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ROMAINS (épître aux)

L'année 56 (ou peut-être 57), avec les deux crises de Galatie et de Corinthe, avait été, pour l'apôtre Paul, particulièrement dramatique. A l'automne, ces deux crises étaient dénouées, celle de Corinthe tout au moins, à la satisfaction de l'apôtre. Il avait passé les derniers mois de 56 (ou de 57) en Macédoine, au milieu d'Églises qui lui étaient particulièrement attachées et qui venaient de traverser une période d'épreuves (2Co 8:1,5). Il se peut que ce soit à ce moment-là qu'il ait poussé la pointe en Illyrie attestée par Ro 15:19 et que, peut-être, il ait fait le projet d'aller passer l'hiver à Nicopolis si, dans le passage Tit 3:1,12 qui en parle, a été utilisé, comme cela est au moins possible, un fragment de billet authentique de l'apôtre.

Tout à la fin de 56 (ou 57) ou au commencement de 57 (ou 58), Paul vint à Corinthe où il resta trois mois jusqu'à la veille de la fête des Azymes. Nous savons qu'il s'y heurta à une vive opposition de la part des Juifs, puisque à la suite de leurs intrigues il dut, au dernier moment, pour éviter d'être assassiné en cours de route, changer l'itinéraire qu'il voulait suivre et passer par la Macédoine et l'Asie au lieu d'aller directement par mer de Corinthe à Césarée (Ac 20:3-6). Le fait qu'il composa à ce moment l'épître aux Romains permet, d'autre part, de penser qu'il a joui à Corinthe d'une tranquillité relative, car un exposé dogmatique comme celui qu'on y trouve ne peut pas avoir été rédigé dans une période de luttes intérieures.

Après l'évangélisation de la Macédoine, de la Grèce et de l'Asie, Paul avait le sentiment que son oeuvre dans le bassin oriental de la Méditerranée était achevée ; c'était en Espagne qu'il comptait chercher un nouveau terrain d'activité (Ro 15:19). Mais, avant d'y aller, il avait besoin de mettre au point ses relations avec l'Église de Jérusalem. Dans ce qui s'était passé en Galatie et en Grèce, il avait reconnu l'action de contre-missionnaires qui, à tort ou à raison, se réclamaient des Douze. Il devait donc s'assurer que l'accord conclu en 44 avec les « colonnes de l'Église » (Ga 2:1,10) restait en vigueur ; aussi, parmi les divers projets entre lesquels il avait hésité (1Co 16:1,4), se décida-t-il pour celui qui consistait à accompagner lui-même les délégués des Églises chargés de porter à Jérusalem les dons des Églises de la Diaspora. Il s'exposait ainsi à de graves dangers, car il n'ignorait pas qu'à Jérusalem la haine violente des Juifs aurait plus d'occasions de se manifester que dans les villes grecques, et il ne savait pas dans quelle mesure l'Église de Jérusalem était disposée à le défendre.

Le temps qui séparait Paul du moment où la reprise de la navigation lui permettrait de s'embarquer pour la Syrie dut lui apparaître comme une période, sinon d'inaction--il n'en a jamais connu d'autre que celle de la prison--du moins de méditation tant sur les expériences qu'il venait de faire que sur l'activité qu'il projetait. Ce n'est pas un hasard si l'épître aux Romains, qu'il écrivit alors pour annoncer sa visite à Rome et prévenir, si possible, l'action des judaïsants qui pourraient l'y précéder, est celle des lettres de Paul qui suppose le plus vigoureux effort de synthèse et de condensation de sa pensée. Pour une part, au moins, elle s'explique par le besoin que l'apôtre a éprouvé de dresser comme un bilan de sa pensée, après une période pendant laquelle les principes essentiels de son Évangile avaient été mis en question par ses adversaires.

La fondation de l'Église de Rome est sensiblement antérieure à 57, elle est indépendante de la mission paulinienne. La théorie catholique, d'après laquelle elle aurait été fondée par Pierre quand il quitta Jérusalem après sa délivrance miraculeuse (Ac 12:3 et suivants) et dirigée ensuite par lui en qualité de pape pendant quelque 25 ans, se heurte à de multiples difficultés. Il aurait été contraire aux principes de Paul, tels qu'il les formule précisément dans Ro 15:20, de s'adresser à une Église fondée par un autre apôtre. La présence de Pierre à Rome au moment où Paul écrit à l'Église est une impossibilité. Paul n'aurait pu ni l'ignorer, ni éviter d'y faire allusion. Le théologien catholique Maier écrit qu'il est aussi évident que Pierre n'a pas été à Rome avant la composition de l'épître aux Romains qu'il est certain que cette épître est de Paul (Komm. ü. d. Rômerbr., Fribourg-en-Br., 1847, pp. 10ss).

L'Église de Rome paraît s'être constituée spontanément, en ce sens qu'elle n'est pas née d'une entreprise missionnaire organisée mais de la venue à Rome de Juifs devenus chrétiens en Orient. Leur présence et la propagande qu'ils firent parmi leurs coreligionnaires déterminèrent dans la juiverie de Rome les troubles dont parle Suétone (Vie de Claude, 25:4), qui décidèrent l'empereur Claude à expulser les Juifs (sans doute en 49). L'expulsion des Juifs, et avec eux des chrétiens de race juive, eut pour l'Église romaine une double conséquence : elle provoqua un déplacement du centre de gravité de l'Église en donnant un rôle prépondérant aux païens d'origine. D'autre part, la venue à Corinthe de membres influents de l'Église de Rome tels que Priscille et Aquilas et leur rencontre avec Paul (Ac 18:2 et suivant) attira l'Église de Rome dans l'orbite de l'apôtre. Les Juifs et les chrétiens d'origine juive ne tardèrent pas à rentrer à Rome. C'est ce qui explique qu'en 57 l'Église de Rome paraisse avoir été formée d'anciens païens et d'anciens Juifs, et que Paul s'adresse à eux tantôt comme s'ils étaient des Juifs de race, tantôt comme s'ils ne l'étaient pas. Il faut aussi tenir compte du fait qu'au moment où Paul écrit, il ne connaît encore l'Église qu'indirectement et n'a peut-être que des idées un peu vagues sur sa composition.

L'épître aux Romains est, de toutes les lettres pauliniennes, celle qui déborde le plus nettement son cadre épistolaire. Dans beaucoup de ses parties, elle a l'allure d'un exposé objectif et d'une apologie. Il ne semble pas douteux que plusieurs des développements qui la constituent reproduisent des instructions que l'apôtre avait l'habitude de donner dans son enseignement oral. Voici l'analyse de l'épître :

Introduction. (Ro 1:1,16 a).

Paul, dans une phrase incidente de la salutation, caractérise l'Évangile, qu'il a été chargé de prêcher. Il le présente comme annoncé à l'avance par les prophètes et comme se rapportant au Fils de Dieu, né de la race de David selon la chair, et selon l'Esprit manifesté ou établi (le mot a les deux sens) Christ, c'est-à-dire Messie, par sa résurrection (Ro 1:1,7). L'apôtre exprime ensuite la joie que lui cause l'état florissant de la communauté romaine ; il souhaite la visiter prochainement. Il n'a pu le faire jusqu'ici, étant absorbé par la prédication de l'Évangile (Ro 1:8,16, a).

Première partie : la doctrine de la Rédemption. (Ro 1:16-11:36)

PREAMBULE. Résumé de l'Évangile (Ro 1:16-17).

Cet Évangile qu'il est chargé de prêcher, Paul n'en rougit pas car il est la (ou une) puissance de Dieu pour le salut de tous ceux qui croient, Juifs d'abord, Grecs ensuite. Il révèle la justice de Dieu, dont le premier et le dernier mot c'est la foi, suivant la parole du prophète : « Le juste vivra par la foi » (ou « celui qui aura été justifié par la foi, vivra » : Hab 2:4).

PREMIERE SECTION. Le péché et la justification (Ro 1:18-8:39).

D'abord Paul expose les conditions de fait (le péché) qui rendent la justification nécessaire. Il insiste sur l'universalité du péché et montre que le peuple juif n'est pas à l'abri de ses conséquences (Ro 1:18-3:20), puis il expose comment la foi justifie, sans le concours des oeuvres prescrites par la Loi (Ro 3:21-5:21), enfin il explique quel est le rôle véritable de la Loi (Ro 6 1-8:39).

1.

Le péché (Ro 1:18-3:20).

Il est la conséquence de l'idolâtrie. Au lieu de rendre à Dieu le culte qu'ils auraient dû et qu'ils auraient pu lui rendre puisqu'ils avaient de lui une certaine connaissance naturelle, les hommes ont adoré des images ; aussi Dieu les a-t-il abandonnés à leurs passions déréglées ; et ainsi l'humanité a roulé au dernier degré de l'abjection, se livrant à des actes qui méritent la mort (Ro 1:18,32). Nul ne peut donc échapper à la colère de Dieu, et le Juif se condamne lui-même puisqu'il est coupable des actes qu'il réprouve chez les païens. Au dernier jour la colère de Dieu viendra sur les Juifs et sur les païens (Ro 2:1,11). Les hommes seront condamnés avec ou sans intervention de la Loi, suivant qu'ils l'auront connue ou non. Connaître la Loi ne suffit pas, il faut la pratiquer (Ro 2:12-24) Le fait d'avoir reçu la circoncision ne met pas non plus les hommes à l'abri de la colère de Dieu. Le circoncis qui viole la Loi est comme s'il était incirconcis, mais l'incirconcis qui l'observe est comme s'il était circoncis (Ro 2:25-29). L'affirmation de l'égalité du Juif et du païen devant la justice de Dieu appelle une objection. Quel est donc alors le privilège des Juifs ? Paul le déclare grand. D'abord, dit-il, les oracles de Dieu leur ont été confiés. Ici se présente une réflexion incidente. L'infidélité des hommes n'abolit pas la fidélité de Dieu. Par là cependant le péché de l'homme ne cesse pas d'être coupable, comme quelques-uns reprochent faussement à Paul de l'avoir enseigné (Ro 3 1-9 a). Cette remarque par laquelle Paul se défend contre une calomnie lui fait perdre de vue l'énumération des privilèges d'Israël qu'il avait commencée au verset 1. Le développement sur le péché se termine par l'affirmation que tous les hommes, Juifs et païens, sont sous la domination du péché, et cette thèse est confirmée par la citation de toute une série de passages de l'A. T (Ro 3:9-20).

2.

La justification par la foi (Ro 3:21-5:21).

Cette doctrine est d'abord présentée sous la forme d'une thèse. En dehors de la Loi, mais attestée par elle et par les prophètes, est manifestée une justice de Dieu par la foi (c-à-d, une puissance de Dieu qui proclame justes les croyants et par là les admet dans le Royaume de Dieu). Cette foi qui sauve a pour objet Jésus-Christ établi par Dieu hilastèrion, c'est-à-dire moyen de rédemption par son sang pour tous ceux qui croiront en lui. Par cette rédemption, la justice de Dieu (entendue cette fois au sens subjectif comme un attribut et non comme une action de Dieu) est manifestée, car il est expliqué que Dieu n'était pas injuste alors qu'il paraissait négliger de punir le péché. Ce n'était pas, en effet, indifférence de sa part à l'égard du mal, mais patience destinée à permettre aux hommes de bénéficier du salut (Ro 3:21,31). Après l'énoncé de la thèse vient, pour la justifier, un argument tiré de l'histoire d'Abraham, de qui la Genèse (Ge 15:16) dit qu'à un moment où il était encore incirconcis, il eut foi en Dieu et que cela lui fut imputé à justice. Les héritiers de cette promesse ne sont pas ceux qui sont circoncis comme le fut plus tard Abraham, mais ceux qui ont la même foi que lui (Ro 3:31-4:25). Le développement qui suit et qui est consacré aux conséquences et à la portée de la justification se présente sous la forme d'une exhortation. C'est que, bien que la justification soit accomplie et que, par elle, le croyant soit devenu un être spirituel, il continue à vivre dans la chair. Il faut donc--c'est là le paradoxe de la morale paulinienne--qu'il fasse effort pour réaliser les conséquences logiques de la rédemption. La justification donne la paix avec Dieu. Jésus-Christ ouvre au croyant accès auprès de Dieu et lui assure l'espérance de la gloire, c'est-à-dire l'entrée dans le Royaume céleste. Le fidèle à qui Dieu a témoigné son amour alors qu'il était encore pécheur peut, maintenant qu'il a été réconcilié avec lui, être assuré de son salut (Ro 5:1-11). Pour marquer qu'il est appelé à bénéficier de la justification, Paul développe, d'une manière qui n'est pas strictement logique, un parallèle entre Adam et Jésus-Christ. Il se présente ainsi :

1° Premier exposé (incomplet) de la comparaison (verset 12). Le péché est entré dans le monde par Adam. Le second terme de la comparaison : « la justice y est entrée par le Christ » reste sous-entendu.

2° Digression sur le règne du péché (verset 13 et suivant). Le péché a régné même sur ceux qui, vivant en dehors ou avant l'économie de la Loi, n'ont pas comme Adam transgressé un commandement positif.

3° Divergence entre les deux termes comparés (voir 15-17). La grâce a un effet plus puissant que le péché.

4° Deuxième énoncé (complet celui-là) du parallèle (verset 18 et suivant). La condamnation vient sur tous les hommes par le péché d'un seul. La justice sera donnée à tous par l'acte de justice d'un seul. En conclusion, Paul explique que la Loi est intervenue pour donner corps au péché afin de le faire abonder pour que la grâce puisse surabonder (Ro 5:20 et suivant).

3.

La Loi (Ro 6:1-8:39).

La fin du développement sur la justification amorce les explications que Paul a à donner sur le rôle de la Loi. Il ne faut pas dire que l'homme peut, sans scrupule, pécher pour provoquer une surabondance de la grâce. Le croyant baptisé dans la mort du Christ est ressuscité avec lui à une vie nouvelle, il ne peut donc plus continuer à vivre dans le péché et dans la chair (Ro 6:1,6). En mourant avec le Christ, le pécheur acquitte la dette qu'il avait contractée et échappe à la domination de la Loi (Ro 6:7,11). Suivent une exhortation à rompre avec le péché (Ro 6:12,14) et une argumentation d'ordre juridique. Par la justification le pécheur n'est pas rendu à lui-même, en sorte qu'il serait libre d'agir à sa guise. Il est devenu l'esclave de Dieu et doit obéir à la justice, porter, pour la gloire de Dieu, des fruits de sanctification pour aboutir à la vie éternelle (Ro 6:15,23). La rupture avec le péché est encore attestée par l'exemple du lien conjugal dont la femme est affranchie par la mort de son mari (Ro 7:1-6).

Ce qui précède pourrait suggérer l'idée d'une relation si étroite entre la Loi et le péché qu'il faudrait dire que la Loi est péché. Paul écarte cette opinion (Ro 7:7). La Loi révèle le péché en transformant un état latent en désobéissance formelle. Le commandement donné à l'homme pour lui révéler ce qu'il doit faire pour obtenir la vie devient ainsi une puissance qui le fait mourir (Ro 7:7,12). C'est que la Loi, spirituelle par essence, s'adresse à un homme qui est charnel. A propos de ce conflit entre la Loi et la chair, Paul décrit l'état de l'homme partagé entre le bien qu'il voudrait faire et qu'il approuve et le mal qu'il fait tout en le condamnant. Ce morceau--un des plus difficiles à interpréter de toutes les épîtres pauliniennes--se termine par une exclamation de désespoir : « Misérable que je suis, qui me délivrera de ce corps de mort ? » et par un cri de triomphe : « Grâces à Dieu, par Jésus-Christ notre Seigneur ! » (Ro 7:13-25). Paul, pensons-nous, n'expose pas des expériences qu'il aurait faites avant sa conversion, puisque Php 3:6 ( « Quant à la justice légale, j'étais irréprochable ») prouve qu'il n'a pas été poussé à la conversion par le sentiment du péché. Il expose une expérience humaine de caractère général, mais en la jugeant à la lumière de cette révolution morale que représente la substitution par Jésus de l'obligation, pour l'homme, de réaliser la perfection divine (Mt 5:28) à la nécessité de ne pas violer les commandements de la Loi. Nous avons donc ici le document d'une crise morale qui n'a pas été la cause ou l'antécédent de la conversion, mais sa conséquence.

Pour conclure, Paul résume la doctrine de la rédemption. Le péché et la mort n'ont plus de pouvoir sur celui qui a été affranchi par l'esprit de vie qui est en Jésus-Christ. Ce que la Loi rendue impuissante par le péché n'avait pas pu faire, Dieu l'a réalisé en envoyant son Fils dans une chair semblable à celle du péché et en condamnant le péché dans sa chair. Ainsi l'homme passe à la vie de l'Esprit et devient capable d'être agréable à Dieu (Ro 8:1,8). L'Esprit est la caractéristique de ceux qui appartiennent au Seigneur (Ro 8:9,11). Celui qui l'a reçu a été adopté par Dieu et est assuré d'être plus tard associé à la gloire du Christ, à condition de l'avoir été d'abord à ses souffrances (Ro 8:12-17). Paul est ainsi conduit à parler de la souffrance. Il affirme qu'il n'y a pas de proportion entre celles du temps présent et la gloire qui doit être manifestée. Ce n'est pas seulement l'homme qui attend l'achèvement de la rédemption. C'est la création tout entière qui soupire en attendant la manifestation des fils de Dieu, afin d'être affranchie de la corruption. Quant au croyant, il est secouru par l'Esprit qui inspire ses prières (Ro 8:18,27). Et le développement s'achève sur l'affirmation que Dieu fait concourir toutes choses au bien de ceux qui l'aiment. Les élus n'ont donc rien à craindre. Dieu qui n'a pas épargné son propre Fils leur donnera toutes choses avec lui. Aucune puissance au monde ne peut nuire aux croyants et les séparer de l'amour de Dieu (Ro 8:28-39).

DEUXIEME SECTION. Le peuple d'Israël (Ro 9:1-11:36).

Paul commence par affirmer son amour pour son peuple et son désir d'être anathème, c'est-à-dire séparé du Christ, pour son salut. Il énumère les titres du peuple élu à qui appartiennent la filialité, la gloire, les alliances, le culte, les patriarches et de qui est sorti le Christ quant à la chair (Ro 9:1-5). Si, malgré tous ces privilèges, Israël a été rejeté, ce n'est pas que Dieu ait été infidèle à sa promesse, car celle-ci n'a pas été faite à la descendance charnelle d'Abraham (Ro 9:6,13). Dieu est libre d'élire et de rejeter qui il veut, cela ressort des déclarations de l'A. T, comme celle de Ex 33:19 (Ro 9:14-29). Israël, en s'attachant à la Loi, n'a pas atteint ce qu'il poursuivait parce que la justice vient de la foi et non des oeuvres (Ro 9:30,33). L'Écriture avait déjà d'ailleurs annoncé le rejet d'Israël. Le peuple élu a bien du zèle pour Dieu, mais un zèle qui n'est pas éclairé ; c'est pour cela que, méconnaissant le vrai caractère de la justice de Dieu, les Juifs ont tenté de le réaliser par eux-mêmes (Ro 10:1-4). La Loi repose sur le principe de la rétribution et du salaire alors que, pour être sauvé, il faut confesser le Seigneur Jésus et croire que Dieu l'a ressuscité Ro 10:5,13). Mais, pour que les hommes puissent croire, il faut que l'Évangile soit prêché ; par là est justifiée la mission des apôtres (Ro 10:14 et suivant). En annonçant leur prédication, l'Écriture a aussi prophétisé qu'elle ne serait pas écoutée par Israël et que Dieu exciterait la jalousie du peuple élu en appelant les païens (Ro 10:16,21). Cependant, Dieu n'a pas complètement abandonné son peuple, c'est Israël qui, sauf un petit reste, s'est perdu par son incrédulité (Ro 11:1,10). Toutefois son rejet n'est pas définitif. Les païens ne doivent pas s'enorgueillir parce qu'ils ont été appelés à sa place (Ro 11:11,24). Paul en effet expose--c'est là pour lui un mystère, c'est-à-dire une vérité qu'il connaît par une révélation--que l'endurcissement d'Israël n'est pas définitif. Il permet l'entrée des païens dans l'économie du salut, mais à la fin Israël se convertira et sera sauvé car les desseins de Dieu à son égard sont immuables (Ro 11:25,32).

La partie dogmatique de l'épître se termine par une doxologie dans laquelle l'apôtre célèbre la profondeur et la richesse de la sagesse de Dieu, de qui tout vient, par qui et pour qui tout est (Ro 11:33,36).

Deuxième partie : exhortations pratiques (Ro 12:1-15:13).

Comme cela est naturel, l'enchaînement des idées dans cette seconde partie est moins étroit et rigoureux que dans la première. Après une exhortation adressée aux lecteurs pour qu'ils offrent leur corps à Dieu en sacrifice vivant et saint et pour qu'ils se conforment à sa volonté qui est bonne, agréable et parfaite (Ro 12:1 et suivant), vient un premier développement sur les devoirs de l'amour fraternel illustrés par l'image du corps et des membres (Ro 12:3,21), puis un second sur les devoirs des chrétiens à l'égard des autorités établies dont le pouvoir vient de Dieu et auxquelles il faut se soumettre en payant le tribut et l'impôt (Ro 13:1,7). Paul revient ensuite sur l'amour fraternel qui est l'accomplissement de toute la Loi (Ro 13:8,10) et sur le devoir de la sanctification rendu plus pressant par la proximité de la parousie (Ro 13:11,14). Au commencement de Ro 14 s'ouvre un important développement sur les devoirs des forts vis-à-vis des faibles, c'est-à-dire de ceux qui ont des scrupules relatifs à certains aliments ou à certains jours. Paul estime indifférente la consommation de la viande, mais ne veut pas que ceux qui la jugent permise condamnent ceux qui la croient interdite, ou réciproquement. Chacun agit pour Dieu, et c'est à lui qu'il aura à rendre compte de ses actes (Ro 14:1,12). Mais il faut éviter d'être une cause de scandale pour un frère pour qui le Christ est mort. Les forts doivent porter les fardeaux des faibles comme le Christ qui s'est chargé de nos faiblesses et soumis à la Loi (Ro 14:13-15:12). Suit une bénédiction (Ro 15:13).

Conclusion (Ro 15:14-16:27).

Après avoir exprimé la confiance qu'il a dans ses lecteurs et leur avoir rappelé la mission qu'il a reçue de prêcher l'Évangile aux païens, Paul jette un coup d'oeil sur son activité passée. Depuis Jérusalem jusqu'à l'Illyrie, il a porté l'Évangile. Maintenant, pour trouver un nouveau terrain d'activité, il va aller en Espagne et, en passant, réalisera le désir qu'il a depuis longtemps de voir les Romains. Auparavant, il doit encore aller à Jérusalem porter le produit de la collecte. Il demande aux Romains d'intercéder avec lui pour qu'il soit délivré de ses adversaires en Judée [il s'agit des Juifs] et pour que l'offrande qu'il porte soit bien accueillie à Jérusalem : et il termine par une bénédiction : « Que le Dieu de paix soit avec vous tous » (Ro 15:14,33).

Au chap. 16, nous trouvons une recommandation en faveur de Phoebé, diaconesse de l'Église de Cenchrées (Ro 16:1 et suivant), une longue suite de salutations envoyées par Paul (Ro 16:3,15), une salutation générale et une salutation de la part des Églises du Christ (Ro 16:16). Après cela, on lit encore un avertissement contre ceux qui causent des divisions et des scandales ; il faut se détourner d'eux, car ils ne servent pas notre Seigneur Jésus-Christ mais leur ventre. Paul se réjouit de ce qu'on parle partout de l'obéissance des Romains. Le Dieu de paix écrasera Satan sous leurs pieds (Ro 16:17,20). Puis vient une bénédiction : « La grâce de notre Seigneur Jésus soit avec vous » (Ro 16 20b). Dans les versets 21,23, il y a des salutations de la part de quelques compagnons de l'apôtre, notamment de Tertius, qui a écrit la lettre sous sa dictée, puis (dans quelques manuscrits d'importance secondaire) une nouvelle bénédiction qui reproduit presque textuellement celle du verset 20b, et enfin une doxologie développée dans laquelle il est question du mystère scellé depuis les temps éternels et révélé maintenant par des écrits prophétiques sur l'ordre du Dieu éternel (Ro 16:25,27).

Les deux derniers chapitres de l'épître ont été analysés ci-dessus d'après le texte des éditions ordinaires, mais il est incertain. La doxologie finale (Ro 16:25-27) se trouve à la fin de l'épître dans la majorité des témoins du texte, elle est donnée à la fin du chapitre 14 dans le ms. L et dans la majorité des manuscrits antiochiens (famille K de von Soden), etc., et à la fois au chap. 14 et au chap. 16 dans A, P, 33, l, 934. Elle semble avoir manqué dans l'archétype commun de D, F, G, dans le fragment gothique de Milan, dans un ms. latin (Ambrosianus E. lnj.), Marcion et Priscillien paraissent ne l'avoir pas connue. Il y a tout lieu de penser, sans qu'il soit possible d'exposer ici les raisons de cette opinion (cf. 11otre Intr., IV, 2, pp. 244SS) :

1° que la doxologie finale ne vient pas de Paul mais qu'elle est d'origine marcionite ;

2° qu'il a existé une recension de l'épître sans les deux derniers chapitres mais que néanmoins le morceau Ro 15:1-16:22 doit être tenu pour authentique.

Beaucoup de critiques ont pensé que le chap. 16 avec toutes les salutations qu'il contient, alors que Paul n'avait pas encore visité l'Église de Rome, était un billet adressé à l'Église d'Éphèse et incorporé accidentellement à l'épître aux Romains. Mais il est naturel que Paul, cherchant à se ménager un accueil favorable à Rome, ait pris soin de mentionner tous les membres de l'Église qu'il pouvait connaître pour les avoir rencontrés au cours de ses voyages. L'hypothèse d'un fragment de lettre à l'Église d'Éphèse soulève, en tout cas, plus de difficultés qu'elle n'en résout.

L'intégrité de l'épître a parfois été mise en doute en raison des multiples conclusions qui paraissent s'y trouver (Ro 8:35-39 11:33-36 15:13,33 16:20,24) Ce fait n'a pas la portée qu'on lui a parfois prêtée. Il est impossible, vu sa longueur, que l'épître ait été composée d'un seul jet, et il n'est pas surprenant qu'en terminant chacun des développements qu'il a successivement dictés Paul ait prononcé, avant de s'interrompre, une formule de bénédiction comme celle qu'il devait sans doute prononcer quand, dans ses instructions orales, il traitait des points qu'il reprend dans l'épître. La répétition de bénédictions dans Ro 15:13,33 16:20,24 s'explique aussi aisément. Plusieurs des salutations et, par exemple, un morceau comme Ro 16:17-20 peuvent facilement avoir été successivement ajoutés entre l'achèvement de l'épître et son expédition. Il y a dans l'épître une cohérence, non seulement de la pensée mais encore de l'exposition et de l'enchaînement des idées, qui empêche absolument de la comprendre comme la juxtaposition de morceaux composés à divers moments.

En rédigeant l'épître, Paul a voulu se ménager un bon accueil à Rome. A-t-il voulu aussi, comme on l'a supposé, prévenir l'action que ceux qui avaient troublé les Églises de Galatie et de Grèce pourraient avoir été tentés d'y exercer ? Le caractère apologétique de l'exposé doctrinal dans l'épître aux Romains est favorable à cette hypothèse, que recommande aussi le parallélisme qu'il y a sur nombre de points entre elle et l'épître aux Galates. Mais les chap. 9-11, qui sont une véritable apologie du peuple d'Israël, ne peuvent être dirigés contre des judéo-chrétiens. S'ils avaient un caractère polémique, ce qui du reste n'est pas certain, et, en tout cas, pas très marqué, ils seraient dirigés contre des païens portés à méconnaître les privilèges d'Israël. Il ne faut donc pas chercher dans la situation de l'Église de Rome toute l'explication de l'épître ; il faut aussi faire état des dispositions personnelles de l'apôtre au sortir des luttes de Galatie et de Grèce, à un moment où il n'est pas déraisonnable de supposer qu'il a éprouvé le besoin de se recueillir après une période agitée et de faire, en quelque sorte, le bilan de sa pensée. Paul a écrit aux Romains pour préparer sa visite. Les circonstances dans lesquelles il se trouvait expliquent, pour une part, qu'il leur ait envoyé un exposé qu'il n'est pas excessif de qualifier de systématique de sa pensée, sur les points où elle avait été attaquée.

L'épître aux Romains est nettement attestée comme ayant fait partie du recueil des épîtres de Paul au temps de Marcion. Les traces qu'elle a laissées dans la littérature antérieure ne sont pas très précises. Les réminiscences que l'on a cru trouver dans l'épître aux Hébreux et dans l'épître de Jacques sont très contestables. Elles ne portent que sur quelques idées courantes du christianisme primitif. Celles que l'on a relevées dans la première ép. de Pierre ne sont guère plus précises si on les prend isolément, mais leur accumulation ne laisse pas que d'être significative et rend au moins très vraisemblable que l'auteur de i Pierre a connu l'épître aux Romains. L'utilisation de l'épître par Clément romain et Ignace, puis par Justin et Athénagore, est certaine. L'ép. aux Romains est ainsi un des écrits les plus anciennement attestés du recueil néo-testamentaire.

Il est superflu de discuter l'authenticité de l'épître ; elle n'a été contestée que par ceux qui rejettent toute la littérature paulinienne et suppriment la personnalité même de l'apôtre, renversant ainsi ce qu'il y a de plus solide dans l'histoire primitive du christianisme, sans d'ailleurs se soucier de substituer une explication plausible à celle qu'ils écartent. S'ils voulaient bien appliquer à la manière dont ils expliquent l'origine des lettres transmises sous le nom de Paul, - une très petite partie de la sévérité avec laquelle ils jugent la thèse de l'authenticité, il y a beau temps qu'ils auraient abandonné leurs théories.

Nous n'avons à nous occuper ici que de l'épître aux Romains et non de l'histoire de son influence dans le christianisme. Il faut cependant dire que, parce qu'elle est l'exposé le plus complet et le plus cohérent que nous ayons de l'Évangile paulinien, l'épître aux Romains a exercé une influence décisive sur le développement de la pensée chrétienne et que son action se retrouve dans tous ses grands renouvellements. Des mouvements comme l'augustinisme et la Réforme, pour ne donner que ces deux exemples, n'ont été, en un certain sens, que des renaissances du paulinisme, et l'influence que l'épître aux Romains a exercée sur eux est de première importance. BIBLIOGRAPHIE. --Les diverses Introd, au N.T.--Commentaires (français) : Godet 1882-1890 ; Kruger (ch. 1-8) 1899 ; Lagrange 3 1922 ; -- (anglais) : Sanday et Headlam 1905 ; --\danois) : Torm 1931. M.G.

Voir aussi les art. Paul (l'apôtre) et Paul (ses voyages).

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      Genèse 15

      16 Tes descendants ne reviendront ici qu’à la quatrième génération, car les Amorites n’ont pas encore dépassé la mesure dans leurs crimes pour que je les chasse. »

      Exode 33

      19 Le Seigneur dit alors : « Je vais passer devant toi en te montrant toute ma bonté et en proclamant mon nom : “Le Seigneur”. J’aurai pitié de qui je veux avoir pitié et j’aurai compassion de qui je veux avoir compassion.

      Lévitique 16

      1 Après la mort des deux fils d’Aaron, survenue au moment où ils se présentaient devant le Seigneur, le Seigneur dit à Moïse :
      2 « Ordonne à ton frère Aaron de ne pas franchir à n’importe quel moment le rideau de séparation pour pénétrer dans le lieu très saint, où se trouvent le coffre et son couvercle sacré ; s’il le faisait, il risquerait de mourir lorsque j’apparais dans la fumée, au-dessus du couvercle du coffre.
      3 « Pour se rendre au lieu saint, Aaron doit prendre avec lui un taureau destiné à un sacrifice pour obtenir le pardon de Dieu, et un bélier destiné à un sacrifice complet.
      4 Il doit se couvrir le corps d’une tunique de lin et d’un caleçon de lin, et porter une ceinture de lin et un turban de lin ; toutefois, comme ces habits sont sacrés, il doit se baigner avant de les revêtir.
      5 La communauté d’Israël doit lui remettre deux boucs destinés au sacrifice pour le pardon et un bélier destiné à un sacrifice complet.
      6 « Aaron offre le taureau destiné au sacrifice pour son propre péché, puis il effectue le geste rituel du pardon en faveur de lui-même et de sa famille.
      7 Il amène ensuite les deux boucs devant le Seigneur, à l’entrée de la tente de la rencontre,
      8 et il tire au sort pour déterminer lequel revient au Seigneur et lequel revient à Azazel.
      9 Il présente le bouc attribué par le sort au Seigneur et l’offre en sacrifice pour le pardon.
      10 Quant au bouc attribué à Azazel, il sert au rituel du pardon des péchés : on le place vivant devant le Seigneur, avant de l’envoyer à Azazel dans le désert.
      11 « Aaron commence donc par offrir le taureau destiné au sacrifice pour son propre péché, puis il effectue le geste rituel du pardon en faveur de lui-même et de sa famille. Après avoir égorgé ce taureau,
      12 il remplit une cassolette de braises prélevées sur l’autel qui se trouve dans le sanctuaire, prend deux poignées de parfum en poudre, et emporte le tout au-delà du rideau de séparation, dans le lieu très saint.
      13 Là, devant le Seigneur, il dépose le parfum sur les braises ; la fumée qui s’en dégage enveloppe le coffre du document de l’alliance avec son couvercle sacré, et ainsi Aaron ne s’expose pas à mourir.
      14 Il trempe un doigt dans le sang du taureau et fait une aspersion sur le côté oriental du couvercle du coffre, puis sept autres aspersions devant le coffre.
      15 Ensuite, il égorge le bouc destiné au sacrifice pour le pardon des péchés du peuple, il en emporte le sang au-delà du rideau de séparation et l’utilise comme celui du taureau pour faire des aspersions sur le couvercle et devant le coffre.
      16 Il effectue dans le lieu très saint le geste rituel qui purifie celui-ci de l’état d’impureté causé par les désobéissances et les fautes des Israélites ; puis il agit de la même façon dans le reste de la tente de la rencontre, car elle se dresse au milieu de gens impurs.
      17 Personne ne doit se trouver dans la tente à partir du moment où Aaron entre dans le lieu très saint pour la cérémonie de purification et jusqu’à ce qu’il en ressorte. Après qu’Aaron a effectué le geste rituel du pardon en faveur de lui-même, de sa famille et de l’ensemble d’Israël,
      18 il quitte la tente et s’avance vers l’autel situé devant elle ; il effectue sur celui-ci le geste rituel de la purification, puis il prend un peu de sang du taureau et du bouc et en dépose sur chacun des angles relevés de l’autel.
      19 Il trempe un doigt dans le sang et fait sept aspersions sur l’autel ; il le purifie ainsi de l’état d’impureté causé par les péchés des Israélites et lui rend son caractère sacré.
      20 « Quand Aaron a terminé la cérémonie de purification du lieu très saint, du reste de la tente de la rencontre, et de l’autel, il fait amener le bouc encore vivant.
      21 Il pose les deux mains sur la tête de l’animal et énumère sur lui tous les péchés, désobéissances et fautes des Israélites, pour en charger celui-ci. Ensuite il l’envoie en plein désert, sous la conduite d’un homme désigné à cet effet.
      22 Le bouc emporte ainsi tous les péchés d’Israël dans une contrée aride. « Dès que le bouc a été envoyé dans le désert,
      23 Aaron regagne la tente de la rencontre, où il ôte et dépose les vêtements de lin qu’il portait pour pénétrer dans le lieu très saint.
      24 Il prend un bain dans un endroit réservé du sanctuaire, revêt ses autres habits et va offrir les deux sacrifices complets, pour lui-même et pour le peuple ; après quoi il effectue le geste rituel du pardon des péchés, en faveur de lui-même et du peuple.
      25 Puis il brûle sur l’autel les morceaux gras des animaux offerts en sacrifices pour le pardon.
      26 « L’homme qui a conduit au désert le bouc attribué à Azazel, doit laver ses vêtements et prendre un bain avant de regagner le camp.
      27 Le taureau et le bouc offerts pour le pardon, et dont le sang a été utilisé dans le sanctuaire pour la cérémonie de purification, doivent être transportés hors du camp, où l’on jette au feu leur peau, leur viande et leurs boyaux.
      28 L’homme qui s’en est occupé doit laver ses vêtements et prendre un bain avant de regagner le camp.
      29 « Et voici une prescription que vous devez observer en tout temps : le dixième jour du septième mois, jeûnez et interrompez toute activité, aussi bien vous, les Israélites, que les étrangers installés chez vous.
      30 En effet, c’est le jour où l’on effectue sur vous le geste rituel du pardon des péchés et de la purification et où vous êtes ainsi purifiés de toutes vos fautes devant le Seigneur.
      31 Vous devez en faire un jour de repos complet et de jeûne. Cette prescription est valable pour toujours.
      32 « Plus tard, les gestes rituels du pardon et de la purification seront effectués par le prêtre qui aura été consacré par l’onction d’huile et installé pour succéder à son père comme grand-prêtre. Il revêtira les habits sacrés de lin,
      33 pour présider la cérémonie de purification du lieu très saint, de la tente de la rencontre et de l’autel, et la cérémonie du pardon en faveur des prêtres et de l’ensemble d’Israël.
      34 « C’est une prescription valable en tout temps ; vous devez l’observer afin d’obtenir, une fois par année, le pardon de tous les péchés des Israélites. » Aaron exécuta tous les ordres que le Seigneur avait donnés à Moïse.

      Habacuc 2

      4 Écris : l’homme aux intentions mauvaises dépérit, mais le juste vit par sa fidélité.

      Matthieu 5

      28 Eh bien, moi je vous déclare : tout homme qui regarde la femme d’un autre en la désirant a déjà commis l’adultère avec elle en lui-même.

      Actes 12

      3 Puis, quand il vit que cela plaisait aux Juifs, il fit encore arrêter Pierre, au moment de la fête des pains sans levain.

      Actes 18

      2 Il y rencontra un Juif appelé Aquilas, né dans la province du Pont : il venait d’arriver d’Italie avec sa femme, Priscille, parce que l’empereur Claude avait ordonné à tous les Juifs de quitter Rome. Paul alla les trouver

      Actes 20

      3 où il resta trois mois. Il allait s’embarquer pour la Syrie quand il apprit que les Juifs complotaient contre lui. Alors, il décida de s’en retourner par la Macédoine.
      4 Sopater, fils de Pyrrhus, de la ville de Bérée, l’accompagnait, ainsi qu’Aristarque et Secundus, de Thessalonique, Gaïus, de Derbe, Timothée, et enfin Tychique et Trophime, de la province d’Asie.
      5 Ceux-ci partirent en avant et nous attendirent à Troas.
      6 Quant à nous, nous nous sommes embarqués à Philippes après la fête des pains sans levain et, cinq jours plus tard, nous les avons rejoints à Troas où nous avons passé une semaine.

      Romains 1

      1 De la part de Paul, serviteur de Jésus-Christ, appelé à être apôtre et choisi par Dieu pour annoncer sa Bonne Nouvelle.
      7 Je vous écris, à vous qui êtes à Rome, vous tous que Dieu aime et qu’il a appelés à vivre pour lui. Que Dieu notre Père et le Seigneur Jésus-Christ vous accordent la grâce et la paix.
      8 Avant tout je remercie mon Dieu, par Jésus-Christ, au sujet de vous tous, parce qu’on parle de votre foi dans le monde entier.
      16 C’est sans crainte que j’annonce la Bonne Nouvelle : elle est en effet la force dont Dieu se sert pour sauver tous ceux qui croient, les Juifs d’abord, mais aussi les non-Juifs.
      17 En effet, la Bonne Nouvelle révèle comment Dieu rend les humains justes devant lui : c’est par la foi seule, du commencement à la fin, comme l’affirme l’Écriture : « Celui qui est juste par la foi, vivra. »
      18 Du haut du ciel, Dieu manifeste sa colère contre tout péché et tout mal commis par les humains qui, par leurs mauvaises actions, étouffent la vérité.
      19 Et pourtant, ce que l’on peut connaître de Dieu est clair pour tous : Dieu lui-même le leur a montré clairement.
      20 En effet, depuis que Dieu a créé le monde, ses qualités invisibles, c’est-à-dire sa puissance éternelle et sa nature divine, se voient fort bien quand on considère ses œuvres. Les humains sont donc inexcusables.
      21 Ils connaissent Dieu, mais ils ne l’honorent pas et ne le remercient pas comme il convient de le faire à son égard. Au contraire, leurs pensées sont devenues stupides et leur esprit insensé a été plongé dans l’obscurité.
      22 Ils se prétendent sages mais ils sont fous :
      23 au lieu d’adorer la gloire du Dieu immortel, ils ont adoré des statues représentant l’homme mortel, des oiseaux, des quadrupèdes et des reptiles.
      24 C’est pourquoi Dieu les a abandonnés à des actions impures, selon les désirs de leur cœur, de sorte qu’ils se conduisent d’une façon honteuse les uns avec les autres.
      25 Ils échangent la vérité concernant Dieu contre le mensonge ; ils adorent et servent ce que Dieu a créé au lieu du Créateur lui-même, qui doit être loué pour toujours ! Amen.
      26 C’est pourquoi Dieu les a abandonnés à des passions honteuses. Leurs femmes elles-mêmes changent les relations naturelles en des relations contre nature.
      27 De même, les hommes abandonnent les relations naturelles avec la femme et brûlent de désir les uns pour les autres. Les hommes commettent des actions honteuses les uns avec les autres et reçoivent ainsi en eux-mêmes la punition que mérite leur égarement.
      28 Comme ils ont refusé de reconnaître Dieu, Dieu les a abandonnés à leur intelligence déréglée et, ainsi, ils font ce qu’ils ne devraient pas.
      29 Ils sont remplis de toute sorte d’injustice, de mal, d’envie, de méchanceté ; ils sont pleins de jalousie, de meurtres, de querelles, de ruse, de malice. Ils lancent de fausses accusations
      30 et disent du mal les uns des autres ; ils sont ennemis de Dieu, insolents, orgueilleux, vantards. Toujours prêts à imaginer de nouveaux méfaits, ils sont rebelles à leurs parents.
      31 Ils sont inconstants, ils ne tiennent pas leurs promesses ; ils sont durs et sans pitié pour les autres.
      32 Ils connaissent bien le jugement de Dieu : ceux qui se conduisent de cette manière méritent la mort. Pourtant, ils continuent à commettre de telles actions et, de plus, ils approuvent ceux qui les commettent aussi.

      Romains 2

      1 Toi, qui que tu sois, qui juges les autres, tu es donc inexcusable. Car, lorsque tu juges les autres et que tu agis comme eux, tu te condamnes toi-même.
      2 Nous savons que Dieu juge selon la vérité ceux qui commettent de telles actions.
      3 Penses-tu que tu échapperas au jugement de Dieu, toi qui juges les autres pour des actions que tu commets toi-même ?
      4 Ou bien méprises-tu la grande bonté de Dieu, sa patience et sa générosité ? Ne sais-tu pas que la bonté de Dieu doit t’amener à changer de comportement ?
      5 Mais tu ne veux pas comprendre, tu n’es pas disposé à changer. C’est pourquoi, tu attires sur toi une punition encore plus grande pour le jour où Dieu manifestera sa colère et son juste jugement
      6 et où il traitera chacun selon ce qu’il aura fait.
      7 Il donnera la vie éternelle à ceux qui s’appliquent à faire le bien et recherchent ainsi la gloire, l’honneur et la vie immortelle.
      8 Mais il montrera sa colère et son indignation à ceux qui se révoltent contre lui, s’opposent à la vérité et se soumettent au mal.
      9 La détresse et l’angoisse frapperont tous ceux qui font le mal, les Juifs d’abord, mais aussi les non-Juifs.
      10 Par contre, Dieu accordera la gloire, l’honneur et la paix à tous ceux qui font le bien, aux Juifs d’abord, mais aussi aux non-Juifs,
      11 car Dieu n’avantage personne.
      12 Tous ceux qui pèchent sans connaître la loi de Moïse, périront sans subir cette loi ; mais tous ceux qui pèchent en connaissant la loi seront jugés selon cette loi.
      13 Car les êtres agréables à Dieu ne sont pas ceux qui se contentent d’écouter la loi, mais ceux qui la mettent en pratique.
      14 Quand des étrangers, qui ne connaissent pas la loi de Dieu, la mettent d’eux-mêmes en pratique, c’est comme s’ils la portaient au-dedans d’eux, bien qu’ils ne l’aient pas.
      15 Ils prouvent ainsi que la pratique ordonnée par la loi est inscrite dans leur cœur. Leur conscience en témoigne également, ainsi que leurs pensées qui parfois les accusent et parfois les défendent.
      16 Voilà ce qui paraîtra au jour où Dieu jugera par Jésus-Christ tout ce qui est caché dans la vie des hommes, comme l’affirme la Bonne Nouvelle que j’annonce.
      17 Mais toi, tu portes le nom de Juif, tu t’appuies sur la loi et tu es fier de ton Dieu ;
      18 tu connais sa volonté et la loi t’a enseigné à choisir ce qui est bien ;
      19 tu crois être un guide pour les aveugles, une lumière pour ceux qui sont dans l’obscurité,
      20 un éducateur pour les ignorants et un maître pour les enfants, parce que tu es sûr d’avoir dans la loi l’expression parfaite de la connaissance et de la vérité.
      21 Eh bien, toi qui fais la leçon aux autres, pourquoi ne la fais-tu pas à toi-même ? Toi qui prêches qu’on ne doit pas voler, pourquoi voles-tu ?
      22 Toi qui interdis l’adultère, pourquoi en commets-tu ? Toi qui détestes les idoles, pourquoi pilles-tu leurs temples ?
      23 Tu es fier de la loi, mais tu déshonores Dieu en faisant le contraire de ce qu’ordonne sa loi !
      24 En effet, l’Écriture l’affirme : « A cause de vous, les autres peuples se moquent de Dieu. »
      25 Si tu obéis à la loi, la circoncision t’est utile ; mais si tu désobéis à la loi, c’est comme si tu n’étais pas circoncis.
      26 Et si l’homme qui est incirconcis obéit aux commandements de la loi, Dieu ne le considérera-t-il pas comme s’il était circoncis ?
      27 L’homme qui est incirconcis dans sa chair, mais qui obéit à la loi, te jugera, toi qui désobéis à la loi, bien que tu possèdes la loi écrite et que tu sois circoncis.
      28 En effet, le vrai Juif n’est pas celui qui l’est seulement en apparence et qui est circoncis seulement de façon visible, dans sa chair.
      29 Mais le vrai Juif est celui qui l’est intérieurement, qui est circoncis dans son cœur, d’une circoncision qui dépend de l’Esprit de Dieu et non de la loi écrite. Ce vrai Juif reçoit sa louange non des hommes, mais de Dieu.

      Romains 3

      1 Y a-t-il alors un avantage à être Juif ? La circoncision est-elle utile ?
      2 L’avantage est grand, à tous égards. Et d’abord, c’est aux Juifs que Dieu a confié ses promesses.
      3 Il est vrai que certains d’entre eux ont été infidèles. Mais quoi, Dieu va-t-il renoncer à être fidèle parce que eux ne l’ont pas été ?
      4 Certainement pas ! Il doit être clair que Dieu agit selon la vérité, même si tout homme est menteur, comme le déclare l’Écriture : « Il faut que tu sois reconnu juste dans ce que tu dis, et que tu sois vainqueur si l’on te met en jugement. »
      5 Mais si le mal que nous commettons fait ressortir la justice de Dieu, qu’allons-nous dire ? Dieu est-il injuste parce qu’il nous punit ? (Je parle à la manière des hommes.)
      6 Pas du tout ! Car s’il l’était, comment pourrait-il juger le monde ?
      7 Mais si mon mensonge met d’autant plus en lumière la vérité de Dieu et sert donc à sa gloire, pourquoi devrais-je encore être condamné comme pécheur ?
      8 Et alors, pourquoi ne pas dire : « Faisons le mal pour qu’il en résulte du bien » ? Certains, en effet, pour me calomnier, soutiennent que ce sont mes paroles. Ces gens seront condamnés et ils le méritent bien !
      9 Mais quoi ? Sommes-nous, nous les Juifs, supérieurs aux autres ? Pas du tout ! J’ai déjà démontré que tous, Juifs et non-Juifs, sont également sous la domination du péché.
      10 L’Écriture le déclare : « Il n’y a pas d’homme juste, pas même un seul,
      11 il n’y a personne qui comprenne, personne qui recherche Dieu.
      12 Tous ont quitté le bon chemin, ensemble ils se sont égarés. Il n’y a personne qui fasse le bien, pas même un seul.
      13 Leur gorge est comme une tombe ouverte, leur langue leur sert à tromper, c’est du venin de serpent qui sort de leurs lèvres,
      14 leur bouche est pleine de malédictions amères.
      15 Ils courent à toutes jambes pour assassiner,
      16 ils laissent la destruction et le malheur partout où ils passent,
      17 ils n’ont pas connu le chemin de la paix.
      18 Ils vivent sans aucune crainte de Dieu. »
      19 Nous savons que tout ce que dit la loi, elle le dit à ceux qui sont soumis à la loi, afin que nul ne puisse ouvrir la bouche pour se justifier et que le monde entier soit reconnu coupable devant Dieu.
      20 Car personne ne sera reconnu juste aux yeux de Dieu pour avoir obéi en tout à la loi ; la loi permet seulement de prendre connaissance du péché.
      21 Mais maintenant, Dieu nous a montré comment il nous rend justes devant lui, et cela sans l’intervention de la loi. Les livres de la Loi et des Prophètes l’avaient déjà attesté :
      22 Dieu rend les hommes justes à ses yeux par leur foi en Jésus-Christ. Il le fait pour tous ceux qui croient au Christ, car il n’y a pas de différence entre eux :
      23 tous ont péché et sont privés de la présence glorieuse de Dieu.
      24 Mais Dieu, dans sa bonté, les rend justes à ses yeux, gratuitement, par Jésus-Christ qui les délivre du péché.
      25 Dieu l’a offert comme un sacrifice afin que, par sa mort, le Christ obtienne le pardon des péchés en faveur de ceux qui croient en lui. Dieu a montré ainsi qu’il est toujours juste : il l’était autrefois quand il a patienté et laissé impunis les péchés des hommes ; il l’est dans le temps présent, puisqu’il veut à la fois être juste et rendre justes tous ceux qui croient en Jésus.
      27 Y a-t-il donc encore une raison de nous enorgueillir ? Non, aucune ! Pourquoi ? Parce que ce qui compte, ce n’est plus d’obéir à la loi, mais c’est de croire.
      28 Nous estimons, en effet, qu’un être humain est rendu juste devant Dieu à cause de sa foi et non parce qu’il obéirait en tout à la loi.
      29 Ou alors, Dieu serait-il seulement le Dieu des Juifs ? N’est-il pas aussi le Dieu des autres peuples ? Bien sûr, il l’est aussi des autres peuples,
      30 puisqu’il n’y a qu’un seul Dieu. Il va rendre justes à ses yeux les Juifs par la foi et les non-Juifs également par la foi.
      31 Cela signifie-t-il que par la foi nous enlevons toute valeur à la loi ? Bien au contraire, nous lui donnons sa vraie valeur.

      Romains 4

      1 Que dirons-nous donc d’Abraham, notre ancêtre ? Qu’a-t-il obtenu en tant qu’homme ?
      2 Si Abraham avait été reconnu juste aux yeux de Dieu à cause des actions qu’il a accomplies, il pourrait s’en vanter. Mais il ne peut pas le faire devant Dieu.
      3 En effet, l’Écriture déclare : « Abraham eut confiance en Dieu, et Dieu le considéra comme juste en tenant compte de sa foi. »
      4 Celui qui travaille reçoit un salaire ; ce salaire ne lui est pas compté comme un don gratuit : il lui est dû.
      5 Mais quand quelqu’un, sans accomplir de travail, croit simplement que Dieu accueille favorablement le pécheur, Dieu tient compte de sa foi pour le considérer comme juste.
      6 C’est ainsi que David parle du bonheur de l’homme que Dieu considère comme juste sans tenir compte de ses actions :
      7 « Heureux ceux dont Dieu a pardonné les fautes et dont il a effacé les péchés !
      8 Heureux l’homme à qui le Seigneur ne compte pas son péché ! »
      9 Ce bonheur existe-t-il seulement pour les hommes circoncis ou aussi pour les non-circoncis ? Eh bien, nous venons de dire que « Dieu considéra Abraham comme juste en tenant compte de sa foi ».
      10 Quand cela s’est-il passé ? Après qu’Abraham eut été circoncis ou avant ? Non pas après, mais avant.
      11 Abraham reçut plus tard la circoncision comme un signe : c’était la marque indiquant que Dieu l’avait considéré comme juste à cause de sa foi, alors qu’il était encore incirconcis. Abraham est ainsi devenu le père de tous ceux qui croient en Dieu sans être circoncis et que Dieu considère eux aussi comme justes.
      12 Il est également le père de ceux qui sont circoncis, c’est-à-dire de ceux qui ne se contentent pas de l’être, mais suivent l’exemple de la foi qu’a eue notre père Abraham avant d’être circoncis.
      13 Dieu a promis à Abraham et à ses descendants qu’ils recevraient le monde. Cette promesse a été faite non parce que Abraham avait obéi à la loi, mais parce que Dieu l’a considéré comme juste à cause de sa foi.
      14 Si ceux qui obéissent à la loi étaient les seuls à recevoir les biens promis, alors la foi serait inutile et la promesse de Dieu n’aurait plus de sens.
      15 En effet, la loi provoque la colère de Dieu ; mais là où il n’y a pas de loi, il n’y a pas non plus de désobéissance à la loi.
      16 Ainsi, la promesse a été faite à cause de la foi, afin que ce soit un don gratuit de Dieu et qu’elle soit valable pour tous les descendants d’Abraham, non pas seulement pour ceux qui obéissent à la loi mais aussi pour ceux qui croient comme Abraham a cru. Abraham est notre père à tous,
      17 comme le déclare l’Écriture : « J’ai fait de toi l’ancêtre d’une foule de nations. » Il est notre père devant Dieu en qui il a cru, le Dieu qui rend la vie aux morts et fait exister ce qui n’existait pas.
      18 Abraham a cru et espéré, alors que tout espoir semblait vain, et il devint ainsi « l’ancêtre d’une foule de nations », selon ce que Dieu lui avait dit : « Tel sera le nombre de tes descendants. »
      19 Il avait environ cent ans, mais sa foi ne faiblit pas quand il pensa à son corps presque mourant et à Sara, sa femme, qui était stérile.
      20 Il ne perdit pas confiance et ne douta pas de la promesse de Dieu ; au contraire, sa foi le fortifia et il loua Dieu.
      21 Il était absolument certain que Dieu a le pouvoir d’accomplir ce qu’il a promis.
      22 Voilà pourquoi il est dit d’Abraham que, à cause de sa foi, « Dieu l’a considéré comme juste ».
      23 Mais ces mots « Dieu l’a considéré comme juste » n’ont pas été écrits pour lui seul.
      24 Ils ont été écrits aussi pour nous qui devons être considérés comme justes, nous qui croyons en Dieu qui a ramené d’entre les morts Jésus notre Seigneur.
      25 Il a été à la mort à cause de nos péchés et Dieu l’a ramené à la vie pour nous rendre justes devant lui.

      Romains 5

      1 Ainsi, nous avons été rendus justes devant Dieu à cause de notre foi et nous sommes maintenant en paix avec lui par notre Seigneur Jésus-Christ.
      2 Par Jésus nous avons pu, par la foi, avoir accès à la grâce de Dieu en laquelle nous demeurons fermement. Et ce qui nous réjouit c’est l’espoir d’avoir part à la gloire de Dieu.
      3 Bien plus, nous nous réjouissons même dans nos détresses, car nous savons que la détresse produit la patience,
      4 la patience produit la résistance à l’épreuve et la résistance l’espérance.
      5 Cette espérance ne nous déçoit pas, car Dieu a répandu son amour dans nos cœurs par le Saint-Esprit qu’il nous a donné.
      6 En effet, quand nous étions encore incapables de nous en sortir, le Christ est mort pour les pécheurs au moment fixé par Dieu.
      7 C’est difficilement qu’on accepterait de mourir pour un homme droit. Quelqu’un aurait peut-être le courage de mourir pour un homme de bien.
      8 Mais Dieu nous a prouvé à quel point il nous aime : le Christ est mort pour nous alors que nous étions encore pécheurs.
      9 Par son sacrifice, nous sommes maintenant rendus justes devant Dieu ; à plus forte raison serons-nous sauvés par lui de la colère de Dieu.
      10 Nous étions les ennemis de Dieu, mais il nous a réconciliés avec lui par la mort de son Fils. A plus forte raison, maintenant que nous sommes réconciliés avec lui, serons-nous sauvés par la vie de son Fils.
      11 Il y a plus encore : nous nous réjouissons devant Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ, grâce auquel nous sommes maintenant réconciliés avec Dieu.
      12 Le péché est entré dans le monde à cause d’un seul homme, Adam, et le péché a amené la mort. Et ainsi, la mort a atteint tous les hommes parce que tous ont péché.
      13 Avant que Dieu ait révélé la loi à Moïse, le péché existait déjà dans le monde, mais, comme il n’y avait pas encore de loi, Dieu ne tenait pas compte du péché.
      14 Pourtant, depuis l’époque d’Adam jusqu’à celle de Moïse, la mort a manifesté son pouvoir même sur ceux qui n’avaient pas péché comme Adam, qui désobéit à l’ordre de Dieu. Adam était l’image de celui qui devait venir.
      15 Mais la faute d’Adam n’est pas comparable en importance au don gratuit de Dieu. Certes, beaucoup sont morts à cause de la faute de ce seul homme ; mais la grâce de Dieu est bien plus grande et le don qu’il a accordé gratuitement à beaucoup par un seul homme, Jésus-Christ, est bien plus important.
      16 Et le don de Dieu a un tout autre effet que le péché d’un seul homme ; le jugement provoqué par le péché d’un seul a eu pour résultat la condamnation, tandis que le don gratuit accordé après de nombreuses fautes a pour résultat l’acquittement.
      17 Certes, la mort a manifesté son pouvoir par la faute d’un seul, à cause de ce seul être ; mais, par le seul Jésus-Christ, nous obtenons beaucoup plus : tous ceux qui reçoivent la grâce abondante de Dieu et le don de son œuvre salutaire vivront et régneront à cause du Christ.
      18 Ainsi, la faute d’un seul être, Adam, a entraîné la condamnation de tous les humains ; de même, l’œuvre juste d’un seul, Jésus-Christ, libère tous les humains du jugement et les fait vivre.
      19 Par la désobéissance d’un seul une multitude de gens sont tombés dans le péché ; de même, par l’obéissance d’un seul une multitude de gens sont rendus justes aux yeux de Dieu.
      20 La loi est intervenue et alors les fautes se sont multipliées ; mais là où le péché s’est multiplié, la grâce de Dieu a été bien plus abondante encore.
      21 Ainsi, de même que le péché a manifesté son pouvoir de mort, de même la grâce de Dieu manifeste son pouvoir salutaire pour nous conduire à la vie éternelle par Jésus-Christ, notre Seigneur.

      Romains 6

      1 Que faut-il en conclure ? Devons-nous continuer à vivre dans le péché pour que la grâce de Dieu soit plus abondante ?
      2 Certainement pas ! Nous sommes morts au péché : comment pourrions-nous vivre encore dans le péché ?
      3 Ne savez-vous pas que nous tous qui avons été baptisés pour être unis à Jésus-Christ, nous avons été baptisés en étant associés à sa mort ?
      4 Par le baptême, donc, nous avons été mis au tombeau avec lui pour être associés à sa mort, afin que, tout comme le Christ a été ramené d’entre les morts par la puissance glorieuse du Père, nous aussi nous vivions d’une vie nouvelle.
      5 En effet, si nous avons été unis à lui par une mort semblable à la sienne, nous serons également unis à lui par une résurrection semblable à la sienne.
      6 Sachons bien ceci : l’être humain que nous étions auparavant a été mis à mort avec le Christ sur la croix, afin que notre nature pécheresse soit détruite et que nous ne soyons plus les esclaves du péché.
      7 Car celui qui est mort est libéré du péché.
      8 Si nous sommes morts avec le Christ, nous sommes convaincus que nous vivrons aussi avec lui.
      9 Nous savons en effet que le Christ, depuis qu’il a été ramené d’entre les morts, ne doit plus mourir : la mort n’a plus de pouvoir sur lui.
      10 En mourant, il est mort par rapport au péché une fois pour toutes ; mais maintenant qu’il est vivant, il vit pour Dieu.
      11 De même, vous aussi, considérez-vous comme morts au péché et comme vivants pour Dieu dans l’union avec Jésus-Christ.
      12 Le péché ne doit donc plus régner sur votre corps mortel pour vous faire obéir aux désirs de ce corps.
      13 Ne mettez plus les diverses parties de votre corps au service du péché comme instruments du mal. Au contraire, offrez-vous à Dieu, comme des êtres revenus de la mort à la vie, et mettez-vous tout entiers à son service comme instruments de ce qui est juste.
      14 En effet, le péché n’aura plus de pouvoir sur vous, puisque vous n’êtes pas soumis à la loi mais à la grâce de Dieu.
      15 Mais quoi ? Allons-nous pécher parce que nous ne sommes pas soumis à la loi mais à la grâce de Dieu ? Certainement pas !
      16 Vous le savez bien : si vous vous mettez au service de quelqu’un pour lui obéir, vous devenez les esclaves du maître auquel vous obéissez ; il s’agit soit du péché qui conduit à la mort, soit de l’obéissance à Dieu qui conduit à une vie juste.
      17 Mais Dieu soit loué : vous qui étiez auparavant esclaves du péché, vous avez maintenant obéi de tout votre cœur au modèle présenté par l’enseignement que vous avez reçu.
      18 Vous avez été libérés du péché et vous êtes entrés au service de ce qui est juste.
      19 J’emploie cette façon humaine de parler à cause de votre faiblesse naturelle. Auparavant, vous vous étiez mis tout entiers comme esclaves au service de l’impureté et du mal qui produisent la révolte contre Dieu ; de même, maintenant, mettez-vous tout entiers comme esclaves au service de ce qui est juste pour mener une vie sainte.
      20 Quand vous étiez esclaves du péché, vous étiez libres par rapport à ce qui est juste.
      21 Qu’avez-vous gagné à commettre alors des actes dont vous avez honte maintenant ? Ces actes mènent à la mort !
      22 Mais maintenant vous avez été libérés du péché et vous êtes au service de Dieu ; vous y gagnez d’être dirigés dans une vie sainte et de recevoir, à la fin, la vie éternelle.
      23 Car le salaire que paie le péché, c’est la mort ; mais le don que Dieu accorde gratuitement, c’est la vie éternelle dans l’union avec Jésus-Christ notre Seigneur.

      Romains 7

      1 Frères, vous savez sûrement déjà ce que je vais vous dire, car vous connaissez la loi : la loi n’a autorité sur un homme qu’aussi longtemps qu’il vit.
      2 Par exemple, une femme mariée est liée par la loi à son mari tant qu’il vit ; mais si le mari meurt, elle est libérée de la loi qui la liait à lui.
      3 Si donc elle devient la femme d’un autre homme du vivant de son mari, on la considère comme adultère ; mais si son mari meurt, elle est libre par rapport à la loi, de sorte qu’elle peut devenir la femme d’un autre sans être adultère.
      4 Il en va de même pour vous, mes frères. Vous êtes morts à l’égard de la loi, en étant unis au corps du Christ. Ainsi vous appartenez maintenant à un autre, c’est-à-dire à celui qui a été ramené d’entre les morts afin que nous produisions ce qui est agréable à Dieu.
      5 En effet, quand nous vivions selon notre propre nature, les désirs mauvais excités par la loi agissaient dans notre être tout entier et nous produisions ce qui mène à la mort.
      6 Mais maintenant, nous sommes libérés de la loi, car nous sommes morts à ce qui nous retenait prisonniers. Nous pouvons donc servir Dieu d’une façon nouvelle, sous l’autorité de l’Esprit Saint, et non plus à la façon ancienne, sous l’autorité de la loi écrite.
      7 Que faut-il en conclure ? La loi est-elle péché ? Certainement pas ! Mais la loi m’a fait connaître ce qu’est le péché. En effet, je n’aurais pas su ce qu’est la convoitise si la loi n’avait pas dit : « Tu ne convoiteras pas. »
      8 Le péché a saisi l’occasion offerte par le commandement pour produire en moi toutes sortes de convoitises. Car, sans la loi, le péché est chose morte.
      9 Autrefois, sans la loi, j’étais vivant ; mais quand le commandement est intervenu, le péché a pris vie
      10 et moi je suis mort : le commandement qui devait conduire à la vie s’est trouvé, dans mon cas, conduire à la mort.
      11 Car le péché a saisi l’occasion, il m’a trompé au moyen du commandement et, par lui, il m’a fait mourir.
      12 Ainsi, la loi elle-même est sainte et le commandement est saint, juste et bon.
      13 Ce qui est bon est-il devenu alors une cause de mort pour moi ? Certainement pas ! C’est le péché qui en a été la cause. Il a fait apparaître ainsi sa véritable nature de péché : il a utilisé ce qui est bon pour causer ma mort. Et voilà comment le péché est devenu, au moyen du commandement, plus gravement péché que jamais.
      14 Nous savons que la loi est spirituelle ; mais moi, je suis un être faible, vendu comme esclave au péché.
      15 Je ne comprends pas ce que je fais : car je ne fais pas ce que je voudrais faire, mais je fais ce que je déteste.
      16 Si je fais précisément ce que je ne veux pas, je reconnais par là que la loi est bonne.
      17 Ce n’est donc pas moi qui agis ainsi, mais c’est le péché qui habite en moi.
      18 Car je sais que le bien n’habite pas en moi, c’est-à-dire en l’être faible que je suis. Certes, le désir de faire le bien existe en moi, mais non la capacité de l’accomplir.
      19 En effet, je ne fais pas le bien que je veux et je fais le mal que je ne veux pas.
      20 Si je fais ce que je ne veux pas, alors ce n’est plus moi qui agis ainsi, mais le péché qui habite en moi.
      21 Je découvre donc ce principe : moi qui veux faire le bien, je suis seulement capable de faire le mal.
      22 Au fond de moi-même, je prends plaisir à la loi de Dieu.
      23 Mais je trouve dans mon être une autre loi qui combat contre celle qu’approuve mon intelligence. Elle me rend prisonnier de la loi du péché qui est en moi.
      24 Malheureux que je suis ! Qui me délivrera de ce corps qui m’entraîne à la mort ?
      25 Dieu soit loué, par Jésus-Christ notre Seigneur ! Ainsi, je suis au service de la loi de Dieu par mon intelligence, mais dans ma faiblesse humaine, je suis asservi à la loi du péché.

      Romains 8

      1 Maintenant donc, il n’y a plus de condamnation pour ceux qui sont unis à Jésus-Christ.
      2 Car la loi de l’Esprit Saint, qui donne la vie par Jésus-Christ, t’a libéré de la loi du péché et de la mort.
      3 Dieu a accompli ce qui était impossible pour la loi de Moïse, parce que la faiblesse humaine la rendait impuissante : pour enlever le péché, il l’a condamné dans la nature humaine en envoyant son propre Fils vivre dans une condition semblable à celle de l’homme pécheur.
      4 Dieu a accompli cela pour que les exigences de la loi soient réalisées en nous qui vivons non plus selon notre propre nature, mais selon l’Esprit Saint.
      5 En effet, ceux qui vivent selon leur propre nature se préoccupent de ses désirs ; mais ceux qui vivent selon l’Esprit Saint se préoccupent des désirs de l’Esprit.
      6 Se préoccuper des désirs de sa propre nature mène à la mort ; mais se préoccuper des désirs de l’Esprit Saint mène à la vie et à la paix.
      7 Ceux qui sont dominés par les préoccupations de leur propre nature sont ennemis de Dieu ; ils ne se soumettent pas à la loi de Dieu, ils ne le peuvent même pas.
      8 Ceux qui dépendent de leur propre nature ne peuvent pas plaire à Dieu.
      9 Mais vous, vous ne vivez pas selon votre propre nature ; vous vivez selon l’Esprit Saint, puisque l’Esprit de Dieu habite en vous. Celui qui n’a pas l’Esprit du Christ ne lui appartient pas.
      10 Si le Christ est en vous, votre corps reste tout de même destiné à la mort à cause du péché, mais l’Esprit est vie en vous parce que vous avez été rendus justes devant Dieu.
      11 Si l’Esprit de celui qui a ramené Jésus d’entre les morts habite en vous, alors Dieu qui a ramené le Christ d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par son Esprit qui habite en vous.
      12 Ainsi donc, frères, nous avons des obligations, mais non envers notre propre nature pour vivre selon ses désirs.
      13 Car si vous vivez selon votre propre nature, vous allez mourir. Mais si, par l’Esprit Saint, vous faites mourir le comportement de votre être égoïste, vous vivrez.
      14 Tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont enfants de Dieu.
      15 Car l’Esprit que vous avez reçu n’est pas un esprit qui vous rende esclaves et vous remplisse encore de peur ; mais c’est l’Esprit Saint qui fait de vous des enfants de Dieu et qui nous permet de crier à Dieu : « Abba, ô mon Père ! »
      16 L’Esprit de Dieu atteste lui-même à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu.
      17 Nous sommes ses enfants, donc nous aurons aussi part aux biens que Dieu a promis à son peuple, nous y aurons part avec le Christ ; car si nous souffrons avec lui, nous serons aussi avec lui dans sa gloire.
      18 J’estime que nos souffrances du temps présent ne sont pas comparables à la gloire que Dieu nous révélera.
      19 La création entière attend avec impatience le moment où Dieu révélera ses enfants.
      20 Car la création est tombée sous le pouvoir de forces qui ne mènent à rien, non parce qu’elle l’a voulu elle-même, mais parce que Dieu l’y a mise. Il y a toutefois une espérance :
      21 c’est que la création elle-même sera libérée un jour du pouvoir destructeur qui la tient en esclavage et qu’elle aura part à la glorieuse liberté des enfants de Dieu.
      22 Nous savons, en effet, que maintenant encore la création entière gémit et souffre comme une femme qui accouche.
      23 Mais pas seulement la création : nous qui avons déjà l’Esprit Saint comme première part des dons de Dieu, nous gémissons aussi intérieurement en attendant que Dieu fasse de nous ses enfants et nous accorde une délivrance totale.
      24 Car nous avons été sauvés, mais en espérance seulement. Si l’on voit ce que l’on espère, ce n’est plus de l’espérance : qui donc espérerait encore ce qu’il voit ?
      25 Mais si nous espérons ce que nous ne voyons pas, nous l’attendons avec patience.
      26 De même, l’Esprit Saint aussi nous vient en aide, parce que nous sommes faibles. En effet, nous ne savons pas prier comme il faut ; mais l’Esprit lui-même prie Dieu en notre faveur avec des supplications qu’aucune parole ne peut exprimer.
      27 Et Dieu qui voit dans les cœurs comprend ce que l’Esprit Saint veut demander, car l’Esprit prie en faveur des croyants, comme Dieu le désire.
      28 Nous savons que toutes choses contribuent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qu’il a appelés selon son plan.
      29 Car Dieu les a choisis d’avance ; il a aussi décidé d’avance de les rendre semblables à son Fils, afin que celui-ci soit l’aîné d’un grand nombre de frères.
      30 Ceux pour qui Dieu a pris d’avance cette décision, il les a aussi appelés ; ceux qu’il a appelés, il les a aussi rendus justes devant lui, ceux qu’il a rendus justes, il leur a aussi donné part à sa gloire.
      31 Que dirons-nous de plus ? Si Dieu est pour nous, qui peut être contre nous ?
      32 Il n’a pas épargné son propre Fils, mais il l’a livré pour nous tous : comment ne nous donnerait-il pas tout avec son Fils ?
      33 Qui accusera ceux que Dieu a choisis ? Personne, car c’est Dieu qui les déclare non coupables.
      34 Qui peut alors les condamner ? Personne, car Jésus-Christ est celui qui est mort, bien plus il est ressuscité, il est à la droite de Dieu et il prie en notre faveur.
      35 Qui peut nous séparer de l’amour du Christ ? La détresse le peut-elle ou bien l’angoisse, ou encore la persécution, la faim, les privations, le danger, la mort ?
      36 Comme le déclare l’Écriture : « A cause de toi, nous sommes exposés à la mort tout le long du jour, on nous traite comme des moutons qu’on mène à la boucherie. »
      37 Mais en tout cela nous remportons la plus complète victoire par celui qui nous a aimés.
      38 Oui, j’ai la certitude que rien ne peut nous séparer de son amour : ni la mort, ni la vie, ni les anges, ni d’autres autorités ou puissances célestes, ni le présent, ni l’avenir,
      39 ni les forces d’en haut, ni celles d’en bas, ni aucune autre chose créée, rien ne pourra jamais nous séparer de l’amour que Dieu nous a manifesté en Jésus-Christ notre Seigneur.

      Romains 9

      1 Ce que je vais dire est la vérité ; je ne mens pas, car j’appartiens au Christ ; ma conscience, guidée par le Saint-Esprit, témoigne que je dis vrai :
      2 mon cœur est plein d’une grande tristesse et d’une douleur continuelle.
      3 Je souhaiterais être moi-même maudit par Dieu et séparé du Christ pour le bien de mes frères, ceux de ma race.
      4 Ils sont les membres du peuple d’Israël : Dieu a fait d’eux ses enfants, il leur a accordé sa présence glorieuse, ses alliances, la loi, le culte, les promesses.
      5 Ils sont les descendants des patriarches et le Christ, en tant qu’être humain, appartient à leur peuple, lui qui est au-dessus de tout, Dieu loué pour toujours. Amen.
      6 Cela ne signifie pourtant pas que la promesse de Dieu a perdu sa valeur. En effet, les descendants d’Israël ne sont pas tous le vrai peuple d’Israël ;
      7 et les descendants d’Abraham ne sont pas tous ses vrais enfants, car Dieu a dit à Abraham : « C’est par Isaac que tu auras les descendants que je t’ai promis. »
      8 C’est-à-dire : ce ne sont pas les enfants nés conformément à l’ordre naturel qui sont les enfants de Dieu ; seuls les enfants nés conformément à la promesse de Dieu sont considérés comme les vrais descendants.
      9 Car Dieu a exprimé la promesse en ces termes : « A la même époque, je reviendrai et Sara aura un fils. »
      10 Et ce n’est pas tout. Pensons aussi à Rébecca : ses deux fils avaient le même père, notre ancêtre Isaac.
      11 Mais Dieu a son plan pour choisir les hommes : son choix dépend de l’appel qu’il leur adresse et non de leurs actions. Pour montrer qu’il demeure fidèle à ce plan, Dieu a dit à Rébecca alors que ses fils n’étaient pas encore nés et n’avaient donc fait ni bien ni mal : « L’aîné servira le plus jeune. »
      13 Comme le déclare l’Écriture : « J’ai aimé Jacob, mais j’ai repoussé Ésaü. »
      14 Que faut-il en conclure ? Dieu serait-il injuste ? Certainement pas !
      15 En effet, il dit à Moïse : « J’aurai pitié de qui je veux avoir pitié et j’aurai compassion de qui je veux avoir compassion. »
      16 Cela ne dépend donc pas de la volonté de l’homme ni de ses efforts, mais uniquement de Dieu qui a pitié.
      17 Dans l’Écriture, Dieu déclare au roi d’Égypte : « Je t’ai établi roi précisément pour montrer en toi ma puissance et pour que ma renommée se répande sur toute la terre. »
      18 Ainsi, Dieu a pitié de qui il veut et il incite qui il veut à s’obstiner.
      19 On me dira peut-être : « Alors pourquoi Dieu nous ferait-il encore des reproches ? Car qui pourrait résister à sa volonté ? »
      20 Mais qui es-tu donc, toi, homme, pour contredire Dieu ? Le vase d’argile demande-t-il à celui qui l’a façonné : « Pourquoi m’as-tu fait ainsi ? »
      21 Le potier peut faire ce qu’il veut avec l’argile : à partir de la même pâte il peut fabriquer un vase précieux ou un vase ordinaire.
      22 Eh bien, Dieu a voulu montrer sa colère et faire connaître sa puissance. Pourtant il a supporté avec une grande patience ceux qui méritaient sa colère et étaient mûrs pour la ruine.
      23 Mais il a voulu aussi manifester combien sa gloire est riche pour les autres, ceux dont il a pitié, ceux qu’il a préparés d’avance à participer à sa gloire.
      24 Nous en sommes, nous qu’il a appelés, non seulement d’entre les Juifs mais aussi d’entre les autres peuples.
      25 C’est ce qu’il déclare dans le livre d’Osée : « Le peuple qui n’était pas le mien, je l’appellerai mon peuple, et la nation que je n’aimais pas, je l’appellerai ma bien-aimée.
      26 Et là où on leur avait dit : “Vous n’êtes pas mon peuple”, là même ils seront appelés fils du Dieu vivant. »
      27 De son côté, Ésaïe s’écrie au sujet du peuple d’Israël : « Même si les Israélites étaient aussi nombreux que les grains de sable au bord de la mer, c’est un reste d’entre eux seulement qui sera sauvé ;
      28 car ce que le Seigneur a dit, il le réalisera complètement et rapidement sur la terre. »
      29 Et comme le même Ésaïe l’avait dit auparavant : « Si le Seigneur de l’univers ne nous avait pas laissé quelques descendants, nous serions devenus comme Sodome, nous aurions été semblables à Gomorrhe. »
      30 Que faut-il en conclure ? Ceci : des gens d’autres nations, qui ne cherchaient pas à se rendre justes devant Dieu, ont été rendus justes à ses yeux par la foi ;
      31 tandis que les membres du peuple d’Israël, qui cherchaient à se rendre justes aux yeux de Dieu grâce à la loi, n’ont pas atteint le but de la loi.
      32 Pourquoi ? Parce qu’ils ne cherchaient pas à être agréables à Dieu par la foi, ils pensaient l’être par leurs actions. Ils se sont heurtés à la « pierre qui fait trébucher »,
      33 dont parle l’Écriture : « Voyez, je pose en Sion une pierre qui fait trébucher, un rocher qui fait tomber. Mais celui qui croit en lui ne sera pas déçu. »

      Romains 10

      1 Frères, ce que je désire de tout mon cœur et que je demande à Dieu pour les Juifs, c’est qu’ils soient sauvés.
      2 Certes, je peux témoigner en leur faveur qu’ils sont pleins de zèle pour Dieu, mais leur zèle n’est pas éclairé par la connaissance.
      3 En effet, ils n’ont pas compris comment Dieu rend les hommes justes devant lui et ils ont cherché à établir leur propre façon de l’être. Ainsi, ils ne se sont pas soumis à l’œuvre salutaire de Dieu.
      4 Car le Christ a conduit la loi de Moïse à son but, pour que tous ceux qui croient soient rendus justes aux yeux de Dieu.
      5 Voici ce que Moïse a écrit au sujet de la possibilité d’être rendu juste par la loi : « Celui qui met en pratique les commandements de la loi vivra par eux. »
      6 Mais voilà comment il est parlé de la possibilité d’être juste par la foi : « Ne dis pas en toi-même : Qui montera au ciel ? » (c’est-à-dire : pour en faire descendre le Christ).
      7 Ne dis pas non plus : « Qui descendra dans le monde d’en bas ? » (c’est-à-dire : pour faire remonter le Christ d’entre les morts).
      8 Qu’est-il dit alors ? Ceci : « La parole est près de toi, dans ta bouche et dans ton cœur. » Cette parole est le message de la foi que nous prêchons.
      9 Si, de ta bouche, tu affirmes devant tous que Jésus est le Seigneur et si tu crois de tout ton cœur que Dieu l’a ramené d’entre les morts, tu seras sauvé.
      10 C’est par le cœur, en effet, que l’on croit, et Dieu rend juste celui qui croit ; c’est par la bouche qu’on affirme, et Dieu sauve qui fait ainsi.
      11 L’Écriture déclare en effet : « Quiconque croit en lui ne sera pas déçu. »
      12 Ainsi, il n’y a pas de différence entre les Juifs et les non-Juifs : ils ont tous le même Seigneur qui accorde ses biens à tous ceux qui font appel à lui.
      13 En effet, il est dit : « Quiconque fera appel au Seigneur sera sauvé. »
      14 Mais comment feront-ils appel à lui sans avoir cru en lui ? Et comment croiront-ils en lui sans en avoir entendu parler ? Et comment en entendront-ils parler si personne ne l’annonce ?
      15 Et comment l’annoncera-t-on s’il n’y a pas des gens envoyés pour cela ? Comme le déclare l’Écriture : « Qu’il est beau de voir venir des porteurs de bonnes nouvelles ! »
      16 Mais tous n’ont pas accepté la Bonne Nouvelle. Ésaïe dit en effet : « Seigneur, qui a cru la nouvelle que nous proclamons ? »
      17 Ainsi, la foi vient de ce qu’on écoute la nouvelle proclamée et cette nouvelle est l’annonce de la parole du Christ.
      18 Je demande alors : Les Juifs n’auraient-ils pas entendu cette nouvelle ? Mais si, ils l’ont entendue ! L’Écriture déclare : « Leur voix s’est fait entendre sur la terre entière, et leurs paroles ont atteint le bout du monde. »
      19 Je demande encore : Le peuple d’Israël n’aurait-il pas compris ? Eh bien, voici d’abord la réponse que donne Moïse : « Je vous rendrai jaloux de ceux qui ne sont pas une vraie nation, dit Dieu, j’exciterai votre colère contre une nation sans intelligence. »
      20 Ésaïe ose même proclamer : « J’ai été trouvé par ceux qui ne me cherchaient pas, dit Dieu, je me suis montré à ceux qui ne me demandaient rien. »
      21 Mais au sujet d’Israël, il ajoute : « Tout le jour j’ai tendu les mains vers un peuple désobéissant et rebelle. »

      Romains 11

      1 Je demande donc : Dieu aurait-il rejeté son peuple ? Certainement pas ! Car je suis moi-même Israélite, descendant d’Abraham, membre de la tribu de Benjamin.
      2 Dieu n’a pas rejeté son peuple, qu’il s’est choisi d’avance. Vous savez, n’est-ce pas, ce que dit l’Écriture dans le passage où Élie se plaint d’Israël devant Dieu :
      3 « Seigneur, ils ont tué tes prophètes et démoli tes autels : je suis resté moi seul et ils cherchent à me tuer. »
      4 Mais que lui répondit Dieu ? « Je me suis réservé sept mille hommes qui ne se sont pas mis à genoux devant le dieu Baal. »
      5 De même, dans le temps présent, il reste un petit nombre de gens que Dieu a choisis par bonté.
      6 Il les a choisis par bonté et non pas à cause de leurs actions, sinon la bonté de Dieu ne serait pas vraiment de la bonté.
      7 Qu’en résulte-t-il ? Le peuple d’Israël n’a pas obtenu ce qu’il recherchait ; seuls ceux que Dieu a choisis l’ont obtenu. Quant aux autres, ils sont devenus incapables de comprendre,
      8 comme le déclare l’Écriture : « Dieu a rendu leur esprit insensible ; il a empêché leurs yeux de voir et leurs oreilles d’entendre jusqu’à ce jour. »
      9 David dit aussi : « Que leurs banquets soient pour eux un piège, une trappe, une occasion de tomber et de recevoir ce qu’ils méritent.
      10 Que leurs yeux s’obscurcissent, qu’ils perdent la vue ; fais-leur sans cesse courber le dos. »
      11 Je demande donc : quand les Juifs ont trébuché, sont-ils tombés définitivement ? Certainement pas ! Mais, grâce à leur faute, les autres peuples ont pu obtenir le salut, de manière à exciter la jalousie des Juifs.
      12 Or, si la faute des Juifs a enrichi spirituellement le monde, si leur abaissement a enrichi les autres peuples, combien plus grands encore seront les bienfaits liés à leur participation totale au salut !
      13 Je m’adresse maintenant à vous qui n’êtes pas juifs : je suis l’apôtre destiné aux peuples non juifs et, en tant que tel, je me réjouis de la tâche qui est la mienne.
      14 J’espère ainsi exciter la jalousie des gens de ma race pour en sauver quelques-uns.
      15 En effet, quand ils ont été mis à l’écart, le monde a été réconcilié avec Dieu. Qu’arrivera-t-il alors quand ils seront de nouveau accueillis ? Ce sera un vrai retour de la mort à la vie !
      16 Si la première part du pain est présentée à Dieu, tout le reste du pain lui appartient aussi. Si les racines d’un arbre sont offertes à Dieu, les branches lui appartiennent aussi.
      17 Israël est comme un olivier auquel Dieu a coupé quelques branches ; à leur place, il t’a greffé, toi qui n’es pas juif, comme une branche d’olivier sauvage : tu profites maintenant aussi de la sève montant de la racine de l’olivier.
      18 C’est pourquoi, tu n’as pas à mépriser les branches coupées. Comment pourrais-tu te vanter ? Ce n’est pas toi qui portes la racine, mais c’est la racine qui te porte.
      19 Tu vas me dire : « Mais, ces branches ont été coupées pour que je sois greffé à leur place. »
      20 C’est juste. Elles ont été coupées parce qu’elles ont manqué de foi, et tu es à cette place en raison de ta foi. Mais ne t’enorgueillis pas ! Fais bien attention plutôt.
      21 Car, si Dieu n’a pas épargné les Juifs, les branches naturelles, prends garde, de peur qu’il ne t’épargne pas non plus.
      22 Remarque comment Dieu montre à la fois sa bonté et sa sévérité : il est sévère envers ceux qui sont tombés et il est bon envers toi. Mais il faut que tu continues à compter sur sa bonté, sinon tu seras aussi coupé comme une branche.
      23 Et si les Juifs renoncent à leur incrédulité, ils seront greffés là où ils étaient auparavant. Car Dieu a le pouvoir de les greffer de nouveau.
      24 Toi, tu es la branche naturelle d’un olivier sauvage que Dieu a coupée et greffée, contrairement à l’usage naturel, sur un olivier cultivé. Quant aux Juifs, ils sont les branches naturelles de cet olivier cultivé : Dieu pourra donc d’autant mieux les greffer de nouveau sur l’arbre qui est le leur.
      25 Frères, je veux vous faire connaître le plan secret de Dieu, afin que vous ne vous preniez pas pour des sages : une partie du peuple d’Israël restera incapable de comprendre jusqu’à ce que l’ensemble des autres peuples soit parvenu au salut.
      26 Et c’est ainsi que tout Israël sera sauvé, comme le déclare l’Écriture : « Le libérateur viendra de Sion, il éliminera la révolte des descendants de Jacob.
      27 Voilà l’alliance que je ferai avec eux, quand j’enlèverai leurs péchés. »
      28 Si l’on considère leur refus de la Bonne Nouvelle, ils sont les ennemis de Dieu pour votre bien ; mais si l’on considère le choix fait par Dieu, ils sont toujours aimés à cause de leurs ancêtres.
      29 Car Dieu ne reprend pas ce qu’il a donné et ne change pas d’idée à l’égard de ceux qu’il a appelés.
      30 Autrefois, vous avez désobéi à Dieu ; mais maintenant, vous avez connu la compassion de Dieu, parce que les Juifs ont désobéi.
      31 De même, ils ont désobéi maintenant pour que la compassion de Dieu vous soit accordée, mais afin qu’eux aussi puissent connaître maintenant cette même compassion.
      32 Car Dieu a enfermé tous les humains dans la désobéissance afin de leur montrer à tous sa compassion.
      33 Que la richesse de Dieu est immense ! Que sa sagesse et sa connaissance sont profondes ! Qui pourrait expliquer ses décisions ? Qui pourrait comprendre ses plans ?
      34 Comme le déclare l’Écriture : « Qui connaît la pensée du Seigneur ? Qui peut être son conseiller ?
      35 Qui a pu le premier lui donner quelque chose, pour recevoir de lui un paiement en retour ? »
      36 Car tout vient de lui, tout existe par lui et pour lui. A Dieu soit la gloire pour toujours ! Amen.

      Romains 12

      1 Frères, puisque Dieu a ainsi manifesté sa bonté pour nous, je vous exhorte à vous offrir vous-mêmes en sacrifice vivant, réservé à Dieu et qui lui est agréable. C’est là le véritable culte que vous lui devez.
      2 Ne vous conformez pas aux habitudes de ce monde, mais laissez Dieu vous transformer et vous donner une intelligence nouvelle. Vous pourrez alors discerner ce que Dieu veut : ce qui est bien, ce qui lui est agréable et ce qui est parfait.
      3 A cause du don que Dieu m’a accordé dans sa bonté, je le dis à vous tous : n’ayez pas une opinion de vous-mêmes plus haute qu’il ne faut. Ayez au contraire des pensées modestes, chacun selon la part de foi que Dieu lui a donnée.
      4 Nous avons un seul corps, mais avec plusieurs parties qui ont toutes des fonctions différentes.
      5 De même, bien que nous soyons nombreux, nous formons un seul corps dans l’union avec le Christ et nous sommes tous unis les uns aux autres comme les parties d’un même corps.
      6 Nous avons des dons différents à utiliser selon ce que Dieu a accordé gratuitement à chacun. Si l’un de nous a le don de transmettre des messages reçus de Dieu, il doit le faire selon la foi.
      7 Si un autre a le don de servir, qu’il serve. Celui qui a le don d’enseigner doit enseigner.
      8 Celui qui a le don d’encourager les autres doit les encourager. Que celui qui donne ses biens le fasse avec une entière générosité. Que celui qui dirige le fasse avec soin. Que celui qui aide les malheureux le fasse avec joie.
      9 L’amour doit être sincère. Détestez le mal, attachez-vous au bien.
      10 Ayez de l’affection les uns pour les autres comme des frères qui s’aiment ; mettez du zèle à vous respecter les uns les autres.
      11 Soyez actifs et non paresseux. Servez le Seigneur avec un cœur plein d’ardeur.
      12 Soyez joyeux à cause de votre espérance ; soyez patients dans la détresse ; priez avec fidélité.
      13 Venez en aide à vos frères dans le besoin et pratiquez sans cesse l’hospitalité.
      14 Demandez la bénédiction de Dieu pour ceux qui vous persécutent ; demandez-lui de les bénir et non de les maudire.
      15 Réjouissez-vous avec ceux qui sont dans la joie, pleurez avec ceux qui pleurent.
      16 Vivez en bon accord les uns avec les autres. N’ayez pas la folie des grandeurs, mais acceptez des tâches modestes. Ne vous prenez pas pour des sages.
      17 Ne rendez à personne le mal pour le mal. Efforcez-vous de faire le bien devant tous les hommes.
      18 S’il est possible, et dans la mesure où cela dépend de vous, vivez en paix avec tous les hommes.
      19 Mes chers amis, ne vous vengez pas vous-mêmes, mais laissez agir la colère de Dieu, car l’Écriture déclare : « C’est moi qui tirerai vengeance, c’est moi qui paierai de retour, » dit le Seigneur.
      20 Et aussi : « Si ton ennemi a faim, donne-lui à manger ; s’il a soif, donne-lui à boire ; car, en agissant ainsi, ce sera comme si tu amassais des charbons ardents sur sa tête. »
      21 Ne te laisse pas vaincre par le mal. Sois au contraire vainqueur du mal par le bien.

      Romains 13

      1 Chacun doit se soumettre aux autorités qui exercent le pouvoir. Car toute autorité vient de Dieu ; celles qui existent ont été établies par lui.
      2 Ainsi, celui qui s’oppose à l’autorité s’oppose à l’ordre voulu par Dieu. Ceux qui s’y opposent attireront le jugement sur eux-mêmes.
      3 En effet, les magistrats ne sont pas à craindre par ceux qui font le bien, mais par ceux qui font le mal. Désires-tu ne pas avoir à craindre l’autorité ? Alors, fais le bien et tu recevras des éloges,
      4 car elle est au service de Dieu pour t’encourager à bien faire. Mais si tu fais le mal, crains-la ! Car ce n’est pas pour rien qu’elle a le pouvoir de punir : elle est au service de Dieu pour montrer sa colère contre celui qui agit mal.
      5 C’est pourquoi il est nécessaire de se soumettre aux autorités, non seulement pour éviter la colère de Dieu, mais encore par devoir de conscience.
      6 C’est aussi pourquoi vous payez des impôts, car ceux qui les perçoivent sont au service de Dieu pour accomplir soigneusement cette tâche.
      7 Payez à chacun ce que vous lui devez : payez l’impôt à qui vous le devez et la taxe à qui vous la devez ; montrez du respect à qui vous le devez et honorez celui à qui l’honneur est dû.
      8 N’ayez de dette envers personne, sinon l’amour que vous vous devez les uns aux autres. Celui qui aime les autres a obéi complètement à la loi.
      9 En effet, les commandements « Ne commets pas d’adultère, ne commets pas de meurtre, ne vole pas, ne convoite pas », ainsi que tous les autres, se résument dans ce seul commandement : « Tu dois aimer ton prochain comme toi-même. »
      10 Celui qui aime ne fait aucun mal à son prochain. En aimant, on obéit donc complètement à la loi.
      11 Prenez cela d’autant plus au sérieux que vous savez en quel temps nous sommes : le moment est venu de vous réveiller de votre sommeil. En effet, le salut est plus près de nous maintenant qu’au moment où nous avons commencé à croire.
      12 La nuit est avancée, le jour approche. Rejetons donc les actions qui se font dans l’obscurité et prenons sur nous les armes qu’on utilise en pleine lumière.
      13 Conduisons-nous honnêtement, comme il convient à la lumière du jour. Gardons-nous des orgies et de l’ivrognerie, de l’immoralité et des vices, des querelles et de la jalousie.
      14 Revêtez-vous de tout ce que nous offre Jésus-Christ le Seigneur et ne vous laissez plus entraîner par votre propre nature pour en satisfaire les désirs.

      Romains 14

      1 Accueillez celui qui est faible dans la foi, sans critiquer ses opinions.
      2 Par exemple, l’un croit pouvoir manger de tout, tandis que l’autre, qui est faible dans la foi, ne mange que des légumes.
      3 Celui qui mange de tout ne doit pas mépriser celui qui ne mange pas de viande et celui qui ne mange pas de viande ne doit pas juger celui qui mange de tout, car Dieu l’a accueilli lui aussi.
      4 Qui es-tu pour juger le serviteur d’un autre ? Qu’il demeure ferme dans son service ou qu’il tombe, cela regarde son maître. Et il demeurera ferme, car le Seigneur a le pouvoir de le soutenir.
      5 Pour l’un, certains jours ont plus d’importance que d’autres, tandis que pour l’autre ils sont tous pareils. Il faut que chacun soit bien convaincu de ce qu’il pense.
      6 Celui qui attribue de l’importance à un jour particulier le fait pour honorer le Seigneur ; celui qui mange de tout le fait également pour honorer le Seigneur, car il remercie Dieu pour son repas. Celui qui ne mange pas de tout le fait pour honorer le Seigneur et lui aussi remercie Dieu.
      7 En effet, aucun de nous ne vit pour soi-même et aucun ne meurt pour soi-même.
      8 Si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur, et si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Ainsi, soit que nous vivions, soit que nous mourions, nous appartenons au Seigneur.
      9 Car le Christ est mort et revenu à la vie pour être le Seigneur des morts et des vivants.
      10 Mais toi, pourquoi juges-tu ton frère ? Et toi, pourquoi méprises-tu ton frère ? Nous aurons tous à nous présenter devant Dieu pour être jugés par lui.
      11 Car l’Écriture déclare : « Moi, le Seigneur vivant, je l’affirme : tous les humains se mettront à genoux devant moi, et tous célèbreront la gloire de Dieu. »
      12 Ainsi, chacun de nous devra rendre compte à Dieu pour soi-même.
      13 Cessons donc de nous juger les uns les autres. Appliquez-vous bien plutôt à ne rien faire qui amène votre frère à trébucher ou à tomber dans l’erreur.
      14 Par le Seigneur Jésus, je sais de façon tout à fait certaine que rien n’est impur en soi. Mais si quelqu’un pense qu’une chose est impure, elle le devient pour lui.
      15 Si tu fais de la peine à ton frère à cause de ce que tu manges, tu ne te conduis plus selon l’amour. Ne va pas entraîner la perte de celui pour qui le Christ est mort, simplement pour une question de nourriture !
      16 Ce qui est bien pour vous ne doit pas devenir pour d’autres une occasion de critiquer.
      17 En effet, le Royaume de Dieu n’est pas une affaire de nourriture et de boisson ; il consiste en la justice, la paix et la joie que donne le Saint-Esprit.
      18 Celui qui sert le Christ de cette manière est agréable à Dieu et approuvé des hommes.
      19 Recherchons donc ce qui contribue à la paix et nous permet de progresser ensemble dans la foi.
      20 Ne détruis pas l’œuvre de Dieu pour une question de nourriture. Certes, tout aliment peut être mangé, mais il est mal de manger quelque chose si l’on fait ainsi tomber un frère dans l’erreur.
      21 Ce qui est bien, c’est de ne pas manger de viande, de ne pas boire de vin, de renoncer à tout ce qui peut faire tomber ton frère.
      22 Ta conviction personnelle à ce sujet, garde-la pour toi devant Dieu. Heureux celui qui ne se sent pas coupable dans ses choix !
      23 Mais celui qui a mauvaise conscience en consommant un aliment est condamné par Dieu, parce qu’il n’agit pas selon une conviction fondée sur la foi. Et tout acte qui n’est pas fondé sur la foi est péché.

      Romains 15

      1 Nous qui sommes forts dans la foi, nous devons prendre à cœur les scrupules des faibles. Nous ne devons pas rechercher ce qui nous plaît.
      2 Il faut que chacun de nous cherche à plaire à son prochain pour son bien, pour le faire progresser dans la foi.
      3 En effet, le Christ n’a pas recherché ce qui lui plaisait. Au contraire, comme le déclare l’Écriture : « Les insultes que l’on te destinait sont retombées sur moi. »
      4 Tout ce que nous trouvons dans l’Écriture a été écrit dans le passé pour nous instruire, afin que, grâce à la patience et au réconfort qu’elle nous apporte, nous possédions l’espérance.
      5 Que Dieu, la source de la patience et du réconfort, vous rende capables de vivre en bon accord les uns avec les autres en suivant l’exemple de Jésus-Christ.
      6 Alors, tous ensemble et d’une seule voix, vous louerez Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ.
      7 Ainsi, accueillez-vous les uns les autres, comme le Christ vous a accueillis, pour la gloire de Dieu.
      8 En effet, je vous l’affirme, le Christ est devenu le serviteur des Juifs pour accomplir les promesses que Dieu a faites à leurs ancêtres et montrer ainsi que Dieu est fidèle.
      9 Il est venu aussi afin que les non-Juifs louent Dieu pour sa bonté, comme le déclare l’Écriture : « C’est pourquoi je te louerai parmi les nations, et je chanterai en ton honneur. »
      10 Elle déclare aussi : « Nations, réjouissez-vous avec le peuple du Seigneur ! »
      11 Et encore : « Glorifiez le Seigneur, vous toutes les nations, chantez ses louanges, vous tous les peuples ! »
      12 Ésaïe dit aussi : « Le descendant de Jessé viendra, il se lèvera pour gouverner les nations, et elles mettront leur espoir en lui. »
      13 Que Dieu, la source de l’espérance, vous remplisse d’une joie et d’une paix parfaites par votre foi en lui, afin que vous soyez riches d’espérance par la puissance du Saint-Esprit.
      14 Mes frères, je suis personnellement convaincu que vous êtes remplis de bonnes dispositions, pleinement au courant de tout ce qu’il faut connaître et capables de vous conseiller les uns les autres.
      15 Pourtant, je vous ai écrit avec une certaine audace dans plusieurs passages de ma lettre, pour vous rappeler ce que vous aviez déjà appris. J’ai écrit ainsi en raison de la faveur que Dieu m’a accordée
      16 d’être serviteur de Jésus-Christ pour les peuples non juifs. J’accomplis un service sacré en annonçant la Bonne Nouvelle de Dieu, afin que les peuples non juifs deviennent une offrande agréable à Dieu et rendue digne de lui par le Saint-Esprit.
      17 Dans l’union avec Jésus-Christ, je peux donc être fier de mon travail pour Dieu.
      18 En fait, si j’ose parler de quelque chose, c’est uniquement de ce que le Christ a réalisé par moi pour amener les non-Juifs à obéir à Dieu. Il l’a fait au moyen de paroles et d’actes,
      19 par la puissance de signes miraculeux et de prodiges, par la puissance de l’Esprit de Dieu. C’est ainsi que j’ai annoncé pleinement la Bonne Nouvelle du Christ, en allant de tous côtés depuis Jérusalem jusqu’à la province d’Illyrie.
      20 Mais j’ai tenu à annoncer la Bonne Nouvelle uniquement dans les endroits où l’on n’avait pas entendu parler du Christ, afin de ne pas bâtir sur les fondations posées par quelqu’un d’autre.
      21 Ainsi, j’ai agi selon la déclaration de l’Écriture : « Ceux à qui on ne l’avait pas annoncé le verront, et ceux qui n’en avaient pas entendu parler comprendront. »
      22 C’est là ce qui m’a empêché bien des fois d’aller chez vous.
      23 Mais maintenant, j’ai achevé mon travail dans ces régions-ci. Depuis de nombreuses années, je désire vous rendre visite
      24 et je voudrais le faire quand je me rendrai en Espagne. Car j’espère vous voir en passant et recevoir votre aide pour aller dans ce pays, après avoir profité de votre compagnie pendant quelque temps.
      25 Mais pour le moment, je vais à Jérusalem pour le service des croyants de là-bas.
      26 En effet, les chrétiens de Macédoine et d’Achaïe ont décidé de faire une collecte en faveur des pauvres de la communauté de Jérusalem.
      27 Ils l’ont décidé eux-mêmes, mais, en réalité, ils le leur devaient. Car les chrétiens juifs ont partagé leurs biens spirituels avec ceux qui ne sont pas juifs ; les non-Juifs doivent donc aussi les servir en subvenant à leurs besoins matériels.
      28 Quand j’aurai terminé cette affaire et que je leur aurai remis le produit de cette collecte, je partirai pour l’Espagne et passerai chez vous.
      29 Et je sais que lorsque j’irai chez vous, j’arriverai avec la pleine bénédiction du Christ.
      30 Mais voici ce que je vous demande, frères, par notre Seigneur Jésus-Christ et par l’amour que donne l’Esprit Saint : combattez avec moi en adressant à Dieu des prières en ma faveur.
      31 Priez pour que j’échappe aux incroyants de Judée et pour que l’aide que j’apporte à Jérusalem y soit bien accueillie par les croyants.
      32 De cette façon, j’arriverai chez vous plein de joie, si Dieu le veut, et je prendrai quelque repos parmi vous.
      33 Que Dieu, source de la paix, soit avec vous tous. Amen.

      Romains 16

      1 Je vous recommande notre sœur Phébé qui est au service de l’Église de Cenchrées.
      2 Recevez-la au nom du Seigneur, comme on doit le faire entre croyants, et apportez-lui votre aide en toute affaire où elle peut avoir besoin de vous. Elle a elle-même aidé beaucoup de gens et moi en particulier.
      3 Saluez Priscille et Aquilas, mes compagnons de travail au service de Jésus-Christ.
      4 Ils ont risqué leur propre vie pour sauver la mienne. Je ne suis pas seul à leur être reconnaissant, toutes les Églises du monde non juif le sont aussi.
      5 Saluez également l’Église qui se réunit chez eux. Saluez mon cher Épaïnète, qui fut le premier à croire au Christ dans la province d’Asie.
      6 Saluez Marie, qui a beaucoup travaillé pour vous.
      7 Saluez Andronicus et Junias, qui me sont apparentés et ont été en prison avec moi. Ils sont très estimés parmi les apôtres et ils sont même devenus chrétiens avant moi.
      8 Saluez Ampliatus, qui m’est très cher dans le Seigneur.
      9 Saluez Urbain, notre compagnon de travail au service du Christ, et mon cher Stachys.
      10 Saluez Apelles, qui a donné des preuves de sa foi au Christ. Saluez les gens de la maison d’Aristobule.
      11 Saluez Hérodion, mon parent. Saluez les gens de la maison de Narcisse qui croient au Seigneur.
      12 Saluez Tryphène et Tryphose, qui travaillent pour le Seigneur, et ma chère Perside, qui a beaucoup travaillé pour lui.
      13 Saluez Rufus, ce remarquable serviteur du Seigneur, et sa mère, qui est aussi une mère pour moi.
      14 Saluez Asyncrite, Phlégon, Hermès, Patrobas, Hermas, et les frères qui sont avec eux.
      15 Saluez Philologue et Julie, Nérée et sa sœur, Olympas, et tous les croyants qui sont avec eux.
      16 Saluez-vous les uns les autres d’un baiser fraternel. Toutes les Églises du Christ vous adressent leurs salutations.
      17 Je vous le demande, frères, prenez garde à ceux qui suscitent des divisions et égarent les croyants en s’opposant à l’enseignement que vous avez reçu. Éloignez-vous d’eux,
      18 car les gens de cette espèce ne servent pas le Christ notre Seigneur, mais leur propre ventre ! Par leurs belles paroles et leurs discours flatteurs, ils trompent les gens simples.
      19 Tout le monde connaît votre obéissance au Seigneur. Je me réjouis donc à votre sujet, mais je désire que vous soyez sages pour faire le bien, et purs pour éviter le mal.
      20 Dieu, source de la paix, écrasera bientôt Satan sous vos pieds. Que la grâce de notre Seigneur Jésus soit avec vous !
      21 Timothée, mon compagnon de travail, vous salue, ainsi que Lucius, Jason et Sosipater, mes parents.
      22 Et moi, Tertius, qui ai écrit cette lettre, je vous envoie mes salutations dans le Seigneur qui nous unit.
      23 Gaïus, l’hôte qui me reçoit, vous salue. C’est chez lui que se réunit toute l’Église. Éraste, le trésorier de la ville, vous salue, ainsi que notre frère Quartus. [
      24 Que la grâce de notre Seigneur Jésus-Christ soit avec vous tous. Amen. ]
      25 Louons Dieu ! Il a le pouvoir de vous fortifier dans la foi, selon la Bonne Nouvelle que j’annonce, le message que je prêche au sujet de Jésus-Christ, et selon la connaissance que nous avons reçue du plan secret de Dieu. Ce plan a été tenu caché très longtemps dans le passé,
      26 mais maintenant, il a été mis en pleine lumière par les livres des Prophètes ; conformément à l’ordre du Dieu éternel, il est porté à la connaissance de toutes les nations pour qu’elles croient en lui et lui obéissent.
      27 A Dieu seul sage soit la gloire, par Jésus-Christ, pour toujours ! Amen.

      1 Corinthiens 16

      1 Quelques mots encore à propos de la collecte en faveur des croyants de Jérusalem : Agissez conformément aux instructions que j’ai données aux Églises de Galatie.

      2 Corinthiens 8

      1 Frères, nous désirons que vous sachiez comment la grâce de Dieu s’est manifestée dans les Églises de Macédoine.

      Galates 2

      1 Quatorze ans plus tard, je suis retourné à Jérusalem avec Barnabas ; j’ai également emmené Tite avec moi.
      10 Ils nous demandèrent seulement de nous souvenir des pauvres de leur Église, à Jérusalem, ce que j’ai pris grand soin de faire.

      Tite 3

      1 Rappelle aux fidèles qu’ils doivent se soumettre aux dirigeants et aux autorités, qu’ils doivent leur obéir, en étant prêts à faire toute action bonne.
      12 Dès que je t’aurai envoyé Artémas ou Tychique, efforce-toi de venir me rejoindre à Nicopolis, car j’ai décidé d’y passer l’hiver.
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