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SATAN

Dans l'Ancien Testament

Le mot hébreu Satan, avant de devenir un nom propre, a été un nom commun employé pour désigner tout être qui s'oppose comme adversaire ou comme accusateur (No 22:22,2Sa 19:22,1Ro 11:25, Ps 109:6 ; nous trouvons le verbe correspondant dans Ps 38:21 109:4).

L'esprit mystérieux et redoutable appelé Satan n'est mentionné que dans trois passages de l'A.T., et ces trois textes appartiennent à des écrits de la période post-exilique, ce qui laisse supposer une influence de la religion des Perses, au contact de laquelle Israël s'est trouvé pendant l'exil. On sait que cette religion est fondée sur l'opposition absolue de deux principes spirituels, irréductibles, également primitifs : Ahura-Mazda ou Ormazd, le principe du bien, et Angra-Mainyu ou Ahriman, le principe du mal. Mais cette influence du dualisme iranien semble n'avoir été que la cause occasionnelle de l'apparition tardive de Satan dans la littérature canonique de l'A.T. La raison profonde, nous la trouvons dans l'antique notion hébraïque d'un Dieu caractérisé essentiellement par l'attribut de la puissance et qui est la cause unique de tout ce qui arrive en bien et en mal. Si la distinction du bien et du mal (voir ces mots) est très nette quand il s'agit de l'homme (le bien, c'est l'obéissance à Dieu, et le mal, la désobéissance), il n'en va pas de même quand il s'agit de Dieu, car Jéhovah fait ce qui lui plaît et tout dépend de son bon plaisir. Un texte met particulièrement en évidence cette sorte d'amoralisme : « Avec celui qui est fidèle, tu es fidèle ; avec l'homme intègre, tu agis avec intégrité ; avec celui qui est pur, tu te montres pur ; et avec le pervers, tu te fais pervers » (Ps 18:26 et suivant, Sg. traduit : « ... tu agis selon sa perversité », et la Vers. Syn. : « ... tu te joues de sa perversité » ; on devine aisément sous ces euphémismes l'embarras des traducteurs).

Derrière ce qui est mal, du point de vue de la conduite humaine, et qui, comme tel, sera châtié, il peut y avoir une volonté particulière et une activité initiale de Dieu. Dans plusieurs passages, Jéhovah est présenté comme l'inspirateur de pensées mauvaises dans le coeur de ceux qu'il veut perdre.

C'est lui qui « endurcit le coeur de Pharaon » pour qu'il ne laisse partir les Hébreux qu'après avoir été durement frappé, lui et son peuple (Ex 4:21 7:3 10:20, cf. De 2:30).

C'est lui qui, voulant faire mourir les fils d'Héli, les pousse à ne pas écouter la voix de leur père (1Sa 2:25).

C'est lui qui, dans sa colère, excite David à faire le dénombrement du peuple et qui châtie ensuite Israël en lui envoyant la peste à cause de cet acte considéré comme un péché (2Sa 24:1 et suivants ; voir aussi 1Ro 12:15,2Ro 24:19 et suivant).

L'action de cette causalité absolue se fait aussi sentir dans le monde matériel, car, si Dieu donne la santé et le bonheur, il envoie également la maladie et le malheur (voir, par ex., les bénédictions et les malédictions énumérées dans De 28).

Jéhovah a sous ses ordres des esprits qui, tantôt sous une forme impersonnelle, tantôt sous une forme personnelle, peuvent exercer de sa part une action mauvaise sur les hommes.

C'est ainsi qu'il envoie :

un « esprit de discorde » entre Abimélec et les habitants de Sichem (Jug 9:23), un « mauvais esprit » pour tourmenter Saül (1Sa 16:14,23 18:10), un « esprit de mensonge » pour séduire Achab et le conduire à sa perte (1Ro 22:18,23), « un esprit de vertige » (Esa 19:14), « un esprit d'assoupissement » (Esa 29:10).
Les anges sont aussi parfois les agents de la colère divine. Exemples :
l'ange exterminateur (Ex 12:23, 2Sa 24:16 et suivant, 2Ro 19:35), les « anges de malheur » (Ps 78:49), l'ange qui chasse et qui poursuit (Ps 35:5 et suivant).
Or, si tout vient de Dieu, si Dieu tient tout dans sa main, les anges et les esprits aussi bien que les hommes, il est aisé de comprendre qu'il ne soit pas nécessaire, pour expliquer la présence du mal dans le monde, de faire intervenir un être mauvais agissant en dehors de lui.

Mais, au fur et à mesure que la Révélation progresse, nous voyons s'épurer lentement cette notion primitive de Dieu, l'accent étant mis de plus en plus sur la sainteté de Jéhovah. Sans doute, cette sainteté a-t-elle été toujours proclamée ; mais, au début, elle n'avait pas le sens de perfection morale qu'elle devait prendre plus tard. Le terme de saint désignait surtout ce qui est sacré, inviolable, divin. La sainteté de Jéhovah était sa souveraineté absolue, sa dignité unique et exclusive, sa majesté et sa grandeur dont les manifestations inspiraient à l'homme un profond sentiment de crainte. C'est grâce à la prédication des prophètes que s'affirme le caractère moral de Jéhovah présenté avant tout comme le Dieu de la justice. La sainteté dont Ésaïe a la révélation (Esa 6:1,7) est la parfaite pureté morale de Dieu, pureté que le prophète Habacuc exprime en ces termes : « N'es-tu pas de toute éternité, Éternel, mon Dieu, mon Saint ? Tes yeux sont trop purs pour voir le mal et tu ne peux pas regarder l'iniquité » (Hab 1:12 et suivant,. cf. Ps 99).

Or, tandis que se poursuit, durant l'exil et pendant la période post-exilique, le développement de cette notion de la sainteté de Jéhovah, peu à peu s'impose la conviction qu'il est impossible d'imputer à Dieu l'inspiration mauvaise et qu'il faut attribuer à un autre l'action pernicieuse qui s'exerce dans le coeur des hommes.

C'est dans le prologue du livre de Job, écrit après l'exil, qu'apparaît pour la première fois Satan (Job 1 et Job 2) : « Les fils de Dieu vinrent un jour se présenter devant l'Éternel et le Satan vint aussi au milieu d'eux » (Job 1:6). Il fait donc partie de la cour céleste ; mais, tout en étant mentionné avec les « fils de Dieu », il semble avoir une place à part. Son nom n'est pas encore un nom propre car il est appelé « le Satan », désigné ainsi à cause de son rôle d'accusateur public dans le conseil de Dieu. Si rien dans le récit ne permet d'affirmer qu'il a une nature foncièrement mauvaise, il se révèle pourtant singulièrement malveillant envers les hommes, suspectant leurs intentions, doutant de. leur sincérité, se réjouissant de les prendre en faute et cherchant à faire partager sa suspicion à Jéhovah. C'est lui qui envoie à Job toutes sortes, de calamités et qui, après l'avoir privé de tous ses enfants, le frappe durement dans son corps. Mais le texte nous montre très nettement qu'il ne peut agir ainsi qu'avec la permission de Jéhovah. Si donc il est déjà l'adversaire des hommes, il n'est pas encore l'adversaire de Dieu.

Dans le livre de Zacharie (Za 3:1-5), les traits du caractère de Satan s'accentuent. Le prophète voit le grand-prêtre Josué debout devant l'ange de l'Éternel, et le Satan qui se tient à sa droite pour l'accuser. Or Satan, cette fois, en accusant Josué, non à cause de ses péchés personnels, mais en tant que grand-prêtre représentant le peuple d'Israël, s'oppose aux desseins miséricordieux de Jéhovah.

Aussi lui est-il répondu : « Que l'Éternel te réprime, Satan, que l'Éternel te réprime, lui qui a choisi Jérusalem ! »

Avec le livre des Chroniques (1Ch 21:1), nous franchissons une nouvelle étape. « Satan se leva contre Israël et il excita David à faire le dénombrement d'Israël. » Maintenant c'est par un nom propre (Satan, sans l'article) que l'Adversaire est désigné, et non plus par un nom commun indiquant sa fonction. Il est devenu le Tentateur qui agit par lui-même, en dehors de Dieu, pour faire tomber les hommes dans le péché. Si on compare le récit que nous donne le Chroniste avec celui qui nous est rapporté dans 2Sa 24:1 pour relater le même événement, on voit le chemin qu'a parcouru la pensée religieuse d'Israël : ce n'est plus Dieu qui est l'instigateur de l'action mauvaise de David, mais Satan.

Dans les Apocryphes et dans les Apocalypses juives.

Nous découvrons dans la littérature extracanonique de la période hellénistique des influences incontestables du syncrétisme oriental. La démonologie prend un développement considérable ; mais elle n'aboutit nulle part à un dualisme aussi radical que celui de la religion iranienne, car la souveraineté de Dieu n'est jamais mise en question.

Dans le livre de Tobit (Tob 3:8), nous trouvons un démon appelé Asmodée qui vraisemblablement est le Aêchtna-daêva, le démon de la sensualité et de la fureur de la religion des Perses. C'est à son action ainsi qu'à celle de « toutes sortes de démons » que sont attribuées diverses maladies psychiques et physiques.

Dans la Sapience apparaît pour la première fois l'identification de Satan avec le serpent de la Chute. « C'est par l'envie du Diable (grec diabolos =calomniateur) que la mort est entrée dans le monde » (Sag 2:24). Le rédacteur jéhoviste du récit de Ge 3 ne pouvait, lui, avoir l'idée d'une telle identification, car nous avons vu que la notion d'un être radicalement mauvais et indépendant de Dieu était étrangère à la pensée hébraïque antérieure à l'exil. D'autre part, quand le serpent est présenté comme « le plus rusé des animaux des champs que l'Éternel Dieu avait faits » (Ge 3:1), il serait faux de croire qu'il est pour l'auteur simplement un animal comme les autres, sous la domination de l'homme. C'est un être énigmatique et troublant, qui semble doué d'un pouvoir surnaturel lui permettant de savoir ce qu'Adam et Eve ignorent encore (Ge 3:5) et dont les intentions sont nettement malveillantes. En résumé, si l'on ne veut pas tirer de ce texte plus qu'il ne contient, il faut se borner à dire que, dans le récit symbolique de la Chute, le serpent représente une puissance mauvaise qui, elle, reste entièrement indéterminée (voir Chute). Dans la Sapience, au contraire, la détermination de cette puissance est complète : c'est le Diable qui a séduit le premier couple humain et qui a ainsi introduit la mort dans le monde. Cette identification de Satan avec le serpent se retrouve dans la littérature rabbinique et dans quelques passages du N.T., implicite dans Ro 16:20,2Co 11:3, explicite dans Ap 12:9 20:2.

Le livre d'Hénoc, dans sa partie la plus ancienne (fin du II° siècle av. J. -C), interprétant d'une façon tout à fait fantaisiste le récit de Ge 6:1,4, fait remonter l'origine des démons à la chute des anges ou « fils du ciel », qui s'unirent aux filles des hommes et leur révélèrent « les antiques mystères du ciel » au moyen desquels les hommes multiplièrent le mal sur la terre. Le chef de ces anges déchus est Sémiazas ; mais le plus redoutable de tous est Azaël (ou Azazel), « par la doctrine et les oeuvres duquel toute la terre fut corrompue ». De ces unions illicites naquirent les géants. C'est de ces géants que sont issus les mauvais esprits qui tourmentent les hommes et qui exercent leurs ravages sur la terre jusqu'au jour du jugement final. Le déluge vint comme châtiment de la corruption générale. Quant à Azaël et aux autres anges pervertis, ils furent jetés « dans les ténèbres, dans les vallées de la terre » où ils demeureront liés en attendant le jugement dernier. Ils seront alors « amenés dans le gouffre de feu, dans la torture et dans la prison où l'on est enfermé pour l'éternité ». Dans la partie la plus récente du livre (datant probablement du milieu du I er siècle av. J. -C), il est parlé de démons ayant pour chef suprême Satan et appelés eux-mêmes des Satans. Ces démons seraient autres que ceux issus des géants, car ils auraient existé avant la chute des anges racontée dans la première partie. Mais il est sans doute vain de chercher à dégager une doctrine cohérente de toutes ces données trop souvent contradictoires.

Telle est, dans ses grandes lignes, la démonologie élaborée durant la période hellénistique. La littérature rabbinique postérieure ne fait que la reprendre avec quelques variantes. Samael, le chef des démons, appelé aussi l'ange de la mort, y est présenté comme l'instigateur de la chute et le tentateur qui entraîne les hommes à la perdition.

Dans le Nouveau Testament

Satan, dont le nom apparaît plusieurs fois :

Dans les évangiles : (Mt 4:10 12:26, Mr 4:15, Lu 10:18 13:16 22:3,31, Jn 11:27) y est aussi appelé :

le Diable (Mt 4:1 13:39 25:41, Lu 8:12, Jn 8:44 13:2), le Malin (Mt 5:37 6:13 13:19-38), l'Ennemi (Mt 13:39, Lu 10:19), le Tentateur (Mt 4:3), Béelzébul (voir Baal-Zébub) le prince des démons (Mt 10:25 12:24 et parallèle), le prince de ce monde (Jn 12:31 14:30 16:11).
Jésus le caractérise ainsi : « Dès le commencement, celui-là fut homicide, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu'il n'y a point de vérité en lui. Quand il profère le mensonge, il parle de son propre fonds, étant menteur et père du mensonge » (Jn 8:44).

Satan est présenté comme l'adversaire qui cherche à corrompre les hommes et à détruire en eux l'oeuvre de Dieu. Il enlève de leur coeur la bonne semence « de peur qu'ils ne croient et ne soient sauvés » (Lu 8:12) ; il sème l'ivraie au milieu du froment (Mt 13:39) ; il tente le Maître pour essayer de l'empêcher d'accomplir sa mission (Mt 4:1 et parallèle) ; il tente aussi les disciples pour les faire tomber lorsque vient « l'heure où régnent les ténèbres » (Lu 22:31,53) ; il suggère à Judas de livrer Jésus (Jn 13:2). Cette irruption de l'Esprit mauvais dans le coeur du traître est exprimée en ces termes : « Satan entra en Judas » (Lu 22:3, cf. Jn 13:27).

C'est contre sa puissance redoutable que Jésus met en garde ses disciples : « Craignez celui qui peut faire périr l'âme et le corps dans la géhenne » (Mt 10:28, Lu 12:5) ; c'est de lui qu'ils doivent demander à Dieu d'être délivrés : « Délivre-nous du Malin » (Mt 6:13). On traduit habituellement : « Délivre-nous du mal » ; mais pourquoi rendre autrement ici le mot ho ponêros. qui, dans les autres passages de l'évangile de Matthieu où il se trouve (voir plus haut), désigne incontestablement le Malin ?

Satan exerce aussi son pouvoir dans le monde matériel, car c'est de lui que viennent, directement ou par l'intermédiaire des démons, les maladies et les infirmités. Voici quelques déclarations de Jésus qui montrent clairement que telle était sa conviction. Quand, à propos d'une guérison qu'il opère, les pharisiens disent de lui : « Celui-là ne chasse les démons que par Béelzébul, le prince des démons », il répond : « Tout royaume divisé contre lui-même tombe en ruines... Or si Satan chasse Satan, il est divisé contre lui-même ; comment alors son royaume subsistera-t-il ? » (Mt 12:22-28). Cette-réponse de Jésus, qui fait appel au simple bon sens pour réfuter par l'absurde l'explication de ses adversaires, prouve d'une façon indubitable qu'il considérait cette maladie comme venant de Satan. Lorsque les disciples, qu'il avait envoyés en mission, lui racontent les guérisons qu'ils ont faites, il s'écrie : « Je voyais Satan tomber du ciel comme un éclair » (Lu 10:18). Dans une autre circonstance, parlant d'une femme infirme qu'il vient de guérir, il dit : « Cette femme que Satan tenait garrottée depuis dix-huit années... » (Lu 13:16). L'apôtre Pierre dépeindra plus tard l'activité du Maître en ces termes : « Jésus de Nazareth, oint par Dieu d'Esprit saint et de puissance, allait de lieu en lieu en faisant le bien, en guérissant tous ceux qui étaient sous l'empire du Diable, parce que Dieu était avec lui » (Ac 10:38). Il ressort de là que Jésus et, avec lui, ses disciples voient dans la maladie et dans la souffrance non l'expression de la volonté de Dieu, mais la manifestation de l'activité pernicieuse de Satan. Et c'est pourquoi, durant tout son ministère, le Sauveur n'a cessé de lutter contre le mal sous toutes ses formes, aussi bien en délivrant les corps de l'esclavage de la maladie qu'en libérant les âmes de l'esclavage du péché.

Tout ceci nous montre que Jésus a admis un certain dualisme. Sans doute ce dualisme ne ressemble en rien au dualisme métaphysique qui met aux prises deux principes absolument opposés, entièrement indépendants l'un de l'autre et également primitifs. Une telle conception est tout à fait étrangère à la pensée de Jésus qui, d'ailleurs, est resté en dehors de toute spéculation et n'a jamais abordé le problème théorique de l'origine première du mal. Mais, sur le terrain des faits, il constate et il affirme que Dieu n'est pas seul à agir dans le monde, car Satan y manifeste aussi sa présence et son action. Et Satan est l'ennemi non seulement des hommes mais encore de Dieu (parabole de l'ivraie). Il est le chef d'un royaume en lutte avec le royaume de Dieu, et il exerce ici-bas un tel empire qu'il est appelé « le prince de ce monde ». Mais, quelle que soit la puissance de l'Ennemi, Dieu reste le Seigneur du ciel et de la terre, et sa volonté demeure souveraine.

L'oeuvre accomplie par le Sauveur marque le commencement de la défaite de Satan :

« Je vous ai donné la puissance de fouler aux pieds toutes les forces de l'Ennemi » (Lu 10:19) ; « prenez courage, j'ai vaincu le monde » (Jn 16:33) ; « le prince de ce monde est jugé » (Jn 16:11) ; « le prince de ce monde va être chassé » (Jn 12:31) ; et, au jour fixé par Dieu, Satan sera jeté dans le feu éternel préparé pour lui et pour ses anges (Mt 25:41).
De cette étude des textes évangéliques se dégage une conclusion : Jésus a cru à l'existence personnelle de Satan. A-t-il simplement partagé sur ce point les idées de son temps, ou bien l'affirmation de la réalité de Satan fait-elle partie intégrante de son enseignement ? Pour le savoir, rappelons-nous qu'il « est venu chercher et sauver ce qui était perdu » (Lu 19:10). C'est là sa raison d'être ; c'est là la signification profonde et de sa personne et de sa mission. Or, pour accomplir cette oeuvre de salut, ne fallait-il pas qu'il connût exactement la nature du mal dont il venait délivrer les hommes ? Et, si cette connaissance lui était nécessaire pour l'action, pouvait-il ne pas lui donner une place dans son enseignement ?

Dans les épîtres de saint Paul :

Satan est le Tentateur (1Th 3:5,1Co 7:5), qui a séduit Eve (2Co 11:3) ; qui cherche à faire tomber les hommes dans ses pièges (1Ti 3:7) afin de s'emparer d'eux et de les soumettre à sa volonté (2Ti 2:26) ; qui, pour mieux atteindre ce but, sait se déguiser en ange de lumière (2Co 11:14) ; qui fait souffrir (2Co 12:7) ; qui détruit (1Co 5:5). Aussi faut-il ne lui offrir aucune prise (Eph 4:27), résister à ses manoeuvres (Eph 6:11), se protéger contre ses traits enflammés (Eph 6:16), éviter de tomber sous son jugement (1Ti 3:8).
Satan est le chef des démons ; il commande aux « puissances qui sont dans l'air » (Eph 2:2) ; son royaume comprend « les principautés, les autorités, les puissances de ce monde de ténèbres, les esprits mauvais des régions célestes » (Eph 6:12) ; il est « le dieu de ce siècle » (2Co 4:4).

Entre lui et le Christ l'opposition est absolue : « La lumière peut-elle s'entendre avec les ténèbres ? Le Christ peut-il s'unir à Bélial ? » (ou Béliar, un des noms du Diable dans la théologie juive, 2Co 6:14 et suivant).

Être sauvé, c'est donc échapper à l'emprise de Satan pour appartenir à Christ : « Le Père nous a arrachés au pouvoir des ténèbres et transportés dans le royaume de son Fils bien-aimé » (Col 1:13). Cet antagonisme prendra fin quand le Christ « remettra la royauté à Dieu son Père, après avoir anéanti toute domination, toute autorité, toute puissance » (1Co 15:24).

Dans les autres épîtres. L'épître aux Hébreux, se référant probablement à Sag 2:24, présente le Diable comme « celui qui a la puissance de la mort » (Heb 2:14).

L'épître de saint Jacques parle des démons qui croient en Dieu et qui en tremblent (Jas 2:19) ; du Diable qui s'enfuit loin de ceux qui lui résistent (Jas 4:7).

La 1re ép. de saint Pierre compare l'Adversaire à un lion rugissant (1Pi 5:8).

Dans la 1 re ép. de saint Jean nous trouvons une série d'affirmations qui rappellent celles du 4 e évangile :

le Diable pèche depuis le commencement (1Jn 3:8) ; le monde entier est en son pouvoir (1Jn 5:19) ; le Fils de Dieu est apparu pour détruire ses oeuvres (1Jn 3:8) ; ceux qui sont nés de Dieu ont vaincu le Malin (1Jn 2:13 et suivant), qui n'a plus aucune prise sur eux (1Jn 5:18).
Les deux passages : Jude 1:6 et 2Pi 2:4, relatifs à la chute des anges, montrent que le livre d'Hénoc était lu dans certains milieux chrétiens. Jude 1:9 est une allusion à un autre Pseudépigraphe : l'Assomption de Moïse.

Dans l'Apocalypse, dans son langage symbolique, décrit les dernières phases de la lutte entre le royaume de Satan et le royaume de Dieu. L'armée dévastatrice des sauterelles qui sortent du puits de l'abîme pour tourmenter les hommes a à sa tête « un roi, l'ange de l'abîme qui s'appelle en hébreu Abaddon [la destruction] et en grec Apollyon [le destructeur] » (Ap 9:11). Ensuite a lieu, dans ! e ciel, un combat qui met aux prises Michel et ses anges d'une part, le dragon et ses serviteurs de l'autre. Le dragon, « le serpent antique qui s'appelle le Diable et Satan, le séducteur du monde entier », est vaincu et précipité avec ses anges sur la terre où, plein de rage et sachant que ses jours sont comptés, il se met à combattre ceux qui sont restés fidèles à Jésus (Ap 12:7,17). Mais, au temps marqué, il est réduit à l'impuissance et lié pour mille ans dans l'abîme (Ap 20:1-3). Les mille ans accomplis (voir Millenium), il sort de sa prison pour égarer les nations et les conduire à la bataille contre les saints ; mais ses armées sont anéanties et il est jeté dans l'étang de feu et de soufre pour y subir le châtiment définitif (Ap 20:1-10).

A travers ces symboles, inhérents au genre apocalyptique, s'affirme, forte et sereine, la certitude que Jésus avait mise dans le coeur de ses disciples et qui, de génération en génération, est le secret de l'espérance chrétienne : quels que soient les efforts de Satan pour maintenir son empire, il est vaincu d'avance et son royaume prendra fin, car il n'est qu'un usurpateur. A Dieu seul appartient le règne aux siècles des siècles. Alb. D.

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    • Genèse 3

      1 Le serpent était le plus rusé de tous les animaux sauvages que le Seigneur avait faits. Il demanda à la femme : « Est-ce vrai que Dieu vous a dit : “Vous ne devez manger aucun fruit du jardin” ? »
      2 La femme répondit au serpent : « Nous pouvons manger les fruits du jardin.
      3 Mais quant aux fruits de l’arbre qui est au centre du jardin, Dieu nous a dit : “Vous ne devez pas en manger, pas même y toucher, de peur d’en mourir.” »
      4 Le serpent répliqua : « Pas du tout, vous ne mourrez pas.
      5 Mais Dieu le sait bien : dès que vous en aurez mangé, vous verrez les choses telles qu’elles sont, vous serez comme lui, capables de savoir ce qui est bon ou mauvais. »
      6 La femme vit que les fruits de l’arbre étaient agréables à regarder, qu’ils devaient être bons et qu’ils donnaient envie d’en manger pour acquérir un savoir plus étendu. Elle en prit un et en mangea. Puis elle en donna à son mari, qui était avec elle, et il en mangea, lui aussi.
      7 Alors ils se virent tous deux tels qu’ils étaient, ils se rendirent compte qu’ils étaient nus. Ils attachèrent ensemble des feuilles de figuier, et ils s’en firent chacun une sorte de pagne.
      8 Le soir, quand souffle la brise, l’homme et la femme entendirent le Seigneur se promener dans le jardin. Ils se cachèrent de lui parmi les arbres.
      9 Le Seigneur Dieu appela l’homme et lui demanda : « Où es-tu ? »
      10 L’homme répondit : « Je t’ai entendu dans le jardin. J’ai eu peur, car je suis nu, et je me suis caché. » –
      11 « Qui t’a appris que tu étais nu, demanda le Seigneur Dieu ; aurais-tu goûté au fruit que je t’avais défendu de manger ? »
      12 L’homme répliqua : « C’est la femme que tu m’as donnée pour compagne ; c’est elle qui m’a donné ce fruit, et j’en ai mangé. »
      13 Le Seigneur Dieu dit alors à la femme : « Pourquoi as-tu fait cela ? » Elle répondit : « Le serpent m’a trompée, et j’ai mangé du fruit. »
      14 Alors le Seigneur Dieu dit au serpent : « Puisque tu as fait cela, je te maudis. Seul de tous les animaux tu devras ramper sur ton ventre et manger de la poussière tous les jours de ta vie.
      15 Je mettrai l’hostilité entre la femme et toi, entre sa descendance et la tienne. La sienne t’écrasera la tête, tandis que tu la mordras au talon. »
      16 Le Seigneur dit ensuite à la femme : « Je rendrai tes grossesses pénibles, tu souffriras pour mettre au monde tes enfants. Tu te sentiras attirée par ton mari, mais il dominera sur toi. »
      17 Il dit enfin à l’homme : « Tu as écouté la suggestion de ta femme et tu as mangé le fruit que je t’avais défendu. Eh bien, par ta faute, le sol est maintenant maudit. Tu auras beaucoup de peine à en tirer ta nourriture pendant toute ta vie ;
      18 il produira pour toi épines et chardons. Tu devras manger ce qui pousse dans les champs ;
      19 tu gagneras ton pain à la sueur de ton front, jusqu’à ce que tu retournes à la terre dont tu as été tiré. Car tu es fait de poussière, et tu retourneras à la poussière. »
      20 L’homme, Adam, nomma sa femme Ève, c’est-à-dire Vie, car elle est la mère de tous les vivants.
      21 Le Seigneur fit à l’homme et à sa femme des vêtements de peaux de bête et les en habilla.
      22 Puis il se dit : « Voilà que l’homme est devenu comme un dieu, pour ce qui est de savoir ce qui est bon ou mauvais. Il faut l’empêcher maintenant d’atteindre aussi l’arbre de la vie ; s’il en mangeait les fruits, il vivrait indéfiniment. »
      23 Le Seigneur Dieu renvoya donc l’homme du jardin d’Éden, pour qu’il aille cultiver le sol dont il avait été tiré.
      24 Puis, après l’en avoir expulsé, le Seigneur plaça des chérubins en sentinelle devant le jardin d’Éden. Ceux-ci, armés de l’épée flamboyante et tourbillonnante, devaient garder l’accès de l’arbre de la vie.

      Genèse 6

      1 Quand les hommes commencèrent à se multiplier sur la terre et que des filles leur naquirent,
      4 C’était l’époque où il y avait des géants sur la terre – il en resta même plus tard –. Ceux-ci étaient les héros de l’Antiquité, aux noms célèbres ; ils étaient nés de l’union des habitants du ciel avec les filles des hommes.

      Exode 4

      21 Le Seigneur lui dit encore : « Je t’ai rendu capable de faire toutes sortes de prodiges. Quand tu seras de retour en Égypte, tu auras soin de les réaliser devant le Pharaon. Moi, je le pousserai à s’obstiner et à ne pas laisser partir les Israélites.

      Exode 7

      3 Cependant, je rendrai le roi inflexible ; malgré les nombreux prodiges extraordinaires que je réaliserai dans son pays,

      Exode 10

      20 Pourtant le Seigneur poussa le Pharaon à s’obstiner, de sorte qu’il ne laissa pas partir les Israélites.

      Exode 12

      23 Le Seigneur va passer pour punir les Égyptiens, mais lorsqu’il verra le sang sur les montants et sur la poutre, il passera sans permettre au fléau destructeur de pénétrer dans vos maisons.

      Nombres 22

      22 Le départ de Balaam provoqua la colère de Dieu. Tandis que Balaam cheminait, monté sur son ânesse et accompagné de deux serviteurs, l’ange du Seigneur alla se placer sur la route pour lui barrer le passage.

      Juges 9

      23 Après quoi Dieu envoya un esprit de discorde entre le roi et les citoyens de Sichem, et ceux-ci se révoltèrent contre Abimélek.

      1 Samuel 2

      25 Si quelqu’un commet une faute contre un homme, Dieu peut arbitrer ; mais si un homme commet une faute contre le Seigneur, qui pourrait arbitrer ? » Mais ils ne tinrent aucun compte de ce que disait leur père. En effet le Seigneur avait décidé qu’ils devaient mourir.

      1 Samuel 16

      14 L’Esprit du Seigneur avait quitté Saül, et un esprit mauvais, envoyé par le Seigneur, le tourmentait.

      2 Samuel 19

      22 Abichaï, dont la mère s’appelait Serouia, intervint et dit au roi : « Est-ce un motif suffisant pour ne pas mettre à mort Chiméi, alors qu’il a maudit le roi choisi par le Seigneur ? »

      2 Samuel 24

      1 Un jour, le Seigneur se mit de nouveau en colère contre les Israélites. Il poussa David à agir contre leur intérêt, en lui suggérant de dénombrer les Israélites et les Judéens.
      16 Lorsque l’ange du Seigneur, la main dirigée contre Jérusalem, fut sur le point d’y répandre le fléau, le Seigneur renonça à sévir davantage. Il dit à l’ange exterminateur : « Cela suffit ; abaisse ta main ! » A ce moment-là, l’ange du Seigneur se trouvait près de l’endroit où le Jébusite Aravna battait son blé.

      1 Chroniques 21

      1 Un jour, Satan décida de nuire à Israël en poussant David à dénombrer les Israélites.

      Job 1

      1 Il y avait une fois au pays d’Ous un homme du nom de Job. Cet homme était irréprochable, droit, fidèle à Dieu et se tenait à l’écart du mal.
      2 Il était père de sept fils et de trois filles ;
      3 il possédait sept mille moutons, trois mille chameaux, cinq cents paires de bœufs et cinq cents ânesses, ainsi que de nombreux domestiques. C’était le personnage le plus considérable à l’est de la Palestine.
      4 De temps en temps, ses fils se rendaient chez l’un ou l’autre d’entre eux, à tour de rôle, pour y faire un bon repas. Ils invitaient alors leurs trois sœurs à manger et boire avec eux.
      5 Quand les festivités étaient achevées, Job faisait venir ses enfants pour les purifier. Il se levait tôt le lendemain et offrait à Dieu un sacrifice complet pour chacun d’eux, car il se disait : « Mes fils ont peut-être commis une faute, ils ont peut-être offensé Dieu en pensée. » C’est ainsi que Job agissait chaque fois.
      6 Or un jour que les anges de Dieu venaient faire leur rapport au Seigneur, le Satan, l’accusateur, se présenta parmi eux, lui aussi.
      7 Le Seigneur lui demanda : « D’où viens-tu donc ? » L’accusateur répondit au Seigneur : « Je viens de faire un tour sur terre. » –
      8 « Tu as sûrement remarqué mon serviteur Job, dit le Seigneur. Il n’a pas son pareil sur terre. C’est un homme irréprochable et droit ; il m’est fidèle et se tient à l’écart du mal. » –
      9 « Si Job t’est fidèle, répliqua l’accusateur, est-ce gratuitement ?
      10 Ne le protèges-tu pas de tous côtés, comme par une clôture, lui, sa famille et ses biens ? Tu as si bien favorisé ce qu’il a entrepris, que ses troupeaux sont répandus sur tout le pays.
      11 Mais si tu oses toucher à ce qu’il possède, il te maudira ouvertement ! »
      12 Le Seigneur dit à l’accusateur : « Eh bien, tu peux disposer de tout ce qu’il possède. Mais garde-toi de toucher à lui-même. » Alors l’accusateur se retira hors de la présence du Seigneur.
      13 Un jour que les enfants de Job étaient occupés à manger et boire chez leur frère aîné,
      14 un messager arriva chez Job et lui dit : « Les bœufs étaient en train de labourer, et les ânesses se trouvaient au pré non loin de là,
      15 quand des Sabéens se sont précipités sur eux et les ont enlevés, passant tes domestiques au fil de l’épée. J’ai été le seul à m’échapper pour t’en avertir. »
      16 Le premier messager n’avait pas fini de parler qu’un autre arriva pour annoncer : « La foudre est tombée du ciel sur les troupeaux de moutons et sur tes domestiques, et elle a tout consumé. J’ai été le seul à pouvoir m’échapper pour t’en avertir. »
      17 Il n’avait pas fini de parler qu’un autre arriva pour annoncer : « Des Chaldéens ont formé trois bandes, qui se sont jetées sur les chameaux et les ont enlevés, passant tes domestiques au fil de l’épée. J’ai été le seul à pouvoir m’échapper pour t’en avertir. »
      18 Il n’avait pas fini de parler qu’un autre arriva pour annoncer : « Tes enfants étaient occupés à manger et boire chez leur frère aîné,
      19 quand un ouragan survenant du désert a heurté violemment les quatre coins de la maison ; la maison s’est effondrée et les jeunes gens sont morts. J’ai été le seul à m’échapper pour t’en avertir. »
      20 Alors Job se leva, il déchira son manteau, se rasa la tête et se jeta à terre, le front dans la poussière ;
      21 il déclara : « Je suis sorti tout nu du ventre de ma mère, je retournerai nu au ventre de la terre. Le Seigneur a donné, le Seigneur a repris. Il faut continuer de remercier le Seigneur. »
      22 Dans tous ces malheurs Job ne commit ainsi aucune faute ; il ne dit rien d’inconvenant contre Dieu.

      Job 2

      1 Un jour que les anges de Dieu venaient faire leur rapport au Seigneur, l’accusateur se présenta parmi eux, lui aussi, pour son rapport.
      2 Le Seigneur lui demanda : « D’où viens-tu donc ? » L’accusateur répondit au Seigneur : « Je viens de faire un tour sur terre. » –
      3 « Tu as sûrement remarqué mon serviteur Job, dit le Seigneur. Il n’a pas son pareil sur terre. C’est un homme irréprochable et droit ; il m’est fidèle et se tient à l’écart du mal. Il est resté fermement irréprochable. C’est donc pour rien que tu m’as poussé à lui faire du tort. » –
      4 « Échange de bons procédés, répliqua l’accusateur : tout ce qu’un homme possède, il le donnera pour sauver sa peau.
      5 Mais si tu oses toucher à sa personne, il te maudira ouvertement ! »
      6 Le Seigneur dit à l’accusateur : « Eh bien, tu peux disposer de lui, mais non pas de sa vie. »
      7 Alors l’accusateur se retira hors de la présence du Seigneur. Il frappa Job d’une méchante maladie de peau, depuis la plante des pieds jusqu’au sommet du crâne.
      8 Job s’assit au milieu du tas des cendres et ramassa un débris de poterie pour se gratter.
      9 Sa femme lui dit : « Tu persistes à rester irréprochable. Mais tu ferais mieux de maudire Dieu et d’en mourir ! » –
      10 « Tu parles comme une femme privée de bon sens, lui répondit Job. Si nous acceptons de Dieu le bonheur, pourquoi refuserions-nous de lui le malheur ? » Dans cette nouvelle épreuve Job ne prononça aucun mot qui puisse offenser Dieu.
      11 Trois amis de Job apprirent les malheurs qui lui étaient arrivés. C’étaient Élifaz de Téman, Bildad de Chouha et Sofar de Naama. Ils vinrent de chez eux et se mirent d’accord pour lui manifester leur sympathie et le réconforter.
      12 En le regardant de loin, ils le trouvèrent méconnaissable. Alors ils éclatèrent en sanglots ; ils déchirèrent leur manteau et se répandirent de la poussière sur la tête.
      13 Puis ils restèrent assis à terre avec Job pendant sept jours et sept nuits, sans rien lui dire, tant sa souffrance leur apparaissait grande.

      Psaumes 18

      26 Seigneur, tu te montres fidèle envers qui t’est fidèle, irréprochable avec l’homme irréprochable.

      Psaumes 35

      5 Qu’ils soient comme une paille emportée par le vent, quand l’ange du Seigneur les pourchassera ;

      Psaumes 38

      21 Ils me rendent le mal pour le bien, ils me reprochent de courir après le bien.

      Psaumes 78

      49 A la fin, Dieu lâcha contre les Égyptiens sa colère ardente, sa fureur déchaînée, tout un commando d’anges de malheur.

      Psaumes 99

      1 Le Seigneur est roi, les peuples tremblent. Il a son trône au-dessus des chérubins, la terre chancelle.
      2 Le Seigneur est grand à Sion. – Oui, bien au-dessus de tous les peuples.
      3 Qu’on te loue, Dieu présent, grand et redoutable : – Oui, tu es l’unique vrai Dieu.
      4 Et qu’on loue ta force, roi qui aimes le droit. C’est toi qui as fixé nos règles de vie, c’est toi qui as déterminé le droit et l’ordre en Israël.
      5 Proclamez la grandeur du Seigneur notre Dieu, inclinez-vous devant son marchepied. – Oui, le Seigneur est l’unique vrai Dieu.
      6 Moïse et Aaron, parmi ses prêtres, et Samuel, parmi ceux qui recouraient à lui, ceux-là faisaient appel au Seigneur, et lui leur répondait.
      7 Dieu parlait dans la colonne de fumée, eux respectaient ses ordres et les règles de vie qu’il leur donnait.
      8 Seigneur notre Dieu, tu leur répondais toi-même ; tu as été pour eux un Dieu patient, mais tu les as punis de leurs méfaits.
      9 Proclamez la grandeur du Seigneur, inclinez-vous face à la montagne qui lui appartient : – Oui, il est l’unique vrai Dieu, le Seigneur notre Dieu.

      Psaumes 109

      4 Ils répondent à mon amitié en m’accusant, et pourtant je ne fais que prier ;
      6 Ils disent de moi : « Qu’on le charge d’un crime, qu’un accusateur prenne place à sa droite !

      Esaïe 6

      1 C’était l’année où mourut le roi Ozias. Dans une vision, j’aperçus le Seigneur assis sur un trône très élevé. Les pans de son manteau remplissaient le temple.
      7 Il en toucha ma bouche et me dit : « Ceci a touché tes lèvres, ton indignité est supprimée, ton péché est effacé. »

      Esaïe 19

      14 Parmi eux le Seigneur a jeté le désarroi : oui, ils égarent l’Égypte dans tout ce qu’elle entreprend. Elle est comme un ivrogne qui titube dans ce qu’il a vomi.

      Esaïe 29

      10 Car le Seigneur vous a plongés dans un profond abrutissement ; il vous a bouché les yeux – c’est une allusion aux prophètes –, il a mis un voile sur vos têtes – c’est une allusion aux voyants –.

      Lamentations 1

      1 Hélas ! la voilà toute seule, la cité autrefois si fréquentée ! Elle, si renommée parmi les nations, la voilà comme veuve. Hier princesse dominant les provinces, la voilà réduite au travail des esclaves.
      2 Elle passe la nuit à pleurer, ses joues ruissellent de larmes. Parmi tous ses amis, plus personne pour la réconforter. Tous ses amis l’ont abandonnée, ils sont maintenant des ennemis pour elle.
      3 Accablée de misère et du pire esclavage, la tribu de Juda part en déportation. Elle vit chez les païens, mais sans trouver où se fixer. Ceux qui la poursuivaient l’ont rejointe en la coinçant dans une impasse.
      4 Les chemins qui vont à Sion sont dans le deuil, délaissés par ceux qui venaient à la fête. Ses places publiques sont désertées, ses prêtres soupirent de découragement. Ses jeunes filles sont désespérées. Que tout cela est amer pour Sion !
      5 Ses ennemis ont eu le dessus, ses adversaires sont tranquilles. C’est le Seigneur qui l’afflige pour ses nombreuses désobéissances. Ses jeunes enfants, poussés par les vainqueurs, partent vers la captivité.
      6 Sion voit s’en aller tout ce qui faisait sa gloire. Ses ministres font penser à des cerfs qui n’ont rien trouvé à brouter, et s’enfuient à bout de forces devant le chasseur.
      7 En ces jours où elle est errante et humiliée, Jérusalem se rappelle tout ce qu’elle avait de précieux depuis si longtemps. Quand son peuple est tombé aux mains de l’ennemi, sans personne pour lui porter secours, ses vainqueurs ont trouvé amusant de la voir ainsi réduite à rien.
      8 Jérusalem a commis des fautes graves, c’est pourquoi elle provoque le dégoût. Ceux qui la respectaient la méprisent, maintenant qu’ils la voient toute nue. Elle n’a plus qu’à se retirer en poussant des soupirs.
    • Genèse 3

      1 וְהַנָּחָשׁ֙ הָיָ֣ה עָר֔וּם מִכֹּל֙ חַיַּ֣ת הַשָּׂדֶ֔ה אֲשֶׁ֥ר עָשָׂ֖ה יְהוָ֣ה אֱלֹהִ֑ים וַיֹּ֙אמֶר֙ אֶל־הָ֣אִשָּׁ֔ה אַ֚ף כִּֽי־אָמַ֣ר אֱלֹהִ֔ים לֹ֣א תֹֽאכְל֔וּ מִכֹּ֖ל עֵ֥ץ הַגָּֽן׃
      2 וַתֹּ֥אמֶר הָֽאִשָּׁ֖ה אֶל־הַנָּחָ֑שׁ מִפְּרִ֥י עֵֽץ־הַגָּ֖ן נֹאכֵֽל׃
      3 וּמִפְּרִ֣י הָעֵץ֮ אֲשֶׁ֣ר בְּתוֹךְ־הַגָּן֒ אָמַ֣ר אֱלֹהִ֗ים לֹ֤א תֹֽאכְלוּ֙ מִמֶּ֔נּוּ וְלֹ֥א תִגְּע֖וּ בּ֑וֹ פֶּן־תְּמֻתֽוּן׃
      4 וַיֹּ֥אמֶר הַנָּחָ֖שׁ אֶל־הָֽאִשָּׁ֑ה לֹֽא־מ֖וֹת תְּמֻתֽוּן׃
      5 כִּ֚י יֹדֵ֣עַ אֱלֹהִ֔ים כִּ֗י בְּיוֹם֙ אֲכָלְכֶ֣ם מִמֶּ֔נּוּ וְנִפְקְח֖וּ עֵֽינֵיכֶ֑ם וִהְיִיתֶם֙ כֵּֽאלֹהִ֔ים יֹדְעֵ֖י ט֥וֹב וָרָֽע׃
      6 וַתֵּ֣רֶא הָֽאִשָּׁ֡ה כִּ֣י טוֹב֩ הָעֵ֨ץ לְמַאֲכָ֜ל וְכִ֧י תַֽאֲוָה־ה֣וּא לָעֵינַ֗יִם וְנֶחְמָ֤ד הָעֵץ֙ לְהַשְׂכִּ֔יל וַתִּקַּ֥ח מִפִּרְי֖וֹ וַתֹּאכַ֑ל וַתִּתֵּ֧ן גַּם־לְאִישָׁ֛הּ עִמָּ֖הּ וַיֹּאכַֽל׃
      7 וַתִּפָּקַ֙חְנָה֙ עֵינֵ֣י שְׁנֵיהֶ֔ם וַיֵּ֣דְע֔וּ כִּ֥י עֵֽירֻמִּ֖ם הֵ֑ם וַֽיִּתְפְּרוּ֙ עֲלֵ֣ה תְאֵנָ֔ה וַיַּעֲשׂ֥וּ לָהֶ֖ם חֲגֹרֹֽת׃
      8 וַֽיִּשְׁמְע֞וּ אֶת־ק֨וֹל יְהוָ֧ה אֱלֹהִ֛ים מִתְהַלֵּ֥ךְ בַּגָּ֖ן לְר֣וּחַ הַיּ֑וֹם וַיִּתְחַבֵּ֨א הָֽאָדָ֜ם וְאִשְׁתּ֗וֹ מִפְּנֵי֙ יְהוָ֣ה אֱלֹהִ֔ים בְּת֖וֹךְ עֵ֥ץ הַגָּֽן׃
      9 וַיִּקְרָ֛א יְהוָ֥ה אֱלֹהִ֖ים אֶל־הָֽאָדָ֑ם וַיֹּ֥אמֶר ל֖וֹ אַיֶּֽכָּה׃
      10 וַיֹּ֕אמֶר אֶת־קֹלְךָ֥ שָׁמַ֖עְתִּי בַּגָּ֑ן וָאִירָ֛א כִּֽי־עֵירֹ֥ם אָנֹ֖כִי וָאֵחָבֵֽא׃
      11 וַיֹּ֕אמֶר מִ֚י הִגִּ֣יד לְךָ֔ כִּ֥י עֵירֹ֖ם אָ֑תָּה הֲמִן־הָעֵ֗ץ אֲשֶׁ֧ר צִוִּיתִ֛יךָ לְבִלְתִּ֥י אֲכָל־מִמֶּ֖נּוּ אָכָֽלְתָּ׃
      12 וַיֹּ֖אמֶר הָֽאָדָ֑ם הָֽאִשָּׁה֙ אֲשֶׁ֣ר נָתַ֣תָּה עִמָּדִ֔י הִ֛וא נָֽתְנָה־לִּ֥י מִן־הָעֵ֖ץ וָאֹכֵֽל׃
      13 וַיֹּ֨אמֶר יְהוָ֧ה אֱלֹהִ֛ים לָאִשָּׁ֖ה מַה־זֹּ֣את עָשִׂ֑ית וַתֹּ֙אמֶר֙ הָֽאִשָּׁ֔ה הַנָּחָ֥שׁ הִשִּׁיאַ֖נִי וָאֹכֵֽל׃
      14 וַיֹּאמֶר֩ יְהֹוָ֨ה אֱלֹהִ֥ים ׀ אֶֽל־הַנָּחָשׁ֮ כִּ֣י עָשִׂ֣יתָ זֹּאת֒ אָר֤וּר אַתָּה֙ מִכָּל־הַבְּהֵמָ֔ה וּמִכֹּ֖ל חַיַּ֣ת הַשָּׂדֶ֑ה עַל־גְּחֹנְךָ֣ תֵלֵ֔ךְ וְעָפָ֥ר תֹּאכַ֖ל כָּל־יְמֵ֥י חַיֶּֽיךָ׃
      15 וְאֵיבָ֣ה ׀ אָשִׁ֗ית בֵּֽינְךָ֙ וּבֵ֣ין הָֽאִשָּׁ֔ה וּבֵ֥ין זַרְעֲךָ֖ וּבֵ֣ין זַרְעָ֑הּ ה֚וּא יְשׁוּפְךָ֣ רֹ֔אשׁ וְאַתָּ֖ה תְּשׁוּפֶ֥נּוּ עָקֵֽב׃
      16 אֶֽל־הָאִשָּׁ֣ה אָמַ֗ר הַרְבָּ֤ה אַרְבֶּה֙ עִצְּבוֹנֵ֣ךְ וְהֵֽרֹנֵ֔ךְ בְּעֶ֖צֶב תֵּֽלְדִ֣י בָנִ֑ים וְאֶל־אִישֵׁךְ֙ תְּשׁ֣וּקָתֵ֔ךְ וְה֖וּא יִמְשָׁל־בָּֽךְ׃
      17 וּלְאָדָ֣ם אָמַ֗ר כִּֽי־שָׁמַעְתָּ֮ לְק֣וֹל אִשְׁתֶּךָ֒ וַתֹּ֙אכַל֙ מִן־הָעֵ֔ץ אֲשֶׁ֤ר צִוִּיתִ֙יךָ֙ לֵאמֹ֔ר לֹ֥א תֹאכַ֖ל מִמֶּ֑נּוּ אֲרוּרָ֤ה הָֽאֲדָמָה֙ בַּֽעֲבוּרֶ֔ךָ בְּעִצָּבוֹן֙ תֹּֽאכֲלֶ֔נָּה כֹּ֖ל יְמֵ֥י חַיֶּֽיךָ׃
      18 וְק֥וֹץ וְדַרְדַּ֖ר תַּצְמִ֣יחַֽ לָ֑ךְ וְאָכַלְתָּ֖ אֶת־עֵ֥שֶׂב הַשָּׂדֶֽה׃
      19 בְּזֵעַ֤ת אַפֶּ֙יךָ֙ תֹּ֣אכַל לֶ֔חֶם עַ֤ד שֽׁוּבְךָ֙ אֶל־הָ֣אֲדָמָ֔ה כִּ֥י מִמֶּ֖נָּה לֻקָּ֑חְתָּ כִּֽי־עָפָ֣ר אַ֔תָּה וְאֶל־עָפָ֖ר תָּשֽׁוּב׃
      20 וַיִּקְרָ֧א הָֽאָדָ֛ם שֵׁ֥ם אִשְׁתּ֖וֹ חַוָּ֑ה כִּ֛י הִ֥וא הָֽיְתָ֖ה אֵ֥ם כָּל־חָֽי׃
      21 וַיַּעַשׂ֩ יְהוָ֨ה אֱלֹהִ֜ים לְאָדָ֧ם וּלְאִשְׁתּ֛וֹ כָּתְנ֥וֹת ע֖וֹר וַיַּלְבִּשֵֽׁם׃
      22 וַיֹּ֣אמֶר ׀ יְהוָ֣ה אֱלֹהִ֗ים הֵ֤ן הָֽאָדָם֙ הָיָה֙ כְּאַחַ֣ד מִמֶּ֔נּוּ לָדַ֖עַת ט֣וֹב וָרָ֑ע וְעַתָּ֣ה ׀ פֶּן־יִשְׁלַ֣ח יָד֗וֹ וְלָקַח֙ גַּ֚ם מֵעֵ֣ץ הַֽחַיִּ֔ים וְאָכַ֖ל וָחַ֥י לְעֹלָֽם׃
      23 וַֽיְשַׁלְּחֵ֛הוּ יְהוָ֥ה אֱלֹהִ֖ים מִגַּן־עֵ֑דֶן לַֽעֲבֹד֙ אֶת־הָ֣אֲדָמָ֔ה אֲשֶׁ֥ר לֻקַּ֖ח מִשָּֽׁם׃
      24 וַיְגָ֖רֶשׁ אֶת־הָֽאָדָ֑ם וַיַּשְׁכֵּן֩ מִקֶּ֨דֶם לְגַן־עֵ֜דֶן אֶת־הַכְּרֻבִ֗ים וְאֵ֨ת לַ֤הַט הַחֶ֙רֶב֙ הַמִּתְהַפֶּ֔כֶת לִשְׁמֹ֕ר אֶת־דֶּ֖רֶךְ עֵ֥ץ הַֽחַיִּֽים׃

      Genèse 6

      1 וַֽיְהִי֙ כִּֽי־הֵחֵ֣ל הָֽאָדָ֔ם לָרֹ֖ב עַל־פְּנֵ֣י הָֽאֲדָמָ֑ה וּבָנ֖וֹת יֻלְּד֥וּ לָהֶֽם׃
      4 הַנְּפִלִ֞ים הָי֣וּ בָאָרֶץ֮ בַּיָּמִ֣ים הָהֵם֒ וְגַ֣ם אַֽחֲרֵי־כֵ֗ן אֲשֶׁ֨ר יָבֹ֜אוּ בְּנֵ֤י הָֽאֱלֹהִים֙ אֶל־בְּנ֣וֹת הָֽאָדָ֔ם וְיָלְד֖וּ לָהֶ֑ם הֵ֧מָּה הַגִּבֹּרִ֛ים אֲשֶׁ֥ר מֵעוֹלָ֖ם אַנְשֵׁ֥י הַשֵּֽׁם׃

      Exode 4

      21 וַיֹּ֣אמֶר יְהוָה֮ אֶל־מֹשֶׁה֒ בְּלֶכְתְּךָ֙ לָשׁ֣וּב מִצְרַ֔יְמָה רְאֵ֗ה כָּל־הַמֹּֽפְתִים֙ אֲשֶׁר־שַׂ֣מְתִּי בְיָדֶ֔ךָ וַעֲשִׂיתָ֖ם לִפְנֵ֣י פַרְעֹ֑ה וַאֲנִי֙ אֲחַזֵּ֣ק אֶת־לִבּ֔וֹ וְלֹ֥א יְשַׁלַּ֖ח אֶת־הָעָֽם׃

      Exode 7

      3 וַאֲנִ֥י אַקְשֶׁ֖ה אֶת־לֵ֣ב פַּרְעֹ֑ה וְהִרְבֵּיתִ֧י אֶת־אֹתֹתַ֛י וְאֶת־מוֹפְתַ֖י בְּאֶ֥רֶץ מִצְרָֽיִם׃

      Exode 10

      20 וַיְחַזֵּ֥ק יְהוָ֖ה אֶת־לֵ֣ב פַּרְעֹ֑ה וְלֹ֥א שִׁלַּ֖ח אֶת־בְּנֵ֥י יִשְׂרָאֵֽל׃

      Exode 12

      23 וְעָבַ֣ר יְהוָה֮ לִנְגֹּ֣ף אֶת־מִצְרַיִם֒ וְרָאָ֤ה אֶת־הַדָּם֙ עַל־הַמַּשְׁק֔וֹף וְעַ֖ל שְׁתֵּ֣י הַמְּזוּזֹ֑ת וּפָסַ֤ח יְהוָה֙ עַל־הַפֶּ֔תַח וְלֹ֤א יִתֵּן֙ הַמַּשְׁחִ֔ית לָבֹ֥א אֶל־בָּתֵּיכֶ֖ם לִנְגֹּֽף׃

      Nombres 22

      22 וַיִּֽחַר־אַ֣ף אֱלֹהִים֮ כִּֽי־הוֹלֵ֣ךְ הוּא֒ וַיִּתְיַצֵּ֞ב מַלְאַ֧ךְ יְהוָ֛ה בַּדֶּ֖רֶךְ לְשָׂטָ֣ן ל֑וֹ וְהוּא֙ רֹכֵ֣ב עַל־אֲתֹנ֔וֹ וּשְׁנֵ֥י נְעָרָ֖יו עִמּֽוֹ׃

      Juges 9

      23 וַיִּשְׁלַ֤ח אֱלֹהִים֙ ר֣וּחַ רָעָ֔ה בֵּ֣ין אֲבִימֶ֔לֶךְ וּבֵ֖ין בַּעֲלֵ֣י שְׁכֶ֑ם וַיִּבְגְּד֥וּ בַעֲלֵי־שְׁכֶ֖ם בַּאֲבִימֶֽלֶךְ׃

      1 Samuel 2

      25 אִם־יֶחֱטָ֨א אִ֤ישׁ לְאִישׁ֙ וּפִֽלְל֣וֹ אֱלֹהִ֔ים וְאִ֤ם לַֽיהוָה֙ יֶֽחֱטָא־אִ֔ישׁ מִ֖י יִתְפַּלֶּל־ל֑וֹ וְלֹ֤א יִשְׁמְעוּ֙ לְק֣וֹל אֲבִיהֶ֔ם כִּֽי־חָפֵ֥ץ יְהוָ֖ה לַהֲמִיתָֽם׃

      1 Samuel 16

      14 וְר֧וּחַ יְהוָ֛ה סָ֖רָה מֵעִ֣ם שָׁא֑וּל וּבִֽעֲתַ֥תּוּ רֽוּחַ־רָעָ֖ה מֵאֵ֥ת יְהוָֽה׃

      2 Samuel 19

      22 וַיַּ֨עַן אֲבִישַׁ֤י בֶּן־צְרוּיָה֙ וַיֹּ֔אמֶר הֲתַ֣חַת זֹ֔את לֹ֥א יוּמַ֖ת שִׁמְעִ֑י כִּ֥י קִלֵּ֖ל אֶת־מְשִׁ֥יחַ יְהוָֽה׃

      2 Samuel 24

      1 וַיֹּ֙סֶף֙ אַף־יְהוָ֔ה לַחֲר֖וֹת בְּיִשְׂרָאֵ֑ל וַיָּ֨סֶת אֶת־דָּוִ֤ד בָּהֶם֙ לֵאמֹ֔ר לֵ֛ךְ מְנֵ֥ה אֶת־יִשְׂרָאֵ֖ל וְאֶת־יְהוּדָֽה׃
      16 וַיִּשְׁלַח֩ יָד֨וֹ הַמַּלְאָ֥ךְ ׀ יְרֽוּשָׁלִַם֮ לְשַׁחֲתָהּ֒ וַיִּנָּ֤חֶם יְהוָה֙ אֶל־הָ֣רָעָ֔ה וַ֠יֹּאמֶר לַמַּלְאָ֞ךְ הַמַּשְׁחִ֤ית בָּעָם֙ רַ֔ב עַתָּ֖ה הֶ֣רֶף יָדֶ֑ךָ וּמַלְאַ֤ךְ יְהוָה֙ הָיָ֔ה עִם־גֹּ֖רֶן *האורנה **הָאֲרַ֥וְנָה הַיְבֻסִֽי׃

      1 Chroniques 21

      1 וַיַּֽעֲמֹ֥ד שָׂטָ֖ן עַל־יִשְׂרָאֵ֑ל וַיָּ֙סֶת֙ אֶת־דָּוִ֔יד לִמְנ֖וֹת אֶת־יִשְׂרָאֵֽל׃

      Job 1

      1 אִ֛ישׁ הָיָ֥ה בְאֶֽרֶץ־ע֖וּץ אִיּ֣וֹב שְׁמ֑וֹ וְהָיָ֣ה ׀ הָאִ֣ישׁ הַה֗וּא תָּ֧ם וְיָשָׁ֛ר וִירֵ֥א אֱלֹהִ֖ים וְסָ֥ר מֵרָֽע׃
      2 וַיִּוָּ֥לְדוּ ל֛וֹ שִׁבְעָ֥ה בָנִ֖ים וְשָׁל֥וֹשׁ בָּנֽוֹת׃
      3 וַיְהִ֣י מִ֠קְנֵהוּ שִֽׁבְעַ֨ת אַלְפֵי־צֹ֜אן וּשְׁלֹ֧שֶׁת אַלְפֵ֣י גְמַלִּ֗ים וַחֲמֵ֨שׁ מֵא֤וֹת צֶֽמֶד־בָּקָר֙ וַחֲמֵ֣שׁ מֵא֣וֹת אֲתוֹנ֔וֹת וַעֲבֻדָּ֖ה רַבָּ֣ה מְאֹ֑ד וַיְהִי֙ הָאִ֣ישׁ הַה֔וּא גָּד֖וֹל מִכָּל־בְּנֵי־קֶֽדֶם׃
      4 וְהָלְכ֤וּ בָנָיו֙ וְעָשׂ֣וּ מִשְׁתֶּ֔ה בֵּ֖ית אִ֣ישׁ יוֹמ֑וֹ וְשָׁלְח֗וּ וְקָרְאוּ֙ לִשְׁלֹ֣שֶׁת *אחיתיהם **אַחְיֽוֹתֵיהֶ֔ם לֶאֱכֹ֥ל וְלִשְׁתּ֖וֹת עִמָּהֶֽם׃
      5 וַיְהִ֡י כִּ֣י הִקִּיפֽוּ֩ יְמֵ֨י הַמִּשְׁתֶּ֜ה וַיִּשְׁלַ֧ח אִיּ֣וֹב וַֽיְקַדְּשֵׁ֗ם וְהִשְׁכִּ֣ים בַּבֹּקֶר֮ וְהֶעֱלָ֣ה עֹלוֹת֮ מִסְפַּ֣ר כֻּלָּם֒ כִּ֚י אָמַ֣ר אִיּ֔וֹב אוּלַי֙ חָטְא֣וּ בָנַ֔י וּבֵרֲכ֥וּ אֱלֹהִ֖ים בִּלְבָבָ֑ם כָּ֛כָה יַעֲשֶׂ֥ה אִיּ֖וֹב כָּל־הַיָּמִֽים׃
      6 וַיְהִ֣י הַיּ֔וֹם וַיָּבֹ֙אוּ֙ בְּנֵ֣י הָאֱלֹהִ֔ים לְהִתְיַצֵּ֖ב עַל־יְהוָ֑ה וַיָּב֥וֹא גַֽם־הַשָּׂטָ֖ן בְּתוֹכָֽם׃
      7 וַיֹּ֧אמֶר יְהוָ֛ה אֶל־הַשָּׂטָ֖ן מֵאַ֣יִן תָּבֹ֑א וַיַּ֨עַן הַשָּׂטָ֤ן אֶת־יְהוָה֙ וַיֹּאמַ֔ר מִשּׁ֣וּט בָּאָ֔רֶץ וּמֵֽהִתְהַלֵּ֖ךְ בָּֽהּ׃
      8 וַיֹּ֤אמֶר יְהוָה֙ אֶל־הַשָּׂטָ֔ן הֲשַׂ֥מְתָּ לִבְּךָ֖ עַל־עַבְדִּ֣י אִיּ֑וֹב כִּ֣י אֵ֤ין כָּמֹ֙הוּ֙ בָּאָ֔רֶץ אִ֣ישׁ תָּ֧ם וְיָשָׁ֛ר יְרֵ֥א אֱלֹהִ֖ים וְסָ֥ר מֵרָֽע׃
      9 וַיַּ֧עַן הַשָּׂטָ֛ן אֶת־יְהוָ֖ה וַיֹּאמַ֑ר הַֽחִנָּ֔ם יָרֵ֥א אִיּ֖וֹב אֱלֹהִֽים׃
      10 הֲלֹֽא־*את **אַ֠תָּה שַׂ֣כְתָּ בַעֲד֧וֹ וּבְעַד־בֵּית֛וֹ וּבְעַ֥ד כָּל־אֲשֶׁר־ל֖וֹ מִסָּבִ֑יב מַעֲשֵׂ֤ה יָדָיו֙ בֵּרַ֔כְתָּ וּמִקְנֵ֖הוּ פָּרַ֥ץ בָּאָֽרֶץ׃
      11 וְאוּלָם֙ שְֽׁלַֽח־נָ֣א יָֽדְךָ֔ וְגַ֖ע בְּכָל־אֲשֶׁר־ל֑וֹ אִם־לֹ֥א עַל־פָּנֶ֖יךָ יְבָרֲכֶֽךָּ׃
      12 וַיֹּ֨אמֶר יְהוָ֜ה אֶל־הַשָּׂטָ֗ן הִנֵּ֤ה כָל־אֲשֶׁר־לוֹ֙ בְּיָדֶ֔ךָ רַ֣ק אֵלָ֔יו אַל־תִּשְׁלַ֖ח יָדֶ֑ךָ וַיֵּצֵא֙ הַשָּׂטָ֔ן מֵעִ֖ם פְּנֵ֥י יְהוָֽה׃
      13 וַיְהִ֖י הַיּ֑וֹם וּבָנָ֨יו וּבְנֹתָ֤יו אֹֽכְלִים֙ וְשֹׁתִ֣ים יַ֔יִן בְּבֵ֖ית אֲחִיהֶ֥ם הַבְּכֽוֹר׃
      14 וּמַלְאָ֛ךְ בָּ֥א אֶל־אִיּ֖וֹב וַיֹּאמַ֑ר הַבָּקָר֙ הָי֣וּ חֹֽרְשׁ֔וֹת וְהָאֲתֹנ֖וֹת רֹע֥וֹת עַל־יְדֵיהֶֽם׃
      15 וַתִּפֹּ֤ל שְׁבָא֙ וַתִּקָּחֵ֔ם וְאֶת־הַנְּעָרִ֖ים הִכּ֣וּ לְפִי־חָ֑רֶב וָֽאִמָּ֨לְטָ֧ה רַק־אֲנִ֛י לְבַדִּ֖י לְהַגִּ֥יד לָֽךְ׃
      16 ע֣וֹד ׀ זֶ֣ה מְדַבֵּ֗ר וְזֶה֮ בָּ֣א וַיֹּאמַר֒ אֵ֣שׁ אֱלֹהִ֗ים נָֽפְלָה֙ מִן־הַשָּׁמַ֔יִם וַתִּבְעַ֥ר בַּצֹּ֛אן וּבַנְּעָרִ֖ים וַתֹּאכְלֵ֑ם וָאִמָּ֨לְטָ֧ה רַק־אֲנִ֛י לְבַדִּ֖י לְהַגִּ֥יד לָֽךְ׃
      17 ע֣וֹד ׀ זֶ֣ה מְדַבֵּ֗ר וְזֶה֮ בָּ֣א וַיֹּאמַר֒ כַּשְׂדִּ֞ים שָׂ֣מוּ ׀ שְׁלֹשָׁ֣ה רָאשִׁ֗ים וַֽיִּפְשְׁט֤וּ עַל־הַגְּמַלִּים֙ וַיִּקָּח֔וּם וְאֶת־הַנְּעָרִ֖ים הִכּ֣וּ לְפִי־חָ֑רֶב וָאִמָּ֨לְטָ֧ה רַק־אֲנִ֛י לְבַדִּ֖י לְהַגִּ֥יד לָֽךְ׃
      18 עַ֚ד זֶ֣ה מְדַבֵּ֔ר וְזֶ֖ה בָּ֣א וַיֹּאמַ֑ר בָּנֶ֨יךָ וּבְנוֹתֶ֤יךָ אֹֽכְלִים֙ וְשֹׁתִ֣ים יַ֔יִן בְּבֵ֖ית אֲחִיהֶ֥ם הַבְּכֽוֹר׃
      19 וְהִנֵּה֩ ר֨וּחַ גְּדוֹלָ֜ה בָּ֣אָה ׀ מֵעֵ֣בֶר הַמִּדְבָּ֗ר וַיִּגַּע֙ בְּאַרְבַּע֙ פִּנּ֣וֹת הַבַּ֔יִת וַיִּפֹּ֥ל עַל־הַנְּעָרִ֖ים וַיָּמ֑וּתוּ וָאִמָּ֨לְטָ֧ה רַק־אֲנִ֛י לְבַדִּ֖י לְהַגִּ֥יד לָֽךְ׃
      20 וַיָּ֤קָם אִיּוֹב֙ וַיִּקְרַ֣ע אֶת־מְעִל֔וֹ וַיָּ֖גָז אֶת־רֹאשׁ֑וֹ וַיִּפֹּ֥ל אַ֖רְצָה וַיִּשְׁתָּֽחוּ׃
      21 וַיֹּאמֶר֩ עָרֹ֨ם *יצתי **יָצָ֜אתִי מִבֶּ֣טֶן אִמִּ֗י וְעָרֹם֙ אָשׁ֣וּב שָׁ֔מָה יְהוָ֣ה נָתַ֔ן וַיהוָ֖ה לָקָ֑ח יְהִ֛י שֵׁ֥ם יְהוָ֖ה מְבֹרָֽךְ׃
      22 בְּכָל־זֹ֖את לֹא־חָטָ֣א אִיּ֑וֹב וְלֹא־נָתַ֥ן תִּפְלָ֖ה לֵאלֹהִֽים׃

      Job 2

      1 וַיְהִ֣י הַיּ֔וֹם וַיָּבֹ֙אוּ֙ בְּנֵ֣י הָֽאֱלֹהִ֔ים לְהִתְיַצֵּ֖ב עַל־יְהוָ֑ה וַיָּב֤וֹא גַֽם־הַשָּׂטָן֙ בְּתֹכָ֔ם לְהִתְיַצֵּ֖ב עַל־יְהוָֽה׃
      2 וַיֹּ֤אמֶר יְהוָה֙ אֶל־הַשָּׂטָ֔ן אֵ֥י מִזֶּ֖ה תָּבֹ֑א וַיַּ֨עַן הַשָּׂטָ֤ן אֶת־יְהוָה֙ וַיֹּאמַ֔ר מִשֻּׁ֣ט בָּאָ֔רֶץ וּמֵהִתְהַלֵּ֖ךְ בָּֽהּ׃
      3 וַיֹּ֨אמֶר יְהוָ֜ה אֶל־הַשָּׂטָ֗ן הֲשַׂ֣מְתָּ לִבְּךָ֮ אֶל־עַבְדִּ֣י אִיּוֹב֒ כִּי֩ אֵ֨ין כָּמֹ֜הוּ בָּאָ֗רֶץ אִ֣ישׁ תָּ֧ם וְיָשָׁ֛ר יְרֵ֥א אֱלֹהִ֖ים וְסָ֣ר מֵרָ֑ע וְעֹדֶ֙נּוּ֙ מַחֲזִ֣יק בְּתֻמָּת֔וֹ וַתְּסִיתֵ֥נִי ב֖וֹ לְבַלְּע֥וֹ חִנָּֽם׃
      4 וַיַּ֧עַן הַשָּׂטָ֛ן אֶת־יְהוָ֖ה וַיֹּאמַ֑ר ע֣וֹר בְּעַד־ע֗וֹר וְכֹל֙ אֲשֶׁ֣ר לָאִ֔ישׁ יִתֵּ֖ן בְּעַ֥ד נַפְשֽׁוֹ׃
      5 אוּלָם֙ שְֽׁלַֽח־נָ֣א יָֽדְךָ֔ וְגַ֥ע אֶל־עַצְמ֖וֹ וְאֶל־בְּשָׂר֑וֹ אִם־לֹ֥א אֶל־פָּנֶ֖יךָ יְבָרֲכֶֽךָּ׃
      6 וַיֹּ֧אמֶר יְהוָ֛ה אֶל־הַשָּׂטָ֖ן הִנּ֣וֹ בְיָדֶ֑ךָ אַ֖ךְ אֶת־נַפְשׁ֥וֹ שְׁמֹֽר׃
      7 וַיֵּצֵא֙ הַשָּׂטָ֔ן מֵאֵ֖ת פְּנֵ֣י יְהוָ֑ה וַיַּ֤ךְ אֶת־אִיּוֹב֙ בִּשְׁחִ֣ין רָ֔ע מִכַּ֥ף רַגְל֖וֹ *עד **וְעַ֥ד קָדְקֳדֽוֹ׃
      8 וַיִּֽקַּֽח־ל֣וֹ חֶ֔רֶשׂ לְהִתְגָּרֵ֖ד בּ֑וֹ וְה֖וּא יֹשֵׁ֥ב בְּתוֹךְ־הָאֵֽפֶר׃
      9 וַתֹּ֤אמֶר לוֹ֙ אִשְׁתּ֔וֹ עֹדְךָ֖ מַחֲזִ֣יק בְּתֻמָּתֶ֑ךָ בָּרֵ֥ךְ אֱלֹהִ֖ים וָמֻֽת׃
      10 וַיֹּ֣אמֶר אֵלֶ֗יהָ כְּדַבֵּ֞ר אַחַ֤ת הַנְּבָלוֹת֙ תְּדַבֵּ֔רִי גַּ֣ם אֶת־הַטּ֗וֹב נְקַבֵּל֙ מֵאֵ֣ת הָאֱלֹהִ֔ים וְאֶת־הָרָ֖ע לֹ֣א נְקַבֵּ֑ל בְּכָל־זֹ֛את לֹא־חָטָ֥א אִיּ֖וֹב בִּשְׂפָתָֽיו׃
      11 וַֽיִּשְׁמְע֞וּ שְׁלֹ֣שֶׁת ׀ רֵעֵ֣י אִיּ֗וֹב אֵ֣ת כָּל־הָרָעָ֣ה הַזֹּאת֮ הַבָּ֣אָה עָלָיו֒ וַיָּבֹ֙אוּ֙ אִ֣ישׁ מִמְּקֹמ֔וֹ אֱלִיפַ֤ז הַתֵּימָנִי֙ וּבִלְדַּ֣ד הַשּׁוּחִ֔י וְצוֹפַ֖ר הַנַּֽעֲמָתִ֑י וַיִּוָּעֲד֣וּ יַחְדָּ֔ו לָב֥וֹא לָנֽוּד־ל֖וֹ וּֽלְנַחֲמֽוֹ׃
      12 וַיִּשְׂא֨וּ אֶת־עֵינֵיהֶ֤ם מֵרָחוֹק֙ וְלֹ֣א הִכִּירֻ֔הוּ וַיִּשְׂא֥וּ קוֹלָ֖ם וַיִּבְכּ֑וּ וַֽיִּקְרְעוּ֙ אִ֣ישׁ מְעִל֔וֹ וַיִּזְרְק֥וּ עָפָ֛ר עַל־רָאשֵׁיהֶ֖ם הַשָּׁמָֽיְמָה׃
      13 וַיֵּשְׁב֤וּ אִתּוֹ֙ לָאָ֔רֶץ שִׁבְעַ֥ת יָמִ֖ים וְשִׁבְעַ֣ת לֵיל֑וֹת וְאֵין־דֹּבֵ֤ר אֵלָיו֙ דָּבָ֔ר כִּ֣י רָא֔וּ כִּֽי־גָדַ֥ל הַכְּאֵ֖ב מְאֹֽד׃

      Psaumes 18

      26 עִם־חָסִ֥יד תִּתְחַסָּ֑ד עִם־גְּבַ֥ר תָּ֝מִ֗ים תִּתַּמָּֽם׃

      Psaumes 35

      5 יִֽהְי֗וּ כְּמֹ֥ץ לִפְנֵי־ר֑וּחַ וּמַלְאַ֖ךְ יְהוָ֣ה דּוֹחֶֽה׃

      Psaumes 38

      21 וּמְשַׁלְּמֵ֣י רָ֭עָה תַּ֣חַת טוֹבָ֑ה יִ֝שְׂטְנ֗וּנִי תַּ֣חַת *רדופי־**רָֽדְפִי־טֽוֹב׃

      Psaumes 78

      49 יְשַׁלַּח־בָּ֨ם ׀ חֲר֬וֹן אַפּ֗וֹ עֶבְרָ֣ה וָזַ֣עַם וְצָרָ֑ה מִ֝שְׁלַ֗חַת מַלְאֲכֵ֥י רָעִֽים׃

      Psaumes 99

      1 יְהוָ֣ה מָ֭לָךְ יִרְגְּז֣וּ עַמִּ֑ים יֹשֵׁ֥ב כְּ֝רוּבִ֗ים תָּנ֥וּט הָאָֽרֶץ׃
      2 יְ֭הוָה בְּצִיּ֣וֹן גָּד֑וֹל וְרָ֥ם ה֝֗וּא עַל־כָּל־הָֽעַמִּֽים׃
      3 יוֹד֣וּ שִׁ֭מְךָ גָּד֥וֹל וְנוֹרָ֗א קָד֥וֹשׁ הֽוּא׃
      4 וְעֹ֥ז מֶלֶךְ֮ מִשְׁפָּ֪ט אָ֫הֵ֥ב אַ֭תָּה כּוֹנַ֣נְתָּ מֵישָׁרִ֑ים מִשְׁפָּ֥ט וּ֝צְדָקָ֗ה בְּיַעֲקֹ֤ב ׀ אַתָּ֬ה עָשִֽׂיתָ׃
      5 רֽוֹמְמ֡וּ יְה֘וָ֤ה אֱלֹהֵ֗ינוּ וְֽ֭הִשְׁתַּחֲווּ לַהֲדֹ֥ם רַגְלָ֗יו קָד֥וֹשׁ הֽוּא׃
      6 מֹ֘שֶׁ֤ה וְאַהֲרֹ֨ן ׀ בְּֽכֹהֲנָ֗יו וּ֭שְׁמוּאֵל בְּקֹרְאֵ֣י שְׁמ֑וֹ קֹרִ֥אים אֶל־יְ֝הוָ֗ה וְה֣וּא יַעֲנֵֽם׃
      7 בְּעַמּ֣וּד עָ֭נָן יְדַבֵּ֣ר אֲלֵיהֶ֑ם שָׁמְר֥וּ עֵ֝דֹתָ֗יו וְחֹ֣ק נָֽתַן־לָֽמוֹ׃
      8 יְהוָ֣ה אֱלֹהֵינוּ֮ אַתָּ֪ה עֲנִ֫יתָ֥ם אֵ֣ל נֹ֭שֵׂא הָיִ֣יתָ לָהֶ֑ם וְ֝נֹקֵ֗ם עַל־עֲלִילוֹתָֽם׃
      9 רֽוֹמְמ֡וּ יְה֘וָ֤ה אֱלֹהֵ֗ינוּ וְ֭הִֽשְׁתַּחֲווּ לְהַ֣ר קָדְשׁ֑וֹ כִּֽי־קָ֝ד֗וֹשׁ יְהוָ֥ה אֱלֹהֵֽינוּ׃

      Psaumes 109

      4 תַּֽחַת־אַהֲבָתִ֥י יִשְׂטְנ֗וּנִי וַאֲנִ֥י תְפִלָּֽה׃
      6 הַפְקֵ֣ד עָלָ֣יו רָשָׁ֑ע וְ֝שָׂטָ֗ן יַעֲמֹ֥ד עַל־יְמִינֽוֹ׃

      Esaïe 6

      1 בִּשְׁנַת־מוֹת֙ הַמֶּ֣לֶךְ עֻזִּיָּ֔הוּ וָאֶרְאֶ֧ה אֶת־אֲדֹנָ֛י יֹשֵׁ֥ב עַל־כִּסֵּ֖א רָ֣ם וְנִשָּׂ֑א וְשׁוּלָ֖יו מְלֵאִ֥ים אֶת־הַהֵיכָֽל׃
      7 וַיַּגַּ֣ע עַל־פִּ֔י וַיֹּ֕אמֶר הִנֵּ֛ה נָגַ֥ע זֶ֖ה עַל־שְׂפָתֶ֑יךָ וְסָ֣ר עֲוֺנֶ֔ךָ וְחַטָּאתְךָ֖ תְּכֻפָּֽר׃

      Esaïe 19

      14 יְהוָ֛ה מָסַ֥ךְ בְּקִרְבָּ֖הּ ר֣וּחַ עִוְעִ֑ים וְהִתְע֤וּ אֶת־מִצְרַ֙יִם֙ בְּכָֽל־מַעֲשֵׂ֔הוּ כְּהִתָּע֥וֹת שִׁכּ֖וֹר בְּקִיאֽוֹ׃

      Esaïe 29

      10 כִּֽי־נָסַ֨ךְ עֲלֵיכֶ֤ם יְהוָה֙ ר֣וּחַ תַּרְדֵּמָ֔ה וַיְעַצֵּ֖ם אֶת־עֵֽינֵיכֶ֑ם אֶת־הַנְּבִיאִ֛ים וְאֶת־רָאשֵׁיכֶ֥ם הַחֹזִ֖ים כִּסָּֽה׃

      Lamentations 1

      1 אֵיכָ֣ה ׀ יָשְׁבָ֣ה בָדָ֗ד הָעִיר֙ רַבָּ֣תִי עָ֔ם הָיְתָ֖ה כְּאַלְמָנָ֑ה רַּבָּ֣תִי בַגּוֹיִ֗ם שָׂרָ֙תִי֙ בַּמְּדִינ֔וֹת הָיְתָ֖ה לָמַֽס׃
      2 בָּכ֨וֹ תִבְכֶּ֜ה בַּלַּ֗יְלָה וְדִמְעָתָהּ֙ עַ֣ל לֶֽחֱיָ֔הּ אֵֽין־לָ֥הּ מְנַחֵ֖ם מִכָּל־אֹהֲבֶ֑יהָ כָּל־רֵעֶ֙יהָ֙ בָּ֣גְדוּ בָ֔הּ הָ֥יוּ לָ֖הּ לְאֹיְבִֽים׃
      3 גָּֽלְתָ֨ה יְהוּדָ֤ה מֵעֹ֙נִי֙ וּמֵרֹ֣ב עֲבֹדָ֔ה הִ֚יא יָשְׁבָ֣ה בַגּוֹיִ֔ם לֹ֥א מָצְאָ֖ה מָנ֑וֹחַ כָּל־רֹדְפֶ֥יהָ הִשִּׂיג֖וּהָ בֵּ֥ין הַמְּצָרִֽים׃
      4 דַּרְכֵ֨י צִיּ֜וֹן אֲבֵל֗וֹת מִבְּלִי֙ בָּאֵ֣י מוֹעֵ֔ד כָּל־שְׁעָרֶ֙יהָ֙ שֽׁוֹמֵמִ֔ין כֹּהֲנֶ֖יהָ נֶאֱנָחִ֑ים בְּתוּלֹתֶ֥יהָ נּוּג֖וֹת וְהִ֥יא מַר־לָֽהּ׃
      5 הָי֨וּ צָרֶ֤יהָ לְרֹאשׁ֙ אֹיְבֶ֣יהָ שָׁל֔וּ כִּֽי־יְהוָ֥ה הוֹגָ֖הּ עַ֣ל רֹב־פְּשָׁעֶ֑יהָ עוֹלָלֶ֛יהָ הָלְכ֥וּ שְׁבִ֖י לִפְנֵי־צָֽר׃
      6 וַיֵּצֵ֥א *מן־*בת־**מִבַּת־צִיּ֖וֹן כָּל־הֲדָרָ֑הּ הָי֣וּ שָׂרֶ֗יהָ כְּאַיָּלִים֙ לֹא־מָצְא֣וּ מִרְעֶ֔ה וַיֵּלְכ֥וּ בְלֹא־כֹ֖חַ לִפְנֵ֥י רוֹדֵֽף׃
      7 זָֽכְרָ֣ה יְרוּשָׁלִַ֗ם יְמֵ֤י עָנְיָהּ֙ וּמְרוּדֶ֔יהָ כֹּ֚ל מַחֲמֻדֶ֔יהָ אֲשֶׁ֥ר הָי֖וּ מִ֣ימֵי קֶ֑דֶם בִּנְפֹ֧ל עַמָּ֣הּ בְּיַד־צָ֗ר וְאֵ֤ין עוֹזֵר֙ לָ֔הּ רָא֣וּהָ צָרִ֔ים שָׂחֲק֖וּ עַ֥ל מִשְׁבַּתֶּֽהָ׃
      8 חֵ֤טְא חָֽטְאָה֙ יְר֣וּשָׁלִַ֔ם עַל־כֵּ֖ן לְנִידָ֣ה הָיָ֑תָה כָּֽל־מְכַבְּדֶ֤יהָ הִזִּיל֙וּהָ֙ כִּי־רָא֣וּ עֶרְוָתָ֔הּ גַּם־הִ֥יא נֶאֶנְחָ֖ה וַתָּ֥שָׁב אָחֽוֹר׃
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