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TALMUD

Cette vaste compilation est, pour la période postbiblique juive, le résultat d'un travail analogue à celui qui créa, chez les mahométans, la Sonna du Prophète, ou, au Moyen âge chrétien, les Sommes des scolastiques. Sous Esdras, la Loi (thôra) avait été promulguée comme base religieuse et juridique de la communauté juive. Dorénavant, et surtout après l'établissement définitif du canon des livres sacrés, aucune décision nouvelle ne pouvait y être introduite. Il fallait donc préserver la Loi de toute augmentation apocryphe en « l'entourant d'une clôture », tout en adaptant ses prescriptions, par une exégèse souvent subtile, aux nombreuses et si complexes nécessités de la vie. Cette exégèse se nomme midrasch (=recherche, interprétation), et est déjà mentionnée dans l'A. T (2Ch 13:22 24:27).

Il existe toute une littérature midraschique, dont les principaux représentants sont la Mekhiltâ (=mesure, règle d'interprétation) qui est un commentaire des chap. 12 à 35 de l'Exode, les livres Sijrâ et Siftê dont le premier contient l'interprétation du Lévitique tandis que l'autre commente les Nombres et le Deutéronome, ensuite le Midrasch rabba qui explique le Pentateuque et les cinq Megillolh, et finalement la Pesiqtâ qui est une collection d'homélies pour les différentes solennités de l'année. Par cette méthode du midrasch on obtint des prescriptions nouvelles dérivées de la Loi mosaïque, parfois grâce à de véritables tours de force de logique ; c'est ce qu'on appela Halachah (hébreu halâkâ =marche à suivre, règle de conduite ; pluriel, halâkoth). Ces halâkoth concernaient les pratiques du culte et le droit traditionnel. La même méthode fut appliquée aux parties historiques du Pentateuque. On en illustrait, dans une intention homilétique ou parénétique, les récits par des légendes, des paraboles, des anecdotes, etc. C'est ce que l'on nomme l' Agada ou Haggada (=récit, narration).

C'est ainsi que se formèrent d'innombrables traditions extrabibliques qui, pendant des siècles, furent transmises oralement d'une génération à l'autre, car il était interdit de les fixer par écrit pour ne pas nuire à l'autorité de la Loi. Néanmoins, cette loi orale, puisée dans la loi inspirée, avait la prétention d'être d'origine divine. Les auteurs de ces traditions furent d'abord les sôplierim (=érudits, les scribes du N.T.). Les plus illustres parmi eux sont Hillel et son rival Schammai, contemporains de Jésus, ainsi que Gamaliel l'aîné, maître de l'apôtre Paul (Ac 22:3) et connu pour sa modération vis-à-vis des disciples de Jésus (Ac 5:31).

Plus tard, ces docteurs prirent le titre de tannaim (=docteurs, traditionalistes). Après la destruction de Jérusalem en 70, ils créèrent en Palestine des académies dont plusieurs devinrent célèbres, par ex. celles de Jabné (Yamnia), fondée par R. Johanan et dirigée plus tard par Gamaliel II, de Sepphoris et de Tibériade. A l'époque de l'empereur Adrien, R. Akiba et son disciple R. Meïr commencèrent à réunir les nombreuses prescriptions et à les noter pour leur usage personnel, car on avait reconnu l'impossibilité de les garder toutes en mémoire.

Vers l'année 200 de notre ère, l'illustre R. Yehoudà Ha-nâsî (=le Prince ; nommé aussi le Saint et désigné généralement comme Rabbi, le Maître par excellence) se décida à fixer par écrit toutes ces traditions en se servant des recueils privés de ses prédécesseurs. Cet ouvrage, composé en langue néo-hébraïque fortement influencée par l'araméen et contenant des mots grecs et latins hébraisés, fut nommé Mischna (=enseignement, doctrine ; saint Jérôme et d'autres ont rendu ce mot par doctrine répétée, en confondant michnâ avec michnê). Bientôt cette Mischna fut reconnue comme faisant autorité dans toutes les écoles rabbiniques.

La Mischna se compose de six sections, nommées sedarim (=ordres, séries), à savoir :

1. le sédèr seraïm, chapitre des semailles, avec une introduction, le traité des berakhoth (=bénédictions, prières) ;

2. le sédèr moed, ayant trait au culte et plus particulièrement aux fêtes ;

3. le sédèr nashim, concernant les femmes ;

4. le sédèr neziqin (=dommages), contenant le droit civil et pénal, avec un traité sur l'idolâtrie et la fameuse collection d'apophtegmes connue sous le nom de Pirqé aboth (=sentences des pères) ;

5. le sédèr qodaschim, traitant des sacrifices et des offrandes destinées au temple, qui y est décrit ;

6. le sédèr toharoth (=purifications ; euphémisme pour : choses impures).

Chacun de ces sedarim se compose d'un certain nombre de traités appelés massekthoth (=tissu ; même image que dans le mot : texte = tissu), qui forment un total de 60, ou, d'après d'autres, de 63. Le texte de la Mischna a été imprimé pour la première fois à Naples, en 1492.

R. Yehoudâ Ha-nâsî fut le dernier des tannaïm. Mais après sa mort, on reconnut la nécessité d'expliquer à son tour la Mischna, de la compléter, au besoin de la modifier, pour tenir compte des nouveaux problèmes religieux et sociaux qui surgissaient sans cesse. Les docteurs qui s'adonnèrent à ce travail portent le nom d'amoraim (=ceux qui parlent [d'autorité]). Ils enseignaient non seulement dans les académies palestiniennes, mais surtout en Babylonie où des académies juives avaient été fondées, qui ne tardèrent pas à devenir célèbres et à attirer un nombre toujours croissant d'étudiants. Les plus connues sont celles de Néhardéa, de Soura et de Poum Beditha. Les commentaires de la Mischna, établis par ces amoraim, sont appelés Gemaras (pron. Guemaras), mot qui signifie « étude définitive ». On distingue une Gemara palestinienne et une Gemara babylonienne, cette dernière beaucoup plus volumineuse. Ces ouvrages ne sont pas terminés ; aucun ne commente la Mischna entière. Les Gemaras sont rédigées en araméen, l'une dans le dialecte palestinien, plus exactement galiléen, l'autre dans le dialecte babylonien de cet idiome. Elles ne sont pas le résultat des seules réflexions personnelles des docteurs amoraïtes ; ceux-ci se servirent, pour leur rédaction, de nombreuses traditions tannaïtes, donc anciennes, qui n'avaient pas été utilisées pour la composition de la Mischna officielle. On nomme ces traditions Mischna hitzona, en araméen Matnitha barayta ou simplement Barayta (=ce qui est en dehors [de la Mischna officielle]). Un autre recueil de traditions tannaïtes utilisé également par les amoraïm porte le titre de Tosephta (=supplément) ; il suit l'ordre de la Mischna.

Mischna et Gemara sont les deux éléments qui composent le Talmud (=enseignement, doctrine). On distingue par conséquent deux Talmuds, un Talmud palestinien, improprement nommé Talmud Yerouchalmi, Talmud de Jérusalem, et un Talmud babylonien, Talmud Babli. Le Talmud palestinien dut être, au commencement du V e siècle, terminé assez hâtivement, les académies palestiniennes ayant été supprimées par l'autorité impériale ; il s'en est ressenti, étant souvent, pour cette raison, très difficile à comprendre. Il a été imprimé pour la première fois à Venise, en 1523 ; il en existe une traduction française due à Moïse Schwab (12 vol., Paris 1871-1890), et dont une nouvelle édition est sous presse. Voir TEXTE de l'A.T., I, 2,4°.

Le Talmud babylonien finit par être reconnu comme seule collection faisant autorité, et il est considéré comme tel encore aujourd'hui parmi les Juifs orthodoxes. C'est donc de lui qu'il s'agit quand on parle communément du « Talmud ». Il fut soigneusement rédigé, au commencement du V e siècle, par R. Ashi, et fixé définitivement vers 500 sous la pression des persécutions déclenchées par les Sassanides contre les Juifs. Une dernière rédaction en fut faite par les saboraïm (=ceux qui opinent, qui font des suppositions). Le Talmud babylonien fut imprimé pour la première fois à Venise, dans les années 1520 à 1523. La traduction la plus connue est celle de Lazarus Goldschmidt, en allemand (8 vol., Berlin et Leipzig, 1899-1921 ; rééd. 1930). Le seul manuscrit complet du Talmud Babli se trouve à la bibliothèque de Munich ; il est daté de 1343 et a été publié par H.L. Strack (3 vol., Leyde, 1912).

Le Talmud est un monument de la civilisation juive des cinq premiers siècles de notre ère. Il abonde en remarques occasionnelles concernant toutes les branches de la science humaine : grammaire, lexicographie, poésie, numismatique ; histoire, géographie, chronologie ; logique, psychologie, métaphysique ; astronomie, géométrie ; botanique, zoologie, chimie, physique et médecine. Il est une mine inépuisable pour l'historien et notamment pour l'archéologue. Pour les Juifs, il constitue encore aujourd'hui l'autorité suprême en matière de religion. Les Juifs orthodoxes, et surtout ceux qui habitent l'Europe orientale, le considèrent toujours comme un livre inspiré et le placent à côté, parfois même au-dessus de la Thora.

En tous les cas, les Juifs lui doivent une grande reconnaissance, car, si l'on fait abstraction de la secte des Karaites à laquelle il a donné naissance au VIII e siècle et qui le rejette, c'est le Talmud qui a sauvé les Juifs de la Dispersion en établissant entre eux un solide lien. D'autre part, es Juifs, au Moyen âge, ont été persécutés à cause du Talmud, et souvent avec férocité.

En 1244, de nombreux manuscrits du Talmud furent brûlés publiquement à Paris, et quelque temps plus tard les Juifs furent expulsés du royaume de France. En Espagne, ils subirent le même sort. C'est qu'on les accusait non seulement de tendance antichrétienne en général, mais surtout d'immoralité vis-à-vis de tous ceux qui n'étaient pas de leur religion. Et depuis le célèbre Entdecktes Judentum de Johann Eisenmenger, paru, avec approbation du roi de Prusse en 1711, à Koenigsberg, cette accusation a été souvent répétée. Est-elle justifiée ? Il s'agit de l'attitude des Juifs vis-à-vis des akoum (=ôbedé kôkabîm ou mazzâlôth, adorateurs des étoiles et des signes zodiacaux, c-à-d, païens, ou plus exactement : non-juifs). En effet, le Talmud contient, pour régler cette attitude, certains principes moraux qui, de prime abord, paraissent choquants. Le traité Sanhédrin du Talmud babylonien, f. 81b et 82a, déclare, par exemple, que l'adultère ne peut se commettre qu'entre Juifs, et que, s'il s'agit d'une femme non juive, il y a faute punissable, mais non pas d'après les lois de l'adultère. On a conclu de ce passage que le Talmud accorderait les circonstances atténuantes en présence d'un cas d'adultère entre un Juif et une femme mariée appartenant à une autre religion. Ceci est certainement une erreur, car, si le Talmud considère ce cas comme ne tombant pas sous la catégorie « adultère », il le fait uniquement parce que la loi mosaïque n'avait pas prévu ce cas. Mais un pareil passage ne peut-il pas constituer un danger pour la grande masse des simples, non habitués aux distinctions subtiles de la casuistique juridique ?

Autre exemple : d'après b. Baba qamma, f. 113a et b, un Juif trouvant un objet perdu par un akoum a le droit de le garder alors qu'il serait obligé de le restituer s'il avait été perdu par un Juif. Une seule restriction : si le souci de « sanctifier le nom de Dieu », ou la peur de le profaner, entre en ligne de compte. Cela veut dire que le Juif doit soigneusement éviter tout ce qui pourrait donner lieu à une critique défavorable de la religion juive par un adhérent d'une autre religion.

Il est équitable aussi de reconnaître que certains rabbins n'omettent pas d'affirmer la légitimité de la juridiction profane, c'est-à-dire païenne ou chrétienne ; cf. b. Baba bathra, 54b, 55a. Mais pourquoi alors une règle qui semble léser la morale ? Uniquement parce que le passage de la Loi (De 22:2 et suivant) parle d'un boeuf ou d'une brebis égarés « de ton frère », c'est-à-dire d'un Israélite. Il est certain que cette façon d'envisager la morale est très éloignée de celle du sermon sur la montagne, et s'il est incontestable que le Talmud, pour parler avec Joseph Dérembourg, professe « la charité la plus exquise, la piété la plus douce, la tolérance la plus large » --nous nous en voudrions en effet de ne pas citer un passage comme celui de la Tosephta Sanhédrin (13:2), où il est dit que « les pieux, quelle que soit la nation à laquelle ils appartiennent, ont droit au salut éternel » --cette morale, dans l'ensemble, à cause de son étroitesse, est bien inférieure à la morale du N.T., car elle est fondée uniquement sur le texte et non sur l'esprit des préceptes de l'A.T. Le Talmud ne raconte-t-il pas d'ailleurs à plusieurs reprises, et avec une satisfaction évidente, que tel rabbin, ayant acheté certain objet d'un akoum, réussit à tromper le vendeur en lui payant une somme un peu moindre que le prix demandé ? On trouve ce procédé légitime parce que le vendeur ne l'a pas remarqué, que c'est donc lui qui en est responsable !

La connaissance du Talmud et surtout de la Mischna est de la plus grande importance pour l'interprétation du N.T., car la Mischna--et il en est de même des différentes Baraytas, de la Tosephta, etc. --remontant pour certaines traditions au siècle précédant immédiatement la venue de Jésus, composée d'autre part dans les deux premiers siècles de notre ère, nous place exactement dans le milieu spirituel où le N.T. a pris naissance.

Les opinions et les raisonnements des docteurs talmudiques nous permettent en bien des cas de comprendre non seulement la forme, mais encore le contenu de passages analogues du N.T. Les paroles, les paraboles, les miracles de Jésus ont certains parallèles dans le Talmud ; tout en nous montrant le fond commun d'où ces textes sont issus, ils témoignent également de la grande distance qui sépare Jésus des rabbins.

Certains passages du Talmud rappellent exactement des paroles de Jésus : « Ne fais pas à ton prochain ce qui t'est désagréable à toi-même » (b. Schabb., 31a ; cf. Mr 12:31-33, Lu 10:27). Mais il faut remarquer que le Talmud exprime ici négativement ce que Jésus exprime positivement : « tu aimeras ton prochain, etc. », et que pour le Talmud « le prochain » (voir ce mot) ne saurait être qu'un Juif ou un prosélyte juif.

Autre exemple : « Si quelqu'un s'abaisse, le Saint--qu'il soit loué ! --le rehaussera, et si quelqu'un se rehausse, le Saint--qu'il soit loué ! --l'abaissera » (b. Eroubin, 13b ; cf. Mt 23:12, Lu 14:11 18:14).

Les prescriptions du Talmud pour le repas pascal permettent de comprendre certains détails de la célébration de la Cène ; les prières qui y sont dites présentent en outre une analogie avec les prières de la Didakhé.

Certains raisonnements de l'apôtre Paul, par ex. 1Co 10:1 et suivant et autres, sont souvent illustrés par la littérature talmudique.

Il ne nous est malheureusement plus possible de savoir exactement ce que pensait le Talmud de la personne de Jésus-Christ. La censure chrétienne a, au Moyen âge, supprimé ou altéré bon nombre de passages se rapportant au fondateur du christianisme ; le Talmud imprimé à Bâle dans les années 1578 à 1581, qui ignore, entre autres, tout le traité Abodâ Zara (=de l'idolâtrie), se recommande comme juxta mentem sacri concilii Tridentini expurgatus et approbatus, ut non modo citra impietatem, verum etiam cum fructu a nostris legi possit. Cette censure trouva une auxiliaire dans la censure juive désireuse d'épargner aux Juifs des ennemis.

Certains passages du Talmud parient d'un nommé « N.N. » ; ils paraissent se rapporter à Jésus, mais ce n'est pas certain. D'autres passages ont conservé le nom de notre Seigneur. C'est ainsi que nous lisons b. Sanhédrin, 41a : « Il a été relaté (nar les tannahn) : Le jour de la préparation de la Pâque, (cf. Mt 27:62, Mr 15:42, Lu 23:54) on a pendu Jéshu ha-nazri (c-à-d. Jésus de Nazareth). Un héraut le précéda pendant quarante jours (criant) : Qu'on le lapide, car il a exercé la magie, il a séduit et détourné Israël. Que ceux qui connaissent une justification pour lui, viennent et déposent en sa faveur. Mais on ne trouva pas de justification, et c'est ainsi qu'il fut pendu le jour de la préparation de la Pâque. » Ce passage est intéressant sous différents rapports. D'abord, la date indiquée, le Jour de la préparation de la Pâque--et un manuscrit du Talmud précise en disant que c'était un vendredi--, concorde avec la date de la mort de Jésus telle qu'elle est mentionnée dans l'évangile de Jean (Jn 19:31). Ensuite il faut noter que la pendaison de Jésus n'est pas en contradiction avec son crucifiement. Ce dernier mode d'exécution était inconnu à la loi juive ; c'était la punition pratiquée, en Orient, par les Romains. Chez les Juifs, la pendaison se faisait sur le cadavre d'un condamné préalablement exécuté (généralement lapidé).

Les crimes reprochés à Jésus confirment non seulement le récit des évangiles, notamment les miracles que Jésus a faits, mais aussi certains passages de Josèphe (Ant., XVIII, 3:3) qui pourraient être authentiques.

Quant au nom que Jésus porte généralement dans le Talmud (Jéshu sans aïn final), il pourrait être une forme dialectale, mais nous pensons plutôt qu'il s'agit d'une déformation intentionnelle : les Juifs ont voulu empêcher le lecteur de songer à la racine yâcha qui signifie « sauver ». N'ont-ils pas expliqué plus tard le nom de Jéshu comme formé par les initiales des mots Yimmah SHemô Uzikrônô (=que son nom et son souvenir soient exterminés) ? N'ont-ils pas donné des étymologies malveillantes du mot euaggelion /=évangile), comme avôn gïllâyôn (=tableau du crime) ou avên gillâyôn (=tableau de malheur) ?

Jésus apparaît encore sous une autre désignation dans le Talmud : Jéshu bèn Pantêrâ ou Pandêrâ, et il est précisé que ce Pantêrâ était soldat. Nous ignorons l'origine de cette désignation. Pantêrâ est un nom propre grec assez fréquent à cette époque. Sans attacher de l'importance à une étymologie égyptienne qui a été proposée (pa-neter-a =le grand dieu, est une des épithètes d'Osiris), nous pensons avec Nitzsch que ce Pantêrâ est une transformation populaire d'un parthénos (=vierge) incompris.

Quant à une troisième désignation de Jésus : Jéshu bèn Stâdâ (on a voulu penser à sôtèr [=sauveur], le Talmud palestinien prononçant Stâdâ ou Sôtâdâ), elle paraît se rapporter primitivement à un autre personnage. Quoi qu'il en soit, ce qui est important c'est que le Talmud est un témoin de l'historicité de Jésus, car si les docteurs juifs avaient pu prouver le contraire, ils se seraient certainement empressés de le faire.

Consulter : H.L. Strack, Einleit. In Talmud und Midras, 5 e éd, Munich 1921, pp. 150-194.

Ch. J.

Révision Yves Petrakian 2005

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Versets relatifs

    • 2 Chroniques 13

      Matthieu 23

      Matthieu 27

      62 Lors du sabbat juif, les principaux sacrificateurs et les pharisiens, qui auraient dû vaquer à leurs affaires religieuses, traitèrent avec Pilate sur le moyen de garder le sépulcre de Jésus : ils désiraient en effet qu'il n'y ait aucune preuve indubitable de la résurrection de notre Seigneur. Pilate leur répondit qu'ils pouvaient protéger le sépulcre avec tout le soin qu'ils désiraient. Ils scellèrent donc la pierre, mirent en place des gardes, et furent satisfaits de toutes ces mesures entreprises.

      Mais le fait de faire garder le sépulcre contre toute intervention des disciples du Seigneur, de force pourtant bien modeste, était une folie inutile ; il était vain de vouloir tenter de garder ce tombeau contre la Puissance divine ; ces hommes estimèrent toutefois agir sagement... En fait le Seigneur prit ces « sages » à leur propre piège !

      Toute la rage et les plans des ennemis de Christ ne pourront que promouvoir Sa gloire !

      Marc 12

      Marc 15

      42 Ce texte décrit l'ensevelissement de notre Seigneur Jésus. Puissions-nous, par la Grâce, « mourir au péché », de manière similaire, Romains 6:11* !

      Joseph d'Arimathée était un de ceux qui attendaient le Royaume de Dieu. Ceux qui espèrent avoir part aux privilèges de ce Royaume, doivent se confier totalement en Jésus, alors que tout semble anéanti. Dieu a choisi cet homme pour Son service. Une Providence particulière fit évoluer le cours des évènements pour que Pilate fasse vérifier avec exactitude si Jésus était bien mort, afin de prévenir toute simulation éventuelle. Pilate donna donc l'autorisation à Joseph de descendre le corps et d'en faire ce que bon lui semblait.

      Quelques unes des femmes regardèrent où Jésus fût déposé, afin de pouvoir venir oindre Son corps, après le sabbat ; elles n'avaient en effet pas eu le temps de le faire avant. On porta une attention spéciale sur le lieu où se trouvait le sépulcre de Christ, parce qu'Il devait ressusciter.

      Jésus n'abandonne pas ceux qui ont confiance en Lui et qui Le réclament. La mort, privée de son aiguillon, met un terme aux douleurs du croyant, comme elle le fit à celles du Sauveur.

      * Référence ajoutée par le traducteur pour faciliter la compréhension du texte

      Luc 10

      Luc 14

      Luc 18

      Luc 23

      Jean 19

      31 Un soldat, en perçant le côté de Jésus, vérifia qu’Il était bien mort. Ce Dernier est décédé plus rapidement que ceux qui étaient crucifiés avec Lui. Jésus a montré qu'Il a donné Sa vie de Lui-même. La lance du soldat Romain a percé les « sources de la vie » ; aucun corps humain ne peut survivre à une telle blessure.

      Toute l’existence de notre Seigneur ici-bas a attesté solennellement qu'Il y avait quelque chose de particulier en Lui : le sang et l'eau qui ont coulé de Son côté étaient une image des deux grands bienfaits qu’Il octroie à tous les croyants, la justification et la sanctification ; le sang représente l'expiation, l'eau, la purification. Ces deux éléments ont coulé du côté percé de notre Rédempteur ; à Christ crucifié, nous devons notre justification, à l'Esprit et à la Grâce, notre sanctification. Que cette blessure du corps de notre Seigneur puisse étouffer les craintes de ceux qui sont faibles en la foi, qu’elle encourage leur espérance ; le sang et l'eau qui ont coulé du flanc de Jésus ont été versés à la fois pour les justifier et les sanctifier ! L'Écriture a été encore accomplie par ce fait : les jambes de Jésus n'ont pas été brisées, Psaume 34:20. C’est aussi une image de l'agneau pascal, dans Exode 12:46.

      Puissions-nous toujours porter notre regard vers Jésus, Celui que, par ignorance et insouciance, nous avons « percé » par nos péchés, malgré Sa Miséricorde ; Christ a versé Son sang et de l'eau pour que nous puissions être justifiés et sanctifiés en Son Nom !

      Actes 5

      Actes 22

      1 Corinthiens 10

      1

      Les grands privilèges, et le terrible renversement de situation des Israélites dans le désert. (1 Corinthiens 10:1-5)
      Mise en garde contre toute idolâtrie, et autres pratiques coupables. (1 Corinthiens 10:6-14)
      La pratique de l'idolâtrie ne peut pas persister chez celui qui est « en » Christ. (1 Corinthiens 10:15-22)
      Tout ce que nous faisons doit l’être à la gloire de Dieu, sans atteinte à la conscience de notre prochain. (1 Corinthiens 10:23-33)

      Afin de dissuader les Corinthiens de céder à l’idolâtrie, et de les écarter de toute conduite coupable, l'apôtre cite l'exemple de la nation juive, au temps de Moïse. Les Juifs ont traversé miraculeusement la Mer Rouge, alors que les Égyptiens qui les poursuivaient, furent noyés. Il s’agissait en fait, d’une allégorie du baptême.

      La manne, par laquelle ils furent nourris, était une image de Christ crucifié, le Pain descendu du ciel : celui qui en mange vivra à jamais !

      Christ est le Roc sur lequel l'église chrétienne est bâtie ; de toutes les sources d’eau qui en jaillissent, les croyant se désaltèrent et sont rafraîchis. C’est encore une image des bénédictions spirituelles du Saint-Esprit, accordées aux enfants de Dieu, par l’intermédiaire de Christ !

      Qu’aucun enfant de Dieu n’abuse des grands privilèges spirituels et de la Vérité dont il dispose ; cela pourrait nuire à sa félicité céleste.

    • 2 Chroniques 13

      22 וְיֶ֙תֶר֙ דִּבְרֵ֣י אֲבִיָּ֔ה וּדְרָכָ֖יו וּדְבָרָ֑יו כְּתוּבִ֕ים בְּמִדְרַ֖שׁ הַנָּבִ֥יא עִדּֽוֹ׃

      Matthieu 23

      12 ὅστις δὲ ὑψώσει ἑαυτὸν ταπεινωθήσεται, καὶ ὅστις ταπεινώσει ἑαυτὸν ὑψωθήσεται.

      Matthieu 27

      62 Τῇ δὲ ἐπαύριον, ἥτις ἐστὶν μετὰ τὴν παρασκευήν, συνήχθησαν οἱ ἀρχιερεῖς καὶ οἱ Φαρισαῖοι πρὸς Πιλᾶτον

      Marc 12

      31 δευτέρα αὕτη· Ἀγαπήσεις τὸν πλησίον σου ὡς σεαυτόν. μείζων τούτων ἄλλη ἐντολὴ οὐκ ἔστιν.
      32 καὶ εἶπεν αὐτῷ ὁ γραμματεύς· Καλῶς, διδάσκαλε, ἐπ’ ἀληθείας εἶπες ὅτι εἷς ἐστιν καὶ οὐκ ἔστιν ἄλλος πλὴν αὐτοῦ·
      33 καὶ τὸ ἀγαπᾶν αὐτὸν ἐξ ὅλης τῆς καρδίας καὶ ἐξ ὅλης τῆς συνέσεως καὶ ἐξ ὅλης τῆς ἰσχύος καὶ τὸ ἀγαπᾶν τὸν πλησίον ὡς ἑαυτὸν περισσότερόν ἐστιν πάντων τῶν ὁλοκαυτωμάτων καὶ θυσιῶν.

      Marc 15

      42 Καὶ ἤδη ὀψίας γενομένης, ἐπεὶ ἦν παρασκευή, ὅ ἐστιν προσάββατον,

      Luc 10

      27 ὁ δὲ ἀποκριθεὶς εἶπεν· Ἀγαπήσεις κύριον τὸν θεόν σου ἐξ ὅλης τῆς καρδίας σου καὶ ἐν ὅλῃ τῇ ψυχῇ σου καὶ ἐν ὅλῃ τῇ ἰσχύϊ σου καὶ ἐν ὅλῃ τῇ διανοίᾳ σου, καὶ τὸν πλησίον σου ὡς σεαυτόν.

      Luc 14

      11 ὅτι πᾶς ὁ ὑψῶν ἑαυτὸν ταπεινωθήσεται καὶ ὁ ταπεινῶν ἑαυτὸν ὑψωθήσεται.

      Luc 18

      14 λέγω ὑμῖν, κατέβη οὗτος δεδικαιωμένος εἰς τὸν οἶκον αὐτοῦ παρ’ ἐκεῖνον· ὅτι πᾶς ὁ ὑψῶν ἑαυτὸν ταπεινωθήσεται, ὁ δὲ ταπεινῶν ἑαυτὸν ὑψωθήσεται.

      Luc 23

      54 καὶ ἡμέρα ἦν παρασκευῆς, καὶ σάββατον ἐπέφωσκεν.

      Jean 19

      31 Οἱ οὖν Ἰουδαῖοι, ἐπεὶ παρασκευὴ ἦν, ἵνα μὴ μείνῃ ἐπὶ τοῦ σταυροῦ τὰ σώματα ἐν τῷ σαββάτῳ, ἦν γὰρ μεγάλη ἡ ἡμέρα ἐκείνου τοῦ σαββάτου, ἠρώτησαν τὸν Πιλᾶτον ἵνα κατεαγῶσιν αὐτῶν τὰ σκέλη καὶ ἀρθῶσιν.

      Actes 5

      31 τοῦτον ὁ θεὸς ἀρχηγὸν καὶ σωτῆρα ὕψωσεν τῇ δεξιᾷ αὐτοῦ, τοῦ δοῦναι μετάνοιαν τῷ Ἰσραὴλ καὶ ἄφεσιν ἁμαρτιῶν·

      Actes 22

      3 Ἐγώ εἰμι ἀνὴρ Ἰουδαῖος, γεγεννημένος ἐν Ταρσῷ τῆς Κιλικίας, ἀνατεθραμμένος δὲ ἐν τῇ πόλει ταύτῃ παρὰ τοὺς πόδας Γαμαλιήλ, πεπαιδευμένος κατὰ ἀκρίβειαν τοῦ πατρῴου νόμου, ζηλωτὴς ὑπάρχων τοῦ θεοῦ καθὼς πάντες ὑμεῖς ἐστε σήμερον,

      1 Corinthiens 10

      1 Οὐ θέλω γὰρ ὑμᾶς ἀγνοεῖν, ἀδελφοί, ὅτι οἱ πατέρες ἡμῶν πάντες ὑπὸ τὴν νεφέλην ἦσαν καὶ πάντες διὰ τῆς θαλάσσης διῆλθον,
    • 2 Chroniques 13

      22 Le reste des actions d'Abija, et sa conduite, et ses paroles sont écrites dans les mémoires du prophète Iddo.

      Matthieu 23

      12 Car quiconque s'élèvera sera abaissé ; et quiconque s'abaissera sera élevé.

      Matthieu 27

      62 Le jour suivant, qui était le lendemain de la préparation du sabbat, les principaux sacrificateurs et les pharisiens allèrent ensemble vers Pilate,

      Marc 12

      31 Et voici le second qui lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n'y a point d'autre commandement plus grand que ceux-ci.
      32 Et le scribe lui répondit : C'est bien, Maître, tu as dit avec vérité, qu'il n'y a qu'un Dieu, et qu'il n'y en a point d'autre que lui ;
      33 Et que l'aimer de tout son coeur, de toute sa pensée, de toute son âme, et de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, c'est plus que tous les holocaustes et les sacrifices.

      Marc 15

      42 Comme il était déjà tard, et que c'était le jour de la préparation, c'est-à-dire, la veille du sabbat,

      Luc 10

      27 Il répondit : Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ta pensée ; et ton prochain comme toi-même.

      Luc 14

      11 Car quiconque s'élève sera abaissé, et quiconque s'abaisse sera élevé.

      Luc 18

      14 Je vous le dis, celui-ci redescendit justifié dans sa maison préférablement à l'autre ; car quiconque s'élève sera abaissé, et quiconque s'abaisse sera élevé.

      Luc 23

      54 C'était le jour de la préparation, et le sabbat allait commencer.

      Jean 19

      31 Or, les Juifs, de peur que les corps ne demeurassent sur la croix le jour du sabbat (car c'était la préparation, et ce sabbat était un grand jour), demandèrent à Pilate qu'on rompît les jambes aux crucifiés, et qu'on les enlevât.

      Actes 5

      31 Dieu l'a élevé à sa droite, comme le Prince et Sauveur, afin de donner à Israël la repentance et la rémission des péchés.

      Actes 22

      3 Je suis Juif, né à Tarse en Cilicie, mais j'ai été élevé dans cette ville aux pieds de Gamaliel, et instruit avec rigueur dans la loi de nos pères, étant zélé pour Dieu, comme vous l'êtes tous aujourd'hui.

      1 Corinthiens 10

      1 Frères, je ne veux pas que vous ignoriez que nos pères ont tous été sous la nuée, et qu'ils ont tous passé au travers de la mer ;
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