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SAMUEL (livres de)

1.

Nom et contenu.

Les 31 chap, de 1 Samuel et les 24 chap, de 2 Samuel formaient, à l'origine, un seul livre, le 3 e des Nebîyim rtchônim : les notes massorétiques relatives aux 55 chap, se trouvent à la fin de 2 Samuel. Ce sont les LXX qui ont réparti cette matière en deux sections, qu'ils n'appellent pas « livres de Samuel » mais « 1er et 2 e livres des Règnes » (Vulgate : des Rois), tandis que leurs 3 e et 4 e livres des Règnes correspondent à nos 1 er et 2 e livres des Rois. Dès le XVI e siècle (Bible de Bomberg, 1517), la subdivision grecque a passé dans la Bible hébraïque qui a, par contre, gardé l'appellation 1 et 2 Samuel.

1Sa nous raconte l'histoire de Samuel, l'institution de la royauté, le règne de Saül, les heurs et malheurs de David jusqu'à la mort de Saül à la bataille de Guilboa. 2Sa est la chronique, avec ses rayons et ses ombres, de la vie de David, d'abord roi de Juda à Hébron, puis de tout Israël à Jérusalem où il installe l'arche et projette de construire un temple.

2.

Composition.

Le titre : livre de Samuel, veut souligner le prestige de cet homme et non le désigner comme auteur ; cet ouvrage est en réalité formé d'éléments provenant de sources, d'époques et d'inspiration différentes, combinés par des rédacteurs successifs.

Cette pluralité de sources est attestée par l'attitude différente que prennent à l'égard de la royauté les chap. 9ss d'une part, de l'autre le chap. 8 ; puis par les incohérences, les contradictions et les répétitions assez nombreuses du récit ; comp., par ex., 1Sa 16:18,21 avec 1Sa 17:39 ; puis 1Sa 16:18 et 1Sa 17:32 s avec 1Sa 17:55-58 ; puis 1Sa 20 avec 1Sa 23:14,18 ; puis 1Sa 23:19-24 23 avec 1Sa 26, etc. L'étude de ce texte a déterminé l'existence de trois, même de quatre courants de tradition auxquels les rédacteurs successifs de notre livre de Sam. ont puisé. L'accord ne règne pas sur tous les points. En tenant compte de cette réserve, voici comment se répartissent, à notre sens, nos 55 chapitres :

Le plus ancien courant de tradition a fourni le noyau principal, soit : 1Sa 9:1-10,16 11:13 16:14-23 18:6-8 20:1-3,18-39 21:1-7 22:1 23:1-14,19-28 24:1-23 1Sa 24 à 1Sa 31 2Sam 1:1-4,11,19-27 chap. 2 à 6 avec adjonctions, 2Sa 8:7,10-13,18 2Sa 9 à 20, (sauf 2Sa 12:10,12) peut-être 2Sa 21 et 2Sa 24.

A un document plus récent, quoique encore de l'époque prédeutéronomique, ont été empruntés : 1Sa 1 à 1Sa 7:1 (moins adjonctions ; cf. plus bas) ; 1Sa 15 1Sa 17:1-11,32-40,42-49,52-54 18:12-30 19:1-10 21:8-10, peut-être 1Sa 26 et 1Sa 28:3-25 (cf. ci-dessus), 2Sa 1:5-10,13-18 21:15-22 23:8-39.

Les passages 1Sa 7:2-8:22 10:17,27 12:1-13:1 sont d'une autre provenance ; on y sent l'influence du Deutéronome et ils se distinguent par leur hostilité à la royauté. C'est peut-être la même main qui a écrit 2Sa 7 : les idées, sinon la langue, sont celles du VII e siècle et la préoccupation messianique qui s'y affirme trahit l'influence des prophètes.

Restent certains morceaux, blocs erratiques de provenances diverses souvent impossibles à fixer ; ainsi 1Sa 2:1-10-27-36 16:1-13 17:12-31,41,50,55-58 18:1-5,9-11 19:11-24 20:1,4-17 21:11-16 23:15-18 2Sa 8:1-6,11 2Sa 22 2Sa 23:1-7.

3.

Sources.

Retrouvons-nous peut-être, ici, la suite des chroniques du Pentateuque ? Budde, L. Gautier, Kittel, Wellhausen partiellement n'hésitent pas à attribuer de grands fragments de notre livre à J ou JE (combinaison de J et E). Il semble toutefois plus naturel d'y voir l'oeuvre de conteurs indépendants, quoique animés du même esprit.

La source la plus ancienne, et qui a fourni la plus grande partie de notre texte, racontait les fastes d'Israël à partir de l'institution de la royauté, don de JHVH à son peuple, jusqu'à la mort de David (1Ro 1 et 2). Elle est remarquable par la simplicité et le naturel de ses récits, par la vie qu'elle sait donner à ses héros et par le seul souci de raconter leurs exploits à leur gloire, à celle de JHVH et pour le plaisir des lecteurs. La chronique du règne de David contient les meilleures pages de toute la littérature historique de l'A.T. : la beauté de la langue, l'impartialité de l'exposé, la noble indépendance dont elle fait preuve à l'égard du roi la mettent hors de pair. --Moins parfaits peut-être mais toujours intéressants, parfois poignants, les récits de la rencontre de Samuel avec Saül, de David et d'Abigaïl, des derniers jours de Saül sont parmi les meilleurs de toutes les littératures. Cette chronique date du IX e siècle., d'un temps où, une nouvelle conception religieuse du monde et de l'histoire ne s'étant pas encore imposée, les vieux récits gardaient toute leur vigueur et tout leur relief. --On a proposé de la désigner tantôt par la lettre S (Saül) d'un bout à l'autre (H.P. Smith, Löhr, Nowack), appellation commode mais étrange puisqu'elle s'occupe surtout de David ; tantôt Da (Kittel, Wellhausen), là où elle parle du grand roi ; tantôt J (Budde), comme dans le Pentateuque.

La deuxième source apparaît surtout dans l'histoire de Samuel. Si les matériaux qu'elle utilise sont anciens, elle ne les présente plus comme le premier document, parce qu'elle est dominée par une autre préoccupation que celle de conserver les trésors du passé. Les événements sont là pour montrer le soin que JHVH a pris constamment de veiller sur Israël, comme aussi de lui procurer les hommes indispensables aux heures graves de son histoire. Ainsi nous sont racontés l'enfance de Samuel et les premiers conflits avec les Philistins, puis les rapports de Samuel avec Saül après la faute de ce dernier. Cette source, où apparaît le pragmatisme religieux et moral des prophètes, date du VIII e siècle au plus tôt. Ce caractère particulier n'enlève rien à la valeur ni à la beauté de mainte page, comme 1Sa 3 (vocation de Samuel), 4 (défaite d'Israël et mort d'Héli), etc. Budde et Gautier y voient la continuation de la source E du Pentateuque ; d'autres la désignent de préférence par les lettres SS (Samuel-Saül).

L'école deutéronomique a fourni à notre livre 1Sa 7:2-8:22, puis 12 et d'autres fragments plus courts. Ici surtout l'histoire, qui est la servante de la prédication, doit montrer comment l'oubli de JHVH conduit infailliblement au malheur, l'obéissance à JHVH à la prospérité. Peuple et individus sont les acteurs d'un drame qui doit se réaliser dans un nombre déterminé d'années ; d'où les indications chronologiques, très précises mais factices.

Il faut user avec circonspection de ces documents-là, dont une étude attentive dégagera seule les éléments que l'historien pourra utiliser.

Quant aux autres fragments, ils proviennent des derniers rédacteurs de notre livre qui l'ont complété par des récits légendaires et édifiants où l'histoire n'a rien à voir, par des hymnes attribués à David, etc., empruntés à des oeuvres disparues, parfois anciennes.

4.

Rédaction.

Donnons au moins une preuve de ces rédactions successives. Pour l'auteur de 1Sa 14:47-51, l'activité de Saül est terminée, et cette note est nécessaire après celle de son rejet : (1Sa 13:7,15) il ne savait donc rien ou ne voulait rien savoir de toute la fin de la carrière de ce prince et ne tenait nul compte de ce qui suit. Même remarque à propos de 2Sa 8, résumé de tout le règne de David. Chose curieuse, les versets 16,18 se retrouvent, presque identiques, 2Sa 20:23,26, comme si le rédacteur de ce dernier morceau avait voulu reprendre le fil de la narration interrompu au ch. 8. Or l'interruption c'est l'adjonction, après coup, de nos ch. 9 à 20 que ce rédacteur a voulu conserver et qu'il a ajoutés ici.

Voici comment on peut reconstituer approximativement la confection du livre de Samuel.

(a) Un premier recueil s'est formé dans la période antérieure au Deutéronome ; les plus anciens récits, ceux du règne de David (2Sa 5-7 et 9-20), puis ceux du règne de Saül et de la jeunesse de David (1Sa 9-11 et 17ss) ont été mis par écrit au IX e siècle (910-850 av. J. -C, règnes d'Asa et de Josaphat). Les récits plus récents (2° source : 1Sa 1 à 1Sa 7 1 et 1Sa 15) datent de l'époque des prophètes Amos et Osée (800-750). Le rédacteur qui a combiné ces récits, dans la seconde moitié du VIII° siècle (750-700), rapporte les faits pour eux-mêmes et laisse à peine transparaître son dessein d'édifier ses lecteurs par le spectacle des hommes et des événements du passé.

(b) Pour rédiger l'ouvrage d'édification qu'il rêvait, un rédacteur de l'école deutéronomique (Rd) a repris ce livre et n'a pas craint d'y faire des adjonctions (1Sa 2:27,36 7:2-8:22 10:12,27 1Sa 12,2Sa 7 etc.) ou des suppressions (2Sa 9 à 20), dont la dernière afin de laisser à la postérité l'image idéale de David. Mais il a complété son récit par les morceaux 2Sa 21:1,14 et 24. Cette rédaction est de l'exil (560 ou 550), contemporaine de celle qui fusionnait J et E pour le Pentateuque.

(c) Les vieilles chroniques où Rd avait puisé ne disparurent pas immédiatement, et un 3 e rédacteur en tira le tableau du règne de David, 2Sa 9-20, et peut-être aussi 1Sa 16:1,13, puis 19:11-24 et 21:11-16 qu'il réintroduisit dans sa nouvelle édition. Il faut le chercher dans les milieux sacerdotaux (Rp) qui, au V e siècle, mettaient l'histoire d'Israël en harmonie avec leurs principes religieux et ecclésiastiques. L'auteur du livre des Chroniques a eu sous les yeux cet ouvrage-là, et cela lui a permis d'éviter certaines répétitions qui encombrent le récit de 2 Samuel.

(d) Si cet auteur des Chron, (vers 300), qui ne craint rien moins que les intermèdes poétiques, (cf. 1Ch 16:8,36) avait trouvé 2 Sam, 22 et 23:1-7 dans le travail de Rp, il les aurait certainement reproduits dans son propre livre. Ils n'y étaient donc pas encore, et c'est un quatrième rédacteur qui, au cours du I siècle, a mis la dernière main à notre livre de Sam., en y ajoutant, entre autres, les passages qui manquent dans les LXX (cf. 1Sa 17 et 18), tel d'entre eux postérieur même à la traduction grecque.

Le texte hébreu du livre de Samuel est en mauvais état. Non seulement la version grecque est plus concise (1Sa 17 et 18, par ex., ont 88 versets dans l'hébr., 50 seulement dans les LXX), mais encore elle a été faite sur un original hébreu meilleur que celui que nous possédons : c'est dire son importance pour la reconstitution du texte primitif.

5.

Valeur religieuse et littéraire.

Elle est inégale. Les plus anciens récits, uniquement préoccupés de reproduire ce que la tradition orale leur fournissait, sont précieux par leur sincérité et leur naïveté : ils nous montrent les hommes tels qu'ils les voyaient ou tels que ! a piété nationale les façonnait : cette vérité, relative sans doute, leur paraissait suffire à la gloire de leurs héros comme à celle de JHVH lui-même. De même leur instrument d'expression est admirablement adapté à la matière qu'ils traitent ; la sincérité de leurs sentiments se retrouve dans leur langue et lui donne cette fraîcheur et ce naturel qu'on ne se lasse pas d'admirer.

La valeur religieuse des pages postérieures est beaucoup plutôt dans l'intention moralisante de l'auteur. La fin tragique de Saül n'est pas due aux contingences politiques ou militaires défavorables à Israël, mais à la désobéissance du prince à JHVH ; si la lutte contre Amalek, occasion de cette désobéissance, a certainement eu lieu, nul doute que notre auteur ne l'exploite à sa fantaisie pour les besoins de sa démonstration. L'enfance de Samuel ne peut avoir été celle de n'importe quel jeune Israélite : le rôle unique qu'il a joué est celui-là même en vue duquel JHVH l'a préparé dès avant sa naissance, et notre auteur utilise les détails conservés par la tradition, en les développant et en les embellissant. Pour lui, la volonté de servir ! a cause de Dieu et d'Israël, avec la conviction de le faire de cette façon, légitime des moyens qui nous paraissent discutables. --Les morceaux postérieurs, deutéronomiques et sacerdotaux, participent de l'esprit qui animait les cercles d'où ils sont sortis.

Inutile d'insister sur l'importance des récits du livre de Samuel pour l'histoire d'Israël : sans eux nous ne saurions rien de ces événements ni de ces hommes. Mais il faut admirer le génie et l'inspiration profonde des écrivains qui ont su faire de ces silhouettes lointaines des êtres parfaitement vivants et, mieux que cela, des serviteurs de Dieu dont la foi, comme les faiblesses, servent à l'édification des hommes de tous les temps. E. G.

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      Lévitique 3

      1 « Si quelqu’un veut offrir en sacrifice de communion un animal pris dans le troupeau de bœufs, il doit amener un taureau ou une vache sans défaut devant le SEIGNEUR.
      2 Il pose la main sur la tête de l’animal et il l’égorge à l’entrée de la tente de la rencontre. Alors les prêtres, fils d’Aaron, versent le sang sur tous les côtés de l’autel.
      3 Voici les morceaux qu’un des prêtres présente au SEIGNEUR et qu’il brûle pour lui : la graisse qui entoure les intestins et l’estomac,
      4 les deux reins avec la graisse qui les enveloppe et qui tient aux côtés de l’animal, enfin, la meilleure partie du foie. On l’enlève avec les reins.
      5 Les prêtres brûlent tout cela sur l’autel en plus du sacrifice complet placé sur le bois qui brûle. C’est un sacrifice brûlé, et sa fumée de bonne odeur plaît au SEIGNEUR.
      6 « Si quelqu’un offre au SEIGNEUR un animal pris parmi les moutons et les chèvres, en sacrifice de communion, il doit présenter un animal sans défaut, mâle ou femelle.
      7 Si c’est un agneau, il le conduit devant le SEIGNEUR.
      8 Il met la main sur la tête de l’animal et il l’égorge devant la tente de la rencontre. Alors les fils d’Aaron versent le sang sur tous les côtés de l’autel.
      9 Voici les parties grasses qu’un des prêtres présente au SEIGNEUR et qu’il brûle pour lui : toute la queue coupée près de la colonne vertébrale, toute la graisse qui entoure les intestins et l’estomac,
      10 les deux reins avec la graisse qui les enveloppe et qui tient aux côtés de l’animal, enfin, la meilleure partie du foie. On l’enlève avec les reins.
      11 Le prêtre brûle tout cela sur l’autel. C’est de la nourriture brûlée pour le SEIGNEUR.
      12 « Si quelqu’un offre un bouc ou une chèvre, il présente l’animal devant le SEIGNEUR.
      13 Il pose la main sur la tête de l’animal et il l’égorge devant la tente de la rencontre. Alors les fils d’Aaron versent le sang sur tous les côtés de l’autel.
      14 Voici les morceaux qu’un des prêtres présente au SEIGNEUR et qu’il brûle pour lui : la graisse qui entoure les intestins et l’estomac,
      15 les deux reins avec la graisse qui les enveloppe et qui tient aux côtés de l’animal, enfin, la meilleure partie du foie. On l’enlève avec les reins.
      16 Le prêtre brûle tout cela sur l’autel. C’est de la nourriture brûlée, un sacrifice à la fumée de bonne odeur. « Toutes les parties grasses sont pour le SEIGNEUR.
      17 C’est pourquoi vous ne mangerez jamais la graisse ni le sang d’un animal. C’est une règle pour toujours. Vous la respecterez de génération en génération, partout où vous habiterez. »

      Lévitique 8

      1 Le SEIGNEUR dit à Moïse :
      2 « Réunis Aaron et ses fils à l’entrée de la tente de la rencontre. Fais apporter les vêtements sacrés et l’huile de consécration. Fais amener le taureau du sacrifice pour recevoir le pardon des péchés, les deux béliers et le panier des pains sans levain.
      3 Ensuite, rassemble tout le peuple d’Israël à cet endroit. »
      4 Moïse obéit au SEIGNEUR : il réunit les Israélites à l’entrée de la tente de la rencontre.
      5 Alors Moïse dit à la communauté : « Maintenant, je vais faire ce que le SEIGNEUR a commandé. »
      6 Puis il demande à Aaron et à ses fils d’avancer. Il leur fait prendre un bain pour se rendre purs.
      7 Il met un premier vêtement à Aaron, il lui attache la ceinture. Il lui met le vêtement de dessus avec l’éfod qu’il attache dans son dos.
      8 Il place sur sa poitrine la pochette où il met les objets sacrés appelés Ourim et Toummim.
      9 Moïse pose le turban sur la tête d’Aaron et il fixe l’insigne de sa consécration. C’est un bijou en or en forme de fleur placé sur le devant du turban, comme le SEIGNEUR l’a commandé à Moïse.
      10 Moïse prend l’huile de consécration et il s’en sert pour consacrer la tente de la rencontre et tout ce qu’elle contient.
      11 Il lance sept fois un peu d’huile pour consacrer l’autel, tous ses ustensiles, le bassin des purifications et son support.
      12 Il consacre aussi Aaron en versant de l’huile sur sa tête.
      13 Ensuite, Moïse fait avancer les fils d’Aaron. Il leur met leurs vêtements et leurs ceintures, puis il leur pose une tiare sur la tête, comme le SEIGNEUR l’a commandé à Moïse.
      14 Il fait amener le taureau qui sera offert en sacrifice pour recevoir le pardon des péchés. Aaron et ses fils posent la main sur sa tête.
      15 Moïse égorge l’animal. Il prend du sang et il en met sur les coins relevés de l’autel pour le rendre pur. Puis il verse le reste du sang au pied de l’autel. Voilà comment Moïse consacre l’autel. Ensuite, celui-ci pourra servir aux sacrifices pour recevoir le pardon des péchés.
      16 Puis Moïse prend certains morceaux : toute la graisse qui enveloppe les intestins et l’estomac du taureau, la meilleure partie du foie, les deux reins avec la graisse qui les entoure et qui tient aux côtés de l’animal. Il brûle tout cela sur l’autel.
      17 Les restes du taureau, la peau, la viande et les intestins, on les jette au feu en dehors du camp, comme le SEIGNEUR l’a commandé à Moïse.
      18 Ensuite, Moïse fait amener le bélier qui sera offert en sacrifice complet. Aaron et ses fils posent la main sur la tête de l’animal.
      19 Moïse égorge le bélier et il verse son sang sur tous les côtés de l’autel.
      20 Puis il découpe l’animal en morceaux et il les brûle avec la tête et les parties grasses.
      21 Il lave les intestins, l’estomac et les pattes et il les brûle sur l’autel avec le reste du bélier. C’est un sacrifice complet, et sa fumée de bonne odeur plaît au SEIGNEUR. C’est un sacrifice brûlé, comme le SEIGNEUR l’a commandé à Moïse.
      22 Enfin, Moïse fait amener le deuxième bélier. Son sacrifice va marquer le moment où les prêtres commenceront leur service. Aaron et ses fils posent la main sur la tête du bélier.
      23 Moïse l’égorge. Il prend du sang et il en met au bas de l’oreille droite d’Aaron, sur le pouce de sa main droite et sur le pouce de son pied droit.
      24 Moïse fait avancer les fils d’Aaron. Il met du sang au bas de leur oreille droite, sur le pouce de leur main droite et sur le pouce de leur pied droit. Puis il verse le sang qui reste sur tous les côtés de l’autel.
      25 Ensuite, Moïse prend les parties grasses du bélier : la queue, la graisse qui enveloppe les intestins et l’estomac, la meilleure partie du foie, les deux reins avec la graisse qui les entoure, enfin, la cuisse droite.
      26 Dans le panier des pains sans levain placé devant le SEIGNEUR, Moïse prend un gâteau sans levain, un gâteau à l’huile et une galette. Il les met sur les morceaux gras et sur la cuisse droite.
      27 Il place tous ces dons dans les mains d’Aaron et dans les mains de ses fils. Il leur dit de les offrir au SEIGNEUR avec le geste de présentation.
      28 Ensuite, Moïse reprend ces offrandes de leurs mains et il les brûle sur l’autel, au-dessus du sacrifice complet. Voilà le sacrifice offert le jour où les prêtres commencent leur service. Sa fumée de bonne odeur plaît au SEIGNEUR.
      29 Alors Moïse prend la poitrine du bélier et il l’offre au SEIGNEUR avec le geste de présentation. Cette part du bélier offert le jour où les prêtres commencent leur service est pour Moïse. Le SEIGNEUR lui a donné cet ordre.
      30 Ensuite, Moïse prend l’huile de consécration et du sang qui est sur l’autel. Il en lance sur Aaron et sur ses vêtements, puis sur ses fils et sur leurs vêtements. Voilà comment Aaron, ses fils et leurs vêtements sont consacrés.
      31 Moïse dit à Aaron et à ses fils : « Faites cuire la viande du deuxième bélier à l’entrée de la tente de la rencontre. Vous la mangerez vous-mêmes à cet endroit, avec le pain préparé pour cette cérémonie, selon l’ordre que je vous ai donné.
      32 S’il reste de la viande ou du pain, vous les jetterez au feu.
      33 Vous resterez à l’entrée de la tente de la rencontre pendant sept jours. Vous ne partirez pas avant la fin du septième jour. En effet, la cérémonie qui marque le moment où vous allez commencer à servir le SEIGNEUR dure sept jours.
      34 Ce qu’on a fait aujourd’hui, le SEIGNEUR a commandé de le faire pour que vous receviez le pardon de vos péchés.
      35 Vous resterez donc à l’entrée de la tente de la rencontre, jour et nuit pendant ces sept jours. Vous obéirez à ce commandement du SEIGNEUR, sinon vous mourrez. Voilà ce que Dieu m’a commandé. »
      36 Aaron et ses fils font tout ce que le SEIGNEUR leur a commandé par l’intermédiaire de Moïse.

      1 Samuel 1

      1 À Rama-de-Souf, dans la région montagneuse d’Éfraïm, il y a un homme qui s’appelle Elcana. C’est un Éfraïmite. Il est fils de Yeroam et petit-fils d’Élihou, lui-même fils de Tohou et petit-fils de Souf.
      2 Elcana a deux femmes : Anne et Peninna. Peninna a des enfants, mais Anne n’en a pas.
      3 Chaque année, Elcana quitte Rama pour aller à Silo. Là, il adore le SEIGNEUR de l’univers et lui offre des sacrifices. Hofni et Pinhas, les deux fils d’Héli, sont prêtres du SEIGNEUR à Silo.
      4 Le jour où Elcana offre le sacrifice, il donne des morceaux de l’animal offert à sa femme Peninna. Il en donne aussi à tous ses fils et à toutes ses filles.
      5 Mais Elcana donne un morceau bien meilleur à Anne, parce qu’il l’aime beaucoup. Pourtant le SEIGNEUR ne lui a pas donné d’enfant.
      6 Peninna, l’autre femme, n’arrête pas de blesser Anne par ses paroles. Elle se moque d’elle, parce que le SEIGNEUR ne lui a pas donné d’enfant.
      7 Chaque année, c’est la même chose. Quand Anne va à la maison du SEIGNEUR, Peninna lui dit des paroles blessantes. Un jour, Anne se met à pleurer et elle refuse de manger.
      8 Elcana, son mari, lui dit : « Anne, tu pleures, pourquoi donc ? Pourquoi est-ce que tu ne veux rien manger ? Est-ce que je ne vaux pas mieux pour toi que dix fils ? »
      9 Après le repas à Silo, Anne se lève. Le prêtre Héli est assis sur son siège, à l’entrée du lieu saint.
      10 Anne est très triste. Elle prie le SEIGNEUR en pleurant beaucoup. Voici la promesse qu’elle fait :
      11 « SEIGNEUR de l’univers, je t’en prie, vois mon malheur ! Souviens-toi de moi, ne m’oublie pas ! Donne-moi un garçon. Je promets de le mettre à ton service pour toujours, et on ne lui coupera jamais les cheveux. »
      12 Anne prie le SEIGNEUR longtemps. Héli la regarde.
      13 Anne parle dans son cœur. Ses lèvres remuent, mais on n’entend pas sa voix. Héli croit qu’elle a trop bu.
      14 Il lui dit : « Est-ce que tu vas rester longtemps ainsi ? Tu as trop bu, sors d’ici ! »
      15 Anne répond : « Non, je ne suis pas ivre. Je suis une femme malheureuse, mais je n’ai pas bu. Je suis ici pour dire au SEIGNEUR ce qui me fait mal.
      16 Ne me prends pas pour une femme qui ne vaut rien. Je suis trop malheureuse et trop triste. Voilà pourquoi j’ai prié si longtemps. »
      17 Alors Héli répond : « Va en paix. Et que le Dieu d’Israël te donne ce que tu lui as demandé ! »
      18 Anne lui dit : « Reste toujours bon avec moi ! » Anne s’en va et elle accepte de manger. Son visage n’est plus triste.
      19 Le jour suivant, tôt le matin, Elcana et sa famille vont adorer le SEIGNEUR. Puis ils retournent chez eux à Rama. Elcana s’unit à sa femme Anne, et le SEIGNEUR écoute la prière de celle-ci.
      20 Anne devient enceinte, puis elle accouche d’un garçon. Alors elle dit : « Je l’ai demandé au SEIGNEUR. C’est pourquoi je lui donne le nom de Samuel. »
      21 Plus tard, Elcana se rend de nouveau à Silo avec toute sa famille. Il va offrir au SEIGNEUR le sacrifice de l’année et un autre sacrifice qu’il a promis.
      22 Mais Anne ne part pas avec son mari. Elle lui a dit : « J’attends que l’enfant soit sevré. Ensuite, je l’amènerai à Silo. Je le présenterai devant le SEIGNEUR, et il restera là-bas pour toujours. »
      23 Elcana lui a répondu : « Fais ce qui te semble bon. Reste ici jusqu’au sevrage de l’enfant. Que le SEIGNEUR réalise ce qu’il a promis ! » Anne reste donc à Rama pour allaiter son fils.
      24 Quand Samuel a l’âge d’être sevré, Anne le conduit à la maison du SEIGNEUR, à Silo. L’enfant est encore tout jeune. Elle prend avec elle un taureau de trois ans, un sac de farine et une outre de vin.
      25 Elcana et Anne offrent le taureau en sacrifice. Puis ils conduisent l’enfant près du prêtre Héli.
      26 Anne dit à Héli : « Écoute-moi, je t’en prie ! Aussi vrai que tu es vivant, c’est moi, la femme qui se tenait ici, près de toi pour prier le SEIGNEUR.
      27 Eh bien, regarde cet enfant ! C’est pour l’avoir que je priais. Et le SEIGNEUR m’a donné ce que je lui ai demandé.
      28 À mon tour, je le donne au SEIGNEUR. Pendant toute sa vie, il appartiendra au SEIGNEUR. » Puis Elcana et sa famille se mettent à genoux devant le SEIGNEUR.

      1 Samuel 2

      1 Anne prie en disant : « Grâce au SEIGNEUR, mon cœur est plein de joie. Grâce au SEIGNEUR, je relève la tête, je peux rire de mes ennemis. Le SEIGNEUR m’a sauvée ! Je suis dans la joie.
      2 Le SEIGNEUR seul est saint. Personne ne nous protège comme notre Dieu, notre solide rocher. À part toi, SEIGNEUR, il n’y a pas de Dieu.
      3 Vous qui parlez avec orgueil, arrêtez ! Ne lancez plus de paroles méprisantes ! Car le SEIGNEUR est un Dieu qui sait tout, qui juge les actions humaines.
      4 L’arc des courageux combattants se brise, mais les gens faibles retrouvent des forces.
      5 Ceux qui ne manquaient de rien cherchent du travail pour manger. Mais ceux qui avaient faim n’ont plus besoin de travailler. La femme sans enfant met au monde sept fois. Mais la mère d’enfants nombreux ne peut plus en avoir.
      6 Le SEIGNEUR fait mourir et fait vivre. Il fait descendre dans le monde des morts et en fait remonter.
      7 Le SEIGNEUR donne pauvreté et richesse. Il met au dernier rang, mais aussi au premier.
      8 Il redresse le faible qui traînait dans la poussière, il relève le pauvre de son tas d’ordures. Il les fait asseoir parmi les notables et leur accorde une place d’honneur. Car le SEIGNEUR est le maître de toute la terre, c’est lui qui l’a fixée solidement.
      9 Il protège ses amis fidèles, mais les gens mauvais meurent dans la nuit. Car ce n’est pas par sa force qu’un homme est victorieux.
      10 Du haut du ciel, le SEIGNEUR fait éclater le tonnerre pour écraser ses ennemis. Le SEIGNEUR juge le monde entier. Il donne la puissance au roi de son peuple, il augmente le pouvoir du roi qu’il a choisi. »
      27 Un homme de Dieu vient trouver Héli et lui dit : « Voici ce que dit le SEIGNEUR : Quand tes ancêtres étaient en Égypte, esclaves du roi d’Égypte, je me suis fait connaître à eux,

      1 Samuel 3

      1 Le petit Samuel est au service du SEIGNEUR sous la garde du prêtre Héli. À cette époque-là, le SEIGNEUR parle rarement à quelqu’un et il envoie rarement des visions.
      2 Une nuit, Héli dort à sa place habituelle. Il est presque aveugle.
      3 Samuel aussi dort dans la maison du SEIGNEUR, près du coffre sacré. La lampe de Dieu brûle encore.
      4 Le SEIGNEUR appelle : « Samuel ! » Samuel répond : « Je suis là. »
      5 Puis il court auprès d’Héli et lui dit : « Tu m’as appelé. Je suis là. » Mais Héli répond : « Je ne t’ai pas appelé. Retourne te coucher. » Samuel va se recoucher.
      6 Le SEIGNEUR appelle Samuel une deuxième fois : « Samuel ! » Samuel va près d’Héli et lui dit : « Tu m’as appelé. Je suis là. » Héli répond : « Je ne t’ai pas appelé, mon fils. Retourne te coucher. »
      7 Samuel ne connaît pas encore le SEIGNEUR, car celui-ci ne lui a jamais parlé.
      8 Le SEIGNEUR appelle Samuel une troisième fois. Samuel se lève. Il va près d’Héli et lui dit : « Tu m’as appelé. Je suis là. » Alors Héli comprend que c’est le SEIGNEUR qui appelle l’enfant.
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