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SATAN

Dans l'Ancien Testament

Le mot hébreu Satan, avant de devenir un nom propre, a été un nom commun employé pour désigner tout être qui s'oppose comme adversaire ou comme accusateur (No 22:22,2Sa 19:22,1Ro 11:25, Ps 109:6 ; nous trouvons le verbe correspondant dans Ps 38:21 109:4).

L'esprit mystérieux et redoutable appelé Satan n'est mentionné que dans trois passages de l'A.T., et ces trois textes appartiennent à des écrits de la période post-exilique, ce qui laisse supposer une influence de la religion des Perses, au contact de laquelle Israël s'est trouvé pendant l'exil. On sait que cette religion est fondée sur l'opposition absolue de deux principes spirituels, irréductibles, également primitifs : Ahura-Mazda ou Ormazd, le principe du bien, et Angra-Mainyu ou Ahriman, le principe du mal. Mais cette influence du dualisme iranien semble n'avoir été que la cause occasionnelle de l'apparition tardive de Satan dans la littérature canonique de l'A.T. La raison profonde, nous la trouvons dans l'antique notion hébraïque d'un Dieu caractérisé essentiellement par l'attribut de la puissance et qui est la cause unique de tout ce qui arrive en bien et en mal. Si la distinction du bien et du mal (voir ces mots) est très nette quand il s'agit de l'homme (le bien, c'est l'obéissance à Dieu, et le mal, la désobéissance), il n'en va pas de même quand il s'agit de Dieu, car Jéhovah fait ce qui lui plaît et tout dépend de son bon plaisir. Un texte met particulièrement en évidence cette sorte d'amoralisme : « Avec celui qui est fidèle, tu es fidèle ; avec l'homme intègre, tu agis avec intégrité ; avec celui qui est pur, tu te montres pur ; et avec le pervers, tu te fais pervers » (Ps 18:26 et suivant, Sg. traduit : « ... tu agis selon sa perversité », et la Vers. Syn. : « ... tu te joues de sa perversité » ; on devine aisément sous ces euphémismes l'embarras des traducteurs).

Derrière ce qui est mal, du point de vue de la conduite humaine, et qui, comme tel, sera châtié, il peut y avoir une volonté particulière et une activité initiale de Dieu. Dans plusieurs passages, Jéhovah est présenté comme l'inspirateur de pensées mauvaises dans le coeur de ceux qu'il veut perdre.

C'est lui qui « endurcit le coeur de Pharaon » pour qu'il ne laisse partir les Hébreux qu'après avoir été durement frappé, lui et son peuple (Ex 4:21 7:3 10:20, cf. De 2:30).

C'est lui qui, voulant faire mourir les fils d'Héli, les pousse à ne pas écouter la voix de leur père (1Sa 2:25).

C'est lui qui, dans sa colère, excite David à faire le dénombrement du peuple et qui châtie ensuite Israël en lui envoyant la peste à cause de cet acte considéré comme un péché (2Sa 24:1 et suivants ; voir aussi 1Ro 12:15,2Ro 24:19 et suivant).

L'action de cette causalité absolue se fait aussi sentir dans le monde matériel, car, si Dieu donne la santé et le bonheur, il envoie également la maladie et le malheur (voir, par ex., les bénédictions et les malédictions énumérées dans De 28).

Jéhovah a sous ses ordres des esprits qui, tantôt sous une forme impersonnelle, tantôt sous une forme personnelle, peuvent exercer de sa part une action mauvaise sur les hommes.

C'est ainsi qu'il envoie :

un « esprit de discorde » entre Abimélec et les habitants de Sichem (Jug 9:23), un « mauvais esprit » pour tourmenter Saül (1Sa 16:14,23 18:10), un « esprit de mensonge » pour séduire Achab et le conduire à sa perte (1Ro 22:18,23), « un esprit de vertige » (Esa 19:14), « un esprit d'assoupissement » (Esa 29:10).
Les anges sont aussi parfois les agents de la colère divine. Exemples :
l'ange exterminateur (Ex 12:23, 2Sa 24:16 et suivant, 2Ro 19:35), les « anges de malheur » (Ps 78:49), l'ange qui chasse et qui poursuit (Ps 35:5 et suivant).
Or, si tout vient de Dieu, si Dieu tient tout dans sa main, les anges et les esprits aussi bien que les hommes, il est aisé de comprendre qu'il ne soit pas nécessaire, pour expliquer la présence du mal dans le monde, de faire intervenir un être mauvais agissant en dehors de lui.

Mais, au fur et à mesure que la Révélation progresse, nous voyons s'épurer lentement cette notion primitive de Dieu, l'accent étant mis de plus en plus sur la sainteté de Jéhovah. Sans doute, cette sainteté a-t-elle été toujours proclamée ; mais, au début, elle n'avait pas le sens de perfection morale qu'elle devait prendre plus tard. Le terme de saint désignait surtout ce qui est sacré, inviolable, divin. La sainteté de Jéhovah était sa souveraineté absolue, sa dignité unique et exclusive, sa majesté et sa grandeur dont les manifestations inspiraient à l'homme un profond sentiment de crainte. C'est grâce à la prédication des prophètes que s'affirme le caractère moral de Jéhovah présenté avant tout comme le Dieu de la justice. La sainteté dont Ésaïe a la révélation (Esa 6:1,7) est la parfaite pureté morale de Dieu, pureté que le prophète Habacuc exprime en ces termes : « N'es-tu pas de toute éternité, Éternel, mon Dieu, mon Saint ? Tes yeux sont trop purs pour voir le mal et tu ne peux pas regarder l'iniquité » (Hab 1:12 et suivant,. cf. Ps 99).

Or, tandis que se poursuit, durant l'exil et pendant la période post-exilique, le développement de cette notion de la sainteté de Jéhovah, peu à peu s'impose la conviction qu'il est impossible d'imputer à Dieu l'inspiration mauvaise et qu'il faut attribuer à un autre l'action pernicieuse qui s'exerce dans le coeur des hommes.

C'est dans le prologue du livre de Job, écrit après l'exil, qu'apparaît pour la première fois Satan (Job 1 et Job 2) : « Les fils de Dieu vinrent un jour se présenter devant l'Éternel et le Satan vint aussi au milieu d'eux » (Job 1:6). Il fait donc partie de la cour céleste ; mais, tout en étant mentionné avec les « fils de Dieu », il semble avoir une place à part. Son nom n'est pas encore un nom propre car il est appelé « le Satan », désigné ainsi à cause de son rôle d'accusateur public dans le conseil de Dieu. Si rien dans le récit ne permet d'affirmer qu'il a une nature foncièrement mauvaise, il se révèle pourtant singulièrement malveillant envers les hommes, suspectant leurs intentions, doutant de. leur sincérité, se réjouissant de les prendre en faute et cherchant à faire partager sa suspicion à Jéhovah. C'est lui qui envoie à Job toutes sortes, de calamités et qui, après l'avoir privé de tous ses enfants, le frappe durement dans son corps. Mais le texte nous montre très nettement qu'il ne peut agir ainsi qu'avec la permission de Jéhovah. Si donc il est déjà l'adversaire des hommes, il n'est pas encore l'adversaire de Dieu.

Dans le livre de Zacharie (Za 3:1-5), les traits du caractère de Satan s'accentuent. Le prophète voit le grand-prêtre Josué debout devant l'ange de l'Éternel, et le Satan qui se tient à sa droite pour l'accuser. Or Satan, cette fois, en accusant Josué, non à cause de ses péchés personnels, mais en tant que grand-prêtre représentant le peuple d'Israël, s'oppose aux desseins miséricordieux de Jéhovah.

Aussi lui est-il répondu : « Que l'Éternel te réprime, Satan, que l'Éternel te réprime, lui qui a choisi Jérusalem ! »

Avec le livre des Chroniques (1Ch 21:1), nous franchissons une nouvelle étape. « Satan se leva contre Israël et il excita David à faire le dénombrement d'Israël. » Maintenant c'est par un nom propre (Satan, sans l'article) que l'Adversaire est désigné, et non plus par un nom commun indiquant sa fonction. Il est devenu le Tentateur qui agit par lui-même, en dehors de Dieu, pour faire tomber les hommes dans le péché. Si on compare le récit que nous donne le Chroniste avec celui qui nous est rapporté dans 2Sa 24:1 pour relater le même événement, on voit le chemin qu'a parcouru la pensée religieuse d'Israël : ce n'est plus Dieu qui est l'instigateur de l'action mauvaise de David, mais Satan.

Dans les Apocryphes et dans les Apocalypses juives.

Nous découvrons dans la littérature extracanonique de la période hellénistique des influences incontestables du syncrétisme oriental. La démonologie prend un développement considérable ; mais elle n'aboutit nulle part à un dualisme aussi radical que celui de la religion iranienne, car la souveraineté de Dieu n'est jamais mise en question.

Dans le livre de Tobit (Tob 3:8), nous trouvons un démon appelé Asmodée qui vraisemblablement est le Aêchtna-daêva, le démon de la sensualité et de la fureur de la religion des Perses. C'est à son action ainsi qu'à celle de « toutes sortes de démons » que sont attribuées diverses maladies psychiques et physiques.

Dans la Sapience apparaît pour la première fois l'identification de Satan avec le serpent de la Chute. « C'est par l'envie du Diable (grec diabolos =calomniateur) que la mort est entrée dans le monde » (Sag 2:24). Le rédacteur jéhoviste du récit de Ge 3 ne pouvait, lui, avoir l'idée d'une telle identification, car nous avons vu que la notion d'un être radicalement mauvais et indépendant de Dieu était étrangère à la pensée hébraïque antérieure à l'exil. D'autre part, quand le serpent est présenté comme « le plus rusé des animaux des champs que l'Éternel Dieu avait faits » (Ge 3:1), il serait faux de croire qu'il est pour l'auteur simplement un animal comme les autres, sous la domination de l'homme. C'est un être énigmatique et troublant, qui semble doué d'un pouvoir surnaturel lui permettant de savoir ce qu'Adam et Eve ignorent encore (Ge 3:5) et dont les intentions sont nettement malveillantes. En résumé, si l'on ne veut pas tirer de ce texte plus qu'il ne contient, il faut se borner à dire que, dans le récit symbolique de la Chute, le serpent représente une puissance mauvaise qui, elle, reste entièrement indéterminée (voir Chute). Dans la Sapience, au contraire, la détermination de cette puissance est complète : c'est le Diable qui a séduit le premier couple humain et qui a ainsi introduit la mort dans le monde. Cette identification de Satan avec le serpent se retrouve dans la littérature rabbinique et dans quelques passages du N.T., implicite dans Ro 16:20,2Co 11:3, explicite dans Ap 12:9 20:2.

Le livre d'Hénoc, dans sa partie la plus ancienne (fin du II° siècle av. J. -C), interprétant d'une façon tout à fait fantaisiste le récit de Ge 6:1,4, fait remonter l'origine des démons à la chute des anges ou « fils du ciel », qui s'unirent aux filles des hommes et leur révélèrent « les antiques mystères du ciel » au moyen desquels les hommes multiplièrent le mal sur la terre. Le chef de ces anges déchus est Sémiazas ; mais le plus redoutable de tous est Azaël (ou Azazel), « par la doctrine et les oeuvres duquel toute la terre fut corrompue ». De ces unions illicites naquirent les géants. C'est de ces géants que sont issus les mauvais esprits qui tourmentent les hommes et qui exercent leurs ravages sur la terre jusqu'au jour du jugement final. Le déluge vint comme châtiment de la corruption générale. Quant à Azaël et aux autres anges pervertis, ils furent jetés « dans les ténèbres, dans les vallées de la terre » où ils demeureront liés en attendant le jugement dernier. Ils seront alors « amenés dans le gouffre de feu, dans la torture et dans la prison où l'on est enfermé pour l'éternité ». Dans la partie la plus récente du livre (datant probablement du milieu du I er siècle av. J. -C), il est parlé de démons ayant pour chef suprême Satan et appelés eux-mêmes des Satans. Ces démons seraient autres que ceux issus des géants, car ils auraient existé avant la chute des anges racontée dans la première partie. Mais il est sans doute vain de chercher à dégager une doctrine cohérente de toutes ces données trop souvent contradictoires.

Telle est, dans ses grandes lignes, la démonologie élaborée durant la période hellénistique. La littérature rabbinique postérieure ne fait que la reprendre avec quelques variantes. Samael, le chef des démons, appelé aussi l'ange de la mort, y est présenté comme l'instigateur de la chute et le tentateur qui entraîne les hommes à la perdition.

Dans le Nouveau Testament

Satan, dont le nom apparaît plusieurs fois :

Dans les évangiles : (Mt 4:10 12:26, Mr 4:15, Lu 10:18 13:16 22:3,31, Jn 11:27) y est aussi appelé :

le Diable (Mt 4:1 13:39 25:41, Lu 8:12, Jn 8:44 13:2), le Malin (Mt 5:37 6:13 13:19-38), l'Ennemi (Mt 13:39, Lu 10:19), le Tentateur (Mt 4:3), Béelzébul (voir Baal-Zébub) le prince des démons (Mt 10:25 12:24 et parallèle), le prince de ce monde (Jn 12:31 14:30 16:11).
Jésus le caractérise ainsi : « Dès le commencement, celui-là fut homicide, et il ne se tient pas dans la vérité, parce qu'il n'y a point de vérité en lui. Quand il profère le mensonge, il parle de son propre fonds, étant menteur et père du mensonge » (Jn 8:44).

Satan est présenté comme l'adversaire qui cherche à corrompre les hommes et à détruire en eux l'oeuvre de Dieu. Il enlève de leur coeur la bonne semence « de peur qu'ils ne croient et ne soient sauvés » (Lu 8:12) ; il sème l'ivraie au milieu du froment (Mt 13:39) ; il tente le Maître pour essayer de l'empêcher d'accomplir sa mission (Mt 4:1 et parallèle) ; il tente aussi les disciples pour les faire tomber lorsque vient « l'heure où régnent les ténèbres » (Lu 22:31,53) ; il suggère à Judas de livrer Jésus (Jn 13:2). Cette irruption de l'Esprit mauvais dans le coeur du traître est exprimée en ces termes : « Satan entra en Judas » (Lu 22:3, cf. Jn 13:27).

C'est contre sa puissance redoutable que Jésus met en garde ses disciples : « Craignez celui qui peut faire périr l'âme et le corps dans la géhenne » (Mt 10:28, Lu 12:5) ; c'est de lui qu'ils doivent demander à Dieu d'être délivrés : « Délivre-nous du Malin » (Mt 6:13). On traduit habituellement : « Délivre-nous du mal » ; mais pourquoi rendre autrement ici le mot ho ponêros. qui, dans les autres passages de l'évangile de Matthieu où il se trouve (voir plus haut), désigne incontestablement le Malin ?

Satan exerce aussi son pouvoir dans le monde matériel, car c'est de lui que viennent, directement ou par l'intermédiaire des démons, les maladies et les infirmités. Voici quelques déclarations de Jésus qui montrent clairement que telle était sa conviction. Quand, à propos d'une guérison qu'il opère, les pharisiens disent de lui : « Celui-là ne chasse les démons que par Béelzébul, le prince des démons », il répond : « Tout royaume divisé contre lui-même tombe en ruines... Or si Satan chasse Satan, il est divisé contre lui-même ; comment alors son royaume subsistera-t-il ? » (Mt 12:22-28). Cette-réponse de Jésus, qui fait appel au simple bon sens pour réfuter par l'absurde l'explication de ses adversaires, prouve d'une façon indubitable qu'il considérait cette maladie comme venant de Satan. Lorsque les disciples, qu'il avait envoyés en mission, lui racontent les guérisons qu'ils ont faites, il s'écrie : « Je voyais Satan tomber du ciel comme un éclair » (Lu 10:18). Dans une autre circonstance, parlant d'une femme infirme qu'il vient de guérir, il dit : « Cette femme que Satan tenait garrottée depuis dix-huit années... » (Lu 13:16). L'apôtre Pierre dépeindra plus tard l'activité du Maître en ces termes : « Jésus de Nazareth, oint par Dieu d'Esprit saint et de puissance, allait de lieu en lieu en faisant le bien, en guérissant tous ceux qui étaient sous l'empire du Diable, parce que Dieu était avec lui » (Ac 10:38). Il ressort de là que Jésus et, avec lui, ses disciples voient dans la maladie et dans la souffrance non l'expression de la volonté de Dieu, mais la manifestation de l'activité pernicieuse de Satan. Et c'est pourquoi, durant tout son ministère, le Sauveur n'a cessé de lutter contre le mal sous toutes ses formes, aussi bien en délivrant les corps de l'esclavage de la maladie qu'en libérant les âmes de l'esclavage du péché.

Tout ceci nous montre que Jésus a admis un certain dualisme. Sans doute ce dualisme ne ressemble en rien au dualisme métaphysique qui met aux prises deux principes absolument opposés, entièrement indépendants l'un de l'autre et également primitifs. Une telle conception est tout à fait étrangère à la pensée de Jésus qui, d'ailleurs, est resté en dehors de toute spéculation et n'a jamais abordé le problème théorique de l'origine première du mal. Mais, sur le terrain des faits, il constate et il affirme que Dieu n'est pas seul à agir dans le monde, car Satan y manifeste aussi sa présence et son action. Et Satan est l'ennemi non seulement des hommes mais encore de Dieu (parabole de l'ivraie). Il est le chef d'un royaume en lutte avec le royaume de Dieu, et il exerce ici-bas un tel empire qu'il est appelé « le prince de ce monde ». Mais, quelle que soit la puissance de l'Ennemi, Dieu reste le Seigneur du ciel et de la terre, et sa volonté demeure souveraine.

L'oeuvre accomplie par le Sauveur marque le commencement de la défaite de Satan :

« Je vous ai donné la puissance de fouler aux pieds toutes les forces de l'Ennemi » (Lu 10:19) ; « prenez courage, j'ai vaincu le monde » (Jn 16:33) ; « le prince de ce monde est jugé » (Jn 16:11) ; « le prince de ce monde va être chassé » (Jn 12:31) ; et, au jour fixé par Dieu, Satan sera jeté dans le feu éternel préparé pour lui et pour ses anges (Mt 25:41).
De cette étude des textes évangéliques se dégage une conclusion : Jésus a cru à l'existence personnelle de Satan. A-t-il simplement partagé sur ce point les idées de son temps, ou bien l'affirmation de la réalité de Satan fait-elle partie intégrante de son enseignement ? Pour le savoir, rappelons-nous qu'il « est venu chercher et sauver ce qui était perdu » (Lu 19:10). C'est là sa raison d'être ; c'est là la signification profonde et de sa personne et de sa mission. Or, pour accomplir cette oeuvre de salut, ne fallait-il pas qu'il connût exactement la nature du mal dont il venait délivrer les hommes ? Et, si cette connaissance lui était nécessaire pour l'action, pouvait-il ne pas lui donner une place dans son enseignement ?

Dans les épîtres de saint Paul :

Satan est le Tentateur (1Th 3:5,1Co 7:5), qui a séduit Eve (2Co 11:3) ; qui cherche à faire tomber les hommes dans ses pièges (1Ti 3:7) afin de s'emparer d'eux et de les soumettre à sa volonté (2Ti 2:26) ; qui, pour mieux atteindre ce but, sait se déguiser en ange de lumière (2Co 11:14) ; qui fait souffrir (2Co 12:7) ; qui détruit (1Co 5:5). Aussi faut-il ne lui offrir aucune prise (Eph 4:27), résister à ses manoeuvres (Eph 6:11), se protéger contre ses traits enflammés (Eph 6:16), éviter de tomber sous son jugement (1Ti 3:8).
Satan est le chef des démons ; il commande aux « puissances qui sont dans l'air » (Eph 2:2) ; son royaume comprend « les principautés, les autorités, les puissances de ce monde de ténèbres, les esprits mauvais des régions célestes » (Eph 6:12) ; il est « le dieu de ce siècle » (2Co 4:4).

Entre lui et le Christ l'opposition est absolue : « La lumière peut-elle s'entendre avec les ténèbres ? Le Christ peut-il s'unir à Bélial ? » (ou Béliar, un des noms du Diable dans la théologie juive, 2Co 6:14 et suivant).

Être sauvé, c'est donc échapper à l'emprise de Satan pour appartenir à Christ : « Le Père nous a arrachés au pouvoir des ténèbres et transportés dans le royaume de son Fils bien-aimé » (Col 1:13). Cet antagonisme prendra fin quand le Christ « remettra la royauté à Dieu son Père, après avoir anéanti toute domination, toute autorité, toute puissance » (1Co 15:24).

Dans les autres épîtres. L'épître aux Hébreux, se référant probablement à Sag 2:24, présente le Diable comme « celui qui a la puissance de la mort » (Heb 2:14).

L'épître de saint Jacques parle des démons qui croient en Dieu et qui en tremblent (Jas 2:19) ; du Diable qui s'enfuit loin de ceux qui lui résistent (Jas 4:7).

La 1re ép. de saint Pierre compare l'Adversaire à un lion rugissant (1Pi 5:8).

Dans la 1 re ép. de saint Jean nous trouvons une série d'affirmations qui rappellent celles du 4 e évangile :

le Diable pèche depuis le commencement (1Jn 3:8) ; le monde entier est en son pouvoir (1Jn 5:19) ; le Fils de Dieu est apparu pour détruire ses oeuvres (1Jn 3:8) ; ceux qui sont nés de Dieu ont vaincu le Malin (1Jn 2:13 et suivant), qui n'a plus aucune prise sur eux (1Jn 5:18).
Les deux passages : Jude 1:6 et 2Pi 2:4, relatifs à la chute des anges, montrent que le livre d'Hénoc était lu dans certains milieux chrétiens. Jude 1:9 est une allusion à un autre Pseudépigraphe : l'Assomption de Moïse.

Dans l'Apocalypse, dans son langage symbolique, décrit les dernières phases de la lutte entre le royaume de Satan et le royaume de Dieu. L'armée dévastatrice des sauterelles qui sortent du puits de l'abîme pour tourmenter les hommes a à sa tête « un roi, l'ange de l'abîme qui s'appelle en hébreu Abaddon [la destruction] et en grec Apollyon [le destructeur] » (Ap 9:11). Ensuite a lieu, dans ! e ciel, un combat qui met aux prises Michel et ses anges d'une part, le dragon et ses serviteurs de l'autre. Le dragon, « le serpent antique qui s'appelle le Diable et Satan, le séducteur du monde entier », est vaincu et précipité avec ses anges sur la terre où, plein de rage et sachant que ses jours sont comptés, il se met à combattre ceux qui sont restés fidèles à Jésus (Ap 12:7,17). Mais, au temps marqué, il est réduit à l'impuissance et lié pour mille ans dans l'abîme (Ap 20:1-3). Les mille ans accomplis (voir Millenium), il sort de sa prison pour égarer les nations et les conduire à la bataille contre les saints ; mais ses armées sont anéanties et il est jeté dans l'étang de feu et de soufre pour y subir le châtiment définitif (Ap 20:1-10).

A travers ces symboles, inhérents au genre apocalyptique, s'affirme, forte et sereine, la certitude que Jésus avait mise dans le coeur de ses disciples et qui, de génération en génération, est le secret de l'espérance chrétienne : quels que soient les efforts de Satan pour maintenir son empire, il est vaincu d'avance et son royaume prendra fin, car il n'est qu'un usurpateur. A Dieu seul appartient le règne aux siècles des siècles. Alb. D.

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      Genèse 3

      1 Le Serpent était le plus tortueux de tous les animaux des champs que l’Eternel Dieu avait faits. Il demanda à la femme : —Vraiment, Dieu vous a dit : « Ne mangez du fruit d’aucun des arbres du jardin ! » ?
      2 La femme répondit au Serpent : —Nous mangeons des fruits des arbres du jardin,
      3 excepté du fruit de l’arbre qui est au milieu du jardin. Dieu a dit de ne pas en manger et de ne pas y toucher sinon nous mourrons.
      4 Alors le Serpent dit à la femme : —Mais pas du tout ! Vous ne mourrez pas !
      5 Seulement Dieu sait bien que le jour où vous en mangerez, vos yeux s’ouvriront et vous serez comme Dieu, choisissant vous-mêmes entre le bien et le mal.
      6 Alors la femme vit que le fruit de l’arbre était bon à manger, agréable aux yeux, et qu’il était précieux pour ouvrir l’intelligence. Elle prit donc de son fruit et en mangea. Elle en donna aussi à son mari qui était avec elle, et il en mangea.
      7 Aussitôt, les yeux de tous deux s’ouvrirent et ils se rendirent compte qu’ils étaient nus. Alors ils se firent des pagnes en cousant ensemble des feuilles de figuier.
      8 Au moment de la brise du soir, ils entendirent l’Eternel Dieu parcourant le jardin. Alors l’homme et sa femme se cachèrent de l’Eternel Dieu parmi les arbres du jardin.
      9 Mais l’Eternel Dieu appela l’homme et lui demanda : —Où es-tu ?
      10 Celui-ci répondit : —Je t’ai entendu dans le jardin et j’ai eu peur, car je suis nu ; alors je me suis caché.
      11 Dieu dit : —Qui t’a appris que tu es nu ? Aurais-tu mangé du fruit de l’arbre dont je t’avais défendu de manger ?
      12 Adam répondit : —C’est la femme que tu as placée auprès de moi qui m’a donné du fruit de cet arbre, et j’en ai mangé.
      13 L’Eternel Dieu dit à la femme : —Pourquoi as-tu fait cela ? —C’est le Serpent qui m’a trompée, répondit la femme, et j’en ai mangé.
      14 Alors l’Eternel Dieu dit au Serpent : —Puisque tu as fait cela, te voilà maudit parmi tout le bétail et les animaux sauvages, tu te traîneras sur le ventre et tu mangeras de la poussière tout au long de ta vie.
      15 Je susciterai l’hostilité entre toi-même et la femme, entre ta descendance et sa descendance. Celle-ci t’écrasera la tête, et toi, tu lui écraseras le talon.
      16 Dieu dit à la femme : —Je rendrai tes grossesses très pénibles, et tu mettras tes enfants au monde dans la souffrance. Ton désir se portera vers ton mari, mais lui te dominera.
      17 Il dit à Adam : —Puisque tu as écouté ta femme et que tu as mangé du fruit de l’arbre dont je t’avais défendu de manger, le sol est maudit à cause de toi. C’est avec beaucoup de peine que tu en tireras ta nourriture tout au long de ta vie.
      18 Il te produira des épines et des chardons. Et tu mangeras des produits du sol.
      19 Oui, tu en tireras ton pain à la sueur de ton front jusqu’à ce que tu retournes au sol dont tu as été tiré, car tu es poussière et tu retourneras à la poussière.
      20 L’homme nomma sa femme Eve (Vie) parce qu’elle est la mère de toute vie humaine.
      21 L’Eternel Dieu fit à Adam et à sa femme des vêtements de peaux pour les habiller.
      22 Puis il dit : —Voici que l’homme est devenu comme l’un de nous pour le choix entre le bien et le mal. Maintenant il ne faut pas qu’il tende la main pour cueillir aussi du fruit de l’arbre de la vie, qu’il en mange et qu’il vive éternellement.
      23 Alors l’Eternel Dieu le chassa du jardin d’Eden pour qu’il travaille le sol d’où il avait été tiré.
      24 Après avoir chassé l’homme, il posta des *chérubins à l’est du jardin d’Eden, avec une épée flamboyante tournoyant en tout sens pour barrer l’accès de l’arbre de la vie.

      Genèse 6

      1 Quand les hommes commencèrent à se multiplier sur la terre et qu’ils eurent des filles,
      4 A cette époque-là, il y avait des géants sur la terre, et aussi après que les fils de Dieu se furent unis aux filles des hommes et qu’elles leur eurent donné des enfants. Ce sont ces héros si fameux d’autrefois.

      Exode 4

      21 L’Eternel dit à Moïse : —Maintenant que tu es en route pour retourner en Egypte, considère tous les miracles que je t’ai donné le pouvoir d’accomplir. Tu les feras devant le pharaon. Moi, je lui donnerai un cœur obstiné, de sorte qu’il ne permettra pas au peuple de s’en aller.

      Exode 7

      3 Et moi, je rendrai le pharaon inflexible et je multiplierai les signes miraculeux et les prodiges en Egypte,

      Exode 10

      20 Mais l’Eternel rendit obstiné le cœur du pharaon, qui ne laissa pas partir les Israélites.

      Exode 12

      23 L’Eternel parcourra l’Egypte pour la frapper. Quand il verra le sang sur le linteau et sur les deux montants de vos portes, il passera par-dessus la porte et ne permettra pas au destructeur de pénétrer dans votre maison pour porter ses coups.

      Nombres 22

      22 Dieu se mit en colère parce qu’il avait entrepris ce déplacement, et l’*ange de l’Eternel se posta en travers du chemin pour lui barrer le passage. Or, Balaam montait son ânesse et était accompagné de deux serviteurs.

      Juges 9

      23 Après quoi Dieu envoya un esprit de discorde entre Abimélek et les notables de Sichem qui se révoltèrent contre Abimélek.

      1 Samuel 2

      25 Si un homme pèche contre un autre, Dieu est là pour arbitrer, mais si quelqu’un pèche contre l’Eternel lui-même, qui interviendra en sa faveur ? Mais les fils ne tinrent aucun compte de l’avertissement de leur père, car l’Eternel voulait les faire mourir.

      1 Samuel 16

      14 L’Esprit de l’Eternel se retira de Saül, tandis qu’un mauvais esprit envoyé par l’Eternel se mit à le tourmenter.

      2 Samuel 19

      22 Abichaï, fils de Tserouya, intervint et dit au roi : —Chimeï a maudit celui à qui l’Eternel a conféré l’onction. Après cela, ne mérite-t-il pas la mort ?

      2 Samuel 24

      1 L’Eternel se mit de nouveau en colère contre les Israélites et il incita David à agir contre leurs intérêts en lui suggérant l’idée de faire le recensement d’Israël et de Juda.
      16 L’*ange allait étendre sa main sur Jérusalem pour la dévaster, mais l’Eternel ne voulut pas ce malheur et y renonça. Il ordonna à l’ange qui était en train de décimer le peuple : —Cela suffit maintenant ! Retire ta main ! L’ange de l’Eternel se tenait alors près de l’aire d’Orna, le Yebousien, entre ciel et terre, son épée dégainée à la main.

      1 Chroniques 21

      1 *Satan se dressa contre Israël et il incita David à faire le recensement d’Israël.

      Job 1

      1 Il y avait, au pays d’Outs, un homme appelé Job. C’était un homme intègre et droit, un homme qui révérait Dieu et qui évitait de faire le mal.
      2 Il avait sept fils et trois filles.
      3 De plus, ses troupeaux comptaient : sept mille moutons et chèvres, trois mille chameaux, cinq cents paires de bœufs, et cinq cents ânesses. Il possédait aussi des serviteurs en très grand nombre. Cet homme était le personnage le plus important des régions de l’est du *Jourdain.
      4 Or, chacun de ses fils recevait à tour de rôle ses frères pour un festin. Ils invitaient leurs trois sœurs à manger et à boire avec eux.
      5 Quand ces jours de festin étaient achevés, Job faisait venir ses enfants, afin d’accomplir pour eux les rites de purification. Il se levait de grand matin et offrait un *holocauste pour chacun d’eux. Car il se disait : —Peut-être mes fils ont-ils commis quelque faute et dit du mal de Dieu dans leur cœur. Job agissait toujours ainsi.
      6 Or, un jour, les *anges de Dieu se rendirent au conseil de l’Eternel. *Satan (l’Accusateur) vint aussi parmi eux.
      7 L’Eternel dit à Satan : —D’où viens-tu donc ? Celui-ci lui répondit : —Je viens de parcourir la terre et de la sillonner.
      8 Alors l’Eternel demanda à Satan : —As-tu remarqué mon serviteur Job ? Il n’y a personne comme lui sur la terre : c’est un homme intègre et droit, un homme qui révère Dieu et qui évite de mal faire.
      9 Satan lui répondit : —Est-ce vraiment pour rien que Job révère Dieu ?
      10 N’as-tu pas élevé comme un rempart de protection autour de lui, autour de sa maison, et autour de tous ses biens ? Tu as fait réussir ses entreprises : ses troupeaux se sont multipliés dans le pays !
      11 Mais porte donc la main sur ses biens et sur les siens, et l’on verra s’il ne te maudit pas en face.
      12 Alors l’Eternel dit à Satan : —Tous ses biens sont en ton pouvoir, ainsi que les siens, mais ne porte pas la main sur sa personne ! Alors Satan se retira de la présence de l’Eternel.
      13 Or, un jour, les fils et les filles de Job s’étaient mis à manger et à boire du vin ensemble chez leur frère aîné.
      14 C’est alors qu’un messager vint trouver Job et lui annonça : —Les bœufs étaient en train de labourer, et les ânesses paissaient à leurs côtés,
      15 quand les Sabéens se sont jetés sur eux, et s’en sont emparés. Ils ont massacré tes serviteurs. Je suis le seul qui ait pu leur échapper et je viens t’annoncer la nouvelle.
      16 Il n’avait pas fini de parler qu’un autre messager arriva et annonça : —La foudre est tombée du ciel, et elle a foudroyé tes brebis et tes serviteurs. Elle a tout consumé. Je suis le seul qui ait pu y échapper et je viens t’annoncer la nouvelle.
      17 Il parlait encore, lorsqu’un autre messager arriva et annonça : —Trois bandes de Chaldéens se sont jetées sur les chameaux, et s’en sont emparés. Ils ont massacré tes serviteurs. Je suis le seul qui ait pu leur échapper et je viens t’annoncer la nouvelle.
      18 Il parlait encore, lorsqu’un autre messager arriva et annonça : —Tes fils et tes filles étaient en train de manger et de boire du vin ensemble chez leur frère aîné,
      19 lorsqu’un vent très violent s’est levé du côté du désert. Il s’est rué contre les quatre coins de la maison qui s’est effondrée sur tes enfants. Ils sont tous morts. Je suis le seul qui ait pu m’échapper et je viens t’annoncer la nouvelle.
      20 Alors Job se leva, il déchira son manteau, se rasa la tête, puis se jeta par terre pour se prosterner.
      21 Et il dit : —Je suis sorti nu du ventre de ma mère, et j’y retournerai nu. L’Eternel a donné, l’Eternel a repris : que l’Eternel soit loué !
      22 Au milieu de tous ces malheurs, Job ne commit pas de péché et n’attribua rien d’inconvenant à Dieu.

      Job 2

      1 Un autre jour, où les *anges de Dieu se rendirent au conseil de l’Eternel, *Satan (l’Accusateur) vint aussi parmi eux au conseil de l’Eternel.
      2 L’Eternel lui demanda : —D’où viens-tu donc ? Celui-ci lui répondit : —Je viens de parcourir la terre et de la sillonner.
      3 Alors l’Eternel reprit : —As-tu remarqué mon serviteur Job ? Il n’y a personne comme lui sur la terre : c’est un homme intègre et droit, un homme qui révère Dieu et qui évite de mal faire. Il persévère toujours dans son intégrité. C’est pour rien que tu m’as incité à l’accabler.
      4 Mais Satan répondit : —Peau pour peau, tout ce qui est à lui, l’homme y renoncera en échange de sa vie.
      5 Mais porte donc la main sur son corps et l’on verra s’il ne te maudit pas en face !
      6 L’Eternel dit à Satan : —Il est en ton pouvoir, mais épargne sa vie.
      7 Alors Satan se retira de la présence de l’Eternel et il infligea à Job une douloureuse maladie de peau qui s’étendit de la plante des pieds jusqu’au crâne.
      8 Job prit un morceau de poterie pour se gratter, et resta assis au milieu de la cendre.
      9 Sa femme lui dit : —Tu persévères toujours dans ton intégrité ! Maudis donc Dieu et meurs !
      10 Mais il lui répondit : —Tu parles comme une *insensée. Quoi ! nous recevrions de Dieu le bonheur, et nous ne recevrions pas aussi le malheur ! Au milieu de tous ces malheurs, Job ne commit pas de péché dans tout ce qu’il dit.
      11 Or, trois amis de Job apprirent que tous ces malheurs venaient de fondre sur lui. Ils vinrent chacun de son pays. C’était Eliphaz de Témân, Bildad de Chouah, et Tsophar de Naama. En effet, ils décidèrent ensemble d’aller lui témoigner leur sympathie et le consoler.
      12 Lorsqu’ils l’aperçurent de loin, ils ne le reconnurent pas, et ils se mirent à pleurer à grand bruit. Ils déchirèrent leur manteau et jetèrent de la poussière en l’air, au-dessus de leur tête.
      13 Puis ils restèrent là, assis par terre, à ses côtés, sept jours et sept nuits. Aucun d’eux ne lui dit un mot car ils voyaient bien combien sa souffrance était grande.

      Psaumes 18

      26 Avec celui qui t’est fidèle, tu es fidèle. Avec qui est irréprochable, tu es irréprochable.

      Psaumes 35

      5 Qu’ils soient comme la paille emportée par le vent, quand les repoussera l’*ange de l’Eternel !

      Psaumes 38

      21 Ceux qui me rendent le mal pour le bien que j’accomplis me font le reproche de vouloir chercher le bien.

      Psaumes 78

      49 Il lança contre eux sa colère ardente, son courroux, sa fureur et la détresse, une armée d’*anges portant le malheur.

      Psaumes 99

      1 L’Eternel règne. Les peuples sont dans l’effroi. Son trône est au-dessus des *chérubins. La terre tremble.
      2 L’Eternel est grand dans *Sion. Il est très haut élevé, au-dessus de tous les peuples.
      3 Que tous les peuples célèbrent ce Dieu grand et redoutable, car il est saint.
      4 C’est un roi puissant aimant la justice. Oui, c’est toi qui as établi le droit, et qui as déterminé en Jacob la justice et l’équité.
      5 Proclamez la grandeur de l’Eternel, lui, notre Dieu, prosternez-vous devant son *marchepied, car il est saint.
      6 Moïse et Aaron étaient de ses prêtres, Samuel était de ceux qui l’invoquaient. Ils invoquaient l’Eternel et lui, il les exauçait.
      7 De la nuée, il parlait avec eux, ils ont observé ses commandements, et la règle qu’il leur avait donnée.
      8 O Eternel, notre Dieu, toi, tu les as exaucés et tu fus pour eux un Dieu qui pardonne, mais tu les punissais pour leurs méfaits.
      9 Proclamez la grandeur de l’Eternel, lui, notre Dieu, et prosternez-vous devant son saint mont, car il est saint l’Eternel, lui, notre Dieu.

      Psaumes 109

      4 Pour prix de mon amitié, ils m’ont accusé, alors que je prie pour eux.
      6 Voici ce qu’ils disent : « Désigne un méchant pour qu’il soit son adversaire ! Qu’un accusateur se tienne à sa droite !

      Esaïe 6

      1 L’année de la mort du roi Ozias, je vis le Seigneur siégeant sur un trône très élevé. Les pans de son vêtement remplissaient le Temple.
      7 Il m’en toucha la bouche, et me dit : —Maintenant que ceci vient d’être appliqué sur tes lèvres, ta faute est enlevée et ton péché est *expié.

      Esaïe 19

      14 L’Eternel a versé parmi les Egyptiens un esprit de vertige. Ils la font chanceler en tout ce qu’elle fait comme un ivrogne qui titube dans ce qu’il a vomi.

      Esaïe 29

      10 Car l’Eternel a répandu sur vous un esprit de torpeur, il a bouché vos yeux —il s’agit des prophètes — il a voilé vos têtes, vous qui recevez des révélations —il s’agit d’hommes qui ont des révélations.

      Lamentations 1

      1 Comme elle reste solitaire la cité qui, naguère, était si populeuse ! Elle est comme une veuve ! Elle qui était importante au milieu des nations, princesse des provinces, elle est astreinte à la corvée !
      2 Tout au long de la nuit, elle pleure, et ses larmes ruissellent sur ses joues. De tous ceux qui l’aimaient, aucun ne la console : tous ses compagnons l’ont trahie et ils sont devenus ses ennemis.
      3 Juda s’en est allé dans un pays d’exil, accablé de misère, soumis à un dur esclavage. Le voici qui habite chez les nations sans trouver la tranquillité. Tous ceux qui le pourchassent l’atteignent au milieu des détresses.
      4 Les chemins de *Sion sont plongés dans le deuil parce qu’il ne vient plus personne pour célébrer la fête. Ses portes sont en ruine, ses prêtres se lamentent, ses jeunes filles sont affligées, la ville est remplie d’amertume.
      5 Ses ennemis triomphent, ses adversaires sont heureux, car l’Eternel l’a affligée pour ses nombreux péchés, ses petits enfants sont partis dans la captivité, poussés par l’oppresseur.
      6 La communauté de Sion a été dépouillée de toute sa splendeur. Ses ministres sont devenus semblables à des cerfs qui ne trouvent pas de pâture, qui fuient à bout de forces devant ceux qui les traquent.
      7 Aux jours de son humiliation et de sa vie errante, Jérusalem se souvient des trésors qu’elle avait autrefois, maintenant que son peuple est, tout entier, tombé aux mains de l’oppresseur sans qu’il y ait personne qui vienne à son secours. Les ennemis la voient et font des gorges chaudes au sujet de sa destruction.
      8 Voici : Jérusalem a gravement péché, c’est pourquoi elle est devenue comme un déchet. Tous ceux qui l’honoraient, maintenant la méprisent, car ils ont vu sa nudité. Elle-même en gémit et se détourne.
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