Paramètres de lecture

Afficher les numéros de versets
Mode dyslexique
Police d'écriture
Taille de texte

Merci à Bibles et Publications Chrétiennes pour la conception du processus d’affichage DYS.

Un outil révolutionnaire de lecture et d'étude de la Bible en ligne. Démarrez dès aujourd'hui le plan de lecture offert dont vous avez besoin.

SALOMON

1.

Les traditions sur Salomon conservées dans la Bible, puis dans le Talmud, donnent l'impression d'un personnage extraordinairement puissant. Il règne de l'Euphrate à l'Egypte. Sa sagesse est célèbre jusqu'aux extrémités de l'Arabie. Sa piété, non moins éminente, s'incarne dans l'entreprise fastueuse du temple de Jérusalem. Sa magnificence et sa richesse sont telles que l'argent devient, sous son règne, un métal commun. Tout à la fin seulement, on ajoute qu'il fut induit par ses nombreuses épouses païennes à pratiquer l'idolâtrie, ce que JHVH punit en détachant de lui les peuples qu'il avait soumis et en provoquant un schisme dans son royaume aussitôt après sa mort. On reconnaît dans ce schéma l'esprit des narrateurs deutéronomistes : d'abord pieux et heureux, finalement idolâtre et châtié. La réalité fut moins simple. Pour en reconstituer approximativement un aperçu, il faut faire abstraction des ouvrages qu'une postérité déjà lointaine attribua au glorieux monarque : les Ps 72 Ps 127, le livre des Proverbes, l'Ecclésiaste, le Cantique des Cantiques, les Psaumes et Odes de Salomon, ces dernières plus chrétiennes que juives.

2.

L'avènement de Salomon est narré en détail ; d'après des documents anciens, David, vieilli et mentalement affaibli, n'avait pourvu à sa succession ni en la fixant légalement dans sa famille, ni en exprimant une volonté déterminée. Parmi les fils qui lui restaient après la mort d'Absalom, Adonija et Salomon avaient chacun des partisans ; le premier, plus âgé, comptait sur l'appui du vieux général Joab et du prêtre Abiathar. Pour Salomon intriguaient sa mère Bath-Séba, le prophète Nathan, le prêtre Tsadok et Bénaja, chef de la garde du corps. Adonija se croyait sûr de réussir, lorsque Bath-Séba et Nathan parvinrent à décider le monarque presque moribond en faveur de l'autre compétiteur. Salomon reçut donc l'onction royale et fut promené en triomphe à travers Jérusalem. Adonija reconnut la royauté de son frère et tout d'abord rentra en grâce. Salomon saisit la première occasion pour en finir avec le parti vaincu qui restait à redouter. Il trouva un prétexte pour faire mettre à mort Adonija, puis Joab, et il exila Abiathar (1Ro 2:13,35). Ce sanglant lever de rideau d'un grand règne est présenté comme l'exécution, aggravée cependant, des dernières volontés de David.

3.

Le règne.

Les chap. 3-11 de 1Ro paraissent empruntés principalement à une « chronique de Salomon », qui ne relatait que les événements extérieurs, guerres, alliances, constructions, trafics, sans les coordonner. C'étaient des annales officielles, accueillant çà et là diverses traditions populaires. Le règne y apparaît, déjà, vu à quelque distance. Salomon étant mort vers 935, on peut placer la composition de la « chronique » au cours de la deuxième génération suivante, vers 875. L'admiration pour le grand roi y est encore intacte, mais elle ne va pas jusqu'à effacer la mention de ses revers.

Des enrichissements y furent ajoutés plus tard ; ex. : 1Ro 4:29,34. Puis le rédacteur deutéronomiste, auteur du livre des Rois actuel, y mit son empreinte, définie ci-dessus. La vieille chronique, traitée avec circonspection, doit seule servir de base à tout exposé vraisemblable.

Lorsque Joab avait conquis pour David le pays d'Édom, un enfant de la famille royale édomite, Hadad, échappé au massacre, s'était enfui en Egypte où il avait obtenu la main d'une princesse royale. Son fils, Guénubath, fut élevé dans le palais royal des pharaons. Ceux-ci tenaient ainsi à leur disposition un ennemi qu'ils pourraient opposer, le cas échéant, au nouvel empire davidique. Hadad crut ce moment venu lorsqu'il apprit la mort de David et celle de Joab. Il fut autorisé à partir, et sans doute appuyé. Il parvint à reconquérir une partie du territoire d'Édom et demeura l'adversaire de Salomon (1Ro 11:14,22). Cependant, puisque celui-ci put se servir librement plus tard de la route reliant la mer Morte à la mer Rouge, on peut supposer que la paix s'était rétablie, Salomon admettant la puissance de Hadad sur les montagnes édomites. A la même époque se constitue le royaume araméen de Damas. Un ancien général de Hadadézer, roi de Tsoba, nommé Rézon, s'empara de Damas et en fit le centre d'un État qui manifesta son hostilité contre Israël durant tout le règne de Salomon (1Ro 11:23,25).

Ce règne ne fut donc pas aussi pacifique et glorieux que la tradition l'a cru par la suite. Mais il ne faut pas exagérer en sens contraire. La monarchie israélite restait imposante. C'est Salomon qui sut faire reconnaître son royaume comme grande puissance. Il maintint et resserra l'amitié avec la dynastie des Hiram, rois de Tyr (1Ro 5). Il sut faire apprécier à l'Égypte elle-même la valeur de l'appui qu'il pouvait lui fournir, puisque l'avant-dernier pharaon de la XXI e dynastie lui donna l'une de ses filles pour épouse. Privilège envié entre tous : ne s'agissait-il pas d'une des « filles du soleil » ? La princesse égyptienne apportait même en dot la ville de Guézer que son père venait d'enlever de vive force aux Cananéens (1Ro 9:16).

Salomon visa donc à assurer à sa monarchie les signes extérieurs d'une grande puissance. Ses dépenses d'apparat frappèrent les imaginations plus que tous les autres événements de son règne. Il avait un harem richement garni (1Ro 11:3, cf. Ca 6:8). En ce qui concerne sa propre demeure, le donjon de David, exigu et sombre, sur l'emplacement de la citadelle cananéenne de Sion (la « ville de David »), ne suffit plus à son fils. II lui fallait un palais somptueux. Le bois lui fut amené par mer, des cèdres du Liban, sur des radeaux qui longeaient la côte probablement jusqu'au port de Dor. Des pierres d'excellente qualité lui vinrent des carrières mêmes formant le sous-sol de la Jérusalem actuelle ; on en tailla des blocs de 4 m. et de 5 m, de long. Les sculpteurs de Byblos, les fondeurs de Tyr travaillèrent durant treize années à embellir la nouvelle résidence royale. Salomon, d'ailleurs, laissa subsister la « ville de David », qui existait encore au V e siècle (Ne 3:16,19). Là prirent place les sépultures royales jusqu'au temps d'Ézéchias, ainsi que la caserne de la garde royale. Au N. de ces bâtiments anciens et plus haut qu'eux, Salomon fit aménager une série d'esplanades, qui s'étageaient le long de la crête et qui supportèrent les nouveaux édifices (au Sud de l'esplanade actuelle où s'élève la mosquée d'Omar [v. ce mot]).

Ces bâtiments de Salomon comprenaient, du S. au Nord :

la « maison de la forêt du Liban », ainsi nommée parce que son ou ses étages supérieurs servant d'arsenal étaient portés par quarante-cinq colonnes en bois de cèdre ; la salle hypostyle ainsi formée au rez-de-chaussée donnait l'impression d'une forêt ;

la salle des colonnes ;

la salle du trône, où Salomon rendait la justice ; le trône était imité de modèles babyloniens ;

dans une enceinte spéciale, la maison d'habitation, avec un édifice réservé à la reine principale (maison de la fille de pharaon) ;

au sommet de la colline : le temple (beth Yahvé) dont l'autel occupait un emplacement actuellement compris dans la mosquée d'Omar.

Un simple mur séparait le temple du- palais. Ézéchiel s'en plaindra. Le temple était ainsi inséré dans l'enceinte générale. Cet édifice si affectionné des Juifs, par la suite, ne fut guère à l'origine que Sa chapelle particulière du souverain, telle notre Sainte-Chapelle pour Louis IX Le progrès avait été parallèle entre la tente qui abritait l'arche précédemment et ce nouveau sanctuaire, d'une part, la maison royale de David et le palais de son fils, d'autre part. La somptuosité du temple était destinée, dans la pensée du roi, à faire connaître au monde à la fois sa propre grandeur et l'immense puissance de son Dieu. Le temple n'avait pas de porte à l'Ouest sur la ville. La principale porte était à l'Est, une autre au Nord Un trône et une estrade étaient réservés au roi dans le temple. Le roi nommait et déposait les prêtres ; il pouvait modifier la disposition et le mobilier du sanctuaire ; Achaz encore ne s'en privera pas. Salomon ne songeait nullement à centraliser le culte à Jérusalem ; les autres lieux saints du pays resteront fréquentés et vénérés durant plus de trois siècles après lui. Ceci explique les dimensions restreintes : 30 m. de long, sur 10 m. de large et 15 m. de haut. De plus, l'autel d'airain était si exigu que, lorsque la vogue du temple de Salomon alla croissant, il fallut autoriser l'offrande des sacrifices dans tout le milieu de la cour inférieure (1Ro 8:64).

Les vieux Israélites, habitués à l'extrême simplicité de leurs sanctuaires, durent d'abord se trouver choqués en présence de tant de luxe ; ils n'y retrouvaient guère l'empreinte personnelle de leur Dieu, venu avec eux du désert. Les architectes phéniciens avaient reproduit le plan d'un temple destiné à un dieu-soleil et orienté vers l'est. Deux obélisques, libres ou encastrés dans le portique d'entrée, portaient les noms, pour nous mystérieux, de Jakin et Boaz (sens magique ou païen ?) ; ils laissaient passer entre eux, comme on l'observe en Egypte, les rayons du soleil levant, qui pénétraient dans le hékal (futur lieu saint), jusqu'à la porte du debir (futur lieu très saint), chambre obscure où réside le Dieu.

Les emblèmes païens ne manquaient pas. Dans la cour s'élevait la mer de bronze, conque supportée par douze statues de taureaux, comme on en voit en Babylonie. Elle symbolisait sans doute quelque phénomène cosmique (les eaux d'en haut). Les petits bassins, vases posés chacun sur un piédestal roulant, étaient aussi copiés sur des modèles étrangers (Assyrie, Chypre, Crète). Ils comportaient peut-être à leur tour une signification mystérieuse, en tout cas inconnue du yahvisme ancien. Dans le bâtiment lui-même les sculptures reproduisaient des figures égyptiennes ou babyloniennes : chérubins (keroubim), lotus, palmes, grenades, taureaux.

Ce qui restait spécifiquement yahviste, c'était d'abord l'emplacement choisi pour l'autel, l'antique roche sainte, dite « aire d'Oman », sanctuaire d'abord cananéen, où David déjà avait placé un autel. C'était ensuite et surtout l'arche, que Salomon fit transporter dans le debir (1Ro 8:3,9) quand, au bout de sept ans, le sanctuaire fut achevé. On célébra à cette occasion maints sacrifices, et le roi prononça une formule poétique de consécration, conservée dans l'antique « livre du Juste » (1Ro 8:12 et suivant). Puis un nuage, disait-on, vint remplir le sanctuaire, attestant que JHVH acceptait d'y faire sa résidence. Voir Temple.

Il y a lieu de penser que Salomon voulut assurer à son empire la richesse et la puissance dont son luxe n'aurait dû être que la manifestation ; au paraître il lui importait de joindre l'être. En effet, il fortifia diverses villes d'importance stratégique ou commerciale : Hatsor, Méguiddo, sur la grande route joignant l'Egypte à Damas ; Beth-Horon, Guézer, sur les voies donnant accès de la côte à Jérusalem ; Tamar, à l'entrée de la piste suivie par les caravanes allant de la Palestine à la mer Rouge (un copiste ambitieux a changé ce nom en celui de Tadmor, attribuant ainsi à Salomon la fondation de la fameuse Palmyre, mais le texte parallèle dit bien expressément : Tamar de Juda ; l'hypothèse contraire est soutenue dans l'article Palmyre). Dans sa capitale même le roi construisit ou acheva le « millo », sorte de château fort très probablement, de construction massive (malé =plein) et destiné à « fermer la brèche de la ville de David », soit, apparemment, à réunir la « ville de David » au mur d'enceinte de Jérusalem (voir Jérusalem [murs et portes]). Il constitua de plus les corps de cavalerie et se procura des chars de guerre.

Il paraît aussi avoir compris, à l'exemple des Phéniciens, quelle source de richesse pouvait devenir le commerce (voir ce mot). Israël, peuple agricole et sans industrie, manquait, il est vrai, d'objets d'échange pour un trafic rémunérateur, mais vu sa situation géographique, le rôle d'intermédiaire s'offrait à lui. Ainsi, des maquignons israélites allaient chercher en Egypte ou en Cilicie des chevaux qu'ils revendaient dans toute la Syrie et même aux princes hittites. Pour favoriser le commerce, un accès à la mer était indispensable ; aussi Salomon s'assura-t-il la route de la mer Rouge, où, de concert avec Hiram, il équipa une flotte. Celle-ci rapportait, dit-on, tous les trois ans, du mystérieux pays d'Ophir (Arabie du S. ?) des objets que les Arabes pouvaient s'être procurés dans les Indes ou en Afrique, par exemple l'ivoire, et des animaux inconnus en Palestine : singes, paons. Mais ces entreprises restèrent assez factices et, semble-t-il, peu productives. C'est en blé et en huile que Salomon promit de payer les matériaux de construction fournis par le roi de Tyr. Le moment vint même, où, pour se procurer cent vingt talents d'or, il dut céder vingt villes de Galilée. Son opulence n'a donc pas été égale à ce qu'on en racontait. En réalité, pour subvenir à ses dépenses, à l'Entretien de sa cour, à l'administration de l'État, il établit tout un système de tailles et de corvées analogues à celles de l'Egypte, et qui pesa lourdement sur ses sujets.

La main-d'oeuvre courante, il se la procura par des corvées. Trente mille travailleurs israélites, se relayant à raison de dix mille par mois, abattaient les cèdres du Liban. Ailleurs, soixante-dix mille porteurs et quatre-vingt mille carriers accomplissaient le même labeur (chiffres incertains d'ailleurs). Le roi partagea le pays en douze districts placés chacun sous l'autorité d'un préfet, qui y percevait en nature les provisions nécessaires à l'entretien de la cour et des chevaux de guerre. A part quatre ou cinq cas, ces circonscriptions ne coïncident pas avec les anciens territoires des tribus : Salomon, tels nos Constituants de 1790, entendait briser les cadres de la vie provinciale autonome. Juda paraît n'avoir été compris dans aucun des douze districts ; le roi aurait, en ce cas, exempté des redevances la tribu royale. Cela expliquerait déjà l'animosité du N. contre le roi de Jérusalem, cause active de la révolte de Jéroboam qui s'essaie une première fois, après le milieu du règne (1Ro 11:26 et suivants).

Salomon porte ainsi une grande part de responsabilité dans la rupture de l'unité nationale, survenue après sa mort. Il voulut faire avancer trop vite Israël dans la voie de la grande civilisation, dont souvent il ne copia que les dehors. Et cependant ses efforts pour faire participer son peuple à la vie générale du monde civilisé s'inspiraient d'une pensée féconde.

Plus tard, on lui a reproché d'avoir accueilli non seulement des. formes païennes de l'art, mais les religions étrangères. Or, en son temps, l'autorisation d'ériger un autel au dieu de Moab sur le mont des Oliviers ne choquait personne (cf., dans 2Ro 5:17 et suivants, l'allusion à d'autres dieux que l'Éternel). Salomon n'exerça, soit en bien soit en mal, aucune action religieuse profonde. Il fut un roi civilisateur ; et son influence sur le développement religieux, tant bienfaisante que funeste, resta indirecte. C'est aux hommes du VII° siècle que le temple par lui fondé devra la grande place qu'il occupe dans l'histoire du judaïsme.

Quant à sa sagesse, d'après les textes anciens, elle n'eut rien de religieux ; c'était une habileté toute politique (1Ro 1,2). La réputation de sa perspicacité dans l'exercice de la justice peut reposer sur un fond historique. Il dut avoir certaines prétentions littéraires et il fit, semble-t-il, réunir de vieux poèmes (1Ro 4:29-34). Une légende plus récente le représente résolvant les énigmes de la reine de Séba (voir ce mot).

Sa renommée subit une éclipse au temps du Deutéronome, mais reprit ensuite un éclat toujours plus vif. Après l'exil, on lui attribue les poésies gnomiques des moralistes de l'époque, ou les poèmes d'amour, oeuvre du folklore hébreu, réunis dans le Cantique des Cantiques (voir art.). Plus tard encore, il passe pour un pessimiste désabusé (Ecclésiaste), ou pour le profond auteur de la Sapience. Enfin, on l'identifie aux poètes franchement religieux qui composèrent les « Psaumes de Salomon » (voir art.) et les « Odes de Salomon » (voir Pseudépigraphes). Et nous ne parlons pas du prétendu magicien cher à la légende musulmane aussi bien qu'au judaïsme rabbinique. Jg. M.

Salomon et le jéhovisme.

De la destinée de Salomon se dégage un enseignement religieux qu'il faut retenir. Pourquoi Salomon, qui commença si bien, finit-il si mal ? D'où vient que ses échecs n'ouvrirent pas les yeux de la postérité et que l'histoire juive, après le silence de la période deutéronomique, exalta sa gloire et l'amplifia dans la mesure même où le sacerdoce d'Israël s'éloignait de la religion des prophètes ? Tout cela s'explique par l'attitude de Salomon vis-à-vis du jéhovisme (voir Yahvé). Car le jéhovisme révélé au Sinaï, prêché par Moïse et par ses successeurs les prophètes, avait inauguré dans le monde l'adoration du Dieu unique, vivant et moral qui s'est choisi un peuple destiné à répandre parmi les hommes la religion du culte en esprit. Ce culte devait peu à peu se dégager des intérêts d'une nation et régner sur les âmes. Son impérialisme, pour devenir universel et éternel, devait répudier toute suprématie temporelle. Position haute et difficile, malaisément conciliable avec la royauté d'ici-bas. Voilà pourquoi Samuel appréhendait si fort l'élection de Saül et pourquoi les prophètes, authentiques représentants du pouvoir spirituel de Jéhovah, eurent presque toujours maille à partir avec la cour. Déjà David, enivré par ses victoires, veut bâtir un temple à son Dieu, annexant ainsi ce Dieu à son royaume. Un prophète lui est envoyé pour lui dire que Jéhovah n'a jamais demandé de maison matérielle, de temple national. Son temple, c'est l'homme, et, dans l'espèce, la maison vivante de David, sa postérité fidèle. Salomon ne l'entend pas ainsi. Il n'a pas la piété de son père ; il ne se repent pas comme David, et sa fortune ne profite qu'à lui, non à son peuple. Dans la gloire de Jéhovah, il cherche sa propre gloire. Il veut, par un temple qu'il est incapable de bâtir mais que les païens lui bâtiront, lier la fortune politique de la dynastie à la puissance de Jéhovah. « Il s'est efforcé de doubler la domination spirituelle de son peuple de l'hégémonie matérielle. Il n'a pas réussi. Et il ne pouvait pas y réussir, car la greffe qu'il a voulu administrer au vieil arbre juif était empoisonnée » (N. Politis, préface du Salomon de M me G.R. Tabouis, 1935). En effet, l'impérialisme temporel est fondé sur la force, l'intolérance, il ne peut s'accorder avec l'impérialisme spirituel qui règne par la persuasion. En agissant comme il l'a fait, Salomon, loin d'assurer l'avenir politique du peuple élu, a montré combien l'impérialisme temporel était périssable. Il mourut déconsidéré et ruiné. Son vaste empire ne lui survécut pas. Les prophètes désertèrent Jérusalem pour un temps. Le schisme qui poussa aux invasions étrangères, les luttes fratricides et l'infidélité des monarques imitateurs de Salomon aboutirent à la destruction des deux royaumes: Israël et Juda. Ce ne fut qu'après leur ruine, quand le temple de Salomon eut été détruit, emportant avec lui les espoirs d'hégémonie temporelle, que le dernier des grands prophètes, le 2 e Esaïe, s'éleva aux accents universalistes qui introduisirent les paroles du Christ: «L'heure vient où ce n'est ni sur cette montagne, ni à Jérusalem que vous adorerez le Père, car Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l'adorent, l'adorent en esprit et en vérité.)> Un deuxième temple fut construit, et les jours vinrent où les Juifs, cherchant la consolation de leur infortune dans les gloires du passé d'Israël, représentèrent Salomon comme le roi de renommée universelle. L'orgueil pharisaïque, le messianisme juif ne se réclament pas du somptueux bâtisseur, mais sont imprégnés de son esprit. Le deuxième temple fut détruit ; un troisième s'éleva, et dans l'ombre de ce troisième temple fut ourdi le complot qui tua Jésus. Encore ici l'oeuvre était périssable. Dans le siècle même de Jésus, ce troisième temple périt dans les flammes, tandis que la prédication de saint Paul avait déjà porté « jusqu'au terme de l'Occident » (Clément de Rome) l'Évangile de l'Esprit. Plus tard, quand le Pape, grisé par le triomphe du christianisme, reprendra l'utopie orgueilleuse de réunir le pouvoir temporel et le pouvoir spirituel, il échouera à son tour devant l'insurmontable obstacle contre lequel s'était brisé, à l'aurore du jéhovisme, le rêve salomonien. Alex. W.

- Pour le portique de Salomon, voir Temple

- Pour les serviteurs de Salomon, voir Néthiniens.

Vous avez aimé ? Partagez autour de vous !


Ce texte est la propriété du TopChrétien. Autorisation de diffusion autorisée en précisant la source. © 2022 - www.topchretien.com

Les cookies Google maps ne sont pas activés.


Pour voir cette carte modifiez vos préférences, acceptez les cookies GoogleMap et revenez ici.
Voir mes préférences

  • Contenus
  • Versions
  • Commentaires
  • Strong
  • Dictionnaire
  • Versets relatifs
  • Carte
  • Versets favoris

Pour ajouter un favori, merci de vous connecter : Se connecter

Vous avez aimé ? Partagez autour de vous !

Créer un verset illustré

Logo TopChrétien carré

Télécharger l'image

Choisissez une image

Personnalisez le verset

Alignement : | | | Haut | Milieu | Bas

Taille :

Couleur :

Police :

Personnalisez la référence

Couleur :

Police :

Taille :

De légères variations de mise en page peuvent apparaitre sur l'image téléchargée.

Versets relatifs

    • Exode 1

      1

      Le livre de l'Exode relate la formation des enfants d'Israël, en tant qu'église et nation. Jusqu'ici, nous avons vu la vraie religion, au sein de la vie domestique, maintenant, nous allons commencer à voir ses effets sur la destinée des royaumes et des nations. « Exode » signifie « le départ » ; le principal événement mentionné est le départ d'Égypte du peuple d'Israël et la fin de l'esclavage égyptien ; cela confirme simplement l'accomplissement de plusieurs promesses et prophéties faites à Abraham et à sa descendance ; l'exode préfigure aussi l'état de l'église, dans le désert de ce monde, jusqu'à son arrivée dans le merveilleux pays de Canaan, le repos Éternel.

      Les enfants d'Israël croissent en Égypte, Après la mort de Joseph. (Exode 1:8-14)
      Ils sont opprimés, Mais se multiplient extraordinairement. (Exode 1:1-7)
      La tuerie des enfants. (Exode 1:15-22)

      Pendant plus de deux cents ans, alors qu'Abraham, Isaac, et Jacob vivaient librement, les Hébreux se sont accrus Progressivement ; il y eut seulement soixante-dix personnes environ qui sont entrées en Égypte. Et là, en un nombre à peu près identique d'années, malgré l'esclavage cruel, les Hébreux devinrent une grande nation. Cette croissance merveilleuse était conforme à la promesse faite il y a bien longtemps à leurs pères. Bien que l'accomplissement des promesses de Dieu soit parfois long à voir le jour, il est inexorable.
      8 La terre d'Égypte est devenue pour Israël une maison d'esclavage. Le lieu où nous avons été heureux, peut rapidement devenir l'endroit de notre affliction; cela peut nous amener à la Croix, de laquelle nous pouvons attendre tout soulagement. Il faut cesser de se confier en l'homme, et ne pas dire de n'importe quel endroit : « C'est un paradis, c'est un lieu de repos ». Tous ceux qui ont connu Joseph, l'ont aimé, et étaient courtois avec ses frères, dans leur propre intérêt ; mais les services, les plus utiles qu'un homme puisse rendre à d'autres, sont vite oubliés après sa mort. Nous devrions rechercher avec zèle à servir Dieu et à aimer notre prochain, quel qu'il soit, en oubliant notre propre personne et en nous consacrant à l'amour des autres. La vexation d'Israël envers les Égyptiens se manifestait par leur prospérité.

      Il n'y a rien de plus détestable pour un homme mauvais, que la prospérité du juste.

      Les Égyptiens ont eu peur que les enfants d'Israël soient tentés de rejoindre l'ennemi, pour ensuite quitter le pays. La méchanceté est lâche et injuste ; elle rend craintif l'homme, sans raison, et le pousse à se sauver alors que personne ne le poursuit. La sagesse humaine n'est parfois que sottise, elle côtoie souvent le péché. Le peuple de Dieu était assujetti à des chefs de corvée, qui les chargeaient non seulement de lourds fardeaux, mais qui ne cherchaient qu'à les affliger. Ces chefs ont non seulement forcé le peuple à servir pour le bénéfice de Pharaon, mais ils ont fait en sorte que leurs vies soient vraiment amères. Les Israélites se sont merveilleusement accrus. Le christianisme croît davantage quand il est persécuté : le sang des martyrs était la semence de l'église. Les Égyptiens, en prenant position contre le Seigneur et Son peuple, Israël, n'ont fait que se leurrer, et finirent par se placer dans une situation des plus humiliante.

      15 Les Égyptiens ont essayé de détruire Israël en massacrant ses enfants. L'inimitié qui existe entre la postérité du serpent et celle de la femme, ôte tout sentiment de pitié envers les hommes. Il est clair que les Hébreux étaient alors sous une bénédiction particulière. Nous pouvons constater que les services rendus au peuple d'Israël sont souvent récompensés par une faveur divine. Pharaon a donné l'ordre de tuer tous les enfants mâles des Hébreux. L'ennemi, par l'intermédiaire du Pharaon, a tenté de détruire l'église, même si celle-ci n'était que dans un état embryonnaire ; il a essayé d'étouffer toute tentative de salut pour l'homme. Il serait souhaitable que ceux qui désirent la vie éternelle, soient effrayés par leur péché et s'adressent, avec ferveur, directement au Seigneur, afin de pouvoir survivre.

      Lévitique 2

      1

      L'offrande de farine. (Lévitique 2:1-11)
      L'offrande des premiers fruits. (Lévitique 2:12-16)

      Les offrandes de fleur de farine peuvent, dans un certain sens, être une image de Christ : Dieu nous a en effet présenté Jésus, comme étant le Pain de vie, pour nos âmes ; cela souligne aussi notre obligation de reconnaissance envers Dieu, ainsi que la pratique des bonnes œuvres, pour les bienfaits de Sa Providence. Le terme de « gâteau » était, et est toujours actuellement utilisé pour définir plusieurs sortes de mets. La plus grande partie de cette offrande était destinée à être consommée, à titre de nourriture et non brûlée. Les offrandes de gâteau ont été décrites après celles qui devaient être brûlées : si nous ne portons aucun intérêt au sacrifice de Jésus-Christ et si notre cœur n'est pas consacré à Dieu, aucune offrande de notre part, ne peut être acceptée par Lui.

      Le levain est le symbole de l'orgueil, de la malice et de l'hypocrisie ; le miel représente quant à lui, le plaisir sensuel. Le « levain » est en opposition directe avec l'humilité, l'amour et la sincérité, ces trois dernières choses étant approuvées par Dieu ; elles poussent les hommes à l'exercice de la piété et à la pratique des bonnes œuvres.

      Christ, dans Son sacrifice, était totalement dénué des différents « attributs » du levain ; Sa vie de souffrance et Son agonie étaient en totale opposition avec les plaisirs du monde. Son peuple est appelé à Le suivre et à Lui ressembler.

      12 Le sel est présent dans toutes les offrandes. Dans ce texte, Dieu laisse entendre aux Israélites que vu leur état de cœur, leurs sacrifices sont sans « saveur ». Tous les actes pieux doivent âtre accomplis avec un esprit vénéré. Le christianisme est le « sel » de la terre. Des instructions sont données au sujet de l'offrande des prémices. Si, après avoir eu une bonne récolte, un homme, dans un esprit de reconnaissance à Dieu, décide de Lui présenter une offrande, il doit alors Lui apporter ses premiers épis. Quelque soit l'offrande faite à Dieu, elle doit être composée de ce qu'il y a de meilleur, même si dans le cas du peuple d'Israël, certains épis n'étaient pas encore tout à fait mûrs. De l'huile et de l'encens devaient être ajoutés à cette offrande. La sagesse et l'humilité doivent agrémenter l'âme et le service des jeunes, afin de les rendre « agréables », par leurs « prémices », aux yeux de Dieu. Ce Dernier aime des premiers fruits de l'Esprit ainsi que la manifestation d'une piété et d'un engagement précoces.

      Le saint Amour divin est le « feu » par lequel toutes nos offrandes doivent être consumées. L'encens qui devait accompagner les offrandes, est une image de la médiation et de l'intercession de Christ, par Lequel, tout notre service pieux est agréé. Si toutes les ordonnances de ce texte sont aujourd'hui obsolètes, nous devons bénir Dieu de nous les avoir laissées dans Sa Parole.

      Toute cette excellence, dans les offrandes de l'époque, se retrouve en Christ, dans Son œuvre de Médiateur qui elle, est toujours d'actualité ! Notre dépendance à Son égard doit être entière : nous ne devons pas quitter Christ des yeux dans tout ce que nous accomplissons, si nous voulons que notre piété soit agréée par Dieu.

      Néhémie 3

      Psaumes 72

      1

      David commence par prier en faveur de Salomon. (Psaumes 72:1)
      Il dresse une prophétie relative à son règne glorieux Puis, ensuite au sujet du royaume Messianique. (Psaumes 72:2-17)
      Louange à Dieu. (Psaumes 72:18-20)

      Le sujet de ce psaume, axé au début sur Salomon, s'adresse surtout clairement à Christ. Salomon était à la fois le roi et le fils du roi ; son père, proche de Dieu, désirait que la sagesse divine repose sur son fils, à l'image du futur royaume de Christ. C'est là, la prière d'un père pour son fils ; la bénédiction désirée par un mourant ; la meilleure chose que nous puissions demander pour nos enfants est que Dieu leur donne toute sagesse et toute grâce dans la connaissance et la pratique de leur devoir.
      2 Ce texte est une prophétie sur le futur royaume de Christ ; beaucoup de versets ne s'appliquent pas ici qu'au règne de Salomon. L'administration du royaume de ce dernier n'était marquée, au début, que par la droiture et la paix ; mais la fin de son règne se caractérisa par différents problèmes et par plusieurs déviations. Le royaume ici mentionné a une durée semblable à celle du soleil, en contraste avec celui de Salomon qui a connu une fin assez rapide. Même le peuple juif comprit qu'il s'agissait du royaume messianique. Notez bien les promesses à la fois précieuses et grandioses qui sont faites ici ; elles n'auront leur plein accomplissement que lors de l'avènement du royaume de Christ.

      Les discordes et disputes dans les familles, les églises et les nations, cesseront. La loi de Christ, gravée dans les cœurs, prédisposera les hommes à être honnêtes et justes, à honorer leurs engagements ; pareillement, les hommes seront disposés à vivre dans l'amour et à générer une abondance de paix. La sainteté et l'amour seront établis pendant toute la durée de ce royaume. Alors que notre monde et la vie actuelle sont sujets aux perpétuels changements qui, soit disant, les améliorent, le royaume de Christ sera parfait et autonome. Il couvrira le monde, par la grâce et le Saint-Esprit, comme le ferait une ondée bienfaisante sur l'herbe tendre ; non pas sur celle qui est coupée, mais celle qui vit, qui croît et qui peut encore produire. Son évangile a été ou sera prêché à toutes les nations. Bien qu'Il n'ait besoin de personne, Christ doit être servi à la perfection. Ceux qui possèdent la richesse de ce monde doivent s'en servir pour Christ et l'investir dans la pratique du bien. Les prières Lui seront adressées ; quelles que soient les demandes que nous adressons au Père, elles doivent être adressées au nom du Fils. Les louanges Lui seront offertes : nous sommes sous la plus haute obligation de les Lui adresser. Christ, et seulement Lui, sera craint par toutes les générations. Jusqu'à la fin des temps et pendant toute l'éternité son Nom sera adoré. Toutes les nations Le béniront !

      18 On nous invite dans ce psaume à louer Dieu, au travers de Christ, pour tout ce qu'Il a fait pour nous en Son Nom. David dresse une prière fervente pour l'accomplissement de cette prophétie et de cette promesse.

      Quelle tristesse de penser à quel point le monde est avare de toute reconnaissance divine, de toute contemplation de la merveilleuse nature qui l'entoure. Puissions-nous, comme David, nous soumettre à l'autorité de Christ et partager les richesses de Sa droiture et de Sa paix. Puissions-nous Le louer pour Sa merveilleuse compassion des âmes. Puissions-nous utiliser les jours qui nous sont donnés et ce jusqu'à la fin de notre vie, à prier pour que l'évangile soit diffusé.

      Psaumes 127

      1

      La valeur des bénédictions divines.

      Soyons toujours bien attentifs quant à la providence qui nous entoure. Dans toutes les affaires de la famille, nous devons placer Dieu devant nous.

      - Pour fonder une famille : si Dieu n'est pas remercié, nous n'avons aucune raison d'attendre Ses bénédictions en retour ; nos plans les plus élaborés seront tous vains s'ils ne Lui sont pas confiés. - Pour la sécurité d'une famille ou d'une ville. À moins que le Seigneur ne garde la ville, les sentinelles, même éveillées la gardent en vain ; les fautes peuvent parfois être rapidement mises au jour, même si l'on a tenté rapidement de les étouffer. - Pour enrichir une famille. Certains sont si attirés par le gain, qu'ils sont continuellement aux aguets de la moindre opportunité, ce qui les perturbe dans leur paix intérieure ; leur vie est un véritable fardeau. Tout est opéré en vue du gain d'argent, mais ce ne sont que des choses vaines ; il en est différemment pour ceux qui prospèrent sous le regard de Dieu: Ceux qui aiment le Seigneur et qui n'hésitent pas à Lui confier leurs projets courent au succès, sans connaître l'échec ou la vexation.

      Notre devise devrait être de nous confier en l'amour de Dieu ; notre chemin sera alors plus facile, même si nous sommes vulnérables ici-bas. Nous devons toutefois être appliqués dans toutes nos tâches. Les enfants sont un cadeau de Dieu, un héritage et une récompense ; ils doivent être considérés comme des bénédictions et non comme des fardeaux : si nous Lui faisons confiance, Celui qui a créé les bouches saura envoyer la viande nécessaire pour la nourriture. Dieu est un support réel pour la famille, un grand défenseur. Les jeunes enfants peuvent être élevés sous la droiture des commandements divins, ils pourront ainsi se préparer à Son service ; mais s'ils sont livrés au monde, ils sont comme des flèches que l'on ne peut plus maîtriser, il est alors trop tard pour les diriger. Ces flèches que l'on manie transpercent parfois le cœur, ce qui chagrine les parents chrétiens. De plus, si ces jeunes sont enseignés dans les voies du Seigneur, ils cherchent la sanctification au fil des années, ils ont à l'esprit leurs obligations à l'égard de leurs parents, en les entourant de soin dans leur vieillesse. Tous les encouragements terrestres sont incertains, mais le Seigneur, quant à Lui, réconforte et bénit ceux qui le servent ; ceux qui sont en quête des âmes perdues contempleront leurs enfants spirituels avec joie et ils auront leur couronne, au jour du Seigneur.

      Cantique 6

      Actes 3

    • Exode 1

      1 Voici les noms des fils d’Israël, venus en Égypte avec Jacob ; chacun vint avec sa famille :
      2 Ruben, Siméon, Lévi, Juda,
      3 Issacar, Zabulon, Benjamin,
      4 Dan, Nephthali, Gad et Aser.
      5 Les personnes issues de Jacob étaient au nombre de soixante-dix en tout. Joseph était alors en Égypte.
      6 Joseph mourut, ainsi que tous ses frères et toute cette génération-là.
      7 Les Israélites furent féconds, proliférèrent, se multiplièrent et devinrent de plus en plus puissants. Et le pays en fut rempli.
      8 Un nouveau roi vint à régner sur l’Égypte, lequel n’avait pas connu Joseph.
      9 Il dit à son peuple : Voilà le peuple des Israélites qui est plus nombreux et plus puissant que nous.
      10 Allons ! montrons-nous habiles à son égard, de peur qu’il ne se multiplie, car s’il survenait une guerre, il se joindrait à ceux qui nous haïssent pour nous combattre et sortir ensuite du pays.
      11 Alors, on établit sur lui des chefs de corvées afin de l’accabler de travaux pénibles. C’est ainsi qu’il bâtit pour le Pharaon des villes d’approvisionnement : Pitom et Ramsès.
      12 Mais plus on l’accablait, plus il se multipliait et s’accroissait ; et l’on eut de l’aversion pour les Israélites.
      13 Alors les Égyptiens assujettirent les Israélites à une servitude rigoureuse.
      14 Ils leur rendirent la vie amère par un rude travail avec l’argile et les briques, et tout le travail des champs, c’est-à-dire par tout le travail auquel on l’asservissait avec rigueur.
      15 Le roi d’Égypte parla aussi aux sages-femmes des Hébreux, nommées : l’une Chiphra et l’autre Poua.
      16 Il leur dit : Quand vous accoucherez les femmes des Hébreux et que vous les verrez sur les sièges, si c’est un garçon, faites-le mourir ; si c’est une fille, elle pourra vivre.
      17 Mais les sages-femmes craignaient Dieu et n’agissaient pas comme le leur avait dit le roi d’Égypte ; elles laissaient vivre les enfants.
      18 Le roi d’Égypte appela les sages-femmes et leur dit : Pourquoi avez-vous agi ainsi et avez-vous laissé vivre les enfants ?
      19 Les sages-femmes répondirent au Pharaon : c’est que les femmes des Hébreux ne sont pas comme les femmes égyptiennes ; elles sont pleines de vie et accouchent avant l’arrivée de la sage-femme.
      20 Dieu fit du bien aux sages-femmes ; et le peuple se multiplia et devint très puissant.
      21 Parce que les sages-femmes avaient eu la crainte de Dieu, Dieu fit prospérer leurs familles.
      22 Alors le Pharaon donna cet ordre à tout son peuple : vous jetterez dans le Nil tout garçon qui naîtra, mais vous laisserez vivre toutes les filles.

      Lévitique 2

      1 Si quelqu’un présente en oblation à l’Éternel une offrande, son oblation sera de fleur de farine ; il versera de l’huile dessus et il y ajoutera de l’encens.
      2 Il l’apportera aux sacrificateurs, fils d’Aaron ; il prendra une pleine poignée de cette fleur de farine, arrosée d’huile, avec tout l’encens, et le sacrificateur brûlera cela sur l’autel comme mémorial. C’est une (offrande) consumée par le feu, d’une agréable odeur à l’Éternel.
      3 Ce qui restera de l’offrande sera pour Aaron et pour ses fils ; c’est une portion très sainte des sacrifices consumés par le feu devant l’Éternel.
      4 Si tu présentes en oblation une offrande de ce qui est cuit au four, (qu’on se serve) de fleur de farine, et que ce soient des gâteaux sans levain, pétris à l’huile et des galettes sans levain arrosées d’huile.
      5 Si ton oblation est une offrande cuite à la poêle, elle sera de fleur de farine pétrie à l’huile, sans levain.
      6 Tu la rompras en morceaux et tu verseras de l’huile dessus : c’est une offrande.
      7 Si ton oblation est une offrande cuite sur le gril, elle sera faite de fleur de farine pétrie à l’huile.
      8 Tu apporteras l’offrande qui sera faite avec ces produits à l’Éternel ; elle sera présentée au sacrificateur, qui la mettra près de l’autel.
      9 Le sacrificateur en prélèvera ce qui doit être offert comme mémorial et le brûlera sur l’autel. C’est une offrande consumée par le feu d’une agréable odeur à l’Éternel.
      10 Ce qui restera de l’offrande sera pour Aaron et pour ses fils ; c’est une portion très sainte des sacrifices consumée par le feu devant l’Éternel.
      11 Aucune des offrandes que vous présenterez à l’Éternel ne sera faite avec du levain ; car vous ne brûlerez rien qui contienne du levain ou du miel parmi les (offrandes) consumées par le feu devant l’Éternel.
      12 Vous pourrez en offrir à l’Éternel comme oblation de prémices ; mais il n’en sera pas présenté sur l’autel comme (offrande d’une) agréable odeur.
      13 Tu mettras du sel sur toutes tes offrandes en oblation, tu ne laisseras pas ton offrande manquer de sel de l’alliance de ton Dieu ; sur toutes tes oblations tu présenteras du sel.
      14 Si tu fais à l’Éternel une offrande de prémices, tu présenteras des épis rôtis au feu, du blé nouveau broyé, comme offrande de tes prémices.
      15 Tu verseras de l’huile dessus et tu mettras de l’encens ; c’est une offrande.
      16 Le sacrificateur brûlera comme mémorial une portion du grain broyé et de l’huile avec tout l’encens. C’est une (offrande) consumée par le feu devant l’Éternel.

      Néhémie 3

      16 Derrière lui Néhémie, fils d’Azbouq, chef de la moitié du district de Beth-Tsour, travailla aux réparations jusque vis-à-vis des tombeaux de David, jusqu’à l’étang artificiel et jusqu’à la maison des héros.
      19 et à côté de lui Ézer, fils de Josué, chef de Mitspa, répara un autre secteur, vis-à-vis de la montée de l’arsenal, à l’encoignure.

      Psaumes 72

      1 De Salomon. O Dieu, donne tes jugements au roi Et ta justice au fils du roi !
      2 Il jugera ton peuple avec justice Et tes malheureux selon le droit.
      3 Les montagnes porteront la paix pour le peuple, Et les collines (aussi) par la justice.
      4 Il fera droit aux malheureux du peuple Il sauvera les fils du pauvre Et il écrasera l’oppresseur.
      5 On te craindra, tant que subsistera le soleil, Tant que paraîtra la lune, de génération en génération.
      6 Il descendra comme une pluie qui tombe sur un terrain fauché, Comme des ondées qui arrosent la terre.
      7 En ses jours, le juste fleurira, Et la paix abondera jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de lune.
      8 Il dominera d’une mer à l’autre, Et du fleuve aux extrémités de la terre.
      9 Devant lui, les habitants du désert fléchiront le genou, Et ses ennemis lécheront la poussière.
      10 Les rois de Tarsis et des îles apporteront des offrandes, Les rois de Saba et de Seba offriront des présents.
      11 Tous les rois se prosterneront devant lui, Toutes les nations le serviront.
      12 Car il délivrera le pauvre qui crie Et le malheureux qui n’a point d’aide.
      13 Il aura pitié du faible et du pauvre, Il sauvera la vie des pauvres ;
      14 Il rachètera leur vie de la fraude et de la violence, Et leur sang aura du prix à ses yeux.
      15 On vivra et on lui donnera de l’or de Saba ; On priera pour lui sans cesse, on le bénira tout le jour.
      16 Il y aura abondance de blé dans le pays. Au sommet des montagnes son fruit frémira comme le Liban. Les hommes fleuriront en ville comme l’herbe de la terre.
      17 Son nom subsistera toujours, Aussi longtemps que le soleil, son nom se perpétuera. Par lui on se bénira mutuellement, Toutes les nations le diront heureux.
      18 BÉNI SOIT L’ÉTERNEL DIEU, LE DIEU D’ISRAËL, QUI SEUL FAIT DES MIRACLES !
      19 BÉNI SOIT A JAMAIS SON NOM GLORIEUX ! QUE TOUTE LA TERRE SOIT REMPLIE DE SA GLOIRE ! AMEN ! AMEN !
      20 Fin des prières de David, fils d’Isaï.

      Psaumes 127

      1 Cantique des montées. De Salomon. Si l’Éternel ne bâtit la maison, Ceux qui la bâtissent travaillent en vain ; Si l’Éternel ne garde la ville, Celui qui la garde veille en vain.
      2 En vain vous levez-vous matin, vous couchez-vous tard, Et mangez-vous le pain d’affliction ; Il en donne autant à son bien-aimé pendant qu’il dort.
      3 Voici que des fils sont un héritage de l’Éternel, Le fruit des entrailles est une récompense.
      4 Comme les flèches dans la main d’un héros, Ainsi sont les fils de la jeunesse.
      5 Heureux l’homme qui en a rempli son carquois ! Ils n’auront pas honte, Quand ils parleront avec des ennemis à la porte.

      Cantique 6

      8 Les reines sont soixante, Les concubines quatre-vingts, Les jeunes filles sont innombrables.

      Actes 3

      11 Comme il ne quittait pas Pierre et Jean, tout le peuple stupéfait accourut vers eux, au portique appelé de Salomon.
Update Required To play the media you will need to either update your browser to a recent version or update your Flash plugin pour Firefox & Safari - Flash plugin pour Opera & Chrome.