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SUCCESSION APOSTOLIQUE

Sur la montagne où Jésus avait assigné le rendez-vous suprême à ses disciples en Galilée (Mt 28:10,16,20), rendez-vous qu'il faut probablement assimiler à l'apparition aux cinq cents frères dont parle saint Paul (1Co 15:8), le Maître a dit : « Allez, enseignez toutes les nations, en les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit et en leur apprenant à garder tout ce que je vous ai commandé ; et voici, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde. » De ces paroles, dont l'amplitude (toutes les nations, jusqu'à la fin du monde) manifeste que Jésus investissait ainsi d'apostolicité et de catholicité non seulement les onze présents devant lui, mais tous ceux qui, à côté d'eux et après eux, feraient oeuvre d'évangélistes, l'Église romaine, jouant sur le mot « catholique », qui ne désigne nullement une Église spéciale mais proprement l'universalité du message chrétien, a tiré sa doctrine de la succession apostolique. Au nom de cette succession dont le premier anneau est, pour elle, saint Pierre, premier pape, elle prétend exclure de l'apostolicité toutes les Églises chrétiennes qui ne se sont point rattachées au souverain pontife de Rome (cf. Ecclesia, 1927, p. 770).

Cette façon de présenter les choses, défendue avec une érudition et une habileté croissantes par l'Église romaine, est tout à fait étrangère au siècle créateur et normatif de la société chrétienne, le siècle apostolique.

Comment le siècle apostolique nous présente-t-il l'origine de l'Église ? Il nous la montre, dès l'entrée, libre de toute attache avec le monde sacerdotal. Jésus, son fondateur, est le fils d'un artisan, artisan lui-même. Les disciples dont il s'entoure et dont il fait le collège des Douze sont des hommes de métier ; aucun prêtre parmi eux. Les prérogatives qu'il leur donne (Lu 9:1 et suivants, cf. Mr 6:7 et suivants), il les étend aux soixante-dix disciples (Lu 10:1 et suivants) ; l'autorité spirituelle qu'il confère à Pierre (Mt 16:19), il la reconnaît à toute la communauté chrétienne (Mt 18:18). L'Église de Jérusalem apparaît dès ses débuts comme une société que Jésus aurait voulu constituer en Royaume de Dieu sur la terre, sa famille, destinée à inaugurer dans le monde un régime nouveau, une fraternité qui met en commun ses biens, sa foi, son espérance. Elle n'a rien d'une Église composée de clercs et de laïques ; on n'y voit rien qui rappelle la succession apostolique, et quand elle se donne un chef après la persécution qui suivit le martyre d'Etienne (Ac 8:4), ce chef n'est pas l'un des Douze, mais Jacques, un frère du Seigneur. La première expansion du christianisme hors de Palestine n'est pas non plus rattachée à une action concertée du collège des Douze. Nous la voyons naître fortuitement de la dispersion des chrétiens à une époque où les apôtres n'ont pas quitté Jérusalem (Ac 8:1). Philippe, le diacre, évangélise spontanément la Samarie (Ac 8:5 et suivant). Des amis d'Etienne « annoncent la parole » en Phénicie, à Chypre, en Syrie (Ac 11:19) ; parmi eux, des Cypriotes et des Cyrénéens apportent l'Évangile aux Grecs... Ainsi (Ac 11:20) furent fondées l'Eglise d'Antioche et plus loin celle de Rome, sans qu'aucun des Douze y eût participé.

L'autorité de Pierre à Jérusalem, qui fut prépondérante dans les premiers jours, n'avait rien de la charge épiscopale. L'Église de Jérusalem est gouvernée par des anciens, organisation que lui passe la synagogue. Quant aux Églises pauliniennes, elles ont des prophètes et des catéchètes appelés didascales ; pas d'organisation régulière ; les fidèles se groupent autour de personnalités marquantes : Paul, Apollos, Stéphanas, etc (1Co 1:12 16:15). Quand les évêques interviennent, ce sont de simples « surveillants », comme l'indique leur nom (épiscopoï) , « agents exécutifs de l'association chrétienne » (E. de Faye). Ils sont d'ailleurs plusieurs à l'oeuvre dans la même Église, nommés entre les « saints » et les « diacres » dans l'adresse de la lettre de Paul aux Philippiens (Php 1:1). Les Actes et les épîtres témoignent de la façon la plus claire que la formation des Églises du premier siècle s'accomplit non par les soins d'un collège épiscopal, d'une charge dont Jésus aurait revêtu les Douze et dont ceux-ci auraient assuré la continuité par la succession apostolique, mais que les communautés chrétiennes sont nées au gré des événements par la propagande fraternelle, l'action des charismes (voir ce mot) et la contagion de l'Esprit. Pierre avait annoncé ce privilège de la communauté messianique en disant que la repentance et le baptême au nom de Jésus auraient pour conséquence le « pardon des péchés » et le « don de l'Esprit » (Ac 2:38). Ce don ouvrait la source des charismes, c'est-à-dire des grâces spirituelles : la « parole de sagesse », la « parole de connaissance », les « dons de guérison », le « pouvoir de miracles », la « prophétie », le « discernement des esprits », la « glossolalie », le « don d'interprétation ». Tous ces charismes sont l' « oeuvre d'un seul et même Esprit, qui distribue ses dons à chacun en particulier comme il le veut » (1Co 12:8 et suivants). La façon dont ces dons se présentent marque dans la plupart des cas leur spontanéité. Dans ces communautés de croyants où la sève spirituelle déborde, pas de sacerdoce : des ministères ; un minimum d'ordre : point d'ordination. Au sein de l'effervescence où s'accomplissent les vastes semailles de l'Esprit, la part des Douze est si petite que les Actes et les épîtres ne disent pas un mot de la plupart d'entre eux et que la tradition elle-même, si fertile en légendes, n'arrive pas à les faire sortir de leur effacement.

Il ne s'agit point ici de sous-estimer leur rôle, mais de le préciser et, en le précisant, de le grandir. Jésus les a choisis, les a constitués en collège, les a attachés à sa personne, les a instruits, leur a fait partager ses souffrances et ses espoirs, les a entraînés à l'apostolat, leur a montré et jusqu'à un certain point confié son pouvoir sur les puissances mauvaises, les a liés dans leur cénacle par le mémorial de la Cène, leur a donné par sa résurrection et par la Pentecôte l'impulsion spirituelle et leur a confié en partant les destinées premières de l'Évangile dans le monde. Pourquoi ? Pour créer une caste sacerdotale ? Non ! Si c'était cela, il l'aurait dit. Ce qu'il a voulu en formant cette petite association des premiers élus de la vie nouvelle, c'est faire d'elle la « cellule génératrice du Royaume de Dieu » (de Faye) et mettre en eux, par la Pentecôte, le « germe de force expansive » qui devait se développer dans l'Église. Jésus accomplissant les prophéties a vu en eux le « reste » d'Israël annoncé par les prophètes et destiné à devenir les prémices du nouvel Israël. Ils ne sont pas chargés de gouverner l'Église, ils sont l'Église dans son premier noyau.

De fait, c'est bien tels qu'ils nous apparaissent dans leur activité. Après la disparition de leur Maître, ils font revivre son souvenir, prêchent son Évangile, manifestent au milieu des foules de Palestine les charismes de l'Esprit qui se communique de proche en proche. Jésus devient vivant pour les masses, l'Esprit descend, les communautés naissent. Ce n'est pas de l'organisation ecclésiastique, encore moins du sacerdoce hiérarchique, c'est bien plus que cela : l'enfantement d'un monde nouveau. Au début, l'Église de Jérusalem, théâtre des grands événements constitutifs du christianisme, est toute-transportée. Pierre et Jean y accomplissent des miracles ; Etienne, son prophète, meurt dans des conditions qui rappellent la mort de Jésus. Après la persécution déchaînée par le martyre de ce prédicateur de l'Esprit, la communauté de Jérusalem, affaiblie, semble réduite à ses éléments judéo-chrétiens ; elle se groupe autour de Jacques le Juste. A l'ombre du temple qui paralyse son développement, elle s'infléchit vers le retour au légalisme juif. Il semble que les premiers acteurs de l'épopée chrétienne s'y soient trouvés à l'étroit. Philippe le diacre s'établit à Césarée. Les Douze s'éloignent. On retrouve Pierre, gagné au pagano-christianisme, à Antioche, puis à Corinthe ; enfin, très probablement, il rejoint à Rome l'apôtre des Gentils, tandis que la communauté judéo-chrétienne de Jérusalem épie Paul et se méfie de lui, en attendant qu'elle l'abandonne au moment du danger. Elle expiera sa faute en achevant de mourir dans l'hérésie ébionite. Le paulinisme triomphera ; ii marquera de son empreinte Pierre, puis Jean, et gagnera à l'Évangile les Aryens incirconcis, exauçant la parole de Jésus aux Sémites : « Le royaume de Dieu vous sera ôté et sera donné à une nation qui en produira les fruits » (Mt 21:43). Toute la floraison d'Églises de Syrie, d'Asie Mineure, d'Europe, les seules dont le N.T. 110us raconte les premiers pas, remonte sans doute aux Douze comme à la cellule initiale du monde chrétien, mais elles sont nées en dehors de l'initiative des Douze, elles n'auront pas été organisées par eux, et tout leur développement primitif réfutera la thèse que l'épiscopat des Douze est à la base de l'Église avec le miracle de l'eucharistie, la papauté de Pierre et sa succession apostolique (Ecclesia, p. 95).

Dès le II° siècle, l'Église était tombée dans un état d'affaissement spirituel qui menaçait sa destinée. A la lutte menée par l'apôtre Paul et ses émules pour la liberté chrétienne, les charismes et la primauté de l'Esprit, avaient succédé le légalisme doctrinal, les débats théologiques, les combats contre les hérésies, en particulier contre les spéculations gnostiques, les divisions intestines, les rivalités d'Églises métropolitaines ou de chefs. La nécessité d'un retour vigoureux vers les origines s'imposait. On crut l'opérer en recourant à un « canon traditionnel » confié à la garde d'un ordre hiérarchique. Le principe de cette institution se trouve déjà dans Clément de Rome. Fervent admirateur de l'organisation de l'Empire et porté à l'allégorie quand il s'agit de l'A.T., Clément ne voit d'autre salut pour sortir du désordre ecclésiastique que de constituer fortement un clergé dont il va chercher le type à la fois dans la discipline militaire : éparques, chiliarques, hécatontarques, pentécontarques, et dans la préfiguration qu'offre à l'Église du Messie l'organisation lévitique : les lévites juifs figureraient les diacres, les prêtres figureraient les presbytres, le grand-prêtre... ; ici, une hésitation : est-ce le Christ, est-ce l'évêque que figurerait le souverain pontife ? Ce qu'il y a de certain, c'est que déjà pour lui, Clément, le culte chrétien est l'affaire d'une hiérarchie de clercs en dehors des laïques. Il croit cet ordre hiérarchique institué par le Christ. Tertullien reprend l'idée de l'ordre épiscopal et le présente comme inauguré par saint Jean en Asie. Pour lui l'Église est fondée sur la distinction de la plebs et de l' ordo. Une fois cette distinction faite, il n'y avait plus qu'à lui laisser développer ses conséquences. Hégésippe, qui pourtant, par son attachement aux pratiques légales du judaïsme, s'avérait d'une orthodoxie fort douteuse, rendit un signalé service à la cause de la succession apostolique en voyageant d'Églises en Églises pour dresser les listes d'évêques. La foi n'est pure, à son gré, que si l'on peut vérifier la succession des évêques qui l'ont transmise depuis les apôtres. Episcopos, id est apostolos, dira Cyprien. A Rome, Hégésippe eut la joie de pouvoir établir la succession de l'origine à Anicet (155-166). L'intention de ce premier témoin de l'institution cléricale était uniquement de préserver la pureté de la doctrine et l'observation des principes donnés par les apôtres et par le Christ, « La vérité est ce qui existe a primordio, l'hérésie est ce qui est récent » (Tertullien). Mais en fait, par l'autorité absolue qu'il donne au clergé et par l'importance exclusive qu'il accorde à la succession épiscopale, il ouvre la porte à toutes les innovations que, sous le nom d' « apostoliques », évêques et papes introduiront dans le christianisme sous prétexte de tirer les conséquences des principes posés par le Christ et ses disciples.

Ce n'est point tout. Paul avait défendu la liberté des charismes spirituels et leur caractère démocratique (1Co 12) ; avec la doctrine de la succession apostolique, les charismes deviennent l'affaire du clergé. La prétention épiscopale d'accaparer les dons spirituels, d'en disposer, de les transmettre par un geste de prêtre fut une aberration qui passe bien des hérésies ; siècle après siècle, cette prétention dressera contre l'autorité romaine des milieux chrétiens qui appartiendront à l'élite spirituelle de l'Église du Christ. Peut-être devons-nous déjà discerner dans 3Jean, 2° épître de l'Ancien, disciple et successeur de l'apôtre Jean (voir Jean, 2 e et 3 e ép.), une première forme de l'antagonisme naissant entre l'évêque, « qui aime à être le premier dans l'Église », et les évangélistes johanniques, qui représentent la liberté des charismes, l'autonomie souveraine de l'Esprit. (cf. 3Jn 1:9 et suivant) Une fois les prêtres maîtres des laïques et les évêques maîtres des prêtres, il s'agissait de savoir qui serait maître des évêques et où serait la métropole infaillible de la foi. Ce fut la polémique pascale qui fournit l'occasion.

Déjà on aurait pu se rendre compte que la fidélité chrétienne et le don de l'Esprit ne marchent pas forcément avec l'épiscopat monarchique. Dans l'Apocalypse, la réprimande à l'Église de Sardes (Ap 3:1,4) montre que l'épiscopat, même sous sa forme primitive, ne savait pas toujours maintenir la vie de l'Église, et que c'est non pas un collège d'évêques mais un noyau de fidèles qui maintenait dans la paroisse les enseignements du Christ. Que la succession apostolique ne garantît pas non plus la vérité pour ce qui concerne les faits évangéliques, nous le voyons, dès le II° siècle, dans Irénée, qui enseigne que le ministère de Jésus a duré au moins vingt ans, et dans les débats sur la date de la fête de Pâques, où Polycarpe, évêque de Smyrne, et Anicet, évêque de Rome (155-166), ne purent se mettre d'accord, prétendant, avec la même ardeur, posséder chacun la tradition authentique des apôtres. Le débat se poursuit sur ce sujet et sur d'autres entre l'Orient et l'Occident. Qui donc aura le dernier mot ? Rome, capitale du monde, d'où partaient les ordres du pouvoir administratif et ceux de la discipline militaire à laquelle on aimait à comparer l'obéissance des milices du Christ, n'était-elle pas la métropole où Paul et Pierre avaient enseigné, où ils avaient subi le martyre ? Le prestige de son magistère s'affirmait toujours plus. L'évêque Victor (189-195), grand batailleur contre les hérésies gnostique, montaniste et monar-chianiste, profite de la querelle pascale qui agitait toute la chrétienté pour affirmer avec éclat la primauté romaine. Vers 191, il intervient en Asie et somme Polycrate, évêque d'Éphèse, de se rallier à l'usage d'Occident. Polycrate, entouré des évêques asiates, répond que c'est l'Orient qui est fidèle à la tradition apostolique et déclare avec dignité : « Moi... qui compte 65 ans dans le Seigneur, qui ai conversé avec les frères du monde entier, qui ai lu d'un bout à l'autre les saintes Écritures, je ne perdrai pas la tête, quoi que l'on fasse pour m'effrayer. » Victor avait donc menacé. Devant le refus de Polycrate et pour établir décidément la suprématie de l'épiscopat de l'Église de Rome qui devenait de plus en plus, de par sa situation dans l'Empire, le centre des relations interecclésiastiques, Victor, se sentant soutenu, prend « une initiative plus hardie » (Batiffol) et fait savoir à tous les milieux chrétiens que les Églises asiates sont désormais rejetées de la communion catholique. Cette excommunication déplut. Irénée protesta, ralliant à ses protestations l'ensemble des évêques, et Victor n'insista plus sur la sanction ; mais il avait eu gain de cause sur le fond : il avait impressionné. Dire avec Renan, à propos de ce conflit : la papauté était née et bien née, ou avec Batiffol : la catholicité était née et bien née, c'est anticiper. La papauté ne sera pas encore née au temps de l'évêque romain Etienne (254-257), ce deuxième Victor qui fulminera contre l'Afrique et l'Asie Mineure à l'occasion de la controverse baptismale, et auquel l'évêque de Carthage, Cyprien, fera savoir qu'il n'a pas à élever une voix prépondérante : « Nous n'entendons juger personne, ni séparer de la communion ceux qui pensent autrement ; aucun de nous ne se pose en évêque des évêques, ni ne recourt à une terreur tyrannique pour contraindre ses collègues à l'adhésion. » Il lui écrit directement : « Chaque évêque a, dans l'administration de son Église, le libre arbitre de sa volonté et ne doit compte de ses actes qu'à Dieu. » Et Cyprien se sépare d'Etienne en invoquant l'autorité de sa chaire épiscopale dans laquelle il s'estime, lui aussi, héritier de saint Pierre. Pour Cyprien comme pour Etienne, tout candidat auquel l'imposition des mains des évêques « a donné l'épiscopat » est successeur des apôtres, et pour lui vaut la parole du Christ aux Douze : « Qui vous écoute, m'écoute. » Mais alors l'Église va-t-elle s'épuiser en irréductibles conflits ? La contradiction qui existe ici entre les attitudes et les principes ne pourra être résolue que par la papauté imposée à l'ensemble des évêques. Victor avait fort bien vu cette conséquence forcée de la succession apostolique. Il voulut en tirer profit. Aussi peut-on affirmer sans courir le risque d'être contredit que ce qui est « né et bien né » avec lui c'est l'autoritarisme persécuteur de Rome. Et de fait, l'excommunication lancée par Victor va être reprise après lui et fulminer plus tard de Rome, au nom de la succession apostolique, contre tous ceux qui refuseront de se soumettre au souverain pontife de la ville impériale. C'est pour n'avoir pas voulu se courber devant son magistère que, dès avant le Moyen âge et jusqu'à nos jours, de fidèles disciples du Christ ont été persécutés comme hérétiques et rejetés hors de l'Église, cependant qu'à l'intérieur de l'Église les membres du clergé qui, sans se révolter, montrent quelque indépendance et, dans leur volonté de réformer l'Église, croient pouvoir triompher de Rome par « une obéissance qui l'épuisé », sont suspectés, isolés, brisés et s'en vont grossir, dans des fonctions où l'autorité romaine les ensevelit, la liste du martyrologe ignoré. C'est encore à cause de sa succession apostolique que Rome ne peut entrer en contact avec une démocratie sans que ce contact devienne un conflit. Le pape étant un vice-Dieu sur la terre, ce ne sont pas seulement les questions de doctrine religieuse qui lui appartiennent, mais aussi les questions d'enseignement. Toute formation de l'esprit appartient à l'Église, à la succession apostolique ; et la lui enlever, pour si peu que ce soit, puisqu'elle a reçu l'infaillibilité morale, est un crime de lèse-divinité. « Donne-moi les âmes, disait Dupanloup à l'État, et je t'abandonne tout le reste. » Mais qu'est donc ce reste ? Le gendarme, l'impôt et la caserne. Aucune démocratie consciente de ses devoirs n'acceptera ce marché. Voilà pourquoi l'Église romaine, malgré ses efforts de propagande, ses vertus d'obéissance et ses chants de victoire, perd du terrain dans la société moderne et, ce qui est plus grave pour sa responsabilité, en fait perdre au christianisme.

Nous ne pouvons ici qu'effleurer le sujet. Mais avant de conclure, revenons aux ministères dans le siècle apostolique et à l'Ordre romain.

1° Si, comme l'affirme l'Église romaine, il n'y avait « pas de doctrine des apôtres hors du catholicisme et pas de catholicisme hors de la succession des évêques », Jésus n'aurait pas manqué de donner sur ce point un enseignement précis et concluant. Or, il ne l'a pas fait. Les rares textes invoqués par l'Église romaine (Mt 16:19 18:18, Lu 22:19, Jn 20:23 21:15,19, Ac 8:14,17, etc.) sont tous susceptibles d'une interprétation différente de la sienne et doivent être interprétés différemment, si l'on veut les maintenir en harmonie avec l'ensemble de l'enseignement de Jésus, lequel peut se résumer dans ses déclarations solennelles à ses disciples et au peuple qui le suivaient : « Vous, ne vous faites pas appeler maître, car un seul est votre Maître, et pour vous, vous êtes tous frères ; ne donnez à personne le nom de père, un seul est votre Père, le Père céleste ; et ne vous faites pas appeler directeurs, car vous n'avez qu'un Directeur, le Christ... Qui s'élève sera abaissé » (Mt 23:8 et suivants). Par ces paroles et par l'ensemble de ses enseignements, Jésus a institué une démocratie spirituelle, un groupement de frères.

Si certains d'entre eux, en particulier les apôtres, jouissent d'une autorité exceptionnelle, cette autorité n'est point en vertu d'une charge épiscopale que Jésus leur aurait confiée, mais elle vient de l'estime où les mettait le fait que l'un avait occupé une situation de premier plan parmi les Douze : Pierre, qu'un autre avait été son intime ami : Jean, qu'un autre enfin était son propre frère : Jacques. C'est à ces divers titres que ces hommes sont regardés comme des « colonnes » parmi les frères et que Paul a recours à eux pour leur exposer la situation où le mettent les agissements de « faux frères ». Il est heureux de recevoir d'eux « la main d'association », mais s'il n'avait rencontré leur approbation, il ne se fût point courbé sous leur verdict, car il n'estime pas que leur passé leur confère le droit de légiférer dans des cas qui ne regardent que sa propre conscience (Ga 2:6). Paul, si respectueux de tout ce qui venait de Jérusalem et qui fit durant son apostolat les concessions les plus fraternelles pour gagner la confiance et l'appui de l'Église judéo-chrétienne, se serait-il exprimé ainsi si les Douze avaient reçu de Jésus le magistère ecclésiastique, le pouvoir exclusif de fonder l'Église sur le miracle du rite sacrificiel qui transforme l'hostie en corps de Christ ? Et si l'on se reporte de Ga 2 à Ac 15, sans entrer dans l'examen critique qui permet d'affirmer que dans ce dernier texte, postérieur à l'épître, le conflit a été fort atténué, que voyons-nous ? Une question vitale pour la jeune Église chrétienne, portée non devant les Douze mais devant une assemblée générale, discutée selon le mode parlementaire, et tranchée, sur l'avis de Jacques qui n'était pas des Douze et qui paraît avoir présidé au débat, par une lettre qui n'émane pas du collège des apôtres mais qui doit son autorité à ce qu'elle a été envoyée au nom de l'Église tout entière (Ac 15:22). On le voit, l'épiscopat tel que le présente la doctrine romaine est entièrement étranger à l'Église primitive ; il ne remonte pas aux apôtres. Ceux-ci furent au sein de la communauté souveraine « les primi inter pares, les premiers dépositaires de la parole du Christ, les témoins de sa vie et de sa résurrection » ; leur dignité est d'autant éminente qu'elle est toute morale et d'ordre spirituel. Cette dignité-là ne se transmet pas.

Auprès d'eux, vers l'an 50, à l'époque où la prééminence passait de Pierre à Jacques, apparaissent dans l'Église de Jérusalem les anciens (presbuteroï), le conseil presbytéral de la communauté. Ce sont les notables de l'association chrétienne qui administrent ses intérêts financiers ou doctrinaux (Ac 11 et Ac 15) et qui se groupent autour du plus considéré d'entre eux, en 1 espèce le frère même du Seigneur. Rien ne rattache les presbytres ni à une charge conférée par les Douze ni à l'épiscopat. Ils sont une émanation de l'autorité judiciaire et religieuse de la communauté juive, à laquelle l'Église de Jérusalem resta toujours intimement liée.

Quant au mot épiscope (évêque), que nous rencontrons pour la première fois dans l'épître aux Philippiens (Php 1:1), J. Réville, dans son ouvrage sur l'origine de l'épiscopat, a fort bien établi qu'il ne remonte pas aux apôtres, qu'il ne sort pas non plus du presbytérat, mais qu'il s'appliquait primitivement aux fonctions « généralement désignées sous le nom tout semblable d'épimélète dans la société ambiante de cette époque ». Les épiscopoï de Philippes, administrateurs, censeurs, inspecteurs--quel que soit le terme moderne qu'on préfère--sont dans les associations religieuses chrétiennes ce que les épimélètes, ou suivant la terminologie helléniste les épiscopes, sont dans toute espèce d'association privée du temps. « Dans des associations toutes morales comme les premières communautés chrétiennes, le contrôle administratif matériel se doublait nécessairement d'un contrôle moral. » Voilà ce qu'il importe de mettre en lumière, parce que cela seul permet de comprendre la formation de l'épiscopat. L 'Ecclesia est une confraternité, où l'ordre, sans doute, devra amener une organisation, une distribution des pouvoirs et des fonctions, mais dans le maintien de la liberté spirituelle et de l'égalité fraternelle parmi les rachetés de Jésus-Christ. C'est bien ainsi que l'a compris saint Pierre dans son épître (1Pi 5:1,4), et c'est sur ce fondement que Paul établit sa notion d'Église (voir ce mot), ensemble des saints et corps de Christ (1Co 3,2Co 6, Ga 2 et 3, Col 1 et 2, etc.).

Après les écrits du N.T., nous pouvons suivre les progrès de l'organisation de l'Église dans la Didachè (Doctrine des douze apôtres), sorte de manuel du chrétien, d'origine syro-palestinienne, retrouvée à Constantinople en 1875 et qui date des environs de 80 à 100 (fig. 274). La doctrine romaine nous dit que ce document parle de la « hiérarchie stable des épiscopes ». C'est une erreur. Les évêques ne sont encore nullement des dignitaires de l'Église, successeurs des apôtres. Ce sont des administrateurs, déjà des surveillants spirituels mais de formation et d'autorité purement locale. Ils sont élus par les fidèles et n'ont point de caractère sacerdotal. Au temps de la Didachè l'Église est une par l'unité de l'Esprit, non par l'organisation ecclésiastique. La foi est entretenue non seulement par les presbytres et les évêques, mais par des prédicateurs itinérants, prophètes, apôtres ou simples témoins de la tradition évangélique. On les contrôle, mais ils sont les bienvenus et rien ne les subordonne à une autorité sacerdotale quelconque. Nous sommes encore en plein dans le règne de la souveraineté de l'Esprit. L'épître de Clément (Mort en 96) aux Corinthiens nous montre que l'épiscopat de l'Église de Corinthe était encore plural de son temps et que les droits de la communauté y demeuraient toujours intangibles. Il croit que les premiers évêques ont été choisis par les apôtres, mais veut que les autres soient élus par les notables, « par le consentement de toute l'Église » (44:3) ; donc rien n'existait encore de la succession romaine. D'ailleurs ces nominations démocratiques n'allaient pas toutes seules. Tertullien, en plein III° siècle, n'écrit-il pas que « la nomination des évêques était une occasion de schisme » ? (De baptismo, 17).

Ce n'est point ici le lieu de poursuivre cette étude, sans quoi il serait intéressant de montrer comment, dans la première partie du II° siècle, Ignace est amené, par les craintes que lui inspirent les troubles dans les Églises d'Asie, à souhaiter que les fidèles se groupent autour d'évêques ayant les presbytres comme conseillers et les diacres comme agents. C'est l'acheminement vers l'épiscopat monarchique. Mais nous en sommes encore loin. La preuve qu'Ignace nous présente l'idéal vers lequel il aspire plutôt que la réalité de son temps, c'est que l'évêque Polycarpe, dans sa lettre aux Philippiens (vers 155), ne se présente nullement au nom de son autorité épiscopale et ne mentionne même pas les évêques de l'Église de Philippes. Il écrit : « Polycarpe et ceux qui sont avec lui presbytres, à l'Église de Dieu qui réside à Philippes. »

2° Prenons maintenant la question par le côté ordination. La doctrine romaine définit l'Ordre ; le sacrement qui, par le rite reçu dans l'Église, confère le pouvoir d'exercer les fonctions saintes, notamment celle d'offrir le corps et le sang du Sauveur et de remettre les péchés (Ecclesia, p. 137) ; « l'Ordre a été institué par Jésus-Christ... Il a donné à ses douze apôtres la plénitude du sacerdoce... Les apôtres se continuent dans l'épiscopat... seul l'évêque peut communiquer à d'autres [aux prêtres] ce pouvoir [consacrer l'Eucharistie] par l'ordination [imposition des mains]. »

Une chaîne ne vaut que si elle accroche. Il en est de même de l'ordination. Nous venons de voir que la chaîne de l'épiscopat monarchique n'accroche pas.

Pour ce qui est de l'ordination en elle-même, nous ne la trouvons nulle part dans l'enseignement de Jésus. Jésus, qui impose les mains aux enfants et aux malades, n'a pas imposé les mains à ses disciples lorsqu'il les a envoyés prêcher et accomplir des miracles, ni lorsqu'il leur a donné l'ordre d'enseigner et de baptiser, ni lorsqu'il leur a dit en instituant la sainte Cène : « Faites ceci en mémoire de Moi. »

Quant à la succession apostolique par l'imposition des mains : la consécration, le récit des Actes met son point de départ non pas dans le collège des apôtres qui prirent la Cène avec Jésus, mais dans le milieu syrien où Paul exerçait son ministère.

Nous voyons les Douze imposer les mains aux diacres qui n'étaient pas destinés au service de la parole (Ac 6:6), aux convertis de Samarie pour qu'ils reçoivent le Saint-Esprit (Ac 8:17) ; mais la première imposition des mains en vue de la prédication de l'Evangile est donnée à Damas, et c'est un simple disciple nommé Ananias qui est chargé de cet acte par le Seigneur. Or, il s'agissait ici d'introduire saint Paul dans l'apostolat ! (Ac 9:17)

Plus tard, la première consécration ayant un caractère ecclésiastique est donnée pour la mission en terre païenne à Barnabas et à Saul dans l'Église d'Antioche, par des fidèles que leurs lumières ou un don spécial de l'Esprit avaient rendus capables d'enseigner leurs frères dans la vérité chrétienne. Fort de cette consécration, Paul annonce l'Évangile, fonde des communautés et organise le ministère dans l'Église primitive. A son tour, il consacre Timothée (2Ti 1:6), l'établit « prédicateur, apôtre et docteur » (2Ti 1:11), le charge après lui de choisir des chefs de communautés (1Ti 3:1,7,14), de confier la prédication de l'Évangile à des « hommes fidèles et capables » (2Ti 2:2), et lui recommande de n'imposer les mains à personne avec précipitation (1Ti 5:22).

En tout cas, si nous voulons nous en tenir à ce que le N.T. nous raconte, nous constatons que la prétendue succession apostolique part non de Pierre et de Jérusalem ou de Rome, mais de Paul et de l'Église d'Antioche.

Cette imposition des mains, par laquelle la société des croyants confère un ministère évangélique et appelle sur celui qui le reçoit les forces spirituelles nécessaires pour l'accomplir, s'est perpétuée dans l'Église depuis les jours d'Antioche. Les milieux chrétiens qui voient en elle la véritable succession apostolique sont bien plus dans le vrai que le clergé qui prétend s'en attribuer le privilège par la voie d'une ordination épiscopale dont la continuité et la moralité sont également indémontrables (voir Noël).

Il suffit d'étudier les textes pour voir que Paul a eu sur la conduite ecclésiastique comme sur la pensée théologique de Pierre une action décisive, et que Pierre lui-même, fort éloigné de s'attribuer une suprématie qu'il aurait reçue du Seigneur, exhorte les anciens, dans sa première lettre, non en vicaire de Christ et chef du clergé de l'Église, mais simplement comme un « ancien parmi les anciens », et comme un « témoin des souffrances du Christ » (1Pi 5:1).

En résumé : l'évêque (surveillant) dont il est question dans le N.T. 11'est autre chose qu'un pasteur de paroisse et n'a rien à faire du tout avec l'épiscopat traditionnel (cf. Calvin, Instit., IV, 23).

Il est très suggestif de constater que l'Église romaine n'a pu établir son système hiérarchique qu'en éliminant saint Paul : « Saint Paul, écrit Batiffol, est le missionnaire par excellence, mais il n'aura pas d'imitateurs dans les générations qui suivront la génération des apôtres », et en éliminant Paul au profit de Pierre : « L'évêque de Rome était le successeur non pas de Pierre et de Paul, mais de Pierre seul ; il tenait sa place, il était assis dans sa chaire. » Or, nous avons vu que l'Église de Rome était déjà fondée, et même que sa foi était « renommée dans le monde entier », avant qu'aucun des Douze s'y fût rendu (Ro 1:8). Nous savons en outre :

1° que Paul y arriva le premier parmi les apôtres, car il prend soin de dire aux Corinthiens qu'il n'allait pas évangéliser sur le champ de travail d'autrui (2Co 10:15 et suivants) ;

2° que les anciens historiens ecclésiastiques parlent du séjour à Rome de Paul et de Pierre ;

3° que Linus, premier évêque de Rome, était l'ami de Paul (voir Linus) ;

4° que le N.T. ne parle que de l'action de Paul dans l'Église de Rome.

La succession apostolique romaine, qui ne se justifie pas au point de vue des textes du N.T., ne se justifie pas davantage au point de vue psychologique. On lit dans le Livre de Piété de la Jeune Fille (617e éd., 1916, p. 469) : « Respectez le prêtre ; sans lui, vous n'auriez pas J. -C. Qui est-ce qui l'a mis là, dans ce tabernacle ? Le Prêtre. --Qui est-ce qui a reçu votre âme à son entrée dans la vie ? Le Prêtre. --Qui la nourrit pour lui donner la force de faire son pèlerinage ? Le Prêtre. --Qui la préparera à paraître devant Dieu ? Le Prêtre, toujours le Prêtre. --Et si cette âme vient à mourir, qui la ressuscitera, qui lui rendra le calme et la paix ? Encore le Prêtre. --Vous ne pouvez pas vous rappeler un seul bienfait de Dieu sans rencontrer, à côté de ce souvenir, l'image du Prêtre. --A quoi servirait une maison remplie d'or, si vous n'aviez personne pour en ouvrir la porte ? Le Prêtre a la clef des trésors célestes : c'est lui qui ouvre la porte ; il est l'économe du bon Dieu, l'administrateur de ses biens. Allez vous confesser à la Sainte Vierge ou à un ange, vous absoudront-ils ? Non. Vous donneront-ils le corps et le sang de N. -S. ? Non. La Sainte Vierge ne peut pas faire descendre son divin Fils dans l'hostie. Vous auriez deux cents anges là, qu'ils ne pourraient vous absoudre. Un prêtre, tout simple soit-il, le peut ; il peut vous dire : Allez en paix, je vous pardonne. »

On le voit, ce que René Pintard a écrit de la dévotion du grand siècle convient à tous les siècles depuis le concile de Trente, et en particulier au nôtre, avec son infaillible Pontificat. Le théo-centrisme a fait place à « l'ecclésiolâtrie, adoration de l'Église par elle-même, subordination de tout à elle, même des souffrances du Christ. Le Calvaire ne semble avoir de valeur, aux yeux de ces dévots, que dans la mesure où il prépare la messe ; le Christ, de vertu que dans la mesure où il préfigure le prêtre » (Foi et Vie, 1933, p. 40).

Une caste de surhommes, dotée d'une telle puissance, ne peut être mélangée au reste de l'humanité ni dans les années de son instruction, ni dans l'exercice de son ministère. Le plus grand soin doit être apporté à ce qu'aucun intrus ne s'immisce dans cette sainte hiérarchie. Le célibat l'a mise hors de la filiation humaine. L'ordination par l'imposition des mains transmet à l'ordiné le pouvoir sacré que possédait l'ordinant. Ce sacrement opère par sa vertu propre et demeure opérant quel que soit le caractère de celui qui officie, « Ce n'est pas le cadavre qu'il faut regarder, dit le curé d'Ars, quel que soit le prêtre c'est toujours l'instrument dont le bon Dieu se sert... » On peut voir ici une admirable forme de l'humilité. Il n'empêche que nous touchons au point psychologique où la succession apostolique romaine contredit le plus violemment l'institution chrétienne. Jésus, et après lui Paul et Jean, ont bien opposé deux humanités, la naturelle et la surnaturelle ; mais l'une était selon la chair et l'autre selon l'Esprit ; ce qui les séparait, c'était une nouvelle naissance. La succession apostolique instituée par le catholicisme établit aussi deux humanités, mais ce n'est plus la nouvelle naissance qui les distingue : l'une est la plebs mineure, la laïcité, l'autre est la caste sacerdotale qui, par le sacrement, constitue proprement l'Église dans ses pouvoirs eucharistique et divin. Elle crée l'homme-miracle. Mais le miracle, lorsqu'il n'est pas conditionné par la valeur morale de celui qui l'opère, n'est que magie, et nous retombons avec lui dans la catégorie des faits observés par les historiens des religions naturelles. Ce qui distingue la religion chrétienne des autres religions, c'est précisément que Jésus a mis tout l'accent sur la personnalité et non sur la fonction. Avec lui, la régénération est le point de départ de tout dans l'activité ecclésiastique, elle est la raison d'être de ses mandataires. Pas un seul mot dans les évangiles ne permet d'admettre que Jésus ait mis entre les mains de ses disciples un instrument autorisant l'homme naturel à accomplir les oeuvres de l'Esprit. L'Église catholique, avec les prérogatives de sa caste sacerdotale et l'autorité suffisante de son opus operatum, s'est substituée à Jésus-Christ ; elle se prévaut d'un pouvoir qu'il n'a pas donné. Elle s'est attribué, suivant le mot de R. Will, « l'absoluité des choses divines ». Elle est, selon Guardini, le Christ lui-même, le Christ devenu communion (Rev. Strasb., 1932, p. 472). C'est à bon droit que Vinet appelle à cet égard le système romain : « une grande transaction avec l'homme naturel ; car à quoi tient de toute sa force l'homme naturel, sinon d'abord à substituer le faire à l'être, ou les oeuvres à la foi, et puis le mérite à la grâce, ou l'homme lui-même à Dieu ? Ce que l'Évangile est venu lui arracher, le catholicisme veut le lui rendre. De là le sacrifice, de là le prêtre, la hiérarchie, l'Église, le système tout entier. »

Voir Apôtre, Clefs (pouvoir des), Linus, Imposition des mains.

Alex. W.

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    • Matthieu 16

      19 Je te donnerai les clés du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre aura été lié au ciel et ce que tu délieras sur la terre aura été délié au ciel. »

      Matthieu 18

      18 Je vous le dis en vérité, tout ce que vous lierez sur la terre aura été lié au ciel et tout ce que vous délierez sur la terre aura été délié au ciel.

      Matthieu 21

      43 C'est pourquoi, je vous le dis, le royaume de Dieu vous sera enlevé et sera donné à un peuple qui en produira les fruits.

      Matthieu 23

      8 Mais vous, ne vous faites pas appeler maîtres, car un seul est votre maître, [c'est le Christ, ] et vous êtes tous frères.

      Matthieu 28

      10 Alors Jésus leur dit : « N’ayez pas peur ! Allez dire à mes frères de se rendre en Galilée : c'est là qu'ils me verront. »
      16 Les onze disciples allèrent en Galilée, sur la montagne que Jésus leur avait désignée.
      20 et enseignez-leur à mettre en pratique tout ce que je vous ai prescrit. Et moi, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde. »

      Marc 6

      7 Alors il appela les douze et commença à les envoyer deux à deux, et il leur donna autorité sur les esprits impurs.

      Luc 9

      1 Jésus rassembla les douze [apôtres] et leur donna puissance et autorité pour chasser tous les démons et guérir les maladies.

      Luc 10

      1 Après cela, le Seigneur désigna encore 70 autres disciples et les envoya devant lui deux par deux dans toutes les villes et dans tous les endroits où lui-même devait aller.

      Luc 22

      19 Ensuite il prit du pain et, après avoir remercié Dieu, il le rompit et le leur donna en disant : « Ceci est mon corps qui est donné pour vous. Faites ceci en souvenir de moi. »

      Jean 1

      2 Elle était au commencement avec Dieu.
      3 Tout a été fait par elle et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans elle.

      Jean 2

      1 Or, le troisième jour, il y eut des noces à Cana en Galilée. La mère de Jésus était là.
      2 Jésus fut aussi invité aux noces avec ses disciples.
      3 Comme le vin venait à manquer, la mère de Jésus lui dit : « Ils n'ont plus de vin. »
      4 Jésus lui répondit : « Que me veux-tu, femme ? Mon heure n'est pas encore venue. »
      5 Sa mère dit aux serviteurs : « Faites tout ce qu'il vous dira. »
      6 Or il y avait là six jarres de pierre, destinées aux purifications des Juifs et contenant chacune une centaine de litres.
      7 Jésus leur dit : « Remplissez d'eau ces jarres. » Et ils les remplirent jusqu'au bord.
      8 « Puisez maintenant, leur dit-il, et apportez-en à l'organisateur du repas. » Et ils lui en apportèrent.
      9 L'organisateur du repas goûta l'eau changée en vin. Ne sachant pas d'où venait ce vin, tandis que les serviteurs qui avaient puisé l'eau le savaient bien, il appela le marié
      10 et lui dit : « Tout homme sert d'abord le bon vin, puis le moins bon après qu'on s'est enivré ; mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu'à présent ! »
      11 Tel fut, à Cana en Galilée, le premier des signes miraculeux que fit Jésus. Il manifesta sa gloire et ses disciples crurent en lui.
      12 Après cela, il descendit à Capernaüm avec sa mère, ses frères et ses disciples, et ils n'y restèrent que peu de jours.
      13 La Pâque juive était proche et Jésus monta à Jérusalem.
      14 Il trouva les vendeurs de bœufs, de brebis et de pigeons ainsi que les changeurs de monnaie installés dans le temple.
      15 Alors il fit un fouet avec des cordes et les chassa tous du temple, ainsi que les brebis et les bœufs. Il dispersa la monnaie des changeurs et renversa leurs tables.
      16 Et il dit aux vendeurs de pigeons : « Enlevez cela d'ici, ne faites pas de la maison de mon Père une maison de commerce. »
      17 Ses disciples se souvinrent qu'il est écrit : Le zèle de ta maison me dévore.
      18 Les Juifs prirent la parole et lui dirent : « Quel signe nous montres-tu, pour agir de cette manière ? »
      19 Jésus leur répondit : « Détruisez ce temple et en 3 jours je le relèverai. »
      20 Les Juifs dirent : « Il a fallu 46 ans pour construire ce temple et toi, en 3 jours tu le relèverais ! »
      21 Cependant, lui parlait du temple de son corps.
      22 C’est pourquoi, lorsqu'il fut ressuscité, ses disciples se souvinrent qu'il avait dit cela et ils crurent à l'Ecriture et à la parole que Jésus avait dite.
      23 Pendant que Jésus était à Jérusalem, lors de la fête de la Pâque, beaucoup crurent en lui en voyant les signes miraculeux qu'il faisait.
      24 Mais Jésus n'avait pas confiance en eux, parce qu'il les connaissait tous.
      25 Il n'avait pas besoin qu'on le renseigne sur les hommes, car il savait lui-même ce qui est dans l'homme.

      Jean 3

      1 Or, il y avait parmi les pharisiens un homme du nom de Nicodème, un chef des Juifs.
      2 Il vint de nuit trouver Jésus et lui dit : « Maître, nous savons que tu es un enseignant envoyé par Dieu, car personne ne peut faire ces signes miraculeux que tu fais si Dieu n'est pas avec lui. »
      3 Jésus lui répondit : « En vérité, en vérité, je te le dis, à moins de naître de nouveau, personne ne peut voir le royaume de Dieu. »
      4 Nicodème lui dit : « Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il une seconde fois entrer dans le ventre de sa mère et naître ? »
      5 Jésus répondit : « En vérité, en vérité, je te le dis, à moins de naître d'eau et d'Esprit, on ne peut entrer dans le royaume de Dieu.
      6 Ce qui est né de parents humains est humain et ce qui est né de l'Esprit est Esprit.
      7 Ne t'étonne pas que je t'aie dit : ‘Il faut que vous naissiez de nouveau.’
      8 Le vent souffle où il veut et tu en entends le bruit, mais tu ne sais pas d'où il vient, ni où il va. C’est aussi le cas de toute personne qui est née de l'Esprit. »
      9 Nicodème reprit la parole et lui dit : « Comment cela peut-il se faire ? »
      10 Jésus lui répondit : « Tu es l’enseignant d'Israël et tu ne sais pas cela !
      11 En vérité, en vérité, je te le dis, nous disons ce que nous savons et nous rendons témoignage de ce que nous avons vu, et vous ne recevez pas notre témoignage.
      12 Si vous ne croyez pas quand je vous parle des réalités terrestres, comment croirez-vous si je vous parle des réalités célestes ?
      13 Personne n'est monté au ciel, sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme [qui est dans le ciel].
      14 » Et tout comme Moïse a élevé le serpent dans le désert, il faut aussi que le Fils de l'homme soit élevé
      15 afin que quiconque croit en lui [ne périsse pas mais qu'il] ait la vie éternelle.
      16 En effet, Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle.
      17 Dieu, en effet, n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.
      18 Celui qui croit en lui n'est pas jugé, mais celui qui ne croit pas est déjà jugé parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.
      19 Et voici quel est ce jugement : la lumière est venue dans le monde et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière parce que leur manière d’agir était mauvaise.
      20 En effet, toute personne qui fait le mal déteste la lumière, et elle ne vient pas à la lumière pour éviter que ses actes soient dévoilés.
      21 Mais celui qui agit conformément à la vérité vient à la lumière afin qu'il soit évident que ce qu’il a fait, il l’a fait en Dieu. »
      22 Après cela, Jésus, accompagné de ses disciples, se rendit en Judée ; il y séjourna avec eux et il baptisait.
      23 Jean aussi baptisait à Enon, près de Salim, parce qu'il y avait là beaucoup d'eau, et l'on s'y rendait pour être baptisé.
      24 En effet, Jean n'avait pas encore été mis en prison.
      25 Or, une discussion surgit entre les disciples de Jean et un Juif au sujet de la purification.
      26 Ils vinrent trouver Jean et lui dirent : « Maître, celui qui était avec toi de l'autre côté du Jourdain et à qui tu as rendu témoignage, le voilà qui baptise, et tous vont vers lui. »
      27 Jean répondit : « Un homme ne peut recevoir que ce qui lui a été donné du ciel.
      28 Vous-mêmes m'êtes témoins que j'ai dit : ‘Moi, je ne suis pas le Messie, mais j'ai été envoyé devant lui.’
      29 Celui qui a la mariée, c'est le marié, mais l'ami du marié, qui se tient là et qui l'entend, éprouve une grande joie à cause de la voix du marié. Ainsi donc, cette joie qui est la mienne est parfaite.
      30 Il faut qu'il grandisse et que moi, je diminue.
      31 Celui qui vient d'en haut est au-dessus de tous ; celui qui est de la terre est de la terre et il parle des réalités terrestres. Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous,
      32 il rend témoignage de ce qu'il a vu et entendu, et personne n’accepte son témoignage.
      33 Celui qui a accepté son témoignage a certifié que Dieu est vrai.
      34 En effet, celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, parce que Dieu lui donne l'Esprit sans mesure.
      35 Le Père aime le Fils et a tout remis entre ses mains.
      36 Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui ne croit pas au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu reste au contraire sur lui. »

      Jean 20

      23 Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés ; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus. »

      Jean 21

      15 Lorsqu’ils eurent mangé, Jésus dit à Simon Pierre : « Simon, fils de Jonas, m'aimes-tu plus que ceux-ci ? » Il lui répondit : « Oui, Seigneur, tu sais que j’ai de l’amour pour toi. » Jésus lui dit : « Nourris mes agneaux. »
      19 Il dit cela pour indiquer par quelle mort Pierre révélerait la gloire de Dieu. Puis il lui dit : « Suis-moi. »

      Actes 2

      38 Pierre leur dit : « Changez d’attitude et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus-Christ pour le pardon de vos péchés, et vous recevrez le don du Saint-Esprit.

      Actes 6

      6 Ils les présentèrent aux apôtres et ils posèrent les mains sur eux en priant.

      Actes 8

      1 Saul approuvait l’exécution d'Etienne. Ce jour-là, une grande persécution éclata contre l'Eglise de Jérusalem et tous, à l’exception des apôtres, se dispersèrent dans les diverses régions de Judée et de Samarie.
      4 Ceux qui avaient été dispersés allaient de lieu en lieu et annonçaient la bonne nouvelle de la parole.
      5 Philippe descendit dans la ville de Samarie et y prêcha le Christ.
      14 Les apôtres qui étaient à Jérusalem apprirent que les habitants de la Samarie avaient fait bon accueil à la parole de Dieu, et ils leur envoyèrent Pierre et Jean.
      17 Alors Pierre et Jean posèrent les mains sur eux et ils reçurent le Saint-Esprit.

      Actes 9

      17 Ananias partit. Une fois entré dans la maison, il posa les mains sur Saul en disant : « Saul mon frère, le Seigneur, [le Jésus] qui t'est apparu sur le chemin par lequel tu venais, m'a envoyé pour que tu retrouves la vue et que tu sois rempli du Saint-Esprit. »

      Actes 11

      1 Les apôtres et les frères qui étaient en Judée apprirent que les non-Juifs avaient eux aussi fait bon accueil à la parole de Dieu.
      2 Et lorsque Pierre monta à Jérusalem, ceux qui étaient circoncis lui adressèrent des reproches
      3 en disant : « Tu es entré chez des incirconcis et tu as mangé avec eux ! »
      4 Pierre se mit à leur exposer dans l’ordre tout ce qui s'était passé. Il dit :
      5 « J'étais dans la ville de Jaffa et, pendant que je priais, j'ai eu en extase une vision : un objet qui ressemblait à une grande nappe attachée aux quatre coins descendait du ciel et venait jusqu'à moi.
      6 Je l'ai examiné attentivement et j'ai vu les quadrupèdes de la terre, les bêtes sauvages et les reptiles ainsi que les oiseaux du ciel.
      7 Puis j'ai entendu une voix qui me disait : ‘Lève-toi, Pierre, tue et mange !’
      8 Mais j'ai dit : ‘Certainement pas, Seigneur, car jamais rien de souillé ni d'impur n'est entré dans ma bouche.’
      9 Pour la deuxième fois la voix s'est fait entendre du ciel : ‘Ce que Dieu a déclaré pur, toi, ne le considère pas comme impur.’
      10 Cela est arrivé trois fois, puis tout a été retiré dans le ciel.
      11 Et voilà qu'à l'instant même, trois hommes envoyés de Césarée vers moi sont arrivés à la maison où j'étais.
      12 L'Esprit m'a dit de partir avec eux sans hésiter. Les six frères que voici m'ont accompagné et nous sommes entrés dans la maison de Corneille.
      13 Cet homme nous a raconté comment il avait vu l'ange se présenter à lui dans sa maison et [lui] dire : ‘Envoie quelqu'un à Jaffa et fais venir Simon, surnommé Pierre ;
      14 il te dira un message par lequel tu seras sauvé, toi et toute ta famille.’
      15 Lorsque j'ai commencé à parler, le Saint-Esprit est descendu sur eux, comme sur nous au début.
      16 Et je me suis souvenu de cette parole du Seigneur : ‘Jean a baptisé d'eau, mais vous, vous serez baptisés du Saint-Esprit.’
      17 Puisque Dieu leur a accordé le même don qu'à nous qui avons cru au Seigneur Jésus-Christ, qui étais-je, moi, pour m'opposer à Dieu ? »
      18 Après avoir entendu cela, ils se calmèrent et se mirent à célébrer la gloire de Dieu en disant : « Dieu a donc aussi accordé aux non-Juifs la possibilité de changer d’attitude afin d’avoir la vie. »
      19 Ceux qui avaient été dispersés lors de la persécution survenue après la mort d'Etienne allèrent jusqu'en Phénicie, dans l'île de Chypre et à Antioche ; mais ils n’annonçaient la parole qu’aux Juifs.
      20 Cependant, certains d'entre eux, qui étaient originaires de Chypre et de Cyrène, vinrent à Antioche et s'adressèrent [aussi] aux non-Juifs pour leur annoncer la bonne nouvelle du Seigneur Jésus.
      21 La main du Seigneur était avec eux et un grand nombre de personnes crurent et se tournèrent vers le Seigneur.
      22 La nouvelle en parvint aux oreilles des membres de l'Eglise de Jérusalem et ils envoyèrent Barnabas jusqu'à Antioche.
      23 A son arrivée, lorsqu’il vit la grâce de Dieu, il en éprouva de la joie. Il les encourageait tous à rester attachés au Seigneur d'un cœur ferme,
      24 car c'était un homme de bien, plein d'Esprit saint et de foi. Une foule assez nombreuse s'attacha au Seigneur.
      25 Barnabas se rendit ensuite à Tarse pour aller chercher Saul.
      26 Quand il l'eut trouvé, il l'amena à Antioche. Pendant toute une année, ils participèrent aux réunions de l'Eglise et ils enseignèrent beaucoup de personnes. C’est à Antioche que, pour la première fois, les disciples furent appelés chrétiens.
      27 A cette époque-là, des prophètes descendirent de Jérusalem à Antioche.
      28 L'un d'eux, du nom d’Agabus, se leva et annonça par l'Esprit qu'il y aurait une grande famine sur toute la terre. Elle arriva, en effet, sous l'empereur Claude.
      29 Les disciples décidèrent d'envoyer, chacun selon ses moyens, un secours aux frères et sœurs qui habitaient la Judée.
      30 C’est ce qu’ils firent en l’envoyant aux anciens par l'intermédiaire de Barnabas et de Saul.

      Actes 15

      1 Quelques hommes venus de Judée enseignaient les frères en disant : « Si vous n'êtes pas circoncis selon la coutume de Moïse, vous ne pouvez pas être sauvés. »
      2 Paul et Barnabas eurent un vif débat et une vive discussion avec eux. Les frères décidèrent alors que Paul, Barnabas et quelques-uns d’entre eux monteraient à Jérusalem vers les apôtres et les anciens pour traiter cette question.
      3 Envoyés donc par l'Eglise, ils traversèrent la Phénicie et la Samarie en racontant la conversion des non-Juifs, et ils causèrent une grande joie à tous les frères et sœurs.
      4 Arrivés à Jérusalem, ils furent accueillis par l'Eglise, les apôtres et les anciens, et ils rapportèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux.
      5 Alors quelques croyants issus du parti des pharisiens se levèrent en disant qu'il fallait circoncire les non-Juifs et leur ordonner de respecter la loi de Moïse.
      6 Les apôtres et les anciens se réunirent pour examiner cette question.
      7 Il y eut une longue discussion. Pierre se leva alors et leur dit : « Mes frères, vous savez que, dès les premiers jours, Dieu a fait un choix parmi nous : il a décidé que les non-Juifs entendraient par ma bouche la parole de l'Evangile et croiraient.
      8 Et Dieu, qui connaît les cœurs, leur a rendu témoignage en leur donnant le Saint-Esprit comme à nous.
      9 Il n'a fait aucune différence entre eux et nous, puisqu'il a purifié leur cœur par la foi.
      10 Maintenant donc, pourquoi provoquer Dieu en imposant aux disciples des exigences que ni nos ancêtres ni nous n'avons été capables de remplir ?
      11 Nous croyons au contraire que c'est par la grâce du Seigneur Jésus que nous sommes sauvés, tout comme eux. »
      12 Toute l'assemblée garda le silence et l'on écouta Barnabas et Paul raconter tous les signes miraculeux et les prodiges que Dieu avait accomplis par leur intermédiaire au milieu des non-Juifs.
      13 Lorsqu'ils eurent fini de parler, Jacques prit la parole et dit : « Mes frères, écoutez-moi !
      14 Simon a raconté comment dès le début Dieu est intervenu pour choisir parmi les nations un peuple qui porte son nom.
      15 Cela s'accorde avec les paroles des prophètes, puisqu’il est écrit :
      16 Après cela, je reviendrai, je relèverai de sa chute la tente de David, je réparerai ses ruines et je la redresserai ;
      17 alors le reste des hommes cherchera le Seigneur, ainsi que toutes les nations appelées de mon nom, dit le Seigneur qui fait [tout] cela
      18 et de qui cela est connu de toute éternité.
      19 » C'est pourquoi, je pense qu'on ne doit pas créer de difficultés aux non-Juifs qui se tournent vers Dieu,
      20 mais qu’il faut leur écrire d’éviter les souillures des idoles, l'immoralité sexuelle, les animaux étouffés et le sang.
      21 En effet, depuis bien des générations, dans chaque ville des hommes prêchent la loi de Moïse, puisqu'on la lit chaque sabbat dans les synagogues. »
      22 Alors il parut bon aux apôtres et aux anciens, ainsi qu'à toute l'Eglise, de choisir parmi eux Jude, appelé Barsabas, et Silas, des hommes estimés parmi les frères, et de les envoyer à Antioche avec Paul et Barnabas.
      23 Ils les chargèrent du message que voici : « Les apôtres, les anciens et les frères aux frères et sœurs d'origine non juive qui sont à Antioche, en Syrie et en Cilicie, salut !
      24 Nous avons appris que des hommes partis de chez nous, mais sans aucun ordre de notre part, vous ont troublés par leurs discours et vous ont ébranlés [en vous disant de vous faire circoncire et de respecter la loi].
      25 C'est pourquoi nous avons décidé, d'un commun accord, de choisir des délégués et de vous les envoyer avec nos bien-aimés Barnabas et Paul,
      26 ces hommes qui ont livré leur vie pour le nom de notre Seigneur Jésus-Christ.
      27 Nous avons donc envoyé Jude et Silas qui vous annonceront de vive voix les mêmes choses.
      28 En effet, il a paru bon au Saint-Esprit et à nous de ne pas vous imposer d'autre charge que ce qui est nécessaire :
      29 vous abstenir des viandes sacrifiées aux idoles, du sang, des animaux étouffés et de l'immoralité sexuelle. Vous agirez bien en évitant tout cela. Adieu. »
      30 Ils prirent donc congé de l’Eglise et allèrent à Antioche, où ils réunirent l’assemblée et lui remirent la lettre.
      31 On en fit la lecture et tous se réjouirent de l'encouragement qu'elle leur apportait.
      32 Jude et Silas, qui étaient eux-mêmes prophètes, encouragèrent les frères et les fortifièrent en leur parlant longuement.
      33 Au bout de quelque temps, ceux-ci les laissèrent retourner en paix vers ceux qui les avaient envoyés.
      34 [Toutefois Silas trouva bon de rester. ]
      35 Paul et Barnabas restèrent à Antioche ; ils enseignaient et annonçaient avec beaucoup d'autres la bonne nouvelle de la parole du Seigneur.
      36 Quelques jours plus tard, Paul dit à Barnabas : « Retournons visiter nos frères et sœurs dans toutes les villes où nous avons annoncé la parole du Seigneur, pour voir comment ils vont. »
      37 Barnabas voulait emmener aussi Jean, surnommé Marc,
      38 mais Paul estimait qu'il ne fallait pas prendre avec eux celui qui les avait quittés depuis la Pamphylie et ne les avait pas accompagnés dans leur tâche.
      39 Ce désaccord fut assez vif pour qu'ils se séparent l'un de l'autre. Barnabas prit Marc avec lui et embarqua pour l'île de Chypre.
      40 Paul choisit Silas et partit, confié par les frères à la grâce du Seigneur.
      41 Il traversa la Syrie et la Cilicie en fortifiant les Eglises.

      Romains 1

      8 Tout d'abord, je dis à mon Dieu par Jésus-Christ toute ma reconnaissance au sujet de vous tous parce que dans le monde entier on parle de votre foi.

      1 Corinthiens 1

      12 Je veux dire par là que chacun de vous affirme : « Moi, je me rattache à Paul ! » « Et moi, à Apollos ! » « Et moi, à Céphas ! » « Et moi, à Christ ! »

      1 Corinthiens 3

      1 Pour ma part, frères et sœurs, je n'ai pas pu vous parler comme à des personnes dirigées par l’Esprit, mais comme à des personnes dirigées par leur nature propre, comme à de petits enfants en Christ.
      2 Je vous ai donné du lait, non de la nourriture solide, car vous ne pouviez pas la supporter. D’ailleurs, même maintenant vous ne le pouvez pas
      3 parce que vous êtes encore animés par votre nature. En effet, puisqu’il y a parmi vous de la jalousie, des disputes [et des divisions], n'êtes-vous pas dirigés par votre nature propre et ne vous conduisez-vous pas d'une manière tout humaine ?
      4 Quand l'un dit : « Moi, je me rattache à Paul » et un autre : « Moi, à Apollos », n’êtes-vous pas animés par votre nature ?
      5 Qui est donc Apollos et qui est Paul ? Ce sont des serviteurs par le moyen desquels vous avez cru, conformément à ce que le Seigneur a accordé à chacun.
      6 J'ai planté, Apollos a arrosé, mais c'est Dieu qui a fait grandir.
      7 Ainsi, ce n’est pas celui qui plante ni celui qui arrose qui compte, mais Dieu, qui donne la croissance.
      8 Celui qui plante et celui qui arrose sont égaux, et chacun recevra sa propre récompense en fonction de son propre travail.
      9 En effet, nous sommes ouvriers avec Dieu. Vous êtes le champ de Dieu, la construction de Dieu.
      10 Conformément à la grâce que Dieu m'a donnée, j'ai posé le fondement comme un sage architecte, et un autre construit dessus. Cependant, que chacun fasse attention à la manière dont il construit dessus,
      11 car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, à savoir Jésus-Christ.
      12 Que l'on construise sur ce fondement avec de l'or, de l'argent, des pierres précieuses, du bois, du foin ou de la paille,
      13 l'œuvre de chacun sera dévoilée : le jour du jugement la fera connaître, car elle se révélera dans le feu et l’épreuve du feu indiquera ce que vaut l'œuvre de chacun.
      14 Si l'œuvre que quelqu’un a construite sur le fondement subsiste, il recevra une récompense.
      15 Si son œuvre brûle, il perdra sa récompense ; lui-même sera sauvé, mais comme au travers d’un feu.
      16 Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu et que l'Esprit de Dieu habite en vous ?
      17 Si quelqu'un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira, car le temple de Dieu est saint, et c'est ce que vous êtes.
      18 Que personne ne se trompe lui-même : si quelqu'un parmi vous pense être sage selon les critères de l’ère actuelle, qu'il devienne fou afin de devenir sage,
      19 car la sagesse de ce monde est une folie devant Dieu. En effet, il est écrit : Il prend les sages à leur propre ruse.
      20 Et encore : Le Seigneur connaît les pensées des sages, il sait qu'elles sont sans valeur.
      21 Que personne ne mette donc sa fierté dans des hommes, car tout vous appartient,
      22 que ce soit Paul, Apollos, Céphas, le monde, la vie, la mort, le présent ou l'avenir. Tout est à vous,
      23 et vous êtes à Christ, et Christ est à Dieu.

      1 Corinthiens 12

      1 En ce qui concerne les réalités spirituelles, je ne veux pas, frères et sœurs, que vous soyez dans l'ignorance.
      2 Vous savez comment, lorsque vous étiez étrangers au peuple de Dieu, vous vous laissiez irrésistiblement entraîner vers les idoles muettes.
      3 C'est pourquoi je vous le déclare, personne, s'il parle par l'Esprit de Dieu, ne dit : « Jésus est maudit ! » Et personne ne peut dire : « Jésus est le Seigneur ! » si ce n'est par le Saint-Esprit.
      4 Il y a diversité de dons, mais le même Esprit ;
      5 diversité de services, mais le même Seigneur ;
      6 diversité d'actes, mais le même Dieu qui accomplit tout en tous.
      7 Or, à chacun la manifestation de l'Esprit est donnée pour le bien de tous.
      8 En effet, à l'un est donnée par l'Esprit une parole de sagesse ; à un autre une parole de connaissance, selon le même Esprit ;
      9 à un autre la foi, par le même Esprit ; à un autre des dons de guérisons, par le même Esprit ;
      10 à un autre la possibilité de faire des miracles ; à un autre la prophétie ; à un autre le discernement des esprits ; à un autre diverses langues ; à un autre l'interprétation des langues.
      11 Mais toutes ces choses, c’est un seul et même Esprit qui les accomplit, en les distribuant à chacun en particulier comme il le veut.
      12 Le corps forme un tout mais a pourtant plusieurs organes, et tous les organes du corps, malgré leur grand nombre, ne forment qu'un seul corps. Il en va de même pour Christ.
      13 En effet, que nous soyons juifs ou grecs, esclaves ou libres, nous avons tous été baptisés dans un seul Esprit pour former un seul corps et nous avons tous bu à un seul Esprit.
      14 Ainsi, le corps n'est pas formé d'un seul organe, mais de plusieurs.
      15 Si le pied disait : « Puisque je ne suis pas une main, je n’appartiens pas au corps », ne ferait-il pas partie du corps pour autant ?
      16 Et si l'oreille disait : « Puisque je ne suis pas un œil, je n’appartiens pas au corps », ne ferait-elle pas partie du corps pour autant ?
      17 Si tout le corps était un œil, où serait l'ouïe ? S'il était tout entier l'ouïe, où serait l'odorat ?
      18 En fait, Dieu a placé chacun des organes dans le corps comme il l’a voulu.
      19 S'ils étaient tous un seul organe, où serait le corps ?
      20 Il y a donc plusieurs organes, mais un seul corps.
      21 L'œil ne peut pas dire à la main : « Je n'ai pas besoin de toi », ni la tête dire aux pieds : « Je n'ai pas besoin de vous. »
      22 Bien plus, les parties du corps qui paraissent être les plus faibles sont nécessaires,
      23 et celles que nous estimons être les moins honorables du corps, nous les entourons d'un plus grand honneur. Ainsi nos organes les moins décents sont traités avec plus d'égards,
      24 tandis que ceux qui sont décents n'en ont pas besoin. Dieu a disposé le corps de manière à donner plus d'honneur à ce qui en manquait,
      25 afin qu'il n'y ait pas de division dans le corps mais que tous les membres prennent également soin les uns des autres.
      26 Si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui ; si un membre est honoré, tous les membres se réjouissent avec lui.
      27 Vous êtes le corps de Christ et vous êtes ses membres, chacun pour sa part.
      28 Dieu a établi dans l'Eglise premièrement des apôtres, deuxièmement des prophètes, troisièmement des enseignants, ensuite viennent les miracles, puis les dons de guérisons, les aptitudes à secourir, à diriger, à parler diverses langues.
      29 Tous sont-ils apôtres ? Tous sont-ils prophètes ? Tous sont-ils enseignants ? Tous font-ils des miracles ?
      30 Tous ont-ils des dons de guérisons ? Tous parlent-ils en langues ? Tous interprètent-ils ?
      31 Aspirez aux dons les meilleurs. Je vais encore vous montrer la voie par excellence.

      1 Corinthiens 15

      8 Après eux tous, il m'est apparu à moi aussi, comme à un enfant né hors terme.

      2 Corinthiens 6

      1 Puisque nous travaillons avec Dieu, nous vous encourageons vivement à ne pas accueillir la grâce de Dieu sans résultat.
      2 En effet, il dit : Au moment favorable je t'ai exaucé, le jour du salut je t'ai secouru. Voici maintenant le moment favorable, voici maintenant le jour du salut.
      3 En rien et pour personne nous ne voulons représenter un obstacle, afin que notre service soit sans reproche.
      4 Au contraire, nous nous recommandons nous-mêmes à tout point de vue comme serviteurs de Dieu par une grande persévérance dans les souffrances, les détresses, les angoisses,
      5 sous les coups, dans les prisons, les émeutes, les travaux pénibles, les privations de sommeil et de nourriture.
      6 Nous nous recommandons aussi par la pureté, la connaissance, la patience, la bonté, par l'Esprit saint, par un amour sincère,
      7 par la parole de vérité, par la puissance de Dieu, par les armes offensives et défensives de la justice,
      8 que ce soit au milieu de la gloire ou du déshonneur, au milieu d'une mauvaise ou d'une bonne réputation. Nous sommes considérés comme des imposteurs, quoique disant la vérité ;
      9 comme des inconnus, quoique bien connus ; comme des mourants, et pourtant nous vivons. Nous sommes comme condamnés, et pourtant pas mis à mort ;
      10 comme attristés, et pourtant nous sommes toujours joyeux ; comme pauvres, et pourtant nous en enrichissons beaucoup ; comme n'ayant rien, alors que nous possédons tout.
      11 Nous vous avons parlé ouvertement, Corinthiens, nous vous avons largement ouvert notre cœur.
      12 Vous n'y êtes pas à l'étroit, mais c'est votre cœur qui s'est rétréci.
      13 Rendez-nous la pareille – je vous parle comme à mes enfants – ouvrez-nous, vous aussi, votre cœur !
      14 Ne formez pas un attelage disparate avec des incroyants. En effet, quelle relation y a-t-il entre la justice et le mal ? Ou qu'y a-t-il de commun entre la lumière et les ténèbres ?
      15 Quel accord y a-t-il entre Christ et le diable ? Ou quelle part le croyant a-t-il avec l'incroyant ?
      16 Quel rapport peut-il y avoir entre le temple de Dieu et les idoles ? En effet, vous êtes le temple du Dieu vivant, comme Dieu l'a dit : J'habiterai et je marcherai au milieu d'eux ; je serai leur Dieu et ils seront mon peuple.
      17 C'est pourquoi, sortez du milieu d'eux et séparez-vous, dit le Seigneur ; ne touchez pas à ce qui est impur et je vous accueillerai.
      18 Je serai pour vous un père et vous serez pour moi des fils et des filles, dit le Seigneur tout-puissant.

      2 Corinthiens 10

      15 Ainsi nous ne nous vantons pas des travaux d'autrui qui sont en dehors de nos limites. Mais nous avons l'espérance, si votre foi augmente, de voir notre œuvre grandir encore parmi vous, dans notre propre champ d'action.

      Galates 2

      1 Quatorze ans plus tard, je suis monté de nouveau à Jérusalem avec Barnabas ; j'avais aussi pris Tite avec moi.
      2 J’y suis monté à la suite d'une révélation et je leur ai présenté l'Evangile que je prêche parmi les non-Juifs ; je l'ai exposé en privé à ceux qui sont les plus considérés afin de ne pas courir ou avoir couru pour rien.
      3 Or Tite, qui était avec moi et qui est grec, n’a même pas été contraint de se faire circoncire,
      4 malgré les prétendus frères qui s'étaient furtivement glissés parmi nous pour épier la liberté que nous avons en Jésus-Christ, avec l'intention de nous asservir.
      5 Nous ne leur avons pas cédé un seul instant, afin que la vérité de l'Evangile soit maintenue pour vous.
      6 Quant à ceux qui sont les plus considérés – ce qu'ils étaient autrefois m’importe peu, Dieu ne fait pas de favoritisme – ils ne m'ont rien imposé de plus.
      7 Au contraire, ils ont vu que l'Evangile m'avait été confié pour les incirconcis comme à Pierre pour les circoncis
      8 – car celui qui a fait de Pierre l'apôtre des circoncis a aussi fait de moi l'apôtre des non-Juifs –
      9 et ils ont reconnu la grâce qui m'avait été accordée. Jacques, Céphas et Jean, qui sont considérés comme des piliers, nous ont alors donné la main d'association, à Barnabas et à moi, afin que nous allions, nous vers les non-Juifs, eux vers les circoncis.
      10 Ils nous ont seulement recommandé de nous souvenir des pauvres, ce que j'ai eu bien soin de faire.
      11 Mais lorsque Pierre est venu à Antioche, je me suis ouvertement opposé à lui, parce qu'il était condamnable.
      12 En effet, avant la venue de quelques personnes de l'entourage de Jacques, il mangeait avec les non-Juifs, mais après leur arrivée, il s’est esquivé et s’est tenu à l'écart par crainte des circoncis.
      13 Les autres Juifs ont pratiqué avec lui ce double jeu, de telle sorte que même Barnabas a été entraîné dans leur hypocrisie.
      14 Quand j'ai vu qu'ils ne marchaient pas droit, puisqu’ils ne respectaient pas la vérité de l'Evangile, j'ai dit à Pierre devant tous : « Si toi, qui es juif, tu vis à la manière des non-Juifs et non à la manière des Juifs, pourquoi veux-tu forcer les non-Juifs à se comporter comme des Juifs ?
      15 » Nous, nous sommes des Juifs de naissance, et non des pécheurs issus des autres nations.
      16 Cependant, nous savons que ce n'est pas sur la base des œuvres de la loi que l'homme est déclaré juste, mais au moyen de la foi en Jésus-Christ. Ainsi, nous aussi nous avons cru en Jésus-Christ afin d'être déclarés justes sur la base de la foi en Christ et non des œuvres de la loi, puisque personne ne sera considéré comme juste sur la base des œuvres de la loi.
      17 » Mais si, en cherchant à être déclarés justes en Christ, nous avons été trouvés pécheurs nous aussi, cela signifie-t-il que Christ serait un serviteur du péché ? Certainement pas !
      18 En effet, si je reconstruis ce que j'ai détruit, je me présente moi-même comme coupable,
      19 puisque c'est la loi qui m’a amené à mourir à la loi afin de vivre pour Dieu.
      20 J'ai été crucifié avec Christ ; ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi ; et ce que je vis maintenant dans mon corps, je le vis dans la foi au Fils de Dieu qui m'a aimé et qui s'est donné lui-même pour moi.
      21 Je ne rejette pas la grâce de Dieu ; en effet, si la justice s'obtient par la loi, alors Christ est mort pour rien. »

      Galates 3

      1 Galates sans intelligence ! Qui vous a fascinés [pour que vous n'obéissiez plus à la vérité], vous aux yeux de qui Jésus-Christ a été décrit comme crucifié ?
      2 Voici seulement ce que je veux apprendre de vous : est-ce en pratiquant les œuvres de la loi que vous avez reçu l'Esprit ou en écoutant l'Evangile avec foi ?
      3 Manquez-vous à ce point de bon sens ? Après avoir commencé par l'Esprit, voulez-vous maintenant finir par vos propres forces ?
      4 Avez-vous tant souffert pour rien ? Si du moins c'est pour rien.
      5 Celui qui vous accorde l'Esprit et qui accomplit des miracles parmi vous le fait-il donc parce que vous pratiquez les œuvres de la loi ou parce que vous écoutez avec foi ?
      6 Tout comme Abraham eut confiance en Dieu et que cela lui fut compté comme justice,
      7 reconnaissez donc que ce sont ceux qui ont la foi qui sont les fils d'Abraham.
      8 Or l'Ecriture prévoyait que Dieu considérerait les non-Juifs comme justes sur la base de la foi, et elle a d'avance annoncé cette bonne nouvelle à Abraham : Toutes les nations seront bénies en toi !
      9 Ainsi ceux qui croient sont bénis avec Abraham le croyant.
      10 En effet tous ceux qui dépendent des œuvres de la loi sont sous la malédiction, car il est écrit : Maudit soit tout homme qui ne reste pas fidèle à tout ce qui est écrit dans le livre de la loi pour le mettre en pratique.
      11 De plus, il est évident que personne n'est déclaré juste devant Dieu dans le cadre de la loi, puisqu'il est dit : Le juste vivra par la foi.
      12 Or, la loi ne s’appuie pas sur la foi ; elle dit au contraire : L’homme qui mettra ces règles en pratique vivra par elles.
      13 Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi en devenant malédiction pour nous, puisqu’il est écrit : Tout homme pendu au bois est maudit.
      14 C'est ainsi qu’en Jésus-Christ la bénédiction d'Abraham touche aussi les non-Juifs et que nous recevons par la foi l'Esprit qui avait été promis.
      15 Frères et sœurs – je parle ici selon les règles humaines – quand un testament est établi par un homme, personne ne peut l'annuler ni lui ajouter quelque chose.
      16 Or les promesses ont été faites à Abraham et à sa descendance. Il n'est pas dit : « et aux descendances », comme s'il s'agissait de plusieurs, mais c’est d’une seule qu’il s'agit : à ta descendance, c'est-à-dire à Christ.
      17 Voici ce que je veux dire : un testament que Dieu a établi, la loi survenue 430 ans plus tard ne peut l’annuler et rendre ainsi la promesse sans effet.
      18 En effet, si l'héritage venait de la loi, il ne viendrait plus de la promesse, or c'est par une promesse que Dieu a accordé sa grâce à Abraham.
      19 Pourquoi donc la loi ? Elle a été ajoutée ensuite à cause des transgressions, jusqu'à ce que vienne la descendance à qui la promesse avait été faite ; elle a été promulguée par des anges, au moyen d'un médiateur.
      20 Un médiateur n’intervient pas quand il y a une seule partie, or là, Dieu est seul.
      21 La loi est-elle donc contre les promesses de Dieu ? Certainement pas ! Si une loi qui puisse procurer la vie avait été donnée, la justice viendrait réellement de la loi.
      22 Mais l'Ecriture a déclaré le monde entier prisonnier du péché afin que ce qui avait été promis soit accordé par la foi en Jésus-Christ à ceux qui croient.
      23 Avant que la foi vienne, nous étions prisonniers sous la garde de la loi en vue de la foi qui devait être révélée.
      24 Ainsi la loi a été le guide chargé de nous conduire à Christ afin que nous soyons déclarés justes sur la base de la foi.
      25 Depuis que la foi est venue, nous ne sommes plus soumis à ce guide.
      26 Vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus-Christ ;
      27 en effet, vous tous qui avez été baptisés en Christ, vous vous êtes revêtus de Christ.
      28 Il n'y a plus ni Juif ni non-Juif, il n'y a plus ni esclave ni libre, il n'y a plus ni homme ni femme, car vous êtes tous un en Jésus-Christ.
      29 Si vous appartenez à Christ, vous êtes donc la descendance d'Abraham [et] vous êtes héritiers conformément à la promesse.

      Colossiens 1

      1 De la part de Paul, apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu, et du frère Timothée
      2 aux saints qui sont à Colosses, nos fidèles frères et sœurs en Christ : que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus-Christ !
      3 Nous disons constamment toute notre reconnaissance à Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, lorsque nous prions pour vous.
      4 En effet, nous avons été informés de votre foi en Jésus-Christ et de l’amour que vous avez pour tous les saints
      5 à cause de l'espérance qui vous est réservée au ciel. Cette espérance, vous en avez déjà entendu parler par la parole de la vérité, l'Evangile.
      6 Il est parvenu jusqu'à vous tout comme dans le monde entier, où il porte des fruits et progresse. C'est d’ailleurs aussi le cas parmi vous depuis le jour où vous avez entendu et connu la grâce de Dieu dans la vérité,
      7 suivant l’enseignement que vous avez reçu d'Epaphras, notre bien-aimé compagnon de service. Il est pour vous un fidèle serviteur de Christ,
      8 et il nous a appris de quel amour l'Esprit vous anime.
      9 Voilà pourquoi nous aussi, depuis le jour où nous en avons été informés, nous ne cessons de prier Dieu pour vous. Nous demandons que vous soyez remplis de la connaissance de sa volonté, en toutes sagesse et intelligence spirituelles,
      10 pour marcher d'une manière digne du Seigneur et lui plaire entièrement. Vous aurez pour fruits toutes sortes d’œuvres bonnes et vous progresserez dans la connaissance de Dieu,
      11 vous serez fortifiés à tout point de vue par sa puissance glorieuse pour être toujours et avec joie persévérants et patients,
      12 et vous exprimerez votre reconnaissance au Père qui nous a rendus capables de prendre part à l'héritage des saints dans la lumière.
      13 Il nous a délivrés de la puissance des ténèbres et nous a transportés dans le royaume de son Fils bien-aimé,
      14 en qui nous sommes rachetés, pardonnés de nos péchés.
      15 Le Fils est l'image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création.
      16 En effet, c’est en lui que tout a été créé dans le ciel et sur la terre, le visible et l’invisible, trônes, souverainetés, dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui.
      17 Il existe avant toutes choses et tout subsiste en lui.
      18 Il est la tête du corps qu’est l'Eglise ; il est le commencement, le premier-né d'entre les morts, afin d'être en tout le premier.
      19 En effet, Dieu a voulu que toute sa plénitude habite en lui.
      20 Il a voulu par Christ tout réconcilier avec lui-même, aussi bien ce qui est sur la terre que ce qui est dans le ciel, en faisant la paix à travers lui, par son sang versé sur la croix.
      21 Et vous qui étiez autrefois étrangers et ennemis de Dieu par vos pensées et par vos œuvres mauvaises, il vous a maintenant réconciliés
      22 par la mort [de son Fils] dans son corps de chair pour vous faire paraître devant lui saints, sans défaut et sans reproche.
      23 Mais il faut que vous restiez fondés et inébranlables dans la foi, sans vous détourner de l'espérance de l'Evangile que vous avez entendu, qui a été proclamé à toute créature sous le ciel et dont moi, Paul, je suis devenu le serviteur.
      24 Je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous et je supplée dans ma vie à ce qui manque aux peines infligées à Christ pour son corps, c’est-à-dire l'Eglise.
      25 C'est d'elle que je suis devenu le serviteur, conformément à la charge que Dieu m'a confiée pour vous : annoncer pleinement la parole de Dieu,
      26 le mystère caché de tout temps et à toutes les générations, mais révélé maintenant à ses saints.
      27 En effet, Dieu a voulu leur faire connaître la glorieuse richesse de ce mystère parmi les non-Juifs, c’est-à-dire Christ en vous, l'espérance de la gloire.
      28 C'est lui que nous annonçons, en avertissant et en instruisant toute personne en toute sagesse, afin de présenter à Dieu toute personne devenue adulte en [Jésus-]Christ.
      29 C'est à cela que je travaille en combattant avec sa force qui agit puissamment en moi.

      Colossiens 2

      1 Je veux, en effet, que vous sachiez à quel point il est grand, le combat que je soutiens pour vous, pour ceux qui sont à Laodicée et pour tous ceux qui n'ont jamais vu mon visage.
      2 Je combats ainsi afin que, unis dans l'amour, ils soient encouragés dans leur cœur et qu’ils soient enrichis d'une pleine intelligence pour connaître le mystère de Dieu, aussi bien du Père que de Christ.
      3 C’est en lui que sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance.
      4 Je dis cela afin que personne ne vous trompe par des discours séduisants.
      5 En effet, même si je suis absent de corps, je suis avec vous en esprit, et je vois avec joie le bon ordre qui règne parmi vous et la fermeté de votre foi en Christ.
      6 Ainsi donc, tout comme vous avez accueilli le Seigneur Jésus-Christ, marchez en lui ;
      7 soyez enracinés et fondés en lui, affermis dans la foi telle qu’elle vous a été enseignée, et soyez-en riches en exprimant votre reconnaissance à Dieu.
      8 Faites attention : que personne ne vous prenne au piège par la philosophie, par des tromperies sans fondement qui s'appuient sur la tradition des hommes, sur les principes élémentaires qui régissent le monde, et non sur Christ.
      9 En effet, c’est en lui qu’habite corporellement toute la plénitude de la divinité.
      10 Vous avez tout pleinement en lui, qui est le chef de toute domination et de toute autorité.
      11 C'est en lui aussi que vous avez été circoncis d'une circoncision qui n'est pas faite par la main de l'homme, mais de la circoncision de Christ, qui consiste à vous dépouiller du corps de votre nature pécheresse.
      12 Vous avez en effet été ensevelis avec lui par le baptême et vous êtes aussi ressuscités en lui et avec lui, par la foi en la puissance du Dieu qui l'a ressuscité.
      13 Vous qui étiez morts en raison de vos fautes et de l'incirconcision de votre corps, il vous a rendus à la vie avec lui. Il nous a pardonné toutes nos fautes,
      14 il a effacé l'acte rédigé contre nous qui nous condamnait par ses prescriptions, et il l'a annulé en le clouant à la croix.
      15 Il a ainsi dépouillé les dominations et les autorités et les a données publiquement en spectacle en triomphant d'elles par la croix.
      16 Que personne donc ne vous juge au sujet du manger ou du boire, ou à propos d'une fête, d'un nouveau mois ou du sabbat :
      17 tout cela n’était que l'ombre des choses à venir, mais la réalité est en Christ.
      18 Que personne, par son goût d’une fausse humilité et du culte des anges, ne vous prive de la victoire. Plongé dans ses visions, un tel homme est sans raison enflé d’orgueil sous l’effet de ses pensées tout humaines,
      19 et il ne s'attache pas à celui qui est la tête. C’est pourtant d’elle que tout le corps, bien nourri et solidement assemblé par ses articulations et ses liens, tire la croissance que Dieu donne.
      20 Si vous êtes morts avec Christ aux principes élémentaires qui régissent le monde, pourquoi, comme si vous viviez dans le monde, vous soumettez-vous à toutes ces règles :
      21 « Ne prends pas ! Ne goûte pas ! Ne touche pas ! » ?
      22 Elles ne concernent que des choses destinées à disparaître dès qu’on en fait usage. Il s’agit bien là de commandements et d’enseignements humains !
      23 Ils ont, en vérité, une apparence de sagesse, car ils indiquent un culte volontaire, de l'humilité et le mépris du corps, mais ils sont sans aucune valeur et ne servent qu'à la satisfaction personnelle.

      1 Timothée 3

      1 Cette parole est certaine : si quelqu'un aspire à la charge de responsable, c’est une belle tâche qu’il désire.

      1 Timothée 5

      22 Ne pose les mains sur personne avec précipitation et ne t’associe pas aux péchés d'autrui. Toi-même, garde-toi pur.

      2 Timothée 1

      6 C'est pourquoi, je te le rappelle, ranime la flamme du don de Dieu que tu as reçu lorsque j’ai posé mes mains sur toi.
      11 pour lequel j'ai été établi prédicateur et apôtre, chargé d’enseigner [les non-Juifs].

      2 Timothée 2

      2 Ce que tu as entendu de moi en présence de nombreux témoins, confie-le à des personnes fidèles qui soient capables de l'enseigner aussi à d'autres.

      1 Pierre 5

      1 Voici [donc] les recommandations que j’adresse à ceux qui sont anciens parmi vous, moi qui suis ancien comme eux, témoin des souffrances de Christ et participant de la gloire qui doit être révélée :

      3 Jean 1

      2 Bien-aimé, je souhaite que tu prospères à tout point de vue et sois en bonne santé, à l’image de ton âme.
      9 J'ai écrit [quelques mots] à l'Eglise, mais Diotrèphe, qui aime être le premier parmi eux, ne nous accueille pas.

      Apocalypse 3

      1 » Ecris à l'ange de l'Eglise de Sardes : ‘Voici ce que dit celui qui a les sept esprits de Dieu et les sept étoiles : Je connais tes œuvres. Je sais que tu passes pour être vivant, mais tu es mort.
      4 Cependant, tu as à Sardes quelques personnes qui n'ont pas souillé leurs vêtements ; elles marcheront avec moi en vêtements blancs parce qu'elles en sont dignes.
    • Matthieu 16

      19 Je te donnerai les clés du *royaume des cieux : tous ceux que tu excluras sur la terre auront été exclus aux yeux de Dieu et tous ceux que tu accueilleras sur la terre auront été accueillis aux yeux de Dieu.

      Matthieu 18

      18 Vraiment, je vous l’assure : tous ceux que vous exclurez sur la terre auront été exclus aux yeux de Dieu et tous ceux que vous accueillerez sur la terre auront été accueillis aux yeux de Dieu.

      Matthieu 21

      43 Voilà pourquoi je vous déclare que le *royaume de Dieu vous sera enlevé et sera donné à un peuple qui en produira les fruits.

      Matthieu 23

      8 Mais vous, ne vous faites pas appeler « Maître », car pour vous, il n’y a qu’un seul Maître, et vous êtes tous frères.

      Matthieu 28

      10 Alors Jésus leur dit : —N’ayez aucune crainte ! Allez dire à mes frères qu’ils doivent se rendre en Galilée : c’est là qu’ils me verront.
      16 Les onze disciples se rendirent en Galilée, sur la colline que Jésus leur avait indiquée.
      20 et apprenez-leur à obéir à tout ce que je vous ai prescrit. Et voici : je suis moi-même avec vous chaque jour, jusqu’à la fin du monde.

      Marc 6

      7 Il appela les Douze et les envoya en mission deux par deux, en leur donnant autorité sur les esprits mauvais.

      Luc 9

      1 Jésus réunit les Douze et leur donna le pouvoir et l’autorité de chasser tous les démons et de guérir les malades.

      Luc 10

      1 Après cela, le Seigneur choisit encore soixante-douze autres *disciples et les envoya deux par deux, pour le précéder dans toutes les villes et les localités où il devait se rendre.

      Luc 22

      19 Ensuite il prit du pain, remercia Dieu, le partagea en morceaux qu’il leur donna en disant : —Ceci est mon corps [qui est donné pour vous. Faites cela en souvenir de moi.

      Jean 1

      2 Au commencement, il était avec Dieu.
      3 Tout a été créé par lui ; rien de ce qui a été créé n’a été créé sans lui.

      Jean 2

      1 Deux jours plus tard, on célébrait des noces à Cana, en *Galilée. La mère de Jésus y assistait.
      2 Jésus avait aussi été invité au mariage avec ses *disciples.
      3 Or voilà que le vin se mit à manquer. La mère de Jésus lui fit remarquer : —Ils n’ont plus de vin.
      4 —Ecoute, lui répondit Jésus, est-ce toi ou moi que cette affaire concerne ? Mon heure n’est pas encore venue.
      5 Sa mère dit aux serviteurs : —Faites tout ce qu’il vous dira.
      6 Il y avait là six jarres de pierre que les *Juifs utilisaient pour leurs ablutions rituelles. Chacune d’elles pouvait contenir entre quatre-vingts et cent vingt litres.
      7 Jésus dit aux serviteurs : —Remplissez d’eau ces jarres. Ils les remplirent jusqu’au bord.
      8 —Maintenant, leur dit-il, prenez-en un peu et allez l’apporter à l’ordonnateur du repas. Ce qu’ils firent.
      9 L’ordonnateur du repas goûta l’eau qui avait été changée en vin. Il ne savait pas d’où venait ce vin, alors que les serviteurs le savaient, puisqu’ils avaient puisé l’eau. Aussitôt il fit appeler le marié
      10 et lui dit : —En général, on sert d’abord le bon vin, et quand les gens sont ivres, on leur donne de l’ordinaire. Mais toi, tu as réservé le bon jusqu’à maintenant !
      11 C’est là le premier des signes miraculeux que fit Jésus. Cela se passa à Cana en Galilée. Il révéla ainsi sa gloire, et ses disciples crurent en lui.
      12 Après cela, Jésus descendit à *Capernaüm avec sa mère, ses frères et ses disciples ; mais ils n’y restèrent que quelques jours.
      13 Le jour où les *Juifs célèbrent la fête de la *Pâque était proche et Jésus se rendit à *Jérusalem.
      14 Il trouva, dans la cour du *Temple, des marchands de bœufs, de brebis et de pigeons, ainsi que des changeurs d’argent, installés à leurs comptoirs.
      15 Alors il prit des cordes, en fit un fouet, et les chassa tous de l’enceinte sacrée avec les brebis et les bœufs ; il jeta par terre l’argent des changeurs et renversa leurs comptoirs,
      16 puis il dit aux marchands de pigeons : —Otez cela d’ici ! C’est la maison de mon Père. N’en faites pas une maison de commerce.
      17 Les disciples se souvinrent alors de ce passage de l’Ecriture : L’amour que j’ai pour ta maison, ô Dieu, est en moi un feu qui me consume.
      18 Là-dessus, les gens lui dirent : —Quel signe miraculeux peux-tu nous montrer pour prouver que tu as le droit d’agir ainsi ?
      19 —Démolissez ce Temple, leur répondit Jésus, et en trois jours, je le relèverai.
      20 —Comment ? répondirent-ils. Il a fallu quarante-six ans pour reconstruire le Temple, et toi, tu serais capable de le relever en trois jours !
      21 Mais en parlant du « temple », Jésus faisait allusion à son propre corps.
      22 Plus tard, lorsque Jésus fut ressuscité, ses disciples se souvinrent qu’il avait dit cela, et ils crurent à l’Ecriture et à la parole que Jésus avait dite.
      23 Pendant que Jésus séjournait à Jérusalem pour la fête de la Pâque, beaucoup de gens crurent en lui en voyant les signes miraculeux qu’il accomplissait.
      24 Mais Jésus ne se fiait pas à eux, car il les connaissait tous très bien.
      25 En effet, il n’avait pas besoin qu’on le renseigne sur les hommes car il connaissait le fond de leur cœur.

      Jean 3

      1 Il y avait un homme qui s’appelait Nicodème ; membre du parti des *pharisiens, c’était un chef des *Juifs.
      2 Il vint trouver Jésus de nuit et le salua en ces termes : —Maître, nous savons que c’est Dieu qui t’a envoyé pour nous enseigner car personne ne saurait accomplir les signes miraculeux que tu fais si Dieu n’était pas avec lui.
      3 Jésus lui répondit : —Vraiment, je te l’assure : à moins de renaître d’en haut, personne ne peut voir le *royaume de Dieu.
      4 —Comment un homme peut-il naître une fois vieux ? s’exclama Nicodème. Il ne peut tout de même pas retourner dans le ventre de sa mère pour renaître ?
      5 —Vraiment, je te l’assure, reprit Jésus, à moins de naître d’eau, c’est-à-dire d’Esprit, personne ne peut entrer dans le royaume de Dieu.
      6 Ce qui naît d’une naissance naturelle, c’est la vie humaine naturelle. Ce qui naît de l’Esprit est animé par l’Esprit.
      7 Ne sois donc pas surpris si je t’ai dit : Il vous faut renaître d’en haut.
      8 Le vent souffle où il veut, tu en entends le bruit, mais tu ne sais ni d’où il vient ni où il va. Il en est ainsi pour quiconque est né de l’Esprit.
      9 Nicodème reprit : —Comment cela peut-il se réaliser ?
      10 —Toi qui enseignes le peuple d’*Israël, tu ignores cela ? lui répondit Jésus.
      11 Vraiment, je te l’assure : nous parlons de ce que nous connaissons réellement, et nous témoignons de ce que nous avons vu ; et pourtant, vous ne prenez pas notre témoignage au sérieux.
      12 Si vous ne croyez pas quand je vous parle des réalités terrestres, comment pourrez-vous croire quand je vous parlerai des réalités célestes ?
      13 Car personne n’est monté au ciel, sauf celui qui en est descendu : le *Fils de l’homme.
      14 Dans le désert, *Moïse a élevé sur un poteau le serpent de bronze. De la même manière, le Fils de l’homme doit, lui aussi, être élevé
      15 pour que tous ceux qui placent leur *confiance en lui aient la vie éternelle.
      16 Oui, Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils, son unique, pour que tous ceux qui placent leur confiance en lui échappent à la perdition et qu’ils aient la vie éternelle.
      17 En effet, Dieu a envoyé son Fils dans le monde non pas pour condamner le monde, mais pour qu’il soit *sauvé par lui.
      18 Celui qui met sa confiance en lui n’est pas condamné, mais celui qui n’a pas foi en lui est déjà condamné, car il n’a pas mis sa confiance en la personne du Fils unique de Dieu.
      19 Et voici en quoi consiste sa condamnation : c’est que la lumière est venue dans le monde, mais les hommes lui ont préféré les ténèbres, parce que leurs actes sont mauvais.
      20 En effet, celui qui fait le mal déteste la lumière, et il se garde bien de venir à la lumière de peur que ses mauvaises actions ne soient révélées.
      21 Mais celui qui a une conduite conforme à la vérité vient à la lumière pour qu’on voie clairement que tout ce qu’il fait, il l’accomplit dans la communion avec Dieu.
      22 Après cela, Jésus se rendit en *Judée avec ses disciples ; il y resta quelque temps avec eux et y baptisait.
      23 Jean, de son côté, baptisait à Enon, près de Salim : il y avait là beaucoup d’eau, et de nombreuses personnes y venaient pour être baptisées.
      24 En effet, à cette époque, Jean n’avait pas encore été jeté en prison.
      25 Or, un jour, quelques-uns de ses disciples eurent une discussion avec un *Juif au sujet de la *purification.
      26 Ils allèrent trouver Jean et lui dirent : —Maître, tu te souviens de cet homme qui était avec toi de l’autre côté du *Jourdain et pour qui tu as témoigné. Eh bien, le voilà qui baptise à son tour, et tout le monde se rend auprès de lui.
      27 Jean répondit : —Nul ne peut s’attribuer une autre mission que celle qu’il a reçue de Dieu.
      28 Vous en êtes vous-mêmes témoins ; j’ai toujours dit : je ne suis pas le Christ, mais j’ai été envoyé comme son Précurseur.
      29 A qui appartient la mariée ? Au marié. Quant à l’ami du marié, c’est celui qui se tient à côté de lui et qui l’écoute : entendre sa voix le remplit de joie. Telle est ma joie, et, à présent, elle est complète.
      30 Lui doit devenir de plus en plus grand, et moi de plus en plus petit.
      31 Qui vient du ciel est au-dessus de tout. Qui est de la terre reste lié à la terre et parle des choses terrestres. Celui qui vient du ciel est [au-dessus de tout ].
      32 Il témoigne de ce qu’il a lui-même vu et entendu. Mais personne ne prend son témoignage au sérieux.
      33 Celui qui accepte son témoignage certifie que Dieu dit la vérité.
      34 En effet, l’envoyé de Dieu dit les paroles mêmes de Dieu, car Dieu lui donne son Esprit sans aucune restriction.
      35 Le Père aime le Fils et lui a donné pleins pouvoirs sur toutes choses.
      36 Qui place sa confiance dans le Fils possède la vie éternelle. Qui ne met pas sa confiance dans le Fils ne connaît pas la vie ; il reste sous le coup de la colère de Dieu.

      Jean 20

      23 Ceux à qui vous remettrez leurs péchés en seront effectivement tenus quittes ; et ceux à qui vous les retiendrez en resteront chargés.

      Jean 21

      15 Après le repas, Jésus s’adressa à Simon Pierre : —Simon, fils de Jean, m’aimes-tu plus que ne le font ceux-ci ? —Oui, Seigneur, répondit-il, tu connais mon amour pour toi. Jésus lui dit : —Prends soin de mes agneaux.
      19 Par ces mots, il faisait allusion au genre de mort que Pierre allait endurer à la gloire de Dieu. Après avoir dit cela, il ajouta : —Suis-moi !

      Actes 2

      38 Pierre leur répondit : —*Changez, et que chacun de vous se fasse baptiser au nom de Jésus-Christ, pour que vos péchés vous soient pardonnés. Alors, vous recevrez le don du Saint-Esprit.

      Actes 6

      6 Ils les présentèrent aux apôtres qui prièrent pour eux et leur imposèrent les mains.

      Actes 8

      1 Saul avait donné son approbation à l’exécution d’Etienne. A partir de ce jour-là, une violente persécution se déchaîna contre l’Eglise de *Jérusalem ; tous les croyants se dispersèrent à travers la *Judée et la Samarie, à l’exception des *apôtres.
      4 Les croyants qui s’étaient dispersés parcouraient le pays, en proclamant le message de la Bonne Nouvelle.
      5 Philippe se rendit dans la capitale de la Samarie et prêcha le Christ à la population.
      14 Quand les *apôtres, restés à Jérusalem, apprirent que les *Samaritains avaient accepté la Parole de Dieu, ils déléguèrent auprès d’eux Pierre et Jean.
      17 Pierre et Jean leur imposèrent donc les mains et ils reçurent l’Esprit Saint.

      Actes 9

      17 Ananias partit donc et, arrivé dans la maison, il imposa les mains à Saul et lui dit : —Saul, mon frère, le Seigneur Jésus qui t’est apparu sur le chemin par lequel tu venais, m’a envoyé pour que la vue te soit rendue et que tu sois rempli du Saint-Esprit.

      Actes 11

      1 Les *apôtres et les frères qui habitaient la *Judée apprirent que les non-Juifs venaient d’accepter la Parole de Dieu.
      2 Et dès que Pierre fut de retour à *Jérusalem, les croyants d’origine juive lui firent des reproches :
      3 —Comment ! lui dirent-ils, tu es entré chez des incirconcis et tu as mangé avec eux !
      4 Mais Pierre se mit à leur exposer, point par point, ce qui s’était passé.
      5 —Pendant mon séjour à Jaffa, dit-il, j’étais en train de prier, quand je suis tombé en extase et j’ai eu une vision : une sorte de grande toile, tenue aux quatre coins, est descendue du ciel et elle est venue tout près de moi.
      6 J’ai regardé attentivement ce qu’il y avait dedans et j’ai vu des quadrupèdes, des bêtes sauvages, des reptiles et des oiseaux.
      7 J’ai entendu alors une voix qui me disait : « Lève-toi, Pierre, tue ces bêtes et mange-les. »
      8 Mais j’ai répondu : « Oh ! non, Seigneur, car jamais de ma vie je n’ai rien mangé de souillé ou d’impur. »
      9 La voix céleste s’est fait entendre une deuxième fois : « Ce que Dieu a déclaré pur, ce n’est pas à toi de le considérer comme impur. »
      10 Cela est arrivé trois fois, puis tout a disparu dans le ciel.
      11 Et voilà qu’au même moment trois hommes sont arrivés à la maison où nous nous trouvions. Ils venaient de *Césarée et avaient été envoyés vers moi.
      12 Alors l’Esprit me dit d’aller avec eux sans hésiter. Je pris donc avec moi les six frères que voici et nous nous sommes rendus chez cet homme.
      13 Celui-ci nous a raconté qu’un *ange lui était apparu dans sa maison et lui avait dit : « Envoie quelqu’un à Jaffa pour faire venir chez toi *Simon, surnommé Pierre.
      14 Il te dira comment toi et tous les tiens vous serez *sauvés. »
      15 J’ai donc commencé à leur parler, quand l’Esprit Saint est descendu sur eux, de la même manière qu’il était descendu sur nous au commencement.
      16 Aussitôt, je me suis souvenu de cette parole du Seigneur : Jean a baptisé dans de l’eau, mais vous, vous serez baptisés dans le Saint-Esprit.
      17 Puisque Dieu leur a accordé le même don qu’à nous quand nous avons cru, qui étais-je, moi, pour pouvoir m’opposer à Dieu ?
      18 Ce récit les apaisa et ils louèrent Dieu et dirent : —Dieu a aussi donné aux non-Juifs de changer pour recevoir la vie.
      19 Les *disciples s’étaient dispersés lors de la persécution survenue après la mort d’Etienne. Ils allèrent jusqu’en Phénicie, dans l’île de Chypre et à Antioche, mais ils n’annonçaient la Parole qu’aux *Juifs.
      20 Toutefois, quelques-uns d’entre eux, qui étaient originaires de Chypre et de Cyrène, se rendirent à Antioche et s’adressèrent aussi aux non-Juifs en leur annonçant la Bonne Nouvelle qui concerne le Seigneur Jésus.
      21 Or le Seigneur était avec eux ; un grand nombre de personnes crurent et se convertirent au Seigneur.
      22 Bientôt l’Eglise de Jérusalem apprit la nouvelle. Elle envoya Barnabas à Antioche.
      23 A son arrivée, il constata ce que la grâce de Dieu avait accompli et il en fut rempli de joie. Il encouragea donc tous les croyants à rester fidèles au Seigneur avec une ferme assurance.
      24 Barnabas était en effet un homme bienveillant, rempli d’Esprit Saint et de foi. Et un grand nombre de personnes s’attachèrent au Seigneur.
      25 Barnabas se rendit alors à Tarse pour y chercher Saul. Quand il l’eut trouvé, il l’amena avec lui à Antioche.
      26 Ils passèrent toute une année à travailler ensemble dans l’Eglise et enseignèrent beaucoup de gens. C’est à Antioche que, pour la première fois, les disciples de Jésus furent appelés « chrétiens ».
      27 A cette même époque, des *prophètes se rendirent de Jérusalem à Antioche.
      28 L’un d’eux, nommé Agabus, se leva et prédit sous l’inspiration de l’Esprit qu’une grande famine sévirait bientôt dans le monde entier. Elle eut lieu, en effet, sous le règne de l’empereur Claude.
      29 Les disciples d’Antioche décidèrent alors de donner, chacun selon ses moyens, et d’envoyer des secours aux frères qui habitaient la *Judée.
      30 C’est ce qu’ils firent : ils envoyèrent leurs dons aux responsables de l’Eglise par l’intermédiaire de Barnabas et de Saul.

      Actes 15

      1 Quelques hommes venus de *Judée arrivèrent à Antioche. Ils enseignaient les frères, en disant : —Si vous ne vous faites pas *circoncire comme *Moïse l’a prescrit, vous ne pouvez pas être *sauvés.
      2 Il en résulta un conflit et de vives discussions avec Paul et Barnabas. Finalement, il fut décidé que Paul et Barnabas monteraient à *Jérusalem avec quelques autres frères pour parler de ce problème avec les *apôtres et les responsables de l’Eglise.
      3 L’Eglise pourvut à leur voyage. Ils traversèrent la Phénicie et la Samarie, racontant comment les non-Juifs se tournaient vers Dieu. Et tous les frères en eurent beaucoup de joie.
      4 A leur arrivée à Jérusalem, ils furent accueillis par l’Eglise, les *apôtres et les responsables ; ils leur rapportèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux.
      5 Mais quelques anciens membres du parti des *pharisiens qui étaient devenus des croyants intervinrent pour soutenir qu’il fallait absolument circoncire les non-Juifs et leur ordonner d’observer la *Loi de *Moïse.
      6 Les *apôtres et les responsables de l’Eglise se réunirent pour examiner la question.
      7 Après une longue discussion, Pierre se leva et leur dit : —Mes frères, comme vous le savez, il y a déjà longtemps que Dieu m’a choisi parmi vous pour que j’annonce la Bonne Nouvelle aux non-Juifs, pour qu’ils l’entendent et deviennent croyants.
      8 Dieu, qui lit dans le secret des cœurs, a témoigné qu’il les acceptait, en leur donnant lui-même le Saint-Esprit comme il l’avait fait pour nous.
      9 Entre eux et nous, il n’a fait aucune différence puisque c’est par la foi qu’il a *purifié leur cœur.
      10 Pourquoi donc maintenant vouloir provoquer Dieu en imposant à ces *disciples un joug que ni nos ancêtres ni nous n’avons jamais eu la force de porter ?
      11 Non ! Voici au contraire ce que nous croyons : c’est par la grâce du Seigneur Jésus que nous sommes sauvés, nous *Juifs, de la même manière qu’eux.
      12 Alors tout le monde se tut pour écouter Barnabas et Paul raconter les signes miraculeux et les prodiges que Dieu avait accomplis par eux parmi les païens.
      13 Quand ils eurent fini de parler, *Jacques prit la parole et dit : —Maintenant, mes frères, écoutez-moi !
      14 Simon vous a rappelé comment, dès le début, Dieu lui-même est intervenu pour se choisir parmi les non-Juifs un peuple qui lui appartienne.
      15 Cela concorde avec les paroles des *prophètes puisqu’il est écrit :
      16 Après cela, dit le Seigneur, je reviendrai, et je rebâtirai la maison de *David qui s’était effondrée, et j’en relèverai les ruines, je la redresserai.
      17 Alors, le reste de l’humanité se tournera vers le Seigneur, oui, toutes les nations qui sont appelées à m’appartenir.
      18 Ainsi parle le Seigneur qui réalise ce qu’il a préparé de toute éternité.
      19 Voici donc ce que je propose, continua *Jacques : ne créons pas de difficultés aux païens qui se convertissent à Dieu.
      20 Ecrivons-leur simplement de ne pas manger de viande provenant des sacrifices offerts aux idoles, de se garder de toute inconduite sexuelle, et de ne consommer ni viande d’animaux étouffés ni sang.
      21 En effet, depuis les temps anciens, il y a dans chaque ville des prédicateurs qui enseignent la Loi de Moïse, et chaque *sabbat, on la lit dans les *synagogues.
      22 Alors les apôtres et les responsables, avec toute l’Eglise, décidèrent de choisir parmi eux quelques délégués et de les envoyer à Antioche avec Paul et Barnabas. Ils choisirent donc Jude, surnommé Barsabbas, et *Silas. Tous deux jouissaient d’une grande estime parmi les frères.
      23 Voici la lettre qu’ils leur remirent : Les apôtres et les responsables de l’Eglise adressent leurs salutations aux frères d’origine païenne qui habitent Antioche, la *Syrie et la Cilicie.
      24 Nous avons appris que certains frères venus de chez nous ont jeté le trouble parmi vous et vous ont désorientés par leurs paroles. Or, ils n’avaient reçu aucun mandat de notre part.
      25 C’est pourquoi nous avons décidé à l’unanimité de choisir des délégués et de vous les envoyer avec nos chers frères Barnabas et Paul
      26 qui ont risqué leur vie pour la cause de notre Seigneur Jésus-Christ.
      27 Nous vous envoyons donc Jude et Silas, qui vous confirmeront de vive voix ce que nous vous écrivons.
      28 Car il nous a semblé bon, au Saint-Esprit et à nous-mêmes, de ne pas vous imposer d’autres obligations que celles qui sont strictement nécessaires :
      29 ne consommez pas de viandes provenant des sacrifices aux idoles, du sang, des animaux étouffés, et gardez-vous de toute inconduite sexuelle. Si vous évitez tout cela, vous agirez bien. Recevez nos salutations les plus fraternelles.
      30 On laissa partir les délégués et ils se rendirent à Antioche. Ils réunirent l’ensemble des croyants et leur remirent la lettre.
      31 On la lut et tous se réjouirent de l’encouragement qu’ils y trouvaient.
      32 Comme Jude et Silas étaient eux-mêmes *prophètes, ils parlèrent longuement aux frères pour les encourager et les affermir dans la foi.
      33 Ils restèrent là un certain temps, puis les frères leur souhaitèrent bon voyage et les laissèrent retourner auprès de ceux qui les avaient envoyés. [
      34 Silas cependant trouva bon de rester à Antioche, de sorte que Jude rentra seul à Jérusalem. ]
      35 Paul et Barnabas restèrent à Antioche, continuant avec beaucoup d’autres à enseigner et à annoncer la Parole du Seigneur.
      36 Après quelque temps, Paul dit à Barnabas : —Partons refaire le tour de toutes les villes où nous avons annoncé la Parole du Seigneur et rendons visite aux frères pour voir ce qu’ils deviennent.
      37 Mais Barnabas voulait emmener avec lui Jean, appelé aussi Marc,
      38 et Paul estimait qu’il ne convenait pas de prendre avec eux celui qui les avait abandonnés en Pamphylie et qui ne les avait pas accompagnés dans leur œuvre.
      39 Leur désaccord fut si profond qu’ils se séparèrent. Barnabas emmena Marc avec lui et s’embarqua pour Chypre.
      40 Paul, de son côté, choisit Silas et partit avec lui, après avoir été confié par les frères à la grâce du Seigneur.
      41 Il parcourut la *Syrie et la Cilicie en fortifiant les Eglises.

      Romains 1

      8 Tout d’abord, je remercie mon Dieu par Jésus-Christ au sujet de vous tous parce qu’on parle de votre foi dans le monde entier.

      1 Corinthiens 1

      12 Voici ce que je veux dire : chacun de vous tient ce type de langage : « Moi, je suis pour Paul ! » ou : « Moi, pour Apollos ! » ou : « Moi, pour Pierre ! » ou encore : « Et moi, pour le Christ ! »

      1 Corinthiens 3

      1 En réalité, frères, je n’ai pas pu m’adresser à vous comme à des hommes conduits par l’Esprit. J’ai dû vous parler comme si vous étiez des hommes livrés à eux-mêmes, comme à de petits enfants dans la foi au Christ.
      2 C’est pourquoi je vous ai donné du lait et non de la nourriture solide ; car vous n’auriez pas pu l’assimiler alors. Et même aujourd’hui, vous êtes encore incapables de la supporter,
      3 parce que vous êtes comme des hommes livrés à eux-mêmes. En effet, lorsque vous vous jalousez les uns les autres et que vous vous disputez, n’êtes-vous pas semblables à des hommes livrés à eux-mêmes, ne vous comportez-vous pas d’une manière tout humaine ?
      4 Lorsque vous dites : « Moi je suis pour Paul ! » ou : « Moi pour Apollos ! », n’agissez-vous pas comme les autres hommes ?
      5 Après tout, que sont donc Apollos et Paul ? Des serviteurs, grâce auxquels vous avez été amenés à la foi, chacun d’eux accomplissant la tâche particulière que Dieu lui a confiée.
      6 Moi j’ai planté, Apollos a arrosé, mais c’est Dieu qui a fait croître.
      7 Peu importe, en fait, qui plante et qui arrose. Ce qui compte, c’est Dieu qui fait croître.
      8 Celui qui plante et celui qui arrose sont égaux et chacun recevra son propre salaire en fonction du travail accompli.
      9 Car nous travaillons ensemble au service de Dieu, et vous, vous êtes le champ qu’il cultive. Ou encore : vous êtes l’édifice qu’il construit.
      10 Conformément à la mission que Dieu, dans sa grâce, m’a confiée, j’ai posé chez vous le fondement comme un sage architecte. A présent, quelqu’un d’autre bâtit sur ce fondement. Seulement, que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit.
      11 Pour ce qui est du fondement, nul ne peut en poser un autre que celui qui est déjà en place, c’est-à-dire Jésus-Christ.
      12 Or on peut bâtir sur ce fondement avec de l’or, de l’argent, des pierres précieuses ou du bois, du chaume ou du torchis de paille.
      13 Mais le jour du jugement montrera clairement la qualité de l’œuvre de chacun et la rendra évidente. En effet, ce jour sera comme un feu qui éprouvera l’œuvre de chacun pour en révéler la nature.
      14 Si la construction édifiée sur le fondement résiste à l’épreuve, son auteur recevra son salaire ;
      15 mais si elle est consumée, il en subira les conséquences. Lui, personnellement, sera *sauvé, mais tout juste, comme un homme qui réussit à échapper au feu.
      16 Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu et que l’Esprit de Dieu habite en vous ?
      17 Si quelqu’un détruit son temple, Dieu le détruira. Car son temple est saint, et vous êtes ce temple.
      18 Que personne ne se fasse d’illusions sur ce point. Si quelqu’un parmi vous se croit sage selon les critères de ce monde, qu’il devienne fou afin de devenir véritablement sage.
      19 Car ce qui passe pour sagesse dans ce monde est folie aux yeux de Dieu. Il est écrit en effet : Il prend les sages à leur propre piège,
      20 et encore : Le Seigneur connaît les pensées des sages : elles ne sont que du vent.
      21 Que personne ne mette donc sa fierté dans des hommes, car tout est à vous,
      22 que ce soit Paul, Apollos, Pierre, l’univers, la vie, la mort, le présent ou l’avenir. Tout est à vous,
      23 mais vous, vous êtes au Christ, et le Christ est à Dieu.

      1 Corinthiens 12

      1 J’en viens au problème des « manifestations de l’Esprit » : j’aimerais, frères, que vous soyez bien au clair là-dessus.
      2 Souvenez-vous comment, lorsque vous étiez encore païens, vous vous laissiez entraîner aveuglément vers des idoles muettes !
      3 C’est pourquoi je vous le déclare, si un homme dit : « Maudit soit Jésus », ce n’est en aucun cas l’Esprit de Dieu qui le pousse à parler ainsi. Mais personne ne peut affirmer : « Jésus est Seigneur », s’il n’y est pas conduit par l’Esprit Saint.
      4 Il y a toutes sortes de dons, mais c’est le même Esprit.
      5 Il y a toutes sortes de services, mais c’est le même Seigneur.
      6 Il y a toutes sortes d’activités, mais c’est le même Dieu ; et c’est lui qui met tout cela en action chez tous.
      7 En chacun, l’Esprit se manifeste d’une façon particulière, en vue du bien commun.
      8 L’Esprit donne à l’un une parole pleine de sagesse ; à un autre, le même Esprit donne une parole chargée de savoir.
      9 L’Esprit donne à un autre d’exercer la foi d’une manière particulière ; à un autre, ce seul et même Esprit donne de guérir des malades.
      10 A un autre, il est donné de faire des miracles, un autre reçoit une activité *prophétique, un autre le discernement de ce qui vient de l’Esprit divin. Ici, quelqu’un reçoit la faculté de s’exprimer dans des langues inconnues, et il est donné à un autre d’interpréter ces langues.
      11 Mais tout cela est l’œuvre d’un seul et même Esprit qui distribue son activité à chacun de manière particulière comme il veut.
      12 Le corps humain forme un tout, et pourtant il a beaucoup d’organes. Et tous ces organes, dans leur multiplicité, ne constituent qu’un seul corps. Il en va de même pour ceux qui sont unis au Christ.
      13 En effet, nous avons tous été baptisés par un seul et même Esprit pour former un seul corps, que nous soyons *Juifs ou non-Juifs, esclaves ou hommes libres. C’est de ce seul et même Esprit que nous avons tous reçu à boire.
      14 Un corps n’est pas composé d’un membre ou d’un organe unique, mais de plusieurs.
      15 Si le pied disait : « Puisque je ne suis pas une main, je ne fais pas partie du corps », n’en ferait-il pas partie pour autant ?
      16 Et si l’oreille se mettait à dire : « Puisque je ne suis pas un œil, je ne fais pas partie du corps », cesserait-elle d’en faire partie pour autant ?
      17 Si tout le corps était un œil, comment ce corps entendrait-il ? Et si tout le corps se réduisait à une oreille, où serait l’odorat ?
      18 Dieu a disposé chaque organe dans le corps, chacun avec sa particularité, comme il l’a trouvé bon.
      19 Car s’il n’y avait en tout et pour tout qu’un seul organe, serait-ce un corps ?
      20 En fait, les organes sont nombreux, mais ils forment ensemble un seul corps.
      21 C’est pourquoi l’œil ne saurait dire à la main : « Je n’ai pas besoin de toi », ni la tête aux pieds : « Je peux très bien me passer de vous. »
      22 Au contraire, les parties du corps qui nous paraissent insignifiantes sont particulièrement nécessaires.
      23 Celles que nous estimons le moins sont celles dont nous prenons le plus grand soin, et celles dont il n’est pas décent de parler, nous les traitons avec des égards particuliers
      24 dont les autres n’ont guère besoin. Dieu a disposé les différentes parties de notre corps de manière à ce qu’on honore davantage celles qui manquent naturellement d’honneur.
      25 Il voulait par là éviter toute division dans le corps et faire que chacun des membres ait le même souci des autres.
      26 Un membre souffre-t-il ? Tous les autres souffrent avec lui. Un membre est-il à l’honneur ? Tous les autres partagent sa joie.
      27 Or vous, vous constituez ensemble un corps qui appartient au Christ, et chacun de vous en particulier en est un membre.
      28 C’est ainsi que Dieu a établi dans l’Eglise, premièrement des *apôtres, deuxièmement des *prophètes, troisièmement des enseignants ; puis viennent les dons suivants qu’il a faits à l’Eglise : les miracles, la guérison de malades, l’aide, la direction d’Eglise, le parler dans des langues inconnues.
      29 Tous sont-ils apôtres ? Tous sont-ils *prophètes ? Tous sont-ils enseignants ? Tous font-ils faire des miracles ?
      30 Est-il donné à tous de guérir des malades, tous parlent-ils dans des langues inconnues ou tous les interprètent-ils ? Evidemment non !
      31 Aspirez aux dons les meilleurs. Pour cela, je vais vous indiquer l’approche par excellence.

      1 Corinthiens 15

      8 En tout dernier lieu, il m’est apparu à moi, comme à celui qui suis venu après coup.

      2 Corinthiens 6

      1 Aussi, nous qui travaillons ensemble à cette tâche, nous vous invitons à ne pas laisser sans effet la grâce que vous avez reçue de Dieu.
      2 En effet, Dieu déclare dans l’Ecriture : Au moment favorable, j’ai répondu à ton appel, et au jour du salut, je suis venu à ton secours. Or, c’est maintenant, le moment tout à fait favorable ; c’est aujourd’hui, le jour du salut.
      3 Pour que notre ministère soit sans reproche, nous évitons, en toute chose, de causer la chute de qui que ce soit.
      4 Et voici comment nous nous recommandons nous-mêmes en toutes choses comme serviteurs de Dieu : c’est en vivant avec une persévérance sans faille dans les détresses, les privations, les angoisses,
      5 dans les coups, les prisons, les émeutes, dans les fatigues, les veilles, les jeûnes,
      6 c’est par la *pureté, par la connaissance, par la patience, par la bonté, par l’Esprit Saint, par l’amour sans feinte,
      7 par la Parole de vérité, par la puissance de Dieu, c’est par les armes de la justice, offensives ou défensives,
      8 qu’on nous honore ou qu’on nous méprise, que l’on dise de nous du mal ou du bien. Et encore : on nous prend pour des imposteurs, mais nous disons la vérité,
      9 on nous prend pour des inconnus, et pourtant on nous connaît bien, on nous prend pour des mourants, et voici nous sommes toujours en vie, on nous prend pour des condamnés, mais nous ne sommes pas exécutés,
      10 on nous croit affligés, et nous sommes toujours joyeux, pauvres, et nous faisons beaucoup de riches, dépourvus de tout, alors que tout nous appartient.
      11 Chers Corinthiens, nous venons de vous parler en toute franchise, nous vous avons largement ouvert notre cœur :
      12 vous n’y êtes pas à l’étroit, mais c’est vous qui faites preuve d’étroitesse dans vos sentiments.
      13 Laissez-moi vous parler comme à mes enfants bien-aimés : rendez-nous la pareille ! Ouvrez-nous, vous aussi, votre cœur !
      14 Ne vous mettez pas avec des incroyants sous un joug qui n’est pas celui du Seigneur. En effet, ce qui est juste peut-il s’unir à ce qui s’oppose à sa loi ? La lumière peut-elle être solidaire des ténèbres ?
      15 Le Christ peut-il s’accorder avec le diable ? Que peut avoir en commun le croyant avec l’incroyant ?
      16 Quel accord peut-il exister entre le *Temple de Dieu et les idoles ? Car nous sommes, nous, le Temple du Dieu vivant. Dieu lui-même l’a dit : J’habiterai et je marcherai au milieu d’eux. Je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple.
      17 C’est pourquoi : Sortez du milieu d’eux, Séparez-vous d’eux, dit le Seigneur. N’ayez pas de contact avec ce qui est impur, alors je vous accueillerai.
      18 Je serai pour vous un père, et vous serez pour moi des fils et des filles, dit le Seigneur, le Tout-Puissant.

      2 Corinthiens 10

      15 Nous n’avons donc pas une fierté démesurée comme si nous nous vantions d’un travail accompli par d’autres. Au contraire, nous gardons l’espoir qu’avec les progrès de votre foi, notre œuvre grandira de plus en plus parmi vous, dans les limites de notre champ d’action.

      Galates 2

      1 Quatorze ans plus tard, je suis remonté à *Jérusalem en compagnie de Barnabas. J’avais aussi emmené *Tite avec moi.
      2 J’ai fait ce voyage pour obéir à une révélation divine. J’y ai exposé l’Evangile que j’annonce parmi les non-Juifs, je l’ai exposé dans un entretien particulier aux dirigeants les plus considérés. Car je ne voulais pas que tout mon travail passé et futur soit compromis.
      3 Or Tite, mon compagnon, était d’origine païenne. Eh bien, on ne l’a même pas obligé à se soumettre au rite de la *circoncision.
      4 Et cela, malgré la pression de faux-frères, des intrus qui s’étaient infiltrés dans nos rangs pour espionner la liberté dont nous jouissons dans notre union avec Jésus-Christ. Ils voulaient faire de nous des esclaves.
      5 Mais nous ne leur avons pas cédé un seul instant ni fait la moindre concession afin que la vérité de l’Evangile soit maintenue pour vous.
      6 Quelle a été, à cet égard, l’attitude des dirigeants les plus influents ? — En fait, ce qu’ils étaient alors m’importe peu, car Dieu ne fait pas de favoritisme. — Eh bien, ces gens très influents ne m’ont pas imposé d’autres directives.
      7 Au contraire ! Ils ont constaté que Dieu m’avait confié la charge d’annoncer l’Evangile aux non-Juifs comme à Pierre celle de l’annoncer aux *Juifs.
      8 — Car celui qui a agi en Pierre pour qu’il soit l’*apôtre des Juifs a aussi agi en moi pour que je sois celui des non-Juifs. —
      9 Ainsi *Jacques, Pierre et Jean, qui sont considérés comme « colonnes » de l’Eglise, ont reconnu que Dieu, dans sa grâce, m’avait confié cette tâche particulière. C’est pourquoi ils nous ont serré la main, à Barnabas et à moi, en signe d’accord et de communion ; et nous avons convenu ensemble que nous irions, nous, vers les peuples païens tandis qu’eux se consacreraient aux Juifs.
      10 Ils nous ont seulement demandé de nous souvenir des pauvres — ce que j’ai bien pris soin de faire.
      11 Mais, lorsque Pierre est venu à Antioche, je me suis opposé ouvertement à lui, car il avait tort.
      12 En effet, avant l’arrivée de quelques personnes de l’entourage de Jacques, il prenait part aux repas communs avec les frères non-juifs ; mais après leur venue, il s’est esquivé et s’est tenu à l’écart, parce qu’il craignait les croyants d’origine juive.
      13 Comme lui, les autres chrétiens d’origine juive se sont mis, eux aussi, à cacher leurs véritables convictions, au point que Barnabas lui-même s’est laissé entraîner par leur dissimulation.
      14 Mais quand j’ai vu qu’ils ne marchaient pas droit, selon la vérité de l’Evangile, j’ai dit à Pierre devant tous les frères : « Toi qui es d’origine juive, tu vis comme un croyant d’origine païenne, et non comme un Juif. Comment peux-tu vouloir obliger les frères d’origine païenne à vivre comme des Juifs ? »
      15 Nous qui sommes Juifs d’origine, nous ne faisons pas partie de ces « pécheurs » que sont les païens.
      16 Cependant, nous avons compris que l’on est déclaré juste devant Dieu, non parce que l’on accomplit les œuvres que commande la *Loi, mais uniquement par la foi en Jésus-Christ. C’est pourquoi nous avons, nous aussi, placé notre *confiance en Jésus-Christ pour être déclarés justes par la foi et non parce que nous aurions accompli ce qu’ordonne la Loi. Car, comme le dit l’Ecriture : Personne ne sera déclaré juste devant Dieu parce qu’il aura accompli ce qu’ordonne la Loi.
      17 Mais si, en cherchant à être déclarés justes dans l’union avec le Christ, nous avons montré par là même que nous étions des pécheurs comme les païens, cela signifie-t-il que le Christ est complice du péché ? Loin de là !
      18 Car si je remets en vigueur le régime de la Loi que j’ai abandonné, alors je me place moi-même dans la situation d’un homme qui transgresse la Loi.
      19 Car c’est par la Loi que je suis mort au régime de la Loi afin de vivre pour Dieu. En effet, j’ai été crucifié avec le Christ.
      20 Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi. Ma vie en tant qu’homme, je la vis maintenant dans la foi au Fils de Dieu qui, par amour pour moi, s’est livré à la mort à ma place.
      21 Ainsi, je ne rejette pas la grâce de Dieu en revenant à la Loi. En effet, si c’est l’obéissance à la Loi qui permet d’être déclaré juste, alors le Christ est mort pour rien !

      Galates 3

      1 O Galates insensés ! Qui vous a envoûtés ainsi ? Pourtant, la mort de Jésus-Christ sur la croix a été clairement dépeinte à vos yeux.
      2 Je ne vous poserai qu’une seule question : A quel titre avez-vous reçu le Saint-Esprit ? Est-ce parce que vous avez accompli la Loi, ou parce que vous avez accueilli avec foi la Bonne Nouvelle que vous avez entendue ?
      3 Manquez-vous à ce point d’intelligence ? Après avoir commencé par l’Esprit de Dieu, est-ce en comptant sur vos propres ressources que vous allez parvenir à la perfection ?
      4 Avez-vous fait tant d’expériences pour rien ? Si encore, c’était pour rien !
      5 Voyons ! Lorsque Dieu vous donne son Esprit et qu’il accomplit parmi vous des miracles, le fait-il parce que vous obéissez à la *Loi ou parce que vous accueillez avec foi la Bonne Nouvelle que vous avez entendue ?
      6 Or, il en a déjà été ainsi pour *Abraham, car l’Ecriture déclare à son sujet : Il a eu *confiance en Dieu et Dieu, en portant sa foi à son crédit, l’a déclaré juste.
      7 Comprenez-le donc : seuls ceux qui placent leur confiance en Dieu sont les fils d’Abraham.
      8 De plus, l’Ecriture prévoyait que Dieu déclarerait les non-Juifs justes s’ils avaient la foi. C’est pourquoi elle a annoncé par avance cette bonne nouvelle à Abraham : Tu seras une source de bénédictions pour toutes les nations.
      9 Ainsi, tous ceux qui font confiance à Dieu, comme Abraham lui a fait confiance, ont part à la bénédiction avec lui.
      10 En effet, ceux qui comptent sur leur obéissance à la *Loi tombent sous le coup de la malédiction, car il est écrit : Maudit soit l’homme qui n’obéit pas continuellement à tout ce qui est écrit dans le livre de la Loi.
      11 Il est d’ailleurs évident que personne ne sera déclaré juste devant Dieu grâce à son obéissance à la Loi, puisque l’Ecriture déclare : Le juste vivra par la foi.
      12 Or, le régime de la Loi ne fait pas dépendre de la foi la justice de l’homme devant Dieu. Au contraire, il obéit à cet autre principe : C’est en accomplissant tous ces commandements que l’on obtient la vie.
      13 Le Christ nous a libérés de la malédiction que la Loi faisait peser sur nous en prenant la malédiction sur lui, à notre place. Il est, en effet, écrit : Maudit est quiconque est pendu au gibet.
      14 Jésus-Christ l’a fait pour que, grâce à lui, la bénédiction d’Abraham s’étende aux non-Juifs et que nous recevions, par la foi, l’Esprit que Dieu avait promis.
      15 Mes frères, prenons un exemple de la vie ordinaire. Lorsqu’un homme a rédigé son testament en bonne et due forme, personne ne peut l’annuler ou y ajouter quoi que ce soit.
      16 Or, c’est à *Abraham et à sa descendance que Dieu a fait ses promesses. Il n’est pas dit : « et à ses descendances », comme s’il devait y avoir plusieurs lignées pour bénéficier de ces promesses. A ta descendance ne désigne qu’une seule descendance, et c’est le Christ.
      17 Eh bien, je dis ceci : une *alliance a été conclue par Dieu en bonne et due forme à la manière d’un testament ; la *Loi est survenue quatre cent trente ans plus tard : elle ne peut donc pas annuler cette alliance et réduire par là même la promesse à néant.
      18 En effet, si l’héritage du salut dépend de l’accomplissement de la Loi, il ne repose plus sur la promesse. Or, c’est bien par une promesse que Dieu a accordé sa faveur à *Abraham.
      19 Mais alors, pourquoi la Loi ? Elle a été ajoutée pour mettre en évidence la désobéissance des hommes à l’ordre divin, et le régime qu’elle a instauré devait rester en vigueur jusqu’à la venue de la descendance d’Abraham que la promesse concernait. Cette Loi a été promulguée par l’intermédiaire d’*anges et par le moyen d’un médiateur, *Moïse.
      20 Or s’il y a eu un médiateur, c’est qu’il y avait plus d’une partie en cause. Mais pour la promesse, Dieu seul est en cause.
      21 La *Loi irait-elle donc à l’encontre des promesses divines ? Certainement pas ! Ah ! sans doute, si nous avions reçu une *loi qui puisse procurer la vie aux hommes, alors nous pourrions être justes devant Dieu sous le régime de cette loi.
      22 Mais voici le verdict de l’Ecriture : l’humanité entière se trouve prisonnière de sa culpabilité devant Dieu afin que le don promis par Dieu soit accordé aux croyants au moyen de leur foi en Jésus-Christ.
      23 Avant que soit instauré le régime de la foi, nous étions emprisonnés par la *Loi et sous sa surveillance, dans l’attente du régime de la foi qui devait être révélée.
      24 Ainsi, la Loi a été comme un gardien chargé de nous conduire au Christ pour que nous soyons déclarés justes devant Dieu par la foi.
      25 Mais depuis que le régime de la foi a été instauré, nous ne sommes plus soumis à ce gardien.
      26 Maintenant, par la foi en Jésus-Christ, vous êtes tous fils de Dieu.
      27 Car vous tous qui avez été baptisés pour le Christ, vous vous êtes revêtus du Christ.
      28 Il n’y a donc plus de différence entre les Juifs et les non-Juifs, entre les esclaves et les hommes libres, entre les hommes et les femmes. Unis à Jésus-Christ, vous êtes tous un.
      29 Si vous lui appartenez, vous êtes la descendance d’*Abraham et donc, aussi, les héritiers des biens que Dieu a promis à Abraham.

      Colossiens 1

      1 Paul, *apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu, et le frère *Timothée, saluent
      2 ceux qui, à Colosses, appartiennent à Dieu par leur union avec le Christ et qui sont nos fidèles frères en lui. Que Dieu notre Père vous accorde la grâce et la paix.
      3 Nous exprimons constamment à Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, notre reconnaissance à votre sujet dans nos prières pour vous.
      4 En effet, nous avons entendu parler de votre foi dans le Christ Jésus et de votre amour pour tous ceux qui appartiennent à Dieu.
      5 Cette foi et cet amour se fondent sur ce qui fait votre espérance et que Dieu vous réserve dans les cieux. Cette espérance, vous l’avez connue par la prédication de la vérité, le message de la Bonne Nouvelle.
      6 Car cette Bonne Nouvelle est parvenue jusqu’à vous, comme elle est aussi présente dans le monde entier où elle porte du fruit et va de progrès en progrès — ce qui est également le cas parmi vous, depuis le jour où vous avez reçu et reconnu la grâce de Dieu dans toute sa vérité.
      7 C’est Epaphras, notre cher ami et collaborateur, qui vous en a instruits. Il est un fidèle serviteur du Christ auprès de vous
      8 et il nous a appris quel amour l’Esprit vous inspire.
      9 Aussi, depuis le jour où nous avons entendu parler de vous, nous aussi, nous ne cessons de prier Dieu pour vous. Nous lui demandons qu’il vous fasse connaître pleinement sa volonté, en vous donnant, par le Saint-Esprit, une entière sagesse et un parfait discernement.
      10 Ainsi vous pourrez avoir une conduite digne du Seigneur et qui lui plaise à tous égards. Car vous porterez comme fruit toutes sortes d’œuvres bonnes et vous ferez des progrès dans la connaissance de Dieu.
      11 Dieu vous fortifiera pleinement à la mesure de sa puissance glorieuse, pour que vous puissiez tout supporter et persévérer jusqu’au bout — et cela avec joie.
      12 Vous exprimerez votre reconnaissance au Père qui vous a rendus capables d’avoir part à l’héritage qu’il réserve dans son *royaume de lumière à ceux qui lui appartiennent. Car :
      13 Il nous a arrachés au pouvoir des ténèbres et nous a fait passer dans le royaume de son Fils bien-aimé.
      14 Etant unis à lui, nous sommes délivrés, car nous avons reçu le pardon des péchés.
      15 Ce Fils, il est l’image du Dieu que nul ne voit, il est le Premier-né de toute création.
      16 Car c’est en lui qu’ont été créées toutes choses dans les cieux comme sur la terre, les visibles, les invisibles, les Trônes et les Seigneuries, les Autorités, les Puissances. Oui, par lui et pour lui tout a été créé.
      17 Il est lui-même bien avant toutes choses et tout subsiste en lui.
      18 Il est lui-même la tête de son corps qui est l’Eglise. Ce Fils est le commencement, le Premier-né de tous ceux qui sont morts, afin qu’en toutes choses il ait le premier rang.
      19 Car c’est en lui que Dieu a désiré que toute plénitude ait sa demeure.
      20 Et c’est par lui qu’il a voulu réconcilier avec lui-même l’univers tout entier : ce qui est sur la terre et ce qui est au ciel, en instaurant la paix par le sang que son Fils a versé sur la croix.
      21 Or vous, autrefois, vous étiez exclus de la présence de Dieu, vous étiez ses ennemis à cause de vos pensées qui vous amenaient à faire des œuvres mauvaises ;
      22 mais maintenant, Dieu vous a réconciliés avec lui par le sacrifice de son Fils qui a livré à la mort son corps humain, pour vous faire paraître saints, irréprochables et sans faute devant lui.
      23 Mais il vous faut, bien sûr, demeurer dans la foi ; elle est le fondement sur lequel vous avez été établis : tenez-vous y fermement sans vous laisser écarter de l’espérance qu’annonce l’Evangile. Cette Bonne Nouvelle, vous l’avez entendue, elle a été proclamée parmi toutes les créatures sous le ciel, et moi, Paul, j’en suis devenu le serviteur.
      24 Maintenant, je me réjouis des souffrances que j’endure pour vous. Car, en ma personne, je complète, pour le bien de son corps — qui est l’Eglise — ce qui manque aux détresses que connaît le Christ.
      25 C’est de cette Eglise que je suis devenu le serviteur, selon la responsabilité que Dieu m’a confiée à votre égard. Il m’a chargé d’annoncer sa Parole dans toute sa plénitude
      26 en vous faisant connaître le secret de son plan tenu caché depuis toujours, de génération en génération, mais qui s’accomplit de façon manifeste pour ceux qui lui appartiennent.
      27 Car Dieu a voulu leur faire connaître quelle est la glorieuse richesse que renferme le secret de son plan pour les non-Juifs. Et voici ce secret : le Christ est en vous, lui en qui se concentre l’espérance de la gloire à venir.
      28 C’est ce Christ que nous, nous annonçons, en avertissant et en enseignant tout homme, avec toute la sagesse possible, afin de faire paraître devant Dieu tout homme parvenu à l’état d’adulte dans son union avec le Christ.
      29 Voilà pourquoi je travaille et je combats par la force du Christ qui agit puissamment en moi.

      Colossiens 2

      1 Je tiens, en effet, à ce que vous sachiez combien rude est le combat que je livre pour vous et pour les frères qui sont à Laodicée, comme pour tous ceux qui ne m’ont jamais vu personnellement.
      2 Je combats pour eux afin qu’ils soient encouragés et que, unis par l’amour, ils accèdent ensemble, en toute sa richesse, à la certitude que donne la compréhension du secret de Dieu, à la pleine connaissance de ce secret, c’est-à-dire du Christ.
      3 En lui se trouvent cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance.
      4 J’affirme cela afin que personne ne vous égare par des discours séduisants.
      5 Car même si je suis physiquement absent, je suis avec vous par la pensée, et c’est une joie pour moi de constater l’ordre qui règne parmi vous et la fermeté de votre foi en Christ.
      6 Aussi, puisque vous avez reçu le Christ, Jésus le Seigneur, comportez-vous comme des gens unis à lui :
      7 enracinez-vous en lui, construisez toute votre vie sur lui et attachez-vous de plus en plus fermement à la foi conforme à ce qu’on vous a enseigné. Agissez ainsi en adressant à Dieu de nombreuses prières de reconnaissance.
      8 Veillez à ce que personne ne vous prenne au piège de la recherche d’une « sagesse » qui n’est que tromperie et illusion, qui se fonde sur des traditions tout humaines, sur les principes élémentaires qui régissent la vie dans ce monde, mais non sur le Christ.
      9 Car c’est en lui, c’est dans son corps, qu’habite toute la plénitude de ce qui est en Dieu.
      10 Et par votre union avec lui, vous êtes pleinement comblés, car il est le chef de toute Autorité et de toute Puissance.
      11 C’est aussi dans l’union avec lui que vous avez été *circoncis, non d’une circoncision opérée par les hommes, mais de la circoncision que demande le Christ et qui consiste à être dépouillé de ce qui fait l’homme livré à lui-même.
      12 Vous avez été ensevelis avec le Christ par le baptême, et c’est aussi dans l’union avec lui que vous êtes ressuscités avec lui, par la foi en la puissance de Dieu qui l’a ressuscité des morts.
      13 Et vous, qui étiez morts à cause de vos fautes, et parce que vous étiez des incirconcis, des païens, Dieu vous a donné la vie avec le Christ. Il nous a pardonné toutes nos fautes.
      14 Car il a annulé l’acte qui établissait nos manquements à l’égard des commandements. Oui, il l’a effacé, le clouant sur la croix.
      15 Là, il a désarmé toute Autorité, tout Pouvoir, les donnant publiquement en spectacle quand il les a traînés dans son cortège triomphal après sa victoire à la croix.
      16 C’est pourquoi, ne vous laissez juger par personne à propos de ce que vous mangez ou de ce que vous buvez ou au sujet de l’observance des jours de fête, des nouvelles lunes ou des *sabbats.
      17 Tout cela n’était que l’ombre des choses à venir : la réalité est en Christ.
      18 Ne vous laissez pas condamner par ces gens qui prennent plaisir à s’humilier et à s’adonner à un « culte des *anges ». Ils se livrent à leurs visions, ils s’enflent d’orgueil sans raison, poussés par leurs pensées tout humaines.
      19 Ils refusent de s’attacher au Christ, qui est le chef, la tête. C’est de lui que le corps tout entier tire sa croissance comme Dieu le veut, grâce à la cohésion et à l’unité que lui apportent les articulations et les ligaments.
      20 Vous êtes morts avec le Christ à tous ces principes élémentaires qui régissent la vie dans ce monde. Pourquoi alors, comme si votre vie appartenait encore à ce monde, vous laissez-vous imposer des règles du genre :
      21 « Ne prends pas ceci, ne mange pas de cela, ne touche pas à cela !... » ?
      22 Toutes ces choses ne sont-elles pas destinées à périr après qu’on en a fait usage ? Voilà bien des commandements et des enseignements purement humains !
      23 Certes, les prescriptions de ce genre paraissent empreintes d’une grande sagesse, car elles demandent une dévotion rigoureuse, des gestes d’humiliation et l’assujettissement du corps à une sévère discipline. En fait, elles n’ont aucune valeur, sinon pour satisfaire des aspirations tout humaines.

      1 Timothée 3

      1 On dit : « Celui qui aspire à être un dirigeant dans l’Eglise désire une belle tâche. » Cette parole est certaine.

      1 Timothée 5

      22 N’impose pas trop vite les mains à quelqu’un et ne t’associe pas aux péchés d’autrui. Conserve-toi *pur.

      2 Timothée 1

      6 C’est pourquoi je te le rappelle : ravive le don que Dieu t’a fait dans sa grâce lorsque je t’ai imposé les mains.
      11 C’est pour annoncer cette Bonne Nouvelle que j’ai été établi prédicateur, apôtre et enseignant.

      2 Timothée 2

      2 Et l’enseignement que tu as reçu de moi et que de nombreux témoins ont confirmé, transmets-le à des personnes dignes de *confiance qui seront capables à leur tour d’en instruire d’autres.

      1 Pierre 5

      1 Je ferai, à présent, quelques recommandations à ceux parmi vous qui sont responsables de l’Eglise. Je leur parle en tant que responsable comme eux et témoin des souffrances du Christ, moi qui ai aussi part à la gloire qui va être révélée.

      3 Jean 1

      2 Cher ami, je souhaite que tu prospères à tous égards et que tu sois en aussi bonne santé physique que spirituelle.
      9 J’ai écrit quelques mots à l’Eglise, mais Diotrèphe, qui aime bien tout régenter, ne tient aucun compte de nous.

      Apocalypse 3

      1 —A l’*ange de l’Eglise de Sardes, écris : « Voici ce que dit celui qui a les sept esprits de Dieu et les sept étoiles : Je connais ta conduite, je sais que tu passes pour être vivant, mais tu es mort.
      4 Cependant, tu as à Sardes quelques personnes qui n’ont pas sali leurs vêtements ; elles marcheront avec moi en vêtements blancs, car elles en sont dignes.
    • Matthieu 16

      19 Je te donnerai les clefs du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux.

      Matthieu 18

      18 Je vous le dis en vérité, tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel.

      Matthieu 21

      43 C'est pourquoi, je vous le dis, le royaume de Dieu vous sera enlevé, et sera donné à une nation qui en rendra les fruits.

      Matthieu 23

      8 Mais vous, ne vous faites pas appeler Rabbi ; car un seul est votre Maître, et vous êtes tous frères.

      Matthieu 28

      10 Alors Jésus leur dit : Ne craignez pas ; allez dire à mes frères de se rendre en Galilée : c'est là qu'ils me verront.
      16 Les onze disciples allèrent en Galilée, sur la montagne que Jésus leur avait désignée.
      20 et enseignez-leur à observer tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde.

      Marc 6

      7 Alors il appela les douze, et il commença à les envoyer deux à deux, en leur donnant pouvoir sur les esprits impurs.

      Luc 9

      1 Jésus, ayant assemblé les douze, leur donna force et pouvoir sur tous les démons, avec la puissance de guérir les maladies.

      Luc 10

      1 Après cela, le Seigneur désigna encore soixante-dix autres disciples, et il les envoya deux à deux devant lui dans toutes les villes et dans tous les lieux où lui-même devait aller.

      Luc 22

      19 Ensuite il prit du pain ; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna, en disant : Ceci est mon corps, qui est donné pour vous ; faites ceci en mémoire de moi.

      Jean 1

      2 Elle était au commencement avec Dieu.
      3 Toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans elle.

      Jean 2

      1 Trois jours après, il y eut des noces à Cana en Galilée. La mère de Jésus était là,
      2 et Jésus fut aussi invité aux noces avec ses disciples.
      3 Le vin ayant manqué, la mère de Jésus lui dit : Ils n'ont plus de vin.
      4 Jésus lui répondit : Femme, qu'y a-t-il entre moi et toi ? Mon heure n'est pas encore venue.
      5 Sa mère dit aux serviteurs : Faites ce qu'il vous dira.
      6 Or, il y avait là six vases de pierre, destinés aux purifications des Juifs, et contenant chacun deux ou trois mesures.
      7 Jésus leur dit : Remplissez d'eau ces vases. Et ils les remplirent jusqu'au bord.
      8 Puisez maintenant, leur dit-il, et portez-en à l'ordonnateur du repas. Et ils en portèrent.
      9 Quand l'ordonnateur du repas eut goûté l'eau changée en vin, -ne sachant d'où venait ce vin, tandis que les serviteurs, qui avaient puisé l'eau, le savaient bien, -il appela l'époux,
      10 et lui dit : Tout homme sert d'abord le bon vin, puis le moins bon après qu'on s'est enivré ; toi, tu as gardé le bon vin jusqu'à présent.
      11 Tel fut, à Cana en Galilée, le premier des miracles que fit Jésus. Il manifesta sa gloire, et ses disciples crurent en lui.
      12 Après cela, il descendit à Capernaüm, avec sa mère, ses frères et ses disciples, et ils n'y demeurèrent que peu de jours.
      13 La Pâque des Juifs était proche, et Jésus monta à Jérusalem.
      14 Il trouva dans le temple les vendeurs de boeufs, de brebis et de pigeons, et les changeurs assis.
      15 Ayant fait un fouet avec des cordes, il les chassa tous du temple, ainsi que les brebis et les boeufs ; il dispersa la monnaie des changeurs, et renversa les tables ;
      16 et il dit aux vendeurs de pigeons : Otez cela d'ici, ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic.
      17 Ses disciples se souvinrent qu'il est écrit : Le zèle de ta maison me dévore.
      18 Les Juifs, prenant la parole, lui dirent : Quel miracle nous montres-tu, pour agir de la sorte ?
      19 Jésus leur répondit : Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai.
      20 Les Juifs dirent : Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce temple, et toi, en trois jours tu le relèveras !
      21 Mais il parlait du temple de son corps.
      22 C'est pourquoi, lorsqu'il fut ressuscité des morts, ses disciples se souvinrent qu'il avait dit cela, et ils crurent à l'Écriture et à la parole que Jésus avait dite.
      23 Pendant que Jésus était à Jérusalem, à la fête de Pâque, plusieurs crurent en son nom, voyant les miracles qu'il faisait.
      24 Mais Jésus ne se fiait point à eux, parce qu'il les connaissait tous,
      25 et parce qu'il n'avait pas besoin qu'on lui rendît témoignage d'aucun homme ; car il savait lui-même ce qui était dans l'homme.

      Jean 3

      1 Mais il y eut un homme d'entre les pharisiens, nommé Nicodème, un chef des Juifs,
      2 qui vint, lui, auprès de Jésus, de nuit, et lui dit : Rabbi, nous savons que tu es un docteur venu de Dieu ; car personne ne peut faire ces miracles que tu fais, si Dieu n'est avec lui.
      3 Jésus lui répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu.
      4 Nicodème lui dit : Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il rentrer dans le sein de sa mère et naître ?
      5 Jésus répondit : En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît d'eau et d'Esprit, il ne peut entrer dans le royaume de Dieu.
      6 Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l'Esprit est Esprit.
      7 Ne t'étonne pas que je t'aie dit : Il faut que vous naissiez de nouveau.
      8 Le vent souffle où il veut, et tu en entends le bruit ; mais tu ne sais d'où il vient, ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né de l'Esprit.
      9 Nicodème lui dit : Comment cela peut-il se faire ?
      10 Jésus lui répondit : Tu es le docteur d'Israël, et tu ne sais pas ces choses !
      11 En vérité, en vérité, je te le dis, nous disons ce que nous savons, et nous rendons témoignage de ce que nous avons vu ; et vous ne recevez pas notre témoignage.
      12 Si vous ne croyez pas quand je vous ai parlé des choses terrestres, comment croirez-vous quand je vous parlerai des choses célestes ?
      13 Personne n'est monté au ciel, si ce n'est celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme qui est dans le ciel.
      14 Et comme Moïse éleva le serpent dans le désert, il faut de même que le Fils de l'homme soit élevé,
      15 afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle.
      16 Car Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle.
      17 Dieu, en effet, n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour qu'il juge le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.
      18 Celui qui croit en lui n'est point jugé ; mais celui qui ne croit pas est déjà jugé, parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.
      19 Et ce jugement c'est que, la lumière étant venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs oeuvres étaient mauvaises.
      20 Car quiconque fait le mal hait la lumière, et ne vient point à la lumière, de peur que ses oeuvres ne soient dévoilées ;
      21 mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses oeuvres soient manifestées, parce qu'elles sont faites en Dieu.
      22 Après cela, Jésus, accompagné de ses disciples, se rendit dans la terre de Judée ; et là il demeurait avec eux, et il baptisait.
      23 Jean aussi baptisait à Énon, près de Salim, parce qu'il y avait là beaucoup d'eau ; et on y venait pour être baptisé.
      24 Car Jean n'avait pas encore été mis en prison.
      25 Or, il s'éleva de la part des disciples de Jean une dispute avec un Juif touchant la purification.
      26 Ils vinrent trouver Jean, et lui dirent : Rabbi, celui qui était avec toi au delà du Jourdain, et à qui tu as rendu témoignage, voici, il baptise, et tous vont à lui.
      27 Jean répondit : Un homme ne peut recevoir que ce qui lui a été donné du ciel.
      28 Vous-mêmes m'êtes témoins que j'ai dit : Je ne suis pas le Christ, mais j'ai été envoyé devant lui.
      29 Celui à qui appartient l'épouse, c'est l'époux ; mais l'ami de l'époux, qui se tient là et qui l'entend, éprouve une grande joie à cause de la voix de l'époux : aussi cette joie, qui est la mienne, est parfaite.
      30 Il faut qu'il croisse, et que je diminue.
      31 Celui qui vient d'en haut est au-dessus de tous ; celui qui est de la terre est de la terre, et il parle comme étant de la terre. Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous,
      32 il rend témoignage de ce qu'il a vu et entendu, et personne ne reçoit son témoignage.
      33 Celui qui a reçu son témoignage a certifié que Dieu est vrai ;
      34 car celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, parce que Dieu ne lui donne pas l'Esprit avec mesure.
      35 Le Père aime le Fils, et il a remis toutes choses entre ses mains.
      36 Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui ne croit pas au Fils ne verra point la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui.

      Jean 20

      23 Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés ; et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus.

      Jean 21

      15 Après qu'ils eurent mangé, Jésus dit à Simon Pierre : Simon, fils de Jonas, m'aimes-tu plus que ne m'aiment ceux-ci ? Il lui répondit : Oui, Seigneur, tu sais que je t'aime. Jésus lui dit : Pais mes agneaux.
      19 Il dit cela pour indiquer par quelle mort Pierre glorifierait Dieu. Et ayant ainsi parlé, il lui dit : Suis-moi.

      Actes 2

      38 Pierre leur dit : Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ, pour le pardon de vos péchés ; et vous recevrez le don du Saint Esprit.

      Actes 6

      6 Ils les présentèrent aux apôtres, qui, après avoir prié, leur imposèrent les mains.

      Actes 8

      1 Saul avait approuvé le meurtre d'Étienne. Il y eut, ce jour-là, une grande persécution contre l'Église de Jérusalem ; et tous, excepté les apôtres, se dispersèrent dans les contrées de la Judée et de la Samarie.
      4 Ceux qui avaient été dispersés allaient de lieu en lieu, annonçant la bonne nouvelle de la parole.
      5 Philippe, étant descendu dans la ville de Samarie, y prêcha le Christ.
      14 Les apôtres, qui étaient à Jérusalem, ayant appris que la Samarie avait reçu la parole de Dieu, y envoyèrent Pierre et Jean.
      17 Alors Pierre et Jean leur imposèrent les mains, et ils reçurent le Saint Esprit.

      Actes 9

      17 Ananias sortit ; et, lorsqu'il fut arrivé dans la maison, il imposa les mains à Saul, en disant : Saul, mon frère, le Seigneur Jésus, qui t'est apparu sur le chemin par lequel tu venais, m'a envoyé pour que tu recouvres la vue et que tu sois rempli du Saint Esprit.

      Actes 11

      1 Les apôtres et les frères qui étaient dans la Judée apprirent que les païens avaient aussi reçu la parole de Dieu.
      2 Et lorsque Pierre fut monté à Jérusalem, les fidèles circoncis lui adressèrent des reproches,
      3 en disant : Tu es entré chez des incirconcis, et tu as mangé avec eux.
      4 Pierre se mit à leur exposer d'une manière suivie ce qui s'était passé.
      5 Il dit : J'étais dans la ville de Joppé, et, pendant que je priais, je tombai en extase et j'eus une vision : un objet, semblable à une grande nappe attachée par les quatre coins, descendait du ciel et vint jusqu'à moi.
      6 Les regards fixés sur cette nappe, j'examinai, et je vis les quadrupèdes de la terre, les bêtes sauvages, les reptiles, et les oiseaux du ciel.
      7 Et j'entendis une voix qui me disait : Lève-toi, Pierre, tue et mange.
      8 Mais je dis : Non, Seigneur, car jamais rien de souillé ni d'impur n'est entré dans ma bouche.
      9 Et pour la seconde fois la voix se fit entendre du ciel : Ce que Dieu a déclaré pur, ne le regarde pas comme souillé.
      10 Cela arriva jusqu'à trois fois ; puis tout fut retiré dans le ciel.
      11 Et voici, aussitôt trois hommes envoyés de Césarée vers moi se présentèrent devant la porte de la maison où j'étais.
      12 L'Esprit me dit de partir avec eux sans hésiter. Les six hommes que voici m'accompagnèrent, et nous entrâmes dans la maison de Corneille.
      13 Cet homme nous raconta comment il avait vu dans sa maison l'ange se présentant à lui et disant : Envoie à Joppé, et fais venir Simon, surnommé Pierre,
      14 qui te dira des choses par lesquelles tu seras sauvé, toi et toute ta maison.
      15 Lorsque je me fus mis à parler, le Saint Esprit descendit sur eux, comme sur nous au commencement.
      16 Et je me souvins de cette parole du Seigneur : Jean a baptisé d'eau, mais vous, vous serez baptisés du Saint Esprit.
      17 Or, puisque Dieu leur a accordé le même don qu'à nous qui avons cru au Seigneur Jésus Christ, pouvais-je, moi, m'opposer à Dieu ?
      18 Après avoir entendu cela, ils se calmèrent, et ils glorifièrent Dieu, en disant : Dieu a donc accordé la repentance aussi aux païens, afin qu'ils aient la vie.
      19 Ceux qui avaient été dispersés par la persécution survenue à l'occasion d'Étienne allèrent jusqu'en Phénicie, dans l'île de Chypre, et à Antioche, annonçant la parole seulement aux Juifs.
      20 Il y eut cependant parmi eux quelques hommes de Chypre et de Cyrène, qui, étant venus à Antioche, s'adressèrent aussi aux Grecs, et leur annoncèrent la bonne nouvelle du Seigneur Jésus.
      21 La main du Seigneur était avec eux, et un grand nombre de personnes crurent et se convertirent au Seigneur.
      22 Le bruit en parvint aux oreilles des membres de l'Église de Jérusalem, et ils envoyèrent Barnabas jusqu'à Antioche.
      23 Lorsqu'il fut arrivé, et qu'il eut vu la grâce de Dieu, il s'en réjouit, et il les exhorta tous à rester d'un coeur ferme attachés au Seigneur.
      24 Car c'était un homme de bien, plein d'Esprit Saint et de foi. Et une foule assez nombreuse se joignit au Seigneur.
      25 Barnabas se rendit ensuite à Tarse, pour chercher Saul ;
      26 et, l'ayant trouvé, il l'amena à Antioche. Pendant toute une année, ils se réunirent aux assemblées de l'Église, et ils enseignèrent beaucoup de personnes. Ce fut à Antioche que, pour la première fois, les disciples furent appelés chrétiens.
      27 En ce temps-là, des prophètes descendirent de Jérusalem à Antioche.
      28 L'un deux, nommé Agabus, se leva, et annonça par l'Esprit qu'il y aurait une grande famine sur toute la terre. Elle arriva, en effet, sous Claude.
      29 Les disciples résolurent d'envoyer, chacun selon ses moyens, un secours aux frères qui habitaient la Judée.
      30 Ils le firent parvenir aux anciens par les mains de Barnabas et de Saul.

      Actes 15

      1 Quelques hommes, venus de la Judée, enseignaient les frères, en disant : Si vous n'êtes circoncis selon le rite de Moïse, vous ne pouvez être sauvés.
      2 Paul et Barnabas eurent avec eux un débat et une vive discussion ; et les frères décidèrent que Paul et Barnabas, et quelques-uns des leurs, monteraient à Jérusalem vers les apôtres et les anciens, pour traiter cette question.
      3 Après avoir été accompagnés par l'Église, ils poursuivirent leur route à travers la Phénicie et la Samarie, racontant la conversion des païens, et ils causèrent une grande joie à tous les frères.
      4 Arrivés à Jérusalem, ils furent reçus par l'Église, les apôtres et les anciens, et ils racontèrent tout ce que Dieu avait fait avec eux.
      5 Alors quelques-uns du parti des pharisiens, qui avaient cru, se levèrent, en disant qu'il fallait circoncire les païens et exiger l'observation de la loi de Moïse.
      6 Les apôtres et les anciens se réunirent pour examiner cette affaire.
      7 Une grande discussion s'étant engagée, Pierre se leva, et leur dit : Hommes frères, vous savez que dès longtemps Dieu a fait un choix parmi vous, afin que, par ma bouche, les païens entendissent la parole de l'Évangile et qu'ils crussent.
      8 Et Dieu, qui connaît les coeurs, leur a rendu témoignage, en leur donnant le Saint Esprit comme à nous ;
      9 il n'a fait aucune différence entre nous et eux, ayant purifié leurs coeurs par la foi.
      10 Maintenant donc, pourquoi tentez-vous Dieu, en mettant sur le cou des disciples un joug que ni nos pères ni nous n'avons pu porter ?
      11 Mais c'est par la grâce du Seigneur Jésus que nous croyons être sauvés, de la même manière qu'eux.
      12 Toute l'assemblée garda le silence, et l'on écouta Barnabas et Paul, qui racontèrent tous les miracles et les prodiges que Dieu avait faits par eux au milieu des païens.
      13 Lorsqu'ils eurent cessé de parler, Jacques prit la parole, et dit : Hommes frères, écoutez-moi !
      14 Simon a raconté comment Dieu a d'abord jeté les regards sur les nations pour choisir du milieu d'elles un peuple qui portât son nom.
      15 Et avec cela s'accordent les paroles des prophètes, selon qu'il est écrit :
      16 Après cela, je reviendrai, et je relèverai de sa chute la tente de David, J'en réparerai les ruines, et je la redresserai,
      17 Afin que le reste des hommes cherche le Seigneur, Ainsi que toutes les nations sur lesquelles mon nom est invoqué, Dit le Seigneur, qui fait ces choses,
      18 Et à qui elles sont connues de toute éternité.
      19 C'est pourquoi je suis d'avis qu'on ne crée pas des difficultés à ceux des païens qui se convertissent à Dieu,
      20 mais qu'on leur écrive de s'abstenir des souillures des idoles, de l'impudicité, des animaux étouffés et du sang.
      21 Car, depuis bien des générations, Moïse a dans chaque ville des gens qui le prêchent, puisqu'on le lit tous les jours de sabbat dans les synagogues.
      22 Alors il parut bon aux apôtres et aux anciens, et à toute l'Église, de choisir parmi eux et d'envoyer à Antioche, avec Paul et Barnabas, Jude appelé Barsabas et Silas, hommes considérés entre les frères.
      23 Ils les chargèrent d'une lettre ainsi conçue : Les apôtres, les anciens, et les frères, aux frères d'entre les païens, qui sont à Antioche, en Syrie, et en Cilicie, salut !
      24 Ayant appris que quelques hommes partis de chez nous, et auxquels nous n'avions donné aucun ordre, vous ont troublés par leurs discours et ont ébranlé vos âmes,
      25 nous avons jugé à propos, après nous être réunis tous ensemble, de choisir des délégués et de vous les envoyer avec nos bien-aimés Barnabas et Paul,
      26 ces hommes qui ont exposé leur vie pour le nom de notre Seigneur Jésus Christ.
      27 Nous avons donc envoyé Jude et Silas, qui vous annonceront de leur bouche les mêmes choses.
      28 Car il a paru bon au Saint Esprit et à nous de ne vous imposer d'autre charge que ce qui est nécessaire,
      29 savoir, de vous abstenir des viandes sacrifiées aux idoles, du sang, des animaux étouffés, et de l'impudicité, choses contre lesquelles vous vous trouverez bien de vous tenir en garde. Adieu.
      30 Eux donc, ayant pris congé de l'Église, allèrent à Antioche, où ils remirent la lettre à la multitude assemblée.
      31 Après l'avoir lue, les frères furent réjouis de l'encouragement qu'elle leur apportait.
      32 Jude et Silas, qui étaient eux-mêmes prophètes, les exhortèrent et les fortifièrent par plusieurs discours.
      33 Au bout de quelque temps, les frères les laissèrent en paix retourner vers ceux qui les avaient envoyés.
      34 Toutefois Silas trouva bon de rester.
      35 Paul et Barnabas demeurèrent à Antioche, enseignant et annonçant, avec plusieurs autres, la bonne nouvelle de la parole du Seigneur.
      36 Quelques jours s'écoulèrent, après lesquels Paul dit à Barnabas : Retournons visiter les frères dans toutes les villes où nous avons annoncé la parole du Seigneur, pour voir en quel état ils sont.
      37 Barnabas voulait emmener aussi Jean, surnommé Marc ;
      38 mais Paul jugea plus convenable de ne pas prendre avec eux celui qui les avait quittés depuis la Pamphylie, et qui ne les avait point accompagnés dans leur oeuvre.
      39 Ce dissentiment fut assez vif pour être cause qu'ils se séparèrent l'un de l'autre. Et Barnabas, prenant Marc avec lui, s'embarqua pour l'île de Chypre.
      40 Paul fit choix de Silas, et partit, recommandé par les frères à la grâce du Seigneur.
      41 Il parcourut la Syrie et la Cilicie, fortifiant les Églises.

      Romains 1

      8 Je rends d'abord grâces à mon Dieu par Jésus Christ, au sujet de vous tous, de ce que votre foi est renommée dans le monde entier.

      1 Corinthiens 1

      12 Je veux dire que chacun de vous parle ainsi : Moi, je suis de Paul ! et moi, d'Apollos ! et moi, de Céphas ! et moi, de Christ !

      1 Corinthiens 3

      1 Pour moi, frères, ce n'est pas comme à des hommes spirituels que j'ai pu vous parler, mais comme à des hommes charnels, comme à des enfants en Christ.
      2 Je vous ai donné du lait, non de la nourriture solide, car vous ne pouviez pas la supporter ; et vous ne le pouvez pas même à présent, parce que vous êtes encore charnels.
      3 En effet, puisqu'il y a parmi vous de la jalousie et des disputes, n'êtes-vous pas charnels, et ne marchez-vous pas selon l'homme ?
      4 Quand l'un dit : Moi, je suis de Paul ! et un autre : Moi, d'Apollos ! n'êtes-vous pas des hommes ?
      5 Qu'est-ce donc qu'Apollos, et qu'est-ce que Paul ? Des serviteurs, par le moyen desquels vous avez cru, selon que le Seigneur l'a donné à chacun.
      6 J'ai planté, Apollos a arrosé, mais Dieu a fait croître,
      7 en sorte que ce n'est pas celui qui plante qui est quelque chose, ni celui qui arrose, mais Dieu qui fait croître.
      8 Celui qui plante et celui qui arrose sont égaux, et chacun recevra sa propre récompense selon son propre travail.
      9 Car nous sommes ouvriers avec Dieu. Vous êtes le champ de Dieu, l'édifice de Dieu.
      10 Selon la grâce de Dieu qui m'a été donnée, j'ai posé le fondement comme un sage architecte, et un autre bâtit dessus. Mais que chacun prenne garde à la manière dont il bâtit dessus.
      11 Car personne ne peut poser un autre fondement que celui qui a été posé, savoir Jésus Christ.
      12 Or, si quelqu'un bâtit sur ce fondement avec de l'or, de l'argent, des pierres précieuses, du bois, du foin, du chaume, l'oeuvre de chacun sera manifestée ;
      13 car le jour la fera connaître, parce qu'elle se révèlera dans le feu, et le feu éprouvera ce qu'est l'oeuvre de chacun.
      14 Si l'oeuvre bâtie par quelqu'un sur le fondement subsiste, il recevra une récompense.
      15 Si l'oeuvre de quelqu'un est consumée, il perdra sa récompense ; pour lui, il sera sauvé, mais comme au travers du feu.
      16 Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l'Esprit de Dieu habite en vous ?
      17 Si quelqu'un détruit le temple de Dieu, Dieu le détruira ; car le temple de Dieu est saint, et c'est ce que vous êtes.
      18 Que nul ne s'abuse lui-même : si quelqu'un parmi vous pense être sage selon ce siècle, qu'il devienne fou, afin de devenir sage.
      19 Car la sagesse de ce monde est une folie devant Dieu. Aussi est-il écrit : Il prend les sages dans leur ruse.
      20 Et encore : Le Seigneur connaît les pensées des sages, Il sait qu'elles sont vaines.
      21 Que personne donc ne mette sa gloire dans des hommes ; car tout est à vous,
      22 soit Paul, soit Apollos, soit Céphas, soit le monde, soit la vie, soit la mort, soit les choses présentes, soit les choses à venir.
      23 Tout est à vous ; et vous êtes à Christ, et Christ est à Dieu.

      1 Corinthiens 12

      1 Pour ce qui concerne les dons spirituels, je ne veux pas, frères, que vous soyez dans l'ignorance.
      2 Vous savez que, lorsque vous étiez païens, vous vous laissiez entraîner vers les idoles muettes, selon que vous étiez conduits.
      3 C'est pourquoi je vous déclare que nul, s'il parle par l'Esprit de Dieu, ne dit : Jésus est anathème ! et que nul ne peut dire : Jésus est le Seigneur ! si ce n'est par le Saint Esprit.
      4 Il y a diversité de dons, mais le même Esprit ;
      5 diversité de ministères, mais le même Seigneur ;
      6 diversité d'opérations, mais le même Dieu qui opère tout en tous.
      7 Or, à chacun la manifestation de l'Esprit est donnée pour l'utilité commune.
      8 En effet, à l'un est donnée par l'Esprit une parole de sagesse ; à un autre, une parole de connaissance, selon le même Esprit ;
      9 à un autre, la foi, par le même Esprit ; à un autre, le don des guérisons, par le même Esprit ;
      10 à un autre, le don d'opérer des miracles ; à un autre, la prophétie ; à un autre, le discernement des esprits ; à un autre, la diversité des langues ; à un autre, l'interprétation des langues.
      11 Un seul et même Esprit opère toutes ces choses, les distribuant à chacun en particulier comme il veut.
      12 Car, comme le corps est un et a plusieurs membres, et comme tous les membres du corps, malgré leur nombre, ne forment qu'un seul corps, ainsi en est-il de Christ.
      13 Nous avons tous, en effet, été baptisés dans un seul Esprit, pour former un seul corps, soit Juifs, soit Grecs, soit esclaves, soit libres, et nous avons tous été abreuvés d'un seul Esprit.
      14 Ainsi le corps n'est pas un seul membre, mais il est formé de plusieurs membres.
      15 Si le pied disait : Parce que je ne suis pas une main, je ne suis pas du corps-ne serait-il pas du corps pour cela ?
      16 Et si l'oreille disait : Parce que je ne suis pas un oeil, je ne suis pas du corps, -ne serait-elle pas du corps pour cela ?
      17 Si tout le corps était oeil, où serait l'ouïe ? S'il était tout ouïe, où serait l'odorat ?
      18 Maintenant Dieu a placé chacun des membres dans le corps comme il a voulu.
      19 Si tous étaient un seul membre, où serait le corps ?
      20 Maintenant donc il y a plusieurs membres, et un seul corps.
      21 L'oeil ne peut pas dire à la main : Je n'ai pas besoin de toi ; ni la tête dire aux pieds : Je n'ai pas besoin de vous.
      22 Mais bien plutôt, les membres du corps qui paraissent être les plus faibles sont nécessaires ;
      23 et ceux que nous estimons être les moins honorables du corps, nous les entourons d'un plus grand honneur. Ainsi nos membres les moins honnêtes reçoivent le plus d'honneur,
      24 tandis que ceux qui sont honnêtes n'en ont pas besoin. Dieu a disposé le corps de manière à donner plus d'honneur à ce qui en manquait,
      25 afin qu'il n'y ait pas de division dans le corps, mais que les membres aient également soin les uns des autres.
      26 Et si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui ; si un membre est honoré, tous les membres se réjouissent avec lui.
      27 Vous êtes le corps de Christ, et vous êtes ses membres, chacun pour sa part.
      28 Et Dieu a établi dans l'Église premièrement des apôtres, secondement des prophètes, troisièmement des docteurs, ensuite ceux qui ont le don des miracles, puis ceux qui ont les dons de guérir, de secourir, de gouverner, de parler diverses langues.
      29 Tous sont-ils apôtres ? Tous sont-ils prophètes ? Tous sont-ils docteurs ?
      30 Tous ont-ils le don des miracles ? Tous ont-ils le don des guérisons ? Tous parlent-ils en langues ? Tous interprètent-ils ?
      31 Aspirez aux dons les meilleurs. Et je vais encore vous montrer une voie par excellence.

      1 Corinthiens 15

      8 Après eux tous, il m'est aussi apparu à moi, comme à l'avorton ;

      2 Corinthiens 6

      1 Puisque nous travaillons avec Dieu, nous vous exhortons à ne pas recevoir la grâce de Dieu en vain.
      2 Car il dit : Au temps favorable je t'ai exaucé, Au jour du salut je t'ai secouru. Voici maintenant le temps favorable, voici maintenant le jour du salut.
      3 Nous ne donnons aucun sujet de scandale en quoi que ce soit, afin que le ministère ne soit pas un objet de blâme.
      4 Mais nous nous rendons à tous égards recommandables, comme serviteurs de Dieu, par beaucoup de patience dans les tribulations, dans les calamités, dans les détresses,
      5 sous les coups, dans les prisons, dans les troubles, dans les travaux, dans les veilles, dans les jeûnes ;
      6 par la pureté, par la connaissance, par la longanimité, par la bonté, par un esprit saint, par une charité sincère,
      7 par la parole de vérité, par la puissance de Dieu, par les armes offensives et défensives de la justice ;
      8 au milieu de la gloire et de l'ignominie, au milieu de la mauvaise et de la bonne réputation ; étant regardés comme imposteurs, quoique véridiques ;
      9 comme inconnus, quoique bien connus ; comme mourants, et voici nous vivons ; comme châtiés, quoique non mis à mort ;
      10 comme attristés, et nous sommes toujours joyeux ; comme pauvres, et nous en enrichissons plusieurs ; comme n'ayant rien, et nous possédons toutes choses.
      11 Notre bouche s'est ouverte pour vous, Corinthiens, notre coeur s'est élargi.
      12 Vous n'êtes point à l'étroit au dedans de nous ; mais vos entrailles se sont rétrécies.
      13 Rendez-nous la pareille, -je vous parle comme à mes enfants, -élargissez-vous aussi !
      14 Ne vous mettez pas avec les infidèles sous un joug étranger. Car quel rapport y a-t-il entre la justice et l'iniquité ? ou qu'y a-t-il de commun entre la lumière et les ténèbres ?
      15 Quel accord y a-t-il entre Christ et Bélial ? ou quelle part a le fidèle avec l'infidèle ?
      16 Quel rapport y a-t-il entre le temple de Dieu et les idoles ? Car nous sommes le temple du Dieu vivant, comme Dieu l'a dit : J'habiterai et je marcherai au milieu d'eux ; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple.
      17 C'est pourquoi, Sortez du milieu d'eux, Et séparez-vous, dit le Seigneur ; Ne touchez pas à ce qui est impur, Et je vous accueillerai.
      18 Je serai pour vous un père, Et vous serez pour moi des fils et des filles, Dit le Seigneur tout puissant.

      2 Corinthiens 10

      15 Ce n'est pas hors de toute mesure, ce n'est pas des travaux d'autrui, que nous nous glorifions ; mais c'est avec l'espérance, si votre foi augmente, de grandir encore d'avantage parmi vous, selon les limites qui nous sont assignées,

      Galates 2

      1 Quatorze ans après, je montai de nouveau à Jérusalem avec Barnabas, ayant aussi pris Tite avec moi ;
      2 et ce fut d'après une révélation que j'y montai. Je leur exposai l'Évangile que je prêche parmi les païens, je l'exposai en particulier à ceux qui sont les plus considérés, afin de ne pas courir ou avoir couru en vain.
      3 Mais Tite, qui était avec moi, et qui était Grec, ne fut pas même contraint de se faire circoncire.
      4 Et cela, à cause des faux frères qui s'étaient furtivement introduits et glissés parmi nous, pour épier la liberté que nous avons en Jésus Christ, avec l'intention de nous asservir.
      5 Nous ne leur cédâmes pas un instant et nous résistâmes à leurs exigences, afin que la vérité de l'Évangile fût maintenue parmi vous.
      6 Ceux qui sont les plus considérés-quels qu'ils aient été jadis, cela ne m'importe pas : Dieu ne fait point acception de personnes, -ceux qui sont les plus considérés ne m'imposèrent rien.
      7 Au contraire, voyant que l'Évangile m'avait été confié pour les incirconcis, comme à Pierre pour les circoncis, -
      8 car celui qui a fait de Pierre l'apôtre des circoncis a aussi fait de moi l'apôtre des païens, -
      9 et ayant reconnu la grâce qui m'avait été accordée, Jacques, Céphas et Jean, qui sont regardés comme des colonnes, me donnèrent, à moi et à Barnabas, la main d'association, afin que nous allassions, nous vers les païens, et eux vers les circoncis.
      10 Ils nous recommandèrent seulement de nous souvenir des pauvres, ce que j'ai bien eu soin de faire.
      11 Mais lorsque Céphas vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu'il était répréhensible.
      12 En effet, avant l'arrivée de quelques personnes envoyées par Jacques, il mangeait avec les païens ; et, quand elles furent venues, il s'esquiva et se tint à l'écart, par crainte des circoncis.
      13 Avec lui les autres Juifs usèrent aussi de dissimulation, en sorte que Barnabas même fut entraîné par leur hypocrisie.
      14 Voyant qu'ils ne marchaient pas droit selon la vérité de l'Évangile, je dis à Céphas, en présence de tous : Si toi qui es Juif, tu vis à la manière des païens et non à la manière des Juifs, pourquoi forces-tu les païens à judaïser ?
      15 Nous, nous sommes Juifs de naissance, et non pécheurs d'entre les païens.
      16 Néanmoins, sachant que ce n'est pas par les oeuvres de la loi que l'homme est justifié, mais par la foi en Jésus Christ, nous aussi nous avons cru en Jésus Christ, afin d'être justifiés par la foi en Christ et non par les oeuvres de la loi, parce que nulle chair ne sera justifiée par les oeuvres de la loi.
      17 Mais, tandis que nous cherchons à être justifié par Christ, si nous étions aussi nous-mêmes trouvés pécheurs, Christ serait-il un ministre du péché ? Loin de là !
      18 Car, si je rebâtis les choses que j'ai détruites, je me constitue moi-même un transgresseur,
      19 car c'est par la loi que je suis mort à la loi, afin de vivre pour Dieu.
      20 J'ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n'est plus moi qui vis, c'est Christ qui vit en moi ; si je vis maintenant dans la chair, je vis dans la foi au Fils de Dieu, qui m'a aimé et qui s'est livré lui-même pour moi.
      21 Je ne rejette pas la grâce de Dieu ; car si la justice s'obtient par la loi, Christ est donc mort en vain.

      Galates 3

      1 O Galates, dépourvus de sens ! qui vous a fascinés, vous, aux yeux de qui Jésus Christ a été peint comme crucifié ?
      2 Voici seulement ce que je veux apprendre de vous : Est-ce par les oeuvres de la loi que vous avez reçu l'Esprit, ou par la prédication de la foi ?
      3 Etes-vous tellement dépourvus de sens ? Après avoir commencé par l'Esprit, voulez-vous maintenant finir par la chair ?
      4 Avez-vous tant souffert en vain ? si toutefois c'est en vain.
      5 Celui qui vous accorde l'Esprit, et qui opère des miracles parmi vous, le fait-il donc par les oeuvres de la loi, ou par la prédication de la foi ?
      6 Comme Abraham crut à Dieu, et que cela lui fut imputé à justice,
      7 reconnaissez donc que ce sont ceux qui ont la foi qui sont fils d'Abraham.
      8 Aussi l'Écriture, prévoyant que Dieu justifierait les païens par la foi, a d'avance annoncé cette bonne nouvelle à Abraham : Toutes les nations seront bénies en toi !
      9 de sorte que ceux qui croient sont bénis avec Abraham le croyant.
      10 Car tous ceux qui s'attachent aux oeuvres de la loi sont sous la malédiction ; car il est écrit : Maudit est quiconque n'observe pas tout ce qui est écrit dans le livre de la loi, et ne le met pas en pratique.
      11 Et que nul ne soit justifié devant Dieu par la loi, cela est évident, puisqu'il est dit : Le juste vivra par la foi.
      12 Or, la loi ne procède pas de la foi ; mais elle dit : Celui qui mettra ces choses en pratique vivra par elles.
      13 Christ nous a rachetés de la malédiction de la loi, étant devenu malédiction pour nous-car il est écrit : Maudit est quiconque est pendu au bois, -
      14 afin que la bénédiction d'Abraham eût pour les païens son accomplissement en Jésus Christ, et que nous reçussions par la foi l'Esprit qui avait été promis.
      15 Frères (je parle à la manière des hommes), une disposition en bonne forme, bien que faite par un homme, n'est annulée par personne, et personne n'y ajoute.
      16 Or les promesses ont été faites à Abraham et à sa postérité. Il n'est pas dit : et aux postérités, comme s'il s'agissait de plusieurs, mais en tant qu'il s'agit d'une seule : et à ta postérité, c'est-à-dire, à Christ.
      17 Voici ce que j'entends : une disposition, que Dieu a confirmée antérieurement, ne peut pas être annulée, et ainsi la promesse rendue vaine, par la loi survenue quatre cents trente ans plus tard.
      18 Car si l'héritage venait de la loi, il ne viendrait plus de la promesse ; or, c'est par la promesse que Dieu a fait à Abraham ce don de sa grâce.
      19 Pourquoi donc la loi ? Elle a été donnée ensuite à cause des transgressions, jusqu'à ce que vînt la postérité à qui la promesse avait été faite ; elle a été promulguée par des anges, au moyen d'un médiateur.
      20 Or, le médiateur n'est pas médiateur d'un seul, tandis que Dieu est un seul.
      21 La loi est-elle donc contre les promesses de Dieu ? Loin de là ! S'il eût été donné une loi qui pût procurer la vie, la justice viendrait réellement de la loi.
      22 Mais l'Écriture a tout renfermé sous le péché, afin que ce qui avait été promis fût donné par la foi en Jésus Christ à ceux qui croient.
      23 Avant que la foi vînt, nous étions enfermés sous la garde de la loi, en vue de la foi qui devait être révélée.
      24 Ainsi la loi a été comme un pédagogue pour nous conduire à Christ, afin que nous fussions justifiés par la foi.
      25 La foi étant venue, nous ne sommes plus sous ce pédagogue.
      26 Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus Christ ;
      27 vous tous, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ.
      28 Il n'y a plus ni Juif ni Grec, il n'y a plus ni esclave ni libre, il n'y a plus ni homme ni femme ; car tous vous êtes un en Jésus Christ.
      29 Et si vous êtes à Christ, vous êtes donc la postérité d'Abraham, héritiers selon la promesse.

      Colossiens 1

      1 Paul, apôtre de Jésus Christ par la volonté de Dieu, et le frère Timothée,
      2 aux saints et fidèles frères en Christ qui sont à Colosses ; que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu notre Père !
      3 Nous rendons grâces à Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ, et nous ne cessons de prier pour vous,
      4 ayant été informés de votre foi en Jésus Christ et de votre charité pour tous les saints,
      5 à cause de l'espérance qui vous est réservée dans les cieux, et que la parole de la vérité, la parole de l'Évangile vous a précédemment fait connaître.
      6 Il est au milieu de vous, et dans le monde entier ; il porte des fruits, et il va grandissant, comme c'est aussi le cas parmi vous, depuis le jour où vous avez entendu et connu la grâce de Dieu conformément à la vérité,
      7 d'après les instructions que vous avez reçues d'Épaphras, notre bien-aimé compagnon de service, qui est pour vous un fidèle ministre de Christ,
      8 et qui nous a appris de quelle charité l'Esprit vous anime.
      9 C'est pour cela que nous aussi, depuis le jour où nous en avons été informés, nous ne cessons de prier Dieu pour vous, et de demander que vous soyez remplis de la connaissance de sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle,
      10 pour marcher d'une manière digne du Seigneur et lui être entièrement agréables, portant des fruits en toutes sortes de bonnes oeuvres et croissant par la connaissance de Dieu,
      11 fortifiés à tous égards par sa puissance glorieuse, en sorte que vous soyez toujours et avec joie persévérants et patients.
      12 Rendez grâces au Père, qui vous a rendus capables d'avoir part à l'héritage des saints dans la lumière,
      13 qui nous a délivrés de la puissance des ténèbres et nous a transportés dans le royaume du Fils de son amour,
      14 en qui nous avons la rédemption, la rémission des péchés.
      15 Il est l'image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création.
      16 Car en lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui.
      17 Il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent en lui.
      18 Il est la tête du corps de l'Église ; il est le commencement, le premier-né d'entre les morts, afin d'être en tout le premier.
      19 Car Dieu a voulu que toute plénitude habitât en lui ;
      20 il a voulu par lui réconcilier tout avec lui-même, tant ce qui est sur la terre que ce qui est dans les cieux, en faisant la paix par lui, par le sang de sa croix.
      21 Et vous, qui étiez autrefois étrangers et ennemis par vos pensées et par vos mauvaises oeuvres, il vous a maintenant réconciliés par sa mort dans le corps de sa chair,
      22 pour vous faire paraître devant lui saints, irrépréhensibles et sans reproche,
      23 si du moins vous demeurez fondés et inébranlables dans la foi, sans vous détourner de l'espérance de l'Évangile que vous avez entendu, qui a été prêché à toute créature sous le ciel, et dont moi Paul, j'ai été fait ministre.
      24 Je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous ; et ce qui manque aux souffrances de Christ, je l'achève en ma chair, pour son corps, qui est l'Église.
      25 C'est d'elle que j'ai été fait ministre, selon la charge que Dieu m'a donnée auprès de vous, afin que j'annonçasse pleinement la parole de Dieu,
      26 le mystère caché de tout temps et dans tous les âges, mais révélé maintenant à ses saints,
      27 à qui Dieu a voulu faire connaître quelle est la glorieuse richesse de ce mystère parmi les païens, savoir : Christ en vous, l'espérance de la gloire.
      28 C'est lui que nous annonçons, exhortant tout homme, et instruisant tout homme en toute sagesse, afin de présenter à Dieu tout homme, devenu parfait en Christ.
      29 C'est à quoi je travaille, en combattant avec sa force, qui agit puissamment en moi.

      Colossiens 2

      1 Je veux, en effet, que vous sachiez combien est grand le combat que je soutiens pour vous, et pour ceux qui sont à Laodicée, et pour tous ceux qui n'ont pas vu mon visage en la chair,
      2 afin qu'ils aient le coeur rempli de consolation, qu'ils soient unis dans la charité, et enrichis d'une pleine intelligence pour connaître le mystère de Dieu, savoir Christ,
      3 mystère dans lequel sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la science.
      4 Je dis cela afin que personne ne vous trompe par des discours séduisants.
      5 Car, si je suis absent de corps, je suis avec vous en esprit, voyant avec joie le bon ordre qui règne parmi vous, et la fermeté de votre foi en Christ.
      6 Ainsi donc, comme vous avez reçu le Seigneur Jésus Christ, marchez en lui,
      7 étant enracinés et fondés en lui, et affermis par la foi, d'après les instructions qui vous ont été données, et abondez en actions de grâces.
      8 Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine tromperie, s'appuyant sur la tradition des hommes, sur les rudiments du monde, et non sur Christ.
      9 Car en lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité.
      10 Vous avez tout pleinement en lui, qui est le chef de toute domination et de toute autorité.
      11 Et c'est en lui que vous avez été circoncis d'une circoncision que la main n'a pas faite, mais de la circoncision de Christ, qui consiste dans le dépouillement du corps de la chair :
      12 ayant été ensevelis avec lui par le baptême, vous êtes aussi ressuscités en lui et avec lui, par la foi en la puissance de Dieu, qui l'a ressuscité des morts.
      13 Vous qui étiez morts par vos offenses et par l'incirconcision de votre chair, il vous a rendus à la vie avec lui, en nous faisant grâce pour toutes nos offenses ;
      14 il a effacé l'acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous, et il l'a détruit en le clouant à la croix ;
      15 il a dépouillé les dominations et les autorités, et les a livrées publiquement en spectacle, en triomphant d'elles par la croix.
      16 Que personne donc ne vous juge au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d'une fête, d'une nouvelle lune, ou des sabbats :
      17 c'était l'ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ.
      18 Qu'aucun homme, sous une apparence d'humilité et par un culte des anges, ne vous ravisse à son gré le prix de la course, tandis qu'il s'abandonne à ses visions et qu'il est enflé d'un vain orgueil par ses pensées charnelles,
      19 sans s'attacher au chef, dont tout le corps, assisté et solidement assemblé par des jointures et des liens, tire l'accroissement que Dieu donne.
      20 Si vous êtes morts avec Christ aux rudiments du monde, pourquoi, comme si vous viviez dans le monde, vous impose-t-on ces préceptes :
      21 Ne prends pas ! ne goûte pas ! ne touche pas !
      22 préceptes qui tous deviennent pernicieux par l'abus, et qui ne sont fondés que sur les ordonnances et les doctrines des hommes ?
      23 Ils ont, à la vérité, une apparence de sagesse, en ce qu'ils indiquent un culte volontaire, de l'humilité, et le mépris du corps, mais ils sont sans aucun mérite et contribuent à la satisfaction de la chair.

      1 Timothée 3

      1 Cette parole est certaine : Si quelqu'un aspire à la charge d'évêque, il désire une oeuvre excellente.

      1 Timothée 5

      22 N'impose les mains à personne avec précipitation, et ne participe pas aux péchés d'autrui ; toi-même, conserve-toi pur.

      2 Timothée 1

      6 C'est pourquoi je t'exhorte à ranimer le don de Dieu que tu as reçu par l'imposition de mes mains.
      11 C'est pour cet Évangile que j'ai été établi prédicateur et apôtre, chargé d'instruire les païens.

      2 Timothée 2

      2 Et ce que tu as entendu de moi en présence de beaucoup de témoins, confie-le à des hommes fidèles, qui soient capables de l'enseigner aussi à d'autres.

      1 Pierre 5

      1 Voici les exhortations que j'adresse aux anciens qui sont parmi vous, moi ancien comme eux, témoin des souffrances de Christ, et participant de la gloire qui doit être manifestée :

      3 Jean 1

      2 Bien-aimé, je souhaite que tu prospères à tous égards et sois en bonne santé, comme prospère l'état de ton âme.
      9 J'ai écrit quelques mots à l'Église ; mais Diotrèphe, qui aime à être le premier parmi eux, ne nous reçoit point.

      Apocalypse 3

      1 Écris à l'ange de l'Église de Sardes : Voici ce que dit celui qui a les sept esprits de Dieu et les sept étoiles : Je connais tes oeuvres. Je sais que tu passes pour être vivant, et tu es mort.
      4 Cependant tu as à Sardes quelques hommes qui n'ont pas souillé leurs vêtements ; ils marcheront avec moi en vêtements blancs, parce qu'ils en sont dignes.
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