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TÉRACH

(LXX, Tharra ou Thara ; Vulgate, Tharé, transcription adoptée par Vers. Syn. ; Ost. et Mart., Taré). Nom hébreu du père d'Abram, de Nacor et de Haran, père de Lot (Ge 11:26 et suivant).

Il était originaire d' « Ur en Caldée », hébreu Ur-Kasdim (Ge 11:28-31 15:7). La Caldée (voir ce mot) était le pays suméro-babylonien ; Ur y joua un rôle célèbre comme centre de la civilisation primitive (cf. Woolley, Les Sumériens). Vers la fin du III e millénaire, les populations akkadiennes (Sémites) s'étaient fortement mélangées aux habitants sumériens.

Certains critiques émettent aujourd'hui des doutes sur le fait que la famille d'Abram aurait eu son berceau dans le voisinage du golfe Persique. Ils font remarquer que, lorsque Abram envoya son serviteur chercher femme pour Isaac, il l'envoya en Mésopotamie (Aram-Naharaïm), à « la ville de Nacor » (Ge 24:10), et que lorsque Jacob se rendit auprès de Laban, petit-fils de Nacor, c'est vers Caran qu'il dirigea ses pas (Ge 27:43 28:10). Ils en concluent qu'une autre ville nommée Ur devait se trouver dans le voisinage de Caran.

Ces remarques méritent de retenir l'attention ; mais elles n'auraient, comme argument, de valeur décisive que si la famille de Térach n'avait pas émigré tout entière d'Ur à Caran et si Nacor était resté à Ur. Or, de cela, nous ne savons rien. Nous savons seulement que P, source postérieure dont la vérité historique est si volontiers contestée dans les milieux de la critique à cause de son caractère doctrinaire et apologétique, dit que Térach « prit Abram son fils et Lot fils de Haran, et qu'ils sortirent ensemble d'Ur en Caldée pour aller au pays de Canaan » (Ge 11:31). Pourquoi ne mentionne-t-il que ces deux personnages de la caravane ? Ne serait-ce pas tout simplement parce que ces deux personnages étaient les seuls qui l'intéressaient, les seuls dont il avait le propos de raconter l'histoire ? N'est-il pas dans les habitudes de P de sacrifier délibérément tout ce qui n'entre pas dans son plan ? On a aussi objecté que, pour P, les ancêtres d'Abram ont dû prendre la direction qui va d'Arménie en Canaan, et cela, parce que l'arche de Noé, d'après son récit, s'arrêta sur le mont Ararat et que deux noms de sa liste d'ancêtres, Sérug et Nacor, se retrouvent au Nord de la Syrie, l'un comme nom de ville, l'autre, peut-être, comme nom d'une divinité.

L'argument ici est fragile. Le nom araméen de Nacor n'est-il pas plutôt Nacar ? et d'autre part les noms Héber, Péleg, Réhu, Abram, Milca (Ge 11:14,16,18,27,29) ne sont-ils pas des noms du pays babylonien comme celui de Sara (verset 15) = Saratou, la transcription sémitique de Ningal, la grande déesse d'Ur en Caldée ? On a indiqué encore une tradition locale qui situait Ur-Kasdim à quelques étapes à l'Est de Caran. Mais cette tradition n'apparaît qu'au IV e siècle ap. J. -C. C'est décidément un peu loin des événements. On essaie enfin d'affaiblir la croyance traditionnelle en traitant d'interpolations postérieures deux sur trois des passages où la Genèse nous parle d'Ur-Kasdim--ce qui est abuser un peu des hypothèses de la critique biblique.

Plutôt que de retenir toutes ces demi-raisons, qui ensemble ne font pas une raison, et de chercher en Aram-Naharaïm ou en Arménie une Ur problématique, mieux vaut interroger l'histoire du pays de Sumer et voir si les événements qui se passaient au temps de Térach ne suffisent pas à expliquer son exode d'Ur en Caldée.

Or l'archéologie nous apprend chaque jour avec plus de précision qu'au temps de Térach, qui fut à peu près celui du dernier roi de la dernière dynastie d'Ur : Ibi-sin (environ 2195-2170), des luttes sans merci se livrèrent entre les rois groupés autour du Tigre et de l'Euphrate pour savoir à qui serait la riche terre de Sumer, dont la puissance penchait vers son déclin.

Les Élamites franchissent le Tigre, s'emparent d'Ibi-sin ; Ur est ruinée sauvagement et son territoire dévasté. C'est l'agonie qui commence. Elle se poursuit jusqu'au moment où, quarante ans plus tard, Sin-nouballit (2143-2124), père de Hammourapi, dresse la puissance de Babylone contre celle d'Élam et fait passer Ur sous sa domination en l'arrachant aux Élamites au prix d'effroyables massacres.

L'effondrement de la ville entraîna le destin de Sumer. Il est probable qu'alors, pour éviter la mort ou l'esclavage, l'élite de la population se dispersa. Les uns s'enfuirent vers le S., dans les marais du golfe Persique (cf. Delaporte, Mésopotamie, p. 45), préparant une révolte que le fils de Hammourapi, Samsou-ilouna (2080-2043), réprimera en rasant définitivement les murs d'Ur et en effaçant Sumer de l'histoire. Les autres prirent le chemin des caravanes et remontèrent l'Euphrate jusqu'à Caran. Une partie d'entre eux s'enfonça peut-être dans les montagnes d'Asie Mineure et fut à l'origine de ces colonies de Caldéens que l'on retrouvera plus tard en Arménie (Strabon). Mais que des émigrés d'Ur se fixèrent en nombre dans la contrée de Caran, c'est ce que manifeste la présence à Caran même d'un temple consacré aux grandes divinités d'Ur, Sin et Nin-gal. Or il ne paraît pas que ces cultes aient existé à Caran avant l'époque de ces luttes dont Ur fut le principal enjeu pendant 70 ans et qui ne prirent fin que lorsque Hammourapi (Amraphel, contemporain d'Abram) et son fils eurent constitué par leurs conquêtes et leur génie organisateur l'unité de leur vaste empire.

On ne peut s'étonner qu'une partie des transfuges d'Ur ait atteint Caran, à une époque où les migrations et les invasions couvraient des distances infiniment plus considérables, poussant des armées conquérantes et des populations entières depuis la mer Caspienne et la mer Noire jusqu'au golfe Persique et au Nil.

Rien ne s'oppose dès lors à ce que la famille de Térach ait adopté pour patrie la ville qui, comme son nom l'indique, était le point de rencontre des routes sillonnées par le commerce allant d'Elam et de Babylonie jusqu'aux marches syriennes. Ce fait suffit à expliquer qu'Abram ait pu envoyer son serviteur à la ville de Nacor en Mésopotamie, et que Rébecca ait dit à Jacob : « Fuis chez mon frère, à Caran ! » (Ge 27:43).

En attendant, l'archéologie continue à travailler et à faire saillir en lumière des documents qui démontrent la valeur historique des renseignements fournis par l'A.T. Un texte, l'épopée de Kérèt roi de Sidon, trouvé à Ras-Shamra sur la côte phénicienne, et qui a été publié en 1933 par M. Virolleaud, porte cette mention :

Térach fit se lever la nouvelle lune.

Il chassa Shin, sa femme,

Et Nikkar, sa bien-aimée (disant) :

« Comme les criquets vous habiterez la plaine ;

Comme les sauterelles, les confins du désert. »

La relation établie entre Térach et les cultes d'Ur est évidente. Shin, dans le texte, femme de Térach, est la transposition du dieu lunaire Sin. Nikkar, variante de Nikkal, est la même chose que Nin-gal, déesse parèdre de Sin à Ur.

Le texte de Ras-Shamra (daté du XIV° siècle av. J. -C.) atteste donc une migration, ayant apporté en Phénicie les cultes lunaires d'Ur. Cette migration est rattachée par lui à un personnage du nom de Térach. C'est là un fait dont on ne saurait assez souligner l'importance.

Enfin, à côté de ces données de mythologie astrale, le document phénicien mentionne la bataille livrée par les Térachites contre le roi des Sidoniens pour la possession du pays. Cette bataille, à propos de laquelle sont cités le peuple de Zabulon et le peuple d'Asher, se termina par la victoire des Térachites qui poussèrent jusqu'au Négeb. Nous avons là, évoqués, des souvenirs historiques qu'il faut rapprocher des récits de la Genèse (ch. 14, 20, 21, etc.) et qui se rapportent à l'époque où les Hébreux s'installèrent en Palestine, au détriment des Phéniciens. Que reste-t-il des objections rapportées plus haut, après la découverte du texte de Ras-Shamra où nous trouvons, comme on l'a écrit, « la preuve décisive de l'origine caldéenne du peuple hébreu » ?

De Térach sont issus, outre les enfants d'Israël, les Moabites (Ge 19:36), les Ammonites (Ge 19:37), descendants de Lot, et les Édomites ou Iduméens (Ge 36:20, De 2:22), descendants d'Ésaü, qui se fixèrent comme les Hébreux sur terre de Palestine.

BIBLIOGRAPHIE. --L. Delaporte, La Mésopotamie, 1923. --Charles F. Jean, Le Milieu Biblique av. J. -C, 1922. --Westphal, Jéhovah, 4° éd., 1922. --CL. Woolley, Les Sumériens, 1930. --Ad. Lods, Israël, 1930. --Le texte de Ras-Shamra a été présenté à l'Académie des Inscriptions le 13 octobre 1933.

Alex. W.

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Versets relatifs

    • Genèse 11

      14 Chélah était âgé de 30 ans quand il engendra Héber.
      16 Héber, âgé de 34 ans, engendra Péleg.
      18 Péleg, âgé de 30 ans, engendra Reou.
      26 Térah, âgé de 70 ans, engendra Abram, Nahor et Harân.
      27 Voici la postérité de Térah : Térah engendra Abram, Nahor et Harân. Harân engendra Loth.
      28 Harân mourut en présence de son père Térah, au pays de sa naissance, à Our-des-Chaldéens.
      29 Abram et Nahor se marièrent, la femme d’Abram se nommait Saraï, et la femme de Nahor Milka, fille d’Harân, père de Milka et père de Yiska.
      30 Saraï était stérile : elle n’avait point d’enfants.
      31 Térah prit son fils Abram, son petit-fils Loth, fils d’Harân et sa belle-fille Saraï, femme de son fils Abram. Ils sortirent ensemble d’Our-des-Chaldéens, pour se rendre au pays de Canaan. Ils arrivèrent à Harân et ils y habitèrent.

      Genèse 15

      7 Il lui dit encore : Je suis l’Éternel, qui t’ai fait sortir d’Our-des-Chaldéens pour te donner ce pays en possession.

      Genèse 19

      36 Les deux filles de Loth devinrent enceintes de leur père.
      37 L’aînée enfanta un fils qu’elle appela Moab : c’est le père des Moabites qui existent encore aujourd’hui.

      Genèse 24

      10 Le serviteur prit dix chameaux parmi les chameaux de son seigneur et il partit, ayant à sa disposition tous les biens de son seigneur.

      Genèse 27

      43 Maintenant, mon fils, écoute ma voix ! Lève-toi, va te réfugier chez mon frère Laban, à Harân.

      Genèse 28

      10 Jacob partit de Beér-Chéba et s’en alla à Harân.

      Genèse 36

      20 Voici les fils de Séir, le Horien, anciens habitants du pays : Lotân, Chobal, Tsibeôn, Ana,

      Lévitique 13

      1 L’Éternel parla à Moïse et à Aaron et dit :
      2 Lorsqu’un homme aura sur la peau une tumeur, une dartre ou une tache qui devienne une plaie de lèpre sur la peau, on l’amènera au sacrificateur Aaron ou à l’un de ses fils.
      3 Le sacrificateur examinera la plaie qui est sur la peau. Si le poil de la plaie est devenu blanc, et que la plaie paraisse plus profonde que la peau, c’est une plaie de lèpre : le sacrificateur l’examinera et déclarera cet homme impur.
      4 S’il y a sur la peau une tache blanche qui ne paraisse pas plus profonde que la peau, et que le poil ne soit pas devenu blanc, le sacrificateur enfermera pendant sept jours celui qui a la plaie.
      5 Le sacrificateur l’examinera le septième jour. Si la plaie lui paraît ne pas avoir fait de progrès et ne pas s’être étendue sur la peau, le sacrificateur l’enfermera une seconde fois pendant sept jours.
      6 Le sacrificateur l’examinera une seconde fois le septième jour. Si la plaie est devenue pâle et ne s’est pas étendue sur la peau, le sacrificateur déclarera cet homme pur : c’est une dartre, il nettoiera ses vêtements et il sera pur.
      7 Mais si la dartre s’est étendue sur la peau, après qu’il se soit montré au sacrificateur pour être déclaré pur, il se montrera une seconde fois au sacrificateur
      8 qui l’examinera. Si la dartre s’est étendue sur la peau, le sacrificateur le déclarera impur : c’est la lèpre.
      9 Lorsqu’il y aura sur un homme une plaie de lèpre, on l’amènera au sacrificateur
      10 qui l’examinera. S’il y a sur la peau une tumeur blanche, si cette tumeur a fait blanchir le poil, et qu’il y ait une bourgeonnement de chair vive dans la tumeur,
      11 c’est une lèpre invétérée dans la peau de cet homme : le sacrificateur le déclarera impur ; il ne l’enfermera pas, car il est impur.
      12 Si la lèpre fait une éruption sur la peau et que la lèpre couvre toute la peau de celui qui a la plaie, depuis la tête jusqu’aux pieds, partout où le sacrificateur
      13 qui l’examinera portera ses regards ; et si la lèpre couvre tout le corps, il déclarera pur celui qui a la plaie : comme il est entièrement devenu blanc, il est pur.
      14 Mais le jour où l’on apercevra en lui de la chair vive, il sera impur ;
      15 quand le sacrificateur aura vu la chair vive, il le déclarera impur : la chair vive est impure, c’est la lèpre.
      16 Si la chair vive change et devient blanche, il ira vers le sacrificateur
      17 qui l’examinera ; et si la plaie est devenue blanche, le sacrificateur déclarera pur celui qui a la plaie : il est pur.
      18 Lorsque quelqu’un aura eu sur la peau un ulcère qui s’est guéri,
      19 et qu’il se manifestera, à la place où était l’ulcère, une tumeur blanche ou une tache d’un blanc rougeâtre, cet homme se montrera au sacrificateur.
      20 Le sacrificateur l’examinera. Si la tache paraît plus enfoncée que la peau, et que le poil soit devenu blanc, le sacrificateur le déclarera impur : c’est une plaie de lèpre, qui a fait éruption dans l’ulcère.
      21 Si le sacrificateur voit qu’il n’y a point de poil blanc dans la tache, qu’elle n’est pas plus enfoncée que la peau, et qu’elle est devenue pâle, il enfermera cet homme pendant sept jours.
      22 Si la tache s’est étendue sur la peau, le sacrificateur le déclarera impur : c’est une plaie (de lèpre).
      23 Mais si la tache est restée à la même place et ne s’est pas étendue, c’est une cicatrice de l’ulcère : le sacrificateur le déclarera pur.
      24 Lorsque quelqu’un aura eu sur la peau une brûlure par le feu, que le bourgeonnement de la brûlure forme une tache blanche ou d’un blanc rougeâtre,
      25 le sacrificateur l’examinera. Si le poil est devenu blanc dans la tache, et qu’elle paraisse plus profonde que la peau, c’est la lèpre, qui a fait éruption dans la brûlure ; le sacrificateur déclarera cet homme impur : c’est une plaie de lèpre.
      26 Si le sacrificateur voit qu’il n’y a point de poil blanc dans la tache, qu’elle n’est pas plus enfoncée que la peau, et qu’elle est devenue pâle, le sacrificateur enfermera cet homme pendant sept jours.
      27 Le sacrificateur l’examinera le septième jour. Si la tache s’est étendue sur la peau, le sacrificateur le déclarera impur : c’est une plaie de lèpre.
      28 Mais si la tache est restée à la même place, si elle ne s’est pas étendue sur la peau, et si elle est devenue pâle, c’est la tumeur de la brûlure ; le sacrificateur le déclarera pur, car c’est la cicatrice de la brûlure.
      29 Lorsqu’un homme ou une femme aura une plaie à la tête ou au menton,
      30 le sacrificateur examinera la plaie. Si elle paraît plus profonde que la peau, et qu’il y ait du poil jaunâtre et mince, le sacrificateur déclarera cet homme impur : c’est le teigne, c’est la lèpre de la tête ou du menton.
      31 Si le sacrificateur voit que la plaie de la teigne ne paraît pas plus profonde que la peau, et qu’il n’y a point de poil noir, il enfermera pendant sept jours (celui qui a) la plaie de la teigne.
      32 Le sacrificateur examinera la plaie le septième jour. Si la teigne ne s’est pas étendue, s’il n’y a pas de poil jaunâtre, et si elle ne paraît pas plus profonde que la peau,
      33 (cet homme) se rasera, mais il ne rasera pas (la place où est) le teigne ; et le sacrificateur l’enfermera une seconde fois pendant sept jours.
      34 Le sacrificateur examinera la teigne le septième jour. Si la teigne ne s’est pas étendue sur la peau, et si elle ne paraît pas plus profonde que la peau, le sacrificateur le déclarera pur ; il nettoiera ses vêtements, et il sera pur.
      35 Mais si la teigne s’est étendue sur la peau, après qu’il a été déclaré pur,
      36 le sacrificateur l’examinera, et si la teigne s’est étendue sur la peau, le sacrificateur n’aura pas à rechercher s’il y a du poil jaunâtre : il est impur.
      37 Si la teigne lui paraît ne pas avoir fait de progrès, et qu’il y ait poussé du poil noir, la teigne est guérie : il est pur, et le sacrificateur le déclarera pur.
      38 Lorsqu’un homme ou une femme aura sur la peau des taches, des taches blanches,
      39 le sacrificateur l’examinera. S’il y a sur la peau des taches d’un blanc pâle, ce sont des boutons qui ont fait éruption sur la peau : il est pur.
      40 Lorsqu’un homme aura la tête dépouillée de cheveux, c’est un chauve : il est pur.
      41 S’il a la tête dépouillée de cheveux du côté du front, c’est un chauve par-devant : il est pur.
      42 Mais s’il y a dans la partie chauve de derrière ou de devant une plaie d’un blanc rougeâtre, c’est la lèpre qui a fait éruption dans la partie chauve de derrière ou de devant.
      43 Le sacrificateur l’examinera. Si la plaie provoque une tumeur d’un blanc rougeâtre dans la partie chauve de derrière ou de devant, de même aspect que la lèpre sur la peau,
      44 c’est un homme lépreux, il est impur : le sacrificateur le déclarera impur ; c’est à la tête qu’est sa plaie.
      45 Le lépreux, atteint de la plaie, portera ses vêtements déchirés et aura la tête nue ; il se couvrira la moustache et criera : Impur ! Impur !
      46 Aussi longtemps qu’il aura la plaie, il sera impur. Étant impur, il habitera seul ; sa demeure sera hors du camp.
      47 Lorsqu’il y aura sur un vêtement une plaie de lèpre, sur un vêtement de laine ou sur un vêtement de lin,
      48 à la chaîne ou à la trame de lin ou de laine, sur une peau ou sur quelque ouvrage de peau,
      49 et que la plaie sera verdâtre ou rougeâtre sur le vêtement ou sur la peau, à la chaîne ou à la trame, ou sur un objet quelconque de peau, c’est une plaie de lèpre ; elle sera montrée au sacrificateur
      50 qui examinera la plaie et qui enfermera pendant sept jours ce qui en est attaqué.
      51 Il examinera la plaie le septième jour. Si la plaie s’est étendue sur le vêtement, à la chaîne ou à la trame, sur la peau ou sur l’ouvrage quelconque fait de peau, c’est une plaie de lèpre pernicieuse : l’objet est impur.
      52 Il brûlera le vêtement, la chaîne ou la trame de laine ou de lin, l’objet quelconque de peau sur lequel se trouve la plaie, car c’est une lèpre pernicieuse : (l’objet) sera brûlé au feu.
      53 Mais si le sacrificateur voit que la plaie ne s’est pas étendue sur le vêtement, sur la chaîne ou sur la trame, sur l’objet quelconque de peau,
      54 le sacrificateur ordonnera qu’on nettoie ce qui est attaqué de la plaie, et il l’enfermera une seconde fois pendant sept jours.
      55 Le sacrificateur examinera la plaie, après qu’elle aura été nettoyée. Si la plaie n’a pas changé d’aspect et ne s’est pas étendue, l’objet est impur ; il sera brûlé au feu ; c’est une partie de l’endroit ou de l’envers qui a été rongée.
      56 Si le sacrificateur voit que la plaie est devenue pâle, après avoir été nettoyée, il l’arrachera du vêtement ou de la peau, de la chaîne ou de la trame.
      57 Si elle paraît encore sur le vêtement, à la chaîne ou à la trame, ou sur l’objet quelconque de peau, c’est une éruption (de lèpre) : ce qui est attaqué de la plaie sera brûlé au feu.
      58 Le vêtement, la chaîne ou la trame, l’objet quelconque de peau, qui a été nettoyé et d’où la plaie a disparu, sera nettoyé une seconde fois, et il sera pur.
      59 Telle est la loi sur la plaie de la lèpre sur un vêtement de laine ou de lin, sur la chaîne ou la trame, ou sur un objet quelconque de peau, et d’après laquelle ils seront déclarés purs ou impurs.
    • Genèse 11

      27 Nous trouvons dans ce passage l'histoire d'Abram, dont le nom est cité comme référence dans les deux testaments.

      Même les enfants d'Eber ont adoré de faux dieux. Ceux qui, par pure grâce, héritent de la terre promise, devraient se rappeler celle où ils sont nés, à savoir leur état originel naturel, corrompu par le péché. Le frère d'Abram était Nachor, père d'une famille où Isaac et Jacob trouvèrent leur épouse ; Haran vient aussi de cette lignée où l'on retrouve le père de Lot, qui mourut relativement tôt.

      Les enfants ne peuvent être certains de vivre plus longtemps que leurs parents. Haran mourut à Ur, avant leur sortie du pays idolâtre dans lequel il se trouvait. Nous avons intérêt à quitter notre état naturel pécheur au plus vite, de peur que la mort ne nous surprenne.

      Nous voyons ici, dans ce texte, le départ d'Abram du pays d'Ur, en Chaldée, avec son père Térach, son cousin Lot, et le reste de sa famille, tout cela en parfaite obéissance à l'appel de Dieu. Ce chapitre se termine environ à mi-chemin de leur parcours, entre Ur et Canaan, là où ils demeurèrent jusqu'à ce que Térach meure. Beaucoup réussissent à atteindre Charan et finissent par tomber, juste à l'entrée de Canaan ; ils ne sont pas loin du royaume de Dieu, sans toutefois parvenir à y entrer.

      Genèse 15

      7 Abram a reçu l'assurance qu'il hériterait du pays de Canaan. Dieu, à l'inverse des hommes, ne promet jamais davantage que ce qu'Il veut accomplir. Abram a exécuté ce que Dieu lui avait commandé de faire. Il a divisé les bêtes par le milieu, selon l'usage qui était prescrit dans la loi, Jer 34:18,19. Dès que tout fut prêt et conforme, Abram attendit le signe que Dieu devait lui donner. Une attention particulière doit être observée lors de nos sacrifices spirituels. Quand les vaines pensées, comme ces oiseaux de proie qui survinrent sur les bêtes d'Abram, assaillent nos sacrifices, nous devons les chasser et veiller à attendre Dieu, sans détourner notre attention.

      Genèse 19

      Genèse 24

      10 Le serviteur d'Abraham remercie Dieu avec une fervente piété. Nous avons un intérêt certain à recommander nos affaires à la providence divine. Le serviteur a suggéré à l'Éternel de recevoir un signe de Sa part, de façon à ne pas continuer sa mission plus loin, en cas de non réponse ; il s'agit en fait d'une prière pour que Dieu fournisse une bonne épouse pour son jeune maître ; c'était une bonne prière. Cette future épouse devait être simple, travailleuse, humble, gaie, utile, et hospitalière. Quels que soient les critères exigés par la mode, les habitudes, aussi bien que la piété, cela nous indique que ce sont les qualifications appropriées pour une épouse et une mère ; elle se doit d'être une compagne pour son mari, de gérer les soins domestiques, et d'être apte à former le caractère de ses enfants.

      Quand le serviteur est venu chercher une épouse pour son maître, il ne s'est pas rendu dans les endroits d'amusement et de plaisir du monde, il a prié pour qu'il puisse rencontrer une jeune fille sérieuse, près du puits. Il a prié pour que Dieu soit satisfait de sa façon de procéder et qu'Il aplanisse son chemin.

      Notre temps est dans la main de Dieu, non seulement en ce qui concerne les événements eux-mêmes, mais également leur accomplissement, au temps convenable. Nous devons être zélés dans la recherche de la volonté divine, de peur que le déroulement des événements ébranle notre foi, au lieu de l'affermir.

      Mais Dieu a clairement répondu au serviteur, en facilitant sa mission. Rébecca a répondu en tous points aux attributs qu'il a recherchés pour la femme qui devait être l'épouse de son maître. Quand elle est venue au puits, elle est descendue et a rempli sa cruche, puis elle est remontée pour rentrer chez elle. Elle ne s'est pas arrêtée pour regarder l'homme étrange entouré de ses chameaux, mais elle s'est occupée de ses affaires sans s'en détourner, sauf dans le but de faire une bonne action. Elle n'a pas entamé de discussion avec cet homme, par curiosité, mais elle lui a répondu avec modestie. Le serviteur étant satisfait de ce que le Seigneur ait entendu sa prière, a donné à cette jeune fille quelques ornements qu'on avait coutume de porter dans les pays de l'Est ; il a demandé en même temps à quelle famille elle appartenait. En constatant qu'elle était de la même parenté que son maître, il a incliné sa tête et adoré l'Éternel. Ces mots ont été adressés au Seigneur, mais il les a fait entendre à Rébecca, pour qu'elle puisse percevoir qui il était, et d'où il était venu.

      Genèse 27

      Genèse 28

      10 La conduite de Jacob jusqu'à présent dans ce texte, n'était pas celle d'un homme qui craignait Dieu, mais celle de quelqu'un qui Lui faisait simplement confiance. Maintenant, alors qu'il avait des ennuis et était obligé de fuir, il a tourné son regard vers Dieu, pour implorer Sa protection ; il désirait pouvoir se coucher, sur une pierre, et dormir en plein air. N'importe quel véritable croyant serait disposé à emprunter « l'oreiller » de Jacob, de façon à avoir cette fameuse vision.

      Le moment où Dieu décide de rendre visite à ses enfants pour leur apporter du réconfort, est celui où ceux-ci en ont le plus besoin. Jacob a vu une échelle qui allait de la terre vers le ciel, avec les anges montant et descendant, et à son sommet, Dieu en personne.

      Cela atteste : 1- La présence de la providence divine, grâce à laquelle il y a des rapports constants établis entre le ciel et la terre. Ceci indique à Jacob qu'il a près de lui un bon Guide et qu'il est sous bonne garde. 2- Cette échelle représente Christ, en tant que Médiateur ; le pied de cette échelle, sur terre, est sa nature humaine, quant au sommet dans le ciel, c'est Sa nature divine.

      Christ est le Chemin ; toutes les faveurs de Dieu nous parviennent, et tout le résultat de nos services ici-bas retourne à Lui, par l'intermédiaire de Christ, Jean 1:51. Par ce moyen, les pécheurs peuvent s'approcher du trône de la grâce, ils sont acceptés. Par la foi, nous percevons ce Chemin, et dans la prière, nous pouvons nous approcher de Dieu. En réponse à cette prière nous recevons toutes les bénédictions nécessaires, par la providence et la grâce. Nous n'avons aucun moyen d'aller au ciel sinon, par l'intermédiaire de Christ. Et quand l'âme, par la foi, peut discerner les choses célestes, tout lieu deviendra plaisant, et toute perspective, joyeuse. Dieu ne nous laissera jamais, avant que Sa dernière promesse ne soit accomplie, pour notre bonheur éternel.

      Dieu a parlé calmement à Jacob. Il a parlé du haut de l'échelle. Toutes les merveilleuses nouvelles que nous recevons du ciel nous parviennent par Jésus Christ. Le Messie devait venir de la lignée de Jacob. Christ est la grande bénédiction pour le monde. Tous ceux qui sont bénis, sont bénis en Lui, et dans une famille rien n'est laissé au hasard par Dieu, sauf ceux qui, d'eux-mêmes, s'éloignent de Lui. Jacob craignait d'être en danger, par son frère Ésaü ; mais Dieu a promis de le garder. Le patriarche avait un long voyage devant lui ; il se dirigeait vers un pays inconnu ; mais Dieu l'encourage : « et voici, je suis avec toi » ; Il lui promet de le ramener sur la terre de Canaan. Jacob pensait être abandonné de tous ses amis ; mais Dieu lui donne cette assurance : « Je te garderai partout où tu iras ».

      Dieu ne délaisse jamais celui qu'Il aime.

      Genèse 36

      Lévitique 13

      1

      Les ordonnances données aux sacrificateurs, au sujet du jugement des lépreux. (Lévitique 13:1-17)
      Directives diverses. (Lévitique 13:18-44)
      Les lois que doivent observer les lépreux. (Lévitique 13:45,46)
      La lèpre qui souille les vêtements. (Lévitique 13:47-59)

      Le fléau de la lèpre était vraiment une chose impure, plus grave que la maladie en elle-même. Christ n'a pas guéri les lépreux, Il les a purifiés. La lèpre était une maladie commune chez les Hébreux, pendant qu'ils étaient en Égypte et même plus tard. Nous n'avons aucune raison de penser que ce fléau existait auparavant parmi ce peuple. Leur détresse et la nature de leur tâche d'esclavage ont favorisé l'apparition de cette maladie. En fait, ce fut un fléau infligé directement par la main de Dieu. La lèpre envoyée sur Miriam, Guéhazi et Uzza, était une punition à cause de leur péché respectif ; il n'existait pas, à cette époque, de « produit miracle » pour distinguer une plaie ordinaire de la lèpre. Seuls les sacrificateurs étaient aptes à en juger la nature.

      Ceci est une image des pollutions morales, de l'esprit, que les hommes engendrent par leurs péchés. Ces derniers sont en effet la « lèpre de l'âme », la souillure de la conscience, que seul Christ est capable de nettoyer. Le sacrificateur pouvait seulement déclarer s'il s'agissait, ou non, de la lèpre (par la loi il est possible de discerner le péché), mais Christ, quant à Lui, peut guérir le pécheur et le purifier de tout péché. Il est à la fois important et difficile de juger notre état spirituel. Nous avons tous de bonnes raisons de suspecter notre « santé » morale, étant bien conscients de la présence possible de « plaies spirituelles » qui pourraient nous souiller ; la véritable question consiste à savoir si nous sommes purs ou impurs. Certains indices permettaient à l'époque de déceler si la lèpre était présente ; en ce qui nous concerne, nous devons être capables de discerner la « gale » de l'amertume de notre âme.

      Le sacrificateur devait prendre du temps avant de rendre son jugement. Cela nous enseigne à tous, en tant que responsables, ou même en tant que simples fidèles d'une assemblée, à ne pas nous hâter de faire des réprimandes, ou à ne pas juger avec précipitation. Si les fautes de certaines personnes amènent ces dernières à être jugées, il ne faut pas oublier que « tous ont péché ».

      Dans ce texte cité, si la personne incriminée s'avérait être pure, ses vêtements devaient être lavés, car il y avait eu suspicion de présence de lèpre.

      Nous avons besoin d'être lavés de nos iniquités, par le sang de Christ ; car qui peut prétendre : « je suis pur de tout péché » ?

      18 Le sacrificateur savait quel jugement infliger, selon qu'il s'agissait de la lèpre ou d'une plaie classique.

      Tel est le sort de ceux qui ont fui les pollutions du monde, mais qui sont toujours astreints à fréquenter ce dernier. La brûlure mentionnée au verset Lévitique 13:24 en est un exemple : les « plaies » qui résultent des conflits et des disputes ne sont que les fruits de la corruption, cela prouve que les hommes sont impurs. Les mensonges que l'on peut commettre dans notre vie ne peuvent qu'apporter de nombreuses épreuves. Songez à la quantité de maladies qui nous assaillent ! Toutes sont dues au péché. Si nous possédons une bonne constitution, un corps sain et une bonne santé, nous ne pouvons que glorifier Dieu ! Une attention particulière devait être portée, si la tête était attaquée par la lèpre. Il en va de même si les dirigeants sont captifs du péché : leurs jugements seront faussés, des principes corrompus se verront appliqués et l'impureté la plus amère règnera. La situation n'en sera que plus dure à redresser.

      Une bonne santé dans la foi ne peut que prévenir toute attaque de « lèpre », à la tête d'une communauté.

      45 Dès que le sacrificateur avait déclaré qu'un homme était lépreux, ce dernier devait cesser son travail, il était isolé de sa famille, de ses amis, il devait abandonner tout le confort dont il jouissait ici-bas. Cet homme devait alors s'humilier devant le Dieu Tout-Puissant, il devait également accepter son état d'impureté, sans regimber contre le jugement du sacrificateur : il devait accepter sa punition.

      Il en est ainsi pour nous ; nous devons accepter la honte de notre péché et avec des cœurs contrits, nous devons nous écrier : « impur, impur » ! Si le cœur est impur, la vie en est de même ; l'impureté naît de la corruption originale et des transgressions quotidiennes ; elle ne peut en conséquence, que nous séparer à jamais de toute communion avec Dieu, de tout espoir de joie en Lui ; cette situation serait irréversible si la miséricorde divine n'intervenait pas.

      Le lépreux devait avertir les autres, afin qu'ils ne s'approchent pas de lui. Il devait séjourner « hors du camp » et lors de l'arrivée en Canaan, il devait éviter les villes, les villages, il devait demeurer avec ceux qui étaient dans le même état.

      Ceci est une image de la pureté qui devrait régner dans nos églises, aujourd'hui, au temps de l'évangile.

      47 Le vêtement qui était suspecté d'infection par la lèpre n'était pas brûlé dans l'immédiat. Si, après enquête, une tache de lèpre apparaissait réellement, il était brûlé, lui, ou du moins la partie infectée. S'il était prouvé qu'il ne se trouvait aucune infection, il était alors lavé et bon pour être à nouveau porté. Cela est une image réelle du mal qui réside dans l'iniquité. Ce mal pollue non seulement la conscience de l'individu, mais il tache également tout ce qu'il possède et tout ce qu'il fait. Ceux qui cèdent à leur convoitise et qui s'enorgueillissent du port de vêtements élégants, peuvent spirituellement être atteints par la lèpre. Mais la robe de la droiture ne se froisse jamais, elle n'est jamais attaquée par la vermine !
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