

Entre 621 et 458 se place la date capitale de 586. prise de Jérusalem, fin de l'existence proprement nationale du peuple de l'Éternel, qui ne se relèvera guère plus, au retour de l'exil, qu'à l'état de communauté religieuse. Notre livre est-il antérieur ou postérieur à ce tournant décisif ? De nombreux passages supposent la déportation comme un fait accompli ; ex. : 2Ro : 24 et 25, récit des débuts de l'exil ; 1 Ro 5:4 et suivant, où Palestine et Syrie sont appelées pays d'au-delà de l'Euphrate. Plusieurs prédictions décrivent l'exil de visu : 2Ro 22:15-20.

Mais ces différents passages semblent bien appartenir à un rédacteur moins ancien que l'auteur du grand ensemble. Si l'on convient d'appeler celui-ci RD, l'amplificateur animé du même esprit pourrait se désigner par RD 2 (cf. Bible de Kautzsch : Dt, Dt 2).

Cette hypothèse repose sur trois observations :

Des traits comme 1Ro 11:36, qui ne peuvent remonter à l'auteur, ne sauraient davantage dater d'après 586, sans tomber dans une cruelle ironie.

Salomon avant la construction du temple est tour à tour blâmé et excusé (1Ro 3:2 et suivant) pour son attitude à l'égard des hauts-lieux. Mêmes divergences entre 2Ro 17:18,21-23 et v. 7-17 : causes de la chute de l'Israël du Nord.

Certains passages supposant l'exil viennent de toute évidence en surcharge : 1Ro 5:4 9:1-9, 2Ro 17:19.

La première rédaction est donc très vraisemblablement comprise entre 621 et 586. Pouvant encore espérer le salut national par la fidèle observation de la loi, l'auteur vise à obtenir cet urgent résultat. Peut-être remontera-t-on au règne même de Josias, entre 621 et 608, après la réforme, mais avant le désastre de Méguiddo. L'ouvrage alors composé se serait achevé sur le récit de la réapparition de la loi.

Survient 586. Toute espérance subit le plus terrible des démentis. RD 2 s'attache alors à mettre les livres des Rois en harmonie avec la douloureuse réalité ; cf. 2Ro 21:7-15 22:15-20 24:2,4, 1Ro 8:46 9:6 et suivant, 2Ro 17:19 et suivant, etc. Les synchronismes, la notice 1Ro 6:1, les récits populaires 2Ro 18:17-20 19 peuvent aussi lui appartenir.

Cette seconde rédaction deutéronomiste fut achevée après la libération de Jojakin (561) et même, semble-t-il, après sa mort. On salue ce petit fait comme un gage de la délivrance prochaine, mais le livre ne s'achève pas moins sur une note désolée qui fait penser aux disciples d'Emmaüs. Wellhausen appelait le livre des Rois : « la grande confession de la nation exilée se remémorant son passé ».

Comme additions post-exiliques notons des retouches dans les synchronismes, deux petits midrachîm (contes à la manière de Ru ou de Jonas, dans 1Ro 13 et 2Ro 1), etc. Les remaniements, de peu d'importance, duraient encore lorsque fut entreprise la traduction grecque des LXX Jq. M.

Vous avez aimé ? Partagez autour de vous !


Ce texte est la propriété du TopChrétien. Autorisation de diffusion autorisée en précisant la source. © 2022 - www.topchretien.com
  • Contenus
  • Versions
  • Commentaires
  • Strong
  • Dictionnaire
  • Versets relatifs
  • Carte
  • Versets favoris

Pour ajouter un favori, merci de vous connecter : Se connecter

Vous avez aimé ? Partagez autour de vous !

Créer un verset illustré

Logo TopChrétien carré

Télécharger l'image

Choisissez une image

Personnalisez le verset

Alignement : | | | Haut | Milieu | Bas

Taille :

Couleur :

Police :

Personnalisez la référence

Couleur :

Police :

Taille :

De légères variations de mise en page peuvent apparaitre sur l'image téléchargée.

Versets relatifs

    • Exode 2

      1

      Moïse est né, il est déposé sur le fleuve. (Exode 2:1-4)
      Il est récupéré et porté à la fille du Pharaon. (Exode 2:5-10)
      Moïse tue un Égyptien et fuit au pays de Madian. (Exode 2:11-15)
      Moïse épouse la fille de Jéthro. (Exode 2:16-22)
      Dieu entend le cri des enfants d'Israël. (Exode 2:23-25)

      Remarquez les dispositions prises par la Providence : au moment précis où Pharaon, parvenu au fait de sa puissance, a cruellement ordonné de tuer les enfant des Hébreux, celui qui devait les délivrer est né! Quand les hommes tentent de détruire l'église, Dieu prépare de Son côté le moyen qui la sauvera. Les parents de Moïse virent que leur fils était beau.

      Une foi réelle peut être encouragée par le moindre signe de la faveur divine. Il est dit en Heb 11:23, que les parents de Moïse le cachèrent par la foi ; ils s'appuyaient sur le fait qu'Israël serait préservé selon la promesse divine. La foi dans ces promesses, incite à exploiter des moyens tout à fait légaux, dans le but d'obtenir la miséricorde divine. S'il nous appartient de connaître notre devoir, les évènements, quant à eux, sont conduits par Dieu. Trois mois plus tard, les parents ne pouvaient cacher leur enfant davantage ; ils le placèrent donc dans un panier de jonc, au bord du fleuve, et confièrent à sa sœur le soin de surveiller l'évolution des faits. Si l'affection et le soin de cette mère pour son enfant semblent être assez limités, que pourrons-nous penser de celle de notre Seigneur, dont l'amour et la compassion sont sans limites ! Même quand il conduisait les Israélites dans le désert, Moïse n'était pas été autant protégé que lors de ce périple sur le fleuve, simple bébé sans aide. Ni les eaux du Nil, ni les Égyptiens ne pouvaient lui faire de mal. C'est quand nous sommes au point le plus bas de la vague que Dieu est alors le plus près de nous !

      5 Remarquez bien l'endroit où se trouvait ce grand homme qu'était Moïse, alors qu'il n'était qu'un simple enfant : il se trouvait dans un panier de jonc, le long du fleuve. Gisant ainsi, sans protection, il aurait bien pu périr ! Mais la Providence a dirigé la fille de Pharaon vers l'endroit où se trouvait ce pauvre bébé abandonné, tout en sensibilisant son cœur afin de le sauver : c'est précisément ce qu'elle a fait ! Le soin que Dieu nous accorde durant notre enfance devrait nous conduire à Le remercier davantage, dans nos louanges. Pharaon pensait cruellement pouvoir détruire les enfants d'Israël, mais sa propre fille a eu pitié d'un petit Hébreux : elle a éprouvé non seulement de la compassion, mais de plus, sans le savoir, elle a préservé le sauveur d'Israël, en lui procurant une nurse, en l'occurrence sa propre mère. Alors que Moïse aurait pu avoir une nurse quelconque, sa sœur est allée chercher sa propre mère ! Moïse fut ensuite traité comme le fils de la fille de Pharaon.

      Beaucoup de personnes se trouvant à la naissance, dans la simplicité et la pauvreté, peuvent se voir portées, par la Providence toute surprenante, à des rangs élevés du monde, ceci pour témoigner aux hommes que Dieu régit toutes choses !

      11 Moïse prend courageusement à cœur la cause du peuple de Dieu. Le chapitre Heb 11, annonce clairement qu'il a agi par la foi, délaissant volontairement les honneurs, les richesses et les plaisirs dus à son rang, à la cour d'Égypte. Par la grâce de Dieu, il fut participant, par la foi, à l'annonce de Christ, qui devait, Lui, sauver ultérieurement le monde. Étant convaincu qu'Israël était vraiment le peuple de Dieu, Moïse était prêt, non seulement à prendre tous les risques, mais aussi à souffrir pour cette population. Étant sous le couvert céleste et ne cherchant qu'à mettre en pratique ses convictions, Moïse tua cet Égyptien et sauva les Israélites oppressés. Il chercha également à mettre fin à une dispute entre deux Hébreux. Les réprimandes du patriarche pourraient être toujours d'actualité.

      Ne pourrions-nous pas les présenter à ceux qui lors de débats furieux, divisent et affaiblissent l'Église ? Ces opposants oublient qu'ils sont frères ! Ce fut exactement le cas de ces deux Hébreux. Nous sommes fautifs si nous mêlons la colère aux réprimandes. Ceux qui méprisent les reproches faits avec justesse, ne mesurent pas réellement la portée de leurs actes, et ne discernent pas tout le mal qui leur est infligé par leurs ennemis ; après ces faits, Moïse, s'étant heurté à la mentalité de ces Hébreux, aurait très bien pu retourner à la cour, en tant que fils de la fille du Pharaon. Nous devons rester prudents face à certains comportements du peuple de Dieu, qui peut parfois agir par pure folie ou sous le couvert de l'irritation. Moïse a été obligé de fuir au pays de Madian. Tel fut l'ordre divin, ceci pour une assurer une fin de l'histoire pleine de sagesse et de sainteté.

      16 Moïse, au pays de Madian, rencontra des bergers. Malgré son rang, à la cour d'Égypte, il était prêt à aider les filles de Réuel, pour faire boire les troupeaux. Moïse aimait que la justice soit rendue, il cherchait à défendre ceux qui étaient injuriés ; c'est d'ailleurs ce que devrait faire chacun de nous, dans la mesure du possible. Moïse aimait faire le bien.

      Quel que soit l'endroit où la Providence nous place, nous devrions désirer et chercher à être utiles. Si nous ne pouvons pas réaliser tout le bien que nous voudrions, soyons au moins prêts à accomplir ce qu'il nous est possible de faire. Moïse salua le prince de Madian ; le patriarche épousa une de ses filles et eut un fils, Guerschom, nom qui signifie « j'habite un pays étranger », se souvenant qu'il n'était qu'un étranger dans ce pays.

      23 En Égypte, les Israélites étaient toujours esclaves, malgré le fait que leurs enfants ne fussent plus exterminés. Parfois le Seigneur permet que le méchant inflige de longues et lourdes peines aux enfants de Dieu. Les enfants d'Israël, sous la servitude, commencèrent à porter leur regard vers Dieu. C'est une miséricorde de voir le Seigneur se pencher vers nous, dans un esprit de délivrance, quand nous Lui adressons nos cris de misère. Dieu entendit les gémissements des enfants d'Israël ; la Parole nous indique clairement que l'Éternel eut compassion de Son peuple. Il se rappela Son Alliance faite avec Abraham, Isaac et Jacob. Dieu basa cette compassion sur l'alliance qu'Il avait passée et non sur un quelconque mérite des enfants d'Israël. Le texte nous dit : « Dieu regarda les enfants d'Israël ». Moïse les avait aussi regardés, tout en éprouvant de la pitié, mais maintenant Dieu les regarde, en vue de les aider. L'Éternel a maintenant les yeux fixés sur Israël, pour se révéler à Son peuple.

      Dieu est toujours ainsi, une Aide vraiment efficace, lors de l'épreuve. « Prend courage, toi qui est conscient de tes fautes, écrasé par le poids de tes péchés, porte tes regards vers Celui qui accorde la délivrance ». Dieu, au travers de Jésus Christ, te regarde aussi. Il joint Son Amour à la Promesse de la Rédemption.

      « Venez à Moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos », Matthieu 11:28.

      Nombres 21

      Deutéronome 2

      1

      Les Édomites sont épargnés. (Deutéronome 2:1-7)
      Les Moabites et les Ammonites sont épargnés. (Deutéronome 2:8-23)
      Les Amoréens sont livrés aux mains d'Israël. (Deutéronome 2:24-37)

      Le long séjour d'Israël dans le désert est ici résumé en peu de mots. Dieu a châtié les enfants d'Israël non seulement à cause de leurs murmures et de leur incrédulité, mais aussi afin de les préparer à entrer en Canaan ; ce châtiment avait pour but d'humilier les Hébreux à cause de leurs péchés, de leur enseigner à abandonner leurs convoitises, de leur faire suivre Dieu afin qu'ils puissent tirer tout leur réconfort en ce dernier. Bien qu'Israël ait dû attendre de nombreuses années pour atteindre la délivrance et sa croissance, toutes ces promesses finirent par se réaliser.

      Avant que l'Éternel ne conduise Israël à détruire ses ennemis en Canaan, Il dit au peuple d'épargner les Édomites : les Hébreux, conduits par les ordonnances divines, devaient en effet abandonner l'idée de ravir toutes les terres sur lesquelles ils avaient séjourné, près de Canaan. La domination ne découle pas de la grâce ! Le peuple de Dieu devait être placé dans un beau pays, sans toutefois être seul, au centre d'une immensité désertique.

      La piété ne doit jamais être revêtue d'injustice ! « L'Éternel me dit : n'attaque pas Moab, et ne t'engage pas dans un combat avec lui ; car je ne te donnerai rien à posséder dans son pays : c'est aux enfants de Lot que j'ai donné Ar en propriété ».

      Israël avait expérimenté les bienfaits de la Providence divine, en conséquence, il ne devait pas utiliser de méthode malhonnête et personnelle pour s'accroître.

      Nous devons, en tant que croyants, appliquer tous ces principes dans notre vie !

      8 Nous découvrons dans ce texte, les origines des Moabites, des Édomites et des Ammonites. De plus, Moïse nous donne quelques détails sur ces peuples ; tous ces différents changements de possession des pays cités, révèlent à quel point les choses de ce monde sont incertaines ! Il en était ainsi à cette époque et il en sera toujours de même. Les familles amorcent des déclins, au profit d'autres qui au contraire, s'accroissent, et ce, parfois, en très peu de temps ! Tous ces récits du Deutéronome ont été faits pour encourager les enfants d'Israël. Si la Providence divine a conduit les choses aussi favorablement, en ce qui concerne les Moabites et les Ammonites, qu'en sera-t-il pour Israël, le peuple de Dieu ! Des recommandations furent données aux Hébreux pour qu'ils épargnent Moab et Ammon. Même des hommes peu scrupuleux n'auraient pas commis l'erreur de les attaquer.

      Dieu accorde parfois Ses bénédictions aux iniques, en les Préservant ; mais ce n'est pas la meilleure part, le Seigneur réserve à Ses enfants des grâces encore bien supérieures !

      24 Dieu éprouva Son peuple en lui interdisant d'attaquer les pays riches, de Moab et d'Ammon. Il donna par contre à Israël, la contrée des Amoréens. Si nous tentons d'obtenir une partie de ce que Dieu nous a interdit de toucher, nous courons à notre perte, par notre désobéissance. La terre et tout ce qu'elle renferme, appartient à l'Éternel ; Il la donne à qui Lui plait.

      Quand Dieu interdit quelque chose, personne ne doit alors chercher Sa clémence en cas de désobéissance. Malgré le fait que L'Éternel ait assuré aux Israélites qu'ils possèderaient « la terre promise », ils se devaient de combattre leurs ennemis. Ce que Dieu nous promet, nous devons nous efforcer de l'obtenir. Israël allait maintenant entrer dans un merveilleux pays !

      Quel changement extraordinaire peuvent ressentir les âmes, quand elles quittent le désert de ce monde, pour se diriger vers le ciel, « pays merveilleux », là où se trouve la cité qui a des fondements faits de pierres précieuses ! Puissions-nous méditer sur la manière dont Dieu a conduit le peuple d'Israël : passons-nous les années de notre vie à errer dans la vanité et nos transgressions ? Heureux sont ceux qui ont été délivrés de « la colère à venir », par Jésus ! Le Seigneur leur a donné dans leur cœur, les prémices de l'Esprit ! Leur héritage ne pourra pas être ravi par les révolutions ni les puissances de ce monde.

      Josué 10

      2 Samuel 1

      2 Samuel 9

      1

      David envoie chercher Mephibosheth. (2 Samuel 9:1-8)
      Il pourvoit à ses besoins. (2 Samuel 9:9-13)

      Parmi les nombreuses affaires que nous traitons, nous sommes susceptibles d'oublier la gratitude dont nous sommes redevables, et les engagements auxquels nous sommes soumis, non seulement envers nos amis, mais envers Dieu Lui-même.

      Certaines personnes, véritablement pieuses, ne connaîtront aucun repos avant qu'elles n'aient accompli ce devoir. Les « cibles » les plus appropriées à l'exercice de la bonté et de la charité, ne seront jamais trouvées sans enquête préalable.

      Jonathan était l'ami auquel David avait juré fidélité : ce dernier montra donc sa bonté envers le fils de son ami, Mephibosheth. Dieu nous est toujours fidèle ; ne soyons donc pas infidèles les uns envers les autres ! Si la Providence nous a élevés dans les rangs de la société, alors que nos amis et leurs familles sont restés dans l'ombre, sachons saisir l'opportunité de leur prodiguer du bien !

      9 David était en quelque sorte, une image de Christ, le Fils de Dieu, Sa Descendance ; le fait que le roi témoigna sans obligation, sa bonté envers Mephibosheth, nous rappelle la grandeur de la Grâce et de l'Amour de Jésus, Celui qui a revêtu volontairement notre nature humaine pour nous sauver. Le Fils de Dieu est en effet venu secourir la race humaine, perdue sinon, à jamais. Il vint ici-bas pour chercher et sauver les âmes perdues !

      2 Samuel 10

      1

      Les messagers de David sont maltraités par Hanun. (2 Samuel 10:1-5)
      Les Ammonites sont battus. (2 Samuel 10:6-14)
      Les Syriens sont battus. (2 Samuel 10:15-19)

      Nakhash était un ennemi d'Israël, mais malgré cela, il témoigna d'une certaine amabilité envers David. Ce dernier résolut donc, à titre de reconnaissance, d'envoyer ses condoléances à sa famille. Si un Pharisien donne son aumône avec fierté, bien que Dieu ne récompense pas une telle attitude, celui qui bénéficie de cette générosité, doit remercier en retour, le donateur.

      Ceux qui supportent l'animosité de leurs voisins, sont persuadés que ces derniers tiennent le même raisonnement à leur égard. Cette attitude est significative de notre mauvaise nature : les hommes n'aiment personne... davantage qu'eux-mêmes ! Les personnes les mieux intentionnées, ne doivent pas s'étonner de se voir ainsi incomprises, lorsqu'elles veulent pratiquer le bien.

      La charité ne cherche aucun mal. Selon les coutumes de l'époque, Hanun traita les ambassadeurs de David avec le plus grand mépris. David se montra vraiment soucieux, en voyant l'état de ses domestiques, à leur retour.

      Apprenons à ne pas faire des reproches injustes ; ils ne pourront que se diffuser, pour finalement se retourner, vers ceux qui les auront émis, en les couvrant de honte. Une mauvaise réputation faite à tort, blesse dans l'immédiat mais subsiste et finit toujours par croître et ressurgir, comme les barbes des serviteurs de David !

      « Dieu fera paraître Sa Justice comme la lumière », attendons-Le donc patiemment, Psaume 37:6,7 !

      6 Ceux qui sont en guerre contre les puissances des ténèbres, aux côtés de Christ, le « Fils de David », sont non seulement un sujet de provocation pour leurs ennemis, mais aussi les initiateurs du conflit. Dieu possède toutes les forces nécessaires pour lutter contre ceux qui osent défier Sa colère, Esa 5:19 ; Il saura convaincre les Siens, qu'aucun de ceux qui ont endurci leur cœur contre Lui, ne pourra prospérer.

      Les « soldats » de Christ devraient se soutenir mutuellement dans leur guerre contre Satan.

      Que rien ne manque dans notre « armure spirituelle », le combat mené doit conduire à la victoire. Quand nous sommes persuadés d'accomplir notre devoir, nous pouvons, avec satisfaction, laisser Dieu conduire les événements, possédant avec assurance, l'espérance qu'Il nous sauvera, à Sa manière et au temps voulu !

      15 Ce texte décrit une nouvelle tentative de guerre, des Syriens contre Israël. Les prétextes les plus vils pour engendrer les conflits, finissent toujours par ressurgir, même s'ils sont réactivés par des motifs insignifiants ; il en est ainsi des ennemis de Christ, le « Fils de David ». Mais maintenant, prenait corps la promesse faite à Abraham, dans Ge 15:18, et répétée à Josué, dans Jos 1:4, promesse stipulant que les frontières d'Israël devaient s'étendre jusqu'à l'Euphrate. Il nous faut apprendre par conséquent, qu'il est dangereux d'aider ceux qui luttent contre Dieu, car quand ces derniers chutent, leurs associés les accompagnent inexorablement.

      2 Samuel 11

      1

      L'adultère de David. (2 Samuel 11:1-5)
      Le roi essaye de masquer son crime. (2 Samuel 11:6-13)
      Urie est assassiné. (2 Samuel 11:14-27)

      Observons les circonstances qui poussèrent David à pécher : - La négligence de ses affaires : il restait à Jérusalem, attendant que le temps passe... Quand nous nous sommes écartés de la voie de notre devoir, nous sommes alors livrés à la tentation. - La recherche du bien-être : l'oisiveté donne un grand avantage au tentateur. - Un regard errant : David ne s'est pas engagé, comme Job, à lutter contre la convoitise des yeux, ou alors il a momentanément oublié ses résolutions.

      Observez les étapes du péché et à quel point la pente est douce et facile à suivre : quand les hommes commencent à pratiquer le mal, ils ne trouvent plus le moyen de s'arrêter. Remarquez également l'aggravation de situation, découlant du péché.

      Comment David pourra-t-il, plus tard, oser faire porter son péché par d'autres, alors qu'il était parfaitement conscient d'être lui-même coupable ?

    • Exode 2

      1 A man of the house of Levi went and took a daughter of Levi as his wife.
      2 The woman conceived, and bore a son. When she saw that he was a fine child, she hid him three months.
      3 When she could no longer hide him, she took a papyrus basket for him, and coated it with tar and with pitch. She put the child in it, and laid it in the reeds by the river's bank.
      4 His sister stood far off, to see what would be done to him.
      5 Pharaoh's daughter came down to bathe at the river. Her maidens walked along by the riverside. She saw the basket among the reeds, and sent her handmaid to get it.
      6 She opened it, and saw the child, and behold, the baby cried. She had compassion on him, and said, "This is one of the Hebrews' children."
      7 Then his sister said to Pharaoh's daughter, "Should I go and call a nurse for you from the Hebrew women, that she may nurse the child for you?"
      8 Pharaoh's daughter said to her, "Go." The maiden went and called the child's mother.
      9 Pharaoh's daughter said to her, "Take this child away, and nurse him for me, and I will give you your wages." The woman took the child, and nursed it.
      10 The child grew, and she brought him to Pharaoh's daughter, and he became her son. She named him Moses, and said, "Because I drew him out of the water."
      11 It happened in those days, when Moses had grown up, that he went out to his brothers, and looked at their burdens. He saw an Egyptian striking a Hebrew, one of his brothers.
      12 He looked this way and that way, and when he saw that there was no one, he killed the Egyptian, and hid him in the sand.
      13 He went out the second day, and behold, two men of the Hebrews were fighting with each other. He said to him who did the wrong, "Why do you strike your fellow?"
      14 He said, "Who made you a prince and a judge over us? Do you plan to kill me, as you killed the Egyptian?" Moses was afraid, and said, "Surely this thing is known."
      15 Now when Pharaoh heard this thing, he sought to kill Moses. But Moses fled from the face of Pharaoh, and lived in the land of Midian, and he sat down by a well.
      16 Now the priest of Midian had seven daughters. They came and drew water, and filled the troughs to water their father's flock.
      17 The shepherds came and drove them away; but Moses stood up and helped them, and watered their flock.
      18 When they came to Reuel, their father, he said, "How is it that you have returned so early today?"
      19 They said, "An Egyptian delivered us out of the hand of the shepherds, and moreover he drew water for us, and watered the flock."
      20 He said to his daughters, "Where is he? Why is it that you have left the man? Call him, that he may eat bread."
      21 Moses was content to dwell with the man. He gave Moses Zipporah, his daughter.
      22 She bore a son, and he named him Gershom, for he said, "I have lived as a foreigner in a foreign land."
      23 It happened in the course of those many days, that the king of Egypt died, and the children of Israel sighed because of the bondage, and they cried, and their cry came up to God because of the bondage.
      24 God heard their groaning, and God remembered his covenant with Abraham, with Isaac, and with Jacob.
      25 God saw the children of Israel, and God was concerned about them.

      Nombres 21

      14 Therefore it is said in the book of the Wars of Yahweh, "Vaheb in Suphah, the valleys of the Arnon,

      Deutéronome 2

      1 Then we turned, and took our journey into the wilderness by the way to the Red Sea , as Yahweh spoke to me; and we encircled Mount Seir many days.
      2 Yahweh spoke to me, saying,
      3 "You have encircled this mountain long enough. Turn northward.
      4 Command the people, saying, 'You are to pass through the border of your brothers the children of Esau, who dwell in Seir; and they will be afraid of you: take good heed to yourselves therefore;
      5 don't contend with them; for I will not give you of their land, no, not so much as for the sole of the foot to tread on; because I have given Mount Seir to Esau for a possession.
      6 You shall purchase food of them for money, that you may eat; and you shall also buy water of them for money, that you may drink.'"
      7 For Yahweh your God has blessed you in all the work of your hand; he has known your walking through this great wilderness: these forty years Yahweh your God has been with you; you have lacked nothing.
      8 So we passed by from our brothers the children of Esau, who dwell in Seir, from the way of the Arabah from Elath and from Ezion Geber. We turned and passed by the way of the wilderness of Moab.
      9 Yahweh said to me, "Don't bother Moab, neither contend with them in battle; for I will not give you of his land for a possession; because I have given Ar to the children of Lot for a possession."
      10 (The Emim lived therein before, a people great, and many, and tall, as the Anakim:
      11 these also are accounted Rephaim, as the Anakim; but the Moabites call them Emim.
      12 The Horites also lived in Seir before, but the children of Esau succeeded them; and they destroyed them from before them, and lived in their place; as Israel did to the land of his possession, which Yahweh gave to them.)
      13 "Now rise up, and cross over the brook Zered." We went over the brook Zered.
      14 The days in which we came from Kadesh Barnea, until we had come over the brook Zered, were thirty-eight years; until all the generation of the men of war were consumed from the midst of the camp, as Yahweh swore to them.
      15 Moreover the hand of Yahweh was against them, to destroy them from the midst of the camp, until they were consumed.
      16 So it happened, when all the men of war were consumed and dead from among the people,
      17 that Yahweh spoke to me, saying,
      18 "You are this day to pass over Ar, the border of Moab:
      19 and when you come near over against the children of Ammon, don't bother them, nor contend with them; for I will not give you of the land of the children of Ammon for a possession; because I have given it to the children of Lot for a possession."
      20 (That also is accounted a land of Rephaim: Rephaim lived therein before; but the Ammonites call them Zamzummim,
      21 a people great, and many, and tall, as the Anakim; but Yahweh destroyed them before them; and they succeeded them, and lived in their place;
      22 as he did for the children of Esau, who dwell in Seir, when he destroyed the Horites from before them; and they succeeded them, and lived in their place even to this day:
      23 and the Avvim, who lived in villages as far as Gaza, the Caphtorim, who came forth out of Caphtor, destroyed them, and lived in their place.)
      24 "Rise up, take your journey, and pass over the valley of the Arnon: behold, I have given into your hand Sihon the Amorite, king of Heshbon, and his land; begin to possess it, and contend with him in battle.
      25 This day will I begin to put the dread of you and the fear of you on the peoples who are under the whole sky, who shall hear the report of you, and shall tremble, and be in anguish because of you."
      26 I sent messengers out of the wilderness of Kedemoth to Sihon king of Heshbon with words of peace, saying,
      27 "Let me pass through your land: I will go along by the highway, I will turn neither to the right hand nor to the left.
      28 You shall sell me food for money, that I may eat; and give me water for money, that I may drink: only let me pass through on my feet,
      29 as the children of Esau who dwell in Seir, and the Moabites who dwell in Ar, did to me; until I shall pass over the Jordan into the land which Yahweh our God gives us."
      30 But Sihon king of Heshbon would not let us pass by him; for Yahweh your God hardened his spirit, and made his heart obstinate, that he might deliver him into your hand, as at this day.
      31 Yahweh said to me, "Behold, I have begun to deliver up Sihon and his land before you: begin to possess, that you may inherit his land."
      32 Then Sihon came out against us, he and all his people, to battle at Jahaz.
      33 Yahweh our God delivered him up before us; and we struck him, and his sons, and all his people.
      34 We took all his cities at that time, and utterly destroyed every inhabited city, with the women and the little ones; we left none remaining:
      35 only the livestock we took for a prey to ourselves, with the spoil of the cities which we had taken.
      36 From Aroer, which is on the edge of the valley of the Arnon, and the city that is in the valley, even to Gilead, there was not a city too high for us; Yahweh our God delivered up all before us:
      37 only to the land of the children of Ammon you didn't come near; all the side of the river Jabbok, and the cities of the hill country, and wherever Yahweh our God forbade us.

      Josué 10

      13 The sun stood still, and the moon stayed, until the nation had avenged themselves of their enemies. Isn't this written in the book of Jashar? The sun stayed in the midst of the sky, and didn't hurry to go down about a whole day.

      2 Samuel 1

      18 (and he commanded them to teach the children of Judah the song of the bow: behold, it is written in the book of Jashar):

      2 Samuel 9

      1 David said, "Is there yet any who is left of the house of Saul, that I may show him kindness for Jonathan's sake?"
      2 There was of the house of Saul a servant whose name was Ziba, and they called him to David; and the king said to him, "Are you Ziba?" He said, "Your servant is he."
      3 The king said, "Is there not yet any of the house of Saul, that I may show the kindness of God to him?" Ziba said to the king, "Jonathan has yet a son, who is lame of his feet."
      4 The king said to him, "Where is he?" Ziba said to the king, "Behold, he is in the house of Machir the son of Ammiel, in Lo Debar."
      5 Then king David sent, and fetched him out of the house of Machir the son of Ammiel, from Lo Debar.
      6 Mephibosheth, the son of Jonathan, the son of Saul, came to David, and fell on his face, and showed respect. David said, "Mephibosheth." He answered, "Behold, your servant!"
      7 David said to him, "Don't be afraid of him; for I will surely show you kindness for Jonathan your father's sake, and will restore to you all the land of Saul your father. You shall eat bread at my table continually."
      8 He bowed down, and said, "What is your servant, that you should look on such a dead dog as I am?"
      9 Then the king called to Ziba, Saul's servant, and said to him, "All that pertained to Saul and to all his house have I given to your master's son.
      10 You shall till the land for him, you, and your sons, and your servants; and you shall bring in the harvest, that your master's son may have bread to eat: but Mephibosheth your master's son shall eat bread always at my table." Now Ziba had fifteen sons and twenty servants.
      11 Then Ziba said to the king, "According to all that my lord the king commands his servant, so your shall servant do." So Mephibosheth ate at the king's table, like one of the king's sons.
      12 Mephibosheth had a young son, whose name was Mica. All that lived in the house of Ziba were servants to Mephibosheth.
      13 So Mephibosheth lived in Jerusalem; for he ate continually at the king's table. He was lame in both his feet.

      2 Samuel 10

      1 It happened after this, that the king of the children of Ammon died, and Hanun his son reigned in his place.
      2 David said, "I will show kindness to Hanun the son of Nahash, as his father showed kindness to me." So David sent by his servants to comfort him concerning his father. David's servants came into the land of the children of Ammon.
      3 But the princes of the children of Ammon said to Hanun their lord, "Do you think that David honors your father, in that he has sent comforters to you? Hasn't David sent his servants to you to search the city, and to spy it out, and to overthrow it?"
      4 So Hanun took David's servants, and shaved off the one half of their beards, and cut off their garments in the middle, even to their buttocks, and sent them away.
      5 When they told it to David, he sent to meet them; for the men were greatly ashamed. The king said, "Wait at Jericho until your beards have grown, and then return."
      6 When the children of Ammon saw that they were become odious to David, the children of Ammon sent and hired the Syrians of Beth Rehob, and the Syrians of Zobah, twenty thousand footmen, and the king of Maacah with one thousand men, and the men of Tob twelve thousand men.
      7 When David heard of it, he sent Joab, and all the army of the mighty men.
      8 The children of Ammon came out, and put the battle in array at the entrance of the gate: and the Syrians of Zobah and of Rehob, and the men of Tob and Maacah, were by themselves in the field.
      9 Now when Joab saw that the battle was set against him before and behind, he chose of all the choice men of Israel, and put them in array against the Syrians:
      10 The rest of the people he committed into the hand of Abishai his brother; and he put them in array against the children of Ammon.
      11 He said, "If the Syrians are too strong for me, then you shall help me; but if the children of Ammon are too strong for you, then I will come and help you.
      12 Be courageous, and let us be strong for our people, and for the cities of our God; and Yahweh do that which seems good to him."
      13 So Joab and the people who were with him drew near to the battle against the Syrians: and they fled before him.
      14 When the children of Ammon saw that the Syrians had fled, they likewise fled before Abishai, and entered into the city. Then Joab returned from the children of Ammon, and came to Jerusalem.
      15 When the Syrians saw that they were defeated by Israel, they gathered themselves together.
      16 Hadadezer sent, and brought out the Syrians who were beyond the River: and they came to Helam, with Shobach the captain of the army of Hadadezer at their head.
      17 It was told David; and he gathered all Israel together, and passed over the Jordan, and came to Helam. The Syrians set themselves in array against David, and fought with him.
      18 The Syrians fled before Israel; and David killed of the Syrians seven hundred charioteers, and forty thousand horsemen, and struck Shobach the captain of their army, so that he died there.
      19 When all the kings who were servants to Hadadezer saw that they were defeated before Israel, they made peace with Israel, and served them. So the Syrians feared to help the children of Ammon any more.

      2 Samuel 11

      1 It happened, at the return of the year, at the time when kings go out, that David sent Joab, and his servants with him, and all Israel; and they destroyed the children of Ammon, and besieged Rabbah. But David stayed at Jerusalem.
      2 It happened at evening, that David arose from off his bed, and walked on the roof of the king's house: and from the roof he saw a woman bathing; and the woman was very beautiful to look on.
      3 David sent and inquired after the woman. One said, "Isn't this Bathsheba, the daughter of Eliam, the wife of Uriah the Hittite?"
    • Cette partie de la Bible n'est pas disponible dans cette version.

      Exode 2

      Nombres 21

      Deutéronome 2

      Josué 10

      2 Samuel 1

      2 Samuel 9

      2 Samuel 10

      2 Samuel 11

Afficher tous les 432 versets relatifs
Update Required To play the media you will need to either update your browser to a recent version or update your Flash plugin pour Firefox & Safari - Flash plugin pour Opera & Chrome.